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	<title>Archives des cité médicale de Kairouan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des cité médicale de Kairouan - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie espère développer sa coopération industrielle avec la Chine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/04/la-tunisie-espere-developper-sa-cooperation-industrielle-avec-la-chine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 10:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
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		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Ding Xuexiang]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
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		<category><![CDATA[Pont de Bizerte]]></category>
		<category><![CDATA[Shi Wenjun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie espère établir avec la Chine une coopération industrielle semblable à celle qu'elle a établie avec l'Europe depuis les années 1970. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/04/la-tunisie-espere-developper-sa-cooperation-industrielle-avec-la-chine/">La Tunisie espère développer sa coopération industrielle avec la Chine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie espère établir avec la Chine une coopération industrielle semblable à celle qu&rsquo;elle a établie avec l&rsquo;Europe depuis les années 1970 et qui lui a permis de développer son industrie, notamment textile et électronique. Ce ne serait pas une mauvaise idée, encore faut-il que la Chine y trouve elle aussi son compte. </em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-13924400"></span>



<p>La Chine soutient la Tunisie dans la réalisation de certain de ses projets programmés dont la construction du pont de Bizerte et de la station solaire photovoltaïque de Kairouan ainsi que l’extension de l’hôpital d’oncologie de Gabès.</p>



<p>C’est ce qu’a déclaré le vice-Premier ministre du Conseil des affaires de l’État de la Chine, Ding Xuexiang, en recevant le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, mardi 3 septembre 2024, à Pékin, en marge du Sommet du 9<sup>e</sup> Forum sur la coopération sino-africaine (Focac 2024), qui se tient du 4 au 6 septembre dans la capitale chinoise.</p>



<p>Quid du projet de la Cité médicale de Kairouan auquel le président de la république Kaïs Saïed attache une grande importance et dont il voudrait faire l’une des marques de sa présidence, et à la réalisation duquel la Tunisie aimerait associer étroitement la Chine?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le projet de la cité médicale de Kairouan renvoyé aux calendes grecques</h2>



<p>La réponse de Xuexiang, telle que rapportée par l’agence Tap, nous laisse quelque peu sur notre faim. Car  tout en soulignant les efforts déployés afin de concrétiser ce projet, le responsable chinois a <em>«mis l’accent sur l’impératif de mener les études de faisabilité»</em> y afférentes, laissant ainsi entendre que la partie chinoise n’est pas encore suffisamment convaincue de la rentabilité de cette cité médicale et qu’elle souhaiterait approfondir davantage les études de faisabilité avant de s’y engager plus avant, renvoyant ainsi sa réalisation aux calendes grecques. Tant il est vrai que la Tunisie n’a pas encore réussi à mobiliser les fonds nécessaires pour un projet d’une telle ampleur et qu&rsquo;elle attend à cet effet un coup de pouce de la Chine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bdtyDzmMKH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/02/que-peut-tirer-la-tunisie-dun-partenariat-strategique-avec-la-chine/">Que peut tirer la Tunisie d’un partenariat stratégique avec la Chine ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut tirer la Tunisie d’un partenariat stratégique avec la Chine ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/02/que-peut-tirer-la-tunisie-dun-partenariat-strategique-avec-la-chine/embed/#?secret=6LeZSO5Tj4#?secret=bdtyDzmMKH" data-secret="bdtyDzmMKH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sur un autre plan, Ding Xuexiang a fait part du souhait de la Chine de renforcer la coopération dans les secteurs de l’éducation, du tourisme et de la culture, et d’importer davantage de produits tunisiens. Souhait qu’on aimerait voir concrétisé le plus tôt possible car la balance commerciale de la Tunisie avec la Chine est fortement déficitaire, la Chine représentant, de très loin, le premier déficit commercial de notre pays, et cette situation ne saurait durer encore plus longtemps, car la Chine nous vend à peu près tout, y compris beaucoup de camelote, et ne nous achète pratiquement rien.</p>



<p>Ceux qui préconisent un changement de cap économique de la Tunisie pour s’orienter davantage vers la Chine et la Russie, deux pays avec lesquels les échanges de notre pays sont fortement déficitaires, doivent comprendre que la Chine et la Russie ne sont pas habitués aux œuvres de charité et que dans nos relations avec ces pays, nous ne devons pas perdre de vue nos intérêts vitaux. </p>



<p>Donc, oui à une coopération mutuellement bénéfique, non à des engagements de type idéologique dont on paierait au final lourdement les frais !       </p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine doit s’ouvrir davantage aux produits tunisiens</h2>



<p>D’ailleurs, Kamel Maddouri a rappelé, hier, à son hôte que <em>«la Tunisie est actuellement déficitaire avec la Chine»</em> et qu’elle <em>«aspire à plus de fluidité en matière d’échanges commerciaux entre les deux pays»</em>, tout en soulignant sa volonté d’œuvrer à renforcer ces échanges, estimant que l’assouplissement des échanges commerciaux tuniso-chinois sera bénéfique pour les deux pays. Traduire&nbsp;: la Chine doit s’ouvrir davantage aux produits tunisiens.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pb4tz0MvCw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/pour-un-nouvel-elan-dans-les-relations-entre-la-chine-et-la-tunisie/">Pour un nouvel élan dans les relations entre la Chine et la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour un nouvel élan dans les relations entre la Chine et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/pour-un-nouvel-elan-dans-les-relations-entre-la-chine-et-la-tunisie/embed/#?secret=H7cfVll8xa#?secret=pb4tz0MvCw" data-secret="pb4tz0MvCw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans ce contexte, Maddouri a souligné la détermination de la Tunisie à <em>«lever les obstacles devant les entreprises chinoises afin d’investir dans plusieurs secteurs à l’instar des énergies renouvelables, l’industrie des véhicules électriques, l’économie numérique et le phosphate»</em>, ajoutant que la Tunisie dispose de plusieurs atouts permettant d’attirer ces entreprises, et qu’elle mobilisera le foncier nécessaire et accordera des incitations fiscales et financières afin d’encourager les investissements chinois.</p>



<p>Il a, par ailleurs, fait observer qu’il existe des projets importants entre les deux pays dans certains domaines comme l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, le tourisme et la culture, ajoutant qu’il est possible de les développer davantage, en exprimant la volonté de son gouvernement à mettre en place des projets tuniso-chinois, particulièrement, dans le secteur de l’industrie des véhicules électriques et des batteries automobiles et à relancer l’exportation du phosphate tunisien vers la Chine.</p>



<p>Le but est, on l’a compris, d’inviter la Chine à installer certaines de ses usines dans notre pays pour profiter des avantages qu’offre la Tunisie dont son savoir-faire industriel, ses coûts concurrentiels et sa proximité avec plusieurs marchés : Europe, Afrique, pays arabes. Et ce faisant, équilibrer un tant soit peu les échanges commerciaux. </p>



<p>C’est dans ce cadre qu’ont eu lieu les rencontres entre Maddouri et Shi Wenjun, le directeur général du Fonds de développement Chine-Afrique (CADF), filiale de la Banque chinoise de développement (BDC), et la directrice des opérations internationales du groupe CEEC,  Li Lina. </p>



<p>En d&rsquo;autres termes, la Tunisie espère établir avec la Chine une coopération industrielle semblable à celle qu&rsquo;elle a établie avec l&rsquo;Europe depuis les années 1970 et qui lui a permis de développer son industrie, notamment textile et électronique. Ce ne serait pas une mauvaise idée, encore faut-il que la Chine y trouve elle aussi son compte.     </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5IFRej9m4b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/presence-de-la-chine-en-tunisie-jusquou-va-t-elle-et-ou-va-t-elle/">Présence de la Chine en Tunisie : jusqu’où va-t-elle et où va-t-elle ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présence de la Chine en Tunisie : jusqu’où va-t-elle et où va-t-elle ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/08/presence-de-la-chine-en-tunisie-jusquou-va-t-elle-et-ou-va-t-elle/embed/#?secret=jGSDwMdo7n#?secret=5IFRej9m4b" data-secret="5IFRej9m4b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/04/la-tunisie-espere-developper-sa-cooperation-industrielle-avec-la-chine/">La Tunisie espère développer sa coopération industrielle avec la Chine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le projet de Cité médicale de Kairouan intéresserait-il les Chinois ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/le-projet-de-cite-medicale-de-kairouan-interesserait-il-les-chinois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 10:22:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[’industrie pharmaceutique]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[cité médicale de Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital militaire de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[ingénierie biomédicale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel M’hiri]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Ferjani]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une délégation chinoise s’est rendue à Kairouan pour évaluer le projet de Cité médicale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/le-projet-de-cite-medicale-de-kairouan-interesserait-il-les-chinois/">Le projet de Cité médicale de Kairouan intéresserait-il les Chinois ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une délégation chinoise s’est rendue, jeudi 6 juin 2024,à Kairouan pour évaluer sur le terrain les opportunités qu’offrirait le mégaprojet de la Cité médicale dont le président de la république a parlé lors de sa récente visite d’Etat à Pékin du 28 mai au 2 juin.</em></strong></p>



<span id="more-13148220"></span>



<p>La ministre de l’Equipement et de l’Habitat, Sarra Zaafrani Zenzeri, qui a accompagné la dénégation chinoise, a déclaré que le coût estimatif de ce projet est de 1,2 milliard de dollars et qu’il vise à faire de Kairouan une ville intelligente d’importance nationale, régionale et internationale et qui regrouperait toutes les spécialités médicales.</p>



<p>Cette visite sur le terrain répond à la demande de la partie chinoise d’explorer, d’évaluer et d’étudier ce mégaprojet suite à la visite d’Etat du président de la République en Chine, a déclaré Mme Zenzeri à l’agence Tap. Et de décider ensuite si d’éventuels investisseurs chinois pouvaient s’y associer.</p>



<p>La ministre a également souligné que la Cité médicale, qui s’étendra sur une superficie de 550 hectares, comprendra neuf zones dédiées à différentes spécialités médicales. Il s’agira notamment d’une zone industrielle pour le secteur de la santé, qui abritera toutes les installations médicales telles que la dialyse, les solutions intraveineuses, la production et le développement de médicaments stérilisés, un centre de stérilisation radiologique, la production de nutrition intraveineuse et l’industrie biopharmaceutique, a-t-elle expliqué.</p>



<p>Le projet favorisera également la production d’énergie renouvelable et la gestion des déchets, ainsi que des projets de logements et des zones touristiques, culturelles et de loisirs.</p>



<p>Tout en soulignant que le projet sera réalisé en plusieurs phases, le Mme Zenzeri a annoncé le démarrage imminent d’une étude hydraulique pour protéger le site du projet des inondations, ainsi que des études environnementales et de circulation. L’objectif étant d’utiliser des terres agricoles en zones résidentielles.</p>



<p>Le conseiller du président de la République, Mustapha Ferjani, a rappelé que la visite d’État du président Saïed avait facilité la conclusion d’accords stratégiques avec la Chine, ajoutant que la visite de la délégation chinoise suite à ce voyage présidentiel en Chine montre que ce projet sera une priorité, aux côtés des autres accords économiques, d’investissement et de développement signés à Pékin.</p>



<p>Le projet de la Cité médicale de Kairouan, situé dans la délégation Menzel M’hiri (à 40 km de la capitale aghlabite), vise à créer une ville intelligente, durable, intégrée et flexible avec toutes les spécialités médicales. Il vise aussi à attirer le tourisme médical en construisant des hôpitaux répondant aux normes internationales, à stimuler la recherche scientifique dans le secteur de la santé et à créer de nouveaux marchés d’exportation pour les produits de santé innovants.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13148339" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/06/Chinois-Hopital-militaire-de-Tunis.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>A l&rsquo;hôpital militaire de Tunis. </em></figcaption></figure></div>


<p>Le projet devrait créer plus de 40 000 emplois dans divers secteurs et à différents niveaux. Et comprend neuf zones, notamment une dédiée aux industries de la santé.</p>



<p>Il comprend également un espace de soins avec un hôpital universitaire de 400 lits, extensible à 600 lits, deux hôtels pour les patients et leurs familles, une unité d’urgence avec évacuation sanitaire terrestre et aérienne, une unité d’oncologie, un centre de radiothérapie, un centre de soins de l’autisme, une clinique publique multidisciplinaire et des cliniques privées.</p>



<p>Le projet comprend un espace académique regroupant une académie de médecine, un centre de simulation médicale, une école nationale d’ingénierie biomédicale, un centre de recherche en santé, un institut des sciences de la santé, des dortoirs, des restaurants universitaires et des instituts et facultés privées.</p>



<p>Il y aura également des zones de loisirs, touristiques, sportives et résidentielles, ainsi que des zones de services publics, administratifs, de sécurité, de traitement des déchets et de production d’énergie renouvelable.</p>



<p>Rappelons que la délégation chinoise s&rsquo;est rendue, également, vendredi 7 juin, à l&rsquo;hôpital militaire de Tunis, afin de prendre connaissance du développement des pratiques médicales en Tunisie. </p>



<p><em>Avec Tap.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/le-projet-de-cite-medicale-de-kairouan-interesserait-il-les-chinois/">Le projet de Cité médicale de Kairouan intéresserait-il les Chinois ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : la politique des inchallah !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/11/tunisie-la-politique-des-inchallah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2022 09:39:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[TGV Bizerte-Ben Guerdane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait une vingtaine d’années que les autorités tunisiennes parlent du projet de port en eau profonde et de la zone logistique d’Enfidha, sans qu’on en voie ne fut-ce qu’un début de réalisation.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/11/tunisie-la-politique-des-inchallah/">Tunisie : la politique des inchallah !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cela fait une vingtaine d’années que les autorités tunisiennes parlent du projet de port en eau profonde et de la zone logistique d’Enfidha, sans qu’on en voie ne fut-ce qu’un début de réalisation. Entre-temps, d’autres projets similaires ont vu le jour dans la région, comme Tanger Med, qui a changé le visage du Maroc. Et nous, nous en sommes encore aux inchallahs, aux invocations et aux baratins…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-5639016"></span>



<p>Au chapitres des invocations et des baratins, on citera l’insistance – ô combien pathétique ! – de la cheffe du gouvernement Najla Bouden, lors d’une séance de travail ministérielle tenue samedi 10 décembre 2022, au palais du gouvernement à la Kasbah, sur <em>«l’importance du projet de port en eau profonde et de la zone logistique d&rsquo;Enfidha et son impact sur le développement régional et la création d’emplois directs et indirects»</em> (sic !), un projet dont les ministres de Ben Ali parlaient, presque dans les mêmes termes, depuis la fin des années 1990.</p>



<p>Ce n’est certes pas comme le TGV Bizerte-Ben Guerdane ou la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/10/la-tunisie-et-ses-grands-projets-ou-le-peche-mignon-des-princes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cité médicale de Kairouan</a> ou encore les <em>«milliers de milliards»</em> d’argent spolié à redistribuer au peuple, à l’évocation desquels le président de la république Kaïs Saïed fait saliver certains Tunisiens qui n’ont pas les pieds sur terre. Mais c’est tout comme : on parle de quelque chose qui n’existe pas et qui, à l’instant où l’on en parle, a peu de chance d’exister ! Cela s’appelle prendre ses rêves pour des réalités ou se bercer d’illusions. Il paraît que cela fait du bien à certains !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un serpent de mer</h2>



<p>Au cours de ladite réunion de travail, consacrée à l’examen d’un certain nombre de projets publics dans le domaine des transports et des infrastructures, Mme Bouden nous a rappelés, au cas où l’on aurait oublié, que le projet de port en eau profonde d’Enfidha<em> «contribuera au rayonnement des régions de l’intérieur, au développement des échanges avec l’espace méditerranéen et vers le continent africain et à l’amélioration des indicateurs économiques et du taux de croissance»</em>, selon le communiqué du Premier ministère.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IwONlLQgPH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/13/tunisie-le-port-en-eau-profonde-denfidha-sera-t-il-un-jour-operationnel/">Tunisie : le port en eau profonde d’Enfidha sera-t-il un jour opérationnel ?  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le port en eau profonde d’Enfidha sera-t-il un jour opérationnel ?   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/13/tunisie-le-port-en-eau-profonde-denfidha-sera-t-il-un-jour-operationnel/embed/#?secret=iO6uMV8dD0#?secret=IwONlLQgPH" data-secret="IwONlLQgPH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«La rencontre a également permis d’échanger sur l’état d’avancement du projet et les objectifs stratégiques de l’Etat dans le domaine des transports en vue de répondre aux besoins économiques, sociaux et du commerce extérieur pour favoriser l’attraction des investissements nationaux et étrangers»</em>, ajoute le communiqué, sans donner d’aperçu concret sur ce qui est qualifié d’<em>«état d’avancement du projet»</em>, sachant qu’il est encore, en grande partie, dans les cartons.</p>



<p>Au lieu de nous faire miroiter des projets faramineux dont on est dans l’incapacité d’accélérer le processus de réalisation, comme celui de port en eau profonde d’Enfidha (on en reparlera, inchallah, dans une vingtaine d’années&nbsp;!), Mme Bouden aurait été mieux inspirée de porter toute son attention et celle de son gouvernement sur le port de Radès, le poumon économique du pays, qui est gangrené par la corruption, malmené par la bureaucratie et transformé par les mafias de toutes sortes en un véritable frein pour les activités commerciales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nid de vipères</h2>



<p>Rappelons, à ce propos, que tous les prédécesseurs de Mme Bouden depuis 2011, de Hamadi Jebali à Hichem Mechichi, en passant par Ali Larayedh, Mehdi Jomaa, Habib Essid, Youssef Chahed et Elyes Fakhfakh, se sont mesurés, avec plus ou moins de détermination, à ces mafias, mais sans beaucoup de succès.</p>



<p>Des pays amis, comme les Etats-Unis, ont même accordé à la Tunisie des aides financières importantes pour soutenir ses programmes visant à réformer le port de Radès, à l’assainir, à l’équiper et à le mettre au diapason des activités logistiques dans le monde, mais notre pays s’est montré jusque-là incapable d’agir concrètement en ce sens, de sorte que l’argent accordé est resté, à ce jour, dans les caisses des donateurs. C’est à peine croyable. Mais c’est la vérité. Pathétique, direz-vous ? Désespérant, sommes-nous tentés d’ajouter.  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gZCV2PvteA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/24/tunisie-un-serpent-de-mer-appele-port-en-eau-profonde-denfidha/">Tunisie : un serpent de mer appelé port en eau profonde d&rsquo;Enfidha</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : un serpent de mer appelé port en eau profonde d&rsquo;Enfidha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/24/tunisie-un-serpent-de-mer-appele-port-en-eau-profonde-denfidha/embed/#?secret=R6UlXaFiCv#?secret=gZCV2PvteA" data-secret="gZCV2PvteA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quant au président de la république Kaïs Saïed qui, à la faveur de la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, a accaparé la totalité des pouvoirs dans le pays, y compris le législatif et le judiciaire, et qui ne cesse de nous rebattre les oreilles avec sa supposée guerre contre la corruption, on aurait souhaité le voir s’attaquer sérieusement à ce véritable <em>«nid de vipères»</em> qu’est le port de Radès, mais en vain, puisqu’au terme des trois premières années de son mandat, on ne l’a jamais entendu en parler.</p>



<p>Simple oubli, l’économie ne faisant pas partie de ses principales préoccupations, ou omission délibérée pour ne pas courir le risque de perdre la face en échouant, lui aussi, sur ce dossier, comme sur tous les autres auxquels il s’était attaqué jusque-là ? On laissera aux lecteurs le soin de répondre à cette question…    </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ke1NUQM76a"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/10/la-tunisie-et-ses-grands-projets-ou-le-peche-mignon-des-princes/">La Tunisie et ses grands projets ou le péché mignon des princes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et ses grands projets ou le péché mignon des princes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/10/la-tunisie-et-ses-grands-projets-ou-le-peche-mignon-des-princes/embed/#?secret=ItukTxEQbN#?secret=ke1NUQM76a" data-secret="ke1NUQM76a" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HEV9SrnoKQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-des-ministres-qui-savent-tout-mais-ne-font-rien/">Tunisie : des ministres qui savent tout, mais ne font rien !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : des ministres qui savent tout, mais ne font rien ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-des-ministres-qui-savent-tout-mais-ne-font-rien/embed/#?secret=RHSuEpkqFv#?secret=HEV9SrnoKQ" data-secret="HEV9SrnoKQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>       </p>
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		<title>La Tunisie et ses grands projets ou le péché mignon des princes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 06:49:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aéroport Enfidha-Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ier Bey]]></category>
		<category><![CDATA[cité médicale de Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mhamdia]]></category>
		<category><![CDATA[Raqada]]></category>
		<category><![CDATA[Tav]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de la Cité médicale de Kairouan verra-t-il le jour, un jour ? Qu'on nous permette d'en douter... </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les grands projets font rêver les princes qui, sous toutes les latitudes, cherchent à marquer d’une empreinte indélébile le règne de leur auguste personne. Mais au-delà des caprices et des délires des initiateurs de ces projets, il y a la réalité des moyens du pays ou de la ville qui va les voir érigés. Et c’est là où le bât blesse…</em></strong> <em>(Illustration : plan du projet de cité médicale à Kairouan).</em></p>



<p>Par <strong>Ilyes Bellagha </strong>*</p>



<span id="more-5600720"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-5600733" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Ce sont des projets financés de l’extérieur et/ou influencés par une approche technico-financière, formatés à l’étranger sur le registre du gigantisme et mis en scène grâce à une mobilisation exceptionnelle des instances du pouvoir, en premier chef l’homme régnant, que ce soit un roi ou un président, avec la complicité des médias qui, au lieu de piocher sur les incidences et les impacts et qui devraient agir comme le veut leur mission -celle d’être des porte-voix des différents acteurs essentiellement les experts indépendants- ne font que relayer à travers des images de synthèse aussi gigantesques que burlesques les apparences et uniquement des apparences d’une forme sans fond d’une future ville.</p>



<p>Ces projets faramineux qui ne sont que des faits de princes, bouleversent les règles du jeu de la fabrication urbaine locale, tout particulièrement lorsqu’ils se situent aux marges des grandes villes comme Kairouan par exemple. Ajoutons, en plus, que pour chacune de ces appétences, une batterie de mesures sous forme de décrets et de lois -qui cachent à peine leurs raisons d’être- viennent s’empiler sur un amas de textes antécédents qui, selon une jurisprudence, vont bien sûr servir les différents spéculateurs fonciers avertis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une cité sanitaire à Kairouan, dites-vous ?</h2>



<p>Pour illustrer cet état des choses, nous nous focalisons sur le projet de construction d’une cité médicale à Kairouan et le décret-loi n° 2022-68 du 19 octobre 2022, relatif aux dispositions spéciales pour l’amélioration de l’efficacité de la réalisation des projets publics et privés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Kais-Saied-Menzel-Mhiri-Kairouan.jpg" alt="" class="wp-image-379011" width="600"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le président Saïed en visite à l&#8217;emplacement ou devrait voir le jour une cité médicale à Kairouan, inchallah !</em></figcaption></figure></div>


<p>Sur une superficie de 300 hectares et exactement à Raqada, le projet comportera, selon les souhaits du président Kaïs Saïed, la réalisation d’une cité sanitaire, conformément au programme adopté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) visant à améliorer l’infrastructure sanitaire, ajoutant que ce projet comportera plusieurs hôpitaux dans diverses spécialités, outre des complexes résidentiels qui seraient consacrés aux cadres médicaux et paramédicaux, un complexe culturel et touristique, des écoles, des jardins d’enfants ainsi que des espaces commerciaux et de loisirs.</p>



<p>Ce projet aura pour objectif celui d&rsquo;assurer des services sanitaires aux habitants des gouvernorats du sud, du centre-ouest, ainsi qu’aux touristes algériens et libyens. La cité serait à même de contribuer à la promotion de la santé au niveau national et créerait une dynamique économique dans le pays, ainsi que de nouveaux postes d’emploi.</p>



<p>Une interrogation reste cependant posée concernant ce projet, son coût et la manière dont il sera financé. Pour l’instant, aucun indice ne vient nous éclairer au moins un peu sur cet élément essentiel d’un projet dont on nous sans cesse les oreilles. La seule indication dont nous disposons pour l’instant est que le chef de l’Etat a formé l’espoir de voir des donateurs étrangers financer ce projet à l’instar de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour éviter que l’Etat ne soit accablé de dettes supplémentaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6k4EcCiFYM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/11/cite-medicale-des-aghlabides-a-kairouan-les-architectes-civils-mecontents/">Cité médicale des Aghlabides à Kairouan : Les architectes civils mécontents</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cité médicale des Aghlabides à Kairouan : Les architectes civils mécontents » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/11/cite-medicale-des-aghlabides-a-kairouan-les-architectes-civils-mecontents/embed/#?secret=cX13OVnJIZ#?secret=6k4EcCiFYM" data-secret="6k4EcCiFYM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’Etat tunisien misera de ce fait sur l’implication de bailleurs de fonds étrangers, mais bien évidemment, ces financiers ne financeront qu’un projet rentable à court terme et dans des projets où ils n’accepteront aucune entreprise et aucun concepteur en dehors des leurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Historique du projet de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet</h2>



<p>Arrêtons-nous, ici, pour mieux saisir, sur le cas d’un grand projet au contexte similaire mais où l’entreprise initiatrice a été indemnisée par l’exploitation d’un autre. Il s’agit de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet confié au trust turc TAV.&nbsp;</p>



<p>En juin 2004, TAV soumet les documents pré-qualifiants&nbsp;pour l’offre internationale annoncée par le gouvernement tunisien pour construire l’aéroport.</p>



<p>En juillet 2004, sept entreprises, y compris TAV, sont pré-qualifiées pour participer à l’appel d’offres.</p>



<p>En janvier 2007, TAV soumet son offre.</p>



<p>En mai 2007, le ministère tunisien du Transport annonce TAV comme meilleure offrant et l’accord de concession est signé avec les autorités concernées.</p>



<p>En mai 2007, TAV Tunisie S.A. est créée.</p>



<p>La construction de l’aéroport commence en juillet 2007 et il commence ses opérations en novembre 2009, après un temps de construction record (823 jours).</p>



<p>Mais voilà que quelque temps plus tard, la compagnie TAV se plaint de ce projet qui s’avère insuffisamment rentable. Elle est par conséquent compensée par l’attribution de la gestion de l’aéroport de Monastir-Habib Bourguiba qui est plus lucratif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les coûteux caprices des princes</h2>



<p>En cette ère de mondialisation où les délais pour une rentabilité dans le privé sont beaucoup plus courts que dans le public, chaque trust a son plan d’investissement et ses exigences. Notre crainte ne porte pas sur l’attribution du projet de construction d’une cité sanitaire à Kairouan à une entreprise internationale, mais sur la tentation d’offrir à cette entreprise, en cas d’échec commercial du projet, d’autres projets plus juteux à titre compensatoire, ainsi de gré à gré, ni vu ni connu. Le risque serait de démarrer un projet qui ressemble dans son contexte au palais de Mhamdia qu’Ahmed Ier Bey, impressionné par le faste du château de Versailles, découvert lors de sa visite en France à l’invitation du roi Louis-Philippe, conçut, à son retour à Tunis, une sorte de Versailles tunisien. Il consacra alors tout son temps et les ressources limitées de son royaume à la réalisation de son ruineux rêve.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8HRTbmeLiP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/31/fadhel-abdelkefi-la-ville-medicale-de-kairouan-nexiste-que-dans-limaginaire-de-saied/">Fadhel Abdelkefi: «La ville médicale de Kairouan n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imaginaire de Saïed» (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fadhel Abdelkefi: «La ville médicale de Kairouan n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imaginaire de Saïed» (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/31/fadhel-abdelkefi-la-ville-medicale-de-kairouan-nexiste-que-dans-limaginaire-de-saied/embed/#?secret=zn2bC5ocUf#?secret=8HRTbmeLiP" data-secret="8HRTbmeLiP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans l’esprit de son concepteur, le palais Mhamdia devait éclipser celui du Bardo. Or, quand on n’a pas sa propre réserve de liquidité, on finit toujours par vendre une part de sa souveraineté.</p>



<p>Aujourd’hui, le président Saïed est en train de nous entraîner dans un projet grandiose dans la ville de Kairouan dont elle n’est pas certaine de pouvoir assumer tous les impacts. Ne possédant pas d’infrastructures pour gérer son intramuros, on demande à la capitale aghlabide de prendre en charge les aléas d’une extension sur sa banlieue.</p>



<p>Dans les pays organisés, développer une région passe nécessairement par un travail&nbsp;préliminaire : celui de la promotion ou du marketing du territoire. A Kairouan, sans liaison rapide avec le reste du pays, ni infrastructure digne de ce nom, seuls les trusts peu scrupuleux seraient attirés par la construction d’un ouvrage destiné à satisfaire le caprice d’un président. Pour cela, l’administration a pondu son fameux décret-loi n° 2022-68 du 19 octobre 2022, avec son article flou sur les marchés <em>«clé en main»</em> sans cerner cet article par les conditions et les limites qui doivent figurer pour que l’on puisse avoir recours à ce genre de transaction; une situation où ce sont les entreprises qui seront mises en concurrence. Ainsi, du décret qui fixe les honoraires des concepteurs sans possibilité de les mettre en concurrence, nous passons à des offres concurrentielles de dizaines de millions de dinars.</p>



<p>La France, pays dont nous suivons habituellement la législation, a mis plusieurs garde-fous à ce genre de marchés. Normalement, on est en droit de s’attendre aux mêmes garde-fous, mais chez nous, on s’arrête, comme dit l’adage, à <em>«gare à ceux qui font leurs prières&nbsp;!»</em>.</p>



<p>L’administration a poussé le président – s’il ne s’est pas poussé lui-même – sur la pente douce d’une corruption potentielle. Mais sans accuser personne, nous rappelons juste la règle d’or selon laquelle un homme averti en vaut deux, d’autant qu’on est face à un projet sur la réalisation duquel on est peu à parier aujourd’hui.</p>



<p>* <em>Président de l’association Architectes Citoyens.</em>  </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : une médecine à deux vitesses</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/09/tunisie-une-medecine-a-deux-vitesses/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Oct 2022 08:32:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cité médicale de Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[cliniques privées]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes médecins]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout le monde est conscient de l'état catastrophique des hôpitaux publics en Tunisie, mais personne ne fait rien pour essayer de changer la situation.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Etat doit mettre fin à sa politique du laisser faire laisser passer, accorder une attention particulière au dossier de la santé et faire en sorte que le droit aux soins de qualité soit une réalité et non un simple slogan politique inscrit dans une constitution. S’il ne fait rien en ce sens, il confirmera ce que beaucoup pensent, à savoir que nous sommes bel et bien dans un État populiste géré par des incompétents notoires.</em></strong> <em>(Kaïs Saïed à l&rsquo;hôpital Rabta: ça parle, ça parle, mais ça fait quoi ?)</em></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty </strong>*</p>



<span id="more-4460345"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>Il existe deux systèmes de santé en Tunisie : un pour les riches, ceux qui ont beaucoup d’argent ou ceux qui peuvent s’en procurer (ils seraient 30% de la population globale au maximum), et une autre pour les pauvres (les 70% restants, classes moyennes incluses).</p>



<p>Les premiers peuvent se soigner dans les cliniques privées et supporter les coûts excessivement chers de ces établissements aux standards d’accueil hôteliers, gérées comme des entreprises rentables, les seconds se dirigent vers les hôpitaux publics dont la plupart sont délabrés et où ils subiront toutes les misères, sans garantie de se faire soigner convenablement.</p>



<p>Nous sommes donc en Tunisie face à une médecine à deux vitesses. Bizarre quand on sait que la Constitution en vigueur, promulguée en juillet 2022 par le président Kaïs Saïed, comme celle de janvier 2014, stipulent pourtant solennellement que la santé est un droit fondamental.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La santé devenue un produit marchand</h2>



<p>En réalité, il n’en est rien. La santé est devenue un produit marchand. Au moment où les établissements publics de santé s’appauvrissent, leur situation miséreuse rappelant l’état de la santé dans les premières années post indépendance, les établissement privés de santé poussent comme des champignons et font des chiffres d’affaires très conséquents. C’est que le secteur, quand il est bien géré, reste rentable. Ce n’est malheureusement pas le cas des hôpitaux publics qui sont tous déficitaires pour cause de mauvaise gouvernance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2NlhhkXmDg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-il-est-temps-de-degager-les-bourreaux-de-la-sante-publique/">Tunisie : Il est temps de «dégager» les bourreaux de la santé publique !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Il est temps de «dégager» les bourreaux de la santé publique ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-il-est-temps-de-degager-les-bourreaux-de-la-sante-publique/embed/#?secret=unSn7YFy0U#?secret=2NlhhkXmDg" data-secret="2NlhhkXmDg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Récemment, le président de la république a fait une visite inopinée au Centre hospitalo-universitaire de la Rabta, à Tunis, construit dans les années 1930. Il a relevé de visu l’ampleur des difficultés multidimensionnelles dans lesquelles se débat l’hôpital public. Une simple opération de communication politique en perspective des élections législatives du 17 décembre pour démontrer l’intérêt que porte l’Etat à la santé publique.</p>



<p>Le président connaît mieux que personne la situation de la santé publique en Tunisie. N’était-ce pas lui qui, en pleine pandémie du Covid-19 et sa catastrophique gestion, avec plus de 22 000 morts en deux ans, avait limogé, en 2021, l’ex-chef du gouvernement et l’ex-ministre de la Santé et pris en main lui-même le dossier.</p>



<p>Il n’ignore pas également la complexité de ce secteur, qui est très mal géré et implique d’énormes intérêts. D’ailleurs, la stagnation du projet de construction de la Cité médicale de Kairouan, lancé en 2017 et dont il a cru pouvoir faire la réalisation de son mandat, mais qui est toujours en souffrance malgré ses promesses, témoigne de la crise de la santé publique en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui fait fuir les jeunes médecins</h2>



<p>Si l’on se félicite souvent de l’excellent niveau académique et professionnel de nos médecins, on ne peut passer sous silence le fait que les choses se sont sensiblement dégradées dans les hôpitaux publics où les médecins comme les malades manquent de tout.</p>



<p>Les premiers, notamment les jeunes médecins, internes et résidents travaillent dans des conditions inhumaines et sont corvéables à merci. Ils sont sous le marteau de leurs chefs de service et l’enclume du personnel paramédical qui fait la loi dans les hôpitaux, fort de son ancienneté dans les services hospitalo-universitaires et de l’hégémonie des syndicats.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yCAl9tCGyV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/05/comment-sauver-le-secteur-de-la-sante-publique-en-tunisie-sans-depenser-de-largent-ni-provoquer-un-conflit-dinteret/">Comment sauver le secteur de la santé publique en Tunisie sans dépenser de l’argent ni provoquer un conflit d’intérêt ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment sauver le secteur de la santé publique en Tunisie sans dépenser de l’argent ni provoquer un conflit d’intérêt ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/05/comment-sauver-le-secteur-de-la-sante-publique-en-tunisie-sans-depenser-de-largent-ni-provoquer-un-conflit-dinteret/embed/#?secret=YrSlDtXpfs#?secret=yCAl9tCGyV" data-secret="yCAl9tCGyV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Plus d’une fois, on a vu des jeunes médecins se faire agresser violemment dans les hôpitaux. Pis, un jeune médecin résident avait trouvé la mort il y a deux ans, tombé dans la cage d’un ascenseur à l’hôpital de Jendouba, une affaire qui, en son temps, avait ému la nation tout entière mais qui est aujourd&rsquo;hui complètement oubliée.</p>



<p>Faut-il dès lors s’étonner que les jeunes médecins fuient aujourd’hui en masse la Tunisie pour aller travailler en France, en Allemagne et ailleurs&nbsp;?</p>



<p>Cette situation est très grave et il faut le dire de manière claire&nbsp;: nous sommes aujourd’hui dans un pays où l’on se dirige à grands pas vers un libéralisme sauvage dans tous les domaines, y compris ceux de la santé et de l’éducation, et le désengagement précipité de l’Etat, par manque de moyens, a des conséquences dont nous mesurons aujourd’hui la gravité. Et pour cause&nbsp;: la santé est devenue un produit marchand comme un autre et les cliniques privées poussent comme des champignons, surtout dans les grandes villes, alors que le désert médical s’étend au reste du pays. Le ministre de la Santé vient d’ailleurs d’inaugurer il y a quelques jours en grande pompe l’une de ces cliniques dans la banlieue sud de la capitale, qui en est pourtant bien pourvue. La construction du nouvel établissement a coûté des millions de dinars et l’achat de ses équipements ultramodernes quelques autres millions supplémentaires. Sûrement financés à coups de prêts bancaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cliniques privées et mercantilisme</h2>



<p>Ces cliniques privées qui continuent d’ouvrir leurs portes pourraient à terme drainer des milliers de patients étrangers. Et c’est là une raison de plus pour que les pouvoirs publics gardent un œil vigilant sur ce secteur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AutSuJsDFC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/09/14/la-reforme-de-la-sante-publique-en-question/">La réforme de la santé publique en question</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réforme de la santé publique en question » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2015/09/14/la-reforme-de-la-sante-publique-en-question/embed/#?secret=G3mPL4z6Am#?secret=AutSuJsDFC" data-secret="AutSuJsDFC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Le coût très lourd de ces investissements ne doit pas occulter le fait que beaucoup de patients se plaignent des tarifs excessivement chers pratiqués par beaucoup de cliniques et de centres privés de santé. Les patients ne comprennent pas grand-chose aux systèmes de tarification et aux émoluments exigés par les praticiens. Affolés lorsqu’ils vont dans les cliniques, légitimement préoccupés par leur état de santé, ils en deviennent carrément prisonniers.</p>



<p>Beaucoup de patients soutiennent qu’en règle générale, les cliniques privées exigent des chèques de garantie à l’admission dont les montants se chiffrent à des milliers de dinars. Souvent, les patients signent des documents où ils s’engagent sur des points qui concernent leur santé sans être convenablement éclairés sur les conséquences de leur engagement. Bref, ils deviennent otages des cliniques. D’ailleurs, ils ne pourront être autorisés à quitter qu’après règlement des montants de la facture d’hospitalisation où l’accumulation des chiffres et leur addition ne répondent pas à des logiques claires. Bref, beaucoup de cliniques agissent en toute liberté sans se préoccuper des intérêts de leurs patients, assimilés à de simples <em>«clients»</em>.</p>



<p>L’Etat doit sortir de sa complaisante léthargie face aux abus de toutes sortes dont se plaignent les patients. Il doit prendre le taureau par les cornes, sans complaisance et faire face vigoureusement au corporatisme qui, dans le domaine de la santé, peut être mortel. Et le mot n’est pas fort, surtout quand on pense aux nombreuses victimes des erreurs médicales. Parmi les dossiers qui méritent de retenir son attention immédiatement on citera les suivants : le statut de la santé publique et privée, le statut des soins para médicaux, l’accès aux études médicales, le statut des médecins, le problème de l’émigration des jeunes médecins, la situation catastrophique des caisses sociales, et notamment de la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), fortement déficitaire.</p>



<p>L’Etat doit mettre fin à sa politique du laisser faire laisser passer, accorder une attention particulière au dossier de la santé et faire en sorte que le droit aux soins de qualité soit une réalité et non un simple slogan politique inscrit dans une constitution. S’il ne fait rien en ce sens, il confirmera ce que beaucoup pensent, à savoir que nous sommes bel et bien dans un État populiste géré par des incompétents notoires.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>Fadhel Abdelkefi: «La ville médicale de Kairouan n&#8217;existe que dans l&#8217;imaginaire de Saïed» (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/31/fadhel-abdelkefi-la-ville-medicale-de-kairouan-nexiste-que-dans-limaginaire-de-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 09:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[cité médicale de Kairouan]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Abdelkefi]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;instar du soi-disant TGV nord-sud de la Tunisie, le projet d&#8217;une cité médicale à Kairouan fait partie des arlésiennes de Kaïs Saïed, c&#8217;est-à-dire des choses dont on parle mais qui ne se produisent jamais. Ce projet n&#8217;existe que dans l&#8217;imaginaire du président de la république, affirme Fadhel Abdelkefi. Vidéo. Le président du parti Afek...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Kais-Saied-Menzel-Mhiri-Kairouan.jpg" alt="" class="wp-image-379011"/><figcaption><em>Kaïs Saïed à Menzel Mhiri, le 27 février 2021, pour inspecter&#8230; l&rsquo;état d&rsquo;avancement du projet de cité médicale de Kairouan. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>A l&rsquo;instar du soi-disant TGV nord-sud de la Tunisie, le projet d&rsquo;une cité médicale à Kairouan fait partie des arlésiennes de Kaïs Saïed, c&rsquo;est-à-dire des choses dont on parle mais qui ne se produisent jamais. Ce projet n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imaginaire du président de la république, affirme Fadhel Abdelkefi.</em></strong> <strong><em><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=980440652883590" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<span id="more-379006"></span>



<p>Le président du parti Afek Tounes, qui parlait dans l&rsquo;émission <em>«Jaoueb Hamza»</em> sur <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=980440652883590" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a>, dimanche 30 septembre 2022, est revenu sur cette arlésienne en affirmant : <em>«Lors de mon mandat de ministre </em>(du Développement, de l&rsquo;Investissement et de la Coopération internationale, d&rsquo;août 2016 à septembre 2017, Ndlr)<em>, j&rsquo;ai signé avec le ministre de l&rsquo;Investissement saoudien, en 2016, un accord de don saoudien d&rsquo;un montant de 100 millions de dollars à la Tunisie pour la construction d&rsquo;un hôpital à Kairouan. Ce n&rsquo;est donc pas un projet du président Kaïs Saïed. Un jour, je regardais la télévision, et j&rsquo;ai vu le président en visite à Kairouan annoncer la construction d&rsquo;une cité médicale. Je me suis dit:  »Il a bien fait. Voilà un président qui va faire bouger les choses ». En fait, le président parle d&rsquo;un tout autre projet, dont on ne possède ni le financement, ni le terrain pour le bâtir. C&rsquo;était un don de Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud. Il était venu en Tunisie </em>(en mars 2019, Ndlr)<em>, a rencontré le président Béji Caïd Essebsi et la première pierre du projet a été symboliquement posée lors d&rsquo;une cérémonie au palais de Carthage. Les deux hommes étaient âgés et on n&rsquo;a pas voulu qu&rsquo;ils se déplacent loin. Six ans sont passées et l&rsquo;Etat est dans l&rsquo;incapacité de fournir un terrain pour la réalisation du projet d&rsquo;hôpital à Kairouan.»</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Salman-Ben-Abdelaziz-Beji-Caid-Essebsi-mars-2019.jpg" alt="" class="wp-image-379009" width="500"/><figcaption><em>Salman Ben Abdelaziz Al-Saoud accueilli  par Béji Caïd Essebsi à Tunis, en mars 2019.</em> </figcaption></figure></div>



<p>Pourquoi, partant de ce vrai projet d&rsquo;hôpital, M. Saïed parle-t-il, depuis 2020 d&rsquo;une cité médicale qui serait érigée à Kairouan sur un terrain qui n&rsquo;existe pas encore et avec des financements (pour le moment) hypothétiques. Ce projet, qui fait rêver les Kairouanais, n&rsquo;a aucune existence réelle. C&rsquo;est un serpent de mer, comme on dit dans notre jargon journalistique, c&rsquo;est-à-dire <em>«une information généralement peu fondée, souvent à caractère sensationnel, reprise par la presse durant les périodes creuses»</em>.</p>



<p>Kaïs Saïed veut faire croire qu&rsquo;il fait des choses alors qu&rsquo;au terme de trois ans au palais de Carthage, il ne fait pas grand-chose et il n&rsquo;y a que les naïfs pour le croire et pour se laisser rouler dans la farine. </p>



<p>Un État incapable d&rsquo;offrir les denrées de base à sa population, qui peine chaque fin de mois à trouver les salaires des employés de la fonction publique et qui est à deux doigts de la faillite ne peut pas entreprendre des méga-projets.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=980440652883590" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo. </a></em></strong></p>
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