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	<title>Archives des Batna - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Batna - Kapitalis</title>
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		<title>Décès de Liamine Zéroual &#124; Ancien président et vétéran de la guerre d’indépendance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/deces-de-liamine-zeroual-ancien-president-et-veteran-de-la-guerre-dindependance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Liamine Zéroual]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Liamine Zeroual, l’ancien président de la algérien, acteur central des années de turbulence des années 1990, est décédé à 85 ans. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Liamine Zeroual, l’ancien président de la République algérienne, vétéran de la Guerre d’indépendance et acteur central des années de turbulence des années 1990, est décédé ce samedi soir, 28 mars 2026, à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja à Alger, des suites d’une longue maladie, a annoncé la Présidence de la République dans son communiqué officiel rendant hommage à «un homme de convictions, un serviteur de l’Algérie et un acteur de sa paix et de sa stabilité».</em></strong></p>



<span id="more-18536246"></span>



<p>Né le 3 juillet 1941 à Batna, dans le massif des Aurès, Liamine Zéroual rejoint très jeune l’Armée de libération nationale (ALN) pour lutter contre la colonisation française. Cette expérience forge son caractère et son engagement pour le service de la nation.</p>



<p>Après l’indépendance, il poursuit une carrière militaire ascendante, culminant avec sa nomination comme ministre de la Défense en 1993, dans un pays plongé dans la violence et l’instabilité politique.</p>



<p>En 1994, alors que l’Algérie est au cœur de la guerre civile, Zéroual devient président de la République. Sa présidence, officialisée par l’élection de 1995, se déroule dans un contexte dramatique : massacres, attentats et tensions politiques extrêmes. Confronté à la nécessité de maintenir l’État en équilibre, il adopte une approche mêlant fermeté et dialogue, tentant d’ouvrir des voies de réconciliation avec certains groupes armés et de préserver la cohésion nationale.</p>



<p>Son mandat est marqué par des choix délicats : maintien de la sécurité dans un climat de terreur, réformes institutionnelles limitées mais symboliques, et équilibre entre pouvoir civil et militaire. Sa décision de ne pas se représenter en 1999 est interprétée comme un geste de respect de l’institution présidentielle, un refus de personnaliser le pouvoir et une volonté de privilégier l’intérêt du pays.</p>



<p>Au-delà de la politique, Zéroual reste pour beaucoup la figure du militaire-républicain engagé, attaché à la défense de l’État et conscient des responsabilités historiques de sa génération. Son parcours illustre les défis de l’Algérie post-indépendance : construire la stabilité d’un État jeune tout en gérant des crises profondes et durables.</p>



<p>La disparition de Zéroual suscite de nombreux hommages. Des anciens responsables politiques, militaires et intellectuels saluent son engagement et sa rigueur. Les citoyens, sur les réseaux sociaux et dans les médias, se remémorent ses discours et son action durant la guerre civile, exprimant respect et gratitude pour son rôle dans l’histoire du pays.</p>



<p>Aujourd’hui, l’Algérie se recueille. L’histoire retiendra Liamine Zéroual comme un serviteur de la nation, militaire et président à la fois, dont le nom restera gravé dans la mémoire collective. De sa jeunesse dans les Aurès à la présidence de la République, il aura incarné le combat pour l’indépendance, puis la responsabilité dans les heures les plus difficiles du pays.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
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		<title>Décès de Guem, un maître des percussions (vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 06:38:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Guemguem]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[percussions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abdelmadjid Guemguem, Décès de Guem, un maître des percussions (vidéo), est parti, laissant derrière lui une œuvre magistrale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/deces-de-guem-un-maitre-des-percussions-video/">Décès de Guem, un maître des percussions (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Paris, 22 janvier 2021. Une lumière s’éteint, mais son écho résonne encore à travers les tambours et les danses. Abdelmadjid Guemguem, connu sous le nom de Guem, est parti, laissant derrière lui une œuvre magistrale et une empreinte indélébile dans le monde de la musique.</em></strong></p>



<span id="more-15246962"></span>



<p>Né en 1947 à Batna, dans les Aurès algériens, Guem est un enfant du rythme. Sa jeunesse, bercée par les percussions traditionnelles et les chants de sa terre natale, lui a forgé une sensibilité unique. Mais ce fils du vent avait plus d’une corde à son arc : percussionniste, danseur, et même footballeur talentueux. Il incarne un foisonnement artistique et une passion brûlante pour la vie.</p>



<p>Son arrivée en France, au début des années 1970, marque un tournant décisif. Paris devient son terrain de jeu, son laboratoire créatif.</p>



<p>Guem, le jeune homme qui frappait ses peaux dans des bals populaires à Barbès, séduit rapidement par sa virtuosité et sa présence magnétique. C’est au Centre américain de Paris qu’il rencontre des artistes tels que Steve Lacy et Michel Portal, avec lesquels il tisse un dialogue musical entre jazz et percussions.</p>



<p>Mais Guem ne se contente pas d’accompagner : il innove, il crée. Ses compositions, construites uniquement autour des percussions, bouleversent les conventions. En 1978,&nbsp;<em>Guem et Zaka</em>&nbsp;propulse son talent sur la scène internationale. Le morceau&nbsp;<em>Le Serpent</em>, devenu culte, en est la quintessence : hypnotique, vibrant, intemporel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une quête infinie de sons</h2>



<p>Voyageur infatigable, Guem explore les rythmes du monde, du Brésil à l’Afrique. Chaque pays visité enrichit sa palette sonore. À Rio, il enregistre&nbsp;<em>O Universo Ritmico de Guem</em>, un dialogue musical entre les racines africaines et l’énergie brésilienne. Plus tard, il collabore avec des DJ, ouvrant ses compositions aux sons électroniques et aux remix.</p>



<p>Guem avait cette rare capacité de faire des percussions un langage universel. Ses <em>«mains d’or»</em>, <em>«aux mille doigts»</em>, racontaient des histoires, exprimaient des émotions et rapprochaient les cultures.</p>



<p>Au-delà de la scène, Guem était un passeur, un enseignant passionné. <em>«Le rythme c’est la vie, et le rythme appartient à tout le monde»</em>, aimait-il répéter. Dans ses cours, il mêlait percussions et danse, montrant que ces deux arts sont inséparables. Les générations qu’il a formées sont innombrables, et son héritage continue de vibrer dans chaque frappe de tambour, chaque pas de danse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vie, un rythme éternel</h2>



<p>Guem a également célébré Paris, sa ville d’adoption, dans un album unique,&nbsp;<em>Mon Paris</em>&nbsp;(2011), où chaque arrondissement résonne d’un rythme singulier. Pour cet homme du monde, Paris incarnait la diversité et la beauté universelle qu’il recherchait dans son art.</p>



<p>Le 22 janvier 2021, le rythme s’est arrêté. Mais l’œuvre de Guem, elle, demeure, intemporelle et vivante. À chaque battement de tambour, à chaque mouvement de danse, c’est son âme qui revit, éclatante, généreuse, universelle.</p>



<p>Merci, Guem, pour cette mélodie inoubliable que tu as offerte au monde.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Entretien : Youba Thaziri ou l’Algérie à la croisée des identités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 08:47:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Batna]]></category>
		<category><![CDATA[communauté juive]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Les Enfants de la Juive]]></category>
		<category><![CDATA[Youba Thaziri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son roman ‘‘Les Enfants de la Juive’’, Youba Thaziri livre une réflexion sur la communauté juive en Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/entretien-youba-thazir-ou-lalgerie-a-la-croisee-des-identites/">Entretien : Youba Thaziri ou l’Algérie à la croisée des identités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Youba Thaziri, écrivain algérien, explore des thématiques complexes comme l’identité, la religion et la coexistence dans son roman écrit en langue arabe (sous pseudonyme) ‘‘Les Enfants de la Juive’’. Inspiré par une amitié unique, il nous livre une réflexion sur la communauté juive en Algérie et sur les tensions sociales des années 90, notamment à travers la ville de Batna. Dans cet entretien, Thaziri partage ses motivations, son processus d’écriture et son désir de promouvoir la tolérance et la diversité dans une société souvent divisée </em></strong></p>



<p><em>Entretien conduit par</em><strong> Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-14138911"></span>



<p><strong><em>Kapitalis&nbsp;: Qu&rsquo;est-ce qui vous a inspiré à écrire le roman Les Enfants de la Juive ? Y a-t-il des éléments autobiographiques ou des expériences personnelles qui ont influencé cette œuvre ?</em></strong></p>



<p><strong>Youba Thaziri </strong>: J’ai rencontré une personne avec qui j’ai ensuite noué une solide amitié. Son père était musulman algérien et sa mère juive algérienne. Cette amitié m’a permis de découvrir l’existence d’une communauté juive en Algérie, dont la majorité a quitté le pays dans certaines circonstances, tandis qu’une petite minorité a choisi de rester et de vivre dans son pays, mais en secret bien sûr, pour des raisons qu’il serait trop long d’expliquer. Cette amitié m’a également permis de découvrir une autre communauté religieuse, celle des convertis algériens au christianisme, et de me pencher sur leurs conditions juridiques et leur situation religieuse et sociale. Mon ami avait rejeté la religion de son père ainsi que celle de sa mère, et avait adopté le catholicisme.</p>



<p>Quant à l&rsquo;influence de ma propre vie et de mes expériences dans le roman, cela ne peut être nié, notamment en ce qui concerne la question de l’identité.</p>



<p><strong><em>Pourquoi avez-vous choisi la ville de Batna comme lieu principal des événements du roman ? Quelle est l’importance de cette ville dans le contexte des années 90 en Algérie ?</em></strong></p>



<p>Je voulais aborder dans mon livre une maladie grave qui affecte certaines nations et sociétés : le reniement de l’identité et l’affiliation à l’autre. Je n’ai trouvé en Algérie aucune ville plus adaptée pour parler de ce sujet que Batna.</p>



<p><strong><em>La décennie noire est une période charnière dans l’histoire récente de l’Algérie. Comment avez-vous réussi à traiter cette époque dans votre roman tout en maintenant un équilibre entre la vérité historique et la fiction romanesque ?</em></strong></p>



<p>J’étais étudiant à l’Université de Batna juste avant et pendant l’explosion de la tragédie nationale. J’ai été témoin de nombreux événements politiques et sécuritaires marquants de cette période difficile, tels que des manifestations, des grèves et des affrontements violents entre les forces de l’ordre et certains islamistes, etc. J’ai aussi assisté à de nombreux débats enflammés à l’université entre les partisans de l’État islamique et ceux de l’État laïque, d’un côté, et entre les nationalistes arabes et les berbéristes, de l’autre. C’est peut-être pour cela que j’ai beaucoup misé sur les dialogues dans mon livre.</p>



<p><strong><em>Le triptyque politique, identité et religion est un axe central de votre roman. Selon vous, comment ces trois éléments interagissent-ils dans la société algérienne actuelle ?</em></strong></p>



<p>Leur interaction n&rsquo;est pas de bon augure. Nous sommes un peuple intolérant et étroit d’esprit, incapable d’accepter les opinions divergentes : l’islamiste déteste le laïc, l’arabiste méprise le berbère, le musulman ne supporte pas le non-musulman, et c’est réciproque. Nous prétendons tous aimer la liberté, mais en réalité, nous la voulons pour nous seuls et non pour les autres. De plus, nous manquons de méthode et de réflexion rationnelle : nous mélangeons religion et politique, nous introduisons la religion dans la science, et nous jugeons les choses par l’émotion plutôt que par la raison. Avec cette mentalité malsaine, il est impossible de bâtir un État avancé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-14138994" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Famille-juive-en-Algerie-vers-1900.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong><em>Vous abordez le sort des Juifs en Algérie. Pensez-vous que ce sujet est suffisamment traité dans la littérature algérienne ? Et comment avez-vous traité ce sujet sensible dans votre roman ?</em></strong></p>



<p>Non, il n’a pas été suffisamment discuté. Certains écrivains évitent ce sujet en raison de sa complexité et de sa sensibilité, tandis que d’autres ne le considèrent pas digne d’intérêt. J’ai essayé, autant que possible, de rester objectif et neutre dans mon traitement de ce thème. J’ai donné à mes personnages d’origine juive la liberté de défendre leur religion et leur communauté avec tous les arguments dont ils disposaient. C’est la même approche que j’ai suivie avec d’autres dualités dans mon livre : croyant/athée, islamiste/laïque, arabe/berbériste, musulman/chrétien, musulman/juif, etc., laissant au lecteur le soin de choisir ce qui lui parle le plus.</p>



<p><strong><em>Le roman aborde la question de l’identité algérienne et de la langue amazighe. Comment, à travers vos personnages et vos dialogues, avez-vous montré l’importance de cette question dans la société algérienne ?</em></strong></p>



<p>J’ai beaucoup lu sur la question de l’identité et je me suis armé de nombreuses informations avant d’écrire ce roman. J’appartiens également à une région où les habitants ont souffert de discrimination et de mépris de la part de certains locuteurs arabophones en raison de leur langue amazighe.</p>



<p><strong><em>Vos personnages se livrent à des discussions profondes et des dialogues captivants. Comment avez-vous construit ces dialogues pour refléter les conflits intérieurs des personnages et les tensions sociales de l’époque ?</em></strong></p>



<p>J’ai fait de mon mieux pour me mettre dans la peau de mes personnages afin de pouvoir exprimer les pensées et les émotions qui les agitent. Pour éviter que le lecteur ne s’ennuie, j’ai ajouté un peu d’humour et de légèreté à ces dialogues.</p>



<p><strong><em>Comment avez-vous développé vos personnages principaux pour refléter les courants idéologiques, politiques et religieux qui traversaient l’Algérie dans les années 90 ?</em></strong></p>



<p>J’ai choisi pour chaque religion et chaque courant idéologique et politique un personnage distinct capable de défendre ses convictions. Puis, je les ai rassemblés dans des débats animés, les laissant s’affronter entre eux. De cette manière, j’ai offert au lecteur un panorama reflétant les réalités et les tensions qui dominaient la société à cette époque.</p>



<p><strong><em>Le roman semble interroger la notion de tolérance religieuse dans la vie quotidienne. Selon vous, quelle est la véritable forme de tolérance dans la société algérienne actuelle, et comment avez-vous traité cette question dans votre livre ?</em></strong></p>



<p>Je préfère le terme de <em>«coexistence religieuse»</em> à celui de <em>«tolérance religieuse»</em>, car la tolérance s’applique à ceux qui nous ont offensés, pas à ceux qui sont simplement différents. La différence est une loi universelle et un droit humain. Tant que les Juifs et les chrétiens algériens sont contraints de vivre dans la clandestinité par peur de la majorité musulmane, il n’y a pas de véritable coexistence religieuse en Algérie, à l&rsquo;exception peut-être de la coexistence fragile entre la majorité musulmane sunnite et la minorité musulmane ibadite.</p>



<p><strong><em>Quelle est la place de la religion dans les relations entre les personnages ? Et comment avez-vous voulu illustrer les différences religieuses dans une société confrontée à des tensions identitaires et religieuses ?</em></strong></p>



<p>Elle est primordiale. L’appartenance religieuse, en Algérie, prime sur l’appartenance nationale. Un musulman algérien préfèrera toujours un musulman malaisien ou pakistanais à un chrétien ou un juif algérien. C’est réciproque. Et c’est extrêmement dangereux.</p>



<p><strong><em>Avez-vous été surpris par le succès des ‘‘Enfants de la Juive’’ ? Comment le public l’a-t-il accueilli, notamment en Algérie, où les sujets que vous abordez peuvent être sensibles ?</em></strong></p>



<p>Il ne m’appartient pas de juger du succès ou non du roman. Cependant, mes lecteurs, avec qui j’ai échangé, ont été partagés entre l’admiration pour le livre et l’étonnement face aux thèmes que j’aborde et à ma manière de les traiter. Certains ont même douté de la véracité de certaines informations contenues dans le livre. Je leur ai expliqué que mon objectif n’était pas de leur imposer mes idées ou mes convictions, mais de provoquer un choc pour les inciter à lire et à rechercher la vérité par eux-mêmes.</p>



<p><strong><em>Quel message souhaitez-vous transmettre aux lecteurs à travers Les Enfants de la Juive ?</em></strong> </p>



<p>Une société heureuse est celle qui célèbre la science, la justice, la liberté et la fraternité, et qui rejette l’ignorance, l’intolérance, la haine et l’oppression.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/entretien-youba-thazir-ou-lalgerie-a-la-croisee-des-identites/">Entretien : Youba Thaziri ou l’Algérie à la croisée des identités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Les enfants de la juive’’ : le roman d’une Algérie en mutation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/23/les-enfants-de-la-juive-le-roman-dune-algerie-en-mutation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 12:37:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Batna]]></category>
		<category><![CDATA[Juifs algériens]]></category>
		<category><![CDATA[tamazight]]></category>
		<category><![CDATA[Yuba Thaziri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Roman qui pose des questions complexes telles que le sort des Juifs d’Algérie, les problèmes d’identité et le statut de la langue tamazight dans ce pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/23/les-enfants-de-la-juive-le-roman-dune-algerie-en-mutation/">‘‘Les enfants de la juive’’ : le roman d’une Algérie en mutation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le roman audacieux intitulé ‘‘Les enfants de la juive’’ de Yuba Thaziri, publié par les éditions Enzar, propose une immersion captivante dans la ville de Batna en Algérie durant les années 1990.</em></strong></p>



<span id="more-14044847"></span>



<p>En 440 pages, le lecteur explore un récit riche en dialogues fascinants qui reflètent le tumulte politique et identitaire de cette période charnière en Algérie, allant de l’ouverture politique au début des années 90 aux sombres années de la décennie noire.</p>



<p>Le roman se penche sur le triptyque politique, identitaire et religieux, mettant en lumière des questions complexes telles que le sort des Juifs d’Algérie, les problèmes d’identité dans la société algérienne, et le statut de la langue tamazight entre l’inconscient individuel et les manipulations politiques. Il aborde aussi les réalités de la différence doctrinale et la véritable nature de la tolérance religieuse dans la vie quotidienne.</p>



<p>Ce livre est une exploration approfondie et audacieuse des enjeux sociopolitiques et culturels de l’Algérie. Une lecture enrichissante pour ceux qui cherchent à comprendre les dynamiques complexes de cette époque et un succès mérité pour l’auteur dans ce travail exceptionnel.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/23/les-enfants-de-la-juive-le-roman-dune-algerie-en-mutation/">‘‘Les enfants de la juive’’ : le roman d’une Algérie en mutation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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