<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Benito Mussolini - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/benito-mussolini/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/benito-mussolini/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 09 Jul 2023 07:47:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Benito Mussolini - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/benito-mussolini/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>‘‘La Méditerranée fasciste’’: Bourguiba et Mussolini, ou le marché des dupes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/la-mediterranee-fasciste-bourguiba-et-mussolini-ou-le-marche-des-dupes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/la-mediterranee-fasciste-bourguiba-et-mussolini-ou-le-marche-des-dupes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jul 2023 07:47:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benito Mussolini]]></category>
		<category><![CDATA[Bey Moncef]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Bessis]]></category>
		<category><![CDATA[Néo Destour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8723926</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mouvement national tunisien s’est-il compromis avec l’Italie fasciste dans sa lutte contre le colonialisme français, et dans quelle mesure l’aurait-t-il fait ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/la-mediterranee-fasciste-bourguiba-et-mussolini-ou-le-marche-des-dupes/">‘‘La Méditerranée fasciste’’: Bourguiba et Mussolini, ou le marché des dupes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au moment où l’Italie sous l’égide d’un Premier ministre fasciste, Giorgia Meloni, se glorifiant de l’exemple de Mussolini prétend avec la caution de l’Europe établir de nouveaux rapports avec la Tunisie qui ont pour thème l’immigration, le contrôle des frontières, et l’aide économique, il est peut-être salutaire de se remémorer que ces mêmes thèmes avaient signifié pour le fascisme italien, il y a un siècle, l’annexion de notre pays et son ouverture une colonisation italienne intensive.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-8723926"></span>



<p>Le mouvement national tunisien s’est-il compromis avec l’Italie fasciste dans sa lutte contre le colonialisme français, et dans quelle mesure l’aurait-t-il fait ? Ce livre dérangeant parce que remettant en cause bien des certitudes méthodiquement inculquées, a le mérite d’apporter une réponse factuelle à ces questions, même si&nbsp;le thème principal en demeure la communauté italienne de Tunisie, depuis la première jusqu’à la seconde guerre mondiale, et la politique du régime fasciste de Mussolini dans notre pays soumis au protectorat français.</p>



<p>Ouvrage de référence, <em>‘‘La Méditerranée fasciste’’</em> est écrit par notre compatriote, l’historienne universitaire Juliette Bessis, née à Gabès 1925 et décédée à Paris en mars 2017, et à qui il faut rendre hommage pour avoir légué ses livres à la Bibliothèque nationale de Tunis.</p>



<p>La communauté italienne, bien plus nombreuse que la française, avait ceci de particulier qu’elle regroupait la majorité du peuplement non musulman du protectorat. Elle jouissait en outre grâce à des accords avec la France&nbsp;de garanties lui assurant une véritable autonomie dans des domaines aussi différents que la santé, l’enseignement, la culture, la presse, le sport, la vie associative et les institutions caritatives. Elle bénéficiait en outre des mêmes normes de protection sociale que les Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Italie et ses «droits historiques» en Tunisie</h2>



<p>Cette communauté constituée principalement de petits blancs essentiellement dans le bâtiment , l’agriculture, et la petite entreprise, comprenait également de gros commerçants, des banquiers, des membres des professions libérales, parfois juifs livournais et francs maçons, qui en constituaient les notables, et qui la représentaient auprès des autorités coloniales françaises de Tunisie pour la défense de ses intérêts communautaires. Et les Italiens, tous regroupés autour de leur italianité, préféraient ainsi garder leur nationalité. Mais en 1919, la France dénonça les accords de 1896 avec l’Italie, dans l’intention d’obliger les ressortissants italiens établis en Tunisie à acquérir la nationalité française.</p>



<p>Cette loi sur la naturalisation pour les non-Français avait été combattue dès le début par le mouvement nationaliste tunisien, au point d’en considérer les bénéficiaires comme des apostats dont on refusait l’enterrement dans les cimetières musulmans; elle mit le pied à l’étrier de la politique à Habib Bourguiba, contre ses adversaires.</p>



<p>En 1923 lors de l&rsquo;arrivée des fascistes au pouvoir, la question de la défense des intérêts de la communauté italienne de Tunisie devint ainsi le cheval de Troie par le biais duquel le Parti Fasciste sous l’égide de Benito Mussolini essayait de réaliser ses immenses ambitions dans notre pays, à savoir son annexion pure et simple, et l’ouverture d’une immigration sans conditions afin de coloniser les terres les plus fertiles du pays, en en refoulant les propriétaires autochtones vers le désert algérien, ou tout lieu requérant une main d’œuvre non qualifiée pour des travaux pénibles et dangereux, de mise en valeur de terres en friche ou désertiques, ou dans l’industrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jWtgWV2NLD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/13/de-bourguiba-a-adams-reflexions-sur-la-politique-la-guerre-et-la-paix/">De Bourguiba à Adams : Réflexions sur la politique, la guerre et la paix</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De Bourguiba à Adams : Réflexions sur la politique, la guerre et la paix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/13/de-bourguiba-a-adams-reflexions-sur-la-politique-la-guerre-et-la-paix/embed/#?secret=3tYxDYBduI#?secret=jWtgWV2NLD" data-secret="jWtgWV2NLD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Abstraction faite du traité de Londres de 1915 et de son article 13,&nbsp;Mussolini considérait que l’Italie possédait des droits historiques remontant à l’empire Romain, naturels et inaliénables, sur la Tunisie, et que la France devait les respecter en lui cédant en pleine souveraineté tout le territoire, au moins&nbsp; jusqu’à Constantine. Mais le préalable devait d’abord en être la mise au pas de la communauté italienne locale, ce dont les fascistes avec leur savoir faire expéditif s’acquitteraient&nbsp;sans difficulté par la violence des squadristes et l’intimidation, afin de se débarrasser des notables, dénoncés comme francs maçons ou juifs, et des opposants, particulièrement communistes, en infiltrant toutes les organisations communautaires, à commencer par celles des anciens combattants,&nbsp;en y plaçant à leurs têtes leurs hommes liges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La communauté italienne pousse son avantage</h2>



<p>C’est ainsi que la communauté italienne de Tunisie fut embrigadée au point de faire défiler les enfants des écoles vêtus de chemises noires devant le palais du Bey. Mais il faut dire que les fascistes bénéficièrent de la complaisance des autorités françaises qui ne firent rien pour s’y opposer, peut être en vertu de la vision coloniale faisant considérer l’indigène comme l’ennemi radical de la race, et l’Européen comme l’allié naturel dont il faut s’assurer l’appui, et avec la montée du nazisme elles se trouvèrent d’autant moins dans l’opportunité de le faire, dans l’illusion de prévenir le rapprochement qui devait s’avérer inévitable entre les deux partenaires de l’Axe malgré la cession à l’Italie de Benguela et de la bande d’Aouzou, ainsi que d’une part substantielle des actions de la société du chemin de fer de Djibouti.</p>



<p>Dans cette relation conflictuelle dont l’enjeu était un même territoire colonial, le contrôle de l’élément autochtone, par le ralliement ou la répression, devenait inévitablement un facteur critique. C’est là que le facteur du panislamisme devait entrer en jeu.</p>



<p>En 1911, l’Italie avait conquis la Libye au détriment de l’empire Ottoman, une constitution libérale qualifiée de <em>statuto</em> avait été octroyée aux populations occupées, qui lui avait valu les éloges des thuriféraires de l’islam, en particulier le célèbre Chakib Arsalan.&nbsp;Mais la pacification n’y avait été obtenue que plusieurs années après au prix d’une répression implacable que les fascistes avaient menée jusqu’à son terme lors de leur accession au pouvoir,&nbsp;en abolissant le <em>statuto</em>.</p>



<p>Néanmoins, lors de son voyage à Tripoli en 1937, Mussolini s’était fait offrir par le Cheikh El Islam&nbsp;une épée, et il avait promis en la brandissant que l’Italie prendrait la tête des musulmans et les aiderait à se débarrasser du joug de l’impérialisme, évidemment anglais et français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Destouriens et le fascisme : un marché de dupes </h2>



<p>Dans quelle mesure le gouvernement italien recruta-t-il des agents tunisiens et essaya-t-il d’instrumentaliser le Destour puis le Néo Destour contre la France? Il est difficile de le savoir. Le Cheikh Abdelaziz Thaalbi avait déjà bénéficié de l’hospitalité italienne à partir de 1923.</p>



<p>Néanmoins, l’affaire de la lettre d’Anfuso, le chef de cabinet du ministre italien des Affaires étrangères, et celle d’Ali Chérif, le speaker de Radio Bari, impliquèrent Habib Bourguiba immédiatement avant son arrestation le 9 avril 1938. Fût-ce une grossière&nbsp;provocation?</p>



<p>Le témoignage d’un dénommé Ciucci, un agent secret italien, indiquait des contacts réguliers avec Bourguiba et Salah Ben Youssef (italianisé en Salà), durant sa détention à la prison de Teboursouk. C’est Klaus Barbie cependant qui, cinq années après, libéra finalement les prisonniers destouriens à Lyon et les expédia à Rome, où ils furent reçus avec les honneurs dus à des chefs d’Etats. Mais en 1943 après le débarquement américain et&nbsp;le reflux&nbsp;d’Egypte et de Libye, les jours de l&rsquo;Axe en Tunisie s’avéraient comptés, et Bourguiba posa comme contrepartie à toute collaboration la reconnaissance pleine et entière du pays, ce que les Italiens n’acceptaient&nbsp;bien&nbsp;sûr pas. Et le discours qu’il prononça, transmis par Radio Bari, fut purement protocolaire.</p>



<p>Il demeure nécessaire de connaître les raisons ayant poussé les Allemands à envoyer Bourguiba s’entendre avec les Italiens alors que leurs armées occupant la Tunisie, le pouvoir de décision leur revenait. Mais après l’invasion de la zone libre, et la suppression du gouvernement de Vichy, ils espéraient mobiliser la population tunisienne en leur faveur, et le Néo Destour pouvait le leur assurer,&nbsp;d’autant qu&rsquo;entre novembre 42 et mai 43, date de la capitulation de la Wehrmacht en Tunisie, il avait eu toute latitude pour s’implanter et prendre la rue en main, face à une administration française dénuée de tout pouvoir .</p>



<p>A ce jeu complexe, d’aucuns du Néo Destour&nbsp;se prêtèrent à la collaboration avec les nazis, d’autres regroupés autour du Bey Moncef, du gouvernement Chenik, et de membres de l’ancien Destour, préférèrent s’adresser aux Anglo-américains, ce qui était plus sage;&nbsp;dans sa lettre adressée à Roosevelt, il demanda simplement aux Américains de ne pas détruire le pays et d’épargner la population.</p>



<p>Il n’est pas ici opportun de critiquer l’action des membres de <em>Tunis Journal</em> ou de <em>Ifriquiya El Fatiyya</em>, ni de l’association des jeunes musulmans ou de la jeunesse mohammadienne. Mais de l’aveu même du Dr Slimane&nbsp;Ben Slimane, tout le monde était totalement acquis à la cause de l’Allemagne nazie qui avait battu la France, qui n’avait pas élevé de revendications territoriales et qui prétendait combattre le judaïsme international.</p>



<p>En dépit de cela, le Bey Moncef refusa le plan de mobilisation générale proposé par Rahn et ses séides, ce qui ne l’empêchera pas d’être déposé et déporté par des Français revanchards qui voulaient faire oublier le collaborationnisme de l’administration de Vichy. On lui reprocha d’avoir décoré un groupe de nazis sur proposition de l’Amiral Esteva, le résident général français, quelques jours avant l’arrivée des Anglo-américains à Tunis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8C7UL0twsI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/quest-ce-qui-relie-meloni-mussolini-et-la-mort-des-refugies-en-mediterranee/">Qu’est-ce qui relie Meloni, Mussolini et la mort des réfugiés en Méditerranée ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qu’est-ce qui relie Meloni, Mussolini et la mort des réfugiés en Méditerranée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/quest-ce-qui-relie-meloni-mussolini-et-la-mort-des-refugies-en-mediterranee/embed/#?secret=Nb752YMoK1#?secret=8C7UL0twsI" data-secret="8C7UL0twsI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On peut évidemment critiquer l’auteure du livre pour avoir exprimé un point de vue faisant la part belle aux communistes, et surtout à mon avis pour avoir tu le facteur sioniste qui pouvait expliquer beaucoup de choses. En effet, si le Haj Amine Husseini s’est placé sous la coupe des nazis, ce n’est pas par antisémitisme mais par patriotisme qu’il l’a fait, tout simplement du fait de l’immigration juive massive en Palestine, armée et financée par les sionistes anglais et américains. Mais en se faisant l&rsquo;outil du panislamisme germano-italien il a tenté de se mêler des luttes intestines tunisiennes, à l’instigation des Allemands évidemment pour affaiblir Bourguiba dont l’intransigeance sur la question de l’indépendance indisposait les Français et les Italiens, mais son influence est demeurée marginale, et ses alliés du moins sur le plan idéologique du vieux Destour se sont finalement détournés du fascisme en faveur des Anglo-américains, preuve s’il en est que la défense de l’islam n’est pas univoque, et que le panislamisme n’a jamais été qu’un outil entre les mains des grandes puissances dans la réalisation de leurs objectifs impérialistes.</p>



<p>L’auteure semble par ailleurs suggérer que le cabinet Chenik avec le Dr Mahmoud El Materi et les vieux destouriens sont ceux qui finalement en appréciant la situation à sa juste valeur, et en convainquant le bey de choisir le camp des alliés, ont le mieux rendu service à la cause de la liberté, mais cette thèse n’a jamais été celle ayant prévalu dans le pays après l’indépendance, il est vrai sous l’égide du parti unique et de Bourguiba.</p>



<p>L’éventuelle perte d’influence du Néo Destour après la guerre&nbsp; ne semble pas corroborée par les faits, pas plus qu’une émergence du parti communiste et des syndicats. Malgré le courage et les sacrifices des communistes, Arabes mais aussi Italiens, Français, et même Espagnols, le parti nationaliste n’a eu que rarement un rayonnement important et n’a pas pesé sur le cours des événements en dehors de quelques grèves durement réprimées ou d’actes de sabotage&nbsp;.</p>



<p>Quant aux syndicats, le plus important, l’UGTT, est demeuré organiquement lié au Néo Destour et joua plus tard un rôle important dans la résolution du conflit pour le pouvoir au bénéfice de Bourguiba en 1955 et 1956, qui, lui, a survécu avec la caution américaine,&nbsp;contrairement à Mussolini, exécuté à la fin de la guerre.</p>



<p>En conclusion, il semble évident que les liens entre le Néo Destour et le gouvernement fasciste italien aient été multiples, il n’aurait pas pu en être autrement, et en 1937 avec la guerre d’Espagne et la guerre d’Ethiopie, la résurrection de l’Allemagne et les revendications italiennes en Méditerranée, les jours de la France en Afrique du Nord paraissaient comptés, et aucun mouvement de libération nationale responsable ne pouvait l’ignorer. La moindre des choses à faire était donc de prendre des gages sur l’avenir auprès de la puissance qui risquait d&rsquo;occuper le pays, l’Italie.</p>



<p>Les évènements ont fait qu’en fin de compte, la volonté italienne n’ait pas prévalu face à celle de l’Allemagne seule dotée de la véritable puissance militaire et qui n’a jamais livré la Tunisie aux ambitions de son alliée, mais y a respecté la prépondérance française pour des raisons stratégiques et militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La stratégie complexe de Bourguiba pour obtenir l&rsquo;indépendance </h2>



<p>Tout compte fait, Bourguiba, et contrairement à ce qu’il a voulu faire croire après l’indépendance concernant son infaillibilité, s’est trompé en se compromettant avec les Italiens qui eux-mêmes ont été bernés par les Allemands, mais il ne collabora pas avec ces derniers, et ne joua jamais la carte du panislamisme contrairement à ses adversaires du Vieux Destour qui après l’avoir fait, firent volte face finalement en faveur de la France et des alliés. Et surtout il ne transigea pas sur l’objectif qu’il s’était assigné, celui de l’indépendance, face aux Allemands, aux Italiens, et aux Français, auxquels il ne cessa de faire miroiter, tour à tour, les avantages qu’ils retireraient en accordant à la Tunisie l’autodétermination. Mais, dans cette affaire, qui ne s’est pas trompé, à commencer par les Français qui pensaient neutraliser Mussolini par quelques concessions, ou bien les communistes que le pacte germano-soviétique a placés pendant quelque temps dans le camp des nazis, ou enfin ces derniers surpris par l’imprévisibilité et la faiblesse militaire de leurs alliés italiens battus par les modestes grecs?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a1p2l9ZDOX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/giorgia-meloni-le-fascisme-et-nous/">Giorgia Meloni, le fascisme et nous</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Giorgia Meloni, le fascisme et nous » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/giorgia-meloni-le-fascisme-et-nous/embed/#?secret=kqyCKyi7dx#?secret=a1p2l9ZDOX" data-secret="a1p2l9ZDOX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tout compte fait, les seuls à ne pas s’être trompés sont les Anglo-saxons&nbsp;qui ont mené la guerre à leur propre rythme en adoptant la stratégie gagnante, celle de la victoire en Méditerranée sur l’Axe et la conquête préalable de l’Italie à partir du territoire tunisien avant l’assaut de la forteresse Europe. Mais mise à part la collaboration logique du Néo Destour avec l&rsquo;Italie, contre la colonisation française, qui avait mené à la famine et aux épidémies, prétendait déposséder de leurs terres 300.000 fellahs ruinés, et dont l’occupation était devenue insupportable par l’injustice et les horreurs qu’elle impliquait, l’important est que, en dépit de tout, le pays soit toujours demeuré une terre dont la population n’a jamais partagé de haine contre les étrangers ou les minorités, la seule haine systématisée ayant été imposée par les lois de Vichy, celles importées par la puissance occupante.</p>



<p>Enfin, pour en revenir à l’époque actuelle, celle du XXIe siècle, au moment où l’Italie sous l’égide d’un Premier ministre fasciste (Giorgia Meloni, Ndlr) se glorifiant de l’exemple de Mussolini prétend avec la caution de l’Europe établir de nouveaux rapports avec notre pays qui ont pour thème l’immigration, le contrôle des frontières, et l’aide économique, il est peut-être salutaire de se remémorer que ces mêmes thèmes avaient signifié pour le fascisme italien, il y a un siècle, l’annexion de notre pays et son ouverture une colonisation italienne intensive.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘La Méditerranée fasciste’’, de Juliette Bessis, éd. Karthala, Paris, 1<sup>er</sup> janvier 1981, 412 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/la-mediterranee-fasciste-bourguiba-et-mussolini-ou-le-marche-des-dupes/">‘‘La Méditerranée fasciste’’: Bourguiba et Mussolini, ou le marché des dupes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/la-mediterranee-fasciste-bourguiba-et-mussolini-ou-le-marche-des-dupes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qu’est-ce qui relie Meloni, Mussolini et la mort des réfugiés en Méditerranée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/quest-ce-qui-relie-meloni-mussolini-et-la-mort-des-refugies-en-mediterranee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/quest-ce-qui-relie-meloni-mussolini-et-la-mort-des-refugies-en-mediterranee/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 08:42:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Belén Fernández]]></category>
		<category><![CDATA[Benito Mussolini]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Matteo Salvini]]></category>
		<category><![CDATA[Silvio Berlusconi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8590207</guid>

					<description><![CDATA[<p>La politique de Giorgia Meloni reste ancrée dans la mythologie fasciste, les façons de parler du passé et le récit de l'identité nationale en Italie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/quest-ce-qui-relie-meloni-mussolini-et-la-mort-des-refugies-en-mediterranee/">Qu’est-ce qui relie Meloni, Mussolini et la mort des réfugiés en Méditerranée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La réponse à la question du titre est la suivante : une fascination pour le fascisme qui se manifeste dans la politique italienne, quoi qu’en dise la Première ministre Giorgia Meloni.</em></strong> <em>(Illustration : photomontage). </em></p>



<p>Par <strong>Belén Fernández</strong> *</p>



<span id="more-8590207"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Belen-Fernandez.jpg" alt="" class="wp-image-8590232" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Belen-Fernandez.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Belen-Fernandez-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/06/Belen-Fernandez-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Au milieu des années 1990, un de mes cousins ​​à moitié italiens qui résidait dans un vrai château vivant à l’extérieur de Florence a pris une pause dans sa majestueuse existence pour visiter le Texas, où ma famille et moi vivions alors.</p>



<p>Je devais avoir environ 14 ans. Mon cousin était légèrement plus jeune et avait fait la traversée transatlantique avec un bien précieux dans ses bagages : un livre sur l’ancien dictateur fasciste Benito Mussolini, qui a connu sa mort ignominieuse en 1945.</p>



<p>Si je me souviens bien, la mère américaine de mon cousin considérait le texte comme un accessoire embarrassant qui ne devait pas être affiché en public et surtout pas auprès d’un public non italien.</p>



<p>Avance rapide de quelques décennies, et la nostalgie fasciste est forte en Italie – où de nombreux Italiens n’en sont pas du tout gênés. Le président du Sénat italien, Ignazio La Russa, par exemple, conserve chez lui une statuette de Mussolini ainsi que d’autres objets de décoration fasciste. Plus tôt cette année, il a pris sur lui d’annoncer qu’<em>«il n’y a aucune mention de l’antifascisme»</em> dans la constitution italienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fascisme encore et toujours &nbsp;</h2>



<p>La Russa appartient au parti d’extrême droite Fratelli d’Italia (Frères d’Italie), qu’il a aidé à fonder en 2012 avec Giorgia Meloni, l’actuel Premier ministre du pays. En 1996, Meloni a eu son propre moment Mussolini, déclarant dans une interview : <em>«Je pense que Mussolini était un bon politicien. Tout ce qu’il a fait, il l’a fait pour l’Italie.»</em></p>



<p>C’était, bien sûr, plus de 25 ans avant que Meloni n’ait sa propre chance de <em>«faire des choses»</em> pour l’Italie. Dans les années 1990, elle était encore un modeste membre du néofasciste Movimento Sociale Italiano (Mouvement social italien, ou MSI), fondé en 1946 pour garantir que l’idéologie fasciste aurait toujours une place dans la démocratie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bvOP4wfuaR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/09/tunisie-un-mirage-appele-giorgia-meloni/">Tunisie : un mirage appelé Giorgia Meloni</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : un mirage appelé Giorgia Meloni » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/09/tunisie-un-mirage-appele-giorgia-meloni/embed/#?secret=Ug5OUXxCpt#?secret=bvOP4wfuaR" data-secret="bvOP4wfuaR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>De nos jours, Meloni s’efforce de se distancer du mot F et de ce <em>«bon politicien»</em>. Mais comme David Broder l’écrit dans son nouveau livre <em>Les petits-enfants de Mussolini : le fascisme dans l’Italie contemporaine</em>, la politique de Fratelli d’Italia <em>«reste ancrée dans la mythologie fasciste, les façons de parler du passé et les visions de l’identité nationale»</em>.</p>



<p>Certes, le racisme et la xénophobie sont un moyen fiable de favoriser une identité nationale d’extrême droite. Après tout, il n’y a rien de tel qu’un bon <em>«Autre»</em> sur lequel rejeter le blâme pour les malheurs économiques et les défauts domestiques assortis.</p>



<p>Avant la pandémie de coronavirus, je passais une partie de chaque été avec la mère d’un ami italien près d’un petit hameau en bord de mer dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie, où il était en fait souvent possible de prétendre que l’on vivait encore à l’époque de Mussolini, en raison de la vétusté des infrastructures locales et du discours hypernationaliste auquel on était susceptible de se heurter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les hordes de réfugiés envahisseurs</h2>



<p>Chaque année, j’arrivais pendant quatre ou cinq semaines de la mer Ionienne, des moustiques résistants aux insecticides, du vin Primitivo bon marché et des émissions de télévision nocturnes sur les homicides – l’opium préféré des masses italiennes. Et chaque année, mes connaissances me mettaient au courant des dernières transgressions des hordes de réfugiés envahisseurs, toujours déterminés à occuper, violer, voler et tuer.</p>



<p>Bien que mes interlocuteurs n’aient jamais été en mesure d’apporter des preuves concrètes de telles activités, la réalité importe malheureusement peu lorsque vous avez la propagande médiatique de droite à l’appui.</p>



<p>Je suis retournée dans les Pouilles en juin 2023 pour la première fois en quatre ans pour constater que la pandémie avait été ajoutée en toute sécurité à la liste déjà longue des théories du complot locales. Et que l’Italie était toujours assiégée par des demandeurs d’asile de toute l’Afrique et au-delà, la plupart d’entre eux arrivant maintenant sur des bateaux de Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nV2EhPeLjE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/giorgia-meloni-le-fascisme-et-nous/">Giorgia Meloni, le fascisme et nous</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Giorgia Meloni, le fascisme et nous » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/07/giorgia-meloni-le-fascisme-et-nous/embed/#?secret=uMJxcWulqP#?secret=nV2EhPeLjE" data-secret="nV2EhPeLjE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Peu de temps après mon séjour, les Pouilles ont reçu la visite de Meloni elle-même, qui a assisté à un forum dans la ville de Manduria, berceau du vin Primitivo. Là, elle a déclaré qu’elle <em>«travaillait quotidiennement»</em> sur la Tunisie, c’est-à-dire qu’elle manœuvrait pour convertir le pays nord-africain en une première ligne de défense contre l’ennemi envahissant des réfugiés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un allié inespéré, Kaïs Saïed</h2>



<p>En effet, Meloni a réussi à se rendre en Tunisie à deux reprises en moins d’une semaine début juin, une fois en compagnie d’autres responsables européens, pour des entretiens liés à la migration avec Kaïs Saïed, le président tunisien.</p>



<p>Saïed, pour sa part, préside actuellement une vilaine répression contre la dissidence intérieure – parlant des raisons qui poussent les gens à migrer. Il a également rendu de loyaux services à la cause néo-fasciste mondiale en diabolisant les migrants noirs africains sans papiers et en approuvant les mêmes théories du complot chères à Meloni &amp; Co.</p>



<p>Meloni et son parti souscrivent à la soi-disant théorie du <em>«grand remplacement»</em>, un concept suprémaciste blanc posant un complot infâme pour alimenter l’immigration non blanche dans les sociétés dominées par les Blancs afin de «remplacer » ces derniers.</p>



<p>Dans le cas italien, ce type de vision du monde pathologique signifie que la population <em>«indigène»</em> de l’Italie parvient à arracher le rôle de victime aux demandeurs d’asile entrants qui fuient souvent les conflits armés et d’autres calamités. En effet, Meloni a été élue l’année dernière en partie sur la promesse d’éloigner les réfugiés des côtes italiennes.</p>



<p>Naturellement, les efforts du gouvernement italien pour criminaliser efficacement les opérations de sauvetage des migrants en Méditerranée n’ont fait que contribuer à la létalité du panorama et à la revictimisation des réfugiés. En février dernier, des dizaines de réfugiés ont été tués, dont de nombreux enfants, lorsqu’un bateau a coulé au large de la côte sud de l’Italie.</p>



<p>Et pourtant, de telles machinations anti-humanitaires ont, comme on pouvait s’y attendre, échoué à endiguer la migration irrégulière, qui continue d’augmenter. Tout comme la fureur xénophobe nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Meloni et la purification ethnique</h2>



<p>Il convient de souligner que la quête de Meloni pour purifier ethniquement la patrie n’est ni une aberration anachronique ni une déviation du statu quo sur une scène politique qui a connu une intégration progressive de l’idéologie d’extrême droite.</p>



<p>Des travaux préparatoires considérables ont été posés pour ouvrir la voie à l’extrémisme de Meloni, notamment par Silvio Berlusconi, récemment décédé, Premier ministre italien et souvent condamné. En 1994, il a embrassé l’inclusion du MSI dans sa coalition gouvernementale, et s’est ensuite vanté d’avoir <em>«constitutionnalisé les fascistes»</em>. Dans une administration ultérieure, il a nommé Meloni ministre de la Jeunesse.</p>



<p>En 2009, Berlusconi a été cité dans le journal italien <em>Corriere della Sera</em> lorsqu’il a déclaré : <em>«Il est inacceptable que parfois, dans certaines parties de Milan, il y ait une telle présence de non-Italiens qu’au lieu de penser que vous êtes dans une ville italienne ou européenne, vous pensez être dans une ville africaine.»</em> Il a poursuivi : <em>«Certains veulent une société multicolore et multiethnique. Nous ne partageons pas cet avis.»</em></p>



<p>Le parti Forza Italia de Berlusconi fait désormais partie de la coalition gouvernementale de Meloni, tout comme le parti de la Ligue de Matteo Salvini, dont le bilan comprend la fermeture des ports italiens aux navires de sauvetage des réfugiés lors de son double mandat en tant que vice-Premier ministre et ministre de l&rsquo;Intérieur en 2018.</p>



<p>En plus de promettre d’expulser un demi-million de réfugiés et de migrants dans le cadre d’un <em>«nettoyage de masse»</em> de l’Italie qui serait entrepris <em>«rue par rue»</em>, Matteo Salvini [actuel vice-président du Conseil des ministres d’Italie, Ndlr] a averti que le pays était <em>«attaqué»</em> par les musulmans et a proposé un recensement à la Mussolinienne des communauté rom [gitans ou tziganes, Ndlr] d’Italie dans le but d’expulser des membres non Italiens.</p>



<p>Perdue dans l’hypocrisie xénophobe actuelle de l’Italie, bien sûr, se trouve l’histoire du pays d’envahir et d’occuper littéralement des lieux en Afrique.</p>



<p>En 1930, sous Mussolini, quelque 100 000 Libyens sont internés dans des camps de concentration; la plupart sont présumés morts. Et en Éthiopie, l’occupation militaire italienne de 1936-41 a été <em>«soutenue par une politique de terreur»</em>, comme le note Ian Campbell dans <em>The Addis Ababa Massacre</em>.</p>



<p>Aujourd’hui, près de huit décennies après la mort de Mussolini, la diabolisation de<em> «l&rsquo;Autre»</em> constitue un moyen de dissuasion toujours pratique du récit national et un moyen d’occulter les problèmes réels en Italie – y compris, peut-être, le fait que le fascisme est à nouveau normalisé.</p>



<p>* <em>Rédactrice en chef du Jacobin Magazine, elle écrit pour New York Times, London Review of Books, Current Affairs et Middle East Eye, et de nombreuses autres publications.</em> </p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.aljazeera.com/opinions/2023/6/26/meloni-mussolini-and-mediterranean-refugee-deaths" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/quest-ce-qui-relie-meloni-mussolini-et-la-mort-des-refugies-en-mediterranee/">Qu’est-ce qui relie Meloni, Mussolini et la mort des réfugiés en Méditerranée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/29/quest-ce-qui-relie-meloni-mussolini-et-la-mort-des-refugies-en-mediterranee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
