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	<title>Archives des chiites - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des chiites - Kapitalis</title>
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		<title>Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:44:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le vent tourne au Moyen-Orient pour l’Axe de la Résistance, l’Irak reste la dernière chasse gardée de la République islamique d’Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/les-chiites-vont-ils-perdre-le-pouvoir-en-irak/">Les chiites vont-ils perdre le pouvoir en Irak?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le vent tourne au Moyen-Orient pour l’Axe de la Résistance, l’Irak reste la dernière chasse gardée de la République islamique d’Iran. Aujourd’hui, à l’approche des élections législatives de cette année, il y a une démobilisation de l’électorat chiite dans le centre et le sud et au sein même de certaines formations politiques affidées à Téhéran, certains hommes politiques souhaitent une émancipation de la tutelle iranienne et appellent à ne pas aller à contre-courant de la tendance régionale à l’heure où l’Axe de la Résistance accumule les revers. L’emprise de la République islamique sur l’Irak n’est plus désormais totalement acquise comme ce fut le cas depuis 2003.</em></strong> <em>(Ph. Quel avenir pour les milices chiites irakiennes?)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16748413"></span>



<p>Le quotidien londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a7%d9%84%d8%b9%d8%b1%d8%a7%d9%82-%d8%a7%d9%84%d8%b4%d9%8a%d8%b9%d8%a9-%d9%8a%d8%ae%d8%b4%d9%88%d9%86-%d9%81%d9%82%d8%af%d8%a7%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%a3%d8%ba%d9%84%d8%a8%d9%8a%d8%a9-%d8%a7%d9%84/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al-Arabi</a>, qui s’est livré à une anatomie de la scène politique irakienne, indique que les politiciens chiites de la coalition du Cadre de coordination ont commencé à envisager sérieusement de nouveaux plans pour conserver leur position au sein du gouvernement irakien.</p>



<p>Ces plans incluent l’intégration des factions armées dans la vie politique, l’incitation de leurs partisans à renouveler leurs cartes électorales et à participer le plus largement possible aux élections prévues le 11 novembre. L’objectif est de contrer un mouvement sunnite cherchant à obtenir une majorité politique qui lui permettrait de s’emparer du pouvoir et de renverser un équilibre politique convenu depuis 2003.</p>



<p>Il semble que l’affaiblissement de l’influence iranienne en Irak depuis le renversement du régime de Bachar Al-Assad en Syrie, il y a six mois, l’affaiblissement du pouvoir du Hezbollah au Liban et le rôle décroissant de l’Axe de la Résistance soient autant de raisons qui ont incité les factions à envisager de s’engager en politique.</p>



<p>Atheel Al-Nujaïfi, homme politique sunnite irakien et ancien gouverneur de Ninive, estime que le nouveau parlement sera encore plus à l’abri de l’influence iranienne, le front soutenant cette influence ayant perdu une grande partie de ses partisans.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zw0xkg6cXZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=qRR517BTRm#?secret=zw0xkg6cXZ" data-secret="zw0xkg6cXZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une opposition alternative</h2>



<p>Selon Al-Nujaïfi, le bloc pro-iranien lors de la prochaine législature ne dépassera pas au mieux 30% des sièges du Parlement. Il fonde cet argument sur quatre facteurs, à savoir qu’une grande partie des suffrages exprimés dans le centre et le sud de l’Irak s’étaient déjà opposés à l’influence iranienne lors des dernières élections et ont choisi le mouvement sadriste* et les religieux chiites non alignés sur la République islamique comme le Cadre de coordination.</p>



<p>Cependant le retrait du mouvement sadriste a fait émerger la configuration actuelle du Parlement. Par conséquent, nombre de ces voix d’opposition à l’influence iranienne chercheront une opposition alternative parmi les candidats. </p>



<p>Il a également noté dans un article que les changements régionaux ont renforcé la conviction que l’influence iranienne a considérablement diminué dans la région et que ceux qui seront affidés à cette influence seront confrontés à des crises et des problèmes et ne récolteront ni influence ni gains comme il y a quatre ans.</p>



<p>Il estime également que les performances des blocs vainqueurs n’ont pas été suffisamment satisfaisantes pour que leurs électeurs s’y accrochent, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Volonté de soutenir le changement</h2>



<p>Al-Nujaïfi a également mis en exergue la division du groupe parlementaire qui soutenait l’influence iranienne et la tentative d’une partie de ce groupe de flirter avec les changements qui s’opèrent dans la région et d’éviter de heurter la volonté internationale de soutenir le changement. Il exprime sa conviction que le changement en Irak sera progressif et se fera par le biais d’élections, l’influence d’un parti diminuant tandis qu’un autre se renforçant à ses dépens. Cela ne signifie pas la disparition d’un parti mais simplement que l’influence de l’autre camp s’accentuera.&nbsp;</p>



<p>Les hommes politiques chiites sont au pouvoir en Irak depuis 2003 sans amélioration tangible des services publics qui est pourtant une revendication majeure de la population. Cette situation est aggravée par une corruption généralisée et la mainmise des puissants partis sur les ressources du pays.</p>



<p>Selon la Commission électorale, environ 29 millions d’Irakiens sont en droit de voter le jour du scrutin. Cependant, le nombre de personnes ayant mis à jour leur carte électorale dépasse à peine 21 millions, ce qui signifie qu’environ 8 millions d’Irakiens ne souhaitent pas mettre à jour leurs données.</p>



<p>La perte de ces voix, notamment dans les provinces du centre et du sud, serait importante pour les forces politiques chiites, qui ont donc exhorté leurs partisans à actualiser leur inscription auprès de la commission et à participer aux élections. Ils ont peur de perdre leur siège au gouvernement.</p>



<p>Sadr Al-Din Al-Qabanji, dignitaire religieux chiite et imam de la prière du vendredi à Najaf, a déclaré que la participation électorale dans les provinces de l’ouest à majorité sunnite était plus élevée que dans les régions du centre et du sud considérant cela comme une tentative de <em>«prise de pouvoir»</em> des mains des chiites en Irak.</p>



<p>Fin mai dernier, Al-Qabanji a exhorté chacun à actualiser sa carte électorale, déclarant: <em>«Les statistiques montrent désormais que ceux qui ont opté pour la modernisation dans les provinces de l’ouest sont plus nombreux que dans les provinces du centre et du sud. Il s’agit d’un complot prémédité. Ils ont également déclaré vouloir prendre le pouvoir aux chiites»</em>. Il a ajouté : <em>«Notre position est celle de la Constitution: la majorité politique est celle qui gouvernera indépendamment des discours confessionnels. La Constitution irakienne stipule que la majorité politique a le droit de gouverner»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mbUQfDgbeZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/">Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Négociations avec l’Iran, véritable test pour Donald Trump ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/negociations-avec-liran-veritable-test-pour-donald-trump/embed/#?secret=yCKtHLCsmc#?secret=mbUQfDgbeZ" data-secret="mbUQfDgbeZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Corriger les erreurs passées</h2>



<p>&nbsp;Al-Qabbanji s’est adressé aux chiites en ces termes: <em>«Que chacun renouvelle sa carte électorale et participe activement aux élections afin que nous puissions former la majorité politique. Nous devons nous efforcer de corriger les erreurs électorales passées»</em>. Il a considéré que <em>«les partisans du parti Baas et les ennemis d’Ahl Al-Bayt ** n’accèderont pas au pouvoir tant que nous, les partisans d’Ahl Al-Bayt, serons présents»</em>.</p>



<p>Les craintes chiites de perdre le pouvoir en Irak coïncident avec ce qu’a laissé entendre le député Raad Al-Dahlaki, chef de l’Alliance sunnite Azm dans la province de Diyala. Il a déclaré que les sunnites pourraient accéder au poste de Premier ministre si leurs électeurs participaient à l’actualisation des données électorales soulignant que l’occasion est venue. Dans une déclaration à une station de radio locale, Al-Dahlaki s’est adressé à la population sunnite en ces termes: <em>«Participez aux élections et vous prendrez le poste de Premier ministre»</em>.&nbsp; Il a ajouté: <em>«C’est mon droit lorsque je remporte le plus grand nombre de sièges, que mes régions sont sûres et stables, sans armes, et que je donne à mon peuple la force dont il a besoin. Je garantis aux sunnites que l’occasion est venue. Participez à l’actualisation des données et vous aurez le poste de Premier ministre»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, le député Habib Al-Hilawi, chef du bloc parlementaire Al-Sadiqoun, a affirmé que les tentatives visant à promouvoir l’idée de démettre la principale composante chiite du poste de Premier ministre ne passeront pas, soulignant que cet acquis est intangible.</p>



<p>Al-Halawi a déclaré dans un communiqué au ton très confessionnel relayé par les médias de son bloc: <em>«Ceux qui prônent l’idée d’éjecter la principale composante chiite du poste de Premier ministre ne sont pas seulement de simples rêveurs ou des personnes qui délirent. Nous leur disons clairement : ce sont les gens aux fronts bruns qui dirigent l’Irak, non seulement parce qu’ils constituent la majorité mais aussi parce que ce sont eux qui ont versé leur sang précieux à Mossoul, à Anbar et dans d’autres régions du pays pour préserver l’unité et la souveraineté de l’Irak»</em>.&nbsp; Et Al-Halawi d’ajouter: <em>«Ce sont les enfants de cette composante qui protègent les intérêts de toutes les composantes et non ceux qui ont fui à l’étranger et renoncé à leur patrie en temps de crise»</em>.&nbsp;</p>



<p>Malgré ces affirmations de l’homme politique chiite, des dirigeants de forces politiques tels que Hadi Al-Amiri, chef de l’Organisation Badr, Nouri Al-Maliki, chef de la Coalition pour l’État de droit, Qais Al-Khazali, secrétaire général de l’Asab Ahl Al-Haq et d’autres ont publié des communiqués de presse et des discours télévisés exhortant leurs partisans à participer aux prochaines élections de novembre.</p>



<p>L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Le Kataëb Hezbollah (le Hezbollah irakien), dont les membres et les sympathisants sont également membres du mouvement, a également exprimé son soutien au bloc parlementaire Houqouq et à son chef le député Hussein Mounes.</p>



<p>Dans un communiqué publié par le responsable de la sécurité des Kataëb Abou Ali Al-Askari, ce dernier a déclaré: <em>«Les prochaines élections législatives revêtent une importance capitale compte tenu des transformations régionales et internationales qui caractérisent cette période critique. Tout en soulignant la nécessité d’accélérer la mise à jour des cartes d’électeurs et de préparer pleinement les prochaines élections afin de garantir les droits des citoyens et d’assurer leur représentation dans cette compétition effrénée, nous affirmons que les Kataëb Hezbollah soutiendront la liste du Mouvement Houqouq dirigée par notre cher frère Husseïn Mounes compte tenu du dévouement du mouvement à défendre les causes de la nation et les droits de notre cher peuple»</em>.</p>



<p><strong><em>Notes: </em></strong></p>



<p><em>*&nbsp;Mouvement national irakien islamique dirigé par Moqtada Al-Sadr. Il reçoit un large soutien de la part de la société irakienne, en particulier de la population chiite et des pauvres.</em></p>



<p><em>** Terme désignant les descendants du prophète dans doctrine chiite.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QscFHMA2jR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/">L’heure des Houthis est-elle venue?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’heure des Houthis est-elle venue? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/25/lheure-des-houthis-est-elle-venue/embed/#?secret=QZPncZWFTs#?secret=QscFHMA2jR" data-secret="QscFHMA2jR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 08:09:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La levée des sanctions est la seule issue pour donner au peuple syrien qui souffre une chance de reconstruire son pays et d’avoir un meilleur avenir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Syrie est sur la voie de la réhabilitation internationale. La chaîne israélienne I24 a indiqué que le président américain Donald Trump rencontrera le président syrien Ahmad Al-Charaa en marge de sa prochaine visite en Arabie saoudite. En même temps, de plus en plus de voix influentes appellent à la levée des sanctions économiques contre la Syrie afin de lui permettre de se relever. Si la situation économique et financière désastreuse se poursuit, le pays s’enfoncera de nouveau dans le chaos, comme le souhaitent ceux qui aimeraient voir le nouveau pouvoir échouer. Le succès d’Al-Charaa est tributaire de la levée des sanctions.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16089448"></span>



<p>Le magazine britannique <a href="https://www.economist.com/leaders/2025/04/02/lift-sanctions-to-give-syria-a-chance-of-rebuilding" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>, bible de l’establishment occidental, a consacré son éditorial à la Syrie post-Assad, plaidant pour la levée des sanctions qui ont épuisé le grand pays du Levant et pour permettre au nouvel homme fort de la Syrie de réussir.  </p>



<p><em>The Economist</em> dresse tout d’abord un tableau noir de la conjoncture actuelle avec une économie agonisante qui épuise la population, une situation politique instable et des centaines de personnes, peut-être plus, qui ont été tuées à cause de la violence sectaire.</p>



<p>Cependant, un sondage réalisé par le magazine britannique dans les jours précédant et suivant le déclenchement des violences en mars dernier a montré que les Syriens semblaient étonnamment optimistes, ce que le magazine considère comme une opportunité à ne pas gâcher aussi bien pour le président Al-Charaa que pour les pays occidentaux désireux d’aider la Syrie à se relever.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Al-Charaa bénéficie d’une opinion favorable</h2>



<p>L’enquête d’opinion indique que 70% des Syriens issus de l’ensemble des régions du pays et des différents groupes ethniques et religieux ont exprimé leur optimisme quant à l’avenir de leur pays. Environ 80% d’entre eux estiment avoir aujourd’hui plus de liberté que sous Al-Assad, avec un pourcentage similaire d’opinion favorable à M. Al-Charaa. Également, deux tiers des personnes interrogées estiment que la sécurité s’est améliorée malgré les affrontements.</p>



<p>L’éditorial souligne néanmoins que ces chiffres doivent être lus avec prudence dans un pays souffrant de traumatismes psychologiques et manquant d’une grande expérience en matière de liberté d’expression. Ils indiquent, toutefois, que malgré de profondes divisions –notamment entre la majorité musulmane sunnite et la minorité alaouite autrefois dominante–, les Syriens font toujours confiance à Al-Charaa pour tenter de reconstruire le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BcnZzxBgGy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/">Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie | Ahmed Al-Charaa pourra-t-il tenir longtemps? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/syrie-ahmed-al-charaa-pourra-t-il-tenir-longtemps/embed/#?secret=5aNM9oZZ8T#?secret=BcnZzxBgGy" data-secret="BcnZzxBgGy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Depuis qu’il a pris ses fonctions de président par intérim fin janvier, Al-Charaa a pris certaines mesures pour répondre aux attentes des Syriens. Au cours du week-end, il a tenu la promesse qu’il avait faite de nommer un gouvernement intérimaire, un gouvernement ne contenant pas uniquement des sunnites mais représentatif des différentes communautés présentes en Syrie avec des ministres kurde, alaouite, chrétien et druze.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Empêcher de nouvelles violences sectaires</h2>



<p><em>The Economist</em> salue la formation de ce nouveau gouvernement qui apaiserait les inquiétudes en particulier si les ministres disposaient d’une réelle autorité pour mener à bien les tâches qui leur sont assignées. Cela pourrait également apaiser les inquiétudes concernant la tendance d’Al-Charaa à concentrer le pouvoir entre ses mains.</p>



<p>Le magazine britannique conseille au président syrien d’exploiter ce climat de soutien populaire pour achever l’unification des groupes armés disparates de Syrie et pour empêcher l’éclatement de nouvelles violences sectaires.</p>



<p>Cependant, le plus grand défi auquel le président est confronté reste de relancer l’économie syrienne dévastée. Le magazine rapporte que le président Al-Charaa n’a pas payé les salaires de la plupart des fonctionnaires depuis qu’il a pris le contrôle de Damas en décembre et qu’il y a une pénurie d’argent. Si les conditions ne s’améliorent pas rapidement, sa popularité actuelle ne devrait pas durer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ik4ZWCTQOI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/">La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réintégration des réfugiés de retour est le plus grand défi de la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/la-reintegration-des-refugies-de-retour-est-le-plus-grand-defi-de-la-syrie/embed/#?secret=4dzXaODJfE#?secret=Ik4ZWCTQOI" data-secret="Ik4ZWCTQOI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’un des principaux obstacles ce sont les sanctions occidentales contre la Syrie, qui n’ont pas encore été levées. Imposées dans le but d’isoler Al-Assad, elles entravent désormais les tentatives du nouveau gouvernement de reconnecter la Syrie à l’économie mondiale.</p>



<p>Ces sanctions empêchent les entreprises étrangères d’investir dans la reconstruction et restreignent l’accès de la Syrie au système bancaire mondial rendant pratiquement impossible pour le pays d’obtenir le paiement des marchandises qu’il exporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La levée des sanctions est la seule issue </h2>



<p>La Syrie a été contrainte d’acheter du pétrole russe transporté par bateau en raison des sanctions américaines. Sans investissements étrangers suffisants et sans recettes d’exportation, le président Al-Charaa ne peut pas œuvrer à la relance de l’économie du pays.</p>



<p><em>The Economist</em> met en garde contre l’hésitation des États-Unis et de l’Europe à lever ces sanctions et considère que cette attitude est une erreur. Si l’économie syrienne continue de se détériorer, les seuls bénéficiaires seront les extrémistes et tous ceux qui ont intérêt à créer le chaos. Dans ce cas, la violence éclatera inévitablement de nouveau.</p>



<p>La levée des sanctions est la seule issue pour donner au peuple syrien qui souffre depuis longtemps une chance de reconstruire son pays et d’avoir un meilleur avenir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/04/appel-a-la-levee-des-sanctions-contre-la-syrie/">Appel à la levée des sanctions contre la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les classes populaires chiites au Liban demeurent très attachées au Hezbollah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/les-classes-populaires-chiites-au-liban-demeurent-tres-attachees-au-hezbollah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 07:54:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Lina Khatib]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14214088</guid>

					<description><![CDATA[<p>La majorité des chiites du Liban demeurent attachés au Hezbollah qui leur procure les aides nécessaires durant la guerre . </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/les-classes-populaires-chiites-au-liban-demeurent-tres-attachees-au-hezbollah/">Les classes populaires chiites au Liban demeurent très attachées au Hezbollah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’exception de quelques rares voix chiites libanaises qui s’élèvent pour critiquer le Hezbollah et qui sont insultées et qualifiés de «chiites des ambassades» sous-entendant qu’ils seraient des traîtres à la solde des puissances occidentales, la majorité des chiites du Liban, surtout ceux appartenant aux classes populaires, demeurent attachés au parti pro-iranien qui leur procure les aides nécessaires durant la guerre et dont ils disent être sûrs qu’il leur reconstruira leurs maisons détruites comme en 2006. Toutefois, personne ne sait comment se terminera la guerre, si le Hezbollah aura les moyens pour reconstruire ce qui a été dévasté et surtout si le bailleur de fond iranien répondra présent et signera un gros chèque.</em></strong> <em>(Ph. AFP).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14214088"></span>



<p>Le journal britannique <em>The Observer</em>, version du week-end du <em><a href="https://www.theguardian.com/world/2024/oct/13/lebanon-shia-faith-hezbollah-food-cash-medicines-conflict">Guardian</a></em>, a publié une enquête préparée par Ruth Michaelson et William Christou dans laquelle ils affirment que les chiites du Liban s’accrochent toujours au Hezbollah estimant que celui-ci prend pleinement soin d’eux car il fournit aux déplacés nourriture, médicaments et abri.&nbsp;</p>



<p>Lorsque la famille Sabra a fui les bombardements israéliens de Marj Oyoun, dans le sud du Liban, pour se réfugier dans la banlieue sud en octobre de l’année dernière, l’aide mensuelle du Hezbollah, une somme de dollars, l’a aidée à n’avoir besoin de personne et à ne plus avoir faim.</p>



<p>Lorsqu’ils ont été déplacés une deuxième fois dans une ville de montagne autour de la capitale, des repas, des colis alimentaires et même des produits de nettoyage sont parvenus d’une organisation liée au parti et leur ont permis de continuer à vivre sans problèmes. <em>«Ils prennent incroyablement bien soin de nous et avec tout ce qui se passe actuellement, ils ne nous laissent jamais seuls»</em>, a déclaré Hind Sabra (qui n’est pas son vrai nom). Quatorze personnes issues de trois familles vivent dans sa maison, chacune recevant 200 dollars par mois ainsi que des médicaments à prix réduit et des colis alimentaires contenant du riz, de l’huile, des haricots et du thon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un parti omniprésent</h2>



<p>La nourriture, les médicaments et l’argent font partie d’un réseau de soutien que le Hezbollah entretient depuis longtemps, notamment une banque qui a prospéré au milieu des années de crise financière que traverse le Liban, un fonds qui prend en charge les familles des personnes tuées au combat et une organisation de protection sociale responsable pour avoir distribué de l&rsquo;argent à des dizaines de milliers de personnes déplacées dans le pays plus tôt cette année selon un responsable du Hezbollah.</p>



<p>Pendant deux décennies, le parti a dominé la fragile politique libanaise et a également contrôlé des aspects importants des secteurs industriel, agricole et de la construction.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W7GzxM8qtL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/">Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/embed/#?secret=PCMEOkUv6C#?secret=W7GzxM8qtL" data-secret="W7GzxM8qtL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Lina Khatib, de Chatham House à Londres, affirme que la place du parti s’est renforcée au point qu’il est désormais capable d’influencer et de contrôler l’État libanais à l’intérieur et à l’extérieur de ses institutions.</p>



<p>Des pays occidentaux comme les États-Unis et la Grande-Bretagne ont imposé des sanctions au parti et l’ont classé comme organisation terroriste même s&rsquo;il se compose d&rsquo;une organisation militaire et d&rsquo;une aile politique représentée par des députés au parlement libanais et bénéficie d’un fort soutien populaire parmi la classe ouvrière chiite libanaise qui voit en lui un protecteur de ses intérêts et un important défenseur contre la force militaire israélienne.</p>



<p>Le journal a cité des chiites du Liban qui ont été déplacés ces dernières semaines après l’escalade israélienne et les intenses bombardements aériens sur Beyrouth et les régions du sud du pays se disant confiants dans la capacité du Hezbollah à leur fournir une protection, à reconstruire leurs maisons et à les indemniser en temps opportun à l’avenir.</p>



<p>Toutefois avec plus d’un million de personnes désormais déplacées, selon les chiffres du gouvernement libanais, l’absence de tout signe d’un cessez-le-feu imminent et les assassinats israéliens visant les dirigeants du Hezbollah, l’escalade actuelle pourrait mettre à l’épreuve la capacité du Hezbollah à soutenir sa base sur le long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un deuxième Gaza</h2>



<p>Le journal rappelle que Benjamin Netanyahu a appelé le peuple libanais à défier le Hezbollah et à lui reprendre le pays ce qui indique un changement dans les objectifs d’Israël au Liban. le Premier ministre israélien a en effet indiqué que l’un des objectifs de la politique israélienne est désormais de changer la direction politique du pays au lieu de se concentrer sur la frappe du Hezbollah dans le sud. Il a menacé les Libanais que s’ils ne le faisaient pas, le Liban pourrait devenir un deuxième Gaza.</p>



<p><em>The Observer</em> a cité Sam Heller, analyste chez Century International, disant que beaucoup dépend de l’étendue de la capacité des forces israéliennes à avancer dans le sud du Liban ainsi que de la clarté des dirigeants israéliens quant à leurs objectifs. Il a ajouté: <em>«Si Israël réoccupait certaines parties du sud du Liban déplaçant des centaines de milliers de personnes qui constituent la base de soutien du Hezbollah, cela infligerait de réelles souffrances et, je pense, affaiblirait probablement l’organisation et compliquerait considérablement sa capacité à fournir des soins à ces gens.»</em></p>



<p>La guerre de 2006 a fait 1 200 morts et plus de 4 400 blessés, selon les chiffres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). La vague actuelle a provoqué le déplacement d’environ 900 000 personnes en un mois de combats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La population fait confiance </h2>



<p>Mona Talib, 41 ans, une enseignante qui a fui la banlieue sud vers les zones montagneuses entourant la capitale en quête de sécurité, craint que la guerre ne se poursuive plus longtemps que celle de 2006 et qu’elle cause davantage de dégâts. Cependant, elle affirme que la communauté chiite du Liban a placé sa confiance dans le Hezbollah et dans son bilan de reconstruction après la fin des combats en 2006 et a cité ce qu’elle a décrit comme sa foi profonde dans la victoire finale de l&rsquo;organisation. Elle a déclaré: <em>«Même si je perds ma maison, je sais qu’elle sera reconstruite. Cela peut prendre du temps, mais cela finira par arriver. Les gens ont une grande confiance dans la reconstruction de leurs maisons que ce soit dans la banlieue sud de Beyrouth, dans le sud du Liban ou dans la vallée de la Bekaa. Les gens retournent dans le passé, se souviennent de ce qui leur est arrivé et construisent leur avenir sur cette base.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="epgXGZLUT0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/">Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/embed/#?secret=P88mYbzKBJ#?secret=epgXGZLUT0" data-secret="epgXGZLUT0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Talib a évoqué l&rsquo;expérience d’une amie proche qui vivait au cœur de la banlieue: <em>«Son immeuble a été complètement détruit pendant la guerre de 2006. Ils ont récupéré leur maison et je lui ai rendu visite dans l’ancienne maison et j’ai vu la nouvelle maison de mes propres yeux.»</em></p>



<p>Toutefois, Hachem Haidar qui dirige l’agence de développement régional du gouvernement libanais connue sous le nom de Conseil du Sud-Liban, n’en est pas si sûr. Il a déclaré que les bombardements israéliens en cours qui ont complètement détruit les villes et villages proches de la frontière actuelle avec Israël ont rendu difficile la détermination des dégâts. Concernant la question de savoir si le Hezbollah indemniserait plus tard ceux qui ont perdu leur maison comme il l’a promis récemment, il a déclaré: <em>«Franchement, je ne sais pas»</em>.</p>



<p>Ahmed Noureddine (nom d’emprunt), 26 ans, a déclaré qu’il a vécu pendant plusieurs jours dans un abri temporaire géré par le Hezbollah mais qu’il était bondé même s’ils lui ont fourni l’essentiel de l’eau, de la nourriture et des médicaments. Cependant, l’expérience n’était pas confortable et il est parti dans un autre endroit. Comme Talib, il est redevable à Al-Qard Al-Hassan, la banque du Hezbollah que les États-Unis ont sanctionnée en 2007 pour ses liens avec le parti.</p>



<p>Concernant la justification de sa décision d&rsquo;imposer des sanctions à sept des banquiers de l&rsquo;ombre du Hezbollah en 2021, le Trésor américain a considéré que la Fondation Al-Qard Al-Hassan se déguise en organisation non gouvernementale tout en fournissant des services bancaires qui soutiennent le Hezbollah en contournant les réglementations et thésaurise la monnaie dont l’économie libanaise a désespérément besoin.</p>



<p>Noureddine a déclaré qu’il n’était pas inquiet du remboursement de son prêt de 6 000 dollars auprès de la Fondation Qard Al-Hassan, qui ne demanderait pas de remboursement pendant la guerre. Talib, qui a emprunté 3 000 dollars à la même institution, reste convaincue qu’elle ne lui demandera pas de la rembourser en temps de guerre pointant du doigt les personnes qui ont reçu le prix de leurs dépôts d’or détruits lors de raids il y a vingt ans.</p>



<p><em>«Les gens font confiance à cette institution et la confiance est plus importante que la protection»</em>, dit-il. Et ajoute: <em>«Ce parti, si spécial, a libéré leurs terres et leur a donné une chance de retourner dans leurs villages et de profiter de la vie et il restera avec eux même s’il perd ses dirigeants. Il ne perdra pas la guerre. Les gens font confiance au parti sur la base de leurs expériences antérieures et il n’y a pas de guerre sans pertes et sans vainqueur.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IJfsJxmpcQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/entre-le-hezbollah-et-israel-ca-sera-le-feu-et-la-fureur/">Entre le Hezbollah et Israël, ça sera le feu et la fureur!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre le Hezbollah et Israël, ça sera le feu et la fureur! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/04/entre-le-hezbollah-et-israel-ca-sera-le-feu-et-la-fureur/embed/#?secret=WEFCMn2oVZ#?secret=IJfsJxmpcQ" data-secret="IJfsJxmpcQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Iran-Israël : Ne nous trompons pas d’ennemis ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/03/iran-israel-ne-nous-trompons-pas-dennemis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 10:12:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Hassan Nasrallah]]></category>
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		<category><![CDATA[Sémia Zouari]]></category>
		<category><![CDATA[sunnites]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le moment seul l’Iran et ses alliés chiites du Hezbollah et du Hamas ont mis du baume au cœur de nos frères palestiniens tant à Gaza qu’en Cisjordanie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/03/iran-israel-ne-nous-trompons-pas-dennemis/">Iran-Israël : Ne nous trompons pas d’ennemis ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous présentons ci-dessous un aperçu historique pour essayer d’analyser le rôle de l’Iran chiite dans le sanglant conflit au Moyen-Orient et expliquer la sympathie que ce pays suscite auprès de beaucoup d’Arabes sunnites et notamment de Tunisiens, avec l’espoir d’un nouvel ordre mondial après le chaos.</em></strong></p>



<p><strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-14111217"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-4519025" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Nonobstant la forte solidarité naturelle avec le géant iranien (qui s’est engagé loyalement, même si modestement, à défendre la cause palestinienne contre l’occupation et la persécution de l’Etat voyou d’Israël et de ses dirigeants suprémacistes criminels de guerre responsables de l’assassinat du cheikh Hassan Nasrallah), les Tunisiens ne doivent pas oublier que la Tunisie a partagé avec la Perse une longue histoire commune lorsque le califat fatimide de Mahdia donnait le pouvoir politico-religieux à la minorité chiite persécutée par la dynastie abbasside de Bagdad, dans une lutte de pouvoir fratricide sanglante où chaque camp accusait l’autre de falsifier l’histoire islamique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiisme en Tunisie</h2>



<p>Aujourd’hui majoritairement sunnite, principalement malékite, la Tunisie tend à occulter, voire refuser d’assumer son passé fatimide chiite et ce lien qui suscite chez les Iraniens une grande fascination pour la ville de Mahdia et l’histoire brillante de Moez Lidinillah El-Fatimi qui porta haut l’étendard de l’islam chiite et fut le fondateur de la ville du Caire.</p>



<p>Pourtant l’Iran n’est pas aujourd’hui notre ennemi, même si le régime de Bourguiba l’a ostracisé pour son financement probable du mouvement islamiste de Rached Ghannouchi, largement inspiré des doctrines khomeinistes, et responsable des attentats terroristes de 1986 contre des touristes à Monastir et Sousse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PmyIEiBpMk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/">Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le grand projet sioniste de domination du Moyen-Orient et la guerre contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/02/le-grand-projet-sioniste-de-domination-du-moyen-orient-et-la-guerre-contre-liran/embed/#?secret=YXtdOgbrOB#?secret=PmyIEiBpMk" data-secret="PmyIEiBpMk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>D’ailleurs, il est remarquable que certaines familles tunisiennes réputées malékites et dont les théologiens se sont longuement illustrés à l’Université de la Zitouna, à l’instar des Enneifar, revendiquent leur filiation chérifienne à l’imam Hussein donc très probablement chiite. C’est peut-être pour cette raison que l’ambassade d’Iran a offert sa collaboration en 2014 pour archiver et organiser la bibliothèque des manuscrits (<em>makhtoutats</em>) du cheikh Mohamed Salah Enneifar, hérités de sa longue ascendance de théologiens, sachant qu’il était considéré comme l’étendard d’un islam rigoriste, vilipendé hargneusement par Bourguiba et sa volonté d’imposer un islam analogue à celui de Mustapha Kamel Ataturk en Turquie, allant jusqu’à fermer l’Université de la Zitouna et à mettre ses théologiens récalcitrants à la retraite d’office.</p>



<p>Le schisme religieux chiite-sunnite a toujours été, du reste, perfidement exploité par l’Occident pour instrumentaliser la chute de l’empire ottoman et le déposséder de son autorité morale et religieuse sur les lieux saints de l’Arabie au profit de l’actuelle dynastie wahhabite des Al Saoud dont l’ancêtre fut aux côtés des Britanniques pour fomenter la révolte armée contre les Ottomans, menée via l’agent militaire britannique Lawrence, érigé en héros de l’indépendance des pays du Golfe, alors qu’il n’avait fait que servir les intérêts politico-économiques du Royaume-Uni.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eclatement du monde musulman</h2>



<p>Historiquement, les Britanniques n’ont pas cessé de fomenter la dissension entre chiites et sunnites pour affaiblir la oumma islamique et recomposer le Moyen-Orient en Etats rivaux, voire ennemis, quitte à sournoisement rayer de la carte le Kurdistan qui compte plus de 38 millions de Kurdes disséminés entre l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Turquie, l’Arménie, l’Azerbaidjan… Et à finalement créer les Etats de la Jordanie et d’Israël aux dépens de la Palestine historique principalement.</p>



<p>Par la suite, la création de la Ligue des Etats arabes (LEA) en 1945 poursuivait le même objectif d’éclatement du monde musulman séparé des deux puissances turque et iranienne et affaibli par les luttes orchestrées et instrumentalisées. C’est pourquoi cette LEA (constituée de <em>«moulouks tawaef»</em> et d’Etats sous tutelle coloniale, aux frontières soigneusement dessinées par les impérialismes occidentaux) n’a pas pu empêcher la création de l’Etat d’Israël et la Nakba palestinienne en 1948. Aujourd’hui encore elle reste <em>«un machin»</em> budgétivore et inutile, sauf à accorder des salaires faramineux à des hauts fonctionnaires bénéficiant du pouvoir régalien de dirigeants aux ordres de qui on sait.</p>



<p>Israël devait être et continue de constituer une tête de pont occidentale, à l’origine de continuels conflits armés destinés à maintenir constamment la région sous tension pour mieux en contrôler les ressources en hydrocarbures.</p>



<p>Ce fut et cela reste la stratégie de la perfide Albion pour l’approvisionnement de sa flotte marine et de ses transports terrestres, aériens et ferroviaires conformément à la transition énergétique de la vapeur vers le moteur à combustion alimenté au pétrole, engagée au début du 20e siècle.</p>



<p>Le Royaume-Uni reste à ce jour l’idéologue et l’architecte des impérialismes occidentaux avec la complicité française historique dans les accords de Sykes-Picot. Combien de fois ai-je médité les déclarations du spécialiste de la région Mena, le brillant diplomate britannique du Foreign Office Alistair Burt… Les Américains suivent les stratégies élaborées par les Britanniques…</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran chiite diabolisé</h2>



<p>Pourquoi dès lors s’étonner de ce que l’Iran chiite ait été davantage diabolisé et cloué au pilori lorsque le Chah a décidé de nationaliser son pétrole aux dépens des multinationales britanniques et américaines qui se gavaient de son exploitation?</p>



<p>Des décennies après la révolution islamique de 1978, et malgré tout le rejet du régime des Ayatollahs et les multiples manœuvres de déstabilisation, l’Iran est actuellement la première puissance de la région, probablement détentrice de l’arme de dissuasion nucléaire, en rivalité avec l’Arabie Saoudite, remise en cause pour sa gestion partiale des lieux saints de l’islam et elle-même en course pour l’acquisition de l’arme nucléaire en collaboration avec le Pakistan, sans que cela suscite l’ire d’un gendarme occidental.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dyWJ0DTlES"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/03/iran-israel-au-dela-de-la-transe-collective/">Iran-Israël : Au-delà de la transe collective</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran-Israël : Au-delà de la transe collective » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/03/iran-israel-au-dela-de-la-transe-collective/embed/#?secret=6fQvMlDtgt#?secret=dyWJ0DTlES" data-secret="dyWJ0DTlES" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Israël craint l’Iran à juste titre, avec la rancune tenace à l’encontre des descendants de Nabuchodonosor II qui détruisit le temple de Jérusalem et chassa les juifs au 7<sup>e</sup> siècle avant J.-C. sur les chemins de l’errance et de l’exil…</p>



<p>De leur côté, les monarchies du Golfe ont entretenu sciemment la diabolisation des chiites alors qu’au total leur nombre ne dépasse pas les 120 millions de fidèles dans le monde, tandis que les sunnites sont majoritaires avec plus d’un milliard de fidèles et ont toute latitude de persécuter une minorité chiite, réputée pour sa vision révisionniste de l’islam tel que prônée par les adeptes du calife Aboubaker Essedik, arrivé au pouvoir, selon les historiens, via l’entregent de sa fille Aïcha dont les milices seraient à l’origine de la mort de Fatma, l’unique véritable fille du Prophète, suite à une fausse couche provoquée par son agression. Son mari, Ali, cousin et gendre du Prophète, et leurs enfants, Hassen et Hussein finiront eux aussi assassinés sur l’autel de la traîtrise fratricide et des accusations croisées des deux camps rivaux…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiites arabes</h2>



<p>Mais aujourd’hui, contrairement aux volontés totalitaires des dirigeants sunnites, chaque pays du Machrek possède une population chiite, trop souvent persécutée, dont il doit tenir compte.</p>



<p>A l’instar de l’Arabie Saoudite dont les principales ressources en hydrocarbures se trouvent en zone chiite, face à l’Iran.</p>



<p>Aux Émirats arabes unis la population dubaiote est à 40% d’origine chiite iranienne et c’est elle qui fait la fortune de Dubaï, port de contournement de l’embargo contre l’Iran, dont elle assure l’approvisionnement au prix fort, entre autres des phosphates tunisiens, listés produits prohibés par les Américains en raison de leur teneur en uranium.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rcBr0F4aRd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/pendant-le-hezbollah-se-faisait-decimer-liran-draguait-les-occidentaux-a-new-york/">Pendant que le Hezbollah se faisait décimer, l’Iran draguait les Occidentaux à New York</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pendant que le Hezbollah se faisait décimer, l’Iran draguait les Occidentaux à New York » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/30/pendant-le-hezbollah-se-faisait-decimer-liran-draguait-les-occidentaux-a-new-york/embed/#?secret=z2Idd5TuHd#?secret=rcBr0F4aRd" data-secret="rcBr0F4aRd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Au Koweït les chiites sont bien présents et audibles jusqu’au parlement.</p>



<p>En Irak, ils sont majoritaires et s’opposent aux sunnites financés par les autres pays du Golfe pour retrouver leur suprématie avec la complicité des Américains et leur milices autoproclamées islamistes qui ont ensanglanté et pillé l’Irak et ses richesses, après avoir été formées et entraînées dans la base militaire américaine d’Al-Zarkaa, en Jordanie.</p>



<p>Au Qatar, les chiites et les Iraniens sont considérés comme des alliés plus fiables que <em>«la grande sœur saoudienne»</em> qui a fomenté une tentative de coup d’Etat contre l’émir Tamim, en 2018, déjouée grâce à la garde prétorienne turque mise à sa disposition par le <em>«frère Erdogan»</em> dans le cadre de la solidarité commune avec la mouvance des Frères musulmans.</p>



<p>Au Yémen, berceau de civilisation de l’Arabie bienheureuse, victime de l’odieuse attaque massive de la coalition arabe en 2015, ce sont les Houthis, chiisés suite au séjour iranien de leur leader religieux, qui subissent la répression et la confiscation de larges pans de leurs territoires par l’Arabie Saoudite. Ils résistent témérairement à la loi de la jungle qui ensanglante la région et aux continuelles ingérences saoudiennes, soutenues par l’armée égyptienne, comme en 1962 lors de la présidence de Gamal Abdel Nasser.</p>



<p>Aujourd’hui qualifiés de rebelles terroristes par l’Occident, ces Houthis sont en réalité les aristocrates du Yémen, les descendants de la reine de Saba et les véritables possesseurs du Yémen, <em>«cimetière des empires»</em> et citadelle imprenable.</p>



<p>Enfin n’oublions pas les minorités chiites alaouites de Syrie qui sont au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle, celles du Liban menées par le Hezbollah et légitimées par leur lutte victorieuse contre les invasions israéliennes.</p>



<p>Contrairement à ce qui s’est répandu sur les réseaux sociaux, en résonance avec les thèses sionistes, occidentales et celles de leurs complices maronites dans le massacre du camp palestinien de Sabra et Chatila, le Hezbollah est considéré par les Libanais comme <em>«un mouvement de lutte nationale contre l’hégémonie sioniste et ses agressions contre tous ses voisins», </em>selon les propos de l’ambassadeur libanais Sami Kronfel, au Conseil permanent de la francophonie, à Paris en 1996.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La trahison des «normalisateurs»</h2>



<p>Rien n’est plus triste pour nous autres Tunisiens, observateurs impuissants de la débâcle en Palestine occupée et au Liban et des crimes de guerre sionistes, de voir l’Iran, leur défenseur le plus engagé, se trouver la cible d’une probable attaque massive du camp occidental ouvertement et brutalement pro-sioniste, dont l’issue serait fatale à ce magnifique et beau pays, berceau de la plus grande civilisation de la région.</p>



<p>Mais l’histoire des Croisades subies par notre monde musulman durant des siècles, à l’instigation de ce même Occident dominateur, arrogant, brutal et suprémaciste, nous apprend que seule l’union du camp musulman avait pu déjouer ses attaques et ses massacres, au nom de la <em>«libération du tombeau du Christ»</em>, ce prophète de Palestine, sémite, livré au lynchage le plus indigne par un Ponce Pilate venu de Rome et stigmatisé par de cupides marchands du Temple.</p>



<p>L’avenir nous dira si la traîtrise, la non-assistance aux Palestiniens, la peur de perdre des pouvoirs illégitimes et chancelants, l’opportunisme des pays qui ont normalisé avec l’Etat voyou d’Israël et ses dirigeants criminels de guerre leur aura rapporté plus que le déshonneur…</p>



<p>&nbsp;Pour le moment seul l’Iran et ses alliés chiites du Hezbollah et du Hamas ont mis du baume au cœur de nos frères palestiniens tant à Gaza qu’en Cisjordanie. Ne laissons pas dire que ce sont des terroristes alors que ce sont des mouvements légitimes de lutte contre l’occupation et la colonisation. Les véritables terroristes sont ceux qui massacrent depuis près d’un siècle pour spolier les terres et les maisons des Palestiniens.</p>



<p>Espérons que d’un mal viendra un bien, que la Palestine recouvrira ses droits et que l’Onu se restructurera pour un nouvel ordre mondial débarrassé des monstruosités de cet Occident impérialiste et dominateur qui refuse d’admettre que le temps des colonisations, des massacres et du pillage du Tiers-monde est révolu.</p>



<p>* <em>Diplomate.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2wrSYxfZZU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/">Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le timing de la guerre entre Israël et le Hezbollah ne convient pas à l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/le-timing-de-la-guerre-entre-israel-et-le-hezbollah-ne-convient-pas-a-liran/embed/#?secret=vqXyTOA1tb#?secret=2wrSYxfZZU" data-secret="2wrSYxfZZU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jul 2024 07:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbassides]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul Malek Ibn Marwane]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Hajjaj Ibn Youssouf]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Omeyyades]]></category>
		<category><![CDATA[prophète Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[Ubaidallah Ibn Ziyed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est le contexte historique, religieux, politique et linguistique de la rédaction di Coran ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Livre de l’au-delà, le Coran en provient-il ? Ce n&rsquo;est pas à cette question que cet ouvrage s’efforce de répondre, préoccupé par la recherche des éléments matériels qui composent le corpus coranique ainsi que l’analyse de la pensée qui le sous-tend.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13522065"></span>



<p>Cette recherche a mis à contribution nombre de techniques modernes d’investigation&nbsp;des écrits dans leurs formes et leurs supports (épigraphie, paléographie, radioactivité du Carbone 14), mais aussi dans leurs contenus (philologie, herméneutique), afin de déterminer la teneur des écrits coraniques, le contexte historique, religieux, politique, linguistique, de leur rédaction.</p>



<p>Or il s’avère que la langue utilisée dans le Coran est celle du Hedjaz du VIIe siècle de l’ère Universelle (eU), celle qui a été qualifiée d’authentique claire (<em>fosha</em>), mais dont les règles&nbsp;ont été souvent ignorées au bénéfice des contraintes imposées par la rime. Et elle est parsemée de mots étrangers allant de l’Hébreu et l’Araméen (<em>moshaf, salat, zakat, shahid</em>)&nbsp; au Grec (<em>qostas</em>), et à l’Ethiopien (<em>Jibt, Taghout</em>).</p>



<p>Quant à l&rsquo;écriture arabe cursive arrondie, la plus ancienne semble se situer chez les Nabatéens (Pétra) au 3e siècle eU, contemporaine de l’Etat arabe de Palmyre, inscrite sur de la roche, une écriture graphique d’ailleurs apparentée à celle des Nabatéens, sans voyelles, ponctuations, ni diacritiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fait religieux et conjoncture historique</h2>



<p>Le nom de Mohamed, fait sa première apparition sur une pièce de monnaie vers 698 eU, soit 66 ans après la Hijra. Et une formule utilisée usuellement de nos jours, telle que <em>«La Ilaha illa Allah Mohamed Rassoul Allah»</em>, gravée sur la mosquée du Dôme du Rocher construit par le Calife Omeyyade Abdulmalak Ibn Marwane, n’avait jusque-là pas eu de précédent, du moins accompagnée du nom du prophète. Seul <em>«La ilaha illa Allah»</em> avait été utilisée. Et il s’avère que des noms tels que Rahmane étaient connus au Yémen au moins deux siècles avant l’apparition de l’islam.</p>



<p>Pour ce qui est de la datation des feuillets du Coran, les plus anciennes se situent entre 599 et 699 eU. Mais il n’y a pas que le Codex et les feuillets, il y a aussi les inscriptions sur les rochers écrites par des particuliers d’une manière angulée qui reproduisent des versets du Coran et qui s’étendent de la Syrie jusqu’à l’Arabie; les versets retrouvés ne sont parfois pas identiques au texte. Plusieurs versets évoquent le prophète Issa (Jésus). Et ce sont les versets les plus courts, ceux de Amma, qui, paradoxalement, manquent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YCk6snq32z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/">Islam et science : un débat jamais clos</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Islam et science : un débat jamais clos » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/embed/#?secret=4TOXlsgXwk#?secret=YCk6snq32z" data-secret="YCk6snq32z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi la piété populaire dans les 50 années ayant suivi la mort du prophète semble avoir ignoré&nbsp;la <em>Basmala</em> et la <em>Fatiha</em>, ce qui pour un musulman contemporain est surprenant.</p>



<p>Relativement aux thèmes abordés dans le corpus, un paradigme important caractérisant l’islam actuel, <em>«le sceau de la prophétie»</em>, avait été revendiqué par le prophète iranien Mani, fondateur du manichéisme au IIIe siècle eU. Le plus intéressant est que son père était membre de la secte baptiste des Elkasaïtes, pour qui Jésus Christ n’était qu&rsquo;un simple prophète mortel dénué de tout attribut divin, ainsi que le confesseraient&nbsp;plus tard les musulmans.</p>



<p>Quant à des récits tels celui de <em>Ahl El-Kahf</em>, et de <em>Dhu l Qarnayn</em>, c’est dans la littérature syriaque et manichéenne qu’on les retrouve, dans une perspective de fin imminente du monde, la corne étant l’un des attributs de la bête vue en rêve par le prophète de la Bible Daniel, captif à Babylone. Mais si on admet que la croyance en un dieu unique, ainsi que les préoccupations apocalyptique (fin du monde) et eschatologique (vie après la mort) constituent la préoccupation principale de l’islam, celle-ci a souvent été partagée par les églises chrétiennes d’Orient, par le biais des écrits qu’on a qualifiés de pseudo apocalypses, et dont la rédaction a été stimulée par les multiples guerres opposant les Byzantins aux Perses Sassanides.</p>



<p>Ainsi le fait religieux ne se dissociait donc pas de la conjoncture historique. Et c&rsquo;est en pleine querelle christologique sur la nature du Christ, unique ou double, différentiée ou non, que l’islam apparaissait. Mais l’histoire de la compilation du Coran soulève un autre problème, celui de l’authenticité du texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les l’accusations de manipulation du texte</h2>



<p>On sait en effet que différentes versions existaient, depuis celles de Damas,&nbsp;Basra, Koufa, jusqu’à celle de Othmane, réputée les avoir toutes abrégées. Mais elles ont toutes disparu après l’œuvre de correction entreprise par le général Hajjaj Ibn Youssouf et le gouverneur Ubaidallah Ibn Ziyed, sous le Calife Abdul Malek Ibn Marwane, deux personnalités à poigne réputées plutôt pour leur savoir-faire expéditif contre les opposants au Calife que pour leurs qualités intellectuelles. Mais la réalité est là: c’est un État Omeyyade à son plus haut niveau militaire qui avait repris à son compte la compilation et la codification du Coran, alors que sa légitimité n’a jamais cessé d’être contestée. Et une raison de la contestation par les Chiites portait justement sur l’accusation de manipulation du texte coranique, et sur l’existence selon eux d’une version alternative authentique que seuls les imams connaîtraient, leur conférant même une autorité supplémentaire&nbsp; d’interprétation de l’écriture falsifiée.</p>



<p>Néanmoins, si les écrits chiites sont parsemés d’ajouts fragmentaires qui seraient issus de la version authentique, la réalité est que jusqu’à maintenant, aucune version supplémentaire du Coran n’a été découverte. La conclusion des auteurs de cette Histoire du Coran est sans appel: la religion musulmane actuelle est dans le meilleur des cas issue des contraintes politiques, culturelles, religieuses, qui durant les cinquante années suivant son apparition, l’ont façonnée, et dans le pire une invention des Califes Omeyyades et Abbassides.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GU2ypChh79"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/">‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/embed/#?secret=XWNYV2VJAO#?secret=GU2ypChh79" data-secret="GU2ypChh79" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant, on ne peut pas ignorer que toutes les recherches menées sur l’islam et utilisant les outils d’investigation modernes,&nbsp;et la prétendue&nbsp;critique rationnelle, n’ont jamais été neutres. Si l’orientalisme a eu pour fonction de faire accepter la domination coloniale aux musulmans, en jetant un doute sur le bien-fondé de leur culture, les recherches actuelles sont utilisées pour faire accepter le fait accompli israélien, au nom d’une supposée primauté juive sur le monothéisme, tout autant qu’un ordre économique mondial foncièrement injuste.</p>



<p>Évidemment cette perception musulmane réactionnelle, celle de la citadelle assiégée, est celle-là même dont les traditionalistes alliés aux islamistes se servent pour justifier le maintien d’un supposé caractère sacré spécifique de la société que, à l’ère de l’Internet, beaucoup jugent pesant et rétrograde.</p>



<p>Malgré cela, la faute capitale des musulmans contemporains se situe dans le fait de laisser à leurs adversaires le champ libre à la critique, de les y aider même en usant des mêmes outils, ceux de l’orientalisme, sans entreprendre une contre-narration originale, rationnelle et cohérente de leur propre Histoire .Or, l’inertie ne peut servir de stratégie.&nbsp;Si le peuple palestinien dans sa lutte pour ses droits nationaux a parfois prêté le flanc à l’accusation de terrorisme, c’est aussi à cet immobilisme qu’on le doit.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Histoire du coran : contexte, origine, rédaction’’, de Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye, éditions du Cerf, 13 octobre 2022. 1 092 pages. </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JVfi6W1oRE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=EV8l3BHnh8#?secret=JVfi6W1oRE" data-secret="JVfi6W1oRE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>‘‘La pensée doctrinale imamite à l’époque bouyide’’ : l’Imam occulté, prélude à la République Islamique d’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/la-pensee-doctrinale-imamite-a-lepoque-bouyide-limam-occulte-prelude-a-la-republique-islamique-diran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2024 07:21:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
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		<category><![CDATA[Turques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La République Islamique d’Iran fonctionne selon ce principe accordant au Faqih le rôle de suppléant ou de gérant en l’absence de l’Imam occulté, légitimant le pouvoir politique, celui des mollahs,. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/la-pensee-doctrinale-imamite-a-lepoque-bouyide-limam-occulte-prelude-a-la-republique-islamique-diran/">‘‘La pensée doctrinale imamite à l’époque bouyide’’ : l’Imam occulté, prélude à la République Islamique d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aujourd’hui la République Islamique d’Iran fonctionne selon ce principe hérité de l’époque Bouyide accordant au Faqih le rôle de suppléant ou de gérant en l’absence de l’Imam occulté, légitimant le pouvoir politique, celui des mollahs, et sa pérennisation.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-12460790"></span>



<p>Cet ouvrage du professeur Amel Fatnassi constitue une œuvre monumentale dans la compréhension de la formation de l’islam. On regrettera pour commencer les nombreux textes de référence&nbsp;en arabe malheureusement écrits en caractères latins et en rendant la lecture difficile. Cela ne diminue en rien son intérêt.</p>



<p>Contrairement à qui est communément admis par les foules musulmanes, ou plus précisément à ce qu&rsquo;on lui a fait admettre, la religion musulmane n’est pas ce bloc monolithique que le Prophète Mohamed a transmis à ses disciples, à charge pour eux de le diffuser dans le monde, au besoin par l’épée. Aujourd’hui si on perçoit son enseignement d’une unique manière considérée comme étant celle de la révélation originelle, c’est qu’il y a bien une raison à cela. A travers l’émergence et l’évolution de la doctrine chiite, parallèlement au sunnisme et au mu’tazilisme, c’est la stabilisation du crédo qui s’est cristallisée à l’époque des Bouyides. Cette dynastie iranienne chiite&nbsp; entre le Xe&nbsp;et le XIe siècle de l’ère universelle (EU), a dominé le califat Abbasside de Bagdad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prééminence de l’Imam</h2>



<p>Ce livre étudie le cheminement de la pensée de quatre penseurs chiites de l’époque, Al-Qomi, Al-Mufid, Al-Mortada, et Al-Tusi, dans la constitution du droit canon du chiisme duodécimain, qui à partir du crédo indiscutable sur l’unicité de Dieu, sa Justice, la Prophétie, la légitimité de l’Imam Ali et de sa lignée, aborde les questions fondamentales des références de la foi que sont le Coran, la tradition (chiite), l’unanimité de la communauté vraie, le cheminement intellectuel de l’interprétation et de la légifération. Mais déjà depuis l’époque omeyyade l’importance du pouvoir politique dans la formulation de la doctrine était apparue, particulièrement dans la question fondamentale privilégiant la prédestination par rapport au libre arbitre, et privilégiant ainsi l’obéissance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V7mlHaeQ8f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/">‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/embed/#?secret=0U3OoytG9t#?secret=V7mlHaeQ8f" data-secret="V7mlHaeQ8f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Deux faits se dégagent: l’importance du rôle accordé à l’intellect (rationnel) dans la recherche de la vérité, sans doute sous l’influence du courant Mu’tazilite imbu de philosophie grecque; la prééminence de l’Imam considéré comme le seul habilité à l’interprétation du texte (exégèse, herméneutique).</p>



<p>Néanmoins un véritable problème s’est posé pour les Chiites à partir de l’année 941 avec l’occultation de l’Imam. La communauté se devait de pallier à son absence en recourant à des moyens de substitution lui permettant d’interpréter le texte sans trahir l’esprit du livre sacré, d’ailleurs selon elle falsifié, et avec lequel elle devait néanmoins s’accommoder jusqu’au rétablissement de la lettre vraie inaltérée par l’Imam eschatologique (maître du temps) des derniers jours.</p>



<p>Il est intéressant de savoir que quelques-uns de ces penseurs ont validé le recours à l’unanimité de la communauté en tant que référent de la licéité, suivant en cela les Hanafites, qui sont demeurés parmi les sunnites,&nbsp;les seuls à reconnaître à la communauté dans sa totalité un droit de consultation et d’approbation sur la jurisprudence, alors que des Imams (chiites), tels Jaafar Essadik considéraient la masse comme ignorante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La parole indiscutable de Dieu</h2>



<p>Et par ailleurs, fait important, la transmission individuelle de la référence en tant que source de la jurisprudence (<em>hadith</em>), a été admise dans certaines circonstances, donnant naissance juridiquement à l’individu. A une époque où le Coran était considéré par certains musulmans comme créé (Mu’tazilites), par d’autres comme incréé (Sunnites), ou improvisé (Chiites), il n’était pas du tout évident d’aboutir à la notion de parole indiscutable de Dieu, ainsi que nous le professons aujourd’hui. Mais il semble qu’une nécessité ait fait loi, la constitution d’une communauté religieuse distincte des juifs, des chrétiens, des zoroastriens et des manichéens (iraniens), qui l’entouraient et qui occupaient parfois des responsabilités importantes dans l’administration.</p>



<p>A partir de 1014 (EU), le Calife abbasside Al-Qader a décidé, sous la pression de la foule (??) acquise à la Sunna et peut être de contraintes politiques que nous ignorons (haine des Persans, émergence des Turcs?), de considérer comme hérétiques passibles de décapitation tous ceux qui remettraient en question le caractère sacré du Coran, alors que jusque-là, les questions théologiques de cet ordre étaient débattues librement et que seule la <em>Zandaqa</em>, c’est-à-dire le manichéisme considéré comme une hérésie, était punie sévèrement. Qui a dit que la règle de la majorité ne jouait pas? Et la communauté chiite pour pallier à l’absence de l’Imam occulté, dut composer avec la majorité sunnite en en acceptant les mêmes références, que pourtant elle rejetait sur le plan idéologique et doctrinal.</p>



<p>Il est remarquable que les penseurs chiites aient dès cette époque fait la différence entre <em>muslim</em> et <em>mumin</em>, autrement dit entre la pratique de la religion (praxis), et la foi (doxa). Il demeure paradoxal qu’un contexte ayant établi l’intellect et le rationnel en tant que référent de la norme juridique définissant le licite et l’illicite, l’individu en tant que sujet du droit responsable de ses actes, et la supériorité du savant sur le prophète par la connaissance (histoire de Moïse et du Khidr), qui plus est, connaissant et pratiquant le commerce depuis des temps immémoriaux, n&rsquo;ait pas suivi bien avant l’Europe le cheminement aboutissant à la liberté de conscience, la libre entreprise et au parlement, mis à part le cas demeuré unique de la communauté de Cordoue dans le contexte des Taifas, vers 1034 de l’EU (réunie à la mosquée) abolissant le Califat omeyyade, il est vrai après 20 années de guerres de succession ininterrompues, et confiant le pouvoir exécutif à l’un de ses membres élus. C’est que, autant les clercs sunnites que chiites appuyés par les sultans se sont dans les faits assurés le monopole juridique dans le cadre étriqué d’une interprétation du texte du Coran n’acceptant aucune remise en question.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oyQKa6HMW8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/les-versets-de-chiraz-de-ka-prediction-violente-a-la-religion-pacifiste/">‘‘Les versets de Chiraz’’: de la prédication violente à la religion pacifiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les versets de Chiraz’’: de la prédication violente à la religion pacifiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/les-versets-de-chiraz-de-ka-prediction-violente-a-la-religion-pacifiste/embed/#?secret=2CQAExelAi#?secret=oyQKa6HMW8" data-secret="oyQKa6HMW8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La seule possibilité de contestation politique depuis la Fitna avait résidé dès lors dans les mouvements schismatiques chiites d’inspiration messianique (Ismaéliens, Qarmates, Alaouites, Druzes, Baha&rsquo;is, et même à l’extrême Sikhs). Cela n’a nullement empêché l’émergence d’Etats musulmans concurrents souvent en lutte les uns avec les autres et n’hésitant pas à remettre en question l’unicité de la <em>Oumma</em> en contradiction avec la lettre et l’esprit du texte sacré disponible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Névrose politique compulsive</h2>



<p>Ainsi, en matière politique, les préceptes de l’Islam ne s’appliquent pas, ou plus précisément n’ont jamais été appliqués, en particulier l’interdiction de verser le sang dans la communauté ainsi que l’a démontré la <em>Fitna</em>, alors que les châtiments corporels n’ont pas cessé contre les fidèles déviants ou les infidèles, dans des pays comme l’Iran, l’Arabie, le Pakistan, l’Afghanistan. A côté de cela, les Etats se dotant de législations modernes, souvent autoritaires, continuent de se proclamer protecteurs ou garants de l’Islam, et sont contestés au nom de l’exigence de l’application de la <em>Charia</em>, toujours considérée comme un idéal de justice, ainsi que le font ouvertement ou sournoisement les islamistes.</p>



<p>Subséquemment à cette névrose politique compulsive, on ne peut&nbsp; pas prétendre que l’Islam originel est bien celui qui est aujourd’hui compris et pratiqué dans nos pays, mais un travail de débroussaillage religieux n’est pas possible, non pas parce que les esprits ne sont pas prêts à l’accepter dans le contexte du consumérisme ambiant et de son corollaire, l’indifférence religieuse, mais parce que les Etats musulmans tirent une grande partie de leur légitimité politique de la situation actuelle.&nbsp;</p>



<p>Le Califat sunnite a été aboli par Atatürk en 1924, mais à vrai dire, depuis l’échec du siège de Vienne de 1683, l’empire ottoman était allé d’une défaite à une autre, et&nbsp; cette institution ne servait plus qu’à la pérennisation d’une dynastie déclinante. En étant maintenu, elle n’aurait eu quoiqu’il arrive aucune autorité religieuse à réinterpréter ce qui a déjà été établi.&nbsp; Un penseur réformateur de l’importance de Mohammed Iqbal tenant d’une relecture audacieuse du Coran est pour sa part demeuré un cas isolé.</p>



<p>Les Chiites eux ont certes remis en question l’authenticité du texte coranique, d’une manière soit radicale (teneur du texte) lorsque l’objectif était d’abattre le califat sunnite, soit modérée (agencement des versets) lorsqu’il s’agissait de préserver des relations cordiales avec lui, conformément à la <em>taqiya</em>.</p>



<p>Dans un cas comme dans l’autre, ceci n’a pas abouti à une révolution politique,&nbsp;ou du moins pas dans un sens comparable à l’Europe occidentale, à savoir la séparation du politique et du religieux. Au contraire, ce sont les clercs qui détiennent toujours le monopole de l’interprétation d’un texte coranique selon eux douteux, et donc de la légifération.</p>



<p>Aujourd’hui la République Islamique d’Iran fonctionne selon ce principe hérité de l’époque Bouyide accordant au <em>Faqih</em> le rôle de suppléant ou de gérant en l’absence de l’Imam occulté, légitimant le pouvoir politique, celui des mollahs, et sa pérennisation. Après l’État Safavide, on ignore encore vers quels horizons la nouvelle rencontre du nationalisme persan et du sectarisme chiite conduira ce pays.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘La pensée doctrinale imamite à l’époque bouyide (334-447/945-1055)’’, de</em></strong><strong><em>&nbsp;Amel Fatnass,éd. Centre de publication, Tunis &nbsp;2015, 347 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y1sv0Yduur"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/">‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/embed/#?secret=BppxSWHimI#?secret=y1sv0Yduur" data-secret="y1sv0Yduur" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Trump, Israël et nous : Le bal des hypocrites</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Dec 2017 08:54:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’annonce par les Etats-Unis de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, les Arabes nous ont offert le spectacle pathétique de leur totale impuissance. Par Tarak Arfaoui * L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. A chaque événement touchant le monde arabe, aussi grave soit il, les réactions toujours prévisibles et complètement ridicules et anachroniques des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/10/trump-israel-et-nous-le-bal-des-hypocrites/">Trump, Israël et nous : Le bal des hypocrites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-127539" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Trump-Jerusalem-Manif-Tunis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Après l’annonce par les Etats-Unis de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, les Arabes nous ont offert le spectacle pathétique de leur totale impuissance.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Tarak Arfaoui</strong> *</p>
<p><span id="more-127538"></span></p>
<p>L’histoire n’est qu’un éternel recommencement. A chaque événement touchant le monde arabe, aussi grave soit il, les réactions toujours prévisibles et complètement ridicules et anachroniques des Arabes seront comme d’habitude les mêmes, entre litanies improductives, vociférations inaudibles et menaces sans lendemain.</p>
<p>Comme d’habitude, le monde arabe, toujours uni dans l’hypocrisie et divisé dans les intérêts, encaissera sans broncher cette énième grosse dalle sur la tête, qu’est la récente décision de Trump de transférer l’ambassade des Etats Unis de Tel Aviv à Jérusalem, sans rien faire de concret.</p>
<p>Trump n’est ni dupe ni idiot. Arriver à se faire élire président des Etats-Unis n’est pas à la portée de tous les politiciens de son pays. Aussi réactionnaire et exécrable soit-il, il est un personnage très futé, extrêmement pragmatique, qui n’a jamais renié ses convictions et ses engagements.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-127543" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Jerusalem-ARP.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les députés tunisiens se découvrent soudain des velléités pro-palestiennes et anti-israéliennes. </em></p>
<p><strong>Les idiots du Golfe</strong></p>
<p>Le plan implacable pour remodeler le Proche-Orient déjà esquisse au cours de sa campagne électorale est progressivement mis en place avec la connivence des misérables monarchies du Golfe dont l’ennemi principal n’est pas Israël mais l’Iran.</p>
<p>Comme d’habitude, maniant le bâton et la carotte, Trump a su les mettre à ses pieds.</p>
<p>Comme d’habitude, il a su vendre à deux adversaires (Qatar et Arabie Saoudite) le même matériel militaire pour des centaines de milliards de dollars lors de sa récente tournée au Proche-Orient, pour leur donner une impression de sécurité, et comme d’habitude, ce matériel hyper sophistiqué ne sera jamais utilisé contre Israël pour la simple raison que toutes les contre-mesures électroniques qui l’équipent sont fabriquées par Israël.</p>
<p>Comme d’habitude les idiots du Golfe ont l’esprit toujours ancré au septième siècle, occupés à se chamailler pour une histoire de succession sans fin entre sunnites et chiites tout à fait typique de la mentalité sectaire et tribale des Arabes.</p>
<p>Tous les conflits meurtriers de ce monde ont été résolus. La guerre de cent ans entre la France et l’Angleterre s’est terminée après un siècle de conflit. Les deux guerres mondiales ne sont plus qu’un effroyable souvenir de 50 millions de morts ayant abouti à une nouvelle fraternité sans faille entre Français et Allemands.</p>
<p>Chez les Arabes, après <em>«Harb El Basous»</em> des temps anciens, qui a duré des décennies pour uns histoire de chamelle égarée, le monde arabe est en train de vivre au vingt-et-unième siècle au rythme d’un conflit religieux fratricide qui dure depuis 15 siècles et qui ne va pas se terminer de sitôt.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-127541" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Tunisiens-manifestent-pour-Jerusalem.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les Tunisiens manifestent&#8230; faute de mieux. </em></p>
<p><strong>Les Tunisiens au bord de la crise de nerfs</strong></p>
<p>Comme d’habitude, en Tunisie, après chaque <em>«nakba»</em> (défaite), les réactions très prévisibles de la rue, des organisations et des partis sont à la hauteur du marasme culturel et politique dans lesquels ils baignent. Cela me rappelle fortement la réaction des Tunisiens lors de la guerre des Six Jours en 1967 entre Israël et les Etats arabes ou, après cette terrible déroute, la population a pris sa revanche à sa manière sur l’entité sioniste en manifestant violemment dans la rue, en saccageant et brûlant tous les biens des juifs tunisiens qui ont dû se résigner à partir en France ou en Israël et dont certains ont leur racines en Tunisie des siècles avant l’invasion arabe<br />
Comme d’habitude, les grands partis font le dos rond et ont dénoncé du bout des lèvres cette malheureuse décision de Trump, sachant qu’ils vont certainement se bousculer à l’Independence Day, le 4 juillet prochain, à l’ambassade des Etats-Unis, pour faire les courbettes habituelles.</p>
<p>Comme d’habitude, d’autres partis insignifiants ont sérieusement menacé les Etats-Unis par leurs manifestations <em>«millionnaires»</em> dans la rue et particulièrement à l’Avenue Bourguiba où la clique hétéroclite des extrémistes jusqu’au-boutistes s’est particulièrement défoulée contre Trump.</p>
<p>Comme d’habitude, et pour la circonstance, les islamistes, qui ne se font pas prier pour envoyer leurs concitoyens se faire massacrer chez Daech, font le mort, sans jeux de mots, en se débinant honteusement.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-127544" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Marche-UGTT-Pour-Jerusalem.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Manifestation de l&rsquo;UGTT pour Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale. </em></p>
<p><strong>Les clowns sont de sortie</strong></p>
<p>Comme d’habitude, la centrale syndicale, fidèle à son réflexe anachronique, a pris la courageuse décision qui va ébranler les Etats-Unis de déclencher une grève administrative dans certaines régions et, plus grave encore, de faire sauter aux élèves une journée d’études en fermant les lycées et en les poussant dans la rue pour manifester.</p>
<p>Le comble du ridicule a été atteint par le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi qui, en politicien hors pair, a gravement et solennellement prédit le déclenchement d’une troisième guerre mondiale (pas moins !?)<br />
Comme d’habitude, tout ce charivari va se terminer en queue de poisson et tout sera rapidement oublié.<br />
Les Tunisiens reviendront à leur train-train habituel fait de nonchalance de fainéantise, d’incivisme, de grèves roulantes sur un fond de populisme rétrograde. Ils vivront au rythme des chamailleries clownesques des députes à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) que personne ne prend plus au sérieux.</p>
<p>Comme d’habitude, après les fastes de la fête pieuse du Mouled, on se préparera à fêter dignement la Saint Sylvestre avec ses excès, où l’alcool coulera à flot. On essaiera tant bien que mal de boycotter les produits Américains en sirotant à chaque ripaille du Coca Cola et en tchatchant sur Facebook via les iPhones.</p>
<p>Comme d’habitude, on dissertera sans fin dans les plateaux télé sur le misérable spectacle du dernier derby de la capitale et le non moins misérable état d’esprit des joueurs de l’équipe nationale de football et de leur entraîneur en chef qui armé d’une profonde bigoterie rêve de battre l’Angleterre à la Coupe du Monde en Russie, en juin prochain, malgré vent et marées et &#8230; malgré ramadan</p>
<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>
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		<title>Yémen : Le roi, les larmes et les armes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 19:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[roi Salman]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien président Ali Abdallah Saleh a été tué, aujourd&#8217;hui, par les Houthis. Pour comprendre le drame actuel du Yémen, il faut revenir un peu en arrière. Décryptage&#8230;  Par Dr Mounir Hanablia * Il se passe des choses importantes au Yémen, depuis quelques jours, et là-bas avec les tirs de missiles, les événements sont en train...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/04/yemen-le-roi-les-larmes-et-les-armes/">Yémen : Le roi, les larmes et les armes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-126720" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Yemen.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L&rsquo;ancien président Ali Abdallah Saleh a été tué, aujourd&rsquo;hui, par les Houthis. Pour comprendre le drame actuel du Yémen, il faut revenir un peu en arrière. Décryptage&#8230; </strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-126719"></span></p>
<p>Il se passe des choses importantes au Yémen, depuis quelques jours, et là-bas avec les tirs de missiles, les événements sont en train de prendre une tournure inquiétante voire dramatiques avec la mort, aujourd’hui, lundi 4 décembre 2017, de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, dans sa voiture blindée bombardée par les rebelles Houthis.</p>
<p><strong>Aux sources du malheur yéménite </strong></p>
<p>Ce pays pauvre et marginalisé du monde arabe, pourtant situé à l’entrée de la mer Rouge, par où transite une part importante du commerce entre l’Europe et l’Extrême Orient, est soumis depuis 3 années à une guerre d’agression menée par une coalition regroupant l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis (EAU), qui a causé d’importants dégâts matériels et humains (on parle de 1 million de morts), ainsi qu’une catastrophe humanitaire, aggravée par le blocus aérien et maritime qui lui sont imposés. Mais là-bas les choses n’ont jamais été simples. On peut dire que l’Arabie Saoudite, le grand et riche voisin du nord, est toujours intervenu d’une manière ou d’une autre dans les affaires du pauvre Yémen.</p>
<p>On prête à Abdelaziz Ibn Saoud, le fondateur de la dynastie, cette réflexion : <em>«L’humiliation du Yémen est notre grandeur, et sa grandeur notre humiliation»</em>, cela sous-entend évidemment que les dirigeants saoudiens ont toujours pensé y posséder un droit d’ingérence naturel. On peut dire qu’ils n’ont pas hésité à le faire dans les années 60 après le coup d’Etat qualifié de révolution yéménite, contre le pouvoir pourtant chiite de l’Imam, un chiisme il est vrai assez spécifique puisqu’il vénère également la mémoire des califes Rachidites. Et un corps expéditionnaire égyptien avait été dépêché par le président Nasser pour appuyer les Républicains, ce qui lui avait valu de s’y embourber pendant plusieurs années au nom de la nation arabe, puis de se retirer en y laissant un piètre souvenir.</p>
<p><strong>Interférences étrangères et division du pays </strong></p>
<p>Naturellement, les Saoudiens avaient oublié leurs griefs contre les chiites et s’étaient placés dans le camp anti nassérien afin d’abattre le nationalisme arabe dont ils jugeaient la menace mortelle pour leur dynastie. Ils avaient fourni des subsides et des armes au camp loyaliste, mais en fin de compte l’Imam avait perdu le pouvoir et c’est l’armée qui l’avait pris dans ce qui avait été qualifié de Nord Yémen, dont la capitale était Sanaa, pour établir un régime autoritaire basé sur le tribalisme, le clientélisme, et la corruption.</p>
<p>Le reste du pays, moins peuplé, avait finalement fait sécession et une république socialiste avait été établie à Aden, qui a toujours été au Yémen, depuis l’occupation anglaise, la ville cosmopolite tournée vers le commerce extérieur avec l’océan Indien et la mer Rouge.</p>
<p>Le Sud Yémen obéissait en fait à une logique régionaliste très forte, qui a toujours été d’une certaine manière celle des populations des plaines côtières tournées vers la mer face au tribalisme des montagnards nordistes.</p>
<p>Malgré les liens très étroits établis avec le camp socialiste, le Sud Yémen était devenu une base soviétique où avaient transité quelques uns de ceux qui étaient à l’époque considérés en Occident comme des terroristes parmi les plus recherchés comme Carlos, Wadii Haddad, ou Gabriele Krosher Tiedemann.</p>
<p>Et malgré la présence d’une police politique omniprésente, les liens transfrontaliers s’étaient maintenus du fait de l’existence d’une importante communauté d’origine yéménite en Arabie Saoudite, en particulier tous les clercs musulmans qui avaient fui le communisme qualifié d’apostat, et surtout les émigrés originaires du Hadramaout, souvent incontournables dans les transactions commerciales depuis la péninsule Arabique jusqu’en Indonésie et l’Afrique de l’Est.</p>
<p>Les sommes issues des émigrés et transférées vers leurs familles ont toujours constitué une source de devises essentielle pour les Etats autant sudiste que nordiste. Les Yéménites ont en effet souvent émigré pour échapper aux conjonctures économiques précaires, et certains parmi eux ont fort bien réussi dans les affaires, jusqu’en Chine où il existe dans le Guangxu une communauté de 5000 personnes partis y faire leurs études pour finalement y résider, et que les Chinois considèrent comme une tête de pont idéale pour l’établissement de liens économiques durables autant avec leur pays d’origine que ses voisins.</p>
<p><strong>Une pépinière du terrorisme wahhabite </strong></p>
<p>Et malgré la rébellion communiste du Dhofar, en Oman, dans les années 70, dont le Sud Yémen avait constitué la base arrière, l’Arabie Saoudite s’était dans l’ensemble bien accommodée de la présence de son voisin marxiste sur sa frontière Sud. C’est que dans le Nord du Yémen, elle s’était assurée une position dominante grâce aux subsides qu’elle y avait apportés à l’Etat, aux prédicateurs et aux écoles wahhabites qu’elle y avait implantés, aux nombreux instituteurs et professeurs qu’elle y avait envoyés dont plusieurs <em>«frères musulmans»</em> égyptiens.</p>
<p>Le salafisme, on l’imagine, n’allait pas tarder à être perçu par la population comme une intrusion saoudienne dans ses affaires intérieures. Mais avec l’invasion soviétique en Afghanistan en 1979, les Saoudiens, avec la complicité de l’Etat nordiste, recruteraient de nombreux jeunes qui iraient à Peshawar s’enrôler dans Al Qaïda sous la bannière d’Oussama Ben Laden, lui-même d’origine yéménite.</p>
<p>Cette intrusion saoudienne aura des conséquences. Certains parmi eux allaient constituer, des années plus tard, les cadres dirigeants d’Al Qaida de la Péninsule Arabique, à l’instar de Nasser El Wihayshi, ou de Qassem Raïmi. Mais en 1990, avec la chute de l’Union Soviétique, l’Etat du Sud Yémen allait s’effondrer et ses cadres en feraient les frais en se voyant pratiquement exclus de tous les postes de décision dans l’Etat réunifié, malgré la vice-présidence accordée à un Sudiste, Ali Salem El Beidh.</p>
<p>L’irrédentisme sudiste allait se nourrir de la frustration de ses élites, au point de susciter une nouvelle sécession en 1994 avec la fondation de la République Démocratique dont viendrait à bout rapidement l’armée. Et son nouveau mode d’expression se cantonnerait alors dans le mouvement dit du Sud.</p>
<p>Mais la réunification du pays allait marquer la consolidation du pouvoir du président nordiste Ali Abdallah Saleh, qui avait succédé au colonel Ibrahim El Hamdi, assassiné en 1977 dans des conditions mystérieuses, dont tout avait été fait d’abord pour ternir sa mémoire, puis pour l’effacer de celle de ses compatriotes grâce à une amnésie officielle savamment orchestrée.</p>
<p>Pendant 34 ans, appuyé sur son clan corrompu, et sur son réseau clientéliste, Ali Abdallah Saleh, pourtant un chiite Zaydite, tiendrait les rênes du pouvoir d’une main ferme, avec certes plusieurs soubresauts.</p>
<p>Le premier surviendrait en 1990 lors de la première guerre du Golfe lorsque le Yémen refuserait de s’aligner sur les positions égyptienne et saoudienne contre l’Irak et en faveur de l’intervention étrangère; cela lui vaudrait une amputation importante de l’aide américaine, mais son revirement ultérieur allait lui valoir l’inimitié des islamistes et d’Al Qaida, dont le chef, Oussama Ben Laden, quelque temps établi dans le pays, jugerait plus prudent de se réfugier au Soudan avant que ne se produise en rade d’Aden la célèbre attaque en 2000 contre l’USS Cole qui démontrerait avant tout les complicités dont bénéficiaient les terroristes au plus haut sommet de l’Etat.</p>
<p>Le président Saleh sera obligé de sévir contre ses alliés islamistes, et sa politique à leur égard fluctuerait au gré des circonstances, avec les exigences de la guerre américaine contre le terrorisme après le 11 septembre 2001 et l’attentat contre le pétrolier Limburg toujours à Aden.</p>
<p>C’est ainsi que le Yémen commencerait à acquérir à l’échelon international cette mauvaise réputation que l’enlèvement de personnel humanitaire et les attaques contre des touristes étrangers ne feraient que renforcer. Et il faut dire que les dernières années du règne d’Ali Abdallah Saleh marqueraient la montée en puissance d’Al Qaida dans le pays, et de son corollaire, les opérations de représailles et de police de l’armée américaine qui feraient de plus en plus de victimes collatérales.</p>
<p>Malgré tout cela, et durant la première décennie du XXIe siècle, les Saoudiens n’avaient pas semblé beaucoup se préoccuper beaucoup de la menace Al Qaida dans le pays voisin, et mis à part les contrôles exercé sur les zones frontalières et la surveillance des citoyens yéménites, il n’y avait eu aucune velléité affirmée d’intervention jusqu’à l’émergence du mouvement chiite Houthi à Saada, dans la zone frontalière, près des provinces saoudiennes, et anciennement yéménites, du Jizan, de l’Asir, et du Nejrane.</p>
<p><strong>L’avènement de la rébellion des Houthis</strong></p>
<p>Le mouvement Houthi s’appelait à l’origine Forum des jeunes croyants. Il fut à l’origine culturel et revendiquait le rétablissement de franchises en faveur de la communauté chiite qui avaient été supprimées en 1962 avec le coup d’Etat du Yémen et l’avènement de la République. Mais le président Saleh vit dans les manifestations de rues dans la capitale Sanaa un défi à son autorité et mit à prix la tête du chef du mouvement, Badreddine El Houthi, connu pour être descendant du prophète.</p>
<p>Finalement, le gouvernement annonça la mort du chef Houthi après un accrochage avec l’armée, et refusa de restituer son corps.</p>
<p>Ce fut le signal d’une guerre qui devait durer 6 ans jusqu’à la chute de Saleh en 2012 et au cours de laquelle l’armée yéménite, puis saoudienne utilisèrent des armes chimiques contre les rebelles, mais sans résultat.</p>
<p>La révolte des Houthis est donc née d’une conjoncture locale réclamant le rétablissement en faveur d’une communauté, d’un régime d’autonomie dont elle s’était estimé injustement privée. Et ce mouvement s’était rapproché à l’origine du parti du président, le Congrès Populaire Général, contre le parti islamiste frère musulman Al Islah.</p>
<p>Avec le printemps arabe au Yémen, et après 33 ans de pouvoir, le président Saleh fut donc obligé de démissionner, mais à la différence de Ben Ali, de Moubarak, et de Kadhafi, et grâce au soutien saoudien, il s’assura une sortie qui devait contre toute attente préserver ultérieurement son avenir en tant qu’acteur de premier plan dans la lutte politique en cours dans son pays. Un nouveau président fut élu, Abd Rabbou Mansour Hadi, et celui-ci fit la paix de prime abord avec le mouvement Houthi, en lui restituant le corps de son chef.</p>
<p>Mais les premières années virent paradoxalement une recrudescence de l’activité d’Al Qaida du Yémen avec l’évasion de prison de ses militants dont 6 en collaboration avec des éléments saoudiens, fondèrent Al Qaida de la Péninsule Arabique, dont l’attaque contre l’ambassade des Etats Unis convainquit l’administration américaine de retirer ses diplomates et ses ressortissants, et de déclencher sa politique d’élimination ciblée de ceux qu’elle identifiait comme terroristes, par le biais de missiles tirés à partir de drones aériens.</p>
<p>Le problème est que cette politique décidée par Obama en 2014 si elle a abouti à l’élimination de membres importants de l’organisation, comme Al Wihayshi, s’est accompagnée de nombreuses bavures, telle l’attaque menée contre un cortège se dirigeant vers un mariage qui fit de nombreux morts.</p>
<p>L’élimination par les drones souleva d’autres problèmes aux Etats Unis, par exemple d’ordre juridique, lorsqu’un citoyen américain membre d’Al Qaida, Anouar El Awlaqi, fut éliminé, puis deux semaines plus tard, son fils âgé de 16 ans, et enfin sa fille.</p>
<p>Des associations américaines contestèrent au gouvernement de leur pays le droit de tuer sans jugement des citoyens américains, mais sans résultat. Et les choses sont devenues encore plus compliquées avec l’apparition du terrorisme lié à l’Etat islamique (Daêch), qui, à la différence de celui d’Al Qaïda, n’hésite pas à s’attaquer à des civils musulmans.</p>
<p>Si donc un problème terroriste se pose à l’échelle mondiale au Yémen, il est d’abord d’origine salafiste jihadiste sunnite, ainsi que l’avaient démontré les attentats contre <em>‘‘Charlie Hebdo’’</em>, et le Bataclan, à Paris, étroitement liés à la nébuleuse terroriste de ce pays, et aux frappes des drones américains.</p>
<p>Pourtant c’est dans ce contexte délicat que le mouvement chiite Houthi s’est décidé à déclencher son offensive contre le gouvernement élu du président Hadi, et de contrôler militairement quasiment la totalité du Nord Yémen.</p>
<p><strong>Les raisons obscures de l’intervention saoudienne</strong></p>
<p>Les raisons de cette offensive ne sont pas claires; elles ont provoqué la fuite du président élu Hadi réfugié en Arabie Saoudite mais quelques ministres sont restés à la tête de ministères fonctionnant tant bien que mal. Et les Houthis ont obtenu l’appui de leur ancien allié, le président déchu Saleh dont la famille est paradoxalement réfugiée à Dubaï, et de son parti, le Congrès Populaire. Mais en 2015, l’Arabie Saoudite, à la tête d’une coalition internationale, a décidé d’intervenir militairement contre les Houthis, qui n’ont pu de ce fait étendre leur domination à l’ensemble du pays.</p>
<p>Les raisons de l’intervention saoudienne demeurent obscures. D’abord elle s’est faite à la suite du retrait américain du Yémen, ce qui ne signifie pas forcément un assentiment.<br />
Ensuite elle a pris pour prétexte la menace iranienne, alors même que l’administration Obama, avec l’accord nucléaire, avait entamé un processus de normalisation qui rendait caduque une telle vision des choses.</p>
<p>Enfin les Houthis ne s’étaient jamais attaqués à quiconque en dehors du Yémen, et rien ne laissait prévoir qu’à l’avenir, il en serait différent. Ce sont plutôt les militants d’Al Qaida, Ibrahim et Abdallah Al Asiri, qui avaient tenté d’assassiner le vice-ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Ibn Mohamed.</p>
<p>Mais ce sont apparemment les conditions politiques internes du Royaume de Salman qui devaient dicter sa politique d’agression contre son voisin. C’est que le Roi Salman, vieux et malade, n’a eu de cesse d’installer son fils Mohamed Ben Salman à la tête du ministère de la Défense, afin de lui conférer la légitimité nécessaire à sa future accession au trône, même si pour cela, il fallait déclencher une guerre meurtrière.</p>
<p>Apparemment, la décision du président Obama de ne pas s’en mêler prouve bien qu’il considérait cela comme une affaire intérieure saoudienne conformément au pacte du Quincy signé entre Roosevelt et Abdelaziz Al Saoud.</p>
<p>Toujours est-il que le prince s’est lancé dans une sale guerre contre ses voisins, dont les populations civiles ont fait essentiellement les frais, qu’il n’a toujours pas remportée et qui a sérieusement mis à mal les finances de son pays, et actuellement, en s’appuyant sur un nouveau président américain beaucoup plus en phase avec les thèses belliqueuses israéliennes contre l’Iran, il a pu éliminer ses rivaux grâce à un véritable coup d’Etat, sous prétexte de lutte contre la corruption. Mais le tir de riposte d’un missile Houthi contre sa capitale Riyad lui a fourni l’occasion d’élargir son jeu en essayant de déclencher une crise régionale majeure en accréditant la thèse de la menace du Hezbollah manipulé par l’Iran, et en séquestrant pour quelques jours le ministre libanais Saad El Hariri.</p>
<p>Le conflit yéménite a néanmoins donné lieu à un revirement politico militaire majeur puisque le président déchu Saleh, après un nouveau tir d’un missile Houthi cette fois contre les Emirats arabes unis, visant une centrale nucléaire, vient de se retourner contre ses alliés chiites, en appelant le peuple à se soulever contre leur pouvoir pour mettre fin à leur tyrannie.</p>
<p>Il faudrait sans doute se poser la question de connaître les raisons de ce revirement soudain. Le président Saleh a toujours été l’homme des Saoudiens, et il vient encore de le confirmer. Les Emirats avaient accueilli sa famille alors même qu’il était allié aux Houthis, c’est tout dire. Sans doute a-t-il vu dans la situation présente une opportunité pour espérer être adoubé de nouveau par ses protecteurs du Golfe, et derrière eux, le grand parrain américain. Il est de notoriété publique qu’à l’instar du Roi Salman, il a lui aussi l’ambition de faire accéder son fils, lui-même officier de l’armée, à la magistrature suprême de son pays.</p>
<p>Toujours est-il que la nouvelle politique de Saleh a déclenché des affrontements armés au sein de la capitale Sanaa entre les anciens alliés, avec bien sûr de nombreuses pertes civiles. Et ce sont ces affrontements qu’il a lui-même provoqués qui coûteront la vie, aujourd’hui, à l’ancien président yéménite.</p>
<p>Pour le reste, ce sont les civils yéménites qui font les frais des affaires de succession saoudiennes, des visées stratégiques israéliennes dans la région, de la volonté iranienne de se voir reconnaître une importance régionale digne de sa situation, et de la vision à courte vue d’une administration américaine toujours aussi autiste et qui estime le moment favorable pour transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.</p>
<p>Les terroristes se voient ainsi laisser le champ libre pour faire d’un vaste pays miné par la guerre civile et l’agression étrangère, situé sur une voie commerciale majeure d’importance mondiale, la base arrière à partir de laquelle ils mèneront demain des attaques meurtrières contre des pays lointains. Et on incriminera de nouveau le fanatisme islamique, et les états du Golfe avanceront de nouveau des garanties concernant leur détermination à lutter contre le fléau.</p>
<p>Ainsi que l’avait dit une réflexion attribuée Goebbels, un mensonge répété mille fois finit par devenir une vérité; sauf évidemment si c’est un mensonge arabe.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<title>Bons Baha’is, méchants musulmans : Entre mythes et réalités</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Nov 2017 06:21:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Baha u llah / Revue de la communauté bahaïe internationale. Généalogie, histoire et actualité d’une religion née au cœur de l’islam chiite et d’une communauté, les Baha’is, qui a pris une dimension universelle. Par Dr Mounir Hanablia * Cet écrit n’a pas pour vocation l’apologie ou le dénigrement d’une croyance ou d’un groupe de personnes,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-120798" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Bahaullah-Bahais.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Baha u llah / Revue de la communauté bahaïe internationale.</em></p>
<p><em><strong>Généalogie, histoire et actualité d’une religion née au cœur de l’islam chiite et d’une communauté, les Baha’is, qui a pris une dimension universelle.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-124922"></span></p>
<p>Cet écrit n’a pas pour vocation l’apologie ou le dénigrement d’une croyance ou d’un groupe de personnes, il est parfois critique, mais il a trait plutôt au contexte psychologique et humain à partir duquel un enchaînement de faits et d’actions puisse conduire à l’établissement d’un credo, dans le cas précis religieux, à sa différenciation, à sa diffusion, à sa transformation, sans oublier bien sûr sa perception par ceux qui ne le partagent pas.</p>
<p>En ce sens, cet article aurait pu concerner le christianisme ou l’islam à leurs débuts, ou encore les Mormons ou les Ahmadis. Mais ce qui rend le sujet d’actualité, ce sont les derniers développements conflictuels, survenus dans les relations entre l’Iran, et l’actuelle administration américaine, celle-ci, avec son allié Israël, utilisant toujours avec autant de constance, entre autres, la carte des droits de l’homme et des libertés, dont une minorité religieuse, présumée pacifique, se prétende régulièrement être privée, pour la concrétisation d’ambitions géostratégiques purement impérialistes.</p>
<p>Mais en Iran même, tout n’a pas commencé il y a presque 200 ans alors que naissait Baha u llah, ce prophète iranien annonciateur d’une foi religieuse que ses disciples prétendent révélée.</p>
<p><strong>L’avènement d’un nouveau prophète</strong></p>
<p>Les Baha’is ne sont que les héritiers d’une prédication religieuse apparue dans ce pays au milieu du XIXe siècle et annoncée par celui que ses fidèles ont considéré en son temps comme un prophète de la révélation divine, Mirza Ali Mohammed Chirazi, dit le Bab, et qui n’est plus aujourd’hui vu que comme le précurseur.</p>
<p>L’apparition de cette personnalité, comme il en a existé beaucoup tout le long de l’histoire iranienne, se situait en fait dans un contexte particulier, celui de l’annonce toujours prégnante dans le chiisme, de la venue du Mehdi, cet imam supranaturel qui rétablirait la justice sur terre avant le jour du jugement dernier. Et le Bab avait été éduqué dans le shaykhisme, l’un des nombreux cercles ésotériques et syncrétistes issus du chiisme, qui situait la venue de l’Etre de justice, justement, à cette époque là, grâce à des gymnastiques divinatoires, issues des nombres et des numéros des versets du Coran, dont les Baha’is se servent toujours pour justifier du bien fondé de leurs prétentions.</p>
<p>Il faut croire que le Bab possédait un argumentaire religieux fort convaincant; beaucoup de ses condisciples issus du cercle shaykhi finirent soit par croire, soit par le convaincre, qu’il était bien le Mehdi attendu.</p>
<p>A partir de là sa prédication se répandit en Iran, ce qui lui valut bien évidemment de nombreux ennuis autant avec les autorités que les dignitaires chiites, soucieux de préserver l’ordre social et politique. Et il finit par être jeté en prison. Le phénomène est que ce soient ses disciples qui se chargèrent alors de répandre son enseignement, et dont certains, comme la poétesse Qurrat El Aïn, ne l’auraient jamais rencontré.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-120801" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Abdul-Baha-Paris-avec-les-Bahais.jpg" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Abdul Baha, fils de Baha u llah, à Paris avec des membres de sa communauté.</em></p>
<p><strong>Qurrat El Aïn, une féministe avant l’heure </strong></p>
<p>Qurrat El Aïn est cette personnalité exceptionnelle, qui a ouvertement et en tant que femme mené une vie très libre malgré le milieu et l’époque. Elle a été une véritable féministe avant l’heure, et aujourd’hui encore, elle constitue une source d’inspiration pour les jeunes filles et les femmes Baha’ies, beaucoup plus ouvertes aux moeurs modernes que leurs consoeurs musulmanes.</p>
<p>Les femmes Baha’ies jouent toujours un rôle importante dans la propagation de leur foi, et bien sûr, à tort ou à raison, leurs ennemis en ont pris prétexte pour les accuser d’user des moyens les moins avouables pour arriver à leurs fins.</p>
<p>Mais Qurrat El Aïn a également joué un rôle fondamental sur le plan théologique, en radicalisant la nouvelle prédication dans le sens d’une séparation complète avec le chiisme et l’islam, et en faveur de la création d’une nouvelle religion distincte. Ses poèmes font toujours partie de la liturgie Baha’ie.</p>
<p>Un jour et dans le contexte très archaïque de l’Iran de l’époque où aucune femme ne sortait dans la rue sans porter son voile, elle apparut en public, enleva le sien, le brûla, et annonça que les enseignements de l’islam étaient abrogés et qu’ils étaient remplacés par ceux issus du Bab. Or ce dernier, bien que clamant être le Mehdi, s’était jusque-là toujours situé dans la voie du réformisme chiite musulman, et ce n’est qu’en apprenant ce qu’elle avait fait que, à postériori, du fond de sa prison, il lui donna raison en lui donnant son surnom, Qurrat El Aïn, annonça qu’il était le prophète successeur de Muhammad, et se mit à rédiger le Bayan, le livre sacré de la nouvelle foi.</p>
<p>Mais évidemment les nouveaux convertis furent soumis à de nombreuses persécutions, en particulier lorsque l’un d’entre eux tenta d’assassiner le Shah Qadjar d’Iran. Face à ce déchaînement de haine et de violence, la nouvelle communauté se réfugia dans les montagnes et les forêts d’accès difficile du Mazandéran, au nord du pays, sur les rives de la Caspienne, et tentèrent d’établir un réduit fortifié d’où ils conquerraient ultérieurement la totalité du pays. Ils furent cernés par l’armée du Shah et, après plusieurs mois de siège, ils durent se rendre contre la promesse de la vie sauve, mais furent néanmoins immédiatement exécutés. Qurrat El Aïn, elle, placée en résidence surveillée, fut étranglée. Quant au Bab, il fut fusillé; ses disciples ont rapporté qu’il était sorti indemne de la première salve tirée par des soldats arméniens, et qu’il ne succomba que sous les balles tirées par un second peloton d’exécution musulman.</p>
<p><strong>Avènement de la foi Baha’ie</strong></p>
<p>Quoiqu’il en soit, un fait curieux se produisit : les fidèles du Bab, dont beaucoup avaient été tués ou emprisonnés, purent, leurs ennemis diront grâce aux protections accordées par les ambassades russe et anglaise, s’exiler à Bagdad, alors sous domination ottomane, sous l’autorité reconnue de celui que le Bab avait nommé à la tête de la communauté, Yahya Nouri , surnommé Subh l Azal. Mais là, son demi frère, Hussein Ali Nouri, dit Baha’u’llah, après une retraite de plusieurs mois, annonça qu’il était le Maître du Temps, celui dont le Bab aurait, avant sa mort, prédit la venue, comme Jean Baptiste l’avait fait pour le Christ…</p>
<p>Ceci plaça évidemment les deux frères dans une situation conflictuelle, qui poussa les autorités ottomanes à exiler toute la communauté à Andrinople, puis devant les troubles et les actes de violence échangés, le groupe de Subh l Azal fut déporté à Famagouste à Chypre, où on n’entendrait plus parler de lui que rarement, en particulier lors du mouvement constitutionnel iranien de 1905, et le groupe de Baha u llah à Âkka en Palestine, qui aurait un destin mondial.</p>
<p>Quoiqu’il en soit celui qui allait faire acquérir à la foi Baha’ie son caractère moderne et la sortir de sa condition de secte chiite hétérodoxe vers celle de religion révélée aux ambitions mondiales a été Abdul Baha, fils et successeur de Baha u llah. C’est lui qui a axé l’enseignement de la foi autour d’un premier thème majeur : l’égalité de toutes les religions et l’unicité de l’être humain.</p>
<p>En fait ce n’était en réalité là qu’une version moderne du manichéisme, cette vieille religion syncrétiste iranienne du prophète Mani au Ve siècle qui reconnaissait autant le message du Christ, Zoroastre que du Bouddha. Mais après une période de faveur auprès Grand Roi, qui recherchait une religion qui pourrait unifier tous les peuples de son empire, à la mort de celui-ci, le prophète Mani subit le martyr et plus tard ses disciples furent persécutés dans l’empire abbasside sous le générique de <em>«zandaqa»</em> (hérésie), comme l’avaient été les Chiites à la période omeyyade.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-120802" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Bahais-de-Albany-New-York.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Conclave de Baha&rsquo;is à Albany, aux Etats-Unis. </em></p>
<p>Les Baha’is placent donc toutes les religions sur un pied d’égalité de Bouddha à Rama en passant par Muhammad, Moïse et Confucius. A l’instar des Chrétiens qui reconnaissent la divinité du Christ, les Baha’is considèrent leur propre prophète comme un Dieu, et c’est d’ailleurs en tant que tel que celui-ci s’adresse à eux dans leur livre sacré , le <em>‘‘Kitab l Aqdas’’</em>.</p>
<p>Cette divinisation du prophète est toutefois demeurée profondément étrangère à l’esprit du monothéisme sémitique authentique, judéo-musulman, et on peut même dire qu’il s’agit là d’une rupture.</p>
<p>Pour le reste et comparativement à l’islam, les Baha’is issus de l’islam prient moins que les Musulmans, 3 fois par jour, et jeûnent moins, 19 jours en Esfand, le mois solaire, avant la célébration du Nowrouz , le nouvel an persan.<br />
Mais fait non moins important, dans leurs temples, les Baha’is permettent à tous leurs fidèles issus de toutes les religions d’en respecter les rites de prière, comme ils l’entendent, ce qui leur a valu d’être accusés d’opportunisme.</p>
<p>Le deuxième thème central de la foi Baha’ie est la paix, le refus de la violence, et l’interdiction de prendre position sur les thèmes politiques, qui s’étend jusqu’à celle de s’intégrer dans les partis politiques.</p>
<p>Sans doute échaudés par leur destin tragique en Iran, et craignant d’être entraînés dans le conflit mondial qui en 1917 n’avait pas épargné la Palestine, et opposait les Anglais aux Ottomans, Abdul Baha avait fait le choix très sage de ne choisir qu’un seul camp, celui de la paix. Cela lui avait d’ailleurs valu le respect et l’estime des vainqueurs, et lui avait permis d’entreprendre de nombreuses tournées en Europe et aux Etats-Unis où il ferait de nombreux adeptes, et ferait construire de nombreux temples de sa foi.</p>
<p>C’est ainsi que grâce à l’esprit d’à propos de Abdul Baha, une petite secte au départ insignifiante, issue d’une scission du chiisme hétérodoxe en Iran au milieu du XIXe siècle, allait devenir, 170 ans après sa fondation, une religion internationale groupant actuellement environ 6 millions de fidèles disséminés à travers le monde.</p>
<p>Mais ainsi qu’on le dit, à celui qui ne s’occupe pas de politique, la politique, elle, s’occupera de lui. En Iran, leur pays d’origine, les Baha’is ont connu une période de grande prospérité sous le régime impérial des Pehlevis, prospérité due d’ailleurs autant à leur dynamisme et leur esprit de groupe, qu’à la fâcheuse habitude des despotes de s’appuyer sur les minorités, dont ils savent ne rien craindre.</p>
<p><strong>Les relations troubles des Baha’is avec Israël </strong></p>
<p>Aujourd’hui les Baha’is se disent persécutés au sein de la République islamique d’Iran. Ce que bien évidemment les autorités de ce pays nient avec véhémence tout en prétendant qu’il ne s’agit là que de calomnie et de malveillance dans le cadre de la campagne orchestrée contre eux par les Etats Unis et Israël.</p>
<p>Pourquoi Israël? C’est que la maison universelle de justice baha’ie, autrement dit l’institution collégiale composée de 7 commissaires élus, chargée de diriger les affaires de la foi, et qu’on nomme les mains ou les doigts de la cause, cet organe directeur de la foi se situe en Palestine occupée, à Haïfa, au sommet du mont Carmel où se trouve le tombeau au dôme doré du Bab, au milieu d’un magnifique jardin persan, et que d’inévitables relations les lient à l’état sioniste.</p>
<p>Il existe d’ailleurs un accord interdisant aux Baha’is de résider en permanence en Israël, et plus encore, d’y exercer quelque forme de prosélytisme que ce soit. Ces accords n’ont pourtant jamais été dénoncés par la communauté, comme étant attentatoires à leur liberté religieuse. Et bien sûr, les mains de la cause au nom de leurs obligations de retrait par rapport à la politique, n’ont jamais pris position dans le conflit israélo-palestinien, ce qui en constitue bien une, en soi.</p>
<p>Chaque année des milliers de visiteurs viennent du monde entier accomplir un pèlerinage sur les tombeaux de ceux qu’ils considèrent comme leurs prophètes fondateurs. Et évidemment cette situation là donne au pouvoir iranien l’occasion, à tort ou à raison, de justifier les arrestations que subissent, de temps à autre, des baha’is iraniens, puis, du fait des campagnes internationales déclenchées par ces arrestations, souvent aux Etats-Unis, d’en arguer du bien-fondé auprès de leur propre population.</p>
<p>En réalité, le principal différent qui oppose les Baha’is au pouvoir des mollahs est celui de la propagande religieuse et des tentatives de conversions des chiites. En Iran, comme d’ailleurs dans tous les pays musulmans, peut-être même plus qu’ailleurs, l’individu commun accepte généralement mal la conversion de l’un de ses coreligionnaires à une autre foi religieuse, particulièrement quand celle-ci prétend abroger les enseignements de l’islam et les remplacer par les siens propres.</p>
<p>C’est en fait un genre d’autisme dont nous musulmans, qui considérons la conversion des autres à notre propre croyance, comme un sujet d’autoglorification, ne sommes encore pas débarrassés. Mais y a-t-il véritablement une persécution de la foi baha’ie en Iran?</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-120797" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Centre-des-Bahais-Acre.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le Centre des Baha&rsquo;is à Akka (Saint-Jean-d&rsquo;Acres), en Israël, où est enterré Baha u llah.  </em></p>
<p>Rien n’est moins sûr ! Ils y sont toujours considérés comme une minorité non musulmane, y ont des droits, tout comme leurs lieux de culte restent ouverts, et les femmes de la communauté peuvent sortir, ou à tout le moins se faire photographier, dévoilées, comme les chrétiennes, les zoroastriennes, et les juives.</p>
<p>Et finalement le conflit entre Chiites et Baha’is en Iran se situe dans le choc de deux <em>«taqqiya»</em> : aucun des deux protagonistes, pour différentes raisons, ne veut avouer que la principale en est l’effort missionnaire baha’i que la communauté s’interdit en Israël, mais se permet en Iran; un effort missionnaire qui, dans ce dernier pays, est important, mais que les autorités locales comparent à un acte de guerre dont le but est de briser l’unité nationale.</p>
<p><strong>Les Baha’is dans le monde arabe </strong></p>
<p>Mais évidemment le problème qui se pose en Iran est exactement celui pour lequel on refuse de reconnaître la foi baha’ie dans le monde arabe et musulman. Les communautés y sont toujours hors la loi, mais les autorités ferment plus ou moins les yeux selon les circonstances; une tolérance dangereuse parce que révocable à tout moment, qui expose ces communautés à beaucoup plus de risques qu’en Iran, où la communauté est reconnue. Pourtant personne n’a hurlé contre les actes d’hostilité subis par la communauté en Egypte par exemple, où les Baha’is sont considérés comme des renégats quand ils ont été musulmans, et ne peuvent hériter.</p>
<p>Toutefois dans les pays arabes, rares sont ceux qui connaissent l’histoire de cette communauté, et les quelques immigrés qui y débarquent sont généralement accueillis sans hostilité.</p>
<p>En Tunisie, une petite communauté baha’ie s’est constituée autour d’un noyau d’immigrés d’origine iranienne, très actifs comme tous leurs coreligionnaires, mais il s’agit généralement de personnes d’un haut niveau d’éducation évoluant dans des milieux plutôt indifférents en matière religieuse, ce qui fait que ces conversions là n’ont suscité le plus souvent que de l’indifférence.</p>
<p>Et c’est d’ailleurs là le principal grief qu’à mon avis on puisse faire à cette religion telle qu’elle apparaît actuellement, elle semble avoir perdu toutes ses racines et être gérée comme une multinationale occidentale à la conquête d’un marché, celui de la foi, en s’intéressant beaucoup plus aux riches et aux gens éduqués, malgré, il faut le reconnaître, un grand nombre d’œuvres charitables, bien entendu dans un cadre missionnaire, sur le principe, des plus discutables.</p>
<p>D’évidence ils n’ont pas le monopole du procédé, et dans l’état actuel de misère, de crise économique, issues de la mondialisation, les conversions s’achètent, comme tout ce qui est exposé dans le marché. Il s’agit sans doute là de l’influence des nombreux Américains qui ont occupé des postes de responsabilité en tant que mains de la cause dans l’exécutif baha’i.</p>
<p>Le deuxième grief qu’on pourrait lui faire est celui des excommuniés, cela ne cadre pas avec le message de tolérance affiché, et le plus curieux en est l’interdiction de droit divin qui est faite aux autres membres de la foi de les fréquenter, ou même de leur adresser la parole.</p>
<p>Evidemment, on dira que c’est toujours mieux que d’exécuter ou de lapider, comme cela se pratique encore dans de nombreux pays musulmans. Mais en Tunisie, après la révolution de janvier 2011, des voix représentant cette communauté se sont élevées afin de demander à se voir reconnaître un statut religieux spécifique. Il semble à ce sujet que des associations baha’ies se soient constituées, légalement. Mais que devrait nous apprendre, à nous musulmans, l’existence d’une prophétie rivale qui prétende supplanter la nôtre, en dépit de nos convictions les plus intimes?</p>
<p>D’abord qu’une crainte éventuelle serait risible. On devrait peut-être se mettre à la place des Chrétiens lorsque nous Musulmans prétendons que notre foi abroge la leur. Mais, après plusieurs siècles, depuis les croisades jusqu’aux guerres coloniales et la dernière, celle dite contre le terrorisme, et malgré des attentats sanglants commis en Europe par des Musulmans, les mosquées y demeurent ouvertes, et les fidèles libres de se convertir, de convertir, ou d’abjurer.</p>
<p>A l’opposé, en Inde, où il existe 220 millions de musulmans, ceux-ci ne peuvent pas consommer de la viande de vache et sont tués lorsqu’ils en transportent, quand leurs mosquées ne sont tout bonnement pas détruites.<br />
Il y a donc une logique limpide à cela : à nous autres Musulmans, qui sommes convaincus que le message de Muhammad soit bien le sceau des messages, et donc de la relativité des prétentions au divin, de Baha u llah, celui-ci nous soumet néanmoins à un défi, nous devons admettre qu’en respectant cette croyance là dans toutes ses manifestations, comme toutes les autres, nous nous donnons le droit et la légitimité de prospérer dans les endroits où en étant minoritaires, nous pourrions, hormis cela, être tués, chassés, ou éradiqués, comme le sont les Rohingyas du Myanmar. Et le meilleur moyen de préserver la paix religieuse, c’est que l’Etat, en en étant le garant, se situe à égale distance de toutes les croyances, par le biais de la seule voie possible, celle de la laïcité.</p>
<p>C’est peut-être en fin de compte cela l’essence du message humaniste du Bab et de Baha u llah, que nous autres musulmans, devrions méditer.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cV6dNHwVeu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/28/il-y-a-200-ans-naissait-bahaullah/">Il y a 200 ans naissait Bahá’u’lláh</a></p></blockquote>
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		<title>Arabie saoudite: Or noir et chou blanc</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Nov 2017 19:28:37 +0000</pubDate>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/13/arabie-saoudite-or-noir-et-chou-blanc/">Arabie saoudite: Or noir et chou blanc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>L’Arabie saoudite, au lieu de s’obstiner à nourrir une hostilité à l’égard de l’Iran du seul fait religieux, devrait entretenir des relations apaisées avec son puissant voisin.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-123396"></span></p>
<p>D’abord sur le plan extérieur, depuis 3 ans, la guerre au Yémen n’en finit pas chaque jour d’apporter son lot d’horreurs pour les populations civiles, sans que ne se dessine l’espoir d’une victoire militaire contre les milices chiites Houthi, soutenues par l’Iran. Récemment ce pays a été soumis à un embargo aéronaval, aggravant encore plus la menace d’une catastrophe humanitaire sans précédent.</p>
<p>A l’instar de l’Egypte dans les années 60, le Royaume est désormais empêtré dans une guerre dont il ne voit pas l’issue, et qui commence à peser sérieusement sur son économie. Ses alliés ne se trouvent pas dans une posture favorable, et les destructions occasionnées par les bombardements lui valent désormais, de la part des Yéménites, et plus qu’avant, une hostilité qui ne pourra être que durable. Mais la sale guerre a pris la semaine dernière un nouveau tournant inquiétant pour le Royaume, avec le missile lancé du Yémen vers la capitale Riyad, et dont la responsabilité est imputée au Hezbollah libanais, et à l’Iran.</p>
<p><strong>Le Croissant chiite menace la péninsule d’Arabie</strong></p>
<p>Depuis lors une escalade verbale tout à fait inhabituelle a fait place à la prudente diplomatie qui, il n’y a pas si longtemps encore, caractérisait la politique extérieure du Royaume. Il faut reconnaître que, depuis l’intervention Américaine en 2003 et l’installation d’un régime chiite sectaire en Irak, la prudence n’est plus de mise, les Saoudiens n’ont pas hésité à y soutenir les groupes armés salafistes jihadistes qui ont fini par constituer le tristement célèbre Etat islamique (Daêch), et à attaquer le régime syrien dans le but de le renverser. Mais avec l’entrée de la Russie dans la guerre et le refus de la coalition internationale d’envoyer des troupes au sol, l’Etat islamique est désormais menacé d’écrasement. Le régime de Bachar El Assad a finalement tenu le choc, au point de devenir incontournable dans toute future paix et il s’agit là d’une première défaite majeure pour les Saoudiens.</p>
<p>Le Croissant chiite enserre désormais le nord de la péninsule d’Arabie, depuis l’Iran jusqu’au Liban, avec en prime une blessure béante sur son flanc sud.</p>
<p>Face à cette situation délicate, la moindre des précautions eût été de s’assurer de la solidarité des alliés partenaires du Conseil de la coopération du Golfe (CCG), en entretenant des rapports cordiaux avec eux. Tel n’est pas le cas, le Royaume s’est lancé dans une politique d’hostilité déclarée contre le Qatar, accusé d’entretenir de bonnes relations avec l’Iran… et le Hezbollah. C’est tout juste s’il na pas envoyé son armée l’occuper.</p>
<p>Le couronnement de cette politique frénétique et mal inspirée a été toutefois et sans conteste l’affaire Saad El Hariri, le Premier ministre libanais, annonçant sa démission de son poste, depuis la capitale Riadh, où il avait été convoqué, et usant, pour se justifier, d’arguments… saoudiens, incriminant le Hezbollah et l’Iran dans l’attaque au missile contre Riad.</p>
<p>Si l’intention du nouvel homme fort, le Prince Mohammed Ben Salmane, surnommé MBS , était de provoquer au Liban une crise politique majeure aboutissant à la marginalisation de ses ennemis, sinon peut-être à une guerre dans laquelle s’impliquerait l’Etat d’Israël, pour leur porter le coup fatal, on peut dire que c’est le contraire qui s’est produit : les Libanais se sont estimés outragés par l’ingérence manifeste dans leurs affaires et ont exigé comme un seul homme le retour de leur Premier ministre, selon eux retenu contre son gré.</p>
<p>La diffusion d’une interview télévisée de Saad El Hariri ne les a pas fait changer d’avis, ils y ont vu un homme fatigué, hagard, et même ainsi que l’a révélé une séquence télévisée, surveillé, qui peinait à trouver les justifications nécessaires, et qui ne faisait que répéter une chose, la nécessité pour son pays de ne pas être entraîné dans les affaires des autres Etats, et dans les conflits les opposant.</p>
<p>Assurément l’hypothèse de la détention d’El Hariri n’a pas manqué d’arguments, en particulier la visite éclair du président français Macron en Arabie, et les déclarations du secrétaire américain Mathis appelant au respect de la souveraineté des Etats de la région.</p>
<p><strong>La soi-disant réforme entreprise par le prince MBS</strong></p>
<p>Plus que des erreurs issus de l’inexpérience, l’Arabie paie simplement aujourd’hui les fruits d’une politique que seule une vision étriquée de l’islam a imposée, celle de vrais croyants dont le devoir est de combattre les hérésies, en particulier selon et eux la plus dangereuse parmi toutes, la chiite.</p>
<p>On a parlé de prémices de changements fondamentaux dans le Royaume sous la houlette de ce jeune prince, bientôt roi selon les hypothèses les plus vraisemblables. On a évoqué les droits des femmes, bientôt celui de conduire des voitures, la nouvelle liberté concédée sur les réseaux sociaux, la lutte contre la corruption, l’arrestation des ulémas faisant l’apologie du jihad. S’agit-il vraiment d’un changement majeur de la société qui s’annonce ?</p>
<p>Le fait est également que le pays n’a plus les moyens d’assurer la prospérité de sa population, comme il le faisait auparavant, et de fournir des emplois à la plupart dans la fonction publique. Mais il ne faut pas oublier non plus que la principale menace interne pour l’Etat est venue, depuis l’attaque de la grande mosquée de La Mecque en 1979, puis la fondation d’Al-Qaïda, des salafistes jihadistes, regroupés aujourd’hui au sein de l’Etat islamique, et qui se présente lui-même comme le représentant du véritable islam contre les princes saoudiens, jugés matérialistes, et apostats.</p>
<p>Au siècle précédent, le fondateur de l’actuelle dynastie, Abdelaziz Ibn Saoud, avait déjà dû se résoudre à se débarrasser de ses soldats les plus fanatiques, les Ikhwan, avec l’aide de l’aviation anglaise.</p>
<p>Le pouvoir actuel de la dynastie est fondé sur la collaboration des ulémas, nécessaire au maintien de l’obéissance du peuple. Celle-ci n’est acquise que grâce à la latitude qui leur est concédée d’appliquer la charia selon leur propre vision moyenâgeuse, et de s’immiscer dans tous les domaines de la vie sociale du pays. Toute modernisation véritable du pays ne pourrait donc que remettre en cause les fondements mêmes de l’Etat, et risquerait d’entraîner un basculement des ulémas au bénéfice des opposants au régime les plus fanatiques et les plus réactionnaires, ceux de l’Etat islamique. Et l’Etat en Arabie Saoudite n’a jamais eu l’habitude de répondre aux attaques dont il est l’objet par une libéralisation, mais au contraire, par un durcissement, tel avait été le cas après l’attaque de la Mecque, les assaillants avaient été exécutés mais les cinémas avaient dû fermer leurs portes, et la musique interdite de l’espace public.</p>
<p>Il faut donc se demander si la soi-disant réforme entreprise par le prince MBS ne soit qu’un feu de paille opportunément allumé pour obtenir le soutien d’une frange importante de la population, dans sa marche vers le pouvoir.</p>
<p>Est-ce que MBS sera le grand fossoyeur du wahhabisme ? Il est permis d’en douter au vu de sa politique étrangère sectaire, de la guerre qu’il mène contre les civils au Yémen, et de ses tentatives d’entraîner l’Amérique et Israël dans une guerre contre l’Iran.</p>
<p>Un véritable réformateur commence généralement par désengager son pays des guerres que d’autres ont commencées, par négocier, et par établir les bases d’une nouvelle coexistence pour aboutir à la paix.</p>
<p>Or, même forte de sa production pétrolière, la politique saoudienne de confrontation avec l’Iran, basée sur des considérations idéologiques beaucoup plus que des réalités géostratégiques, n’a pas eu les résultats escomptés.</p>
<p>L’Iran est un grand pays qui a toujours constitué depuis 2500 ans une puissance de premier plan dans toute la région, y compris en Asie Centrale où sa culture et sa langue ont rayonné jusqu’à l’Inde et le Turkestan Chinois. Au XXe siècle il a souvent été capable de dicter sa politique et de préserver ses intérêts dans la région en dépit des interventions étrangères. Les dirigeants saoudiens, au lieu de s’obstiner à nourrir leur hostilité à son égard du seul fait religieux, devraient donc prendre exemple sur leur petit voisin du Qatar qui, quoique abritant le commandement du Centcom Américain, entretient des relations apaisées avec son voisin du Golfe.</p>
<p>Cela exige évidemment une capacité de remise en cause dont il est douteux que des princes arabes, autoritaires, et orgueilleux, soient capables. Sans cela l’Arabie Saoudite demeurera le pays pourvoyeur de l’idéologie terroriste dans le monde, et un Etat dont le régime politique a besoin de religions et de sectes ennemies pour justifier sa survie aux yeux de sa propre population.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
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