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	<title>Archives des détroit d’Ormuz - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des détroit d’Ormuz - Kapitalis</title>
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		<title>Détroit d’Ormuz &#124; Le casse-tête du déminage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 08:33:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[mines marines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des obstacles techniques risquent de retarder l’ouverture concrète du Détroit d'Ormuz pendant plusieurs semaines.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/">Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Bien que l’accord américano-iranien ait suscité l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une reprise des exportations de pétrole et de gaz, la réalité sur le terrain pourrait s’avérer plus complexe que ne le laissent entendre les déclarations politiques. L’accord qui devrait être signé à Genève vendredi 19 mai 2026 pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18977020"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le <a href="https://www.nytimes.com/2026/06/16/world/middleeast/strait-hormuz-mines-clearing.html">New York Times</a>, la question cruciale n’est plus de savoir si l’accord sera signé vendredi, mais plutôt l’Iran a-t-il posé des mines marines dans le détroit ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour les localiser et les neutraliser ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, aucune réponse définitive n’a été apportée. Durant les mois de guerre, des dizaines de navires ont traversé le détroit sans rencontrer de mines. Le Commandement central américain a annoncé en mars avoir ciblé 16 navires iraniens utilisés pour poser des mines à proximité du détroit. Mais nul ne sait avec certitude si l’Iran a réussi à poser des mines avant ou après ces frappes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a déclaré, le 15 juin 2026, que le détroit était <em>«déjà partiellement ouvert»</em>, ajoutant que des <em>«recherches de mines»</em> étaient en cours. Le président américain a également indiqué qu’il demanderait aux pays européens de contribuer aux opérations de déminage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume-Uni a annoncé le mois dernier être prêt à déployer des drones spécialisés dans la chasse aux mines dans le cadre d’une mission internationale de protection de la navigation, tandis que le président français Emmanuel Macron a confirmé que Paris était prêt à envoyer des navires de déminage quelques jours après la finalisation de l’accord de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un important arsenal iranien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le déclenchement de la guerre, les services de renseignement américains estimaient que l’Iran possédait environ 5 000 mines marines de différents types.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines de ces mines sont relativement rudimentaires et flottent juste sous la surface de l’eau, tandis que des modèles plus sophistiqués reposent sur le fond marin et utilisent des capteurs magnétiques, acoustiques et de pression pour détecter et cibler les navires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment la marine américaine va-t-elle les rechercher ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La marine américaine se prépare à utiliser une nouvelle génération de systèmes sans pilote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de pénétrer directement dans les champs de mines, elle s’appuiera sur des hélicoptères spécialisés, des bateaux sans pilote, des véhicules de surface sans pilote, des sous-marins robotisés autonomes&nbsp;et des systèmes sonar pour l’exploration des fonds marins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes des mines marines affirment que la mission est extrêmement complexe car les mines modernes sont bien plus sophistiquées que celles d’avant.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Xl2NC67pbx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=VsHvQpjKfn#?secret=Xl2NC67pbx" data-secret="Xl2NC67pbx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines mines peuvent détecter les engins de déminage et tenter de les éviter, tandis que d’autres sont équipées d’un <em>«compteur de navires»</em>, ce qui signifie qu’elles n’explosent pas au passage du premier ou du deuxième navire mais seulement après le passage d’un certain nombre de navires, les rendant ainsi plus difficiles à détecter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les systèmes utilisés figurent le submersible américain Knifefish, capable de plonger à de grandes profondeurs et d’explorer les fonds marins grâce à un sonar, et des véhicules autonomes, semblables à des torpilles, qui explorent des zones spécifiques et transmettent des cartes détaillées des fonds marins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après analyse des données, des véhicules télépilotés, équipés de caméras et de bras robotisés, sont déployés pour inspecter les objets suspects. Si l’objet est identifié comme une mine marine, le robot peut y fixer une charge explosive et la faire détoner à distance. Dans certains cas, plus compliqués, les plongeurs démineurs de l’US Navy sont contraints de descendre seuls.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un véritable casse-tête </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La neutralisation des mines intelligentes gisant au fond de la mer est considérée comme l’une des missions navales militaires les plus dangereuses. C’est pourquoi ces plongeurs s’entraînent parfois à descendre complètement seuls, sans corde ni bouée de sécurité, car l’explosion d’une mine pourrait tuer plusieurs personnes s’ils travaillaient en équipe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des opérations de déminage menées après la guerre du Golfe de 1991, plusieurs de ces plongeurs ont été décorés pour leur bravoure, compte tenu des risques extraordinaires auxquels ils ont été confrontés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’accord politique, la reprise de la navigation normale pourrait ne pas être immédiate et ce, même si l’accord est signé à Genève vendredi. Il faut d’abord s’assurer que le détroit est exempt de mines. Ensuite, il faut organiser le passage des centaines de navires bloqués de part et d’autre du détroit. Ce n’est qu’alors que le commerce normal pourra reprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les grandes compagnies maritimes évoquent encore plusieurs semaines de prudence et d’essais en conditions réelles avant une reprise complète de leurs activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, le Pentagone n’envisage pas actuellement de retrait rapide de ses forces. Plus de 50 000 soldats américains restent déployés dans la région, ainsi que deux porte-avions et des dizaines d’avions de chasse, dans l’attente de la confirmation de la pérennité de l’accord. Autrement dit, l’accord pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2h9WDEsZmR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=nAWva1qAWY#?secret=2h9WDEsZmR" data-secret="2h9WDEsZmR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Fin de la guerre d’Iran &#124; Le fiasco de l’Amérique de Trump !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 07:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[JD Vance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réouverture du détroit d'Ormuz est devenue pratiquement l'unique objectif - et l'unique "gain" américain - de la guerre contre l'Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quoi aurait servi cette guerre d’Iran ? À part à renforcer les éléments les plus radicaux du régime de la République islamique et à renforcer la mainmise des Gardiens de la révolution sur le pays, elle n’a pas servi à grand-chose. Il n’y a eu que des dégâts sur les plans géopolitique, énergétique et économique. Tout cela pour aboutir à un statu quo ante, c’est-à-dire à la situation du 27 février, le jour précédant le déclenchement de la guerre. Les fanfaronnades de Trump ont accouché d’un sauve qui peut !</em></strong> <em>(Photo : La réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz est devenue pratiquement l&rsquo;unique objectif &#8211; et l&rsquo;unique « gain » américain &#8211; de la guerre contre l&rsquo;Iran). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18967096"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce par le président Donald Trump d’un accord avec l’Iran met fin à une guerre coûteuse mais laisse le régime en place et reporte la question nucléaire à de futures négociations, a écrit Michael Birnbaum, correspondant du <a href="https://www.washingtonpost.com/politics/2026/06/15/deal-with-iran-trump-settled-much-less-than-he-set-out-get/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> à la Maison-Blanche, ajoutant que Trump a entamé la guerre en promettant un changement de régime pour finalement aboutir à la réouverture du détroit d’Ormuz ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a lancé la fin de sa guerre contre l’Iran dimanche : <em>«Navires du monde, démarrez vos moteurs, que le pétrole coule!» </em>Mais cette nouvelle fanfaronnade ne trompe plus personne. L’homme est dans ses petits souliers. <em>&nbsp;</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour au statu quo</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime iranien restant au pouvoir, Trump s’est félicité du retour au statu quo du 27 février, la veille de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retour à une forme de statu quo était bien loin des objectifs initiaux de la guerre qui avait commencé par un engagement à faire tomber le régime.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les frappes qui ont tué le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aux premières heures de la guerre, Trump a déclaré aux Iraniens que le moment était venu de reprendre le contrôle de leur pays. Cependant, le soulèvement n’a pas eu lieu. Ces derniers mois, les dirigeants iraniens ont fait preuve de résilience face aux attaques féroces de la plus puissante armée de l’histoire. Ils ont fermé le détroit d’Ormuz, paralysant les marchés mondiaux de l’énergie, et ont creusé le fossé entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au point que le président américain a profité de la célébration de son 80<sup>e</sup> anniversaire pour dénoncer publiquement son allié israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En promouvant l’accord qui a mis fin aux combats, Trump et ses principaux conseillers ont affirmé que l’Iran s’était engagé à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Mais les dirigeants iraniens, qui ont pris des engagements similaires depuis des décennies, ont indiqué dimanche que les difficiles négociations concernant leur programme nucléaire étaient toujours en cours et ne débuteraient pas avant la levée du blocus naval américain de leurs ports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence de détails sur l’accord et face aux incertitudes persistantes concernant le nucléaire, les experts estiment qu’il est prématuré d’évaluer pleinement l’héritage d’un conflit qui a duré cinq semaines et demie de combats intenses, suivies de plus de deux mois d’une trêve fragile ayant épuisé les réserves mondiales de pétrole.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OZGzBFkHYe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=56TY3cFpcK#?secret=OZGzBFkHYe" data-secret="OZGzBFkHYe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">C’est Trump qui a reculé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’approche de Trump a changé. Au lieu d’exhorter les Iraniens à renverser leurs dirigeants, il privilégie désormais la négociation avec le régime honni. Le président a exclu toute action militaire susceptible de compromettre la paix, comme il l’a fait dimanche avec le Premier ministre israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une interview accordée au <em>Wall Street Journal</em> dimanche, Trump a déclaré avec sa mauvaise foi légendaire : <em>«En ce qui concerne un changement de régime, je n’y ai jamais été intéressé»</em>, ajoutant que les dirigeants iraniens actuels sont <em>«le troisième groupe avec lequel nous avons traité et le plus raisonnable jusqu’à présent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump et ses partisans affirment que la guerre a été un succès majeur, ayant éliminé de nombreux hauts responsables, porté un coup dur au programme nucléaire déjà fragilisé et décimé la marine du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-président J.D. Vance a déclaré dimanche à<em> Fox News </em>: <em>«Si les Iraniens respectent cet accord, cela changera fondamentalement le Moyen-Orient pour les 50 prochaines années. Cette région du monde est dans un état déplorable depuis toujours»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, certains experts du Moyen-Orient restent sceptiques, même avec un accord visant à mettre fin aux combats et à rouvrir le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si cet accord est appliqué tel quel, il laissera un régime répressif aux commandes en Iran, avec la plupart des moyens qu’il utilise pour menacer la région : missiles balistiques, drones et un réseau régional de groupes mandataires certes faibles mais néanmoins dangereux au Liban, en Irak et au Yémen»</em>, a déclaré Brian Katulis, chercheur au Middle East Institute.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Trump a en quelque sorte reculé. Il savait qu’il n’y avait pas d’options militaires viables, il a donc dû parvenir à un accord et les deux camps crieront victoire. C’est ce que nous verrons dans les quatre ou cinq prochains jours»</em>, a ajouté Katulis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Trump vantait les mérites de son accord, certains de ses plus fervents partisans, membres de la coalition des faucons anti-Iran, se demandaient si la fin des combats était la meilleure solution. L’animateur radio Mark Levine écrivait sur X : <em>«Cela fait des jours que je me demande pourquoi nous, le peuple, ne pouvons pas consulter ce fichu mémorandum d’entente ?»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Levine, qui avait discuté à plusieurs reprises de l’Iran avec Trump durant son second mandat, a ajouté : <em>«Franchement, je n’ai jamais rien vu de tel. Si ce mémorandum doit apporter la paix alors qu’il soit rendu public»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Lindsey Graham, un proche allié de Trump et le plus fervent soutien d’Israël au Congrès, a questionné les termes de l’accord, exprimant une <em>«certaine inquiétude»</em> quant aux différences entre les versions iranienne et américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié sur X, où il décrivait Vance comme <em>«l’architecte de l’accord»</em> et écrivait : <em>«Conformément à notre loi, tout accord nucléaire avec l’Iran sera soumis au Congrès pour examen et vote. J’ai hâte d’examiner la version finale»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran sait obtenir des concessions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants iraniens ont déclaré dimanche que les termes de l’accord ne seraient pas rendus publics avant sa signature vendredi 19 juin. Cette décision, bien que visant à protéger l’accord des pressions extérieures, pourrait également accroître le risque de son effondrement, les négociateurs s’efforçant toujours d’en finaliser les détails.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables politiques iraniens ont évité d’aborder la question nucléaire dimanche, se démarquant nettement de la position adoptée par les États-Unis. Ils ont laissé entendre qu’un allègement significatif des sanctions serait nécessaire avant qu’ils n’acceptent des concessions substantielles sur ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociateurs doivent désormais discuter de l’arrêt de l’enrichissement d’uranium ainsi que du sort des stocks actuels d’uranium hautement enrichi de l’Iran qui ont été constitués par Téhéran après le retrait de Trump de l’accord nucléaire conclu sous l’administration Obama en 2018.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Iran sait comment prolonger ces négociations et tenter d’obtenir des concessions au passage»</em>, a écrit Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël lors de la signature de l’accord nucléaire de 2015. <em>«Il était possible qu’aucun accord ne soit conclu et que tout accord obtenu soit pire que ce que nous aurions pu obtenir par la voie diplomatique avant la guerre»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shapiro a abordé également une autre question sensible : <em>«L’ouverture du détroit d’Ormuz est le principal résultat de cet accord. L’Iran a transformé un levier théorique en un levier réel et puissant, imposant de lourdes pertes à l’économie mondiale et inquiétant fortement le président Trump»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KWPoC7ZcW9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/embed/#?secret=DCHdBzKURe#?secret=KWPoC7ZcW9" data-secret="KWPoC7ZcW9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Iran &#8211; Etats-Unis &#124; La paix des puissants, les blessures des peuples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:29:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
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		<category><![CDATA[protocole d’Islamabad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Un accord mettra officiellement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran, mais peut-on sérieusement parler de paix ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 19 juin 2026, à Genève, sera signé un accord qui mettra officiellement fin à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Les chancelleries salueront l’événement. Les communiqués parleront de paix, de stabilité retrouvée, de victoire de la diplomatie. Mais il faut poser d’emblée la question que ces communiqués n’auront pas le courage de formuler : cette paix, pour qui ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-18951129"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg" alt="" class="wp-image-18774922" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Abdelhamid-Largueche-Portrait-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Comme tant de conflits du Proche-Orient avant elle, cette séquence de violence dont on annonce la fin proche ne se conclut pas par la justice, elle se clôt par l’épuisement des belligérants et le calcul froid des grandes puissances. Les armes se taisent avant que les douleurs ne s’apaisent. Et les peuples découvrent, une fois de plus, qu’ils n’étaient pas conviés à la table où leur destin fut négocié. C’est là le visage permanent de ce qu’il faut bien appeler : la paix des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le protocole d’Islamabad, tel qu’il se dessine, articulera la sécurité du détroit d’Ormuz, une levée partielle des sanctions économiques contre l’Iran et une reprise des négociations nucléaires avec ce pays. Des médiations pakistanaises et qataries ont joué un rôle déterminant dans ce rapprochement. Mais l’essentiel n’est pas dans les clauses de cet accord, il est dans ce qu’il révèle : un ordre mondial en recomposition profonde, où l’hégémonie américaine n’est plus qu’une puissance parmi d’autres, et où les peuples de la région continuent de payer, de leur sang et de leur avenir, le prix de ces reconfigurations.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine et la fin de l’hégémonie occidentale </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier vainqueur est l’Iran. Longtemps présenté comme isolé, étranglé par les sanctions et contraint à la défensive, Téhéran sort de cette séquence en position de force relative. La République islamique n’a pas seulement survécu, elle a imposé ses lignes rouges, en particulier sur le contrôle stratégique du détroit d’Ormuz. Ce n’est pas rien : c’est la consécration d’une puissance régionale que quarante ans de pression n’ont pas réussi à briser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’Iran se profile la vraie grande gagnante de ce tournant : la Chine. Sans tirer un seul coup de feu, Pékin récolte les dividendes d’une stratégie patiente construite sur deux décennies d’investissements en infrastructures, d’échanges énergétiques et de médiations discrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce conflit l’illustre avec netteté : nous sommes entrés dans un monde où l’Occident ne dicte plus ses conditions, et où Pékin avance, méthodiquement, sans fracas, vers le centre de l’échiquier mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis obtiennent une stabilisation régionale et la sécurisation des flux énergétiques. Mais il faut le dire clairement : Washington ne négocie plus en maître, il négocie en partenaire contraint. L’ère de l’hyperpuissance américaine, cette parenthèse d’après-guerre froide où l’Amérique imposait l’ordre du monde, est bel et bien refermée. Ce rétrécissement de l’influence américaine n’est pas une parenthèse : c’est une tendance de fond. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’état sioniste et les limites de la supériorité militaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’État sioniste présente un bilan en trompe-l’œil. Il dispose d’une supériorité militaire incontestable, mais les conflits successifs ont démontré une vérité que la force ne peut effacer : il n’existe pas de victoire militaire durable sans solution politique. Chaque opération remporte des batailles et perd la guerre de l’histoire. La domination par les armes ne produit pas la sécurité, elle fabrique des générations de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, comme souvent dans l’histoire, les véritables perdants ne siègent pas dans les salles de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple palestinien est, une fois encore, le grand absent de cette paix, et sa principale victime. Depuis des décennies, il paye en sang et en exil le prix des équilibres géopolitiques que d’autres ont décidés en son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque accord régional, chaque cessez-le-feu négocié entre grandes puissances, repousse un peu plus la seule question qui ne disparaîtra pas : celle des droits nationaux et de la dignité d’un peuple privé d’État. Gaza, la Cisjordanie, les camps de réfugiés du Liban et de Jordanie, ces réalités-là ne s’effacent pas d’un traité. Elles attendent. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un peuple libanais meurtri</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple libanais, lui aussi, sort du cycle de violences profondément meurtri. Le Liban est devenu, depuis trop longtemps, le terrain d’affrontement des ambitions des autres. Que l’on voie dans l’Iran un protecteur ou une tutelle étouffante, le constat demeure : le Liban ne maîtrise plus son propre destin. Il subit des guerres qu’il n’a pas choisies, sur un territoire que d’autres ont transformé en champ de bataille par procuration. C’est là l’une des grandes injustices de cet ordre régional : les petits pays absorbent les conflits des grands.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire du Moyen-Orient enseigne une leçon que nul ne devrait oublier : les grands arrangements entre puissances se concluent invariablement sur les ruines des peuples. Des Accords Sykes-Picot aux guerres contemporaines, les frontières et les équilibres ont été redessinés depuis les capitales lointaines avant d’être vécus dans la chair des sociétés locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cet accord se confirme, ce qui semble être le cas, il ne signifiera pas seulement la fin d’une guerre. Il marquera l’entrée officielle dans un nouvel âge géopolitique : monde multipolaire, puissances en recomposition, Occident contraint à la négociation. Mais pour les peuples du Proche-Orient, palestinien, libanais, irakien, syrien, yéménite, ce changement d’ère ne changera rien tant que les grandes puissances continueront de traiter leur sort comme une variable d’ajustement. La véritable question n’est pas de savoir qui gouvernera l’ordre mondial de demain. Elle est de savoir si cet ordre nouveau aura enfin le courage de faire de la dignité des peuples autre chose qu’une clause oubliée dans un accord de chancellerie. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/donald-trump-enrage-contre-le-sultanat-doman/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 07:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
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		<category><![CDATA[Sultanat d’Oman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump avertit le sultanat d'Oman qu'il devait «agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/donald-trump-enrage-contre-le-sultanat-doman/">Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a deux ans, la Trump Organization, le conglomérat de la famille Trump, annonçait qu’un complexe hôtelier et golfique de luxe de 500 millions de dollars lancé au Sultanat d’Oman allait rehausser le statut du sultanat en tant que «destination mondiale de premier plan». Les fils de Trump, Donald Jr et Eric, se sont rendus à Oman quand la maquette du projet a été dévoilée. Depuis, l’humeur du président américain a changé et il est allé jusqu’à menacer de bombarder le pays. Quand un forcené dirige la première puissance mondiale (pour combien de temps encore ?), on doit s’attendre à tout, et surtout au pire</em></strong><em> (Photo : Trump ne cesse d&rsquo;humilier ses supposés alliés du Golfe). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18888182"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un premier temps, certains à Mascate ont cru que Trump s’était trompé et visait l’Iran par ses propos avant que le département d’État américain ne publie une vidéo où il avertissait Oman que le pays devait <em>«agir comme tout le monde, sinon nous serons obligés de le faire sauter»</em>, rapporte le <a href="https://www.ft.com/content/a25ad28c-f360-4331-a18e-f93b0da6c372?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sortie sans précédent contre un allié de longue date des États-Unis, qui joue depuis des années un rôle de médiateur régional, découle des soupçons de Trump selon lesquels le sultanat soutiendrait les efforts de l’Iran pour imposer des droits de passage aux navires traversant le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les États-Unis ont également de plus en plus de mal à supporter la neutralité et le refus de la politique des Axes qui sont la marque de fabrique de la diplomatie omanaise. Washington fait pression pour que Mascate rompe ses relations diplomatiques avec Téhéran.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes, cette menace reflète également la frustration de Trump face à l’incapacité de son administration à contraindre l’Iran à rouvrir cette voie maritime vitale et à atténuer la crise énergétique mondiale engendrée par sa fermeture, ce qui le pousse à diriger sa colère vers ses alliés régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Arabes sommés de normaliser avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Emile Hokayem, expert à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres, a déclaré :<em> «Dans sa quête d’un quelconque avantage stratégique à tirer d’une guerre contre l’Iran, Trump fait pression sur des pays qu’il estime redevables envers lui comme l’Arabie saoudite, ou qui compliquent ses efforts comme Oman»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hokayem a décrit l’approche de Trump en ces termes : <em>«Si l’Iran ne peut lui apporter la victoire alors les États du Golfe le doivent. Cela témoigne de sa frustration face à la situation et démontre son indifférence aux intérêts de ces pays»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a également déclaré qu’il devrait être <em>«obligatoire»</em> pour les pays arabes et musulmans, notamment l’Arabie saoudite, le Pakistan et le Qatar, de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre de tout accord américain avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela survient malgré le fait que nombre de ces pays tiennent Israël pour responsable de la guerre, le perçoivent comme une puissance de plus en plus agressive déstabilisant la région et conditionnent la normalisation des relations à la création d’un État palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable arabe a déclaré : <em>«Il tente d’apaiser le lobby pro-israélien aux États-Unis et de rejeter la faute sur les États du Golfe»</em>. Il a toutefois ajouté qu’Oman aurait pu mieux gérer ses relations avec Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OEdkwQnyYc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/israel-pays-du-golfe-%e2%94%82-quelle-normalisation-au-milieu-dun-genocide/">Israël &#8211; Pays du Golfe │ Quelle normalisation au milieu d’un génocide ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël – Pays du Golfe │ Quelle normalisation au milieu d’un génocide ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/israel-pays-du-golfe-%e2%94%82-quelle-normalisation-au-milieu-dun-genocide/embed/#?secret=mamiy894h1#?secret=OEdkwQnyYc" data-secret="OEdkwQnyYc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">La neutralité de Mascate dérange  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oman s’était forgé une réputation de partenaire fiable vers lequel Washington se tournait pour une médiation avec l’Iran, rôle qu’il jouait encore la veille du déclenchement de la guerre aux côtés des États-Unis et d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Mascate ait cherché à maintenir sa neutralité depuis le début du conflit, le 28 février, ses critiques publiques à l’égard de celui-ci ont irrité les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman était manifestement frustré par l’abandon de la voie diplomatique par Trump car le pays croyait un accord imminent et accusait les États-Unis et Israël de mener une guerre illégale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les représailles iraniennes, qui ont consisté en des attaques contre les alliés des États-Unis dans la région, Oman était l’État arabe le plus enclin à la désescalade, contrairement à ses voisins, choqués par la riposte agressive de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci reflète la volonté de Mascate de projeter une image de neutralité dans une région instable et sa conscience de sa vulnérabilité face à des voisins plus puissants mais cela a également permis à Oman de subir beaucoup moins d’attaques que les autres États du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaidi, déclarait sur la plateforme X au début du conflit :<em> «Notre neutralité est un engagement pour la paix, pierre angulaire de notre sécurité nationale et don unique d&rsquo;Oman au monde»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Boussaidi, qui avait mené la médiation américano-iranienne avant la guerre, écrivit plus tard qu’Oman collaborait avec la République islamique pour garantir la sécurité du passage dans le détroit, tandis que Téhéran insistait sur sa volonté de conserver le contrôle de cette voie maritime par laquelle transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Boussaidi a également plaidé pour des solutions <em>«pragmatiques»</em> afin de garantir une <em>«liberté de navigation permanente»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une source proche des négociations a indiqué que Mascate <em>«n’a jamais envisagé l’idée d’imposer des droits de passage et que son attachement au droit international et à la liberté de navigation est ferme et inébranlable».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même source a ajouté : <em>«Nous étudions la possibilité d’imposer des redevances légales pour les services rendus à l’avenir afin de financer les mesures d’atténuation des impacts environnementaux sur la voie navigable et d’améliorer la gestion de la navigation»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position plus conciliante d’Oman à l’égard de l’Iran a mis le sultanat en porte-à-faux non seulement avec les États-Unis mais aussi avec ses voisins du Golfe qui s’opposent fermement à tout système de péage dans le détroit d’Ormuz.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Oman résiste aux pressions américaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire au Trésor américain Scott Bisnett a fait suite à l’avertissement de Trump en menaçant de sanctions <em>«Oman ou toute entité qui facilite, directement ou indirectement, la perception de péages dans le détroit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a déclaré par la suite que l’ambassadeur d’Oman aux États-Unis l’avait assuré que Mascate n’avait aucunement l’intention de soutenir l’instauration de péages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman a également résisté aux pressions américaines visant à l’inciter à rejoindre les accords d’Abraham, négociés par Trump, qui ont conduit à la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et trois autres États arabes et Israël il y a cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le seul État du Golfe à ne pas avoir rejoint ce que Trump appelle le <em>«Conseil de paix»</em> pour la reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jon B. Alterman, expert au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré que les administrations américaines successives avaient apprécié le rôle d’Oman et compris sa position, compte tenu de sa proximité avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les déclarations intempestives de Trump risquent d’alimenter une méfiance plus générale des pays du Golfe face à l’instabilité de la politique américaine, une préoccupation de longue date qui s’est intensifiée durant le second mandat du président et qui devrait inciter certains pays à réduire leur dépendance à l’égard de Washington en approfondissant d’autres relations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cela renforce leurs inquiétudes concernant Trump. D’un côté, on peut le convaincre mais cela ne signifie pas qu’il restera un professionnel intraitable. Le président perçoit une certaine imprévisibilité comme un atout, mais à long terme, cela pousse les pays à diversifier et à limiter leurs relations»</em>, a déclaré Alterman.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kristin Smith Diwan, de l’Arab Gulf States Institute à Washington, a déclaré que <em>«même si la position d’Oman suscite certaines inquiétudes, aucun des États du Golfe ne souhaite voir l’un de ses partenaires menacé de bombardements»</em>.&nbsp;Elle a ajouté : <em>«Ils savent qu’ils ont besoin des États-Unis pour leur sécurité mais ils savent aussi qu’ils ne peuvent plus compter sur eux»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le style déplorable de Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bader Al-Saif, universitaire koweïtien, a souligné qu’Oman n’est pas le premier État du Golfe à subir le style diplomatique abrasif de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a notamment pris à partie le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors d’une remarque particulièrement cinglante prononcée à Miami en mars, à l’occasion d’une conférence sur l’investissement organisée par l’Arabie saoudite. Après avoir initialement fait l&rsquo;éloge du prince héritier, Trump a déclaré : <em>«Il ne pensait pas qu’il allait me lécher les bottes»</em>.&nbsp;Il s&rsquo;est également moqué plus tard du Koweït pour avoir abattu par erreur trois drones américains en mars. Cependant, les États du Golfe, dont Oman, ont réagi à ces déclarations par un silence diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est son style déplorable. Nous ne pouvons pas le laisser nous entraîner à son niveau. Ce n’est pas ainsi que nous réagissons. Nous ne sommes pas sur un ring de boxe»</em>, a déclaré Al-Saif à propos de Trump.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0cJlQN8mum"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/14/un-dernier-baroud-dhonneur-de-trump-dans-la-region-du-golfe/">Un dernier baroud d’honneur de Trump dans la région du Golfe ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un dernier baroud d’honneur de Trump dans la région du Golfe ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/14/un-dernier-baroud-dhonneur-de-trump-dans-la-region-du-golfe/embed/#?secret=7FtuUxORkV#?secret=0cJlQN8mum" data-secret="0cJlQN8mum" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/donald-trump-enrage-contre-le-sultanat-doman/">Donald Trump enrage contre le Sultanat d’Oman !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Nouveau choc mondial &#124; Argent rare pour les pays en développement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 09:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons dans un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord aux dépens des pays en développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis plusieurs mois, un signal majeur traverse le marché obligataire américain — c’est-à-dire le marché de la dette des États-Unis — sans être encore pleinement déchiffré par les capitales du Sud global. Elles auraient pourtant tort de le considérer comme une affaire lointaine de banquiers centraux, de traders ou d’économistes spécialisés. Ce signal engage leur avenir financier plus directement, et plus durablement, que celui des États-Unis eux-mêmes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18831054"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce signal, il faut accepter d’entrer dans le langage technique des marchés parce que c’est précisément dans ces indicateurs, souvent réservés aux salles de marché, que se lit désormais la géopolitique réelle du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe d’abord une courbe des taux classique, qui indique le coût de l’argent selon la durée de l’emprunt — deux ans, cinq ans, dix ans ou plus. Mais les marchés construisent aussi une courbe des taux <em>«forward»</em>, qui exprime non pas seulement les taux d’aujourd’hui, mais les taux implicites attendus pour des périodes futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à <em>«dix ans dans dix ans»</em> des bons du Trésor américain correspond ainsi au taux d’intérêt réel que les marchés anticipent pour un prêt de dix ans commençant dans dix ans. Parce qu’il regarde au-delà des turbulences immédiates ou passagères, il est souvent lu comme un indicateur du niveau auquel les taux réels de long terme pourraient durablement se stabiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or ce taux réel vient d’atteindre son plus haut niveau depuis plus de vingt ans. Cela signifie que le mouvement actuel ne peut être réduit au choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d’Ormuz, puisque l’effet de l’inflation est corrigé – le signal est plus profond. Il révèle une transformation structurelle du prix mondial du capital, dans un monde où les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique, tandis que l’épargne disponible demeure limitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Sud global, l’enjeu est immense, car il risque de payer, par un argent plus rare et plus cher, la nouvelle puissance productive du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande ruée vers le capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour saisir l’ampleur de ce qui se joue, il faut d’abord comprendre ce que les économistes appellent le taux d’intérêt réel neutre. Ce concept désigne le taux d’intérêt réel compatible avec une économie à son plein potentiel, sans surchauffe ni récession. C’est, en quelque sorte, le taux d’équilibre naturel du capital, ni trop cher pour décourager l’investissement, ni trop bas pour alimenter une bulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trente ans — des années 1990 jusqu’à la pandémie — ce taux neutre mondial a chuté inexorablement. Les banquiers centraux, les fonds de pension et les trésoriers d’État du monde entier s’y sont adaptés, construisant leurs modèles budgétaires, leurs stratégies de dette et leurs projets d’investissement dans un monde structurellement à taux bas. Ce monde est terminé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à dix ans dans dix ans des bonds du Trésor constitue la meilleure approximation en temps réel, du taux d’intérêt réel neutre de long terme que les marchés anticipent. Quand il monte fortement — comme c’est le cas aujourd’hui — cela signifie que les investisseurs collectivement jugent que le taux neutre mondial s’est durablement réinstallé à un niveau structurellement plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc important de comprendre, pourquoi les forces profondes qui déterminent le coût à long terme du capital dans le monde ont changé de régime — et qui paiera le prix de ce changement&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MnZWN7YdOT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=kMkfn1Ll33#?secret=MnZWN7YdOT" data-secret="MnZWN7YdOT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le Nord aspire l’épargne du monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse tient à une réalité simple que les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique. Toutes ces priorités consomment l’épargne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, les grands plans industriels, les dépenses de défense et les investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA) mobilisent des centaines de milliards de dollars. En Europe, la guerre en Ukraine a réveillé l’urgence énergétique et militaire. Partout, le rapatriement des chaînes de valeur — relocalisation industrielle de capacités autrefois transférées vers l’Asie — exige de reconstruire usines, infrastructures et compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc de demande de capital est donc immense. Mais il est capté d’abord par les économies qui attirent déjà l’essentiel de l’épargne institutionnelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global entre dans cette compétition avec des monnaies plus fragiles, des marchés financiers moins profonds, des notations d’agences dégradées et des primes de risque plus lourdes. Il emprunte plus cher au moment même où le Nord aspire davantage de capital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la demande de capital augmente plus vite que l’épargne disponible, son prix monte. Ce prix, c’est le taux d’intérêt réel. Et pour les pays en développement, cette hausse survient au pire moment, lorsqu’ils doivent financer à la fois leur industrialisation, leur transition énergétique et leur souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le taux neutre, révélateur d’une fracture de croissance potentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse du taux réel neutre révèle une fracture plus durable, celle de la croissance potentielle. Ce taux est lié à la capacité d’une économie à croître durablement sans inflation, grâce à sa démographie, son capital et sa productivité. Lorsqu’il augmente, les marchés anticipent donc, implicitement, une économie plus productive demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que l’IA change l’équation. Si elle produit ne serait-ce qu’une partie des gains annoncés, les pays qui en maîtrisent les infrastructures — puissance de calcul, semi-conducteurs, modèles de fondation, données, applications industrielles — verront leur croissance potentielle s’élever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le problème est géographique. L’essentiel des investissements de l’IA se concentre aux États-Unis, en Chine et dans quelques économies avancées. L’Afrique, l’Asie du Sud et l’Amérique latine risquent fortement de rester à la périphérie – non productrices de cette révolution, mais clientes de technologies conçues ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global pourrait ainsi subir la hausse du coût mondial du capital sans bénéficier des gains de productivité qui la justifient. Il achèterait l’IA des autres, en paierait le prix financier, mais n’en capterait pas les dividendes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2iEiTFLYzM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/embed/#?secret=21KZ5JZLn9#?secret=2iEiTFLYzM" data-secret="2iEiTFLYzM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Quand la dette devient une mécanique de dépendance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soutenabilité budgétaire obéit à une règle simple, formulée par Evsey Domar qui indique que lorsque le taux d’intérêt réel payé sur la dette publique dépasse durablement le taux de croissance réelle de l’économie, le ratio dette/PIB augmente mécaniquement, sauf à dégager des excédents budgétaires politiquement difficiles à maintenir (fiscalité…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contrainte pèse déjà sur les États-Unis eux-mêmes. Un taux réel forward à dix ans dans dix ans de trois et demi pour cent est difficilement compatible avec une économie dont la croissance réelle de long terme est estimée autour de deux et demi pour cent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour cette raison que les marchés commencent à émettre des signaux sur la solvabilité américaine — dont le plus troublant est que les obligations souveraines chinoises libellées en dollars se négocient désormais quarante points de base <em>en dessous</em> des bons du Trésor américain de maturité comparable. Le marché dollar lui-même juge implicitement la Chine plus solvable que les États-Unis dans leur propre monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour le Sud global, l’équation est autrement plus insupportable. Une économie africaine qui croit à un taux réel de 4 %, mais empruntant en dollars à 6 ou 8 % en termes réels, voit sa dette diverger par simple mécanique financière. Ce n’est pas nécessairement une faute de gestion, c’est l’arithmétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La contradiction fondamentale du financement climatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ici réside une hypocrisie structurelle que la diplomatie internationale préfère ne pas formuler trop clairement, mais qui devient chaque année plus intenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements de financement climatique du G7 — cent milliards de dollars par an dans un premier temps, trois cents milliards dans les engagements plus récents — ont été conçus dans un monde à taux zéro ou négatifs, où les institutions multilatérales pouvaient lever des fonds à très faible coût et les recycler en financements concessionnels (<em>prêts à taux inférieurs aux taux de marché</em>). Ce monde n&rsquo;existe plus. Les institutions de Bretton Woods — FMI, Banque mondiale et banques régionales de développement — opèrent sur des bilans et des mandats conçus dans l’ère de l’abondance monétaire post-2008. Leur capacité de prêt concessionnel est structurellement insuffisante face à l’ampleur des besoins dans un environnement de taux réels durablement élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique que les pays du G7 demandent au Sud global — abandonner les énergies fossiles, sauter directement vers les renouvelables, atteindre la neutralité carbone selon des calendriers négociés dans des salles climatisées de Paris, Londres ou New York — coûtera, selon l’Agence internationale de l’énergie, plus de 2000 milliards de dollars par an dans les économies en développement d’ici 2030. À un taux réel de financement de six à huit pour cent, le coût actualisé de cet effort devient mathématiquement insoutenable pour la majorité des budgets souverains concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, le capital privé institutionnel — fonds de pension, compagnies d’assurance, véhicules d’infrastructure — qui était censé être mobilisé par effet de levier observe que le taux réel sans risque de référence américain est à trois et demi pour cent. Pour qu’il investisse dans une centrale solaire au Sahel, avec son risque de change (<em>la perte potentielle liée aux fluctuations de la monnaie locale face au dollar</em>), son risque politique, ses incertitudes réglementaires et son risque de construction, il faudra lui offrir un rendement ajusté du risque significativement supérieur. Ce rendement implique des tarifs d’électricité que les économies concernées ne peuvent pas absorber. Le bouclage financier est brisé — structurellement, pas accidentellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géographie du taux neutre comme nouvelle carte de la vulnérabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut insister sur un point que les économistes des institutions internationales tendent à oublier, le taux neutre mondial n’est pas une réalité unique que tous les pays subissent également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel américain est le plancher implicite du système. Au-dessus, les marchés empilent des primes de risque (<em>des majorations de taux exigées pour compenser le risque supplémentaire perçu</em>) qui varient selon la solidité institutionnelle, la profondeur des marchés locaux, la liquidité des actifs, la crédibilité de la politique monétaire et la dynamique de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la hausse actuelle du taux neutre américain fait, concrètement, c’est déplacer vers le haut toute cette architecture de primes. Un pays qui empruntait à quatre pour cent en réel emprunte désormais à six pour cent en réel, voire plus. La différence, sur un horizon de dix à vingt ans, est la différence entre une trajectoire de développement soutenable et une décennie perdue consacrée à rembourser — ou à renégocier — une dette excessive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont, ironiquement, les pays qui ont le mieux géré leur politique économique — ceux qui ont accédé aux marchés internationaux, réduit leur dépendance aux dons et aux prêts bilatéraux, développé leurs marchés obligataires domestiques — qui sont les plus directement exposés à cette transmission. Ils avaient joué selon les règles du système libéral. Le système vient de changer les règles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jHa8u5CfAk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/">Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/embed/#?secret=2WeqA2PJ3P#?secret=jHa8u5CfAk" data-secret="jHa8u5CfAk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Quatre réponses pour ne pas subir le nouvel ordre du capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette nouvelle géographie du capital, le Sud global ne peut se contenter de demander de meilleures conditions. Il doit imposer une autre architecture financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier impératif est d’exiger une recapitalisation massive des banques multilatérales de développement, assortie d’une réforme réelle de leur gouvernance. Le G7 ne peut mobiliser des milliers de milliards pour sa réindustrialisation et son réarmement tout en laissant sous-financées les institutions censées porter le développement, ni conserver des droits de vote hérités d’un ordre conçu avant la décolonisation d’une grande partie du Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second est une indexation rigoureuse et contraignante des conditionnalités climatiques imposées au Sud global sur la réalité des conditions de financement. L’injonction d’abandonner le charbon d’ici 2030 formulée dans un monde à taux zéro n’a plus le même sens dans un monde à taux réel de plus de six pour cent. Les délais, les montants et les instruments doivent être recalibrés en conséquence — pas dans les discours, dans les engagements contractuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième, relève de la souveraineté économique des pays concernés eux-mêmes. Le développement systématique des marchés obligataires en monnaie locale (<em>permettant à un État d’emprunter auprès d’investisseurs dans sa propre devise, éliminant le risque de change</em>), la réduction de l’exposition au financement externe en dollars, la construction de partenariats financiers diversifiés — incluant, avec discernement, les nouvelles institutions multilatérales non occidentales — ne sont plus des options idéologiques. Elles sont des nécessités prudentielles dans un monde où le coût de financement de référence vient d’être durablement réévalué à la hausse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième impératif est de distinguer radicalement la dette qui entretient la dépendance de la dette qui construit la puissance. Dans un monde de taux réels élevés, chaque dollar emprunté doit être orienté vers des actifs capables d’accroître la productivité future : énergie, ports, logistique, irrigation, éducation technique, infrastructures numériques&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Sud global doit comprendre que la hausse des taux réels américains n’est pas un simple accident de marché, c’est le signal d’un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord — réindustrialisation, défense, IA, transition énergétique. Si rien ne change, les pays du Sud financeront indirectement la puissance des autres tout en voyant se refermer l’espace financier nécessaire à leur propre développement. La souveraineté économique se jouera dans la capacité à accéder à un capital long, stable et soutenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global doit dès lors cesser de subir le prix mondial de l’argent, il lui faut réformer l’ordre financier multilatéral, bâtir ses propres marchés de capitaux et refuser que l’accès au capital devienne le nouveau visage de l’inégalité mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:42:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si Trump accepte un mauvais accord pour mettre fin à la guerre contre l'Iran, c'est parce qu’il n’a pas d’alternative viable.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La guerre pourrait se terminer avec un Iran plus confiant, plus radical et disposant de nouvelles ressources pour reconstruire son programme nucléaire</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gideon Rachman<em> *</em></strong></p>



<span id="more-18822173"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman.jpg" alt="" class="wp-image-18822181" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Gideon-Rachman-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>«La pire chose que vous puissiez faire dans une négociation est d’avoir l’air désespéré de la conclure. </em><em>Ç</em><em>a donne à l’autre l’impression de sentir le sang, et alors vous êtes mort. La meilleure chose à faire est de négocier en position de force, et la capacité de pression est la plus grande force que vous puissiez avoir.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel était le principe énoncé par Donald Trump (ou son prête-plume) dans <em>«The Art of the Deal»</em>, publié en 1987 [en français&nbsp;<em>Le plaisir des affaires</em>, puis&nbsp;<em>Trump par Trump</em>].</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump aurait peut-être dû relire son propre livre avant de poster le 5 avril : <em>«Ouvrez ce putain de détroit, bande de fous furieux, sinon vous vivrez en enfer.»</em> Aux yeux d’un observateur non averti, cette exigence semblait un tantinet désespérée – d’autant que Trump n’a pas donné suite à ses menaces de déchaîner une violence infernale contre l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran dans une position plus forte qu’avant la guerre.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La triste réalité est que, dans les pourparlers pour mettre fin à la guerre, c’est Téhéran qui a eu la haute main. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran a exercé une pression intense sur l’économie mondiale. Alors que les prix de l’essence augmentaient aux USA, la cote de popularité de Trump dans les sondages s’effondrait. Le résultat est qu’au moment où j’écris ces lignes, les USA semblent prêts à accepter un accord qui – à long terme – menace de laisser l’Iran dans une position plus forte qu’avant le début de cette guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’essence de l’accord qui se dessine est que l’Iran accepte d’ouvrir le détroit sans percevoir de péage. En échange, il bénéficie d’un allègement progressif des sanctions – y compris le dégel de milliards de dollars d’avoirs. L’Iran fera des promesses de restreindre son programme nucléaire. Mais les détails feront l’objet de négociations futures – cette question reste donc essentiellement non résolue.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T6sVMU1DAe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis – Iran | Les négociations butent sur Ormuz et l’uranium » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/etats-unis-iran-les-negociations-butent-sur-ormuz-et-luranium/embed/#?secret=IelXIpZQ5M#?secret=T6sVMU1DAe" data-secret="T6sVMU1DAe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a insisté sur le fait qu’il n’était pas pressé et n’accepterait jamais un mauvais accord. Mais la réaction des Républicains faucons à l’accord émergent était révélatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Ted Cruz a suggéré qu’il pourrait s’agir d’une <em>«erreur désastreuse»</em> car elle laisserait l’Iran <em>«capable d’enrichir de l’uranium et de développer des armes nucléaires, et d’avoir un contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Roger Wicker, président de la commission des forces armées du Sénat, a averti que l’accord émergent <em>«ne vaudrait pas le papier sur lequel il est écrit»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement israélien, qui a joué un rôle crucial en persuadant Trump d’entrer en guerre en premier lieu, sera poli en public à propos de tout accord – non seulement parce que Benjamin Netanyahou doit bientôt affronter les électeurs. Mais la réalité est que le leader israélien a présenté la guerre comme une opportunité unique de provoquer un changement de régime en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le régime iranien toujours en place – plus confiant, plus radical</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il voit maintenant le conflit se terminer alors que le régime iranien est toujours en place – plus confiant, plus radical et avec de nouvelles ressources financières pour reconstruire son programme nucléaire et son réseau de mandataires dans tout le Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eli Groner, ancien directeur général du cabinet de Netanyahou, affirme que le fait que l’Iran puisse désormais fermer le détroit d’Ormuz à tout moment à l’avenir <em>«est une victoire bien plus profonde et plus stratégique que n’importe quelle réussite militaire marquant des points»</em>. Son résumé tenait en un mot : <em>«Désastre.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en atténuant potentiellement la situation financière et économique désastreuse de la république islamique, l’accord est susceptible de faire pencher l’équilibre régional des forces en faveur de l’Iran. Comme l’a observé Dan Shapiro, ancien ambassadeur usaméricain en Israël, sur X : <em>«L’Iran a acquis une capacité de pression significative pour l’avenir en démontrant qu’il peut contrôler le détroit, en attaquant ses voisins et les bases américaines dans la région et en causant des dégâts importants, et en encaissant les coups les plus durs des USA et d’Israël et en survivant. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Shapiro estime néanmoins que Trump est dans une telle impasse qu’accepter un mauvais accord qui ouvre le détroit serait une meilleure option que de continuer la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu des risques croissants d’une crise énergétique et d’une récession mondiales, ce calcul est compréhensible. Les Etats-Unis ont également des souvenirs récents de guerres – y compris le Vietnam et l’Afghanistan – qui ont duré beaucoup trop longtemps, alors que les Etats-Unis luttaient en vain pour améliorer une position perdante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si et quand Trump acceptera un mauvais accord, ce sera parce qu’il n’a pas d’alternative viable. La proposition du sénateur Wicker était <em>«de permettre aux forces armées qualifiées de l’Amérique de finir de détruire les capacités militaires conventionnelles de l’Iran, puis de rouvrir le détroit»</em>. Mais une tentative de sécuriser le détroit par des moyens militaires aurait probablement nécessité le déploiement de troupes au sol et l’acceptation de lourdes pertes états-uniennes. Même alors, les Iraniens auraient pu menacer le transport maritime avec des drones ou des missiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les menaces occasionnelles de Trump de déchaîner <em>«l’Enfer»</em> sur le régime iranien manquaient de crédibilité – en raison de son évidente réticence à s’engager dans une guerre terrestre et du danger de représailles iraniennes contre les États du Golfe et leurs infrastructures énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le jargon des analystes militaires, la vulnérabilité du Golfe a donné à l’Iran une <em>«dominance de l’escalade»</em>. Le président américain – qui se compare obsessionnellement à l’ancien président Barack Obama – aimait railler l’accord nucléaire que l’administration Obama a conclu avec l’Iran en 2015. Trump l’a qualifié de <em>«l’une des pires et des plus unilatérales transactions que les USA aient jamais conclues»</em> et a affirmé : <em>«Jamais, jamais, jamais de ma vie je n’ai vu une transaction aussi incompétente que notre accord avec l’Iran.»</em> Mais Trump lui-même négocie désormais un accord qui ressemble, à bien des égards, à pire que celui négocié par Obama – en partie à cause du savoir latent que l’Iran peut toujours fermer le détroit d’Ormuz, quand bon lui semble. Sacré exploit de la part du maître de l’art du deal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ft.com/content/24cd5d27-34f9-4286-bfdc-984843c25683?syn-25a6b1a6=1&amp;utm_source=substack&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Chroniqueur principal des affaires étrangères au&nbsp;Financial Times</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kcy0t4xHpT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=EKVPhgHqI6#?secret=Kcy0t4xHpT" data-secret="Kcy0t4xHpT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/">L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Toyota réduit sa production de 83 000 véhicules</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 10:37:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Toyota Motor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toyota Motor réduira sa production à l’étranger d’environ 83 000 véhicules d’ici novembre 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/toyota-reduit-sa-production-de-83-000-vehicules/">Toyota réduit sa production de 83 000 véhicules</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Toyota Motor réduira sa production à l’étranger d’environ 83&nbsp;000 véhicules d’ici novembre 2026, accentuant ainsi les réductions déjà annoncées en raison du blocus prolongé du détroit d’Ormuz et des tensions au Moyen-Orient.</em></strong></p>



<span id="more-18814750"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe japonais avait initialement prévu de réduire sa production à l’étranger de 38&nbsp;000 unités entre mai et novembre, mais le ralentissement de la logistique dans la région suite aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran l’a contraint à revoir ses plans. Toyota a informé ses principaux fournisseurs que cette décision est liée à la baisse de la demande au Moyen-Orient et à la hausse des prix du carburant. Les réductions concerneront principalement les modèles essence destinés aux marchés du Moyen-Orient et d’Asie, notamment les SUV RAV4 produits en Chine et la gamme IMV destinée aux marchés émergents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise avait déjà réduit sa production au Japon de 40&nbsp;000 véhicules destinés au Moyen-Orient en mars et avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le marché intérieur, Toyota réduira également sa production d’environ 1&nbsp;500 véhicules entre juin et septembre par rapport à son plan d’avril, en diminuant l’assemblage des modèles Probox et Corolla Touring en raison de la baisse de la demande, tout en augmentant la production et les exportations de Prius hybrides et d’autres véhicules électrifiés. Selon le quotidien <em>Nikkei</em>, toute nouvelle détérioration de la situation au Moyen-Orient et sur le marché pétrolier pourrait contraindre le groupe à revoir à la baisse ses prévisions de bénéfices.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
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		<title>Tunisie &#124; Pour une économie politique de l’investissement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 08:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[carburants]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La formation brute de capital fixe (FBCF) de la Tunisie a chuté de près de 25 % du PIB dans les années 2000 à moins de 12 % aujourd’hui. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/tunisie-pour-une-economie-politique-de-linvestissement/">Tunisie | Pour une économie politique de l’investissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pendant que la Nouvelle-Zélande signe des pactes d’urgence avec Singapour pour sécuriser vivres et carburants, pendant qu’Australie et Japon mutualisent leurs terres rares et leurs engrais, pendant que l’Union européenne constitue discrètement des stocks stratégiques de fertilisants, la Tunisie, elle, stocke quoi ?&nbsp; Ses complaintes. Ses décrets. Et ses excuses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D *</p>



<span id="more-18802636"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> titrait ce matin sur ce qu’il appelle la <em>«nouvelle mode du thésaurisation»</em>, ce réflexe de nations prévoyantes qui anticipent une ère de rareté globale. Des gouvernements lucides — Wellington, Canberra, Bruxelles — ont compris que le monde post-mondialisation ne pardonnera pas l’impréparation. Ils investissent dans les molécules : cuivre, eau, lithium, béton, terres agricoles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils misent sur le Hard Asset, Local Operations — ce que les Anglo-Saxons appellent désormais le trade Halo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la Tunisie mise sur quoi ? Sur la rente de position géographique, sur les transferts de la diaspora, et sur la bienveillance du l’Union européenne (UE). Autrement dit, sur la charité organisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chiffre qui gifle : 12 % de FBCF/PIB</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici la vérité nue, sans anesthésie : la formation brute de capital fixe (FBCF) de la Tunisie a chuté de près de 25 % du PIB dans les années 2000 à moins de 12 % aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vingt ans, la Tunisie a réduit de moitié sa capacité à se doter de machines, d’infrastructures, d’usines, de recherche et développement. C’est le taux d’investissement d’une économie en dépression, pas en transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de comparaison : le Maroc investit autour de 30 % de son PIB. L’Éthiopie, pays parmi les plus pauvres du continent, dépasse 35 %. La Chine, au même stade de son décollage économique, était à 40 %. Et la Tunisie ? Elle se gargarise de ses plages et de son <em>«potentiel»</em>. Le potentiel non investi, c’est un moteur qui rouille dans un garage fermé.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sYffkdZ8Vm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/tunisie-remettre-linvestissement-prive-au-coeur-de-la-croissance/">Tunisie | Remettre l’investissement privé au cœur de la croissance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Remettre l’investissement privé au cœur de la croissance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/tunisie-remettre-linvestissement-prive-au-coeur-de-la-croissance/embed/#?secret=nzEodSwIA3#?secret=sYffkdZ8Vm" data-secret="sYffkdZ8Vm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La rente de la sieste</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe en Tunisie une économie politique de la siesta — structurelle, culturelle, institutionnelle. On préfère la fiesta de la consommation importée à la sueur de la production locale. On applaudit la demande, on punit l’offre. On subventionne le gaspillage énergétique, on taxe l’initiative entrepreneuriale. On protège les rentes des <em>incumbents</em> ** — publics ou privés — on décourage les entrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeff Currie, stratégiste chez Carlyle, cité dans le <em>FT</em>, note que les investisseurs ont été si éblouis par les services numériques qu’ils ont négligé pendant des décennies les actifs physiques — énergie, matériaux, agriculture. L’erreur est coûteuse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité physique finit toujours par prendre sa revanche, selon l’expression de Robert Rubin, ex-secrétaire américain au Trésor. En Tunisie, cette revanche n’est pas une menace future : elle est déjà là, quotidienne, sous forme de délestages, de pénuries de médicaments, d’écoles qui s’effondrent et de routes que les pluies emportent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas de salut sans investissement </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle de Solow — accessible dans n’importe quel manuel de licence — est formel : la croissance à long terme d’une économie dépend de son stock de capital et de sa productivité totale des facteurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas d’alternative. Ni la démagogie, ni le nationalisme économique, ni les discours sur la souveraineté ne remplacent une grue sur un chantier ou un brevet déposé dans un laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kais Saïed a raison de parler de souveraineté. Mais la souveraineté sans capital fixe, c’est un drapeau planté sur des ruines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie indépendance économique passe par deux passerelles incontournables, et aucune oraison populiste ne peut les court-circuiter : la productivité d’abord, l’investissement ensuite — ou plutôt simultanément. L’une nourrit l’autre. Une économie productive attire le capital. Un capital bien alloué génère de la productivité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin des deux, maintenant, ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique de l’offre, pas de la demande</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur stratégique des quinze dernières années est d’avoir cherché la croissance par la demande — augmentations salariales dans la fonction publique, subventions généralisées, crédit à la consommation — sans jamais réformer l’appareil productif. C’est une politique procyclique dans les bons moments et catastrophique dans les crises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin d’un choc de l’offre : réduction des délais administratifs d’obtention des permis de construire et d’investir, réforme foncière, fiscalité favorable au réinvestissement des bénéfices, zones économiques spéciales réellement fonctionnelles, et un système bancaire qui prête aux PME plutôt qu’aux bons du Trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une politique contracyclique et proactive, c’est investir dans les infrastructures quand l’activité ralentit, réformer quand la pression sociale est gérable, innover quand le monde se réorganise. Pas attendre. Pas gérer la pénurie. La prévenir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JyRHe5dH0R"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/">La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie peine à relancer l’investissement dans un climat de suspicion généralisée » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/12/la-tunisie-peine-a-relancer-linvestissement-dans-un-climat-de-suspicion-generalisee/embed/#?secret=j8EQNZEQWU#?secret=JyRHe5dH0R" data-secret="JyRHe5dH0R" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde change : la Tunisie somnole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise du détroit d’Ormuz, les tensions sur les terres rares, le réarmement logistique des nations sérieuses — tout cela recompose la géoéconomie mondiale à une vitesse vertigineuse. Des pays émergents repositionnent leur appareil productif, diversifient leurs sources d’énergie, sécurisent leurs chaînes d’approvisionnement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, elle, attend son prochain rapport du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps de dire aux Tunisiens ce que personne n’ose dire avec clarté : la prospérité ne se réclame pas, elle se produit. Elle ne vient pas de Bruxelles, ni de Washington, ni du Golfe. Elle vient du travail mieux organisé, de l’innovation systématique, de l’investissement courageux dans les secteurs à haute valeur ajoutée — numérique, agroalimentaire, pharmaceutique, énergies renouvelables, tourisme culturel premium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ère de la rareté globale est une opportunité pour les nations qui produisent. Elle est une sentence pour celles qui consomment à crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a tous les ingrédients d’un rebond : une population jeune, une position géographique stratégique, une diaspora compétente, un tissu d’entrepreneurs résilients.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’elle n’a pas encore, c’est une politique d’investissement crédible, une gouvernance économique cohérente, et un leadership qui dit aux citoyens la vérité : on ne sort pas de la crise par la siesta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réveil est une question de survie nationale. Et il a déjà trop tardé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le titulaire actuel d’une fonction, d’un emploi ou d’un poste politique et qui cherche à conserver son mandat.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jason Bordoff]]></category>
		<category><![CDATA[kérosène]]></category>
		<category><![CDATA[ordre énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expert en énergie Jason Bordoff livre une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’expert en énergie Jason Bordoff, directeur du Center on Global Energy Policy relevant de l’Université de Columbia, a livré une analyse minutieuse des répercussions de la guerre d’Iran sur l’ordre mondial énergétique. Dans son article intitulé «Les gagnants et les perdants du nouvel ordre pétrolier mondial» paru dans le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/business/energy-oil/the-winners-and-losers-of-oils-new-world-order-3841f80f" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal (WSJ)</em></strong></a><strong><em>, il indique que l’Asie a été la première et la plus durement touchée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18786133"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, la région dépendait du Moyen-Orient pour environ 60% de ses importations de pétrole. Les perturbations ne se sont pas limitées au pétrole brut, elles ont également touché les produits raffinés comme le diesel et le kérosène dont les prix ont plus que doublé depuis janvier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays riches, la hausse des prix du pétrole se traduit généralement par une inflation plus élevée et une croissance économique plus faible. Dans les pays à faible revenu importateurs d’énergie, la crise se manifeste par de réelles pénuries d’approvisionnement&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Bangladesh, la climatisation était limitée à 25 degrés Celsius&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Laos, la semaine scolaire est passée de cinq à trois jours&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le Sri Lanka a décrété le mercredi jour férié afin d’économiser l’énergie&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; au Pakistan, les matchs de cricket, sport national, se déroulent dans des stades quasi vides, les supporters ayant été invités à les suivre depuis chez eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les États-Unis : résilients… mais pas à l’abri</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La production de pétrole de schiste, qui a réduit les importations américaines de pétrole du Moyen-Orient depuis le boom des années 2000, a offert une certaine protection à Washington. Cependant, le prix de l’essence a déjà grimpé à plus de 4,50 $ le gallon, contre moins de 3 $ avant la guerre, alourdissant le budget mensuel d’une famille américaine moyenne de plus de 150 $.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’impact le plus significatif de cette crise ne réside peut-être pas dans la flambée immédiate des prix mais plutôt dans les bouleversements stratégiques qu’elle imposera aux politiques énergétiques mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même que le monde a radicalement repensé ses politiques énergétiques après les chocs pétroliers des années 1970, une perturbation de cette ampleur obligera les gouvernements à revoir leurs stratégies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a vingt ans, les États-Unis importaient environ 60% du pétrole qu’ils consommaient. Aujourd’hui, ils sont le premier producteur mondial de pétrole et un important exportateur net d’énergie. La part du pétrole dans l’économie américaine diminue progressivement depuis quelques décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette surabondance de l’offre signifie que les pénuries d’approvisionnement mettront plus de temps à atteindre le territoire américain. Si les consommateurs paient plus cher à la pompe, les dégâts économiques globaux sont moins importants car une part significative de ces sommes profitent désormais aux producteurs nationaux plutôt qu’étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du gaz naturel ont également fortement augmenté en Europe et en Asie, mais sont restés quasiment inchangés aux États-Unis, un écart de prix qui a permis aux Américains d’économiser des milliers de milliards de dollars depuis le début de la révolution du pétrole de schiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, dans un marché mondial interconnecté, le consommateur américain paie toujours plus cher lorsque les approvisionnements à l’étranger sont perturbés. Et les outils disponibles pour faire face à des perturbations de cette ampleur sont rares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la flambée des prix, les décideurs politiques pourraient être tentés de recourir à des solutions extrêmes, économiquement et géopolitiquement désastreuses, comme l’interdiction des exportations de pétrole américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À long terme, la crise actuelle offre l’occasion de trouver un terrain d’entente entre deux points de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier soutient que la position des États-Unis est renforcée par l’augmentation de la production de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second soutient que les États-Unis auraient été moins vulnérables aux chocs s’ils avaient réduit leur dépendance au pétrole en améliorant le rendement énergétique, en augmentant l’utilisation des véhicules électriques et en développant les transports publics et ferroviaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VLOcZh1BlZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/embed/#?secret=pol2VhnVpy#?secret=VLOcZh1BlZ" data-secret="VLOcZh1BlZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Canada et Mexique : la nécessaire diversification</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que grand producteur de pétrole et de gaz, le Canada semble être dans une meilleure position que la plupart des pays. Selon Goldman Sachs, il figure parmi les économies les plus susceptibles de bénéficier de la hausse des prix du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mexique, en revanche, est confronté à une situation plus difficile. Bien qu’il produise du pétrole brut, le déclin de sa production et ses capacités de raffinage limitées le rendent dépendant des importations d’essence et de diesel, principalement en provenance des États-Unis. Cela le rend vulnérable non seulement aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole mais aussi aux pénuries de produits raffinés, à la hausse des prix sur la côte du Golfe du Mexique et à une possible résurgence, aux États-Unis, des appels à la restriction des exportations de carburant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise pourrait renforcer les appels, dans les deux pays, à diversifier leurs marchés et à réduire leur dépendance aux États-Unis, notamment par la construction d’oléoducs vers la côte ouest américaine pour exporter le pétrole canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mexique, les préoccupations sécuritaires accéléreront le développement du gaz de schiste national, tandis que le gouvernement poursuit sa politique de <em>«souveraineté énergétique»</em> en développant le raffinage et en investissant dans la compagnie pétrolière nationale Pemex, malgré le coût de cette approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amérique du Sud et Centrale : valoriser les ressources nationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amérique du Sud est fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés, ce qui engendre des pressions financières et politiques en raison de la hausse des prix. Cependant, elle possède également d’importantes réserves de pétrole et de gaz, ainsi que de vastes ressources en énergies renouvelables et hydroélectriques. De plus, de nombreux projets pétroliers et gaziers futurs sont situés hors du Golfe et donc hors de portée du détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela confère à la région une importance stratégique accrue si les approvisionnements du Moyen-Orient entraînent une prime de risque plus élevée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt des investisseurs pour des pays comme le Brésil, le Guyana (État souverain à ne pas confondre avec la Guyane française) et l’Argentine devrait s’étendre à d’autres producteurs potentiels tels que le Suriname.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Venezuela, en revanche, est un facteur imprévisible. Sous sa nouvelle direction, qui cherche à attirer les investissements étrangers, ses exportations ont frôlé le million de barils par jour en mars, leur plus haut niveau depuis 2019, malgré des risques toujours élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chine : une stratégie qui a fait ses preuves</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de la crise sur la Chine sont mitigées. Importateur net massif de pétrole, la facture des importations chinoises a fortement augmenté en raison de la hausse des prix et de la perte d’accès au pétrole iranien à prix réduit. En avril, la facture des importations de pétrole brut de la Chine a progressé de 13% par rapport à l’année précédente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Pékin possède d’immenses réserves de pétrole. Tout en réduisant ses importations grâce à l’exploitation de ses réserves et à la diminution de l’activité de ses raffineries, la Chine a également commencé à revendre une partie de ses cargaisons de pétrole contractuelles à d’autres pays, souvent avec profit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise renforcera, au lieu de fragiliser, la stratégie énergétique de la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine s’efforce depuis des années de maîtriser la croissance de sa consommation de pétrole, et celui-ci représente désormais une part plus faible de son mix énergétique qu’aux États-Unis ou en Europe. Elle a également électrifié avec succès une grande partie de son parc automobile et de son réseau électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15<sup>e</sup> plan quinquennal chinois, publié peu après le début de la guerre, préconisait la construction d’une <em>«puissance énergétique»</em> grâce à la <em>«flexibilité stratégique»</em> et à <em>«la&nbsp; souveraineté technologique»</em> fondées sur les énergies non fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les perturbations des approvisionnements en pétrole et en gaz ne feront que renforcer ces ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inde : stabilité relative dans un contexte de fragilité régionale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Inde est plus vulnérable que la Chine. L’Inde importe environ 90% du pétrole qu’elle consomme et, avant la guerre, près de la moitié de ces importations transitaient par le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise a contraint New Delhi à dépendre davantage de la Russie mais sans bénéficier des conditions préférentielles obtenues après l’invasion de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, l’Inde dispose de capacités financières, de réserves et d’une chaîne d’approvisionnement plus diversifiées que ses voisins plus pauvres comme le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka, ce qui réduit le risque de graves pénuries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la flambée des prix du pétrole exacerbe l’inflation, met à rude épreuve le budget et alourdit le coût des subventions aux consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une solution à long terme pourrait nécessiter la diversification des sources d’énergie et l’accélération de la transition vers l’énergie solaire, les batteries, les véhicules électriques et le transport ferroviaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Japon : réserves épuisées et fardeaux croissants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Japon dépend des importations pour plus de 85% de ses besoins énergétiques et la majeure partie de son pétrole a transité par le détroit d’Ormuz en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les États-Unis, le Japon a été le deuxième plus important contributeur à la mobilisation d’urgence des réserves stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie, soit l’équivalent d’environ 70 jours de consommation intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre a fait exploser le coût des importations et de l’électricité, alors même que les Japonais sont déjà confrontés à l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise renforcera les arguments en faveur de la remise en service de davantage de réacteurs nucléaires, de l’accélération des projets éoliens et solaires offshore ainsi que de l’amélioration de la résilience du réseau et des capacités de stockage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la vulnérabilité du Japon, en tant qu’île pauvre en ressources, persistera, l’incitant à privilégier l’efficacité énergétique, l’électrification et la constitution de réserves plus importantes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QzKYr8kOvw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/">Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Iran | Les géants européens du pétrole se goinfrent ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/guerre-diran-les-geants-europeens-du-petrole-se-goinfrent/embed/#?secret=vw5WHfPm45#?secret=QzKYr8kOvw" data-secret="QzKYr8kOvw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Russie : un cadeau pour Poutine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rares sont ceux qui ont tiré un profit aussi évident de la guerre que Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, les recettes pétrolières russes avaient chuté à leur plus bas niveau depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 et l’économie russe était au bord de la récession mais la guerre contre l’Iran fut une aubaine pour Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision américaine d’alléger les sanctions sur le pétrole russe a permis à Moscou de vendre ses cargaisons à des prix plus élevés et les recettes fiscales russes sur le pétrole ont doublé en avril. Cependant, ces gains pourraient être temporaires. Les attaques ukrainiennes, les sanctions et le manque de technologies et d’investissements ont accéléré le déclin à long terme de l’industrie pétrolière russe et les raffineries russes fonctionnent désormais à leur plus bas niveau depuis 2009.</p>



<h2 class="wp-block-heading">États du Golfe : surmonter le goulot d’étranglement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des États du Golfe subissent des pertes importantes mais à des degrés divers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont dans une meilleure situation car ils ont investi dans des oléoducs vers la mer Rouge et le golfe d’Oman, ce qui leur permet de contourner le détroit d’Ormuz pour environ la moitié de leurs exportations d’avant-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman, situé hors du détroit, a vu ses recettes pétrolières augmenter de 80% par rapport à l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les exportations irakiennes se sont effondrées, tandis que les exportations de pétrole et de produits raffinés du Koweït sont quasiment à l’arrêt depuis dix semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exportations de gaz naturel liquéfié du Qatar sont également interrompues et la réparation des installations endommagées pourrait prendre beaucoup de temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des capacités de stockage saturées, les pays du Moyen-Orient ont été contraints de réduire leur production d’environ 13 millions de barils par jour. Même après la réouverture du détroit, le rétablissement de la pleine production pourrait prendre des mois, notamment en Irak et au Koweït en raison d’infrastructures vétustes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran : La carte d’Ormuz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La situation de l’Iran est complexe. Le pays subit d’importantes pertes de revenus en raison de l’embargo américain sur ses exportations mais a initialement profité de la hausse des prix et de l’allègement de certaines sanctions, vendant une partie de ses cargaisons à des prix nettement supérieurs aux remises habituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les installations pétrolières et les infrastructures de l’île de Kharg n’ont pas été gravement endommagées, l’Iran pourrait rétablir rapidement ses exportations si le détroit d’Ormuz est rouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran pourrait cependant sortir de la crise avec un nouveau levier d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays a évoqué la possibilité d’imposer des <em>«droits de transit»</em> en échange du maintien de l’ouverture du détroit. Même si la guerre se termine sans un tel accord, l’Iran a démontré que sa capacité à fermer le détroit d’Ormuz pourrait être aussi puissante que la menace nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Europe : accélérer la transition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe est moins dépendante du pétrole d’Ormuz que l’Asie, mais elle est confrontée à une hausse des coûts due à la concurrence pour les approvisionnements disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le kérosène, l’Europe apparaît particulièrement vulnérable en raison de sa dépendance aux importations du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie a averti en avril que l’Europe ne disposait plus que de <em>«six semaines de réserves de kérosène»</em>, ce qui entraînerait de nouvelles hausses de prix et des annulations de vols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix de l’électricité, qui avaient explosé après la guerre en Ukraine, n’ont pas connu une augmentation aussi spectaculaire cette fois-ci, le choc gazier s’étant quelque peu atténué et les sources alternatives ayant partiellement compensé la pénurie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise va accélérer la transition énergétique de l’Europe vers l’électrification de son économie et le développement de ses propres ressources, y compris une réévaluation du nucléaire dans certains pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cela crée une nouvelle vulnérabilité : la dépendance à l’égard de la Chine pour les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques et les terres rares.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5IoIK8AxLC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=xjqNfVaCPY#?secret=5IoIK8AxLC" data-secret="5IoIK8AxLC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Afrique : deux continents en un seul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays exportateurs de pétrole et de gaz d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale –tels que l’Algérie, la Libye, le Nigeria et l’Angola– pourraient bénéficier de la hausse des prix et de nouveaux investissements. Par contre, les importateurs plus proches du Golfe, comme l’Égypte, l’Éthiopie, le Kenya et la Zambie, subissent une pression considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux pays, même producteurs, importent la majeure partie des carburants raffinés qu’ils consomment. La crise renforcera les appels à la construction de nouvelles raffineries et au développement des énergies renouvelables. Un projet de raffinerie géante est déjà en cours en Afrique de l’Est, et le Ghana, l’Angola et l’Ouganda pourraient suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays africains les plus pauvres, chaque projet d’énergie solaire, de batteries ou de bus électriques réduit leur vulnérabilité aux futurs chocs pétroliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde de l’énergie plus fragmenté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus la guerre avec l’Iran se prolonge, plus le monde de l’énergie sera divisé selon des lignes géopolitiques et géographiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine verra dans cette guerre la preuve que l’hégémonie américaine est devenue une source de chaos plutôt que de stabilité, tandis que la crainte des risques associés au pétrole et au gaz incitera davantage de pays à adopter des technologies propres dominées par Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays riches réagiront en diversifiant leurs approvisionnements, en constituant des réserves et en accélérant le développement d’alternatives, tandis que les pays les plus pauvres seront souvent contraints de choisir l’option la moins chère plutôt que la plus sûre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les importateurs seront prêts à payer plus cher pour la diversification, tandis que les exportateurs investiront dans la construction de routes commerciales contournant les points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, la leçon la plus importante est peut-être que même les plus grands producteurs mondiaux ne peuvent se prémunir contre les chocs d’un marché mondial interconnecté.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/19/lordre-energetique-mondial-apres-la-guerre-diran/">L’ordre énergétique mondial après la guerre d’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 08:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats ont attaqué l’Iran, notamment contre une raffinerie de pétrole située sur l’île iranienne de Lavan, dans le golfe Persique. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le</em> <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a><em> a révélé la semaine dernière qu’Israël a fourni ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats arabes unis et qu’il y a déployé des militaires chargés de leur exploitation durant la guerre contre l’Iran, voilà que le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/articles/the-u-a-e-has-been-secretly-carrying-out-attacks-on-iran-f1745a0d" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal</em></strong></a><strong><em> (WSJ) a fait une autre révélation importante lundi 11 mai 2026. Selon des sources du journal américain, les Émirats ont frappé l’Iran et ces frappes comprenaient une attaque contre une raffinerie de pétrole située sur l’île iranienne de Lavan, dans le golfe Persique. Abou Dhabi n’a jamais reconnu ces frappes. </em></strong><em>(La photo est tirée d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant un incendie dans la raffinerie de Lavan).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18770505"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em> indique que l’armée émiratie est bien équipée en avions de chasse et réseaux de surveillance de fabrication occidentale et que ces attaques laissent penser que le pays est désormais plus enclin à les utiliser pour protéger sa puissance économique et son influence croissante au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attaque en question qui a eu lieu début avril a provoqué un incendie majeur et a eu pour conséquence la perturbation d’une part importante de la capacité de production de la raffinerie qui va durer des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a qualifié l’attaque contre la raffinerie d’<em>«acte hostile»</em> et a riposté en lançant une salve de missiles et de drones contre les Émirats arabes unis et le Koweït.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des sources a indiqué que les États-Unis n’étaient pas inquiets de cette frappe car le cessez-le-feu n’était pas encore effectif à l’époque, et qu’ils accueillaient favorablement, bien que discrètement, la participation des Émirats arabes unis et de tout autre État du Golfe désireux de rejoindre les combats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a refusé de commenter les frappes mais a renvoyé à des déclarations antérieures affirmant le droit du pays à répondre –y compris militairement– ​​à des actes d’agression.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sou2qP1mlB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=KGA6oQymMg#?secret=sou2qP1mlB" data-secret="sou2qP1mlB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le fossé se creuse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pentagone a également refusé de commenter et la Maison-Blanche n’a pas répondu directement aux questions concernant le rôle des Émirats arabes unis dans le conflit mais a déclaré que le président Trump <em>«disposait de toutes les options»</em> et que les États-Unis disposaient d’une <em>«pression maximale»</em> sur le régime iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il est significatif qu’un État arabe du Golfe soit directement impliqué dans la guerre et frappe directement l’Iran»</em>, a déclaré Dina Esfandiary, spécialiste du Moyen-Orient et auteure d’un ouvrage sur l’ascension des Émirats. <em>«Téhéran va maintenant chercher à creuser le fossé entre les Émirats et les autres États du Golfe qui tentent une médiation pour mettre fin à la guerre»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le conflit, les États du Golfe avaient affirmé qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur espace aérien ou de leurs bases pour des attaques. Mais à mesure que le conflit s’intensifiait, l’Iran a riposté en lançant des missiles et des drones sur des centres urbains, des infrastructures énergétiques et des aéroports du Golfe dans le but d’accroître les coûts économiques et politiques et de rendre plus difficile la poursuite de l’offensive américano-israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a concentré une part importante de ses attaques sur les Émirats, les ciblant avec plus de 2 800 missiles et drones, un nombre supérieur à celui de tout autre pays, y compris Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont fortement perturbé le trafic aérien, le tourisme et le marché immobilier des Émirats et ont provoqué une vague de départs forcés et de licenciements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique en danger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont également induit un changement fondamental dans la vision stratégique des Émirats qui considèrent désormais l’Iran comme un <em>«État voyou»</em> cherchant à saper leur modèle économique et social, lequel repose sur l’attraction des talents étrangers et le maintien d’une réputation de sécurité et de stabilité, selon des responsables du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les Émirats sont devenus l’État du Golfe le plus ouvertement belliqueux envers l’Iran et ont maintenu une étroite coopération militaire avec les États-Unis tout au long du conflit, selon des sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émiratis ont clairement indiqué dès le départ qu’ils ne souhaitaient pas cette guerre mais il est également clair que depuis les premières frappes iraniennes sur les Émirats arabes unis, Abou Dhabi considère que le paysage régional a fondamentalement changé»</em>, a déclaré H.A. Hellyer, chercheur au Royal United Services Institute for Defence and Security Studies de Londres. Il a ajouté : <em>«Abou Dhabi n’a pas confirmé si ses frappes visaient des cibles, ni lesquelles, mais dès les premiers jours du conflit, il semblait qu’une implication militaire accrue des pays du Golfe n’était qu’une question de temps»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spéculations concernant le rôle des Émirats se sont intensifiées depuis la mi-mars, date à laquelle un avion de chasse, dont l’apparence n’était ni israélienne ni américaine, a été photographié au-dessus de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs analysant des images et des informations publiques ont repéré des photos montrant vraisemblablement des chasseurs Mirage français et des drones Wing Loong chinois –tous deux utilisés par les Émirats – opérant en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, les Émirats restent nettement plus modestes que les États-Unis, mais ils disposent d’une force aérienne très performante et entraînée, comprenant des chasseurs Mirage et une flotte sophistiquée de F-16, appuyée par des avions ravitailleurs, des avions de commandement et de contrôle et des drones de reconnaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général de l’US Air Force à la retraite Dave Deptula, qui a planifié la campagne aérienne lors de la guerre du Golfe, estime que ces capacités confèrent aux Émirats arabes unis une force aérienne exceptionnellement avancée par rapport aux autres pays de la région. Il a déclaré: <em>«Les Émirats arabes unis sont très performants dans les domaines des frappes de précision, de la défense aérienne, de la surveillance aérienne, du ravitaillement en vol et de la logistique. Avec une force aérienne aussi performante, pourquoi se contenter d’encaisser des attaques iraniennes sans riposter ?»</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ElY0LGPHx2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=L2HYlXJqxu#?secret=ElY0LGPHx2" data-secret="ElY0LGPHx2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Diviser les pays du Golfe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie iranienne visant à entraîner le Golfe dans un conflit a exacerbé les divisions politiques entre les monarchies arabes et les a incitées à rechercher de nouveaux accords pour garantir leur sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que tous les États du Golfe soient confrontés à des risques sécuritaires croissants et à des interrogations quant à la fiabilité de la protection américaine, les Émirats arabes unis poursuivent le renforcement de leurs relations avec les États-Unis, selon Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, lors d’une rencontre avec des journalistes en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les frappes militaires, les Émirats ont soutenu les résolutions de l’Onu autorisant le recours à la force, si nécessaire, pour briser l’emprise de l’Iran sur le détroit stratégique d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a également pris des mesures contre les intérêts iraniens et ce, en fermant des écoles et des clubs liés à Téhéran à Dubaï et en refusant d’accorder des visas et des droits de transit aux Iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures ont fortement restreint une bouée de sauvetage économique vitale que les Émirats arabes unis fournissent à l’Iran depuis des années, malgré les lourdes sanctions occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a réagi en accusant à plusieurs reprises les Émirats arabes unis de participer à la campagne américano-israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la destruction réussie par les États-Unis et Israël des capacités de défense aérienne iraniennes, le risque encouru par les avions de chasse de mener des incursions au-dessus de l’Iran a considérablement diminué, selon le colonel (à la retraite) John Venable, qui a commandé les opérations sur la base aérienne d’Al Udeid au Qatar durant sa carrière dans l’US Air Force. Il a déclaré: <em>«Si vous êtes un allié et que vous souhaitez mener une opération, c’est le moment idéal car le niveau de menace est très faible»</em>. Il a ajouté : <em>«À moyenne et haute altitude, les avions peuvent effectuer quasiment toutes les manœuvres qu’ils souhaitent et les Iraniens sont impuissants»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d1CkuT4H5V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=DTzlAGzqYc#?secret=d1CkuT4H5V" data-secret="d1CkuT4H5V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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