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	<title>Archives des dévaluation du dinar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des dévaluation du dinar - Kapitalis</title>
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		<title>Une autre dévaluation du dinar tunisien ?</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2021 06:48:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une dévaluation de 15%, 20%, 30%…? Les paris sont ouverts, avec les incertitudes des négociations engagées avec le Fonds monétaire international (FMI) et du sérieux des réformes économiques à initier. La question n’est plus de savoir si dévaluation ou pas, la question porte désormais sur la jauge de la prochaine dévaluation. Enjeu matriciel pour l’investissement,...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Devaluation-du-dinar-2022-Ban-1.jpg" alt="" class="wp-image-347811"/></figure></div>



<p><strong><em>Une dévaluation de 15%, 20%, 30%…? Les paris sont ouverts, avec les incertitudes des négociations engagées avec le Fonds monétaire international (FMI) et du sérieux des réformes économiques à initier. La question n’est plus de savoir si dévaluation ou pas, la question porte désormais sur la jauge de la prochaine dévaluation. Enjeu matriciel pour l’investissement, défi anxiogène pour la consommation, la dévaluation du dinar reste un tabou occulté par les médias et par les économistes du sérail. Prospectives…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D. *</p>



<span id="more-347807"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Face au dollar américain, la très sérieuse agence américaine <em>gov.capital</em> prévoit une dévaluation du dinar tunisien de l’ordre de 17%, d’ici 2022. Certaines autres agences vont jusqu’à estimer une dévaluation de 25%. Et ces estimations trouvent preneurs chez les opérateurs économiques; ceux-ci sont adeptes de visibilité et font leur anticipation «rationnelle» au sujet de la valeur du dinar.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La dévaluation, un sujet tabou?</h3>



<p>Cette semaine, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El-Abassi accompagne le ministre des Finances Ali kooli, à Washington, pour négocier avec le FMI d’un nouveau prêt de 4 milliards de $US. Un prêt vital pour les finances publiques: le Budget de l’État, pour 2021, n’est toujours pas encore financé et il lui manque 19 milliards de dinars pour éviter que l’État tunisien déclare cessation de paiement (pour un Budget total de 57 milliards de dinars).</p>



<p>Si le ministre des Finances a multiplié les sorties médiatiques au sujet des réformes budgétaires, le gouverneur de la BCT se fait discret. On ne sait absolument rien sur ce qui se trame pour les réformes de la politique monétaire: taux de change du dinar, taux d’intérêt directeur ou taux de rotation de la planche à billets pour les mois à venir.</p>



<p>On comprend que cela est délicat et le gouverneur de la BCT tente de passer inaperçu dans ce convoi de <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/03/la-tunisie-entre-queteurs-et-raquetteurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>«quêteux» </em>en mission à Washington</a>. Le tout sous la supervision directe du chef de cabinet de Hichem Mechichi, actuel chef de gouvernement et ministre de l’Intérieur par intérim.</p>



<p>Le gouverneur de la BCT sait que la mollesse des réformes proposées par le gouvernement, dans le cadre des négociations avec le FMI, n’augure rien de bon pour le dinar! Et pour cause, toutes les crises économiques vécues en Tunisie depuis l’indépendance ont fait intervenir des considérations politiques qui ont généré de la dévaluation officielle de dinar. Et toutes ces dévaluations ont fait partie du trade-off signifié par le gouvernement tunisien pour accéder aux financements du FMI.</p>



<p>C’est le prix à payer pour que le FMI vienne en aide aux pays mal-gouvernés, dopés par la dette et gangrenés un tant soit peu par la corruption. Évidemment, la dévaluation s’ajoute à plus d’ouverture des frontières économiques, plus de désengagement de l’État, plus de gel des salaires, plus d’austérité…</p>



<p>La Tunisie n’apprend pas de ses erreurs de gouvernance</p>



<p>Le dinar, monnaie nationale de la Tunisie, a été institué en 1958, par l’ex-président tunisien, Habib Bourguiba. Ce leader hors norme en Tunisie a insisté, et contrairement aux pays ex-colonies de la France, pour décrocher le dinar de la Zone Franc. En 1958, le dinar valait presque 3 $ US (et 11 francs français).</p>



<p>Depuis, quatre importantes dévaluations ont ruiné le taux de change du dinar. Aujourd’hui, il faut presque 3 dinars pour obtenir 1 $US. Le rappel peut aider les amnésiques au pouvoir depuis 2011.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>En 1964, et juste après la nationalisation des terres possédées par les ex-colonisateurs (600 000 hectares), le PIB tunisien a chuté de 20%, un coup de sabre dans les recettes de l’État. Pour s’en sortir, il fallait faire appel au FMI! En contrepartie, la Tunisie était obligée de dévaluer le dinar de 25% d’un seul coup. C’était le 8 septembre 1964, et les journaux internationaux, notamment <em>Le Monde</em>, le <em>New-York-Times</em> commentaient le malheureux <em>trade-off</em>, dans leurs éditoriaux économiques (aujourd’hui accessibles sur <em>google.com</em>).</li><li>En 1969, la Banque mondiale vient de nouveau au secours de la Tunisie, par deux prêts importants, avec en échange, la destitution du puissant ministre d’État Ahmed Ben Salah, avec procès et prison à la clef. Ben Salah était l’homme à abattre, et il a été présenté par Bourguiba comme le bouc émissaire, un fusible politique. Et le dinar a glissé de l’ordre de 7%. Hédi Nouïra a pris le pouvoir avec une orientation franchement plus réaliste et plus axée sur la création de la richesse réelle pour la Tunisie.</li><li>Entre 1984 et 1987, le dinar a officiellement été dévalué de 10%, mais sa glissade réelle a atteint les 18%. Avec ici aussi un changement radical des élites dans le cockpit au sommet de l’État : Bourguiba a été destitué de force par le général Ben Ali, qui a pris les commandes. Le FMI a fortement appuyé cette transition, avec un appui qui a fini par propulser la croissance, en créant davantage de disparités régionales et d’inégalités sociales. Et jusqu’en 2011, le FMI a fait l’éloge des politiques économiques du général Ben Ali.</li><li>Entre 2016 et 2019, le dinar a été dévalué de presque 40%, sous un gouvernement de coalition impliquant les religieux d’Ennahdha et les <em>«modernistes»</em> du Nidaa Tounes, avec les résultats qu’on connaît en termes de pertes dans le pouvoir d’achat (40% de perte), de récession et de mal-gouvernance généralisée. Encore une fois, le FMI a conditionné ses prêts à la dévaluation en le présentant sous le vocable de <em>«flexibilité»</em> des taux de change, une autre façon de parler de dévaluation.</li></ul>



<p>La dernière dévaluation, et la plus forte de l’histoire de la Tunisie est survenue alors que la Tunisie a fait sa Révolte du Jasmin. Cette dévaluation a été nécessaire, mais totalement improductive. Elle n’a pas permis à la croissance de repartir et elle n’a pas réussi à attirer les investisseurs, comme le suggèrent les experts du FMI, et leurs économistes et experts conseillers nichés à La Kasbah.</p>



<p>Il faut dire que les opérations terroristes impliquant des Tunisiens, en Tunisie, en Europe et au Moyen-Orient, coïncident avec l’omniprésence au sommet de l’État du parti islamiste présidé par le Cheikh Rached Ghannouchi, aujourd’hui président du parlement. L’islamisme radical de Ghannouchi, comme le socialisme radical de Ben Salah, n’ont pas rendu service au dinar tunisien.</p>



<p>Récemment, le Soudan a dû dévaluer sa monnaie de 80% pour accéder à l’aide internationale. Le Liban, lui aussi dominé par l’islamisme politique, a dévalué sa monnaie de presque 90%, depuis mars dernier. La Turquie, l’Irak, et bien d’autres États gangrenés par l’islam politique et par la mal-gouvernance liée sont partis quémander de l’aide au FMI. Ils ont fini par faire profil bas, en dévaluant leur monnaie et en pénalisant le pouvoir d’achat de leurs citoyens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le dinar, sous les feux croisés!</h3>



<p>En attendant que le gouverneur de la BCT rassure les opérateurs économiques au sujet de sa vision et de ses réformes monétaires, les analystes anticipent le pire. Et la dévaluation du dinar apparaît comme une évidence, voire même un diktat.</p>



<p>Pour le scénario le plus optimiste, les observateurs et analystes des politiques prévoient une dévaluation du dinar qui peut atteindre, durant les mois à venir, les 20% sur le marché formel, et au minimum un 30% sur le marché informel de la devise international.</p>



<p>Plusieurs clignotants sont au rouge et tous concourent à la raréfaction des devises fortes dans les échanges commerciaux en Tunisie. La déchéance du tourisme de masse, les difficultés créées par le gouvernement pour freiner la fréquence des allers-retours de la diaspora tunisienne présente à l’international (en raison de la Covid-19) et l’approche des horizons de remboursement de plus presque 7 milliards de $US en dette internationale vont mettre une pression additionnelle sur les réserves en devises. Et tout cela ne peut que mettre plus de vélocité dans le glissement du dinar par rapport aux devises fortes.</p>



<p>Les moins optimistes des observateurs et économistes parient sur une dévaluation qui peut frôler 40% de la valeur du dinar. Soit un dinar qui se change à moins de 20 cents américains (0,2 $US), pour les tout prochains mois (d’ici 2022).</p>



<p>Certes, la BCT et le gouvernement tunisien peuvent passer le sujet sous silence, en prétextant que ce n’est rien de plus qu’une <em>«dépréciation passagère»</em> du dinar face aux devises fortes.</p>



<p>Et ici le cauchemar libanais est dans tous les esprits. Une forte dévaluation a frappé la lire libanaise, après que le Liban ait annoncé son défaut de paiement, il y a quelques mois. Au Liban, le «haircute» a pénalisé tous les épargnants, sans exception, avec des pertes ayant dépassé les 80% des montants déposés en devises dans des comptes gérés par des banques libanaises.</p>



<p>L’économie tunisienne risque gros si l’État tunisien échoue ses négociations avec le FMI. Au cas d’une cessation de paiement, faute de soutien du FMI et des bailleurs de fonds internationaux, la situation économique et sociale deviendra explosive et intenable pour un gouvernement déjà contesté, et tenu en laisse par les islamistes au pouvoir au parlement.</p>



<p>Mais, même si ces négociations aboutissaient, le dinar tunisien subira de plein fouet les méfaits de la dévaluation, avec en prime une poussée inflationniste dégradant davantage le pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p>Dans les deux cas, la Tunisie paiera le gros prix pour la mal-gouvernance engagée par les partis au pouvoir et leurs alliés depuis 2011. Les 10 gouvernements qui ont géré le pays depuis l’avènement de la Révolte du Jasmin ont été tous réfractaires aux réformes économiques structurelles et sont arrivés au pouvoir sans programme économique viable.</p>



<p>Plusieurs observateurs internationaux et centres d’analyses économiques situent la prochaine dévaluation du dinar tunisien dans une fourchette oscillant entre 15% et 35% dans le court et moyen terme.</p>



<p>L’Agence américaine <em>Tradingeconomics</em> table sur des projections qui arrivent à situer le $US à 3,5 dinars : soit une dévaluation de 25% d’ici fin 2022. L’agence américaine <em>gov.Capital</em> table sur une dévaluation de 17%, d’ici 2022.</p>



<p>Le gouverneur de la BCT Marouane El-Abassi et le ministre des Finances Ali Kooli doivent rassurer les opérateurs économiques pour éviter la fuite des capitaux et mieux anticiper les spéculations nocives au pays et à sa stabilité économique et sociopolitique.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="x4o8Uw0JWw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/29/economie-les-bluffs-detat-en-tunisie/">Économie : les bluffs d’État en Tunisie?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Économie : les bluffs d’État en Tunisie? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/29/economie-les-bluffs-detat-en-tunisie/embed/#?secret=4ErnwDnR5s#?secret=x4o8Uw0JWw" data-secret="x4o8Uw0JWw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Gouvernance alimentaire et couscous hors de prix</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/10/tunisie-gouvernance-alimentaire-et-couscous-hors-de-prix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2019 13:38:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dévaluation du dinar]]></category>
		<category><![CDATA[industrie agro-alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’alimentation au quotidien est devenue un casse-tête pour certaines franges de la population en Tunisie qui n’en peuvent plus et déploient toutes sortes de stratégies en empruntant les chemins escarpés de la cherté des denrées de premières nécessités. Par Yassine Essid Car ces citoyens doivent aussi faire face aux incessantes hausses des loyers, des moyens...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-201763" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Couscous-aux-legumes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’alimentation au quotidien est devenue un casse-tête pour certaines franges de la population en Tunisie qui n’en peuvent plus et déploient toutes sortes de stratégies en empruntant les chemins escarpés de la cherté des denrées de premières nécessités.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-201762"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-118739 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" width="200" height="250" />Car ces citoyens doivent aussi faire face aux incessantes hausses des loyers, des moyens de transport, des services de santé, des médicaments, des frais d’éducation et d’habillement et des tarifs de l’eau et de l’énergie.</p>
<p>Aussi, pour s’en sortir, ils ne font plus les courses au même endroit, marchent longuement parmi les étaux, scrutent attentivement les prix dans les vitrines, palpent, soupèsent, réfléchissent, hésitent&#8230; mais ils finissent souvent par retourner au point de départ car c’est partout pareil.</p>
<h3>Le coût désormais élevé de la pitance du pauvre</h3>
<p>Aujourd’hui, pour préparer un couscous aux légumes, un plat qui n’a rien de festif, considéré comme une allégorie de la frugalité, une adhésion au régime végétarien, savoureux pour les familles nombreuses bien que privé de l’essentiel : ni poisson, ni viande, ni poulet censés garnir et rehausser le mets. Pour ce faire, il faut aller débusquer les prix les plus intéressants pour des produits basiques. Or, comme on le verra plus en détail, le coût désormais élevé de cette pitance du pauvre lui en ôte toutes les vertus.</p>
<p>Laissons de côté la démocratie, la croissance, les lois et les règlements. Oublions chefs d’Etat et de gouvernement, parlement et autres hautes autorités, qui ont tous fini par croire qu’ils sont les vrais protagonistes de l’action politique. Or le véritable acteur, c’est toute cette population essentiellement urbaine qui réclame le droit de contrôler son propre destin, mais qui ne contrôle plus rien. Les cartels politico-affairistes, qui s’affichent en glorieux protecteurs de ses intérêts, qui se veulent les promoteurs de grandes causes nationales, en premier lieu la lutte contre la hausse des prix et l’égalité devant l’impôt mais accouchent de petites souris, ont fini par ne plus s’intéresser au prix des choses. Parmi celles-ci, l’offre d’une alimentation saine, de qualité et accessible à tous.</p>
<p>Pour les familles à hauts revenus, qui disposent d’une fortune suffisante pour entretenir un rapport distant, quasi désintéressé, avec l’argent, les dépenses alimentaires restent relativement marginales voire dérisoires. Viandes, poissons et crustacés, légumes et fruits, produits laitiers et dérivés, boissons, une variété de pains, de viennoiseries, de pâtisseries et de produits importés, sont intégrés dans leurs mœurs culinaires. Manger est aussi pour cette classe un acte ostentatoire, indicateur de statut, qui finit souvent par provoquer une surcharge pondérale. La transgression abusive des usages nutritionnels cède alors sous la pression des normes diététiques et esthétiques qui commandent d’alléger le repas.</p>
<h3>Du «caddy» de la riche ménagère au «couffin» de la mère de famille pauvre</h3>
<p>En revanche, les familles de la classe moyenne consacreraient environ 50% de leurs revenus à l’alimentation en imitant, autant que faire se peut, le modèle de consommation des hauts revenus, mais avec un fond encore traditionnel et des produits de qualité moindre.</p>
<p>Du <em>«caddy»</em> de la ménagère de haut standing, on passe ensuite au<em> «couffin»</em> des habitants des quartiers populaires, qui sont les gros consommateurs urbains pour lesquels l’alimentation absorberait plus de 60% de leurs revenus, au même titre que les familles modestes des zones rurales.</p>
<p>Ici les contraintes matérielles forcent les familles à raccourcir les repas. On se contente d’un plat principal, de préférence bourratif sans «introduction» et sans <em>«conclusion»</em>, qui valorise les corpulences fortes, s&rsquo;appuie sur des produits de base, en premier lieu les pâtes et le pain (subventionnés), les œufs, les légumes, peu de viande, rarement du poisson, mais des parties basses du poulet (ailes, foie, croupion et gésier) en plus de l’huile, café, thé et sucre auxquels s’ajoutent, en fonction des ressources, des fruits de saison, des sodas et des produits laitiers.</p>
<p>Enfin, les secteurs très pauvres, recensés comme <em>«marginaux»</em>, sont tout simplement sous-alimentés. Leurs revenus, irréguliers vont aux aliments dont la valeur nutritive est particulièrement basse.</p>
<p>Si le secteur privé a pris la tête de l’industrie agro-alimentaire et de la distribution urbaine par la création des supermarchés et des grandes surfaces, réalisant une rapide et fantastique accumulation de capital, la majorité des fruits et légumes approvisionnent, de façon désordonnée, les marchés de quartier où tables et étals empiètent sur les trottoirs et la chaussée.</p>
<h3>La faiblesse des prix à la production ne profite pas au consommateur</h3>
<p>Les produits se consomment frais, c’est-à-dire qu’ils sont pratiquement cueillis, achetés, transportés, distribués, vendus et consommés chaque jour. Dans ce domaine, le modèle de commercialisation du plus gros volume de la production agricole est informel. Les fameux camions D Max chargés de fruits et légumes, stationnés partout, échappant à toute réglementation fiscale, sont devenus des unités de vente itinérantes qui concurrencent outrageusement les boutiques des primeurs et font que la faiblesse des prix à la production profite de moins en moins au consommateur.</p>
<p>Dans la mesure où l’objectif des pouvoirs publics est avant tout le ravitaillement des marchés et l’approvisionnement régulier de la population, l’Etat intervient peu, même plus du tout, dans la régulation des prix des fruits et légumes, laissant le champ libre aux spéculations saisonnières désormais ancrées dans le paysage des villes et des quartiers périurbains. Le développement d’installations de stockage et de réfrigération donnent aussi à ceux qui les possèdent un pouvoir exorbitant dans la formation des prix et encouragent la spéculation d’intersaison.</p>
<p>La Tunisie, un pays en quasi faillite financière, est gouvernée sous la houlette du Fonds monétaire international (FMI) qui lui impose une draconienne politique d’<em>«ajustement»</em>. Or, parmi les dures exigences de cette institution, telles la rigueur budgétaire et la dévaluation du dinar, figure la suppression du soutien de l’Etat aux produits de première nécessité. Une perspective nullement envisageable face à la paupérisation croissante de la classe moyenne et la misère intolérable des populations à bas revenus.</p>
<p>L’inflation ronge l’épargne et les salaires, le chômage et le sous-emploi ne font que s&rsquo;aggraver. C’est en gardant cette réalité à l’esprit que l’on comprendra à quel point la confection d’un banal couscous aux légumes de saison soit devenue à ce point problématique pour des milliers de ménages.</p>
<h3>Un couscous aux légumes hors de prix !</h3>
<p>L’indicateur quantitatif du niveau de vie, compréhensible par tout le monde, étant les prix, le mieux serait d’accompagner notre mère de famille au marché qui fera en sorte de se conformer scrupuleusement à son budget.</p>
<p>Afin de ne rien oublier, elle commencera, dans l’ordre d’accommodement des ingrédients par l’achat de quelques oignons. Ciselés, ils seront jetés dans l’huile en début de cuisson. À 1,400 DT/ kilo, une livre suffira largement. Les pois chiches, jadis considérés comme la <em>«viande du pauvre»</em> pour leur pourcentage élevé en protéines végétales, sont aujourd’hui hors de prix : 9,000 DT/kilo lorsqu’ils sont vendus en vrac et 11,000 DT empaquetés. Elle trouve alors plus sage de se contenter d’une bonne poignée de pois chiches secs à 1,000 DT qu’elle laissera tremper la veille.</p>
<p>Il faut aussi les piments forts. À 2,600 DT/kilo, 250 gr (600 millimes) lui paraissent suffisants. À cela il faut ajouter une botte de petites carottes (1,000 DT), des navets à 600 millimes/kilo, un prix qui n’a rien d’excessif d’autant que leurs feuilles sont comestibles. Les fèves fraîches, c’est la saison, sont incontournables, mais dans la mesure où pour un kilo (1,300 DT) vous n’obtiendrez, après écossage, cuisson et épluchage, pas plus de 250 grammes, mieux vaut acheter deux à 2,600 DT.</p>
<p>Un couscous exige aussi de la courge et des courgettes, leur prix au kilo est décourageant mais tant pis ! Pour trois belles courgettes (2,180/k), un légume qui n’a que des vertus, il faut débourser environ 1,200 DT. La courge musquée est encore plus chère puisque la moitié d’un quartier lui coûtera pas moins de 900 millimes. Il lui faut profiter pour le moment du prix de la pomme de terre (900/k), qui a le mérite d’être un légume plein d’énergie et rassasiants. Elle choisira des tubercules bien fermes et sans trace de germination. Il faut penser acheter un chou pommé, symbole d’un hiver finissant, serré et dur comme un boulet de métal. Elle en prendra un bien rond, de taille moyenne qui lui coûtera quand même 1,000 DT. Il ne faut pas oublier d’enlever, de préférence à l’insu du marchand, les quelques rosettes de feuilles gâtées pour en diminuer le poids au pesage. Le chou-rave (<em>«kurrâth»</em>), moins bien connu, est un peu plus cher mais se marie très bien avec les pommes de terre et les carottes. Deux boules suffiraient largement car les feuilles et les tiges pèsent plus que le légume proprement dit (700 millimes).</p>
<p>Il est temps maintenant de passer chez l’épicier du coin pour l’achat de la semoule de couscous (780), l’huile de tournesol (4,400/litre), et les tomates en conserve à 1,780 DT la boîte de 400g ! Une facture totale anormalement élevée de 18.160 DT qui fait qu’elle doit renoncer à l’achat du litre de<em> «lben»</em> (babeurre obtenu à partir de lait cru fermenté spontanément), pourtant indispensable à tout couscous mais désormais inaccessible et qu’elle estimera superflu pour se donner bonne conscience.</p>
<h3>La démocratie devenue synonyme de disette pour beaucoup de Tunisiens</h3>
<p>Il arrive cependant que certaines préparations culinaires, naguère jugées comme étant le sort des familles modestes, tel que le couscous aux légumes, gagnent progressivement en reconnaissance et perdent drastiquement de leur réputation de plat du pauvre. L’élite sociale s’en empare et lui donne alors la reconnaissance et la valeur d’un mets fort appétissant et raffiné. Bientôt, ce plat deviendra, pour de nombreuses familles, carrément inabordable.</p>
<p>Ayant tout fait pour moduler ses priorités alimentaires en fonction du coût de la vie notre mère de famille, gavée de slogans politiques qui pendant plus de huit ans l’avaient dupée, rassasiée de ses faims, retournera chez elle le cœur brisée quant aux promesses du futur radieux de la démocratie continuellement démenties par l’horizon unique du présent. Elle se rend compte qu’elle se rapproche inexorablement de l’état de disette, que l’intégration des classes populaires dans une «société de semblables» n’est qu’un leurre, et que l’égalité des droits politiques n’implique pas forcément moins d’inégalité sociale.</p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZETDK3hLsL"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/08/considerations-desabusees-sur-lhuile-dolive-tunisienne/">Considérations désabusées sur le passé, le présent et l&rsquo;avenir de l’huile d’olive tunisienne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Considérations désabusées sur le passé, le présent et l&rsquo;avenir de l’huile d’olive tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/08/considerations-desabusees-sur-lhuile-dolive-tunisienne/embed/#?secret=3jFGJUEGzN#?secret=ZETDK3hLsL" data-secret="ZETDK3hLsL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OG003W2Dih"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/le-pain-et-nous-considerations-sur-la-politique-alimentaire-de-la-tunisie/">Le pain et nous : Considérations sur la politique alimentaire de la Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le pain et nous : Considérations sur la politique alimentaire de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/le-pain-et-nous-considerations-sur-la-politique-alimentaire-de-la-tunisie/embed/#?secret=dKEH9Tcxrj#?secret=OG003W2Dih" data-secret="OG003W2Dih" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/10/tunisie-gouvernance-alimentaire-et-couscous-hors-de-prix/">Tunisie : Gouvernance alimentaire et couscous hors de prix</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : dévaluation du dinar et augmentation de la dette extérieure</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/15/tunisie-devaluation-du-dinar-et-augmentation-de-la-dette-exterieure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Apr 2018 11:23:45 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[dévaluation du dinar]]></category>
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		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«La dévaluation du dinar tunisien a été soutenue par le FMI afin d’améliorer la compétitivité de l’économie tunisienne. Cependant, au lieu de réduire le déficit commercial, la dévaluation a d’autant plus augmenté la dette extérieure de la Tunisie». C’est ce qu’affirme Juan Pablo Bohoslavsky, expert indépendant des Nations Unies, à la suite d’une mission en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-148915" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/OTE-Juan-Pablo-Bohoslavsky.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>«La dévaluation du dinar tunisien a été soutenue par le FMI afin d’améliorer la compétitivité de l’économie tunisienne. Cependant, au lieu de réduire le déficit commercial, la dévaluation a d’autant plus augmenté la dette extérieure de la Tunisie».</strong> </em></p>
<p><span id="more-148914"></span></p>
<p>C’est ce qu’affirme Juan Pablo Bohoslavsky, expert indépendant des Nations Unies, à la suite d’une mission en Tunisie dans une <em>«policy brief»</em> intitulée <em>«La dette, l’ajustement structurel et la corruption en Tunisie selon une approche des droits de l’homme»</em> publiée par l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE).</p>
<p>Alors que le Fonds monétaire international (FMI) insiste auprès du gouvernement tunisien pour accélérer les réformes structurelles préconisées (fiscales, des caisses de sécurité sociale, des entreprises publiques, etc.), l’expert a évalué l’impact des réformes structurelles, essentiellement conditionnées par le FMI, selon une approche des droits de l’homme.</p>
<p>La <em>«policy brief»</em>, publiée en anglais, approfondit également la question des flux financiers illicites (FFI) en Tunisie ainsi que ses liens avec la corruption.</p>
<p><em>«Plusieurs préoccupations ont été portées à l’attention de l’expert indépendant que les capacités de l’Etat en matière de contrôle fiscal sont sous-développées et que les amnisties fiscales accordées régulièrement ont plutôt encouragé l’évasion fiscale»</em>, souligne l’OTE, un think-tank présidé par l’économiste Chafik Ben Rouine.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<p><em><strong>Lire le rapport en anglais<a href="http://www.economie-tunisie.org/en/observatory/human-rights-approach-debt-structural-adjustment-and-corruption-tunisia-report"> ‘‘A Human Rights Approach to Debt, Structural Adjustment and Corruption in Tunisia’’. </a></strong></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/15/tunisie-devaluation-du-dinar-et-augmentation-de-la-dette-exterieure/">Tunisie : dévaluation du dinar et augmentation de la dette extérieure</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Mar 2018 09:59:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Ayari]]></category>
		<category><![CDATA[dévaluation du dinar]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El-Abassi]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Remarques sur la première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi. Remèdes douteux à des maux chroniques. Par Mohamed Chawki Abid * Au vu des solutions préconisées pour les problèmes chroniques de la baisse des réserves en devises, de la hausse de l’inflation et de la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/">Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-142969" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Marouane-El-Abassi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Remarques sur la première conférence de presse du nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi. Remèdes douteux à des maux chroniques.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Chawki Abid</strong> *</p>
<p><span id="more-142968"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70465 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Mohamed-Chawki-Abid-1.jpg" alt="" width="200" height="200" />Au vu des solutions préconisées pour les problèmes chroniques de la baisse des réserves en devises, de la hausse de l’inflation et de la dévaluation de la monnaie nationale, le dinar tunisien (DT), il est à craindre que le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, ne marche sur les pas de son prédécesseur, dont la politique monétaire n’est pas étrangère à la crise économique et financière actuelle de la Tunisie</p>
<h3>1) Réserves en devises = 77 jours d’importations :</h3>
<p>Après avoir usé du matelas de devises pour relever le DT, le gouverneur de la BCT a enfin compris que les solutions théoriques à une problématique macroéconomique peuvent empirer la situation. Constatant un déficit courant de 10%, il a reconnu que l’Institut d’Emission ne pourra continuer à soutenir le DT au vu d’un recul tragique des réserves de change.</p>
<h3>2) Inflation’2019 ≈ 6,5% :</h3>
<p>Concernant la hausse des prix, il admet qu’il ne peut contenir l’inflation sans correction du TMM, et décide d’augmenter le taux directeur à 5,75%, croyant à tort que l’inflation est d’origine monétaire (alors que tirée principalement par le poids des importations) et pensant pouvant la ramener de 7,2% en 2018 à 6,5% en 2019.</p>
<p>Malheureusement, nous observons encore des promesses hypothétiques. Si les importations de biens de consommation secondaires ne sont pas substantiellement comprimées, la pression sur la balance des paiements persistera et, de ce fait, le DT continuera à glisser, entraînant inéluctablement une accentuation de l’inflation. Je ne dirais pas que nous terminerons l’année avec une inflation à deux chiffres, mais je redoute fort que nous ne soyons pas en dessous de 10% à fin 2018.</p>
<h3>3) Recours au surendettement :</h3>
<p>Au lieu d’exhorter le ministère du Commerce à commencer à tailler dans les importations superflues, il semble vouloir marcher sur les pas de son prédécesseur en faisant de nouveau le plein de crédits improductifs, que certains qualifient de bouffée d&rsquo;oxygène.</p>
<p>Drôle de bouffée. Chercher à lever des crédits extérieurs pour boucher les trous, causés principalement par l’amplification du déficit courant, relève de l’irresponsabilité, voire du terrorisme économique. Je crains qu’il ne soit plus myope que son prédécesseur Chedly Ayari.</p>
<p><em>* Ingénieur économiste.</em></p>
<p>Articles liés:</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uA5xokDiyc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/">Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La hausse du taux directeur pour maîtriser l’inflation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/08/tunisie-la-hausse-du-taux-directeur-pour-maitriser-linflation/embed/#?secret=vIJljxU2hQ#?secret=uA5xokDiyc" data-secret="uA5xokDiyc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oaGJQU6bMl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/tunisie-nouvelle-hausse-taux-directeur-lhorizon-sobscurcit/">Tunisie-Nouvelle hausse du taux directeur : L’horizon s’obscurcit</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Nouvelle hausse du taux directeur : L’horizon s’obscurcit » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/tunisie-nouvelle-hausse-taux-directeur-lhorizon-sobscurcit/embed/#?secret=u85AciuRmx#?secret=oaGJQU6bMl" data-secret="oaGJQU6bMl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g8rwo3VhcU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/">Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/embed/#?secret=t2zrwtYDAZ#?secret=g8rwo3VhcU" data-secret="g8rwo3VhcU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/11/tunisie-politique-monetaire-des-remedes-douteux-a-des-maux-chroniques/">Tunisie-Politique monétaire : Des remèdes douteux à des maux chroniques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2018 07:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dévaluation du dinar]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement d'unité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une vraie tornade de mauvaises nouvelles monétaires s’acharnent abruptement sur l’économie, entreprises et ménages tunisiens confondus. Décryptage… Par Asef Ben Ammar, Ph.D. Le 5 mars 2018, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a drastiquement relevé son taux directeur de 75 points de base, le ramenant à 5,75% par an. Un relèvement historique qui coïncide avec...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/">Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-130748" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Banque-centrale-de-Tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Une vraie tornade de mauvaises nouvelles monétaires s’acharnent abruptement sur l’économie, entreprises et ménages tunisiens confondus. Décryptage</strong></em>…</p>
<p>Par <strong>Asef Ben Ammar</strong>, Ph.D.</p>
<p><span id="more-142010"></span></p>
<p>Le 5 mars 2018, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a drastiquement relevé son taux directeur de 75 points de base, le ramenant à 5,75% par an. Un relèvement historique qui coïncide avec une autre hausse historique du taux d’inflation, annoncée à quelques heures d’intervalle par l’Institut supérieur de la statistique (INS), un organisme digne de foi. Une vraie tornade de mauvaises nouvelles monétaires qui s’acharnent abruptement sur l’économie, entreprises et ménages confondus.</p>
<p>Que dire au sujet de ces hausses concomitantes et à quoi s’attendre comme impacts imprévus pour le quotidien des Tunisiens? Nous apportons ci-dessous des analyses et des éléments de réponses !</p>
<h3>Resserrement monétaire et fin des mesures accommodantes</h3>
<p>La hausse du taux directeur annoncée par la BCT constitue la troisième en moins d’un an. Le taux directeur partait de 4,25% l’an, en avril 2017 et de seulement 3,5% l’an, en 2012. La BCT a justifié ce resserrement abrupt par la volonté de <em>«faire face à des risques réels d’une poursuite de l’inflation en 2018, ayant déjà atteint 7,1% au mois de février contre 4,6% au même mois de l’année 2017 et 5,3% en moyenne en 2017».</em></p>
<p>Le communiqué de la BCT justifie sa décision par une anticipation de <em>«l’envolée probable des prix internationaux des produits de base et surtout de l&rsquo;énergie, prédisant des pressions inflationnistes supplémentaires au cours de la période à venir»</em>. Ce communiqué ne dit rien sur les tendances des taux directeurs ailleurs dans les pays occidentaux, qui ont commencé tout récemment à être relevés, les uns après les autres (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, etc.).</p>
<p>La BCT déclare ses «intentions» voulant préserver le pouvoir d’achat des citoyens et favoriser les conditions d’une croissance saine,<em> «dont les prémices commencent à se dessiner en ce début 2018, motivant une action proactive par le resserrement de la politique monétaire en se basant sur le taux d’intérêt en tant qu’instrument privilégié pour une meilleure allocation des ressources financières».</em></p>
<p>Il est vrai que l’inflation, déjà forte, est repartie à la hausse, sous une pression conjointe imposée par la dévaluation du dinar tunisien (DT) et de l’augmentation de la TVA récemment décrétée par la Loi de Finances de 2018. Le tout fait que le pouvoir d’achat des citoyens est porté à se dégrader encore plus, avec les hausses des prix des produits de base.</p>
<p>C’est vrai aussi que l’économie tunisienne reprend de la vigueur, mais elle est encore loin de son plein potentiel et de son régime de croisière. La surchauffe inflationniste est bien plus loin que le laisse entendre la BCT. Cela dit, son communiqué ne dévoile par ses prévisions de forte croissance anticipée pour les semaines et mois à venir. Le texte reste muet et opaque, quant au nombre de votes favorables pour ce relèvement, contre les votes opposés.</p>
<p>Dommage, cela aurait éclairé les acteurs économiques sur les appréciations du collège des 9 membres du conseil d’administration de la BCT.</p>
<p>En clair, l’investisseur veut savoir si la décision est unanime, mitigée ou très majoritaire.</p>
<p>Dans les pays occidentaux, et même dans les pays émergents, les communiqués traitant du changement du taux directeur donnent le nombre de votes pour et le nombre des votes contre, et de manière explicite et transparente. C’est précieux pour les investisseurs rationnels !</p>
<p>Mais, quoi qu’on en pense, la dernière décision de la BCT aura des impacts concrets et immédiats, dont trois méritent d’être mis de l’avant :</p>
<p>&#8211; Les taux d’intérêt du marché monétaire (TMM) vont grimper automatiquement à au moins 7%, amenant les taux d’intérêt associés aux prêts et marges de crédit à atteindre un minimum de 10% en moyenne (en taux nominal).</p>
<p>&#8211; Une telle envolée des taux d’intérêt rendra plus cher l’accès au financement et au capital, tant pour les consommateurs (acheteurs de logements, de voitures, de frigos, etc.) que pour les entreprises qui ont besoin de liquidités pour faire face aux commandes et financer leurs équipements et intrants requis pour leur production et survie.</p>
<p>&#8211; Des taux d’intérêt de cette ampleur vont, sans aucun doute, freiner les investissements et faire reculer la demande agrégée, accentuant par la même la récession et une morosité économique qui s’incruste de jour en jour. Le secteur informel doit jubiler, parce qu’il peut tirer profit de cette hausse des taux d’intérêt, en voyant les investisseurs et les consommateurs se rabattre sur ses services de préteurs informels (usuriers et usurpateurs avec des taux d’intérêt nominaux plus bas, tout compte fait).</p>
<h3>Les non-dits de cet acharnement monétariste</h3>
<p>Un taux directeur de 5,75% par an n’est pas un taux anodin, et encore moins un taux normal dans le contexte des pays comparables à la Tunisie. Au Maroc, ce taux est de seulement 2,25% par an, il est de 2,95% par an au Sénégal, de 1,5% aux États-Unis et de 0% en Europe, oui zéro pour cent !</p>
<p>En Tunisie, les acteurs économiques noteront que par cette troisième augmentation du taux directeur en moins d&rsquo;un an, les autorités monétaires pratiquent un certain <em>«acharnement monétariste»</em> sur une économie déjà amorphe, mise à genoux par les partis politiques, ravagée par les tensions sociales et les revers de la Tunisie post-2011.</p>
<p>Les analystes constatent aussi que faute de mesures économiques et fiscales menées par le gouvernement et la Feuille de Route de Carthage, la BCT se trouve de facto au front pour faire un dernier rempart, avec des leviers monétaires et arguments monétaristes (dans la logique de la pensée monétariste de Friedman et condisciple).</p>
<p>Et dans ce cadre, trois non-dits méritent d’être dévoilés.</p>
<p>Le premier a trait à l’incapacité du gouvernement d’unité nationale (GUN) à mettre en œuvre des instruments budgétaires et fiscaux qui peuvent mieux équilibrer le dosage entre politiques fiscales et politiques monétaires. Le tout monétaire ou le tout fiscal est de facto contre-productif, en Tunisie, comme ailleurs dans le monde ! Généralement les gouvernements avertis combinent ces deux familles de politiques (fiscales et monétaires) pour mieux affronter les récessions et mieux relancer l’économie sans déclencher des effets pervers monétaires ou fiscaux.</p>
<p>Tout indique que la BCT est poussée au front par l’inaction et des réformes fiscales et économiques qui ne viennent pas et qu’aucun des partenaires de la FRC ne souhaite voir venir pendant cette période préélectorale, fort instable.</p>
<p>Le deuxième non-dit a trait à la dévaluation du dinar. Une dévaluation qui constitue de toute évidence un catalyseur commun au taux d’inflation et au taux directeur. Agissant sur le taux directeur, la BCT laisse comprendre qu’elle ne fera rien de plus pour sauver le dinar, qui continuera sa chute pour les prochains mois, comme la livre égyptienne l’a fait avant lui ! Et ce message n’est pas anodin; puisqu’il est directement adressé au conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) qui se réunit la semaine prochaine à Washington, entre autres, pour décider de l’octroi, ou non, de la prochaine tranche du prêt de 2,9 milliards de $ octroyés à la Tunisie.</p>
<p>On sait que le FMI insiste mordicus pour que la BCT relève encore plus son taux directeur, tout en lâchant le dinar (le faire flotter). Est-ce suffisant pour voir le FMI annoncer l’octroi de la prochaine tranche de son prêt? Un prêt vital pour la survie du GUN et de la Feuille de Route de Carthage. On le saura ensemble jeudi prochain, 15 mars, quelque part vers la fin de soirée, heure de Tunis.</p>
<p>Le troisième non-dit ne concerne pas uniquement la BCT, mais le gouvernement et les partenaires de la Feuille de route de Carthage. Ceux-ci ne souhaitent pas agir pour contrer l’expansion du secteur informel et valoriser toutes ses réserves thésaurisées en devises et en liquidités, le tout pour mieux équilibrer le marché monétaire et rassurer les partenaires internationaux de la solvabilité de la Tunisie, au lieu de s’acharner uniquement et unilatéralement contre les acteurs économiques tuniso-tunisiens par le relèvement des taux d’intérêt et la déperdition de la valeur du dinar.</p>
<p>En conclusion, la BCT ne devrait pas se sentir obligée de compenser l’inaction du gouvernement d’unité nationale en matière de réformes budgétaires, fiscales et économiques.</p>
<p>Le nouveau gouverneur de la BCT devrait agir de façon neutre, fondée sur les connaissances et surtout dans une posture apolitique. Tout indique que par cette décision, la BCT vient au secours d’un gouvernement d’union nationale en passe de perdre sa légitimité face aux électeurs.</p>
<p>La BCT ne doit pas perdre de vue les contingences et les vulnérabilités du contexte qui prévaut actuellement en Tunisie, et c’est pourquoi, elle doit garder les mêmes distances avec tous les partis au pouvoir et acteurs de la société civile, pour ne considérer que l’intérêt collectif et stratégique de la Tunisie d’aujourd’hui et de demain !</p>
<p><em>* Analyste en économie politique.</em></p>
<p><em><strong>Article lié: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pu1YNkbtEN"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/tunisie-banque-centrale-augmente-taux-directeur-de-75-points/">Tunisie : La Banque centrale augmente le taux directeur de 75 points</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La Banque centrale augmente le taux directeur de 75 points » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/tunisie-banque-centrale-augmente-taux-directeur-de-75-points/embed/#?secret=J3SlMZe1EB#?secret=Pu1YNkbtEN" data-secret="Pu1YNkbtEN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hOKxi3If34"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/27/ecueils-perils-de-leconomie-tunisienne-selon-fitch/">Ecueils et périls de l’économie tunisienne selon Fitch </a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ecueils et périls de l’économie tunisienne selon Fitch  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/27/ecueils-perils-de-leconomie-tunisienne-selon-fitch/embed/#?secret=RGkI3tKpog#?secret=hOKxi3If34" data-secret="hOKxi3If34" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sjkI8PkP5v"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/economist-intelligence-unity-perspectives-mitigees-tunisie/">Economist Intelligence Unity : Des perspectives mitigées pour la Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economist Intelligence Unity : Des perspectives mitigées pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/economist-intelligence-unity-perspectives-mitigees-tunisie/embed/#?secret=IoZ87zLtlx#?secret=sjkI8PkP5v" data-secret="sjkI8PkP5v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="32cKGNh5kv"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/15/banque-centrale-de-tunisie-bilan-legs-de-lere-ayari/">Banque centrale de Tunisie : Quel bilan et quel legs de l’ère Ayari ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque centrale de Tunisie : Quel bilan et quel legs de l’ère Ayari ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/15/banque-centrale-de-tunisie-bilan-legs-de-lere-ayari/embed/#?secret=fW0ODLP6Iv#?secret=32cKGNh5kv" data-secret="32cKGNh5kv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/06/ex-post-leconomie-tunisienne-lacharnement-monetariste/">Ex post : L’économie tunisienne et l’acharnement monétariste !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : La démocratie est-elle à la veille de se tirer dans le pied?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/13/tunisie-democratie-a-veille-de-se-tirer-pied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2018 11:16:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit]]></category>
		<category><![CDATA[dévaluation du dinar]]></category>
		<category><![CDATA[émeutes]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef du gouvernement Youssef Chahed laissé seul face à la grogne populaire.  Le gouvernement et les partis politiques sont fautifs autant que les casseurs, voleurs et bandits de grand chemin qui ont semé le désordre ces derniers jours en Tunisie. Par Asef Ben Ammar, Ph.D. * De par leurs causes, leurs méfaits et leurs...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/13/tunisie-democratie-a-veille-de-se-tirer-pied/">Tunisie : La démocratie est-elle à la veille de se tirer dans le pied?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-132571" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Youssef-Chahed-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le chef du gouvernement Youssef Chahed laissé seul face à la grogne populaire. </em></p>
<p><em><strong>Le gouvernement et les partis politiques sont fautifs autant que les casseurs, voleurs et bandits de grand chemin qui ont semé le désordre ces derniers jours en Tunisie.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Asef Ben Ammar</strong>, Ph.D. *</p>
<p><span id="more-132985"></span></p>
<p>De par leurs causes, leurs méfaits et leurs modes de <em>«gouvernance»</em>, les récentes émeutes anti-austérité et anti-chômage suscitent plusieurs inquiétudes, amenant de plus en plus d’observateurs à se demander si la démocratie tunisienne n’est pas en passe de se tourner contre elle-même!</p>
<h3>Inquiétudes grandissantes, questions brûlantes!</h3>
<p>En célébrant le 7e anniversaire de la révolution du jasmin, trois questions cruciales se posent avec acuité.<br />
Primo, plusieurs se demandent si la coalition au pouvoir, Nidaa-Ennahdha (parti libéral affaibli par ses fissures internes et parti islamiste), ne s’est pas déjà métamorphosée en collusion d’<em>«arrivistes»</em>, prêts à tout pour s’agripper au pouvoir.</p>
<p>Secundo, des médias et des partis d’oppositions cherchent à identifier les coupables et<em> «boucs émissaires»</em>, à qui imputer les maladresses décisionnelles et les errements économiques ayant déclenché les émeutes et violences de ces derniers jours.</p>
<p>Tertio, quels sont les coûts économiques de ces émeutes et qui paient ultimement la facture de cet énorme gâchis pouvant faire dérailler le processus de transition démocratique?</p>
<p>Ces questions cruciales tiennent en haleine plusieurs citoyens, intellectuels et organismes de la société civile, ayant vu des centaines de manifestants, dans l’ensemble des régions du pays scander le slogan<em> «Fasch nestanow»</em>, ou <em>«Plus rien à attendre»</em>!</p>
<h3 style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-132519" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Nefza-violences-janvier-2018.jpg" alt="" width="500" height="304" /></h3>
<p style="text-align: center;"><em>Des manifestations contre la cherté de la vie qui dégénèrent en actes de vandalisme et de pillage. </em></p>
<h3>La coalition face à ses contradictions</h3>
<p>Élus sur la base de programmes diamétralement opposés, de référentiels idéologiques antinomiques et avec des méga-promesses électorales fortement axées sur le bien-être économique et sur la création d’emplois, la coalition Nidaa et Ennahdha a fini par dominer en duopole l’ensemble du paysage politique et gouverner la main dans la main, depuis quasiment 3 ans.</p>
<p>Cela ne peut que fausser les principes élémentaires et fondateurs de la jeune démocratie en Tunisie. Principes voulant que les partis gouvernent dans le respect de leurs électeurs (mandants) et dans le respect de leurs promesses électorales et référentiels idéologiques.</p>
<p>Sans vergogne, cette coalition a sur-administré et sous-gouvernée, au point de s’auto-paralyser par ses propres contradictions et incompétences dans la gestion des dossiers économiques. Progressivement, elle s’est métamorphosée en collusion motivée par l’exercice du pouvoir, à tout prix!</p>
<p>Sacrifiant leurs principes fondateurs et promesses électorales respectifs, le duopole Ennahdha-Nidaa a privilégié le politique, sacrifiant totalement l’économique, et mettant à plat la croissance et virant quasiment tous les indicateurs économiques au rouge (dévaluation du dinar, chômage, inflation, déficit, endettement, recul du PIB par habitant&#8230;).</p>
<p>La hausse de la TVA de 1%, décrétée depuis le 1er janvier 2018, a fait déborder une coupe déjà pleine; et a fait basculer le pays dans un nouveau cycle de contestations et de graves émeutes. Un cycle qui est porté à se répandre et à gangrener davantage la confiance collective envers la coalition au pouvoir et sa capacité à gérer l’économie pour contrecarrer le cycle baissier du pouvoir d’achat.</p>
<p>Le maintien en l’état d’une telle coalition ne pourra aucunement arranger les choses! Considérant les contradictions profondes qui opposent l’idéologie et l’électorat de ces deux formations politiques, et en gouvernant ensemble, ces deux partis sont incapables (en théorie et en pratique) de répondre aux attentes grandissantes des jeunes chômeurs et des familles déshéritées. Et le slogan scandé (<em>«Plus rien à attendre»</em>) en dit long sur les revendications et l’impatience qui les véhicules.</p>
<h3 style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-86056" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Nidaa-Ennahdha.jpg" alt="" width="500" height="304" /></h3>
<p style="text-align: center;"><em>Une coalition contre-nature composée d&rsquo;arrivistes et d&rsquo;incompétents notoires.</em></p>
<h3>La coalition face à ces (ir)responsabilités</h3>
<p>Les observateurs restent béats face à l’indifférence et l’incompréhension de la coalition des divers enjeux et attentes sociales sur le terrain de l’économique. Un fatalisme, plutôt religieux (<em>«maktoub», «allah galab»</em>, etc.), corrélé à une mal-gouvernance patente chez la plupart des ministres en charge des dossiers économiques, financiers et commerciaux, sont derrière les résultats catastrophiques des politiques économiques, budgétaires et monétaires menées par cette coalition contre-nature.</p>
<p>Le discours des élites, députés et ministres issus des partis Nidaa et Ennahdha s’apparente à un déni doublé par un aveuglement refusant de voir en face l’ampleur de l’érosion du pouvoir d’achat des populations déjà démunies. Un discours qui cherche à dédouaner les élus et les ministres, en enfonçant les manifestants, casseurs ou pas! Ce même discours occulte et minimise constamment les méfaits de l’endettement, de l’informalité grandissante de l’économie (contrebande, trafic de devises, corruption, etc.), du chômage, des déficits budgétaires, du crash du dinar…</p>
<p>Agrippés au pouvoir, les Nahdaouis comme les Nidaistes refusent tout <em>mea-culpa</em>, toute auto-évaluation et répètent en boucle que les émeutes et les soulèvements des jeunes et des régions déshéritées constituent plutôt un «complot» et une «délinquance» condamnable, n’ayant rien à voir avec la hausse des prix, et encore moins avec la morosité économique et la paupérisation généralisée qui l’accompagne.</p>
<p>Les ministres et les élus de cette coalition resserrent leurs rangs et font feu de tout bois contre les partis de la gauche et les sensibilités à vocation sociale ou syndicale. De toutes évidences, les élus politiques du Nidaa et d’Ennahdha ont déjà renoncé à leurs valeurs idéologiques et à l’esprit de toute démocratie qui se respecte. Ces deux partis ont mené une politique qui mine leurs ancrages dans les classes moyennes et sont prêts à tout pour rester au pouvoir, coûte-que-coûte.</p>
<p>Gouverner en porte-à-faux, gérer sans résultats, s’agripper autant au pouvoir… continuer à pratiquer une gouvernance aussi erratique et appauvrissante pour les citoyens fera, tôt ou tard, voler en éclat la confiance collective en la transition démocratique. Cela ne peut que donner des munitions aux contestataires et aux forces rétrogrades opposées à la démocratisation en Tunisie et ailleurs dans les pays arabo-musulmans. Le cycle de la contestation des derniers jours se nourrit de la mal-gouvernance des dossiers économiques et monétaires. Le tout ne rendant pas service à la transition démocratique et l’apaisement d’un pays déjà épuisé par les incertitudes des 7 dernières années.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-132381" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Jelma-heurts-janvier-2018.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>C’est la collectivité des contribuables qui va payer les coûts en perte sèche liée à une taxe mal étudiée. </em></p>
<h3>Qui paiera la facture économique, qui assumera la fracture sociale!</h3>
<p>Les émeutes, manifestations et troubles de l’ordre public vécus par la Tunisie durant les 5 derniers jours ont d’énormes coûts socio-économiques, financiers et politiques. Qui paiera la facture et combien ça coûte ce type de soulèvements issus de décisions gouvernementales erratiques et non convaincantes (ministres, élus et bureaucrates); et ayant suscité la grogne et la contestation dans la rue ?</p>
<p>La question mérite d’être posée au porte-parole du ministère de l’Intérieur et autres responsables concernés. Sans aller trop loin, on peut nommer certaines de ces conséquences et sources de coûts liés : plusieurs pays ont conseillé à leurs ressortissants d’éviter la Tunisie, les obligations 2025 de la Tunisie ont perdu presque 2% de leur valeur en 4 jours (voir communiqué de Reuters le 12 janvier), le blocage de certains mouvements de transport de marchandises, la présence d’articles très critiques du gouvernement tunisien dans les principaux journaux internationaux (<em>‘‘The Guardian’’, ‘‘New York Times’’, ‘‘Le Monde’’, ‘‘The Economist’’</em>, etc.), et chaînes d’information continue (CNN, etc.).</p>
<p>Aux fins de cette chronique, on s’est livré à une estimation simulée (avec 20% de marge d’erreur) pour quantifier les coûts directs des émeutes des derniers jours. À l’évidence et à la grandeur du pays, un minimum de 50.000 agents de sécurité et 20.000 soldats ont été mobilisés pour gérer sur terrain les émeutes et travailler jour et nuit, accumulant en moyenne 8 heures supplémentaires par nuit/jour, par agent de sécurité. Avec 25 dinars de l’heure de travail (salaire, matériel roulant, carburant, munitions, communications, équipements armés&#8230;.); cela avoisine 10 millions de dinars tunisiens, MDT (50.000x25x8), par nuit d’émeutes.</p>
<p>À cela s’ajouté presque autant en dégâts, saccages de banques, destructions de 20 voitures de police, une mortalité, soins pour blessures pour une centaine, incendie de poste de police, destruction d’administration, hospitalisations, blocage de routes&#8230; Au total, on peut tabler sur un coût minimum de 20 MDT par jour/nuit d’émeutes. Pour 10 jours d’émeutes, le total dépassera largement les 200 MDT, juste en coûts directs.</p>
<p>Qui paiera les pots cassés et qui facturer? C’est bel et bien la collectivité des contribuables qui va défrayer ces coûts en perte sèche liée à une taxe mal étudiée, mal calibrée et mal communiquée.</p>
<p>Cela dit, ceux au niveau du gouvernement (ministres et administrations publiques), au niveau des partis politiques, ceux qui ont pris des décisions lourdes de conséquences sans avoir les études requises, sans prévoir les mesures d’accompagnements, ni la communication mobilisatrice requise sont fautifs autant que les casseurs, voleurs, malfrats et bandits de grand chemin qui ont saccagé les postes de police, les voitures administratives, les édifices publics, les banques, etc.</p>
<p>Le calcul est à faire et il faudra que les casseurs paient pour leurs dégâts, et les politiques pour les leurs, et surtout pour une gestion très politisée, irresponsable et non regardante des impacts économiques de la mal-gouvernance d’un pays déjà meurtri par des décennies de gestion à l’aveuglette faisant fi de tout effort d’évaluation et d’autocritique.</p>
<p><em>* Analyse en économie politique. </em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kkDMuD2BoE"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/11/tunisie-inflation-et-chomage-un-cocktail-desormais-explosif/">Tunisie : Inflation et chômage, un cocktail désormais explosif !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Inflation et chômage, un cocktail désormais explosif ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/11/tunisie-inflation-et-chomage-un-cocktail-desormais-explosif/embed/#?secret=5ZO06bZcCN#?secret=kkDMuD2BoE" data-secret="kkDMuD2BoE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bY0oUKxpHl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/10/tunisie-casseurs-ne-uniquement-rue/">Tunisie : Les casseurs ne sont pas (uniquement) dans la rue</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les casseurs ne sont pas (uniquement) dans la rue » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/10/tunisie-casseurs-ne-uniquement-rue/embed/#?secret=Iqqev9njaY#?secret=bY0oUKxpHl" data-secret="bY0oUKxpHl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S2wN0rIBqV"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/13/manifestations-tunisie-tolerer-protestation-definir-bien-commun/">Manifestations en Tunisie: Tolérer la protestation et définir le bien commun</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Manifestations en Tunisie: Tolérer la protestation et définir le bien commun » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/13/manifestations-tunisie-tolerer-protestation-definir-bien-commun/embed/#?secret=5b44X3WDJA#?secret=S2wN0rIBqV" data-secret="S2wN0rIBqV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/13/tunisie-democratie-a-veille-de-se-tirer-pied/">Tunisie : La démocratie est-elle à la veille de se tirer dans le pied?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hausse des prix des logements à cause de la dévaluation du dinar</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/06/hausse-des-prix-des-logements-a-cause-de-la-devaluation-du-dinar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 May 2017 07:38:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dévaluation du dinar]]></category>
		<category><![CDATA[Fahmi Chaabane]]></category>
		<category><![CDATA[logements]]></category>
		<category><![CDATA[matériaux de construction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le président de la chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, les prix des logements vont augmenter suite à la baisse de la valeur du dinar tunisien. Fahmi Chaabane a expliqué que cette baisse va engendrer une hausse des prix des différents matériaux de construction estimée à 13%, ce qui va se traduire par une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-42329" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Promotion-immobiliere.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Selon le président de la chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, les prix des logements vont augmenter suite à la baisse de la valeur du dinar tunisien.</strong></em></p>
<p><span id="more-94848"></span></p>
<p>Fahmi Chaabane a expliqué que cette baisse va engendrer une hausse des prix des différents matériaux de construction estimée à 13%, ce qui va se traduire par une hausse des prix des logements et, par conséquent, par une baisse des ventes.</p>
<p>Selon lui, le seul moyen permettant d’éviter une éventuelle crise dans le secteur de l’immobilier consiste à abroger le décret-loi du 4 juin 1957 relatif aux opérations foncières et qui interdit l’acquisition de logements en Tunisie par les étrangers sans une autorisation préalable accordée par le gouverneur.</p>
<p>Il a indiqué qu’une telle mesure va encourager les étrangers à acquérir des logements en Tunisie, ce qui permettra de redynamiser le secteur, de renforcer la concurrence et de faire baisser les prix.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>A. K.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/06/hausse-des-prix-des-logements-a-cause-de-la-devaluation-du-dinar/">Hausse des prix des logements à cause de la dévaluation du dinar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Crise tunisienne : Et si le Tunexit était le début de la solution ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jun 2016 06:55:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, qui a beaucoup perdu dans son association avec l’Union européenne, devrait envisager sérieusement de mettre en question ses relations avec Bruxelles. Par Mohamed Rebai * Les Européens nous appauvrissent avec leurs produits industriels et biens d’équipement surfacturés alors qu’ils achètent nos produits manufacturés, agricoles et miniers pour une bouchée de pain, rendant notre vie...</p>
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<p><strong><em>La Tunisie, qui a beaucoup perdu dans son association avec l’Union européenne, devrait envisager sérieusement de mettre en question ses relations avec Bruxelles.</em> </strong></p>
<p>Par <strong>Mohamed Rebai </strong>*</p>
<p><span id="more-55613"></span></p>
<p>Les Européens nous appauvrissent avec leurs produits industriels et biens d’équipement surfacturés alors qu’ils achètent nos produits manufacturés, agricoles et miniers pour une bouchée de pain, rendant notre vie de plus en plus difficile. Faut-il repenser l’accord de libre échange conclu entre la Tunisie et l’Union européenne en 1996, l’amender en instaurant des mesures de sauvegarde ou carrément le résilier (Tunexit) ? On a, aujourd’hui, de bonnes raisons pour nous poser cette question.</p>
<p><strong>Le séisme du Brexit </strong></p>
<p>Le Brexit (référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne) l’emporte avec 51,9% des voix. La Grande-Bretagne quitte l’Union européenne après 43 ans de vie commune. Mais elle ne va pas sortir immédiatement. Il va falloir, au préalable, mettre en exécution les résultats du référendum du 23 juin 2016 par un gouvernement annoncé pour le mois d’octobre prochain qui va négocier dans la foulée la suppression de 7.800 textes liant les Britanniques à l’Europe. C&rsquo;est un travail énorme, de longue haleine, qui demande un temps et une concentration phénoménale.</p>
<p>La Grande-Bretagne (regroupant l’Angleterre, l&rsquo;Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord) est une grande nation comptant 64,1 millions d’habitants. Elle est la cinquième puissance économique mondiale, présente dans les cinq continents et dominant un territoire où le soleil ne se couche jamais. Elle sa propre histoire, ses propres institutions et un système juridique de droit commun (Common Law) unique au monde.</p>
<p>Cette décision de référendum a été rendue possible grâce à un concours de circonstances inédit : la mise en pratique de l’article 50 du traité de Lisbonne signé en 2009, mais qui n’avait jusque-là jamais été utilisé (<em>«Tout Etat membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union»</em>) pour conjurer la peur d&rsquo;une immigration massive essentiellement en provenance des pays arabes et musulmans, qui connaissent présentement des conflits majeurs provoqués en grande partie par l’Occident.</p>
<p>Ainsi, la rhétorique des anti-immigrés a bien fonctionné et engendré l&rsquo;émergence du parti anglais europhobe Ukip.</p>
<p>Le premier ministre David Cameron a ouvert la boîte de pandore qui s’est refermée sur ses doigts. Son pays, qui devient fracturé et divisé, connaîtra des jours difficiles mais il s’en remettra. C’est une grande machine qui produit et exporte. Un pays prospère et puissant peut le faire. Ils vont se débarrasser sous peu des Européens autres que Britanniques et des migrants musulmans dans l’espoir de libérer des logements et des emplois. La Grande-Bretagne va s’isoler un bon moment mais, qui sait, elle reviendra peut-être un jour au bercail.</p>
<p><strong>Les incidences financières</strong></p>
<p>Reflétant les inquiétudes suscitées par le Brexit, la livre sterling a dégringolé, ces deux derniers jours, par rapport à l&rsquo;euro. Les grands financiers de la City (première place mondiale) rendent la livre et achètent en masse les dollars. Ce qui va accentuer davantage la pression sur la monnaie britannique, qui va se déprécier momentanément.<br />
La livre sterling est l&rsquo;unité monétaire ayant cours légal au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Symbolisée par le signe £, elle est l’une des plus anciennes monnaies encore en circulation. C&rsquo;est aussi la quatrième devise la plus traitée sur le marché des changes.</p>
<p>Beaucoup d’investisseurs et banquiers étrangers menacent de quitter le Royaume Uni pour s’installer dans d’autres places financières européennes qui ne sont pas trop distantes : Milan et Rome (MR), Amsterdam (AM), Bruxelles (BR), Zurich et Genève (AG), Frankfurt et Hambourg (FH), Paris (PA) et qui deviennent de plus en plus attractives à l’image des places financières internationales : New York (NY), Tokyo (TK), Singapour (SI), Hong-Kong (HK), Los Angeles et Sans Francisco (LS), Panama (PN), Toronto et Montréal (TM). Elles sont 3.500 institutions financières rien qu’à la City dont JP Morgan qui emploie 16.000 personnes. C&rsquo;est colossal.</p>
<p>Le plus inquiétant c’est la montée de l’euroscepticisme et des populismes. En effet, 53% des Français, 49% des Suédois, 47% des Espagnols et 45% des Allemands souhaitent un référendum sur le maintien ou non de leurs pays dans l’Europe. L’Écosse, qui a voté pour le maintien, relance l’idée d&rsquo;indépendance. Les Britanniques vont certainement revenir aux taxes douanières et ériger un barrage aux produits importés.</p>
<p><strong>Le déficit commercial tunisien toujours en faveur de l’Europe</strong></p>
<p>La part du lion des échanges commerciaux de la Tunisie se fait avec l’Union européenne à hauteur de 75%. Ses échanges extérieurs aux prix courants ont enregistré, durant les 5 premiers mois de 2016, une baisse de 2,6 % à l’export et une hausse de 0,8% à l’import.</p>
<p>En valeurs courantes, les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur ont atteint l&rsquo;année écoulée 27.607,2 MD en exportations et 39.654,8 MD en importations, enregistrant ainsi des variations à prix courant de, respectivement, -2,8% et de -5,7% par rapport à la même période de 2014. La balance commerciale qui profite largement aux Européens est toujours déficitaire et le déficit structurel s&rsquo;élève à 12.047,6 MD soit 1.095 D par tête de pipe. C&rsquo;est énorme.</p>
<p>Tous les secteurs d’activités sont à la hausse particulièrement celui du textile, habillement et chaussures (+6,2%) employant une main d&rsquo;œuvre peu qualifiée et à bon marché (185.000 personnes travaillent dans les industries exportatrices). Seul le secteur des mines de phosphate et dérivés connait une régression inquiétante de 27,5% suite aux nombreuses grèves et sit-in. Ce qui va nous pénaliser aussi bien à l&rsquo;import qu&rsquo;à l&rsquo;export de ces mêmes produits.</p>
<p>Le manque à gagner serait de 5.000 MD presque l&rsquo;équivalent du budget consacré au développement dilapidé en quelques années particulièrement avec la troïka, l’ancienne coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, qui a mis le pays à genoux.</p>
<p><strong>Les effets pervers du glissement continu du dinar tunisien</strong></p>
<p>Avec le glissement continu du dinar atteignant les 48,75% par rapport au dollar et respectivement 26,16% et 29% par rapport à l’euro et à la livre sterling, il est malheureux de constater que des jeunots à peine sorties des grandes écoles de commerce travaillant au Fonds monétaire internationale (FMI), à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) à la Banque africaine de Développement (BAD) ou à la Banque Mondiale (BM) ou aux agences de notation «<em>The Big Three</em>» (Moody&rsquo;s, Standard &amp; Poor&rsquo;s et Fitch Ratings) nous dictent ce que nous devons faire. Tandis ce que les autorités du pays ferment les portes devant les véritables compétences nationales.</p>
<p>Les investisseurs étrangers opérant dans le cadre de la loi 72 (favorisant les activités industrielles totalement exportatrices) restent les seuls qui tirent profil de la dégringolade du dinar tunisien puisque les transferts des salaires tout comme des dividendes se font en devises étrangères. Ils vont payer moins sur les salaires et gagner plus sur les bénéfices. Avec un écart aussi important sur le taux de change, ils vont également gagner en compétitivité sur le dos des Tunisiens avec la bénédiction des politiques et des religieux.</p>
<p><strong>Les répercussions sur la Tunisie</strong></p>
<p>Dans cet ordre d’idées, je pense que le Brexit n’aura aucune incidence sur le dinar tunisien. D’abord parce que dès 1944 (accords de Bretton Woods), le nouveau système universel est un étalon de change or dont la monnaie clé est le dollar. Ensuite parce que tous nos crédits étrangers sont payables en dollars états-uniens ou en euro et non en livre sterling. Et enfin parce que le volume des échanges avec la Grande-Bretagne est vraiment insignifiant (1,5%).</p>
<p>C’est une volonté politique des grands de ce monde. La petite Tunisie qui ne travaille plus n&rsquo;a rien à voir là-dedans.</p>
<p>Toutefois, le dinar tunisien continuera à glisser tant que les autorités monétaires du pays ne tiendront pas le taureau par les cornes pour assurer le rééquilibrage de la balance commerciale, la relance de la production et de l’exportation. C’est une question vitale de haute importance pour la croissance économique du pays. A priori personne n’y accorde la moindre importance. Le pays frappé de langueur est livré à lui même sans décideurs et sans gardes fous.</p>
<p>Sans impact palpable sur l’évolution des exportations, la décision unilatérale des autorités monétaires du pays de faire dévaluer le dinar ne fera qu’aggraver l’inflation importée, la dégradation du pouvoir d’achat, la régression de l’investissement local, le déficit de la balance commerciale et l’endettement extérieur.</p>
<p><strong>Faut-il envisager un Tunexit avec l’Union européenne ?</strong></p>
<p>Depuis l’accord de libre échange conclu avec l’Union européenne (1996), l’industrie tunisienne a été totalement massacrée au profit d’une poignée de nantis proches des gouvernements successifs qui veillent sur leurs intérêts propres en important massivement des produits vraiment inutiles.</p>
<p>Vingt ans après, on s’est retrouvé avec 800.000 chômeurs sur les bras. Ils ont inventé de toutes pièces un programme de mise à niveau pour nous espionner et nous filer du matériel obsolète. On a cru naïvement un certain moment que Salah et Belgacem vont se mettre au niveau de Fritz et François ! Bien au contraire, ils nous ont achevés à coups de dumping mortel.</p>
<p>Faut-il arrêter immédiatement les pourparlers engagés depuis peu pour la libération des produits agricoles pour la simple raison qu’ils vont nous asphyxier avec leurs produits génétiquement modifiés et revoir en même temps l’accord de libre échange des produits manufacturés datant de 20 ans en instaurant rapidement des clauses de sauvegarde, en l’amendant ou en le supprimant carrément (Tunexit), tout en rationalisant les importations superflues. Je trouve que c’est jouable. A tout, il y a un commencement.</p>
<p>Le tout devrait être harmonieusement couronné par une bonne réforme fiscale sinon bonjour les dégâts avec les contestations sociales qui s’ensuivront inéluctablement. Les pays qui ne protègent pas, peu ou prou, leurs industries de la concurrence étrangère ne réussissent pas, d’après le FMI lui-même. Tous les gouvernements qu’on a connus après la révolte de 2011 n’ont pas réussi à mettre en œuvre les nombreuses idées pour réformer la Tunisie.</p>
<p>Jusqu’à quand ils continueront à nous appauvrir avec leurs produits industriels et bien d&rsquo;équipements surfacturés alors qu’ils achètent nos produits manufacturés, agricoles et miniers pour une bouchée de pain rendant notre vie de plus en plus difficile?</p>
<p>Les déroutes ont une vertu, elles donnent une idée claire de ce qu’il ne faut pas faire. L’art de gouverner est de plus en plus difficile en démocratie, il faut la confier à ceux qui le maîtrisent. Jusqu’à présent, aucun des hommes politiques que l’on voit défiler à la télé n’est potentiellement valable. Ce sont tous des médiocres et des opportunistes, et pourtant la Tunisie ne manque pas d’hommes de grand talent pour bien gérer et mieux administrer les affaires publiques en mettant les intérêts supérieurs du pays au-dessus des intérêts des lobbys des rentiers.</p>
<p><em>* Economiste. </em></p>
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		<title>Adwya a maintenu le cap en 2015 malgré les difficultés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jun 2016 14:44:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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<p><em><strong>Les Laboratoires Adwya ont réalisé un chiffre d’affaires de 89 millions de dinars tunisiens (MDT) en 2015, contre 86 MDT en 2014, en hausse de 3,25%.</strong> </em></p>
<p><span id="more-53401"></span></p>
<p>La société a obtenu ces résultats durant l’année écoulée grâce aux génériques dont le chiffre d’affaires a, certes, faiblement cru de 4% (+1,2 MDT), passant de 28,6 MDT en 2014 à 29,7 en 2015, car la gamme sous licence a, quant à elle, vu ses son chiffre d’affaires reculer légèrement de 52,8 à 51,8 MDT.</p>
<p>Adwya estime avoir plutôt bien tiré son épingle du jeu durant l’année écoulée, surtout au regard des difficultés rencontrées : forte dévaluation du dinar, difficultés à l’export en Libye et en Algérie, vétusté de l’outil de production et climat social difficile…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Nabil Ben Ameur</strong></p>
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