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	<title>Archives des Budget de l’Etat - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Budget de l’Etat - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie │ Les orientations sociales de l’Etat providence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
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		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
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		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les principales orientations de la loi de finances et du budget de l’État pour 2026 au centre d'un conseil des ministres.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/12/tunisie-%e2%94%82-les-orientations-sociales-de-letat-providence/">Tunisie │ Les orientations sociales de l’Etat providence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Réviser plusieurs lois relatives à la fiscalité pour garantir davantage de justice sociale, et rouvrir les vannes des recrutements dans le secteur public pour lutter contre le chômage : telles sont les principales orientations de la loi de finances et du budget de l’État pour 2026. La crainte est que, pour financer les dépenses qui seront programmées, on recourra aux mêmes leviers utilisés jusque-là, à savoir la hausse d’impôt et l’endettement extérieur.</em></strong></p>



<span id="more-16755049"></span>



<p>Le président Kaïs Saïed l’a déjà annoncé dans de nombreuses déclarations, et c’est au tour de la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri de le rappeler au cours d’un conseil des ministres qu’elle a présidé mercredi 11 juin 2025 au Palais du gouvernement à la Kasbah.</p>



<p>La Première ministre a souligné que la loi de finances 2026 doit incarner une vision stratégique et servir d’outil de mise en œuvre des politiques publiques dans le cadre du programme économique et social de l’État. Ce programme vise à concilier croissance économique et justice sociale, conformément au Plan de développement 2026-2030, qui reflétera la volonté populaire, a-t-elle déclaré, en soulignant que les choix nationaux sont les seuls à même de répondre aux attentes de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etat social et hausse d&rsquo;impôt</h2>



<p>La Première ministre a insisté sur la nécessité d’une nouvelle approche pour l’élaboration de la loi de finances 2026, qui aille au-delà des solutions temporaires et des demi-mesures. Elle doit plutôt refléter la vision de l’État consistant à renforcer les fondements de l’État social, tout en garantissant la justice fiscale et l’équité sociale, en augmentant le pouvoir d’achat, en équilibrant la croissance économique avec la justice sociale et en augmentant le taux de croissance économique en stimulant l’investissement et en établissant un cadre social et économique approprié pour la phase de construction et de construction.</p>



<p>Mme Zaafrani Zenzeri a également souligné que toutes les politiques économiques de l’État doivent respecter des principes fondamentaux, notamment la préservation de la souveraineté nationale et l’indépendance décisionnelle.</p>



<p>Parallèlement, l’État doit rester ouvert à l’environnement régional et international de la Tunisie afin de soutenir et de consolider les décisions nationales concernant le rôle social de l’État et la promotion du développement local, régional et territorial, a-t-elle déclaré dans le même communiqué.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Yaigrm5tNZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/tunisie-%e2%94%82-priorites-nationales-depenses-publiques-et-endettement/">Tunisie │ Priorités nationales, dépenses publiques et endettement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Priorités nationales, dépenses publiques et endettement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/tunisie-%e2%94%82-priorites-nationales-depenses-publiques-et-endettement/embed/#?secret=ERqB4mntZx#?secret=Yaigrm5tNZ" data-secret="Yaigrm5tNZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le Conseil des ministres a défini les priorités suivantes pour le budget 2026&nbsp;:</p>



<p>&#8211; renforcer l’État social en élargissant le soutien aux groupes vulnérables et à faibles revenus, tout en promouvant les mécanismes d’autonomisation économique qui bénéficient particulièrement à ces groupes, afin d’améliorer les conditions de vie;</p>



<p>&#8211; développer les ressources propres de l’État en poursuivant une politique d’autonomie, en réduisant l’évasion fiscale, en intégrant l’économie informelle et en diversifiant les sources de financement du budget de l’État, conformément à une nouvelle vision;</p>



<p>&#8211; promouvoir l’emploi, améliorer le niveau de vie et renforcer le système de protection sociale, tout en valorisant le capital humain, ce qui peut être réalisé en promouvant la justice sociale, en maintenant le pouvoir d’achat des groupes vulnérables et à revenu moyen et en fournissant un plus grand soutien social aux groupes vulnérables, ainsi qu’un accompagnement et un soutien aux créations d’entreprises;</p>



<p>&#8211; mettre en œuvre des mesures visant à améliorer les revenus, renforcer les mécanismes d’intégration économique et sociale, créer des emplois, offrir des conditions de travail décentes, éliminer l’emploi précaire, faciliter l’accès au logement, renforcer la cohésion sociale, améliorer tous les services publics et développer le système de sécurité et de couverture sociale;</p>



<p>&#8211; promouvoir l’investissement dans le cadre d’une approche globale fondée sur la libéralisation de l’entrepreneuriat et l’amélioration du climat des affaires, afin que l’investissement public stimule l’investissement privé et accélère la croissance économique;</p>



<p>&#8211; accélérer l’interconnectivité et faire de la transformation numérique de l’administration un outil de modernisation, de transparence, de facilitation des transactions et d’ouverture de perspectives pour soutenir l’économie numérique;</p>



<p>&#8211; investir dans des programmes de développement régional fondés sur des principes constitutionnels stimulera le développement des régions.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5sWMytmvW9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/embed/#?secret=jTMphD8f8L#?secret=5sWMytmvW9" data-secret="5sWMytmvW9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette approche contribuera à la formulation des priorités régionales, en commençant par les propositions de programmes et de projets au niveau des conseils locaux, puis en passant par les conseils régionaux et de district, jusqu’au niveau national. Le plan de développement pour la période 2026-2030 sera élaboré sur cette base éminemment sociale. Les dépenses liées au développement constituent un levier essentiel pour stimuler la croissance économique et attirer les investissements privés, notamment aux niveaux régional et de district.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et la relance économique&nbsp;?</h2>



<p>Lors du Conseil des ministres, il a été souligné que ce projet repose sur un ensemble de principes visant à renforcer les piliers de l’État social, à maintenir l’équilibre financier et à améliorer l’efficacité de la performance publique dans divers secteurs.</p>



<p>Les principes de base les plus importants incluent la simplification des procédures pour les Tunisiens à l’étranger, le soutien au financement des start-ups et des entreprises communautaires et le financement des entreprises actives dans les secteurs de l’économie verte, bleue et circulaire.</p>



<p>Voilà donc pour les orientations, généreuses s’il en est, et qui sont inspirées par une volonté de réduire le gap entre les différentes couches sociales. Reste qu’on peut toujours donner davantage à ceux qui en ont le plus besoin, encore faut-il avoir un bon matelas financier, donc des recettes, fiscales et autres, et ne pas recourir seulement aux deux principaux leviers utilisés jusque-là, la hausse d’impôt et l’endettement extérieur, dont les effets sont souvent négatifs, et aggravent la récession économique dont souffre le pays depuis 2011.</p>



<p>On aurait souhaité voir l’Etat opter pour une loi de finances et un budget de l’Etat plutôt tournés vers la relance économique, la maîtrise des dépenses publiques et l’impulsion de l’investissement, de manière à créer une richesse susceptible d’être partagée. Etant entendu que le partage de la pauvreté n’a jamais été une bonne politique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IqXYlQ99bR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/">Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/embed/#?secret=Ybg3rhWkmZ#?secret=IqXYlQ99bR" data-secret="IqXYlQ99bR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/12/tunisie-%e2%94%82-les-orientations-sociales-de-letat-providence/">Tunisie │ Les orientations sociales de l’Etat providence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Où trouver l’argent qui manque ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/tunisie-ou-trouver-largent-qui-manque/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 10:30:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[Mechket Slama Khaldi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ministre des Finances doit «prendre des mesures nécessaires au niveau des finances publiques afin de faire face à toutes les dépenses non prévues».</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Recevant mardi 18 mars 2025 la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, le président de la république Kaïs Saïed a donné ses instructions «pour prendre des mesures nécessaires au niveau des finances publiques afin de faire face à toutes les dépenses non prévues».</em></strong></p>



<span id="more-15930895"></span>



<p>Tout en insistant, une nouvelle fois, sur <em>«la nécessité de compter sur soi dans le cadre des choix nationaux et d’une fiscalité équitable, seul moyen pour répondre aux attentes du peuple tunisien dans tous les domaines»</em>, le chef de l’Etat a insisté sur <em>«la nécessaire contribution des banques publiques et privées aux efforts de l’Etat pour aider à reconstruire de nombreux services publics»</em>.</p>



<p>Par dépenses non prévues dans la loi de finances et le budget de l’Etat pour l’exercice 2025, le chef de l’Etat désigne sans doute les mesures à caractère social qu’il avait décidées ces dernières semaines, notamment les milliers de recrutements dans la fonction publique, qui auront un coût financier très élevé que les ressources actuellement disponibles de l’Etat ne permettent pas de couvrir.</p>



<p>Sont-ce les banques publiques et privées, déjà fortement sollicitées, qui vont être une nouvelle fois appelées à la rescousse pour combler le trou dans le budget de l’Etat ? </p>



<p>On est tentés de le penser, puisque ni le chef de l’Etat ni la ministre des Finances, magistrate de son état et peu familière des arcanes de la finance, n’a cru devoir nous expliquer où va-t-on trouver l’argent qui manque, si ce n&rsquo;est dans davantage d&rsquo;endettement intérieur et extérieur.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>  </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 10:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Président Kais Saïed a-t-il eu raison de prendre le pari en notre nom à tous de compter sur nous-mêmes ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/">La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En décidant récemment de rompre toute collaboration avec le FMI, le Président Kais Saïed a pris le pari en notre nom à tous de compter sur nous-mêmes, non seulement pour rembourser notre dette extérieure et éviter ainsi le passage humiliant devant le Club de Paris pour négocier le rééchelonnement de notre dette publique, mais aussi pour relancer la croissance économique et améliorer le niveau de vie de la population, en particulier des catégories sociales à faibles revenus pour la défense desquelles il a cru bon de prendre cette décision. A-t-on une chance sérieuse de relever ce défi? Réponse objective d’un économiste universitaire basée sur les enseignements de la science économique et loin de tout discours populiste.</em></strong><em></em></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-15860174"></span>



<p>Il convient de faire remarquer dès l’introduction de cet article qu’il ne s’agit point d’une <em>«stratégie»</em>, dans le sens où elle n’est pas basée sur une étude des potentialités de développement de l’économie nationale, une vision économique claire et un modèle de développement précis, mais plutôt d’un pari pris par notre Président en notre nom à tous,&nbsp; qui ne résulte pas d’un libre choix mais qui nous est imposé par les circonstances&nbsp;que traverse notre pays : isolement diplomatique de plus en plus grand (qui se rappelle du dernier chef d’État qui nous a rendu visite ou du dernier voyage de notre Président qui boude même les sommets arabes et africains, alors que la Tunisie est directement concernée par ces sommets?), impossibilité pratique d’accéder désormais au marché financier international à des taux d’intérêt raisonnables, indifférence à notre sort des bailleurs de fonds multinationaux et bilatéraux, y compris des pays «<em>frères et amis</em>»&nbsp;ou qui se disaient comme tels, etc.</p>



<p>Les raisons de la rupture des relations avec le FMI</p>



<p>Ces raisons ont été analysées de long en large dans mon très long article précédent <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/04/le-president-saied-a-t-il-raison-de-rompre-les-relations-de-la-tunisie-avec-la-fmi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(«<em>Le Président Kais Saïed a-t-il raison de rompre les relations avec le FMI ?»</em></a>). Je les résume ci-dessous pour les lecteurs et lectrices qui n’ont pas lu cet article, car elles constituent le point de départ de celui-ci :</p>



<p>&#8211; La Tunisie, qui est membre depuis 1958 de cette institution multilatérale de financement, créée en même temps que la Banque Mondiale en 1944 à Bretton Woods, figure parmi les pays au monde qui en ont bénéficié le plus&nbsp;: avec 3 123 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de 4 400 millions de dollars, dont 87% ont été obtenus entre 2013 et 2020, elle se classe 13<sup>e</sup> parmi les 190 pays membres du FMI et a bénéficié de trois fois plus de crédits (306%) que ne lui donne droit son quota qui dépend de sa&nbsp; contribution au capital de cette institution.</p>



<p>&#8211; Il était possible, et même souhaitable de mon point de vue, d’accepter la première condition posée par le FMI pour le déblocage des 1,9 milliard de dollars, approuvés par son comité technique depuis 2022 et bloqués par son conseil d&rsquo;administration à savoir <em>la restructuration d’une centaine d’entreprises publiques</em> dont les déficits d’exploitation chroniques n’ont cessé d’aggraver d’une année à l’autre le déficit budgétaire de l’Etat qui dépasse largement les normes internationales admises en matière de gestion saine des finances publiques (12% du PIB contre 16% en Tunisie).</p>



<p>En effet, <em>restructuration</em> ne signifie pas forcément <em>privatisation, </em>comme le pense notre Président&nbsp;: les économistes et les experts financiers ont développé depuis longtemps des montages juridiques et financiers sophistiqués qui permettent de transformer une entreprise publique déficitaire en une entreprise publique excédentaire, sans avoir à en céder une seule action à des privés (contrat programme, PPP, BOT, contrat de concession, etc.).</p>



<p>&#8211; Il était possible, et même souhaitable de mon point de vue, d’accepter la deuxième condition posée par le FMI pour le déblocage des 1,9 milliard de dollars, à savoir <em>la réduction du poids de la masse salariale</em> des fonctionnaires dans le budget de l’Etat&nbsp;qui pèse jusqu’à 60% du titre I&nbsp;du budget de l’Etat. Avec un ratio de 56 fonctionnaires/1000 habitants (contre 15 au Maroc et 18 en Jordanie, des pays à économie et à sociologie similaires) et une part de 6,5% du PIB (contre 1,3% au Maroc et 1,8% en Jordanie), l’administration tunisienne est parmi les plus pléthoriques au monde.</p>



<p>Le rôle social de l’Etat pour venir en aide aux catégories sociales les plus défavorisées auquel notre Président est très attaché est une chose, mais transformer le budget de l’Etat en une «<em>vache à lait</em>» en est autre. Une telle politique ne peut se traduire que par des conséquences catastrophiques sur l’équilibre budgétaire et davantage d’endettement extérieur, avec le risque plus en plus grand de se retrouver au Club de Paris pour négocier dans des conditions humiliantes le rééchelonnement de notre dette publique (et au Club de Londres pour&nbsp;la dette privée), et perdre ainsi notre souveraineté nationale à laquelle Saïed &nbsp;est si attaché et au nom de laquelle il a rompue les relations avec le FMI.</p>



<p>&#8211; Certes, le Président avait raison de rejeter la troisième condition du FMI, pour débloquer les1,9 milliard de dollars, à savoir la <em>suppression de la compensation des prix</em> d’un certain nombre de produits et services de consommation de base et énergétiques, en raison de l’impact social d’une telle mesure, particulièrement sur les ménages à faibles revenus. Mais il aurait été possible, et même souhaitable de mon point de vue, de créer une Caisse autonome de compensation (CAC) à financer par une nouvelle taxe sur le <em>capital oisif</em> qui n’est pas intégré dans le circuit économique et ne contribue pas à la production nationale, tels que les terrains agricoles non cultivés, les terrains immobiliers non bâtis et souvent détenus pour des motifs de spéculation, etc. Une telle solution aurait permis de concilier les points de vue de notre Président et celui du FMI, sans qu’aucun d’entre eux ne perde la face. En effet, elle aurait permis de décharger le budget de l’Etat du poids de la compensation et réduit ainsi son déficit budgétaire, objectif recherché par le FMI, tout en préservant le pouvoir d’achat des classes sociales défavorisés et la paix sociale, objectif recherché par Saïed.</p>



<p>Maintenant que la décision de rompre les relations avec le FMI a été officiellement annoncée, la question que tout un chacun est en droit de se poser est la suivante: <em>Quelles sont les chances qu’une telle politique de compter sur nous-mêmes&nbsp;nous permettra de nous en sortir à court, moyen et long terme</em>, <em>notamment pour améliorer les conditions de vie des plus démunis et éviter une nouvelle révolte populaire qui risque d’être plus dévastatrice que celle de la révolte du pain en 1980 ou celle de 2011?</em></p>



<p>Pour apporter une réponse objective à cette question déterminante pour l’avenir de la Tunisie et peut être même de son régime politique, car les deux sont liés comme l’indique le nom originel de l’économie qui était jusqu’aux années 1950 «<em>économie politique»,</em> je vais adopter une approche qui se démarque des discours démagogiques et populistes qu’on entend souvent, basée sur la science économique en tant que discipline universitaire que j’ai eu la chance d’avoir enseignée pendant 20 années et dont j’ai appliqué les enseignements à une bonne trentaine de pays africains, à titre de consultant auprès de plusieurs institutions multinationales (BAD, Banque Mondiale, BEI, etc.) pendant 20 autres années.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DMoraechTW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/">Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisiens, arrêtons de mendier et mettons-nous au travail! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/embed/#?secret=QHkMwR9By4#?secret=DMoraechTW" data-secret="DMoraechTW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme»</h2>



<p>Cette célèbre citation de Lavoisier contient déjà la moitié de la réponse aux défis que nous avons à affronter, maintenant que les relations avec le FMI sont rompues.</p>



<p>En effet, cette loi n’est pas valable uniquement en chimie, elle l’est aussi en économie, dans le sens où rien ne se crée tout seul et que pour pouvoir consommer des biens ou des services, il faut en produire ou en importer, mais pour pouvoir en importer, il faut exporter d’autres ce qui revient à produire davantage&nbsp;</p>



<p>Dans un article que j’avais intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/04/tunisiens-arretons-de-mendier-et-mettons-nous-au-travail/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Arrêtons de mendier et mettons nous au travail</em>» </a>que j’avais publié il y a deux ans dans Kapitalis à une époque où le débat sur les conditions posées par le FMI battait son plein (février/mars 2023), j’avais expliqué et analysé, un certain nombre d’agrégats macro-économiques à l’appui, que tous les maux dont souffre notre économie, absolument tous (récession, inflation, chômage, endettement extérieur, déficit de la balance commerciale, de la balance des paiements, chute de la parité du dinar,  etc.) proviennent tous d’une seule et unique cause : <em>nous consommons bien davantage que nous produisons !</em></p>



<p>A partir de ce diagnostic qui ne fait pas de doute, il n’est pas nécessaire d’être un polytechnicien pour déduire que la solution à tous les déséquilibres structurels de notre économie ne peut provenir que soit d’une baisse de la consommation intérieure soit d’un accroissement de la production intérieure.</p>



<p>Malheureusement, la première solution n&rsquo;est pas une option réaliste compte tenu du matraquage publicitaire dont sont victimes les consommateurs tunisiens et surtout de ce que les économistes appellent «<em>l’effet de démonstration</em>» (consommer non pas en fonction de son propre revenu, mais de celui de la classe sociale immédiatement supérieure, afin de s’identifier à elle par le type de produits consommés, la marque des vêtements ou des chaussures portés, etc.)</p>



<p>La seule solution possible est de pouvoir produire davantage. C’est justement un des objets majeurs de la macro-économie, une des disciplines de la science économique, que j’avais enseignée pendant des années aux étudiants de l’Ihec, et dont je vais emprunter quelques lexiques et formulation pour apporter une réponse objective et scientifique à la problématique soulevée dans cet article, tout en veillant à expliquer clairement certains concepts et raisonnements propres à cette discipline universitaire, afin que les lecteurs et lectrices qui n’ont pas une formation économique puissent suivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Y = f (K,L)</h2>



<p>Cette simple formulation en macro-économie d’une fonction de production comporte la deuxième moitié de la réponse au pari pris par Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pour faire face aux défis économiques qui nous sont posés, maintenant que toute collaboration avec le FMI a été rompue.</p>



<p>En effet, cette formule veut dire simplement que la quantité produite d’un bien ou services (Y, estimée par le PIB au niveau national) est la résultante de la combinaison de deux facteurs de production qui sont:&nbsp;</p>



<p>&#8211; K (Kapital), qui désigne, en anglais américain, l’ensemble des ressources naturelles, infrastructures et moyens de production, y compris le progrès technique qu’ils intègrent, disponible dans une économie;</p>



<p>&#8211; L (Labour), qui désigne le volume de la main d’œuvre ou&nbsp; force de travail disponible dans une économie, en termes de nombre de travailleurs, y compris leur qualification et productivité.</p>



<p>A partir de cette simple formulation, plusieurs fonctions de production homogènes ou non, de degré supérieur à 1 ou non, reflétant plusieurs modalités de combinaison de ces deux facteurs de production ont été développées (pour le cas où certains lecteurs de cet article &nbsp;sont mes ex-étudiants à l’Ihec, je leur rappelle, histoire de les rajeunir un peu, la fonction de Cob-Douglas Y= AxK<sup>α</sup>L<sup>1- α</sup>, dont ils se souviennent peut être, quoique celam’étonnerait&nbsp;!). Quelle que soit la fonction de production utilisée, analyser les potentialités de développement d’une économie revient à étudier de quel <em>«Kapital»</em> et de quel <em>«Labour»</em> (au sens américain de ces termes) elle dispose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel «Kapital» la Tunisie dispose-t-elle ?</h2>



<p>Comme indiqué plus haut le volume de <em>«Kapital»</em> d’une économie inclue les ressources naturelles, y compris la fertilité des sols agricoles, les infrastructures, les équipements et moyens de production tels que les machines, bâtiments, etc.</p>



<p>En ce qui concerne les infrastructures et moyens de production, il faut savoir qu’en Tunisie, ce qu’on appelle en macro-économie la FBCF (Formation Brute de Capital Fixe, qui inclut les investissements de renouvellement des moyens de production amortis ou devenus obsolètes car dépassés par le progrès technologique + les investissements destinés à accroître la capacité de production), a chuté de 27% du PIB en 2010 à environ 6% depuis plusieurs années, ce qui va limiter considérablement tout accroissement de la production sans de considérables nouveaux investissements, hors du budget de notre Etat, pour rattraper le retard pris dans ce domaine.</p>



<p>Ceci est d’autant plus vrai qu’on démontre en macro-économie qu’il existe un décalage de temps (souvent de plusieurs années) entre le moment où on décide de réaliser un investissement et le moment où il atteint son rythme de croisière et se traduit par un accroissement de la production. Inversement, les effets de toute chute du volume des investissements apparaissent plusieurs années après et se traduisent par un ralentissement de la croissance économique future, ce qu’il y a lieu de craindre pour l’économie de Tunisie. Il est clair que cette loi économique ne joue pas en faveur du pari pris par notre Président de compter sur nous-mêmes pour accroître la production et relever les défis qui nous attendent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’en est-il des ressources naturelles?</h2>



<p>Au niveau des ressources naturelles, de quoi dispose-t-on? D’un peu de phosphate, un peu de pétrole, une agriculture à la merci d’une pluviométrie capricieuse aggravée par le changement climatique et de 1300 km de belles plages bien ensoleillées.</p>



<p>Pour ce qui concerne le phosphate, quatorze gouvernements successifs n&rsquo;ont pas réussi à ce jour à rétablir sa production à la moitié de ce qu’elle était en 2010: 3 millions de tonnes aujourd’hui contre 8 millions de tonnes en 2010. A ce sujet, lire dans la presse que le dernier CMR (Conseil ministériel restreint) tenu la semaine dernière a décidé de viser la production de 14 millions de tonnes en 2030, ne peut que faire sourire et constitue à mon sens l’exemple même de l’irréalisme des décisions de politique économique que prennent nos responsables au plus haut sommet de l’Etat, qui ont tendance à «<em>prendre leurs rêves pour de la réalité</em>».</p>



<p>Pour ce qui concerne le pétrole, sa&nbsp;production n’a cessé de diminuer au fil des décennies. Après avoir atteint un pic de 118 000 barils par jour en 1980, la production est tombée à 63 000 barils par jour en 2015. En 2022, la production de pétrole brut était de 35 400 barils par jour, et elle a encore diminué à 29 200 barils par jour à la fin de septembre 2024.&nbsp;La production nationale de pétrole ne suffit plus depuis l’année 2000 à couvrir la demande locale, estimée à 98 000 barils par jour, ce qui oblige le pays à importer des produits pétroliers raffinés, notamment du diesel.</p>



<p>Les principaux gisements, tels que Miskar et Hasdrubal, connaissent une baisse naturelle de leur production.&nbsp;L’unique raffinerie du pays, située à Bizerte, a une capacité de 34 000 barils par jour, bien en deçà de la consommation nationale, ce qui oblige la Tunisie à importer des produits raffinés payés en dollars.&nbsp;</p>



<p>D’autre part, des mouvements sociaux, comme le sit-in d’El Kamour en 2017, ont perturbé la production pétrolière pendant plusieurs années et l’amendement en 2017 du Code des hydrocarbures, exigeant l’approbation de l’Assemblée des représentants du peuple pour l’obtention de tout permis de prospection, a ralenti davantage les investissements dans ce secteur.</p>



<p>Pour ce qui concerne l’agriculture, il est vrai qu’elle constitue&nbsp;un secteur clé de l’économie tunisienne, dans le sens où elle représente environ 12%&nbsp;du PIB et emploie près de 15% de la population active. D’autre part, elle constitue une source essentielle de devises grâce aux exportations de produits agricoles comme l’huile d’olive, les dattes et les agrumes et qu’elle&nbsp;joue également un rôle important dans la stabilité sociale, notamment dans les régions intérieures du pays où elle représente la principale source de revenus. Néanmoins, son développement rencontre beaucoup de problèmes structurels tels que&nbsp;:</p>



<p>&#8211; le stress hydrique et la sécheresse aggravée par le changement climatique,</p>



<p>&#8211; le vieillissement des infrastructures d’irrigation,</p>



<p>&#8211; le morcellement des terres particulièrement dans le nord-ouest,</p>



<p>&#8211; une gestion de l’eau sont souvent inefficaces,</p>



<p>&#8211; une difficulté d’accès des agriculteurs aux crédits et subventions pour moderniser leurs exploitations</p>



<p>&#8211; une dépendance aux importations notamment de blé tendre (85,3% et des besoins) et d’orge (71,3% des besoins) dont la production est loin de couvrir la consommation nationale, rendant le pays vulnérable aux fluctuations des prix internationaux de ces produits.</p>



<p>Face à ces problèmes structurels, il est difficile d’être optimiste et de s’attendre à ce que l’agriculture va nous permettre de gagner le pari de compter sur nous-mêmes pris par notre Président. Déjà, si notre agriculture permettait de nous nourrir, notamment en céréales pour la production de notre pain, nos pâtes et notre couscous, produits de base de notre consommation, on s’estimerait bien heureux</p>



<p>Pour ce qui concerne le tourisme,&nbsp;une source majeure de devises et un pilier majeur de l’économie tunisienne, représentant environ 6,5% du PIB et fournissant des emplois à environ 11,5% de la population active, soit environ 340 000 emplois directs et indirects, les défis à relever sont également nombreux. Je citerais en particulier&nbsp;:</p>



<p>&#8211; une excessive sensibilité à la stabilité politique et la sécurité intérieure (on se rappelle tous les effets dévastateurs des&nbsp;attentats terroristes de 2015 au musée du Bardo et à Sousse);</p>



<p>&#8211; une dépendance excessive au tourisme balnéaire;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211; une pression sur l’environnement, notamment en ce qui concerne l’utilisation des ressources en eau, la gestion des déchets et l’érosion côtière;</p>



<p>&#8211; une concurrence internationale accrue de la part d’autres destinations méditerranéennes telles que le Maroc, l’Egypte ou la Turquie, et enfin;</p>



<p>&#8211; une&nbsp;infrastructure vieillissante et une qualité des services qui laisse à désirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel&nbsp;«Labour» la Tunisie dispose-t-elle ?</h2>



<p>En ce qui concerne ce deuxième facteur nécessaire à l’accroissement de la production, il faut dire que la Tunisie part avec un handicap naturel majeur qui est la petite taille de sa population, et donc de son marché intérieur qui ne permet pas à plusieurs industries d’atteindre leur seuil critique de rentabilité et de se développer.</p>



<p>En effet, les 12 millions de Tunisiens ne tiennent pas dans une seule ville comme Lagos ou Le Caire ou New York (plus de 15 millions d’habitants chacune). D’autre part, comme le fait bien apparaitre la formulation macro-économique Y = f (K,L), une grande quantité de travail L ne sert à rien si elle n&rsquo; est pas accompagnée par une grande quantité de Kapital K. Autrement dit, même si des millions de travailleurs sont disponibles, ils ne serviront à rien s’ils ne disposent pas des usines, machines-outils, terres agricoles à cultiver, ressources naturelles à exploiter, etc., pour pouvoir effectivement produire.</p>



<p>Par ailleurs, j’avoue que je ne suis pas d’accord avec le Président quand il dit dans tous ses discours que «<em>la Tunisie regorge de compétences</em>» et table même sur ces compétences pour espérer gagner le pari qu’il a pris en rompant les relations avec le FMI. Non, la Tunisie regorge de diplômés de l&rsquo;enseignement supérieur,&nbsp;qui se comptent certes par centaines de milliers, dont une bonne dizaine de milliers de <em>«Doctorants»</em>, mais pas forcément de compétences, car Il y a une nette nuance entre les deux concepts.</p>



<p>A ce sujet et pour argumenter ma divergence avec le Président, je citerais mon expérience personnelle d’ex-enseignant universitaire.&nbsp;Quand j’avais intégré l’Ihec en 1980 comme enseignant universitaire, le taux de diplômés de cette école de commerce réputée était de 45% et quand j’en suis sorti en 2000 pour entamer une carrière de consultant international, le taux de diplômés dépassait les 90%. Entre-temps, chaque réforme universitaire (il y en avait une tous les 3 ou 4 ans, car chaque ministre mettait un point d’honneur à dénigrer celle de son prédécesseur et d’en élaborer une lui aussi) se traduisait par la suppression de telle ou telle matière du même cursus universitaire ou de tel ou tel chapitre dans une même matière&#8230; Par exemple, les stages de fin d’études, qui étaient obligatoires, sont devenus facultatifs pour finalement disparaitre progressivement&#8230; Bref, je peux témoigner, pour l’avoir vécu, du nivellement par le bas de notre enseignement supérieur et de la valeur des&nbsp; diplômes délivrés par nos universités, du moins dans le domaine des sciences économiques et de gestion qui est le mien, mais j’imagine qu’il en est de même dans les autres spécialités.</p>



<p>A ce sujet, je dois dire que je rigole un bon coup chaque année lorsque je vois ou entend nos médias présenter comme un triomphe et une source de fierté nationale le rang de&#8230; 950e mondial de la meilleure université tunisienne, celle de Sfax ou d’El Manar, selon le classement de Shanghai des meilleures universités du monde&nbsp;!</p>



<p>&nbsp;A mon avis, LE responsable de cette dégradation continue de la formation de nos diplômés et donc de leur employabilité est un ex-ministre de l’Enseignement supérieur qui a occupé ce poste pendant plus de 15 ans sous le régime de Ben Ali et qui, au lieu de&nbsp; regrouper le peu de moyens et enseignants compétents dont le pays dispose dans de grands pôles universitaire par spécialité (médicine, lettres, économie et gestion, etc.) quitte à le repartir sur plusieurs régions du territoire, a décidé au contraire la création d&rsquo;un grand nombre d’institutions universitaires dans pratiquement tous les gouvernorats et villes du pays, chacune disposant en conséquence de peu de moyens et cadres pédagogiques pour délivrer un enseignement supérieur qui mérite son nom.</p>



<p>Pour plaire à Ben Ali, tous les ministres qui se sont succédés à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont privilégié la quantité au détriment de la qualité des diplômés et le résultat est là vingt ans après : des centaines de milliers de diplômés, dont la formation et le niveau d’employabilité sont médiocres et dont 40% sont des chômeurs de longue durée, et sur lesquels notre Président compte pour gagner son pari de compter sur nous-mêmes&nbsp;! (A ce sujet, je peux raconter une anecdote triste mais vraie : le gardien du jour de la résidence où j’habite à El-Manar, la résidence Kenz pour ne pas la nommer, est titulaire d’un master en finances internationales, qui après 10 ans de chômage, s’est résigné à accepter ce poste de gardien pour payer au moins ses cigarettes et son café, m a t il dit!)</p>



<h2 class="wp-block-heading">La productivité du travail&nbsp;</h2>



<p>A ce sujet, je me suis amusé (mais au vu des résultats j’ai réalisé que ce n’était pas un vraiment drôle et même le contraire) dans ce même article cité plus haut «<em>Arrêtons de mendier et mettons-nous au travail</em>» que j’avais publié en pleine période de négociations avec le FMI, à calculer le nombre d’heures travaillées par jour en moyenne par an par un Tunisien en âge actif, en tenant compte du taux de chômage, de trois mois travaillés à mi-temps (deux mois l’été plus le mois de Ramadan), du nombre de jours fériés et de weekend par an et d’un mois de congé annuel par travailleur:&nbsp; je suis arrivé à un résultat de <em>2,83 heures par jour</em> ! Encore je n’avais tenu compte des congés de maladies plus ou moins simulées, ni du nombre de fois où les employés, tant du secteur public que privé, arrêtent de travailler pour faire leurs prières sur place ou en allant à la mosquée, ou sortir fumer une cigarette en discutant du dernier match entre l’Espérance et l’Étoile, ou du temps passé à lire un journal ou au téléphone à jacasser, etc.</p>



<p>Il faut bien reconnaitre que, culturellement parlant, le travail ne figure pas en haut de l’échelle des valeurs dans notre société, comme c’est le cas dans beaucoup de pays tels que l’Allemagne ou les Etats-Unis où j’ai personnellement relevé, à l’occasion de mes séjours dans ces pays, à quel point les gens sont fiers d’avoir bien accompli leur travail et comptent là-dessus pour montrer dans l’échelle sociale.</p>



<p>Chez nous, c’est celui ou celle qui sait travailler le moins et sait se débrouiller le plus qui grimpe le plus dans l’échelle sociale et en est même fier.</p>



<p>Il est clair que cette désaffection pour le travail en tant que valeur sociale ne joue pas en faveur de la réussite de la stratégie de compter sur nous-mêmes décidée par notre Président.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VzChXrLX8t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/">Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/embed/#?secret=21cH5u4z3Q#?secret=VzChXrLX8t" data-secret="VzChXrLX8t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Kais Saïd peut vaincre le FMI mais pas les lois économiques&nbsp;</h2>



<p>Notre Président peut se moquer des agences de notation internationales en les qualifiant d’<em>«Oumek Sannafa» (cuisinières)</em>, proposer le calcul d’un autre agrégat économique qu’il appelle Produit Intérieur du Bonheur (PIB) au lieu et à la place du PIB (Produit Intérieur Brut), mettre en cause les modalités mêmes de calcul du PIB (voir ma réponse à ce sujet dans mon article intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/22/kais-saied-a-t-il-raison-de-mettre-en-cause-les-modalites-de-calcul-du-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«<em>Le Président Kais Saïed a-t-il raison de mettre en cause les modalités de calcul du PIB ?»</em></a>), et même amuser les chefs d’Etat du G20 en inversant les noms des personnages de Laurel et Hardy dans le film américain du même nom, il n’en demeure pas moins que les lois économiques sont impitoyables et que nous le payerons très cher !</p>



<p>Je ne terminerais pas cet article sans une note humoristique&nbsp;: je me sens rajeunir de 50 ans à chaque fois que j’écoute les discours de notre Président (que je ne rate jamais pour essayer de comprendre sa psychologie, faute de pouvoir suivre ses raisonnements économiques). En effet, il me rappelle mes années d’étudiant à la Sorbonne quand, portant la barbe de Che Guevara (c&rsquo;était l’idole de la plupart des jeunes de l’époque et j’avais son poster collé au mur de&nbsp;toutes les chambres d’étudiant dans lesquelles j’avais habitées) et fumant les unes après les autres les cigarettes de marque <em>Gauloises</em>, je veillais jusqu’à minuit dans les cafés du Quartier Latin avec d’autres étudiants, à détruire et reconstruire le monde plusieurs fois par jour, à dénoncer autant l’impérialisme américain que le révisionnisme soviétique,&nbsp;à participer aux débats entre trotskistes et maoïstes, etc.</p>



<p>Compte tenu de mon passé d’étudiant, je suis de ceux qui comprennent le Président quand il rêve d’un monde meilleur comme je le faisais durant ma jeunesse (entre le jeune homme idéaliste que j’étais et l’homme blasé et durci par la vie et la pratique de l’économie que je suis devenu, je préfère de loin le premier…), dénonce ce que Samir Amine, un économiste très connu à l’époque, appelle l’échange inégal, reproche aux économistes d’oublier que derrière les chiffres qu’ils manipulent il y a des êtres humains qui souffrent de la pauvreté, exige du FMI d’appliquer une politique plus sociale, et veut même renverser l’ordre économique mondial mis en place en 1944 à Bretton Woods et dominé par les Américains, etc.</p>



<p>La seule chose sur laquelle je ne suis pas d’accord avec lui, c’est qu’il a tendance à oublier qu’il n’est plus étudiant mais un Chef d’Etat, que le Palais de Carthage n’est pas la buvette de la Faculté de droit de Tunis et qu’il détient entre les mains le sort de 12 millions de tunisiens.</p>



<p><em>* Economiste, consultant international.</em> </p>



<p><strong>Post Scriptum hors de l’objet de l’article :</strong> J’invite les lecteurs et lectrices, amateurs et amatrices de poésie d’ordre métaphysique, à me rejoindre sur mon blog <em><a href="https://www.blogger.com](https:/www.blogger.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poèmes de la vie»</a></em> que j’ai créé dans Google. Ils y trouveront des poèmes qui sur sujets qui n’ont rien à voir avec l’économie,&nbsp;Kais Saïed, le FMI, etc. D’ailleurs un de mes poèmes s’intitule «<em>J’ai appris l’économie, mais l’économie ne m&rsquo;a rien appris</em>».</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/la-strategie-de-kais-saied-de-compter-sur-nous-memes-pourrait-elle-reussir/">La stratégie de Kais Saïed de compter sur nous-mêmes pourrait-elle réussir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : un nouveau ministre des Finances pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/tunisie-un-nouveau-ministre-des-finances-pour-quoi-faire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 07:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Leila Jaffel]]></category>
		<category><![CDATA[Michket Slama Khaldi]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri Nemsia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Michket Slama Khaldi  succède à Sihem Boughdiri Nemsia à la tête du ministère des Finances. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/tunisie-un-nouveau-ministre-des-finances-pour-quoi-faire/">Tunisie : un nouveau ministre des Finances pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sihem Boughdiri Nemsia était parmi les rares ministres ayant duré à leur poste sous le règne de Kaïs Saïed puisqu’elle a été nommée le <time datetime="2021-08-02">2 août 2021<sup><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sihem_Boughdiri#cite_note-2"></a> </sup>(3 ans, 6 mois et 1 jour). Depuis </time>hier soir, mercredi 5 février 2025, c’est à sa collègue de la Justice, Leila Jaffel, en fonction depuis le <time datetime="2021-10-11">11 octobre 2021,</time> que revient, et à elle seule, le record de longévité dans la galaxie du président de la république, lequel est en poste, lui, depuis le 23 octobre 2019.  </em></strong></p>



<span id="more-15430286"></span>



<p>En effet, Mme Boughdiri Nemsia a été limogée, hier soir, par le chef de l’Etat et remplacée à la tête du ministère des Finances par Michket Slama Khaldi.</p>



<p>Selon un communiqué de la présidence de la république, la nouvelle ministre a prêté serment lors d’une cérémonie organisée au Palais de Carthage.</p>



<p>Michket Slama Khaldi, magistrate de l’ordre judiciaire du troisième grade, occupait le poste de présidente de la Commission nationale de la réconciliation pénale (CNRP) qui, sauf preuve du contraire, n’a pas vraiment mené à terme ce processus de réconciliation pénale dont on attendait monts et merveilles en termes de recettes pour l’Etat. Sa nomination à ce poste ô combien technique surprend à plus d’un titre. Car, contrairement à la majorité de ses prédécesseurs, elle n’est pas issue du monde des finances. Ce qui laisse penser que le président de la république a besoin d’un juriste voire d’un politique au ministère des Finances, qui défende mieux, au sein de ce département, le concept d’Etat social ou d’Etat providence, auquel est attaché le locataire du Palais de Carthage.</p>



<p>Il convient de rappeler ici que la loi de finances et le budget de l’Etat pour 2025, élaborés par l’équipe de Mme Boughdiri, adoptés par une assemblée aux ordres, ratifiés par le chef de l’Etat et publiés sur le journal officiel ont été critiqués, après coup, par ce dernier, comme étant pas assez <em>«révolutionnaires» </em> dans le fond et la forme. Mme Slama Khaldi sait donc ce qui l’attend : appliquer<em> «les nouvelles approches et les nouvelles visions»</em> du président.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Tunisie : une loi de finances 2025 à forte portée fiscale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/04/tunisie-une-loi-de-finances-2025-a-forte-portee-fiscale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 08:04:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Boudriga]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
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		<category><![CDATA[LF2025]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2025]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales]]></category>
		<category><![CDATA[service de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14797433</guid>

					<description><![CDATA[<p>La loi de finances 2025 a été conçue comme un exercice comptable et non comme un outil de relance de l'économie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/04/tunisie-une-loi-de-finances-2025-a-forte-portee-fiscale/">Tunisie : une loi de finances 2025 à forte portée fiscale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La loi de finances 2025 (LF2025) a été conçue comme un exercice comptable : il s’agit plus de collecter les sommes nécessaires au financement des dépenses publiques et des dettes de l’Etat, que de relancer l’investissement et la croissance, qui stagnent dangereusement depuis 2011.</em></strong> <em>(Photo: Sihem Boughdiri, ministre des Finances défend sa copie au parlement). </em> </p>



<span id="more-14797433"></span>



<p>Telle qu’adoptée par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) par 87 voix pour, 21 contre et 13 abstentions, et en attendant son adoption par la seconde chambre du parlement, le Conseil national des régions et districts (CNRD), la LF2025 comporte de quelques nouveautés.</p>



<p>Parmi ces nouveautés, les nouvelles tranches d’imposition des revenus des personnes physiques et l’introduction d’un amendement autorisant l’État à contracter un nouvel emprunt direct auprès de la Banque centrale, le troisième depuis 2020, et ce afin de permettre à l’Etat de faire face à ses obligations financières. Cette fois, le montant sera de 7 milliards de dinars, remboursable en quinze ans, avec un différé d’amortissement de trois ans et sans intérêts.</p>



<p>En attendant la version définitive de la loi, le professeur et chercheur en économie, Abdelkader Boudriga, a rappelé à la radio Mosaïque FM que les dépenses prévues par le budget de l’Etat pour l’année 2025, hors service de la dette, s’élèveraient à environ 60 milliards de dinars, un chiffre qui ne diffère pas beaucoup de celui de l’année qui s’achève, alors que les recettes sont estimées à un peu plus de 50 milliards de dinars, dont environ 45 milliards de dinars provenant des recettes fiscales et 4,4 milliards de recettes non fiscales, avec un déficit d’environ 10 milliards de dinars, auxquels il faut ajouter les 18 à 19 milliards résultant du remboursement de la dette extérieure.</p>



<p>Selon les experts, la LF2025 a été conçue comme un exercice comptable : pour celles et ceux qui l’ont concoctée, il s’agit plus de collecter les sommes nécessaires au financement des dépenses publiques et des dettes contractées par l’Etat, que de relancer l’investissement et la croissance, qui stagnent dangereusement depuis 2011.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/04/tunisie-une-loi-de-finances-2025-a-forte-portee-fiscale/">Tunisie : une loi de finances 2025 à forte portée fiscale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les créateurs de contenus sur le web dans le collimateur des services d’impôts</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/13/tunisie-les-createurs-de-contenus-sur-le-web-dans-le-collimateur-des-services-dimpots/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 10:57:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[créateurs de contenu]]></category>
		<category><![CDATA[impôt sur le revenu]]></category>
		<category><![CDATA[Influenceurs]]></category>
		<category><![CDATA[Instagram]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[service d'impôt]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Boughdiri Nemsia]]></category>
		<category><![CDATA[TikTok]]></category>
		<category><![CDATA[Youtube]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les influenceurs et créateurs de contenus tunisiens sur les réseaux sociaux ne pourront plus se dérober à leur devoir fiscal. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/13/tunisie-les-createurs-de-contenus-sur-le-web-dans-le-collimateur-des-services-dimpots/">Tunisie : les créateurs de contenus sur le web dans le collimateur des services d’impôts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les influenceur,se.s et créateur.rice.s de contenus via les réseaux sociaux, comme Instagram, TikTok et Youtube, sont dans leur écrasante majorité des évadés fiscaux que les autorités cherchent à débusquer et à faire payer l’impôt sur le revenu comme le reste des contribuables tunisiens.</em></strong></p>



<span id="more-14606061"></span>



<p>Selon la ministre des Finances, Sihem Boughdiri Nemsia, qui intervenait hier, mardi 12 novembre 2024, lors de la séance plénière au parlement consacrée à la discussion du budget de l’Etat pour 2025, son département a mis en place une importante base de données relative à plusieurs activités non déclarées aux services fiscaux, et créé une cellule en charge de collecter et d’exploiter les informations relatives aux personnes s’adonnant à des activités rémunératrices sur les réseaux sociaux, tels que les influenceur.se.s et les créateur.rice.s de contenus.</p>



<p>Le contrôle fiscal de cette catégorie de contribuables, longtemps restés loin des radars du service d’impôt, a rapporté aux caisses de l’Etat plus de 15 millions de dinars, un chiffre en constante hausse. &nbsp;</p>



<p>Une application a d’ailleurs été mise en place qui permet d’envoyer automatiquement des avertissements aux personnes imposables qui n’ont pas remis leurs déclarations fiscales aux services d’impôt pour les rappeler à leur devoir.</p>



<p>Les avertissements envoyés via cette application ont atteint quelque 45&nbsp;000 a indiqué la ministre, ce qui donne une idée de l’ampleur du manque à gagner du trésor public lié aux recettes que réalisent certains acteurs économiques restés jusque-là en dehors du système.</p>



<p>On aimerait voir les milliers de personnes qui opèrent dans la contrebande et le marché parallèle, et qui représentent, selon certaines estimations, entre 40 et 50% du PIB, payer eux aussi leur impôt. Ce qui n’est malheureusement pas encore le cas, puisque ce sont les opérateurs du marché formel qui casquent aujourd’hui pour eux, avec des taux d’imposition pouvant atteindre jusqu’à 40% de leurs revenus.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/13/tunisie-les-createurs-de-contenus-sur-le-web-dans-le-collimateur-des-services-dimpots/">Tunisie : les créateurs de contenus sur le web dans le collimateur des services d’impôts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : le budget de l’Etat pour 2025 ou la quadrature du cercle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-le-budget-de-letat-pour-2025-ou-la-quadrature-du-cercle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 08:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les objectifs économiques et financiers que se donne le gouvernement tunisien pour 2025 semblent irréconciliables.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-le-budget-de-letat-pour-2025-ou-la-quadrature-du-cercle/">Tunisie : le budget de l’Etat pour 2025 ou la quadrature du cercle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le gouvernement tunisien se donne pour objectifs pour 2025 d’endiguer le déficit budgétaire, de maintenir l’endettement public à un niveau acceptable, de lutter contre l’inflation et d’équilibrer les finances publiques. C’est la quadrature du cercle, en somme, tant ces objectifs semblent difficiles à atteindre en même temps dans la conjoncture nationale et internationale actuelle.</em></strong>  </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14581362"></span>



<p>C’est pourtant que qu’a assuré, vendredi 8 novembre 2024, le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, lors de l’ouverture des plénières conjointes entre l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrées à l’examen des projets de Loi de finances et du Budget économique de l’année 2025.</p>



<p><em>«Tous les indicateurs font état d’une amélioration de la performance économique notamment dans les secteurs du tourisme et de l’agriculture, depuis le début du deuxième semestre. Cela devrait contribuer à réaliser un taux de croissance de 1,6% en 2024, et ce, malgré les difficultés auxquelles sont confrontées encore les industries extractives et manufacturières»</em>, a déclaré Maddouri, qui s’attend à une amélioration de la balance des paiements, et ce, grâce à la maîtrise du déficit budgétaire courant qui devrait atteindre 2,7% du PIB en 2024, en dépit de la hausse remarquable du déficit énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Optimisme de la volonté </h2>



<p>Maddouri, dont l’optimisme (de la volonté) tranche avec le pessimisme (de l’intelligence) des experts, a, également, estimé que les réserves en devises devraient atteindre un niveau satisfaisant grâce aux transferts des Tunisiens à l’étranger et aux recettes touristiques, outre la hausse des flux des investissements extérieurs notamment dans le secteur des énergies renouvelables.</p>



<p><em>«Les estimations des ressources propres de l’État pour l’année 2025 dépendent principalement de l’amélioration de recouvrement de ses ressources, à travers l’appui de respect des obligations fiscales, la lutte contre l’évasion fiscale, l’intégration de l’économie parallèle dans le circuit légal, l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration des services administratifs, grâce à la numérisation et la modernisation de la direction de fiscalité et de recouvrement»</em>, a-t-il déclaré. Mais en disant cela, il mesure sans doute les difficultés auxquelles son gouvernement devra faire face pour réaliser tous ces objectifs, véritables casse-têtes sur lesquels la plupart de ses prédécesseurs au poste ont buté.</p>



<p><em>«Les efforts seront orientés vers la conception de nouvelles approches nationales plus efficaces et le recours aux compétences tunisiennes dans les différents domaines, afin de rétablir la confiance, booster la production et l’exportation, stimuler les investissements et promouvoir les activités prometteuses à haute valeur ajoutée»</em>, a insisté le chef du gouvernement, selon ses propos rapportés par l’agence officielle Tap.</p>



<p><em>«L’amélioration de la situation économique du pays constitue l’une des priorités de l’Etat, qui œuvre à renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes»</em>, a-t-il indiqué, rappelant que le tissu économique a fait face à plusieurs crises, à des transformations géostratégiques mondiales et à des fluctuations économiques conjoncturelles, laissant ainsi entendre que l’économie tunisienne, bien qu’elle soit en crise depuis 2011, enregistrant des taux de croissance annuelle variant entre 1 à 2%, a fait preuve jusque-là d’une résilience remarquable face aux crises mondiales (attaques terroristes, épidémie de Covid-19, guerre en Ukraine…). Une manière de ne voir que la partie pleine du verre&#8230; </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pessimisme de l&rsquo;intelligence  </h2>



<p>L’Etat œuvrera à honorer ses engagements financiers extérieurs, a-t-il enfin insisté, en direction des bailleurs de fonds, sachant que son gouvernement va devoir continuer à s’endetter, alors que le taux d&rsquo;endettement du pays est estimé 77,09% du PIB en 2024 (<a href="https://fr.statista.com/statistiques/719890/dette-nationale-tunisie-par-rapport-au-produit-interieur-brut-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Statista</a>), pour… pouvoir rembourser ses anciennes dettes et couvrir ses dépenses de fonctionnement, selon un schéma qui est reconduit d’une année à une autre depuis 2011, tout en attendant une hypothétique reprise économique qui tarde à pointer à l’horizon. </p>



<p>Selon les prévisions de la Banque africaine de développement (<a href="https://www.afdb.org/fr/pays-afrique-du-nord-tunisie/perspectives-economiques-en-tunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BAD</a>), le taux de croissance du PIB de notre pays, qui a chuté à 0,4% en 2023 en raison de la sécheresse, devrait remonter à 2,1% en 2024 (1,6%, selon une plus récente estimation du ministre de l&rsquo;Economie <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/04/la-tunisie-prevoit-un-taux-de-croissance-de-16-en-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Samir Abdelhafidh</a>) et 2,9% en 2025. Ces taux demeurent très faibles pour permettre la réduction du chômage qui se maintient autour de 15% depuis au moins deux décennies. Et au cours de toute cette période, aucun des nombreux gouvernements qui se sont succédé (une bonne quinzaine) n&rsquo;a réussi à faire bouger le mastodonte.   </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PIjkestlmo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/08/la-relance-de-linvestissement-priorite-de-la-tunisie-pour-2025/">La relance de l’investissement, priorité de la Tunisie pour 2025</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La relance de l’investissement, priorité de la Tunisie pour 2025 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/08/la-relance-de-linvestissement-priorite-de-la-tunisie-pour-2025/embed/#?secret=glmGledkfp#?secret=PIjkestlmo" data-secret="PIjkestlmo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-le-budget-de-letat-pour-2025-ou-la-quadrature-du-cercle/">Tunisie : le budget de l’Etat pour 2025 ou la quadrature du cercle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie saurait-elle maîtriser son déficit budgétaire en 2025 ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-tunisie-saurait-elle-maitriser-son-deficit-budgetaire-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 07:59:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Budget de l’Etat de 2025 accordera une importance cruciale à la maîtrise du déficit budgétaire (7,7% du PIB en 2023 et pour la 3e année consécutive).  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-tunisie-saurait-elle-maitriser-son-deficit-budgetaire-en-2025/">La Tunisie saurait-elle maîtriser son déficit budgétaire en 2025 ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Budget de l’Etat de l’année 2025 accorde une importance cruciale à la maîtrise du déficit budgétaire (estimé à 7,7% du PIB en 2023 et pour la troisième année consécutive) et à l’évitement des dérapages financiers, afin d’assurer la durabilité des finances publiques et réduire le recours à l’endettement, sachant que l’encours de la dette publique a atteint 127,2 milliards dinars et 80,2% du PIB en 2023, contre 25,640 milliards de dinars et 39% du PIB en 2010.</em></strong></p>



<span id="more-13971143"></span>



<p>Selon le <em>«Rapport des hypothèses et des grandes orientations du budget de l’Etat de l’année 2025»</em>, publié sur le site du ministère des Finances, l’objectif pour la période 2025-2027 est de créer l’espace budgétaire nécessaire à l’investissement dans des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation, le transport, et de mobiliser des allocations plus importantes pour développer les infrastructures et attirer davantage d’investissements internationaux.</p>



<p>L’accent sera également mis sur l’appui des catégories vulnérables en travaillant à garantir la stabilité des prix des matières de base et à augmenter les transferts sociaux dans l’objectif de préserver et de consolider le rôle social de l’Etat.</p>



<p>La période 2025-2027 est également cruciale en termes de mise en place des réformes nécessaires qui permettraient d’instaurer, à moyen terme, un modèle de développement intégré et durable, qui serait capable de faire face aux crises et de créer des emplois.</p>



<p>Pour ce faire, les principales priorités retenues pour la période à venir, consistent à rétablir le rythme de production dans les industries extractives, poursuivre le soutien de l’investissement privé et la réalisation de la stratégie nationale pour l’amélioration du climat des affaires et l’accélération de la réalisation des projets publics et privés conformément aux orientations économiques et sociales retenues à l’échelle nationale et celle régionale.</p>



<p>La priorité sera également donnée à l’adoption de politiques financières efficaces basées sur le renforcement des ressources de l’Etat, la rationalisation des dépenses, la lutte contre l’évasion fiscale et l’amélioration de la gouvernance du secteur public.</p>



<p>L’autonomisation économique des catégories vulnérables, l’encouragement de l’initiative privée, le développement de l’économie sociale et solidaire, le soutien du secteur agricole face à la sécheresse, le renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques et l’accélération de la transition énergétique figurent, également, sur la liste des priorités fixées pour la période 2025-2027.</p>



<p>Priorités, objectifs, orientations, hypothèses, projections… On attendra donc de voir comment toutes ces bonnes intentions seront transformés en programmes chiffrés pour pouvoir juger de leur cohérence avec les réalités actuelles du pays et notamment ses capacités financières réelles, au moment où la croissance stagne dangereusement, où l’inflation se maintient à des niveaux historiquement élevés, où le pouvoir d’achat pique nu nez et où l’endettement extérieur atteint des cimes jusque-là inégalés.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap). </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AjSIG9iXf1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/tunisie-budget-de-letat-de-2025-entre-lespere-et-le-possible/">Tunisie : budget de l’Etat de 2025 entre l’espéré et le possible</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : budget de l’Etat de 2025 entre l’espéré et le possible » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/tunisie-budget-de-letat-de-2025-entre-lespere-et-le-possible/embed/#?secret=8CiskvUxjp#?secret=AjSIG9iXf1" data-secret="AjSIG9iXf1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-tunisie-saurait-elle-maitriser-son-deficit-budgetaire-en-2025/">La Tunisie saurait-elle maîtriser son déficit budgétaire en 2025 ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : budget de l’Etat de 2025 entre l’espéré et le possible</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/tunisie-budget-de-letat-de-2025-entre-lespere-et-le-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 07:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[climat des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[évasion fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
		<category><![CDATA[services publics]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13971043</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les objectifs généreux et optimistes du budgets de l'Etat de 2025 tels qu'élaborés par les technocrates du gouvernement.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/tunisie-budget-de-letat-de-2025-entre-lespere-et-le-possible/">Tunisie : budget de l’Etat de 2025 entre l’espéré et le possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Relancer la croissance économique en misant sur les secteurs à haute valeur ajoutée, en améliorant la gestion des risques liés aux changements climatiques et leur impact sur certains secteurs comme l’agriculture et en boostant l’investissement particulièrement dans les secteurs de l’énergie propre, l’économie verte, bleue et circulaire».</em></strong></p>



<span id="more-13971043"></span>



<p>Tels sont les objectifs de la loi de finances et du budget de l’Etat de 2025, selon <em>«Le rapport des hypothèses et des grandes orientations de budget de l’Etat de l’année 2025»</em>, publié sur le site du ministère des Finances.</p>



<p>On est donc là au niveau des intentions et des annonces, qui sont généralement généreuses et optimistes, il reste à savoir comment celles-ci vont-elles pouvoir être mise en œuvre en tenant compte de la situation économique et financière réelle du pays qui, elle, on le sait, est pour le moins frustrante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Wishful thinking</em></h2>



<p>N’oublions pas, dans ce contexte, que la croissance économique a été de 0,4% en 2023 et de 0,2% au cours des six premiers mois de 2024 – difficile de faire pire –, et l’absence de véritable relance économique depuis 2011 ne laisse pas une grande marge de manœuvre au gouvernement.</p>



<p>Comment donc financer tous les généreux objectifs mis en avant par nos chers technocrates? Il va falloir faire preuve d’imagination, de créativité et d’initiative pour espérer trouver les fonds nécessaires à la concrétisation de tant de <em>wishful thinking</em>. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Alors contentons-nous, pour l’instant des bonnes annonces, tout en espérant avoir peut-être les moyens de transformer les belles paroles en actes concrets. Mais ce sera une autre paire de manche, qui exige non pas des <em>inchallah</em> mais des moyens. </p>



<p>Selon donc le gouvernement, la loi de finances et le budget de l’Etat 2025 visent à lutter contre l’exclusion financière et soutenir l’inclusion sociale et économique ainsi qu’à moderniser le régime de change de manière à répondre aux exigences du climat des affaires et à développer ainsi les investissements étrangers.</p>



<p>Il s’agit, aussi, d’améliorer la gouvernance des entreprises publiques et leur gestion financière et de maîtriser, progressivement, les équilibres budgétaires, réduire le recours à l’endettement extérieur et continuer de s’inscrire dans la politique du <em>«compter sur soi»</em>, comme pilier fondamental de la durabilité des finances publiques.</p>



<p>Les autres objectifs, tels qu’énumérés par l’agence officielle Tap, portent sur la poursuite de la réforme fiscale, la lutte contre l’évasion fiscale, l’intégration de l’économie informelle et le renforcement de la justice fiscale, objectifs poursuivis depuis une belle éternité en Tunisie et dans la réalisation desquels notre pays ne semble pas avoir beaucoup avancé. &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>«Soutenir les investissements publics afin de développer l’infrastructure et l’efficacité des services publics en vue d’améliorer le climat des affaires et la compétitivité de l’économie nationale, poursuivre la réforme du secteur de la fonction publique et assurer l’équilibre entre les volets économique et social, et ce, en luttant contre la pauvreté et en garantissant la sécurité sociale à toutes les catégories»</em>, sont autant d’objectifs mentionnées dans le rapport du ministère des Finances.</p>



<p>Enfin, la finalité est d’adopter une politique sociale basée sur la consécration de l’égalité des chances et de la justice sociale, à travers, une série de mesures visant à soutenir les catégories à revenu limité ainsi que les classes moyennes et améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rtDe2csW8F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-tunisie-saurait-elle-maitriser-son-deficit-budgetaire-en-2025/">La Tunisie saurait-elle maîtriser son déficit budgétaire en 2025 ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie saurait-elle maîtriser son déficit budgétaire en 2025 ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-tunisie-saurait-elle-maitriser-son-deficit-budgetaire-en-2025/embed/#?secret=nb9k70nEQj#?secret=rtDe2csW8F" data-secret="rtDe2csW8F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/tunisie-budget-de-letat-de-2025-entre-lespere-et-le-possible/">Tunisie : budget de l’Etat de 2025 entre l’espéré et le possible</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Signature d&#8217;un prêt italien de 50 M€ à la Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/30/signature-dun-pret-italien-de-50-me-a-la-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 09:24:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alessandro Prunas]]></category>
		<category><![CDATA[Antonella Baldino]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Cassa Depositi e Prestiti]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Zouhaier Nouri]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13899700</guid>

					<description><![CDATA[<p>Prêt italien de 50 millions d’euros pour soutenir le budget de l'Etat tunisien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cassa Depositi e Prestiti (CDP-Italie) et la Banque centrale de Tunisie (BCT) ont signé le 28 août 2024 à Tunis un accord de financement pour un prêt d’aide de 50 millions d’euros (environ 169 millions de dinars) pour la contribution au financement du programme d’appui au budget de l’Etat.</em></strong></p>



<span id="more-13899700"></span>



<p>C’est la suite concrète à l’accord signé le 17 avril 2024 à Carthage, à l’occasion de la visite en Tunisie du Premier ministre italienne Giorgia Meloni et vise à renforcer le partenariat entre l’Italie et la Tunisie dans le secteur de l’énergie.</p>



<p>Le contrat a été signé pour la partie tunisienne par le gouverneur de la BCT Fethi Zouhaier Nouri, et pour la CDP, par la responsable de la promotion des entreprises et de la gestion du portefeuille de coopération internationale, Antonella Baldino, en présence de l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas et des représentants du ministère tunisien de l’Économie et de la Planification.</p>



<p>Le financement se concentre en particulier sur les réformes structurelles du secteur énergétique pour encourager la production autonome d’électricité à partir de sources renouvelables et réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles, avec des répercussions positives en termes de durabilité financière et environnementale.</p>



<p>Le prêt est assorti de conditions très avantageuses (remboursement sur 40 ans avec 31 années de délai de grâce et 0% de taux d’intérêt annuel).</p>
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