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	<title>Archives des égalité des sexes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des égalité des sexes - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’émancipation des femmes &#124; Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’émancipation de la femme est l’histoire d’un passage : de la femme définie par l’homme à la femme définie par elle-même. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/lemancipation-des-femmes-quatre-siecles-pour-sortir-de-lombre-2-3/">L’émancipation des femmes | Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La modernité politique européenne, en proclamant la liberté, a ouvert malgré elle une contradiction immense. Elle a parlé de l’homme abstrait, du citoyen, de la raison, du contrat social, mais elle a longtemps oublié que la moitié de l’humanité n’était pas admise dans cette abstraction. C’est dans cette faille que s’est engouffrée la pensée féministe naissante : non pas pour demander une faveur, mais pour rappeler à la modernité ses propres promesses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18882425"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de l’émancipation des femmes en Europe et en Amérique n’est pas une marche tranquille vers la lumière. Elle ressemble plutôt à une longue lutte contre l’évidence fabriquée, contre cette idée si ancienne qu’elle finit par paraître naturelle : l’homme serait né pour commander, la femme pour obéir ; l’homme pour penser l’universel, la femme pour habiter le particulier ; l’homme pour la cité, la femme pour la maison. Pendant des siècles, cette répartition n’a pas seulement organisé les familles, elle a structuré le droit, la religion, l’école, le travail, la politique, la langue et même l’imaginaire amoureux. La domination masculine n’a pas seulement enfermé les femmes dans des rôles sociaux ; elle a produit un monde où ces rôles semblaient aller de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à partir du XVIIᵉ siècle, puis surtout avec les Lumières, une question commence à fissurer l’ordre ancien : si les hommes naissent libres et égaux en droits, pourquoi cette égalité s’arrêterait-elle devant les femmes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La modernité politique européenne, en proclamant la liberté, a ouvert malgré elle une contradiction immense. Elle a parlé de l’homme abstrait, du citoyen, de la raison, du contrat social, mais elle a longtemps oublié que la moitié de l’humanité n’était pas admise dans cette abstraction. C’est dans cette faille que s’est engouffrée la pensée féministe naissante : non pas pour demander une faveur, mais pour rappeler à la modernité ses propres promesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand les Lumières oublient les femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe des Lumières est là : elles ont donné aux femmes des armes intellectuelles tout en refusant souvent de leur reconnaître une pleine égalité. La raison, l’autonomie, l’éducation, le progrès, les droits naturels : tous ces mots pouvaient servir à libérer les femmes. Mais dans la pensée dominante, ils restaient fréquemment réservés aux hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rousseau, par exemple, pouvait défendre l’éducation d’Émile à l’autonomie tout en assignant Sophie à la douceur, à la modestie et au service de l’homme. La femme devait être formée non pour elle-même, mais pour plaire, accompagner, consoler, élever les enfants. La philosophie de la liberté gardait donc, au cœur d’elle-même, un espace de servitude domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément contre cette incohérence que Mary Wollstonecraft publie en 1792 <em>A Vindication of the Rights of Woman</em>. Son argument est d’une force décisive : si les femmes paraissent frivoles, faibles ou dépendantes, ce n’est pas par nature, mais parce qu’on les a élevées ainsi. L’infériorité féminine n’est pas une vérité biologique ; elle est le résultat d’une organisation sociale et éducative. Wollstonecraft réclame pour les femmes une éducation rationnelle, capable de les rendre indépendantes, responsables et dignes d’être considérées comme des êtres moraux complets (Wollstonecraft, 1792). Avec elle, la question féminine sort du registre de la plainte privée pour devenir une question politique : on ne peut pas fonder une société libre sur l’ignorance organisée d’une moitié de ses membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Révolution française donne à cette contradiction une intensité spectaculaire. On proclame les droits de l’homme et du citoyen, mais les femmes restent exclues de la citoyenneté politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Olympe de Gouges répond en 1791 par sa <em>Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne</em>, dont la formule célèbre — <em>«la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits»</em> — retourne le langage révolutionnaire contre son propre oubli. Mais la Révolution, qui avait ouvert l’espace public aux femmes dans les clubs, les cortèges et les débats, referme rapidement la porte. Olympe de Gouges est guillotinée en 1793. Les clubs féminins sont interdits. La citoyenneté moderne naît donc en partie d’une exclusion : l’universel est proclamé, mais il reste masculin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du droit d’apprendre au droit de voter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au XIXᵉ siècle, l’émancipation féminine s’organise autour de deux grandes revendications : l’accès à l’éducation et l’accès aux droits civils et politiques. L’une ne va pas sans l’autre. Une femme privée d’instruction demeure dépendante ; une femme instruite mais privée de droits reste une mineure sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés européennes et américaines, le Code civil, les normes familiales et les traditions religieuses enferment encore largement les femmes dans l’obéissance au père puis au mari. La femme mariée ne dispose pas pleinement de ses biens, de son corps, de ses enfants ni de son travail. Elle existe juridiquement à travers l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que John Stuart Mill publie en 1869 <em>The Subjection of Women</em>. Son texte est fondamental parce qu’il inscrit l’égalité des sexes dans la logique libérale de la liberté individuelle. Pour Mill, la subordination des femmes n’est pas seulement injuste pour elles ; elle est nuisible à toute la société. Une société qui empêche la moitié de ses talents de se développer se prive elle-même d’intelligence, d’énergie et de progrès. Mill compare la domination masculine à une survivance archaïque, incompatible avec les principes modernes de liberté et d’égalité (Mill, 1869). Sa pensée donne une légitimité philosophique puissante aux mouvements suffragistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat pour le vote devient alors l’un des grands symboles de l’émancipation. Aux États-Unis, la convention de Seneca Falls en 1848 marque un moment fondateur. Les militantes y affirment que les femmes doivent être reconnues comme citoyennes à part entière. En Grande-Bretagne, les suffragistes puis les suffragettes multiplient pétitions, campagnes, manifestations, désobéissance civile, parfois au prix de la prison et de la violence policière. Leur lutte montre que le droit de vote n’est pas simplement un bulletin déposé dans une urne ; il signifie l’entrée des femmes dans la définition même de la loi. Voter, c’est ne plus seulement subir l’ordre social, c’est participer à sa fabrication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette conquête est lente. La Nouvelle-Zélande accorde le droit de vote aux femmes en 1893, les États-Unis en 1920, le Royaume-Uni progressivement entre 1918 et 1928, la France seulement en 1944. Ce décalage rappelle une chose essentielle : les démocraties occidentales ont longtemps été des démocraties incomplètes. Elles pouvaient célébrer la souveraineté du peuple tout en excluant les femmes de ce peuple politique. Le suffrage féminin n’est donc pas une simple réforme ; il est une correction tardive d’une contradiction fondatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le travail, le corps et la sortie du destin domestique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le XXᵉ siècle déplace la question féminine vers d’autres terrains : le travail, le corps, la sexualité, la famille, la représentation culturelle. Les deux guerres mondiales jouent ici un rôle ambigu. Elles obligent les femmes à entrer massivement dans des espaces de production, à remplacer les hommes mobilisés, à tenir des usines, des administrations, des services. Mais une fois la guerre terminée, les sociétés tentent souvent de les renvoyer vers le foyer, comme si leur présence dans le monde du travail n’avait été qu’une parenthèse patriotique. L’émancipation avance ainsi par secousses : la nécessité ouvre des portes que l’ordre social essaie ensuite de refermer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est après la Seconde Guerre mondiale que Simone de Beauvoir donne au féminisme l’une de ses formulations les plus décisives. Dans <em>Le Deuxième Sexe</em>, publié en 1949, elle écrit : <em>«On ne naît pas femme : on le devient.»</em> Cette phrase n’est pas un slogan superficiel, mais une révolution philosophique. Beauvoir distingue le donné biologique de la construction sociale. Le féminin n’est pas une essence éternelle ; il est produit par l’éducation, les mythes, les institutions, les attentes masculines, les récits religieux et littéraires. La femme a été constituée comme <em>«Autre»</em>, c’est-à-dire comme être défini par rapport à l’homme, tandis que l’homme s’est posé comme sujet universel (Beauvoir, 1949).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Beauvoir, l’émancipation ne consiste plus seulement à obtenir des droits semblables à ceux des hommes. Elle consiste aussi à déconstruire les images, les normes, les pièges invisibles qui fabriquent la féminité comme destin. Car on peut donner le vote aux femmes tout en continuant à leur apprendre qu’elles doivent être discrètes, disponibles, séduisantes, maternelles, patientes, sacrificielles. On peut leur ouvrir les universités tout en les jugeant coupables si elles négligent la maison. On peut leur reconnaître une liberté abstraite tout en contrôlant leur corps. C’est pourquoi les féminismes du XXᵉ siècle s’intéressent autant à la vie intime qu’à la vie publique. La famille, le mariage, la maternité, la contraception, l’avortement, la sexualité deviennent des enjeux politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les années 1960 et 1970 marquent alors une nouvelle vague. Aux États-Unis, en France, en Italie, en Allemagne, dans les pays nordiques, des mouvements féministes contestent la domination masculine dans toutes ses dimensions. Ils réclament l’égalité salariale, le droit à la contraception, le droit à l’avortement, la reconnaissance du viol comme crime, la lutte contre les violences conjugales, l’accès réel aux responsabilités professionnelles et politiques. Le slogan <em>«le privé est politique»</em> résume cette transformation. Il signifie que ce qui se passe dans la maison, dans le couple, dans la chambre, dans la maternité, n’est pas extérieur à la politique. La domination ne vit pas seulement dans les parlements ; elle vit aussi dans les gestes quotidiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des droits formels à l’égalité réelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de la fin du XXᵉ siècle, les sociétés européennes et américaines disposent progressivement d’un cadre juridique beaucoup plus égalitaire. Les femmes votent, étudient, travaillent, divorcent, possèdent, dirigent, créent, écrivent, gouvernent. Dans plusieurs pays, les lois reconnaissent l’égalité professionnelle, sanctionnent le harcèlement, protègent la liberté reproductive, organisent la parité ou encouragent la présence des femmes dans les institutions. Il serait injuste de nier l’ampleur du chemin parcouru. En quatre siècles, les femmes sont passées, dans une grande partie de l’Occident, du statut de mineures sociales à celui de citoyennes reconnues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’égalité juridique n’épuise pas la question. Une société peut proclamer l’égalité et produire encore de l’inégalité par ses habitudes, ses hiérarchies, ses représentations. Les femmes peuvent avoir les mêmes diplômes que les hommes et se heurter au plafond de verre. Elles peuvent travailler autant et gagner moins. Elles peuvent être libres en droit et menacées dans la rue, au travail ou dans le couple. Elles peuvent accéder à l’espace public et y subir une violence symbolique ou numérique destinée à les faire taire. L’émancipation change alors de nature : il ne s’agit plus seulement de conquérir des droits absents, mais de rendre effectifs des droits déjà proclamés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que les analyses contemporaines du genre deviennent importantes. Joan W. Scott a montré que le genre n’est pas seulement une différence entre hommes et femmes, mais une manière d’organiser le pouvoir, de classer les rôles, de donner une signification politique aux corps (Scott, 1986). Autrement dit, l’inégalité ne repose pas uniquement sur des lois injustes ; elle repose aussi sur des catégories mentales. Le masculin est souvent associé à l’autorité, à la rationalité, à la force, à la décision ; le féminin à l’émotion, au soin, à la dépendance, à la beauté. Tant que ces associations continuent à structurer l’école, les médias, le langage, l’entreprise et la famille, l’égalité reste fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le féminisme contemporain a aussi élargi son regard. Il ne parle plus seulement de « la femme » comme si toutes les femmes vivaient la même expérience. Les mouvements issus des femmes noires américaines, des femmes immigrées, des femmes ouvrières, des minorités sexuelles, ont rappelé que l’oppression peut se croiser avec la race, la classe, la religion, l’origine, l’orientation sexuelle ou le handicap. Une femme bourgeoise blanche du XIXᵉ siècle ne vivait pas la même condition qu’une femme esclave, domestique, ouvrière ou colonisée. L’histoire de l’émancipation occidentale elle-même doit donc être lue avec prudence : elle a produit de grandes avancées, mais elle a parfois oublié celles qui ne correspondaient pas au modèle dominant de la femme instruite, blanche et européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mouvements récents, notamment autour de la dénonciation des violences sexuelles et du harcèlement, ont montré que la question féminine n’appartient pas au passé. Elle revient sous d’autres formes, dans les entreprises, les universités, les réseaux sociaux, les industries culturelles, la politique. Les femmes ne demandent plus seulement à entrer dans les institutions ; elles demandent que ces institutions cessent de fonctionner selon des codes masculins impunis. L’émancipation devient alors une transformation de la culture elle-même. Il ne suffit pas qu’une femme puisse occuper une place ; il faut que cette place ne soit pas construite contre elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une victoire inachevée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les quatre derniers siècles nous enseignent, c’est que l’émancipation des femmes n’a jamais été offerte. Elle a été pensée, écrite, criée, organisée, payée. Elle a été portée par des philosophes, des écrivaines, des ouvrières, des militantes, des juristes, des enseignantes, des journalistes, des anonymes. Elle a avancé grâce à des livres, des procès, des manifestations, des grèves, des campagnes, des lois, mais aussi grâce à des gestes plus silencieux : une fille qui entre à l’université, une femme qui refuse un mariage imposé, une mère qui apprend à sa fille qu’elle n’est pas née pour se diminuer, une salariée qui réclame son salaire, une victime qui parle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émancipation féminine est donc l’une des grandes aventures morales de la modernité. Elle oblige les sociétés démocratiques à se regarder sans complaisance. Car une démocratie ne se mesure pas seulement à ses élections, mais à la manière dont elle traite celles et ceux qui furent longtemps tenus à l’écart de la parole publique. L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question secondaire, ni une mode, ni une guerre des sexes. Elle touche au cœur même de la justice. Elle demande si nous acceptons encore qu’un être humain voie son avenir limité par son corps, son sexe ou les attentes héritées de la tradition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le statut actuel des femmes en Europe et en Amérique est sans doute le plus égalitaire que ces sociétés aient connu dans leur histoire. Mais cette égalité reste travaillée par des contradictions. Les droits peuvent reculer. Les libertés reproductives peuvent être contestées. Les violences peuvent se déplacer. Les stéréotypes peuvent survivre sous des formes modernes. La domination masculine n’est plus toujours explicite ; elle devient parfois polie, managériale, médiatique, algorithmique, esthétique. Elle ne dit plus nécessairement «tu n’as pas le droit » ; elle dit parfois <em>«ce n’est pas pour toi», «tu n’es pas assez disponible», «tu es trop ambitieuse», «tu es trop âgée», «tu n’es pas assez séduisante», «tu déranges»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi l’émancipation n’est pas un chapitre clos. Elle est une vigilance. Elle exige de relire les philosophes, de corriger les institutions, d’interroger les habitudes, de transmettre autrement. Elle ne cherche pas à inverser la domination, mais à rendre possible une humanité moins mutilée. Car la domination masculine n’a pas seulement privé les femmes de liberté ; elle a aussi appauvri les hommes en les enfermant dans des modèles de force, de silence et de pouvoir. Libérer les femmes, c’est donc libérer la société entière d’une vieille fiction : celle qui prétend que l’humanité aurait besoin d’un sexe pour commander et d’un autre pour servir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émancipation de la femme est finalement l’histoire d’un passage : de la femme définie par l’homme à la femme définie par elle-même ; de la dépendance prescrite à l’autonomie conquise ; de la présence tolérée à la citoyenneté pleine ; du silence imposé à la parole légitime. Cette histoire n’est ni linéaire ni terminée. Mais elle a déjà transformé en profondeur l’idée même de justice. Et peut-être est-ce là son apport le plus précieux : elle nous rappelle qu’aucune société ne devient libre en laissant dans l’ombre la moitié de ses visages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Beauvoir, Simone de. <em>Le Deuxième Sexe</em>. Paris, Gallimard, 1949.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mill, John Stuart. <em>The Subjection of Women</em>. Londres, Longmans, Green, Reader and Dyer, 1869.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scott, Joan W. “Gender: A Useful Category of Historical Analysis.” <em>The American Historical Review</em>, 1986.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Wollstonecraft, Mary. <em>A Vindication of the Rights of Woman</em>. </strong><strong>Londres, J. Johnson, 1792.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Précédent article de la série :</strong> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZcRn8M2e5Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/femmes-grecques-quand-la-philosophie-parlait-au-masculin-1-3/">Femmes Grecques | Quand la philosophie parlait au masculin (1/3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Femmes Grecques | Quand la philosophie parlait au masculin (1/3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/femmes-grecques-quand-la-philosophie-parlait-au-masculin-1-3/embed/#?secret=Xt1jJKBt45#?secret=ZcRn8M2e5Y" data-secret="ZcRn8M2e5Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Symbolique du banc rouge installé à l’ambassade d’Italie en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/10/symbolique-du-banc-rouge-installe-a-lambassade-ditalie-en-tunisie/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 09:41:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’ambassade d’Italie en Tunisie a installé un banc rouge à l’intérieur de son siège à Tunis?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/10/symbolique-du-banc-rouge-installe-a-lambassade-ditalie-en-tunisie/">Symbolique du banc rouge installé à l’ambassade d’Italie en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ambassade d’Italie en Tunisie a installé un banc rouge à l’intérieur de son siège, comme preuve de son engagement dans la lutte contre la violence contre les femmes, adhérant ainsi à l’initiative promue par le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.</em></strong></p>



<span id="more-12425781"></span>



<p class="wp-block-paragraph">A l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars dernier, Tajani a demandé à son département de se préparer à installer un banc rouge dans chaque ambassade italienne dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Italie doit être en première ligne pour promouvoir l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes, en particulier pour prévenir et combattre toutes les formes de violence et de discrimination à l’égard des femmes»</em>, a déclaré Tajani.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pour cette raison, le symbole des bancs rouges doit également entrer dans notre ministère et dans chaque ambassade»</em>, a ajouté le ministre, expliquant que <em>«le banc rouge est un symbole, la place vide laissée dans la société par une femme victime de féminicide : nous devons nous asseoir sur ces bancs et apporter notre soutien aux femmes, contre la violence, mais aussi contre la simple discrimination.»</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="98ciJImBKq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/feminicides-en-tunisie-des-ong-denoncent-le-laxisme-de-letat/">Féminicides en Tunisie :  des Ong dénoncent le laxisme de l’Etat</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Féminicides en Tunisie :  des Ong dénoncent le laxisme de l’Etat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/09/feminicides-en-tunisie-des-ong-denoncent-le-laxisme-de-letat/embed/#?secret=a9hbL7efKl#?secret=98ciJImBKq" data-secret="98ciJImBKq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie : les lacunes à combler sur la voie de l’égalité complète entre les sexes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/tunisie-les-lacunes-a-combler-sur-la-voie-de-legalite-complete-entre-les-sexes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2022 09:16:46 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée de la Femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ATFD avertit contre l’adoption du mode de scrutin uninominal dans la prochaine loi électorale qui conduirait à l’exclusion des femmes du champ politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/tunisie-les-lacunes-a-combler-sur-la-voie-de-legalite-complete-entre-les-sexes/">Tunisie : les lacunes à combler sur la voie de l’égalité complète entre les sexes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a averti, dans un communiqué publié samedi 13 août 2022, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme, correspondant à la publication du Code du statut personnel, le 13 août 1956, que l’adoption du mode de scrutin uninominal dans la prochaine loi électorale conduirait à l’exclusion des femmes du champ politique.</em></strong></p>



<span id="more-3067471"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en exprimant sa crainte que l’adoption du mode de scrutin uninominal (défendu par les partisans du président de la république Kaïs Saïed, Ndlr) ne conduise à un recul par rapport au principe de parité, la LTDH a affirmé son adhésion aux principes de parité horizontale et verticale et de facilitation de l&rsquo;accès des femmes aux postes de prise de décision au sein des organes et conseils élus et non élus au pays et à l&rsquo;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association féministe a fait part aussi de sa crainte d’un abandon des droits et des libertés publics et individuels et de ce qui a été réalisé dans le domaine de l’égalité des sexes, alertant sur la fréquence des attaques et des restrictions infligées aux femmes et la fabrication de charges contre elles, renouvelant sa condamnation des abus et atteintes à la vie personnelle de certaines femmes juges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Activer le principe de l’égalité dans l’héritage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ATFD a aussi souligné que le maintien de la direction morale et matérielle de la famille par le mari et de la tutelle unique du père sur les enfants témoigne de l&rsquo;adhésion au modèle patriarcal de la famille tunisienne, en exigeant l’activation du principe de l’égalité dans l’héritage auquel s’oppose fermement le président Saïed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association féministe a, par ailleurs, estimé que la révision des systèmes d’héritage et l’adoption du principe d’égalité et de la répartition équitable des richesses dans tous les domaines et dans tous les espaces, à commencer par l’espace familial, représentent le meilleur appui au renforcement des acquis de la femme et à la suppression de l’injustice sociale à l’égard des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a souligné que la célébration du 13 août a pris des dimensions différentes selon les gouvernants et la situation politique au niveau officiel et au niveau de la société civile, la considérant comme une occasion d&rsquo;appeler à l&rsquo;abolition des lois discriminatoires et à plus de droits et de réalisations. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une direction conjointe de la famille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ATFD a renouvelé son adhésion un État civil basé sur l’égalité, la liberté, la dignité, la citoyenneté et la justice sociale afin de débarrasser les femmes de la sacralisation de la discrimination au nom de l’identité et de la charia, du morcellement de leurs droits universels en soulignant la nécessité de concrétiser le principe de l’égalité complète et effective entre les sexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a également appelé à une révision et à une modification du Code du statut personnel pour l’aligner sur la Convention sur l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination à l&rsquo;égard des femmes (Cedaw), à laquelle la Tunisie a adhéré, en abolissant la dot, en rendant la direction de famille conjointe entre les époux et en éliminant la discrimination fondée sur la religion dans la filiation, le nom, la garde, la tutelle et l’héritage. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Du masculin comme valeur intrinsèque : «Un mâle… même si c’est un petit rat»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 10:15:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrairement à la femme «patriarcale», qui jouit de l’assentiment du troupeau et mène une vie paisible dans l’ignorance, sereinement adossée aux évidences sociales, la femme qui se bat ne se satisfait jamais des demi-mesures et ne cherche pas à éluder la confrontation, mais souvent elle s’épuise à chercher la justice et l’égalité. Et s’étiole… Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/24/du-masculin-comme-valeur-intrinseque-un-male-meme-si-cest-un-petit-rat/">Du masculin comme valeur intrinsèque : «Un mâle… même si c’est un petit rat»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Egalie-des-sexes.jpg" alt="" class="wp-image-321862"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Contrairement à la femme «patriarcale», qui jouit de l’assentiment du troupeau et mène une vie paisible dans l’ignorance, sereinement adossée aux évidences sociales, la femme qui se bat ne se satisfait jamais des demi-mesures et ne cherche pas à éluder la confrontation, mais souvent elle s’épuise à chercher la justice et l’égalité. Et s’étiole…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Raoudha Elguedri</strong> *</p>



<span id="more-321860"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Raoudha-Elguedri.jpg" alt="" class="wp-image-321861"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Comme féministe, comme femme différente, comme personne humaine ou humaniste, comme femme qui dit <em>«NON»</em>, qui réfléchit et s’indigne, comme femme qui refuse les normes du troupeau… j’acte la défaite, l’échec, la déception face à l’ordre patriarcal, misogyne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je reconnais que la masse dans sa multitude, son inertie et ses croyances fossilisées, est plus forte que les individus différents, même quand ils s’organisent dans des courants de pensée, des syndicats, des associations ou des groupes de travail…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échec n’est pas inhérent aux efforts de théorisation, aux textes, au manque de financements ou aux lois…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’échec dans les détails de la vie quotidienne, dans l’organisation et le partage des tâches, des espaces et au niveau des sentiments qui unissent une femme différente à un homme…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est jusqu’au sein de la famille qui ne conçoit pas qu’une femme puisse aspirer à un traitement égalitaire avec les mâles même quand ils sont fautifs, méchants, indifférents et peu reconnaissants…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le culte du mâle solidement ancré dans la société</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tu as beau faire l’impossible, offrir ton argent, ton énergie, ton affection et ton temps… rien n’y fera. Le culte du mâle, père ou frère, restera solidement ancré comme une évidence qui coule de source. Le mâle n’a pas à bouger d’un iota pour faire ses preuves. Sa valeur intrinsèque est en soi une vérité opposée à toute forme de logique…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, qui vas-tu incriminer ? Ta mère, ton père, tes frères ou tes sœurs ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et lorsqu’un homme entre dans ta vie, avec ses conceptions parfois contradictoires, qu’il se réclame du traditionalisme ou du progressisme, tu te sentiras obligée de faire des acrobaties pour adapter ton comportement mille fois par jour… pour ne pas de te perdre… pour ne pas renoncer à tes rêves et à tout ce qui te constitue… pour qu’il ne te taxe pas de «féminisme» et ne t’accuse pas de<em> «haine des hommes»</em>… pour qu’il ne se moque pas ta volonté de <em>«nager à contre-courant»</em>… ne s’offusque pas de ta conception égalitariste qu’il assimile à l’agissement d’un rongeur grignotant peu à peu ses privilèges et sa liberté; liberté indiscutable et légitime, car octroyée naturellement, par tous, individus et institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lui, il n’est pas un monstre, il n’a aucune mauvaise intention et ne refuse pas catégoriquement la collaboration… Et moi, je crois que ce discours est sincère chez beaucoup d’hommes formidables qui parviennent toujours à se remettre en cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’égalité absolue et entière, celle qui implique que chacun fasse de lui-même ce qu’il est censé faire spontanément, sans attendre qu’on le lui demande, assumer la relation, le foyer, les enfants, les sentiments et l’engagement comme son propre projet de vie pour la réalisation duquel il se bat… cette égalité-là ressemble au mirage d’un été brûlant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le problème est en soi et dans sa propre éducation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La femme se trouve obligée d’agir parfois avec son homme comme avec un enfant auquel il faut apprendre à faire la cuisine sans la laisser sens dessus dessous, à respecter le rangement dans la maison… Pour ce faire, elle devra choisir les mots et les recommandations pour qu’il ne les ressente pas comme des ordres… Puis elle va s’en vouloir et se détester:<em> «Le problème est en toi, dans tes attentes trop exigeantes, dans ton éducation qui t’avait poussée à te charger de tous les détails du foyer, à t’occuper de tous ceux qui y habitent»</em> … Elle va se dire que c’est sa faute, ou celle de cette éducation contre laquelle elle tente de se révolter, en vain…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se sentira obligée de lui expliquer la souffrance inhérente à la charge, celle de penser à tout ce qui est nécessaire au foyer, aux corps, aux sentiments… et que rien d’y penser est encore plus épuisant que prendre sur elle et l’assumer…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si je suis en train d’écrire un texte et que, tout à coup, je me rappelle qu’il n’y a plus de lait au frigo, ou qu’il faut prendre un rendez-vous avec le médecin pour un membre de la famille… sachant que si je ne le fais pas, personne d’autre ne le fera… comment pourrais-je me concentrer sur une quelconque production ou une charge professionnelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si je souffre de l’absence de signes d’affection car l’autre estime que sa simple présence à mes côtés devrait suffire à me rassurer, comment être sereine et continuer à avancer ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout cela, tu n’es pas certaine de t’en sortir indemne chère Madame… On pourrait t’accuser de lui donner des ordres, de lui dire ce qu’il doit faire… que simplement tu ne lui avais pas demandé ce que tu lui reproches d’avoir négligé…</p>



<h3 class="wp-block-heading">La femme qui se bat ne se satisfait jamais des demi-mesures</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comment demander à quelqu’un de s’engager dans un projet avec les conséquences qui en découlent… d’en assumer la réalisation… et de ne pas s’attendre à ce qu’on le lui rappelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Doit-on quémander cet effort de réflexion aussi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, même la manière douce que tu vas adopter pour ne pas le blesser ou le fâcher ne t’apportera rien…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si tu donnes des ordres ou tu te mets en colère, cela non plus ne servira à rien… Si tu décides d’assumer seule votre projet de vie, tu ne sortiras pas de ce choix indemne… Tu t’épuiseras, tu t’en voudras, et tu t’étioleras… car si tu penses comme je suis en train de l’écrire… c’est que tu es une femme qui réfléchit et se bat… Et la femme qui se bat ne se satisfait jamais des demi-mesures, ne cherche pas à éluder la confrontation…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une question taraudera à jamais la femme : «Pourquoi est-ce à moi d’obéir, de m’adapter, d’adopter un style de comportement particulier, d’être douce et paraître toujours enjouée ?»</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, son alter ego, la femme <em>«patriarcale»</em> (solide rempart de la hiérarchisation et des rapports de pouvoir asymétriques) mène une vie paisible dans l’ignorance, sereinement adossée aux évidences sociales. Et même si parfois, épuisée, elle se fâche, elle n’ira jamais jusqu’à renverser l’ordre des rôles. Elle ne ressentira qu’une simple fatigue physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne se triture pas les méninges dans l’attente du partenaire égalitaire… Tout ce qui lui importe c’est d’être avec un homme qui l’aide quelque peu… qui la complimente pour sa bonne cuisine, sa belle robe… sans compromettre sa virilité dans des déclarations d’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme<em> «patriarcale»</em> jouit de l’assentiment du troupeau… et de sa ressemblance avec sa mère, sa sœur, sa voisine, et avec toutes les figures féminines véhiculées par les chaînes satellitaires arabes ou autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le système patriarcal et inégalitaire n’est pas l’apanage des sociétés arabes; il est universel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, j’ai perdu… J’ai expérimenté des relations avec tant d’hommes de tous les horizons et je suis fatiguée… J’ai douté de moi et de ma manière d’agir … Je l’ai changée, adaptée, adoucie… mais, aujourd’hui, je me sens impuissante…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne peux pourtant pas suivre le troupeau … Je l’ai refusé depuis ma tendre enfance, et cela n’a rien à voir avec la littérature, la poésie, les sciences ou la sociologie …</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon attachement à la justice et à l’égalité a été précoce… plus précoce que l’aube qui précède le jour… J’en ai récolté des conflits, l’abandon et la solitude…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réintégrer le troupeau m’est impossible; alors il ne me reste qu’à continuer à négocier encore et toujours, dans la douleur, face à tout nouveau prétendant qui à l’horizon point.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’arabe par</em> <strong>Tahar Ben Meftah.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignante chercheure en sociologie, Doha Institute For Graduate Studies.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le débat autour du rapport de la Colibe entre anathème et réflexion</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/30/le-debat-autour-du-rapport-de-la-colibe-entre-anatheme-et-reflexion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 11:25:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, le combat pour les libertés individuelles et l’égalité entre les sexes, remis à l’ordre du jour par le rapport de la Colibe, ne fait que commencer. Il sera âpre et passionné, mais c’est quand la passion laissera la place à la réflexion que des progrès notables seront accomplis. Par Jean-Pierre Ryf * Lorsque...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-159964" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Adel-Almi-Colibe-appels-au-meurtre-BBH.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>En Tunisie, le combat pour les libertés individuelles et l’égalité entre les sexes, remis à l’ordre du jour par le rapport de la Colibe, ne fait que commencer. Il sera âpre et passionné, mais c’est quand la passion laissera la place à la réflexion que des progrès notables seront accomplis.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Jean-Pierre Ryf</strong> *</p>
<p><span id="more-162446"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-141701 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Jean-Pierre-Ryf.jpg" alt="" width="200" height="200" />Lorsque le président Beji Caïd Essebsi a demandé à la Commission sur les libertés individuelle et l’égalité (Colibe) de réfléchir et de faire des propositions, notamment sur l’égalité homme-femme dans l’héritage, avait-il en tête de mettre les Tunisiens face à un choix crucial de société et je dirai de civilisation?</p>
<p>Pensait-il qu’il allait, ce faisant, mettre tout le monde, les partis politiques, la société civile, chaque Tunisien face à sa conscience et face à un choix déterminant?</p>
<p>Cet homme est trop fin et il a trop d’expérience pour qu’il n’ait pas compris l’importance du mécanisme qu’il mettait en marche.</p>
<h3>Faux progressistes et conservateurs de tous poils</h3>
<p>On peut dire que la suite de ce rapport va avoir pour mérite de clarifier les choses et de séparer d’un côté ceux qui sont réellement progressistes (en dehors des mots) et les rétrogrades, les conservateurs de tous poils.<br />
Il va mettre tous les partis face à leur responsabilité historique car il ne s’agit ni plus ni moins que de continuer sur la voie qu’avait ouverte avec détermination et courage le président Habib Bourguiba; où de revenir en arrière avec les islamistes en montrant alors que la Tunisie a bien été conquise par les idées arriérées de ces gens-là.</p>
<p>Les conservateurs (pas seulement islamistes politiques) ont commencé leur campagne de contestation, quelquefois avec violence en proférant des insultes et des menaces, notamment, contre la présidente de la Commission des libertés et de l’égalité (Colibe), Bochra Belhaj Hmida. Elle a reçu aussitôt l’appui de beaucoup de Tunisiens car tous ont été choqués qu’au lieu de raisonner, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-menacee-et-attaquee-par-des-islamistes/">les attaquants se sont souvent bornés à l’insulte</a>. Et pour mieux la stigmatiser, ils ont osé lui imputer ce dont on ne trouve nulle trace dans son rapport :<em> «La criminalisation de la circoncision!».</em></p>
<p>Il y a, d’ailleurs, des positions opposées même chez les religieux et c’est ainsi que l’on a vu des prises de position à l’opposé des théologiens de la mosquée Zitouna et du<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/06/22/libertes-le-syndicat-des-imams-soutient-les-propositions-du-colibe/"> syndicat des imams</a> !</p>
<p>On a aussi observé avec regret, comme l’a fait la présidente Belhaj Hmida, un silence éloquent des partis qui se disent démocrates, partisans de la liberté et progressistes mais qui, soit par manque de conviction soit par tactique pour ne pas heurter (cette absence de courage politique qui a caractérisé depuis le début la classe politique tunisienne à la traîne de la société civile) se murent dans un silence prudent mais qui les discrédite.</p>
<p>Qu’il y ait des discussions passionnées, c’est normal et il fallait s’y attendre. Ces discussions rappellent celles qui ont aussi existé en France lorsque le Pacs a été débattu, puis le mariage pour tous. On se souvient de la violence de ces débats qui ont d’ailleurs montré que les Français étaient assez en retard comparé aux citoyens d’autres pays, comme l’Espagne et le Portugal, pourtant de tradition très catholique où ces réformes sont passées dans le calme et en quelques semaines de débats !</p>
<h3>L’anathème et la passion ne feront pas bouger les lignes</h3>
<p>Que faut-il faire face à ces débats ? Une chose est certaine c’est que l’anathème, la passion n’apporteront rien et ne feront pas bouger les lignes. Il faut d’abord et encore et toujours de la pédagogie, de l’analyse, du raisonnement. Cela ne fera pas bouger les plus ancrés dans des convictions religieuses mais cela fera réfléchir les autres, tous ceux qui veulent faire un effort de compréhension et qui se rendent compte que certaines positions déshonorent leur pays.</p>
<p>Il faut citer, ici, <a href="https://www.huffpostmaghreb.com/entry/le-coming-out-fait-debat-en-tunisie-les-menaces-et-les-avancees-selon-amnesty_mg_5b364c41e4b007aa2f7f6bcb?utm_hp_ref=mg-homepage">un article </a> très intéressant paru dans le <em>Huffington Post</em> qui fait l’analyse de la question de l’homosexualité</p>
<p>Et qui montre les diverses attitudes possibles depuis le refus jusqu’à l’acceptation, depuis la volonté de silence sur la question jusqu’à la thèse de la visibilité.</p>
<p>Dans cet article, la position du parti Ennahdha est de dire que l’on ne peut aller voir ce qui se passe dans l’intimité des gens mais qu’il faut interdire d’en parler. C’est déjà un progrès par rapport à une condamnation totale et il a la volonté de maintenir les lois liberticides actuelles mais c’est aussi une position complétement hypocrite.</p>
<p>C’est Tartuffe : <em>«Cachez ce sein que je ne saurai voir !»</em> Ce parti veut ratisser large, ne mécontenter personne et il ne dit donc pas sa véritable pensée, croyant tromper son monde.</p>
<p>Car cette position ne fait pas avancer une véritable analyse de l’homosexualité. D’autres estiment, au contraire, qu’il faut en parler et faire des éclats. Ils ont raison car toutes les causes qui ont avancé, l’on fait à cause de militants qui bougeaient et heurtaient les mentalités arriérées.</p>
<p>Revoyez l’évolution de la cause des femmes dans l’histoire avec les suffragettes, les manifestations pour l’obtention du droit de voter, etc…</p>
<p>Regardez l’évolution de la cause des noirs aux Etats Unis avec les manifestations qui virent des fois à l’émeute.</p>
<p>Regardez, enfin, l’évolution de la situation des gays aux Etats-Unis et en Europe qui n’a bougé que par des actions voyantes et qui heurtaient la sensibilité de certains mais qui amenaient aussi à réfléchir.</p>
<p>En ce qui concerne la peine de mort qui est aussi évoquée dans ce rapport, c’est une question qui, elle aussi, a été passionnément débattue et il a fallu, en France, des siècles de combat pour arriver a sa suppression. Que cette question soit l’occasion pour ceux qui veulent réfléchir de lire les écrits majeurs de Victor Hugo, Albert Camus et Robert Badinter.</p>
<p>En Tunisie le combat commence. Il sera, n’en doutons pas, âpre mais il aura le mérite de faire réfléchir chacun et quand la passion cédera la place à la réflexion, je suis persuadé que des progrès notables seront accomplis.</p>
<p><em>* Avocat honoraire, ancien bâtonnier et écrivain.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ELGkimtcK8"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-et-aux-membres-de-la-colibe/">Soutien à Bochra Belhaj Hmida et aux membres de la Colibe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soutien à Bochra Belhaj Hmida et aux membres de la Colibe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-et-aux-membres-de-la-colibe/embed/#?secret=PkqALKcdXI#?secret=ELGkimtcK8" data-secret="ELGkimtcK8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hmj2iIom7U"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/rabaa-ben-achour-abdelkefi-le-patriarcat-vacille/">Rabâa Ben Achour Abdelkéfi : «Le patriarcat vacille»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rabâa Ben Achour Abdelkéfi : «Le patriarcat vacille» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/29/rabaa-ben-achour-abdelkefi-le-patriarcat-vacille/embed/#?secret=jEYiVfcSUD#?secret=Hmj2iIom7U" data-secret="Hmj2iIom7U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Article du même auteur dans Kapitalis :</strong> </em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vt05sGZEqU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/03/reflexions-sur-lhomosexualite/">La Tunisie doit faire évoluer ses lois sur la question de l’homosexualité</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit faire évoluer ses lois sur la question de l’homosexualité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/03/reflexions-sur-lhomosexualite/embed/#?secret=ksdvs8TJ7V#?secret=Vt05sGZEqU" data-secret="Vt05sGZEqU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/30/le-debat-autour-du-rapport-de-la-colibe-entre-anatheme-et-reflexion/">Le débat autour du rapport de la Colibe entre anathème et réflexion</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Enquête à Douar Hicher et Zarzouna : Les vraies causes de la radicalisation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/04/enquete-a-douar-hicher-zarzouna-vraies-causes-de-radicalisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Feb 2018 09:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Douar Hicher]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Zarzouna]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La radicalisation violente n’est pas uniquement la conséquence de la radicalisation religieuse, les facteurs urbanistique, économique, culturel et social entrent aussi en jeu. L’Association pour la promotion du droit à la différence (ADD) et ses partenaires ACD et ADO+ ont clôturé leur projet «Action citoyenne des femmes et des jeunes pour une meilleure prévention contre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/04/enquete-a-douar-hicher-zarzouna-vraies-causes-de-radicalisation/">Enquête à Douar Hicher et Zarzouna : Les vraies causes de la radicalisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-136802" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/02/Association-ADD.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La radicalisation violente n’est pas uniquement la conséquence de la radicalisation religieuse, les facteurs urbanistique, économique, culturel et social entrent aussi en jeu.</strong></em></p>
<p><span id="more-136801"></span></p>
<p>L’Association pour la promotion du droit à la différence (<a href="http://droitaladifference.org/">ADD</a>) et ses partenaires ACD et ADO+ ont clôturé leur projet <em>«Action citoyenne des femmes et des jeunes pour une meilleure prévention contre la radicalisation (Douar Hicher et Zarzouna)/ACPR»</em>.</p>
<p>Ce projet, qui a duré 15 mois, de novembre 2016 à février 2018, a bénéficié du soutien de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes Onu Femmes.</p>
<p>L’objectif général du projet est la promotion de la participation active des femmes, des jeunes et des adolescents à la vie publique dans un climat sans violence ni radicalisation.</p>
<p>Ses enjeux ceux l’urgence de l’installation d’une véritable participation, aussi bien des femmes, des jeunes des deux sexes, des organisations de la société civile et de l’Etat pour s’attaquer aux facteurs qui prédisposent à la radicalisation et au terrorisme et prévenir efficacement ce phénomène. Aussi, l’outillage des femmes et des jeunes des deux sexes s’avère essentiel pour qu’elles/qu’ils deviennent des actrices et acteurs d’influence dans leurs régions respectives.</p>
<p>Une étude a été menée, dans le cadre de ce projet sur le <em>«Processus des facteurs majeurs de la radicalisation des jeunes des deux sexes à Zarzouna (Bizerte) et Douar Hicher (Tunis) en Tunisie»</em> et a concerné 450 personnes des deux zones. Ce qui en est ressorti, en premier, c’est que la radicalisation violente n’est pas la conséquence de la radicalisation religieuse, même si elle en emprunte très souvent les voies et les paradigmes (thèse d’Olivier Roy dans son ouvrage <em>‘‘Le djihad et la mort’’</em>).</p>
<p>L’analyse a confirmé les résultats auxquels sont parvenues plusieurs études statistiques et sociologiques déjà conduites: le rôle déterminant des facteurs urbanistique, économique, culturel et social dans la radicalisation des jeunes. Elle a, par ailleurs, mis en avant certains facteurs passés jusque là sous silence, à l&rsquo;instar de la bonne gouvernance et la relation qu’entretiennent les jeunes avec la police et la perception qu&rsquo;ils ont de ce corps dans leurs régions respectives.</p>
<p>Les associations partenaires ont également organisé des sessions de renforcement de capacités qui a touché 130 ayants droits en plus d’une campagne de plaidoyer auprès des décideurs pour demander la mise en place d’un véritable plan d’action pour la prévention contre la radicalisation des jeunes et prendre en considération les spécificités régionales dans la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme.</p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dnTatv60Kp"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/24/terrorisme-radicalisation-dans-une-salle-de-sport-a-sidi-bouzid/">Terrorisme : Radicalisation dans une salle de sport à Sidi Bouzid</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Terrorisme : Radicalisation dans une salle de sport à Sidi Bouzid » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/24/terrorisme-radicalisation-dans-une-salle-de-sport-a-sidi-bouzid/embed/#?secret=faiF1GVjvu#?secret=dnTatv60Kp" data-secret="dnTatv60Kp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CRi8gzCu3i"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/27/manque-de-moyen-pour-controler-la-radicalisation-dans-les-mosquees/">Manque de moyens pour contrôler la radicalisation dans les mosquées</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Manque de moyens pour contrôler la radicalisation dans les mosquées » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/27/manque-de-moyen-pour-controler-la-radicalisation-dans-les-mosquees/embed/#?secret=VnbSFynUSc#?secret=CRi8gzCu3i" data-secret="CRi8gzCu3i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GSUeEGBTSd"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/07/la-radicalisation-derive-funeste-mais-non-illogique-de-lislam/">La radicalisation, dérive funeste mais non illogique de l’islam</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La radicalisation, dérive funeste mais non illogique de l’islam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/07/la-radicalisation-derive-funeste-mais-non-illogique-de-lislam/embed/#?secret=hISmQdX1wS#?secret=GSUeEGBTSd" data-secret="GSUeEGBTSd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/04/enquete-a-douar-hicher-zarzouna-vraies-causes-de-radicalisation/">Enquête à Douar Hicher et Zarzouna : Les vraies causes de la radicalisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Egalité des sexes: Beaucoup reste à faire en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/04/egalite-des-sexes-beaucoup-reste-a-faire-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Nov 2017 07:34:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le dernier classement de l’Indice mondial de l’écart entre les sexes (GGGI), la Tunisie est 117e sur 144. C’est un peu mieux, mais le chemin de la parité est encore long. D’après la dernière enquête menée par le Forum économique mondial sur l’égalité des sexes dans les domaines de la santé, de l’éducation, de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/04/egalite-des-sexes-beaucoup-reste-a-faire-en-tunisie/">Egalité des sexes: Beaucoup reste à faire en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-108170" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Hommes-femmes-travail.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Selon le dernier classement de l’Indice mondial de l’écart entre les sexes (GGGI), la Tunisie est 117e sur 144. C’est un peu mieux, mais le chemin de la parité est encore long.</strong></em></p>
<p><span id="more-121910"></span></p>
<p>D’après la dernière enquête menée par le Forum économique mondial sur l’égalité des sexes dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la politique et de l’emploi, le fossé (Global Gender Gap Index, GGGI) s’est encore creusé pour la première fois durant les dix dernières années.</p>
<p>Pendant cette dernière décennie, le GGGI en Tunisie a enregistré une légère amélioration, passant du score de 0,629 à 0,651 – la parfaite égalité entre les sexes étant de 1.</p>
<p>Evidemment, comparé aux autres pays arabes – les Emirats arabes unis, 120e, le Bahreïn, 126e, l’Algérie, 127e, le Qatar, 130e, l’Egypte, 134e, le Maroc, 136e, le Liban, 137e, l’Arabie saoudite, 138e, le Koweït, 139e ou le Yémen, 144e –, le rang qu’occupe la Tunisie est honorable.</p>
<p>Cependant, notre pays se trouve dans le dernier quart du tableau mondial, et la partie vide du verre de l’égalité entre le Tunisien et la Tunisienne reste importante: la disparité femme/homme en Tunisie est de 34,9%. Bien sûr, cette différence est à l’avantage de l’homme!</p>
<p>Peut-être pour saisir la signification du retard tunisien en matière d’égalité de sexes, devrions-nous signaler que 5 pays africains font nettement mieux que la Tunisie: le Rwanda (4e), la Namibie (13e), l’Afrique du sud (19e), le Burundi (22e) et le Mozambique (29e).</p>
<p>Dans le camp des mieux lotis, c’est en Islande, 1er mondialement, que les choses se passent bien pour la parité femmes/hommes, puisque le score de ce pays est de 0,878, c’est-à-dire que la disparité y est de 12,2%.</p>
<p>Viennent ensuite, dans le top 10, la Norvège, la Finlande, le Rwanda, la Suède, le Nicaragua, la Slovénie, l&rsquo;Irlande, la Nouvelle-Zélande et les Philippines.</p>
<p>La règle est connue – sauf pour ceux qui veulent l’ignorer: c’est dans les pays où les disparités entre les sexes sont les moindres que l’on réalise les meilleures performances économiques, c’est-à-dire que ces pays-là sont plus compétitifs et réalisent des croissances plus rapides.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marwan Chahla</strong></p>
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		<item>
		<title>Droits des femmes : Les islamistes tombent le masque</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/17/droits-des-femmes-les-islamistes-tombent-le-masque/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2017 12:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[égalité dans l'héritage]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les islamistes tombent le masque : ils ne veulent pas de l’égalité des sexes pourtant inscrite noir sur blanc dans le texte de la Constitution qu’ils ont voté. Par Mounira Aouadi * Trop de fracas nous étourdit. Trop de malheurs nous engourdit, mais l’actualité nous rattrape inévitablement! Au hasard de mes flâneries sur le net,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/17/droits-des-femmes-les-islamistes-tombent-le-masque/">Droits des femmes : Les islamistes tombent le masque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-110719" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Islamistes-Femmes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les islamistes tombent le masque : ils ne veulent pas de l’égalité des sexes pourtant inscrite noir sur blanc dans le texte de la Constitution qu’ils ont voté.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Mounira Aouadi</strong> *</p>
<p><span id="more-110718"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-108654 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Mounira-Aouadi.jpg" alt="" width="200" height="165" />Trop de fracas nous étourdit. Trop de malheurs nous engourdit, mais l’actualité nous rattrape inévitablement!</p>
<p>Au hasard de mes flâneries sur le net, j’ai découvert la haine de certains hommes, des jeunes généralement, à l’encontre de la femme comme s’il s’agissait d’un Ovni qui dérange ! Autour d’eux, ni mère, ni soeur, encore moins une épouse ou une fille !</p>
<p>Quelle calamité pour eux que cette «chose» insignifiante à laquelle on sacrifie une journée pour la fêter !</p>
<p><strong>Un inexplicable tollé général</strong></p>
<p>Quel débat suite au discours du président de la république, le 13 août! Ô rage, ô désespoir! Relancer la question de l’égalité dans l’héritage et abroger la circulaire interdisant à la Tunisienne musulmane d’épouser un non-musulman !</p>
<p>Tollé général, ici et sur le Nil ! Eh bien, mes canailles, vous n’y êtes pas allés, comme on dit, avec le dos de la cuillère!<br />
Personnellement, l’amour en héritage me comblerait. Cependant, j’aimerais tant que l’on me dise si les héritages familiaux sont une bénédiction ou une malédiction. Les droits de succession sont dantesques et, parfois, des générations se côtoient, se disputent jusqu’à la génération d’après. Par les temps qui courent, qui peut amasser une fortune pour la léguer à sa descendance?</p>
<p>Chez les bourgeois que l’on nargue, les choses se décantent d’une manière plus limpide et du vivant du père ou de la mère. La fortune peut fondre dans la luxure, un joli minois qui passe et un vieux qui bave et plus d’héritage! D’où une rancoeur tenace !<br />
Dans les milieux ruraux, les choses se corsent et les moustaches s’aiguisent tels des couteaux ! Pourtant, là-bas, c’est la femme qui travaille le plus pendant que son homme ou son frère, l’héritier mâle, sous le palmier, joue à lancer des pierres et à ingurgiter des litres de sirop de thé.</p>
<p><strong>Une mauvaise foi flagrante</strong></p>
<p>Faut-il rappeler l’article 46 de la Constitution ? Il le faut!</p>
<p>L’Etat s’engage à protéger les droits acquis de la femme, les soutient et oeuvre à les améliorer.</p>
<p>L’Etat garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme pour assurer les différentes responsabilités et dans tous les domaines.</p>
<p>L’Etat oeuvre à réaliser la parité entre la femme et l’homme dans les conseils élus.</p>
<p>L’Etat prend les mesures nécessaires afin d’éradiquer la violence contre la femme.</p>
<p>Le président n’a rien inventé ! Et les réactions virulentes dénotent une mauvaise foi flagrante. La Tunisienne ne chôme pas ! Elle travaille à l’extérieur comme à l’intérieur de son foyer! Elle torche les culs, récure casseroles, poêle, évier, carrelage, toilettes, brique, décrasse, s’occupe de la préparation de la boustifaille et des devoirs de la marmaille qu’elle dépose à l’école ou au jardin d’enfants avant de se précipiter au boulot tout en demeurant pimpante! Le quotidien de la femme, quel que soit son statut !</p>
<p>Les islamistes qui se disent modérés pour mieux nous endormir, croient-ils à tort, fulminent ! Rappelez-vous que, pour leur gourou (le président du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, Nllr) au visage blême, au teint cireux qui filerait des cauchemars à la mort, la femme ne sert qu’au plaisir de l’homme s’ils savent seulement ce que cette «<em>notion</em>» signifie !</p>
<p>Il aurait mieux valu pour le «<em>calife is no good</em>» et «<em>ès-tafjirat»</em> (l’ex-chef de gouvernement provisoire Hamadi Jebali, Ndlr) qu’il se taise comme la Belle au bois dormant avant de lâcher ses crottes ou qu’il cause comme Robinson sans Vendredi , sans perroquet, sa voix s’insinuant juste par son nez crochu.</p>
<p>Ce minable baragouineur de langues s’est senti obligé de sermonner le président qui a failli en tant qu’homme d’Etat ! Pire, politiquement et moralement incorrect ! N’a-t-il pas juré sur le Coran de respecter la Constitution?</p>
<p>Apparemment, lui qui fut chef du gouvernement – et là, je sanglote – l’ignore totalement. Il ne s’arrête pas là. Il lui impute tous les maux du pays : l’instabilité, le chômage, l’injustice sociale, la corruption, le pouvoir d’achat en déliquescence, les dettes qui s’accumulent, faisant des Tunisiens des mendiants en puissance. Sans oublier le Coran qui ne peut être transgressé, sauf pour voler les deniers publics, appeler au meurtre et faire du pays le plus grand pourvoyeur de terroristes!</p>
<p>Des griefs, il y a tout un paquet ! Et il est sournois. Béji Caïd Essebsi ne cajole-t-il pas la femme en vue des élections présidentielles? Tout comme son «<em>khwemji</em>» (frérot) ghannouchien qui caresse la «<em>hizia</em>» et la «<em>zarzoumia</em>» ! Il est vrai que sous leur gouvernance, nous nous targuions de nager dans le BNB : le bonheur national brut !</p>
<p><em>«Inexplicables humains, comment pouvez-vous réunir tant de bassesse et tant de crimes?»</em></p>
<p>Laissons dire le vice-grand imam d’Al-Azhar, son turban l’empêche d’entendre les remous du monde et ses bouleversements.</p>
<p>Laissons aboyer l’opposition égyptienne en la personne d’Adel Mohamed El Samouly, grrrr…, aux positions plus que conservatrices !</p>
<p>La Tunisienne épousant un non-musulman, s’insurge-t-il ? Un juif ? Pourquoi pas si elle peut éviter d’épouser un crocodile du Nil, le plus féroce des carnivores!</p>
<p>Pendant ce temps, quelque part, un ancêtre immobile qui avait dû assister au premier jour de la Création lorgne sans ciller la laideur du monde qui défile au pas de l’oie sous son nez&#8230;</p>
<p>Peuchère !</p>
<p><em>* Journaliste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/17/droits-des-femmes-les-islamistes-tombent-le-masque/">Droits des femmes : Les islamistes tombent le masque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prix «Women for Change» : Votez Khedija El-Madani, votez la Tunisie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/07/prix-women-for-change-votez-khedija-el-madani-votez-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2015 07:38:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Orange]]></category>
		<category><![CDATA[Khedija El-Madani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=17960</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisienne Khedija El-Madani, présidente de l’Association «Avec», fait partie des 5 femmes en lice pour le Prix «Women for Change» d’Orange. Portrait. Par Zohra Abid Le compte à rebours a commencé et il ne reste que quelques jours pour soutenir Khedija El-Madani et son projet dédié à l’égalité des chances entre femmes et hommes,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/07/prix-women-for-change-votez-khedija-el-madani-votez-la-tunisie/">Prix «Women for Change» : Votez Khedija El-Madani, votez la Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-17961 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Khedija-El-Madani.jpg" alt="Khedija-El-Madani" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisienne Khedija El-Madani, présidente de l’Association «Avec», fait partie des 5 femmes en lice pour le Prix «Women for Change» d’Orange. Portrait.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Zohra Abid</strong></p>
<p><span id="more-17960"></span></p>
<p>Le compte à rebours a commencé et il ne reste que quelques jours pour soutenir Khedija El-Madani et son projet dédié à l’égalité des chances entre femmes et hommes, en lice pour le prix « Women for Change. Pour augmenter ses chances, il suffit d’aller sur le <a href="http://www.fondationorange.com/Khedija-El-Madani" target="_blank">site de la Fondation Orange</a> et de voter pour elle par un simple clic. Le vote, qui a commencé le 15 septembre, se poursuivra jusqu’au 15 octobre courant. Alors, il n’y a plus de temps à perdre.</p>
<p>Tout ce qu’on souhaite à Khedija El-Madani, c’est que son projet, qui consiste à installer un réseau de sentinelles de l’égalité des chances sur l’ensemble du territoire tunisien, soit le meilleur et que sa promotrice reçoive le prix à Deauville, en France, lors de la finale, prévue du 14 au 16 octobre courant. Croisons donc les doigts pour la candidate tunisienne. Car les 4 autres candidates, Lily Foued Attallah d’Egypte, Rocio Nieto d’Espagne, Nour Al Emam de Jordanie et Nora Belahcen Fitzgerald du Maroc ne manquent pas d’atouts et bénéficient, elles aussi, d’un grand soutien de leurs compatriotes et la course s’annonce serrée.</p>
<p><strong>La cause en vaut la peine  </strong></p>
<p>Si ce petit bout de femme (maman d’une fille unique qui a fait des études d’anthropologie), à la fois avocate et consultante-chercheuse, a été choisie pour représenter la Tunisie, c’est parce qu’elle s’est toujours illustrée par son engagement envers la cause de la femme.</p>
<p>Pour Asma Ennaifer, directrice des relations extérieures, de la RSE et du mécénat à Orange Tunisie, le choix de Me El-Madani a été dicté par des considérations objectives.</p>
<p><em>«Nous sommes engagés, depuis notre lancement en 2010, en tant qu’opérateur responsable et solidaire, avec l’appui de la Fondation Orange, à oeuvrer pour la dignité et à lutter contre la pauvreté et toutes les formes d’exclusion, dont celle, très importante, cruciale même à mes yeux, de la femme, et dans tous les domaines : l’éducation, l’économie, l’accès aux soins… C’est donc finalement et tout naturellement que notre choix s’est porté sur Khedija El-Madani»</em>, a-t-elle expliqué.</p>
<p>Nous avons rencontré Me El-Madani à son cabinet, à la rue d’Egypte, à Tunis entre 2 rendez-vous. Les tableaux de peinture accrochés sur les murs en disent long sur la sensibilité artistique de cette femme qui vient de perdre, il y a 6 mois, son mari, artiste plasticien.</p>
<p>Elle qui croit à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes et qui l’incarne elle-même en exerçant un métier de conviction et de talent, a aujourd’hui un seul objectif,  c’est de faire en sorte que la Tunisienne ne soit plus considérée comme une citoyenne de seconde zone. Pour cela, elle doit bénéficier, en droit et en pratique, du même statut que l’homme. Sur ce sujet, qui lui tient tant à coeur, l’avocate est d’ailleurs intarissable.</p>
<p><strong>La chance de naître</strong></p>
<p>Les changements survenus dans la société tunisienne au lendemain de la révolution ont été au détriment de la femme et les menaces contre ses droits durement acquis se multiplient. Aussi l’avocate ne cache-t-elle pas sa crainte et se dit prête au combat pour sauver ces acquis et les renforcer. <em>«Je suis en fin de carrière, mon avenir est derrière moi, mais le devenir de la femme tunisienne m’inquiète et m’interpelle. Il serait criminel de ne pas bouger dans le bons sens</em>», dit-elle. Elle ajoute: <em>«Pour ma part, j’ai eu la chance d’être bien née et d’avoir vécu dans un cadre familial où les filles ont leur place»</em>. Me El-Madani se rappelle de son enfance : <em>«Oui, j’ai eu la chance de naître dans une famille moderniste de Tunis. Ce n’était pas donné à tout le monde. Je suis l’aînée dans la famille. J’ai une sœur et 2 frères. Chez nous, les filles étaient plus gâtées que les garçons»</em>. L’avocate n’oublie pas de rendre hommage à son défunt papa, un ancien fonctionnaire des finances, qui lui a inculqué <em>«les vraies valeurs de l’islam sans bigoterie». «J’ai fait mes études primaires et secondaires chez les Sœurs, avec une parenthèse de 3 ans, lorsque mon père a été muté à Hammamet. J’ai eu mon bac au Lycée Carnot de Tunis. Ensuite ma licence à la faculté de droit de Tunis. A Paris, je me suis inscrite au Conservatoire national des arts et métiers et j’ai pris comme option les assurances.  C’était dans les années 1970»</em>, se souvient Khedija, qui a fait, entre-temps, un petit passage dans la société d’assurances Star avant d’opter pour une carrière d’avocate et de s’inscrire au barreau.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-17963" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Khedija-El-Madani-2.jpg" alt="Khedija-El-Madani-2" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Détecter les cas d’inégalités et de discriminations, les signaler et intervenir pour y remédier.</em></p>
<p><strong>Avoir côtoyé les grands</strong></p>
<p>Le Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa) a fait le bonheur de Khedija. <em>«Depuis l’enfance, je rêvais d’enfiler la robe d’avocat. Il faut dire que la chance était bien de mon côté. J’ai fait mon stage, notamment, avec Me Bellalouna, un ancien ténor du barreau, puis les 2 frères</em> Caïd Essebsi (Beji, l’actuel président de la république, et Slaheddine, NDLR)<em>, mais le métier, je l’ai vraiment appris avec feu Tahar Lakhdhar, une référence, auquel je dois ma réussite»</em>, raconte l’avocate auprès de la cour de cassation.</p>
<p>Assoiffée de savoir, Me El-Madani, qui a enseigné également le commerce international à la faculté de Sfax, a voulu aller encore plus loin dans la réalisation de ses ambitions. Pour sertir davantage son CV et donner plus d’aura à sa carrière, elle a fait un master de théologie. <em>«J’ai, aujourd’hui, ma propre lecture de la religion et une connaissance plus profonde de l’islam, le vrai et l’authentique, celui que m’ont inculquée mes parents. Mais ma vraie vocation, c’est le barreau»,</em> précise-t-elle.</p>
<p>Chercheur, spécialiste notamment du droit de la famille, Me El-Madani a senti, un peu tardivement, le besoin de s’impliquer dans la vie associative. <em>«J’ai été la présidente de l’association Alliance des femmes juristes (AFJ) pendant 10 ans. En 1999, j’ai décidé de passer le témoin, car il fallait du sang neuf pour faire avancer les choses. En 2011, j’ai cofondé l’Association pour la vigilance et l&rsquo;égalité des chances (Avec), en partenariat notamment avec le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (Cawtar). Nous insistons sur les mots égalité et vigilance, qui résume bien le sens de notre combat pour préserver et renforcer les droits des femmes et faire échouer toute tentative pour revenir en arrière.»</em></p>
<p><strong>Triste période</strong></p>
<p><em>«Lorsque je vois, en cette triste période, des femmes appelant à la polygamie et manifestant contre la Cedaw, je ne peux que m’impliquer davantage dans ce combat»,</em> souligne encore Me El-Madani, pour qui <em>«défendre la cause de la femme, c’est défendre aussi la causse de l’homme, car les deux vivent ensemble sous le même toit et doivent être convaincus que l’égalité des sexes leur permet d’évoluer ensemble et de trouver un équilibre propice à l’épanouissement»</em>.</p>
<p>C’est, bien sûr, dans le corps de la loi que cette égalité s’inscrit, mais pas seulement, car la loi n’est pas toujours appliquée et elle est même souvent violée, en Tunisie comme ailleurs, déplore Me El-Madani. Elle cite, à titre d’exemples, les prérogatives de la tutelle, la loi de 1993 concernant le voyage des enfants mineurs, l’ouverture des comptes bancaires et autres formalités relatives à la scolarité des enfants. <em>«La femme est jusqu’à présent privée de ce droit et ceci est une atteinte à la loi»</em>, regrette-t-elle.</p>
<p><em>«Nous, les 3 femmes et 3 hommes membres de l’association, avons réalisé une enquête dans le Grand Tunis, y compris les quartiers populaires, ainsi que dans les régions de Tataouine, Kef et Monastir. Notre objectif c’est de détecter les cas d’inégalités et de discriminations, de les signaler et d’intervenir pour y remédier. Cette enquête exploratoire va nous permettre d’avoir une base de données sur le sujet et d’être en mesure, par la suite, de constituer une force de pression sur les décideurs»</em>, a encore indiqué la candidate au Prix «Women for Change», dont le combat, on l’a compris, est loin d’être terminé.</p>
<p>Une raison de plus pour soutenir sa candidature, car ce serait aussi un soutien pour ses idées et ses combats.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/10/07/prix-women-for-change-votez-khedija-el-madani-votez-la-tunisie/">Prix «Women for Change» : Votez Khedija El-Madani, votez la Tunisie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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