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	<title>Archives des Emirats arabes unis - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Emirats arabes unis - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Justice &#124; Khayam Turki condamné à 14 ans de prison  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/justice-khayam-turki-condamne-a-14-ans-de-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 09:06:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emirates International Investment Compagny]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Ettakatol]]></category>
		<category><![CDATA[khayam turki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’activiste politique Khayam Turki condamné à 14 ans de prison pour fraude, blanchiment d’argent et abus de confiance aggravé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/justice-khayam-turki-condamne-a-14-ans-de-prison/">Justice | Khayam Turki condamné à 14 ans de prison  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de corruption financière, a condamné l’activiste politique Khayam Turki à 14 ans de prison et à une amende pour fraude, blanchiment d’argent et abus de confiance aggravé.</em></strong></p>



<span id="more-18667976"></span>



<p>Selon une source judiciaire citée par <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/14-%D8%B3%D9%86%D8%A9-%D8%B3%D8%AC%D9%86%D8%A7-%D8%B6%D8%AF-%D8%AE%D9%8A%D8%A7%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%B1%D9%83%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D9%82%D8%B6%D8%A7%D9%8A%D8%A7-%D8%AA%D8%AA%D8%B9%D9%84%D9%82-%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%AD%D9%8A%D9%84-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%AE%D9%8A%D8%A7%D9%86%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%88%D8%B5%D9%88%D9%81%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, l’affaire faisait suite à une plainte déposée par une société des Émirats arabes unis contre Turki, l’accusant de fraude dans le cadre d’un projet commercial en Afrique du Nord, après qu’il eut été chargé de l’acquisition du terrain nécessaire à ce projet.</p>



<p>La chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis avait précédemment décidé de renvoyer Khayam Turki, alors en liberté, devant le tribunal correctionnel pour qu’il soit jugé pour abus de confiance, blanchiment d’argent et autres délits financiers.</p>



<p><strong>Flash-back. </strong>Fin 2011, Khayam Turki, qui était à l’époque membre dirigeant de parti Ettakatol, avait été pressenti au poste de ministre des Finances, à l’issue des élections législatives du 23 octobre. Mais, il avait renoncé à se porter candidat après qu’un cabinet d’avocats tunisois eut ébruité une mystérieuse affaire l’opposant à son ex-employeur émirati. L’Emirates International Investment Compagny (Eiic) l’avait, en effet, accusé de gestion déloyale du temps où il siégeait à sa direction. La société a également déposé une plainte contre M. Khayam pour détournent de fonds. C’est <a href="https://kapitalis.com/archive/190-politik/10487-tunisie-khayam-turki-sur-un-toit-brulant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cette plainte</a> qui a abouti, en 2012, au gel des millions de dollars que l’intéressé détendrait dans des comptes en Suisse.</p>



<p>Il convient de noter que Khayam Turki, qui est détenu depuis février 2023 dans le cadre de l’affaire dite de <em>«complot contre la sûreté de l’État»</em>, a été condamné dans cette affaire à une peine de plus de quarante ans de prison.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/justice-khayam-turki-condamne-a-14-ans-de-prison/">Justice | Khayam Turki condamné à 14 ans de prison  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 06:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[carburants]]></category>
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		<category><![CDATA[guerre d’Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre israélo-américaine de six semaines contre l’Iran a endommagé des installations pétrolières et gazières dans la région. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre israélo-américaine de six semaines contre la République islamique d’Iran a secoué la région la plus riche en énergie du monde. Les installations pétrolières et gazières ont été visées par les deux camps et la flambée des prix des carburants a provoqué un nouveau choc énergétique mondial.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18627640"></span>



<p>Dans une enquête sur le sujet, le <a href="https://www.ft.com/content/f7e61ecd-59cb-4be0-92c4-94198e60ba76?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> indique qu’alors que la situation se stabilise tant bien que mal après une trêve très fragile de deux semaines, l’ampleur des dégâts se révèle avec des répercussions à long terme pour l’économie mondiale.</p>



<p>L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a indiqué que sa capacité de production a subi des dommages importants. Le Qatar, grand producteur de gaz naturel liquéfié, a perdu environ un cinquième de sa capacité de production et il faudra des années pour revenir à la situation d’avant la guerre.&nbsp;</p>



<p>Certaines des plus grandes raffineries de pétrole au monde –essentielles à la transformation du pétrole brut lourd en carburants qui alimentent l’économie mondiale– ont également été touchées à plusieurs reprises, avec une capacité hors service pouvant atteindre 2,4 millions de barils par jour.</p>



<p><em>«Même si un cessez-le-feu permanent était conclu demain et que le détroit rouvrait, les marchés ne retrouveraient pas leur fonctionnement normal avant au moins six mois et dans certains cas, cela pourrait prendre beaucoup plus de temps»</em>, a déclaré Jorge León, responsable de l’analyse géopolitique chez Rystad Energy.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arabie saoudite</h2>



<p>L’Arabie saoudite a confirmé qu’une série d’attaques avait réduit sa capacité de production d’environ 600 000 barils par jour et diminué le débit de l’oléoduc Est-Ouest d’environ 700 000 barils par jour.</p>



<p>Cet oléoduc, reliant Abqaiq à Yanbu sur la mer Rouge, est une voie d’exportation de pétrole essentielle en temps de guerre. Il a été touché dès le lendemain du cessez-le-feu, endommageant une station de pompage.</p>



<p>Des frappes sur les champs pétroliers offshore de Manifa et Khurais, au nord de Riyad, ont également réduit la production d’environ 300 000 barils par jour sur chaque site, selon une rare déclaration du ministère saoudien de l’Énergie.</p>



<p>Helima Croft, analyste chez RBC Capital Markets, a déclaré que la poursuite des attaques après le cessez-le-feu maintiendrait les marchés sous tension, ajoutant : <em>«Comment concilier des dégâts matériels importants avec un contexte censé se désamorcer ? Je ne pense pas que ce soit possible»</em>.&nbsp;</p>



<p>Ces attaques ont réduit la capacité de production habituelle de l’Arabie saoudite, qui s’élève à 12 millions de barils par jour, d’au moins 5%. Ainsi, même si le détroit d’Ormuz rouvre prochainement, le royaume ne pourra pas compenser intégralement les pertes.</p>



<p>Cela réduira également la capacité de production mondiale de réserve, dont Riyad détenait la plus grande part, afin de pallier toute perturbation de l’approvisionnement. L’Arabie saoudite a confirmé que quatre grandes raffineries avaient été attaquées mais que la plupart restaient opérationnelles.</p>



<p>Le Royaume a averti que ces attaques affectaient <em>«la sécurité d’approvisionnement des pays consommateurs»</em>, adressant ainsi un message clair à Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qatar</h2>



<p>Le complexe industriel de Ras Laffan, exploité par Qatar Energy, a été touché par des frappes de missiles les 18 et 19 mars, après qu’Israël ait bombardé des installations pétrochimiques et le champ gazier de South Pars en Iran.</p>



<p>Les contre-attaques iraniennes ont marqué l’une des escalades les plus importantes du conflit, ciblant la plus grande usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde en deux vagues.</p>



<p>L’entreprise a annoncé que les dégâts affecteraient environ 17% de ses exportations et que les réparations prendraient entre trois et cinq ans.</p>



<p>L’usine de conversion du gaz en liquides (GTL, Gas-to-Liquids est un procédé de synthèse chimique qui transforme le gaz naturel en produits pétroliers liquides de haute qualité), exploitée conjointement avec Shell, a également été endommagée, réduisant sa capacité pendant au moins un an.</p>



<p>Les analystes de Wood Mackenzie estiment que la remise en service des sections non endommagées pourrait prendre plusieurs mois.</p>



<p>Un analyste a déclaré : <em>«Un cessez-le-feu pourrait permettre aux méthaniers bloqués dans le Golfe de quitter le détroit d’Ormuz, soulageant ainsi les marchés mondiaux mais il n’y aura pas de véritable changement structurel dans l’offre tant que la pleine production ne sera pas rétablie à Ras Laffan»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Émirats arabes unis</h2>



<p>La raffinerie de Ruwais à Abou Dhabi, d’une capacité de 922 000 barils par jour, a été parmi les premières installations ciblées, par des frappes de drones provoquant des incendies.</p>



<p>Les opérations de l’usine de traitement de gaz d’Habshan ont également été interrompues à deux reprises pendant le conflit en raison d’incendies causés par des débris de missiles interceptés.</p>



<p>Deux gisements de gaz ont été touchés, entraînant des arrêts de production.</p>



<p>Bien que certaines exportations se soient poursuivies via le port de Fujairah, situé hors du détroit d’Ormuz, les opérations ont été perturbées à plusieurs reprises par des attaques contre le port et les installations de stockage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Koweït</h2>



<p>Les raffineries de Mina Al-Ahmadi et de Mina Abdullah ont subi d’importants dégâts suite à de multiples frappes mais sont restées opérationnelles.</p>



<p>Ces raffineries étaient d’importants fournisseurs de kérosène pour l’Europe et l’Asie et la réduction de l’approvisionnement a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles pénuries de kérosène dans les semaines à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Irak</h2>



<p>L’Irak a été fortement touché par la fermeture du détroit d’Ormuz en raison de l’absence de voies d’exportation alternatives. L’Iran a été contraint de fermer plus des trois quarts de sa production, qui a chuté à 800 000 barils par jour, contre 4,3 millions avant la guerre.</p>



<p>Ses installations ont également été directement visées, notamment par une attaque de drone contre le champ pétrolier de Rumaila.</p>



<p>Le 5 avril, un pétrolier a traversé le détroit d’Ormuz, laissant supposer un accord temporaire entre l’Irak et l’Iran autorisant les expéditions de pétrole.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran</h2>



<p>Israël a ciblé des dépôts de carburant à Téhéran et d’autres installations, provoquant d’importants incendies qui ont plongé la capitale dans un épais nuage de fumée.</p>



<p>Des frappes sur le champ gazier de South Pars ont également mis hors service des unités de production.</p>



<p>L’île de Kharg, important centre d’exportation, a été ciblée à plusieurs reprises, mais ces attaques visaient des objectifs militaires, épargnant relativement les installations pétrolières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Oman et Bahreïn</h2>



<p>Oman a subi moins d’attaques que ses voisins, mais le port de Salalah a été perturbé après des frappes sur des installations de stockage de pétrole.</p>



<p>Le Bahreïn a invoqué la force majeure après la destruction de la raffinerie de Sitra et la remise en état devrait prendre plusieurs mois.</p>



<p>Ces dégâts considérables témoignent du fait que ce conflit n’était pas qu’une simple confrontation militaire mais un bouleversement majeur des infrastructures énergétiques mondiales dont les effets pourraient se faire sentir pendant des années.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rMCfIFRdts"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=f3dG5MjUEg#?secret=rMCfIFRdts" data-secret="rMCfIFRdts" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Business et sécurité dans les pays du Golfe &#124; Le basculement !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/business-et-securite-dans-les-pays-du-golfe-le-basculement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 07:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est important de comprendre les enjeux de la stabilité des Etats arabes du Golfe et de leur sécurisation future sans les États-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/business-et-securite-dans-les-pays-du-golfe-le-basculement/">Business et sécurité dans les pays du Golfe | Le basculement !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face aux impacts dévastateurs de la guerre israélo-américaine contre l’Iran sur la sécurité des Etats arabes du Golfe</em></strong>, <strong><em>il est important de bien comprendre les enjeux de la stabilité de cette région riche en hydrocarbures et de sa sécurisation future sans les États-Unis, mais avec un danger permanent qui viendra principalement de l’Etat belliciste d’Israël, quels que soient ses dirigeants présents et futurs.</em></strong> <em>(Photo : Le pacte entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, signé le 14 février 1945 sur le croiseur USS Quincy par le roi Abdelaziz ibn Saoud, et le président Franklin Roosevelt, a-t-il encore un sens aujourd’hui ?)</em></p>



<p><strong>Naamen Bouhamed</strong> *</p>



<span id="more-18481674"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3.jpg" alt="" class="wp-image-18005408" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Naamen-Bouhamed-3-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis le déclenchement de cette guerre, l’économie régionale est à l’arrêt.Les salons professionnels sont reportés au second semestre 2026, voire en 2027, ou tout simplement annulés. Tous les événements majeurs, forums mondiaux et championnats de F1 à Djeddah ou Bahreïn, sont annulés pour la saison 2026. Les déplacements et missions professionnels sont conditionnés à la réouverture des aéroports de Dubaï, Doha, Bahreïn, Koweït ou Bagdad, ces infrastructures étant sous la menace des drones iraniens visant des bases militaires américaines à proximité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impacts de la guerre dur le commerce mondial</h2>



<p>Les exportations d’Europe, d’Asie, d’Afrique, et plus largement celles venant du monde entier, qui naviguaient vers Jebel Ali avant le déclenchement du conflit par Israël et les États-Unis, se retrouvent en situation de congestion portuaire en Inde (port de Nhava Sheva) ou au Kenya (port de Mombasa). Les armateurs comme CMA-CGM, Maersk, MSC et autres cherchent des solutions de déchargement sur des ports situés hors du détroit d’Ormuz, tels que Sohar à Oman ou Khor Fakkan, dans l’émirat de Sharjah, qui dispose d’une ouverture sur la mer d’Oman. Des pénalités, ou <em>«primes de guerre»</em>, allant de 800 à 3000 dollars par conteneur sont facturées par les compagnies maritimes aux exportateurs ou aux importateurs.</p>



<p>Jebel Ali, l’un des ports les plus dynamiques du monde, se retrouve malgré lui sous le feu des hostilités.</p>



<p>Tout cela a un coût financier qui se chiffre en plusieurs millions de dollars de perte par jour. Il en va de même pour Emirates ou Qatar Airways, et les aéroports de Dubaï, Doha, Bahreïn ou Abou Dhabi, qui sont des hubs vers l’Asie, sont fermés depuis deux semaines sans pouvoir espérer relancer leurs activités à plein régime avant plusieurs semaines.</p>



<p>Nos exportations, tout comme celles des fournisseurs du monde entier, ne peuvent plus accéder à Jebel Ali, qui est le nœud névralgique de la redistribution sur toute la zone. Le port assurait des connexions quotidiennes vers les ports Hamad à Doha, Manama, Koweït, mais aussi vers l’Iran, le Pakistan, l’Afrique et l’Europe. Jebel Ali n’est pas un simple port, c’est un des axes majeurs de la connectivité maritime mondiale. Il est relié à plus de 140 ports dans le monde.</p>



<p>Avec une capacité de plus de 19 millions d’EVP (équivalent vingt pieds) par an, le port émirati est le plus grand et le plus fréquenté du Moyen-Orient. Il constitue un lien vital entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique, ce qui en fait une pierre angulaire du commerce international.</p>



<p>L’impact pour nos exportations sur la zone du Moyen-Orient et du Golfe est majeur. Le port assurait une connectivité dense avec les pays voisins via des services de <em>«feeders»</em> (navires collecteurs) qui représentent 100 % du transport maritime de cette zone, à l’exception de l’Arabie Saoudite avec Djeddah, situé en mer Rouge, qui assure 80 % de ses importations de biens de consommation.</p>



<p>Les pertes économiques globales pour les Émirats arabes unis, suite à ces incidents, ont été estimées à plus de 5 milliards de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impacts de la guerre sur les salons et événements</h2>



<p>Les salons et événements B2B sont aussi l’une des facettes de l’écosystème de Dubaï, tout comme les événements sportifs de dimension mondiale (F1 à Bahreïn, Abou Dhabi ou Djeddah).</p>



<p>L’ensemble de ces événements et rendez-vous économiques pour nos entreprises exportatrices faisait tourner l’économie de tous ces pays.</p>



<p>À Dubaï, mais aussi à Riyad, Bagdad ou Doha, tous les événements sont reportés, voire annulés. Stephen Carter, Ceo d’Informa (leader mondial des salons professionnels et événements B2B dans la région), avec un portefeuille de salons et d’événements (Gulf Food, Gitex, Middle East Energy, Dubai World Health Expo, Dubai Airshow, LEAP, Saudi Global Health…), qui devait générer plus de 650 millions de dollars de revenus en 2026, voit l’ensemble de ses événements reportés ou annulés.</p>



<p>Lors d’un point de presse, M. Carter a annoncé que le sommet mondial des transports publics, prévu du 21 au 23 avril 2026, est annulé pour cette année. La prochaine édition aura lieu à Hambourg en 2027. Token2049, initialement prévue pour avril 2026, cette conférence majeure sur les cryptomonnaies est reportée à avril 2027. Le Dubai International Boat Show, prévu pour avril 2026, est désormais reprogrammé du 25 au 29 novembre 2026. Enfin, Middle East Energy Dubai, l’exposition qui devait se tenir en avril au Dubai World Trade Centre, est reportée du 1<sup>er</sup> au 3 septembre 2026.</p>



<p>Pour chacun de ces événements majeurs, ce sont des milliers d’exposants et de visiteurs professionnels venus du monde entier qui ne se déplaceront pas à Dubaï, Riyad, Doha, Bagdad ou Bahreïn avant le second semestre.</p>



<p>Le salon Middle East Energy, c’est entre 50 000 et 70 000 personnes qui ne viendront pas, ce qui impactera les hôtels, les transports aériens et tous les services attenants.</p>



<p>L’ensemble des salons cumulés entre février et septembre prochain représente des centaines de milliers de voyages et de voyageurs d’affaires qui sont soit reportés, soit annulés, donc des pertes nettes qui se chiffrent en millions de dollars pour tous les acteurs économiques vivant de ces activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le transport aérien en chute libre</h2>



<p>L’activité aérienne, ce sont 6 millions de passagers touchés par les annulations de vols. Selon Cirium, expert en données sur le trafic aérien, plus de 52 000 vols ont été supprimés entre le 28 février (date du début des bombardements américano-israéliens contre l’Iran) et le vendredi 13 mars. Soit plus de la moitié des plus de 98 000 trajets prévus.</p>



<p>Les plateformes aéroportuaires géantes comme Dubaï et Doha tournent encore au ralenti. Il faut bien comprendre que ces <em>«hubs»</em> ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance sur des long-courriers, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l’Europe, l’Asie et l’Océanie.</p>



<p>La compagnie la plus touchée sur ses programmes de vols au départ du Moyen-Orient est Qatar Airways, qui a dû annuler près de 93 % de ses liaisons, selon Cirium. Etihad, basée à Abou Dhabi, a renoncé à 81,7 % de ses vols au départ, tandis qu’Emirates a réussi à n’annuler <em>«que»</em> 56,5 % de ses décollages de Dubaï, malgré la fermeture de l’aéroport durant les périodes de tension où il a été pris pour cible. Les pertes pour Emirates se chiffrent déjà en centaines de millions de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fuite des travailleurs expatriés</h2>



<p>Si l’Arabie Saoudite n’est pas touchée par ce phénomène, les trois pays les plus impactés sont les Émirats arabes unis (Dubaï et Abou Dhabi en tête), suivis du Qatar et de Bahreïn, avec des proportions variables. Dubaï a le plus à perdre dans cette situation, tant sur le plan économique que politique. Il faut néanmoins relativiser cette fuite, car la composition de la population de ces pays joue un rôle très important. Sur les 11 millions d’habitants des Émirats, 90 % sont des étrangers, dont 70 à 80 % originaires d’Asie (Inde, Pakistan, Bangladesh, Philippines…).</p>



<p>Ces travailleurs, souvent seuls et envoyant 80 % de leur salaire à leur famille (un revenu vital pour leurs proches), n’ont aucun intérêt à partir, avec le risque de perdre leur <em>«Iqama»</em> (carte de séjour professionnelle).</p>



<p>Ceux qui fuient, ou qui quittent temporairement le pays, sont souvent les Européens ou les <em>«riches»</em> qui ont les moyens et un pied-à-terre dans leur pays d’origine, ainsi qu’un revenu ou une réserve financière de quelques mois pour assurer la sécurité de leur famille en attendant que la situation se calme, avant de revenir reprendre leur activité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel avenir pour la stabilité de la région ?</h2>



<p>Mais y aura-t-il un retour à la normale&nbsp;? Et l’après sera-t-il identique à l’avant ? Car il y aura un avant et un après, et c’est là que les défis de Dubaï ou de Doha vont être mis à rude épreuve.</p>



<p>La question que tout le monde se posera dorénavant est : à quand la prochaine guerre ? Car ce ne sont pas les États-Unis qui ont tiré les premiers, mais Israël qui souhaite la destruction totale de l’Iran. Tant que l’Iran sera debout, l’objectif des décideurs sionistes sera, à un moment ou un autre, de recommencer à bombarder l’Iran, ce qui obligera les États-Unis à intervenir, et les pays du Golfe seront de nouveau les cibles de contre-attaques.</p>



<p>Dans cette configuration de vie entre cessez-le-feu et reprise de la guerre, qu’adviendra-t-il de la stabilité de Dubaï, dont l’économie repose à 90 % sur les services ? Abou Dhabi a son pétrole, Doha son gaz : ils seront impactés, mais dans une moindre mesure sur le long terme.</p>



<p>À lire à ce sujet, l’analyse de Sheikh Khalaf al-Habtoor, l’un des plus importants hommes d’affaires des Emirats, publiée par <em>‘‘Business Arabia’’ </em>et portant sur les dégâts collatéraux de cette guerre, qui a entraîné les pays du Golfe dans une guerre qui n’est pas la leur, sur les affaires et la stabilité de Dubaï.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Géopolitique de la sécurisation du Golfe &nbsp;</h2>



<p>Il est important de bien comprendre les enjeux de stabilité de cette zone, de sa sécurisation future sans les États-Unis, mais avec un danger permanent qui viendra principalement de l’Etat sioniste, quels que soient ses dirigeants présents et futurs.</p>



<p>Les pays du Golfe, dont l’Arabie Saoudite en priorité, vont devoir revoir toute leur stratégie de défense. L’accord de défense avec le Pakistan, signé en septembre 2025, n’est probablement qu’une étape vers un partenariat de défense plus global qui devra intégrer l’Iran et l’Irak afin de donner un sens à un avenir commun de stabilité et de paix régionale pour tous, comme le souhaite la Chine.</p>



<p>Dans mon ouvrage <em>‘<a href="https://librairie.bod.fr/reussir-lexport-en-arabie-saoudite-naamen-bouhamed-9782959215803" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘Réussir l’export en Arabie Saoudite’’</a></em>, je traite de la construction de l’Arabie d’Ibn Séoud, qui a su, avec intelligence, et face aux Britanniques, réunir les tribus de la péninsule arabique et bâtir le Royaume d’Arabie Saoudite. J’explique aussi le jeu des Britanniques, des Français et enfin des Américains dans cette question du contrôle des territoires depuis le 18<sup>e</sup> siècle jusqu’à l’entrée en jeu des États-Unis en 1945 et les accords du Quincy avec l’Arabie Saoudite (sécurité contre pétrole). Je reviens sur la façon dont les Britanniques ont signé des accords de protectorat dès 1892 avec les cheikhs du Koweït, de Bahreïn, du Qatar, d’Abou Dhabi, Dubaï, Charjah, Ras el-Khaïmah, Oumm al-Qaïwaïn et Fujaïrah. Le sultanat d’Oman, suite à un conflit franco-britannique, restera un territoire <em>«neutre»</em>, même si les Britanniques ont toujours eu un privilège sur Oman.</p>



<p>Je citerai ce qu’a dit le futur roi Abdel Aziz Ibn Saoud, fondateur du Royaume, à Gertrude Bell, agent de liaison britannique basé à Bassora : <em>«Je ne reconnaîtrai d’autre État arabe que celui que j’aurai bâti seul et à la pointe de mon épée…»</em></p>



<p><strong>Le Pacte du Quincy</strong>, signé le 14 février 1945, est plus qu’une alliance, la naissance d’une puissance pétrolière mondiale.</p>



<p>À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Américains ont pris conscience de l&rsquo;importance future des gisements pétroliers d’Arabie Saoudite. Le président Franklin D. Roosevelt, de retour de la conférence interalliée de Yalta, fera escale au large de Yanbu (à la grande surprise des Britanniques) et demandera à rencontrer le roi Ibn Saoud au milieu du canal de Suez, sur le croiseur Quincy, le 14 février 1945. Cette rencontre informelle permettra, entre autres, aux compagnies pétrolières américaines de s’approprier les gisements pétroliers saoudiens et de concurrencer ainsi les Britanniques qui s’étaient accaparé les gisements pétroliers en Irak et en Iran.</p>



<p>Les deux dirigeants conviennent d’un accord <em>«Pétrole contre sécurité»</em>. Les États-Unis acceptent de protéger militairement le royaume saoudien en échange de son pétrole. Sans oublier que, depuis, la monnaie américaine a un statut hégémonique, en partie parce que 80 % des transactions pétrolières sont effectuées en dollars, mais aussi parce que le riyal saoudien est en parité fixe avec le dollar jusqu’à ce jour. Mais que vaut aujourd’hui cette protection en 2026 ?</p>



<p><strong>Les accords d’Abraham</strong>, signés en 2020 sous l’impulsion des États-Unis de Trump, avaient pour objectif d’établir des relations diplomatiques et de renforcer la coopération économique, technologique et sécuritaire entre Israël (l’entité sioniste), les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn et le Soudan.</p>



<p>Aujourd’hui, ces accords sont considérés par certains comme un cheval de Troie permettant à l’entité sioniste de déstabiliser les pays arabes et voisins pour ses propres intérêts.</p>



<p>À écouter à ce sujet, l’<a href="https://www.youtube.com/watch?v=uiPSPg_PMbo&amp;t=18s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interview</a> d’un ancien membre du Saudi Shura Council, le cheikh Ahmed Altuwaijri.</p>



<p><strong>L’accord entre l’Iran et l’Arabie Saoudite</strong>, signé le 10 mars 2023, à Pékin, sous l’égide de la Chine, rétablit les relations diplomatiques entre les deux pays, rompues depuis 2016. Cette médiation chinoise marque une désescalade majeure (réouverture des ambassades) et souligne l’influence croissante de Pékin au Moyen-Orient face aux États-Unis.</p>



<p><strong>L’Accord stratégique de défense mutuelle (MSDA) entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, </strong>signé le 17 septembre 2025, formalise une alliance militaire unique dans la zone. Tout acte d’agression contre l’un est considéré comme une attaque contre les deux, avec une protection nucléaire implicite du Pakistan envers Riyad, redéfinissant l’équilibre sécuritaire régional.</p>



<p>En attendant la suite du déroulement du conflit, nos exportations sont conditionnées à l’augmentation des primes de transport maritime et de risque, ainsi qu’à des délais de livraison qui ne sont plus garantis.</p>



<p>Vigilance et anticipation sont de mise, en attendant une reprise normale des affaires en toute sécurité. Mais pour combien de temps !</p>



<p><em>* Consultant, président de Alwen International.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AlId0cIZx0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/les-monarchies-du-golfe-a-lheure-du-choix-strategique/">Les monarchies du Golfe à l’heure du choix stratégique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les monarchies du Golfe à l’heure du choix stratégique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/les-monarchies-du-golfe-a-lheure-du-choix-strategique/embed/#?secret=t4EMybhaM5#?secret=AlId0cIZx0" data-secret="AlId0cIZx0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/business-et-securite-dans-les-pays-du-golfe-le-basculement/">Business et sécurité dans les pays du Golfe | Le basculement !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 09:01:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le Monopoly de la subversion internationale, les Emirats se sont positionnés comme les sous-traitants d’Israël et des Etats-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Parmi les premiers enseignements à tirer de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, l’effondrement des Emirats arabes unis ou tout au moins du modèle de développement et de l’image de succès de ce conglomérat d’émirats qui ont su se forger une stature de havre pour les capitaux, entrepreneurs et touristes, pour finir par perdre, dès les premiers jours des hostilités dans la région, leur image et les entrepreneurs et touristes qui ont fait leur succès fulgurant.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18477989"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Il faut dire que cette guerre, menée sous la houlette d’une Amérique radicalement transformée par Donald Trump, se présente de plus en plus comme une accélération des bouleversements géostratégiques déjà perceptibles à la faveur des mouvements tectoniques en Europe de l’Est, en Afrique et en Asie.</p>



<p>Non contents d’être devenus la Suisse du Moyen-Orient, enivrés par leur succès et voulant se tailler une place dans la table des joueurs de Monopoly géostratégique, des monarchies pétrolières, lassées d’acheter des casinos, hôtels et immeubles à travers le monde, se sont mises à financer des mercenaires armés ou civils bon marché et des mouvements subversifs surtout dans des pays offrant des opportunités de sédition, comme le Yémen, le Soudan ou la Libye, aujourd’hui livrés à des conflits sans fin.</p>



<p>Dans ce Monopoly de la subversion internationale, les dirigeants des Emirats se sont positionnés comme les sous-traitants d’Israël et de leur appendice politico-militaire américain.</p>



<p>Toutefois, à la suite de l’intensification des hostilités dans la région du Golfe, les Emirats ont découvert qu’ils n’étaient qu’un comparse de second ordre et que le bouclier israélo-américain était plus une promesse qu’une réalité en situation de crise et d’urgence.</p>



<p>Il n’est pas excessif de penser qu’à l’instar d’une entreprise, un pays comme les Emirats aura causé sa propre perte en se trompant de positionnement et de modèle de gestion et de gouvernance internationaux.</p>



<p>Quand on veut attirer les touristes et les investisseurs étrangers en se présentant comme un havre de stabilité, il devient suicidaire de s’incruster dans les querelles des autres et de se mettre sous la coupe de qui que ce soit même si c’est la première puissance mondiale, car l’heure de vérité finit toujours par arriver avec son lot de chacun pour soi et de lâchage sur un ton de prière du mort.</p>



<p>A bon entendeur salut&nbsp;!</p>



<p><em>* Ancien diplomate.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IwpcAEwXPp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/">Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/embed/#?secret=QlyDWlE7nq#?secret=IwpcAEwXPp" data-secret="IwpcAEwXPp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Un homme d’affaires des Emirats &#124; «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 07:08:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de coopération du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Lindsey Graham]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que pensent les dirigeants des Emirats arabes unis de leur implication dans la guerre israélo-américaine contre l’Iran ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/">Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous publions ci-dessous la traduction d’un message publié ces derniers jours en arabe sur la plateforme de médias sociaux X par l’un des plus importants hommes d’affaires des Emirats arabes unis avant d’être retiré de la Toile peu de temps après sa publication, sans doute à la demande des hautes autorités du pays. Nous le publions parce qu’il traduit le vrai sentiment actuel des dirigeants des monarchies du Golfe qui ont été impliquées à l’insu de leur plein gré dans la guerre israélo-américaine contre l’Iran et qui, face aux destructions qu’ils subissent, se sentent pris en tenailles entre leurs engagements anciens aux côtés de Washington et de Tel Aviv, leur désarroi actuel et la colère (encore contenue) de leurs peuples.</em></strong><em> (Photo: Un panache de fumée s&rsquo;élève du port de Jebel Ali à Dubaï.)</em></p>



<span id="more-18477480"></span>



<p>J’ai entendu les déclarations du sénateur américain Lindsey Graham, qui a appelé les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à se joindre à ce conflit, affirmant que nous sommes nous aussi attaqués et que nous devons prendre part au combat. Je lui dis clairement&nbsp;: nous savons parfaitement pourquoi nous sommes attaqués, et nous savons aussi qui a entraîné toute la région dans cette dangereuse escalade sans consulter ceux qu’il appelle ses <em>«alliés»</em> dans la région.</p>



<p>Nous remercions Dieu que les Émirats arabes unis et les pays du CCG soient en sécurité, et nous n’avons besoin de personne qui prétend être venu au Moyen-Orient pour nous sauver. La vérité est que ce sont les décisions hâtives des États-Unis qui ont plongé la région dans une guerre décidée sans le consentement de ses populations, et pour laquelle ils n’ont pas consulté leurs alliés avant de la déclencher.</p>



<p>Nous ne nions pas la menace iranienne qui pèse sur la région, et cela est devenu flagrant ces derniers jours. Nous ne faisons pas confiance à l’Iran. Mais il s’agit d’un jeu pernicieux où plusieurs puissances rivalisent d’influence au détriment de notre région, un jeu dénué d’honneur et de transparence. Dans ce contexte, l’Iran, Israël et les États-Unis agissent tous dans leur propre intérêt, et non dans celui des peuples des États arabes du Moyen-Orient.</p>



<p>Par conséquent, nous l’affirmons clairement&nbsp;: nous n’entrerons pas en guerre pour servir les intérêts d’autrui et nous ne sacrifierons pas nos enfants dans un conflit qui aurait pu être évité par la diplomatie et des solutions politiques. Nous chérissons la vie de nos enfants et nous ne la considérons pas comme un <em>«dommage collatéral»</em>, contrairement à certains. Rien au monde n’est plus précieux que la vie de nos enfants et aucune alliance avec aucun pays ne justifie de les mettre en danger. Si le président Donald Trump et le sénateur Graham sont prêts à risquer leur pays et la vie d’Américains pour défendre les intérêts d’Israël, c’est leur choix. Nous n’en ferons pas autant.</p>



<p>Le sénateur Graham affirme qu’ils sont <em>«les alliés des Arabes»</em> et que nous avons besoin de la protection américaine, dont nous tirons profit. Je lui réponds&nbsp;: nous n’avons pas besoin de votre protection. Nous vous demandons simplement de ne pas nous nuire.</p>



<p>Il ajoute&nbsp;: <em>«Nous vous vendons des armes.»</em> Comme si c’était une faveur que les États-Unis nous rendent&nbsp;! En réalité, il ne s’agit pas d’une faveur. Nous investissons dans notre sécurité et payons des milliards de dollars pour ces armes. C’est un commerce et une industrie colossaux qui reposent sur ces contrats. D’ailleurs, les États-Unis eux-mêmes se tournent désormais vers l’Ukraine pour acheter des armes afin d’approvisionner leurs alliés dans d’autres conflits. C’est une industrie qui prospère grâce aux guerres et aux ventes d’armes, et non grâce à la charité.</p>



<p>L’exemple le plus révélateur est ce qu’a déclaré le sénateur Graham lui-même au sujet du pétrole. Il a affirmé que l’Iran et le Venezuela détenaient à eux deux 31 % des réserves mondiales de pétrole et que les États-Unis pourraient s’associer à cette part du marché mondial, ce qui serait un véritable cauchemar pour la Chine. Il a même ajouté que si le régime iranien changeait, un <em>«nouveau Moyen-Orient»</em> verrait le jour et que les États-Unis en tireraient d’énormes profits.</p>



<p>C’est seulement à partir de là que le tableau se clarifie. C’est seulement à partir de là que nous comprenons pourquoi ils veulent cette guerre.</p>



<p>Enfin, je dis au sénateur Graham&nbsp;: vous êtes peut-être membre du Sénat américain, mais quiconque entend vos déclarations pourrait vous prendre pour un membre de la Knesset israélienne, car vous défendez davantage les intérêts d’Israël que ceux du peuple américain.<br>Les peuples de notre région ont le droit de vivre en paix et en stabilité, à l’abri des guerres d’autrui. Nous avons également le droit de décider comment protéger nos intérêts et notre sécurité, et de surmonter les crises que nous n’avons pas provoquées, mais qui nous ont été imposées par les conflits entre puissances en quête d’influence dans cette région.</p>



<p>Nous voulons la paix et la stabilité. Nous n’accepterons pas qu’on nous impose la voie de la guerre, ni de servir de chair à canon dans les conflits d’autrui.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;arabe. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/">Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient &#124; La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/moyen-orient-la-tunisie-condamne-toute-violation-du-territoire-dun-etat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 09:42:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie suit avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire au Moyen-Orient.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/moyen-orient-la-tunisie-condamne-toute-violation-du-territoire-dun-etat/">Moyen-Orient | La Tunisie condamne toute violation du territoire d’un État</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Suite aux raids militaires israélo-américains contre l’Iran, la Tunisie a affirmé suivre avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la dangereuse escalade militaire dans la région et les risques potentiels d’extension du conflit et du chaos, ainsi que la grave menace que cela représente pour la paix et la sécurité régionales et internationales.</em></strong></p>



<span id="more-18422059"></span>



<p><em>«Dans cette situation extrêmement dangereuse, la Tunisie a réaffirmé son attachement au respect du principe de souveraineté des États et a condamné toute agression contre le territoire d’un État ou toute violation de son intégrité territoriale»</em>, a indiqué un communiqué publié dimanche matin, 1<sup>er</sup> mars 2026, par le ministère des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, soulignant dans ce contexte son <em>«rejet absolu de toute attaque contre les territoires des États arabes frères»</em>, sans nommer aucun des auteurs desdites attaques, soit Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre. </p>



<p>La Tunisie a exprimé sa pleine solidarité avec le Royaume d’Arabie saoudite, l’État du Koweït, l’État du Qatar, le Royaume de Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Royaume hachémite de Jordanie et la République d’Irak, selon le même communiqué.</p>



<p><em>«Forte de son attachement à la fraternité arabo-islamique et de son adhésion indéfectible aux principes du droit international et au règlement pacifique des différends, la Tunisie a appelé toutes les parties à cesser immédiatement leurs opérations militaires, à faire preuve de retenue, à reprendre les négociations et à éviter toute nouvelle escalade afin de protéger les vies innocentes et de préserver les ressources des peuples de la région»</em>, précise le communiqué.</p>



<p>La Tunisie a aussi souligné la nécessité pour le Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités et de prendre toutes les mesures nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="satKFP4yiG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/">La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Iran fait planer une menace de choc pétrolier » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/la-guerre-en-iran-fait-planer-une-menace-de-choc-petrolier/embed/#?secret=MZ0m4CIYrX#?secret=satKFP4yiG" data-secret="satKFP4yiG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Iran &#124; Vers une nouvelle guerre du Golfe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 11:21:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre déclenchée ce matin par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran risque de déborder sur toute la région du Moyen-Orient.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La guerre déclenchée ce matin, samedi 28 février 2026, par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran risque de déborder sur toute la région du Moyen-Orient. C’est ce qu’indiquent, en tout cas, les premiers développements : l’Iran multipliant les attaques de missiles contre des bases américaines dans les pays du Golfe. </em></strong><em>(Photo: Base américaine d&rsquo;Al-Udaid, au Qatar).</em></p>



<span id="more-18417712"></span>



<p>Après les attaques militaires israélo-américaines de ce matin contre plusieurs villes en Iran, des sirènes d’alerte ont été entendues à Jérusalem, en Israël, où l&rsquo;on redoute des attaques de missiles. </p>



<p>Dans le même temps, des bases américaines à Bahreïn et au Qatar ont été visées par des missiles iraniens et des explosions ont été signalées au Koweït et à Ryad, en Arabie saoudite, dans ce qui ressemble à des ripostes de l’Iran aux frappes américaines et israéliennes.</p>



<p>Plusieurs explosions ont été entendues samedi à Doha, près de la base militaire d’Al-Udeid, la plus grande installation américaine de la région, alors que le ministère qatari de la Défense a annoncé avoir intercepté plusieurs missiles visant cet État du Golfe.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18417773" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Raid-Iranien-Abu-Dhabi.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Abou Dhabi ciblé par des missiles. </em></figcaption></figure>
</div>


<p>Des médias bahreïnis ont rapporté la chute d’un missile au centre de la capitale de Bahreïn, accompagnée du déclenchement des sirènes d’alerte, appelant les citoyens à se rendre dans le lieu le plus sûr à proximité. C’est une base américaine du pays qui a été frappée dans <em>«une attaque de missile».</em> </p>



<p>En ciblant des bases américaines dans ces pays alliés des Etats-Unis, et pour certains amis d&rsquo;Israël, l&rsquo;Iran semble avoir choisi d&rsquo;élargir le champ de bataille à toute la région du Golfe dans ce qui ressemble à une fuite en avant suicidaire, mais dont les conséquences pourraient être catastrophiques, et pas seulement pour l&rsquo;Iran. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OXWUKP5nbP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/iran-melenchon-une-voix-ponderee-contre-la-guerre/">Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Mélenchon, une voix pondérée contre la guerre ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/iran-melenchon-une-voix-ponderee-contre-la-guerre/embed/#?secret=5GSg8KpGaq#?secret=OXWUKP5nbP" data-secret="OXWUKP5nbP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Les scandales financiers de la famille Trump</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 08:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cryptomonnaie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[scandale financier]]></category>
		<category><![CDATA[Tahnoun ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[World Liberty Financial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La famille régnante des Émirats a secrètement conclu un accord pour acquérir près de la moitié d’une société fondée par la famille Trump</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quelques jours avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, une société d’investissement contrôlée par un membre éminent de la famille régnante des Émirats arabes unis a secrètement conclu un accord pour acquérir près de la moitié d’une start-up de cryptomonnaie fondée par la famille Trump pour la somme de 500 millions de dollars. Sous n’importe quel autre président, un tel deal –révélé par le Wall Street Journal– aurait provoqué un véritable séisme politique à Washington. Il aurait déclenché des appels à des enquêtes parlementaires, des auditions télévisées et des mois de gestion de crise.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18370391"></span>



<p>Mohamad Bazzi, professeur de journalisme à l’Université de New York, qui a analysé dans les colonnes du <em><a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2026/feb/06/trump-family-uae-crypto-deal" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a></em> ce scandale, estime que ce dernier exemple de corruption impliquant le vénal président américain et les entreprises de sa famille est passé presque inaperçu car relégué au second plan par la tentaculaire affaire Epstein qui domine l’actualité ainsi que le flux d’informations incessant dominé par les actions et les déclarations de Trump. </p>



<p>Bazzi considère que c’est scandale mérite toute notre attention : un accord d’un demi-milliard de dollars avec un responsable étranger, conclu dans l’ombre de l’investiture de Trump, qui a directement enrichi le président et sa famille.</p>



<p>L’accord qui a permis aux Émirats arabes unis d’acquérir 49% des parts de World Liberty Financial, une société de cryptomonnaies fondée par la famille Trump et leurs proches à l’automne 2024 en pleine campagne présidentielle, a bénéficié du soutien du cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, l’une des personnalités les plus influentes des Émirats.</p>



<p>Surnommé The Spy Cheikh (le cheikh espion) et ne se séparant jamais se ses lunettes noires, Tahnoun est le frère du président des Émirats et occupe le poste de conseiller à la sécurité nationale. Il supervise également l’un des plus grands empires d’investissement au monde, dirigeant deux fonds souverains à Abou Dhabi dont les actifs combinés s’élèvent à 1 500 milliards de dollars, ainsi que la société d’intelligence artificielle G42.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La présidence comme source de revenus</h2>



<p>Il est fastidieux de recenser toutes les manières dont Trump a transformé la présidence en source de revenus et l’a utilisée à des fins personnelles durant son second mandat.</p>



<p>La Trump Organization, dirigée par les fils du président, a négocié des transactions immobilières à l’étranger se chiffrant en milliards de dollars, certaines impliquant des sociétés privées soutenues par les gouvernements des trois pays arabes producteurs de pétrole les plus riches : l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats.</p>



<p>En mai, alors que Trump se préparait à un voyage au Moyen-Orient, le gouvernement qatari lui a fait don d’un luxueux Boeing 737 d’une valeur de 400 millions de dollars, actuellement en cours d’aménagement par l’armée américaine pour servir d’avion présidentiel à Trump. Il s’agit peut-être du cadeau le plus onéreux jamais offert par un gouvernement étranger aux États-Unis. Trump a déclaré que l’avion serait transféré à sa bibliothèque présidentielle lorsqu’il quittera ses fonctions en 2029, ce qui signifie qu’il pourrait continuer à l’utiliser après son départ de la Maison-Blanche.</p>



<p>Fin mai, le président a offert un dîner privé dans son club de golf de Virginie aux 220 plus importants acheteurs de sa cryptomonnaie dérivée, appelée $Trump. Cette cryptomonnaie, sans valeur intrinsèque, est liée à une blague ou une mascotte trouvée sur Internet. Les 25 premiers acheteurs de ce concours de cryptomonnaies ont été invités à une réception VIP en compagnie de Trump et à une visite de la Maison Blanche.</p>



<p>Au total, la famille Trump a engrangé environ 148 millions de dollars grâce à ce concours, provenant principalement d’acheteurs étrangers ou anonymes. Le plus gros dépensier était Justin Sun, un milliardaire chinois spécialisé dans les cryptomonnaies, qui a acheté pour plus de 20 millions de dollars de $Trump.</p>



<p>En février 2025, quelques semaines après l’entrée en fonction de Trump, la Securities and Exchange Commission a suspendu une procédure civile pour fraude engagée contre Sun en 2023, ce qui a suscité des accusations de favoritisme à son encontre, car il avait investi 75 millions de dollars dans un autre projet de cryptomonnaie de la famille Trump. Un porte-parole de Sun a déclaré qu’il n’avait <em>«ni demandé de traitement de faveur, ni conditionné son activité commerciale à des décisions réglementaires»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des conflits d’intérêt à la pelle</h2>



<p>Malgré l’ampleur des conflits d’intérêts entourant Trump au cours de l’année écoulée, l’accord de 500 millions de dollars impliquant World Liberty et le cheikh Tahnoun constitue, selon le <em>Wall Street Journal</em>, <em>«le seul cas connu d’un responsable gouvernemental étranger ayant acquis une participation significative dans une entreprise appartenant à Trump après son élection»</em>.</p>



<p>En mêlant sa fortune personnelle aux familles régnantes du Golfe, Trump a compromis sa capacité –et celle de toute son administration– à négocier une politique étrangère indépendante et à agir en médiateur impartial. Comment Washington peut-il exercer une pression crédible sur les Émirats concernant leur rôle dans l’exacerbation de la guerre civile au Soudan, alors que le conseiller à la sécurité nationale des Émirats est un partenaire commercial du président américain ?</p>



<p>Depuis une dizaine d’années, cheikh Tahnoun mène les négociations de politique étrangère avec les États-Unis sur des questions majeures, notamment la lutte contre le terrorisme, les investissements financiers et l’accès des Émirats aux technologies informatiques de pointe. En mars 2025, lors de sa visite à Washington, il a rencontré Trump et a bénéficié d’un accès privilégié aux hauts responsables de l’administration ainsi qu’à un dîner à la Maison-Blanche, des privilèges habituellement réservés aux chefs d’État en visite officielle. Le public ignorait l’accord secret que la société d’investissement de Tahnoun avait signé deux mois auparavant avec une entreprise de cryptomonnaies appartenant à la famille Trump.</p>



<p>Ces révélations soulignent également pourquoi l’incursion de Trump dans les cryptomonnaies est devenue le moyen le plus lucratif –et le plus risqué– de tirer profit de sa présidence. Depuis son premier mandat, l’empire commercial de sa famille s’est considérablement étendu, dépassant largement le cadre d’un conglomérat immobilier où le nom Trump est associé à des hôtels, des complexes de golf et des tours résidentielles à travers le monde. Il englobe désormais des plateformes médiatiques comme TruthSocial et divers projets liés aux cryptomonnaies.</p>



<p>Selon <em>Bloomberg</em>, la famille Trump a engrangé environ 1,4 milliard de dollars grâce à ces projets l’an dernier, soit environ un cinquième de sa fortune estimée à 6,8 milliards de dollars.</p>



<p>Ces investissements dans les cryptomonnaies permettent à Trump et à sa famille de lever des centaines de millions de dollars auprès d’investisseurs étrangers et de responsables gouvernementaux qui, en temps normal, hésiteraient à transférer des fonds à un homme politique américain.</p>



<p>Trump ne se contente pas de s’enrichir grâce à sa présidence, il s’est également aventuré dans un secteur gangrené par la fraude et le manque de transparence. Quelques mois après son retour au pouvoir, son administration a commencé à assouplir la réglementation du secteur et a ordonné au Département de la Justice de dissoudre une unité nationale chargée d’enquêter sur la fraude aux cryptomonnaies, créée en 2022 sous l’administration Biden.</p>



<p>Si l’investissement de 500 millions de dollars dans World Liberty Financial l’an dernier a été une opération lucrative pour Trump et sa famille, il n’avait aucun sens financier pour le cheikh Tahnoun, qui a orchestré cet investissement dans une toute nouvelle entreprise de cryptomonnaies peu active avant l’arrivée de Trump au pouvoir. Alors, qu’ont obtenu les Émirats en retour ?</p>



<p>Il semble que la monarchie autoritaire ait mis la main sur les clés de l’avenir de l’intelligence artificielle. L’investissement secret de Tahnoun était l’un des deux accords majeurs conclus l’an dernier entre la branche cryptomonnaies de la famille Trump et le gouvernement des Émirats. Lors d’une conférence sur les cryptomonnaies à Dubaï en mai, Eric Trump, fils du président, et son associé Zach Witkoff (fils de Steve Witkoff, envoyé spécial du président pour le Moyen-Orient), ont annoncé que MGX, société également dirigée par Tahnoun, investirait 2 milliards de dollars via un stablecoin émis par World Liberty. Un stablecoin est une cryptomonnaie dont le cours est fixe à un dollar, et l’accord avec MGX pourrait générer des dizaines de millions de dollars d’intérêts par an pour le président et sa famille.</p>



<p>Lors de cette conférence, Zach Witkoff a présenté cet investissement comme un vote de confiance envers World Liberty, une jeune entreprise technologique, sans toutefois révéler que les deux sociétés partagent d’importants investisseurs et que certains de leurs dirigeants sont également à la tête des deux entreprises. Un précédent investissement de 500 millions de dollars de Tahnoun lui a permis de nommer deux membres au conseil d’administration de World Liberty, les mêmes personnes qui siègent également au conseil d’administration de MGX, selon une enquête du <em>Wall Street Journal</em>.</p>



<p>Deux semaines seulement après l’investissement de 2 milliards de dollars de MGX dans la société de cryptomonnaies de la famille Trump, l’administration Trump a autorisé les Émirats à acquérir des centaines de milliers de puces informatiques de pointe, essentielles au développement de l’intelligence artificielle. Ces puces sont fabriquées par des entreprises américaines, principalement Nvidia. L’administration Biden avait imposé des restrictions sur le nombre de puces que certains pays étrangers pouvaient acheter, craignant un détournement de cette technologie. Cependant, Trump a levé ces restrictions.</p>



<p>Deux sénateurs démocrates membres de la commission des finances du Sénat ont demandé, vendredi 13 février 2026, au secrétaire au Trésor Scott Bessent d’évaluer les éventuelles implications pour la sécurité nationale de l’acquisition, par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats, de cette participation à hauteur de 500 millions de dollars dans la société de cryptomonnaies appartenant à la famille Trump. À signaler que Donald Trump et Steve Witkoff sont membres honoraires de cette société.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une enquête impartiale et indépendante</h2>



<p>Les sénateurs Elizabeth Warren et Andy Kim ont demandé à M. Bessent, en sa qualité de secrétaire au Trésor est président du Comité sur les investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS), de déterminer si le CFIUS devait examiner la participation de 49% des Émirats dans World Liberty Financial et de mener une enquête approfondie, impartiale et indépendante s’il le jugeait nécessaire.</p>



<p>Dans une lettre, les sénateurs lui ont demandé de répondre à plusieurs questions concernant cette transaction avant le 5 mars, notamment si le CFIUS avait mené un examen de l’opération ou formulé des recommandations à ce sujet au président républicain Donald Trump.&nbsp;</p>



<p><em>«Cette transaction soulève d’importantes préoccupations en matière de sécurité nationale»</em>, ont écrit les sénateurs.</p>



<p>Le département du Trésor n’a pas encore commenté cette lettre. Comme si l’affaire ne revêtait aucune importance. Des présidents américains avaient été poussés vers la sortie pour beaucoup moins que cela.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yHOsG8CNWn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/etats-unis-trump-veut-modifier-les-regles-des-elections/">Etats-Unis | Trump veut modifier les règles des élections</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis | Trump veut modifier les règles des élections » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/etats-unis-trump-veut-modifier-les-regles-des-elections/embed/#?secret=C2OSRksyCL#?secret=yHOsG8CNWn" data-secret="yHOsG8CNWn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 07:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Aïdarous al-Zoubaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud du Yémen et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi et donné une fessée aux Émiratis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/">L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Saoudiens ont donné une fessée aux Émiratis au Yémen. La métaphore n’est pas exagérée puisque les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi, homme lige des Émirats au Yémen. Convoqué à Riyad, il a préféré prendre la fuite pour Abou Dhabi. Le vaudeville de Zoubaïdi et ses sbires marque une déroute géopolitique pour les Émirats et une victoire pour l’Arabie saoudite qui est déterminé à limer les ongles de son rival et de l’exclure de ses sphères d’influence notamment dans la Corne de l’Afrique.</em></strong> <em>(Ph. Des partisans d&rsquo;un mouvement séparatiste yéménite se rassemblent à Aden, au Yémen, le 16 janvier, pour protester contre les forces pro-saoudiennes dans la région. L&rsquo;un d&rsquo;eux brandit une photo du chef séparatiste Aidarous al-Zoubaidi.)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18277941"></span>



<p>Le <a href="https://www.latimes.com/world-nation/story/2026-01-20/emirati-rescue-saudi-fury-middle-east-heavyweights-split-over-yemen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Los Angeles Times</a> a publié une analyse de Nabih Bulos sur la crise saoudo-émiratie au Yémen considérant que l’aide apportée par les Émirats arabes unis pour exfiltrer le chef séparatiste du Sud reflète une divergence de politiques entre deux pays considérés comme parmi les plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p>Alors qu’Aïdarous al-Zoubaïdi était bloqué à l’aéroport d’Aden à l’invitation de l’Arabie saoudite, il ne pouvait –mais désirait ardemment– ​​refuser. Il tenta de gagner du temps, examinant minutieusement les détails du protocole, ce qui retarda le départ de l’avion du Yémen de plusieurs heures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La poudre d’escampette</h2>



<p>Al-Zoubaïdi, qui dirige un groupe séparatiste soutenu par les Émirats mais en conflit avec l’Arabie saoudite, savait que ce qui l’attendait à Riyad ne lui conviendrait pas, et il continua donc de tergiverser. Puis il reçut un appel l’informant que le plan d’évasion était prêt.</p>



<p>Al-Zoubaïdi s’enfuit précipitamment, emmenant avec lui cinq de ses principaux collaborateurs, vers une base militaire à Aden. De là, il a organisé deux convois de diversion, puis s’est rendu en voiture à la côte voisine, sous la surveillance d’un drone émirati. Au petit matin, il embarquait à bord d’un navire à destination de la Somalie, d’où il s’est envolé pour Abou Dhabi, la capitale des Émirats.</p>



<p>L’évasion d’Al-Zoubaïdi ce mois-ci, dont les détails ont été confirmés par des responsables basés à Aden, des milices, des dockers et par des déclarations indignées de responsables militaires saoudiens, a marqué un tournant dans un conflit de plus en plus âpre entre deux des plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient, un conflit qui remet en question l’existence même du Yémen, tout en menaçant d’aggraver les souffrances d’une population déjà confrontée à l’une des pires crises humanitaires au monde.</p>



<p><em>«&nbsp;Je n’ai jamais vu les Saoudiens aussi en colère. C’est indéniable&nbsp;»</em>, a déclaré Mohammed Al-Basha, expert basé aux États-Unis et fondateur d’<em>Al-Basha Report</em>, un cabinet de conseil américain spécialisé dans la gestion des risques au Moyen-Orient et en Afrique, cité par le journal américain.</p>



<p>Les Saoudiens estiment que les Émirats n’ont pas joué un rôle de médiateur impartial au Yémen et au-delà, et ils se sentent trahis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alliés proches ou adversaires acharnés</h2>



<p>Le <em>Los Angeles Times</em> ajoute que ce différend, né de profondes divergences géopolitiques et commerciales qui ont transformé Riyad et Abou Dhabi, d’alliés proches à rivaux puis à adversaires acharnés, a tendu les relations au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est. La concurrence entre les deux plus grands producteurs et exportateurs d’énergie au monde risque de perturber les marchés et les investissements et de compromettre les projets du président américain qui considère ces deux pays comme des partenaires clés en matière de commerce et de diplomatie.</p>



<p>Les tensions se sont considérablement exacerbées le mois dernier lorsque le Conseil de transition du Sud (CTS), dirigé par Aïdarous al-Zoubaïdi, a pris le contrôle d’une grande partie du sud du Yémen, auparavant contrôlé par le gouvernement yéménite internationalement reconnu, et semblait prêt à proclamer un État sécessionniste dans cette région riche en ressources.</p>



<p>L’offensive a pris Riyad au dépourvu car l’Arabie saoudite s’était alliée à Abou Dhabi il y a plus de dix ans dans une campagne militaire dévastatrice contre les Houthis, la faction soutenue par l’Iran qui avait pris le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa, en 2014.</p>



<p>Le CTS, formé en 2017 pour promouvoir un État indépendant dans le sud du Yémen et soutenu par les Émirats, a rejoint la campagne contre les Houthis en 2022 aux côtés du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite. Cependant, les lignes de front sont restées globalement inchangées jusqu’à la récente avancée du CTS. L’Arabie saoudite semblait initialement se satisfaire du pari du CTS de s’emparer de davantage de territoire, y compris une zone limitrophe de son propre territoire. Cependant, elle lança rapidement des frappes aériennes contre ce qu’elle prétendait être une cargaison d’armes émiraties destinées aux séparatistes (accusation que les Émirats ont démentie), suivies d’une offensive rapide et brutale qui chassa le CTS de tout le territoire qu’il contrôlait, permettant aux forces gouvernementales de s’emparer de son bastion à Aden.</p>



<p>Parallèlement, le gouvernement yéménite exigea que les Émirats mettent fin à leur présence militaire dans le pays. Les séparatistes étant presque totalement vaincus, l’Arabie saoudite convoqua –ou, selon certains témoignages, ordonna– à al-Zoubaïdi et à plus de 50 autres délégués du CTS à Riyad pour discuter de l’avenir du Yémen du Sud. Al-Zoubaïdi avait de bonnes raisons de craindre l’emprisonnement ou au moins une reddition forcée, et c’est pourquoi il s’est enfui. L’Arabie saoudite le qualifie désormais de <em>«&nbsp;fugitif&nbsp;»</em>, tandis que le gouvernement yéménite l’accuse de haute trahison.</p>



<p>Le lendemain, le délégué du CTS à Riyad est apparu à la télévision d’État yéménite pour annoncer la dissolution du Conseil. De nombreux membres du Conseil, hors d’Arabie saoudite, ont contesté la validité de cette décision, la jugeant prise sous la contrainte et sous la pression de l’Arabie saoudite qui retenait la délégation en otage. Cependant, dimanche, les membres du Conseil à Riyad ont participé, avec d’autres personnalités politiques yéménites, à une réunion présentée comme <em>«&nbsp;consultative&nbsp;»</em> sur l’avenir du Yémen du Sud, une initiative qui vise, selon les observateurs, à nier toute coercition de la part de Riyad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une force déstabilisatrice</h2>



<p>Le <em>Los Angeles Times</em> souligne qu’au cœur du différend entre l’Arabie saoudite et les Émirats réside une divergence de vision entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed. Dès sa nomination au poste de ministre saoudien de la Défense en 2015, Ben Salmane a adopté une politique étrangère offensive, marquée notamment par une offensive infructueuse contre les Houthis et l’enlèvement du Premier ministre libanais Saad Hariri. En 2017, l’Arabie saoudite s’est alliée aux Émirats et à Bahreïn pour imposer un blocus de quatre ans au Qatar. Toutefois, son approche a évolué depuis, privilégiant la stabilité régionale au nom de la prospérité économique.</p>



<p>Les Émirats, quant à eux, se sont révélés être une force déstabilisatrice. Non contents d’avoir normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël durant le premier mandat du président Trump, violant ainsi les conditions posées de longue date par l’Arabie saoudite pour parvenir à une paix arabe globale avec Israël, ils ont consacré la dernière décennie à bâtir un réseau de groupes armés, de bases militaires, de ports et d’actifs secrets en mer Rouge et à travers l’Afrique, menaçant les gouvernements de nombreux pays.</p>



<p>Cela est particulièrement flagrant au Soudan, où l’opposition critique le soutien apporté par les Émirats aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire accusé de génocide durant la guerre civile. Les Émirats nient toute assistance aux FSR, affirmant que leur objectif est de préserver l’intégrité territoriale du Soudan, malgré des preuves accablantes du contraire.</p>



<p>Depuis le début de la crise yéménite, l’Arabie saoudite et les Émirats se livrent à une violente guerre médiatique. Influenceurs et journalistes s’échangent des accusations sur les réseaux sociaux, tandis que les chaînes d’État diffusent des reportages biaisés. Lundi, l’Arabie saoudite a organisé une visite de presse à Mukalla, ville portuaire du sud du Yémen, où le gouvernement yéménite a accusé les Émirats de gérer une prison secrète. Ailleurs dans la région, les relations et les alliances connaissent une restructuration rapide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déloger les Émiratis  </h2>



<p>Peu après la fuite d’al-Zoubaïdi, le gouvernement somalien a annoncé la suspension de sa coopération sécuritaire et commerciale avec les Émirats, notamment la concession accordée au géant portuaire émirati DP World d’opérer depuis le port de Berbera, port par lequel al-Zoubaïdi s’était enfui. Les observateurs ajoutent que les Émirats ont apparemment perdu leurs droits de survol militaire de l’Égypte, du Soudan et de l’Arabie saoudite. L’administration de l’aéroport d’Al-Kufra en Libye, qui était devenu un maillon essentiel de la chaîne logistique des Émirats vers leurs alliés soudanais, a annoncé sa fermeture pour un mois. Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de démanteler le réseau militaire des Émirats, elle met simultanément en place le sien.</p>



<p>Le journal américain cite un responsable somalien, ayant requis l’anonymat pour évoquer la dynamique régionale, selon lequel l’Arabie saoudite envisage une alliance militaire avec l’Égypte et la Somalie, et que les autorités saoudiennes ont fait pression sur le Somaliland pour empêcher Israël d’établir des bases militaires sur son territoire. La Turquie réalise également des progrès significatifs dans ses relations avec l’Arabie saoudite, un changement radical par rapport à la position de ces deux rivaux acharnés. Riyad prévoit d’acheter des avions de chasse chinois au Pakistan pour équiper le Yémen.</p>



<p>Parallèlement, l’Arabie saoudite s’efforce de réduire l’influence émiratie au Yémen.</p>



<p>Des commandants militaires à Aden ont déclaré au <em>Los Angeles Times</em> que Riyad avait accepté de prendre en charge les salaires de tous les combattants, soit environ 80 millions de dollars par mois.</p>



<p>Des personnalités politiques soutenues par les Émirats arabes unis ont également été écartées du Conseil présidentiel yéménite et remplacées par des personnes plus favorables à l’Arabie saoudite.</p>



<p>Le journal américain ajoute qu’il est difficile de prévoir si les Émirats accepteront de perdre leur influence au Yémen après la défaite du Conseil de transition du Sud. Al-Basha a déclaré : <em>« Les Émirats arabes unis semblent actuellement privilégier le soft power dans le sud-ouest du Yémen, comme ils l’ont fait au Somaliland. La question demeure : cela se traduira-t-il, à terme, par un soutien à une insurrection armée? »</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ogzLSa2OMT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=V5O45ZNYDR#?secret=ogzLSa2OMT" data-secret="ogzLSa2OMT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La Grande-Bretagne «trop islamiste» au goût des Emiratis   </title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 12:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[J. D. Vance]]></category>
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		<category><![CDATA[radicalisation islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les dirigeants des Emirats arabes unis ont-ils déroulé le tapis rouge au leader de l’extrême droite britannique Nigel Farage ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/la-grande-bretagne-trop-islamiste-au-gout-des-emiratis/">La Grande-Bretagne «trop islamiste» au goût des Emiratis   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le leader de l’extrême droite britannique Nigel Farage s’est affiché le mois dernier lors du Grand Prix de la Formule 1 à Abou Dhabi mais le</em> Financial Times<em> vient de révéler qu’il n’a pas mentionné le véritable motif de sa présence, c’est qu’il a rencontré des responsables des Émirats et qu’ils lui ont payé son voyage. De plus, ce voyage intervient dans un contexte de tension entre les Émirats arabes unis et le gouvernement travailliste britannique de Keir Starmer. Dernier épisode de cette tension, Abou Dhabi a décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires pour le Royaume-Uni par crainte que leurs citoyens ne soient exposés à la radicalisation islamiste sur les campus britanniques. Décision saluée par le vice-président américain J. D. Vance. </em></strong><em>(Ph. Nigel Farage, invité à Abou Dhabi, ne refuse pas l&rsquo;argent des monarchies du Golfe).  </em>  </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18231017"></span>



<p>Dans les colonnes du <a href="https://www.ft.com/content/f4e6e5b4-264f-4593-9542-03d34464ef99" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Anna Gross, Andrew England et David Sheppard ont révélé que les Émirats ont financé un voyage à Abou Dhabi en décembre du député Nigel Farage, chef du Parti de la réforme (Reform UK, extrême droite), afin de rencontrer des responsables émiratis.</p>



<p>Le journal britannique indique que le soutien apporté par les Émirats à la visite d’un leader d’extrême droite confirme leur intérêt pour les mouvements populistes à travers le monde. Les Émirats ont offert à M. Farage un hébergement et l’autorisation d’assister au Grand Prix de Formule 1 qui s’est tenu début décembre.</p>



<p>Le coût du voyage a été estimé à environ 10000 livres sterling pour couvrir les frais de séjour du député britannique.</p>



<p>À l’époque, M. Farage a publié une photo de lui en compagnie de l’homme d’affaires italien et figure de la jet-set internationale Flavio Briatore, accompagnée de la légende <em>«À Abou Dhabi pour la finale de Formule 1»</em>, sans que le véritable motif de sa présence à Abou Dhabi ne soit précisé.</p>



<p>M. Farage a rencontré de hauts responsables émiratis lors de ce voyage de deux jours, qui a eu lieu avant la suspension des travaux parlementaires pour les fêtes de fin d’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur les Frères musulmans et l&rsquo;islam politique</h2>



<p>Selon des sources proches du dossier, le trésorier Reform UK, Nick Candy, qui se rend régulièrement dans les pays arabes pour affaires, a organisé ces rencontres.</p>



<p>D’autres sources bien informées ont ajouté que les dirigeants émiratis souhaitaient s’entretenir avec le chef du parti d’extrême-droite en raison de leur opposition commune aux Frères musulmans. Nigel Farage a déclaré qu’il désignerait ce groupe comme organisation terroriste au Royaume-Uni s’il remportait les élections.</p>



<p>L’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats, la Russie, la Jordanie et la Syrie ont officiellement désigné les Frères musulmans comme organisation terroriste.</p>



<p>Le gouvernement du Premier ministre Starmer n’a pas encore pris de décision concernant cette confrérie mais a indiqué l’année dernière que la question était <em>«examinée de près»</em>.</p>



<p>Le journal souligne que le financement de ce voyage et ces rencontres confirment l’intérêt des Émirats pour le parti d’extrême droite de Farage, crédité de 30% des intentions de vote, contre 16% pour le Parti travailliste au pouvoir. Les Grands Prix de Formule 1 sont souvent l’occasion de nouer des contacts, attirant des personnalités politiques, des chefs d’entreprise et des vedettes du sport et du divertissement.</p>



<p>Il est inhabituel que des gouvernements invitent des dirigeants de partis d’opposition et prennent en charge leurs frais, compte tenu des implications diplomatiques d’un tel acte.</p>



<p>Depuis son accession à la tête du Parti conservateur et de l’opposition en novembre 2024, Kemi Badenoch n’a reçu aucun don pour couvrir les frais de ses rencontres avec des dirigeants étrangers.</p>



<p>À l’inverse, lorsqu’il était dans l’opposition, le gouvernement qatari avait pris en charge les frais de voyage de Starmer à Doha pour rencontrer l’émir après la COP28 tenue à Dubaï en 2023. Le gouvernement qatari avait financé le vol de M. Starmer de Dubaï à Doha, où il avait rencontré l’émir et déclaré à l’époque qu’ils avaient discuté de la guerre à Gaza et de la coopération essentielle entre les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs</h2>



<p>Steve Goodrich, directeur de la recherche et des enquêtes chez Transparency International, a fait remarquer que l’hospitalité accordée à M. Farage n’était pas sans précédent mais il a ajouté que le financement et l’accueil de parlementaires britanniques par des gouvernements étrangers donnaient l’impression que ces derniers étaient corruptibles. Il a déclaré : <em>«Nous l’avons constaté à maintes reprises, des dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs au Parlement et il est temps d’interdire ces pratiques»</em>.</p>



<p>Par le passé, M. Farage a critiqué le gouvernement des Émirats. En 2023, il avait exhorté le Premier ministre conservateur de l’époque, Rishi Sunak, à veiller à ce que son ministre des Affaires étrangères, Lord David Cameron, ne joue aucun rôle dans le projet de vente de <em>Telegraph Media</em> à Redbird IMI, une coentreprise entre la société américaine de capital-investissement Redbird et IMI, détenue par Abou Dhabi, en raison des liens de Cameron avec les Emirats. Farage avait alors déclaré : <em>«Il est inconcevable qu’un gouvernement conservateur permette à de tels actifs de tomber entre de mauvaises mains durant son mandat ou qu’il encourage l’importation de tendances contraires à l’un des piliers de notre démocratie»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La connivence de la gauche avec les islamistes</h2>



<p>Par ailleurs, Farage a annoncé mercredi que Laila Cunningham, conseillère municipale de Reform UK dans le borough (arrondissement) de Westminster serait la candidate du parti à la mairie de Londres en 2027. La capitale britannique dirigée par le travailliste Sadiq Khan est considérée par l’extrême droite comme le bastion de la connivence de la gauche avec les islamistes.&nbsp;</p>



<p>Farage a déclaré : <em>«Nous mènerons une campagne d’envergure pour remporter la mairie de Londres. Ce lieu, autrefois considéré avec une incroyable admiration historique et un sentiment d’exception, fait désormais l’objet de discussions désobligeantes à travers le monde»</em>.</p>



<p>Cunningham, une mère de famille musulmane de sept enfants, a déclaré qu’elle aimait Londres mais qu’elle n’ignorait pas ce qu’elle est devenue, notant que la criminalité a augmenté dans toute la capitale.</p>



<p>Le <em>FT</em> est également revenu sur le dernier épisode de tensions dans les relations bilatérales entre Abou Dhabi et Londres. Les Émirats ont décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires dans les universités britanniques pour leurs citoyens par crainte qu’ils ne soient exposés à la radicalisation islamiste. La décision a été saluée par le vice-président américain J. D. Vance qui a d’ailleurs déclaré dans un tweet publié sur la plateforme X: <em>«Certains de nos meilleurs alliés musulmans du Golfe considèrent l’endoctrinement islamique dans certaines parties de l’Occident comme extrêmement dangereux»</em>.</p>



<p>Le journal britannique a pour sa part estimé cette nouvelle décision est motivée par d’autres raisons et qu’elle serait intervenue en réalité comme une réaction suite à un certain nombre de différends entre les deux pays. D’abord, l’offre de rachat du <em>Daily Telegraph</em> soutenue par Abou Dhabi qui avait avorté mais aussi le soutien présumé des Émirats arabes unis aux forces paramilitaires de Hemedti Dagalo au Soudan (ce que les Émiratis démentent toujours) et la plainte déposée par la Premier League contre le club de football de Manchester City, propriété émiratie, au sujet de ses finances. Toutes ces raisons ont crispé les relations entre les Émirats et le gouvernement travailliste mené par Keir Starmer.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZlP8Fu3Tou"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=HreZqEUf3t#?secret=ZlP8Fu3Tou" data-secret="ZlP8Fu3Tou" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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