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	<title>Archives des consensus - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des consensus - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : Piratage d’une révolution et hameçonnage d’un président</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 08:03:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«Islamiste, RCDiste, gauchiste, populiste, imposteur…» le Kaïs Saïed basching n’a pas manqué depuis les élections de 2019 d’étiquettes et d’épithètes. Quand la violence du discours atteint une telle dimension, il serait superflu et même perte de temps que de chercher à comprendre ou à vérifier la véracité et la pertinence de telles invectives. Par Moncef...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/12/tunisie-piratage-dune-revolution-et-hameconnage-dun-president/">Tunisie : Piratage d’une révolution et hameçonnage d’un président</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Kais-Saied-Capucin.jpg" alt="" class="wp-image-321751"/></figure>



<p><strong><em>«Islamiste, RCDiste, gauchiste, populiste, imposteur…» le Kaïs Saïed basching n’a pas manqué depuis les élections de 2019 d’étiquettes et d’épithètes. Quand la violence du discours atteint une telle dimension, il serait superflu et même perte de temps que de chercher à comprendre ou à vérifier la véracité et la pertinence de telles invectives.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moncef Ben Slimane </strong>*</p>



<span id="more-331708"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-246569"/></figure></div>



<p>Cette avalanche de critiques et autres accusations, enseigne davantage sur leurs auteurs que sur leur cible dont le référentiel idéologique reste indéfini à ce jour aux contours, sinon hermétique pour certains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«Ils» n’aiment pas Kaïs Saïed</h3>



<p>Qui sont donc ces hérauts du sauvetage et du salut d’une Tunisie en crise? <em>«Ils»</em> sont en vérité, «les garants» et les gestionnaires du système politique actuel et <em>«les parrains»</em> de la transition démocratique.</p>



<p>Primo : <em>«ils»</em> sont certains de nos députés et autres dirigeants de partis dont les «candidats-favoris» ont été balayés par cet outsider et ce malgré leurs experts en communication, les campagnes télévisuelles et autres manifestations surdimensionnées.</p>



<p>Secondo : <em>«ils»</em> sont certains journalistes, chroniqueurs et autres animateurs de plateaux télé, qui semble-t-il ne portent pas Kaïs Saïed dans leur cœur.</p>



<p>Au cours de ces dernières années, le quatrième pouvoir a institué un rite immuable: à savoir l’invitation de personnalités et d’autres acteurs de la scène politique, aux fins inavoués de dénicher et dévoiler, au grand public, les failles et autres fêlures.</p>



<p>À l’inverse, les journalistes s’affichent connaisseurs en virologie, droit, climatologie, démocratie, économie et j’en oublie.</p>



<p>La classe politique se plie volontiers à ce rite de la <em>«peopolisation»</em>, consciente qu’elle est du grand des masses-médias et que son <em>«destin national» </em>peut se jouer en partie en quelques minutes de visibilité sur telle ou telle chaîne de télévision.</p>



<p>Le défaut ou l’avantage du président Saïed, vient du fait qu’il n’est pas prisonnier de cette logique de <em>«la communication-manipulation» </em>qui accorde aux médias le privilège de faire ou défaire les carrières des hommes politiques.</p>



<p>Tertio : <em>«Ils»</em> sont certains de ses collègues, les universitaires de la même spécialité que lui et qui, durant une décennie, ont occupé différents postes de responsabilité et de commande : ministres, conseillers, PDG…</p>



<p>Exclus, sans pour autant émerger sur la scène politique nationale, de cet ascenseur sociopolitique actionné depuis 2011 par les parrains de la transition démocratique, <em>«ils»</em> voient, soudainement, l’assistant du droit constitutionnel de la faculté de l’Ariana devenir président de la république !</p>



<p>Rien de plus naturel donc que cet événement surprise, suscite jalousie, amertume et autres ressentiments humains inavoués.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Piratage de la révolution</h3>



<p>La leçon à retenir du plébiscite de M. Saïed c’est le refus du peuple de continuer à subir les conséquences d’un piratage de sa révolution.</p>



<p>Les voix de l’urne ont tonné une alerte et un avertissement pour toute la classe politique.</p>



<p>Le vernis de la construction juridico-politique qui a servi d’emballage à la transition a largement perdu de sa brillance académique.</p>



<p>Ceux qui se sont servis de la révolution et de la démocratie comme fonds de commerce, craignent, cela va de soi, le sit-in, les grèves, barrages et toutes manifestations de colère des habitants du <em>«bled el-hogra»</em> qu’ils tentent d’amadouer par leurs discours et leurs promesses toujours renouvelées et sans cesse repoussées à des lendemains meilleurs.</p>



<p>Qualifier la transition de 2011 de piratage de la révolution n’est pas un excès de langage. Rappelons que c’est Ben Ali qui le 13 janvier 2011 annonce des réformes politiques. Son successeur confirme cette décision et donne suite en instituant une Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique (Hiror). Ses membres : partis, personnalités, syndicats, juristes et activistes… Tous ont été des spectateurs d’un soulèvement dont les véritables acteurs pour tous les exclus de ce pays jeunes de l’intérieur comme de la périphérie des grandes villes.</p>



<p>L’élection de Kaïs Saïed a ressuscité l’espoir des ghettos de l’exclusion et de la désolation. Son discours, son style et son comportement choquent les adeptes de l’union nationale, de la conciliation, du <em>«Tawafuq»</em> (consensus) à la mode depuis une décennie.</p>



<p>C’est un président qui n’obéit pas aux normes du système et n’est donc pas rassurant pour la classe politique, ses dirigeants et ses acolytes.</p>



<p>Tout simplement : Kaïs Saïed dérange parce qu’il ne «leur ressemble pas».<br>Ses détracteurs lui reprochent d’avoir ignoré les <em>«us et coutumes»</em> politiques habituels et institutionnalisés par la transition démocratique. Kaïs Saïed est invisible aux réceptions d’ambassades, plateaux télé, et lieux huppés de la banlieue où on croise jet set les grands figures de la politique des affaires de la presse, de l’intelligentsia et j’en passe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le président et les tentatives d’hameçonnage</h3>



<p>La politique du bâton ne donne pas les résultats escomptés puisque les derniers sondages positionnent toujours M. Saïed grand favori des prochaines élections présidentielles.</p>



<p>On passa donc à la politique des louanges en faisant savoir les qualités du président et la confiance placée en lui pour sortir le pays du marasme total et général dans lequel il est englué.</p>



<p>Le désir inavoué des élites dirigeantes est que Kaïs Saïed mette la main à la pâte en s’impliquant dans les tractations, combinaisons et marchandages politiciens à l’œuvre depuis une décennie avec les résultats que l’on sait.</p>



<p>De cette manière, il rejoindrait la troupe des fabricants et gérants du système dont il s’est jusqu’à présent démarqué et contre lequel il s’est positionné.</p>



<p>Que cherchent exactement les admirateurs récents du président, ses détracteurs d’hier : leur but est que son image de dirigeant politique intègre et sincère soit entachée; que l’opinion publique le range enfin parmi les manipulateurs, les profiteurs et les rhéteurs de la transition.</p>



<p>Ces tentatives d’<em>«hameçonnage»</em> cherchent à le transformer en un Sisyphe tunisien traînant le boulet de la crise avec ses interminables dialogues, pactes, <em>«tawafuq»</em>, gouvernement d’union nationale puis de technocrates puis du salut, etc.</p>



<p>En mordant à l’appât, Kaïs Saïed perdrait son capital de confiance et la classe politique abordera les élections présidentielles de 2024 avec un président affaibli et peu crédible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Soliloque politicien et dialogue citoyen</h3>



<p>Il ne s’agit pas dans cette phase difficile que traverse notre pays de tirer à boulets rouges sur le président ni de l’encenser.</p>



<p>Le crédit de la transition démocratique est largement épuisé et la myopie politique et intellectuelle de ses défendeurs ne leur permet plus de voir que des millions de tunisien(ne)s sont depuis une décennie confinés dans la précarité et frappés d’indignité, <em>«el-hogra.»</em></p>



<p>Quand le président de la république déclare à chaque discours qu’il est là pour servir le peuple et défendre les victimes du système, on ne peut que le croire.</p>



<p>Face à lui, il y a l’<em>«autre Tunisie»</em>, celle de la corruption, malversation et manipulation idéologique, politique et médiatique.</p>



<p>Et si à la tête de notre pays, il y a un dirigeant qui considère que l’éthique précède la politique, on ne peut que dire que c’est une chance pour notre pays car il s’agit d’une exception par les temps qui courent. La classe politique actuelle ne veut pas d’un dialogue mais d’un soliloque. Elle rêve d’une sorte Haute Instance version 2021, capable de reproduire le scénario de 2011.</p>



<p>Le vrai dialogue commence par le rétablissement de la vraie liberté d’expression confisquée depuis 2011 par les parrains de la transition.</p>



<p>Les exclus, les jeunes, les chômeurs, les activistes de la Tunisie <em>«d’au-delà des plaques»</em> ont été jusqu’à présent habilement bâillonnés. C’est à eux de s’exprimer et c’est le devoir du président de les écouter.</p>



<p>Si le président Saied quitte le Palais de Carthage en direction des régions oubliées pour dialoguer avec les <em>«sans voix» </em>d’hier et d’aujourd’hui d’une manière organisée, sereine et responsable, loin des calculs et des manœuvres politiciennes en usage; l’espoir venait de voir enfin la petite lueur de la révolution de la dignité au bout du tunnel de la transition, de la précarité.</p>



<p><em>* Président de l’association LamEchaml.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis </em> </h4>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le consensus, bénédiction ou malédiction ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 14:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que l’économie tunisienne chute dramatiquement, le parti Ennahdha multiplie les tergiversations et insiste pour reconstruire le même type de consensus, qu’il a appliqué entre 2012 et 2014, puis entre 2015 et 2019, pour se faufiler petitement dans les rangs du pouvoir, avec les résultats catastrophiques que l’on sait. Par Moktar Lamari, Ph.D «Non, pas...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Rached-Ghannouchi-Consensus.jpg" alt="" class="wp-image-279415"/><figcaption><em>Le consensus ou l&rsquo;éternel retour du même&#8230; </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Alors que l’économie tunisienne chute dramatiquement, le parti Ennahdha multiplie les tergiversations et insiste pour reconstruire le même type de consensus, qu’il a appliqué entre 2012 et 2014, puis entre 2015 et 2019, pour se faufiler petitement dans les rangs du pouvoir, avec les résultats catastrophiques que l’on sait.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D</p>



<span id="more-279396"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p> <em>«Non, pas besoin d’opposition forte ni de dissidences au sein du Parlement que je préside»; «Oui, on doit gouverner tous ensemble dans le cadre d’un ‘‘consensus’’ national avec tous les partis représentés au parlement dans l’intérêt de chacun…». </em>Voilà, en langage morse, le message qu’adresse le Cheikh Rached Ghannouchi (79 ans) au chef de gouvernement désigné Elyes Fakhfakh (48 ans).</p>



<p> Le Cheikh Ghannouchi ne mâche pas ses mots! Il prêche <em>mordicus</em> pour un consensualisme fourre-tout et tous azimuts, avec toutes les illusions liées. Un discours consensualiste assorti d’un <em>modus operandi</em> déjà rodé, qui ne fait que fragiliser davantage l’avenir de la jeune démocratie tunisienne; seule démocratie en terre d’islam. </p>



<p> L’approche consensualiste développée par le leader religieux est moralisatrice plutôt que politique, normative plutôt que positive et illusoire plutôt que réaliste ! </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La malédiction du consensus </h3>



<p> Comment décoder le<em> «consensualisme»</em> plaidé par le cheikh Ghannouchi ? Quels sont les déboires d’un consensus perverti qui veut occulter les clivages politiques (pouvoir-opposition, gauche-droite, modernistes-conservateurs…), qui brouille la représentativité démocratique et qui gèle la saine compétitivité entre les partis politiques en démocratie?</p>



<p> Alors que l’économie chute dramatiquement, avec notamment une perte de 18% du PIB en $US nominal, entre 2010 et 2019, avec l’explosion de la dette publique et avec la paupérisation galopante, le parti Ennahdha multiplie les tergiversations et insiste pour reconstruire le même type de consensus, qu’il a appliqué entre 2012 et 2014, alors qu’il avait la majorité et plein pouvoir, ou encore entre 2015 et 2019, en renonçant à son leadership de l’opposition, préférant faire patte blanche pour se faufiler petitement dans les rangs du pouvoir, toujours par le truchement du <em>«consensus»</em>, au grand regret des démocrates en Tunisie. </p>



<p> De toute évidence, le consensus au sens <em>«nahdhaoui»</em> fait table rase des valeurs démocratiques et programmes politiques défendus par les partis lors de leurs campagnes électorales. Ce type de consensus ne s’élabore pas sur la base de programmes et d’objectifs quantifiables à atteindre, avec des leviers d’une gouvernance optimisée par le jeu de la compétition entre partis au pouvoir et partis de l’opposition. Mais, il se base sur une <em>«gestuelle» </em>électoraliste et tourne à vide pour bloquer systématiquement les réformes structurelles, pour gouverner avec un fatalisme céleste basé sur toujours plus d’<em>inchallahs</em> que sur des prévisions et des instruments affûtés pour augmenter le pouvoir d’achat et créer la prospérité, tant souhaitée par la Tunisie post-2011. </p>



<p> Pour de nombreux observateurs internationaux, faire perdurer ce type de consensualisme, factice et dévoyé, pour une autre mandature (2020-2024), risque de porter le coup de grâce à une économie déjà genoux et à une transition institutionnelle qui bat de l’aile.</p>



<p> Et cela ne semble pas sourciller, outre mesure, Ghannouchi et ses <em>«apôtres».</em> Pire encore, le Cheikh surfe sur les dissonances cognitives de son discours consensualiste, en alternant à gré ses deux casquettes; d’un côté celle du fondateur et président du parti religieux Ennahdha depuis quatre décennies; et de l’autre celle du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), où il trône avec tous les pouvoirs législatifs, depuis quatre mois. </p>



<p> En alternant les casquettes, Cheikh Ghannouchi joue à l’<em>«illusionniste»</em> qui veut cacher son double conflit d’intérêts : le premier consiste à présider en paix le pouvoir législatif (sans opposition pour quatre ans) et le second vise à resserrer son emprise sur son parti, et surtout étouffer dans l’œuf toutes les velléités de dissension et risques d’implosion potentiels qui menacent son parti et son leadership personnel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">  Un consensualisme contreproductif</h3>



<p> L’historique de la gouvernance de la transition démocratique en Tunisie est là pour témoigner de l’inefficacité des consensus et «feuilles de route» liées. Quasiment neuf gouvernements ont géré le pays depuis 2011, avec plus de 300 ministres, dont plus de 60% ont été choisis et imposés par Ghannouchi, toujours sous le diktat d’un consensus dévoyé et autiste face aux résultats économiques.</p>



<p> Les impacts économiques du consensualisme prôné par le parti Ennahdha, et par Ghannouchi particulièrement, n’ont pas fait l’objet d’études économiques sérieuses en Tunisie. À l’évidence, les Instituts gouvernementaux (INS, ITCEQ, Conseil d’analyse économique) et les centres de recherche universitaires en Tunisie n’ont pas cru bon d’aborder la causalité liant la gouvernance dite<em> «consensuelle»</em> de la Tunisie post-2011, et ses méfaits sur les réformes institutionnelles et économiques attendues. Un sujet trop sensible qui fait peur aux analystes de la place!</p>



<p> Le graphique suivant indique sans l’ombre d’un doute, que la gouvernance dite consensuelle à l’ère du post-2011 a co-généré des résultats économiques plus catastrophiques que ceux obtenus sous le joug d’une gouvernance dictatoriale, mais axée sur les résultats et motivée par la création de la richesse… détournée en partie! </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Croissance-PIB-2011-2019.jpg" alt="" class="wp-image-279411"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Un consensus insidieux, voire même incestueux</h3>



<p>Ennahdha cultive une idée insidieuse et parfois incestueuse du consensus politique. Insidieuse, comme c’était le cas avec le parti Nidaa, entre 2015 et 2019 ou aujourd’hui avec le parti Qalb Tounes, arrivé second en nombre de sièges et appelé à assumer son rôle dans l’opposition. Ennahdha et chacun de ces deux partis ont été longtemps considérés plus que des adversaires, mais des ennemis politiques, avant de se jeter dans les bras dans un élan de consensualisme qui défie l’entendement. Incestueuse, puisque le parti Ennahdha multiplie ses <em>«rejetons»</em> et satellites, à l’image du parti Al-Karama, un parti de fidèles prêts à tout pour ameuter les troupes les plus radicales, et servir de ballon d’essai dans toutes les manœuvres politiques délicates et dangereuses pour l’image internationale du parti Ennahdha.</p>



<p> Le lien entre ce type de consensualisme politique et la dégradation des indicateurs économiques n’ont pas échappé à des Instituts de recherche européens, canadiens et américains. Plusieurs articles et mémoires circulent en catimini entre les experts économistes du FMI, de la Banque mondiale… et autres think tank! Tous incriminent le dévoiement du principe du consensus et déplorent ses pervers économiques désastreux (<em>false-consensus bias</em>).</p>



<p> Le plus récent rapport est co-signé par deux chercheurs reconnus d’un Centre de recherche américain, situé à Washington (Brookings Institution). Ceux-ci ont traité franco du côté obscur (et obscurantiste) des <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/transition-democratique-en-tunisie-victime-du-consensus/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="consensus politiques initiés en Tunisie (s’ouvre dans un nouvel onglet)">consensus politiques initiés en Tunisie</a>. Leur rapport conclut que la démocratie tunisienne souffre d’une overdose de<em> «consensus»</em>. Une telle overdose de faux consensus aurait, selon ces auteurs, contribué à ébranler la confiance du citoyen envers ces partis et ces députés qui se promènent de consensus en consensus, de parti à parti, prêts à tout pour s’agripper au pouvoir, siphonnant au passage toutes sortes de rentes et dividendes défrayés à même les taxes des contribuables. </p>



<p> Dans ce rapport international et très récent, le parti Ennahdha est pointé du doigt pour son addiction à un consensualisme normatif et «girouette», fondé notamment sur l’évitement et la fuite en avant dès qu’il est question de faire des bilans et/ou de définir les responsabilités face à la déroute économique du pays.</p>



<p> Étonnamment, le rapport nous apprend que c’est avec l’overdose de faux consensus et dans la multiplication des configurations dites consensuelles entre les partis au pouvoir qu’on peut expliquer le succès électoral fulgurant d’outsiders venant de l’extérieur de l’establishment politique, à l’image de Nabil Karoui et de son parti, ou encore le président Kaïs Saïed, un illustre inconnu pour les partis politiques, et qui a osé se présenter et remporter les présidentielles sans programme électoral, sans parti, sans équipe et même sans valeurs politiques bien campées. </p>



<p> Les démonstrations menées dans le même rapport portent à croire qu’au nom d’une certaine vision biaisée du consensus, les gouvernements tunisiens successifs ont évité les controverses, gommé les discordes et remis toujours à plus tard les dossiers qui fâchent: lutte contre le déficit public, restructuration des sociétés d’État, dégraissement de l’État, lutte à la corruption, création de la cour constitutionnelle, etc. Le rapport indique sans détour que les consensus prônés ont fait que le gouvernement ressemble à un fourre-tout, sans cohésion, sans véritable opposition ni débats réels, sans challenges ni défis à relever.</p>



<p> Le rapport conclut que <em>«Finally, the Tunisian case suggests that the very presence of consensus politics long into a transition may not be a sign of democratic success, but rather an indication of a deeper weakness in the transition»</em> (traduction : l’analyse du cas tunisien porte à croire que l’omniprésence des consensus politiques durant la transition démocratique n’est pas un signe de succès, mais un symptôme de faiblesses profondes dans le processus de transition démocratique).</p>



<p> Plusieurs autres analystes notent qu’entre 2015 et 2019, le parti islamiste aurait causé un grand tort au jeu démocratique en désertant ses positions sur le front de  l’opposition, préférant se rendre avec armes et bagages au parti Nidaa, sacrifiant au passage ses promesses électorales et beaucoup de sa crédibilité politique. </p>



<p> Le consensus politique prôné par les politistes du parti islamique ne serait, au bout du compte, qu’un paratonnerre pour se protéger contre les soupçons qui pèsent encore et encore sur le parti : envoi des jeunes Tunisiens pour des actions terroristes en Syrie, assassinats politiques, implication dans les réseaux de blanchiment d’argents, alliance avec des réseaux de fondamentalistes. Ce consensus de façade et à géométrie variable permet en même temps de mener un travail de sape continu pour implanter des dogmes religieux, peu importe ce qui arrive à l’économie et aux couches déshéritées, qui prennent souvent et malheureusement le discours nahdhaoui pour<em> «argent comptant»</em>!</p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’illusion du consensus et pervers politiques</h3>



<p> Chantal Mouffe, une politologue universitaire belge mondialement connue a exploré, dans son livre <em>‘‘L’illusion du consensus’’</em>, traduit de l’anglais et paru en 2016 (Edition Albin Michel), a expliqué les pervers de l’illusion du consensus sur les sociétés démocratiques. Ses travaux empiriques nous permettent de mieux comprendre le consensualisme prôné en Tunisie post-2011. Dans le contexte tunisien, les pervers du consensus ayant marqué la transition démocratique peuvent être résumés en cinq points majeurs.</p>



<p> 1- <strong><em>Un consensualisme fourre-tout</em></strong> ne peut que favoriser le statu quo économique en bloquant systématiquement les réformes structurelles. La recherche du dénominateur commun entre les parties prenantes impliquées finit par bloquer les principales réformes attendues, les reportant sine die.</p>



<p> 2- <em><strong>L’illusion du consensus </strong></em>et les collusions liées finissent par trahir la volonté des électeurs en mixant indistinctement des préférences électorales fondamentalement incompatibles. On assiste ainsi à une profanation morale de la déontologie politique et des valeurs de l’intégrité, qui ne semblent pas caractériser plusieurs dizaines d’élus et de chefs de partis en Tunisie.  Les procès, les propos insultants et les condamnations de plusieurs élus constituent des preuves probantes de ce déficit de probité et de rectitude. </p>



<p> 3- <strong><em>L’abus de consensualisme</em></strong> brise la compétitivité entre les partis et la concurrence qui doit les pousser à innover dans leurs choix de politiques publiques, pour faire toujours plus (et mieux) avec moins (en ressources publiques). C’est cette carence en saine compétition entre les partis qui a fait que l’économie de la Tunisie post-2011 sombre chaque jour un peu plus dans le marasme et dans l’endettement.</p>



<p> 4- <strong><em>Le consensualisme au rabais </em></strong>réduit à la baise l’imputabilité et empêche le vote-sanction de fonctionner correctement pour favoriser l’alternance au pouvoir (et de l’opposition). Les partis impliqués dans ce consensualisme perverti se débinent plus facilement et se permettent de ne pas honorer leurs promesses électorales sans risquer d’être tenus pour responsables de la déroute économique ou de la mal-gouvernance. Un tel consensualisme finit par vider les travaux parlementaires de leur substance, et permet d’expliquer l’absentéisme effarant qui caractérise les élus politiques de l’ARP.</p>



<p> 5- Selon Chantal Mouffe (2016), <strong><em>l’illusion du consensus</em></strong> peut aussi finir par ouvrir grand les portes à la morale religieuse pour chasser les principes fondamentaux de la démocratie et de ses mécanismes de fonctionnement : citoyenneté, égalité, imputabilité, performance, etc. La morale religieuse prône la normativité, plutôt que le positivisme pragmatique et matérialiste de la vie démocratique. Un consensus fondé principalement sur la morale peut réduire drastiquement l’adversité des propositions et l’altérité des politiques, favorisant la pensée unique, avec tout le fatalisme et la suprématie des textes sacrés qui vont avec. </p>



<p><em>* Universitaire au Canada</em></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eTxeCCAQWn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/transition-democratique-en-tunisie-victime-du-consensus/">Transition démocratique en Tunisie victime du consensus</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Transition démocratique en Tunisie victime du consensus » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/04/transition-democratique-en-tunisie-victime-du-consensus/embed/#?secret=ozG88A8GMP#?secret=eTxeCCAQWn" data-secret="eTxeCCAQWn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Soufiene Toubal veut enterrer la hache de guerre et appelle les Nidaistes de tous les clans à s’unir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 12:20:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[clan Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[consensus]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Soufiene Toubal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soufiene Toubal, président du bloc parlementaire Nidaa Tounes (clan Hammamet ) a appelé aujourd’hui, jeudi 20 juin 2019, tous les Nidaistes, tous clans confondus, à s’unir et à dépasser les conflits pour sortir le pays de la crise qu’il traverse. Dans une lettre ouverte publiée sur son compte Facebook, M. Toubal, qui semble réaliser la...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Toubal-HCE-Nidaa-Tounes.jpg" alt="" class="wp-image-219501"/></figure>



<p><strong><em>Soufiene Toubal, président du bloc parlementaire Nidaa Tounes (clan Hammamet ) a appelé aujourd’hui, jeudi 20 juin 2019, tous les Nidaistes, tous clans confondus, à s’unir et à dépasser les conflits pour sortir le pays de la crise qu’il traverse.</em></strong></p>



<span id="more-219486"></span>



<p>Dans une lettre ouverte publiée sur son compte Facebook, M. Toubal, qui semble réaliser la forte baisse de notoriété de Nidaa Tounes, désormais en bas des classements des différents sondages, alors que quelques mois nous séparent des élections présidentielles et législatives, a indiqué qu’il tend la main à tous les membres du parti, tous clans confondus, et les appelle «<em>à faire preuve de patriotisme et à se monter responsables en saisissant ce moment historique</em>» pour enterrer la hache de guerre.</p>



<p>Soufiane Toubal veut que toutes les parties parviennent à dépasser les conflits nés depuis le congrès électif de Monastir en avril dernier.</p>



<p>«<em>Il est temps que la raison et la sagesse reprennent le dessus pour trouver des consensus permettant de redonner sa force</em> <em>à Nidaa Tounes. Cela y va de notre responsabilité nationale face à la crise dans le pays</em>», a-t-il écrit, dans ce qui s&rsquo;apparente à un chant de cygne. </p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8UuvBdo0AG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/30/nidaa-tounes-le-clan-toubal-gele-ladhesion-de-caid-essebsi/">Nidaa Tounes : Le clan Toubal gèle l’adhésion de Caïd Essebsi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nidaa Tounes : Le clan Toubal gèle l’adhésion de Caïd Essebsi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/30/nidaa-tounes-le-clan-toubal-gele-ladhesion-de-caid-essebsi/embed/#?secret=gYXHYiPoJC#?secret=8UuvBdo0AG" data-secret="8UuvBdo0AG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B54OkcLKVo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/12/congres-nidaa-tounes-espionnage-menaces-et-trahisons-video/">Congrès Nidaa Tounes : Espionnage, menaces et trahisons (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Congrès Nidaa Tounes : Espionnage, menaces et trahisons (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/12/congres-nidaa-tounes-espionnage-menaces-et-trahisons-video/embed/#?secret=9Hn6wzpJFb#?secret=B54OkcLKVo" data-secret="B54OkcLKVo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Comment choisir nos représentants pour la prochaine législature ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2019 11:09:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[absentéisme]]></category>
		<category><![CDATA[consensus]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[vote utile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien choisir ses représentants au parlement pour ne pas avoir à souffrir leur incompétence et leur népotisme.   La Tunisie est à la croisée des chemins. Elle peut continuer à s’enfoncer doucement dans cette crise généralisée qui s’éternise et aux conséquences redoutables ou bien et a contrario par un sursaut citoyen, elle peut s’engager dans une...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/30/comment-choisir-nos-representants-pour-la-prochaine-legislature/">Comment choisir nos représentants pour la prochaine législature ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-183712" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Bloc-parlementaire-Nidaa-Tounes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em>Bien choisir ses représentants au parlement pour ne pas avoir à souffrir leur incompétence et leur népotisme.  </em></p>
<p><em><strong>La Tunisie est à la croisée des chemins. Elle peut continuer à s’enfoncer doucement dans cette crise généralisée qui s’éternise et aux conséquences redoutables ou bien et a contrario par un sursaut citoyen, elle peut s’engager dans une voie progressive vers un mieux-être général.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Hedi Sraieb</strong> *</p>
<p><span id="more-204338"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204341 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Hedi-Sraieb.jpg" alt="" width="200" height="200" />Il va sans dire que ce ne sont que des mots, un vœu pieux tant l’horizon semble boucher. Toutefois, et sans être en mesure de dessiner une perspective d’avenir dans toutes ses dimensions, il est possible d’identifier des exigences à satisfaire, des conditions à réunir, des modalités à mettre en œuvre pour sortir de ce marasme. Autrement dit, il conviendrait de construire une liste de critères permettant de discriminer les candidatures collectives (formations politiques partisanes et indépendantes).</p>
<h3>Probité, intégrité et droiture adossées à la compétence</h3>
<p>Une législature, c’est très court ! À n’en pas douter, et seul le temps long et la pugnacité permettront de venir à bout de tous les maux qui accablent à des degrés divers tout le corps social.</p>
<p>Il faut compter aussi avec toutes sortes d’aléas et d’événements imprévisibles ! À défaut donc de disposer d’un véritable projet d’ensemble qui puisse soulever l’enthousiasme de toute la société, on peut raisonnablement tenter de réunir quelques a priori minimaux.</p>
<p>Nos concitoyens mettent systématiquement en avant la probité, l’intégrité et la droiture adossées à la compétence, l’expertise, l’habilité. Des qualités somme toute psychologiques qui restent ancrés dans <em>«l’éthos»</em> (qualités morales, aptitudes et manières d’être). Trop souvent, ils en restent là ! Comme si cela suffisait à faire un bon représentant. En somme des choix par défaut puisque ces critères permettraient au mieux d’éliminer trop de candidatures versatiles, déloyales, intéressées et vénales et qui plus est ignorantes, inexpérimentées, inaptes. Un premier tri utile, et en quelque sorte une condition nécessaire de légitimité à l’exercice de fonction délibérative. Mais est-ce bien suffisant ?</p>
<h3>Mettre fin au nomadisme et à l’absentéisme parlementaires</h3>
<p>Près d’un demi-siècle de dépolitisation, d’infantilisation et de mise au pas de toute la société ont altéré, dénaturé, pour ne pas dire avilir <em>«la chose politique»</em>. Pour un large éventail de nos compatriotes <em>«représentant politique»</em> rime avec<em> «politicien»</em> au sens le plus le plus péjoratif. Il faut bien l’admettre, au vu du <em>«nomadisme parlementaire»</em> inadmissible et inconcevable, pour ne pas dire scandaleux, nos compatriotes ont raison ! Que dire aussi de cet absentéisme insensé et irresponsable. La prochaine législature devrait mettre fin à ces pratiques indignes !</p>
<p>Nos concitoyens, outre ces considérations liées à <em>«l’éthos»</em> des personnes, entrevoient et envisagent l’action politique sous l’angle de la technicité.</p>
<p>La politique serait affaire de bonne gestion technique (on dit aussi bonne gouvernance) mise en œuvre par des élites avisées perspicaces et clairvoyantes. En somme dans le <em>«pathos»</em> (discours-projet) de ces élites, c’est-à-dire, dans leur possible capacité de <em>«savoir-faire»</em> sous-tendue par l’exposé de mesures présentées comme pertinentes, et des réformes dites de bon sens dans l’intérêt de tous ! Mais c’est en fait, là, que les choses se compliquent.</p>
<h3>La politique est tout sauf «neutre» !</h3>
<p>Bien sûr cette dépolitisation n’a pas totalement aliéné et assujetti les consciences. Nombre de nos concitoyens savent que derrière des choix dit techniques ou fonctionnels se cachent des choix proprement politiques pour ne pas dire idéologiques. Mais hélas trop d’entre-eux encore, ont une conception négative et dépréciative de ce que l’on nomme par idéologie-politique qui n’est jamais qu’une représentation idéelle (en idées et images) de ce qu’est ou devrait être la vie en société, les relations sociales, la prise en compte harmonieuse d’intérêts souvent opposés, la définition même de l’intérêt général ou celle du bien commun… Toutes choses qui font sens au sein d’une collectivité, mais qui ne vont pas de soi… tant s’en faut!</p>
<p>Les croyances, préjugés, connaissances, vécus, qui s’agitent dans l’imaginaire, forment des corpus, induisent la pensée, et guident l’action. Ce que d’aucuns appellent aujourd’hui <em>«ensemble de valeurs»</em>, terme désormais à la mode, prétendument éloigné de tout dogmatisme, et qui constitue précisément l’arrière-plan (conscient comme inconscient) idéologique de légitimation de l’action politique. Ces ensembles et sous-ensembles de valeurs se trouvent au cœur même de la politique et par là de la conduite tantôt plus libérale tantôt plus sociale de l’intervention publique, tantôt plus conservatrice tantôt plus progressiste des choix à mettre en œuvre. En conséquence de quoi la politique est surtout une affaire d’arbitrage et de choix entre des intérêts, des convictions, des inclinaisons. La politique est tout sauf <em>«neutre»</em> !</p>
<h3>L’unanimisme consensuel brouille les cartes</h3>
<p>De fait, nos concitoyens ont souffert – mais à vrai dire continuent à souffrir en grand nombre –, par cette rhétorique rabâchée à souhait, sur le <em>«nécessaire consensus»</em>,<em> «l’union nationale»</em> à tout prix, ou encore le prétendu <em>«juste milieu»</em> loin des extrêmes. Cet unanimisme hérité de longue date, enfoui dans les consciences, continue à brouiller les enjeux et à troubler les esprits.</p>
<p>Notre toute jeune démocratie devrait faire surgir des projets de sociétés plus largement contrastés, et par là même, offrir au corps électoral, des formations politiques ou des coalitions déterminées à mener à bien ces projets.</p>
<p>Pour l’heure, on notera avec déception que les partis les plus en vue présentent encore des programmes socio-économiques très similaires et dont les différences, à vrai dire, ne dépassent pas l’épaisseur d’une feuille de papier.</p>
<p>Raison pour laquelle, une fois de plus, le prochain scrutin se déroulera autour du choix de personnes bien plus que sur le choix d’orientations différentes et d’objectifs distinctifs ! Critères illusoires et démobilisateurs qui ne feront qu’accentuer la désaffection du politique</p>
<p>Mais il est vrai aussi que demeure en surplomb <em>«les grandes peurs»</em> : l’accaparement du pouvoir par les islamistes, ou le retour aux affaires des caciques et nouveaux substituts-jumeaux de l’ancien régime ! Un électorat effrayé et tétanisé, dans toutes ses composantes, qui risque fort d’user du réflexe pavlovien de nouveau du <em>«vote utile»</em>. Des deux côtés de l’échiquier politique on semble avoir fait sienne la sentence de Machiavel : <em>«en politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal»</em>… La conséquence induite et réitérée sera la même : affaiblissement voire effacement des forces porteuses d’un réel changement de cap, et possiblement même, des forces si réduites pour être en capacité de constituer un ancrage homogène et cohérent de résistance face aux courants conservateurs dominants. Après tout démocratie veut bien dire majorité et minorité, mais aussi pouvoir et contre-pouvoir. Nous en sommes encore loin…</p>
<h3>Sortir de l’impasse d’un modèle économique et social à l’agonie</h3>
<p>Nos concitoyens risquent fort de solliciter de nouveau des critères nécessaires (probité, connaissance) mais irrémédiablement insuffisants et manifestement inopérants pour sortir de l’impasse d’un modèle économique et social à l’agonie et des pratiques politiques népotiques généralisées.</p>
<p>Pourtant le <em>«moindre de mal»</em> serait que les aspirations au <em>«pouvoir vivre»</em> par le reflux notable de la précarité et de l’inculture… soient progressivement satisfaites !</p>
<p><em>* Docteur d’Etat en économie du développement.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="99vMIVgGdK"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/09/crise-en-tunisie-des-elites-depassees-qui-gerent-mais-ne-maitrisent-rien/">Crise en Tunisie : Des élites dépassées qui gèrent mais ne maîtrisent rien!</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise en Tunisie : Des élites dépassées qui gèrent mais ne maîtrisent rien! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/09/crise-en-tunisie-des-elites-depassees-qui-gerent-mais-ne-maitrisent-rien/embed/#?secret=Z5NngHztrJ#?secret=99vMIVgGdK" data-secret="99vMIVgGdK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ReQAwSMJdv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/21/obstacles-et-enjeux-de-la-nouvelle-legislature-2019-2024/">Obstacles et enjeux de la nouvelle législature 2019-2024</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Obstacles et enjeux de la nouvelle législature 2019-2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/21/obstacles-et-enjeux-de-la-nouvelle-legislature-2019-2024/embed/#?secret=EExQ3yMXpy#?secret=ReQAwSMJdv" data-secret="ReQAwSMJdv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ckMrtQKEVc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/25/huit-ans-deja-les-tunisiens-entre-scepticisme-et-espoir/">Huit ans déjà : Les Tunisiens entre scepticisme et espoir !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Huit ans déjà : Les Tunisiens entre scepticisme et espoir ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/12/25/huit-ans-deja-les-tunisiens-entre-scepticisme-et-espoir/embed/#?secret=iTMEVliZrS#?secret=ckMrtQKEVc" data-secret="ckMrtQKEVc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/30/comment-choisir-nos-representants-pour-la-prochaine-legislature/">Comment choisir nos représentants pour la prochaine législature ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’islamiste Adnen Bouassida président de la municipalité de Raoued</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/lislamiste-adnen-bouassida-president-de-la-municipalite-de-raoued/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 13:35:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adnen Bouassida]]></category>
		<category><![CDATA[Ariana]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les élus des partis Ennahdha et Nidaa Tounes des élections municipales du 6 mai 2018 ont opté pour le consensus dans le choix de l’homme d’affaires nahdhaoui Adnen Bouassida au poste de président du conseil municipal de Raoued (Ariana). Dans un communiqué publié aujourd’hui, lundi 25 juin 2018, les deux partis expliquent qu’ils se sont...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-161404" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Raoued-Nidaa-Ennahdha.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les élus des partis Ennahdha et Nidaa Tounes des élections municipales du 6 mai 2018 ont opté pour le consensus dans le choix de l’homme d’affaires nahdhaoui Adnen Bouassida au poste de président du conseil municipal de Raoued (Ariana).</strong></em></p>
<p><span id="more-161403"></span></p>
<p>Dans un communiqué publié aujourd’hui, lundi 25 juin 2018, les deux partis expliquent qu’ils se sont mis d’accord sur les priorités et le programme pour cette municipalités tels que la mise en place d’une gouvernance participative, la modernisation de l’administration, la lutte contre la corruption, l’accélération de la réalisation des projets bloqués et l’encouragement à l’investissement, notamment l’amélioration des infrastructures…</p>
<p>Notons que Sofia Ladjmi et Meriem Kasdallah ont été respectivement nommées premier et deuxième vice-président de la municipalité de Raoued.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c3nl010Mr3"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/officiel-mounir-elloumi-un-islamiste-a-la-tete-de-la-mairie-de-sfax/">Officiel : Mounir Elloumi, un islamiste à la tête de la mairie de Sfax</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Officiel : Mounir Elloumi, un islamiste à la tête de la mairie de Sfax » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/officiel-mounir-elloumi-un-islamiste-a-la-tete-de-la-mairie-de-sfax/embed/#?secret=SuKAwU5PP4#?secret=c3nl010Mr3" data-secret="c3nl010Mr3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/lislamiste-adnen-bouassida-president-de-la-municipalite-de-raoued/">L’islamiste Adnen Bouassida président de la municipalité de Raoued</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Peuple en colère, pouvoir hésitant et démocratie en suspens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/28/tunisie-peuple-en-colere-pouvoir-hesitant-et-democratie-en-suspens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Mar 2018 11:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consensus]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, alors que le peuple ne cesse de répéter que «le compte n’y est pas», le pouvoir reste sourd et gère l’ingérable, alors que sa mission serait de transformer ce peuple et de ré-inclure «les exclus de l’intérieur». Par Hedi Sraieb * Le peuple tunisien est en colère, certes, mais que peut bien signifier...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/28/tunisie-peuple-en-colere-pouvoir-hesitant-et-democratie-en-suspens/">Tunisie : Peuple en colère, pouvoir hésitant et démocratie en suspens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-140390" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Crash-Tunisie-Crise.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>En Tunisie, alors que le peuple ne cesse de répéter que «le compte n’y est pas», le pouvoir reste sourd et gère l’ingérable, alors que sa mission serait de transformer ce peuple et de ré-inclure «les exclus de l’intérieur».</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Hedi Sraieb</strong> *</p>
<p><span id="more-145887"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-138871 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Hedi-Sraieb.jpg" alt="" width="200" height="121" />Le peuple tunisien est en colère, certes, mais que peut bien signifier une telle affirmation, abstraite s’il en est. En toute première approximation cela pourrait vouloir dire que ce peuple a toutes les peines du monde à se réconcilier avec lui-même.</p>
<p>Certaines parties accusent d’autres d’être la cause des difficultés de tous ordres que connaît la communauté nationale. Il est donc question de représentativité et de légitimité plus que de légalité.<br />
Mais alors quels tords ont bien pu être commis ou continuent à l’être ? Certes mais à qui et par qui ? Quels litiges restent en suspens, non résolus ? Autrement dit et comme nous l’observons, une conflictualité multiforme qui n’en finit pas et qui se renouvelle à tout instant. Une conflictualité incomprise par l’opinion, générant un profond désarroi d’autant que la nouvelle «loi du peuple» serait celle du nombre (de la majorité sortie des urnes), et par là de la démocratie naissante en dépit de ses balbutiements (constitution, droits, répartition des pouvoirs, etc.)</p>
<h3>Violences sporadiques et déchaînement des passions</h3>
<p>Du coup que peuvent bien signifier ces accès de violences sporadiques, ce déchaînement des passions, ces troubles, cet incivisme croissant, ces frondes (venant pour l’essentiel des régions ayant été le fer de lance de la révolution de janvier 2011). Des divisions sur presque tout et sur presque rien de vital.</p>
<p>À l’évidence, le processus dans lequel s’est engagé le peuple pour raisonnable qu’il puisse apparaître (constitution, transition), n’apparaît pas comme <em>«désirable»</em> par tous. Nous sommes assez loin du <em>«moment d’enthousiasme»</em> qui réunissait toutes les catégories de toutes conditions le 14 janvier 2011.</p>
<p>D’où peuvent bien alors venir ces malentendus, ces contestations qu’une lecture strictement rationnelle ne peut appréhender. Illustration : une large frange de la population et singulièrement de ses élites s’étonnent puis s’offusquent de la perte d’autorité et de prestige de l’Etat (<em>«haibat addawla»</em>) alors même que les conditions de la libre délibération démocratique leur semblent être rétablies !</p>
<p>Paradoxe ou quiproquo… s’est installé, c’est selon. La stupéfaction béate des uns, faussement naïve des autres relèvent d’une méconnaissance. Le processus de transition ne peut pas être seulement juridique, il est aussi social et culturel, aspects qui sollicitent les affects (joie vs ressentiment) qui déterminent à leur tour le sentiment d’appartenance (ou pas) et par là le consentement et l’obéissance à la Loi. Il y aurait donc un décrochage de la politique de ses ressorts sociaux de justice et d’égalité.</p>
<h3>Consensus apparent, dissensus de fond&#8230;</h3>
<p>Quiproquo donc…pour les uns stabilité et ordre public doivent prévaloir, condition <em>sine qua none</em> du devenir; quand d’autres (hirsutes, braillards, iconoclastes, vandales et ignores) mettent en avant, avec leurs mots, le besoin d’une justice distributive qui reconnait la place et le rôle de chacun. Dit autrement <em>«l’égale liberté»</em>, l’égalité concrète (et non plus formelle) de chacun avec chacun.<br />
Ce qui caractérise par conséquent la situation vécue a pour origine la mésentente (dignité non partagée), le différend (fractures sociale et régionale), le mécompte (la part oubliée des sans parts). En clair le dissensus protéiforme que le discours dominant du «consensus» tente, en vain, de recouvrir.</p>
<p>Le peuple est une chimère. Il est de fait tantôt absent (près de la moitié ne vote pas), tantôt éparpillé et éclaté, silencieux ou vociférant (les fameuses hordes fanatiques toujours d’actualité et si chères à Merzi Haddad).</p>
<p>L’équivoque majeure et dramatique du moment, source des troubles variés dans leurs formes (instrumentalisées souvent, mais systématiquement déniées et dénigrées), tient à la reconduite d’un imaginaire faisant du peuple un <em>«ethnos»</em> (arabe et musulman, tous frères) ou encore un <em>«populus»</em> (peuple purement juridique de mêmes droits) d’où continue à être absent la <em>«plèbe»</em> (le petit peuple des sans droits réels). Les oublis mémoriels comme les usages discursifs témoignent de cette absence : disparition du triptyque symbolique de <em>«travail, dignité, liberté»</em> (dont on transfigure le premier en emploi et dont on ne retient au final que le dernier mot).</p>
<p>Les dichotomies habituelles sont reconduites sans la moindre hésitation ni réflexion : non pauvre/pauvre, peuple cultivé/peuple ignorant, patriotes/traîtres… toutes notions sous lesquelles disparaît la catégorie primordiale de citoyen (terme inexistant, il est vrai, en arabe). Une équivoque maintenue qui continue à faire l’impasse sur la nécessité impérieuse (ignorée) de reconstruire un bien commun et de repartager un même sensible (du lien commun fait de fierté et de joie mais pour l’instant réduit à l’intonation de l’hymne national).</p>
<h3>La seule approche constitutionnaliste ne suffit pas</h3>
<p>Mais alors et pour reprendre une terminologie à la mode : où est donc passée la logique «inclusive» volontariste… à l’évidence évanouie, évaporée, ou au mieux reportée à demain alors qu’une frange croissante la réclame <em>hic et nunc</em> (ici et maintenant) ?</p>
<p>Le déni est tel qu’au plus niveau du dit Etat démocratique est proposée en guise de politique de l’emploi que chacun se transforme en auto-employeur (autoentrepreneur). <em>«La populace»</em> a beau répéter <em>«le compte n’y est pas»</em>, le pouvoir reste sourd ! Il se contente de gérer l’ingérable alors que sa mission attendue et espérée serait de transformer <em>«ce peuple»</em>, (son commun désir d’égalité et de justice) comme l’avait fait en son temps le mouvement national, autrement dit de ré-inclure <em>«les exclus de l’intérieur»</em>; la seule approche constitutionnaliste, légaliste n’y suffira pas. Pas plus d’ailleurs que sa fumeuse gouvernance plus éthique et poudre aux yeux que réelle et effective.<br />
C’est à ce prix que sera acceptée la souveraineté du nouvel Etat. Approche utopique…pas si sûr !</p>
<p><em>* Docteur d’Etat en économie du développement.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qirqQaZ6KI"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/20/la-tunisie-fete-son-independance-le-coeur-ny-est-pas-mais-lespoir-intime-demeure/">La Tunisie-Fête son Indépendance : Le cœur n’y est pas, mais l’espoir intime demeure !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie-Fête son Indépendance : Le cœur n’y est pas, mais l’espoir intime demeure ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/20/la-tunisie-fete-son-independance-le-coeur-ny-est-pas-mais-lespoir-intime-demeure/embed/#?secret=8lvyo9WKcu#?secret=qirqQaZ6KI" data-secret="qirqQaZ6KI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pCtVhkQAeR"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/08/cle-de-la-lutte-contre-la-corruption-lorganisation-de-la-repentance/">Clé de la lutte contre la corruption : L’organisation de la repentance</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Clé de la lutte contre la corruption : L’organisation de la repentance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/08/cle-de-la-lutte-contre-la-corruption-lorganisation-de-la-repentance/embed/#?secret=WBpgyvnXn2#?secret=pCtVhkQAeR" data-secret="pCtVhkQAeR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cthKzLlbks"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/27/tunisie-de-quelle-nature-sont-les-obstacles-au-redressement/">Tunisie : De quelle nature sont les obstacles au redressement?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : De quelle nature sont les obstacles au redressement? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/27/tunisie-de-quelle-nature-sont-les-obstacles-au-redressement/embed/#?secret=5CKgFX4IC3#?secret=cthKzLlbks" data-secret="cthKzLlbks" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/28/tunisie-peuple-en-colere-pouvoir-hesitant-et-democratie-en-suspens/">Tunisie : Peuple en colère, pouvoir hésitant et démocratie en suspens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Vers une réforme urgente du mode électoral</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/20/tunisie-vers-reforme-urgente-mode-electoral/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 17:47:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consensus]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Yadh Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sortir du simulacre de démocratie qu’ils vivent aujourd’hui et qui leur est imposé par les islamistes, les Tunisiens doivent modifier le mode électoral pour permettre de dégager une réelle majorité. Par Rachid Barnat La Tunisie est un pays qui a d’excellents juristes dont la réputation va au-delà même du pays. Parmi eux, les frères...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-111674" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Elections-tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Pour sortir du simulacre de démocratie qu’ils vivent aujourd’hui et qui leur est imposé par les islamistes, les Tunisiens doivent modifier le mode électoral pour permettre de dégager une réelle majorité.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p><span id="more-139674"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-109886 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" width="200" height="165" />La Tunisie est un pays qui a d’excellents juristes dont la réputation va au-delà même du pays. Parmi eux, les frères Ben Achour, Yadh et Rafaa, dont le père, Mohamed Fadhel, fut un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Fadhel_Ben_Achour">mufti éclairé</a> qui a défendu les dispositions du Code du statut personnel (CSP), fondement de la république moderne instaurée par Bourguiba. Ces deux juristes ont joué un rôle dans l’élaboration de la constitution et notamment le professeur Yadh Ben Achour qui a été le président actif de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), qui a conduit la première phase de la transition après la chute du régime de Ben Ali, en janvier 2011.</p>
<p>Si leur compétence juridique ne peut être mise en doute; cependant, ils ont manqué soit de clairvoyance politique, soit de détermination et de conviction, car on se souvient des dépassements abusifs du délai d&rsquo;un an accordé aux constituants parce que Yadh Ben Achour a cru avoir affaire à un gentleman dont la parole suffisait pour qu’il respecte son engagement, alors qu’il aurait du, en bon juriste, exiger un engagement écrit dûment signé par le chef des islamistes Rached Ghannouchi et engageant ses troupes.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-139678" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Assemblee-nationale-constituante.jpg" alt="" width="500" height="280" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Assemblée nationale constituante: les islamistes ont imposé une constitution à leur mesure. </em></p>
<h3>Un tissu d’ambiguïtés, de faux-semblants et de contradictions</h3>
<p>Il a fallu un temps interminable pour terminer la constitution en laissant la porte ouverte à des discussions sans fin sur le sexe des anges ! De même qu’on se souvient des nombreuses mises en garde de la part de certains hommes politiques et de constitutionnalistes dont personne ne voulait tenir compte, pendant que les Frères musulmans se confectionnaient une <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2013/04/un-brouillon-de-constitution-en-quete.html">constitution sur mesure</a>; et dont les politiques, tous partis confondus, disaient le plus grand bien; certains affirmant même dans<a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2014/01/la-constitution-du-26-janvier-2014.html"> l’euphorie</a> du pénible accouchement, qu&rsquo;elle est la meilleure du monde.</p>
<p>Il aura fallu la <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/01/tunisie-ou-vas-tu.html">mise à l’épreuve</a> de cette constitution pour constater, moins de quatre ans après, que le régime retenu par les islamistes est bâtard et constitue un grand handicap pour la Tunisie. Puisque de plus en plus de voix s’élèvent et notamment celles des frères Ben Achour, pour mettre en évidence des faiblesses majeures dans cette constitution, faiblesses que certains avaient dénoncées dès sa promulgation.</p>
<p>C’est ainsi que le professeur Yadh Ben Achour a mis en évidence le fait que le texte de la constitution est porteur de très grandes ambiguïtés car l’Assemblée nationale constituante (ANC), après une lutte forte entre progressistes et islamistes, a accepté des compromis qui donnent un texte ambigu, source d’interminables questions d’interprétation dont il peut tout résulter, alors qu’une Constitution, socle de la vie politique du pays, doit être claire et ne pas prêter aux discussions sans fin.</p>
<p>Le professeur <a href="http://yadhba.blogspot.fr/2015/01/la-force-du-droit-ou-la-naissance-dune_25.html">Yadh Ben Achour a écrit à ce sujet </a> : <em>«La Constitution tunisienne de 2014, avec l’esprit de compromis qui l’anime fondamentalement, n’en est que le reflet. En réalité, la recherche du compromis systématique a pour résultat de transformer notre texte constitutionnel en un tissu d’ambiguïtés, de faux-semblants et de contradictions. Face à cette bifurcation, laquelle des deux voies choisir ?»</em></p>
<h3>Les islamistes et la théorie du compromis</h3>
<p>Récemment son frère, le professeur Rafâa Ben Achour, vient de dire clairement que le régime électoral était mauvais et qu’il faudrait en changer. Dans une déclaration à l&rsquo;<a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/02/lorigine-du-mal-des-tunisiens-cest-leur.html">agence Tap</a>, il a expliqué ceci : <em>«Le mode de scrutin à la proportionnelle, adopté depuis les élections des membres de l’Assemblée nationale constituante (ANC), était requis pour élaborer une constitution consensuelle et permettre à la minorité de participer à l’élaboration du contrat social. Cependant, pour faire face au glissement de la monnaie nationale et pour sortir le pays de ses crises sociale et économique, nous devons faire en sorte que le parlement dégage un vrai gouvernement de législature après les élections de 2019, comme cela se voit dans les pays scandinaves et l’Italie».</em></p>
<p>Là encore cette analyse est bienvenue même si la justification que donne Rafâa Ben Achour à la solution alors adoptée est plus que discutable.</p>
<p>Il faut rajouter que cette analyse avait été faite depuis très longtemps par des Tunisiens qui n’avaient pas la compétence de ces juristes de haut niveau mais qui, politiquement, avaient bien vu <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2014/01/les-ambiguites-de-la-constitution-par.html">la manœuvre</a> des Frères musulmans dont le souci n’était pas de faire progresser le pouvoir mais de pouvoir s’y maintenir.</p>
<p>Cela montre que la science juridique n’est évidemment pas tout; et qu’il faut, en outre, le sens politique et surtout le courage des convictions.</p>
<p>On a assisté, ici encore, à la fameuse théorie du compromis.<a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/02/la-tunisie-malade-du-consensus.html"> Compromis</a> qui a été boiteux et qui traduisait surtout une lâcheté des progressistes face aux islamistes dont ils craignaient la violence.</p>
<p>Alors, certes, ils n’ont pas eu la violence ou en tous cas réduite, mais ils n’ont rien solutionné et le problème est devant nous, nous empêchant de progresser.</p>
<p>Il est fort probable d’ailleurs que les menaces et le chantage à la violence et au terrorisme de la part des islamistes auraient eu beaucoup de mal à se réaliser dans un pays comme la Tunisie; et que si cela se réalisait, il aurait signé la fin des islamistes car personne n’aurait permis ni accepté leur violence dans notre pays.</p>
<p>Et, par ailleurs, si tel avait été le cas, les islamistes se seraient définitivement discrédités et cela n’aurait pas été plus mal !</p>
<p>La<a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2017/12/le-danger-du-consensus.html"> faute</a> a donc été commise mais rien n’est irrémédiable. Il faut suivre les conseils que donnent, aujourd’hui, un peu tard, les juristes; et modifier cette constitution en levant ses ambiguïtés et en réformant le régime électoral pour donner, enfin, la possibilité de voir émerger un pouvoir fort soumis à l’alternance et non un pouvoir mou, toujours dans le compromis; c’est-à-dire dans l’impuissance.0</p>
<p>Va-t-on, enfin, sortir de cette <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/01/plateforme-pour-le-reglement-de-la.html">politique de demi-mesures</a> qui n’aboutira à rien ?</p>
<p>Quel gâchis et que de temps perdu ! Et l&rsquo;on ne peut que répéter que la seule solution pour<a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/01/les-liaisons-dangereuses-des-laics-avec.html"> sortir ce pays du marasme où il est</a>, est de modifier le mode électoral pour permettre de dégager une réelle majorité qui pourra agir sans se soucier de compromis boiteux; et qui, si elle échoue, sera remplacée par une alternance.<br />
Voilà la vraie démocratie et non ce simulacre que l’on connaît aujourd’hui !</p>
<p><a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/02/droit-politique-et-conviction.html"><em><strong>Blog de l’auteur</strong></em></a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/20/tunisie-vers-reforme-urgente-mode-electoral/">Tunisie : Vers une réforme urgente du mode électoral</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tarek Ftiti : «La nomination de Chahed n&#8217;est pas encore officielle»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/02/tarek-ftiti-la-nomination-de-chahed-nest-pas-encore-officielle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 12:40:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[consensus]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[UPL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la république peut proposer le nom du prochain chef du gouvernement, mais il faut qu’il y ait un accord de toutes les parties.  C&#8217;est ce qu&#8217;a indiqué Tarek Ftiti, président du bloc parlementaire de l’Union patriotique libre (UPL), lundi soir, sur Mosaïque FM. Tant que les organisations nationales et les partis politiques ayant signé l’accord de Carthage...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-59851" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Tarek-Ftiti.jpg" alt="Tarek-Ftiti" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le président de la république peut proposer le nom du prochain chef du gouvernement, mais il faut qu’il y ait un accord de toutes les parties. </strong></em></p>
<p><span id="more-59822"></span></p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a indiqué Tarek Ftiti, président du bloc parlementaire de l’Union patriotique libre (UPL), lundi soir, sur Mosaïque FM. Tant que les organisations nationales et les partis politiques ayant signé l’accord de Carthage n’ont pas donné leur accord, la nomination de Youssef Chahed n’est pas définitive, a-t-il expliqué.</p>
<p>«<em>Nous n’avons aucun problème avec cette personne, mais la proposition du président de la république doit faire l’objet d’un consensus des organisations nationales et des partis politiques engagés dans les consultations sur la formation d&rsquo;un gouvernement d&rsquo;union nationale</em>», a dit M. Ftiti.</p>
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		<title>Tunisie : La démocratie au service des lobbys d’intérêt!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2016 06:35:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[consensus]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si la démocratie n’était qu’une invention de la corporatocratie : les citoyens élisent des élus et ces derniers font des lois que le peuple n’a jamais proposées ni voulues. Par Mohamed Chawki Abid * En Tunisie, les exemples de ce règne de la corporatocratie sont nombreux : dédommagement des Nahdhaouis pour les années qu’ils ont...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-59793 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/08/Oligarchie.jpg" alt="Oligarchie" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Et si la démocratie n’était qu’une invention de la corporatocratie : les citoyens élisent des élus et ces derniers font des lois que le peuple n’a jamais proposées ni voulues.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid </strong>*</p>
<p><span id="more-59792"></span></p>
<p>En Tunisie, les exemples de ce règne de la corporatocratie sont nombreux : dédommagement des Nahdhaouis pour les années qu’ils ont passées en prison, octroi d’une retraite royale aux membres de l’Assemblée nationale constituante (ANC) et de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP), augmentation des émoluments des députés, exemption des politiciens de la conformité à la réglementation de change, dispositions fiscales inéquitables et sanctionnant les contribuables disciplinés, réconciliation avec les corrompus du régime Ben Ali, etc.</p>
<p><strong>La dictature de l’oligarchie financière </strong></p>
<p>En Tunisie, la démocratie n’est constatée que lors du passage aux urnes, soit un jour tous les 5 ans (1.826 jours). Ainsi, pendant les 1.825 jours restants, règne la dictature de l’oligarchie financière et politique sans aucun retour aux citoyens par voie de référendum.</p>
<p>D’ailleurs, l’on constate clairement que quand l’argent gouverne, l’injustice prospère, la disparité économique et sociale se dilate et l’insécurité s’installe. A qui profite la démocratie représentative ?</p>
<p><em>«La démocratie est un régime à la solde d’une minorité déconnectée, irresponsable et corrompue»,</em> dit Christophe Buffin de Chosal. <em>«La démocratie représentative est un produit de l’oligarchie, et ne réussit que dans les pays capitalistes»</em>, renchérit Alain Badiou.</p>
<p>L’implémentation de la démocratie, avec ses institutions constitutionnelles, profite à la prospérité de l’oligarchie financière et économique. Ainsi, la démocratie représentative sert à protéger les intérêts inégalitaires d’une minorité asservissant le <em>«pouvoir législatif»</em>, aux dépens des doléances du peuple vivant sous un régime totalitaire enrobé d’un vernis démocratique.</p>
<p>Afin de protéger ses intérêts et de faire fructifier ses business douteux en toute légalité, l’oligarchie régnante choisit les acteurs du «<em>pouvoir exécutif</em>» via des députés acceptant de vendre leur intégrité.</p>
<p><strong>Des «harkis» aux commandes de l’Etat</strong></p>
<p>Plusieurs voix dans le monde se sont levées vainement contre les lacunes de la démocratie représentative, dont la faible représentation des minorités, la sensibilité du député à la tentation de l’argent, le dérapage entre les engagements de l’élu et ses prestations, l’aggravation de la méfiance envers les hommes politiques, la faiblesse des contre-pouvoirs, l’abondance de l’abstention&#8230;</p>
<p>Coluche disait quelque chose qui s’avère juste aujourd’hui: <em>«Si les élections pouvaient changer quoi que ce soit, il y a longtemps qu’elles auraient été supprimées.»</em> En effet, si le fait de voter changeait véritablement les choses dans l’intérêt du peuple, les élections auraient été supprimées par la synarchie, qui aurait inventé un autre système pour imposer au peuple ce que bon lui semble.</p>
<p>Maintenant, les pays impérialistes imposent leur modèle de démocratie aux pays pauvres, pour les asservir davantage et les piller. C’est ce qui est en train de se passer en Tunisie avec en plus des <em>«harkis»</em> placés aux commandes de l’Etat pour accélérer le processus. Avons-nous compris pourquoi nous ont-ils imposé une coalition contre-nature Nidaa-Ennahdha, bien avant l’élection législative?</p>
<p>L’entente monopolistique pré-électorale entre ces deux mouvements qu’initialement tout opposait n’est qu’une escroquerie élective, à l’insu des électeurs et en infraction des principes de libre compétition en démocratie véritable.</p>
<p>Pire encore, le recours au consensus a dopé davantage cette illusion démocratique, mettant ainsi à l’écart tout débat constructif. Le consensus est l’astuce imposée par l’oligarchie cosmopolite aux acteurs politiques pour camoufler les désaccords et reporter les problèmes. Si le consensus est efficace pour dépasser les polémiques idéologiques, il devient pervers pour les problèmes socioéconomiques, s’amplifiant dans le temps, conduisant le peuple au désarroi et plongeant le pays dans la faillite.</p>
<p><strong>Le maintien d’un équilibre précaire </strong></p>
<p>C’est ce que nous observions depuis bientôt 6 ans en terme de dégradation progressive des fondamentaux socioéconomiques: montée chômage, baisse du pouvoir d’achat, croissance en berne, fraude fiscale, fuite de capitaux, malversations diverses, rétention de l’investissement, faible employabilité, déséquilibre de la balance commerciale, aggravation de l’endettement, déséquilibres macroéconomiques, etc.</p>
<p>Maintenant, il n’est plus un secret pour personne que des lobbys d’intérêt tirent toutes les ficelles de l’Etat tout en faisant chanter l’exécutif et le législatif voire le judiciaire et les médias.</p>
<p>Les citoyens savent cela, mais ne réagissent pas, étant obnubilés par les problèmes quotidiens de plus en plus nombreux et épineux. Ils ne réagiront pas car se faisant pigeonner par le règne du matérialisme : <em>«consommer c’est exister, avoir c’est être»</em>. Ils sont devenus esclaves de leurs vies à crédit! Ils ont peur de perdre cet équilibre précaire et préfèrent le gérer sans lever la tête. Si les pauvres sont disposés à se redresser au moindre sifflet, la classe moyenne ne veut pas risquer de perdre le peu qu’elle a. Reste à se demander jusqu’à quand vont-ils demeurer silencieux face à la confiscation du pouvoir de décision au nom de la démocratie et à la conduite mafieuse des affaires de la nation?</p>
<p><em>* Ingénieur économiste. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/08/02/tunisie-la-democratie-au-service-des-lobbys-dinteret/">Tunisie : La démocratie au service des lobbys d’intérêt!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ennahdha prêt à sacrifier le tiers de son électorat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/10/ennahdha-pret-a-sacrifier-le-tiers-de-son-electorat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 09:25:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[coalition]]></category>
		<category><![CDATA[consensus]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour aider à sortir la Tunisie de la crise actuelle, Ennahdha mise sur le consensus, quitte à perdre une grande partie de sa base électorale. C’est ce qu’a affirmé hier, mardi 9 février 2016, Abdelhamid Jelassi, vice-président d’Ennahdha, en marge d’un séminaire organisé par le Center for Study of Islam and Democracy (CSID), à Tunis,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/10/ennahdha-pret-a-sacrifier-le-tiers-de-son-electorat/">Ennahdha prêt à sacrifier le tiers de son électorat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-39022 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Abdelhamid-Jelassi.jpg" alt="Abdelhamid-Jelassi" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Pour aider à sortir la Tunisie de la crise actuelle, Ennahdha mise sur le consensus, quitte à perdre une grande partie de sa base électorale.</strong> </em></p>
<p><span id="more-39021"></span></p>
<p>C’est ce qu’a affirmé hier, mardi 9 février 2016, Abdelhamid Jelassi, vice-président d’Ennahdha, en marge d’un séminaire organisé par le Center for Study of Islam and Democracy (CSID), à Tunis, soulignant que le mouvement tend la main à tous les partis que ce soit Nidaa Tounes ou le Front populaire.</p>
<p><em>«Nous avions 1,5 million d’électeurs</em> (suite aux élections de 2011, Ndlr) <em>puis nous sommes passés à 1 million</em> (aux législatives de 2014, Ndlr), <em>mais si nous devions descendre, à l’avenir, dans n’importe quelle élection, à seulement 600.000 voix, cela ne nous dérangerait pas. Car la phase difficile que traverse actuellement le pays va être longue et compliquée et nécessite un dosage de nos relations et la cohabitation avec les différentes sensibilités politiques»</em>, a-t-il précisé. Et d’ajouter : <em>«Cette phase est celle du consensus et non de la minorité qui s’oppose et de majorité qui gouverne. Ennahdha n’est pas narcissique et ne suit pas tous les jours le baromètre des sondages. Il n’ambitionne pas de gouverner seul mais reste disposé à conclure des alliances selon des programmes qu’impose cette phase délicate, afin que la Tunisie réussisse à traverser la crise sans encombre</em>».</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/02/10/ennahdha-pret-a-sacrifier-le-tiers-de-son-electorat/">Ennahdha prêt à sacrifier le tiers de son électorat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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