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	<title>Archives des égalité dans l&#039;héritage - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des égalité dans l&#039;héritage - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : les lacunes à combler sur la voie de l’égalité complète entre les sexes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2022 09:16:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[femmes démocrates]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de la Femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ATFD avertit contre l’adoption du mode de scrutin uninominal dans la prochaine loi électorale qui conduirait à l’exclusion des femmes du champ politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/tunisie-les-lacunes-a-combler-sur-la-voie-de-legalite-complete-entre-les-sexes/">Tunisie : les lacunes à combler sur la voie de l’égalité complète entre les sexes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a averti, dans un communiqué publié samedi 13 août 2022, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme, correspondant à la publication du Code du statut personnel, le 13 août 1956, que l’adoption du mode de scrutin uninominal dans la prochaine loi électorale conduirait à l’exclusion des femmes du champ politique.</em></strong></p>



<span id="more-3067471"></span>



<p>Tout en exprimant sa crainte que l’adoption du mode de scrutin uninominal (défendu par les partisans du président de la république Kaïs Saïed, Ndlr) ne conduise à un recul par rapport au principe de parité, la LTDH a affirmé son adhésion aux principes de parité horizontale et verticale et de facilitation de l&rsquo;accès des femmes aux postes de prise de décision au sein des organes et conseils élus et non élus au pays et à l&rsquo;étranger.</p>



<p>L’association féministe a fait part aussi de sa crainte d’un abandon des droits et des libertés publics et individuels et de ce qui a été réalisé dans le domaine de l’égalité des sexes, alertant sur la fréquence des attaques et des restrictions infligées aux femmes et la fabrication de charges contre elles, renouvelant sa condamnation des abus et atteintes à la vie personnelle de certaines femmes juges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Activer le principe de l’égalité dans l’héritage</h2>



<p>L’ATFD a aussi souligné que le maintien de la direction morale et matérielle de la famille par le mari et de la tutelle unique du père sur les enfants témoigne de l&rsquo;adhésion au modèle patriarcal de la famille tunisienne, en exigeant l’activation du principe de l’égalité dans l’héritage auquel s’oppose fermement le président Saïed.</p>



<p>L’association féministe a, par ailleurs, estimé que la révision des systèmes d’héritage et l’adoption du principe d’égalité et de la répartition équitable des richesses dans tous les domaines et dans tous les espaces, à commencer par l’espace familial, représentent le meilleur appui au renforcement des acquis de la femme et à la suppression de l’injustice sociale à l’égard des femmes.</p>



<p>Elle a souligné que la célébration du 13 août a pris des dimensions différentes selon les gouvernants et la situation politique au niveau officiel et au niveau de la société civile, la considérant comme une occasion d&rsquo;appeler à l&rsquo;abolition des lois discriminatoires et à plus de droits et de réalisations. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une direction conjointe de la famille</h2>



<p>L’ATFD a renouvelé son adhésion un État civil basé sur l’égalité, la liberté, la dignité, la citoyenneté et la justice sociale afin de débarrasser les femmes de la sacralisation de la discrimination au nom de l’identité et de la charia, du morcellement de leurs droits universels en soulignant la nécessité de concrétiser le principe de l’égalité complète et effective entre les sexes.</p>



<p>Elle a également appelé à une révision et à une modification du Code du statut personnel pour l’aligner sur la Convention sur l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination à l&rsquo;égard des femmes (Cedaw), à laquelle la Tunisie a adhéré, en abolissant la dot, en rendant la direction de famille conjointe entre les époux et en éliminant la discrimination fondée sur la religion dans la filiation, le nom, la garde, la tutelle et l’héritage. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/tunisie-les-lacunes-a-combler-sur-la-voie-de-legalite-complete-entre-les-sexes/">Tunisie : les lacunes à combler sur la voie de l’égalité complète entre les sexes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 11:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[charia]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne comptera pas sur Kaïs Saïed pour provoquer la révolution dans les esprits et dans les lois susceptible de rétablir les femmes dans leurs droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/">Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaïs Saïed rêve de fonder une «nouvelle république», plus démocratique et plus juste, mais on ne comptera pas sur lui pour provoquer la révolution dans les esprits et dans les lois susceptible de rétablir les femmes, qui représentent la moitié de la société, dans leurs droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi, comme dans toute «vraie» république.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi  </strong></p>



<span id="more-1723907"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>Selon des statistiques préliminaires, les filles sont presque deux fois plus nombreuses que les garçons parmi les candidats reçus au concours national du baccalauréat 2022. On retrouve le même taux chez les garçons… mais parmi les recalés.</p>



<p>A l’université, ce sont les filles qui brillent également davantage que les garçons et sont beaucoup plus nombreuses que leurs camarades mâles parmi les diplômés. Et en Tunisie, cela dure depuis au moins une trentaine d’années.</p>



<p>Cependant, et selon les chiffres de l’emploi, les filles sont deux fois moins nombreuses que les garçons à intégrer le marché de l’emploi et sont, très souvent, plus bûcheuses, moins absentéistes mais moins bien rémunérées que leurs collègues de l’autre sexe. Elles sont moins nombreuses aussi à accéder aux postes de responsabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ségrégation diffuse</h2>



<p>Comment expliquer ce paradoxe&nbsp;dans un pays qui a très tôt misé sur l’émancipation des femmes et qui a fait d’énormes progrès sur la voie de la généralisation de l’enseignement ? &nbsp;</p>



<p>Les causes de cette <em>«injustice»</em> sont nombreuses. Elles sont essentiellement d’ordre social et tiennent à une ségrégation diffuse que l’on retrouve dans tous les aspects de la vie où les femmes doivent faire preuve de plus d’abnégation, d’effort et de détermination pour espérer se frayer un chemin en société et dans la vie publique, encore fortement dominée par la gent masculine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MoeTNVztTC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/08/tunisie-la-ministre-de-la-femme-amel-moussa-favorable-a-legalite-successorale/">Tunisie : La ministre de la Femme Amel Moussa favorable à l&rsquo;égalité successorale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La ministre de la Femme Amel Moussa favorable à l&rsquo;égalité successorale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/08/tunisie-la-ministre-de-la-femme-amel-moussa-favorable-a-legalite-successorale/embed/#?secret=D9iSL9W6nX#?secret=MoeTNVztTC" data-secret="MoeTNVztTC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour ne rien arranger, cette <em>«injustice»</em> est banalisée, normalisée voire légalisée par des lois d’un autre âge qui, en dépit des apparences et des postures vaguement égalitaires ou progressistes des dirigeants politiques, continuent de brimer la moitié de la société et de la priver des moyens de l’épanouissement personnel, professionnel et social. On en veut pour preuve la lâcheté qui caractérise les décisions de ces dirigeants à chaque fois qu’ils sont sommés de passer des paroles aux actes pour concrétiser leur égalitarisme de façade.</p>



<p>La question de l’égalité des femmes et des hommes dans l’héritage a été, en Tunisie, depuis la promulgation du Code de statut personnel, en 1956, l’un des révélateurs de cette lâcheté, puisque ni Habib Bourguiba, ni Zine El-Abidine Ben Ali ni Béji Caïd Essebsi, qui en eut pourtant la tentation au début de son mandat, n’ont été capables de satisfaire cette revendication portée par plusieurs générations de femmes et d’hommes. Leur successeur au palais de Carthage, Kaïs Saïed, grand conservateur devant l’Eternel, n’a même pas tenté de reprendre le processus où l’ont laissé ses prédécesseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conservatisme assumé</h2>



<p>Ce professeur de droit constitutionnel, un islamiste avançant masqué selon certains analystes, a, dès son accession au palais de Carthage, fermé la porte au nez des militantes féministes. Il n’y aura pas d’égalité dans l’héritage entre la femme et l’homme, en tout cas pas sous son mandat, car le Coran est formel à ce sujet : la part de la femme équivaut à la moitié de celle de l’homme, a-t-il argumenté, comme si les lois civiles en Tunisie étaient tirées de la charia islamique. Chassez la religion, elle revient au galop !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rRljJjjtDF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/">Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/embed/#?secret=5bTyEv3nvK#?secret=rRljJjjtDF" data-secret="rRljJjjtDF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a d&rsquo;ailleurs choisi la célébration de la fête nationale de la femme, le 13 août 2020, pour donner son avis sur cette question. <em>«Instaurons d’abord une égalité entre les femmes et les hommes concernant les droits sociaux et économiques. La révolution a éclaté et les Tunisiens se sont sacrifiés pour la liberté et la dignité. Aussi, le Coran est clair à ce sujet et, en islam, le système de l’héritage n’est pas basé sur une pseudo égalité formelle, mais sur le principe de la justice</em>», a dit, lui l’homme de droit, comme si </p>



<p>en précisant que chacun est libre et que la relation entre les membres d’une même famille n’est pas comparable à celle entre les citoyens. Les islamistes, qui avaient en majorité voté pour lui au second tour, d&rsquo;où son score astronomique de 73%, ont beaucoup apprécié cette sortie. </p>



<p>Circulez, chères dames, il n&rsquo;y a rien à voir ! </p>



<p>On l’a compris, ce n’est pas Kaïs Saïed, qui rêve pourtant de fonder une <em>«nouvelle république»,</em> qui provoquera la révolution dans les esprits et dans les lois qui rétablira la moitié de la société dans ses droits légitimes à l’égalité totale et sans exclusive devant la loi. </p>



<p>On a d’ailleurs bien remarqué que le locataire du palais de Carthage, quand il parle de droit, utilise rarement le terme d’égalité, trop arithmétique à son goût, et lui préfère celui, plus vague, de justice, qui a une connotation morale et religieuse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/24/tunisie-quelle-place-pour-les-femmes-dans-la-republique-de-kais-saied/">Tunisie : Quelle place pour les femmes dans la «république» de Kaïs Saïed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&#8217;exprime sur l&#8217;égalité successorale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 20:06:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[code statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[devoir]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
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		<category><![CDATA[fête nationale de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[palais de Carthage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Commençons d&#8217;abord par instaurer une égalité entre les femmes et les hommes concernant les droits sociaux et économiques avant de parler de l’égalité dans l&#8217;héritage», a lancé le président de la république, Kaïs Saïed, aujourd&#8217;hui, jeudi 13 août 2020, lors de la cérémonie organisée au palais de Carthage, à l’occasion de la fête nationale de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/">Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-311901"/></figure>



<p><em><strong>«Commençons d&rsquo;abord par instaurer une égalité entre les femmes et les hommes concernant les droits sociaux et économiques avant de parler de l’égalité dans l&rsquo;héritage», a lancé le président de la république, Kaïs Saïed, aujourd&rsquo;hui, jeudi 13 août 2020, lors de la cérémonie organisée au palais de Carthage, à l’occasion de la fête nationale de la Femme.</strong></em></p>



<span id="more-311896"></span>



<p>Pour le chef de l&rsquo;Etat, le débat sur l’héritage n’est pas innocent, a divisé et il est même erroné :<em> «Comme si les Tunisiens avaient des comptes dans des banques étrangères. Instaurons d&rsquo;abord une égalité entre les femmes et les hommes concernant les droits sociaux et économiques. La révolution a éclaté et les Tunisiens se sont sacrifiés pour la liberté et la dignité. Aussi, le Coran est clair à ce sujet et, en islam, le système de l’héritage n’est pas basé sur une pseudo égalité formelle, mais sur le principe de la justice</em>», a-t-il dit, en parfait islamiste, lui l&rsquo;homme de droit qu&rsquo;il prétend être, en précisant que chacun est libre et que la relation entre les membres d&rsquo;une même famille n&rsquo;est pas comparable à celle entre les citoyens.</p>



<p>Kaïs Saïed a, par ailleurs, commenté l&rsquo;interprétation des islamistes à propos de l&rsquo;égalité successorale, en rappelant, encore une fois, que la loi de l&rsquo;islam est un concept basé sur la justice et que chacun peut décider, sur la base de cette justice, de la distribution de l&rsquo;héritage familial. «<em>Ce débat ne doit pas être utilisé pour diviser et personne n&rsquo;a le droit d&rsquo;imposer son interprétation, chacun étant libre»</em>, a-t-il dit, en se perdant dans une démagogie difficile à faire admettre au regard du droit<em>.</em></p>



<p>Sur un autre plan, Kaïs Saïed a valorisé le Code du statut personnel en saluant le rôle des différents militants historique et essentiellement celui du défunt président Bourguiba, qui l&rsquo;a fait promulguer et qui a institué le principe de l&rsquo;égalité de l&rsquo;homme et de la femme sur le plan de la citoyenneté et donné à la femme une place inédite dans la société tunisienne et dans le monde arabe.</p>



<p>Le président, qui a réaffirmé sa volonté à protéger les acquis et à renforcer les droits de la femme, a également insisté sur un engagement pour le principe de l&rsquo;égalité en droits et en devoirs des citoyens et des citoyennes.</p>



<p>Mais toute cette logorrhée présidentielle ne saurait cacher la vérité : le chef de l&rsquo;Etat est opposé a principe de l&rsquo;égalité successorale au nom de&#8230; la religion. Et ici l&rsquo;homme de droit devient simplement&#8230; un croyant pratiquant. Et c&rsquo;est tout dire.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kZXr0QbGGy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/27/saied-les-droits-et-les-acquis-de-la-femme-doivent-etre-proteges/">Saïed : «Les droits et les acquis de la femme doivent être protégés»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Saïed : «Les droits et les acquis de la femme doivent être protégés» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/27/saied-les-droits-et-les-acquis-de-la-femme-doivent-etre-proteges/embed/#?secret=8EV2ovg6OR#?secret=kZXr0QbGGy" data-secret="kZXr0QbGGy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/13/fete-nationale-de-la-femme-le-president-saied-sexprime-sur-legalite-successorale/">Fête nationale de la Femme : Le président Saïed s&rsquo;exprime sur l&rsquo;égalité successorale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed, un «révolutionnaire» de droite ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/18/kais-saied-un-revolutionnaire-de-droite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/18/kais-saied-un-revolutionnaire-de-droite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2019 11:55:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans parti, sans expérience et sans programme, le nouveau président de la république, Kaïs Saïed, apôtre du droit, droit dans ses bottes, pourrait-t-il mener le pays à bon port avec seulement des valeurs morales pour lesquelles il a été propulsé à la plus haute marche de l’Etat? Mystère et boule de gomme. Par Adel Zouaoui...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Kais-Saied-2.jpg" alt="" class="wp-image-248127"/></figure>



<p><strong><em>Sans parti, sans expérience et sans programme, le nouveau président de la république, Kaïs Saïed, apôtre du droit, droit dans ses bottes, pourrait-t-il mener le pays à bon port avec seulement des valeurs morales pour lesquelles il a été propulsé à la plus haute marche de l’Etat? Mystère et boule de gomme. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Adel Zouaoui </strong></p>



<span id="more-248126"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p> Enfin, on peut souffler. Les élections présidentielles viennent de s’achever après avoir connu moult rebondissements. Kaïs Saïed, maître-assistant en droit constitutionnel à la retraite, est donc le nouveau président de la république tunisienne. Le septième depuis l’indépendance, le cinquième depuis la révolution et le deuxième élu démocratiquement. Outre les péripéties qui ont rythmé le parcours électoral, ces présidentielles ont été atypiques à plus d’un titre. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un cas d’école en matière d’ascension politique</h3>



<p> Et pour cause, Kaïs Saïed n’a pas uniquement gagné les élections, il a surtout écrasé son rival Nabil Karoui, magnat des médias, lequel a été écarté d’une chiquenaude : 72% contre 27% des voix. Une victoire haut-la-main, sans  parti politique, sans argent, sans campagne de communication, sans appui médiatique massif, ni expérience ou  programme. De quoi bluffer et… intriguer ?</p>



<p> Un cas d’école en la matière qui pourrait être enseigné dans les plus prestigieuses universités de sciences politiques de par le monde.</p>



<p> Quelles sont donc les raisons de cette fulgurante ascension ? Kaïs Saïed a-t-il été élu ou plébiscité ? Est-il l’homme-providence qui tombe du ciel par ces temps de traversée du désert pour sauver un pays qui part peu à peu à la dérive? </p>



<p> On l’a déjà seriné à l’envi dans la presse écrite et audiovisuelle. Kaïs  Saïed est un outsider, il incarne l’anti-système. Sa démarche ne participe pas de celle de la classe dirigeante ou de l’opposition. Elle est singulière, à rebours de l’establishment vomi par les masses populaires pour avoir subi ses déboires, ses tâtonnements et ses multiples errements. </p>



<p> Il est vrai que, depuis le  fameux 14-Janvier 2011, la Tunisie est tombée de Charybde en Scylla. La crise socio-économique n’a fait que s’amplifier et aucun gouvernement n’a réussi à sortir le pays de son atonie. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pourra-t-il faire sortir le pays de la nasse ?</h3>



<p>  Ce sexagénaire, chenu et droit comme un i, impassible et économe de ses émotions, n’a jamais écumé les plateaux de télé pour se faire vendre ou vendre des rêves mirobolants à l’instar de ses compétiteurs. Et même dans les rares occasions où il s’est adressé au peuple, c’est pour critiquer vertement le système de gouvernance en place, à l’origine de toute la débâcle dans laquelle se trouve empêtrée la Tunisie aujourd’hui. Il fustige une classe politique, qu’il accuse d’être plutôt attachée à ses propres privilèges qu’aux intérêts de la nation. Il ne s’arrête pas aux paroles, il met ses profondes  convictions en pratique comme si pour indiquer la voie à  suivre. En ascète, non seulement il finance sa campagne électorale sur ses propres fonds, du reste très limités – du jamais vu; mais aussi promet de rejeter les ors de la république. Il jure de ne pas s’installer au Palais de Carthage et de se contenter de sa propre pension de retraite. Son sacerdoce : faire sortir le pays de la nasse.</p>



<p> Et c’est justement cette image de l’intellectuel réservé et réfléchi,  de surcroît probe et intègre, qui a alléché des milliers de jeunes. Une image lisse qui tranche avec celle d’une classe politique, en pleine déconfiture, réputée pour son goût immodéré du lucre et du pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un côté moins rassurant tout de même</h3>



<p> Ce janséniste du droit, fidèle à sa rhétorique <em>«Al chaab yourid» </em>(<em>«Le peuple veut»</em>) qu’il répète comme une antienne, se veut aussi révolutionnaire. Il envisage  de renverser l’ordre établi institutionnel. Fort convaincu de la désuétude du système de gouvernance actuel, il préconise sa mise à bas et son remplacement par des comités locaux émanant directement du peuple. Lesquels auront la charge d’élire les députés  ou alors de les déchoir de leurs fonctions au cas où ils trahissent les promesses de leurs votants. C’est la pyramide du pouvoir qu’il s’apprête à inverser, du haut vers le bas pour pouvoir réaliser ce qu’il qualifie de  démocratie directe. D’où la grande inquiétude qu’il suscite auprès d’une bonne partie de la population.</p>



<p> Car, d’aucuns  craignent que ce modèle de gouvernance, quelque part copié-collé  sur celui des comités populaires en Libye du temps de Kadhafi, hypothèque les institutions de l’Etat et mène le pays vers plus d’anarchie et de chaos. </p>



<p> Autre crainte et non des moindres, celle du conservatisme socioreligieux et du souverainisme diplomatique étroit que Kaïs Saïed professe.</p>



<p> Ce dernier serait contre le projet de réformes en rapport avec les libertés individuelles préconisé par la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe). Il refuserait d’abolir la peine de mort, de dépénaliser l’homosexualité et en sus, s’opposerait à l’égalité de l’homme et de la femme en matière d’héritage. </p>



<p> Aussi, il serait prêt à reprendre la vieille campagne, celle contre la  prétendue spoliation de nos richesses gazières et pétrolière par des forces obscures. Une manière comme une autre de ne pas heurter la doxa populiste. </p>



<p> Enfin, cerise sur le gâteau, il vient de déclarer dans l’une de ses rares sorties médiatiques que la Tunisie est désormais en situation de guerre contre l’Etat sioniste. Des propos qui caressent dans le sens du poil les islamistes en même temps qu’ils flattent l’ego surdimensionné des défenseurs de la onzième heure d’un certain nationalisme arabe.</p>



<p> Nourrit-on  les  ventres creux de ces milliers de pauvres hères avec des déclarations de guerre ou avec  de slogans  vides de sens?</p>



<p> En fait, nous ne lui connaissons pas un vrai programme pour redresser l’économie ou pour rééquilibrer notre balance commerciale. Puisque, à  la question avez-vous un programme, il répond presque machinalement que c’est au peuple d’en élaborer.</p>



<p> Il y a de tout dans Kaïs Saïed : du Rached Ghannouchi, du Moncef Marzouki, du Béji Caïd Essebsi, du Hamma Hammami, du Ridha Belhaj, de Saïfeddine Makhlouf, etc. Une sorte d’attrape-tout ou viennent s’agglutiner toutes sortes de sensibilités politiques,  allant du radicalisme religieux à la gauche radicale en passant par la laïcité libérale et républicaine.</p>



<p> C’est ce qui expliquerait, probablement, pourquoi il a réussi à battre le rappel de tous les contraires à la fois, gouvernants et gouvernés, partisans de la droite et ceux de la gauche, islamistes radicaux et  laïques convaincus, jeunes et vieux, ruraux et citadins, etc. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’élu des jeunes est un candidat vieux jeu </h3>



<p> Mais qu’à cela ne tienne. Ce qui interpelle le plus, c’est plutôt le ras-de-marais de ces milliers de jeunes et d’étudiants qui l’ont porté aux nues. Ont-ils trouvé en lui l’incarnation de leurs multiples aspirations?</p>



<p> Pas aussi évident que ça, lors du face-face télévisé avec Nabil Karoui, Kaïs Saïed a révélé qu’il n’avait pas de page Facebook et qu’il n’avait pas mis le nez en dehors de la Tunisie depuis 2014, son passeport étant périmé depuis cette date. </p>



<p> Paradoxalement, l’élu des jeunes ne parle pas la langue des jeunes, ni ne partage leurs préoccupations. Il semble être à des années lumières de ce qui les intéresse. C’est plutôt son adversaire au deuxième tour qui a plutôt parlé de cyber-sécurité, de Netflix et des GAFA, tout ce qui pourrait faire partie de leur univers. </p>



<p> Et si toute cette jeunesse n’avait pas voté pour Kaïs Saïed le politique, pour qui aurait-elle voté? Pour Kaïs Saïed l’intellectuel, un brin révolutionnaire, celui qui affectionne de s’exprimer en arabe académique et qui aime à brandir très haut des idéaux pêle-mêle.</p>



<p> Sans parti, sans expérience et sans programme, cet apôtre du droit  pourrait-t-il mener le pays à bon port avec seulement des valeurs morales pour lesquelles il a été propulsé à la plus haute marche de l’Etat?  Mystère et boule de gomme. </p>



<p> Le slogan<em> «Le peuple veut»</em> est-il finalement un simple écran de fumée qui servira à dissimuler une fuite en avant face à tant de maux dont souffre la Tunisie aujourd’hui, ou alors une sincère volonté de mettre le pays sur la  voie du salut? Ne nous hâtons pas pour le moment  d’émettre un jugement de valeur. Attendons quand même de voir la suite.</p>



<p><em>* Sous-directeur, chargé de l&rsquo;organisation des manifestations scientifiques à la Cité des Sciences à Tunis.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F6dQDMqnT4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/31/beji-caid-essebsi-ou-lart-de-faire-de-la-politique-comme-on-joue-aux-echecs/">Béji Caid Essebsi ou l’art de faire de la politique comme on joue aux échecs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Béji Caid Essebsi ou l’art de faire de la politique comme on joue aux échecs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/31/beji-caid-essebsi-ou-lart-de-faire-de-la-politique-comme-on-joue-aux-echecs/embed/#?secret=c19GQSWNCE#?secret=F6dQDMqnT4" data-secret="F6dQDMqnT4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Présidentielle : Lotfi Mraïhi, «voix de la raison» ou vraie menace pour les droits de l&#8217;homme ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/09/presidentielle-lotfi-mraihi-la-voix-de-la-raison-ou-vraie-menace-pour-les-droits-de-lhomme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2019 15:29:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[égalité successorale]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Mraihi]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadan]]></category>
		<category><![CDATA[Union populaire républicaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A quelques jours de l&#8217;élection présidentielle anticipée, l&#8217;objectif de tout candidat est d&#8217;augmenter, au maximum, sa popularité, et ce dans le but de récolter suffisamment de voix pour atteindre le 2e tour. Dans cette optique, il y en a un qui a probablement réussi une véritable éclosion, à savoir Mohamed Lotfi Mraïhi. Par Cherif Ben...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/lotfi-meraihi....jpg" alt="" class="wp-image-236645"/></figure>



<p><strong><em>A quelques jours de l&rsquo;élection présidentielle anticipée, l&rsquo;objectif de tout candidat est d&rsquo;augmenter, au maximum, sa popularité, et ce dans le but de récolter suffisamment de voix pour atteindre le 2e tour. Dans cette optique, il y en a un qui a probablement réussi une véritable éclosion, à savoir Mohamed Lotfi Mraïhi. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Cherif Ben Younès</strong></p>



<span id="more-238101"></span>



<p>(Très) peu connu à l&rsquo;annonce des candidatures à la présidentielle, le secrétaire général du parti de l&rsquo;Union populaire républicaine (UPR) a réussi, en l&rsquo;espace de quelques semaines, à captiver l&rsquo;attention des électeurs, mais pas que dans le bon sens du terme…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions économiques qui ne font pas l&rsquo;unanimité  </h3>



<p>Fort de son éloquence, M. Mraïhi a été l&rsquo;auteur de sorties médiatiques très réussies, sur la forme, qui lui ont permis de se présenter, sereinement, à ce rendez-vous électoral en tant que représentant de <em>«la voix de la raison»</em>, tel que décrit dans son slogan. Une précieuse réputation qu&rsquo;il cherche à instaurer auprès des Tunisiens, en assurant, entre autres, détenir des solutions pour leurs problèmes de fond, &nbsp;notamment sur le plan économique. </p>



<p>Ses propositions ont néanmoins fait l&rsquo;objet de vives critiques par certains spécialistes du domaine, qui ont estimé que M. Mraïhi ne fait que décaler les problèmes existants plutôt que de présenter de vraies solutions réalisables. C&rsquo;est le cas, à titre d&rsquo;exemple, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sociale que le médecin a promis de mettre en place, en cas de victoire.</p>



<p>Cette taxe permettrait de diminuer, entre autres, la contribution des entreprises tunisiennes au régime de retraite et de sécurité sociale, et ce dans le but de réduire leurs masses salariales, et de leur permettre, par conséquent, de dégonfler le prix de leurs produits, afin de mieux rivaliser avec ceux des marchés chinois et européen, qui proposent aujourd&rsquo;hui, selon le candidat, un meilleur rapport qualité-prix.</p>



<p>Une solution, à priori facile à réaliser et qui pourrait, en un temps record, résoudre une partie des problèmes économiques du pays dans le cadre du programme protectionniste qu&rsquo;il préconise. </p>



<p>Seulement voilà, lorsqu&rsquo;il a fait cette proposition, notamment lors de l&rsquo;émission « <em>Midi Show</em> » de la radio Mosaïque FM, M. Mraïhi a oublié d&rsquo;indiquer ce qu&rsquo;on devrait faire, en contrepartie, pour pallier le manque de financement occasionné, pour le régime de retraite et de sécurité sociale. En fait, cela nécessiterait probablement d&rsquo;imposer une nouvelle taxe sur le prix des produits, ce qui ramène, au bout du compte, le problème initial !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Attention ! Il ne faut jamais ébranler les valeurs de la société ! </h3>



<p>Si les mesures économiques qu&rsquo;il a suggérées présentent des failles lui ayant valu quelques critiques, son approche sociétale a, quant à elle, provoqué une véritable fureur d&rsquo;une partie de la société tunisienne, qui a vu, dans ses propos, une agression pure et dure envers les droits de l&rsquo;homme</p>



<p>Extrêmement conservateur dans ses positions sur des sujets qui concernent les libertés individuelles, l&rsquo;égalité et les droits humains de façon générale, Lotfi Mraïhi a fini par choquer certains Tunisiens, qui étaient vraisemblablement loin d&rsquo;imaginer qu&rsquo;une personne aux apparences aussi modernes (écrivain et artiste, ayant un discours posé, des habits élégants, etc.) puisse avoir des opinions aussi traditionalistes. Certains l&rsquo;ont même surnommé <em>«</em>l&rsquo;islamiste cravaté<em>»</em>.</p>



<p>Tout a commencé lorsqu&rsquo;on lui a demandé, à l&rsquo;émission « <em>Tounes el Yaoum »</em> sur la chaîne El-Hiwar Ettounsi, son avis sur l&rsquo;égalité successorale entre hommes et femmes, qui figure, en tant que projet de loi réformiste, dans le rapport de la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe), repris par un projet de loi présenté par l&rsquo;ancien président de la république, Béji Caïd Essebsi, et non encore adopté par l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP). Une éventuelle réforme qui n&rsquo;est clairement pas au goût du candidat conservateur, et ce dernier ne s&rsquo;en cache pas…</p>



<p><em>«La définition de la modernité est la rupture avec la tradition. Personnellement, je ne suis pas prêt à rompre avec»</em>, a-t-il répliqué. Estimant que l&rsquo;égalité successorale <em>«diviserait la société»</em>… Comme si son absence ne la divisait pas ! Est-ce là, chez lui, une conviction intellectuelle forte ou simplement une stratégie électorale pour s&rsquo;attirer une partie des voix islamistes ? </p>



<h3 class="wp-block-heading">Aucune importance accordée aux droits de l&rsquo;homme</h3>



<p>Le pire est que M. Mraïhi, du haut de sa prétendue <em>«voix de la raison»</em>, a fait l&rsquo;amalgame entre les valeurs universelles et celles de l&rsquo;Occident, reprenant un vieux cliché, souvent avancé par les islamistes : <em>«Certains de nos élites pensent que le modernisme est lié à l&rsquo;exemple occidental […] Non, le modernisme ne consiste pas à l&rsquo;occidentalisation. On n&rsquo;a pas à ressembler aux Français pour être modernistes»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>Mais ce que M. Mraïhi semble ignorer, c&rsquo;est qu&rsquo;en France, comme dans tous les pays du monde, occidentaux ou pas, il y a des modernistes, ayant des idéaux qui peuvent s&rsquo;apparenter à ceux de la Colibe, et des conservateurs qui s&rsquo;y opposent. Comme en témoigne, par exemple, l&rsquo;opposition qui a accompagné la loi du mariage homosexuel, en France, par plusieurs mouvements associatifs, politiques et religieux, ainsi qu&rsquo;une grande proportion de la société. </p>



<p>Par conséquent, il est intellectuellement faux d&rsquo;attribuer aux idées modernistes une sorte d&rsquo;origine occidentale, forcément dévalorisante &#8211; et ceux qui font intentionnellement l&rsquo;amalgame en sont conscients &#8211; car elle peut être perçue, à tort, comme un résidu culturel de la colonisation occidentale.</p>



<p>Lotfi Mraïhi ne s&rsquo;en est pas contenté et a déclaré, quelques jours plus tard, à la magazine <em>« Tunivisions »</em>, que manger en public pendant le mois de ramadan représente une agression à l&rsquo;encontre de la société. Un modèle de réponse classique qui donne aux principes de la société, aussi injustes et abusives soient-elles, plus d&rsquo;importance que les droits des gens.</p>



<p>Faut-il rappeler à M. Mraïhi que c&rsquo;est grâce à des lois allant à l&rsquo;encontre de la volonté de la société que les pratiques inhumaines, telles que l&rsquo;esclavage ou la polygamie, ont été abolies dans les pays qui respectent les droits de leurs citoyens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Même les enfants n&rsquo;y échappent pas&#8230;</h3>



<p>La goutte d&rsquo;eau qui a fait couler le vase a eu lieu lors du débat télévisé relatif à la présidentielle, qui a eu lieu dimanche 8 septembre 2019, sur la chaîne Wataniya, et au cours duquel M. Mraïhi a franchi une ligne rouge, en remettant en question la pertinence d&rsquo;accorder plus de droits aux enfants en Tunisie, justifiant cela par la nécessité de protéger l&rsquo;unité du noyau familial et le pouvoir patriarcal, tant cher &#8211; encore une fois &#8211; à la société tunisienne.</p>



<p>Pourtant, les droits des enfants en Tunisie sont bafoués pratiquement à toutes les échelles (familiale, sociale, éducative, juridique, etc.), à commencer par leur intégrité physique et morale très peu respectée, que ce soit à la maison ou à l&rsquo;école, en passant par la mise au travail que subissent certains gosses, notamment dans les rues (en tant que vendeurs de <em>«machmoum»</em>, de papiers mouchoirs ou d’autres marchandises dans le genre) ou encore dans des maisons d’accueil, où des fillettes sont privées de l’école et envoyées faire les bonniches couchantes, souvent à des centaines de kilomètres de leurs abris familiaux. </p>



<p>Et ces dernières années, une nouvelle forme de maltraitance aux enfants a vu le jour, consistant à leur faire subir l&rsquo;intégrisme religieux. Une maltraitance illustrée par la mise en place des écoles coraniques, à l&rsquo;instar de celle de Regueb, où des enfants avaient subi, il y a quelques mois et durant une longue période, une vraie torture psychologique et physique.</p>



<p>Dans son plaidoyer hostile aux droits des enfants, M. Mraïhi semble avoir perdu de vue tous ces phénomènes, jetant ainsi le bébé avec l&rsquo;eau du bain. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/09/presidentielle-lotfi-mraihi-la-voix-de-la-raison-ou-vraie-menace-pour-les-droits-de-lhomme/">Présidentielle : Lotfi Mraïhi, «voix de la raison» ou vraie menace pour les droits de l&rsquo;homme ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>La Tunisie et l’islam politique, entre sérum, courriers et mots empoisonnés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/12/la-tunisie-et-lislam-politique-entre-serum-courriers-et-mots-empoisonnes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2019 10:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne pourra raisonnablement pas remporter le combat contre le terrorisme lorsque l’Etat est noyauté par des personnes qui défendent ses mêmes thèses et qui trouvent une quelconque justification à ceux qui y recourent. Par Dr Mounir Hanablia * Ces jours-ci on a évoqué, entre autres, dans la tragique affaire du centre de maternité et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/12/la-tunisie-et-lislam-politique-entre-serum-courriers-et-mots-empoisonnes/">La Tunisie et l’islam politique, entre sérum, courriers et mots empoisonnés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-43811" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Ennahdha-vidéo-terrorisme-Tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>On ne pourra raisonnablement pas remporter le combat contre le terrorisme lorsque l’Etat est noyauté par des personnes qui défendent ses mêmes thèses et qui trouvent une quelconque justification à ceux qui y recourent.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-201980"></span></p>
<p>Ces jours-ci on a évoqué, entre autres, dans la tragique affaire du centre de maternité et de néonatologie Wassila Bourguiba de l’hôpital Rabta, à Tunis, la possibilité de sérum infecté.</p>
<p>D’aucuns n’ont pas bien sûr manqué de rappeler que 2 ministres du parti Ennahdha avaient été à la tête du ministère de la Santé mais personne n’a évoqué l’empoisonnement volontaire du sérum des bébés, et c’est tant mieux, car dans la course à la vérité, il est difficile de courir plusieurs lièvres à la fois. Il est toutefois difficile de savoir si ce qui a choqué le plus les membres du parti de Dieu, que ce soit les causes du décès, ou bien les boîtes en carton. Mais on ne peut jamais se mettre dans la peau d&rsquo;un Saint.</p>
<h3>La stratégie du déni des milieux piétistes</h3>
<p>Pourtant, dans la glissade vers l’horreur, le pays vient de franchir un nouveau palier. Des lettres renfermant des substances toxiques et adressées à des personnalités auraient été interceptées par les services de sécurité, selon le ministère de l’Intérieur, qui a accusé les terroristes d’en être les auteurs. Quoique la nouvelle ait été largement diffusée, l’usage du conditionnel s’impose, parce que l’un des imams les plus connus pour le mordant de ses prêches (Bechir Ben Hassen, Ndlr) a évoqué la possibilité que ce ne soit là qu’un coup monté, sans en préciser bien sûr l’auteur, ou l’objectif.</p>
<p>En général, l’usage de produits toxiques en dehors du milieu industriel ou minier, où il impose une protection adéquate, ne peut être qualifié de coup monté, que dans la mesure où, au-delà de son objectif apparent, qui est celui de tuer, il en poursuive un autre. Mais cet imam, habituellement prolixe, a refusé d’en dire plus. Et après les avoir excités, il a appelé ses partisans à garder leur calme et à respecter leurs contradicteurs.</p>
<p>Comme depuis plusieurs semaines, un avocat, arguant d’un empoisonnement volontaire au polonium, a demandé à ce que ses soins soient pris en charge par l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’affaire des lettres ne peut plus être considérée comme un simple canular, pour peu qu’elle puisse encore constituer un coup monté.</p>
<p>Il faudrait donc savoir à qui ces lettres avaient été adressées, et pour le moment, l’information semble relever du domaine de la confidentialité de l’instruction judiciaire. On a évoqué des personnalités politiques, syndicales, ainsi que des journalistes. Et si on accorde crédit aux déclarations du ministère de l’Intérieur, l’autre question serait bien sûr de connaître le moyen utilisé pour intercepter ces lettres piégées avant qu’elles n’arrivent à destination. Mais ce serait sans doute naïf de demander aux milieux sécuritaires de révéler les identités de leurs sources. Et le ministère refusant de dévoiler l’identité des personnes visées, on ne peut non plus l’accuser à priori de poursuivre un but politique à travers cette affaire; même si le fait de l’avoir liée au terrorisme, qui ensanglante le pays depuis des années, est en lui-même politiquement significatif, et peut signifier que le but en était de répandre la terreur, et de semer le chaos dans le pays.</p>
<h3>Des raisonnements justifiant, indirectement, le terrorisme</h3>
<p>Est-ce à l’usage politique qui en serait inévitablement fait contre un certain courant politique, que se référait l’homme de Dieu? Dans ce cas, il aurait peut-être mieux valu pour lui de qualifier ses soupçons de provocation, plutôt que de coup monté, qui renvoie plus à celui de machination. Mais quoiqu’il en soit, il a clairement fait comprendre qu’il ne croyait pas en la thèse du ministère de l’Intérieur, ou, à tout le moins, qu’il en doutait. Il ne s’agit pas d’un déni formel, mais cela y ressemble.</p>
<p>Déni ? il y a peu, on a vu comment dans l’affaire de la médersa de Regueb, certains milieux piétistes, gravitant autour d’un parti politique, avaient nié la thèse officielle corroborée par des juges, des députés et des personnalités de l’information, selon laquelle les enfants avaient subi des sévices physiques et psychologiques et un conditionnement au terrorisme, et ils s’étaient prévalus de l’autorité de parents niant l’évidence, pour le faire.</p>
<p>Il semble donc que dans certains milieux piétistes, la stratégie soit toujours la même, celle de situer toute entreprise terroriste déjouée par les autorités dans le champ du complot visant à éradiquer l’islam du pays, qui selon eux n’a pas cessé depuis 1956, date de la promulgation du Code du statut personnel, et de s’y opposer, par le déni, même contre toute évidence. C’est pourtant une attitude contre-productive parce que, si elle n’établit pas formellement le lien entre le terrorisme et les milieux piétistes, elle ruine l’autorité morale dont, au nom du respect de la religion, ils pourraient être encore crédités, en les faisant apparaître comme des menteurs, sans aucun respect pour les valeurs qu’ils prétendent défendre, et elle les situe d’avantage en marge de l’opinion publique du pays.</p>
<p>Pourtant, un député n’a pas hésité à établir ce lien avec son propre parti politique, en qualifiant le projet de modification du Code du statut personnel, actuellement en discussion, d’encouragement au terrorisme.</p>
<p>En effet, le projet, établi par le Président de la République, prétend, au nom des Droits de l’Homme, accorder aux femmes les mêmes parts d’héritage qu’aux hommes, ce que les piétistes récusent, au nom de son incompatibilité, autant avec la Constitution du pays, qu’avec le texte et la lettre du Coran.</p>
<p>On peut certes s’opposer à ce qui n’est autre qu’un projet de loi, cela relève du respect de la démocratie et de la liberté d’expression. Mais le fait d’arguer du risque, en l’adoptant, d’exposer le pays à une vague de terrorisme, laisse perplexe. Pour peu qu’on considère ce type de raisonnement comme étant digne d’intérêt, les exemples du Pakistan, et de l’Arabie Saoudite, où la chariaâ est appliquée, le disqualifient d’emblée en prouvant, à tout le moins, qu’il n’en est rien.</p>
<h3>L’Etat tunisien piégé par les mécanismes démocratiques</h3>
<p>En admettant que les terroristes combattent pour l’application de la chariaâ, la solution serait donc de se soumettre à leurs revendications. C’est un raisonnement qui en tout premier lieu accorde une justification aux motivations du terrorisme, dès lors qu’il en considère l’origine, comme la non-application de la chariaâ, et qui, d’autre part, en rejette la responsabilité sur tous ceux qui agissent en instaurant des lois incompatibles avec la lettre du Coran.</p>
<p>Autrement dit, la solution du problème du terrorisme serait l’instauration d’un Etat théocratique. Mais s’il ne s’agit là que d’une simple argumentation à visée politique, on peut en déduire qu’un certain parti politique s’en sert pour mobiliser sa base électorale, dans un combat soi-disant au nom de la défense de l’islam. Et ce que veut dire ce député pourrait se résumer ainsi : «<em>Notre parti politique constitue, dans le combat pour la défense de l’islam, l’alternative au terrorisme, particulièrement sur cette question cruciale de l’égalité successorale, où l’adoption de lois impies pourrait apporter la preuve, pour quelques uns d’entre nous, que le combat politique étant vain, il ne resterait d’autre forme de combat que le terrorisme».</em></p>
<p>Il s’agit bien sûr d’un raisonnement dangereux, qui ne voit, dans le parti politique islamiste et le terrorisme, que les deux faces d’une même monnaie. Autrement dit, pour les citoyens normaux que nous sommes et qui, tout comme Omar Ibn El Khattab et Ali Ibn Abi Taleb, n’ont jamais considéré le Coran comme la source unique et immuable du Droit, le seul choix qui s’offre à nous, en acceptant sous le couvert de la démocratie, la coexistence pacifique avec des partis politiques islamistes, c’est celui entre l’islamisation par les médersas qui prônent chez les enfants un enfant de type Daech, ou bien entre celui des attentats terroristes, et du scénario syrien ou algérien, pour nous l’imposer, ainsi que semble le suggérer ce député, concomitamment avec l’envoi des lettres toxiques.</p>
<p>L’Etat dans ce pays se trouve face à un paradoxe, celui d’une part d’être confronté à une guérilla terroriste dont le but est la constitution d’un Etat théocratique par la lutte armée, et d’autre part d’englober en son sein un parti politique qui soutient les mêmes arguments utilisés par ces terroristes en leur accordant un certain bien-fondé, si ce n’est un bien-fondé certain, et qui clairement en poursuit les mêmes objectifs, mais selon des moyens différents, politiques et pacifiques.</p>
<h3>La colossale erreur d’autoriser un parti ennemi de la démocratie</h3>
<p>Entre ces deux extrêmes se situe un troisième courant, celui nommé, faute de mieux, piétiste, qui est celui de la masse de manœuvre électorale, constituée de citoyens ordinaires pieux encadrés dans les mosquées par des imams, propagandistes zélés, qui jettent systématiquement le doute et la suspicion sur toute information, couverte du sceau de l’autorité de l’Etat, ou issue du champ médiatique, même vraie et réelle, dès lors qu’elle ne cadre pas avec une certaine vision politique ayant cours autant dans le jebel, que sur les bancs du parlement où elle empêche l’adoption des lois qui libéraient le pays de son emprise.</p>
<p>Il faut donc admettre d’abord la pleine mesure de la colossale erreur qui a été faite par ceux qui en sont responsables, en accordant à ce parti politique ennemi de la démocratie et de la liberté, la possibilité de se développer, afin d’instaurer un système aux antipodes de celui dont il tire actuellement profit.</p>
<p>On ne pourra raisonnablement pas remporter le combat contre le terrorisme lorsque l’Etat sera noyauté par des personnes qui défendent les mêmes thèses et qui trouvent une quelconque justification à ceux qui y recourent, et lorsque ces thèses sont diffusées à travers les fidèles par des imams politiquement alignés.</p>
<p>L’avenir du piétisme ne se situe pas dans la politique, ou dans le terrorisme, mais dans le combat pour aider les pauvres à vivre d’un métier honorable dans la sécurité et la dignité.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/12/la-tunisie-et-lislam-politique-entre-serum-courriers-et-mots-empoisonnes/">La Tunisie et l’islam politique, entre sérum, courriers et mots empoisonnés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>ATFD-Journée de la femme : L’égalité dans l’héritage est un droit légitime</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 16:20:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATFD]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[femmes démocrates]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a rendu public, aujourd’hui, vendredi 8 mars 2019, un communiqué signé de sa présidente Yosra Frawes, où elle défend l’égalité dans l’héritage, «notre droit légitime», et s’insurge contre le patriarcat. Tout en saluant le combat des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/atfd-journee-de-la-femme-legalite-dans-lheritage-est-un-droit-legitime/">ATFD-Journée de la femme : L’égalité dans l’héritage est un droit légitime</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-201575" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Yosra-Frawes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a rendu public, aujourd’hui, vendredi 8 mars 2019, un communiqué signé de sa présidente Yosra Frawes, où elle défend l’égalité dans l’héritage, «notre droit légitime», et s’insurge contre le patriarcat.</strong></em></p>
<p><span id="more-201574"></span></p>
<p>Tout en saluant le combat des femmes tunisiennes pour l’égalité, la liberté et la dignité dans tous les domaines et toutes les régions et en exprimant sa fierté devant la forte implication des femmes dans les luttes pour une Tunisie sociale, civile et démocratique, l’ATFD <em>«s’adresse également à toutes les femmes du monde entier pour saluer leur courage et leur détermination dans leur lutte acharnée contre la domination patriarcale, le néo-libéralisme sauvage, le fascisme religieux, les violences sexuelles et sexistes, l’exclusion, la marginalisation et la subordination.»</em></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-201577" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Femmes-democrates.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Tribunal fictif international sur l’égalité dans l’héritage.</em></p>
<p>Nous reproduisons, ci-dessous, le reste du communiqué…</p>
<p><em>«Ces différentes formes d’oppression sont subies par toutes les femmes dans toutes les régions du monde, mais elles sont d’autant plus difficiles à surmonter dans des pays frappés de plein fouet par la colonisation, les conflits armées et les dictatures. À cet effet, nous rendons hommage en particulier aux luttes acharnées des femmes en Palestine, en Arabie Saoudite, au Soudan, en Algérie, en Egypte, en Syrie, en Libye, au Yémen, au Venezuela et en République démocratique du Congo.</em></p>
<p><em>Face à cette universalité de l’oppression et du patriarcat, nous confirmons notre attachement à la convergence et l’universalité de nos luttes solidaires.</em></p>
<p><em>S’inscrivant dans cette dynamique croissante pour mettre à nu ces violences et ces discriminations envers les femmes, l’ATFD dédie cette journée aux femmes victimes d’exclusion et d’inégalité dans l’héritage. Alors qu’un projet de loi visant l’égalité dans l’héritage entre hommes et femmes est en cours d’examen par les législateurs, les mêmes voix se lèvent pour défendre les discriminations ‘‘justifiées’’, ‘‘excusées’’, voire ‘‘sacralisées’’ pour maintenir les privilèges de la masculinité en omettant, banalisant et occultant le vécu, les souffrances et les aspirations des femmes. </em></p>
<p><em>Faisant suite aux marches du 10 mars et du 13 août 2018, aux assises nationales et au séminaire maghrébin pour l’égalité dans l’héritage, l’ATFD en partenariat avec la Coalition nationale de l’égalité dans l’héritage tient le Tribunal fictif international sur l’égalité dans l’héritage : vers un accès égalitaire à la propriété, l’autonomisation économique des femmes et la concrétisation de la justice sociale le 8 mars 2019. La parole sera donnée aux femmes tunisiennes, maliennes, marocaines, palestiniennes, turques et sénégalaises pour démasquer l’ordre patriarcal universel justifié par des prétextes religieux et un repli identitaire, et tributaire des enjeux électoralistes, qui tend à perpétuer l’appauvrissement, la marginalisation et la domination des femmes.</em></p>
<p><em>La parole des victimes face à la parole des oppresseurs : l’égalité dans l’héritage est notre droit légitime, à bas le patriarcat !»</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8y2wdJR23u"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/journee-de-la-femme-il-ny-a-pas-degalite-des-sexes-sans-justice-fiscale/">Journée de la femme : Il n’y a pas d’égalité des sexes sans justice fiscale</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Journée de la femme : Il n’y a pas d’égalité des sexes sans justice fiscale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/journee-de-la-femme-il-ny-a-pas-degalite-des-sexes-sans-justice-fiscale/embed/#?secret=r0GxFfQqrv#?secret=8y2wdJR23u" data-secret="8y2wdJR23u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SdMajntbh3"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/ift-lemployabilite-au-coeur-de-la-celebration-de-la-journee-de-la-femme/">IFT : L’employabilité au cœur de la célébration de la Journée de la femme</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« IFT : L’employabilité au cœur de la célébration de la Journée de la femme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/ift-lemployabilite-au-coeur-de-la-celebration-de-la-journee-de-la-femme/embed/#?secret=8AUE1xtWKP#?secret=SdMajntbh3" data-secret="SdMajntbh3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fNKPErwnt2"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/07/egalite-successorale-en-tunisie-meprise-sur-la-question-de-la-laicite-en-islam/">Egalité successorale en Tunisie : Méprise sur la question de la laïcité en islam</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Egalité successorale en Tunisie : Méprise sur la question de la laïcité en islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/07/egalite-successorale-en-tunisie-meprise-sur-la-question-de-la-laicite-en-islam/embed/#?secret=Vv3sUpaA8d#?secret=fNKPErwnt2" data-secret="fNKPErwnt2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/atfd-journee-de-la-femme-legalite-dans-lheritage-est-un-droit-legitime/">ATFD-Journée de la femme : L’égalité dans l’héritage est un droit légitime</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>IFT : L’employabilité au cœur de la célébration de la Journée de la femme</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 09:11:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Poivre d’Arvor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Neziha Laabidi. L’employabilité des femmes en Tunisie a été le sujet central de la table ronde organisée par l’Institut Français de Tunisie (IFT) le mardi 5 mars 2019, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (8 mars). Par Fawz Ben Ali L’événement a été marqué par une forte...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/ift-lemployabilite-au-coeur-de-la-celebration-de-la-journee-de-la-femme/">IFT : L’employabilité au cœur de la célébration de la Journée de la femme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-201483" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Neziha-Laabidi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Neziha Laabidi.</em></p>
<p><em><strong>L’employabilité des femmes en Tunisie a été le sujet central de la table ronde organisée par l’Institut Français de Tunisie (IFT) le mardi 5 mars 2019, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes (8 mars).</strong></em></p>
<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p><span id="more-201477"></span></p>
<p>L’événement a été marqué par une forte présence féminine parmi le public et parmi les intervenants, pour évoquer un droit en particulier, celui de l’accès à l’emploi, qui a été mis en avant comme un facteur important dans la relance économique et la garantie de l’indépendance de la femme.</p>
<p>L’ambassadeur français Olivier Poivre d’Arvor, présenté comme un grand ami des femmes, a inauguré la rencontre et a souligné que la Journée internationale des droits des femmes s’inscrit dans un combat vivant et d’actualité car toujours pas achevé. <em>«Il faut s’avancer courageusement sur les questions d’égalité»</em>, dit-il, surtout que la Tunisie a été désignée <em>«Capitale de la femme arabe»</em>, mais que d’autre part, le taux de chômage reste important en Tunisie spécialement du côté des femmes, victimes de préjugés enracinés dans les cultures patriarcales.</p>
<h3>La première présidente arabe sera nécessairement Tunisienne</h3>
<p>Mais la Tunisie demeure une exception dans le monde arabe, <em>«et si un jour on verra la première présidente arabe, elle sera nécessairement en Tunisie »</em>, ajoute l’ambassadeur français.</p>
<p>La ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des séniors Neziha Laabidi, présente à cette rencontre, a estimé que <em>«l’égalité n’est pas divisible (…) au départ on naît égaux mais la culture se charge par la suite de nous donner des couleurs et des objets pour nous différencier, jusqu’à la fin de la vie»</em>, rappelant que 68% des diplômés en Tunisie sont des femmes, que les filles sont souvent les premières de la classe, mais que cela ne les empêche pas d’échapper au chômage. Cependant, la ministre a annoncé que de bonnes nouvelles seront dévoilées le 8 mars par le chef du gouvernement, concernant la femme.</p>
<p>Lors de cette rencontre modérée par l’universitaire et journaliste Ahlem Ghayaza, plusieurs femmes entrepreneures ayant lancé des initiatives favorisant l’employabilité des femmes, se sont réunies pour évoquer leurs parcours, les difficultés qu’elles ont dû surmonter et les choix qu’elles ont faits pour créer de l’emploi.<br />
Caroline Brummelhuis, une hollandaise installée en Tunisie depuis une dizaine d’années (directrice de The NextWomen Tunisie) a déploré le manque de financement qui représente un grand obstacle pour les femmes qui souhaitent créer leurs propres projets. <em>«Dans le monde de l’entrepreneuriat, 90% des fonds sont donnés par des hommes, et pour des hommes»</em>, précise-t-elle.</p>
<p>Semia Raggad (représentante de Enda Tamweel) a parlé de son institution de micro finance qui a servi plus de 800.000 entrepreneurs depuis 1990. Aujourd’hui l’institution dont plus de la moitié des bénéficiaires sont des femmes accompagne, finance et offre des services digitaux sur l’ensemble du territoire du pays, précisant que l’accès à l’information et au capital sont les premiers obstacles que rencontrent les femmes.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-201484" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Olivier-Poivre-Darvor.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Olivier Poivre d’Arvor.</em></p>
<h3>L’égalité dans l’héritage encourage les femmes à lancer des projets</h3>
<p>De son côté Leila Belkhiria Jaber (présidente de la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises) a évoqué l’importance de soutenir les jeunes femmes récemment diplômées, et la nécessité de miser sur l’accès au digital, à la langue anglaise et surtout de s’orienter vers des marchés non encore exploités. Elle également rappelé que l’égalité dans l’héritage est une garantie pour beaucoup de femmes souhaitant lancer des projets.</p>
<p>Vers la fin de la rencontre, la ministre Néziha Laabidi a annoncé que son a décidé d’attribuer des crédits dédiés uniquement aux femmes avec zéro intérêt, invitant ainsi toutes les femmes de tous les âges, avec ou sans diplôme à se présenter auprès des délégations régionales du ministère afin de déposer leurs dossier. <em>«Il s’agit de crédits allant de 10.000 DT à 100.000 DT»</em>, précise la ministre.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GKv1cdPGTW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/07/egalite-successorale-en-tunisie-meprise-sur-la-question-de-la-laicite-en-islam/">Egalité successorale en Tunisie : Méprise sur la question de la laïcité en islam</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Egalité successorale en Tunisie : Méprise sur la question de la laïcité en islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/07/egalite-successorale-en-tunisie-meprise-sur-la-question-de-la-laicite-en-islam/embed/#?secret=uHgQ92XR0b#?secret=GKv1cdPGTW" data-secret="GKv1cdPGTW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/08/ift-lemployabilite-au-coeur-de-la-celebration-de-la-journee-de-la-femme/">IFT : L’employabilité au cœur de la célébration de la Journée de la femme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La loi sur l’égalité dans l’héritage est un leurre pour les femmes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/06/la-loi-sur-legalite-dans-lheritage-est-un-leurre-pour-les-femmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Sep 2018 07:22:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[égalité successorale]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 13 août 2017, M. Caïd Essebsi annonçant sa volonté d&#8217;inscrire l&#8217;égalité successorale dans la loi. La loi sur l’égalité successorale actuellement en préparation, en Tunisie, ne va rien changer dans la réalité. Ce n’est qu’un leurre pour les femmes qui croient bénéficier bientôt d’un droit nouveau, mais il n’en est rien car, en tout...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/06/la-loi-sur-legalite-dans-lheritage-est-un-leurre-pour-les-femmes/">La loi sur l’égalité dans l’héritage est un leurre pour les femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-110507" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Caid-Essebsi-Femmes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le 13 août 2017, M. Caïd Essebsi annonçant sa volonté d&rsquo;inscrire l&rsquo;égalité successorale dans la loi.</em></p>
<p><em><strong>La loi sur l’égalité successorale actuellement en préparation, en Tunisie, ne va rien changer dans la réalité. Ce n’est qu’un leurre pour les femmes qui croient bénéficier bientôt d’un droit nouveau, mais il n’en est rien car, en tout état de cause, le dernier mot appartient à celui qui lègue ses biens.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Radhia Saïdani</strong> *</p>
<p><span id="more-172581"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-172587 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/Radhia-Saidani.jpg" alt="" width="200" height="165" />L’annonce du président de la République, Béji Caïd Essebsi, de proposer la rédaction d’une loi proposant l’égalité dans l’héritage a vivement fait réagir la société tunisienne. D’un côté, les partisans ou plutôt les partisanes, et de l’autre, les hommes, qui on le comprend ne veulent pas renoncer à une partie de leur héritage. L’argument premier des opposants est alors d’ordre religieux, le système actuel prenant ses sources des versets du Saint Coran.</p>
<h3>Ça ne va rien changer dans la réalité</h3>
<p>Or, cette loi ne va pas à l’encontre des paroles de Dieu. En effet, cette loi n’a qu’une valeur supplétive de volonté, c’est-à-dire qu’en l’absence de dispositions précises du défunt quant à la réparation de ses biens, celle-ci s’appliquera.</p>
<p>Autrement-dit, rien n’empêche ce dernier, de rédiger son testament selon les préconisations de sa religion. Ce qui serait fâcheux, serait d’imposer une répartition égale alors même que le défunt en a décidé autrement.</p>
<p>Aussi, devons-nous souligner le fait que l’Etat tunisien contient en son peuple des personnes qui ont une religion autre, il serait donc injuste de leur imposer le partage de l’héritage selon les préceptes musulmans. Mais cette hypothèse ne se pose pas non plus car, comme déjà énoncé précédemment, nous restons libres de choisir la manière dont seront répartis nos biens.</p>
<p>Par conséquent, dans l’absolu, la déclaration du président Caïd Essebsi ne va rien changer dans la réalité. Ce geste n’est qu’un leurre pour la société féminine qui croit alors bénéficier d’un droit nouveau, mais il n’en est rien car, en tout état de cause, le dernier mot appartient défunt.</p>
<h3>Pouvoir étatique et «pouvoir religieux»</h3>
<p>En revanche, cela constitue une étape supplémentaire dans la preuve que le pouvoir étatique n’a pas à dépendre du <em>«pouvoir religieux»</em> et qu’il doit rester cantonné dans la sphère du privé. Assurément cette démarche est appréciable au niveau international et rassure sur l’évolution de notre <em>«transition»</em> démocratique.</p>
<p>Enfin, cette démarche est une preuve de notre volonté de renouer avec notre passé, lorsque nous étions des pionniers en matière de liberté et de droit de la femme.</p>
<p>Cependant, le résultat dépendra de rédaction de cette loi et de sa position dans la hiérarchie des normes.</p>
<p><em>* Juriste spécialiste en droit international et en droit des affaires.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sEiEx45AAA"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/01/egalite-successorale-quest-ce-qui-gene-les-musulmans/">Egalité successorale : Qu’est-ce qui gêne les musulmans ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Egalité successorale : Qu’est-ce qui gêne les musulmans ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/01/egalite-successorale-quest-ce-qui-gene-les-musulmans/embed/#?secret=M7DkCljMMx#?secret=sEiEx45AAA" data-secret="sEiEx45AAA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wbomd11ovm"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/14/caid-essebsi-et-legalite-successorale-la-montagne-accouche-dune-souris/">Caïd Essebsi et l’égalité successorale : La montagne accouche d’une souris</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Caïd Essebsi et l’égalité successorale : La montagne accouche d’une souris » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/14/caid-essebsi-et-legalite-successorale-la-montagne-accouche-dune-souris/embed/#?secret=nuoYqvdJQZ#?secret=wbomd11ovm" data-secret="wbomd11ovm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UFOOUdtJoc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/13/caid-essebsi-et-legalite-successorale-a-qui-profitera-le-flou/">Caïd Essebsi et l’égalité successorale : À qui profitera le flou ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Caïd Essebsi et l’égalité successorale : À qui profitera le flou ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/13/caid-essebsi-et-legalite-successorale-a-qui-profitera-le-flou/embed/#?secret=Y0qeeFPU3d#?secret=UFOOUdtJoc" data-secret="UFOOUdtJoc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/06/la-loi-sur-legalite-dans-lheritage-est-un-leurre-pour-les-femmes/">La loi sur l’égalité dans l’héritage est un leurre pour les femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Egalité successorale en Tunisie : Ali Larayedh défend le dogme islamiste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Aug 2018 09:07:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de la Choura]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[Meherzia Laabidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conseil de la choura d&#8217;Ennahdha a décidé de rejeter la proposition de la Colibe concernant l&#8217;égalité successorale par crainte d&#8217;une réaction de représailles de la part des terroristes, a estimé Ali Larayedh. Dans une interview accordée au journal en langue arabe « Essahafa » publiée aujourd&#8217;hui, mercredi 29 août 2018, l&#8217;ancien chef de gouvernement provisoire (mars...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/29/egalite-successorale-en-tunisie-ali-larayedh-defend-le-dogme-islamiste/">Egalité successorale en Tunisie : Ali Larayedh défend le dogme islamiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-3295 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/06/Ali-Larayedh.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le conseil de la choura d&rsquo;Ennahdha a décidé de rejeter la proposition de la Colibe concernant l&rsquo;égalité successorale par crainte d&rsquo;une réaction de représailles de la part des terroristes, a estimé Ali Larayedh.</strong></em><span id="more-171299"></span></p>
<p>Dans une interview accordée au journal en langue arabe « <a href="http://www.essahafa.tn/index.php?id=24&amp;tx_ttnews[tt_news]=2241&amp;tx_ttnews[backPid]=5&amp;cHash=b98f6c43a2" target="_blank" rel="noopener"><em>Essahafa</em></a> » publiée aujourd&rsquo;hui, mercredi 29 août 2018, l&rsquo;ancien chef de gouvernement provisoire (mars 2013-janvier 2014) et actuel député du mouvement islamiste a indiqué que le conseil de la choura a estimé que la proposition de la Commission des libertés individuelles et de l&rsquo;égalité (Colibe) concernant l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage entre l&rsquo;homme et la femme pourrait être utilisée comme un prétexte par les salafistes jihadistes pour justifier leur radicalisme idéologique.</p>
<p>M. Larayedh, visiblement à court d&rsquo;argument et cherchant à justifier le dogmatisme religieux caractérisant tous les mouvements islamistes, y compris Ennahdha, qui se targue pourtant d&rsquo;être démocrate et ouvert à la modernité, a, par ailleurs, estimé, dans ce qui ressemble à une tentative de diversion, qu&rsquo;il serait préférable de se concentrer sur les problèmes importants auxquels est confrontée la société tunisienne à l&rsquo;heure actuelle.</p>
<p>Evoquant le Code du statut personnel (CSP), promulgué en 1956 par Habib Bourguiba, qui a largement marqué l&rsquo;évolution de la société tunisienne au cours des soixante dernières années et que les islamistes ont renoncé à vouloir faire amender, non faute de l&rsquo;avoir maintes fois essayé, M. Larayedh a affirmé que certains de ses articles s&rsquo;accordent avec la religion islamique. Certains et pas tous, bien sûr&#8230;</p>
<p>«<em>Nous sommes très attachés au CSP. En ce qui concerne la question de l&rsquo;héritage, nous considérons qu&rsquo;il serait préférable de faire quelques modifications au niveau de la loi</em>», a-t-il déclaré, très évasif et très gêné aux entournures : il ne peut en dire plus ni moins, au risque de braquer les radicaux qui représentent une majorité dans son parti.</p>
<p>Il faut dire que la plupart des dirigeants islamistes, de la députée Meherzia Laabidi au président du mouvement Rached Ghannouchi, en passant par Abdelkerim Harouni, président du conseil de la choura, se sont ouvertement montrés hostiles à la proposition de l&rsquo;égalité successorale entre les 2 sexes. Selon eux, cette proposition est en totale contradiction avec les préceptes de l&rsquo;islam et de la charia.</p>
<p>C&rsquo;est clair et net, malgré les masques, les déguisement et les tromperies, ces gens ne peuvent être que ce qu&rsquo;ils sont en réalité : des dogmatiques religieux, des sortes de Daéchiens édulcorés, pacifiés et soft.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DWkaVHuLW3"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/07/meherzia-labidi-ennahdha-est-contre-legalite-dans-lheritage/">Meherzia Labidi : Ennahdha est contre l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Meherzia Labidi : Ennahdha est contre l&rsquo;égalité dans l&rsquo;héritage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/07/meherzia-labidi-ennahdha-est-contre-legalite-dans-lheritage/embed/#?secret=A3X9bZFoX8#?secret=DWkaVHuLW3" data-secret="DWkaVHuLW3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ini6rGl3Im"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/05/ennahdha-les-propositions-de-la-colibe-menacent-la-famille-et-la-societe/">Ennahdha : Les propositions de la Colibe menacent la famille et la société</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ennahdha : Les propositions de la Colibe menacent la famille et la société » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/05/ennahdha-les-propositions-de-la-colibe-menacent-la-famille-et-la-societe/embed/#?secret=NnlGMgbNmb#?secret=Ini6rGl3Im" data-secret="Ini6rGl3Im" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/29/egalite-successorale-en-tunisie-ali-larayedh-defend-le-dogme-islamiste/">Egalité successorale en Tunisie : Ali Larayedh défend le dogme islamiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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