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	<title>Archives des économie tunisienne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des économie tunisienne - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Economie tunisienne &#124;  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie ne manque pas de ressources pour s’engager dans des projets stratégiques d’envergure et des réformes structurelles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-3-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Parmi les critiques qui pourraient être adressées à la démarche de l’auteur dans ses deux précédents articles de cette série, notamment le benchmarking des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026 et ceux de pays qui étaient à des niveaux de développement similaires en 1960, c’est qu’il aurait ignoré que la Tunisie manquait de ressources financières pour s’engager dans des projets stratégiques d’envergure et des réformes structurelles. C’est là un argument fallacieux, estime-t-il. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani *</strong></p>



<span id="more-19314365"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La raison d’être des institutions financières internationales est d’assurer l’intégration économique capitaliste internationale à travers la distribution du capital et l’inclusion des économies nationales dans l’ordre financier international. A ce titre, ces institutions n’auraient jamais pu refuser à la Tunisie un quelconque grand projet qui aurait changé le visage du pays dans les secteurs stratégiques. Au contraire dans leurs rapports, ces institutions reprochaient à l’Etat tunisien d’être incapable de définir des projets précis à financer <em>(Tunisia Infrastructure Diagnostic (2024), Banque Mondiale, “ Project Development Fund for PPPs – Banque Mondiale).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette année 2026, la crédibilité et la solvabilité de l’Etat tunisien se sont altérées auprès des pourvoyeurs de fonds internationaux à cause du discours hostile à l’entreprenariat véhiculé par les pouvoirs publics tunisiens et également en raison du climat des affaires décourageant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation se traduit sur le plan du classement de la Tunisie au niveau de l’investissement. Aujourd’hui, le pays occupe la 160<sup>e</sup> place sur 164 dans le classement du FMI en termes de ratio investissement/PIB avec un taux de 10,4% contre une moyenne africaine de 23,3% et 26,6% pour le Maroc.&nbsp; Sur 268 projets d’entreprises annoncés depuis 2022 seulement 22 sont réellement entrés en activité soit 10% de réalisations. Ces indicateurs s’ajoutent au phénomène de départ des entreprises étrangères vers d’autres pays (récemment le Suisse Cicor Technologies parti au Maroc).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels auraient été les performances avec des stratégies optimales ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre démarche d’évaluation du parcours de développement de l’économie tunisienne était fondée sur un benchmark sectoriel avec des économies au départ vers les années soixante, quasi proches au niveau d’un certain nombre d’indicateurs&nbsp;(PIB, PIB par habitant, développement humain, ressources naturelles…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque-à-gagner cumulé de la Tunisie, obtenu par la sommation des manques à gagner essuyé par chaque secteur étudié, pourrait atteindre 1000 à 2000 Mds$ : halieutique 70 Md$&nbsp;; tourisme 150Md$, R&amp;D 350Md$, industries exportatrices 250Md$, tissu entrepreneurial 150Md$. Notre raisonnement tient compte également de l’effet synergie et multiplicateur provoqué par le développement de chaque secteur sur l’ensemble de l’économie pendant soixante années de politique économique timide et sans ambition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce manque à gagner inclut la production perdue, les investissements non réalisés, les emplois non crées, les exportations manquées et la fuite de compétences. Bien entendu, il ne s’agit ici que d’un exercice contrefactuel qui ne peut prétendre mesurer avec exactitude ce qu’aurait été la réalité des secteurs économiques tunisiens dans le cas où des stratégies optimales auraient été suivie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers le présent article, nous avons voulu démontrer que les politiques économiques suivies par les pouvoirs publics depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui ainsi que les plans de développement successifs, quinquennaux et autres, n’auraient jamais permis à la Tunisie d’assurer un quelconque décollage économique ni de garantir la prospérité pérenne à sa population. La faillite de ces politiques est inéluctable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, ces politiques ont permis d’améliorer un tant soit peu le niveau de vie des citoyens, d’assurer un niveau minimal de services sociaux. Mais ces réalisations demeurent fragiles et exposées à tous les risques de rupture tant qu’elles ne s’inscrivent pas dans un schéma de développement intégral irréversible. Brandir le manque de ressources financières comme l’argument empêchant la mise en œuvre de projets économiques d’envergure n’est qu’un alibi pour justifier l’étroitesse des ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apprendre à voir grand et à se projeter dans l&rsquo;avenir avec ambition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie tunisienne ne trouvera son salut et n’assurera la prospérité de ses citoyens qu’en voyant grand, en se lançant dans des mégaprojets catalyseurs, capables de défier les économies les plus développées dans des secteurs où elle dispose d’avantages comparatifs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui l’humanité est entrée dans une ère nouvelle post mondialisation similaire à l’entrée dans l’ère industrielle ou à celle d’internet, c’est l’ère de l’IA ou de la <em>«démocratisation de la connaissance»</em>. C’est une nouvelle opportunité qui s’offre à des nations comme la Tunisie, qui ont raté l’industrialisation ou la mondialisation pour rattraper leur retard, brûler les étapes et s’offrir une position privilégiée et de puissance parmi les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle la Tunisie de&nbsp;2035 ou 2040 pourrait prétendre au statut de puissance maritime&nbsp;contrôlant le commerce méditerranéen&nbsp;et disposant de l’une des plus grande flotte de transport maritime ou peut-être en statut de première puissance mondiale dans les technologies de l’énergie solaire ou parmi les plus grands constructeurs mondiaux de l’industrie navale&nbsp;ou même en &nbsp;puissance incontournable dans les industries électroniques ou pharmaceutiques&nbsp;?&nbsp;Autant de statuts qui ne devraient pas relever des vœux pieux mais qui constituent bel et bien des objectifs stratégiques réalisables, à inscrire dans nos plans de développement et pour lesquels les moyens devraient être mobilisés. C’est ce type d’objectifs ou plutôt d’ambitions qui mettraient définitivement notre économie à l’abri de la dépendance, de la mendicité, du chômage structurel et de la pauvreté endémique. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Fin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.</em> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Précédents articles de la série : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4B8AgR3lvl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/embed/#?secret=IzTgQvf3s9#?secret=4B8AgR3lvl" data-secret="4B8AgR3lvl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jxq9KDvbag"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/embed/#?secret=wEB4P2L2sb#?secret=jxq9KDvbag" data-secret="jxq9KDvbag" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124;  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Benchmark des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026. Et manques-à-gagner... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette seconde partie de cette étude, l’auteur propose, au-delà des chiffres, un benchmark des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026, en comparaison avec des pays qui étaient au même niveau de développement au départ mais ont suivi des parcours différents. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-19314310"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En 1960, la Tunisie, la Corée du Sud, le Portugal et la Grèce avaient des PIB modestes :<strong> </strong>autour de 1 milliard de dollars (Md$) pour la Tunisie pour une population de 4 millions, celui de la Corée du Sud un peu plus de 3 Md$ pour un peu plus de 20 millions, celui du Portugal avoisinant les 3,5 Md$ et celui de la Grèce ne dépassant pas également les 5 Md$<strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grèce avait déjà engagé des plans de développement ambitieux soutenue largement par ses alliés européens libéraux au lendemain de la guerre civile (1946-1949).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Six décennies plus tard les analogies sont édifiantes. En 2025, le PIB de la Tunisie est de : 57,5 Md$, celui de la Corée du Sud atteint plus de 1950 Md$ (en dollars constant de 2010), celui du Portugal est de<strong><em> </em></strong>330Md<em>$, </em>soit une augmentation de près de&nbsp;9000 % par rapport à la situation au début des années 60.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grèce a, pour sa part, réalisé en 2025 un PIB de 260 Md$ et l’Espagne 1800 Md$ alors que le Maroc, un pays davantage comparable au nôtre, a obtenu un PIB de 170 Md$</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les occasions ratées par l’économie tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En comparant le parcours de développement suivi par les pouvoirs publics tunisiens aux trajectoires de croissance suivies par les autres pays du bassin méditerranéen et par la Corée du Sud, nous pouvons grâce à l’IA cerner le manque à gagner supporté par l’économie tunisienne pendant toute la période 1960- 2026. Ce manque peut être estimé à plusieurs milliards de $ par an et à plus d’un trillion de $ cumulés sur plusieurs décennies. La richesse nationale cumulée non créée pourrait atteindre 1000 à 2000 milliards de dollars. Bien sûr, il ne s’agit que d’extrapolations mais combien instructives sur les occasions ratées par l’économie tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du revenu par habitant, l’évolution des données est aussi significative et les différences aussi criantes entre la Tunisie et les pays comparés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1960, le PIB par habitant de la Tunisie était de 186$ (260 selon d’autres sources) et en 2025, il atteint 4 657$ (constants) équivalant à 32% de la moyenne mondiale. En revanche, celui du Portugal était de 650$ en 1960 et de 32 100$ en 2025, celui de la Grèce était de 520$ en 1960 et de 26 900$ en 2025. L’Espagne avait un PIB/h de 400$ en 1960 et de plus de 38 600$ en 2025. C’est la Corée du sud qui a réalisé une performance qui relève du miracle. En 1960 son PIB/h était de 165$, l’un des plus bas au monde<strong><em> </em></strong>et il a atteint plus de 39 000$ en 2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Portugal s’est construit l’économie la plus dynamique de l’Union européenne. Ce que les observateurs qualifient de miracle portugais repose sur un secteur du tourisme florissant et sur l’exportation de services et de biens de haute technologie.&nbsp;De son côté, la Grèce avait fondé son développement sur l’exploitation de ses atouts naturels qu’elle a transformés en autant d’avantages comparatifs&nbsp;: l’industrie navale et le tourisme. Aujourd’hui la Grèce est la première puissance maritime marchande d’Europe. Cette position n’aurait pas été inaccessible pour la Tunisie. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le procès des choix de politique économique </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de vérifier nos hypothèses relatives aux occasions manquées par l’économie tunisienne, nous explorerons les données en lien avec quelques secteurs économiques en comparant leur évolution avec ceux des pays de la rive nord de la Méditerranée. Nous consacrerons un intérêt plus important au secteur halieutique qui représente à nos yeux le plus grand déficit de valorisation de l’économie tunisienne. L’objectif est d’évaluer la justesse des choix stratégiques de politique économique par le biais d’une approche analogique. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark du secteur touristique&nbsp;: </strong>avec quasiment les mêmes atouts naturels que la Tunisie et une population comparable de 10 millions d’habitants, le Portugal a accueilli en 2024 plus de 29 millions de touristes, alors que notre pays n’en a accueillis que 10,6 Millions. En 2025 la Tunisie a reçu 11 millions de touristes contre 32 à 33 millions pour le Portugal, soit trois fois le chiffre de la Tunisie.  La part du secteur du tourisme dans le PIB révèle également des disparités criantes entre la Tunisie et les pays à vocation touristique du bassin méditerranéen. En 2025 ce taux avoisine les 5 à 6% en Tunisie contre 21,5% pour le Portugal, 18 à 22% pour la Grèce, 15 à 16 % pour l’Espagne et 7 % pour le Maroc. Pour le Portugal ce secteur représente 20% de l’économie nationale contre 10% pour la Tunisie. Pourquoi la Tunisie n’est-elle pas capable de réaliser de telles performances dans le secteur du tourisme&nbsp;? S’agit-il d’un manque d’atouts géographiques naturels et de patrimoines archéologique et culturels qui rendent la Tunisie moins attrayante et moins compétitive ? Ou s’agit-il plutôt d’une défaillance structurelle dans la gestion du secteur&nbsp;? En fait, la Tunisie dispose peut-être d’atouts naturels, géographiques et archéologiques plus importants, et surtout plus diversifiés, que ceux dont dispose le Portugal. Le décalage et les défaillances résident dans le management public du secteur, dans la vision et dans les ambitions respectives des dirigeants des deux pays. &nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark de la recherche et du développement, un levier ignoré&nbsp;: </strong>l’impact de tout effort supplémentaire en matière de recherche et développement sur l’ensemble de l’économie n’est plus à démontrer. L’effet multiplicateur de l’investissement alloué à R&amp;D atteint non seulement le PIB global mais également le taux de croissance et la productivité avec les retombées positives sur les autres aspects de la vie économique et sociale comme la compétitivité du secteur industriel, le chômage et la création de richesses en général. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Là aussi et grâce à l’IA, nous pouvons cerner le manque à gagner de l’économie tunisienne faute d’investissement dans ce domaine. Pour la période 1990-2026, et en nous appuyant sur un benchmark avec des économies assez proches comme celle du Portugal, nous découvrons que ce pays consacrait deux fois plus de ressources à la R&amp;D que la Tunisie. Grâce à un parcours de développement différent, le Portugal affiche aujourd’hui un PIB par habitant 4 fois supérieur à celui de la Tunisie et il possède un écosystème d’innovation beaucoup plus dense. En ce qui concerne la Corée du Sud, toutes les études réalisées sur ce pays par les organismes internationaux telle la Banque Mondiale ou celles effectuées par des économistes de renom ramènent son essor fulgurant à un investissement public soutenu dans la R&amp;D (+de 5% du PIB) atteint grâce à une démarche spécifique de coopération entre les institutions universitaires et le secteur privé. &nbsp;<em>(Anne Krueger – Banque mondiale Walt Whitman Rostow &#8211; Dominique Barjot et Rang-Ri Park-Barjot).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, l’effort de la Tunisie en matière de R&amp;D se situe à 0.7 % du PIB en moyenne, ce qui représente lamoitié de celui du Portugal, de la Grèce ou de l’Espagne et moins du tiers de la moyenne des pays avancés de l’OCDE<strong>.</strong> Un manque à gagner dommageable<strong>&nbsp;: </strong>avec 1,5% à 2% du PIB investi dans la R&amp;D au lieu de 0,6% actuellement (2025), la Tunisie aurait gagné 0,5 % à 0,8% de croissance annuelle. Son PIB aurait été supérieur de 30 à 60% et le manque à gagner, cumulé sur trois décennies, aurait atteint 180 à 350 milliards de dollars. Nous aurions eu, en 2026, un PIB compris entre 90 à 140 Md$ selon les hypothèses (optimiste, modérée ou pessimiste) au lieu de 59,1 Md $ actuel qui ne représente que 35% du PIB marocain, 18% du PIB portugais, 23% du PIB grec et 3% du PIB espagnol. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark de la densité entrepreneuriale&nbsp;</strong>: la densité entrepreneuriale ou <em>«tissu des entreprises»</em> est un indicateur significatif qui traduit le degré de dynamisme de l’économie, le climat des affaires et la qualité de la règlementation. En 1960 le nombre des entreprises tunisiennes se situait entre 20 000 et 30 000 et atteignait les 300 000 dans les années 2000. Celui du Portugal se situait à 150 000 en 1960, à 900 000 en 2000 et celui de la Corée du Sud se situait à 70 000 en 1960, à 3 millions dans les années 2000. En 2026 le nombre des entreprises actives en Tunisie atteignait 825 000, celui du Portugal 1,5 millions et celui de la Corée du Sud 8 millions. Celui du Maroc était de 40 à 60 000 en 1960 et de 1,3 millions en 2026. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu l’écart quantitatif entre les économies citées est révélateur de parcours différents. Mais au-delà des chiffres, la différence se situe également dans la qualité du tissu entrepreneurial qui oppose la Tunisie au reste des pays comparés. La majorité des entreprises tunisiennes sont des microstructures peu productives, sous capitalisées, à faible capacité d’exportation et à faible innovation technologique. Elles sont de surcroît pénalisées par la difficulté d’accéder au financement bancaire. <em>(Rapports de la Banque Mondiale&nbsp;: Tunisie/ Data. 2026).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les économies prospères du Portugal, de la Corée du Sud du Maroc et de la Grèce ont créé des groupes économiques à dimension internationales (chaebols coréens, holdings marocains, groupes européens) qui jouent le rôle de locomotives du développement en assurant l’accès à la technologie avancée, en disposant d’assise financière compétitive pour se proposer aux appels d’offres internationaux et en mobilisant sous leur giron tout un tissu d’entreprises locales de sous – traitance garantissant un dynamisme économique certain. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur des industries électroniques, des atouts&nbsp;négligés&nbsp;: </strong>le manque à gagner touche des secteurs où la Tunisie dispose pourtant d’atouts non négligeables qui l’auraient propulsée dans des positions avancées sur la scène internationale. C’est le cas du secteur des industries électroniques où le taux d’intégration ne dépasse pas 35% malgré la disponibilité des compétences locales dont la qualité est internationalement bien établie. <em>(“Emission Tunisie économique’’ sur la chaine de télévision nationale, avril 2026).</em> L’activité est dominée par la sous-traitance. On est en plein face à la réalité de la division capitaliste internationale du travail qui prive les pays de la périphérie comme la Tunisie du know how des tâches nobles de conception et d’engineering. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>«Pacte pour la compétitivité»</em> signé en 2026 par les parties prenantes du secteur fixe un objectif de 50% d’intégration pour 2030 et un chiffre d’affaires à l’export de 7 Mds en 2030 contre 3,5 Mds en 2025. Il prévoit également d’augmenter les investissements à 20% du PIB en 2030 contre 15% en 2025. Par expérience et éclairés par le taux de réalisation des précédentes stratégies et objectifs contenus dans les plans de développement successifs de l’Etat (entre 50 et 60% en moyenne)&nbsp;; nous ne pouvons être que sceptiques quant à la crédibilité de ces anticipations tant qu’un renversement total de la vision économique des pouvoirs publics ne soit pas établi. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark du secteur halieutique, un désastre stratégique&nbsp;: </strong>l’accès à la mer a toujours été une des causes majeures des conflits territoriaux entre les Etats à travers l’histoire. La mer est convoitée non seulement pour ses richesses mais également pour les atouts qu’elle offre en termes d’extension géographique avantageuse pour la sécurité du territoire et pour le développement des échanges avec un monde désormais sans limites. Pour certains penseurs, l’avenir de l’humanité se jouera à travers l’exploitation des ressources maritimes et notamment des richesses contenues dans les grands fonds marins&nbsp;: nourriture, énergie, minerais, etc. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose de plus de 1300 km de côtes et pourtant la moyenne de consommation des produits de la mer par habitant estimée par la FAO ne dépasse pas 12kg/an, en-deçà de l’objectif fixé par l’Onu pour les pays en développement de 20 kg/h et de la moyenne mondiale de 20,5 kg/h. Contrairement à la Tunisie, la plupart des Etats méditerranéens ont élaboré des stratégies de développement de leur secteur halieutique, qui ont donné des résultats édifiants au bout de quelques années. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le secteur de la pèche en Tunisie&nbsp; contribue pour 0,8% du PIB contre&nbsp; 2 à 3% pour le Maroc, qui s’est érigé en puissance halieutique régionale grâce à un effort d’investissement conséquent. Mais la différence avec la Tunisie ne réside pas pour autant dans la contribution au PIB ou dans le volume de la production mais plutôt dans la valeur ajoutée créée par tonne pêchée et l’industrialisation du secteur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’indépendance de la Tunisie, les pouvoirs publics n’ont exprimé qu’un intérêt limité au secteur halieutique pourtant crucial pour la sécurité alimentaire et la souveraineté nationale. Sur 60 ans, l’investissement total dans le secteur n’a pas dépassé 15 à 22 Mds $ loin derrière les autres pays méditerranéens (+ du double). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le secteur halieutique tunisien se classe au dernier rang parmi les pays du bassin méditerranéens en termes de production, de flotte non artisanale, formation des pécheurs, du niveau d’industrialisation et d’infrastructure et surtout au niveau de la plus-value dégagée par tonne de production, par employé et par bateau. Sur ce dernier registre, l’écart entre la Tunisie et les pays de la rive nord de la Méditerranée est significatif. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de la plus-value par pêcheur, la Tunisie est dernière du peloton&nbsp;avec 4 600 € par pêcheur contre 71 000 € pour l’Espagne, 40&nbsp;000€ pour le Portugal, 37&nbsp;000€ pour la Grèce, 29&nbsp;000€ pour la Turquie et 7&nbsp;500€ pour le Maroc. Autrement dit, la Tunisie n’atteint que 6% du niveau espagnol, 11% du niveau portugais et 12 % du niveau grec. Elle est également la dernière du classement méditerranéen au niveau de la plus-value dégagée par bateau de pêche : &nbsp;20&nbsp;000€ contre 33&nbsp;000€ pour la Grèce, 43&nbsp;000€ pour le Portugal, 50&nbsp;000€ pour le Maroc, 94&nbsp;000€ pour la Turquie et 259&nbsp;000€ pour l’Espagne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce donc à l’IA, on estime que la Tunisie aurait essuyé, faute d’investissement halieutique stratégique, un manque à gagner entre 40 et 70 Mds de dollars pendant la période 1960-2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence d’une économie maritime proprement dite aurait fait perdre à notre pays entre 1,5% et 3% de PIB outre l’impact négatif sur le déficit commercial, la sécurité alimentaire et l’emploi. Sur la base de cette analyse, le secteur halieutique présente le plus important déficit de valorisation de l’économie tunisienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre benchmarking sectoriel nous a révélé la limite des politiques économiques suivies par les pouvoirs publics depuis des décennies. Il nous a surtout fait découvrir les opportunités non saisies, les occasions manquées et les manques à gagner supportés par l’économie tunisienne. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>A suivre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.</em> &nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Précédent article de la série : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZwcpYKOgHz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/embed/#?secret=HnvLONRHDk#?secret=ZwcpYKOgHz" data-secret="ZwcpYKOgHz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td>&nbsp; <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> &nbsp; &nbsp;</td><td>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</td></tr></tbody></table></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124; Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 06:26:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[salaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la poursuite de la hausse de l'inflation, l’économiste Aram Belhadj prévoit «un été chaud», économiquement et socialement. .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/">Economie tunisienne | Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un commentaire Facebook posté mercredi 6 mai 2026, l’économiste Aram Belhadj prévoit «un été chaud», économiquement et socialement s’entend.</em></strong></p>



<span id="more-18745626"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il est naturel que les taux d’inflation augmentent en Tunisie (et dans le monde), et ils devraient encore augmenter dans les prochains mois»</em>, écrit-il. Il explique&nbsp;: <em>«Ce qui caractérise l’inflation dans notre pays, c’est la convergence de tous les facteurs qui influent sur les prix&nbsp;: la hausse des coûts de production, la création monétaire sans création de richesse, les augmentations de salaires sans augmentation de la productivité, les achats effectués à des prix mondiaux exorbitants et, enfin, la dépréciation du dinar (surtout par rapport à l’euro).»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la situation actuelle et de nombreux rapports internationaux, l’économiste estime que sa prévision antérieure d’un été particulièrement chaud, sur les plans économique et social, restent valables<em> «tant que tous les facteurs susmentionnés persisteront&nbsp;»</em>, et rien n’indique, pour le moment, qu’ils pourraient changer au cours des prochaines semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Messieurs, dames, attachez vos ceintures&nbsp;! Crash imminent&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2.jpg" alt="" class="wp-image-18745648" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-300x113.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-768x288.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-580x218.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/">Economie tunisienne | Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne et crise énergétique &#124; 7 milliards de dinars à trouver</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise énergétique]]></category>
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		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Ben Bouhali]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour gérer la crise énergétique liée à la  guerre israélo-américaine contre l’Iran, la Tunisie a besoin de mobiliser 7 milliards de dinars. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment gérer la crise énergétique engendrée par la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran ? Nous avons besoin de dollars et d’euros, pas de dinars de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Utiliser les fonds de la BCT ferait grimper l’inflation jusqu’à 15 %, pénalisant les classes moyennes et populaires et ruinant le dinar.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Ben Bouhali</strong> *</p>



<span id="more-18459290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed n’a d’autre choix que de se préparer aux répercussions de la guerre d’Iran :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Plus de 100&nbsp;000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe, et nous ignorons combien d’entre eux perdront leur emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le prix du pétrole brut a dépassé 92&nbsp;dollars le baril de Brent, et celui du gaz naturel a augmenté de 20&nbsp;% en une seule semaine, ce qui entraînera un déficit énergétique et commercial plus important cette année et l’année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Les petites et moyennes entreprises auront des difficultés à augmenter leur chiffre d’affaires cette année en raison de la hausse des coûts de l’énergie et de l’augmentation des frais de financement et d’assurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le taux de chômage pourrait atteindre 17 %, et le chômage des jeunes dépasser 40 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 1</strong> : L’article 11 du budget 2026 autorise le gouvernement tunisien à lever 7 milliards de dinars sur le marché obligataire islamique. Le président Kaïs Saïed, avec l’appui de la BCT, pourrait solliciter l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar pour financer le gouvernement tunisien par le biais de ces obligations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 2 :</strong> La Bourse de Tunis a progressé de 35 % en 2025, et la liquidité y dépasse 8 milliards de dinars. Le gouvernement tunisien pourrait introduire en bourse 5 % des actions de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et 5 % des actions de la la Compagnie des  Phosphates de Gafsa (CPG) afin d’utiliser le produit de cette vente pour combler le déficit budgétaire. Il pourrait également racheter ces actions après cinq ans, une fois l’économie tunisienne redressée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 3</strong> : L’an dernier, j’ai recommandé au gouvernement tunisien de recourir aux services du FMI pour redresser l’économie tunisienne, puisqu’il respectait déjà les conditions du Fonds sans contracter d’emprunts. Aujourd’hui, le gouvernement tunisien pourrait solliciter un financement de 3 milliards de dollars auprès du FMI pour faire face à la crise d’approvisionnement énergétique, porter ses réserves de change à l’équivalent de 150 jours d’importations, renforcer le dinar et relancer l’économie tunisienne.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 12:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[INS]]></category>
		<category><![CDATA[PIB]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, contre un taux de 2,6 % prévu par la BM.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/">L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, selon l’Institut national de la statistique (INS), contre un taux de 2,6 % prévu par la Banque Mondiale.</em></strong></p>



<span id="more-18363931"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les indicateurs de la croissance économique au 4<sup>e</sup> trimestre de 2025, publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’INS, les estimations montrent que le Produit intérieur brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 2,7% sur un an au cours du 4<sup>e</sup> trimestre de l’année 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par rapport au 3<sup>e</sup> trimestre de 2025, le PIB en volume s’est accru de 1%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette base, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année écoulée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que la Banque mondiale a prévu une croissance économique en Tunisie de 2,6 % pour 2025, soutenue par une légère amélioration de l&rsquo;activité. À moyen terme (2026-2027), la croissance devrait rester modérée, autour de 2,4 %, dans un contexte de contraintes de financement et de réformes structurelles nécessaires, a ajouté la BM.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/">L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Amen Bank met l’IA au cœur de la transformation des entreprises</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/amen-bank-met-lia-au-coeur-de-la-transformation-des-entreprises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:42:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amen Bank]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
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		<category><![CDATA[IA générative]]></category>
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		<category><![CDATA[machine learning]]></category>
		<category><![CDATA[Néji Ghandri]]></category>
		<category><![CDATA[Nozha Boujemaa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Amen Bank, l’intelligence artificielle (IA) est désormais un levier stratégique incontournable pour les entreprises tunisiennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/amen-bank-met-lia-au-coeur-de-la-transformation-des-entreprises/">Amen Bank met l’IA au cœur de la transformation des entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Longtemps perçue comme une technologie réservée aux géants mondiaux, l’intelligence artificielle (IA) s’impose désormais comme un levier stratégique incontournable pour les entreprises tunisiennes. Performance, compétitivité, gestion des risques, innovation : l’IA redessine en profondeur les modèles économiques. C’est autour de ces enjeux qu’Amen Bank a réuni experts et décideurs pour une réflexion pragmatique sur l’IA au service du développement économique et financier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18293399"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA n’est plus une promesse lointaine ni un simple effet de mode. Elle est désormais au cœur des stratégies de transformation des entreprises, y compris en Tunisie. Consciente de ces mutations profondes, Amen Bank a organisé, lundi 26 janvier 2026, une rencontre stratégique dédiée à l’IA, placée sous le thème : <em>«</em> <em>L’intelligence artificielle au service du développement économique et financier des entreprises tunisiennes »</em>. Une initiative visant à dépasser le discours technologique pour explorer des usages concrets, créateurs de valeur et adaptés aux réalités du tissu économique national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Décider mieux, anticiper plus loin </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réunissant experts, décideurs et acteurs économiques, cette matinée d’échanges a permis de mettre en lumière le rôle croissant de l’IA comme levier de performance opérationnelle, d’optimisation des décisions et d’innovation. Au-delà du discours technologique, l’accent a été mis sur des applications accessibles et directement exploitables par les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néji Ghandri, président du directoire d’Amen Bank, a dressé un constat sans détour : <em>« Nous vivons aujourd’hui une période de transformation profonde et rapide. Les entreprises font face à une pression croissante : durcissement de la réglementation, intensification de la concurrence, exigences accrues des clients et nécessité de prendre des décisions plus rapides et plus fiables »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’IA s’impose, selon lui, comme un outil stratégique capable de transformer l’information en valeur, d’anticiper les risques et de répondre de manière plus fine aux besoins spécifiques de la clientèle. Une dynamique qui s’inscrit dans un mouvement mondial d’investissement massif. D’après les estimations de Gartner, les dépenses mondiales liées à l’IA devraient dépasser 1 500 milliards de dollars en 2025, en intégrant les infrastructures, les logiciels, les modèles, le conseil et les équipements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ces investissements colossaux traduisent une attente claire en matière de retour sur investissement, mais aussi la nécessité d’arbitrages économiques précis. L’industrialisation de l’IA repose en effet sur l’équilibre entre les coûts de développement des modèles, leur exploitation à grande échelle et les besoins croissants en puissance de calcul. Un enjeu qui soulève des questions centrales pour la Tunisie, notamment en matière de cloud, d’infrastructures, de souveraineté numérique et de conformité réglementaire</em> <em>»</em>, a expliqué M. Ghandri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au cœur de cette transformation se trouve un actif devenu stratégique : la donnée. <em>« Qu’elle soit opérationnelle, financière, client ou sectorielle, la donnée constitue la matière première essentielle de l’intelligence artificielle. Sa qualité, sa gouvernance, sa profondeur historique et sa sécurité conditionnent directement la fiabilité des analyses et des décisions qui en découlent. À cela s’ajoutent des exigences fortes en matière de compliance, de protection des données et de cybersécurité, désormais indissociables de tout projet d’IA »</em>, a-t-il encore précisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, les applications sont déjà multiples : détection de tendances comportementales grâce au <em>machine learning</em>, analyse automatisée des documents et des interactions clients via le traitement du langage naturel, ou encore exploitation de volumes massifs de données rendue possible par des infrastructures GPU de plus en plus performantes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’économie tunisienne, ces avancées ouvrent des perspectives concrètes : meilleure anticipation des attentes clients, optimisation de la performance financière, réduction des risques, soutien à l’innovation et création de nouvelles opportunités de valeur. Mais, comme l’a souligné M. Ghandri, l’IA ne génère de valeur durable que si elle est correctement gouvernée, avec une implication forte des équipes dirigeantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« À travers cette initiative, Amen Bank réaffirme son rôle de partenaire de long terme des entreprises tunisiennes. Un rôle qui dépasse le simple financement pour englober l’accompagnement stratégique, l’aide à la décision et la construction collective de solutions innovantes… Notre ambition est de faire de l’intelligence artificielle un catalyseur réel de transformation et de performance»</em>, a-t-il conclu, appelant à une approche pragmatique, responsable et collaborative de l’innovation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir dès maintenant…</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et à l’heure où l’IA générative s’invite dans tous les discours et s’impose progressivement dans les outils du quotidien, une question centrale demeure : les entreprises sont-elles prêtes à en faire un véritable levier stratégique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Nozha Boujemaa, experte internationale en IA, la réponse est nuancée, mais lucide : l’IA ne crée de valeur que si elle est comprise, appropriée et gouvernée avec responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’experte a insisté sur un principe fondamental : passer du statut de simple consommateur à celui d’acteur. Une transition qui ne s’improvise pas et qui nécessite, notamment pour les entreprises qui démarrent, un accompagnement structuré. <em>« Se faire accompagner au départ est essentiel »</em>, souligne-t-elle, plaidant pour une externalisation intelligente, encadrée par des équipes internes réellement impliquées. L’objectif n’est pas de déléguer aveuglément à des consultants, mais de comprendre, apprendre et s’approprier progressivement les usages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Mme Boujemaa, l’histoire industrielle offre un parallèle éclairant. À l’image de certains pays qui ont d’abord importé des savoir-faire avant de développer leurs propres compétences, les entreprises doivent accepter une phase d’apprentissage, tout en veillant à ne pas rester durablement dépendantes. <em>« Il n’y a que l’entreprise elle-même qui connaît réellement ses besoins, ses contraintes et sa culture <em>»</em></em>, rappelle-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et contrairement aux idées reçues, l’IA générative ne se limite pas à des cas d’usage spectaculaires ou futuristes. Bien au contraire. Les applications les plus répandues aujourd’hui concernent les tâches quotidiennes : veille informationnelle, synthèse de documents, génération de rapports, recommandations, aide à la décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement et non moins important, l’experte appelle à une responsabilité collective face à un cadre encore en construction. Standards, certifications, métriques : les repères font encore défaut à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, chaque organisation doit assumer ses choix en cohérence avec ses valeurs, ses obligations légales et son impact social.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’IA n’est pas une question de technologie, mais de responsabilité »</em>, conclut l&rsquo;experte, appelant les entreprises à agir dès maintenant, avec discernement, pour ne pas subir demain une transformation qu’elles auraient pu anticiper.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/amen-bank-met-lia-au-coeur-de-la-transformation-des-entreprises/">Amen Bank met l’IA au cœur de la transformation des entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 11:22:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Bouzaiene]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Ali Ben Ghedhahem]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[investissements publics]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du FM. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;«La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du Fonds monétaire international (FMI), qui exigent notamment la suppression des subventions, le gel des embauches dans le secteur public et une réduction de la masse salariale».</em></strong></p>



<span id="more-15332566"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que révèle une étude menée par le Centre Ali Ben Ghedhahem pour la justice fiscale (CAJF) présentée lors d’une conférence de presse à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«En renonçant aux réformes préconisées par le FMI, la Tunisie a contourné en partie la politique d’austérité soutenue par l’institution financière internationale, dont les axes principaux sont le contrôle des équilibres financiers, la réduction des dépenses publiques, le gel des salaires et des embauches dans l’administration publique et dans le secteur public, la suppression des subventions et le contrôle de la masse salariale», explique l’étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en 2023 et finalisée en janvier 2025, cette étude a montré que <em>«la Tunisie a maintenu son soutien au système de subvention à des niveaux élevés, passant d’une moyenne de 4 milliards de dinars en 2019 à 12 milliards de dinars en 2022, la masse salariale, de 16,1% du PIB en 2019 à 13% prévu en 2025»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon &nbsp;le chercheur et fondateur du CAJF Amine Bouzaiene, les embauches d’agents publics civils ont également repris, avec 8 000 nouvelles embauches en 2019, 12 500 en 2024 et 21 000 attendues pour 2025, en plus des augmentations du salaire minimum garanti dans les secteurs public et agricole et des pensions de vieillesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie a également réussi à réduire le déficit budgétaire de 7,4% en 2023 à 6,3% l’année dernière et devrait atteindre 5,5% du PIB cette année, alors que le FMI espérait atteindre ces niveaux en 2026»</em>, a souligné Bouzaiene.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, dit le chercheur, il a été possible d’arrêter la tendance expansionniste de la dette par rapport au PIB, grâce à la décision de la Tunisie de prendre ses distances vis-à-vis du FMI et de ne pas respecter ses diktats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces conclusions, Bouzaiene a estimé que <em>«l’autonomie est importante, mais des efforts supplémentaires doivent être déployés pour établir la justice fiscale et mobiliser les ressources nécessaires à la reprise économique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude souligne également l’absence d’un plan de relance de l’économie nationale sur la base des investissements publics, a souligné le chercheur, ajoutant qu’il est encore possible d’augmenter l’utilisation des ressources propres, notamment fiscales, en élargissant la base imposable sans nuire aux classes moyennes et vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie et le FMI ont conclu un accord de niveau de service le 15 octobre 2022 dans le cadre du mécanisme élargi de financement, mais les négociations ont ensuite été suspendues suite à une décision du président tunisien Kaïs Saïed, estimant que les conditions imposées par le Fonds menaçaient la paix sociale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/">Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Rapport : Croissance économique et système fiscal en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/13/rapport-croissance-economique-et-systeme-fiscal-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 11:26:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Arrobbio]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[dette intérieure]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[huile d'olive]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque mondiale souligne l’urgence d’augmenter les investissements pour soutenir la croissance et la concurrence en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/13/rapport-croissance-economique-et-systeme-fiscal-en-tunisie/">Rapport : Croissance économique et système fiscal en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économie tunisienne a connu une croissance de 0,6% au premier semestre 2024, soit une hausse limitée par rapport à sa performance de 2023, selon la dernière édition du Moniteur économique de la Banque mondiale. </em></strong></p>



<span id="more-14606230"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Des signaux positifs sont apparus, notamment une amélioration du solde extérieur et une réduction de l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, même si l’agriculture montre des signes de reprise, certains secteurs clés, notamment le pétrole et le gaz, l’habillement et la construction, continuent de connaître des difficultés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport, intitulé <em><a href="https://documents1.worldbank.org/curated/en/099450111122440099/pdf/IDU14a597e6d12db7144c51bdb61c083b0765c27.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Équité et efficacité du système fiscal tunisien»</a></em>, prévoit une croissance de 1,2% pour 2024. Ce ralentissement de l’économie s’inscrit dans le contexte d’un déclin à long terme de la croissance au cours de la dernière décennie, avec des investissements et une épargne limités. Le rapport souligne l’urgence d’augmenter les investissements pour soutenir la croissance et la concurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un secteur dans lequel les investissements et la concurrence commencent à augmenter est celui des énergies renouvelables, dans lequel la Tunisie fait avancer son ambitieux programme. Cela comprend la construction d’une capacité de 500 mégawatts grâce à des projets solaires à Kairouan, Sidi Bouzid et Tozeur. Le gouvernement prévoit d’ajouter 1 700 mégawatts supplémentaires d’ici 2026, dans le but que les énergies renouvelables constituent 17 % du mix électrique et d’économiser 1 million de tonnes d’équivalent pétrole dans les importations de gaz, soit environ 30% des importations totales de gaz en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a réussi à contenir son déficit de compte courant, principalement grâce à l’amélioration des termes de l’échange, notamment la baisse des prix des importations d’énergie et la hausse des prix des exportations d’huile d&rsquo;olive, ainsi qu’un rebond du tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déficit commercial s’est réduit de 3,4% au cours des neuf premiers mois de 2024 par rapport à l’année précédente et représente désormais 7,8% du PIB, contre 8,8% en 2023. L’inflation est tombée à 6,7 % en septembre 2024, marquant son niveau le plus bas depuis janvier 2022, même si l’inflation alimentaire reste à 9,2 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dette intérieure passe de 29,7% à 51,7 % en 5 ans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie se tourne de plus en plus vers les sources de financement intérieures, la dette intérieure passant de 29,7% de la dette publique totale en 2019 à 51,7 % en août 2024. Cette évolution détourne une part croissante du financement des banques vers les besoins du gouvernement et la détourne du reste de l’économie. Cela présente également des risques pour la stabilité de la monnaie et des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième partie du rapport passe en revue le système fiscal tunisien et souligne l’importance de parvenir à un meilleur équilibre entre la fiscalité du travail et celle du capital afin de favoriser une approche plus équitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lourde fiscalité actuelle sur le travail – notamment d’importantes cotisations de sécurité sociale, même pour les salariés à faible revenu – pourrait encourager l’informalité, décourager l’embauche et réduire les salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, le rapport souligne la nécessité d’améliorer la transparence au sein du système pour garantir l’équité et la responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’introduction d’un impôt foncier annuel et l’augmentation des taxes sur les carburants en 2023 ont été des mesures positives, et la Tunisie pourrait obtenir de meilleurs résultats en rééquilibrant sa structure fiscale et en renforçant son mécanisme de taxe carbone, favorisant ainsi un cadre économique plus équilibré et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Malgré des défis persistants, l’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience et de nouvelles opportunités émergent»</em>, a déclaré Alexandre Arrobbio, responsable pays de la Banque mondiale pour la Tunisie. <em>«La Banque mondiale reste déterminée à aider la Tunisie à relever les défis soulignés dans le rapport, notamment pour soutenir la croissance et le développement du secteur privé»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://documents1.worldbank.org/curated/en/099450111122440099/pdf/IDU14a597e6d12db7144c51bdb61c083b0765c27.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport original en anglais.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/13/rapport-croissance-economique-et-systeme-fiscal-en-tunisie/">Rapport : Croissance économique et système fiscal en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Ishac Diwan]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s'engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/">L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La vulnérabilité de la Tunisie à la crise financière ressort clairement de ses performances économiques en 2023. Comment le pays peut-il se sortir du gouffre ? Extrait d’une étude publiée par le think-tank américain <a href="https://carnegieendowment.org/research/2024/10/tunisias-economy-in-the-eye-of-the-storm?lang=en">Carnegie Endowment</a>. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ishac Diwan, Hachemi Alaya </strong>et <strong>Hamza Meddeb</strong></p>



<span id="more-14152805"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence de réformes rapides, les politiques économiques de la Tunisie plongeront le pays dans un abîme. Déjà, une crise financière se prépare. C’est le résultat inquiétant du chemin suivi par le pays depuis l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saïed en juillet 2021. Ce chemin repose sur deux aspects principaux de la politique économique. La première est une campagne budgétaire expansive (et coûteuse) qui a produit des déficits historiquement élevés pendant quatre années consécutives, poussant la dette publique à des niveaux insoutenables. Le deuxième est un soutien gouvernemental insuffisant à l’activité économique, avec une détérioration du climat des affaires et des risques macroéconomiques accrus qui effraient le secteur productif et stoppent la croissance économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanisme qui pourrait déclencher une conflagration devient également plus clair. La fermeture des robinets extérieurs pousse le gouvernement à financer une plus grande partie de son important déficit au niveau national, en augmentant les emprunts (auprès des banques, des détenteurs d’obligations nationales et de la Banque centrale). Cela évince le secteur privé, ralentit la croissance économique, augmente l’inflation, diminue la qualité des bilans des banques et augmente le risque d’une forte dévaluation du dinar tunisien. Tous les éléments sont réunis pour une crise financière qui s’étendrait à la dette publique, aux changes et au secteur bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Augmentation de la dette et effondrement de la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des [récentes] élections présidentielles […]. Saïed a construit son appel populiste sur un engagement public sur deux principes : une opposition résolue à un programme du Fonds monétaire international (FMI), afin d’éviter les difficultés liées à l’austérité que cela entraînerait pour la population; et lutter contre la corruption en obligeant <em>«l’élite des affaires corrompue»</em> à renoncer à ses richesses prétendument mal acquises par le biais d’une procédure judiciaire qui menace les propriétaires d’entreprises de prison s’ils n’acquiescent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux principes ont trouvé un écho auprès d’une population lassée d’une décennie chaotique marquée par des plans de sauvetage extérieurs répétés et une corruption intérieure croissante. Cependant, l’approche de Saïed a également conduit à une augmentation de la dette et à un effondrement de la croissance, deux phénomènes qui rongent désormais l’économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence de tout cela, il existe un risque sérieux d’éclatement financier. La Tunisie est dangereusement sur le point de devoir puiser dans ses réserves financières […].</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KCrupiuuu8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/embed/#?secret=aEem51QoKx#?secret=KCrupiuuu8" data-secret="KCrupiuuu8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Une crise financière, si elle éclate, risque d’infliger au pays un mélange déchirant de faillite de l’État, d’effondrement économique, de profondes blessures sociales et de défis politiques majeurs, étant donné la nécessité de répartir d’importantes pertes entre la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de politiques défectueuses ont déjà entraîné un déclin de la croissance économique et une détérioration des conditions sociales, avec une baisse des salaires réels et une augmentation du chômage. Ces résultats ont conduit le gouvernement à augmenter le montant des subventions, ce qui contribue à un déficit budgétaire important et renforce encore la non-viabilité des finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays est donc confronté à des choix difficiles. Un atterrissage en douceur nécessiterait un programme de réformes audacieux pour stimuler la croissance économique, un leadership politique solide et déterminé pour garantir la cohésion sociale et, idéalement, le soutien des amis de la Tunisie à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment briser le cercle vicieux de l&rsquo;endettement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie tunisienne est désormais très en-deçà de son potentiel. Ses problèmes sont auto-infligés. En termes quelque peu réducteurs, le problème vient d’un gouvernement qui dépense trop pour assouplir les conditions sociales – une approche qui maintient la croissance à un faible niveau. Maintenant que les sources extérieures se tarissent, les déficits budgétaires épuisent les financements intérieurs. Cela évince le secteur privé. Cela accroît également la dette publique intérieure, ce qui crée un risque d’instabilité future, déprimant encore davantage l’investissement privé. Cette situation entraîne une inflation, une baisse des salaires réels et un chômage élevé, ce qui pousse le gouvernement à dépenser trop. Comment briser ce cercle vicieux est devenu le principal défi national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une plus grande raréfaction des devises menacerait de plus en plus de faire tomber l’ensemble du système, générant en particulier des risques plus aigus de ruée sur les réserves, et éventuellement de ruée sur les banques également, compte tenu de leur forte exposition à la dette publique. Ces conditions ont rendu la Tunisie très vulnérable et à la merci du moindre choc, qu’il soit d’origine externe ou interne. La situation actuelle n’est tenable qu’à très court terme. La Tunisie pourrait éventuellement se sortir de sa dette grâce à une forte poussée d’investissement, mais cela nécessiterait un changement vigoureux de sa politique intérieure et un vaste programme de soutien de la part des partenaires internationaux. La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s&rsquo;engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bY6pgSjZnw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=1iUZ2hEpQV#?secret=bY6pgSjZnw" data-secret="bY6pgSjZnw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/">L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 07:05:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance démographique en Tunisie a été divisée par quatre depuis la sortie de la crise de la Covid.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/">Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économie tunisienne est en crise profonde depuis 2011. Tous les indicateurs économiques traditionnels le disent. Mais il y’en a un auquel nous ne pensons pas d’emblée mais qui signale, plus concrètement encore, le déclin global que vit notre pays depuis une douzaine d’années dans pratiquement tous les domaines : la démographie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13834186"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet indicateur, tout aussi inquiétant que la baisse de la productivité, l’effondrement de l’investissement industriel, la persistance de l’inflation, le blocage de la croissance ou l’endettement de l’Etat, c’est l’effondrement de la croissance démographique, qui a été divisée par quatre depuis la sortie de la crise de la Covid.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux de nos meilleurs économistes tirent la sonnette d’alarme à ce sujet. Il y a d’abord Hachemi Alaya, dans son bulletin de conjoncture économique &nbsp;<em>‘‘Ecoweek’’</em> (N° 30 du 18 août 2024) qui, sous le titre <em>«Le dépeuplement menace»</em>, écrit&nbsp;: <em>«Au 1<sup>er</sup> janvier 2024, la Tunisie comptait selon l’INS, 11,887 millions d’habitants soit, 0,31% de plus qu’il y a juste un an. C’est le croı̂t démographique le plus faible du siècle. Une croissance qui a été divisée par trois en l’espace d’une décennie passant de 1,02% en moyenne 2010-2019 à +0,35% en moyenne 2022-2024. Un effondrement qui en dit long sur le mal-être social du Tunisien dans la mesure où il résulte pour partie, du recul des mariages qui a induit une baisse de la natalité et, pour l’autre partie, de la vague migratoire inédite qui frappe le pays.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Grave déséquilibre régional</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres de l’INS prouvent aussi, s’il en est encore besoin, l’aggravation du déséquilibre démographique entre les régions littorales et l’intérieur du pays. En effet, les trois-quarts (74,8%) des 11,887 millions d’habitants que compte notre pays (1<sup>er</sup> janvier 2024) sont concentrés le long du littoral maritime et, pour près d’un quart (24,5%) dans la région de Tunis. <em>«Dans les régions du littoral, la population croı̂t deux fois plus vite que dans les régions de l’intérieur : +0,36% vs +0,19%»</em>, souligne Alaya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre économiste, Moktar Lamari s’alarme, de son côté, du recul de l’espérance de vie des citoyens depuis 2011. Dans un poste publié hier, vendredi 23 août 2024, dans son blog <em>Economics for Tunisia (E4T)</em>, il passe en revue les données à ce sujet publiées, le même jour, par l’agence Fitch, dans un rapport sur le secteur de la pharmacie et de la santé en Tunisie.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9hIwk8Lhpm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/">Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/embed/#?secret=ZKMc2UIfuk#?secret=9hIwk8Lhpm" data-secret="9hIwk8Lhpm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Selon ce rapport, l’espérance de vie des Tunisiens a reculé pour plusieurs franges de la population, et surtout pour les hommes. Entre 1990 et 2000, celle-ci a augmenté en moyenne de 2 ans, passant de 70,1 à 73,7 ans. Entre 2000 et 2010, elle est passée à 75,4 ans, soit aussi une augmentation de presque 2 ans en moyenne. Mais entre 2010 et 2020, l’espérance de vie n’a pas seulement cessé de progresser, mais elle a reculé passant à 75,3 ans en moyenne, plus nettement chez les hommes que chez les femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atteinte à la santé du citoyen</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le délabrement du système de la santé est en cause. L’inaccessibilité aux soins de qualité, aux médicaments abordables et aux hôpitaux équipés est un déterminant clef de cette atteinte à la santé du citoyen»</em>, souligne Lamari, tout en faisant judicieusement remarquer que <em>«les élites de l’État se soignent dans les hôpitaux militaires ou les cliniques privées.</em><em> </em><em>Les autres sont laissés pour compte.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre phénomène inquiétant aggrave cette situation déjà assez alarmante: les médecins et les infirmiers qui quittent le pays, faute de ressources et d’espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/17/pourquoi-les-medecins-tunisiens-quittent-ils-leur-pays/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médecins qui auraient quitté la Tunisie</a> depuis 2011 pour aller exercer en Europe et dans les pays du Golfe, l’économiste avance le chiffre de 18 500, soit près de 1500 chaque année, ce qui explique le désert médical dont souffre aujourd’hui la plupart des régions tunisiennes, et qui a amené l’Etat à faire venir des médecins chinois, comme dans les années 1960 et 1970 du siècle dernier, ce qui dénote une forte régression du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/13/hopitaux-publics-les-veritables-causes-du-deficit-financier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">système de santé publique</a> dans un pays où la médecine est réputée relativement développée et où beaucoup d’étrangers, africains mais aussi européens (pour certaines spécialités), viennent régulièrement se soigner dans ses cliniques privées.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HxkBTGrfRo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=rctRMB4dwe#?secret=HxkBTGrfRo" data-secret="HxkBTGrfRo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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