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	<title>Archives des compétitivité - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des compétitivité - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Enquête de la BEI &#124; Les défis des PME en Tunisie en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 11:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BEI]]></category>
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		<category><![CDATA[PME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon un rapport de la BEI, plus d’une PME sur deux en Tunisie ne parvient toujours pas à accéder à un financement formel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/enquete-de-la-bei-les-defis-des-pme-en-tunisie-en-2025/">Enquête de la BEI | Les défis des PME en Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Banque européenne d’investissement (<a href="https://www.facebook.com/BEIenTunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BEI</a>) a dévoilé, le 22 octobre 2025, le second volet de son enquête «<a href="https://click.agilitypr.delivery/ls/click?upn=u001.xOvMY6o45lEJH8Cj04k7f3gR-2FqgbwMBAoqFA081dXixzAZP8cAtbvPXEWaPrxvIxwaygGOf0-2BsH2KcvBRFRHNQ8Vk5C7oZsgjv8K7cnEAMU-3DuTiy_j84piJ98MaB7i1Cb5K3s3V36qMeMMqA-2F3TCJnsNfbG-2Bh-2FQsAD3EXns6V-2BqvUSENHA3ImnWOhzUY25XfCz8fvbGcWF4pcuuweMx6JZ3ASZxIGqWv3HXv7zaVjzFEESu8XEsY5Ev8UPycBmNfE0m-2FD-2BlbOUVoWsaSpX9woc6T6P2bjxQ39Ubku4bzDVVq2iOEMxHpVPyK3OuhvHgoxEKJT4wgnX-2FhAupaYxa9MHPaTDwjR4r-2B4R8ib7g6V6ZoH1WzAZ-2FvTVGpsGgjHnDzWftfsJj-2FZ0zBGrxgbrcBiUa9QAk8XMwG8x6ffi7JUOOb7qspks-2Ffq0Je9bRmDdsf577PlDl3GJ4304UXLxqB4p6DrDvRq-2BrCfRbwsOs6N2hmRdyfMJJjjWNPoWvaD58x5kXXfTBink1NnWjKhQs2PhruQVR6-2FXYkpJGU8dW7RTWSJZ6eDOFha6z10n0Mth3-2BFZEaiA6WruFgtYwEHD6nEmB27xxU-3D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BEI / UE : Les défis des PME en Tunisie en 2025</a>». Réalisée par l’institut de sondage Potloc auprès de 150 dirigeants de PME tunisiennes issues des chaînes de valeur stratégiques telles que l’industrie automobile, l’agroalimentaire ou le textile, cette enquête met en lumière une réalité parlante : plus d’une PME sur deux ne parvient toujours pas à accéder à un financement formel.</em></strong></p>



<span id="more-17719173"></span>



<p>Représentant 95 % du tissu entrepreneurial national, les PME et TPE contribuent de manière significative à créer de la valeur et des emplois lorsqu’elles disposent des moyens nécessaires. </p>



<p>Bien que le financement constitue un levier essentiel pour la survie et la croissance des entreprises, toutes les PME tunisiennes ne disposent pas des mêmes opportunités d’accès au crédit. En Tunisie, une part importante des petites et moyennes entreprises continue de rencontrer des difficultés pour obtenir un financement formel, freinant ainsi leur développement et leur compétitivité.<br>Tandis que 44 % des dirigeants déclarent avoir obtenu un prêt auprès d’une institution financière, 15 % se sont vu en refuser un et 38 % ont encore recours à des sources informelles (proches, amis, réseaux personnels) pour financer leur activité. <br>D’autre part, seulement 3 % des répondants déclarent ne jamais avoir sollicité un financement formel ou informel, ce qui met en évidence la nécessité des PME tunisiennes à obtenir un soutien financier externe pour soutenir leur activité et leur croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contraintes bancaires et besoins des PME </h2>



<p>Les PME se retrouvent souvent face à des conditions de prêt qu’elles estiment dissuasives. Les taux d’intérêt peu avantageux (82 %), les garanties exigées trop importantes (52 %) et la complexité des procédures (53 %) figurent parmi les principaux freins identifiés. Des obstacles immatériels, comme le manque d’accompagnement (30 %) et l’insuffisance d’information sur les options de financement disponibles (28 %), viennent également limiter l’accès à ces dispositifs.</p>



<p>La BEI collabore étroitement avec les banques tunisiennes afin de rendre le système financier plus favorable aux PME. À travers le TCP, la BEI propose aux institutions financières locales des mécanismes de garantie partagée visant à réduire leur exposition au risque lorsqu’elles financent les projets d’investissement portés par les PME issues des chaînes de valeur stratégiques. Un obstacle direct à l’ambition exportatrice</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="504" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-1024x504.jpg" alt="" class="wp-image-17719272" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-1024x504.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-300x148.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-768x378.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-580x285.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-860x423.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-1160x571.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0.jpg 1366w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Au-delà de l’activité locale, ce manque d’accès au financement agit également comme un frein à l’internationalisation. D’après l’enquête, 35 % des PME tunisiennes affirment que la difficulté à obtenir un crédit limite directement leur capacité à exporter. De plus, 45 % de celles qui réussissent à exporter le font à une échelle restreinte, faute de moyens pour s’adapter aux normes internationales, développer leur réseau logistique ou investir dans la prospection commerciale.</p>



<p>«<em>Même avec des perspectives solides à l’international, accéder au crédit reste un véritable défi en Tunisie. Les solutions financières proposées sont rarement en phase avec la réalité des PME locales. On nous demande des garanties que nous ne sommes pas en mesure de fournir et les taux appliqués rendent souvent le financement peu accessible</em>», témoigne un dirigeant de PME tunisienne.<br>Cette étude, qui vise à mieux cerner les enjeux liés à l’accès au financement en Tunisie, est réalisé dans le cadre du Trade and Competitiveness Programme, qui offre un accompagnement technique et financier sur-mesure visant à libérer le potentiel d’investissement des PME et renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5aCramg6LM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/">Les obstacles au développement des PME tunisiennes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les obstacles au développement des PME tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/embed/#?secret=qoIj6JiQBS#?secret=5aCramg6LM" data-secret="5aCramg6LM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/enquete-de-la-bei-les-defis-des-pme-en-tunisie-en-2025/">Enquête de la BEI | Les défis des PME en Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les obstacles au développement des PME tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 11:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BEI]]></category>
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		<category><![CDATA[coûts logistiques]]></category>
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		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les PME tunisiennes face aux réalités du terrain, aux obstacles qu'elles confrontent et aux défis du développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/">Les obstacles au développement des PME tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une enquête vient de paraître, intitulée «Les PME tunisiennes face aux réalités du terrain», réalisée par la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne (UE) analyse les défis des Petites et moyennes entreprises (PME) tunisiennes en 2025.</em></strong></p>



<span id="more-17395200"></span>



<p>Les deux principaux obstacles à la croissance des PME tunisiennes sont, selon les auteurs de l’étude, la concurrence accrue (pour 25% des chefs d’entreprises sondés) et le capital limité (17%).</p>



<p>Quant aux quatre principaux freins à l’exportation des PME tunisiennes, ils ont été définis comme suit&nbsp;: les coûts logistiques, de conformité et douaniers &nbsp;(pour 62% des sondés); la forte concurrence et la saturation du marché (60%)&nbsp;; le manque de financement pour se développer à l’international (48%) et la difficulté à trouver des partenaires commerciaux (44%). &nbsp;</p>



<p>Rappelons que les PME représentent plus de 90 % des entreprises du pays, contribuent à plus de 40 % du PIB et emploient les deux tiers de la main-d’œuvre nationale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17395231" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Rien qu’en 2024, la BEI a mobilisé 415 millions d’euros en Tunisie, dont une part significative dédiée au financement des PME. Cela comprend des lignes de crédit ciblées, des garanties, un accompagnement technique pour aider les entreprises à accéder à des financements verts et un soutien au développement sur les marchés internationaux.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/">Les obstacles au développement des PME tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 08:26:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
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		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plus gros dégât de l’action syndicale de l’UGTT a trait à la dégradation du capital social et du sens du travail de manière générale en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/">UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Créée en 1946 à l’époque coloniale, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’est construite pour optimiser la rémunération des travailleurs, mais aussi pour saboter les entreprises coloniales, afin de chasser les colons. Les ancrages idéologiques de cette approche bicéphale n’ont pas totalement disparu aujourd’hui, 70 ans après l’indépendance.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-17292042"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Aujourd’hui encore, l’UGTT s’emploie à optimiser les salaires, de façon indifférente à l’état de l’économie, insouciante de la compétitivité des entreprises, et rétive qu’elle est aux impératifs de la productivité du travail.</p>



<p>Son (in)action a fait reculer le sens du travail, a détérioré le capital social et a renforcé les systèmes rentiers. Il faut comprendre le fonctionnement du <em>«business model»</em> de l’UGTT pour mesurer ses réels impacts sur le marché du travail en Tunisie. C’est ce qu’on propose ici, chiffres à l’appui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vampiriser les extrants, saccager les intrants</h2>



<p>Quelques mois avant son décès cette année, l’économiste Houssine Dimassi a qualifié l’UGTT de vestige anarcho-féodal. Et il n’a pas tort lui qui connaît très bien le fonctionnement de l’UGTT pour avoir longtemps été l’un de ses conseillers économiques. Ce n’est pas rien, il faut en parler franchement, les yeux dans les yeux, et sans détours.</p>



<p>Le modèle d’affaire de l’UGTT est devenu avec le temps contreproductif, anachronique voire suicidaire pour l’économie tunisienne. Ce modèle n’arrivant plus à se ressourcer et à se moderniser pour suivre les évolutions et les changements dans la société et l’économie tunisienne.</p>



<p>Aujourd’hui, les tensions sont à leur summum, la veille d’un coup de force de l’UGTT, pour une marche de protestation, le 21 août, et probablement une grève générale.</p>



<p>Pour schématiser et simplifier nos propos aux lecteurs, on peut dire que les processus de production (dans les entreprises publiques ou privées, dans le gouvernement ou dans les organisations à but non lucratif) fonctionnent en deux volets : celui des intrants (travail, capital, technologie, organisation) et celui des extrants (production, rentabilité, productivité, compétitivité). Le processus productif consiste à transformer les intrants en extrants, dans un contexte sociopolitique et technologique donné.</p>



<p>Les revendications syndicales de l’UGTT ont toujours ciblé et parfois aveuglément les augmentations de salaires des travailleurs, canalisant ses revendications sur les extrants des processus productifs, empêchant parfois les entreprises d’investir ou d’innover.</p>



<p>Rien n’est fait par contre par l’UGTT pour renforcer les entreprises et les intrants de la machine productive d’une économie et d’un tissu d’entreprises principalement tuniso-tunisiens. Les investisseurs étrangers restent prudents face au caractère anarchiste et aléatoire de la gouvernance de cette centrale syndicale.</p>



<p>Ce modèle d’affaires est désuet et ne fonctionne plus dans les pays et sociétés modernes d’aujourd’hui. Ce modèle pénalise l’économie, puisqu’il vampirise les extrants et sabote les intrants de l’économie dans son ensemble. Il détruit ainsi le capital social, affaiblit la compétitivité des entreprises et sabote les infrastructures physiques et humaines.</p>



<p>Les problèmes du recul de la productivité et de la dévalorisation du sens du travail sont au cœur de la faillite de ce modèle de fonctionnement, devenu ipso facto improductif et très dommageable à l’économie et à la croissance en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q4sCQewrLo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/">Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La dissolution de l’UGTT est-elle déjà actée  ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/15/tunisie-la-dissolution-de-lugtt-est-elle-deja-actee/embed/#?secret=dUv44T8Tvd#?secret=q4sCQewrLo" data-secret="q4sCQewrLo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT a saccagé le sens du travail</h2>



<p>Depuis Ahmed Ben Salah, les différentes élites, équipes et directions à la tête de l’UGTT ont fermé les yeux sur la déperdition du sens du travail ainsi que sur le recul de la productivité du travail (et multifactorielle), de manière générale.</p>



<p>L’UGTT a tort de penser que la productivité ne relève pas de ses responsabilités globales, elle qui a fait des droits des travailleurs son fonds de commerce. Elle, qui est omniprésente dans la sphère politique, nationale et internationale. Devenant un méga-syndicat, presque un parti politique.</p>



<p>L’UGTT ne s’est pas intéressée non plus au potentiel productif de la population en âge actif (15-65 ans). Elle a occulté les aspirations et la vie misérable des centaines de milliers de jeunes en chômage, des femmes malmenées, abusées dans les champs agricoles de tous les territoires du pays. L’UGTT jette le bébé avec l’eau du bain, prétextant que cela ne relève pas de son mandat, ni de sa responsabilité sociétale.</p>



<p>Les chiffres sont têtus et la responsabilité de l’UGTT est irréfutable.</p>



<p>1- Dit simplement, pour les 3,7 millions d’actifs occupés dans l’ensemble des secteurs formels, les gains de productivité ont été proche de zéro durant les dernières années. La productivité du capital mis à leur disposition a aussi enregistré un léger recul durant la 2015-2024.</p>



<p>2- Selon plusieurs études, le Tunisien moyen occupé et rémunéré travaille en moyenne pas plus 5 heures par jour, au lieu de 7 à 8 heures. Un tiers de temps payé n’est pas travaillé, sérieusement du moins. Dans de nombreuses organisations gouvernementales, cette durée effectivement travaillée ne dépasse pas deux heures par jour.</p>



<p>3- La durée effective du travail ne dépasse pas une la moyenne annuelle de 1 350 heures payées. En France et en moyenne annuelle, les travailleurs font 1 680 heures pour les salariés à temps complet (données 2019), au Canada, 1890 heures par an (2022). La moyenne européenne est à 1846 heures, soit 40% de plus que la moyenne annuelle en Tunisie.</p>



<p>4- Un taux d’emploi insuffisant, puisque la proportion de personnes demandant un emploi parmi celles en âge de travailler (15-64 ans) est de 43% seulement. Le taux d’emploi mesure la capacité d’une économie à utiliser de manière efficace son capital humain. Ce taux est pratiquement la moitié de ce qui est observé dans les pays occidentaux. Dans les pays européens ce taux oscille entre 62 à 80%. Pour l’ensemble de l’Union européenne (UE), la moyenne est de 70%. Les Pays-Bas sont à 81%, le Japon à 79%, l’Allemagne à 77% de même que le Danemark et la Suède, le Royaume-Uni et le Canada à 75%, les Etats-Unis à 71%.</p>



<p>5- Trois femmes sur quatre en âge actif sont sans emploi. Deux millions de femmes sont sur le carreau, dépendantes de leur conjoint et enfants pour vivre décemment. Elles se font exploiter, maltraiter… L’UGTT ne fait rien, et laisse faire, ses dirigeants ne se prononcent pas sur le sujet. Ils ferment les yeux et occultent l’enjeu, et aucun écrit ne permet de saisir les positions syndicales au sujet du travail des femmes et des enfants.</p>



<p>6- L’UGTT ne se préoccupe pas non plus des travailleurs du secteur informel, qui sont pourtant très nombreux, opérant dans des activités pénibles, mal payées, sans cotisation sociale, sans couverture médicale en cas d’accident ou imprévu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vr2e2zvVfw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/">UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« UGTT | Grandeur et décadence d’une organisation jadis populaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/ugtt-grandeur-et-decadence-dune-organisation-jadis-populaire/embed/#?secret=RHMhgahbLw#?secret=vr2e2zvVfw" data-secret="vr2e2zvVfw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT a accentué les inégalités sociales</h2>



<p>On sait que l’organisation syndicale est fortement discréditée par la corruption qui la gangrène à feu doux. On sait aussi que plusieurs de ses dirigeants croient encore à la lutte des classes, voire à l’anarchie créative. Mais, ce qu’on ne sait pas c’est que les élites syndicales des quarante dernières années ont été prévenues de l’impasse et de l’essoufflement du modèle en vigueur.</p>



<p>Pour l’histoire, et je sors de ma réserve pour révéler ici qu’un rapport à ce sujet a été soumis à la haute direction de l’UGTT en novembre 1990.</p>



<p>J’ai été associé, à tire de jeune professeur d’économie à l’université de Sousse, à une réflexion évaluative des impacts économiques de l’action de l’UGTT. Sous la direction du professeur à l’Enit, Mohamed Tahar Chebbi (décédé en juillet 2025), coordonnateur du Bureau d’études de l’UGTT, un groupe de travail restreint a été créé, constitué des professeurs Houssine Dimassi (décédé), Raouf Ridane (décédé), Abdjellil Bedoui, Chedly Ayari (décédé), Abdelfatah Ghorbel, Jameledine Ziadi… avec des invités occasionnels, tous des économistes. Une jeune journaliste du journal <em>Echaab</em> assistait aussi aux travaux et faisait la synthèse des contributions.</p>



<p>Nous avons travaillé pour plus de six mois, en se réunissant pendant un séjour bloqué de 2 jours par mois, dans un hôtel de Hammamet. Nous avons proposé, dans notre rapport écrit, un ajustement structurel des approches syndicales de l’UGTT. Cet ajustement se basait sur l’extension des mandats de l’UGTT à la valorisation du sens du travail, de l’extension de la durée du travail, de l’importance de la formation professionnelle, du renforcement de la productivité et de la compétitivité des entreprises publiques et privées.</p>



<p>Ce rapport, produit il y a 35 ans, a documenté les défis, et illustré avec des statistiques les dangers d’une action syndicale qui dénigre la valeur du travail, qui sacrifie la productivité et qui prône une rémunération paramétrique, mur-à-mur, sans indemnisation fondée sur la performance et le rendement. Ce rapport en papier a été tabletté, et probablement oublié avec le temps.</p>



<p>Nous avons démontré dans ce rapport que les augmentations salariales, si elles ne sont pas accompagnées par des gains de productivité finissent par devenir un fardeau destructeur pour des dizaines de milliers d’entreprises (surtout des PME) et des centaines de milliers d’emplois avec.</p>



<p>Peine perdue, rien de ce qui a été proposé n’a eu une suite, l’institution est restée prisonnière de son radicalisme d’antan et s’enfonçait de plus en plus dans le déni de la valeur du travail et de la productivité.</p>



<p>L’UGTT a préféré continuer dans son action dévastatrice sur les intrants des processus productifs (sabotage, blocage, démolition, casse, etc.) élargissant les ambitions de ses dirigeants privilégiés, pour progressivement étendre ses pouvoirs et l’implication dans les domaines politiques et partisans, tant avec Ben Ali qu’avec ses successeurs à l’ère post-2011.</p>



<p>Elle a pris du poids et accentué son pouvoir, de par son statut de monopole et omniprésent dans les régions, tous les secteurs et de mèche avec divers lobbyistes et groupes de pressions (médias notamment).</p>



<p>Un déni qui favorise l’optimisation des hausses salariales et donc de la ponction sur les extrants, négligeant les intrants et leur importance dans la création de la richesse collective incontournable pour le progrès et la prospérité du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire le lien entre rémunération et productivité du travail</h2>



<p>D’importants secteurs économiques ont ainsi été saccagés. Il suffit de voir le sens du travail dans les sociétés publiques, dont le transport. Les 600 000 ha de terres domaniales ont été mis en friche par ce syndicalisme anarchiste, féodal entre autres. L’UGTT refuse de faire un lien entre rémunération et productivité du travail.</p>



<p>Le plus gros dégât de l’action syndicale de l’UGTT a trait à la dégradation du capital social et du sens du travail de manière générale en Tunisie.</p>



<p>L’UGTT a besoin d’une révolution interne, elle a besoin d’une prise de conscience et d’un encadrement éthique anti-corruption, assortis d’un engagement pour la réhabilitation du sens du travail et de la productivité. C’est incontournable.</p>



<p>Avec plus de croissance, et de richesses créées, les salaires, le pouvoir d’achat des citoyens et l’accès à l’emploi ne peuvent que suivre, et évoluer vers la hausse, pas vers la baisse comme on le constate aujourd’hui.</p>



<p>La question qui se pose est la suivante : une telle révolution interne peut-elle être initiée de façon endogène et démocratique au sein de l’organisation, ou au contraire de façon exogène et top down. L’avenir nous le dira.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.  </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mkjXw60Ka8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/">Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’heure de vérité pour l’UGTT » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/tunisie-lheure-de-verite-pour-lugtt/embed/#?secret=njPnXi2ubs#?secret=mkjXw60Ka8" data-secret="mkjXw60Ka8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/ugtt-faillite-dun-syndicalisme-vindicatif-et-contreproductif/">UGTT, faillite d’un syndicalisme vindicatif et contreproductif</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Enquête l Les facteurs qui freinent la croissance des PME tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/pme-tunisiennes_-exportations_-competitivite_-financement_kapitalis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 10:26:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BEI]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
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		<category><![CDATA[PME tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Principaux résultats de l’enquête Trade &#038; Competitiveness : Panorama des PME en Tunsie en 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/pme-tunisiennes_-exportations_-competitivite_-financement_kapitalis/">Enquête l Les facteurs qui freinent la croissance des PME tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Faisant écho à la Journée mondiale des petites et moyennes entreprises, la Banque européenne d’investissement (BEI) a dévoilé, jeudi 3 juillet 2025, à Tunis, une nouvelle enquête intitulée</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em><a href="https://click.agilitypr.delivery/ls/click?upn=u001.xOvMY6o45lEJH8Cj04k7f3gR-2FqgbwMBAoqFA081dXiwC6MovF3xJEOIbSrqSgLlh7JT9QeYGfs66-2FlW6RHTtVA-3D-3D0RuO_j84piJ98MaB7i1Cb5K3s3V36qMeMMqA-2F3TCJnsNfbG-2Bh-2FQsAD3EXns6V-2BqvUSENHA3ImnWOhzUY25XfCz8fvbCN5L0O1Hsy4KoZVxSW6uwnchuBszsBLwJQJcUFdeSMeCU4vzN5SEXRWzEZIOSQLrBKOWidD4Xylh7xv6-2Fd5xRqd9-2FhEfsPO2rla62tAuw3IS6-2FWjpIZlNPn8ULh963fzCI9NB2aILMVVjmm1yRGYVao4n8mvwE6BIUv5g0KNR0WFpyEQpq2e3PlC8ipirpbVcgMhAeNCVPp8AXm5-2FIaLOTkJatHxbq-2BSmDGMUbb2aG-2FwaMVm0sgDFpqQjAnie-2FvVqSzQjAG6rkz0pcHWOhD9NiSWk1GRde3Rz1Qtnnqxs5i0pF2u-2B7bLdrFVT5N0mUkF0Rn10ofhurmcs7ojL5kQXsTQLnkmAbQcB2SuVI-2BJPGmkJLEhLjsdh0BHhSNb-2BpvplPfn4LvIw0HjK8vUbedw4Y-3D" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Enquête BEI / UE : Les défis des PME en Tunisie en 2025</strong></a></em></strong><strong><em>, réalisée dans le cadre du&nbsp;</em></strong><strong><em>Trade &amp; Competitiveness Programme (TCP)</em></strong><strong><em>&nbsp;cofinancé par l’Union européenne.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-16951087"></span>



<p>L’étude, menée auprès de 150 dirigeant.e.s de PME tunisiennes opérant dans les chaînes de valeur exportatrices du pays, notamment l’agro-industrie, le textile et l’automobile, dresse le portrait d’un tissu entrepreneurial à la fois combatif et contraint, qui cherche à se projeter à l’international malgré un environnement particulièrement compétitif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des ambitions freinées</h2>



<p>Les PME, essentielles à l’économie tunisienne et représentant près de 97% du tissu productif national, incarnent une volonté d’ouverture mais butent encore sur des réalités structurelles et conjoncturelles qui freinent leur essor.</p>



<p>Si l’accès au financement et le manque de capital propre restent des préoccupations centrales pour les chef.fe.s d’entreprise interrogé.e.s, c’est la concurrence accrue et la saturation de certains marchés qui apparaissent comme les obstacles les plus difficiles à surmonter.</p>



<p>Dans un contexte mondial où les marchés sont de plus en plus saturés par l&rsquo;affluence de divers produits et services, un quart des dirigeant.e.s de PME identifient la concurrence accrue comme leur principale difficulté à croître, devant le manque de capital (17%).</p>



<p>Mais c’est à l’international que leur compétitivité est encore plus mise à l’épreuve : 6 PME sur 10 estiment que la saturation des marchés étrangers et l’intensité concurrentielle limitent fortement leur développement.</p>



<p>Face à ce constat, le<em> Trade &amp; Competitiveness Programme </em>mise sur le renforcement de la compétitivité : il propose des formations techniques ciblées, autour de sujets stratégiques comme les règles d’origine, ou encore la décarbonation, afin de positionner les PME tunisiennes comme des entreprises compétitives sur les marchés européens.</p>



<p>«<em>Ce dont nous avons besoin, ce sont des idées audacieuses, des formations ciblées et un accompagnement structuré pour franchir les barrières à l’export. C’est ainsi que nos PME pourront renforcer leur compétitivité et s’imposer durablement sur les marchés internationaux»</em>, témoigne un chef d’entreprise tunisien interrogé lors de l’enquête.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="504" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI-1024x504.jpg" alt="" class="wp-image-16951214" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI-1024x504.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI-300x148.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI-768x378.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI-580x286.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI-860x423.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI-1160x571.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/PME-Tunisienne-Etude-BEI.jpg 1241w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Le manque de financement</h2>



<p>Derrière chaque ambition se cache un besoin fondamental : celui des ressources. Pour 48% des dirigeant.e.s interrogé.e.s, le manque de financement est un frein principal à toute velléité d’internationalisation.</p>



<p>Malgré le fait que 88% d’entre elles exportent déjà, seulement la moitié le fait de manière régulière, tandis que 1 PME sur 10 reste entièrement absente des circuits d’exportation, faute de moyens pour investir dans l’innovation, la mise aux normes, ou la prospection commerciale.</p>



<p>Conscient de cet écart, le <em>Trade &amp; Competitiveness Programme</em> met en œuvre des solutions concrètes : en partenariat avec les banques tunisiennes, il facilite l’accès au crédit via des lignes de financement dédiées aux PME, allégées en garanties, et orientées vers des projets structurants. Ces instruments visent à libérer la capacité d’investissement des entreprises et à leur permettre de franchir le cap de l’international avec des bases solides.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Freins structurels à l’exportation</h2>



<p>Même pour les PME qui ont déjà engagé une stratégie exportatrice, les freins logistiques et commerciaux restent redoutables. 62% dénoncent des coûts logistiques, douaniers et de conformité prohibitifs, tandis que 44% évoquent la difficulté à identifier des partenaires commerciaux à l’étranger. Ces contraintes techniques et relationnelles entravent l’intégration dans les chaînes de valeur internationales, pourtant essentielle pour assurer une croissance pérenne à l’export.<br><br>L’enquête <em>Trade &amp; Competitiveness : Panorama des PME en Tunsie en 2025</em>, commandée par la BEI et réalisée par l’institut de sondage Potloc, a été conduite en mai 2025 auprès de 150 propriétaires et/ou dirigeants de PME tunisiennes, sélectionnés pour être représentatifs à l’échelle nationale. Les entreprises interrogées appartiennent majoritairement au tissu productif des principales chaînes de valeur exportatrices ciblées par le programme <em>Trade and Competitiveness</em> de la BEI, cofinancé par l’Union européenne. Ces chaînes de valeur concernent les secteurs de l’agroalimentaire, de l’automobile et du textile.<br></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/pme-tunisiennes_-exportations_-competitivite_-financement_kapitalis/">Enquête l Les facteurs qui freinent la croissance des PME tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Score au service de la compétitivité des entreprises tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/14/score-au-service-de-la-competitivite-des-entreprises-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 08:44:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Jad Boubaker]]></category>
		<category><![CDATA[Josef Renggli]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bakay]]></category>
		<category><![CDATA[Nesrine Abid]]></category>
		<category><![CDATA[Norad]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[OIT]]></category>
		<category><![CDATA[programme Score]]></category>
		<category><![CDATA[Seco]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Clôture du programme Score au service de la compétitivité des entreprises tunisiennes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/14/score-au-service-de-la-competitivite-des-entreprises-tunisiennes/">Score au service de la compétitivité des entreprises tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après six années d’impact significatif sur le tissu économique tunisien, le programme Score (Soutenir les entreprises compétitives et responsables) a tenu sa cérémonie de clôture le jeudi 12 juin 2025 à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-16763005"></span>



<p>Mis en œuvre par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et financé par le Secrétariat d’État à l’économie suisse (Seco) et l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad), l’événement a marqué une transition stratégique : le passage d’un projet de coopération internationale à un modèle durable, entièrement porté par les acteurs tunisiens.</p>



<p>La cérémonie a été marquée par les allocutions de nombreuses personnalités, notamment Jad Boubaker, point focal de l’OIT; Josef Renggli, ambassadeur de Suisse en Tunisie; Mohamed Bakay, expert au département des études de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT); Zied Charfi, représentant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica); Houcine Baccouche, représentant du ministère des Affaires sociales ; et Nesrine Abid, représentante du ministère de l’Industrie, de l&rsquo;Énergie et des Mines. Tous ont salué une initiative où l’amélioration de la productivité et celle des conditions de travail avancent ensemble, comme les deux rails d’une même voie ferrée menant au succès.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16763032" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Josef-Renggli-Jad-Boubaker.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>La cérémonie a offert une expérience immersive aux invités, qui ont traversé à leur arrivée un tunnel d&rsquo;images, de visages et d&rsquo;histoires de succès illustrant l’évolution des entreprises.</p>



<p>La matinée a été rythmée par des moments forts, des témoignages poignants de bénéficiaires lors du <em>«Moment Performance»</em>, et des quiz interactifs qui ont engagé l&rsquo;audience. Un<em> «Moment Hommage»</em> a également permis de saluer l’engagement des partenaires clés et du personnel parti à la retraite, soulignant la dimension profondément humaine du programme. Le tout a culminé avec un <em>«Moment Partenariat»</em>, une table-ronde stratégique présentant les plans concrets de pérennisation du dispositif par les institutions d&rsquo;appui et les clusters tunisiens.</p>



<p>Depuis 2019, l’impact du programme s’est traduit par des résultats concrets pour 263 entreprises accompagnées. Parmi les succès les plus notables, on compte une augmentation de la productivité allant jusqu’à +209%, une réduction de 90% des accidents de travail et un retour sur investissement de 193%, généré directement par les idées des salariés.</p>



<p>De plus, 66 entreprises ont divisé leurs défauts de qualité par deux et 73 ont pu relancer leur activité en moins de 14 jours durant la crise du Covid-19.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Héritage humain et structurel</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="566" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2-1024x566.jpg" alt="" class="wp-image-16763035" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2-1024x566.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2-300x166.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2-768x424.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2-580x320.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2-860x475.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2-1160x641.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Programme-Score-2.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Au-delà des chiffres, l’héritage le plus durable est humain et structurel. Le programme laisse derrière lui un écosystème national renforcé, avec 49 formateurs tunisiens certifiés, 21 experts de terrain spécialisés et 18 structures partenaires mobilisées dans toutes les régions. Ce transfert de compétences est la clé de la pérennité du modèle : aujourd’hui, 95 % des formations Score en Tunisie sont financées et animées localement.</p>



<p>Lors de la cérémonie de clôture du programme, M. Renggli a salué les résultats remarquables de cette initiative, qui a permis à plus de 250 PME tunisiennes d’améliorer leur compétitivité, leurs conditions de travail et leur durabilité tout en renforçant les capacités nationales pour assurer la pérennité du programme.</p>



<p>Commentant ces succès, Aymen Chahloul, coordinateur national de Score Tunisie, a déclaré :<em> «Ces chiffres sont une immense fierté. Mais au-delà des indicateurs, le véritable accomplissement de Score réside dans la transformation des mentalités au sein des entreprises. Nous n’avons pas seulement introduit des outils ; nous avons semé les graines d’une culture durable fondée sur le dialogue, la responsabilisation et l’amélioration continue. Aujourd’hui, le changement ne vient plus de l’extérieur, il vient de l’intérieur. Le taux élevé de mise en œuvre des suggestions des employés en est la preuve : les travailleuses et travailleurs sont devenus les moteurs de la performance de leur entreprise. Nous transmettons le flambeau à nos partenaires tunisiens avec sérénité et confiance. Ils sont désormais pleinement outillés pour porter cette dynamique à l’échelle nationale, et faire de Score un levier structurel au service de la compétitivité et de la dignité au travail.»</em></p>



<p>La clôture de ce chapitre n’est pas une fin mais la preuve qu’un programme réussi est un programme qui se transmet. Score continue, en tant que dynamique tunisienne, pour une économie plus forte et plus inclusive.</p>



<p><em><strong>Communiqué.</strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/14/score-au-service-de-la-competitivite-des-entreprises-tunisiennes/">Score au service de la compétitivité des entreprises tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie doit encourager le tourisme individuel et de découverte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 09:25:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[all inclusive]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Open Sky]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[transports publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des pistes pour améliorer l’attractivité et la compétitivité de la destination touristique tunisienne en perte de vitesse.. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/tunisie-doit-encourager-le-tourisme-individuel-et-de-decouverte/">La Tunisie doit encourager le tourisme individuel et de découverte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A la veille d’une saison touristique que nous espérons prometteuse, il importe de procéder à un état des lieux serein et objectif pour faire des choix à court et long termes en vue de préserver et améliorer l’attractivité et la compétitivité de la destination Tunisie.</em></strong> <em>(Ph. Mosquée à Djerba).</em></p>



<p><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-16686715"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204" style="width:200px;height:auto"/></figure></div>


<p>Alors que de nombreux intervenants se plaignent du faible apport à l’économie de la formule <em>all inclusive</em> qui cantonne les touristes dans des ghettos hôteliers aseptisés en limitant les opportunités de déplacement et de rencontre avec la culture locale et le citoyen, il faut se rendre à l’évidence que très peu est fait pour encourager le tourisme individuel et de découverte de la Tunisie profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des marges d’amélioration</h2>



<p>Outre l’absence d’accord Open Sky pour rendre la destination Tunisie moins onéreuse pour les touristes individuels notamment et en l’absence de transports publics dans les villes et entre les régions se rapprochant des standards internationaux, il urge de créer un corps de taxis touristiques avec les standards de confort, de sécurité et qualité des services requis avec notamment des taxistes parlant au moins deux langues étrangères.</p>



<p>Une simple constatation des moyens de transport dans les ports, aéroports et zones touristiques de Tunisie, permettra d’identifier de nombreuses marges d’amélioration surtout qu’il y va de l’image de marque de la Tunisie et de la forte impression laissée auprès des étrangers dont certains sont des décideurs politiques ou économiques ou des faiseurs d’opinion, sur l’Etat de droit en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La qualité se paie</h2>



<p>De nombreux diplômés au chômage et des jeunes tunisiens ayant vécu pendant des années en Europe, pourraient fournir une pépinière de candidats auprès desquels un tri et un suivi continu pourraient rendre un grand service au tourisme et à l’économie nationale.</p>



<p>D’autre part, l’équivalent du régime FCR pourrait être accordé à cette catégorie professionnelle qui pourrait contribuer significativement à l’amélioration du produit touristique tunisien avec une exigence de tenue et de comportement irréprochables et des tarifs rémunérateurs et encourageants car il faut se rendre à l’évidence que la qualité se paie.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="12JlB4wA1e"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/29/tourisme-%e2%94%82-pourquoi-la-tunisie-est-elle-depassee-par-les-autres-destinations-mediterraneennes/">Tourisme │ Pourquoi la Tunisie est-elle dépassée par les autres destinations méditerranéennes ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tourisme │ Pourquoi la Tunisie est-elle dépassée par les autres destinations méditerranéennes ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/29/tourisme-%e2%94%82-pourquoi-la-tunisie-est-elle-depassee-par-les-autres-destinations-mediterraneennes/embed/#?secret=9O2ESmLzDd#?secret=12JlB4wA1e" data-secret="12JlB4wA1e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Formation professionnelle, emploi et compétitivité des entreprises</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/formation-professionnelle-emploi-et-competitivite-des-entreprises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 08:54:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En quoi la formation professionnelle joue un rôle crucial dans l’amélioration de la performance des entreprises.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>La formation professionnelle joue un rôle crucial dans l’amélioration de la performance des entreprises. En permettant aux employés d’acquérir de nouvelles compétences et de se perfectionner dans leur domaine, la formation professionnelle augmente leur efficacité et leur productivité au sein de l’entreprise. De plus, en favorisant le développement des compétences des salariés, la formation professionnelle contribue à renforcer la compétitivité de l’entreprise sur le marché.</strong></em></p>



<p><strong>Habib Glenza </strong></p>



<span id="more-16374365"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure></div>


<p>Lorsque je suis revenu au bercail, en 1975, après avoir terminé mes études supérieures techniques, j’ai constaté l’absence totale de formation professionnelle en Tunisie. A cette époque le ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi (MFPE) ainsi que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) n’étaient pas encore créés.</p>



<p>A l’époque, tous les pays développés accordaient un intérêt crucial à la formation professionnelle et à la recherche scientifique, pour le développement de leurs entreprises et des compétences professionnelles de leurs employés. Grâce à la formation professionnelle pertinente et à la recherche scientifique générale ou ciblée, des pays européens comme l’Allemagne, les pays scandinaves, l’Angleterre, la France, l’Italie et des pays asiatiques comme la Chine, le Japon, la Corée du Sud et Taiwan, sont devenus des puissances économiques incontournables. Résultat : ayant perdu beaucoup de temps, les autres pays du monde, notamment les arabes et africains, ne peuvent plus suivre l’évolution des techniques et des technologies de plus en plus sophistiquées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Formation professionnelle et développement technologique</h2>



<p>Des études récentes, en Pologne, ont montré que les entreprises qui misent sur la formation professionnelle sont plus compétitives sur le marché et ont plus de facilité à s’adapter aux évolutions technologiques et aux changements de l’environnement économique. Ces études montrent clairement que la formation professionnelle représente un investissement stratégique essentiel pour assurer la croissance et la pérennité des entreprises. La relation entre la formation professionnelle et la compétitivité du marché est un élément clé pour la croissance économique et la prospérité des entreprises. </p>



<p>Cependant, il est important de distinguer trois types de formation dans les domaines professionnels et académiques : la formation initiale, la formation continue et la formation en alternance<em>. </em></p>



<p><strong><em>La formation initiale</em> </strong>désigne l’ensemble des enseignements et apprentissages dispensés lors de la première phase de scolarité, avant l’entrée dans la vie professionnelle, généralement dans des établissements<strong> </strong>d’enseignement publics ou privés tels que les écoles, les universités, les instituts de formation professionnelle, etc. Elle concerne donc essentiellement les étudiants et les jeunes diplômés. Cette formation permet d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer le métier choisi par l’élève. Elle se déroule sous la forme d’un cursus scolaire ou universitaire classique.</p>



<p><strong><em>La formation continue</em>,</strong> quant à elle, s’adresse à des personnes déjà en activité professionnelle. Elle a pour objectif de leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences ou de se perfectionner dans leur domaine d’activité. Elle peut prendre diverses formes : stages, formations présentielle ou à distance, e-learning, coaching, etc.</p>



<p><em><strong>La formation en alternance </strong></em>est une méthode pertinente de formation professionnelle mise en place par les Allemands (<em>die duale ausbildung)</em>. Elle comprend beaucoup de travail pratique, dure en général entre deux et trois ans et demi et se déroule en deux phases. <em>Un à deux jours ou plus</em> par semaine à l’école, où les formateurs transmettent les connaissances théoriques. <em>Les autres jours</em> en entreprise pour appliquer ces connaissances en travaillant, par exemple, sur une machine. Cela permet au stagiaire de voir comment fonctionne l’entreprise, ce qu’elle fait et comment il doit travailler plus tard. </p>



<p>Ce mariage de théorie et de pratique prépare particulièrement bien les apprentis à ce que les entreprises attendent d’eux : pas seulement des connaissances techniques, mais aussi une expérience pratique permettant d’utiliser leurs savoirs. Parmi les 328 filières de formation reconnues en Allemagne, on peut trouver, certainement, une formation qui correspond aux capacités ou aux ambitions du stagiaire. </p>



<p>La formation en alternance offre de très bonnes chances de trouver un emploi. C’est pourquoi elle remporte un franc succès auprès des élèves allemands, filles ou garçons : environ deux tiers des jeunes qui quittent l’école s’engagent dans cette formation spécifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La formation professionnelle en Tunisie</h2>



<p>L’ATFP a été créée en vertu de la loi nr. 93-11 du 17/02/1993, promulguée dans le but de lui conférer un rôle clé dans le développement de la formation professionnelle.</p>



<p>En 1996, l’ATFP m’a engagé en tant que formateur-vacataire pour former des stagiaires en buanderie et en nettoyage à sec au Centre de formation professionnelle d’Ezzouhour à Tunis. J’étais très étonné de constater l’absence de programme scientifique officiel pour la <em>formation théorique</em> et d’équipements adéquats pour la <em>formation pratique. </em>En plus, les jeunes stagiaires ne connaissent pas les matières de bases telles que la chimie, la mécanique, le textile, l’électromécanique pour apprendre les techniques et les technologies de lavage du linge et de nettoyage à sec des vêtements! La plupart des ces stagiaires n’ont pas réussi dans leurs études primaires ou secondaires!</p>



<p>Par conséquent, notre modèle de formation n’est ni qualitatif ni quantitatif. Nous formons des stagiaires sans aucune compétence, dépassés par l’évolution fulgurante des textiles et du matériel de blanchisserie et de pressing de plus en plus cher et sophistiqué, dont l’entretien devient accessible aux seuls diplômés du supérieur!</p>



<p>Devant ces conditions, il m’était impossible de former des diplômés qualifiés capables de répondre aux besoins des pressings, des laveries et des buanderies. J’ai donc renoncé à cette mission bien avant le terme de mon contrat.</p>



<p>En 2010, j’ai quitté la Tunisie pour me consacrer à la formation et la recherche  dans le secteur de l’entretien des textiles dans le pays où j’ai terminé mes études supérieures techniques et où la formation est qualitative et quantitative. </p>



<p>J’attire ici l’attention du lecteur sur le fait que la situation de la filière du lavage à l’eau et à sec n’a pas évolué depuis dans notre pays. Il suffit de voir l’état du linge et des équipements de buanderie et de pressing dans les hôtels pour s’en rendre compte.</p>



<p>La formation professionnelle joue un rôle crucial dans l’amélioration de la performance des entreprises. En permettant aux employés d’acquérir de nouvelles compétences et de se perfectionner dans leur domaine, la formation professionnelle augmente leur efficacité et leur productivité au sein de l’entreprise. De plus, en favorisant le développement des compétences des salariés, la formation professionnelle contribue à renforcer la compétitivité de l’entreprise sur le marché.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7QeNYhZgLY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/14/la-mauvaise-qualite-du-linge-talon-dachille-de-lhotellerie-tunisienne/">La mauvaise qualité du linge, talon d’Achille de l’hôtellerie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La mauvaise qualité du linge, talon d’Achille de l’hôtellerie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/14/la-mauvaise-qualite-du-linge-talon-dachille-de-lhotellerie-tunisienne/embed/#?secret=L7fOwcCFE7#?secret=7QeNYhZgLY" data-secret="7QeNYhZgLY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Appui de l’Onudi au développement économique de la Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/25/appui-de-lonudi-au-developpement-economique-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 10:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agroalimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaâd Ben Hassine]]></category>
		<category><![CDATA[Onudi]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Abid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les différents aspects de la coopération entre la Tunisie et l’Onudi et leurs perspectives de développement. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les différents aspects de la coopération entre la Tunisie et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) et leurs perspectives de développement ont été les thèmes au centre de la rencontre entre le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, et le représentant de l’Onudi à Tunis, Lassaâd Ben Hassine.</em></strong></p>



<span id="more-15974113"></span>



<p>Au cours de la réunion, des projets et des initiatives de développement dans l’intérêt du pays ont été discutés, notamment en matière de commerce et d’accès au marché.</p>



<p>Selon un communiqué du ministère, les projets de l’Onudi actuellement en cours en Tunisie concernent principalement les secteurs de l’artisanat, des foires internationales, de l’agroalimentaire et de l’énergie.</p>



<p>Selon la même source, l’Onudi s’engage à mettre en œuvre des projets d’investissement en Tunisie, ainsi que des projets interrégionaux qui pourraient apporter des bénéfices au pays, avec des efforts concentrés sur les niveaux de production, la formation, l’appui aux PME, l’accès aux marchés mondiaux et l’amélioration de la compétitivité, grâce à la compétence et à l’expérience des ressources humaines et des gestionnaires tunisiens. De son côté, le ministre du Commerce a salué toutes les initiatives et projets évoqués, compte tenu de leur rôle important dans le renforcement de l’économie nationale et la réalisation du développement, notamment dans les régions de l’intérieur. Abid a également souligné la qualité des produits agroalimentaires tunisiens, notamment l’huile d’olive et les dattes, ainsi que leur compétitivité sur le marché mondial et leur inclusion dans ces projets visant à promouvoir les exportations.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Arabes en mal de productivité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/23/les-arabes-en-mal-de-productivite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 10:27:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ibn Khaldoun]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde arabe est à la traîne du reste du monde parce que le sens du travail et la flemme de la productivité y sont simplement en panne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/23/les-arabes-en-mal-de-productivite/">Les Arabes en mal de productivité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Printemps arabe ou pas, de gauche ou de droite, islamistes ou modernistes, royalistes ou républicains, les régimes arabes ont perdu toutes leurs guerres contre Israël et s’enfoncent jour </em></strong><strong><em>après </em></strong><strong><em>jour dans le marasme économique et la décrépitude sociale qui y est liée. Et pour cause, le sens du travail et la flemme de la productivité y sont simplement en panne. L’année 2024 a ajouté une autre couche de preuves et autres épreuves à cette triste réalité. Une histoire infernale, à sens unique.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-14965633"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>En 2024, les revers des sociétés arabes ont été lamentables à Gaza, au Liban, en Syrie, au Soudan, en Libye, au Yémen, en Irak et pas seulement. Au-delà des débâcles militaires, guerres civiles et humiliations politiques à répétition, l’origine des drames qui plombent les sociétés arabes vient du front économique, où ces derniers traînent derrière en productivité, en innovation, en compétitivité, en investissement, entre autres.</p>



<p>On le sait, depuis Ibn Khaldoun, un Tunisien éclairé, il y a presque 7 siècles, les sociétés qui n’arrivent pas à se distinguer par leur gain de productivité ne peuvent plus créer de la croissance et se défendre contre leurs ennemis et démons qui le guettent au tournant.</p>



<p>Ibn Khaldoun avait écrit à son époque que l’Etat et ses impôts ne peuvent aucunement constituer le principal moteur de la création de la richesse économique, bien au contraire. Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts.</p>



<p>Les impôts ne favorisent pas nécessairement la prospérité et le progrès. Plus d’impôt c’est moins d’impôts, selon la loi de Sahib El-Himar **.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une histoire atypique</h2>



<p>L’histoire des faits économiques nous apprend que les pays vaincus lors de la deuxième guerre mondiale (Japon, Allemagne, Italie, Espagne, entre autres) sont ceux qui ont eu la progression de productivité la plus élevée au moins pour les cinq décennies qui ont suivi leur défaite lors de la Deuxième guerre mondiale (1939-1945).</p>



<p>Ces pays ont payé cher leur défaite: des millions de morts, et pas seulement, leurs infrastructures, usines et technologies démontées et expatriées pour servir les pays des vainqueurs. Ceux-ci pensaient en avoir fini avec le Japon et &nbsp;l’Allemagne, une bonne fois pour toutes. Peine perdue, au lieu de crouler sous le chagrin de l’humiliation, et de baisser les bras, ces pays <em>«vaincus»</em> se sont pris en charge pour travailler plus et mieux. La rage et la hargne comme carburants pour le progrès. Leur ressenti de l’humiliation qui leur a été infligée par les Américains a fini par devenir un propulseur pour le travail et un catalyseur de la productivité, de l’innovation et de la compétitivité. Et rapidement, Japonais et Allemands se sont imposés par leur productivité et innovation technologique dans les industries de l’automobile, de l’informatique et les technologies de pointe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lBihoWMg8i"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/">Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le drame de la productivité des fonctionnaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/17/tunisie-le-drame-de-la-productivite-des-fonctionnaires/embed/#?secret=10iTNUc3Yo#?secret=lBihoWMg8i" data-secret="lBihoWMg8i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est incroyable que dans ces pays et civilisations fondées sur le compter sur soi, l’humiliation par les guerres peut leur insuffler la rage pour rebondir sur les fronts de l’économie et de la création des richesses et de la croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Travail d’Arabes» ou «têtes à claque»?</h2>



<p>Ce n’est pas le cas des pays arabes. Malgré les humiliations successives infligées par le <em>«petit»</em> Etat d’Israël (1948, 1956, 1967, 1973, 1980, etc,), malgré les guerres civiles et insurrections, la productivité dans ces pays a été toujours à la traîne. Des sociétés qui croulent sous le fatalisme et la résignation. Des sociétés et des gouvernements qui aiment se la couler douce, entre siesta et fiesta.</p>



<p>Rien à faire, la productivité des travailleurs moyens dans les pays arabes est quasiment dix à quinze fois moins élevée que celle d’un travailleur israélien, américain ou japonais.</p>



<p>Dans les pays arabes ayant fait leur <em>«Printemps Arabe»</em>, le niveau de vie est aujourd’hui quasiment plus faible que celui 2010 (en valeur réelle), les monnaies dévaluées et la pauvreté pousse des millions à fuir leur pays pour les pays occidentaux, et tous les moyens sont bons. Des centaines de milliers meurent noyés ou simplement embrigadés en chair à canon pour les groupes islamistes. La Tunisie ayant fourni, dit-on, plus 10 000 terroristes sous l’ère de Ghannouchi et disciples.</p>



<p>Les femmes se font trucider en plein jour, et elles sont exclues de la vie publique, devant se cacher derrière des voiles, au lieu de se retrousser les manches et se lancer dans la vie économique et la création de la richesse collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des imitateurs, pas des innovateurs</h2>



<p>De Rabat à Amman, de Tunis à Bagdad, on ne trouve pas une seule invention technologique, une seule industrie de pointe ou un seul exploit spatial attribué à un Arabe.</p>



<p>Rien de mondialement utilisé, coté en bourse et qui est issu de la R&amp;D menée dans l’un des pays arabes. Des universités qui traînent et qui se plaisent à former des chômeurs, et une science déjà dépassée.</p>



<p>Tout indique que dans ce monde arabe, on est encore réfractaire aux grandes innovations, tellement coincés dans ces schèmes rétrogrades, et plein de pensées archaïques, engluées dans le fatalisme religieux, laissant presque tout à la volonté de Dieu, et autres pouvoirs en place, pour seule devise <em>«inchallah»</em>!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ulKBJ3QA18"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/la-crise-du-pain-en-tunisie-reflet-dune-crise-de-productivite-globale/">La crise du pain en Tunisie, reflet d’une crise de productivité globale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La crise du pain en Tunisie, reflet d’une crise de productivité globale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/23/la-crise-du-pain-en-tunisie-reflet-dune-crise-de-productivite-globale/embed/#?secret=QAK3SSCUJd#?secret=ulKBJ3QA18" data-secret="ulKBJ3QA18" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’innovation radicale des produits et processus de production suppose de la volonté, de l’investissement et beaucoup de travail. Et cela ne semble pas être à la portée des travailleurs ordinaires, et l’Etat ne fait pas grand chose pour inverser la vapeur.</p>



<p>Entre flemmards, râleurs et branleurs, ces sociétés n’arrivent plus à se remettre en question. L’islam politique a quasiment gangréné les initiatives et tiré vers le bas le sens du travail et la productivité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des politiques axées sur la demande</h2>



<p>Les élites arabes, quelles soient politiques, universitaires ou médiatiques, plaident l’Etat social, l’Etat providence. On n’est plus dans ce schème ailleurs dans le monde. Et ce pour justifier les interventions massives de l’Etat, pour soutenir artificiellement les prix du pain et des produits de bases.</p>



<p>Toutes les stratégies et programmes politiques dans les ces pays arabo-musulmans se sont articulées autour de la demande et donc de la consommation. Particulièrement alimentaire et ostentatoire.</p>



<p>On parle des droits, mais pas des devoirs économiques. On prend les choses à l’envers, on veut consommer comme les Occidentaux, sans pouvoir, ou vouloir, produire autant qu’eux. Et on paie les déficits budgétaires par une dette toxique. Avec une dette colossale et une dépendance grandissante envers l’étranger.</p>



<p>Les pays arabes n’arrivent pas encore à être autosuffisants en produits alimentaires, encore en raison des problématiques de faible productivité et de carence en innovation (peu de transformation, insuffisance de stockage, cultures extensives…).</p>



<p>Les produits pharmaceutiques et médicaux sont aussi tributaires des importations et à la merci des firmes et pays occidentaux. Les pénuries sont monnaie courante. Et les hausses de taxes, une <em>«dîme»</em> pour des États pléthoriques et dépensiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réfractaires aux politiques de l’offre</h2>



<p>Les économies et sociétés européennes et asiatiques qui ont enregistré les plus hauts gains de productivité sont celles qui ont adopté des politiques d’offre, qui donnent les incitatifs requis pour les entreprises, pour l’investissement et pour l’innovation. Des politiques économiques tournées vers l’entreprise et la production, et non pas la consommation.</p>



<p>Dans les pays arabes, les politiques économiques sont axées sur la demande, aussi pour des fins de politiques politiciennes et pour maintenir le statuquo dans les rapports de force ainsi que les rapports de classe.</p>



<p>Bouteflika, Ben Ali, Kaddafi, Moubarak, Assad, Saddam… avec tous les rois et émirs de la région ont joué la partition de la demande, ignorant l’offre et ses défis.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FJsD2dkDCn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/">Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la «bulle» démocratique, un «boulet» pour la productivité ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/15/tunisie-la-bulle-democratique-un-boulet-pour-la-productivite/embed/#?secret=7BozdaBPb0#?secret=FJsD2dkDCn" data-secret="FJsD2dkDCn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Partout dans ces pays, les politiques occultent les objectifs du plein emploi. Un concept ignoré, alors que 3 femmes sur quatre sont exclues du marché de l’emploi, alors 40% des jeunes diplômés sont en chômage de longue durée.</p>



<p>Or, il faut des taux de croissance de 6% pour au moins 10 ans pour résorber le stock de chômeurs qui attendent d’émigrer ou de soulever des <em>«révolutions»</em> vouées à l’échec, sans solution économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les femmes, ces «dindons de la farce»</h2>



<p>On ne comprend pas toujours comme ces sociétés arabes continuent de traiter les femmes, comme elles le font. De facto, celles-ci doivent rester chez elles, et leur rôle doit se limiter à la procréation en portant le voile et en se retirant de la sphère de la production et de la productivité.</p>



<p>Durant la deuxième guerre mondiale, les Japonaises, les Allemandes, les Françaises, les Anglaises sont volontairement parties dans les usines et tous les services publics pour créer du service public et de la richesse collective.</p>



<p>Ce n’est pas le cas des femmes arabes et musulmanes … celles-ci ont accepté leur sort et les diktats arabo-musulmans.</p>



<p>La femme vaut la moitié d’un homme en héritage, et elle est pratiquement exclue des activités publiques dans la plupart des pays arabes (travail salarié, mobilité publique, tutelle des actifs, enfants, etc.).</p>



<p>L’année 2024 a encore confirmé le retard des pays arabes dans le domaine du travail (hommes et femmes), de la productivité et l’innovation dans toutes ses facettes économiques, sociales et institutionnelles.</p>



<p>L’année 2025 qui arrive dans une semaine, constitue déjà un la fin du premier quart du 21<sup>e</sup> siècle. Il y a de quoi s’en inquiéter… pour l’avenir de ces pays et ces peuples qui refusent le progrès par les réformes et le pragmatisme.</p>



<p><em>* Economiste universitaire, Canada.</em></p>



<p>** <em>Abou Yazid, surnommé «l’homme à l’âne», né en 873 et mort en 947, est un théologien berbère zénète de la tribu des Banou Ifren. Il est notamment connu pour la révolte qu’il a mené contre les fatimides régnant en Tunisie au milieu du <abbr title="10ᵉ siècle">X</abbr><sup>e</sup> siècle. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong><em> </em><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/"><strong>Economics for Tunisia, E4T</strong></a></p>
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		<title>La part de marché externe de la Tunisie tombe à 0,09% en 2021</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 12:25:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[climat des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[coûts salariaux]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[ITCEQ]]></category>
		<category><![CDATA[part de marché externe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La part de marché externe de la Tunisie est tombée de 0,11% en 2010, à 0,09% en 2021. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/la-part-de-marche-externe-de-la-tunisie-tombe-a-009-en-2021/">La part de marché externe de la Tunisie tombe à 0,09% en 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La part de marché externe de la Tunisie est tombée de 0,11% en 2010, à 0,09% en 2021, indique un rapport de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (Itceq), publié vendredi 20 décembre 2024 sous le titre «Positionnement compétitif global de la Tunisie : analyse et défis de redressement».</em></strong></p>



<span id="more-14927265"></span>



<p><em>«Cette part de marché s’avère la plus faible comparativement à celle des concurrents»</em>, souligne le rapport, précisant que celle-ci a baissé de 2,8% entre 2011 et 2021, en raison, principalement, de la détérioration de la compétitivité, expliquée par un ensemble de facteurs dont la hausse des coûts de production, suite à l’accroissement spectaculaire des coûts salariaux (hausse annuelle moyenne de 6,4% durant la période 2011-2021), d’où une augmentation du taux de salaire nettement plus accélérée que celle de la productivité du travail (6,4% contre 0,04% respectivement).</p>



<p>La détérioration de la compétitivité résulte, également, d’<em>«un climat des affaires inadéquat»</em>, indique le rapport qui appelle à <em>«prendre des mesures pour promouvoir les exportations, dont l’allègement et la digitalisation des procédures liées à l’export, l’aménagement des ports maritimes, la mise en exploitation de nouvelles lignes maritimes et aériennes, le renforcement du rôle du Cepex, la consolidation de la diplomatie économique»</em>.</p>



<p>Outre le problème de compétitivité, l’Itceq fait état d’un <em>«manque d’adaptation des exportations tunisiennes à la demande mondiale, suite notamment à leur concentration sur un nombre réduit de produits»</em>.</p>



<p>En effet, près de la moitié des exportations tunisiennes sont dominées par 10 produits dont les fournitures électriques (17,9%), les articles de bonneterie (6,2%), le pétrole brut (5,9%), le cuir et les chaussures (4,6%) et les corps gras dont notamment l’huile d’olive (4,1%).</p>



<p><em>«Cette prédominance fait de la Tunisie le pays le moins diversifié au niveau des produits sur la période 2011-2021, comparativement à plusieurs concurrents»</em>, précise l’Itceq, qui recommande d’appuyer davantage le processus d’élargissement de la base productive en accordant, de plus en plus d’attention aux produits présentant des signes de dynamisme au niveau de la demande internationale. Il s’agit, à titre d’exemple, des produits pharmaceutiques dont la demande d’importation s’avère dynamique, représentant environ 6%, en 2022, contre une moyenne globale de 3,8% au cours de la décennie 2011-2021.</p>



<p>L’Itceq pointe du doigt, en outre, le problème de la concentration géographique des exportations tunisiennes, dans la mesure où 92% de nos exportations sont adressées à des marchés en régression, à savoir l’Union européenne (73,5%), l’Afrique du Nord (8%), l’Afrique Sub-saharienne (2,9%)…<br>A partir de ce constat, l’institut propose de renforcer nos exportations vers les marchés en expansion, tels que l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Océanie, afin de réduire la dépendance de la Tunisie vis-à-vis de l’UE et principalement de trois pays à savoir la France, l’Allemagne et l’Italie.</p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: Tap.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/20/la-part-de-marche-externe-de-la-tunisie-tombe-a-009-en-2021/">La part de marché externe de la Tunisie tombe à 0,09% en 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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