<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Egypte - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/egypte/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/egypte/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Mar 2026 10:54:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Egypte - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/egypte/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Football &#124; Haissem Hassan opte pour les Pharaons</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/football-haissem-hassan-opte-pour-les-pharaons/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/football-haissem-hassan-opte-pour-les-pharaons/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 10:54:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Haissem Hassan]]></category>
		<category><![CDATA[pharaons]]></category>
		<category><![CDATA[Real Oviedo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18478442</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir hésité dans le choix de sa nationalité sportive, il semble que Haissem Hassan a finalement opté pour l’Egypte. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/football-haissem-hassan-opte-pour-les-pharaons/">Football | Haissem Hassan opte pour les Pharaons</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des médias égyptiens ont confirmé dimanche 15 mars 2026 que le sélectionneur de l’équipe nationale égyptienne a officiellement invité Haissem Hassan, ailier du Real Oviedo possédant les nationalités tunisienne, égyptienne et française, à ​​rejoindre les Pharaons.</em></strong></p>



<span id="more-18478442"></span>



<p>Wassim Ahmed, membre du comité de recrutement des talents égyptiens en Europe au sein de la Fédération égyptienne de football, a expliqué que Hassan avait donné son accord officiel pour représenter l’Égypte et finalisé toutes les formalités juridiques avant son départ pour le Caire à la fin du mois.</p>



<p>Il est à noter que Hassan, né en 2002 à Bagnolet à Paris, est d&rsquo;origine nord-africaine mixte, avec un père égyptien et une mère tunisienne. Il était pressenti pour jouer pour l’équipe nationale tunisienne, mais qu’après avoir hésité dans le choix de sa nationalité sportive, il semble avoir finalement opté pour l’Egypte, dont l’équipe a la moyenne d’âge parmi les plus élevées en Afrique, et qui a besoin de sang neuf.</p>



<p>Rappelons que l’Egypte et la Tunisie prendront part à la coupe du monde Fifa 2026 qui sera joué aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.   </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/football-haissem-hassan-opte-pour-les-pharaons/">Football | Haissem Hassan opte pour les Pharaons</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/football-haissem-hassan-opte-pour-les-pharaons/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La guerre des illusions au Moyen-Orient</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/la-guerre-des-illusions-au-moyen-orient/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/la-guerre-des-illusions-au-moyen-orient/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18443057</guid>

					<description><![CDATA[<p>La guerre israélo-américaine contre l'Iran met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et internationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/la-guerre-des-illusions-au-moyen-orient/">La guerre des illusions au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des guerres qui naissent d’une nécessité stratégique, et d’autres qui prennent forme dans l’ombre des illusions. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran qui s’est ouverte semble appartenir à cette seconde catégorie. À peine déclenchée, elle révèle déjà une accumulation de certitudes fragiles, de paris stratégiques hasardeux et de doctrines héritées d’un autre temps. Washington poursuit l’objectif d’une transformation politique imposée par la force en espérant provoquer un changement de régime à Téhéran, tandis qu’Israël agit au nom d’une refonte durable de son environnement régional.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18443057"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Le Moyen-Orient a toujours été le théâtre de projets géopolitiques visant à le transformer ou le redessiner. La guerre actuelle met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et même internationales — qui, combinées, transforment un calcul de puissance en un conflit dont nul ne semble aujourd’hui maîtriser les conséquences.</p>



<p>Comme jadis l’Empire perse — vaste puissance s’étendant de l’Inde à la Méditerranée — se dressa face à l’ambition d’Alexandre Le Grand, comme l’Empire ottoman résista aux entreprises britanniques, comme l’Amérique s’est heurtée aux montagnes afghanes, l’Orient rappelle sans cesse la même leçon, qu’il n’est pas un échiquier que l’on redessine à volonté. C’est une terre ancienne, faite d’empires, de peuples et de mémoires profondes — un sable mouvant qui finit toujours par engloutir ceux qui croient pouvoir le dompter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion américaine du changement de régime par la force</h2>



<p>La première illusion est américaine. Elle s’inscrit dans une conviction que l’usage de la force provoque un changement politique rapide et fait naître spontanément des <em>«démocraties»</em> dociles.</p>



<p>Depuis l’Irak en 2003 jusqu’à la Libye en 2011, l’hypothèse implicite est la même, il suffit de frapper un régime autoritaire suffisamment fort pour le désorganiser, et les sociétés locales finiront par produire d’elles-mêmes un nouvel ordre politique plus favorable aux Etats-Unis.</p>



<p>Malgré les prétextes évoqués pour déclencher la guerre contre l’Iran, rien ne prouve que le président Trump se soucie de la démocratie ou du peuple iranien, ou des peuples d’autres pays opprimés par des autocrates ou des dictateurs dont certains comptent parmi ses amis.</p>



<p>L’idée que la décapitation du pouvoir iranien, combinée à des frappes massives et à une pression économique extrême – depuis près de cinquante ans – pourrait provoquer une crise interne majeure du régime, a constitué l’un des paris implicites de l’escalade.</p>



<p>Mais la réalité au Moyen Orient est presque inverse. Les sociétés confrontées à une attaque extérieure ont souvent tendance à se rallier à l’État, même lorsque ce dernier est contesté. En Iran, les premiers effets du conflit semblent confirmer ce schéma. Les bombardements n’ont pas provoqué l’effondrement du régime ; ils ont au contraire marginalisé l’opposition interne et renforcé le réflexe de défense nationale.</p>



<p>À cette première illusion s’en ajoute une seconde, plus lourde de conséquences, la croyance que la guerre peut rester un instrument politique contrôlable.</p>



<p>Toute stratégie militaire repose sur une hypothèse implicite de sortie. Or la confrontation actuelle révèle l’érosion profonde de la confiance iranienne dans tout processus de négociation avec les Etats-Unis. Les cycles répétés de pourparlers, brusquement interrompus par des actions militaires de Washington, ont laissé une empreinte durable, aux yeux de Téhéran, la parole américaine n’est plus crédible.</p>



<p>Dans ces conditions, toute tentative de dialogue peut être interprétée comme une manœuvre tactique plutôt que comme une véritable ouverture diplomatique.</p>



<p>Ainsi se met en place un mécanisme redouté, plus la guerre se prolonge, plus il devient difficile de trouver un interlocuteur crédible pour y mettre fin, les principaux dirigeants ayant été éliminés physiquement, le vide politique rend toute négociation non seulement improbable, mais suspecte par avance. Trump peut toujours siffler la fin de la partie, en déclarant <em>«sa»</em> victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion israélienne de remodeler le Moyen-Orient par la force</h2>



<p>Du côté israélien, l’illusion est d’une autre nature, plus ancienne et plus ambitieuse. Elle relève d’une doctrine stratégique profondément ancrée, la conviction que le pays peut, par une série d’attaques militaires décisives portées aux autres, transformer durablement son environnement régional et <em>«changer le visage du Moyen-Orient»</em>, selon la formule récurrente de Netanyahu. Cette vision remonte aux analyses formulées dans les années 1980 et 1990, depuis les réflexions d’Oded Yinon jusqu’au rapport <em>A Clean Break</em>. Elle repose sur l’idée que l’affaiblissement militaire de ce que certains qualifient d’<em>«axe de la résistance»</em> pourrait, à terme, ouvrir la voie à un nouvel équilibre régional plus favorable à Israël.</p>



<p>Dans cette lecture, le Moyen-Orient demeure marqué par la fragilité de structures étatiques souvent issues des héritages coloniaux et traversées par de profondes lignes de fracture ethniques, religieuses ou communautaires. L’hypothèse implicite est que l’exploitation ou l’accentuation de ces dynamiques internes pourrait contribuer à redessiner l’environnement géopolitique régional de manière à réduire durablement les menaces pesant sur la sécurité d’Israël.</p>



<p>Dans une telle logique, cela pourrait susciter l’inquiétude d’autres puissances régionales, qui pourraient redouter qu’une dynamique de recomposition ne finisse par affecter l’ensemble du Moyen-Orient.</p>



<p>Des États comme l’Égypte ou la Turquie, dont la stabilité repose sur des équilibres politiques et territoriaux complexes, pourraient difficilement rester indifférents à toute dynamique régionale qui banaliserait l’idée d’une recomposition des États du Moyen-Orient le long de lignes identitaires ou confessionnelles.</p>



<p>Pourtant, cette ambition porte en elle des risques abyssaux et des limites structurelles, car la supériorité technologique et aérienne peut briser des armées, paralyser des infrastructures et éliminer des chefs ; elle ne refaçonne pas les nations ni les âmes. Le risque majeur est celui du boomerang stratégique, un Iran humilié mais uni dans le martyre, un Hezbollah régénéré, une radicalisation régionale qui alimentera de nouvelles générations de résistance asymétrique.</p>



<p>Les limites sont plus profondes encore, les bombardements n’ont jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, renversé durablement un régime déterminé ni fait naître l’ordre espéré. Ils durcissent au contraire les sociétés, transforment les dictatures en symboles nationaux et épuisent l’agresseur lui-même.</p>



<p>L’histoire géopolitique est impitoyable, aucun empire n’a jamais réussi à imposer durablement sa volonté à l’Orient, par la seule force des armes.</p>



<p>Car frapper l’Iran aujourd’hui, c’est réveiller la Perse éternelle, celle qui a vu passer Cyrus, Darius, les Sassanides, les Safavides… et qui sourit encore devant les empires éphémères.</p>



<p>Le Moyen-Orient n’est pas seulement un espace stratégique ; c’est aussi un espace de mémoires, d’identités et de récits historiques profondément enracinés. Les guerres y modifient les équilibres de puissance, mais elles ne transforment pas les imaginaires collectifs qui structurent les sociétés.</p>



<p>Dans une région façonnée par des siècles de conflits et de rivalités, la paix n’est pas une concession mais l’expression la plus élevée de la stratégie. Les guerres peuvent déplacer des frontières, elles ne transforment jamais les sociétés. Seule la paix a la capacité de modifier les perceptions, de reconstruire les imaginaires politiques et de créer les conditions d’un ordre durable.</p>



<p>Dans un Moyen-Orient épuisé par les cycles de violence, la véritable audace est bien de rendre enfin possible la prochaine paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion du parapluie sécuritaire américain</h2>



<p>La guerre révèle également les failles d’un autre pilier de l’ordre régional, la sécurité garantie par des alliances avec les Etats-Unis. Depuis plusieurs décennies, les monarchies du Golfe ont construit leur stabilité autour d’un partenariat sécuritaire étroit avec les États-Unis, complété par l’acquisition de systèmes de défense avancés mais technologiquement bridés par rapport à ceux fournis à Israël.</p>



<p>Ce modèle repose sur une double hypothèse que la présence américaine dissuade les adversaires, et la technologie peut neutraliser la plupart des menaces, ce qui n’a pas été observé lors de l’attaque israélienne sur le Qatar en 2025. Mais la guerre actuelle expose les failles de cette architecture. Les bases américaines installées dans la région constituent certes un instrument de dissuasion, mais elles deviennent aussi des cibles dans un conflit ouvert. Quant aux systèmes antimissiles, ils restent confrontés à une limite de saturation ou de stock disponible localement ou produit aux Etats-Unis. Dans une guerre prolongée mêlant drones, missiles balistiques et attaques asymétriques, la défense technologique se révèle bien vulnérable que coûteuse.</p>



<p>Une autre illusion se dissipe à mesure que le conflit se prolonge qui est celle d’une guerre régionale maîtrisable. Les marchés financiers ont immédiatement réagi aux premières frappes par une volatilité brutale et des pertes massives, révélant la sensibilité extrême de l’économie mondiale à toute perturbation dans une région qui concentre encore une part importante de l’approvisionnement énergétique mondial. Les premières estimations évoquent déjà des pertes de plusieurs milliers de milliards de dollars sur les marchés internationaux dans les premiers jours du conflit, sans compter les impacts sur la croissance et l’inflation.</p>



<p>Dans un système économique profondément interconnecté, une guerre régionale au Moyen-Orient devient rapidement un choc systémique pour l’ensemble de l’économie mondiale.</p>



<p>La guerre, qui semblait au départ un calcul stratégique régional, devient ainsi un facteur d’instabilité systémique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion confessionnelle et mémoire des quatorze siècles</h2>



<p>Une autre illusion, plus ancienne et profondément enracinée, tient à la lecture confessionnelle du Moyen-Orient. Depuis quatorze siècles, la fracture entre sunnites et chiites nourrit l’imaginaire politique et alimente périodiquement, dans les Etats sunnites du Moyen Orient, la crainte d’une influence iranienne s’exerçant à travers les communautés chiites présentes. Ces dernières vivent pourtant depuis des siècles au cœur de ces sociétés — du Liban à l’Irak, du Koweït à l’Arabie Saoudite — où les loyautés nationales, sociales et politiques se révèlent bien plus complexes que ne le suggère la seule grille confessionnelle. Mais l’attaque récente de bases américaines et autres lieux dans le Golfe par l’Iran a ravivé des peurs anciennes, réveillant le spectre d’un clivage qui traverse l’histoire islamique depuis près de quatorze siècles. Ainsi, derrière l’affrontement géopolitique ressurgissent des inquiétudes historiques qui continuent de façonner les perceptions stratégiques de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion iranienne</h2>



<p>Il serait toutefois erroné de considérer que seules les Etats-Unis et Israel nourrissent des illusions stratégiques, l’Iran lui-même fonde sa stratégie sur un pari inverse, celui de la résilience. Depuis plusieurs décennies, la doctrine militaire iranienne repose sur la conviction qu’un adversaire technologiquement supérieur peut être épuisé dans une guerre longue, grâce à la profondeur territoriale, à la dispersion des infrastructures et à l’usage de moyens asymétriques. Cette stratégie n’est pas sans rationalité. Mais elle comporte elle aussi des dangers telles que la destruction progressive des infrastructures et la pression économique interne. La résilience peut prolonger une guerre mais ne garantit pas nécessairement une victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de la protection Russe ou chinoise</h2>



<p>Une autre illusion selon laquelle la Chine ou la Russie pourraient offrir aux États menacés un véritable contrepoids face à la puissance occidentale.</p>



<p>Depuis une décennie, l’affirmation de Pékin et le retour militaire de Moscou ont nourri l’idée que l’érosion de l’hégémonie américaine ouvrirait un nouvel espace pour ces puissances. Mais l’expérience récente invite à la prudence. De l’Irak à la Libye, de la Syrie au Venezuela, et aujourd’hui à l’Iran, le soutien des grandes puissances rivales de Washington reste diplomatique, économique ou technologique. Lorsque le risque d’une confrontation directe avec les États-Unis apparaît, les solidarités proclamées cèdent toujours devant les calculs stratégiques.</p>



<p>La guerre actuelle rappelle cependant une réalité constante que la Chine et la Russie ne risquent jamais une confrontation directe pour défendre des partenaires lorsque leurs intérêts vitaux ne sont pas en jeu. Ces partenariats ou alliances sont souvent solides dans les discours et beaucoup plus incertaines lorsque les risques d’escalade deviennent existentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de l’Onu comme gardienne de la paix</h2>



<p>Mais la désillusion la plus profonde concerne un autre pilier de l’ordre international contemporain, la croyance que le droit international et les institutions multilatérales pouvaient offrir une protection minimale aux États.</p>



<p>Depuis 1945, l’architecture construite autour de l’Onu portait l’ambition d’un système où la force serait, sinon abolie, du moins encadrée par des règles collectives. Pour les États l’existence d’un droit international, d’instances de médiation et d’un Conseil de sécurité chargé de préserver la paix représentait l’espoir d’un monde où la puissance brute ne serait plus l’unique arbitre des conflits. Or les guerres du XXI<sup>e</sup> siècle ont révélé l’écroulement de cet édifice normatif.</p>



<p>Les résolutions paralysées par les rivalités entre grandes puissances, les vetos successifs qui neutralisent toute action collective, ont neutralisé les mécanismes de sécurité conduisant à une Onu devenue simple observateur des crises. Là où les États les plus fragiles espéraient trouver un bouclier juridique, ils découvrent aujourd’hui un système incapable de contraindre les puissances lorsqu’elles décident d’agir.</p>



<p>Aux yeux du Sud global, le droit international n’apparaît plus comme une protection effective mais comme un langage moral incapable de résister aux logiques de puissance. Quant à l’Onu, elle ressemble aujourd’hui à une architecture diplomatique héritée d’un monde disparu.</p>



<p>L’une des conséquences les plus inquiétantes de cette évolution est le retour progressif d’un système international où la sécurité repose avant tout sur la capacité des États à se défendre eux-mêmes. Dans ce monde qui réapparaît, les garanties juridiques se révèlent inopérantes, les alliances incertaines et les institutions internationales impuissantes.</p>



<p>Lorsque les rapports de force deviennent l’arbitre des crises, l’ordre international cesse d’être véritablement juridique pour redevenir essentiellement militaire.</p>



<p>Au fond, les guerres fondées sur des illusions commencent souvent par la promesse d’une victoire rapide ou d’un nouvel ordre régional. Elles se terminent plus fréquemment par des compromis tardifs, négociés après des destructions immenses et des équilibres encore plus fragiles.</p>



<p>Le Moyen-Orient, qui a déjà vu passer tant d’empires et de projets géopolitiques, pourrait bien rappeler une fois de plus à ceux qui prétendent le transformer que la puissance militaire peut briser des États, mais qu’elle ne suffit jamais à refaçonner durablement les sociétés.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3Ggg87ATjE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/">L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/embed/#?secret=to8znjP8L8#?secret=3Ggg87ATjE" data-secret="3Ggg87ATjE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/la-guerre-des-illusions-au-moyen-orient/">La guerre des illusions au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/la-guerre-des-illusions-au-moyen-orient/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ &#124; Des présidents américains qui se ressemblent</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 06:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats Unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Heikal]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Saddam Hussein]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18445188</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, en dehors de leurs frontières  et des contraintes du droit international. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Il est inévitable que les Etats Unis dirigent les affaires du pétrole dans le monde, même en dehors des limites de leur souveraineté territoriale ou des contraintes du droit international», écrivait Georges S Walden , Pdg de Socony Vacuum en 1945.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>* &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-18445188"></span>



<p>La guerre actuelle en Iran semble émerger d’un scénario catastrophe lié aux prestations d’un président américain que son incompétence et son arrogance auraient malencontreusement conduit sur le sentier de la guerre, cornaqué par un premier ministre israélien aussi retors et cynique que piétinant allègrement le droit international.</p>



<p>Pourtant le déroulement actuel du conflit n’est pas sans évoquer un célèbre précédent, celui de la guerre du Golfe débutée avec l’invasion du Koweït en 1991 par l’armée de Saddam Hussein à la suite d’un double différend, frontalier et sur les quotas de production pétrolière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion suite à un différend pétrolier</h2>



<p>On fera abstraction du rôle du président égyptien Moubarak torpillant pour le compte de son parrain américain toute possibilité de solution pacifique. Ou bien celui du président français Mitterrand induisant en erreur les Irakiens sur les intentions américaines ; avaient-ils besoin de le croire alors qu’il était membre de la coalition internationale ?</p>



<p>La guerre selon l’auteur était évitable et Saddam Hussein était prêt à évacuer le Koweït. Mais l’administration américaine en a décidé autrement. La bataille s’était conclue début 1992 à l’issue d’une campagne aérienne massive de cinq semaines par la destruction de l’infrastructure civile, militaire, industrielle, de l’Irak, et l’armée irakienne avait subi des pertes importantes avant d’être finalement encerclée par les troupes de la coalition internationale menée par les Etats Unis d’Amérique, regroupant nombre de pays arabes, et agissant sous l’égide du Conseil de sécurité de l’Onu.</p>



<p>Néanmoins les irakiens avaient épargné suffisamment de forces pour écraser le soulèvement chiite du sud avec l’accord tacite des vainqueurs qui avant de se retirer avaient décrété une zone d’exclusion aérienne au nord instaurant un véritable réduit protégeant les milices kurdes révoltées contre le pouvoir de Bagdad. Et la Turquie plutôt frileuse quand il s’agit de Kurdes n’avait pas bronché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Invasion à la recherche d’armes imaginaires</h2>



<p>Saddam Hussein sera pris et exécuté après l’invasion et l’occupation de son pays en 2003 par les forces américaines et britanniques, survenues à l’issue de 12 années d’embargo ayant occasionné plus de morts infantiles que la guerre. N’étant pas mandatée par l’Onu, cette invasion à la recherche d’armes imaginaires dans le contexte de l’hystérie antiterroriste post-11 septembre 2001, avait été qualifiée d’illégale, et nombreux avaient été ceux qui&nbsp;avaient pensé que le président Bush Fils avait fait le travail pour Israël. On sait ce qu’il est advenu de l’occupation américaine.&nbsp;Il est néanmoins important de noter que le président Bush Père agissant dans le contexte de la libération du Koweït et du mandat de l’Onu en 1991 n(avait pas hésité à ordonner l’assassinat du président irakien, et seule la chance avait épargné à ce dernier de mourir sous les bombes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démembrement programmé de l’Iran</h2>



<p>Prétendre que l’administration américaine actuelle serait moins respectueuse du droit international, ou plus soumise au diktat du lobby sioniste que ses devancières, est d’autant plus démenti par les faits que la campagne actuelle contre l’Iran semble se dérouler selon le scénario irakien de 1991, avec la destruction du pays, et son démembrement programmé.</p>



<p>Il reste à savoir si l’Etat iranien qui en plus d’un relief propice à la résistance dispose de bien plus de moyens militaires et humains, sera capable d’imposer aux agresseurs une solution politique sauvegardant ses intérêts vitaux.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’, de Mohamed Heikal, éd. Flamingo, 400 pages, 8 février 1993.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wrAsdYBrNp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/">La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La quatrième guerre du Golfe, c’est déjà demain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/la-quatrieme-guerre-du-golfe-cest-deja-demain/embed/#?secret=qDf47tI9Uj#?secret=wrAsdYBrNp" data-secret="wrAsdYBrNp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/">‘‘Illusion of triumph. The Gulf War’’ | Des présidents américains qui se ressemblent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/illusion-of-triumph-the-gulf-war-des-presidents-americains-qui-se-ressemblent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Textile &#124; La Tunisie subit la recomposition du marché européen</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/textile-la-tunisie-subit-la-recomposition-du-marche-europeen/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/textile-la-tunisie-subit-la-recomposition-du-marche-europeen/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 08:20:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords commerciaux]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Redouane Lachgar]]></category>
		<category><![CDATA[tarifs douaniers]]></category>
		<category><![CDATA[textile]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[vêtement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18405199</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les derniers chiffres des importations européennes de vêtements montrent que la Tunisie subit la pression concurrentielle la plus forte. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/textile-la-tunisie-subit-la-recomposition-du-marche-europeen/">Textile | La Tunisie subit la recomposition du marché européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les dernières données d’<a href="https://www.linkedin.com/company/eurostat/">Eurostat</a> sur les importations européennes de vêtements pour 2024-2025 révèlent une recomposition accélérée du marché. Si les dynamiques asiatiques dominent les analyses, l’impact sur les fournisseurs africains géographiquement proches – Maroc, Tunisie, Égypte – est palpable et différencié. L’analyse de ces chiffres démontre clairement que la Tunisie subit la pression concurrentielle la plus forte.</em></strong> <em>(Photo: Usine de textile à Monastir). </em></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong><em>, à Lodz, Pologne</em><strong></strong></p>



<span id="more-18405199"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p>Commençons par les constats statistiques relatifs aux trois pays africains dans le top 10 des fournisseurs de l’Union européenne (UE). L’examen des données et des parts de marché Eurostat pour les importations européennes de vêtements correspondant aux chapitres du Système Harmonisé (couvrant respectivement les articles en bonneterie ou en tricot et les vêtements tissés et accessoires non maillé) révèle que l’Égypte émerge comme le seul acteur africain affichant une dynamique nettement positive, avec une croissance remarquable de +16,9% en valeur de ses exportations textiles vers l’UE. Une performance qui lui permet de progresser dans la hiérarchie des fournisseurs, gagnant +0,10 point de pourcentage (pp) de part de marché, passant ainsi de 0,67% à 0,77%. Bien que partant d’une base modeste, cette hausse constitue un démarrage prometteur dans un marché en recomposition.</p>



<p>À l’inverse, le Maroc enregistre un léger recul de -0,4% en valeur de ses exportations, accompagné d’une érosion marginale mais perceptible de sa position relative, avec une perte de -0,08 pp de part de marché (de 3,11% à 3,03%). Une stagnation relative, bien que moins prononcée, qui souligne une fragilisation dans un marché en croissance.</p>



<p>La Tunisie est le pays qui subit le plus fort recul (-3,6%) parmi les fournisseurs nord-africains de l’UE, entre 2024 et 2025. Ses exportations chutent significativement de -3,6% en valeur, entraînant une perte de -0,14 pp de part de marché, la faisant passer de 2,50% à 2,36%. Une érosion, sur une période aussi courte, qui signale une pression concurrentielle accrue sur ses segments traditionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Redistribution des positions concurrentielles</h2>



<p>Les chiffres sont clairs. Sur la seule année 2024-2025, la Tunisie affiche la plus forte contraction en valeur absolue (-3,6%) et la plus importante perte relative de parts de marché (-0,14 pp) parmi les trois pays d’Afrique du Nord. Le Maroc, malgré un recul très limité en valeur (-0,4%), voit aussi sa position se fragiliser dans un marché qui croît globalement, mais profite davantage aux géants asiatiques et à l’Égypte. Parlons, justement, de l’Égypte : bien que partant de très loin, ce pays est le seul du trio à tirer véritablement son épingle du jeu sur cette période, affichant une dynamique positive robuste.</p>



<p>Redouane Lachgar, professionnel marocain associé au secteur textile et habillement, insiste : <em>«Nous ne sommes plus dans une simple fluctuation annuelle. Nous observons une redistribution graduelle des positions concurrentielles»</em>. Une redistribution qui profite massivement à l’Asie du Sud et du Sud-Est : Bangladesh (+5,9%, +0,78 pp), Inde (+7,9%, +0,27 pp), Pakistan (+9,7%, +0,30 pp), Cambodge (+14,5%, +0,54 pp). Même la Chine, géant incontesté mais sous pression, parvient à une légère croissance (+1,2%) malgré une petite perte de part de marché (-0,27 pp).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une phase de réalignement stratégique </h2>



<p>Le facteur structurant majeur identifié est l’impact des accords commerciaux récents. L’accord de libre-échange UE-Inde, récemment finalisé, prévoit explicitement une réduction progressive des droits de douane sur le textile et l’habillement.</p>



<p>En parallèle, les États-Unis ont renforcé leurs cadres avec l’Inde&nbsp;et le&nbsp;Bangladesh, incluant des allègements tarifaires textiles. Des dispositifs qui améliorent la compétitivité-prix de ces pays sur le marché européen, accélérant un basculement structurel déjà amorcé par leurs coûts de production et leurs capacités industrielles.</p>



<p>Disons que la redistribution des positions concurrentielles n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle et accélérée par la géopolitique commerciale. Le commerce textile mondial entre dans une phase de réalignement stratégique.</p>



<p>La Tunisie, avec le recul le plus marqué en valeur et en parts parmi ses pairs africains directs sur 2024-2025, en est le premier impacté. Le Maroc, bien que plus résistant, voit sa position stagnante devenir relativement plus fragile face au&nbsp;bond en avant de l’Égypte et surtout des géants asiatiques boostés par les accords des exportations avec l’UE.</p>



<p>Cette analyse sur la régression des exportations nord-africaines de vêtements vers l’UE suscite plusieurs interrogations sur l’écroulement de l’industrie tunisienne du textile, jadis secteur clé de l&rsquo;économie tunisienne, pourvoyeur de main d’œuvre et de devises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Opérateurs et responsables aux abonnés absents</h2>



<p>Que font les opérateurs privés du secteur qui voient ainsi leurs positions continuellement grignotées ? Où sont les responsables gouvernementaux pour promouvoir l’exportation de nos vêtements ? Le Cepex, le ministère de l’Industrie, la Fédération tunisienne de textile-habillement… Que font tous ces hauts responsables qui dépensent l’argent du contribuable dans des soi-disant voyages de promotion pas toujours utiles ou rentables ? Pourquoi n’écoutent-ils pas un citoyen tunisien résidant à l’étranger, qui connait très bien le marché de son pays de résidence, la Pologne en l’occurrence, pays de 37 millions d’habitants et qui abrite un mégacentre de textile, l’un des plus grands au monde, visité par 4000 clients, locaux et étrangers, par jour ?</p>



<p>Voilà un autre secteur qui va mal, tout comme ceux du tourisme, de l’huile, des dattes et des produits de la mer. Mais que fait-on pour les sauver d’une débandade qui ne fait que commencer&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>UE – Importations de vêtements 2024 -2025&nbsp;:&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Pays d’Afrique du Nord (+ Turquie)</strong></p>



<p>Égypte : +16,9 %</p>



<p>Maroc : -0,4 %&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>Tunisie: -3,6 %&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>Turquie : -10,8 %</p>



<p><strong>Pays asiatiques :</strong></p>



<p>Cambodge : +14,5 %</p>



<p>Pakistan : +9,7 %</p>



<p>Inde : +8,0 %</p>



<p>Bangladesh : +6,0 %</p>



<p>Chine : +1,2 %</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <strong><em><a href="https://www.linkedin.com/company/eurostat/">Eurostat</a></em></strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LYKyHHxqwi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/31/les-occasions-perdues-du-textile-habillement-tunisien/">Les occasions perdues du textile-habillement tunisien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les occasions perdues du textile-habillement tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/31/les-occasions-perdues-du-textile-habillement-tunisien/embed/#?secret=4xxjcjiT51#?secret=LYKyHHxqwi" data-secret="LYKyHHxqwi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/textile-la-tunisie-subit-la-recomposition-du-marche-europeen/">Textile | La Tunisie subit la recomposition du marché européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/textile-la-tunisie-subit-la-recomposition-du-marche-europeen/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:12:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Al-Charaa]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18404943</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'Arabie saoudite entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction de la Syrie détruite par 15 ans de guerre civile. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/">L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après avoir œuvré à introduire le nouveau président syrien Ahmed Al-Charaa au sein de la communauté internationale, à organiser sa première <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/al-charaa-a-la-maison-blanche-la-syrie-dans-le-giron-americain/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rencontre avec le président américain Donald Trump</a> à Riyad en mai 2025, à peser pour que les sanctions internationales imposées à la Syrie soient levées, voilà que l&rsquo;Arabie saoudite investit une somme conséquente dans l’économie syrienne qui en a cruellement besoin. Riyad entend être un acteur de premier plan dans le processus de reconstruction du pays du Levant détruit par quinze ans de guerre civile. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18404943"></span>



<p>Alaa Shahine Salha, chercheur au Saudi Research &amp; Media Group et chroniqueur économique pour <em>Asharq Business</em> (partenaire de <em>Bloomberg</em> au Moyen-Orient) s’est penché sur le sujet dans le média américain <a href="https://www.semafor.com/article/02/16/2026/saudi-arabias-delicate-long-game-in-syria" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semafor</a>. Il considère que l’annonce par l’Arabie saoudite d’un investissement de 5,3 milliards de dollars via certaines de ses entreprises les plus importantes dans les secteurs des télécommunications, de l’aviation et des infrastructures hydrauliques en Syrie ne suffira probablement pas à elle seule à changer la donne dans un pays ravagé par la guerre. Il estime que le montant en lui-même n’est pas l’essentiel. </p>



<p>Ce qui importe davantage c’est que cette annonce s’inscrit dans un plan plus vaste visant à mener à bien l’un des projets de reconstruction nationale les plus complexes au monde depuis l’invasion américaine de l’Irak il y a plus de vingt ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Endiguer le trafic de drogue</h2>



<p>L’intérêt de l’Arabie saoudite à soutenir la nouvelle administration de Damas est facile à comprendre. La destitution de Bachar Al-Assad a anéanti un pilier essentiel de l’influence régionale iranienne. Le Royaume ainsi que d’autres pays se sont empressés de combler ce vide. L’une des priorités saoudiennes était également d’endiguer le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/26/en-syrie-la-guerre-contre-le-captagon-est-loin-detre-gagnee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trafic de drogue</a> illicite que le régime d’Assad, véritable narco-État, produisait et faisait transiter dans le Golfe. L’Onu affirme que ce trafic a été fortement perturbé et un responsable syrien déclare qu’il est <em>«pratiquement à l’arrêt»</em>.</p>



<p>Cependant, l’ampleur de la tâche est trop importante pour que les États du Golfe puissent l’assumer seuls, ce qui explique l’empressement de Riyad, dès le départ, à impliquer les puissances mondiales et les institutions financières internationales.</p>



<p>Les besoins de reconstruction de la Syrie sont colossaux, quel que soit le critère retenu. Selon l’estimation prudente de la Banque mondiale, ils s’élèvent à 216 milliards de dollars. Ce montant est comparable aux dépenses engagées pour la reconstruction de l’Irak après la chute de Saddam Hussein et dépasse même, au regard des normes actuelles, le plan Marshall américain pour la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p>Trouver des précédents inspirants dans la région environnante n’offre guère de raisons d’être optimiste. Les États-Unis n’ont pas réussi à reconstruire l’Afghanistan après leur invasion suite aux attentats du 11 septembre. Ils ont également aggravé la situation en Irak, laissant le pays sombrer dans des années de violence brutale, de mauvaise gestion et de corruption. La reconstruction du Liban après la guerre civile (1975-1990) a été alimentée par une vague d’emprunts effrénée qui a finalement abouti à une impasse dans un pays miné par une corruption endémique, un climat politique délétère et des conflits récurrents avec Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les piliers de la reconstruction </h2>



<p>Des discussions avec des responsables syriens et saoudiens, ainsi qu’avec des organisations internationales impliquées dans le dossier ou étroitement liées à celui-ci, ont permis de dresser un tableau réaliste des défis à relever : un contexte politique instable, des infrastructures massivement détruites et un état catastrophique des institutions syriennes. Ceci explique peut-être la prudence des acteurs de la reconstruction de la Syrie.</p>



<p>Cette approche repose sur quatre piliers essentiels :</p>



<p><strong>&#8211; La sécurité avant tout :</strong> le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique est une condition préalable à toute autre initiative.</p>



<p><strong>&#8211; La levée des sanctions pour stimuler la croissance </strong>: la levée des sanctions internationales l&rsquo;an dernier a été obtenue en grande partie grâce aux pressions saoudiennes et devrait entraîner une croissance économique à deux chiffres en 2026, à mesure que la Syrie renoue avec le reste du monde.</p>



<p><strong>&#8211; L’État doit fonctionner </strong>: le renforcement des capacités des principales institutions économiques syriennes, notamment le ministère des Finances et la Banque centrale, est désormais une priorité pour le Fonds monétaire international.</p>



<p><strong>&#8211; Évaluer les dégâts, puis mobiliser les financements</strong> : une cartographie précise des besoins de reconstruction est essentielle pour mobiliser l’aide internationale.</p>



<p>Tel est le plan. Rien n’est garanti, car la stratégie comporte de multiples risques susceptibles de compromettre le redressement à chaque étape.</p>



<p>Par exemple, si le gouvernement du président Ahmed Al-Charaa est parvenu à réduire le niveau global de violence, des flambées de violence communautaire ont persisté. Les pays du Golfe, et le reste du monde, préfèrent traiter avec un homme fort capable d’imposer les réformes nécessaires par la force, contrairement à la situation au Liban voisin, par exemple. Cependant, force est de constater qu’Al-Charaa ne contrôle pas encore totalement le territoire syrien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bilans mitigés des <em>«hommes forts»</em></h2>



<p>De plus, les bilans des <em>«hommes forts»</em> en matière de gestion économique ne sont guère glorieux. Alaa Shahine Salha estime que sous la présidence d’Abdelfattah Al-Sissi, ancien chef militaire, les performances économiques de l’Égypte ont été mitigées et ont contraint le pays à solliciter deux importants plans de sauvetage auprès du FMI.</p>



<p>À cela s’ajoutent les risques liés à l’économie politique. Des experts comme Yezid Sayigh du Carnegie Middle East Center ont averti que des accords d’investissement sans plan de relance transparent pourraient reproduire le capitalisme de connivence qui prévalait sous Assad.</p>



<p>Néanmoins, des sources saoudiennes et des responsables internationaux semblent plus optimistes concernant l’évolution de la situation. Riyad met davantage l’accent sur la reconstruction des institutions étatiques et insiste pour que les financements de grande envergure soient étroitement surveillés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oS0OQx4bYI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/">Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : une course à l’influence entre l’Arabie saoudite et la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/11/syrie-une-course-a-linfluence-entre-larabie-saoudite-et-la-turquie/embed/#?secret=fjZQbHtc3Z#?secret=oS0OQx4bYI" data-secret="oS0OQx4bYI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/">L’Arabie saoudite investit dans la reconstruction de la Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/larabie-saoudite-investit-dans-la-reconstruction-de-la-syrie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La «Dame» Oum Kalthoum</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/la-dame-oum-kalthoum/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/la-dame-oum-kalthoum/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 08:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Kawkab al-charq]]></category>
		<category><![CDATA[Marwan Hamed]]></category>
		<category><![CDATA[Oum Kalthoum]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18394295</guid>

					<description><![CDATA[<p>Oum Kalthoum était une femme orientale moderne et dotée d'une forte personnalité, mais sobre et sans excès. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/la-dame-oum-kalthoum/">La «Dame» Oum Kalthoum</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘El-Sett’’ ou «La Dame» est le titre d’un film biographique de Marwan Hamed sorti en 2025 et consacré à la diva égyptienne Oum Kalthoum, également surnommée «Kawkab al-charq» (Star du monde arabe).</em></strong></p>



<p><strong>Jamila Ben Mustapha *</strong></p>



<span id="more-18394295"></span>



<p>Oum Kalthoum est issue de la campagne égyptienne et n’a pas bénéficié d’un enseignement moderne, ayant connu seulement l’école coranique.</p>



<p>Elle n’aurait peut-être pas eu un destin aussi grand si elle n’avait pas été encouragée par son père à l’art du chant, même si son répertoire appartenait, tout d’abord, au domaine religieux.</p>



<p>Elle est l’exemple d’une femme dont le destin originel était d’être connue seulement dans son propre pays et les autres pays arabes. Voilà pourtant que, lors de sa venue à Paris en 1967, même le général de Gaulle lui exprime son admiration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une modernité assumée mais sobre</h2>



<p>Elle a aussi contribué à dissocier le métier de chanteuse de celui de femme légère, à le rendre respectable, une des preuves de cela étant qu’elle était toujours correctement vêtue et évitait les robes décolletées. Mais d’un autre côté, elle a appartenu à une époque où les femmes, même traditionnelles, ne se sentaient pas obligées d’être voilées.</p>



<p>Un trait frappant de sa modernité et d’expression de sa forte personnalité est qu’elle a longtemps refusé de se marier à un moment où la société égyptienne était encore plus traditionnelle que maintenant. Pourtant, comme le montre le film, elle ne manquait pas de prétendants. Elle ne l’a fait qu’à un âge tardif, vers la cinquantaine, en épousant son médecin. Plus encore, à un moment où le destin de la femme était d’être avant tout, épouse mais aussi mère, elle n’a pas du tout cherché à avoir des enfants.</p>



<p>Le parcours de Oum Kalthoum&nbsp;révèle finalement celui d’une personnalité féminine complexe qui renferme autant de traits traditionnels que modernes.</p>



<p><em>* Auteure.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/la-dame-oum-kalthoum/">La «Dame» Oum Kalthoum</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/22/la-dame-oum-kalthoum/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[British Museum]]></category>
		<category><![CDATA[Cananéens]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Husam Zomlot]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Judée]]></category>
		<category><![CDATA[Juifs sionistes]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Phéniciens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18377030</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Grande-Bretagne cherche à supprimer le terme de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/">Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Israël et son lobby tentaculaire poursuivent la Palestine et les Palestiniens partout et la bataille concerne aussi les lieux qui veillent sur la mémoire de l’humanité mais ces lieux, hélas, peuvent capituler face à cette pression comme c’est le cas du British Museum, l’un des musées les plus importants du monde, qui tombe aujourd’hui très bas, en bannissant le terme «Palestine». C’est ce qu’on appelle le révisionnisme historique.&nbsp;Non contente d’avoir livré la terre de Palestine, qu’elle occupait, à une poignée de juifs sionistes et d’avoir aidé à chasser des millions de Palestiniens de leur terre, la Grande-Bretagne cherche aujourd’hui à supprimer le terme même de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens. Il faut dire que la Perfide Albion n’est pas à un génocide près&nbsp;! &nbsp;</em></strong><em>(Photo : La galerie de sculptures égyptiennes du British Museum, où l&rsquo;étiquetage a été révisé pour pervertir l&rsquo;Histoire.)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18377030"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.telegraph.co.uk/news/2026/02/14/british-museum-removes-palestine-references-from-ancient-mi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daily Telegraph</a>, le British Museum de Londres a retiré le nom <em>«Palestine»</em> de ses salles et galeries sur le Proche-Orient ancien.</p>



<p>L’institution a justifié ce retrait, qui figurait sur certaines cartes et étiquettes, en affirmant que le terme avait perdu sa neutralité initiale et que cette décision faisait suite à des plaintes. Le journal britannique ajoute que des cartes et des panneaux d’information sur l’Égypte antique et les navigateurs phéniciens désignaient la côte orientale de la Méditerranée sous le nom de <em>«Palestine»</em> et décrivaient certains peuples <em>«comme étant d’origine palestinienne»</em>. Et c’est cette réalité historique que le musée a cru devoir étouffer après avoir reçu des plaintes concernant l’utilisation <em>«rétroactive»</em> du terme Palestine pour désigner des régions et des civilisations antérieures à sa création.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Britanniques complices du génocide des Palestiniens</h2>



<p>Les responsables du musée ont affirmé que le mot était <em>«dénué de sens»</em> en tant que terme historico-géographique. Le terme <em>«Palestine»</em> a déjà été retiré des expositions égyptiennes et des mesures sont prises pour éviter qu’il n’apparaisse de manière historiquement inappropriée sur d’autres panneaux d’information. Le journal affirme que ces changements font suite à des études publiques et aux inquiétudes exprimées par l’association <em>«Avocats pour Israël»</em>.</p>



<p>Dans une lettre adressée à Nicholas Cullinan, directeur du musée, l’association a fait valoir que <em>«l’utilisation rétroactive d’un seul nom –Palestine– pour désigner l’ensemble de la région, à travers les millénaires, efface les évolutions historiques et crée une fausse impression de continuité. Cela a le double effet d’occulter les royaumes d’Israël et de Juda, apparus vers 1000 avant notre ère, et de présenter à tort les origines des Israélites et du peuple juif comme descendants de Palestine. La terminologie employée dans les expositions mentionnées ci-dessus suggère l’existence d’une seule et même région antique contiguë appelée Palestine»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>Telegraph</em> souligne que la région bordant la côte orientale de la mer Méditerranée a porté plusieurs noms. L’un des plus anciens et des plus importants est Canaan, les Cananéens étant mentionnés dans des textes anciens datant d’environ 1500 avant notre ère. La région fut souvent contrôlée par des puissances mineures, notamment les Philistins, et une inscription égyptienne datant de 1200 avant notre ère contient l’une des plus anciennes mentions d’un royaume appelé <em>«Israël»</em>. Plusieurs siècles plus tard, un texte assyrien mentionne <em>«Juda»</em> pour la première fois.</p>



<p>Les Grecs désignaient plus tard le territoire comme le pays des Phéniciens, correspondant à l’actuel Liban. L’historien Hérodote est considéré comme le premier à mentionner la Palestine au V<sup>e</sup> siècle avant J.-C. Ce terme fut ensuite employé pour désigner une province des empires romain et byzantin.</p>



<p>La région fut arabisée après la conquête islamique du VII<sup>e</sup> siècle après J.-C. À la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, le terme Palestine devint un terme géographique courant et neutre pour désigner le Levant méridional mais le musée reconnaît aujourd’hui qu’il a perdu sa neutralité originelle.</p>



<p>Le <em>Telegraph</em> indique que l’utilisation par le musée d’un mot à la connotation spécifique, moderne et politique a suscité des inquiétudes dans une exposition sur l’Égypte couvrant la période d’environ 1700 à 1500 avant J.-C.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Génocide des Palestiniens et falsification de leur histoire &nbsp;</h2>



<p>L’exposition décrivait les Hyksos, originaires du delta du Nil, comme étant <em>«d’origine palestinienne»</em>. L’attention a également été attirée sur une carte du Nouvel Empire qui utilisait le même terme géographique et décrivait les forces égyptiennes comme <em>«dominant la Palestine»</em>. La civilisation phénicienne était également décrite comme étant centrée en Palestine.</p>



<p>Il semblerait que la mention <em>«d’origine palestinienne»</em> ait été remplacée par <em>«d’origine cananéenne»</em> sur la tablette des Hyksos. Le musée a promis d’autres modifications dans le cadre de son plan directeur de réaménagement et de restauration, qui seront mises en œuvre dans les années à venir. Chaque peinture fait l’objet d’un examen individuel.</p>



<p>Un porte-parole du British Museum a déclaré: <em>«Pour les galeries présentant des cartes du Moyen-Orient montrant d’anciennes régions culturelles, le terme ‘‘Canaan’’ désigne le Levant méridional à la fin du II<sup>e</sup> millénaire avant notre ère. Nous utilisons la terminologie de l’Onu sur les cartes montrant les frontières actuelles, telles que Gaza, la Cisjordanie, Israël et la Jordanie, et nous utilisons le terme ‘‘Palestinien’’&nbsp; comme identifiant culturel ou ethnographique lorsque cela est pertinent»</em>.</p>



<p>L’ambassade de l’État de Palestine au Royaume-Uni a exprimé, dans un communiqué publié lundi 16 février 2026, sa vive préoccupation face aux informations selon lesquelles le British Museum aurait subi des pressions pour retirer, remettre en question ou restreindre l’utilisation du terme <em>«Palestine»</em> dans ses galeries.</p>



<p>Le communiqué ajouté que les tentatives visant à discréditer le nom même de <em>«Palestine»</em> risquent de contribuer à un climat plus général qui normalise le déni de l’existence palestinienne, à l’heure où le peuple palestinien de Gaza est victime d’un génocide et où ses compatriotes palestiniens de Cisjordanie subissent un nettoyage ethnique, une annexion et des violences d’État.</p>



<p>L’ambassadeur Husam Zomlot a par ailleurs déclaré :<em> «Les institutions culturelles ne doivent pas devenir des tribunes de campagnes politiques. La Palestine existe. Elle a toujours existé. Et elle existera toujours»</em>. Il a d’ailleurs contacté le British Museum et les autorités britanniques compétentes afin d’aborder ces préoccupations et de garantir le respect de l’indépendance scientifique et muséologique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pAD98ksrDD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/palestine-l-genocide-humain-a-gaza-genocide-academique-aux-etats-unis/">Palestine l Génocide humain à Gaza, génocide académique aux Etats-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Palestine l Génocide humain à Gaza, génocide académique aux Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/palestine-l-genocide-humain-a-gaza-genocide-academique-aux-etats-unis/embed/#?secret=AUgADL3R9F#?secret=pAD98ksrDD" data-secret="pAD98ksrDD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/">Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tourisme &#124; Le Maroc surclasse les destinations sud-méditerranéennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/tourisme-le-maroc-surclasse-les-destinations-sud-mediterraneennes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/tourisme-le-maroc-surclasse-les-destinations-sud-mediterraneennes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CAN 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Fatim-Zahra Ammor]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18321409</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Maroc confirme sa position de première destination touristique au sud de la Méditerranée, loin devant l'Egypte et la Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/tourisme-le-maroc-surclasse-les-destinations-sud-mediterraneennes/">Tourisme | Le Maroc surclasse les destinations sud-méditerranéennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 2025, le Maroc a enregistré une performance touristique historique avec&nbsp;19,8 millions&nbsp;d’arrivées, marquant une progression de 14 % par rapport à 2024. Le Royaume confirme sa position de première destination africaine, se rapprochant du seuil des 20 millions de visiteurs, soutenu par la diversification de l’offre et le renforcement des liaisons aériennes.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18321409"></span>



<p>Cette hausse spectaculaire est le fruit des investissements effectués dans le cadre de la Feuille de route 2023-2026 et de la montée en puissance de la connectivité aérienne et de la promotion internationale. Elle confirme la solidité de la reprise post pandémie et l’attractivité croissante du Maroc sur les marchés internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une stratégie claire et structurée</h2>



<p>Le ministère marocain du Tourisme souligne que cette performance n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une stratégie claire et structurée, reposant sur deux piliers décisifs, à savoir&nbsp;la connectivité aérienne&nbsp;et&nbsp;la promotion internationale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le&nbsp;renforcement de la connectivité aérienne&nbsp;a joué un rôle central, avec l’ouverture de nouvelles lignes, l’augmentation des fréquences et une meilleure desserte des principales villes touristiques. Parallèlement, les efforts de&nbsp;promotion internationale,&nbsp;déployés sur des marchés stratégiques, ont permis de renforcer la visibilité du Maroc et&nbsp;de diversifier ses bassins émetteurs.</p>



<p>Le pays a également misé sur l’enrichissement de l’offre touristique, avec des produits plus variés allant du tourisme culturel au tourisme sportif, en passant par l’écotourisme et les expériences premium. Cette diversification contribue à attirer des profils de visiteurs plus larges et à allonger la durée moyenne de séjour.</p>



<p>Pour la ministre du Tourisme Fatim-Zahra Ammor, les résultats exceptionnels de 2025 illustrent également le&nbsp;potentiel remarquable de la destination Maroc, tant en termes de diversité que de compétitivité internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coup de pouce de la CAN 2025</h2>



<p>La dynamique positive ne montre aucun signe de ralentissement et l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025), un événement d’envergure continentale, a permis d’attirer un afflux supplémentaire de visiteurs au cours du mois de décembre. Avec un tel rythme de croissance, le Maroc ambitionne de dépasser encore davantage son record et de consolider sa position parmi les destinations touristiques les plus attractives au monde, loin devant ses concurrents au sud de la Méditerranée, notamment l’Egypte, la Tunisie et la Jordanie.</p>



<p>Cette dynamique s’est également accompagnée de recettes touristiques records, ayant atteint&nbsp;124 milliards de Dirhams à fin novembre 2025, soit 13,6 milliards de dollars, enregistrant une hausse de 19% par rapport à la même période de 2024, et confirmant le rôle du tourisme comme moteur de croissance économique au niveau national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison entre la Tunisie et le Maroc</h2>



<p>En 2025, la Tunisie a accueilli 11 millions de visiteurs, soit une hausse de plus de 10% par rapport à 2024. Ces entrées touristiques ont généré des recettes 8 milliards de dinars tunisiens (environ 2,7 milliards de dollars), soit une hausse de 6,5% par rapport à 2024, selon les indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT).</p>



<p>Comparativement, le Maroc a accueilli près du double de visiteurs (19,8 millions) et réalisé des recettes touristiques 4 à 5 fois plus importantes que celles la Tunisie (13,6 milliards de dollars).</p>



<p>Ces chiffres prouvent que les maux du tourisme tunisien sont loin d’être résolus et que les cocoricos lancés de temps en temps par les responsables tunisiens ne se justifient pas au regard des performances réelles réalisées par le pays.</p>



<p>Quand on sait qu’il y a une vingtaine d’années, la Tunisie était le premier pays touristique au sud de la Méditerranée, devant la Jordanie, le Maroc et l’Egypte, en termes de visites et de recettes, on mesure les retards accumulés par le secteur et l’absence de réactivité des autorités pour les rattraper.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="udWrBEW0nl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/recit-de-voyage-en-tunisie-dun-marocain-curieux/">Récit de voyage en Tunisie d’un Marocain curieux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Récit de voyage en Tunisie d’un Marocain curieux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/10/recit-de-voyage-en-tunisie-dun-marocain-curieux/embed/#?secret=ZVOpi8xpJq#?secret=udWrBEW0nl" data-secret="udWrBEW0nl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/tourisme-le-maroc-surclasse-les-destinations-sud-mediterraneennes/">Tourisme | Le Maroc surclasse les destinations sud-méditerranéennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/tourisme-le-maroc-surclasse-les-destinations-sud-mediterraneennes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>14</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 07:50:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Attaf]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bill Bazzi]]></category>
		<category><![CDATA[David Linfield]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Massad Boulos]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ali Nafti]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18297091</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se propose d’accueillir une conférence, où les Libyens pourront choisir les solutions les plus appropriées pour leur pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/">La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La volonté de la Tunisie d’accueillir des réunions de haut niveau avec la participation de toutes les parties prenantes libyennes afin de promouvoir un cadre global et inclusif pour une solution politique à la crise dans ce pays est soutenue par les parties états-uniennes et nord-africaines.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-18297091"></span>



<p><em>«Seuls les Libyens sont capables de déterminer leurs propres choix, conformément à la volonté du peuple libyen»</em>, a déclaré le président de la république Kaïs Saïed, selon un communiqué du Palais de Carthage publié le 26 janvier 2026. La Tunisie qui propose sa médiation entre les parties à la crise libyenne, offre d’accueillir un processus inclusif afin que <em>«les Libyens puissent librement choisir leur avenir»</em>, a ajouté Saïed, qui a souligné, lors de deux rencontres distinctes, le même jour, avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et son homologue égyptien, Badr Abdelatty, que la Tunisie <em>«possède toutes les capacités et l’expertise nécessaires pour traduire la volonté du peuple libyen en réalité»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une conférence inter-libyenne à Tunis</h2>



<p>S’adressant au ministre algérien, Saïed a réaffirmé la position adoptée par la Tunisie depuis 2020, selon laquelle <em>«la solution à la crise en Libye ne peut être que libyenne-libyenne»</em>. Le chef de l’État a également noté que <em>«l’internationalisation des questions nationales ne fait que les compliquer davantage », précisant que «les consultations sont importantes, mais elles ne constituent pas une fin en soi, mais plutôt un outil pour aider le peuple libyen à réaliser ses aspirations, car il est le seul à pouvoir décider de son propre destin sans ingérence extérieure». Le chef de l&rsquo;État a expliquéà Attaf que, selon lui, « seuls les Libyens sont capables de prendre leurs propres décisions conformément à la volonté du peuple libyen », réaffirmant « l&rsquo;engagement de la Tunisie envers l&rsquo;unité, la sécurité et la stabilité de la Libye ».</em></p>



<p><em>Le peuple libyen est «capable de construire lui-même l&rsquo;avenir qu&rsquo;il souhaite», a déclaré le président tunisien, recevant le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelaty, au palais présidentiel de Carthage. Il a confirmé que la situation en Libye est «une question exclusivement nationale, et non internationale». Selon le président tunisien Saïed, «l&rsquo;administration en place depuis 2011 n’a pas répondu aux aspirations du peuple libyen en matière de sécurité, d’unité et de stabilité». Dans ce contexte, le chef de l&rsquo;État a réaffirmé «la volonté de la Tunisie d’accueillir une conférence inclusive, où les Libyens pourront librement choisir les solutions qu&rsquo;ils jugent les plus appropriées»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18297153" style="aspect-ratio:1.9034257101779783;width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Ali-Nafti-Mohammed-Ali-Nafti-Bill-Bazzi.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Les Etats-Unis à la manœuvre</h2>



<p>L’importance de trouver une solution politique interne en Libye, par le consensus et le dialogue entre les différentes composantes de la scène politique, était également au cœur des discussions entre le ministre des Affaires étrangères, Mohammed Ali Nafti, et le conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes, le Moyen-Orient et l’Afrique, Massad Boulos, le 26 janvier, lors d’une visite officielle en Tunisie après des passages à Tripoli et Benghazi.</p>



<p>La Tunisie, selon un communiqué de presse, a confirmé <em>«son engagement à continuer de soutenir les efforts visant à parvenir à l&rsquo;accord politique nécessaire en Libye»</em>.</p>



<p>Dans ce contexte, M. Boulos a exprimé son soutien à la réunion du Mécanisme consultatif tripartite sur la Libye avec l’Égypte et l’Algérie. Kyle Liston, secrétaire d’État adjoint par intérim pour l’Afrique du Nord et la péninsule arabique, David Linfield, chef de cabinet de M. Boulos, et Bill Bazzi, ambassadeur des États-Unis en Tunisie, ont participé à cette réunion. Suite à l’arrivée récente de l’ambassadeur Bill Bazzi à Tunis, <em>«les États-Unis se réjouissent de renforcer leur coopération économique et sécuritaire avec la Tunisie et de travailler ensemble à la recherche de solutions aux défis régionaux»</em>, a déclaré le conseiller du président Trump dans un message publié sur X, avant de quitter Tunis pour Alger.</p>



<p>Par ailleurs, Nafti, Attaf et Abdelatty ont publié une déclaration commune à l’issue de la réunion tripartite qui s’est à Tunis, en présence de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Libye et cheffe de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (Manul), Hannah Tetteh.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Unité territoriale et protection des ressources</h2>



<p>Dans leur déclaration, les trois ministres ont souligné que <em>«l’intérêt suprême de la Libye et des Libyens est au cœur du processus tripartite, qui vise à soutenir et à renforcer tous les efforts régionaux et internationaux pour répondre aux aspirations du peuple libyen grâce à une solution politique globale garantissant l’unité du territoire et la protection des ressources nationales»</em>. Ils ont réaffirmé que <em>«la pleine appropriation du processus politique par le peuple libyen est un principe fondamental et inviolable, et que la solution doit être menée par les Libyens, sans exclure aucune partie»</em>. Ils ont précisé que l’objectif ultime est de <em>«construire un État uni doté d’institutions stables, capable d’assurer la sécurité, le développement et la prospérité, ainsi que de préserver les ressources du pays»</em>.</p>



<p>Plus précisément, Nafti, Attaf et Abdelatty ont appelé toutes les parties libyennes à <em>«privilégier le dialogue, à surmonter les divisions et à œuvrer pour l’unification des institutions militaires et de sécurité»</em>, tout en soutenant les travaux du Comité militaire conjoint.</p>



<p>Les ministres tunisien, algérien et égyptien ont également appelé à <em>«intensifier les efforts pour organiser des élections présidentielles et législatives simultanées, mettre fin aux divisions et renforcer les institutions de l&rsquo;État »</em>.</p>



<p>La déclaration en douze points souligne la nécessité de préserver la Libye des rivalités régionales et internationales et de rejeter toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures, afin de permettre aux Libyens de définir et d’approuver librement leurs propres accords. Dans ce contexte, l’appel au retrait des mercenaires et des combattants étrangers de tout le territoire libyen a été réitéré. Les ministres ont également exprimé leur volonté de <em>«consulter les dirigeants libyens»</em> et ont insisté sur l’importance de <em>«renforcer les liens économiques internes pour favoriser un développement socio-économique global»</em>, créant ainsi un <em>«environnement propice» </em>à la conclusion d&rsquo;un accord politique.</p>



<p>Enfin, la déclaration souligne que <em>«la sécurité et la stabilité de la Libye sont étroitement liées à la sécurité arabe et à la stabilité de la région sahélienne»</em>, et appelle à une intensification des consultations et de la coordination régionales.</p>



<p>Les ministres des trois pays voisins de la Libye ont également réitéré la nécessité d’un <em>«plan d’action clair pour une solution politique libyenne-libyenne sous les auspices des Nations Unies, avec des phases définies et intégrant toutes les mesures pratiques demandées par le peuple libyen»</em>.</p>



<p>La volonté de la Tunisie d’accueillir des réunions de haut niveau avec la participation de toutes les parties prenantes libyennes afin de promouvoir un cadre global et inclusif pour une solution politique à la crise a également été saluée.</p>



<p>La Libye demeure plongée dans une profonde instabilité politique et institutionnelle, caractérisée par la présence de deux centres de pouvoir parallèles et parfois opposés, l’un à l’ouest (Tripoli) et l’autre à l’est du pays (Benghazi), et par l’absence d’une autorité centrale unifiée. Le processus politique mené par l’Onu progresse lentement, tandis que les groupes armés, les acteurs extérieurs et les intérêts régionaux continuent d’influencer le paysage sécuritaire. Malgré des périodes de calme relatif, des tensions latentes persistent, de même que des difficultés à organiser des élections nationales et un équilibre fragile qui rend incertaine la voie vers une stabilisation durable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/">La Tunisie cherche à faciliter une solution politique en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/28/la-tunisie-cherche-a-faciliter-une-solution-politique-en-libye/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tourisme &#124; Maroc et Égypte, destinations phares en Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/tourisme-maroc-et-egypte-destinations-phares-en-afrique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/tourisme-maroc-et-egypte-destinations-phares-en-afrique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 07:58:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18257880</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec respectivement 19,8 et 19 millions d’arrivées en 2025, le Maroc et l'Egypte sont en tête du tourisme en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/tourisme-maroc-et-egypte-destinations-phares-en-afrique/">Tourisme | Maroc et Égypte, destinations phares en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Maroc et l’Égypte ont connu un afflux touristique record en 2025, grâce notamment à de nouvelles liaisons aériennes et des investissements soutenus dans les infrastructures touristiques, qui ont contribué à conforter leur position de destinations les plus prisées du continent africain.</em></strong></p>



<span id="more-18257880"></span>



<p>Le Maroc a enregistré quelque 19,8 millions d’arrivées, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente, tandis que le nombre de visiteurs en Égypte a bondi de 21 % pour atteindre 19 millions.</p>



<p>Ces performances sont à comparer avec les 11 millions de visiteurs dont la Tunisie se félicite d’avoir accueillis l’année dernière.</p>



<p>Le secteur touristique marocain bénéficie de l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes, d’un marketing de destination dynamique, d’événements majeurs tels que des tournois de football et de la poursuite des améliorations de ses infrastructures.</p>



<p>Le tourisme égyptien est dynamisé par des attractions comme le Grand Musée Égyptien, récemment inauguré, et par les initiatives gouvernementales visant à accroître le nombre de visiteurs. Les stations balnéaires de la mer Rouge et les grands centres culturels tels que Le Caire et Louxor ont bénéficié de l&rsquo;augmentation des vols charters et de l&rsquo;amélioration des conditions de sécurité</p>



<p>Les deux pays nord-africains misent sur le tourisme pour assurer leur relance économique et accroître leurs recettes en devises.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/tourisme-maroc-et-egypte-destinations-phares-en-afrique/">Tourisme | Maroc et Égypte, destinations phares en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/tourisme-maroc-et-egypte-destinations-phares-en-afrique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
