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	<title>Archives des Emirats arabes unis - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Emirats arabes unis - Kapitalis</title>
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		<title>L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:08:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel impact aura l’incident du vol de Flydubai sur la confiance des Israéliens dans la destination des Emirats arabes unis ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des versions contradictoires ont émergé concernant l’incident survenu mercredi 30 septembre 2026 dans le vol de la compagnie Flydubai qui reliait Dubaï à Tel Aviv après l’atterrissage d’urgence à Tabuk en Arabie Saoudite. La compagnie a confirmé qu’il s’agissait d’une «dispute dans le cockpit» et que les causes et les motivations de l’incident font toujours l’objet d’une enquête. De leur côté, les Israéliens affirment que le copilote a poignardé le pilote et voulait provoquer un crash de l’avion. Flydubai est revenu à la charge exhortant toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits. Au-delà des faits, la question qui se pose et s’impose : Quel impact aura cet incident sur la confiance des Israéliens dans la destination émiratie qu’ils considèrent comme le seul endroit où ils sont les bienvenus dans la région ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19735639"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis sont devenus une destination prisée des Israéliens mais l’incident de l’avion de Flydubai soulève des questions quant à la réputation de ce pays du Golfe en tant que pays accueillant pour Israéliens, note Chloe Cornish dans un article du <em><a href="https://www.ft.com/content/08109881-f33c-43e0-9dc6-fc3a00d4e35b?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em>, en rappelant qu’il y a six ans, les voyageurs israéliens se voyaient offrir une nouvelle destination prometteuse pour leurs voyages d’affaires et de loisirs, à savoir les Émirats qui avaient normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël grâce à un accord négocié par les États-Unis. Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, proposait alors une option abordable pour ce vol de trois heures et demie. Lorsque de nombreuses compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols vers Israël après le 7 octobre 2023 et les conflits régionaux qui ont suivi, les compagnies émiraties ont, pour la plupart, maintenu leurs liaisons. Nombre d’Israéliens percevaient les Émirats, malgré les préoccupations sécuritaires accrues, comme une destination de vacances plus sûre que l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un havre de paix pour des Israéliens belliqueux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’altercation sans précédent survenue mercredi à bord d’un vol Flydubai à destination de Tel Aviv a profondément choqué les Israéliens qui considèrent de plus en plus les Émirats comme un havre de paix dans une région avec laquelle leurs relations amicales sont tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des témoins et des sources officielles, l’un des pilotes du vol Dubaï-Tel Aviv a poignardé son collègue et tenté de faire s’écraser l’avion, contraignant ce dernier à un atterrissage d’urgence après une chute d’environ 6 000 mètres en quelques minutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations émiraties-israéliennes se sont développées depuis la signature, en 2020, des accords d’Abraham avec trois autres États arabes –le Soudan, Bahreïn et le Maroc– officialisant ainsi des liens jusque-là discrets entre les Émirats et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les échanges bilatéraux ont dépassé les 3 milliards de dollars par an et ce, dès début 2024, selon les données israéliennes avec un trafic aérien qui a atteint 25 vols quotidiens durant certaines périodes, sans compter le nombre croissant d’Israéliens résidant aux Émirats. Plusieurs entreprises israéliennes de renom, allant des boulangeries aux sociétés de technologie financière, se sont implantés aux Émirats. L’hôtel Atlantis de Dubaï est une destination prisée des touristes israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>FT</em>, les Émirats sont devenus le plus proche allié arabe d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est rendu à Abou Dhabi dimanche dernier pour rencontrer le cheikh Mohammed ben Zayed. Selon l’agence de presse officielle émiratie, les deux parties ont discuté <em>«des moyens de renforcer leurs relations»</em>, ce qui constitue une reconnaissance officielle de cette visite de Netanyahu qui a été fuité par <em>Axios</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les accords d’Abraham suscitent une controverse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Abou Dhabi, l’accord de 2020 est une réalisation majeure de la politique étrangère du premier mandat du président américain Donald Trump et a représenté un atout considérable pour les relations avec Washington. Pour les Israéliens, l’impact le plus significatif a été le lancement de vols directs entre Tel Aviv et les Émirats, leur permettant de voyager vers l’est avec des compagnies aériennes telles que Flydubai et Etihad Airways. Le vol inaugural de 2020 a fait la une des journaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les accords d’Abraham ont suscité une vive controverse au Moyen-Orient et Abou Dhabi a essuyé de nombreuses critiques dans la région pour avoir violé le consensus arabe selon lequel la paix avec Israël ne peut être obtenue que par la restitution des territoires palestiniens occupés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre les Émirats et Israël ont rapidement été mises à rude épreuve par la guerre brutale menée par Israël contre Gaza à la suite de l’opération Déluge d’Al Aqsa menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Israël s’est alors lancé dans une stratégie militaire agressive dans la région, notamment en menant des guerres contre le Hezbollah au Liban et contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux Israéliens affirment se sentir toujours en sécurité aux Émirats, où le soutien public à la cause palestinienne s’amenuise en raison de la criminalisation des manifestations. Cependant, cette petite communauté a été profondément choquée par l’assassinat, en 2024, d’un rabbin israélien d’origine moldave par trois ressortissants ouzbeks, qui ont par la suite été condamnés à mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les motivations de l’auteur de l’attaque contre Flydubai restent floues. Israël a par la suite affirmé qu’il était de nationalité omanaise, bien que la compagnie aérienne ait exhorté <em>«toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le lancement, au printemps dernier, d’une nouvelle offensive américaine et israélienne contre l’Iran, Téhéran a lancé des vagues de missiles et de drones contre ses voisins arabes du Golfe, les Émirats arabes unis étant les plus durement touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que de nombreux pays arabes accusaient Israël d’entraîner la région dans le conflit, Abou Dhabi a renforcé ses liens avec Israël qui a fourni aux Émirats le système de défense aérienne Dôme de fer (Iron Dome) et le système laser Faisceau de fer (Iron Beam) pour faire avorter les attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste émirati Abdulkhaleq Abdullah, cité par le <em>FT</em> a commenté : <em>«Israël a prouvé qu’il était un pays capable de gérer les relations internationales. Il a été parmi les premiers à proposer tous les systèmes de défense avancés nécessaires. Je pense que la guerre a clairement démontré l’importance de la relation avec Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les craintes que l’incident impliquant l’avion à destination de Tel Aviv, qui a failli tourner à la catastrophe, ne dissuade de nombreux touristes de se rendre aux Émirats, Abdullah a souligné qu’il n’était pas inquiet de la moindre tension dans les relations entre Abou Dhabi et Tel Aviv. Il a ajouté qu’il espérait que l’incident de Flydubai renforce le dialogue afin que cela ne se reproduise plus jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 08:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Algérie rompt ses relations avec les Emirats arabes unis pour protester contre la stratégie de déstabilisation qu'ils mènent à ses frontières. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ancrée dans une diplomatie du chéquier et adossée à une alliance de revers avec Israël et le Maroc, la monarchie d’Abou Dhabi multiplie les ingérences du Yémen au Sahel. Face à cette stratégie de déstabilisation et à la guerre hybride menée contre ses frontières, l’Algérie oppose une doctrine intangible de souveraineté, de non-alignement et de résilience historique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-19679172"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de rappel, les Émirats et Israël ont établi leurs relations diplomatiques le 15 septembre 2020 lors de la signature des Accords d’Abraham à la Maison-Blanche. Curieusement, par pure coïncidence ou parce que parfois le hasard fait mal les choses, il y a moins d’un siècle à peine, Israël et les Émirats arabes unis n’existaient pas. Ils ont surgi le premier du néant et le deuxième du désert et ont fait du chemin. L’histoire diplomatique du Moyen-Orient moderne reste profondément marquée par le retrait britannique au début du siècle dernier : de cette même empreinte sont nés deux États aux trajectoires diamétralement opposées, Israël en 1947 et les Émirats arabes unis en 1971.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Israël fait partie des puissances nucléaires de fait et dispose de plus de 300 ogives nucléaires. C’est un État surarmé qui compte sur le soutien quasi total des États-Unis, lesquels lui fournissent les armes les plus modernes et les plus ultrasophistiquées. Le territoire sur lequel se trouve cet État a été spolié à la Palestine. Après le retrait de la Grande-Bretagne, qui avait renoncé à son mandat en 1947, les Nations unies avaient partagé le territoire pour donner naissance à un État juif et un État arabe avec la bénédiction de Washington. La première guerre israélo-arabe (1948-1949) avait permis à cet État d’agrandir encore son territoire au détriment de celui de l’État arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis, quant à eux, ont été créés il y a tout juste 55 ans, en 1971. Issus du regroupement d’un noyau de peuplades et de confédérations tribales dispersées le long de la Côte des Trèves, les Émirats n’éveillaient, jusqu’aux années 1960, que peu d’intérêt international. Comme d’autres régions de la péninsule, cette société n’avait connu que la tyrannie de la pauvreté ; désormais, elle doit s’accommoder de celle de la richesse. Non point cette richesse qui provient d’une révolution industrielle ou de cet effort gigantesque qu’accomplit une société sur elle-même pour se soustraire au déterminisme de la nature — du génie de ses ingénieurs et de ses ouvriers comme en Europe ou au Japon lors de leurs révolutions industrielles —, mais celle-là même qui est le produit direct de la rente pétrolière. À partir de cette époque, événements politiques et pétroliers vont se succéder à une allure vertigineuse, telle une machine en folie que personne ne pouvait plus arrêter. Avec la manne pétrolière, les Émiratis ont vu se multiplier leurs richesses, leurs partisans et leurs courtisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la tente bédouine à la démesure géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la trajectoire actuelle des Émirats arabes unis, il faut d’abord saisir le vertige psychologique qui a saisi ce pouvoir. En l’espace d’une seule génération, les Émiratis sont passés d&rsquo;un dénuement pastoral absolu — celui des tentes et des caravanes de chameaux — à une opulence insolente matérialisée par des gratte-ciels de cent étages. Cette métamorphose fulgurante a engendré une véritable euphorie de la puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce saut temporel et technologique sans transition a nourri un besoin viscéral de reconnaissance, compensant la jeunesse de l’État par une verticalité architecturale et financière spectaculaire. Porté par cette richesse monumentale, le pouvoir d’Abou Dhabi s’est laissé griser par une forme d’hubris géopolitique. Ce sentiment d’invulnérabilité pousse aujourd’hui ses dirigeants à croire que la puissance financière permet de tout régenter, des alliances économiques aux destins des nations millénaires du monde arabe. C’est précisément ce tournis de la richesse qui explique l’agressivité de leur diplomatie et leur volonté de bousculer des équilibres régionaux complexes, au risque de la démesure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diplomatie de la démesure ne surgit pas du néant ; elle réactive, sous des formes modernes, des codes comportementaux profondément ancrés dans l’histoire de la péninsule. Avant l’ère pétrolière, la survie dans ce désert hostile dictait des règles strictes, où la razzia et le contrôle forcé des routes commerciales et des caravanes constituaient la norme. L’adage populaire <em>«Chassez le naturel, il revient au galop»</em> trouve ici une résonance singulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les paravents technologiques et les fonds souverains d’Abou Dhabi, subsiste le réflexe atavique de s’accaparer les richesses d’autrui par la force ou l’ingérence. Qu’il s’agisse de monopoliser la gestion des ports stratégiques de la mer Rouge et d’Afrique, d’exploiter les ressources de pays en crise comme le Yémen ou le Soudan, ou de déstabiliser des économies régionales, la logique demeure identique. La prédation économique contemporaine n’est que la continuation, en costume de diplomate et en col blanc, des anciennes traditions de brigandage du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la vitrine financière de Dubaï et les investissements technologiques étalés par Abou Dhabi se cache ainsi un activisme régional qui s’apparente à une véritable métastase géopolitique. Du Yémen à la Libye, en passant par le Soudan et le Sahel, la diplomatie émiratie s’est traduite par une méthode constante : la déstabilisation et la fragmentation des États souverains. Cette ingérence permanente a fini par provoquer une onde de choc au Maghreb : le 10 septembre 2026, l’Algérie a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, sommant leur ambassadeur de quitter le territoire sous 48 heures et fermant son espace aérien aux appareils émiratis. En dénonçant une accumulation d’actes hostiles, Alger tirait les conséquences logiques d’une doctrine devenue incompatible avec la stabilité de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette projection extérieure ne repose pourtant sur aucun socle national réel. Dépourvue de profondeur démographique et d’armée pléthorique, la monarchie d’Abou Dhabi a dû sous-traiter l’intégralité de sa sécurité et de sa projection de force : recrutement de mercenaires étrangers, cadres militaires occidentaux intégrés au commandement et financement massif de milices locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle d’interventionnisme par procuration a connu une accélération brutale dans le sillage des soulèvements populaires de 2011, vécus à Abou Dhabi comme une menace existentielle pour la survie du régime. Pour étouffer dans l&rsquo;œuf toute dynamique démocratique ou alternative politique dans le monde arabe, la monarchie a projeté son appareil hybride bien au-delà du Golfe. La normalisation scellée avec Israël en 2020 est venue parachever cette construction : un calcul d’un pragmatisme froid visant à s’adosser au bouclier sécuritaire et technologique de l’axe israélo-américain pour poursuivre ses ingérences régionales sans en payer le prix diplomatique.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tSqx8enX71"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/embed/#?secret=fPhJRr1rJI#?secret=tSqx8enX71" data-secret="tSqx8enX71" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le devoir de soumission et la faillite du parapluie sécuritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système qui sévit dans la région du Proche-Orient affiche une apparence institutionnelle — des gouvernements et des assemblées aux ordres —, mais il recouvre une réalité géopolitique tangible : un axe américano-israélien omniprésent et omniscient. Vers cette réalité convergent en fait, tous les fils qui animent et motivent les gesticulations des hommes et des rouages apparemment investis du pouvoir de décision au Proche-Orient. Cette convergence constitue la matrice du système américano-israélien. Elle fut longtemps recouverte d’un flou artistique savamment entretenu, destiné à donner l’illusion d’une répartition rationnelle des rôles dans la gestion des affaires régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’axe américano-israélien n’a pas d’alliés au Proche-Orient ; il n’a que des vassaux. La plupart des États arabes semblent avoir oublié cette réalité historique, ignorant le célèbre avertissement d’Henry Kissinger : <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous les pressions conjointes de Washington et de Tel-Aviv — qui les contraignent à s’aligner contre l’Iran —, des pays en principe souverains se laissent réduire à la triste condition de satellite. Face à cet axe, beaucoup de dirigeants arabes ont adopté un réflexe de vassal et une attitude de servile soumission. En bradant leur indépendance et leur souveraineté nationales, ils ont franchi la ligne qui sépare le partenaire de l’inféodé, l’allié de la simple marionnette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une question fondamentale se pose aujourd’hui : en quoi a réellement servi cette prétendue protection ? L’épreuve des récents développements régionaux en dévoile toute l’illusion. Conçues à l’origine pour dissuader l’Iran et protéger les monarchies du Golfe, des installations comme la base aérienne d’Al Dhafra ou la base d’Al Minhad aux Émirats arabes unis accueillent d’importants contingents et équipements américains. Dans le cadre des escalades actuelles, ces infrastructures se sont transformées, malgré elles, en rampes de lancement et en plateformes de soutien logistique ou opérationnel pour les forces américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réplique iranienne ne s’est pas fait attendre. Bien que le président iranien, Masoud Pezeshkian, ait explicitement déclaré que Téhéran n’avait <em>«aucun problème»</em> avec ses voisins du Golfe comme les Émirats, la présence militaire américaine à leurs frontières est perçue par l’Iran comme une menace directe et une justification légitime pour cibler ces installations en guise de représailles aux attaques américano-israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences stratégiques de cet engrenage sont cinglantes : au lieu de constituer un bouclier protecteur, les bases américaines ont agi comme de véritables aimants à missiles. Cette situation pousse désormais les Émirats arabes unis et d’autres États du Golfe à réévaluer leur dépendance sécuritaire vis-à-vis de Washington. Constatant l’extrême vulnérabilité de leur territoire, plusieurs pays de la région explorent aujourd’hui de nouvelles options diplomatiques et tentent d’initier des discussions directes avec Téhéran pour préserver leur propre sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les états-majors de Tel-Aviv, le constat demeure purement comptable : les Émirats arabes unis ne constitueront jamais la moindre menace militaire. Sans profondeur stratégique et bridée par une population nationale numériquement marginale, la monarchie ne risquera jamais de contester la suprématie israélienne. Pour l’État hébreu, la normalisation ne relève donc aucunement d’une alliance entre égaux, mais de l’intégration d’un auxiliaire financier et diplomatique parfaitement aligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En laissant Abou Dhabi étendre ses tentacules au Yémen, au Soudan ou dans la Corne de l’Afrique, Israël applique une politique de laisser-faire méthodique. Ce rôle de sous-traitant sert les intérêts de Tel-Aviv : la diplomatie émiratie s’attelle à morceler les États arabes centraux, traquer l’opposition politique et verrouiller les voies maritimes, accomplissant la besogne sans qu’Israël n’ait à exposer ses propres soldats. En contrepartie, l’appareil sécuritaire israélien fournit à Abou Dhabi ses technologies de surveillance et son parapluie d’influence à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence s’appuie sur une alliance d’intérêts où la ressource financière du Golfe offre la logistique matérielle à une logique de domination et de démantèlement des souverainetés. Comment les Émirats ne fascineraient-ils pas ? Pour séduire les cœurs et les esprits, Abou Dhabi se présente avec le visage affable d’une société accueillante, jouissant d’une opulence qui éclaire le monde arabe et promet la prospérité. Devenu maître des symboles, cet État se présente avec la séduisante apparence des enchanteurs de toujours. Mais derrière ce discours sur sa prétendue stature géopolitique se dessine la réalité d’un simple exécutant, au service d’une stratégie qui divise les pays arabes, neutralise la cause palestinienne et consolide l’hégémonie de son nouvel allié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Afrique comme laboratoire de l&rsquo;ingérence émiratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur le continent africain que l’expansionnisme émirati déploie ses effets les plus destructeurs. Sous le couvert d’investissements, d’aide humanitaire ou de coopération sécuritaire, Abou Dhabi a méthodiquement étendu son ombre sur le Soudan, la Libye et la Corne de l’Afrique. La méthode ne varie jamais : repérer des factions armées ou des hommes forts en rupture de ban, les inonder de capitaux et d’équipements militaires, puis verrouiller en échange les infrastructures névralgiques et les ressources du sous-sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Soudan, cette politique de parrainage a viré au désastre. Le soutien logistique et armé massif accordé aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Hemedti alimente un conflit d’une violence inouïe. Les rapports d’experts des Nations unies et des ONG documentent un circuit économique parfaitement rodé : Dubaï sert de plaque tournante pour le blanchiment et le commerce de l’or extrait des zones de combat, dont les revenus financent de nouvelles cargaisons d’armes, tout en visant le contrôle direct du littoral de Port-Soudan sur la mer Rouge. Parallèlement, l’injection de fonds souverains émiratis dans les économies occidentales sert de bouclier diplomatique pour acheter la complaisance internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réputation de plaque tournante du blanchiment et des capitaux suspects déborde désormais largement le continent africain et le Moyen-Orient : le rappel récent de l’ambassadeur de Bulgarie aux Émirats, sur fond d’enquêtes anticorruption visant des sociétés écrans et des vols en jet privé au profit d’oligarques sanctionnés, en offre une illustration européenne frappante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Libye, le choix d’Abou Dhabi s’est porté sur le maréchal Khalifa Haftar. Au mépris des embargos de l’Onu, la monarchie a financé des ponts aériens, livré des drones de combat et acheminé des contingents de mercenaires pour appuyer l’offensive contre Tripoli, cherchant à bloquer toute transition démocratique et à mettre la main sur les mannes pétrolières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l&rsquo;Afrique, l’ingérence prend la forme d’un verrouillage portuaire et sécuritaire. En contournant l’État central somalien pour signer des accords directs avec les régions du Somaliland et du Puntland, Abou Dhabi a sciemment fragilisé l’équilibre politique local afin de contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb et d’assujettir le commerce maritime régional à ses propres intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qzS4DnhzRZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=a2Wo3fgseU#?secret=qzS4DnhzRZ" data-secret="qzS4DnhzRZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’Axe de revers : Israël-Émirats-Maroc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après le Soudan et la Libye, le pouvoir émirati a étendu ses manœuvres au Sahel. Du Mali au Niger, Abou Dhabi s’est immiscé dans un espace frontalier hautement inflammable, instrumentalisant la fragilité des juntes militaires locales pour y installer ses réseaux d’influence. Sous couvert d’aide financière, la monarchie injecte des capitaux qui ravivent les tensions communautaires, contraignant Alger à maintenir une vigilance militaire constante sur un périmètre stratégique immense : l’Algérie partage en effet plus de 6 385 kilomètres de frontières terrestres avec ses sept pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces pays limitrophes connaissent une période de grande instabilité — conflits fratricides, tensions ethniques, prolifération de groupes terroristes et crises migratoires d’une ampleur dramatique. Cette ceinture d’instabilité représente une menace permanente pour la région subsaharienne et le Maghreb. Pour préserver son intégrité territoriale, l’Algérie doit mobiliser des ressources considérables afin de contrecarrer les effets déstabilisateurs subis par ces populations déplacées et contenir les flux d&rsquo;insécurité importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alger, ces agissements s’inscrivent dans la réalité matérielle d’une alliance de revers formalisée dans le sillage des Accords d’Abraham de 2020. La répartition des rôles s’y opère avec une rigueur limpide. D’une part, Israël assure la fourniture d’équipements de pointe, notamment des logiciels d’infiltration cybernétique comme Pegasus, des drones de combat et des systèmes de guerre électronique. D’autre part, Abou Dhabi assume le rôle de bailleur de fonds global en mobilisant sa manne pétrolière pour financer ces contrats tout en activant ses relais diplomatiques. Enfin, le Maroc offre son territoire pour maintenir une pression politique et militaire continue sur la frontière occidentale de l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie de fait s’est matérialisée par des actes précis visant à imposer un fait accompli contraire au droit international : ouverture de représentations diplomatiques fictives à Laâyoune, accords de défense autorisant la présence de cadres militaires israéliens au Maroc et soutien financier à des foyers d’instabilité au Sahel. Face à cette géopolitique du fait accompli, l’Algérie oppose la force du droit international : le principe inaliénable de l’intangibilité des frontières héritées de la décolonisation, le respect des résolutions de l’Onu et le refus absolu de toute ingérence étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’activisme d’Abou Dhabi ne réussit pas à masquer les faiblesses structurelles du modèle émirati. La diplomatie du chéquier et la sous-traitance sécuritaire ne fabriquent pas une puissance géopolitique durable. Dépourvu de profondeur territoriale et de légitimité historique, l’État émirati repose sur un équilibre extrêmement fragile. Son économie dépend entièrement du dessalement d’eau de mer, des flux logistiques internationaux et de sa réputation bancaire. Il suffirait d’une étincelle dans le Golfe pour que la narration de la stabilité s’effondre et que les capitaux s’envolent. Dès qu’il se heurte à des États nationaux structurés, le modèle révise d’ailleurs rapidement ses prétentions. L’arbitrage saoudien en a offert la preuve : lorsque Riyad a exigé la fin de ses manœuvres autonomes, Abou Dhabi s’est exécuté et s’est retiré sans résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux tentatives d’encerclement de cet axe de revers, l’Algérie cherche à desserrer l’étau et à éviter de se retrouver prise en tenaille en déployant une stratégie de neutralisation rigoureuse — le voisin marocain à l’Ouest, les milices libyennes sous perfusion à l’Est et les brasiers sahéliens au Sud. Au Sahel, la diplomatie algérienne a réactivé ses canaux avec Niamey et Bamako, rappelant aux décideurs locaux que la sécurité durable du Sahara dépend de la coopération transfrontalière et non de promesses financières volatiles. Sur le flanc oriental, elle arrive à colmater la brèche : un dispositif militaire étanche le long de la frontière libyenne a contenu tout risque de débordement. Dans ce schéma, la Tunisie s’affirme comme un partenaire souverain et indéfectible : la convergence entre Alger et Tunis consolide un axe de stabilité au nord-est du Maghreb et contribue à préserver cet espace de toute tentative d’ingérence ou de déstabilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bouclier algérien :  souveraineté et dignité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses suggérant que l&rsquo;Algérie devrait renoncer à son soutien à la cause palestinienne pour se replier sur ses enjeux intérieurs méconnaissent profondément les fondements de sa doctrine. Hérité de la guerre de libération de 1962, cet engagement envers la justice et la libération des peuples est consubstantiel à l&rsquo;identité politique du pays. Une diplomatie fondée sur des principes demeure le meilleur rempart contre l&rsquo;isolement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Algérie s&rsquo;est forgée à travers les tempêtes de son histoire. Ce ne sont certainement pas les manœuvres d’un État récent, dépendant de capitaux et de prestataires privés, qui entameront sa trajectoire. En tranchant par la décision du 10 septembre 2026 — la rupture des canaux diplomatiques, l’expulsion de l’ambassadeur émirati et la fermeture de l’espace aérien —, l’Algérie a rappelé une vérité fondamentale : sa souveraineté ne s’achète pas, elle ne se négocie pas et elle ne cédera devant aucun marchand d’illusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;* Médecin algérien au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="172Nm6xu3d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=2AETitoiC1#?secret=172Nm6xu3d" data-secret="172Nm6xu3d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Trump veut étrangler financièrement l’Iran via Dubaï</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/24/trump-veut-etrangler-financierement-liran-via-dubai/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 07:59:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Dubaï]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Donald Trump veut contraindre l’Iran à capituler par la pression économique via Dubaï. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/24/trump-veut-etrangler-financierement-liran-via-dubai/">Trump veut étrangler financièrement l’Iran via Dubaï</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La tentative du président Donald Trump de contraindre l’Iran à capituler par la pression économique repose, dans une large mesure, sur la fermeture d’une artère vitale pour l’économie iranienne à savoir Dubaï. Cependant, les désirs trumpiens sont une chose et la réalité bien plus complexe en est une autre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19496594"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le mardi 18 août 2026 au soir, les Émirats arabes unis ont annoncé la suspension de leurs transactions financières et économiques avec l’Iran, une mesure qui pourrait menacer l’accès de Téhéran à une source majeure d’importations et à une voie détournée de financement l’intégrant à l’économie mondiale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/trumps-plan-to-squeeze-irans-economy-will-live-or-die-in-dubai-8f9f561e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> , qui a rapporté cette information, cette décision intervient après des semaines de pression exercée par l’administration Trump sur les Émirats pour qu’ils renforcent les mesures contre les réseaux financiers iraniens opérant sur leur territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches du dossier, des responsables américains ont indiqué à leurs homologues émiratis que cibler les flux financiers liés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien pourrait s’avérer plus efficace contre Téhéran que le blocus naval américain des ports iraniens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accroître la pression sur l’Iran pour conclure un accord</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la guerre, les États-Unis exhortent les Émirats à prendre des mesures plus fermes contre les entités iraniennes sanctionnées et les réseaux opérant clandestinement sur leur territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la mesure prise par les Émirats est largement appliquée, elle pourrait considérablement restreindre l’accès de Téhéran aux devises étrangères et aux réseaux commerciaux internationaux, à un moment où l’économie iranienne est déjà fragilisée par une inflation galopante, les sanctions et les conséquences de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump espère ainsi accroître la pression sur l’Iran et, à terme, l’amener à conclure un accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, rompre ces liens ne sera pas chose aisée. Une grande partie des activités financières iraniennes est conçue pour rester opaque. Les résolutions américaines sur les sanctions de ces dernières années ont démontré que les revenus pétroliers, les transactions de change et les paiements liés à des entités iraniennes transitent depuis longtemps par des sociétés écrans et des bureaux de change à Dubaï, souvent sans qu’aucun nom iranien n’apparaisse sur la transaction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La réputation de Dubaï est sur la balance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Couper l’accès de l’Iran à ces réseaux obligera les autorités émiraties à lancer une répression beaucoup plus énergique contre les activités financières et commerciales opaques, ce qui pourrait avoir un autre coût : nuire à la réputation de Dubaï en tant que plaque tournante mondiale ouverte et flexible pour le commerce, les capitaux et la réexportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Max Meizlish, ancien responsable des sanctions américaines et actuellement chercheur à la Foundation for Defense of Democracies, a déclaré : <em>«Quand on observe comment l’Iran contourne les sanctions et tire profit de la vente illicite de pétrole, Dubaï constitue une plaque tournante majeure de ces flux financiers illicites»</em>. Il a ajouté que la répression menée par les Émirats contre le commerce direct et les activités financières liées à l’Iran est importante mais que la réalité est plus complexe car une grande partie de l’activité indirecte transite par des banques basées à Dubaï qui soutiennent ce qu’il a appelé les réseaux bancaires parallèles et les opérations de financement illicites de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi les Émirats agissent-ils maintenant ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision émiratie intervient après plusieurs semaines de tensions croissantes, notamment des attaques que les autorités des Emirats attribuent à l’Iran contre sept de leurs navires rien que ce mois-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 18 août, l’Iran a tiré deux missiles balistiques en direction des Émirats, déclenchant ainsi les systèmes de défense aérienne du pays. Le ministère de la Défense des Émirats a déclaré que les missiles visaient le trafic maritime mais qu’ils sont tombés en mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mesures prises par les Émirats pour restreindre leurs relations commerciales avec l’Iran s’inscrivent dans une stratégie de dissuasion des attaques du CGRI contre les navires émiratis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les responsables émiratis ne considèrent pas ces dernières mesures comme une rupture immédiate et définitive avec Téhéran. Selon des sources proches du dossier, Abou Dhabi perçoit ces mesures comme faisant partie d’un processus d’escalade progressive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats devraient procéder par étapes, en commençant par de nouvelles restrictions sur la navigation et pourraient par la suite étendre leur campagne aux entités liées à l’Iran si le CGRI poursuit ses attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela reflète une approche émiratie qui privilégie l’évaluation de l’efficacité des mesures tout en conservant la possibilité de les rectifier ultérieurement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Émirats craignent les conséquences de la stratégie américaine </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre aspect entre en ligne de compte dans les calculs émiratis. Leurs décideurs craignent que la stratégie de Washington, qui consiste à infliger des pertes économiques plus importantes à l’Iran, n’entraîne des dommages collatéraux pour les économies des États du Golfe eux-mêmes, en particulier les secteurs dépendants du commerce, du tourisme et des services, et pas seulement du pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils craignent également qu’une pression économique accrue ne provoque, à terme, de nouvelles représailles militaires de la part de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les responsables émiratis souhaitent maintenir ouverts certains canaux de communication avec Téhéran, afin de conserver une carte diplomatique à jouer si la campagne de pression menée par l’administration Trump échoue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, un responsable de l’administration américaine a déclaré que les sanctions et embargos américains avaient paralysé l’économie iranienne et que Trump disposait encore d’autres outils de pression.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mesures déjà en cours</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au début du conflit, les Émirats ont suspendu leurs exportations directes de marchandises vers l’Iran et lancé une campagne plus vaste contre les activités iraniennes sur leur territoire, notamment par l’annulation de visas et la fermeture d’écoles et de clubs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des combats sporadiques et des avertissements concernant une escalade militaire plus importante le mois dernier, Trump a modifié son approche et a commencé à privilégier une stratégie à plus long terme visant à paralyser l’économie iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a indiqué que Washington imposerait de nouvelles restrictions à l’économie iranienne ce qui, combiné au blocus naval des ports iraniens, constituerait ce qu’il a qualifié de <em>«double peine»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, pour que cette mainmise soit plus efficace, Washington a besoin de la participation des Émirats arabes unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, situés de l’autre côté du Golfe, entretiennent des liens commerciaux, historiques et culturels étroits avec l’Iran, malgré de fréquents désaccords entre les deux gouvernements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, les Émirats étaient le principal fournisseur d’importations de l’Iran, devançant même la Chine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, ils représentaient plus de 30% des importations totales de l’Iran, soit environ 21 milliards de dollars, selon l’Organisation mondiale du commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’importance réelle des Émirats arabes unis dépasse largement le cadre du commerce formel. Depuis des années, les Émirats servent de plaque tournante financière majeure pour les entreprises et les particuliers iraniens cherchant à contourner les sanctions occidentales, selon des analystes qui suivent l’activité iranienne et le département du Trésor américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce réseau de contournement des sanctions a permis à l’Iran de continuer à vendre du pétrole à l’étranger et d’acheminer les recettes vers ses programmes d’armement et ses alliés régionaux, selon ces estimations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le Trésor américain et des analystes, l’Iran a établi des sociétés écrans aux Émirats arabes unis pour percevoir les paiements pétroliers, régler les transactions et dissimuler la véritable origine des fonds.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiffres révèlent l’ampleur du rôle de ce réseau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, près de 9 milliards de dollars ont transité par des comptes de correspondants détenus par des banques américaines, soupçonnés d’être liés à des activités financières iraniennes clandestines, selon le département du Trésor américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier a précisé que des sociétés basées aux Émirats, principalement à Dubaï, ont reçu 62 % de ces fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas seulement de banques et de sociétés écrans. L’Iran s’appuie également sur ce que l’on appelle une « flotte parallèle », un ensemble de vieux pétroliers utilisés pour transporter du pétrole brut soumis à des sanctions, dissimulant ainsi les mouvements des navires et leurs véritables structures de propriété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le département du Trésor américain, nombre de ces pétroliers liés au commerce clandestin de pétrole iranien appartiennent à des sociétés basées aux Émirats arabes unis ou sont exploités par elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis ont déjà affirmé leur engagement à respecter les sanctions et leur ferme volonté de protéger l’intégrité du système financier mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mais les Émirats peuvent-ils réellement démanteler ce réseau ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les nouvelles mesures, les analystes estiment que le démantèlement du réseau financier parallèle iranien restera un défi de taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eric Alter, doyen de l’Académie diplomatique Anwar Gargash d’Abou Dhabi, a déclaré que <em>«c’est possible mais dans certaines limites»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement peut fermer les circuits bancaires officiels et perturber le trafic maritime dans les principaux ports, mais, selon M. Alter, il ne peut pas contrôler chaque partenaire local, chaque zone franche et les mouvements de chaque petit navire à travers les sept émirats, chacun ayant sa propre culture commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que réside le dilemme fondamental de la stratégie de Trump: bloquer le commerce officiel iranien est une chose mais démanteler l’économie souterraine iranienne, qui s’est développée pendant des décennies au sein des réseaux commerciaux et financiers régionaux, en est une autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Washington veut faire de la pression économique un outil capable de véritablement infléchir les calculs de Téhéran, le véritable test ne se situera pas dans les ports iraniens bloqués par la marine américaine mais plutôt au niveau des banques, des sociétés écrans, des bureaux de change, des zones franches et des réseaux de réexportation à Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, le sort du pari de Trump visant à étrangler économiquement l’Iran pourrait, dans une large mesure, se jouer de l’autre côté du Golfe Persique : à Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/24/trump-veut-etrangler-financierement-liran-via-dubai/">Trump veut étrangler financièrement l’Iran via Dubaï</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:09:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
		<category><![CDATA[El-Fasher]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les informations confirment la présence de camps d'entraînement de milices soudanaise en Libye financés par les Emirats. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-libye-base-arriere-des-fsr-de-hemedti-dagalo/">La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des combattants des Forces de soutien rapide (FSR), soutenues par les Émirats arabes unis, s’entraînent en Libye et précisément dans la partie contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar. Le sud de la Libye est devenu un centre névralgique pour l’entraînement et l’armement des FSR, cette force paramilitaire maintes fois accusée de crimes de guerre et de génocide durant la guerre civile soudanaise.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19124095"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Salon <a href="https://www.telegraph.co.uk/global-health/terror-and-security/uae-backed-sudan-rebels-training-in-libya/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a>, une nouvelle investigation révèle que des combattants des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises sont entraînés à l’utilisation de drones, de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes dans un réseau de camps secrets en Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête, menée par l’organisation néerlandaise à but non lucratif <em>Lighthouse Reports</em>, indique que le sud de la Libye est devenu un centre névralgique pour l’entraînement et l’armement des FSR, cette force paramilitaire maintes fois accusée de crimes de guerre et de génocide durant la guerre civile soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête s’appuie sur des entretiens avec des déserteurs des FSR et des officiers de l’Armée nationale libyenne (ANL), ainsi que sur l’analyse de sources ouvertes, pour révéler que des combattants soudanais sont entraînés par des mercenaires colombiens soutenus par les Émirats arabes unis et des soldats libyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête, menée en collaboration avec <em>Sudan War Monitor</em>, une équipe de journalistes et de chercheurs travaillant sur des sources ouvertes, et <em>Evident Media</em>, une organisation d’investigation visuelle, vient étayer les preuves de plus en plus nombreuses suggérant que la guerre au Soudan s’est transformée en une guerre par procuration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette année, <em>Reuters</em> a révélé que des milliers de combattants des FSR avaient été entraînés dans un camp secret en Éthiopie. Les Émirats sont également accusés depuis des années de soutenir les FSR, allégations qu’Abou Dhabi réfute systématiquement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre nouveaux camps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des enquêteurs néerlandais ont identifié quatre camps jusqu’alors inconnus dans l’est de la Libye, une zone contrôlée par le maréchal Haftar, commandant de l’ANL soutenu par les Émirats et dirigeant de facto d’environ la moitié du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’un de ces sites, connu sous le nom de Camp 17, une installation de l’ANL située à une vingtaine de kilomètres de Benghazi, un déserteur des FSR et des sources libyennes ont déclaré que des mercenaires étrangers entraînaient des combattants soudanais, transportés en Libye par voie terrestre et aérienne, à l’utilisation de drones et de systèmes d’armes lourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un déserteur des FSR se présentant comme Ahmed a affirmé avoir passé trois mois au camp. Il a ajouté que les instructeurs n’étaient ni libyens ni soudanais, étaient fortement tatoués, parlaient anglais et occupaient une place particulière dans ce camp. Il a expliqué que les recrues croyaient que ces instructeurs étaient colombiens et que les Émirats les avaient amenés et payaient leurs salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux rapports publiés ces dernières années indiquent que les Émirats ont financé des centaines de mercenaires colombiens, dont certains adolescents, pour combattre aux côtés des FSR sur le front soudanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le gouvernement soudanais a informé le Conseil de sécurité de l’Onu que des sociétés de sécurité privées émiraties, dont le groupe <em>Global Security Services </em>(GSSG), basé à Abou Dhabi, étaient à l’origine du recrutement de ces mercenaires sud-américains.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uqLiwJGfzi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/">Soudan | Al-Burhan courtise Washington</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Al-Burhan courtise Washington » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/embed/#?secret=ebHniNWbYx#?secret=uqLiwJGfzi" data-secret="uqLiwJGfzi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Entraînement aux armes lourdes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a déclaré : <em>«Je faisais partie des groupes chargés de l’entraînement au maniement des armes lourdes»</em>. Il a ajouté : <em>«Ils nous entraînaient au maniement des mitrailleuses lourdes, des lance-roquettes multiples et des RPG»</em>. Et d’indiquer que le camp servait de plateforme logistique majeure: <em>«Tout le matériel et les approvisionnements envoyés pour soutenir la guerre arrivaient dans ce camp»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, le matériel militaire entre en Libye par le port de Benghazi ou par des avions-cargos qui atterrissent sur des bases militaires du pays, avant d’être transporté vers le sud, dans des zones proches de la frontière soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les tentatives des autorités libyennes pour dissimuler ces opérations, des membres des FSR ont publié des milliers de vidéos sur les réseaux sociaux depuis le début du conflit en avril 2023 entre le chef d’état-major de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan, et son ancien adjoint, le commandant des FSR Hemedti Dagalo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vidéo montre huit combattants des FSR se reposant dans le désert et saluant la caméra, tandis qu’une autre montre deux jeunes hommes en uniforme militaire descendant des dunes de sable à l’aide d’un objet métallique qui semble être une portière de voiture cassée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sources au sein de l’ANL ont confirmé à <em>Lighthouse Reports</em> que la formation des membres des FSR par des instructeurs étrangers se poursuit au camp 17.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a précisé que les instructeurs étrangers forment d’abord les soldats libyens, qui à leur tour forment les Soudanais. Il a ajouté : <em>«Au début, les Colombiens formaient les Libyens, puis, une fois la formation maîtrisée, ils ont pris en charge celle des Soudanais. Nous, nous nous contentions d’observer pendant l’entraînement des Libyens»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une présence russe également</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les Colombiens n’étaient pas les seuls présents sur les bases libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre transfuge des FSR, ayant séjourné dans la région de Jufra, en Libye centrale, a déclaré que le personnel russe était responsable du commandement opérationnel de la base, tandis que les Libyens géraient l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a ajouté qu’il avait constamment vu arriver des armes, des véhicules militaires et des caisses de munitions par avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la plupart du matériel ne portât aucun marquage, il a précisé qu’un véhicule blindé arborait l’inscription suivante : <em>«Made in UAE»</em> (Fabriqué aux Émirats arabes unis). Il a ajouté : <em>«Tout est émirati. Les Émirats soutiennent les FSR. Ils acheminaient les armes par avion de leur pays jusqu’ici, et de là, nous les réceptionnions et les transportions au Soudan»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont déclaré avoir vérifié le récit d’Ahmed en analysant des images satellites du camp 17, des photographies aériennes des zones d’entraînement et des parcs à véhicules, ainsi que des vidéos publiées provenant du sud de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également identifié la présence de véhicules Toyota Land Cruiser 79, les mêmes véhicules que ceux précédemment liés par les enquêteurs de l’Onu à des transferts d’armes présumés des Émirats aux FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a révélé que ces véhicules apparaissaient fréquemment dans des vidéos liées aux FSR, ainsi que dans des zones de rassemblement en Libye, ce qui a été considéré comme la preuve de l’existence d’un réseau d’approvisionnement organisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont également analysé des milliers de vidéos publiées sur <em>TikTok</em>, <em>Facebook</em> et <em>Telegram</em>, affirmant qu’elles confirmaient une étroite coopération entre l’ANL et les FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commandant des FSR, Dagalo, apparaissait fréquemment dans ces vidéos aux côtés du maréchal Haftar.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Démentis</strong> <strong>officiels</strong> peu convaincants </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités est-libyennes ont nié que les FSR opèrent depuis le territoire libyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur une éventuelle collaboration entre des unités de l’ANL et les FSR, le lieutenant Fatah Ihneish, de la brigade Subul al-Salam, a répondu : <em>«Non, ce ne sont que des rumeurs propagées par des personnes cherchant à attiser les tensions entre les armées soudanaise et libyenne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FSR ont également rejeté les accusations selon lesquelles elles recevraient un soutien militaire étranger ou exploiteraient des camps d’entraînement hors du Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa al-Din Naqd, porte-parole de l’administration Tasis, affiliée aux FSR, a déclaré : <em>«De nombreuses allégations sont fausses et nous avons publié des communiqués les démentant»</em>. Interrogé directement sur les camps d’entraînement en Libye, il a répondu : <em>«Nous sommes totalement autonomes. Nos camps d’entraînement sont situés à l’intérieur de nos frontières»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a nié avoir apporté un soutien militaire ou financier à quelque partie que ce soit dans le conflit soudanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evolution de la situation sur le terrain </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La publication de cette enquête intervient alors que les informations faisant état d’une attaque imminente des FSR contre El Obeid, capitale de l’État du Kordofan du Nord, devenu le nouveau front du conflit, se multiplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a averti que la ville était au bord d’une catastrophe humanitaire, compte tenu du recours croissant aux drones par les Forces de soutien rapide pour cibler les infrastructures civiles et perturber les services essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement britannique est de nouveau critiqué pour sa gestion de la crise soudanaise. Nathaniel Raymond, directeur exécutif du Laboratoire de recherche en sciences humaines de l’École de santé publique de Yale, a déclaré la semaine dernière au Parlement britannique que Londres s’était jusqu’alors abstenue de prendre des mesures plus décisives par crainte de nuire à ses relations avec les Émirats. Il a ajouté que la Grande-Bretagne était idéalement placée pour empêcher le massacre qui a fait quelque 60 000 morts à El Fasher, capitale du Darfour-Nord, en octobre dernier, mais qu’elle n’avait pas agi avec suffisamment de fermeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Raymond a souligné que la Grande-Bretagne, chargée de rédiger les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu sur le Soudan et de coordonner la réponse du Conseil, demeure <em>«le meilleur espoir au monde»</em> pour prévenir de nouvelles atrocités au Soudan.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IuR2WxIBOW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=kW20bkamr3#?secret=IuR2WxIBOW" data-secret="IuR2WxIBOW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-libye-base-arriere-des-fsr-de-hemedti-dagalo/">La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Soudan &#124; Al-Burhan courtise Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump après trois de guerre civile sanglante qui l’oppose aux Forces de soutien rapide (FSR) conduites par Hemedti Dagalo et qui sont responsables de génocide et de crimes de guerre. Cependant, cette volonté de se rapprocher avec Washington bute sur deux obstacles, d’abord les liens avec Téhéran qui a fourni des drones décisifs dans la reconquête du territoire par l’armée régulière mais aussi les liens de cette dernière avec des factions proches des Frères Musulmans.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19012924"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-06-16/sudan-ditches-iran-weapons-courting-us-support-for-ending-war?embedded-checkout=true">Bloomberg</a> a publié une enquête de Simon Marks et Mohamed Al-Amin indiquant que l’armée soudanaise a réduit ses achats d’armes iraniennes. Cette enquête, citant des sources bien informées, précise que cette réduction des achats d’armes auprès de l’Iran s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’armée régulière pour obtenir le soutien des États-Unis lors des prochaines négociations visant à mettre fin à la guerre civile qui dure depuis trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> indique que les drones et autres armements fournis par la République islamique à l’armée soudanaise ont contribué à la reconquête de territoires dans ce conflit qui a fait plus de 100 000 morts et qui implique des puissances étrangères.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner les faveurs de Trump</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le soutien apporté par l’Iran constitue un obstacle pour l’armée régulière soudanaise dans ses efforts pour gagner les faveurs du président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources citées par <em>Bloomberg</em>, parmi lesquelles des diplomates régionaux et un haut responsable de la sécurité soudanaise, ayant tous requis l’anonymat, ont déclaré que l’armée soudanaise a informé les États-Unis qu’elle ne dépend plus de l’Iran pour son approvisionnement en armes et qu’elle souhaite démontrer sa fiabilité en tant que partenaire dans le processus de paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable de la sécurité a indiqué que l’armée soudanaise prend désormais conscience que son alliance avec l’Iran a permis à ses rivaux des FSR conduites par le génocidaire Hemedti Dagalo de la dépeindre comme une force extrémiste à motivation religieuse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zLEQcldali"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/">Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/embed/#?secret=RTVp2YGltC#?secret=zLEQcldali" data-secret="zLEQcldali" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette source a ajouté que la stratégie actuelle consiste à rétablir une coopération plus étroite avec les États-Unis et l’Arabie saoudite. Washington a imposé des sanctions l’année dernière au chef d’état-major de l’armée, Al-Burhan, l’accusant de déstabiliser le Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont désigné les Frères musulmans soudanais comme une organisation terroriste étrangère, les identifiant comme le Mouvement islamique soudanais, dont les membres ont autrefois dirigé le pays. Sa branche armée est la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik, alliée à l’armée régulière soudanaise, que les États-Unis accusent de perpétrer des exécutions de masse de civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récent revirement met en lumière le conflit entre les efforts de paix au Soudan et la confrontation de Washington avec Téhéran. Les États-Unis mènent les efforts de médiation pour un cessez-le-feu dans la guerre civile soudanaise, tout en ayant mené simultanément une guerre contre l’Iran, la même puissance qui a armé l’armée soudanaise, ainsi que des forces supplétives au Moyen-Orient, notamment le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël observe le revirement avec intérêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> ajoute qu’Israël a manifesté un vif intérêt pour l’évolution de la situation au Soudan et la prise de distance de l’armée vis-à-vis de l’Iran. Le gouvernement soudanais soutenu par l’armée s’est engagé en 2020 à normaliser ses relations avec Israël. À l’époque, le conflit entre l’armée et les FSR n’avait pas encore éclaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un porte-parole du département d’État américain a déclaré que les islamistes au Soudan restent liés à l’Iran : <em>«Les islamistes soudanais continuent d’entraver les efforts visant à obtenir un cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre actuelle, maintiennent des liens avec le gouvernement iranien, notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et reçoivent de sa part un soutien technique»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik a nié tout lien avec l’Iran et a réaffirmé son engagement à opérer sous le commandement de l’armée. Le responsable soudanais a déclaré qu’Al- Burhan avait récemment pris des mesures pour mettre à la retraite des généraux de l’armée perçus comme trop favorables aux islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée soudanaise a renoué ses relations avec l’Iran fin 2023 après une interruption de près de sept ans, période durant laquelle Khartoum avait privilégié l’Arabie saoudite. Ce rapprochement avait conduit l’Iran à fournir des drones d’attaque au Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de médiation répétés des États-Unis et d’autres pays n’ont pas permis de mettre fin à la guerre que les Nations Unies ont qualifiée de pire crise humanitaire au monde. Les pourparlers impliquant des puissances régionales influentes sont au point mort en raison de désaccords sur le rôle que chaque camp devrait jouer au sein d’un éventuel gouvernement de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux responsables étrangers, connaissant bien les livraisons iraniennes précédentes, ont déclaré qu’aucun signe de soutien récent n’avait été constaté. Le responsable de la sécurité a ajouté que le gouvernement soudanais se tourne désormais vers la Turquie comme source d’assistance alternative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des extrémistes religieux </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources proches du dossier ont indiqué que la Turquie avait déjà fourni au Soudan des drones TB2 et des munitions. Cependant, le gouvernement soudanais a refusé de commenter ces informations ainsi que les exportations d’armes par des entreprises privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis et d’autres pays accusent les FSR d’avoir commis un génocide pendant la guerre. Ces derniers décrivent régulièrement l’armée soudanaise comme gangrenée par des extrémistes religieux. L’armée soudanaise, des organisations de défense des droits humains et des experts de l’Onu ont affirmé que les Émirats arabes unis soutenaient les FSR. Abou Dhabi a démenti ces accusations à plusieurs reprises, affirmant ne soutenir aucun camp et qu’un cessez-le-feu immédiat et une transition politique étaient essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FSR et l’armée ont toutes deux joué un rôle déterminant dans le régime dictature d’Omar el-Béchir au Soudan, renversé en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre ses forces régulières, l’armée a mobilisé d’autres groupes combattants, notamment d’anciens militants pro-démocratie et des islamistes. Le département d’État américain affirme que les Frères musulmans ont fourni plus de 20 000 combattants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KLoU6L1Rdw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=BodAQx9unp#?secret=KLoU6L1Rdw" data-secret="KLoU6L1Rdw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Hausse des exportations tunisiennes de fruits</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/hausse-des-exportations-tunisiennes-de-fruits/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:45:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[exportation]]></category>
		<category><![CDATA[fruits]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La valeur des exportations de fruits tunisiens a atteint au 19 mai 2026 45,8 millions de dinars, contre 38,5 MD un an auparavant. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La valeur des exportations de fruits tunisiens, du 1<sup>er</sup> janvier jusqu’au 19 mai 2026, a atteint environ 45,8 millions de dinars, soit une hausse significative par rapport à la même période l&rsquo;an dernier (2025), où les recettes s&rsquo;élevaient à 38,5 millions de dinars.</em></strong></p>



<span id="more-18799517"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette progression est imputable à une augmentation notable des ventes à l’Inde. Les importations indiennes, jusqu&rsquo;à fin mai, se sont limitées à l’achat de 146 tonnes de baies sauvages, d’une valeur de 4,5 millions de dinars, confirmant le potentiel d’exportation prometteur de certains fruits à forte valeur ajoutée qui nécessitent une attention et des investissements accrus dans les prochains mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données statistiques publiées par l’agence Tap auprès de le Groupement interprofessionnel des fruits (Gifruits), au cours des cinq premiers mois de cette année, des quantités variables de variétés de fruits ont été promues sur environ 23 marchés dans le monde, absorbant 12 types de fruits caractérisés par leur goût et leur saveur souhaitables sur plusieurs marchés mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les indicateurs ont révélé une disparité dans la répartition géographique des exportations, tant par marché que par volume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché libyen est resté le premier acheteur de fruits tunisiens en volume, absorbant 1&nbsp;967 tonnes pour une valeur de 9,601 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis se sont classés deuxièmes en volume avec 543 tonnes, mais premiers en valeur, avec 12,143 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché français a importé 338 tonnes pour une valeur de près de 4,800 millions de dinars, suivi par l’Italie avec 167 tonnes (515&nbsp;000 dinars) et l’Inde avec 146 tonnes (4,578 millions de dinars).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pêches, les prunes et les abricots dominent les recettes d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les variétés de fruits exportées, certaines ont généré des revenus exceptionnels grâce à leurs prix élevés sur les marchés internationaux. Les prunes, en particulier, ont rapporté les recettes les plus importantes, totalisant 20,343 millions de dinars, malgré des exportations de seulement 701 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a également exporté des fraises pour une valeur de 12,554 millions de dinars, avec des volumes d&rsquo;exportation atteignant environ 604 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pêches ont dominé les exportations en termes de volume, atteignant 1&nbsp;418 tonnes et générant des recettes de 7,511 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exportations d’abricots ont atteint 654 tonnes, générant des recettes d’environ 3,797 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, d’autres produits ont enregistré des volumes et des recettes inférieurs durant cette période, notamment les pastèques (185 tonnes, d’une valeur de 515&nbsp;000 dinars), les melons (59 tonnes, d’une valeur de 208&nbsp;000 dinars) et les nectarines (34,7 tonnes, d’une valeur de 374&nbsp;000 dinars).</p>
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		<title>Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/netanyahu-herisse-ses-allies-aux-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[David Barnea]]></category>
		<category><![CDATA[David Zini]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La divulgation par les Israéliens de la visite de Benjamin Netanyahu aux Emirats a irrité les Émiratis qui l’ont démentie. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mercredi 13 mai 2026 que ce dernier avait effectué une visite secrète aux Émirats arabes unis fin mars en pleine guerre contre l’Iran. La divulgation de cette visite par les Israéliens a irrité les Émiratis qui l’ont démentie ! <a href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/05/reckless-act-netanyahu-sparks-uae-fury-claiming-secret-visit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Monitor</a> indique qu’après la révélation de cette visite par les médias israéliens, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué confirmant le voyage et le qualifiant de «percée historique dans les relations entre Israël et les Émirats arabes unis».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18782907"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Netanyahu de révéler cette visite dans un pays voisin de l’Iran en pleine guerre régionale –qui a éclaté suite à la décision conjointe du Premier ministre israélien et du président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran le 28 février– semble avoir eu pour but de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne de ses difficultés politiques intérieures et de marquer des points politiques avant une campagne électorale cruciale cet automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid -ce dernier étant désormais chef de l’opposition- ont formé une alliance, accentuant la pression sur Netanyahu avant les élections prévues en octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sondage publié mardi par la chaîne de télévision publique israélienne Kan a révélé que la nouvelle alliance entre Bennett et Lapid, qui est baptisée BeYakhad (Ensemble) est le seul bloc politique actuellement capable de concurrencer sérieusement le Likoud de Netanyahu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sondage indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, l’alliance Bennett-Lapid remporterait 25 sièges, soit un de moins que le Likoud, et serait mieux placée pour former une coalition gouvernementale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TxAI6OqjT6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=4QBLBEdakR#?secret=TxAI6OqjT6" data-secret="TxAI6OqjT6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">«Un acte irresponsable» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien diplomate israélien de haut rang a déclaré à <em>Al-Monitor</em>, sous couvert d’anonymat : <em>«Révéler cette visite était un acte irresponsable. Cela a causé un préjudice considérable aux Émirats arabes unis et à la crédibilité d’Israël auprès de ses alliés, pour un gain politique et médiatique marginal et à court terme»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Trahir son allié le plus important dans la région pour un demi-point médiatique est sidérant»</em>. Cela a produit l’effet inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats a réagi jeudi par un communiqué inhabituellement ferme niant la visite : <em>«Les allégations concernant des visites non annoncées sont sans fondement, à moins qu’elles ne proviennent des autorités officielles compétentes des Émirats arabes unis»</em>. Le communiqué ajoute :<em> «Les Émirats arabes unis affirment que leurs relations avec Israël relèvent de relations publiques menées dans le cadre des accords d’Abraham, bien connus et officiellement déclarés, et ne reposent pas sur des arrangements opaques ou informels»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat au sujet des répercussions de la crise, a déclaré : <em>«Netanyahu est fini là-bas. Ils ont enfin compris à quel point il n’est pas fiable. Depuis le début de la guerre, les relations s’étaient approfondies, et maintenant tout est détruit»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accords d’Abraham et renforcement des liens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2020, à la fin de son premier mandat, Trump a négocié les accords d’Abraham, établissant des relations entre Israël et Bahreïn, le Maroc, le Soudan et les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette normalisation, les Émirats ont résisté aux pressions visant à inviter Netanyahu pour une visite officielle. Après sa défaite aux élections de 2021, Abou Dhabi a accueilli son successeur Naftali Bennett en décembre de la même année, lui réservant un accueil public chaleureux et une rencontre avec le président émirati Mohammed ben Zayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lapid s’est également rendu aux Émirats en 2021 en tant que ministre des Affaires étrangères, puis y est retourné en 2025 comme chef de l’opposition. Parallèlement, le président israélien Isaac Herzog a effectué plusieurs visites à Abou Dhabi, témoignant du développement des relations bilatérales et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son retour au pouvoir en janvier 2023, Netanyahu a sollicité à plusieurs reprises une invitation aux Émirats, mais ses efforts ont été contrariés par les événements du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre contre l’Iran –notamment l’assassinat de dirigeants clés, les dommages causés aux programmes nucléaire et balistique iraniens et le renforcement de la coopération sécuritaire avec les Émirats– a apparemment amélioré la position de Netanyahu à Abou Dhabi.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2a3rwVZvQa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/">Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/embed/#?secret=PMLRjSfh73#?secret=2a3rwVZvQa" data-secret="2a3rwVZvQa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Coopération à des niveaux sans précédent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les Émirats aient publiquement critiqué certaines actions d’Israël contre l’Iran durant le conflit actuel, la coopération en coulisses aurait atteint des niveaux sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a déployé ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats ainsi que du personnel militaire afin de contribuer à l’interception des missiles iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> a également rapporté qu’Israël avait fourni aux Émirats une version de son système de défense aérienne laser Iron Beam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur des États-Unis en Israël, le pasteur évangélique Mike Huckabee, a confirmé mardi 12 mai qu’Israël avait envoyé une batterie du système Dôme de fer, ainsi que des technologies de défense avancées et des experts militaires, pour assister les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate du Moyen-Orient a déclaré à <em>Al-Monitor</em> sous couvert d’anonymat : <em>«Israël a pratiquement mis toutes ses capacités à la disposition des Émirats arabes unis et cela a fonctionné jusqu’à cet acte de vantardise inapproprié»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout s’est (momentanément) effondré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable israélien : <em>«Ce qui est véritablement inquiétant, c’est que les relations s’étaient renforcées pendant toute la guerre et que la position de Netanyahu aux Émirats s’était même accrue. Il était sur le point de recevoir une invitation officielle pour une visite d’État»</em>. Il a ajouté : <em>«Malgré les réserves que Mohammed Ben Zayed avait exprimées à son sujet, il semblait que la glace avait enfin été brisée. Or, tout s’est à nouveau effondré»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chef de cabinet de Netanyahu Zeev Agman a réagi au démenti émirati concernant la visite en confirmant qu’il avait accompagné Netanyahu et que l’accueil était exceptionnel. Agman a écrit sur sa page Facebook : <em>«Le Premier ministre a été reçu à Abou Dhabi avec les honneurs. Le cheikh a témoigné un grand respect au Premier ministre et l’a personnellement conduit de l’avion au palais dans sa propre voiture. Les accords conclus lors de cette visite extraordinaire resteront gravés dans les mémoires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fuites médiatiques qui ont incité le bureau de Netanyahu à publier ce communiqué indiquaient également que le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet, David Zini, s’étaient rendus aux Émirats pendant la guerre. Barnea s’y était rendu au moins à deux reprises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la chaîne de télévision publique Kan a rapporté que le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, s’était lui aussi rendu aux Émirats pendant la guerre pour rencontrer Mohammed Ben Zayed et de hauts responsables de la sécurité émiratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien a déclaré : <em>«Après le début des fuites, le bureau du Premier ministre aurait simplement dû garder le silence, comme c’est l’usage dans ce genre de situation. Mais il n’a pas pu s’en empêcher»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Les Émirats publient rarement des démentis aussi catégoriques. Cela témoigne de l’ampleur de la colère et du sentiment de trahison. Révéler une telle chose en pleine guerre alors que les Émirats sont en conflit direct avec l’Iran et continueront d’en subir les conséquences par la suite, est inconcevable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources politiques s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès d’<em>Al-Monitor</em>, le cabinet de Netanyahu a tenté d’organiser une visite officielle aux Émirats après la divulgation du voyage. <em>«Ils ont essuyé un refus catégorique, voire un affront»</em>, a déclaré une source politique israélienne proche du dossier. <em>«Le simple fait qu’ils aient osé solliciter une visite officielle après tous ces dégâts est sidérant»</em>, a ajouté la source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-il d’un dommage temporaire ou d’une rupture stratégique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre Israël et les Émirats ont résisté à de multiples crises régionales et guerres depuis leur normalisation il y a plus de six ans et les deux parties semblaient désireuses de les renforcer davantage. Abou Dhabi avait également manifesté son intérêt pour participer aux efforts de reconstruction et de stabilisation de Gaza. <em>«À l’heure actuelle, ils sont furieux et ne veulent plus entendre parler de Netanyahu»</em>, a déclaré la source politique israélienne. <em>«Nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’agit d’un dommage tactique et temporaire et non d’une rupture stratégique»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources diplomatiques à Abou Dhabi, les chances que Netanyahu effectue une visite officielle aux Émirats avant les élections israéliennes d’octobre semblent extrêmement minces. Toutefois, s’il remporte les élections, Mohammed Ben Zayed pourrait se trouver confronté à un dilemme délicat.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w9Th3bdhK9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=KcCkHb2VUi#?secret=w9Th3bdhK9" data-secret="w9Th3bdhK9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 08:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats ont attaqué l’Iran, notamment contre une raffinerie de pétrole située sur l’île iranienne de Lavan, dans le golfe Persique. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le</em> <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a><em> a révélé la semaine dernière qu’Israël a fourni ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats arabes unis et qu’il y a déployé des militaires chargés de leur exploitation durant la guerre contre l’Iran, voilà que le </em></strong><a href="https://www.wsj.com/articles/the-u-a-e-has-been-secretly-carrying-out-attacks-on-iran-f1745a0d" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wall Street Journal</em></strong></a><strong><em> (WSJ) a fait une autre révélation importante lundi 11 mai 2026. Selon des sources du journal américain, les Émirats ont frappé l’Iran et ces frappes comprenaient une attaque contre une raffinerie de pétrole située sur l’île iranienne de Lavan, dans le golfe Persique. Abou Dhabi n’a jamais reconnu ces frappes. </em></strong><em>(La photo est tirée d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant un incendie dans la raffinerie de Lavan).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18770505"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em> indique que l’armée émiratie est bien équipée en avions de chasse et réseaux de surveillance de fabrication occidentale et que ces attaques laissent penser que le pays est désormais plus enclin à les utiliser pour protéger sa puissance économique et son influence croissante au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attaque en question qui a eu lieu début avril a provoqué un incendie majeur et a eu pour conséquence la perturbation d’une part importante de la capacité de production de la raffinerie qui va durer des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a qualifié l’attaque contre la raffinerie d’<em>«acte hostile»</em> et a riposté en lançant une salve de missiles et de drones contre les Émirats arabes unis et le Koweït.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des sources a indiqué que les États-Unis n’étaient pas inquiets de cette frappe car le cessez-le-feu n’était pas encore effectif à l’époque, et qu’ils accueillaient favorablement, bien que discrètement, la participation des Émirats arabes unis et de tout autre État du Golfe désireux de rejoindre les combats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a refusé de commenter les frappes mais a renvoyé à des déclarations antérieures affirmant le droit du pays à répondre –y compris militairement– ​​à des actes d’agression.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sou2qP1mlB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=KGA6oQymMg#?secret=sou2qP1mlB" data-secret="sou2qP1mlB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le fossé se creuse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pentagone a également refusé de commenter et la Maison-Blanche n’a pas répondu directement aux questions concernant le rôle des Émirats arabes unis dans le conflit mais a déclaré que le président Trump <em>«disposait de toutes les options»</em> et que les États-Unis disposaient d’une <em>«pression maximale»</em> sur le régime iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il est significatif qu’un État arabe du Golfe soit directement impliqué dans la guerre et frappe directement l’Iran»</em>, a déclaré Dina Esfandiary, spécialiste du Moyen-Orient et auteure d’un ouvrage sur l’ascension des Émirats. <em>«Téhéran va maintenant chercher à creuser le fossé entre les Émirats et les autres États du Golfe qui tentent une médiation pour mettre fin à la guerre»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le conflit, les États du Golfe avaient affirmé qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur espace aérien ou de leurs bases pour des attaques. Mais à mesure que le conflit s’intensifiait, l’Iran a riposté en lançant des missiles et des drones sur des centres urbains, des infrastructures énergétiques et des aéroports du Golfe dans le but d’accroître les coûts économiques et politiques et de rendre plus difficile la poursuite de l’offensive américano-israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a concentré une part importante de ses attaques sur les Émirats, les ciblant avec plus de 2 800 missiles et drones, un nombre supérieur à celui de tout autre pays, y compris Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont fortement perturbé le trafic aérien, le tourisme et le marché immobilier des Émirats et ont provoqué une vague de départs forcés et de licenciements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique en danger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont également induit un changement fondamental dans la vision stratégique des Émirats qui considèrent désormais l’Iran comme un <em>«État voyou»</em> cherchant à saper leur modèle économique et social, lequel repose sur l’attraction des talents étrangers et le maintien d’une réputation de sécurité et de stabilité, selon des responsables du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les Émirats sont devenus l’État du Golfe le plus ouvertement belliqueux envers l’Iran et ont maintenu une étroite coopération militaire avec les États-Unis tout au long du conflit, selon des sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émiratis ont clairement indiqué dès le départ qu’ils ne souhaitaient pas cette guerre mais il est également clair que depuis les premières frappes iraniennes sur les Émirats arabes unis, Abou Dhabi considère que le paysage régional a fondamentalement changé»</em>, a déclaré H.A. Hellyer, chercheur au Royal United Services Institute for Defence and Security Studies de Londres. Il a ajouté : <em>«Abou Dhabi n’a pas confirmé si ses frappes visaient des cibles, ni lesquelles, mais dès les premiers jours du conflit, il semblait qu’une implication militaire accrue des pays du Golfe n’était qu’une question de temps»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spéculations concernant le rôle des Émirats se sont intensifiées depuis la mi-mars, date à laquelle un avion de chasse, dont l’apparence n’était ni israélienne ni américaine, a été photographié au-dessus de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs analysant des images et des informations publiques ont repéré des photos montrant vraisemblablement des chasseurs Mirage français et des drones Wing Loong chinois –tous deux utilisés par les Émirats – opérant en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, les Émirats restent nettement plus modestes que les États-Unis, mais ils disposent d’une force aérienne très performante et entraînée, comprenant des chasseurs Mirage et une flotte sophistiquée de F-16, appuyée par des avions ravitailleurs, des avions de commandement et de contrôle et des drones de reconnaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général de l’US Air Force à la retraite Dave Deptula, qui a planifié la campagne aérienne lors de la guerre du Golfe, estime que ces capacités confèrent aux Émirats arabes unis une force aérienne exceptionnellement avancée par rapport aux autres pays de la région. Il a déclaré: <em>«Les Émirats arabes unis sont très performants dans les domaines des frappes de précision, de la défense aérienne, de la surveillance aérienne, du ravitaillement en vol et de la logistique. Avec une force aérienne aussi performante, pourquoi se contenter d’encaisser des attaques iraniennes sans riposter ?»</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ElY0LGPHx2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=L2HYlXJqxu#?secret=ElY0LGPHx2" data-secret="ElY0LGPHx2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Diviser les pays du Golfe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie iranienne visant à entraîner le Golfe dans un conflit a exacerbé les divisions politiques entre les monarchies arabes et les a incitées à rechercher de nouveaux accords pour garantir leur sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que tous les États du Golfe soient confrontés à des risques sécuritaires croissants et à des interrogations quant à la fiabilité de la protection américaine, les Émirats arabes unis poursuivent le renforcement de leurs relations avec les États-Unis, selon Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, lors d’une rencontre avec des journalistes en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les frappes militaires, les Émirats ont soutenu les résolutions de l’Onu autorisant le recours à la force, si nécessaire, pour briser l’emprise de l’Iran sur le détroit stratégique d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a également pris des mesures contre les intérêts iraniens et ce, en fermant des écoles et des clubs liés à Téhéran à Dubaï et en refusant d’accorder des visas et des droits de transit aux Iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures ont fortement restreint une bouée de sauvetage économique vitale que les Émirats arabes unis fournissent à l’Iran depuis des années, malgré les lourdes sanctions occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a réagi en accusant à plusieurs reprises les Émirats arabes unis de participer à la campagne américano-israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la destruction réussie par les États-Unis et Israël des capacités de défense aérienne iraniennes, le risque encouru par les avions de chasse de mener des incursions au-dessus de l’Iran a considérablement diminué, selon le colonel (à la retraite) John Venable, qui a commandé les opérations sur la base aérienne d’Al Udeid au Qatar durant sa carrière dans l’US Air Force. Il a déclaré: <em>«Si vous êtes un allié et que vous souhaitez mener une opération, c’est le moment idéal car le niveau de menace est très faible»</em>. Il a ajouté : <em>«À moyenne et haute altitude, les avions peuvent effectuer quasiment toutes les manœuvres qu’ils souhaitent et les Iraniens sont impuissants»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d1CkuT4H5V"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=DTzlAGzqYc#?secret=d1CkuT4H5V" data-secret="d1CkuT4H5V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Justice &#124; Khayam Turki condamné à 14 ans de prison  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 09:06:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emirates International Investment Compagny]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Ettakatol]]></category>
		<category><![CDATA[khayam turki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’activiste politique Khayam Turki condamné à 14 ans de prison pour fraude, blanchiment d’argent et abus de confiance aggravé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/justice-khayam-turki-condamne-a-14-ans-de-prison/">Justice | Khayam Turki condamné à 14 ans de prison  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de corruption financière, a condamné l’activiste politique Khayam Turki à 14 ans de prison et à une amende pour fraude, blanchiment d’argent et abus de confiance aggravé.</em></strong></p>



<span id="more-18667976"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une source judiciaire citée par <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/14-%D8%B3%D9%86%D8%A9-%D8%B3%D8%AC%D9%86%D8%A7-%D8%B6%D8%AF-%D8%AE%D9%8A%D8%A7%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%B1%D9%83%D9%8A-%D9%81%D9%8A-%D9%82%D8%B6%D8%A7%D9%8A%D8%A7-%D8%AA%D8%AA%D8%B9%D9%84%D9%82-%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%AD%D9%8A%D9%84-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%AE%D9%8A%D8%A7%D9%86%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%88%D8%B5%D9%88%D9%81%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, l’affaire faisait suite à une plainte déposée par une société des Émirats arabes unis contre Turki, l’accusant de fraude dans le cadre d’un projet commercial en Afrique du Nord, après qu’il eut été chargé de l’acquisition du terrain nécessaire à ce projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis avait précédemment décidé de renvoyer Khayam Turki, alors en liberté, devant le tribunal correctionnel pour qu’il soit jugé pour abus de confiance, blanchiment d’argent et autres délits financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flash-back. </strong>Fin 2011, Khayam Turki, qui était à l’époque membre dirigeant de parti Ettakatol, avait été pressenti au poste de ministre des Finances, à l’issue des élections législatives du 23 octobre. Mais, il avait renoncé à se porter candidat après qu’un cabinet d’avocats tunisois eut ébruité une mystérieuse affaire l’opposant à son ex-employeur émirati. L’Emirates International Investment Compagny (Eiic) l’avait, en effet, accusé de gestion déloyale du temps où il siégeait à sa direction. La société a également déposé une plainte contre M. Khayam pour détournent de fonds. C’est <a href="https://kapitalis.com/archive/190-politik/10487-tunisie-khayam-turki-sur-un-toit-brulant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cette plainte</a> qui a abouti, en 2012, au gel des millions de dollars que l’intéressé détendrait dans des comptes en Suisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que Khayam Turki, qui est détenu depuis février 2023 dans le cadre de l’affaire dite de <em>«complot contre la sûreté de l’État»</em>, a été condamné dans cette affaire à une peine de plus de quarante ans de prison.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 06:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[carburants]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d’Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[Oman]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre israélo-américaine de six semaines contre l’Iran a endommagé des installations pétrolières et gazières dans la région. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/impacts-de-la-guerre-diran-sur-le-secteur-de-lenergie/">Impacts de la guerre d’Iran sur le secteur de l’énergie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La guerre israélo-américaine de six semaines contre la République islamique d’Iran a secoué la région la plus riche en énergie du monde. Les installations pétrolières et gazières ont été visées par les deux camps et la flambée des prix des carburants a provoqué un nouveau choc énergétique mondial.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18627640"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête sur le sujet, le <a href="https://www.ft.com/content/f7e61ecd-59cb-4be0-92c4-94198e60ba76?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> indique qu’alors que la situation se stabilise tant bien que mal après une trêve très fragile de deux semaines, l’ampleur des dégâts se révèle avec des répercussions à long terme pour l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a indiqué que sa capacité de production a subi des dommages importants. Le Qatar, grand producteur de gaz naturel liquéfié, a perdu environ un cinquième de sa capacité de production et il faudra des années pour revenir à la situation d’avant la guerre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines des plus grandes raffineries de pétrole au monde –essentielles à la transformation du pétrole brut lourd en carburants qui alimentent l’économie mondiale– ont également été touchées à plusieurs reprises, avec une capacité hors service pouvant atteindre 2,4 millions de barils par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Même si un cessez-le-feu permanent était conclu demain et que le détroit rouvrait, les marchés ne retrouveraient pas leur fonctionnement normal avant au moins six mois et dans certains cas, cela pourrait prendre beaucoup plus de temps»</em>, a déclaré Jorge León, responsable de l’analyse géopolitique chez Rystad Energy.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arabie saoudite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a confirmé qu’une série d’attaques avait réduit sa capacité de production d’environ 600 000 barils par jour et diminué le débit de l’oléoduc Est-Ouest d’environ 700 000 barils par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet oléoduc, reliant Abqaiq à Yanbu sur la mer Rouge, est une voie d’exportation de pétrole essentielle en temps de guerre. Il a été touché dès le lendemain du cessez-le-feu, endommageant une station de pompage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des frappes sur les champs pétroliers offshore de Manifa et Khurais, au nord de Riyad, ont également réduit la production d’environ 300 000 barils par jour sur chaque site, selon une rare déclaration du ministère saoudien de l’Énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Helima Croft, analyste chez RBC Capital Markets, a déclaré que la poursuite des attaques après le cessez-le-feu maintiendrait les marchés sous tension, ajoutant : <em>«Comment concilier des dégâts matériels importants avec un contexte censé se désamorcer ? Je ne pense pas que ce soit possible»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont réduit la capacité de production habituelle de l’Arabie saoudite, qui s’élève à 12 millions de barils par jour, d’au moins 5%. Ainsi, même si le détroit d’Ormuz rouvre prochainement, le royaume ne pourra pas compenser intégralement les pertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela réduira également la capacité de production mondiale de réserve, dont Riyad détenait la plus grande part, afin de pallier toute perturbation de l’approvisionnement. L’Arabie saoudite a confirmé que quatre grandes raffineries avaient été attaquées mais que la plupart restaient opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume a averti que ces attaques affectaient <em>«la sécurité d’approvisionnement des pays consommateurs»</em>, adressant ainsi un message clair à Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qatar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le complexe industriel de Ras Laffan, exploité par Qatar Energy, a été touché par des frappes de missiles les 18 et 19 mars, après qu’Israël ait bombardé des installations pétrochimiques et le champ gazier de South Pars en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contre-attaques iraniennes ont marqué l’une des escalades les plus importantes du conflit, ciblant la plus grande usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde en deux vagues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise a annoncé que les dégâts affecteraient environ 17% de ses exportations et que les réparations prendraient entre trois et cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’usine de conversion du gaz en liquides (GTL, Gas-to-Liquids est un procédé de synthèse chimique qui transforme le gaz naturel en produits pétroliers liquides de haute qualité), exploitée conjointement avec Shell, a également été endommagée, réduisant sa capacité pendant au moins un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes de Wood Mackenzie estiment que la remise en service des sections non endommagées pourrait prendre plusieurs mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un analyste a déclaré : <em>«Un cessez-le-feu pourrait permettre aux méthaniers bloqués dans le Golfe de quitter le détroit d’Ormuz, soulageant ainsi les marchés mondiaux mais il n’y aura pas de véritable changement structurel dans l’offre tant que la pleine production ne sera pas rétablie à Ras Laffan»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Émirats arabes unis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La raffinerie de Ruwais à Abou Dhabi, d’une capacité de 922 000 barils par jour, a été parmi les premières installations ciblées, par des frappes de drones provoquant des incendies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérations de l’usine de traitement de gaz d’Habshan ont également été interrompues à deux reprises pendant le conflit en raison d’incendies causés par des débris de missiles interceptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux gisements de gaz ont été touchés, entraînant des arrêts de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que certaines exportations se soient poursuivies via le port de Fujairah, situé hors du détroit d’Ormuz, les opérations ont été perturbées à plusieurs reprises par des attaques contre le port et les installations de stockage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Koweït</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les raffineries de Mina Al-Ahmadi et de Mina Abdullah ont subi d’importants dégâts suite à de multiples frappes mais sont restées opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces raffineries étaient d’importants fournisseurs de kérosène pour l’Europe et l’Asie et la réduction de l’approvisionnement a suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles pénuries de kérosène dans les semaines à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Irak</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Irak a été fortement touché par la fermeture du détroit d’Ormuz en raison de l’absence de voies d’exportation alternatives. L’Iran a été contraint de fermer plus des trois quarts de sa production, qui a chuté à 800 000 barils par jour, contre 4,3 millions avant la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses installations ont également été directement visées, notamment par une attaque de drone contre le champ pétrolier de Rumaila.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5 avril, un pétrolier a traversé le détroit d’Ormuz, laissant supposer un accord temporaire entre l’Irak et l’Iran autorisant les expéditions de pétrole.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Iran</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a ciblé des dépôts de carburant à Téhéran et d’autres installations, provoquant d’importants incendies qui ont plongé la capitale dans un épais nuage de fumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des frappes sur le champ gazier de South Pars ont également mis hors service des unités de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’île de Kharg, important centre d’exportation, a été ciblée à plusieurs reprises, mais ces attaques visaient des objectifs militaires, épargnant relativement les installations pétrolières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Oman et Bahreïn</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oman a subi moins d’attaques que ses voisins, mais le port de Salalah a été perturbé après des frappes sur des installations de stockage de pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bahreïn a invoqué la force majeure après la destruction de la raffinerie de Sitra et la remise en état devrait prendre plusieurs mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dégâts considérables témoignent du fait que ce conflit n’était pas qu’une simple confrontation militaire mais un bouleversement majeur des infrastructures énergétiques mondiales dont les effets pourraient se faire sentir pendant des années.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rMCfIFRdts"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=f3dG5MjUEg#?secret=rMCfIFRdts" data-secret="rMCfIFRdts" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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