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	<title>Archives des crise de la dette - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des crise de la dette - Kapitalis</title>
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		<title>Rapport du Pnud &#124; L’IA pourrait relancer le développement humain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2025 06:39:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Pedro Conceição]]></category>
		<category><![CDATA[Pnud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Rapport sur le développement humain 2025 montre comment l’intelligence artificielle (IA) pourrait relancer le développement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/07/rapport-du-pnud-lia-pourrait-relancer-le-developpement-humain/">Rapport du Pnud | L’IA pourrait relancer le développement humain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon un nouveau rapport publié mardi 6 mai 2025 par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), les progrès du développement humain connaissent un ralentissement sans précédent. Le rapport montre comment l’intelligence artificielle (IA) pourrait relancer le développement.</em></strong></p>



<span id="more-16438253"></span>



<p>Au lieu d’une reprise soutenue une fois passée la période de crise exceptionnelle des années&nbsp;2020-2021, on a observé des progrès étonnamment faibles. Ces années de crise mises à part, la progression escomptée du développement humain à l’échelle mondiale présentée dans le rapport de cette année est la plus faible jamais enregistrée depuis 1990.&nbsp;</p>



<p>Le <a href="https://hdr.undp.org/system/files/documents/global-report-document/hdr2025overviewpreliminaryfr.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rapport sur le développement humain 2025</a> − intitulé «<em>Une affaire de choix : individus et perspectives à l’ère de l’IA»</em> − analyse les progrès du développement au travers d’une série d’indicateurs portant sur la santé, l’éducation et les niveaux de revenu, synthétisés dans ce qu’on appelle l’indice de développement humain (IDH). Les projections pour 2024 révèlent une stagnation de la progression de l’IDH dans toutes les régions du monde.</p>



<p>Au-delà du ralentissement alarmant du développement mondial, les auteurs du rapport constatent une aggravation des inégalités entre les pays riches et les pays pauvres. Alors que les voies traditionnelles de développement se resserrent sous l’effet de pressions mondiales, une action décisive est nécessaire pour écarter le risque d’une stagnation prolongée du progrès dans le monde.</p>



<p><em>«Pendant des décennies, nous avons été sur la bonne voie pour atteindre un niveau de développement humain très élevé à l’horizon&nbsp;2030, mais ce ralentissement fait peser une menace bien réelle sur le progrès mondial»</em>, a déclaré l’administrateur du Pnud, Achim Steiner. Qui ajoute&nbsp;: <em>«Si la lenteur des progrès enregistrés en&nbsp;2024 devient “la nouvelle norme”, cela pourrait prendre plusieurs décennies supplémentaires, ce qui rendrait notre monde moins sûr, plus divisé et plus vulnérable aux chocs économiques et écologiques.»</em></p>



<p>Selon le rapport, on observe une augmentation des inégalités entre pays à IDH faible et pays à IDH très élevé pour la quatrième année consécutive. La tendance de long terme d’une réduction des inégalités entre pays riches et pays pauvres est donc en train de s’inverser.</p>



<p>Retombées positives de l’IA sur l’emploi</p>



<p>Les tensions commerciales croissantes, l’aggravation de la crise de la dette et l’essor d’une industrie qui ne crée pas d’emplois sont autant de problèmes qui nuisent au développement des pays dont l’IDH est actuellement le plus faible.</p>



<p><em>«Au milieu de cette tourmente mondiale, nous devons réfléchir de toute urgence à de nouveaux moyens pour stimuler le développement»</em>, a déclaré M.&nbsp;Steiner. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Alors que l’intelligence artificielle continue de s’installer rapidement dans de nombreux aspects de nos vies, nous devrions étudier sa capacité à promouvoir le développement. De nouvelles fonctionnalités apparaissent presque tous les jours et, même si l’IA n’est pas une panacée, nos choix peuvent relancer le développement humain en ouvrant de nouvelles voies et en offrant de nouvelles possibilités.»</em></p>



<p>Le rapport présente les résultats d’une nouvelle enquête qui montre que les gens sont réalistes mais restent optimistes par rapport aux changements que l’IA peut apporter.</p>



<p>La moitié des personnes interrogées dans le monde pensent que leur travail pourrait être automatisé. &nbsp;Une part encore plus grande −&nbsp;six sur dix&nbsp;− s’attend à ce que l’IA ait des retombées positives sur leur emploi et offre des possibilités dans des métiers qui peut-être n’existent même pas encore aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p>Seuls 13% des sondés craignent que l’essor de l’IA entraîne des suppressions d’emplois. En revanche, dans les pays à IDH faible ou moyen, 70% des personnes interrogées s’attendent à ce que l’IA augmente leur productivité, et les deux tiers prévoient d’utiliser cette technologie dans l’éducation, la santé ou le travail au cours de l’année à venir.</p>



<p>Le rapport préconise une approche de l’IA centrée sur l’humain, qui pourrait foncièrement redéfinir les approches du développement. Les résultats de l’enquête montrent que, dans le monde entier, les gens sont prêts à ce type de <em>«réinitialisation»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le rapport expose trois domaines d’action critiques&nbsp;:</p>



<p>&#8211; bâtir une économie de collaboration et non de concurrence entre les humains et l’IA;</p>



<p>&#8211; intégrer le facteur humain dans le cycle de l’IA, de la conception jusqu’au déploiement;</p>



<p>&#8211; moderniser les systèmes d’éducation et de santé pour répondre aux demandes du 21<sup>e</sup>&nbsp;siècle.</p>



<p>La démocratisation de l’IA est déjà en cours. En effet, parmi les personnes interrogées pour l’enquête, près d’une sur cinq déclare faire déjà usage de cette technologie. Par ailleurs, les deux tiers des sondés dans les pays à IDH faible prévoient d’utiliser l’IA dans l’éducation, la santé ou le travail au cours de l’année à venir. C’est pourquoi il est plus urgent que jamais de remédier aux problèmes d’accès à l’électricité et à l’internet, afin que tout le monde puisse profiter des nouvelles possibilités offertes par cette technologie. Cela étant, tout ne se résume pas à une question d’accès&nbsp;: la véritable fracture dépendra de l’efficacité de l’IA à compléter et augmenter les tâches des individus.</p>



<p><em>«Les choix que nous ferons dans les années à venir définiront l’héritage de cette transition technologique sur le plan du développement humain»</em>, a déclaré Pedro Conceição, directeur du Bureau du Rapport sur le développement humain du Pnud. <em>«Si les bonnes politiques sont adoptées en se concentrant sur les individus, l’IA peut devenir un formidable pont vers des connaissances, des compétences et des idées nouvelles utiles à tous, que l’on soit exploitant agricole ou chef d’une petite entrepris», </em>a-t-il ajouté.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/07/rapport-du-pnud-lia-pourrait-relancer-le-developpement-humain/">Rapport du Pnud | L’IA pourrait relancer le développement humain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie marche sur la corde raide</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/la-tunisie-marche-sur-la-corde-raide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 08:22:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie tunisienne a donc besoin d’un travail approfondi de réformes pour restaurer son potentiel de croissance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durement touchée par la crise du Covid et les conséquences de la guerre en Ukraine, l’économie tunisienne est aujourd’hui confrontée à d’importantes contraintes de financement. Les comptes extérieurs ont assez bien résisté en 2023, mais la situation macroéconomique reste très fragile. Les remboursements de dette cette année sont importants et le pays n’est pas à l’abri d’un nouveau choc. En particulier, la perspective d’un rapprochement avec le FMI semble de moins en moins probable, alimentant les craintes sur la capacité du gouvernement à couvrir tous ses besoins de financement. Une crise de la dette ne peut être exclue.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Stéphane Alby</strong> *</p>



<span id="more-12071689"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby.jpg" alt="" class="wp-image-12071718" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Stephane-Alby-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La Tunisie marche sur une corde raide sans véritable filet de sécurité. Cela devrait être à nouveau le cas en 2024. Les élections présidentielles de l’automne ont réduit les perspectives d’un accord avec le FMI; parvenir à cet accord contribuerait cependant à débloquer la plupart des programmes d’assistance bilatéraux et multilatéraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord avec le FMI en 2024 semble peu probable</h2>



<p>L’aide du FMI reste conditionnée à la mise en œuvre de réformes que le président Saïed a largement rejetées, en raison d’un coût social jugé trop élevé (restructuration des entreprises publiques, refonte du système de subventions).</p>



<p>Officiellement, les discussions ne sont pas interrompues et de nouvelles modalités, prenant en compte les préoccupations des autorités tunisiennes, pourraient contribuer à rapprocher les positions. Mais ce scénario semble peu probable. Tout accord avec le FMI nécessitera des efforts budgétaires, d’autant plus difficiles à mettre en œuvre que le très faible taux de participation aux élections locales de décembre témoigne d’un mécontentement populaire latent.</p>



<p>La stabilité des réserves de change de la Banque centrale de Tunisie (BCT) en 2023 a probablement aussi renforcé l’idée des autorités selon laquelle l’économie pourrait se passer du soutien financier du FMI. Compte tenu des besoins de financement importants de cette année, cette stratégie est néanmoins risquée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUUJpLrDjg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/">Jusqu’où l’Etat tunisien peut-il continuer à se financer auprès des banques locales ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jusqu’où l’Etat tunisien peut-il continuer à se financer auprès des banques locales ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/embed/#?secret=aKtMnsjrIL#?secret=iUUJpLrDjg" data-secret="iUUJpLrDjg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Finances publiques : un risque de financement très élevé</h2>



<p>Malgré la dissipation du choc des termes de l’échange lié au conflit en Ukraine et la modération de la croissance de la masse salariale des fonctionnaires, le déficit budgétaire s’est à peine stabilisé en 2023, à 7,7% du PIB. C’est 2,5 points de plus que dans le projet de loi de finances initial. Pour 2024, l’ajustement devrait rester modeste, avec un déficit budgétaire de 6,6% du PIB attendu par le gouvernement.</p>



<p>Les subventions à l’énergie et aux produits de base continueront à peser lourdement sur le budget. Après avoir doublé en 2022 pour atteindre un niveau record de 8,3% du PIB, les subventions n’ont que très légèrement diminué en 2023, à 7,2% du PIB, contre 5,5% budgétés. Selon les prévisions du gouvernement, elles devraient encore atteindre cette année 6,5% du PIB, soit près de 20% des dépenses. A titre de comparaison, ce poste représentait 12% des dépenses en moyenne entre 2015 et 2021.</p>



<p>De nouveaux dérapages ne sont pas à exclure, compte tenu de la volatilité des prix mondiaux des matières premières. À cela s’ajoute l’augmentation des charges d’intérêt, qui ont dépassé 10% des dépenses budgétaires pour la première fois depuis début 2010. Le poids de la dette est le résultat d’une accumulation de déficits budgétaires élevés et d’un recours accru au financement intérieur à des conditions moins favorables que ceux accordés par les créanciers extérieurs officiels. Toutefois, cette tendance n’est pas appelée à s’inverser.</p>



<p>À moins que le déficit budgétaire ne se réduise plus que prévu, les besoins de financement du gouvernement tunisien dépasseront 17% du PIB cette année. L’amortissement de la dette comptera pour les deux tiers de ce montant. C’est énorme et sans commune mesure avec la situation pré-pandémique, où les besoins de financement représentaient environ 8 à 9% du PIB.</p>



<p>La capacité des autorités à faire face à cette situation reste très incertaine. En effet, 57% du plan de financement inscrit au budget repose sur des ressources extérieures, dont seulement un tiers a été identifié. Le gouvernement compte sur un soutien financier extérieur officiel, mais les sous-performances budgétaires répétées de ces dernières années incitent à la prudence. Fin septembre 2023, le gouvernement n’avait réussi à mobiliser que 28% des ressources extérieures prévues dans le budget initial. Sans accord avec le FMI, un tel scénario risque donc de se reproduire, laissant un écart de 12 à 13% du PIB à couvrir dans un marché obligataire national peu profond.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A0l9GLCK8m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/dissonances-et-incoherences-des-indicateurs-economiques-en-tunisie/">Dissonances et incohérences des indicateurs économiques en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dissonances et incohérences des indicateurs économiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/07/dissonances-et-incoherences-des-indicateurs-economiques-en-tunisie/embed/#?secret=nCsQa4lDsT#?secret=A0l9GLCK8m" data-secret="A0l9GLCK8m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>S’établissant à 15% fin 2019, l’exposition des banques au secteur public, au sens large (entreprises et administrations), s’élève fin 2019 à 20% des actifs de l’ensemble du système. Par ailleurs, le volume global des refinancements bancaires auprès de la BCT a augmenté de 43% en 2023, dont plus d’un tiers sous forme d’opérations d’open market contre moins de 20% en 2022.</p>



<p>Toutefois, une minorité de ces opérations d’open market sont utilisées à des fins de politique monétaire. Autrement dit, les autorités monétaires refinancent indirectement l’État en rachetant des bons du Trésor sur le marché interbancaire. Des mesures permettant à la Banque centrale de financer directement le gouvernement sont même en cours d’élaboration, ce qui pourrait potentiellement avoir un impact significatif sur l’inflation ou les taux de change.</p>



<p>Le risque de liquidité n’est pas la seule source d’inquiétude. Avec une dette qui atteint désormais 80% du PIB et une charge d’intérêts qui ne cesse de croître (14% des revenus en 2024 contre 10% en 2020), la solvabilité de l’État se dégrade également dangereusement. Le pays est désormais considéré comme étant à deux doigts d’un défaut de paiement par les agences de notation Fitch et Moody&rsquo;s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une amélioration fragile des comptes externes</h2>



<p>Après une année 2022 difficile, la pression sur les réserves de change s’est considérablement atténuée grâce à une très bonne activité touristique, aux envois de fonds élevés de la diaspora tunisienne et à la baisse des prix des principales matières premières importées. De 3,1 milliards USD sur les neuf premiers mois de 2022, le déficit du compte courant s’est réduit à 1,1 milliard USD en 2023. Selon nos estimations, il ne devrait pas dépasser 4% du PIB sur l’ensemble de l’année, contre 8,6% en 2022. La BCT a pu constituer une partie de ses réserves de change (+600 millions $). À 8,3 milliards USD, ils couvrent désormais 3,5 mois d’importations de biens et services (B&amp;S).</p>



<p>Les comptes extérieurs restent fragiles. Les perspectives tablent sur une dégradation modérée du déficit courant, à 4,4% du PIB en 2024. Mais le poids important du déséquilibre énergétique dans la balance commerciale (plus de la moitié du déficit en 2023), ou la dépendance à l’égard de l’Europe pour les exportations, expose l’économie à un certain nombre d’incertitudes économiques.</p>



<p>Par ailleurs, le pays devra également faire face à un amortissement important de sa dette extérieure (3,6 milliards USD contre 2,8 milliards USD en 2023). Toutefois, les sources de financement en dehors de l’aide publique sont largement insuffisantes. Les flux nets d’IDE sont faibles, autour de 500 à 600 millions de dollars pour les quatre dernières années, soit moins de 1,5% du PIB, et ils le resteront probablement dans les mois à venir en raison des difficultés macroéconomiques du pays. Avec des primes de risque souverain à cinq ans toujours supérieures à 1 000 points de base, la Tunisie ne pourra pas non plus se tourner vers les marchés financiers internationaux pour émettre de la dette. Si des risques baissiers (augmentation du déficit courant, insuffisance de financement) se matérialisaient, les réserves de change pourraient ainsi passer en dessous du seuil d’alerte à trois mois pour les importations de biens et services avec, en corollaire, une forte pression sur le dinar.</p>



<p>Un autre facteur illustre les vulnérabilités actuelles : l’émergence depuis 2022 de pénuries de produits de base subventionnés, dont l’importation et la commercialisation sont assurées par des entreprises publiques de plus en plus endettées. Il en résulte une compression des importations, qui pourrait atténuer pendant un certain temps la pression sur les réserves de change, mais cette situation ne peut pas durer à long terme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7BQZw0g8XR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/">La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie termine 2023 en récession et aborde 2024 dans l’incertitude » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/03/la-tunisie-termine-2023-en-recession-et-aborde-2024-dans-lincertitude/embed/#?secret=3JXAzcIA70#?secret=7BQZw0g8XR" data-secret="7BQZw0g8XR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance économique : pas de reprise en vue</h2>



<p>Dans ce contexte, il est difficile d’imaginer comment l’activité économique pourrait réellement se redresser. Sur les neuf premiers mois de 2023, la croissance économique n’a atteint que 0,7 % en moyenne [0,4% sur toute l’année 2023, Ndlr], son plus bas niveau depuis 2011, hors crise du Covid. La contraction de plus de 10% de la valeur ajoutée agricole due à une grave sécheresse explique en grande partie cette contre-performance. Mais en dehors du secteur agricole, la croissance a également stagné. Malgré la bonne performance des exportations de produits manufacturés et du tourisme, la croissance s’est établie à 1,9% en moyenne contre 3,1% l’année précédente. Cependant, sans relâchement des contraintes de financement, la plupart des facteurs qui ont pesé sur l&rsquo;économie en 2023 devraient persister, voire s’aggraver : effet d’éviction du crédit bancaire dans l’économie en raison du recours massif du gouvernement au marché local, forte inflation (8,1% fin 2023, 12,3% sur l’alimentation), marge de manœuvre budgétaire quasi nulle (dépenses courantes désormais supérieures aux recettes). Même avec une reprise de la production agricole, la croissance devrait à peine dépasser 2% en 2024, ce qui est trop faible pour faire baisser un taux de chômage de près de 16%.</p>



<p>Contrairement à presque tous les pays de la région, la Tunisie ne retrouvera donc son PIB d’avant la pandémie que l’année prochaine. Cela reflète la profondeur d’une crise dont la chute des investissements de plus de 10 points de PIB depuis 2010 est l’un des éléments les plus marquants.</p>



<p>Au-delà de la nécessaire stabilisation macroéconomique, l’économie tunisienne a donc besoin d’un travail approfondi de réformes pour restaurer son potentiel de croissance. Ce sera un processus long et risqué, surtout si une crise de la dette venait s’ajouter aux difficultés actuelles.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais. </em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://economic-research.bnpparibas.com/html/en-US/Tunisia-Walking-tightrope-2/13/2024,49347">BNP Paribas.</a> </p>



<p><em>* Economiste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/12/la-tunisie-marche-sur-la-corde-raide/">La Tunisie marche sur la corde raide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mustapha Kamel Nabli décortique la crise de la dette en Tunisie des années… 1860</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/31/mustapha-kamel-nabli-decortique-la-crise-de-la-dette-en-tunisie-des-annees-1860/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2023 06:26:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beit Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[crise de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Ben Smail]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Kamel Nabli]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Khaznadar]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Bey]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mustapha Kamel Nabli analyse la crise de la dette des années 1860 en Tunisie qui a accéléré l'installation du protectorat français.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/31/mustapha-kamel-nabli-decortique-la-crise-de-la-dette-en-tunisie-des-annees-1860/">Mustapha Kamel Nabli décortique la crise de la dette en Tunisie des années… 1860</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Qu’est-ce qui a amené l’ancien ministre du Développement économique et ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Mustapha Kamel Nabli, à s’intéresser, qui plus est en ce moment, à la crise de la dette publique des années 1860 en Tunisie</em></strong> ?</p>



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<p>L’auteur, professeur d’économie avant d’être acteur politique de premier ordre, avant et après la révolution de 2011, a certes aujourd’hui, dans le calme d’une retraite bien méritée, davantage de temps à consacrer à la réflexion et à l’étude, quitte à revêtir, cette fois, l’habit de l’historien pour traiter d’une question certes historique mais dont le caractère économique et financier aurait mérité davantage de traitement, ne fut-ce que pour en tirer les leçons qui s’imposent pour le présent et l’avenir. </p>



<p>Son nouvel ouvrage, <em>‘‘Une nouvelle lecture de la crise de la dette publique des années 1860 en Tunisie’’</em>, récemment publié par l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beit al-Hikma, traite de la nature de la dette publique durant les années 60 du 19<sup>e</sup> siècle en énonçant les causes majeures qui ont conduit à l’émergence de la crise, dont l’auteur analyse, également, la portée et les répercussions, d’autant qu&rsquo;elle a mené à l’imposition, en 1881, du protectorat français à une Tunisie asphyxiée par une dette dépassant largement ses capacités de paiement, sa richesse nationale de l’époque se résumant aux exportations d’huile d’olive et dattes.  </p>



<p>Dans son approche d’analyse, Mustapha Kamel Nabli a recours à plusieurs concepts et outils analytiques actuels pour décortiquer une crise qui a eu lieu il y a un siècle et demi et qui a eu d’énormes conséquences sur l’histoire de la Tunisie et dont les principaux acteurs, Sadok Bey, Mustapha Khaznadar et autres Mustapha Ben Smail sont tristement célèbres pour avoir accéléré par leur politique d’endettement la faillite du pays dont ils avaient la charge. D’où la dimension novatrice de cette étude qui examine une crise dans laquelle le politique et l’économique se chevauchent et qui est, à la fois, impactée par des considérations nationales, régionales et internationales.</p>



<p>L’auteur s’attache, ainsi, dans son ouvrage à une approche comparative avec les crises régionales et mondiales. Mais la comparaison avec la situation actuelle en Tunisie, pays surendetté et au bord de la cessation de paiement, si Mustapha Kamel Nabli ne s’y attarde pas, n’échappe pas cependant à la perspicacité des lecteurs, le choix du sujet n’étant pas en soi le fruit du hasard. </p>



<p>Le passé est censé éclairer<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/29/la-tunisie-bientot-sous-tutelle-internationale/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> le présent,</a> si tant est que nous sommes capables d’en tirer les bonnes leçons pour éviter que les mêmes erreurs provoquent les mêmes catastrophes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>



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