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	<title>Archives des classe moyenne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des classe moyenne - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#124; Que faire et par où commencer ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-que-faire-et-par-ou-commencer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment reconstruire la Tunisie, quand ses fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/tunisie-que-faire-et-par-ou-commencer/">Tunisie | Que faire et par où commencer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie fait face depuis au moins trois décennies à un défi de transformation socioéconomique et culturelle pour répondre aux attentes des Tunisiens. C’est encore la question centrale qui hante les esprits : Comment reconstruire, quand les fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue, entre la sclérose autoritaire et le chaos fragmenté de la transition post-2011&nbsp;? Une feuille de route pour sortir de la crise et se relancer… &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama *</strong></p>



<span id="more-18590989"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il arrive que nous prenions de la distance, un instant, pour porter un regard sur notre Tunisie. Lorsque les contingences courantes se dissipent, nous distinguons <em>«la forêt plutôt que l’arbre»</em>. La trame de fond réapparait, on perçoit l’âme d’une nation, on discerne qu’elle représente un cas exceptionnel parmi les autres nations et ce à travers une sédimentation humaine et culturelle qui s’est opérée depuis la nuit des temps. Les traditions, les langues et les architectures se superposent. On construit le <em>«nouveau»</em> sur les fondations de l’ancien. Les vagues humaines successives, jointes aux populations premières, apportent leurs propres sédiments (mots, saveurs, coutumes) qui finissent par se solidifier pour former une culture locale unique et foisonnante.</p>



<p>Les influences extérieures ne sont pas simplement juxtaposées, elles fusionnent. C’est le passage de la<em> «coexistence»</em> à la transculturalité. C’est là que s’est forgée cette identité méditerranéenne, complétée ensuite par les différentes strates civilisationnelles.</p>



<p>Aussi bien par sa situation géographique que par sa capacité de résilience, la Tunisie représente un pont entre les continents africain et européen. Quant à la sociologie et l’identité<strong>,</strong> le concept de la <em>«Tunisité»</em> ou <em>«Tunisianité»</em>, synthétise cette capacité unique de brassage humain et d’assimilation qui a créé une société extraordinairement axée sur la réviviscence et l’ouverture. On reprend des savoir-faire ou des philosophies de la vie pour les adapter aux enjeux contemporains. C’est un socle solide qui ne craint pas les vents de l’histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une longue tradition de réformisme</h2>



<p>Le réformisme en Tunisie a été une trajectoire rarissime dans sa sphère géographique d’Est en Ouest, marquée par une volonté précoce de concilier authenticité et modernité.</p>



<p>Il y a quelques similitudes avec le tournant historique qu’illustre l’ère Meiji (1868-1912), une période charnière pour le Japon.</p>



<p>Avant même le protectorat colonisateur qui interrompit cet élan, la Tunisie avait lancé des réformes radicales pour moderniser ses institutions.&nbsp;Sous Mohammed Bey, le Pacte Fondamental (1857)garantissait pour la première fois la liberté de culte et l’égalité devant la loi pour tous les citoyens, sans distinction de religion. La Tunisie devient le premier pays du monde dit arabe à se doter d’une constitution (1861), limitant le pouvoir absolu du Bey. Khaireddine Pacha fonda le Collège Sadiki en 1875. Cette institution devient la pépinière d&rsquo;une nouvelle élite, bilingue et ouverte sur les sciences modernes, qui portera plus tard le mouvement national.&nbsp;</p>



<p>Au début XX<sup>e</sup> siècle, les <em>«Jeunes Tunisiens»</em> réclamèrent une réforme profonde du systèmecolonial pour obtenir l’égalité des droits et militèrent pour l’éducation des masses et la modernisation de la justice et de l’administration.</p>



<p>À l’indépendance, le nouvel État indépendant privilégia l’éducation et les droits sociaux (Le Code du statut personnel en 1956, un investissement massif dans l’éducation…).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le défi de la transformation structurelle  </h2>



<p>Cependant, le pays fait face depuis au moins trois décennies à un défi de transformation socioéconomique et culturelle pour répondre aux attentes des Tunisiens. C’est encore la question centrale qui hante les esprits : Comment reconstruire, quand les fondations ont été fragilisées par trente ans de navigation à vue, entre la sclérose autoritaire et le chaos fragmenté de la transition post-2011&nbsp;?</p>



<p>Pour s’affranchir et se relever de ces <em>«systèmes autodestructeurs»</em>, le pays pourrait actionner trois leviers de résilience.</p>



<p><em>1. Réhabiliter l’État stratège</em> : sortir du court-termisme pour redonner à l’administration son rôle de planificateur. Cela passe par une réforme de la fonction publique et une lutte réelle contre l’économie de rente qui étouffe l’initiative&nbsp;;</p>



<p><em>2. Miser sur le capital humain par un retour aux sources&nbsp;:</em> la seule véritable richesse de la Tunisie a toujours été son intelligence (<em>«matière grise»)</em>. Relancer la dynamique du système éducatif est l’unique moyen de recréer une classe moyenne (décimée) capable de porter un projet de société soudée et ouverte sur les défis du monde&nbsp;;</p>



<p><em>3. Réconcilier l&rsquo;identité et la modernité</em> : cesser les guerres idéologiques stériles qui n’ont provoqué que des occasions manquées. Le réformisme tunisien a toujours réussi quand il a su marier ses racines méditerranéennes et arabo-africaines avec une vision universelle des droits et du progrès&nbsp;;</p>



<p><em>4. Décentraliser l’économie :</em> la Tunisie exige une valorisation des régions pour transformer des zones de tension en pôles de production.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau contrat social entre État et citoyens</h2>



<p>Bien que la Tunisie possède une capacité de <em>«résilience silencieuse»</em>, celle-ci risque de s’épuiser faute de sursaut salvateur. La boussole ne pourra être retrouvée que si un nouveau contrat social clair est établi entre l’État et les citoyens. Le double blocage crée un effet de ciseau : l’asphyxie financière réduit la marge de manœuvre de l’État, tandis que le mode de gouvernance, caractérisé par une concentration des pouvoirs, peine à générer les réformes structurelles nécessaires. Surtout que le pays navigue dans une zone de haute turbulence financière, marquée par un isolement relatif sur les marchés internationaux. Cela s’est traduit par une croissance anémique<strong>.</strong></p>



<p>L’économie a enregistré une croissance de 2,5 % en 2025 selon l’Institut national de la statistique (INS), mais elle reste insuffisante pour réduire le chômage ou stabiliser durablement le pouvoir d&rsquo;achat. On constate une dépendance au financement intérieur. L’État sollicite massivement les banques locales et la Banque centrale, ce qui risque d’<em>«évincer»</em> le crédit au secteur privé.</p>



<p>Il y a certes une esquisse timide d’amélioration mais elle est fragile,l’agence Fitch Ratings a relevé la note de la Tunisie à «B-» en septembre 2025, saluant une réduction du déficit courant, il convient de le préciser, grâce aux recettes touristiques et aux transferts des Tunisiens à l’étranger.&nbsp;</p>



<p>Le mode de gouvernance centralisé a épuisé ses effets, il soulève des défis quant à l’élaboration d’une vision économique de long terme. Il y a un manque de prévisibilité un climat d’incertitude pour les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Les mesures ponctuelles (sauvetage d’entreprises publiques, budgets de salaires en hausse de 3,6 % pour 2026) ne parviennent pas à engager la grande transformation économique espérée, ce sont plutôt les urgences contre le structurel.</p>



<p>Le pays se trouve à la croisée des chemins, avec une reprise qui dépendra de facteurs externes et de la capacité à rétablir une boussole claire.&nbsp;</p>



<p>Les prévisions du FMI anticipent une croissance de 2,1 % pour 2026, signe d’un ralentissement par rapport à 2025. Les défis sont persistants notamment concernant la vulnérabilité aux chocs climatiques (sècheresse) et l’endettement public record (autour de 90 % du PIB) restent des menaces majeures pour la stabilité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contrat de confiance entre Etat et société civile</h2>



<p>Face à tous ces défis, un contrat de confiance est vivement sollicité. Sans un consensus minimal avec les corps intermédiaires (syndicats, patronat, société civile), aucune réforme structurelle — aussi techniquement parfaite soit-elle — ne pourra être acceptée ou appliquée sur le terrain. Cela repose sur une communication claire, une fermeté bienveillante et la connexion plutôt que la contrainte. Il est crucial d&rsquo;adopter une posture calme, de donner des consignes positives et précises à la fois.</p>



<p>Pour que ce dialogue ne soit pas une simple formalité, mais le moteur d’une vision d’avenir, il devrait s’articuler autour de trois chantiers prioritaires :</p>



<p><em>1. Un Pacte de productivité et de soutien.</em> Le dialogue social va au-delà de la question des salaires. Il doit devenir un échange : modernisation de l’outil de production et flexibilité contre garanties de protection sociale (santé, transport, chômage). L’idée est de sortir de la logique de confrontation pour entrer dans une logique de co-construction de la valeur.</p>



<p><em>2. La planification économique de «territoires»</em>. Une vision adaptée à tous les niveaux signifie qu’on ne peut plus décider de tout depuis Tunis. Le dialogue doit inclure les forces vives régionales pour identifier les spécialisations par zone (énergies renouvelables au Sud, industries mécaniques au Sahel, agro-technologie au Nord-Ouest). Cela permet de créer des opportunités là où se trouve la jeunesse, freinant ainsi l’exode, l’expatriation et le découragement.</p>



<p><em>3. La réforme de l’école et de la formation</em>. C’est le choix d’avenir par excellence. Le dialogue avec les corps intermédiaires doit impérativement intégrer les acteurs de l’éducation pour aligner, sur 10 ans, les compétences des jeunes avec les besoins de l’économie de demain (numérique, transition écologique). C’est le seul moyen de recréer l’ascenseur social.</p>



<p><em>4. La transparence comme boussole</em>. Pour que tous les niveaux de la société adhèrent, l’État doit jouer la carte de la vérité sur les chiffres de la dette et des finances publiques. Ce n’est qu’à travers cette clarté que les efforts demandés peuvent être compris et que les fruits de la croissance future peuvent être équitablement répartis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un nouveau collectif de la société civile</h2>



<p>La Tunisie a déjà prouvé par le passé qu’elle est capable de générer des solutions par le dialogue. L’émergence d’un nouveau collectif de la société civile, indépendant des clivages partisans et des appareils traditionnels (parfois perçus comme trop rigides ou accrochés à une forme de clientélisme), semble être la clé pour briser l’immobilisme. Pour que ce collectif, réussisse cette<em> «approche chirurgicale»</em>, il devrait s&rsquo;appuyer sur trois piliers de crédibilité :</p>



<p><em>1. Une expertise de «terrain» et technocratique entrecroisées</em>. Contrairement aux think-tanks classiques, ce collectif doit réunir des praticiens de l’économie (entrepreneurs, agriculteurs, ingénieurs), des universitaires et des acteurs associatifs régionaux. Cette mixité permet de proposer des solutions qui ne sont pas seulement théoriques, mais applicables immédiatement au niveau local.</p>



<p><em>2. Une méthode : le «diagnostic partagé»</em>. La paralysie vient souvent du fait que chaque acteur a sa propre version de la situation. Le collectif doit imposer un audit de vérité sur les comptes de l’État et des entreprises publiques. Une fois les chiffres acceptés par tous, la marge de discussion sur les <em>«sacrifices»</em> et les <em>«investissements»</em> devient rationnelle et non plus émotionnelle ou idéologique.</p>



<p>3<em>. Le collectif pourrait structurer son action autour des axes d’une «sortie planifiée»</em>, et permettrait de porter une vision d’avenir&nbsp;: sécurité alimentaire et énergétique par une transition verte massive (solaire, hydraulique), créatrice d’emplois locaux, suppression des rentes de situation par la digitalisation radicale de l’administration, libérant ainsi l’initiative privée des jeunes, transformation des subventions universelles (souvent inefficaces) en aides directes ciblées sur les familles les plus précaires, tout en finançant un plan d’urgence pour l&rsquo;école publique.</p>



<p>Le principal obstacle pour un tel collectif reste sa tolérance par la bureaucratie en place et sa capacité à ne pas être récupéré politiquement.</p>



<p>En Tunisie, la force de la société civile a toujours été sa capacité à s’unir dans les moments de péril imminent. C’est une approche à la fois stratégique et rationaliste. En se positionnant comme un mécanisme de proposition consultative, ce collectif ne cherche pas de conflit frontal, mais utilise la puissance de l’expertise et de l’adhésion citoyenne pour rendre ses solutions incontournables et admises.</p>



<p>Pour <em>«prescrire»</em> ce nouveau contrat social sans passer par la contrainte politique classique, le collectif doit transformer la réflexion technique en une exigence citoyenne.</p>



<p>Trois leviers pourraient être actionnés pour réussir ce pari :</p>



<p><em>1. La légitimité de l’évidence</em> : en produisant des études chiffrées, sourcées et sans idéologie, le collectif place les décideurs devant leurs responsabilités. Quand une solution est techniquement imparable et socialement juste, ne pas l’appliquer se traduit par un coût politique majeur.</p>



<p><em>2. La pédagogie de masse</em> : ce nouveau contrat social ne doit pas rester dans les lieux fermés. Il doit être communiqué. Si le citoyen comprend qu’une réforme (même difficile) garantit l’avenir de ses enfants ou la baisse de l’inflation à moyen terme, il devient le premier défenseur du collectif.</p>



<p><em>3. Le rôle de «médiateur» </em>: ce collectif peut servir de passerelle. Il offrirait une porte de sortie honorable à toutes les parties, basée sur l’intérêt national plutôt que sur les intérêts corporatistes.</p>



<p>Cette démarche permettrait de briser le <em>«centralisme bureaucratique»</em> qui a démontré son échec en Tunisie. Un <em>«Livre Blanc»</em> serait publié, il ne consiste pas seulement à aligner des statistiques, mais à réaliser un électrochoc de vérité. En dissipant le brouillard des chiffres, souvent perçus comme opaques ou embellis, le collectif installe d’emblée sa crédibilité scientifique et son indépendance. Ce document devrait être le miroir sans complaisance de la Tunisie, structuré autour de la vérité financière, en dressant l’inventaire réel de la dette publique, de la situation des entreprises étatiques et des réserves de change. C’est le préalable pour que chaque Tunisien comprenne l&rsquo;urgence des réformes.</p>



<p>Concernant la vérité sociale, il s’agirait de mesurer le coût réel de la vie, l’état de dégradation des services publics (santé, transport, école) et le niveau de précarité des classes moyennes, souvent les grandes oubliées des statistiques.</p>



<p>La vérité du potentiel gâché devrait être chiffré, ce que l’économie perd chaque année à cause de la corruption, de la bureaucratie et de l’économie informelle. Cela permettrait de transformer la frustration en une volonté de changement productif.</p>



<p>Le <em>«Livre Blanc»</em> serait ensuite soumis à l’épreuve du terrain. Ces assises ne sont pas des réunions de doléances, mais des ateliers de solutions locales par l’identification des verrous (pourquoi tel projet agricole à tel endroit ou telle usine sont bloqués ?), la valorisation des spécificités, en transformant chaque région en un pôle de compétitivité (tourisme médical, énergies propres, artisanat d’exportation…), faire des acteurs locaux (agriculteurs, diplômés chômeurs, entrepreneurs) des co-auteurs du projet.</p>



<p>L’intégrité et l’absence d’ambition politique de ce noyau d’experts garantiraient que le diagnostic sera reçu comme une <em>«vérité sur l’état des lieux»</em> et non comme une opinion partisane.</p>



<p>La force de cette équipe (économistes, sociologues, statisticiens) résiderait dans l’impartialité des données, en utilisant des méthodologies internationales incontestables, ils ôtent tout argument de manipulation. Le statisticien apporte la rigueur, l’économiste la viabilité, et le sociologue l’acceptabilité humaine. C’est cette synthèse qui manque cruellement. Leur réputation d’experts désintéressés protège le collectif contre les tentatives de décrédibilisation. La clause d’inéligibilité volontaire (par exemple sur une période de 5 à 10 ans) est l’acte qui sépare l’expertise de l’attentisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le maillon nécessaire des expatriés</h2>



<p>L’inclusion des expatriés est le maillon nécessaire pour parfaire cette <em>«synthèse tunisienne»</em>. Ces experts expatriés sont souvent les gardiens des standards de performance mondiaux et possèdent un recul critique que le quotidien tunisien peut parfois embrumer. Leur intégration dans ce noyau dur apporte des avantages stratégiques, dont le transfert de <em>«best practices»</em>. Qu’il s&rsquo;agisse de gestion de la dette, de transition énergétique ou de réforme de la santé, ils ont vu ce qui fonctionne ailleurs. Ils peuvent adapter ces modèles aux spécificités locales pour éviter à la Tunisie de <em>«réinventer la roue»</em> avec des méthodes obsolètes.</p>



<p>Ces figures occupent souvent des postes clés dans de grandes institutions internationales ou des centres de recherche. Leur présence au sein du collectif rassure les marchés et facilite l’accès à des expertises de pointe souvent inaccessibles. Vivant à l’extérieur des circuits de pouvoir locaux, ils renforcent la garantie d’indépendance du groupe. Ils n’ont aucun lien d’intérêt avec l’administration ou les lobbys de rente tunisiens.</p>



<p>L’enjeu serait de créer une osmose, les experts résidents apporteraient la connaissance viscérale du terrain et de l’administration, tandis que les experts tunisiens exerçant à l’étranger injecteraient l’exigence et la rigueur des normes internationales. Ensemble, ils formeraient une équipe capable de rédiger un Livre Blanc d’une crédibilité mondiale. L’objectif serait de créer un processus <em>«ascendant»</em> où la légitimité naîtrait de la compétence reconnue et non d’une nomination administrative.</p>



<p>En commençant par le social, le collectif toucherait au quotidien des Tunisiens tout en posant les bases d&rsquo;une réforme financière rigoureuse.</p>



<p>Le calcul du coût de l’inaction d’ici 2030 serait utile, il agirait comme un électrochoc rationnel qui transforme l’apathie en urgence nationale. Il y a une réalité comptable immuable&nbsp;: réformer coûte cher, mais ne rien faire coûte infiniment plus. Ce chapitre du Livre Blanc devrait chiffrer le coût de&nbsp;:</p>



<p><em>&#8211; la «Génération Perdue» (Éducation)</em><strong> :</strong> calculer la perte de PIB sur 10 ans due au décrochage scolaire et à l’inadéquation des diplômes. Si 100 000 jeunes quittent l’école chaque année sans qualification, quel est le manque à gagner en productivité et le coût en sécurité sociale/chômage en 2030 ?;</p>



<p><em>&#8211; l’hémorragie du capital santé :</em> chiffrer le coût pour l’État de le départ massif à l’étranger des médecins et des cadres de santé (investissement de formation perdu au profit de l’étranger) combiné à la dégradation des hôpitaux. Quel sera le prix à payer pour importer des soins ou gérer des crises sanitaires avec un système exsangue dans 5 ans ?;</p>



<p><em>&#8211; l’impact sur la souveraineté financière</em>&nbsp;: démontrer que sans réforme profonde du service public, la part du budget dévorée par les <em>«pansements»</em> (subventions inefficaces, gestion de l’urgence) rendra le pays totalement dépendant de l’aide extérieure pour sa simple survie quotidienne d’ici 2030.</p>



<p>Cette approche est dépourvue de toute prétention, elle tente simplement de favoriser un échange authentique et serein, permettant une communication honnête et constructive. C’est exactement ce qui permet de passer d’un débat en sourdine à une véritable intelligence collective. En retirant l’enjeu du <em>«qui a raison»</em>, on libère de l’espace pour que les idées se libèrent.</p>



<p><em>* Essayiste et écrivain. &nbsp;</em></p>
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		<title>Les Tunisiens de la classe moyenne risquent le naufrage pour une nouvelle vie en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/26/les-tunisiens-de-la-classe-moyenne-risquent-le-naufrage-pour-une-nouvelle-vie-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 07:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les migrants potentiels sont poussés par une désillusion croissante parmi les Tunisiens quant à l’avenir de leur pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/26/les-tunisiens-de-la-classe-moyenne-risquent-le-naufrage-pour-une-nouvelle-vie-en-europe/">Les Tunisiens de la classe moyenne risquent le naufrage pour une nouvelle vie en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les migrants potentiels sont poussés par une désillusion croissante parmi les Tunisiens quant à l’avenir de leur pays et attirés par les récits des médias sociaux sur la réussite de la migration.</em> </strong><em>(Illustration : mères de migrants tunisiens manifestent à Tunis pour demander des nouvelles de leurs enfants disparus en mer). </em></p>



<p>Par <strong>Tarek Amara</strong> &amp; <strong>Jihed Abidellaoui</strong></p>



<span id="more-11746773"></span>



<p>Mohammed Lafi était un jeune homme dont la possession d’un taxi lui garantissait un revenu décent et des perspectives d’avenir équitables selon les normes tunisiennes. Mais cela n’a fait aucune différence lorsqu’il a pris la décision fatale de tout risquer en traversant la mer pour une nouvelle vie en Europe.</p>



<p>Il faisait partie des 40 personnes portées disparues en janvier lorsque leur bateau a disparu après avoir quitté une plage proche du port de Sfax pour l’île italienne de Lampedusa, à seulement quelques heures de route.</p>



<p>Alors que l’économie tunisienne s’effondre ces dernières années, de plus en plus de jeunes partent chercher fortune dans les pays prospères de l’Italie ou de la France et ce nombre record a entraîné une hausse du nombre de décès, la morgue de Sfax se remplissant régulièrement de corps noyés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rKpuDMOaBh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/drame-a-el-hancha-37-migrants-portes-disparus-en-mer/">Drame à El-Hancha : 37 migrants portés disparus en mer</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Drame à El-Hancha : 37 migrants portés disparus en mer » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/18/drame-a-el-hancha-37-migrants-portes-disparus-en-mer/embed/#?secret=un1LsmHNkZ#?secret=rKpuDMOaBh" data-secret="rKpuDMOaBh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em>«Notre situation est normale. Mon frère n’avait pas de problèmes financiers et il avait une voiture pour travailler»,</em> raconte sa sœur Inès Lafi, encore découragée par la décision de son frère de 30 ans de partir.</p>



<p>Au cours de l’année dernière, le nombre de personnes disparues et mortes au large des côtes tunisiennes a atteint plus de 1 300, originaires pour la plupart de pays d’Afrique subsaharienne. Au cours du seul premier mois de 2024, plus de 100 personnes se sont noyées au large de la Tunisie, dont 60 Tunisiens dont les corps n’ont pas encore été retrouvés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désillusion croissante quant à l’avenir</h2>



<p>Même si davantage de personnes ont traversé la Méditerranée au plus fort de la crise migratoire de 2014-2015 et sont décédées en mer, les chiffres sont sans précédent pour les voyages depuis la Tunisie.</p>



<p>Cette augmentation intervient malgré la répression menée par les autorités tunisiennes, la police ayant démantelé les réseaux de passeurs et arrêté des milliers de personnes à terre et en mer alors qu’elles tentaient de traverser vers Lampedusa.</p>



<p>Les migrants potentiels sont poussés par une désillusion croissante parmi les Tunisiens quant à l’avenir de leur pays et attirés par les récits des médias sociaux de compatriotes qui décrivent leur nouvelle vie européenne comme facile et réussie.</p>



<p><em>«Mohammed a été influencé par des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux qui le poussaient à sacrifier ce qu</em><em>’</em><em>il possède ici en quête d</em><em>’</em><em>une meilleure qualité de vie en Europe»</em>, a déclaré Ines Lafi.</p>



<p>Les bateaux de migration n’attiraient autrefois que les chômeurs et les désespérés, mais ils transportent de plus en plus de Tunisiens de la classe moyenne, parfois des familles entières.</p>



<p>L’année dernière, une vidéo a largement circulé montrant un homme de 63 ans qui faisait le voyage avec sa femme et dix de ses enfants et petits-enfants.</p>



<p>La Tunisie souffre d’une crise économique caractérisée par des pénuries de produits de base tels que le pain et le sucre, entraînant de longues files d’attente dans les magasins et une frustration généralisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manifestation pour les disparus</h2>



<p>Les familles endeuillées commencent à faire entendre leur voix, protestant contre les mauvaises conditions qui, selon elles, ont conduit leurs proches à la mort en mer et exigeant davantage d’effort pour retrouver leurs corps.</p>



<p>Lors de récentes manifestations à Sfax au sud et dans le port de Bizerte au nord, des familles ont bloqué les routes et brandi des photographies des morts et des disparus, ce qui a incité les autorités à annoncer qu&rsquo;elles allaient rechercher les corps par hélicoptère.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="h66yuRxM0O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/parcours-de-vie-et-de-mort-pour-les-migrants-tunisiens-dans-les-centres-de-retention-italiens/">Parcours de vie et de mort pour les migrants tunisiens dans les centres de rétention italiens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Parcours de vie et de mort pour les migrants tunisiens dans les centres de rétention italiens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/parcours-de-vie-et-de-mort-pour-les-migrants-tunisiens-dans-les-centres-de-retention-italiens/embed/#?secret=FWWhjPRqfe#?secret=h66yuRxM0O" data-secret="h66yuRxM0O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Depuis des mois, Mohammed Issaoui parcourt quotidiennement 120 km depuis son domicile de Kairouan jusqu’à Sfax pour passer des heures à fouiller les morgues des hôpitaux et même les plages locales à la recherche de nouvelles de son frère Montassar, disparu l’année dernière. Même s’il n’avait qu’un emploi précaire, il vivait néanmoins décemment, dit son frère.</p>



<p>Monia Gmati garde toujours l’espoir que son fils Sofian ait survécu à sa traversée vers l’Europe, même si elle n’a plus de nouvelles de lui depuis des mois. <em>«Ma vie est devenue un enfer. Je ne peux pas accepter l’idée qu’il soit mort. Ça me tue»</em>, dit-elle.</p>



<p>Sofian, 21 ans, avait amassé 7 000 dinars (2 240 dollars) pour payer son voyage, cherchant à refaire sa vie et à envoyer de l’argent chez lui. Mais son bateau a coulé. De nombreux décès ont été signalés, mais son corps n’a jamais été retrouvé. Sa mère a fouillé tous les hôpitaux et morgues, contacté des journalistes et envoyé sa photo aux autorités italiennes, mais sans résultat. <em>«Je ne peux pas accepter l’idée que les poissons l’aient mangé en mer»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.reuters.com/world/africa/middle-class-tunisians-risk-shipwreck-lure-europe-2024-02-22/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/26/les-tunisiens-de-la-classe-moyenne-risquent-le-naufrage-pour-une-nouvelle-vie-en-europe/">Les Tunisiens de la classe moyenne risquent le naufrage pour une nouvelle vie en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Étude : L&#8217;ancienne classe moyenne en Tunisie au seuil de la pauvreté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/18/etude-lancienne-classe-moyenne-en-tunisie-au-seuil-de-la-pauvrete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Dec 2021 11:53:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[classe moyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Friedrich Ebert]]></category>
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		<category><![CDATA[paupérisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une étude réalisée dans le cadre du projet pilote intitulé «Budget de la dignité en Tunisie», conjointement par International Alert, l&#8217;Institut international d&#8217;études économiques et sociales en France et le bureau de la Fondation Friedrich Ebert à Tunis, entre 40 et 50% de la population du Grand Tunis manquent des ressources nécessaires pour assurer...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Fernana-Manifestations.jpg" alt="" class="wp-image-64547"/><figcaption><em>La multiplication des manifestations exprime un ras-le bol populaire face à la détérioration du niveau de vie. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Selon une étude réalisée dans le cadre du projet pilote intitulé «Budget de la dignité en Tunisie», conjointement par International Alert, l&rsquo;Institut international d&rsquo;études économiques et sociales en France et le bureau de la Fondation Friedrich Ebert à Tunis, entre 40 et 50% de la population du Grand Tunis manquent des ressources nécessaires pour assurer des conditions de vie décentes et son incapables de subvenir aux besoins nécessaires.</em></strong></p>



<span id="more-373946"></span>



<p>Les résultats du projet ont également montré que pour assurer une vie décente à une famille composée de 4 membres, celle-ci doit disposer d&rsquo;un revenu mensuel de 2 466 dinars qui lui permet l&rsquo;accès aux besoins de première nécessité, à savoir la nutrition, le logement, l&rsquo;éducation, la santé, les services et autres.</p>



<p>Cette étude démontre le déclassement social et la paupérisation de la classe moyenne, qui avait longtemps constitué le principal élément d&rsquo;équilibre de la société tunisienne. Conséquence d&rsquo;une vie de plus en plus chère avec une morosité économique qui s&rsquo;éternise sur laquelle s&rsquo;est greffée les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19.</p>



<p>La coordinatrice de l&rsquo;Observatoire social au Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDS), Najla Arafa, a confirmé dans une déclaration à l&rsquo;agence Tap que les taux de pauvreté en Tunisie sont en augmentation notable due à la perte d&#8217;emplois et qui est exacerbée par la crise de la pandémie de coronavirus. Le taux de chômage s&rsquo;élève désormais à 18,4%, alors que la pauvreté affecte les étudiants, un certain nombre de retraités dont la pension n&rsquo;atteint pas le niveau du salaire minimum garanti, et les travailleurs journaliers qui sont les nouveaux candidats à la pauvreté.</p>



<p>La classe moyenne en Tunisie pourra-t-elle renaître dans quelques années? Nous avons le droit d&rsquo;en douter surtout avec un président comme Kaïs Saïed, qui accapare tous les pouvoirs, rêve de libérer la Palestine et de construire un Maghreb unifiée et s&rsquo;en contre-fiche de la crise économique qui s&rsquo;éternise dans le pays et ses conséquences désastreuses, comme la paupérisation de la classe moyenne.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
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