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	<title>Archives des Destour - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Destour - Kapitalis</title>
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		<title>Le 9 avril 1938 &#124; Quand le Destour devient Néo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 12:10:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les émeutes 9 avril 1938 ont marqué un point de rupture dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/">Le 9 avril 1938 | Quand le Destour devient Néo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 9 avril 1938 marque un point de rupture dans l’histoire du mouvement nationaliste tunisien.&nbsp;Rappel de quelques faits historiques sur ce tournant décisif dans le mouvement national tunisien…</em></strong></p>



<p><strong>Pr Moncef Ben Slimane</strong> *</p>



<span id="more-18605597"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p>Quelques jours, avant les manifestations, le 4 avril,&nbsp;Slimane Ben Slimane&nbsp;et Youssef Rouissi sont arrêtés à Souk El Arba (actuelle Jendouba) alors qu’ils organisaient&nbsp;une réunion pour appeler à la désobéissance civile. Le 9 avril, les manifestations sont violemment réprimées. Des figures majeures du mouvement, comme&nbsp;Ali Belhouane,&nbsp;Habib Bourguiba&nbsp;ou encore Salah Ben Youssef sont arrêtées. La direction du Néo-Destour est jugée au cours du fameux procès de Guérin, de Cayla&nbsp;puis emprisonnée pour plusieurs années au Fort Saint-Nicolas, à Marseille. La confrontation avec le pouvoir colonial est désormais ouverte.&nbsp;</p>



<p>Dans la Tunisie des années 1930, tous les ingrédients d’une crise majeure sont réunis. La situation économique se dégrade, frappant durement ouvriers, paysans et artisans. En parallèle, les autorités du protectorat français durcissent leur politique et multiplient les atteintes à l’identité nationale. Une compagnie de naturalisation de Tunisiens est lancée, soutenue par les oulémas&nbsp;de la Zitouna avec leur tête le cheikh Tahar Ben Achour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du réformisme à la désobéissance civile</h2>



<p>Dans ce contexte tendu, une nouvelle génération de militants nationalistes s’impose. Portée notamment par des figures comme&nbsp;Ali Belhouane, elle remet en cause les méthodes jugées trop prudentes du Destour de Abdelaziz Thaâlbi et prône une action directe contre la domination coloniale.</p>



<p>Au sein du Néo-Destour, les débats s’intensifient. Faut-il continuer à négocier des réformes ou rompre définitivement avec toute forme de compromis ?</p>



<p>Mais la fracture devient politique. Une partie des dirigeants néo-destouriens rejette toute solution d’autonomie sous contrôle français et revendique l’indépendance totale. Cette position s’accompagne d’un changement de stratégie : la mobilisation populaire et la désobéissance civile remplacent progressivement les démarches réformistes.</p>



<p>Avril 1938 vient cristalliser cette évolution. Face à l’agitation croissante, les autorités coloniales choisissent la manière forte. Arrestations massives, manifestations réprimées dans le sang, procès politiques : la répression est brutale et systématique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="430" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-15564605" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-300x215.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Slimane-Ben-Slimane-Habib-Bourguiba-580x416.jpg 580w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Slimane Ben Slimane et Habib Bourguiba: restituer la mémoire nationale. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Construire une mémoire nationale</h2>



<p>C’est en cela qu’avril 1938 fait date. Non seulement parce qu’il révèle la violence du système colonial, mais parce qu’il consacre une certitude chez les nationalistes tunisiens : l’indépendance ne se négocie pas, elle s’imposera.</p>



<p>Et pourtant, près d’un siècle plus tard, certaines mémoires continuent d’être reléguées dans l’ombre. J’espère que la direction du Centre national de la traduction prendra le temps de lire ces lignes, elle qui refuse de traduire en langue arabe les&nbsp;‘‘<em>Souvenirs politiques’’</em>&nbsp;de&nbsp;Slimane Ben Slimane, au motif de <em>«Qui c’est ce monsieur !? on ne traduit que les choses importantes pour l’histoire de la Tunisie»</em>.</p>



<p>Mais au-delà de cette réaction banale et classique de l’administration, une autre question demeure : celle de la mémoire. Car une nation ne se construit pas seulement par les luttes qu’elle mène, mais aussi par la manière dont elle choisit de les raconter, de les transmettre et de les reconnaître.</p>



<p>Construire une mémoire nationale exige une démarche rigoureuse, lucide et juste — une démarche qui ne sélectionne pas, n’efface pas, mais restitue la pluralité des engagements, des parcours et des voix qui ont façonné l’histoire de la Tunisie.</p>



<p>À défaut, ce ne sont pas seulement des hommes que l’on oublie, mais des pans entiers de ce qui fait la vérité d’une nation.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/le-9-avril-1938-quand-le-destour-devient-neo/">Le 9 avril 1938 | Quand le Destour devient Néo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Le tissu des souvenirs’’&#8230; ou le voile des omissions</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/22/le-tissu-des-souvenirs-ou-le-voile-des-omissions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Dec 2024 07:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les souvenirs d'une grande figure du barreau et grand patriote, du combat pour l’indépendance jusqu’à l’État issu de la Révolution. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/22/le-tissu-des-souvenirs-ou-le-voile-des-omissions/">‘‘Le tissu des souvenirs’’&#8230; ou le voile des omissions</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur est une grande figure du barreau, un grand patriote, du combat pour l’indépendance jusqu’à l’État issu de la Révolution, en passant par la guerre interne dans le Destour, il n’a cessé d’être&nbsp;présent&nbsp; aux grandes heures de l’Histoire du pays, parfois en tant qu’acteur, d’autres comme témoin. </em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-14945111"></span>



<p>Je demeure personnellement reconnaissant à Lazhar Karoui Chebbi pour l’assistance juridique qu’il a bien voulu m’apporter à un moment dramatique de ma vie, en 1988, il y a 37 ans.&nbsp;Il n’a pas hésité au temps du protectorat à hisser le drapeau tunisien sans le drapeau français au sommet du minaret d’une grande mosquée; et c’est peu&nbsp;dire. Il a été enlevé par les comités de vigilance de Bourguiba. Il en a été à tort accusé de meurtre.</p>



<p>D’emblée, dans son récit, le militant se situe comme un fils du sud profond arabo-musulman, Zitounien par accident pour cause de seconde guerre mondiale, sans se renier, et il choisit lors de la décolonisation le camp de sa famille et de ses aînés, celui du secrétariat général du Destour derrière <em>«le Grand Leader»</em>&nbsp; Salah Ben Youssef.</p>



<p>Le premier hiatus dans le récit est l’amalgame rapporté chez les Bourguibistes entre les étudiants Zitouniens et le <em>«Grand Leader»</em>, que l’auteur situe en 1950, lorsque ce dernier, devenu ou en passe de devenir ministre de la Justice du second gouvernement Chenik, vient haranguer les premiers lors de leur grève générale, ce qui aurait déclenché leur répression. Par qui? A cette époque, le Destour ne contrôlait en effet pas les organes répressifs du protectorat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La querelle Bourguibistes/Youssefistes &nbsp;</h2>



<p>Cet amalgame ne se fera donc que quelques&nbsp;années plus tard lorsque le conflit fratricide ravagera les rangs du parti et le pays et que les Zitouniens&nbsp;deviendront suspects après les harangues enflammées à la mosquée Zitouna du secrétaire général, converti du passage graduel à l’indépendance que sous-tendait sa participation à un gouvernement sous l’autorité du protectorat, au panarabisme intégral.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6X8BBjReb8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/24/la-vraie-fausse-affaire-ben-youssef-ou-la-chasse-aux-fantomes/">La vraie fausse affaire Ben Youssef où la chasse aux fantômes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La vraie fausse affaire Ben Youssef où la chasse aux fantômes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/24/la-vraie-fausse-affaire-ben-youssef-ou-la-chasse-aux-fantomes/embed/#?secret=ae20xj35T0#?secret=6X8BBjReb8" data-secret="6X8BBjReb8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’auteur prend la défense de Ben Youssef: il ne s’est pas enfui de Tunisie parce qu’il était un lâche, mais parce qu’il était soucieux que les Tunisiens ne s’entretuent pas, et que l’appareil répressif du protectorat sous la férule du ministre de l’Intérieur Mongi Slim <em>«le leader bien-aimé»</em> appuyait Bourguiba. Le récit de la grande manifestation Youssoufiste de la Marsa demandant la destitution de ce dernier&nbsp; par le Bey qui n’avait aucune autorité à le faire, acquiert ainsi un côté démagogique qui ne plaide pas en faveur du sérieux de ses organisateurs.&nbsp;</p>



<p>On apprend néanmoins&nbsp;que la majorité des cellules du parti avaient fait allégeance au secrétariat général [dirigé par Ben Youssef, Ndlr], ce que l’on croit volontiers, abstraction faite des télégrammes faisant foi, que l&rsquo;auteur déclare avoir eu en mains, sans en conserver de listes ni de copies. Pas plus qu’il ne conservera bien plus tard aucune trace écrite du projet des accords de Carthage qui auraient dû écarter Youssef Chahed du Gouvernement, et cela laisse dubitatif. Mais, gage d’objectivité, il prend soin de préciser que son cousin, le grand avocat Abdelaziz Chebbi, le père de Ahmed Nejib, qui s’était enfui avec Ben Youssef à Tripoli, décide de rompre avec lui et de rentrer en Tunisie à l’indépendance, en estimant&nbsp; qu’il n’y avait plus aucun contentieux entre lui même et Bourguiba, pour reprendre sa profession d’avocat. Il se verra néanmoins retirer l’affiliation à la cour de cassation d’une manière parfaitement&nbsp;arbitraire et offensante.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, le grand militant, le Docteur Slimane Ben Slimane, le seul avant son exclusion du Destour à oser contredire Bourguiba sans encourir ses foudres, se voit cité en tant qu’exemple d’engagement politique sincère, et ce n’est que justice. Néanmoins, c’est le Maroc qui a tiré bénéfice du combat des deux chefs du Destour en se voyant accorder l’indépendance sans le passage par l’autonomie interne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le combat des avocats pour l’indépendance de la justice &nbsp;</h2>



<p>Le livre est d’autre part&nbsp; très instructif sur le développement de la Justice en Tunisie, depuis les Capitulations, jusqu’à la première Constitution de 1861 par Ahmed Bey et le premier système judiciaire moderne, reniés par son successeur.</p>



<p>Enfin, la profession d’avocat apparaît comme le cheminement d’un long processus qui part du Défendant, passe par le Mandataire, la distinction entre les avocats détenteurs de diplômes français et tunisiens, avant d’aboutir à l’unification du titre. Cela met évidemment en exergue la rivalité professionnelle traduite sur le plan politique, qui a opposé à certains moments aux francophones des facultés françaises les arabisants issus de la Zitouna, dont le mari&nbsp;de feu ma tante paternelle Alya, le regretté Mohammed Kablouti, qui fut une figure marquante du Youssefisme, chose que j’ignorais complètement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yEEpBY7Tmu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/les-trois-decennies-bourguiba-aux-fondations-dun-etat-perenne/">‘‘Les trois décennies Bourguiba’’ : aux fondations d’un Etat pérenne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les trois décennies Bourguiba’’ : aux fondations d’un Etat pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/les-trois-decennies-bourguiba-aux-fondations-dun-etat-perenne/embed/#?secret=V1MnxpczpS#?secret=yEEpBY7Tmu" data-secret="yEEpBY7Tmu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi l’affrontement fratricide dans le Destour avait eu comme bien souvent ailleurs des fondements économiques aussi importants. Mais l’auteur prend bien soin de souligner que l’indépendance de l’ordre des avocats a été instaurée en 1952&nbsp; par Salah Ben Youssef alors ministre de la Justice de M. Chenik, ce que évidemment Bourguiba n’a eu de cesse de remettre en question.</p>



<p>Le récit met donc en exergue cet affrontement souvent héroïque de la profession refusant de renoncer à ses franchises avec le régime, ayant abouti à la détention du bâtonnier&nbsp;Chedli Khalladi en 1961, la répartie de Azzouz Rebai pourtant bourguibiste face au doyen parachuté&nbsp; Abdennabi sur les <em>«têtes du marché de Halfaouine»</em> à envoyer à Bourguiba pour satisfaire sa demande , les machinations de Ezzedine Chérif&nbsp;préférant être investi par le pouvoir que par ses collègues, et l’audace de Said Chebbi face au juge militaire Hamzaoui, qui sans l’intervention du Premier ministre Mohammed Mzali, aurait pu lui coûter la prison.</p>



<p>Chaque grand procès du régime, celui du complot de Lazhar Chraiti, de Perspectives, de l’UGTT, du Mouvement de la tendance islamique, met ainsi aux prises les cours spéciales symboles de l’arbitraire du régime avec l’Ordre des Avocats, dont la marge de manœuvre &nbsp;s’avère souvent étroite.</p>



<p>L’article 17 régissant la Cour Spéciale est ainsi une véritable épée de Damoclès suspendue sur la tête de la défense puisqu’il permet&nbsp; au régime de se substituer à la structure ordinale pour sanctionner ceux des avocats par qui elle estime avoir été offensée. Maître Noureddine Boudali reçoit ainsi un blâme. Un autre de ses collègues est suspendu d’activité professionnelle pour une année, sanction non suivie d’effet car non communiquée par écrit. Il avait osé transmettre le blâme adressé par son ordre professionnel à la Cour spéciale pour avoir menacé en début de procès d’user de l’article décrié contre les défenseurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F4gAuSEmOq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/tunisie-le-proces-des-responsables-des-evenements-du-26-janvier-1978/">Tunisie : ‘‘Le procès des responsables des événements du 26 janvier 1978’’</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : ‘‘Le procès des responsables des événements du 26 janvier 1978’’ » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/tunisie-le-proces-des-responsables-des-evenements-du-26-janvier-1978/embed/#?secret=u6joVikIVH#?secret=F4gAuSEmOq" data-secret="F4gAuSEmOq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les avocats sont donc astreints à s’accrocher à des vices de procédure ou à étudier la jurisprudence&#8230; égyptienne, ainsi que le rapporte l’auteur lors du procès du 26 Janvier 1978, en compagnie de son stagiaire Maître Mondher Trad, un cousin de ma mère, pour démontrer le caractère inéquitable de ces procès, ce qui a surtout des répercussions à l’extérieur du pays, l’opinion publique locale n’étant que peu sensible aux arguties juridiques.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La muraille infranchissable des non-dits</h2>



<p>Il me semble que là s’est située et de loin la partie la plus intéressante de l’ouvrage. La suite, celle de la participation contre son gré de l’auteur au gouvernement en tant que ministre de la Justice, soulève en effet plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.</p>



<p>On n’apprend en effet pas par qui les dizaines de postes de police ont été brulés, ou les 15 000 détenus libérés, ou les voies de chemin de fer du phosphate interrompues. Aucune hypothèse n’est émise. On en parle comme s’il s’agissait d&rsquo;une catastrophe naturelle. La question des snipers n’est pas abordée. <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/rajhi-etait-il-fautif-une-machination-politique-sous-le-gouvernement-provisoire-de-la-revolution/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’affaire Farhat Rajhi</a> est ignorée, tout comme celle des jeunes envoyés se battre via la Turquie, en Syrie et en Irak. Le seul sujet dont il a daigné parler est celui de l’Indépendance de la Justice qui semble avoir été sa principale préoccupation durant son mandat et des problèmes rencontrés avec les Juges ou les gardiens des prisons. Sinon le passage sur les assassinats de Chokri Belaid ou Mohamed Brahmi, ou bien sur le parti Nidaa ne confirment que ce que l’on savait déjà. Idem pour le mandat du président Béji Caid Essebsi (BCE) auquel l’auteur semble vouer une dévotion sans bornes au point de s’abstenir de le critiquer sur la nomination de Habib Essid, puis sa révocation, puis le choix de Youssef Chahed, un homme dénué d’expérience, comme Premier ministre malgré son échec au congrès de Sousse, enfin l’apparition de nulle part des manigances de son fils Hafedh. </p>



<p>BCE est ainsi dépeint comme ayant pris ses distances avec Bourguiba du fait de son exercice autoritaire du pouvoir; cela ne l’avait pas empêché d’occuper de hautes fonctions sous Ben Ali, qui n’était pas moins autoritaire. Et c’est Rached Ghannouchi qui l’aurait empêché de rétablir par le renvoi de Youssef Chahed la situation économique et financière compromise par l’injection de 120 000 Nahdhaouis dans l’administration publique.</p>



<p>Enfin, la mort de BCE est abordée d’une manière autocentrée, ignorant complètement le contexte à l’ARP, en particulier la participation supposée de certains députés à un complot visant à priver Mohammed Ennaceur de la succession intérimaire du président.</p>



<p>Le livre se termine d’ailleurs avec la démission de l’auteur de son poste de conseiller à la présidence, et aucun commentaire n’est fait sur le nouveau président ni les changements considérables qui ont anéanti le régime instauré auparavant et auquel il avait lui-même contribué en instaurant&nbsp;l’indépendance de la justice. L’ancien ministre semble ainsi s’être imposé un devoir de réserve et sans doute de fidélité qui l’a réduit à une rhétorique vide de sens sur sa participation au pouvoir, un parler pour ne rien dire, et à un mutisme sur l’avenir de son pays que son passé de militant et de grand avocat eût dû nous épargner.</p>



<p>On a ainsi la curieuse impression d’une remontée des souvenirs à contre-courant : les mieux conservés sont les plus anciens, les plus altérés en sont les plus récents; ceux portant sur l’actualité sont purement et simplement effacés. Entre l’avocat de l’histoire et le ministre sans histoires se dresse la muraille infranchissable du non-dit, celle de la politique.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Le tissu des souvenirs’’ (en arabe نسيج الذكريات), de Lazhar Karoui Chebbi, éd. Atabesques, Tunis 2023, 363 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/22/le-tissu-des-souvenirs-ou-le-voile-des-omissions/">‘‘Le tissu des souvenirs’’&#8230; ou le voile des omissions</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mohamed Attya, le «passeur de lumière», victime de Bourguiba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/mohamed-attya-le-passeur-de-lumiere-victime-de-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 09:22:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Attya, l'éducateur victime du ressentiment et de l’autoritarisme de Bourguiba.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/mohamed-attya-le-passeur-de-lumiere-victime-de-bourguiba/">Mohamed Attya, le «passeur de lumière», victime de Bourguiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>‘</em><strong>‘</strong>‘Mohamed Attya, le passeur de lumière’’,<em> ouvrage de Emna Attaya Belkhoudja, fait partie d’une longue série de témoignages qui contribuent, depuis 2011, à lever le voile sur les injustices subies par beaucoup de nos compatriotes, victimes du ressentiment et de l’autoritarisme bourguibiens et à jeter un nouvel éclairage sur certains épisodes de notre histoire nationale contemporaine.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-12647394"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure>
</div>


<p>Dans ce livre, tout en faisant le portrait d’un homme méconnu du grand public, et tout en retraçant le parcours de cet infatigable pédagogue qui fut, sous le Protectorat français, le premier Tunisien à avoir dirigé le collège Sadiki, à Tunis, cette pépinière de l’élite nationale, et celui qui fonda le lycée Khaznadar, au Bardo, l’auteure fait une œuvre, à fois, édifiante et touchante.</p>



<p>En lisant ce livre, il est difficile de ne pas être sensible à l’effort que l’auteure, historienne de formation, a dû déployer pour réprimer en elle le sentiment d’injustice qui devait la ronger depuis des décennies, afin de livrer au public, aussi bien le récit du parcours d’un père qui avait été, en 1958, victime de la hargne d’un Bourguiba, au summum de sa gloire, que celui d’un drame familial qui allait&nbsp; bouleverser la vie d’un couple et celle de ses huit enfants.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rétablir la vérité</h2>



<p>En effet, tout au long du récit, l’auteure est, constamment, dans la retenue. Elle expose, sans commenter, et explique sans porter de jugement péremptoire, n’ayant d’autre obsession que celle de rétablir la vérité à propos du pénible drame dont son père était la victime. Aussi, préfère-t-elle donner la parole aux témoins de l’époque (des personnalités politiques, des intellectuels et des universitaires), lesquels, à un moment ou un autre, avaient connu son père, quand il était à la tête du collège Sadiki.</p>



<p>Tout en étant un plaidoyer qui cherche à réhabiliter la mémoire d’un père victime de l’arbitraire du nouveau pouvoir bourguibien, le livre est aussi un document historique qui essaie de reconstituer l’ambiance générale, dominée par la tension politique et la menace armée, dans laquelle le pays était plongé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="49LW7cwxaO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/tunisie-bourguiba-ombres-et-lumieres/">Tunisie : Bourguiba, ombres et lumières  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Bourguiba, ombres et lumières   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/tunisie-bourguiba-ombres-et-lumieres/embed/#?secret=Hcbk6UfkPr#?secret=49LW7cwxaO" data-secret="49LW7cwxaO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Tout commence avec le portrait du jeune Mohamed Attya et l’épisode relatant l’histoire de son amitié avec Bourguiba, alors qu’ils étaient, à l’époque, encore étudiants à Paris. Issus du Sahel, les deux jeunes hommes étaient devenus tellement proches que M. Attya avait hébergé chez lui, pour quelque temps, son ami qui, à l’époque, connaissait des difficultés matérielles.</p>



<p>Mais, vite, les chemins des deux amis bifurquèrent. Si Bourguiba se lança dans le combat politique contre le colonisateur, M. Attya, sa licence d’arabe en poche, préféra rentrer au pays, ayant pour ambition de contribuer à la mise en place d’un système scolaire tunisien qui soit <em>«respectueux de l’identité nationale», «ouvert au monde et soucieux des exigences de la modernité».</em></p>



<p>Devenu enseignant au fameux collège Sadiki, M. Attya allait faire preuve de dévouement, d’abnégation et de d’inventivité au profit de la modernisation des outils pédagogiques. Passionné par son métier, il finit par être promu pour occuper successivement le poste de vice-directeur et celui de directeur du collège, des postes qui, jusqu’alors, étaient occupés par des Français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte politique fébrile</h2>



<p>Discret, l’homme nourrissait en lui l’ambition de bien accomplir son devoir, de veiller à améliorer les conditions de travail et de vie de ses élèves et d’assurer leur sécurité dans un contexte politique marqué par la fébrilité.</p>



<p>D’ailleurs, outre les questions pédagogiques, ce fut lui qui était à l’origine de la création du lycée Khaznadar, conçu, au cours de l’après-guerre, comme annexe du collège Sadiki et destiné aux internes dont le nombre ne cessait de croître.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tbu0jOnElL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/">La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie : les leçons de 70 ans d’autoritarisme politique   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/13/la-tunisie-les-lecons-de-70-ans-dautoritarisme-politique/embed/#?secret=nESMDbSXto#?secret=Tbu0jOnElL" data-secret="Tbu0jOnElL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Néanmoins, tout étant patriote soucieux de voir son pays s’émanciper, Mohamed Attya, n’était pas un mordu de politique. En effet, dès le début, cet homme réservé avait tenu à garder la neutralité absolue entre le Destour de Abdelaziz Thaâlbi et le Néo-Destour de Habib Bourguiba sans se douter, un instant, qu’une telle attitude de méfiance à l’égard de l’engagement politique pût, un jour, lui porter préjudice. </p>



<p>M. Attya était accaparé par sa tâche à la tête du collège Sadiki, quand un jour, il apprit qu’il avait été, non seulement évincé de son poste, mais qu’il était aussi l’objet d’une poursuite judiciaire qui allait l’amener à passer devant le juge, victime d’un procès fabriqué de toutes pièces. Ce fut à la suite de ce procès dont le déroulement allait être retransmis en direct à la radio, une première pour l’époque, qu’une lourde sentence fut prononcée contre l’ancien directeur le condamnant à cinq ans de prison. Pis encore, les biens de Mohamed Attya furent confisqués, et sa famille, qui occupait une maison de fonction, se retrouva dans la rue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vengeance de Bourguiba</h2>



<p>Ulcéré par une telle lourde injustice dont son ami, devenu maître du pays, devait être l’instigateur, M. Attya resta longtemps sous le choc. Même si, après quelques mois, il fut libéré, il ne put ni récupérer ses biens, ni être réhabilité dans ses droits, ce qui montre le degré du ressentiment du nouveau maître du pays qui venait de détruire la vie d’un homme dont il jugeait la neutralité politique suspecte.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>S’il est indéniable que Bourguiba reste une figure emblématique de l’histoire contemporaine de notre pays et une personnalité dont l’héritage politique progressiste, dans certains domaines, est reconnu par tous, il serait injuste de ne pas admettre que l’homme dont la fougue, l’arrogance et la mégalomanie ont fait beaucoup de victimes qui méritent, aujourd’hui, notre estime et notre attention.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2zStobUl82"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/">Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peut-on réhabiliter Ben Youssef sans vouer Bourguiba aux gémonies ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/01/peut-on-rehabiliter-ben-youssef-sans-vouer-bourguiba-aux-gemonies/embed/#?secret=5feDgZBHnZ#?secret=2zStobUl82" data-secret="2zStobUl82" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>D’ailleurs, à ce sujet, il est regrettable que le discours de l’élite <em>«progressiste, moderniste, laïque»</em> ait été, le 14/01/2011, dans la confusion et non dans le dépassement. Ainsi, au lieu de centrer son discours sur un véritable projet de société tourné vers l’avenir, ayant la démocratie comme fondement, elle était encore sous le charme d’un passé fantasmé. Désarmée dans son combat contre le mouvement <em>«frériste»</em>, elle s’était trompée d’enjeu et s’était retrouvée, à son insu, en train de revendiquer le vieil <em>«héritage»</em>, avec tout ce qu’il comporte de dérèglements dont nous ressentons, aujourd’hui encore, les soubassements.</p>



<p> * <em>Ecrivain et universitaire.   </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/mohamed-attya-le-passeur-de-lumiere-victime-de-bourguiba/">Mohamed Attya, le «passeur de lumière», victime de Bourguiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les Destouriens, victimes des choix douteux de Béji Caïd Essebsi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 11:40:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si les Destouriens, héritiers de Bourguiba, sont aujourd’hui dispersés, la faute en revient principalement à Béji Caid Essebsi qui, en s’alliant avec le chef islamiste Rached Ghannouchi, et en prônant le consensus généralisé, a paralysé la vie politique en Tunisie, où se perpétue encore aujourd’hui cette bizarrerie dont seuls les Tunisiens sont capables. Par Rachid...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/06/les-destouriens-victimes-des-choix-douteux-de-beji-caid-essebsi/">Les Destouriens, victimes des choix douteux de Béji Caïd Essebsi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Caid-Essebsi-Ghannouchi-10e-congres-Ennahdha.jpg" alt="" class="wp-image-51016"/></figure>



<p><strong><em> Si les Destouriens, héritiers de Bourguiba, sont aujourd’hui dispersés, la faute en revient principalement à Béji Caid Essebsi qui, en s’alliant avec le chef islamiste Rached Ghannouchi, et en prônant le consensus généralisé, a paralysé la vie politique en Tunisie, où se perpétue encore aujourd’hui cette bizarrerie dont seuls les Tunisiens sont capables.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>



<span id="more-286092"></span>



<p> Pour dominer la scène politique, Rached Ghannouchi, président du parti islamiste Ennahdha, a divisé les Tunisiens en bons et en mauvais musulmans, puis il a divisé les Destouriens en fréquentables et en suppôts de la dictature de Ben Ali pour en finir avec le <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Destour (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Destour" target="_blank">Destour</a> et les Destouriens !</p>



<p> Et depuis la fumeuse<em><a rel="noreferrer noopener" aria-label=" «révolution» (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/11/les-dessous-de-la-fumeuse-revolution-du_20.html" target="_blank"> «révolution»</a></em> à la faveur de laquelle l’émir du Qatar a aidé Ghannouchi et ses Frères musulmans à s’installer au pouvoir, des <em>«révolutionnaires» </em>de la 25e heure sont sortis de nulle part pour la plus part, aux doctrines surannées (panislamisme, panarabisme, communisme…), sinon farfelues, pour récupérer un soulèvement des Tunisiens contre un régime policier. Et dans le chaos général qui a suivi, les Destouriens, désorientés par la soudaineté et la violence des mercenaires de l’émir du Qatar, se sont dispersés. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Rached Ghannouchi divise les Destouriens </h3>



<p> Ainsi, certains d’entre eux se sont retirés de la vie politique, parfois en prenant le chemin de l’exil, alors que d’autres ont retourné leur veste pour rallier Ghannouchi, en se convertissant (réellement ? hypocritement ?) à l’islamisme qui fonde son action politique, se laissant pousser la barbe et s’apposant le sceau frontal du fervent prieur pour les hommes; et en se couvrant de voiles pour les femmes; jusqu’à adopter le langage et les pratiques sociétales importées d’Arabie et du Golfe. </p>



<p> Bien d&rsquo;autres encore ont fait amende honorable et ont demandé pardon à Ghannouchi dans l&rsquo;espoir d’un poste sinon d’un strapontin dans l’administration tunisienne. </p>



<p> Machiavélique, le chef islamiste profitera de la situation pour diviser les Destouriens; puisque, depuis la trahison de Béji Caïd Essebsi, en 2015, de plus en plus de Destouriens admettent l’alliance avec les Frères musulmans et acceptent le <a rel="noreferrer noopener" aria-label="consensus (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2017/12/le-danger-du-consensus.html" target="_blank">consensus</a> imposé par Ghannouchi comme inéluctable et indispensable pour gouverner le pays, bien que leur idéologie soit à l’opposé de la leur.</p>



<p> Enfin, un autre groupe de Destouriens, plutôt rares, ont décidé de reprendre du service, revendiquant haut et fort les valeurs du Destour, pour libérer la Tunisie de son nouveau colonisateur, dont Abir Moussi et son Parti destourien libre (PDL) en combattant pacifiquement les Frères musulmans.</p>



<p> Or la caractéristique des Destouriens est de fuir les doctrines mortifères comme le nazisme, le fascisme, le communisme, l’islamisme, l’arabisme… leur préférant le nationalisme positif pour libérer la Tunisie et bâtir une nation tunisienne et une république moderne dotée d’institutions démocratiques à l’instar des pays développés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Béji Caïd Essebsi  trahit ses électeurs</h3>



<p> Alors pourquoi certains Destouriens ont-ils tourné le dos à leurs principes fondateurs? Est-ce par manque de conviction? Ou, simplement, par opportunisme?</p>



<p> La faute à qui ? Indéniablement à Béji Caïd Essebsi qui a ouvert la porte de la normalisation des relations des Destouriens avec leurs ennemis jurés, les Frères musulmans. </p>



<p> On se rappelle tous qu’il avait promis et juré qu’il ne s’alliera jamais aux Frères musulmans, et qu’il sera le rempart contre l’islamisme en Tunisie. Ce qui explique le raz de marée de Tunisiens qui ont rallié Nidaa Tounes, le nouveau parti qu’il avait créé en juin 2012.</p>



<p> Mais pourquoi Béji Caïd Essebsi avait-il trahi ses électeurs? Pour satisfaire un ego désireux de finir sa carrière politique au palais de Carthage ? Ou était-ce une stratégie à la François Mitterrand qui, voulant se débarrasser des communistes, les a adoubés en s’alliant à Georges Marchais et dont le parti entamera son déclin depuis? Mais n’est pas François Mitterrand qui veut; et l’alliance des socialistes avec les communistes ne choque pas, du moment que les deux partis ont des doctrines issues du marxisme !</p>



<p> Alors que Béji Caïd Essebsi, qui n&rsquo;a cessé de rappeler son appartenance aux Destouriens et sa filiation à Bourguiba, n’aurait jamais dû faire cette alliance contre nature par laquelle il a trahi ses électeurs mais aussi son père spirituel dont il se revendique l’héritier.</p>



<p> Et pour gâter le tout, par népotisme, il a abandonné son parti Nidaa Tounes, tel un jouet entre les mains de son rejeton que tout le monde s’accorde à dire qu’il est nul; croyant lui assurer un <em>«destin politique»</em> mais qui sera la cause de la mort de son parti sur lequel des millions de Tunisiens avaient cru qu’il allait les débarrasser des islamistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La politique du consensus paralyse le pays</h3>



<p> Non seulement Caïd Essebsi avait trahi en s’alliant à Ghannouchi, mais il avait admis le consensus que celui-ci lui imposait et n’avait cessé depuis de vanter cette trouvaille machiavélique du dirigeant islamiste pour garder la main sur le pouvoir et sur tous les rouages de l&rsquo;Etat… au point que tous les partis politiques ont fini par admettre que la Tunisie ne se gouverne que dans le consensus général mélangeant carpes et lapins qui ne produisent rien !</p>



<p> Et malgré les échecs de cette politique du consensus paralysante pour le pays, des Destouriens, prenant exemple sur Caid Essebsi, perpétuent cette bizarrerie dont seuls les Tunisiens sont capables.</p>



<p> Heureusement, il y a encore des Destouriens convaincus et patriotes pour reprendre le flambeau de leurs prédécesseurs et libérer de la Tunisie de son nouveau colonisateur et de l’islamisme qui ronge la société !</p>



<p> Car, en définitive, si les Frères musulmans ont permis la multiplication des partis (plus de 200 !) pour mieux diviser les Tunisiens et rester au pouvoir en contrôlant tout jusqu’aux élections elles-mêmes qu’ils trafiquent, le critère qui doit guider le choix des Tunisiens doit être le patriotisme du candidat, à l’exclusion de ceux qui ne le sont pas ou pire qui travaillent pour des agendas étrangers pour ne pas dire traîtres à leur patrie !</p>



<p><strong><em>Un article de Bourguiba, publié le 23 février 1932, dans le journal ‘‘La Voix du Tunisien’’ :</em></strong></p>



<p> <em>«S’agit-il d’un pays sans vitalité, d’un peuple dégénéré qui décline ? Réduit à n’être plus qu’une poussière d’individus, c’est la déchéance qui l’attend… en un mot, la disparition totale et inéluctable. </em></p>



<p> <em>S’agit-il au contraire d’un peuple sain, vigoureux, que les compétitions internationales ou une crise momentanée ont forcé à accepter la tutelle d’un Etat fort, la situation nécessairement inférieure qui lui est faite, le contact d’une civilisation plus avancée détermine en lui une réaction salutaire … une véritable régénération se produit en lui et grâce à une judicieuse assimilation, il arrivera fatalement à réaliser par étapes son émancipation définitive. </em></p>



<p> <em>L’avenir dira si le peuple tunisien appartient à l’une ou l’autre catégorie».</em></p>



<p> <em>À méditer ! </em></p>



<p><strong><a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/03/diviser-pour-mieux-regner.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Blog de l'auteur.  (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Blog de l&rsquo;auteur. </a></strong></p>



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		<title>Abir Moussi et le PDL célèbrent le centenaire du Destour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 10:13:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Rassemblement constitutionnel démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Destouriens fêteront cette année le centenaire du Destour* et le Parti destourien libre (PDL), qui se réclame de son héritage, organisera, à cette occasion, du 2 au 20 mars 2020, une célébration spéciale où les historiens rappelleront aux jeunes ce qu’ils doivent aux fondateurs de la Tunisie moderne, tout en analysant leurs réussites mais...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Thaalbi-Bourguiba-Ben-Ali-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-283369"/><figcaption><em>Abdelaziz Thaalbi/Habib Bourguiba/Zine El Abidine Ben Ali/Abir Moussi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les Destouriens fêteront cette année le centenaire du Destour* et le <a rel="noreferrer noopener" aria-label="Parti destourien libre (PDL) (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_destourien_libre" target="_blank">Parti destourien libre (PDL)</a>, qui se réclame de son héritage, organisera, à cette occasion, du 2 au 20 mars 2020, une célébration spéciale où les historiens rappelleront aux jeunes ce qu’ils doivent aux fondateurs de la Tunisie moderne, tout en analysant leurs réussites mais aussi leurs échecs.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Rachid Barnat </strong></p>



<span id="more-283365"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" class="wp-image-109886"/></figure></div>



<p> De plateaux télé en studios radio, les journalistes se copient et reprennent les mêmes questions de leurs premiers confrères à avoir interviewer Abir Moussi, présidente du PDL, parfois avec agressivité, cherchant à la déstabiliser; en reprenant les <a rel="noreferrer noopener" aria-label="griefs que lui font ses opposants (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/04/reponses-aux-opposants-de-abir-moussi_23.html" target="_blank">griefs que lui font ses opposants</a>, et en premier lieu, les Frères musulmans d’Ennahdha ! C’est leur rôle, me rétorquera-t-on. Certes…  </p>



<p> La <em>«dame de fer»</em>, comme la surnomment ses partisans, ne se démonte pas et ne se laisse nullement impressionner ni intimider par les questions que leurs auteurs croient pertinentes et assassines. Bien au contraire, elle n&rsquo;en élude aucune et répond méthodiquement à chacune d’elles en rappelant avec pédagogie l’histoire, le contexte, les événements et le but politique recherché par ses adversaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une femme de conviction à l&rsquo;assaut de la citadelle islamiste</h3>



<p> À cet exercice et depuis que sa cote de popularité monte dans l’opinion publique, certains médias réticents à l’inviter ayant fini par céder (audimat oblige) à lui accorder leurs antennes, Abir Moussi affine et<a rel="noreferrer noopener" aria-label=" affûte ses réponses (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.facebook.com/1967823173521555/videos/1058935351142197/?v=384502722405803" target="_blank"> affûte ses réponses</a> et ses arguments, les étayant davantage de détails et d’analyses pour que le citoyen tunisien comprenne ce qui lui arrive depuis la fumeuse <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="«révolution du jasmin» (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/11/les-dessous-de-la-fumeuse-revolution-du_20.html" target="_blank">«révolution du jasmin»</a></em>, afin de le réveiller de sa torpeur pour voir la réalité catastrophique du pays en face. Car en neuf ans de pouvoir, les Frères musulmans, comme elle aime les appeler, ont détruit et ruiné tout ce que les Destouriens ont patiemment bâti depuis l’indépendance en bradant la souveraineté de la Tunisie chèrement reconquise par les premiers fondateurs du Destour ! </p>



<p> Et avec pédagogie, la présidente du PDL démonte le mécanisme machiavélique mis en place par Ghannouchi et ses Frères pour détruire la République Tunisienne et paupériser les Tunisiens pour les soumettre à leurs nouveaux colonisateurs, l&rsquo;émir du Qatar et le président Erdogan, amis et sponsors des Frères musulmans ! Elle explique aussi comment ces derniers ruinent une à une les institutions et les entreprises nationales qui tombent, entraînées l’une par l&rsquo;autre, dans leur jeu de dominos satanique.</p>



<p> Femme de conviction, battante et habile, elle a fait une force de la faiblesse à laquelle ses opposants politiques l’assignaient, en la lui rappelant systématiquement, devenue dans leur bouche une insulte : son appartenance au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rassemblement_constitutionnel_d%C3%A9mocratique" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD)</a>, son parti <a rel="noreferrer noopener" aria-label="dissout au lendemain de la chute de l’ancien régime, en janvier 2011 (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/09/97001-20110309FILWWW00461-tunisie-dissolution-du-rcd.php" target="_blank">dissout au lendemain de la chute de l’ancien régime, en janvier 2011</a>. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Poursuivre l&rsquo;œuvre des Destouriens qui ont libéré le pays et bâti la République </h3>



<p>Moussi rappelle, à chacune de ses interviews, qu’elle est l’héritière de la longue histoire des Destouriens; et qu’elle célèbrera, en mars 2020, le centenaire de la fondation du Destour, le premier parti destourien, par Cheikh Abdelaziz Thaalbi. En précisant à ses contradicteurs qu’elle assume l’actif et le passif comme les réussites et les échecs du Destour et des partis qui en sont issus; puisqu&rsquo;elle inscrit le PDL dans la droite lignée du Destour! </p>



<p>Elle rappelle aussi que le rôle du PDL est de poursuivre l&rsquo;œuvre des Destouriens qui ont libéré le pays et bâti la République la dotant d&rsquo;institutions modernes à l&rsquo;instar des pays évolués, charge à elle et à son parti de corriger les erreurs du passé. On ne peut être plus clair.</p>



<p> C’est pourquoi Mme ne cesse d’exhorter les Destouriens à se reprendre et à relever le défi de libérer la Tunisie des islamistes et des panarabistes aux doctrines néfastes pour la nation tunisienne et pour sa jeune république. De ne plus se laisser humilier ni insulter par ces complexés de l’histoire, qui n’ont tiré aucune leçon des lubies et des folies de leurs prédécesseurs, à commencer par celles de Gamel Abdel Nasser ! </p>



<p> Elle déplore et plaint <a rel="noreferrer noopener" aria-label="les Destouriens qui ont rallié Ghannouchi (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/03/les-tunisiens-ont-ils-muri-politiquement.html" target="_blank">les Destouriens qui ont rallié Ghannouchi</a>, trahissant leur manque de conviction dans le<em> «Destour»</em>. Ils se sont humiliés devant celui que beaucoup ont fini par croire le nouveau maître du pays pour se mettre à plat ventre devant lui, quémandant son pardon dans l’espoir d’un poste ! </p>



<p> Elle est pratiquement la seule à rejeter le <em><a rel="noreferrer noopener" aria-label="«consensus» (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/04/que-cache-le-consensus.html" target="_blank">«consensus»</a></em>, cette politique néfaste et mortifère imposée par Ghannouchi, <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2016/01/le-ver-est-dans-le-fruit-depuis-la.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="agréée par Béji Caid Essebsi (s’ouvre dans un nouvel onglet)">agréée par Béji Caid Essebsi</a> et qui semble devenue le pivot de la vie politique en Tunisie, au point que certains progressistes ont fini par trouver normale de s&rsquo;allier aux Frères musulmans à l’idéologie diamétralement opposée à la leur.</p>



<p> Comme elle est la seule à ne pas tomber dans le <a rel="noreferrer noopener" aria-label="piège de Ghannouchi (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2017/08/lhomme-la-cravate-bleue.html" target="_blank">piège de Ghannouchi</a> et celui de son parti qui nient leur appartenance à l’organisation internationale des Frères musulmans.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Ghannouchi cherche à diviser les Destouriens</h3>



<p> Abir Moussi a compris que Ghannouchi cherche à diviser les Destouriens, ex-RCD-istes en bons et en mauvais Tunisiens; les bons étant devenus fréquentables depuis qu’ils lui ont fait allégeance et les seconds sont traités de tous les noms pour les intimider et les humilier et les écarter de la vie politique, dont Abir Moussi qui lui tient tête. Ce qu’il a déjà fait en divisant les Tunisiens en bons et en mauvais musulmans, appliquant la méthode consistant à<em> «diviser pour mieux régner»</em> !</p>



<p> À entendre Abir Moussi parler, on ne peut que partager son inquiétude de voir la Tunisie mise à genoux par la pieuvre islamiste; et aspirer, comme elle, à desserrer l’étreinte qui l’étouffe et l’empêche d’avancer. </p>



<p> D’ailleurs, qui mieux que les véritables destouriens patriotes, pour reconstruire ce que les Frères musulmans détruisent méthodiquement depuis que l’émir du Qatar les installés au pouvoir ?</p>



<p> La célébration du centenaire du Destour sera l’occasion pour le PL d’affirmer son attachement aux principes qui le fonde et qui sont : le patriotisme; l’attachement à l’Etat national et au souci de son efficacité et de son indépendance; et le pragmatisme respectueux des libertés et hostiles aux idéologies totalitaires. </p>



<p><em>* Destour est un mot d’origine persane. C’est l’ensemble de règlements et de lois qu’on peut traduire par Constitution. C’est à l’aube du règne de Mohamed Bey qu’on voit apparaître le Destour. Le mouvement Tounes Al Fatet (mouvement réformiste des jeunes tunisiens) a été le premier à le revendiquer, en 1920.</em></p>



<p><strong><em><a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/02/abir-moussi-rend-leur-fierte-aux.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Blog de l'auteur. (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Blog de l&rsquo;auteur.</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/25/abir-moussi-et-le-pdl-celebrent-le-centenaire-du-destour/">Abir Moussi et le PDL célèbrent le centenaire du Destour</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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