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	<title>Archives des CIA - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des CIA - Kapitalis</title>
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		<title>Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir encerclé le Venezuela, Donald Trump a ordonné à la CIA d’y mener des opérations secrètes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/">Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après avoir encerclé le Venezuela le mois dernier par la marine américaine, Donald Trump a ordonné à la CIA d’y mener des opérations secrètes, révèle le </em>New York Times<em>. Trump accuse le président Nicolás Maduro d’avoir libéré de prison un dangereux gang et de l’avoir envoyé aux États-Unis. Il accuse même celui qui est qualifié de «narcoterroriste» par l’administration américaine d’être à la tête de ce gang. Maduro dénonce de faux prétextes pour faire tomber son régime. Dans tous les cas, l’opération de la CIA réveille de très mauvais souvenirs d’une époque où les États-Unis soufflaient le chaud et le froid sur l’Amérique latine qu’elle considérait comme son arrière-cour. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17698707"></span>



<p>Le <a href="https://www.nytimes.com/2025/10/15/us/politics/trump-covert-cia-action-venezuela.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> cite des responsables américains affirmant que l’administration Trump avait autorisé la CIA à mener des opérations secrètes au Venezuela. Il s’agit d’une escalade dans la campagne de Washington contre le président Maduro, ajoutent ces responsables qui ont requis l’anonymat.</p>



<p>Ces nouveaux pouvoirs confèrent à la CIA la capacité de mener des <em>«opérations meurtrières»</em> au Venezuela, ainsi qu’une série d’activités dans les Caraïbes, soit unilatéralement, soit en coordination avec des opérations militaires plus vastes.</p>



<p>On ignore si l’agence de renseignement prévoit des opérations spécifiques ou si ces pouvoirs constituent une mesure de précaution. Cependant, ils interviennent dans un contexte de pression croissante menée par Washington contre le gouvernement Maduro.</p>



<p>Les documents de renseignement récélés par le journal indiquent que ces pouvoirs, connus sous le nom de <em>«rapport présidentiel classifié»</em>, ont été signés après que Trump a ordonné la suspension des négociations diplomatiques avec le gouvernement Maduro, suite aux accusations croissantes des États-Unis concernant son implication dans le trafic de drogue et ses liens avec un groupe criminel connu sous le nom de <em>«Train d’Aragua»</em>, allégations qui ont été remises en question par des évaluations du renseignement interne.</p>



<p>Si les opérations militaires américaines sont généralement rendues publiques, celles de la CIA restent secrètes, ce qui soulève des questions quant au contrôle parlementaire limité de ces décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des navires de guerre dans les Caraïbes</h2>



<p>La semaine dernière, le Venezuela a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu pour discuter de <em>«l’escalade de l’agression»</em> des États-Unis qui ont déployé des navires de guerre dans les Caraïbes.</p>



<p>Dans une lettre adressée aux Nations Unies, le Venezuela a décrit la situation comme <em>«une dangereuse escalade de l’agression américaine et un déploiement militaire sans précédent des États-Unis dans les Caraïbes»</em>. Le gouvernement du président Maduro n’excluant pas une attaque armée américaine contre le Venezuela à très court terme.</p>



<p>Cette demande vénézuélienne intervient au lendemain du vote des membres du Congrès contre une loi qui aurait restreint la capacité du président américain à recourir à la force militaire létale contre les narcotrafiquants.</p>



<p>Il y a plus d’un mois, Washington a déployé huit navires de guerre et un sous-marin nucléaire dans le sud de la mer des Caraïbes, au large des côtes vénézuéliennes, dans le cadre d’une mission présentée comme visant à lutter contre le trafic de drogue.</p>



<p>À ce jour, l’administration Trump a lancé plusieurs frappes militaires contre des bateaux soupçonnés d’être utilisés dans ce trafic , tuant au moins 21 personnes.</p>



<p>Le président Maduro a dénoncé une <em>«agression armée»</em> accusant Washington d’utiliser le trafic de drogue comme prétexte pour <em>«imposer un changement de régime»</em> et s’emparer des richesses d’un pays possédant l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde.</p>



<p>Le <em>NYT</em> précise que la CIA est habilitée depuis longtemps à collaborer avec les gouvernements d’Amérique latine sur les questions de sécurité et de partage de renseignements. Cela lui a permis de collaborer avec les autorités mexicaines pour cibler les cartels de la drogue. Cependant, ces autorisations ne lui permettent pas de mener des opérations létales directes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evincer Maduro du pouvoir</h2>



<p>La stratégie de l’administration Trump concernant le Venezuela, élaborée par le secrétaire d’État Marco Rubio avec l’aide de John Ratcliffe, directeur de la CIA, vise à évincer Maduro du pouvoir.</p>



<p>M. Ratcliffe a peu parlé des activités de son agence au Venezuela. Il a toutefois promis que, sous sa direction, la CIA deviendrait plus agressive. Lors de son audition pout confirmer sa nomination, il a déclaré qu’il rendrait la CIA moins réticente au risque et plus disposée à mener des actions secrètes sur ordre du président et à aller là où personne d’autre ne peut aller et faire des choses que personne d’autre ne peut faire. </p>



<p>La CIA a refusé de commenter cette autorisation de mener des opérations secrètes au Venezuela, cependant mercredi 15 octobre et après les révélations du <em>NYT</em>, M. Trump a déclaré avoir donné cette autorisation car le Venezuela avait vidé ses prisons pour envoyer les délinquants aux États-Unis, rapporte le <em>NYT</em>.</p>



<p>Le président semblait faire référence aux allégations de son administration selon lesquelles des membres du gang de la prison Tren de Aragua avaient été envoyés aux États-Unis pour commettre des crimes. En mars, M. Trump a proclamé que le gang, fondé dans une prison vénézuélienne, était une organisation terroriste menant une <em>«guerre irrégulière»</em> contre les États-Unis sous les ordres du gouvernement Maduro.</p>



<p>Une évaluation des services de renseignement réalisée en février a contredit cette affirmation, expliquant pourquoi les agences d’espionnage ne pensaient pas que le gang était sous le contrôle du gouvernement Maduro, bien que le FBI ait partiellement exprimé son désaccord. Un haut responsable de l’administration Trump a insisté pour que l’évaluation soit révisée. L’évaluation initiale a été confirmée par le Conseil national du renseignement. Par la suite, le directeur par intérim du Conseil, Michael Collins, a été démis de ses fonctions.</p>



<p>Les États-Unis ont offert 50 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation et à la condamnation de M. Maduro pour trafic de drogue.</p>



<p>M. Rubio, qui est également conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, a qualifié M. Maduro d’illégitime et l’administration Trump le qualifie de <em>«narcoterroriste»</em>.</p>



<p>M. Maduro a empêché le gouvernement démocratiquement élu l’année dernière de prendre le pouvoir. Cependant, les accusations de l’administration Trump selon lesquelles il aurait profité du trafic de drogue et que son pays serait un important producteur de drogue pour les États-Unis ont été débattues.</p>



<p>Bien que l’administration Trump ait publiquement avancé des justifications juridiques peu convaincants pour sa campagne, M. Trump a déclaré au Congrès qu’il avait décidé que les États-Unis étaient en conflit armé avec des cartels de la drogue qu’ils considèrent comme des organisations terroristes. Dans une note au Congrès publiée à la fin du mois dernier, l’administration Trump a déclaré que les cartels de la drogue étaient des <em>«groupes armés non étatiques dont les actions constituent une attaque armée contre les États-Unis»</em>.</p>



<p>La CIA intensifie ses efforts de lutte contre les stupéfiants depuis des années. Gina Haspel, deuxième directrice de la CIA sous M. Trump lors de sa première administration, a consacré davantage de ressources à la traque de drogue au Mexique et en Amérique latine. Sous William J. Burns, directeur de la CIA sous Biden, l&rsquo;agence a commencé à faire voler des drones au-dessus du Mexique, à la recherche de laboratoires de fentanyl, opérations que M. Ratcliffe a ensuite étendues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Actions secrètes de la CIA en Amérique latine</h2>



<p>L’autorisation d’opérations secrètes de Trump pourrait paraître comme une évolution naturelle de ces efforts antidrogue mais l’histoire des actions secrètes de la CIA en Amérique latine et dans les Caraïbes est, pour le moins, mitigée.</p>



<p>En 1954, l’agence a orchestré un coup d’État qui a renversé le président Jacobo Árbenz du Guatemala, inaugurant des décennies d’instabilité. L’invasion de Cuba par la Baie des Cochons, soutenue par la CIA, en 1961, s’est soldée par un désastre et l’agence a tenté à plusieurs reprises d’assassiner Fidel Castro. La même année, la CIA a fourni des armes aux dissidents qui ont assassiné Rafael Leónidas Trujillo Molina, le dirigeant autoritaire de la République dominicaine.</p>



<p>L’agence a également été impliquée dans le coup d’État de 1964 au Brésil, la mort de Che Guevara et d’autres machinations en Bolivie, le coup d’État de 1973 au Chili et la lutte des Contras contre le gouvernement sandiniste de gauche du Nicaragua dans les années 1980.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nMSgextKs1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/">Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/embed/#?secret=Iigt9mna71#?secret=nMSgextKs1" data-secret="nMSgextKs1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tête-à-tête Trump-Poutine &#124; La recette du désastre !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 07:32:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les pays occidentaux retiennent leur souffle craignant que le président Trump n’offre l’Ukraine sur un plateau à Poutine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tete-a-tete-trump-poutine-la-recette-du-desastre/">Tête-à-tête Trump-Poutine | La recette du désastre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce vendredi 15 août 2025, le président américain Donald Trump rencontrera en tête à tête son homologue russe Vladimir Poutine en Alaska, ce rendez-vous a réveillé le souvenir de la précédente rencontre entre les deux hommes qui a eu lieu en juillet 2018 en Finlande. Trump était sorti de ce tête à tête donnant l’impression d’avoir été manipulé par l’ancien espion du KGB devenu maître du Kremlin. Aujourd’hui le monde et surtout les pays occidentaux retiennent leur souffle craignant que le président américain n’offre l’Ukraine sur un plateau à Poutine. </em></strong><em>(Ph. Poutine, l&rsquo;homme qui chuchote dans l&rsquo;oreille de Trump)</em>. </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17237282"></span>



<p>Dans une analyse consacrée à ce grand rendez-vous international, Andrew Roth, le correspond du <a href="https://www.theguardian.com/world/2025/aug/13/trump-putin-meeting-alaska" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a> à Washington, a commencé par ces mots: <em>«Les leçons d’Helsinki sont claires: réunir Donald Trump seul avec Vladimir Poutine est une affaire imprévisible et souvent dangereuse»</em>.</p>



<p>C’était en 2018, lorsque les deux dirigeants se sont rencontrés à l’invitation de Sauli Niinistö, le président finlandais, pour discuter, entre autres, de la dégradation des relations américano-russes, des accusations d’ingérence électorale et de la guerre acharnée dans l’est de l’Ukraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump désavoue ouvertement la CIA</h2>



<p>À sa sortie de la salle, Trump semblait ébloui par le chef du Kremlin. Interrogé lors d’une conférence de presse sur les conclusions des services de renseignement américains selon lesquelles la Russie s’était ingérée dans les élections, Trump a déclaré : <em>«Le président Poutine dit que ce n’est pas la Russie. Je ne vois aucune raison pour que ce soit le cas»</em>. Il avait par conséquent humilié la CIA en la désavouant publiquement en donnant raison à Vladimir Poutine.&nbsp;</p>



<p>Cet épisode avait donné des sueurs jusqu’au premier cercle de Trump. Fiona Hill, conseillère principale au Conseil de sécurité nationale des États-Unis à l’époque, a déclaré plus tard qu’elle avait envisagé de déclencher l’alarme incendie ou de simuler une urgence médicale pour mettre fin à la conférence de presse.</p>



<p>D’une certaine manière, les enjeux sont encore plus importants puisque Trump et Poutine prévoient de se rencontrer ce vendredi à Anchorage, en Alaska. Trump a déclaré que les deux hommes discuteraient d’un <em>«échange de territoires»</em> lors de la première rencontre de Poutine avec un dirigeant du G7 depuis son invasion de l’Ukraine en février 2022. Les dirigeants européens craignent que Trump ne sorte une fois de plus d’une réunion à huis clos en prêchant la bonne parole du Kremlin.</p>



<p>La Maison Blanche a revu à la baisse ses attentes concernant le sommet, signe qu’aucun accord concret n’est sur la table. <em>«Il s’agit vraiment d’une réunion de tâtonnement»</em>, a déclaré Trump lors d’une conférence de presse lundi. Il a ajouté qu’il saurait dès les premières minutes si Poutine était prêt à un cessez-le-feu et qu’il en informerait Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, et les dirigeants européens. <em>«Je pourrais dire: Bonne chance, continuez à vous battre. Ou bien je pourrais dire: Nous pouvons trouver un accord»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ciOTzEC1jV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/03/trump-lache-lukraine-poutine-savoure-sa-revanche/">Trump lâche l’Ukraine, Poutine savoure sa revanche</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump lâche l’Ukraine, Poutine savoure sa revanche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/03/trump-lache-lukraine-poutine-savoure-sa-revanche/embed/#?secret=hmbjMxa7uC#?secret=ciOTzEC1jV" data-secret="ciOTzEC1jV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’absence remarquable des Européens</h2>



<p>Toutefois, Poutine tentera tout de même de façonner l’image que Trump se fait d’un accord de paix, de manière à ce qu’il profite au maximum au Kremlin. <em>«Poutine veut un accord avec Trump qui sera présenté à Kiev et aux autres capitales européennes comme un fait accompli»</em>, a écrit John Herbst, directeur principal du Centre Eurasie de l’Atlantic Council et ancien ambassadeur en Ukraine. Il ajoute: <em>«L’absence d’invitations pour les dirigeants européens rappelle la conférence de Yalta de 1945 où les États-Unis, l’Union soviétique et le Royaume-Uni ont décidé du sort de la moitié de l’Europe sans tenir compte de ces nations»</em>.&nbsp;</p>



<p>L’Europe et l’Ukraine ont réagi. Avant le sommet, Zelensky a déclaré que l’Ukraine ne céderait pas de territoire à la Russie qu’elle pourrait utiliser pour lancer une nouvelle offensive, infirmant ainsi les prédictions de Trump selon lesquelles <em>«il y aura des échanges </em>[de territoires]».</p>



<p>Le caractère erratique de Trump qui se répercute en matière de politique étrangère peut faire le jeu des adversaires étrangers des États-Unis mais il les a également frustrés. On dit que des dirigeants comme le président chinois Xi Jinping préfèrent travailler plus en amont avant de rencontrer Trump, notamment en raison de son imprévisibilité. La Russie est elle aussi frustrée par le manque de rigueur de l’administration Trump. Cependant, cela n’a pas empêché Poutine de tenter sa chance en s’entretenant avec Trump pour leur premier tête-à-tête sous cette administration.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XIFDz6cjvy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/largent-lastre-autour-duquel-tourne-la-politique-etrangere-de-donald-trump/">L’argent, l’astre autour duquel tourne la politique étrangère de Donald Trump</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’argent, l’astre autour duquel tourne la politique étrangère de Donald Trump » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/largent-lastre-autour-duquel-tourne-la-politique-etrangere-de-donald-trump/embed/#?secret=JhL2HQ3aDg#?secret=XIFDz6cjvy" data-secret="XIFDz6cjvy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Trump préfère écouter et improviser</h2>



<p>Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré mardi que la rencontre entre Trump et Poutine serait un tête-à-tête, un exercice d’écoute pour Trump, au cours duquel il pourrait cerner le point de vue russe.</p>



<p><em>«C’est comme ça que Trump procède. Il improvise. Et Poutine aime les échanges, il se targue de sa capacité à réagir rapidement dans ce genre de situation»</em>, a déclaré Fiona Hill.&nbsp;</p>



<p>L’absence de conseillers dans la salle a soulevé une question essentielle: les accords conclus en privé, même en présence d’interprètes ou d’autres preneurs de notes, aboutiront-ils à des résultats durables? <em>«C’est un peu comme une réunion qui tombe dans la forêt»</em>, a déclaré Hill.</p>



<p>Un événement similaire s’est produit lors du sommet d’Helsinki, lorsque Trump a quitté la salle et a déclaré avoir conclu un accord avec Poutine pour que les forces de l’ordre américaines aient accès aux agents du GRU (renseignement militaire russe) accusés d’influencer les élections américaines. Poutine a ensuite déclaré qu’il aurait accès aux Américains responsables de l’adoption de la loi Magnitski anticorruption.</p>



<p><em>«Bien sûr, cela n’a mené à rien. Trump n’avait pas pleinement compris ce que Poutine lui avait dit»</em>, précise Fiona Hill qui a ajouté: <em>«En d’autres termes, vous savez, il y a une réunion ou quelque chose comme ça, mais ça ne se concrétise pas»</em>.</p>



<p>Autrement dit, cette fois-ci ça sera un show Trump mais concrètement il ne faudra pas se faire d’illusion et s’attendre à un épilogue juste entre les deux belligérants, ça sera ou bien la paix du vainqueur avec les conditions de Poutine ou rien du tout.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tete-a-tete-trump-poutine-la-recette-du-desastre/">Tête-à-tête Trump-Poutine | La recette du désastre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>De Bagdad à Téhéran ou quand l’histoire se répète</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/de-bagdad-a-teheran-ou-quand-lhistoire-se-repete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 07:24:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En Irak en 2003 et en Iran en 2025, les Etats-Unis ont justifié leur agression militaire par des mensonges, et cela risque d'avoir les mêmes conséquences?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/de-bagdad-a-teheran-ou-quand-lhistoire-se-repete/">De Bagdad à Téhéran ou quand l’histoire se répète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’histoire, dit-on, ne se répète pas, mais elle bégaie. En 2003, les États-Unis envahissent l’Irak au nom d’un danger imminent : Saddam Hussein détiendrait des armes de destruction massive (ADM). Vingt ans plus tard, le monde assiste au bombardement de l’Iran par Israël et les Etats-Unis, justifié par la crainte que la République islamique soit sur le point d’acquérir l’arme nucléaire. Dans les deux cas, les faits sont contestés, les preuves fragiles, et les conséquences dévastatrices.</em></strong></p>



<p><strong>Dr. Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-16860522"></span>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux guerres, un même mensonge</strong></h2>



<p>Après les attentats du 11 septembre 2001, l’administration Bush lance la «<em>guerre contre le terrorisme</em>». L’Irak est rapidement désigné comme cible prioritaire. Les justifications officielles abondent : liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaïda, mais surtout, accusations de possession d’armes chimiques, biologiques et nucléaires.</p>



<p>Malgré les inspections de l’Onu qui n’ont trouvé aucune preuve tangible, la machine de guerre s’emballe. Colin Powell, alors secrétaire d’État, brandit des fioles supposées remplies de produits chimiques et bactériologiques dangereux et des schémas douteux à l’Onu.</p>



<p>Le 20 mars 2003, les États-Unis et leurs alliés envahissent l’Irak. La suite est connue : aucune arme de destruction massive ne sera jamais trouvée. Le régime est renversé, mais le pays s’enfonce dans le chaos, donnant naissance à une guerre civile et à des groupes terroristes comme Daech.</p>



<p>L’objectif réel ? Redessiner le Moyen-Orient, contrôler les ressources pétrolières, affirmer la domination américaine. Le mensonge d’État devient outil de guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran, nouvelle cible du mensonge d’Etat</h2>



<p>Le 13 juin 2025, Israël lance une série de frappes contre des sites iraniens. Motif officiel : empêcher l’Iran de fabriquer une bombe nucléaire. Pourtant, toutes les sources indépendantes, y compris des services de renseignement occidentaux et même la CIA, confirment que l’Iran ne possède pas d’arme nucléaire et n’est pas à quelques semaines de l’avoir. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’a trouvé aucun indice de militarisation active du programme iranien.</p>



<p>Comme en 2003, les avertissements diplomatiques sont ignorés. Le récit dominant est imposé par une minorité de faucons politiques et militaires. Une peur orchestrée l’emporte sur les faits. A nouveau, le monde découvre, trop tard, que les raisons invoquées relèvent davantage de l’idéologie que de la vérité.</p>



<p>Un même schéma basé sur la peur, la désinformation et la création d’un ennemi absolu.</p>



<p>&#8211; En 2003, Saddam Hussein présenté comme un tyran fou prêt à utiliser ses ADM contre l’Occident.</p>



<p>-En 2025, le régime iranien décrit comme messianique, irrationnel, et résolu à détruire Israël avec une bombe nucléaire fictive.</p>



<p>Dans les deux cas, on assite à une marginalisation des organismes internationaux.</p>



<p>En Irak, l’Onu est contournée, ses inspecteurs discrédités.</p>



<p>En Iran, l’AIEA est ignorée malgré ses rapports rassurants.</p>



<p>La mise en scène médiatique est identique.</p>



<p>En 2003, les grands médias relayent les assertions américaines sans enquête sérieuse.</p>



<p>En 2025, de nombreuses chaînes occidentales reprennent les éléments israéliens sans vérification, noyant les avertissements contradictoires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mvgJqa8wDr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/">La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/embed/#?secret=aFc4zS2wQn#?secret=mvgJqa8wDr" data-secret="mvgJqa8wDr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le dogme de la guerre préventive</h2>



<p>Les bombardements par Israël depuis le 13 juin des sites nucléaires et civils en Iran suivis par des bombardements encore plus dévastateurs il y a quelques jours de trois sites nucléaires par les B-52 américains, illustrent parfaitement la mentalité de <em>«cowboy»</em> de Donald Trump, un grand amateur du sport de combat MMA dont il ne rate pas les grands matchs, et qu’il a résumé lui-même ainsi&nbsp;: «<em>Lorsque la bataille est inévitable, il faut frapper le premier</em>». Il n’hésite pas à appliquer le même principe de combat dans les relations internationales comme si le monde est une vaste arène où celui qui frappe le premier et de préférence par surprise gagne le match.</p>



<p>Ce faisant, il oublie que l’’invasion de l’Irak a été un désastre humanitaire, politique et moral et que le bombardement de l’Iran, sous un faux prétexte nucléaire, pourrait mettre en danger la paix mondiale et engendrer un cataclysme bien plus vaste pour toute l’humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Eté de toutes les peurs </h2>



<p>La riposte immédiate de l’Iran aux bombardements d’Israël et des Etats-Unis a été jusqu’à maintenant une pluie de missiles et de drones sur les villes israéliennes et même une base américaine dans la région.</p>



<p>Cependant, le Liban, la Syrie et même certains Etats monarchiques du Golfe tels que le Qatar ou l’Arabie Saoudite risquent d’être aspirés dans le conflit. Les prix du pétole vont flamber à la suite de la fermeture éventuelle par l’Iran du détroit d’Ormuz. Les marchés paniquent et la récession économique et l’inflation seront mondiales, obligeant d’autres puissances telles que la Chine ou la Russie ou l’Europe d’intervenir&nbsp;: l’embrasement régional deviendra mondial, avec le risque d’utilisation en dernier recours d’armes nucléaires tactiques ou balistiques, ce qui provoquera la disparition à plus ou moins brève échéance de l’humanité et de toute vie sur terre.</p>



<p>Ce scénario catastrophe rejoint malheureusement les conclusions du ‘<em>Bulletin of the Atomic Scientists Doomsday Clock’</em>, un modèle symbolique élaboré par un grand nombre de scientifiques du monde entier qui mesure la «<em>proximité de la fin du monde</em>» en minutes avant minuit et qui intègre les risques de guerre nucléaire, changement climatique, IA non contrôlée, etc. En 2024, il a été placé à <em>«90 secondes avant minuit</em>», le plus proche jamais atteint.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gf42GSYEu6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/le-risque-dune-troisieme-guerre-mondiale-selon-lai/">Le risque d’une troisième guerre mondiale selon l’IA</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le risque d’une troisième guerre mondiale selon l’IA » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/le-risque-dune-troisieme-guerre-mondiale-selon-lai/embed/#?secret=QvNhRgEfq5#?secret=Gf42GSYEu6" data-secret="Gf42GSYEu6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’impact sur la Tunisie</h2>



<p>Je ne suis pas particulièrement superstitieux, mais je ne peux pas ne pas relever la succession de catastrophes internationales depuis cinq ans qui se traduisent par des <em>«chocs extérieurs»</em> subis par la Tunisie : Covid-19 avec récession mondiale, guerre en Ukraine avec flambée du coûts des produits énergétiques et alimentaires, élection de Donald Trump avec imposition de nouveaux droits de douanes supplémentaires de 28% sur le produits tunisiens exportés aux Etats-Unis, et maintenant la guerre entre Israël et l’Iran avec risque d’un embrasement du Moyen-Orient dont la Tunisie fait partie intégrale, si elle n’engendrera pas une troisième guerre mondiale.</p>



<p>Certes, la Tunisie ne serait pas directement impliquée militairement, mais elle subirait des conséquences politiques, économiques et sociales importantes, qui viendront aggraver la récession économique, le chômage et l’inflation qu’elle endure déjà depuis 2011, et réduiront pratiquement à néant les faibles espoirs de reprise de la croissance économique et de la paix sociale.</p>



<p>Même si le président Kaïs Saïed chercherait probablement à maintenir une position de neutralité, toutefois, une pression populaire anti-israélienne pourrait surgir, avec manifestations, voire troubles, en particulier si des images de civils iraniens massacrés circulent massivement.</p>



<p>Sur le plan de la politique interne, la guerre entre Israël et l’Iran pourrait réactiver des de vieux clivages idéologiques : certains mouvements islamistes ou panarabes (comme Ennahdha ou d’anciens milieux nassériens) pourraient exprimer un soutien implicite à l’Iran, vu comme une puissance antisioniste, tandis que d’autres courants pourraient appeler à la modération ou au soutien indirect à Israël, par hostilité à l’axe chiite.</p>



<p>Sur le plan de la politique internationale, un soutien tunisien – même diplomatique – à l’Iran serait immédiatement perçu par Donald Trump comme inacceptable et risque d’être qualifié de <em>«soutien à une puissance terroriste»</em>. Avec son tempérament fougueux et imprévisible, il ne se contenterait pas de critiques verbales mais pourrait immédiatement ordonner le gel des aides économiques américaines, l’extension des sanctions financières internationales via la pression américaine sur Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale (BM), ou de nouveaux tarifs douaniers sur les exportations tunisiennes vers les Etats-Unis encore plus élevés que les 28% qu’il a déjà décidé d’instaurer en mars dernier. Pire, il pourrait utiliser son réseau social <em>Social Truth</em> pour s’en prendre personnellement à Kaïs Saïd, en le qualifiant de <em>«sympathisant de l’ennemi»</em> et exercer même des pressions sur ses alliés du Golfe (Arabie Saoudite, Émirats, Qatar) pour qu’ils isolent diplomatiquement et économiquement la Tunisie, davantage qu’elle ne l’est déjà.</p>



<p>Bref, à part les retombées directes et indirectes de la guerre entre l’Iran et Israël, la Tunisie risque de payer cher les affinités présumées de Kais Saïd avec le régime iranien.</p>



<p><em>Que Dieu nous protège&nbsp;!</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/de-bagdad-a-teheran-ou-quand-lhistoire-se-repete/">De Bagdad à Téhéran ou quand l’histoire se répète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le Brésil, rampe de lancement des espions russes dans le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2025 09:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Artem Shmyrev]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[contre-espionnage]]></category>
		<category><![CDATA[espions russes]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Sergei Cherkasov]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Brésil est devenu une usine pour d'espions russes. Enquête du New York Times. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/le-bresil-rampe-de-lancement-des-espions-russes-dans-le-monde/">Le Brésil, rampe de lancement des espions russes dans le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une enquête du </em></strong><a href="https://www.nytimes.com/2025/05/21/world/americas/russia-brazil-spies-deep-cover.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>New York Times</em></strong></a><strong><em> révèle que la Russie utilise depuis des années le Brésil comme base arrière depuis laquelle les espions agissant sous couverture partent pour mener leurs opérations aux États-Unis, en Europe ou au Moyen-Orient. L’enquête, intitulée «The Spy Factory» (L’usine des espions), utilise la métaphore de «chaîne de montage» pour décrire l’ampleur de cette pratique. Après un long et laborieux travail, le contre-espionnage brésilien a fini par démanteler le réseau. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16605076"></span>



<p>Parmi ces espions se trouvait un officier du renseignement russe nommé Artem Shmyrev qui a réussi à tromper tout le monde. Il possédait un véritable certificat de naissance brésilien et un passeport sous le nom de Gerhard Daniel Campos Wittich, un pseudonyme. Il dirigeait une entreprise d’impression 3D prospère et partageait un appartement haut de gamme à Rio de Janeiro avec sa petite amie brésilienne.</p>



<p>Shmyrev n’était pas le seul espion russe dans le pays sud-américain, mais si d’importantes opérations d’espionnage russes ont été découvertes dans le passé, notamment aux États-Unis en 2010, celle-ci est bien différente. L’objectif n’était pas d’espionner le Brésil mais plutôt que les espions russes prennent des identités brésiliennes crédibles et voyagent ensuite de là vers les États-Unis, l’Europe ou le Moyen-Orient. Le Brésil servait de rampe de lancement.</p>



<p>Au cours des trois dernières années, les agents du contre-espionnage brésilien ont traqué ces espions de manière secrète et méthodique. Grâce à un travail policier minutieux, ils ont découvert un modèle qui leur a permis d’identifier et de débusquer les espions un par un.</p>



<p>Le contre-espionnage brésilien a découvert au moins neuf agents russes infiltrés portant des documents d’identité brésiliens, mais l’identité de six d’entre eux n’a pas encore été déterminée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mA8OvFG57J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/">Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/embed/#?secret=8NOuwgINGo#?secret=mA8OvFG57J" data-secret="mA8OvFG57J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Agents russes avec documents d’identité brésiliens</h2>



<p>Le journal américain cite des responsables anonymes qui affirment que l’enquête s’est déjà étendue à au moins huit pays avec des informations de renseignement provenant des États-Unis, d’Israël, des Pays-Bas, de l’Uruguay et d’autres services secrets occidentaux.</p>



<p>Le <em>NYT</em> a rapporté avoir utilisé des centaines de documents d’enquête et d’entretiens avec des dizaines de policiers et de responsables du renseignement sur trois continents pour recueillir des détails sur l’opération d’espionnage russe au Brésil et les efforts secrets visant à l’éliminer.</p>



<p>L’enquête a décrit le démantèlement de <em>«l’usine d’espionnage du Kremlin»</em> comme étant bien plus qu’une simple opération de contre-espionnage de routine mais plutôt comme faisant partie des conséquences d’une décennie d’agression russe destructrice. Le <em>NYT</em> explique qu’une <em>«usine d’espionnage»</em> est un terme couramment utilisé pour désigner un pays ou un lieu où des activités d’espionnage sont menées.</p>



<p>Des espions russes avaient contribué à abattre un avion de ligne au départ d’Amsterdam, aux Pays-Bas, en 2014. Ils ont également interféré dans les élections aux États-Unis, en France et ailleurs, empoisonné des ennemis présumés et fomenté des coups d’État.&nbsp;</p>



<p>La révélation par le Brésil du réseau d’espionnage a porté un coup dévastateur au programme d’espionnage de Moscou, éliminant un groupe d’officiers hautement qualifiés et arrêtant au moins deux d’entre eux qui seront difficiles à remplacer.</p>



<p>Selon le <em>NYT</em>, la CIA a joué un rôle dans la découverte d’espions russes.</p>



<p>En avril 2022, quelques mois seulement après l’entrée des forces russes en Ukraine, l’agence a transmis un message urgent et exceptionnel à la police fédérale brésilienne indiquant qu’un agent du renseignement militaire russe s’était récemment rendu aux Pays-Bas pour suivre une formation à la Cour pénale internationale (CPI) qui avait alors commencé à enquêter sur les crimes de guerre russes en Ukraine.</p>



<p>La lettre indiquait que l’agent voyageait avec un passeport brésilien au nom de Victor Muller Ferreira, diplômé de l’Université Johns Hopkins sous ce nom. Mais son vrai nom, comme l’a indiqué l’agence américaine, est Sergei Cherkasov. Il a ensuite été arrêté non pas pour espionnage mais pour usage de faux documents.</p>



<p>L’histoire de Cherkasov n’a été éclaircie que lorsque la police a retrouvé son certificat de naissance, révélant toute l’ampleur de l’opération d’espionnage russe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qWHJGgKNdP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/23/au-coeur-de-la-guerre-des-espions-entre-liran-et-israel/">Au cœur de la guerre des espions entre l’Iran et Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au cœur de la guerre des espions entre l’Iran et Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/23/au-coeur-de-la-guerre-des-espions-entre-liran-et-israel/embed/#?secret=wzBJjO1Ykh#?secret=qWHJGgKNdP" data-secret="qWHJGgKNdP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Faux passeports, identités usurpées et tactiques de camouflage</h2>



<p>Les agents de renseignement ont longtemps utilisé de faux passeports, des identités usurpées et d’autres tactiques de camouflage mais les choses sont devenues plus compliquées à l’ère du numérique où presque tout le monde a un dossier en ligne.</p>



<p>Cette évolution représente un problème grave, en particulier pour la Russie, car la plupart des agences d’espionnage s’appuient sur des réseaux d’informateurs locaux pour effectuer le travail difficile de collecte de renseignements.</p>



<p>Selon le rapport d’enquête, les services de renseignement extérieurs russes marient souvent leurs agents infiltrés au début de leur carrière et les envoient à l’étranger à la fois comme partenaires de vie et d’espionnage. Les experts affirment que ces mariages visent à réduire le sentiment d’isolement qui peut affliger ces espions pendant les années, et parfois les décennies, qu’ils passent dans la clandestinité.</p>



<p>Artem Shmyrev et sa femme Irina étaient membres d’un petit groupe d’espions d’élite. Après près d’une décennie de formation rigoureuse en espionnage, le couple a opéré comme agents infiltrés sous de fausses identités qu’ils prévoyaient d’utiliser pour le reste de leur carrière.&nbsp;</p>



<p>Ils ont été envoyés chacun dans des pays différents où ils ont vécu séparés pendant des années. Les messages qu’ils ont échangés à la fin de l’été 2021 et récupérés sur le téléphone de Shmirev montrent un couple de plus en plus frustré par le quotidien et, parfois, l’un envers l’autre. Le <em>NYT</em> a examiné certains de ces messages qui comprenaient des aperçus uniques sur le travail et la solitude. Le journal a noté que les agents de renseignement infiltrés écrivent généralement leurs messages en anglais.</p>



<p>Ces messages contiennent des indices intéressants sur le travail de renseignement effectué par les espions même si les détails ne sont pas entièrement clairs. Dans l’un des messages, Artem a exhorté Irina à passer plus de temps à rédiger des rapports afin que leurs supérieurs à Moscou comprennent les efforts qu’elle mettait dans son travail.</p>



<p>Toutefois, le <em>NYT</em> note que les espions avaient besoin d’exprimer leurs frustrations et il n’est pas clair si et dans quelle mesure le couple a communiqué avec des personnes qui connaissaient leur véritable identité.</p>



<p>La question qui se pose et s’impose est la suivante : Pourquoi ce choix du Brésil par le renseignement russe? Le Brésil semblait être un endroit idéal pour que les espions choisis construisent leur couverture. Le passeport brésilien est l’un des plus utiles au monde permettant de voyager sans visa dans presque autant de pays que le passeport américain. Une personne aux traits européens et avec un léger accent a peu de chances de se démarquer dans un Brésil multiracial. Alors que de nombreux pays exigent une vérification par un hôpital ou un médecin avant de délivrer des certificats de naissance, le Brésil autorise une exception spéciale pour les personnes nées dans les zones rurales. Les autorités délivrent un certificat de naissance à toute personne qui déclare, en présence de deux témoins, qu’au moins un parent est brésilien. Le système est également décentralisé et vulnérable à la corruption locale.</p>



<p>Avec un certificat de naissance, il suffit de demander l’inscription sur les listes électorales et après, obtenir un passeport. Une fois ces documents obtenus, un espion peut voyager presque partout dans le monde. Ce qui a sans doute compté dans le choix du Brésil comme rampe de lancement pour les espions russes. &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/25/le-bresil-rampe-de-lancement-des-espions-russes-dans-le-monde/">Le Brésil, rampe de lancement des espions russes dans le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ukraine &#124; Le fils d’une responsable de la CIA mort pour la Russie de Poutine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 08:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le fils d’une responsable de premier plan de la CIA a été tué alors qu’il combattait avec l’armée russe en Ukraine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/29/ukraine-le-fils-dune-responsable-de-la-cia-mort-pour-la-russie-de-poutine/">Ukraine | Le fils d’une responsable de la CIA mort pour la Russie de Poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2025/04/25/cia-son-michael-gloss-killed-ukraine-russian-army/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> (WP) a révélé que le fils d’une responsable de premier plan de la CIA, le service de renseignement extérieur des Etats-Unis, a été tué alors qu’il combattait avec l’armée russe en Ukraine. Il s’appelle Michael Gloss et il était âgé de 21 ans. Ses parents ignoraient totalement qu’il participait à la guerre et surtout qu’il combattait aux côtés des Russes. Ils ne l’ont appris qu’après sa mort. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16339505"></span>



<p>Michael est le fils Larry Gloss, un vétéran de la guerre d’Irak, et de Juliane Gallina qui est directrice adjointe de la CIA chargée de l’innovation numérique. Michael est décédé en avril 2024 dans la région de Donetsk dans l’est de l’Ukraine mais l’information vient tout juste&nbsp; d’être révélée.&nbsp;</p>



<p>Larry a décrit son fils comme un jeune homme épris de paix et un défenseur de la conservation de l’environnement. Le <em>WP</em> a rapporté qu’il était l’un des rares Américains à avoir combattu aux côtés des forces russes dans leur guerre contre l’Ukraine, une histoire qualifiée de <em>«bizarre»</em> par le journal américain qui a cité le père disant que son fils avait grandi dans une banlieue chic de Washington D.C et qu’il avait souffert de maladie mentale pendant la majeure partie de sa vie.</p>



<p>Selon Larry, Michael était un farouche opposant aux principes de la classe dirigeante aux États-Unis. Il pourrait être qualifié d’antisystème et il était également indigné par le soutien de Washington à Israël et à la guerre à Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une affaire familiale privée, estime la CIA</h2>



<p>Le <em>WP</em> rapporte que Michael avait 17 ans lorsqu’il a commencé à se rebeller contre les valeurs auxquelles croyaient ses parents. Il a précisé que le père, qui dirige une entreprise fournissant des équipements de sécurité électronique, et la mère ont reçu la nouvelle du décès de leur fils en juin 2024 par l’intermédiaire d’un responsable des affaires consulaires du département d’État américain.</p>



<p>Jusqu’à ce moment-là, ils n’avaient aucune idée que leur fils se trouvait en Ukraine et encore moins qu’il combattait aux côtés de l’armée russe.</p>



<p>Le père a déclaré que le certificat de décès de son fils délivré par les autorités russes confirmait que Michael était décédé le 4 avril de l’année dernière lors d’une attaque d’artillerie après avoir saigné abondamment. Le certificat qu’il est mort alors qu’il courait pour aider son camarade blessé, essayant de le protéger.</p>



<p>Bien que la famille de Michael l’ait enterré en décembre dernier et ait incinéré sa dépouille la semaine où son corps lui a été rendu, la vérité sur sa mort en Ukraine n’a été révélée que vendredi dernier dans un article publié par <em>iStories</em>, un site Web de journalisme d’investigation russe basé hors de Russie.</p>



<p>Dans un bref communiqué publié vendredi, la CIA a considéré la mort de Michael comme une affaire familiale privée et non comme une question de sécurité nationale.</p>



<p>Larry a déclaré au <em>WP</em> que Michael s’était rendu en Géorgie en juin 2023 où il avait participé à un rassemblement pour un mouvement appelé la Rainbow Family dont les adeptes adhèrent à une idéologie commune de conservation de l’environnement et se qualifient d’<em>«Amis de la nature et de toute l’humanité»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des <em>«touristes de guerre»</em></h2>



<p>Un mois après son arrivée en Géorgie, Michael a envoyé un message à ses parents via <em>WhatsApp</em> leur disant qu’il était entré en Russie et qu’il allait rencontrer des amis du groupe. Par la suite, en septembre 2023, Michael a informé ses parents qu’il avait l’intention de rester en Russie pendant un certain temps mais ils ne savaient pas qu’il avait rejoint l’armée russe.</p>



<p>En décembre de cette année-là, Michael a été envoyé sur le front ukrainien, selon <em>iStories</em>, qui a interviewé un soldat russe du 137e régiment aéroporté qui a déclaré connaître Michael et que l’Américain avait été rattaché à une unité d’assaut.</p>



<p>Le <em>WP</em> a cité Ralph Gough, un ancien haut responsable de la CIA responsable des opérations européennes et eurasiennes, qui a déclaré que plusieurs milliers d’Américains sont allés sur les champs de bataille pour se battre pour l’Ukraine, ajoutant que certains d’entre eux sont des <em>«touristes de guerre qui partent rapidement après leur première rencontre avec l’artillerie moderne et les drones»</em> et que d’autres, qui ont choisi de rester pour continuer à se battre, sont au nombre de 2 000 à 3 000.</p>



<p>De son côté, Megan Mobbs, présidente de l’organisation américaine à but non lucratif RT Weatherman, qui aide à rapatrier les dépouilles de citoyens américains, a déclaré qu’au moins 75 Américains sont morts en combattant aux côtés des Ukrainiens. Par contre que des Américains comme Michael combattent pour la Russie de Poutine et y laissent leur vie, ce n’est pas du tout commun.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/29/ukraine-le-fils-dune-responsable-de-la-cia-mort-pour-la-russie-de-poutine/">Ukraine | Le fils d’une responsable de la CIA mort pour la Russie de Poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Signal, l’application préférée des narcotrafiquants et des responsables américains!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 06:37:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cartels de la drogue]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[espionnage cybernétique]]></category>
		<category><![CDATA[FBI]]></category>
		<category><![CDATA[John Ratcliffe]]></category>
		<category><![CDATA[Kash Patel]]></category>
		<category><![CDATA[pirates informatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Signal]]></category>
		<category><![CDATA[terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[Tulsi Gabbard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un journaliste avait été inclus par erreur dans un groupe de discussion ultraconfidentiel sur l’application Signal avec accès à des plans militaires top secrets. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/28/signal-lapplication-preferee-des-narcotrafiquants-et-des-responsables-americains/">Signal, l’application préférée des narcotrafiquants et des responsables américains!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Maison-Blanche a confirmé en début de semaine qu’un journaliste américain avait été inclus par erreur dans un groupe de discussion ultraconfidentiel sur <a href="https://signal.org/fr/download/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’application Signal</a> avec accès à des plans militaires top secrets. Cette faille de sécurité a été considérée comme l’une des plus retentissantes de l’histoire militaire américaine récente mais au-delà de cette erreur, c’est l’utilisation même de Signal qui a nourri la polémique étant donné que cette application était critiquée pour son utilisation par les réseaux de terrorisme et de crime organisé. Sauf que le directeur de la CIA a révélé dans une audition devant le Congrès qu’elle est utilisée par les responsables américains, par la CIA et par lui-même. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16000106"></span>



<p>Les responsables américains ont longtemps diabolisé les applications en ligne cryptées comme Signal, les considérant comme un refuge pour les criminels et les terroristes et une menace pour la sécurité nationale mais désormais ils les utilisent, a indiqué Matt Sledge dans une enquête publiée par le magazine d’investigation <a href="https://theintercept.com/2025/03/25/signal-chat-encryption-hegseth-cia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Intercept</a>.</p>



<p>En pleine polémique concernant la fuite des plans de guerre au Yémen via <a href="https://signal.org/fr/download/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’application Signal</a>, le directeur de la CIA John Ratcliffe a, en effet, révélé lors d’une audition devant la commission du renseignement du Sénat mardi 25 mars 2025 que l’application est approuvée pour les communications officielles et est même installée sur les ordinateurs de l’agence.</p>



<p><em>«Pour les Américains ordinaires, cela peut sembler une erreur involontaire mais c’est une puissante approbation de la valeur de cybersécurité et de confidentialité que représente Signal»</em>, a déclaré Shawn Vitka, directeur exécutif du groupe progressiste Demand Progress.</p>



<p>Deux membres du groupe sur Signal ont confirmé avoir discuté de la frappe au Yémen et du moment exact de l’attaque lors de l’audience de ladite commission.</p>



<p>Matt Sledge remarque qu’il y a une certaine ironie dans la présence du directeur du FBI Kash Patel à l’audience du Congrès à laquelle ont &nbsp;assisté la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard et le directeur de la CIA Ratcliffe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’espionnage cybernétique</h2>



<p>Pendant des années, les directeurs du FBI, de Christopher Wray à James Comey, ont attaqué les applications cryptées. C’est le FBI qui a répandu l’idée que les terroristes et les cartels de la drogue opèrent dans l’ombre et que les forces de l’ordre devaient intervenir et faire quelque chose. L’idée du FBI était de créer une porte dérobée sur les applications permettant au gouvernement d’écouter les conversations.</p>



<p>La porte dérobée (backdoor) est une expression utilisée pour qualifier toute fonctionnalité inconnue de l’utilisateur qui donne un accès secret à l’application et permettant ainsi l’espionnage cybernétique.&nbsp;</p>



<p>Dans un discours prononcé en 2014, James Comey a déclaré que <em>«le pendule post-Snowden s’est inversé en faveur de la vie privée»</em>. Et d’ajouter que <em>«sans prétexte, les affaires de meurtre peuvent être entravées, les suspects peuvent échapper à la sanction et les victimes d’exploitation d’enfants peuvent ne jamais être identifiées ou retrouvées»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5GPWCuMYCM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/">Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/embed/#?secret=tUKb9FKcLA#?secret=5GPWCuMYCM" data-secret="5GPWCuMYCM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant, le FBI n’a fait aucune démarche au Congrès pour obtenir une porte dérobée. De l’autre côté de l’Atlantique, les attaques contre le chiffrement de bout en bout se poursuivent avec des informations selon lesquelles la Grande-Bretagne aurait secrètement ordonné à Apple de créer une porte dérobée. La semaine dernière, l’Assemblée nationale française a voté contre le mandat secret demandé par le ministère français de l’Intérieur. Des pirates informatiques prétendument liés à la Chine auraient ciblé les téléphones de Donald Trump, J.D. Vance et Kamala Harris lors de la campagne présidentielle de l’année dernière. Dans certains cas, ils ont pu obtenir le contenu de conversations textuelles.</p>



<p>En décembre, le FBI continuait de promouvoir ces vulnérabilités sous la bannière de ce qu’il appelle un <em>«chiffrement géré de manière responsable»</em>. En même temps, l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures recommande des applications de messagerie cryptées de bout en bout telles que Signal, comme moyen de défense contre les pirates informatiques chinois.</p>



<p>Signal est construit sur un protocole open source géré par une organisation à but non lucratif pour minimiser la quantité d’informations auxquelles l’application peut accéder. Seuls les utilisateurs participant à la conversation disposent de clés de déchiffrement ce qui rend impossible pour Signal de visualiser les conversations non chiffrées. L’organisation ne peut pas non plus afficher les métadonnées telles que les contacts des utilisateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un niveau élevé de protection</h2>



<p>Mardi, Ratcliffe a révélé que le gouvernement avait adopté Signal aux plus hauts niveaux, déclarant: <em>«L’une des premières choses qui se sont produites lorsque j’ai été confirmé comme directeur de la CIA a été que Signal a été installé sur mon ordinateur à l’agence comme c’est le cas pour la plupart des officiers»</em>. Ratcliffe a révélé que cette tradition avait commencé sous l’administration de Joe Biden qui avait obtenu l’approbation officielle de la Direction des archives de la CIA à condition que toutes les décisions prises soient enregistrées par les canaux officiels. Les critiques ont été immédiatement alarmés par la possibilité que des fonctionnaires du gouvernement tentent d’éviter de laisser des documents soumis à la loi sur la liberté d’information ou à la loi sur les archives présidentielles en utilisant des dispositifs spéciaux contenant des messages éphémères.</p>



<p>Cependant, les discussions de groupe soulèvent des problèmes de sécurité car elles ne sont pas à l’abri du piratage malgré le niveau élevé de protection offert par le cryptage de bout en bout. Même les applications de messagerie sécurisées ne peuvent pas résoudre le problème des pirates informatiques qui s’introduisent dans l’appareil en les utilisant. Il ne peut pas non plus préserver la confidentialité des informations en cas d’erreur humaine, par exemple lorsqu’un journaliste est ajoutée accidentellement à une discussion sensible sur des frappes militaires.</p>



<p>La directrice du renseignement national Gabbard a refusé de répondre à une question du sénateur démocrate de Rhode Island, Jack Reed, lui demandant si elle avait utilisé son téléphone personnel ou un téléphone fourni par le gouvernement pour la discussion de groupe. Le sénateur républicain du Colorado Michael Bennet a demandé au directeur de la CIA Michael Bennet s’il était au courant que Steve Witkoff, l’envoyé de Trump au Moyen-Orient, était en voyage à Moscou pendant les pourparlers, ce qui a accru les inquiétudes.</p>



<p>L’un des avantages de l’application Signal est qu’elle permet à ses utilisateurs de synchroniser les messages sur plusieurs appareils. Si les fonctionnaires du gouvernement synchronisent des messages avec des appareils privés et vulnérables, cela soulève de nombreuses questions, explique Shawn Vitka. <em>«Cet appareil personnel pourrait être responsable. Si l’un de ces appareils est compromis, la conversation entière est compromise, tout le fil de discussion est compromis et toutes les informations qu’il contient sont alors compromises»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>Les républicains du Sénat ont largement tenté d’éviter les questions sur le groupe de discussion sur le Yémen lors de l’audition du comité mais les démocrates étaient unis dans leurs critiques. <em>«C’est embarrassant et totalement non professionnel et il n’y a eu aucune excuse ni reconnaissance de la gravité de l’affaire»</em>, a commenté le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1Oqj61HOyd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/13/des-musulmans-etats-uniens-accusent-le-fbi-met-des-mosquees-sous-ecoute/">Des musulmans états-uniens accusent : le FBI met des mosquées sous écoute</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des musulmans états-uniens accusent : le FBI met des mosquées sous écoute » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/13/des-musulmans-etats-uniens-accusent-le-fbi-met-des-mosquees-sous-ecoute/embed/#?secret=oFjr3fP4tB#?secret=1Oqj61HOyd" data-secret="1Oqj61HOyd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 07:04:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[CIA John Ratcliffe]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Elon Musk]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[John Ratcliffe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump qui a ordonné des purges au sein de la communauté américaine du renseignement et une réduction des effectifs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/14/donald-trump-destabilise-la-communaute-du-renseignement-americain/">Donald Trump déstabilise la communauté du renseignement américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un monde multicrises où les grandes puissances ne se font aucun cadeau et où les États-Unis semblent pâtir de certaines faiblesses, le renseignement qui jusque-là a été l&rsquo;un des outils de la puissance et de la suprématie américaines se voit aujourd&rsquo;hui déstabilisé par le retour au pouvoir de Donald Trump qui a ordonné des purges au sein de la communauté américaine du renseignement et une réduction des effectifs. Et comme tout cela ne suffisait pas, des informations confidentielles ont été transmises au nouveau département dirigé par Elon Musk. Des développements inquiétants qui peuvent bénéficier aux principaux adversaires de Washington en l&rsquo;occurrence la Chine et la Russie.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong> </p>



<span id="more-15541917"></span>



<p>Dans son analyse parue dans les colonnes du <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2025/02/12/trump-cia-misstep-ratcliffe-spies/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, l&rsquo;éditorialiste David Ignatius, spécialisé dans le renseignement, considère que la faute la plus dangereuse commise par l’administration Trump au cours des trois premières semaines de son second mandat et qui pourrait mettre les États-Unis en danger est de purger les agences de renseignement à un moment où l’administration dit à juste titre que le pays a besoin d’opérations d’espionnage plus agressives et audacieuses. Deux choses contradictoires.) </p>



<p>Ignatius explique que le directeur de la CIA John Ratcliffe dit vouloir davantage d’actions secrètes, aller dans des endroits où personne d’autre ne peut aller, faire des choses que personne d’autre ne peut faire. Or, qui peut le faire après la mesure imprévue visant à réduire les effectifs de l&rsquo;agence?</p>



<p>Ignatius a noté que l’agence avait transmis des données sur les recrutements récents aux auditeurs du Département de l’efficacité gouvernementale (Doge) d’Elon Musk et peut-être à tout espion étranger capable de pirater les systèmes de la CIA. Pire encore, les collaborateurs de Musk avaient accès aux données sur les paiements du Trésor qui peuvent révéler les identités des officiers du renseignement et des agents que recrute la CIA.</p>



<p>L’auteur évoque ce qu’il considère comme deux défis cruciaux à l’action secrète laissés par l’administration précédente: les attaques liés au syndrome de La Havane (ce syndrome est un ensemble de symptômes éprouvés dans différents pays par des diplomates, militaires et agents des renseignements américains et désormais qualifié d’incidents sanitaires anormaux) et la menace secrète chinoise contre les systèmes de communication américains par le biais d’une attaque connue sous le nom de Salt Typhoon (Thyphon du sel).&nbsp;</p>



<p>L’éditorialiste de <em>WP</em> estime que les responsables de l’administration Trump avaient été informés des deux menaces par l&rsquo;équipe de l’ancien président Joe Biden mais qu’aucune de ces deux questions n’avait reçu suffisamment d’attention.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3C5k1T0QcK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/">La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/embed/#?secret=LJkHCj14Qn#?secret=3C5k1T0QcK" data-secret="3C5k1T0QcK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Menaces pour les espions américains à l’étranger</h2>



<p>Ignatius explique que ce qui s’est passé dans la capitale cubaine La Havane comprenait de graves blessures et symptômes auditifs ou neurologiques qui ne pouvaient être expliqués par des conditions environnementales ou médicales connues et après avoir examiné les preuves, la CIA a estimé en 2023 qu’il était hautement improbable qu’un acteur étranger ait causé les dommages avec une nouvelle arme.&nbsp;</p>



<p>Cependant, dans un ultime rebondissement, le Conseil de sécurité nationale a réagi le mois dernier pour mettre en évidence la menace notant que l’énergie électromagnétique ou acoustique pulsée reste une explication plausible dans certains cas. Le Conseil a déclaré qu&rsquo;il était probable qu&rsquo;une entité étrangère possède une arme à radiofréquence pulsée qui pourrait nuire aux espions et diplomates américains à l’étranger.&nbsp;</p>



<p>Le Conseil a ajouté que la Russie dispose d’un programme de recherche et développement à long terme pour développer une classe d’armes connues en Russie sous le nom d’armes à ondes et qu’en 2017, le GRU (le redoutable renseignement militaire russe) a décerné un prix à un ingénieur qui a développé une arme acoustique non létale adaptée au milieu urbain.</p>



<p>Ignatius indique que Russie a également mené une campagne paramilitaire secrète contre l’Otan pendant une grande partie de l’année dernière. Selon des rapports publiés, des agents russes ont saboté des installations en Pologne, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne, en République tchèque et dans d’autres pays. Moscou a également envoyé des bombes qui auraient pu faire exploser des avions américains. Des avions russes ont défié aussi les forces de l’Otan depuis la France et la Roumanie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CrWcrNOSAz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/">La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/embed/#?secret=OYpCB7q9tB#?secret=CrWcrNOSAz" data-secret="CrWcrNOSAz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les capacités d’action contre la Russie et la Chine</h2>



<p>Ignatius a par la suite évoqué ce qui est considéré comme le danger chinois. Il a évoqué le piratage chinois dévastateur des télécommunications à savoir la cyberattaque qui a compromis les commutateurs et autres composants critiques de neuf agences de télécommunications et fournisseurs de services Internet dont des géants comme Verizon, AT&amp;T et T-Mobile et que le sénateur Mark R. Warner a qualifiée de <em>«pire faille de télécommunications de l’histoire de notre pays»</em>. Ce piratage est <em>«l’une des plus grandes menaces de renseignement jamais vues»</em>, a déclaré Jessica Rosenworcel, présidente de la Commission fédérale des communications.</p>



<p>L’éditorialiste du <em>WP</em> estime que la Chine semble avoir accès à l’infrastructure de communication publique américaine. En même temps, les hauts responsables gouvernementaux américains ont écouté les appels des Chinois et lu les transcriptions car la NSA (National Security Agency spécialisée dans l’espionnage des télécommunications et informatique) écoute les appels chinois; cependant la mission de la CIA est toute autre. <em>«Dispose-t-elle des outils secrets nécessaires pour faire tomber les réseaux chinois en cas de crise comme la Chine pourrait le faire aux États-Unis?»</em>, s’est interrogé Ignatius.&nbsp;</p>



<p>En définitive, la CIA est confrontée à un défi majeur à savoir renforcer ses capacités d’action secrète contre la Russie et la Chine. Et l’administration Trump a exacerbé la possibilité que l’Amérique soit exposée à des attaques en ordonnant un gel et une réduction des effectifs des agences de renseignement au cours de ses trois premières semaines à la Maison-Blanche.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 08:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Anwar Al-Awlaki]]></category>
		<category><![CDATA[Blerim Skoro]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[État islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kosovo]]></category>
		<category><![CDATA[Oussama Ben Laden]]></category>
		<category><![CDATA[renseignements américains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'histoire d'un kosovar musulman trafiquant de drogue devenu agent de la CIA infiltré dans les mouvements jihadistes en Afghanistan, en Syrie, en Irak et au Yémen. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/">Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est un destin hors du commun qu’a connu le Kosovar immigré aux États-Unis Blerim Skoro mais au-delà de sa vie qui ressemble à un roman, cette histoire révèle les méthodes des renseignements américains qui exploitent pernicieusement la situation précaire de certaines personnes en leur faisant miroiter qu’ils peuvent arranger leur situation puis les laissent livrés à eux-mêmes.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14679008"></span>



<p>Le journal britannique <a href="https://www.thetimes.com/world/us-world/article/i-gave-my-life-to-the-cia-they-betrayed-me-st78vwmv2">The Times</a> a publié des détails passionnants sur un espion qui travaillait pour l’agence de renseignement extérieur des États-Unis, la Central Intelligence Agency (CIA), qui est parvenu à infiltrer Al-Qaïda et l’État islamique mais sa vie actuelle comme ses débuts est difficile du fait qu’il vit des revenus du taxi qu’il conduit.&nbsp;</p>



<p>Dans un article intitulé <em>«J’ai donné ma vie à la CIA, ils m’ont trahi»</em>, l’espion Blerim Skoro a raconté à la correspondante du journal britannique Josie Ensor comment les services secrets américains ont pu le recruter le matin du 12 septembre 2001 lorsque des agents du Federal Bureau of Investigation (FBI) et de la CIA lui ont rendu visite dans un centre de détention de Brooklyn à New York où il a été arrêté pour trafic de drogue. Les agents présentaient au détenu Blerim Skoro une offre qui allait complètement changer le cours de sa vie.</p>



<p>Skoro, qui avait fui la guerre au Kosovo dans les années 1990 et purgeait une peine de sept ans de prison pour trafic de drogue, affirme que ces agents lui ont dit qu’ils avaient besoin de son aide et que lui voulait juste sortir de prison et retourner auprès de sa famille.&nbsp;</p>



<p>Skoro, aujourd’hui âgé de 53 ans, a déclaré avoir vu à travers la fenêtre de sa cellule le deuxième avion s’écraser sur l’une des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Patriote américain d’abord et ensuite musulman</h2>



<p>Selon Ensor, les agents des renseignements considéraient Skoro comme un <em>«agent idéal»</em> car personne ne soupçonnerait un musulman kosovar condamné à une lourde peine de prison donnant ainsi l’impression aux autres détenus qu’il ne peut pas collaborer avec le gouvernement. Un profil au-dessus de tout soupçon.&nbsp;</p>



<p>Skoro a pris sa mission en prison au sérieux. Il a immédiatement commencé à se laisser pousser la barbe et à mémoriser le Coran. Il a rapidement gagné le respect et la confiance de centaines de détenus musulmans dont un certain nombre étaient des combattants islamistes et ont rencontré Oussama Ben Laden avant les attentats du 11 septembre 2001. Skoro a transmis ce qu’il avait entendu d’eux aux officiers de la CIA.&nbsp;</p>



<p>Dans le même temps, Skoro a remercié les États-Unis pour leur soutien au peuple du Kosovo dans sa lutte contre les forces serbes. Il a déclaré qu’il n’a pas réfléchi un seul instant avant de collaborer: <em>«Je voulais rendre la pareille à ce pays»</em>. Il a dit se considérer à l’époque comme un patriote américain d’abord et ensuite un musulman.</p>



<p>Toutefois, au moment de sa libération en 2007, Skoro a été détenu pendant des mois aux services de l’immigration et des douanes avant d’être expulsé vers le Kosovo. Cela faisait partie d’un plan délibéré de la CIA visant à l’envoyer par la suite dans certains pays pour espionnage, selon ses confidences au <em>Times</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda</h2>



<p>Ces missions se sont d’ailleurs étendues de l’Afghanistan à la Syrie, à l’Irak, au Yémen et à travers les Balkans. Skoro a infiltré les camps d’Al-Qaïda au Pakistan dans le cadre de la traque d’Oussama Ben Laden et intercepté les complots terroristes de l’Etat islamique en Syrie. Tout cela avec la promesse qu’un jour il retrouverait sa femme Susan et leurs deux filles Medina et Dafina, toutes citoyennes américaines vivant à New York.</p>



<p>Skoro a suivi une formation auprès de la CIA qui lui a fourni cinq passeports différents et lui a attribué un modeste salaire mensuel. Il a déclaré que les agents des renseignements l’avaient mis en garde contre deux choses: ne dire à personne qu’il travaillait pour eux et ne tuer personne. Il admet avoir rapidement enfreint le premier avertissement en informant sa femme Susan.</p>



<p>Entre 2007 et 2010, il a passé du temps dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda près de la frontière pakistano-afghane avant de prêter allégeance au groupe islamiste et de gravir les échelons de ses rangs.</p>



<p>Ce qui a irrité la CIA à son sujet c’est qu’il n’est jamais entré en contact avec Ben Laden malgré les diverses promesses qu’il leur a faites qu’il allait le rencontrer.</p>



<p>Skoro a mentionné dans son entretien avec le <em>Times</em> qu’un soir alors qu’il se rendait dans une <em>«maison sûre»</em> appartenant à la CIA en Macédoine pour discuter des plans de son prochain voyage au Yémen pour rencontrer Anwar Al-Awlaki, l’un des les dirigeants d’Al-Qaïda, il a été pris dans une embuscade et a été blessé à la jambe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Ils m’ont promis beaucoup de choses</em> <em>mais ce n’étaient que des mensonges»</em></h2>



<p>Il explique qu’au lieu de le transporter par voie aérienne vers les États-Unis pour sa sécurité, la CIA lui a demandé de traverser la frontière avec le Kosovo voisin après lui avoir remis une somme d’argent dans une enveloppe. Il a décidé à ce moment-là que c’en était assez. <em>«Ils m’ont promis beaucoup de choses et qu’ils me libéreront pour aller aux États-Unis mais ce n’étaient que des mensonges»</em>, a-t-il dit.&nbsp;</p>



<p>Skoro a pu se rendre au Canada où il a mené une vie normale et a gagné un revenu décent grâce à son travail de vendeur de voitures mais en octobre 2015, il s’est infiltré clandestinement aux États-Unis en se cachant dans un bateau de pêche.</p>



<p>Des agents du FBI et de la police de New York l’ont arrêté après avoir découvert qu’il se trouvait illégalement dans le pays et il a été libéré après avoir passé six mois de détention.</p>



<p>Aujourd’hui, Skoro travaille comme chauffeur de taxi à New York. Leçon de sa vie, il a dit au <em>Times</em> qu’il ne conseille à personne de travailler pour les services secrets américains.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/21/du-trafic-de-drogue-a-la-cia-le-destin-agite-du-taximan-blerim-skoro/">Du trafic de drogue à la CIA, le destin agité du taximan Blerim Skoro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Salvador Allende : L’enquête intime’’: un coup d’Etat contre le gouvernement constitutionnel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/15/salvador-allende-lenquete-intime-un-coup-detat-contre-le-gouvernement-constitutionnel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2024 06:55:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Augusto Pinochet]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[CIA]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Henry Kissinger]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Nixon]]></category>
		<category><![CDATA[Salvador Allende]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le coup d’Etat contre le président Allende au Chili en 1973,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/15/salvador-allende-lenquete-intime-un-coup-detat-contre-le-gouvernement-constitutionnel/">‘‘Salvador Allende : L’enquête intime’’: un coup d’Etat contre le gouvernement constitutionnel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A travers coup d’Etat contre le président Allende au Chili en 1973, il apparaît que le renversement d’un chef d’Etat n’est pas tributaire de son respect ou non du régime constitutionnel démocratique, mais de l’alliance critique avec les alliés extérieurs des forces détentrices du pouvoir économique s’estimant menacées par des réformes à caractère social remettant en cause leurs privilèges, et particulièrement leur caractère oligarchique. </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-13985935"></span>



<p>Pourquoi Salvador Allende, le président chilien élu au suffrage universel et soutenu par les forces populaires de son pays, a-t-il été&nbsp;renversé un 11 septembre 1973 et acculé au suicide? La paralysie de l’économie par les grèves, y compris celles des médecins, et l’échec de la réforme agraire, une de plus, l’avaient convaincu d’organiser&nbsp;le référendum constitutionnel qui lui aurait assuré les coudées franches pour surmonter le blocage politique imposé par le parlement, afin de mener les réformes qu’il estimait nécessaires. Il avait retardé le référendum projeté le 10 septembre d’une journée, à la demande de l’armée. Cela avait donné aux putschistes, en l&rsquo;occurrence les généraux de l’armée chilienne, le temps nécessaire pour l’empêcher. Or trois semaines auparavant, son ami et chef&nbsp;de l’armée, le général Carlos Pratt, avait démissionné, victime d’une grossière provocation. Et celui qu’il avait recommandé pour lui succéder n’était qu’un certain Augusto&nbsp;Pinochet.</p>



<p>Ce président atypique, médecin, franc-maçon, libertin, toujours tiré à quatre épingles, adepte du compromis, croyait en la révolution, mais son instrument pour la réaliser n’était pas le fusil contrairement à ses amis Fidel&nbsp;Castro et Che Guevara, mais l’urne.</p>



<p>Allende, quand il était sénateur, s’était pourtant déplacé à la frontière de la Bolivie pour accueillir les débris du groupe des guérilleros du Che qui avaient été mis en déroute par l’armée bolivienne dirigée par des officiers américains lors de la tentative avortée d’installation d’un maquis castriste dans ce pays. Ces guérilleros survivants avaient ensuite été transférés en France, le Chili étant limitrophe des eaux territoriales françaises de Polynésie, dans le Pacifique. C’est dire qu’en Amérique Latine, le pré carré américain, Allende n’avait pas que des amis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des généraux félons</h2>



<p>La présence d&rsquo;un Chili socialiste, même en régime démocratique, constituait un dangereux exemple que l’administration Nixon, à commencer par Henry Kissinger, à Washington, ne pouvait pas tolérer. Et il faut dire que mû par une volonté d’instaurer une société moins inégalitaire, et à lever l’hypothèque étrangère sur les ressources de son pays, il avait nationalisé le secteur des mines de cuivre, dont le Chili était un gros producteur mondial,&nbsp;et instauré un enseignement universel laïque où la promotion sociale était fondée sur le mérite.</p>



<p>Tout cela lui avait naturellement valu l’hostilité implacable de l’oligarchie et de l’Eglise. Mais dans sa lutte, Salvador Allende avait dû composer avec&nbsp;les éléments les plus radicaux du mouvement populaire qui le soutenait, avec grèves, occupation des PME, des terres, toutes actions instaurant avec la pénurie orchestrée par les producteurs de produits de consommation un climat de guerre civile qui avait cimenté l’alliance en elle-même déjà naturelle dans ce pays entre l’armée et l’oligarchie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3qnWQJEOd3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/11/chili-tunisie-deux-projets-de-constitutions-deux-visions-totalement-opposees/">Chili, Tunisie : deux projets de constitutions, deux visions totalement opposées</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chili, Tunisie : deux projets de constitutions, deux visions totalement opposées » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/11/chili-tunisie-deux-projets-de-constitutions-deux-visions-totalement-opposees/embed/#?secret=v89r327MRf#?secret=3qnWQJEOd3" data-secret="3qnWQJEOd3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Allende avait parié sur le légalisme de l’armée chilienne dont il avait toujours respecté l’autonomie. Mais depuis l’assassinat à l’instigation de la CIA de son chef d’état major, le général René Schneider, par un groupe d’officiers félons, parce qu’il avait garanti la neutralité de l’armée tant que l’Etat respecterait la légalité constitutionnelle, cela évidemment dans le contexte de&nbsp;l’élection d’un président, Allende, considéré (à tort) comme un communiste, et après la démission de son successeur, le général Pratt, la tentation autoritaire chez les prétoriens n’avait plus de contrepoids.</p>



<p>Ces derniers avaient-ils envisagé l’élimination du président? Non! Ils lui avaient proposé de partir en exil mais il avait refusé et avait préféré se battre les armes à la main parce qu’il lui paraissait que la dignité de sa fonction l’exigeait face à ceux qu’il ne considérait que comme des séditieux. Sa disparition a marqué l’instauration durant 17 années d’un régime de terreur et on estime que près de 50 000 ont été éliminés et environ 80 000 détenus, des centaines de milliers étant obligés de partir en exil, le plus souvent en Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un laboratoire de la doctrine néolibérale</h2>



<p>L’un des plus fidèles collaborateurs d’Allende, Orlando Letelier, celui qui au moment du putsch était son ministre de la Défense, sera éliminé à Washington en 1976 dans un attentat à la voiture piégée et le Chili deviendra même un laboratoire de la doctrine néolibérale de l’école de Chicago. Plus grave, le modèle chilien fera tâche d’huile avec l’opération Condor, un accord sécuritaire liant plusieurs Etats sud-américains&nbsp;et visant à liquider les opposants.</p>



<p>Il faut donc pour conclure faire un constat: le renversement d’un chef d’Etat n’est pas tributaire de son respect ou non du régime constitutionnel démocratique, mais de l’alliance critique avec leurs alliés extérieurs des forces détentrices du pouvoir économique s’estimant menacées par des réformes à caractère social remettant en cause leurs privilèges, et particulièrement leur caractère oligarchique.&nbsp;</p>



<p>Ainsi qu’on le saura plus tard, le coup d’État chilien avait été commandité par la CIA, l’armée chilienne étant formée et équipée par les Etats-Unis d’Amérique. Et cela naturellement soulève la question de la diversification des fournitures de toute armée, malgré ses contraintes techniques complexes, afin de sauvegarder sa fidélité à l’ordre constitutionnel lorsqu’il existe, ou à tout le moins sa neutralité et son devoir de réserve dans le jeu politique.</p>



<p>Dans les années 70 les Etats-Unis en étaient plus à contenir la menace communiste qu’à instaurer la démocratie, ainsi qu’ils le feront plus tard en Irak et en Afghanistan d’une manière, et lors du Printemps Arabe d’une autre, avec les conséquences que l’on sait. Car ce que l’on pressent, pour eux, c’est non pas l’importance du processus électoral, qui n’est qu’un épiphénomène, mais l’arrimage à l’économie globale, autrement l’ouverture des richesses et de la propriété des biens d’un pays au capitalisme mondial. Il demeure donc nécessaire de relativiser le coup d’État chilien, même si le scénario de la prise du pouvoir par une armée équipée en Amérique peut obéir à des motifs différents. </p>



<p>Ainsi, 40 années plus tard, le président égyptien pourtant élu Mohammed Morsi n’aura rien d’un révolutionnaire progressiste radical et tout d’un réactionnaire rétrograde inféodé au Qatar et à la Turquie par le biais de son appartenance à l’Internationale des Frères Musulmans. Cependant ses liens avec le Hamas, la proximité du territoire israélien, et la crainte de la contagion islamiste par les Etats du Golfe, en rendront l’élimination nécessaire à Washington et Tel Aviv. Et à cette fin, c’est l’armée commandée par celui qu’il avait lui-même nommé afin de prévenir un coup d’État qui agira. Tout comme le peuple tunisien, Morsi pensait sans doute qu’un musulman croyant pratiquant respecterait sa parole et ne le trahirait pas. </p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em> </p>
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		<title>Yahya Sinwar, le fantôme qui hante Israël et les États-Unis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/26/yahya-sinwar-le-fantome-qui-hante-israel-et-les-etats-unis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 09:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Sinwar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dépit de la technologie de pointe américano-israélienne, Yahya Sinwar continue de courir et faire courir les Israéliens et les Américains.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/26/yahya-sinwar-le-fantome-qui-hante-israel-et-les-etats-unis/">Yahya Sinwar, le fantôme qui hante Israël et les États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il court, il court le Sinwar. Plus de dix mois, bientôt onze que les Israéliens et les Américains traquent main dans la main Yahya Sinwar. Technologie de pointe, unité créée conjointement au sein du Shin Bet consacrée à sa traque, implication américaine au plus haut niveau et il demeure introuvable. Et comme si cela ne suffisait pas et comme dans un pied de nez, l’enfant de Khan Yunis a été coopté ce mois-ci chef du mouvement de la résistance islamique Hamas. Yahya Sinwar devenu l’homme le plus recherché du monde est désormais un fantôme qui hante Israël et les États-Unis. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13864007"></span>



<p>Le <em><a href="https://www.nytimes.com/2024/08/25/us/politics/israel-hamas-sinwar.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a></em> a publié dimanche 25 août 2024 une enquête préparée par Mark Mazzetti, Julian E. Barnes, Ronen Bergman et Adam Goldman intitulée <em>«Israël à la recherche du leader insaisissable du Hamas»</em> considérant que Sinwar prive l’armée israélienne du succès en raison de sa capacité à échapper à l’arrestation ou à la mort.</p>



<p>L’enquête indique que les responsables américains et israéliens pensaient en janvier dernier avoir réalisé une avancée décisive dans la traque de l’un des hommes les plus recherchés au monde. Le 31 janvier, les forces spéciales ont attaqué un complexe de tunnels dans le sud de Gaza sur la base d’informations selon lesquelles Sinwar y était présent. Ils ont découvert qu’il se trouvait à l’intérieur mais il avait quitté le tunnel sous la ville de Khan Yunis quelques jours avant le raid, laissant selon le journal américain des documents et des tas de shekels israéliens d’une valeur d’un million de dollars et depuis sa recherche se poursuit sans preuve concluante sur l’endroit où il se trouve.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le fantôme des tunnels</h2>



<p>Le <em>NYT</em> ajoute que Sinwar qu’Israël accuse d’avoir planifié et dirigé les attentats du 7 octobre est devenu comme un fantôme. Il n’est jamais apparu en public, envoie rarement des messages à ses partisans et n’a donné aucune indication sur l’endroit où il aurait pu se cacher.</p>



<p>Selon le journal américain, Sinwar étant le symbole le plus important du mouvement Hamas, son succès à éviter d’être arrêté ou tué a privé Israël de la capacité à prétendre avoir gagné la guerre et éliminé le Hamas dans un conflit qui a conduit à des pertes dans les rangs du groupe palestinien mais aussi à la destruction de la bande de Gaza en tuant des dizaines de milliers de civils.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MsZg82UIjQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/09/comment-yahya-sinwar-a-t-il-ete-propulse-a-la-tete-du-hamas/">Comment Yahya Sinwar a-t-il été propulsé à la tête du Hamas?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Yahya Sinwar a-t-il été propulsé à la tête du Hamas? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/09/comment-yahya-sinwar-a-t-il-ete-propulse-a-la-tete-du-hamas/embed/#?secret=SQR0PLk7vi#?secret=MsZg82UIjQ" data-secret="MsZg82UIjQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le journal a cité des responsables américains et israéliens affirmant que Sinwar avait évité les communications électroniques pendant longtemps et avait jusqu’à présent évité un réseau de renseignement complexe. On pense qu’il reste en contact avec l’organisation qu’il dirige grâce à un réseau de correspondants humains. Même si le fonctionnement de ce système reste un mystère. C’est une tactique sur laquelle le Hamas et d’autres groupes, comme jadis Oussama Ben Laden, ont eu recours dans le passé.</p>



<p>Cependant, la situation de Sinwar est plus complexe et extrêmement frustrante pour les responsables américains et israéliens. Contrairement à Oussama Ben Laden dans ses dernières années, Sinwar dirige une opération militaire. Les diplomates participant aux négociations de cessez-le-feu affirment que les dirigeants du Hamas à Doha insistent pour connaître son opinion sur les décisions importantes liées aux négociations. En tant que dirigeant le plus respecté et le plus favorisé du Hamas, il est le seul à décider quelles décisions seront prises à Doha et mises en œuvre à Gaza.</p>



<p>Des entretiens menés par des journalistes avec plus de vingt responsables en Israël et aux États-Unis révèlent que les deux pays ont consacré d’énormes ressources pour tenter de retrouver Sinwar. Ils ont créé une unité spéciale au sein du siège du service israélien de sécurité intérieure Shin Bet et ont demandé aux services d’espionnage américains d’intercepter les communications du Palestinien. Les États-Unis ont également fourni à Israël un radar pénétrant le sol pour aider à le rechercher ainsi que d’autres dirigeants du Hamas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une si difficile victoire</h2>



<p>Les responsables américains estiment que tuer Sinwar ou le capturer aura sans doute un impact sur la guerre et donnera au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu un moyen de prétendre d’une manière ou d’une autre qu’il a remporté une victoire militaire et qu’il est prêt à mettre fin à la guerre à Gaza. Mais ce qu’on ne sait pas, estime le<em> NYT</em>, c’est l’impact qu’aura sa mort ou son arrestation sur le déroulement des négociations pour libérer les détenus. Peut-être que son successeur décidera d’adopter une position dure et refusera de négocier un accord avec Israël.</p>



<p>Des responsables égyptiens, qataris et américains ont déclaré que la communication avec Sinwar était devenue plus difficile ces derniers mois car il avait l’habitude de répondre aux messages en quelques jours mais ces jours-ci, la réponse attendait plus longtemps et ses adjoints agissaient en son nom dans ces discussions.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xxgsG4qGPG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/25/gaza-yahya-sinwar-bat-benjamin-netanyahu/">Gaza : Yahya Sinwar bat Benjamin Netanyahu</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza : Yahya Sinwar bat Benjamin Netanyahu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/25/gaza-yahya-sinwar-bat-benjamin-netanyahu/embed/#?secret=uw2DxUEApV#?secret=xxgsG4qGPG" data-secret="xxgsG4qGPG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Début août, le mouvement a choisi Sinwar, 61 ans, comme chef de son bureau politique, après l’assassinat du chef du Bureau Ismaïl Haniyeh à Téhéran même si Sinwar avant même son élection était considéré comme le leader de facto et les dirigeants basés à Doha ne détenaient que des titres.</p>



<p>Le journal note que le leader du Hamas est soumis aujourd’hui à des pressions pour diriger les opérations militaires quotidiennes dans la bande de Gaza même s’il conserve la capacité de déterminer la stratégie générale du mouvement. Le <em>NYT </em>ajoute que les responsables des services de renseignement israéliens et les hommes politiques se sont rencontrés après l’opération Déluge d’Al-Aqsa d’octobre 2023 pour déterminer la liste des dirigeants et responsables politiques du Hamas à cibler, et qu’un certain nombre d’entre eux ont été tués ces derniers mois dont Haniyeh. À chaque meurtre, le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant appose un X sur chaque nom sur la liste des dirigeants du Hamas accrochée au mur de son bureau mais Sinwar est toujours en fuite.</p>



<p>Avant la guerre, Sinwar avait une présence dominante à Gaza où il donnait des interviews, supervisait des manœuvres militaires et était apparu pour remettre un prix dans une émission télévisée montrant une attaque du Hamas contre Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une longueur d’avance</h2>



<p>Les responsables des services de renseignement et militaires pensent que Sinwar vivait dans un réseau de tunnels sous Gaza, la plus grande ville de la bande et la première cible de l’invasion israélienne. Lors d’un des premiers raids, les soldats israéliens ont découvert une vidéo, filmée il y a quelques jours, montrant Sinwar déplaçant sa famille vers une nouvelle cachette sous la ville. Les responsables des renseignements israéliens pensent que Sinwar a gardé sa famille avec lui pendant les six premiers mois de la guerre. À cette époque, Sinwar utilisait encore des téléphones portables et des téléphones satellites, rendus possibles par les réseaux de téléphonie mobile présents dans les tunnels. Il s’est entretenu de temps en temps avec des responsables du Hamas à Doha. Les agences de renseignement américaines et israéliennes ont pu surveiller certains de ces appels mais n’ont pas pu déterminer sa localisation. Alors que le carburant venait à manquer à Gaza, Gallant, malgré l’opposition du gouvernement d’extrême droite, a transporté d’autres cargaisons afin de fournir du carburant aux générateurs qui alimentent les réseaux téléphoniques donnant ainsi à Israël la possibilité d’écouter clandestinement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uAy0VkpbmF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/16/un-responsable-du-shin-bet-israel-ne-capturera-pas-yahya-sinwar/">Un responsable du Shin Bet: «Israël ne capturera pas Yahya Sinwar»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un responsable du Shin Bet: «Israël ne capturera pas Yahya Sinwar» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/16/un-responsable-du-shin-bet-israel-ne-capturera-pas-yahya-sinwar/embed/#?secret=cjJIS3SYkR#?secret=uAy0VkpbmF" data-secret="uAy0VkpbmF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Durant cette période, les agences de renseignement israéliennes ont pu surveiller sa vie clandestine notamment son suivi de l’actualité et son insistance à regarder le journal télévisé de 20 heures de la télévision israélienne.</p>



<p>Sinwar a également rencontré des détenus israéliens et s’est adressé à eux dans un hébreu courant leur disant qu’ils étaient en sécurité et qu’ils ne subiraient aucun préjudice selon un détenu israélien qui a été libéré lors de l’échange de novembre.</p>



<p>Les responsables israéliens affirment que tous les dirigeants du Hamas vivent dans des tunnels souterrains mais qu’eux et Sinwar les quittent occasionnellement et pour des raisons de santé. Toutefois, le réseau de tunnels est très étendu et complexe et les combattants du Hamas disposent de bons renseignements sur la localisation des forces israéliennes au point que Sinwar peut parfois émerger à la surface sans être détecté.</p>



<p>Les mêmes responsables affirment qu’au moment où leurs forces ont attaqué la cachette de Khan Yunis, Sinwar s’était déjà échappé. Il avait une longueur d’avance sur ceux qui le poursuivaient car ils se vantaient d’être sur le point de l’atteindre. Fin décembre, alors que des unités de l’armée israélienne creusaient des tunnels dans un quartier de la ville, Yoav Gallant a déclaré aux journalistes que Sinwar entend les bulldozers de l’armée israélienne au-dessus de lui et fera bientôt face aux canons de nos fusils. Il semble que Sinwar ait rapidement quitté les lieux laissant derrière lui une pile de shekels israéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;échec des Américains   </h2>



<p>Le <em>NYT</em> note que les renseignements militaires et le Shin Bet ont créé peu après cette tentative l’unité spéciale au sein du Shin Bet avec pour mission de trouver Sinwar. La CIA a également formé une force spéciale et le Pentagone a envoyé des forces d’opérations spéciales pour conseiller les forces israéliennes sur la guerre à venir. Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, a déclaré: <em>«Nous avons consacré des efforts et des ressources considérables au profit des Israéliens pour rechercher les hauts dirigeants en particulier Sinwar. Nous avons eu des gens en Israël assis dans la salle d’opération avec les Israéliens pour travailler sur ce problème. Nous avons évidemment beaucoup d’expérience dans les traques importantes.»</em></p>



<p>Plus précisément, les États-Unis ont déployé un radar capable de pénétrer les tunnels et de photographier le réseau qui s’étend sur des centaines de kilomètres. Grâce à ces photos et informations recueillies, Israël prétend avoir pu dresser un tableau complet du réseau de tunnels. Un haut responsable israélien a déclaré que les renseignements fournis par les États-Unis étaient inestimables.</p>



<p>En dépit de ces renseignements qualifiés d’inestimables, des moyens colossaux déployés et de la technologie de pointe américano-israélienne, Sinwar continue de courir et faire courir les Israéliens et les Américains.</p>
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