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	<title>Archives des économie tunisienne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des économie tunisienne - Kapitalis</title>
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		<title>Ce que la double réservation dit de l&#8217;économie tunisienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 06:32:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une part importante du tissu de petites entreprises tunisiennes fonctionne sans mémoire exploitable de sa propre activité.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/07/ce-que-la-double-reservation-dit-de-leconomie-tunisienne/">Ce que la double réservation dit de l&rsquo;économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Tout le monde a déjà vécu la scène. Une voiture réservée qui n’est pas disponible à l’heure dite. Une caution qu’on peine à récupérer, faute d’accord sur l’état du véhicule au départ. Une facture qui diffère du prix annoncé, sans explication vérifiable. On y voit un problème de sérieux individuel, une affaire de commerçant peu scrupuleux. C’est en réalité le symptôme visible d&rsquo;un phénomène économique bien plus large : une part importante du tissu de petites entreprises tunisiennes fonctionne sans mémoire exploitable de sa propre activité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samuel Abid</strong> *</p>



<span id="more-19589302"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Samuel-Abid.jpg" alt="" class="wp-image-19589309" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Samuel-Abid.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Samuel-Abid-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Samuel-Abid-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans une entreprise de location ou de services, l’information nécessaire existe pourtant. Qui a réservé, quand, à quel prix. Dans quel état le bien a été remis, puis rendu. Quelle somme a été déposée. Mais elle vit sur un registre manuscrit, dans un classeur de contrats imprimés, ou simplement dans la mémoire du gérant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que rien ne cloche, cela tient. Le système cède exactement au moment où le client a besoin d’une réponse précise, et c’est lui qui en supporte les conséquences : du temps perdu, une contestation à mener seul, et l’impossibilité d’établir quoi que ce soit. Face à un désaccord sans document commun, l’usager renonce le plus souvent. Non parce qu’il a tort, mais parce que la démarche lui coûte plus que l’enjeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coût pour l&rsquo;entreprise ne se voit pas davantage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté du dirigeant, ce désordre n’apparaît jamais comme une dépense. Il se dissout en heures passées chaque semaine à reconstituer une information qui aurait dû être immédiatement disponible, en litiges qu’une photo horodatée aurait clos, en suppléments jamais facturés faute d’avoir été constatés à temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de cela n’entre dans une comptabilité. Vue de l’extérieur, l’entreprise paraît seulement un peu désorganisée, un état que beaucoup de dirigeants considèrent comme normal plutôt que comme une charge. C’est précisément pour cette raison que le problème n’est jamais traité : il ronge la marge sans jamais se présenter comme une ligne à arbitrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le point que l’on manque en s’arrêtant à l’anecdote du client mécontent. Une entreprise incapable de documenter son activité est aussi incapable de la démontrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne connaît pas le coût réel de chacun de ses véhicules, ni ses taux d’immobilisation, ni ses recettes effectives par actif. Elle arbitre donc entre acheter, louer ou renouveler à l’intuition. Et surtout, elle ne peut présenter aucun de ces éléments à un banquier ou à un investisseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retard numérique cesse alors d’être une question de confort de gestion pour devenir un plafond de verre. Ces entreprises ne sont pas nécessairement moins performantes que d’autres : elles sont hors d’état de le prouver. Dans une économie où l’accès au financement conditionne la croissance des petites structures, c’est un handicap de compétitivité que peu de dirigeants identifient comme tel, et que les dispositifs d’appui, largement centrés sur l’administration en ligne et le paiement, ne traitent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un chantier étroit, pas une révolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fonctionne n’est pas la transformation numérique au sens large. Les projets ambitieux, lancés puis abandonnés faute de temps, sont d’ailleurs une bonne part de la raison pour laquelle le statu quo s’installe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fonctionne, c’est d’identifier le processus qui produit le plus de litiges ou consomme le plus de temps, presque toujours le calendrier de réservation et l’état des lieux du bien, et de le régler entièrement avant de toucher au reste. Le test est immédiat : si le changement ne fait pas gagner du temps ou n’évite pas une dispute dès la première semaine, ce n’était pas le bon point de départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La double réservation n’est donc pas un incident isolé. C’est ce que l’usager perçoit d’un déficit d’information qui coûte à l’entreprise sa capacité d’investir, et à l’économie une part de la croissance de ses petites structures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Fondateur de <a href="https://lexio.rent/">Lexio</a>, plateforme de gestion de flotte et de location de véhicules pour PME.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/07/ce-que-la-double-reservation-dit-de-leconomie-tunisienne/">Ce que la double réservation dit de l&rsquo;économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’économie tunisienne sous pression</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/05/leconomie-tunisienne-sous-pression/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 09:44:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens ne cessent de dénoncer la dégradation de leurs conditions socio-économiques et du niveau de vie. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ces derniers mois, les Tunisiens ont manifesté pour dénoncer la dégradation des conditions socio-économiques et du niveau de vie dans le pays. Pourtant, officiellement, les indicateurs de croissance économique sont à la hausse. Que se passe-t-il donc ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sahar Mechmech *</strong></p>



<span id="more-19575529"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech.jpg" alt="" class="wp-image-19575565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au cours des dernières semaines, des manifestations ont éclaté dans toute la Tunisie pour dénoncer des coupures massives d’électricité et d’eau imposées par le gouvernement en pleine vague de chaleur, alors que les infrastructures du pays peinaient à répondre à la demande énergétique. Ces coupures surviennent dans un climat social tendu, les Tunisiens manifestant déjà contre la hausse du coût de la vie. Ainsi, le 16 mai, des centaines de Tunisiens sont descendus dans la rue pour dénoncer la répression ainsi que la détérioration des conditions socio-économiques et du niveau de vie. Pourtant, fin avril encore, le président Kais Saied vantait le succès de la politique d’autosuffisance de la Tunisie, affirmant qu’elle avait permis de réduire l’inflation et de relancer la croissance. Il n’a pas tort. Officiellement, la croissance s’est quelque peu améliorée, l’inflation a effectivement baissé et la situation de l’emploi s’est légèrement redressée. Qu’est-ce qui alimente alors la colère de la population ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un examen plus approfondi des perspectives et des réalités économiques intérieures de la Tunisie révèle une certaine fragilité, de fortes tensions sociales et des divisions politiques internes, exacerbées — en grande partie — par le fait que les indicateurs économiques ne se reflètent pas dans le quotidien des Tunisiens. Cette situation est toutefois nuancée par le financement croissant des partenaires internationaux qui, tantôt allège les pressions, tantôt les aggrave.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Excès d’optimisme ou triomphalisme prématuré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, le gouvernement ne propose pas de rupture avec les politiques économiques en vigueur avant le 25 juillet 2021 [date de la proclamation de l’état d’exception par Kaïs Saïed, Ndlr], caractérisées par des restrictions des dépenses publiques et des réductions d’impôts pour les entreprises et les hauts revenus. Alors que des réformes fiscales radicales en 2025 avaient amélioré la répartition de la charge fiscale et accru la contribution des entreprises, la loi de finances 2026 échoue à s’attaquer aux problèmes structurels de l’économie tunisienne. La hausse des dépenses sociales ne suffit pas à compenser l’inflation, ce qui se traduit par une réduction implicite des services sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, aucune réforme structurelle profonde ne vise les acteurs en situation de monopole ou de rente qui constituent la trame de l’économie tunisienne. Depuis l’indépendance de la Tunisie dans les années 1950, ce groupe d’acteurs économiques bénéficiant de soutiens politiques a érigé un arsenal de barrières réglementaires à l’entrée dans des secteurs clés et contrôle la majeure partie du financement privé au sein de l’économie. La loi perpétue également une pratique risquée, en vigueur depuis des années, consistant à emprunter auprès de la Banque centrale à un taux d’intérêt de 0 % sans générer une croissance proportionnelle à l’endettement, ce qui menace d’alimenter l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’absence de réformes structurelles, le budget de l’État pour 2026 prévoit une croissance de 3,3 % sur l’année, un chiffre supérieur aux 2,1 % anticipés par le Fonds monétaire international (FMI), ce qui représente un écart significatif. Une croissance plus faible signifie moins de ressources pour l’État afin de répondre à des besoins sociaux croissants en pleine crise du coût de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget table également sur un prix du pétrole avoisinant les 60 dollars le baril, une hypothèse mise à mal par la flambée des coûts de l’énergie consécutive à la guerre en Iran. Le prix a dépassé les 100 dollars le baril à plusieurs reprises cette année et s’établissait autour de 90 dollars le baril au 29 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie reste un pays importateur d’énergie pratiquant des subventions énergétiques ; la hausse imprévue du prix du pétrole alourdira sa facture d’importation, entamant ainsi ses précieuses réserves de devises (dollars et euros) nécessaires au règlement des importations essentielles auprès de ses partenaires commerciaux. Cette hausse des prix pétroliers augmentera également les dépenses de l’État consacrées aux subventions énergétiques afin de maintenir la stabilité des prix des hydrocarbures sur le marché intérieur. La hausse des prix, supérieure aux prévisions, entraînera un creusement des déficits budgétaires, un besoin accru d’emprunt et, potentiellement, une pression croissante pour réduire les dépenses afin de remédier aux déséquilibres budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation mondiale découlant de la guerre impliquant l’Iran menace également d’éroder les envois de fonds des Tunisiens résidant à l’étranger ; ces transferts constituent une source essentielle de devises pour les importations et représentaient 30 % des réserves en 2024. Le conflit suscite de vives inquiétudes quant à l’inflation en Europe — où vit la majeure partie de la diaspora tunisienne — ce qui pourrait entraîner une baisse de ces transferts de fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur du tourisme, autre source majeure de devises, est lui aussi exposé à des risques. Malgré les assurances du gouvernement affirmant que le tourisme tunisien n’était pas affecté par le conflit régional, les premiers indicateurs font état d’un ralentissement et d’une baisse des réservations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions sur les devises compromettent la capacité de la Tunisie à importer des produits de première nécessité — notamment des denrées alimentaires, des médicaments et de l’énergie — et pourraient provoquer des pénuries comparables à celles observées en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les signes de telles restrictions sont déjà manifestes. En mars, la Banque centrale de Tunisie a émis de nouvelles directives visant à limiter les importations afin de préserver ses réserves limitées de dollars et d’euros. Ces directives stipulent que les importations de produits <em>«non essentiels»</em> — tels que les vêtements, le dentifrice et le papier toilette — doivent être réglées au comptant et non à crédit. Cette décision a été critiquée par des organisations influentes comme la Conect, qui représente les employeurs et les entreprises ; celle-ci a qualifié ces directives d’obstacle potentiel à la croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Alert, une organisation luttant contre les monopoles en Tunisie, a averti que ces mesures risquaient d’ancrer davantage les pratiques monopolistiques dans le secteur de l’import-export, les grandes entreprises disposant plus facilement de liquidités que les petites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions à l’importation menacent d’aggraver les pénuries actuelles de médicaments, de denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fissures naissantes entre la présidence et le parlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à la montée des pressions économiques, le gouvernement de Saïed fait face à des tensions politiques croissantes. L’Assemblée, qui était étroitement alignée sur Saïed à la suite des élections législatives de 2022, est de plus en plus en désaccord avec le gouvernement sur les questions économiques. En avril 2025, elle a refusé d’approuver un emprunt, invoquant le manque de clarté quant à ses retombées. Lors de l’examen de la loi de finances pour 2026, l’Assemblée a rejeté certaines propositions du ministère des Finances et en a adopté d’autres tout en émettant de vives réserves. Le ministre des Finances a même quitté une séance parlementaire après une vive altercation avec certains députés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des débats sur des contrats de concession controversés dans le domaine de l’énergie solaire, plusieurs députés ont dénoncé ces textes, les qualifiant tour à tour de dangereux, coloniaux, humiliants et contraires à la souveraineté énergétique. En réaction à cette levée de boucliers et avant le vote sur ces concessions, le président Saïed a limogé le ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie ainsi que le directeur général de l’Électricité et des Énergies renouvelables, bien que tous les contrats aient finalement été adoptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, à la suite de coupures massives d’électricité et d’eau survenues en juillet, le Parlement a tenu une séance le 27 juillet pour débattre de la situation ; les députés y ont critiqué la conjoncture ainsi que l’absence de réaction officielle du gouvernement. Ils ont également reproché au gouvernement son absence lors de cette séance, bien qu’un député ait précisé que l’Assemblée n’avait adressé aucune invitation ou convocation officielle au gouvernement pour y participer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tensions ne doivent pas être interprétées comme une rupture franche avec Kaïs Saïed. L’Assemblée continue de donner la priorité à bon nombre de ses réformes clés — celles qu’il qualifie de <em>«révolution législative»</em> et qui ont profondément restructuré l’arsenal juridique tunisien — et de les adopter. Il convient plutôt de voir dans ces tensions une tentative de l’Assemblée de se démarquer quelque peu de Saïed, dont le bilan économique est jugé insuffisant, alors même que la Tunisie se dirige vers les élections législatives de 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tensions dépassent le cadre politique pour s’étendre à l&rsquo;espace civique dans son ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les boucs émissaires, anciens comme nouveaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée des tensions économiques et politiques, le gouvernement tente de reproduire la stratégie qu’il a appliquée avec succès en 2023 : désigner des boucs émissaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saïed continue d’évoquer de mystérieux saboteurs sans jamais les nommer. Il persiste à sacrifier des membres de son gouvernement pour apaiser la colère populaire, comme en témoigne le limogeage d’un ministre mentionné plus haut. Ses partisans — qu’ils siègent à L’Assemblée, soient présents sur le terrain ou actifs sur les réseaux sociaux — continuent de présenter les migrants subsahariens en situation irrégulière comme un fardeau pour les ressources économiques et une menace pour la sécurité nationale. Le conflit qui l’oppose depuis des années à la principale centrale syndicale du pays, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), s’est intensifié au cours de l’année écoulée. Parallèlement, la répression à l’encontre de la société civile — dont les acteurs sont perçus par Saïed comme des agents de l’ingérence étrangère — s’est accentuée ces derniers mois : les autorités suspendent des organisations, engagent des poursuites pour obtenir leur dissolution définitive et emprisonnent militants, journalistes, magistrats et même des députés dissidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vague d’enquêtes pénales la plus récente vise des fonctionnaires chargés du dossier de l’électricité. Cette initiative, couplée aux déclarations du président qualifiant ces coupures d’<em>«événements inhabituels»</em> et affirmant que <em>«l’État ne restera pas les bras croisés face à quiconque cherche à harceler les citoyens et à attiser les tensions»</em>, semble viser à présenter ces perturbations majeures comme le fruit d’un complot contre le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette interprétation contredit les déclarations du syndicat de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), qui attribue les coupures à une hausse de la demande dépassant les capacités de production lors de la récente vague de chaleur. Le défi de répondre à la demande en électricité est aggravé par le manque d’investissements dans la production, la dernière grande centrale électrique ayant été inaugurée en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour expliquer ce déficit d’investissement, certains experts pointent du doigt l’insuffisance des ressources allouées par l’État, le non-paiement intégral par le gouvernement et les entreprises publiques de leurs dettes envers la Steg pour leur consommation d’électricité, ainsi que le défaut de paiement par le gouvernement des subventions universelles à l’électricité accordées aux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme en 2023, cette répression vise à détourner l’attention des problèmes économiques chroniques et à vider l’espace politique et civique de toute opposition, laissant Saïed comme seul arbitre des décisions en Tunisie et unique interlocuteur pour les partenaires internationaux du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diplomatie tunisienne en quête d&rsquo;alliances internationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En contraste avec les divisions internes, la Tunisie intensifie sa coopération et ses emprunts financiers auprès de plusieurs partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle régionale, la Tunisie poursuit son rapprochement avec l’Algérie, ayant signé fin 2025 plus de vingt accords de coopération dans des domaines variés, dont un accord controversé de coopération militaire. Récemment, lors d’une interview, le président algérien a tenu des propos fermes liant la sécurité des deux pays et réaffirmant l’engagement de l’Algérie à défendre la Tunisie contre le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations avec la Libye semblent également s’être intensifiées, marquées par une rencontre de haut niveau entre le Premier ministre tunisien et le président du Parlement libyen, la signature d’un nouveau protocole d’accord sur la coopération en matière de marché du travail, ainsi que l’annonce de projets concernant une nouvelle liaison maritime et la gestion partagée d’une nappe phréatique commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives témoignent de la volonté de la Tunisie de s’affirmer comme un partenaire actif en Afrique du Nord, s’assurant ainsi un accès privilégié aux ressources énergétiques de ses deux voisins riches en hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a par ailleurs renforcé ses liens avec ses partenaires de l’autre rive de la Méditerranée ainsi qu’avec les institutions financières internationales. Cela s’est traduit par l’octroi de nouveaux prêts — notamment de la part de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD)— par le renforcement des accords euro-tunisiens et par la mise à jour de la coopération migratoire avec l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une grande partie de ces financements vise à stabiliser le pays et à réduire la migration irrégulière, la Tunisie étant à la fois un pays d’origine et un pays de transit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les retombées des récentes concessions dans le secteur de l’énergie solaire démontrent clairement que, sans adhésion de l’opinion publique, les financements internationaux risquent de susciter une levée de boucliers et de ne pas apporter de réponse aux tensions sociales et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine des énergies renouvelables, et bien que celles-ci soient indispensables à la sécurité énergétique du pays, la population a le sentiment que le gouvernement et le parlement offrent des contrats avantageux à des investisseurs étrangers et mettent en place un câble sous-marin pour exporter de l’électricité vers l’Italie, alors même que les entreprises tunisiennes peinent à opérer dans un contexte difficile et que le pays subit des coupures de courant à répétition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la crise pour aller vers la prospérité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’intensification du soutien financier international, le statu quo politique et social en Tunisie demeure extrêmement fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien extérieur ne suffira pas, à lui seul, à stabiliser l’économie tunisienne ou à apaiser la colère sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan intérieur, il est nécessaire de faire preuve de plus de sérieux pour identifier et démanteler les structures qui entravent la concurrence et perpétuent les monopoles, notamment les coûts élevés des prêts à l’investissement ainsi que les barrières administratives complexes et changeantes qui freinent la création et la gestion d’entreprises. Ces mesures permettraient aux petites et moyennes entreprises — véritables moteurs d’une croissance économique durable — de mieux accéder aux opportunités commerciales et aux financements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement doit également rétablir sa crédibilité auprès de la population en investissant judicieusement dans les infrastructures et les dépenses sociales afin de répondre aux besoins des citoyens. Enfin, il doit mettre un terme à toutes les pratiques répressives contre-productives qui n’ont fait qu’attiser la colère et le sentiment de dépossession au sein de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les alliés internationaux de la Tunisie doivent réorienter le financement pour s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière : les problèmes structurels du pays et l’insuffisance des dépenses sociales. Les initiatives de coopération économique, y compris dans le secteur de l’énergie, doivent susciter l’adhésion du public en faisant preuve d’une plus grande transparence concernant la propriété des projets, les tarifs, les créations d’emplois prévues, les recettes publiques et l’impact environnemental. En l’absence de transparence et de redevabilité, les risques de rejet et de tensions continueront de s’accumuler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien extérieur ne suffira pas, à lui seul, à stabiliser l’économie tunisienne ou à apaiser la colère sociale. Seules des réformes structurelles profondes, un nouveau contrat social et un retour à un contexte démocratique et ouvert permettront d’apaiser la colère sociale actuelle et de bâtir une économie stable, durable et inclusive, capable de répondre aux besoins fondamentaux de la population.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Responsable du programme «Économies inclusives» au sein de Tahrir institute for Middle East Policy. (</em><a href="https://timep.org/2026/07/30/power-cuts-protests-and-lack-of-policy-tunisias-economy-under-pressure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Timep</em></a><em>).</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NU6tBOUm5E"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/">Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=3yyxv6mqTy#?secret=NU6tBOUm5E" data-secret="NU6tBOUm5E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/30/tunisie-deplacer-la-capitale-pour-sortir-de-la-crise-economique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 09:17:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déplacement de la capitale]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[grands projets]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le professeur Noureddine Horchani propose de déplacer la capitale pour relancer l'économie tunisienne et stimuler le développement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/30/tunisie-deplacer-la-capitale-pour-sortir-de-la-crise-economique/">Tunisie | Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il est possible de transformer la réalité de l’économie tunisienne si le pays s’engage dans la réalisation de grands projets et sollicite les institutions financières internationales pour obtenir des financements à des conditions avantageuses, a déclaré Noureddine Horchani, professeur de sciences politiques, qui ne semble pas prendre en considération la notation souveraine actuelle de notre pays qui ne la rend pas éligible à ce genre de financement.</em></strong> <em>(Photo: Palais du Gouvernement à la Kasbah, Tunis). </em> </p>



<span id="more-19533495"></span>



<p class="wp-block-paragraph">M. Horchani, cité par <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1528652/%D9%86%D9%88%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%8A%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%B1%D8%B4%D8%A7%D9%86%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B4%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%B9-%D8%A7%D9%84%D9%83%D8%A8%D8%B1%D9%89-%D9%82%D8%A7%D8%AF%D8%B1%D8%A9-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%AA%D8%AD%D9%82%D9%8A%D9%82-%D9%86%D9%85%D9%88-%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF%D9%8A-%D8%A8%D8%B1%D9%82%D9%85%D9%8A%D9%86" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a>, estime que les institutions financières internationales ne refuseraient pas de financer la Tunisie si elle présentait des projets rentables, tout en insistant sur la nécessité de définir avec précision le montant des financements requis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grands projets sont à même de stimuler l’économie et le développement, ainsi que de générer une croissance à deux chiffres, a-t-il souligné, ajoutant que la réalité économique actuelle repose sur des solutions de fortune à des problèmes structurels, et cela ne sauraient transformer l’économie et la sortir de la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Horchani, qui ne manque pas d’imagination, a également estimé que <em>«le projet de déplacer la capitale et d’en construire une nouvelle, en dehors des centres urbains du Grand Tunis, figure parmi les projets ambitieux capables de relancer l’économie et de générer une croissance à deux chiffres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains trouveraient délirante une telle proposition dont l’efficience ne saurait être vérifiée qu’après sa mise en œuvre. &nbsp;Mais mettre en route un tel projet, au coût astronomique, au moment où l’Etat traîne de lourds déficits financiers et que la majorité des entreprises publiques sont carrément en pré-faillite, serait, à notre humble avis, un suicide économique et financier. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on fait des propositions dont l’impact financier est très lourd, il faut être réaliste et raisonnable, et ne pas tirer des plans sur la comète. N’est-ce pas M. Horchani&nbsp;?</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/30/tunisie-deplacer-la-capitale-pour-sortir-de-la-crise-economique/">Tunisie | Déplacer la capitale pour sortir de la crise économique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124;  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-3-3/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie ne manque pas de ressources pour s’engager dans des projets stratégiques d’envergure et des réformes structurelles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-3-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Parmi les critiques qui pourraient être adressées à la démarche de l’auteur dans ses deux précédents articles de cette série, notamment le benchmarking des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026 et ceux de pays qui étaient à des niveaux de développement similaires en 1960, c’est qu’il aurait ignoré que la Tunisie manquait de ressources financières pour s’engager dans des projets stratégiques d’envergure et des réformes structurelles. C’est là un argument fallacieux, estime-t-il. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani *</strong></p>



<span id="more-19314365"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La raison d’être des institutions financières internationales est d’assurer l’intégration économique capitaliste internationale à travers la distribution du capital et l’inclusion des économies nationales dans l’ordre financier international. A ce titre, ces institutions n’auraient jamais pu refuser à la Tunisie un quelconque grand projet qui aurait changé le visage du pays dans les secteurs stratégiques. Au contraire dans leurs rapports, ces institutions reprochaient à l’Etat tunisien d’être incapable de définir des projets précis à financer <em>(Tunisia Infrastructure Diagnostic (2024), Banque Mondiale, “ Project Development Fund for PPPs – Banque Mondiale).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette année 2026, la crédibilité et la solvabilité de l’Etat tunisien se sont altérées auprès des pourvoyeurs de fonds internationaux à cause du discours hostile à l’entreprenariat véhiculé par les pouvoirs publics tunisiens et également en raison du climat des affaires décourageant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation se traduit sur le plan du classement de la Tunisie au niveau de l’investissement. Aujourd’hui, le pays occupe la 160<sup>e</sup> place sur 164 dans le classement du FMI en termes de ratio investissement/PIB avec un taux de 10,4% contre une moyenne africaine de 23,3% et 26,6% pour le Maroc.&nbsp; Sur 268 projets d’entreprises annoncés depuis 2022 seulement 22 sont réellement entrés en activité soit 10% de réalisations. Ces indicateurs s’ajoutent au phénomène de départ des entreprises étrangères vers d’autres pays (récemment le Suisse Cicor Technologies parti au Maroc).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels auraient été les performances avec des stratégies optimales ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre démarche d’évaluation du parcours de développement de l’économie tunisienne était fondée sur un benchmark sectoriel avec des économies au départ vers les années soixante, quasi proches au niveau d’un certain nombre d’indicateurs&nbsp;(PIB, PIB par habitant, développement humain, ressources naturelles…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque-à-gagner cumulé de la Tunisie, obtenu par la sommation des manques à gagner essuyé par chaque secteur étudié, pourrait atteindre 1000 à 2000 Mds$ : halieutique 70 Md$&nbsp;; tourisme 150Md$, R&amp;D 350Md$, industries exportatrices 250Md$, tissu entrepreneurial 150Md$. Notre raisonnement tient compte également de l’effet synergie et multiplicateur provoqué par le développement de chaque secteur sur l’ensemble de l’économie pendant soixante années de politique économique timide et sans ambition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce manque à gagner inclut la production perdue, les investissements non réalisés, les emplois non crées, les exportations manquées et la fuite de compétences. Bien entendu, il ne s’agit ici que d’un exercice contrefactuel qui ne peut prétendre mesurer avec exactitude ce qu’aurait été la réalité des secteurs économiques tunisiens dans le cas où des stratégies optimales auraient été suivie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers le présent article, nous avons voulu démontrer que les politiques économiques suivies par les pouvoirs publics depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui ainsi que les plans de développement successifs, quinquennaux et autres, n’auraient jamais permis à la Tunisie d’assurer un quelconque décollage économique ni de garantir la prospérité pérenne à sa population. La faillite de ces politiques est inéluctable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, ces politiques ont permis d’améliorer un tant soit peu le niveau de vie des citoyens, d’assurer un niveau minimal de services sociaux. Mais ces réalisations demeurent fragiles et exposées à tous les risques de rupture tant qu’elles ne s’inscrivent pas dans un schéma de développement intégral irréversible. Brandir le manque de ressources financières comme l’argument empêchant la mise en œuvre de projets économiques d’envergure n’est qu’un alibi pour justifier l’étroitesse des ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apprendre à voir grand et à se projeter dans l&rsquo;avenir avec ambition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie tunisienne ne trouvera son salut et n’assurera la prospérité de ses citoyens qu’en voyant grand, en se lançant dans des mégaprojets catalyseurs, capables de défier les économies les plus développées dans des secteurs où elle dispose d’avantages comparatifs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui l’humanité est entrée dans une ère nouvelle post mondialisation similaire à l’entrée dans l’ère industrielle ou à celle d’internet, c’est l’ère de l’IA ou de la <em>«démocratisation de la connaissance»</em>. C’est une nouvelle opportunité qui s’offre à des nations comme la Tunisie, qui ont raté l’industrialisation ou la mondialisation pour rattraper leur retard, brûler les étapes et s’offrir une position privilégiée et de puissance parmi les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle la Tunisie de&nbsp;2035 ou 2040 pourrait prétendre au statut de puissance maritime&nbsp;contrôlant le commerce méditerranéen&nbsp;et disposant de l’une des plus grande flotte de transport maritime ou peut-être en statut de première puissance mondiale dans les technologies de l’énergie solaire ou parmi les plus grands constructeurs mondiaux de l’industrie navale&nbsp;ou même en &nbsp;puissance incontournable dans les industries électroniques ou pharmaceutiques&nbsp;?&nbsp;Autant de statuts qui ne devraient pas relever des vœux pieux mais qui constituent bel et bien des objectifs stratégiques réalisables, à inscrire dans nos plans de développement et pour lesquels les moyens devraient être mobilisés. C’est ce type d’objectifs ou plutôt d’ambitions qui mettraient définitivement notre économie à l’abri de la dépendance, de la mendicité, du chômage structurel et de la pauvreté endémique. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Fin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.</em> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Précédents articles de la série : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4B8AgR3lvl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/embed/#?secret=IzTgQvf3s9#?secret=4B8AgR3lvl" data-secret="4B8AgR3lvl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jxq9KDvbag"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/embed/#?secret=wEB4P2L2sb#?secret=jxq9KDvbag" data-secret="jxq9KDvbag" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-3-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124;  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[benchmarking]]></category>
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		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
		<category><![CDATA[R&D]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Benchmark des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026. Et manques-à-gagner... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cette seconde partie de cette étude, l’auteur propose, au-delà des chiffres, un benchmark des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026, en comparaison avec des pays qui étaient au même niveau de développement au départ mais ont suivi des parcours différents. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-19314310"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En 1960, la Tunisie, la Corée du Sud, le Portugal et la Grèce avaient des PIB modestes :<strong> </strong>autour de 1 milliard de dollars (Md$) pour la Tunisie pour une population de 4 millions, celui de la Corée du Sud un peu plus de 3 Md$ pour un peu plus de 20 millions, celui du Portugal avoisinant les 3,5 Md$ et celui de la Grèce ne dépassant pas également les 5 Md$<strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grèce avait déjà engagé des plans de développement ambitieux soutenue largement par ses alliés européens libéraux au lendemain de la guerre civile (1946-1949).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Six décennies plus tard les analogies sont édifiantes. En 2025, le PIB de la Tunisie est de : 57,5 Md$, celui de la Corée du Sud atteint plus de 1950 Md$ (en dollars constant de 2010), celui du Portugal est de<strong><em> </em></strong>330Md<em>$, </em>soit une augmentation de près de&nbsp;9000 % par rapport à la situation au début des années 60.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grèce a, pour sa part, réalisé en 2025 un PIB de 260 Md$ et l’Espagne 1800 Md$ alors que le Maroc, un pays davantage comparable au nôtre, a obtenu un PIB de 170 Md$</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les occasions ratées par l’économie tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En comparant le parcours de développement suivi par les pouvoirs publics tunisiens aux trajectoires de croissance suivies par les autres pays du bassin méditerranéen et par la Corée du Sud, nous pouvons grâce à l’IA cerner le manque à gagner supporté par l’économie tunisienne pendant toute la période 1960- 2026. Ce manque peut être estimé à plusieurs milliards de $ par an et à plus d’un trillion de $ cumulés sur plusieurs décennies. La richesse nationale cumulée non créée pourrait atteindre 1000 à 2000 milliards de dollars. Bien sûr, il ne s’agit que d’extrapolations mais combien instructives sur les occasions ratées par l’économie tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du revenu par habitant, l’évolution des données est aussi significative et les différences aussi criantes entre la Tunisie et les pays comparés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1960, le PIB par habitant de la Tunisie était de 186$ (260 selon d’autres sources) et en 2025, il atteint 4 657$ (constants) équivalant à 32% de la moyenne mondiale. En revanche, celui du Portugal était de 650$ en 1960 et de 32 100$ en 2025, celui de la Grèce était de 520$ en 1960 et de 26 900$ en 2025. L’Espagne avait un PIB/h de 400$ en 1960 et de plus de 38 600$ en 2025. C’est la Corée du sud qui a réalisé une performance qui relève du miracle. En 1960 son PIB/h était de 165$, l’un des plus bas au monde<strong><em> </em></strong>et il a atteint plus de 39 000$ en 2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Portugal s’est construit l’économie la plus dynamique de l’Union européenne. Ce que les observateurs qualifient de miracle portugais repose sur un secteur du tourisme florissant et sur l’exportation de services et de biens de haute technologie.&nbsp;De son côté, la Grèce avait fondé son développement sur l’exploitation de ses atouts naturels qu’elle a transformés en autant d’avantages comparatifs&nbsp;: l’industrie navale et le tourisme. Aujourd’hui la Grèce est la première puissance maritime marchande d’Europe. Cette position n’aurait pas été inaccessible pour la Tunisie. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le procès des choix de politique économique </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de vérifier nos hypothèses relatives aux occasions manquées par l’économie tunisienne, nous explorerons les données en lien avec quelques secteurs économiques en comparant leur évolution avec ceux des pays de la rive nord de la Méditerranée. Nous consacrerons un intérêt plus important au secteur halieutique qui représente à nos yeux le plus grand déficit de valorisation de l’économie tunisienne. L’objectif est d’évaluer la justesse des choix stratégiques de politique économique par le biais d’une approche analogique. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark du secteur touristique&nbsp;: </strong>avec quasiment les mêmes atouts naturels que la Tunisie et une population comparable de 10 millions d’habitants, le Portugal a accueilli en 2024 plus de 29 millions de touristes, alors que notre pays n’en a accueillis que 10,6 Millions. En 2025 la Tunisie a reçu 11 millions de touristes contre 32 à 33 millions pour le Portugal, soit trois fois le chiffre de la Tunisie.  La part du secteur du tourisme dans le PIB révèle également des disparités criantes entre la Tunisie et les pays à vocation touristique du bassin méditerranéen. En 2025 ce taux avoisine les 5 à 6% en Tunisie contre 21,5% pour le Portugal, 18 à 22% pour la Grèce, 15 à 16 % pour l’Espagne et 7 % pour le Maroc. Pour le Portugal ce secteur représente 20% de l’économie nationale contre 10% pour la Tunisie. Pourquoi la Tunisie n’est-elle pas capable de réaliser de telles performances dans le secteur du tourisme&nbsp;? S’agit-il d’un manque d’atouts géographiques naturels et de patrimoines archéologique et culturels qui rendent la Tunisie moins attrayante et moins compétitive ? Ou s’agit-il plutôt d’une défaillance structurelle dans la gestion du secteur&nbsp;? En fait, la Tunisie dispose peut-être d’atouts naturels, géographiques et archéologiques plus importants, et surtout plus diversifiés, que ceux dont dispose le Portugal. Le décalage et les défaillances résident dans le management public du secteur, dans la vision et dans les ambitions respectives des dirigeants des deux pays. &nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark de la recherche et du développement, un levier ignoré&nbsp;: </strong>l’impact de tout effort supplémentaire en matière de recherche et développement sur l’ensemble de l’économie n’est plus à démontrer. L’effet multiplicateur de l’investissement alloué à R&amp;D atteint non seulement le PIB global mais également le taux de croissance et la productivité avec les retombées positives sur les autres aspects de la vie économique et sociale comme la compétitivité du secteur industriel, le chômage et la création de richesses en général. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Là aussi et grâce à l’IA, nous pouvons cerner le manque à gagner de l’économie tunisienne faute d’investissement dans ce domaine. Pour la période 1990-2026, et en nous appuyant sur un benchmark avec des économies assez proches comme celle du Portugal, nous découvrons que ce pays consacrait deux fois plus de ressources à la R&amp;D que la Tunisie. Grâce à un parcours de développement différent, le Portugal affiche aujourd’hui un PIB par habitant 4 fois supérieur à celui de la Tunisie et il possède un écosystème d’innovation beaucoup plus dense. En ce qui concerne la Corée du Sud, toutes les études réalisées sur ce pays par les organismes internationaux telle la Banque Mondiale ou celles effectuées par des économistes de renom ramènent son essor fulgurant à un investissement public soutenu dans la R&amp;D (+de 5% du PIB) atteint grâce à une démarche spécifique de coopération entre les institutions universitaires et le secteur privé. &nbsp;<em>(Anne Krueger – Banque mondiale Walt Whitman Rostow &#8211; Dominique Barjot et Rang-Ri Park-Barjot).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, l’effort de la Tunisie en matière de R&amp;D se situe à 0.7 % du PIB en moyenne, ce qui représente lamoitié de celui du Portugal, de la Grèce ou de l’Espagne et moins du tiers de la moyenne des pays avancés de l’OCDE<strong>.</strong> Un manque à gagner dommageable<strong>&nbsp;: </strong>avec 1,5% à 2% du PIB investi dans la R&amp;D au lieu de 0,6% actuellement (2025), la Tunisie aurait gagné 0,5 % à 0,8% de croissance annuelle. Son PIB aurait été supérieur de 30 à 60% et le manque à gagner, cumulé sur trois décennies, aurait atteint 180 à 350 milliards de dollars. Nous aurions eu, en 2026, un PIB compris entre 90 à 140 Md$ selon les hypothèses (optimiste, modérée ou pessimiste) au lieu de 59,1 Md $ actuel qui ne représente que 35% du PIB marocain, 18% du PIB portugais, 23% du PIB grec et 3% du PIB espagnol. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark de la densité entrepreneuriale&nbsp;</strong>: la densité entrepreneuriale ou <em>«tissu des entreprises»</em> est un indicateur significatif qui traduit le degré de dynamisme de l’économie, le climat des affaires et la qualité de la règlementation. En 1960 le nombre des entreprises tunisiennes se situait entre 20 000 et 30 000 et atteignait les 300 000 dans les années 2000. Celui du Portugal se situait à 150 000 en 1960, à 900 000 en 2000 et celui de la Corée du Sud se situait à 70 000 en 1960, à 3 millions dans les années 2000. En 2026 le nombre des entreprises actives en Tunisie atteignait 825 000, celui du Portugal 1,5 millions et celui de la Corée du Sud 8 millions. Celui du Maroc était de 40 à 60 000 en 1960 et de 1,3 millions en 2026. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu l’écart quantitatif entre les économies citées est révélateur de parcours différents. Mais au-delà des chiffres, la différence se situe également dans la qualité du tissu entrepreneurial qui oppose la Tunisie au reste des pays comparés. La majorité des entreprises tunisiennes sont des microstructures peu productives, sous capitalisées, à faible capacité d’exportation et à faible innovation technologique. Elles sont de surcroît pénalisées par la difficulté d’accéder au financement bancaire. <em>(Rapports de la Banque Mondiale&nbsp;: Tunisie/ Data. 2026).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les économies prospères du Portugal, de la Corée du Sud du Maroc et de la Grèce ont créé des groupes économiques à dimension internationales (chaebols coréens, holdings marocains, groupes européens) qui jouent le rôle de locomotives du développement en assurant l’accès à la technologie avancée, en disposant d’assise financière compétitive pour se proposer aux appels d’offres internationaux et en mobilisant sous leur giron tout un tissu d’entreprises locales de sous – traitance garantissant un dynamisme économique certain. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur des industries électroniques, des atouts&nbsp;négligés&nbsp;: </strong>le manque à gagner touche des secteurs où la Tunisie dispose pourtant d’atouts non négligeables qui l’auraient propulsée dans des positions avancées sur la scène internationale. C’est le cas du secteur des industries électroniques où le taux d’intégration ne dépasse pas 35% malgré la disponibilité des compétences locales dont la qualité est internationalement bien établie. <em>(“Emission Tunisie économique’’ sur la chaine de télévision nationale, avril 2026).</em> L’activité est dominée par la sous-traitance. On est en plein face à la réalité de la division capitaliste internationale du travail qui prive les pays de la périphérie comme la Tunisie du know how des tâches nobles de conception et d’engineering. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>«Pacte pour la compétitivité»</em> signé en 2026 par les parties prenantes du secteur fixe un objectif de 50% d’intégration pour 2030 et un chiffre d’affaires à l’export de 7 Mds en 2030 contre 3,5 Mds en 2025. Il prévoit également d’augmenter les investissements à 20% du PIB en 2030 contre 15% en 2025. Par expérience et éclairés par le taux de réalisation des précédentes stratégies et objectifs contenus dans les plans de développement successifs de l’Etat (entre 50 et 60% en moyenne)&nbsp;; nous ne pouvons être que sceptiques quant à la crédibilité de ces anticipations tant qu’un renversement total de la vision économique des pouvoirs publics ne soit pas établi. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Benchmark du secteur halieutique, un désastre stratégique&nbsp;: </strong>l’accès à la mer a toujours été une des causes majeures des conflits territoriaux entre les Etats à travers l’histoire. La mer est convoitée non seulement pour ses richesses mais également pour les atouts qu’elle offre en termes d’extension géographique avantageuse pour la sécurité du territoire et pour le développement des échanges avec un monde désormais sans limites. Pour certains penseurs, l’avenir de l’humanité se jouera à travers l’exploitation des ressources maritimes et notamment des richesses contenues dans les grands fonds marins&nbsp;: nourriture, énergie, minerais, etc. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose de plus de 1300 km de côtes et pourtant la moyenne de consommation des produits de la mer par habitant estimée par la FAO ne dépasse pas 12kg/an, en-deçà de l’objectif fixé par l’Onu pour les pays en développement de 20 kg/h et de la moyenne mondiale de 20,5 kg/h. Contrairement à la Tunisie, la plupart des Etats méditerranéens ont élaboré des stratégies de développement de leur secteur halieutique, qui ont donné des résultats édifiants au bout de quelques années. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le secteur de la pèche en Tunisie&nbsp; contribue pour 0,8% du PIB contre&nbsp; 2 à 3% pour le Maroc, qui s’est érigé en puissance halieutique régionale grâce à un effort d’investissement conséquent. Mais la différence avec la Tunisie ne réside pas pour autant dans la contribution au PIB ou dans le volume de la production mais plutôt dans la valeur ajoutée créée par tonne pêchée et l’industrialisation du secteur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’indépendance de la Tunisie, les pouvoirs publics n’ont exprimé qu’un intérêt limité au secteur halieutique pourtant crucial pour la sécurité alimentaire et la souveraineté nationale. Sur 60 ans, l’investissement total dans le secteur n’a pas dépassé 15 à 22 Mds $ loin derrière les autres pays méditerranéens (+ du double). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le secteur halieutique tunisien se classe au dernier rang parmi les pays du bassin méditerranéens en termes de production, de flotte non artisanale, formation des pécheurs, du niveau d’industrialisation et d’infrastructure et surtout au niveau de la plus-value dégagée par tonne de production, par employé et par bateau. Sur ce dernier registre, l’écart entre la Tunisie et les pays de la rive nord de la Méditerranée est significatif. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de la plus-value par pêcheur, la Tunisie est dernière du peloton&nbsp;avec 4 600 € par pêcheur contre 71 000 € pour l’Espagne, 40&nbsp;000€ pour le Portugal, 37&nbsp;000€ pour la Grèce, 29&nbsp;000€ pour la Turquie et 7&nbsp;500€ pour le Maroc. Autrement dit, la Tunisie n’atteint que 6% du niveau espagnol, 11% du niveau portugais et 12 % du niveau grec. Elle est également la dernière du classement méditerranéen au niveau de la plus-value dégagée par bateau de pêche : &nbsp;20&nbsp;000€ contre 33&nbsp;000€ pour la Grèce, 43&nbsp;000€ pour le Portugal, 50&nbsp;000€ pour le Maroc, 94&nbsp;000€ pour la Turquie et 259&nbsp;000€ pour l’Espagne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce donc à l’IA, on estime que la Tunisie aurait essuyé, faute d’investissement halieutique stratégique, un manque à gagner entre 40 et 70 Mds de dollars pendant la période 1960-2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence d’une économie maritime proprement dite aurait fait perdre à notre pays entre 1,5% et 3% de PIB outre l’impact négatif sur le déficit commercial, la sécurité alimentaire et l’emploi. Sur la base de cette analyse, le secteur halieutique présente le plus important déficit de valorisation de l’économie tunisienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre benchmarking sectoriel nous a révélé la limite des politiques économiques suivies par les pouvoirs publics depuis des décennies. Il nous a surtout fait découvrir les opportunités non saisies, les occasions manquées et les manques à gagner supportés par l’économie tunisienne. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>A suivre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.</em> &nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Précédent article de la série : </em></strong></p>



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<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td>&nbsp; <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong> &nbsp; &nbsp;</td><td>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</td></tr></tbody></table></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124; Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 06:26:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la poursuite de la hausse de l'inflation, l’économiste Aram Belhadj prévoit «un été chaud», économiquement et socialement. .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/">Economie tunisienne | Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un commentaire Facebook posté mercredi 6 mai 2026, l’économiste Aram Belhadj prévoit «un été chaud», économiquement et socialement s’entend.</em></strong></p>



<span id="more-18745626"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il est naturel que les taux d’inflation augmentent en Tunisie (et dans le monde), et ils devraient encore augmenter dans les prochains mois»</em>, écrit-il. Il explique&nbsp;: <em>«Ce qui caractérise l’inflation dans notre pays, c’est la convergence de tous les facteurs qui influent sur les prix&nbsp;: la hausse des coûts de production, la création monétaire sans création de richesse, les augmentations de salaires sans augmentation de la productivité, les achats effectués à des prix mondiaux exorbitants et, enfin, la dépréciation du dinar (surtout par rapport à l’euro).»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la situation actuelle et de nombreux rapports internationaux, l’économiste estime que sa prévision antérieure d’un été particulièrement chaud, sur les plans économique et social, restent valables<em> «tant que tous les facteurs susmentionnés persisteront&nbsp;»</em>, et rien n’indique, pour le moment, qu’ils pourraient changer au cours des prochaines semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Messieurs, dames, attachez vos ceintures&nbsp;! Crash imminent&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2.jpg" alt="" class="wp-image-18745648" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-300x113.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-768x288.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Post-Aram-Belhadj-2-580x218.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/08/economie-tunisienne-aram-belhadj-prevoit-un-ete-chaud/">Economie tunisienne | Aram Belhadj prévoit «un été chaud»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne et crise énergétique &#124; 7 milliards de dinars à trouver</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Ben Bouhali]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour gérer la crise énergétique liée à la  guerre israélo-américaine contre l’Iran, la Tunisie a besoin de mobiliser 7 milliards de dinars. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment gérer la crise énergétique engendrée par la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran ? Nous avons besoin de dollars et d’euros, pas de dinars de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Utiliser les fonds de la BCT ferait grimper l’inflation jusqu’à 15 %, pénalisant les classes moyennes et populaires et ruinant le dinar.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Ben Bouhali</strong> *</p>



<span id="more-18459290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed n’a d’autre choix que de se préparer aux répercussions de la guerre d’Iran :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Plus de 100&nbsp;000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe, et nous ignorons combien d’entre eux perdront leur emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le prix du pétrole brut a dépassé 92&nbsp;dollars le baril de Brent, et celui du gaz naturel a augmenté de 20&nbsp;% en une seule semaine, ce qui entraînera un déficit énergétique et commercial plus important cette année et l’année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Les petites et moyennes entreprises auront des difficultés à augmenter leur chiffre d’affaires cette année en raison de la hausse des coûts de l’énergie et de l’augmentation des frais de financement et d’assurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le taux de chômage pourrait atteindre 17 %, et le chômage des jeunes dépasser 40 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 1</strong> : L’article 11 du budget 2026 autorise le gouvernement tunisien à lever 7 milliards de dinars sur le marché obligataire islamique. Le président Kaïs Saïed, avec l’appui de la BCT, pourrait solliciter l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar pour financer le gouvernement tunisien par le biais de ces obligations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 2 :</strong> La Bourse de Tunis a progressé de 35 % en 2025, et la liquidité y dépasse 8 milliards de dinars. Le gouvernement tunisien pourrait introduire en bourse 5 % des actions de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et 5 % des actions de la la Compagnie des  Phosphates de Gafsa (CPG) afin d’utiliser le produit de cette vente pour combler le déficit budgétaire. Il pourrait également racheter ces actions après cinq ans, une fois l’économie tunisienne redressée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 3</strong> : L’an dernier, j’ai recommandé au gouvernement tunisien de recourir aux services du FMI pour redresser l’économie tunisienne, puisqu’il respectait déjà les conditions du Fonds sans contracter d’emprunts. Aujourd’hui, le gouvernement tunisien pourrait solliciter un financement de 3 milliards de dollars auprès du FMI pour faire face à la crise d’approvisionnement énergétique, porter ses réserves de change à l’équivalent de 150 jours d’importations, renforcer le dinar et relancer l’économie tunisienne.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 12:46:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[INS]]></category>
		<category><![CDATA[PIB]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18363931</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, contre un taux de 2,6 % prévu par la BM.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/">L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025, selon l’Institut national de la statistique (INS), contre un taux de 2,6 % prévu par la Banque Mondiale.</em></strong></p>



<span id="more-18363931"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les indicateurs de la croissance économique au 4<sup>e</sup> trimestre de 2025, publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’INS, les estimations montrent que le Produit intérieur brut (PIB) en volume a enregistré une croissance de 2,7% sur un an au cours du 4<sup>e</sup> trimestre de l’année 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par rapport au 3<sup>e</sup> trimestre de 2025, le PIB en volume s’est accru de 1%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cette base, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année écoulée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que la Banque mondiale a prévu une croissance économique en Tunisie de 2,6 % pour 2025, soutenue par une légère amélioration de l&rsquo;activité. À moyen terme (2026-2027), la croissance devrait rester modérée, autour de 2,4 %, dans un contexte de contraintes de financement et de réformes structurelles nécessaires, a ajouté la BM.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/leconomie-tunisienne-sest-accrue-de-25-en-2025/">L’économie tunisienne s’est accrue de 2,5% en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Amen Bank met l’IA au cœur de la transformation des entreprises</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/amen-bank-met-lia-au-coeur-de-la-transformation-des-entreprises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:42:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amen Bank]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
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		<category><![CDATA[IA générative]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures GPU]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[machine learning]]></category>
		<category><![CDATA[Néji Ghandri]]></category>
		<category><![CDATA[Nozha Boujemaa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Amen Bank, l’intelligence artificielle (IA) est désormais un levier stratégique incontournable pour les entreprises tunisiennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/amen-bank-met-lia-au-coeur-de-la-transformation-des-entreprises/">Amen Bank met l’IA au cœur de la transformation des entreprises</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Longtemps perçue comme une technologie réservée aux géants mondiaux, l’intelligence artificielle (IA) s’impose désormais comme un levier stratégique incontournable pour les entreprises tunisiennes. Performance, compétitivité, gestion des risques, innovation : l’IA redessine en profondeur les modèles économiques. C’est autour de ces enjeux qu’Amen Bank a réuni experts et décideurs pour une réflexion pragmatique sur l’IA au service du développement économique et financier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18293399"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA n’est plus une promesse lointaine ni un simple effet de mode. Elle est désormais au cœur des stratégies de transformation des entreprises, y compris en Tunisie. Consciente de ces mutations profondes, Amen Bank a organisé, lundi 26 janvier 2026, une rencontre stratégique dédiée à l’IA, placée sous le thème : <em>«</em> <em>L’intelligence artificielle au service du développement économique et financier des entreprises tunisiennes »</em>. Une initiative visant à dépasser le discours technologique pour explorer des usages concrets, créateurs de valeur et adaptés aux réalités du tissu économique national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Décider mieux, anticiper plus loin </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réunissant experts, décideurs et acteurs économiques, cette matinée d’échanges a permis de mettre en lumière le rôle croissant de l’IA comme levier de performance opérationnelle, d’optimisation des décisions et d’innovation. Au-delà du discours technologique, l’accent a été mis sur des applications accessibles et directement exploitables par les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néji Ghandri, président du directoire d’Amen Bank, a dressé un constat sans détour : <em>« Nous vivons aujourd’hui une période de transformation profonde et rapide. Les entreprises font face à une pression croissante : durcissement de la réglementation, intensification de la concurrence, exigences accrues des clients et nécessité de prendre des décisions plus rapides et plus fiables »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’IA s’impose, selon lui, comme un outil stratégique capable de transformer l’information en valeur, d’anticiper les risques et de répondre de manière plus fine aux besoins spécifiques de la clientèle. Une dynamique qui s’inscrit dans un mouvement mondial d’investissement massif. D’après les estimations de Gartner, les dépenses mondiales liées à l’IA devraient dépasser 1 500 milliards de dollars en 2025, en intégrant les infrastructures, les logiciels, les modèles, le conseil et les équipements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ces investissements colossaux traduisent une attente claire en matière de retour sur investissement, mais aussi la nécessité d’arbitrages économiques précis. L’industrialisation de l’IA repose en effet sur l’équilibre entre les coûts de développement des modèles, leur exploitation à grande échelle et les besoins croissants en puissance de calcul. Un enjeu qui soulève des questions centrales pour la Tunisie, notamment en matière de cloud, d’infrastructures, de souveraineté numérique et de conformité réglementaire</em> <em>»</em>, a expliqué M. Ghandri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au cœur de cette transformation se trouve un actif devenu stratégique : la donnée. <em>« Qu’elle soit opérationnelle, financière, client ou sectorielle, la donnée constitue la matière première essentielle de l’intelligence artificielle. Sa qualité, sa gouvernance, sa profondeur historique et sa sécurité conditionnent directement la fiabilité des analyses et des décisions qui en découlent. À cela s’ajoutent des exigences fortes en matière de compliance, de protection des données et de cybersécurité, désormais indissociables de tout projet d’IA »</em>, a-t-il encore précisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, les applications sont déjà multiples : détection de tendances comportementales grâce au <em>machine learning</em>, analyse automatisée des documents et des interactions clients via le traitement du langage naturel, ou encore exploitation de volumes massifs de données rendue possible par des infrastructures GPU de plus en plus performantes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’économie tunisienne, ces avancées ouvrent des perspectives concrètes : meilleure anticipation des attentes clients, optimisation de la performance financière, réduction des risques, soutien à l’innovation et création de nouvelles opportunités de valeur. Mais, comme l’a souligné M. Ghandri, l’IA ne génère de valeur durable que si elle est correctement gouvernée, avec une implication forte des équipes dirigeantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« À travers cette initiative, Amen Bank réaffirme son rôle de partenaire de long terme des entreprises tunisiennes. Un rôle qui dépasse le simple financement pour englober l’accompagnement stratégique, l’aide à la décision et la construction collective de solutions innovantes… Notre ambition est de faire de l’intelligence artificielle un catalyseur réel de transformation et de performance»</em>, a-t-il conclu, appelant à une approche pragmatique, responsable et collaborative de l’innovation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir dès maintenant…</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et à l’heure où l’IA générative s’invite dans tous les discours et s’impose progressivement dans les outils du quotidien, une question centrale demeure : les entreprises sont-elles prêtes à en faire un véritable levier stratégique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Nozha Boujemaa, experte internationale en IA, la réponse est nuancée, mais lucide : l’IA ne crée de valeur que si elle est comprise, appropriée et gouvernée avec responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’experte a insisté sur un principe fondamental : passer du statut de simple consommateur à celui d’acteur. Une transition qui ne s’improvise pas et qui nécessite, notamment pour les entreprises qui démarrent, un accompagnement structuré. <em>« Se faire accompagner au départ est essentiel »</em>, souligne-t-elle, plaidant pour une externalisation intelligente, encadrée par des équipes internes réellement impliquées. L’objectif n’est pas de déléguer aveuglément à des consultants, mais de comprendre, apprendre et s’approprier progressivement les usages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Mme Boujemaa, l’histoire industrielle offre un parallèle éclairant. À l’image de certains pays qui ont d’abord importé des savoir-faire avant de développer leurs propres compétences, les entreprises doivent accepter une phase d’apprentissage, tout en veillant à ne pas rester durablement dépendantes. <em>« Il n’y a que l’entreprise elle-même qui connaît réellement ses besoins, ses contraintes et sa culture <em>»</em></em>, rappelle-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et contrairement aux idées reçues, l’IA générative ne se limite pas à des cas d’usage spectaculaires ou futuristes. Bien au contraire. Les applications les plus répandues aujourd’hui concernent les tâches quotidiennes : veille informationnelle, synthèse de documents, génération de rapports, recommandations, aide à la décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement et non moins important, l’experte appelle à une responsabilité collective face à un cadre encore en construction. Standards, certifications, métriques : les repères font encore défaut à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, chaque organisation doit assumer ses choix en cohérence avec ses valeurs, ses obligations légales et son impact social.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’IA n’est pas une question de technologie, mais de responsabilité »</em>, conclut l&rsquo;experte, appelant les entreprises à agir dès maintenant, avec discernement, pour ne pas subir demain une transformation qu’elles auraient pu anticiper.</p>
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		<title>Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 11:22:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Bouzaiene]]></category>
		<category><![CDATA[Centre Ali Ben Ghedhahem]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[investissements publics]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du FM. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;«La Tunisie a réussi, même en partie, à éviter le lourd impact des diktats du Fonds monétaire international (FMI), qui exigent notamment la suppression des subventions, le gel des embauches dans le secteur public et une réduction de la masse salariale».</em></strong></p>



<span id="more-15332566"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que révèle une étude menée par le Centre Ali Ben Ghedhahem pour la justice fiscale (CAJF) présentée lors d’une conférence de presse à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«En renonçant aux réformes préconisées par le FMI, la Tunisie a contourné en partie la politique d’austérité soutenue par l’institution financière internationale, dont les axes principaux sont le contrôle des équilibres financiers, la réduction des dépenses publiques, le gel des salaires et des embauches dans l’administration publique et dans le secteur public, la suppression des subventions et le contrôle de la masse salariale», explique l’étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en 2023 et finalisée en janvier 2025, cette étude a montré que <em>«la Tunisie a maintenu son soutien au système de subvention à des niveaux élevés, passant d’une moyenne de 4 milliards de dinars en 2019 à 12 milliards de dinars en 2022, la masse salariale, de 16,1% du PIB en 2019 à 13% prévu en 2025»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon &nbsp;le chercheur et fondateur du CAJF Amine Bouzaiene, les embauches d’agents publics civils ont également repris, avec 8 000 nouvelles embauches en 2019, 12 500 en 2024 et 21 000 attendues pour 2025, en plus des augmentations du salaire minimum garanti dans les secteurs public et agricole et des pensions de vieillesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie a également réussi à réduire le déficit budgétaire de 7,4% en 2023 à 6,3% l’année dernière et devrait atteindre 5,5% du PIB cette année, alors que le FMI espérait atteindre ces niveaux en 2026»</em>, a souligné Bouzaiene.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, dit le chercheur, il a été possible d’arrêter la tendance expansionniste de la dette par rapport au PIB, grâce à la décision de la Tunisie de prendre ses distances vis-à-vis du FMI et de ne pas respecter ses diktats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces conclusions, Bouzaiene a estimé que <em>«l’autonomie est importante, mais des efforts supplémentaires doivent être déployés pour établir la justice fiscale et mobiliser les ressources nécessaires à la reprise économique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude souligne également l’absence d’un plan de relance de l’économie nationale sur la base des investissements publics, a souligné le chercheur, ajoutant qu’il est encore possible d’augmenter l’utilisation des ressources propres, notamment fiscales, en élargissant la base imposable sans nuire aux classes moyennes et vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie et le FMI ont conclu un accord de niveau de service le 15 octobre 2022 dans le cadre du mécanisme élargi de financement, mais les négociations ont ensuite été suspendues suite à une décision du président tunisien Kaïs Saïed, estimant que les conditions imposées par le Fonds menaçaient la paix sociale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/29/selon-une-etude-leconomie-tunisienne-a-tenu-le-coup-sans-le-fmi/">Selon une étude, l’économie tunisienne a tenu le coup sans le FMI</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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