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	<title>Archives des endettement public - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des endettement public - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : le budget de l’Etat pour 2025 ou la quadrature du cercle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2024 08:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kamel Maddouri]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les objectifs économiques et financiers que se donne le gouvernement tunisien pour 2025 semblent irréconciliables.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-le-budget-de-letat-pour-2025-ou-la-quadrature-du-cercle/">Tunisie : le budget de l’Etat pour 2025 ou la quadrature du cercle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le gouvernement tunisien se donne pour objectifs pour 2025 d’endiguer le déficit budgétaire, de maintenir l’endettement public à un niveau acceptable, de lutter contre l’inflation et d’équilibrer les finances publiques. C’est la quadrature du cercle, en somme, tant ces objectifs semblent difficiles à atteindre en même temps dans la conjoncture nationale et internationale actuelle.</em></strong>  </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14581362"></span>



<p>C’est pourtant que qu’a assuré, vendredi 8 novembre 2024, le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, lors de l’ouverture des plénières conjointes entre l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le Conseil national des régions et des districts (CNRD), consacrées à l’examen des projets de Loi de finances et du Budget économique de l’année 2025.</p>



<p><em>«Tous les indicateurs font état d’une amélioration de la performance économique notamment dans les secteurs du tourisme et de l’agriculture, depuis le début du deuxième semestre. Cela devrait contribuer à réaliser un taux de croissance de 1,6% en 2024, et ce, malgré les difficultés auxquelles sont confrontées encore les industries extractives et manufacturières»</em>, a déclaré Maddouri, qui s’attend à une amélioration de la balance des paiements, et ce, grâce à la maîtrise du déficit budgétaire courant qui devrait atteindre 2,7% du PIB en 2024, en dépit de la hausse remarquable du déficit énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Optimisme de la volonté </h2>



<p>Maddouri, dont l’optimisme (de la volonté) tranche avec le pessimisme (de l’intelligence) des experts, a, également, estimé que les réserves en devises devraient atteindre un niveau satisfaisant grâce aux transferts des Tunisiens à l’étranger et aux recettes touristiques, outre la hausse des flux des investissements extérieurs notamment dans le secteur des énergies renouvelables.</p>



<p><em>«Les estimations des ressources propres de l’État pour l’année 2025 dépendent principalement de l’amélioration de recouvrement de ses ressources, à travers l’appui de respect des obligations fiscales, la lutte contre l’évasion fiscale, l’intégration de l’économie parallèle dans le circuit légal, l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration des services administratifs, grâce à la numérisation et la modernisation de la direction de fiscalité et de recouvrement»</em>, a-t-il déclaré. Mais en disant cela, il mesure sans doute les difficultés auxquelles son gouvernement devra faire face pour réaliser tous ces objectifs, véritables casse-têtes sur lesquels la plupart de ses prédécesseurs au poste ont buté.</p>



<p><em>«Les efforts seront orientés vers la conception de nouvelles approches nationales plus efficaces et le recours aux compétences tunisiennes dans les différents domaines, afin de rétablir la confiance, booster la production et l’exportation, stimuler les investissements et promouvoir les activités prometteuses à haute valeur ajoutée»</em>, a insisté le chef du gouvernement, selon ses propos rapportés par l’agence officielle Tap.</p>



<p><em>«L’amélioration de la situation économique du pays constitue l’une des priorités de l’Etat, qui œuvre à renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes»</em>, a-t-il indiqué, rappelant que le tissu économique a fait face à plusieurs crises, à des transformations géostratégiques mondiales et à des fluctuations économiques conjoncturelles, laissant ainsi entendre que l’économie tunisienne, bien qu’elle soit en crise depuis 2011, enregistrant des taux de croissance annuelle variant entre 1 à 2%, a fait preuve jusque-là d’une résilience remarquable face aux crises mondiales (attaques terroristes, épidémie de Covid-19, guerre en Ukraine…). Une manière de ne voir que la partie pleine du verre&#8230; </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pessimisme de l&rsquo;intelligence  </h2>



<p>L’Etat œuvrera à honorer ses engagements financiers extérieurs, a-t-il enfin insisté, en direction des bailleurs de fonds, sachant que son gouvernement va devoir continuer à s’endetter, alors que le taux d&rsquo;endettement du pays est estimé 77,09% du PIB en 2024 (<a href="https://fr.statista.com/statistiques/719890/dette-nationale-tunisie-par-rapport-au-produit-interieur-brut-pib/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Statista</a>), pour… pouvoir rembourser ses anciennes dettes et couvrir ses dépenses de fonctionnement, selon un schéma qui est reconduit d’une année à une autre depuis 2011, tout en attendant une hypothétique reprise économique qui tarde à pointer à l’horizon. </p>



<p>Selon les prévisions de la Banque africaine de développement (<a href="https://www.afdb.org/fr/pays-afrique-du-nord-tunisie/perspectives-economiques-en-tunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BAD</a>), le taux de croissance du PIB de notre pays, qui a chuté à 0,4% en 2023 en raison de la sécheresse, devrait remonter à 2,1% en 2024 (1,6%, selon une plus récente estimation du ministre de l&rsquo;Economie <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/04/la-tunisie-prevoit-un-taux-de-croissance-de-16-en-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Samir Abdelhafidh</a>) et 2,9% en 2025. Ces taux demeurent très faibles pour permettre la réduction du chômage qui se maintient autour de 15% depuis au moins deux décennies. Et au cours de toute cette période, aucun des nombreux gouvernements qui se sont succédé (une bonne quinzaine) n&rsquo;a réussi à faire bouger le mastodonte.   </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PIjkestlmo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/08/la-relance-de-linvestissement-priorite-de-la-tunisie-pour-2025/">La relance de l’investissement, priorité de la Tunisie pour 2025</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La relance de l’investissement, priorité de la Tunisie pour 2025 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/08/la-relance-de-linvestissement-priorite-de-la-tunisie-pour-2025/embed/#?secret=glmGledkfp#?secret=PIjkestlmo" data-secret="PIjkestlmo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/09/tunisie-le-budget-de-letat-pour-2025-ou-la-quadrature-du-cercle/">Tunisie : le budget de l’Etat pour 2025 ou la quadrature du cercle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : baisse de la croissance, hausse des dépenses, où trouver les financements ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/tunisie-baisse-de-la-croissance-hausse-des-depenses-ou-trouver-les-financements/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 10:45:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En pleine crise financière, le gouvernement tunisien prévoit une hausse des dépenses budgétaires de l’État de 10,8% en 2023. Cherchez l'erreur ! </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/tunisie-baisse-de-la-croissance-hausse-des-depenses-ou-trouver-les-financements/">Tunisie : baisse de la croissance, hausse des dépenses, où trouver les financements ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En pleine crise financière, le gouvernement tunisien prévoit une baisse de la croissance à 0,9%  et une hausse des dépenses budgétaires de l’État de 10,8% en 2023. Cherchez l&rsquo;erreur !</em></strong></p>



<span id="more-10200078"></span>



<p>La Loi de Finances rectificative pour 2023 prévoit une révision à la baisse du taux de croissance en Tunisie à 0,9%, contre 1,8% estimé dans la Loi de Finances de cette année, suite à la dégradation des rendements agricoles due à la sécheresse et au changement climatique. Mais pas seulement… L’abandon des réformes structurelles prévues, notamment celles relatives à la réduction des dépenses de subventions, y sont aussi pour beaucoup, mais cela le gouvernement n’ose pas l’avouer. <strong><em> </em></strong></p>



<p>Lors de l’élaboration du projet de loi de finances rectificative, qui sera examiné par la commission parlementaire des finances mercredi prochain, le gouvernement a également estimé que le prix moyen du pétrole sera de 83 dollars le baril, contre 89 dollars le baril estimé dans le projet de loi de finances 2023.</p>



<p>Outre la hausse continue des prix des matières premières (carburant et céréales), d’autres facteurs ont également été pris en compte dans la loi de finances rectificative, notamment l’impact de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine, ainsi que la mise en œuvre des réformes, a indiqué le ministère des Finances, sans préciser de quelles réformes il parle, puisque les plus importantes ont été abandonnées et minorées en cours de route. &nbsp;</p>



<p>Sur la base de cette loi de finances rectificative, le budget de l’Etat augmentera de 1,9% à 71 239 millions de dinars tunisiens (MDT), contre 69 914 MDT estimés dans la loi de finances 2023.</p>



<p>Le gouvernement prévoit une hausse des dépenses budgétaires de l’État de 10,8% en 2023, contre 6,7% estimés dans la loi de finances 2023, en raison d’une augmentation des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/tunisie-hausse-des-depenses-de-subventions-a-115-milliards-de-dinars-en-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dépenses en subventions</a> aux carburants et produits de base et d’une hausse du taux d’endettement public.</p>



<p>Les besoins de financement de l’État pour 2023 devraient atteindre 25 879 MDT, contre 23 490 MDT dans la Loi de Finances 2023, soit une augmentation de 2,389 MDT.</p>



<p>Le document précise également que 10 711 MDT serviront à financer le déficit budgétaire, tandis que 14 968 MDT serviront au service de la dette. Les 200 MDT restants seront consacrés aux prêts et avances au trésor.</p>



<p>Le déficit budgétaire (hors dons et confiscations) devrait atteindre 7,7% du PIB, contre 5,2% estimé dans la loi de finances 2023.</p>



<p>La <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/la-dette-de-letat-tunisien-representerait-7981-du-pib-a-fin-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dette publique</a> est passée de 114 865 MDT en 2022 à 127 164 MDT, soit 80,2% du PIB.</p>



<p>Bien entendu, toutes ces projections tiennent plus de la science-fiction que de l’économie et des finances proprement dites, puisque le gouvernement aligne des chiffres plus délirants les uns que les autres sans nous expliquer où il va pouvoir trouver les financements pour cette boulimie dépensière d’un Etat en quasi-cessation de paiement.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SKXlndDAvm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/la-dette-de-letat-tunisien-representerait-7981-du-pib-a-fin-2024/">La dette de l’État tunisien représenterait 79,81% du PIB à fin 2024</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dette de l’État tunisien représenterait 79,81% du PIB à fin 2024 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/la-dette-de-letat-tunisien-representerait-7981-du-pib-a-fin-2024/embed/#?secret=AZDUnSecyz#?secret=SKXlndDAvm" data-secret="SKXlndDAvm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/19/tunisie-baisse-de-la-croissance-hausse-des-depenses-ou-trouver-les-financements/">Tunisie : baisse de la croissance, hausse des dépenses, où trouver les financements ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 07:10:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficits budgétaires]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses en subventions]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses salariales]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
		<category><![CDATA[R&I]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>R&#038;I abaisse la note de l’émetteur en devises de la Tunisie de B à B-.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/">R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Des déficits budgétaires relativement élevés persistent. Les perspectives de consolidation budgétaire sont incertaines et le taux d’endettement public reste élevé», a indiqué la société japonaise Rating and Investment Information, Inc. (R&amp;I), mardi 29 août 2023, pour justifier  l’abaissement de la note de l’émetteur en devises de la Tunisie de B à B- avec une perspective de notation négative.</em></strong></p>



<span id="more-9574224"></span>



<p>Les recettes fiscales augmentent régulièrement et la croissance des dépenses salariales est également sous contrôle, a indiqué l’agence de notation dans un communiqué de presse, qui ajoute&nbsp;: <em>«Comme il existe un risque à la hausse concernant les dépenses en subventions, il reste à voir si le gouvernement sera en mesure de réduire son déficit budgétaire comme prévu.»</em></p>



<p>Etant donné que le gouvernement a fait des efforts pour garantir des devises étrangères et détenir un certain montant de réserves de change, il est peu probable que le pays soit confronté à des problèmes immédiats de liquidité en devises, a ajouté l’agence de notation.</p>



<p>Même si le déficit devrait se réduire en 2023, son niveau restera important. La dette extérieure du pays est importante, ce qui rend l’économie très vulnérable aux chocs extérieurs.</p>



<p>Néanmoins, les incertitudes grandissent quant à la capacité du gouvernement à assurer le service des dettes en devises à moyen terme, car il n’y a pas d’évolution claire pour obtenir le soutien financier du Fonds monétaire international (FMI).</p>



<p>Néanmoins, R&amp;I estime que le soutien du FMI est un facteur crucial non seulement pour garantir la liquidité en devises, mais aussi pour parvenir à la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance économique grâce à des réformes structurelles.</p>



<p><em>«Pour répondre aux exigences pour bénéficier du soutien du FMI, le gouvernement a présenté un programme de réformes structurelles comme condition de l</em><em>’</em><em>aide financière, comprenant des restrictions sur les dépenses publiques pour les salaires des fonctionnaires, des réformes du système de subventions gouvernementales et des entreprises publiques, et une amélioration des conditions de travail, l</em><em>’</em><em>environnement des affaires, entre autres mesures»</em>, a ajouté R&amp;I.</p>



<p>Le gouvernement et la Banque centrale de Tunisie (BCT) s’efforcent d’obtenir le soutien financier de gouvernements étrangers et d’organisations internationales et devraient être en mesure de lever suffisamment de fonds pour cette année, même sans le soutien du FMI.</p>



<p>L’agence de notation japonaise avait abaissé la note de l’émetteur en devises de la Tunisie à «B» avec perspective négative le 10 août 2022.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/ri-abaisse-la-notation-de-la-tunisie-de-b-a-b/">R&#038;I abaisse la notation de la Tunisie de B à B-</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie doit en finir avec la mentalité d’assisté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/23/la-tunisie-doit-en-finir-avec-la-mentalite-dassiste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 07:48:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[blocages bureaucratiques]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie économique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[esprit d’entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[mentalité d&#039;assisté]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle constitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si la nouvelle constitution devait vraiment avoir une dimension économique et sociale, elle devrait donner comme norme à toute action gouvernementale la relance de l'ascenseur social et la promotion de l'égalité des chances.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/23/la-tunisie-doit-en-finir-avec-la-mentalite-dassiste/">La Tunisie doit en finir avec la mentalité d’assisté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour avoir un sens et être vraiment utile pour l’économie, talon d’Achille de la transition démocratique en Tunisie, la nouvelle constitution en cours de finalisation devrait en finir avec la mentalité d&rsquo;assisté, encourager l’esprit d’entreprise et le goût de l’innovation et ouvrir à la concurrence tous les secteurs de production et de services.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong></p>



<span id="more-1685013"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Si la nouvelle constitution devait vraiment avoir une dimension économique et sociale, elle devrait donner comme norme à toute action gouvernementale la relance de l&rsquo;ascenseur social et la promotion de l&rsquo;égalité des chances à l&rsquo;éducation, à la formation professionnelle et à l&rsquo;entrepreneuriat en mettant en place un dispositif juridique et institutionnel de réduction des verrous et blocages bureaucratiques et d&rsquo;accès au financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démocratie économique et justice entre les opérateurs</h2>



<p>La lutte contre les situations de monopole, de rente économique et toutes les ententes de cartels devrait s’aligner sur les normes internationales et s&rsquo;ériger en norme de démocratie économique et de justice entre les différents opérateurs sans distinction d’origine ou de moyens.</p>



<p>A part le secteur de la défense et ceux touchant de près la sécurité nationale, tous les secteurs de production et de services devraient être ouverts à la concurrence et à la liberté d’entreprendre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qDILbFpuZ5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/31/pour-une-reecriture-economique-de-la-constitution-tunisienne/">Pour une réécriture économique de la Constitution tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour une réécriture économique de la Constitution tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/31/pour-une-reecriture-economique-de-la-constitution-tunisienne/embed/#?secret=OBJ3L2rkli#?secret=qDILbFpuZ5" data-secret="qDILbFpuZ5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le renouvellement du tissu entrepreneurial et l’encouragement des jeunes entrepreneurs commencent par le démantèlement de ces blocages.</p>



<p>Pour sa part, l’Etat doit donner l’exemple en réduisant son train de vie et en imposant des limites à l’endettement public pour financer le titre 1 du budget (fonctionnement) de même que celui du secteur public.</p>



<p>La nouvelle constitution doit engager l&rsquo;État à promouvoir la transparence et la justice fiscales et une répartition plus équitable de l’infrastructure, des opportunités d’investissement et de création d’emplois en mettant en place une stratégie de mise à niveau des zones défavorisées en vue de leur intégration dans l&rsquo;économie nationale et régionale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lvRdZL9Fu4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/27/tunisie-le-deni-de-leconomie-de-la-constitution-2014/">Tunisie : Le déni de l’économie de la Constitution 2014</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le déni de l’économie de la Constitution 2014 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/27/tunisie-le-deni-de-leconomie-de-la-constitution-2014/embed/#?secret=qBnCR5Nc1m#?secret=lvRdZL9Fu4" data-secret="lvRdZL9Fu4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En finir avec la mentalité de victimes et d&rsquo;assistés</h2>



<p>Comme nous avons adopté dans le passé de nombreuses lois qui sont restées pratiquement lettre morte, il importe que la nouvelle constitution mette en place un échéancier type d&rsquo;entrée en vigueur des lois avec les textes d’application nécessaires de même qu’un mécanisme périodique d&rsquo;évaluation de la mise en œuvre et d’étude indépendante d’impact de toute nouvelle loi.</p>



<p>Il faudra surtout et principalement éviter d’ancrer davantage dans l’esprit des Tunisiens la mentalité de victimes et d&rsquo;assistés mais plutôt d’encourager le goût de l’innovation et du risque sans avoir à recourir aux pistons, au régionalisme, au népotisme, à la proximité politique ou carrément à la corruption. </p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/23/la-tunisie-doit-en-finir-avec-la-mentalite-dassiste/">La Tunisie doit en finir avec la mentalité d’assisté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie entre quêteurs et raquetteurs !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Apr 2021 07:34:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Kooli]]></category>
		<category><![CDATA[cartel des banques]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[endettement toxique]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[productivité du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[réformes économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les élites au sommet de l’État sont à couteaux tirés, l’économie saigne aux quatre veines avec un trésor public exsangue. Sans programme économique, ces élites et partis politiques ferment la porte aux réformes économiques, et se plient en quatre en «quêteux» quémandant toujours plus d’aides internationales et de dettes. La dette est devenue...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Tunisie-Mendicicite-Endettement.jpg" alt="" class="wp-image-343959"/></figure></div>



<p><strong><em>Alors que les élites au sommet de l’État sont à couteaux tirés, l’économie saigne aux quatre veines avec un trésor public exsangue. Sans programme économique, ces élites et partis politiques ferment la porte aux réformes économiques, et se plient en quatre en «quêteux» quémandant toujours plus d’aides internationales et de dettes. La dette est devenue un système, un business à part entière où quêteurs et raquetteurs trouvent leurs comptes. Décryptage…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-343958"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le contexte n’est pas anodin : la Tunisie est en passe de rejoindre le club de ces nations mal-gouvernées et ces États faillis très endettés et qui se dopent par la dette. Ces États qui se mettent à genoux face aux bailleurs de fonds et fournisseurs de l’aide internationale.</p>



<p>Les 3 présidents au sommet de l’État multiplient les rencontres avec les ambassadeurs des pays occidentaux, leurs émissaires et ministres sont en navette entre les capitales européennes et les pays du Golfe… tous les moyens sont bons pour endetter davantage la Tunisie et se maintenir au pouvoir sans rien changer et rien transformer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des signes qui ne trompent pas</h3>



<p>Ces rencontres à répétition et ces couteux voyages internationaux ne se basent sur aucun programme économique annoncé d’avance. Aucun objectif non plus! L’opinion publique est maintenue dans l’ignorance des tenants et aboutissants de ces rencontres suspectes et nébuleuses par leur opacité.</p>



<p>Pour un grand nombre des ambassadeurs occidentaux et moyen-orientaux rencontrés, les élites au pouvoir au sommet de l’État tunisien donnent une image déplorable. Un ambassadeur d’un grand pays occidental m’avouait que «la posture de quêteux adoptée par ces élites au sommet de l’Etat déshonore les ambitions de la Révolte du Jasmin».</p>



<p>Au lieu de se retrousser les manches, l’État tunisien fait quasiment la manche.</p>



<p>On s’obstine et on s’obstine contre des réformes jugées incontournables. Et ici l’État tunisien ne donne pas une impression rassurante, ses élites ne reculent devant rien pour se maintenir au pouvoir! Pour maintenir le statu quo, ne voulant rien changer, et pas toucher aux intérêts des rentiers et oligarchies qui détiennent les rouages de l’économie et qui règnent en maître sur l’essentiel des institutions politiques.</p>



<p>L’urgence est pourtant là, et elle est transitive:<br>A- sans réformes économiques structurelles et consensuelles les préteurs internationaux ferment le robinet de la dette;<br>B- sans le feu vert du FMI et agences de notation, le trésor public tunisien ne pourra pas facilement boucler son budget pour 2021;<br>C- sans budget équilibré et bouclé avant le mois de juin, la Tunisie ne pourra pas honorer ses engagements en salaires et des remboursements de dettes venues à échéance.</p>



<p>L’hypothèse de la banqueroute n’est plus qu’une vue d’esprit. Avec des risques et des conséquences lourdes pour le dinar, pour le pouvoir d’achat, pour l’emploi et pour la stabilité politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les quêteurs au service des raquetteurs</h3>



<p>Pour boucler son budget pour 2021, la Tunisie doit emprunter l’équivalent de 40% des dépenses publiques, requises pour honorer les factures : salaires, subventions des sociétés d’État en quasi faillite, dettes, engagements et services publics essentiels.</p>



<p>La dette cultive la dette, avec l’entremise ces «quêteurs» au pouvoir, et pas loin d’eux des raquetteurs qui vampirisent la filière de la dette et des aides internationales.</p>



<p>Et pour cause : l’argent de la dette colle aux parois des canaux des financements internationaux et le système bancaire lié. Le cartel des banques locales tire profit de l’endettement excessif du pays et capitalise dessus avec la bénédiction des politiques monétaires de la place. Les autres rentiers, oligopoles industriels et monopoles de l&rsquo;import-export profitent aussi des situations de rente et des subventions procurées notamment par l’endettement et les impôts des contribuables.</p>



<p>Par retour d’ascenseurs, les partis et élites en place trouvent leur compte, avec maintien au pouvoir et souvent des dividendes qui coulent dans des comptes bancaires à l’étranger.</p>



<p>Beaucoup de ces élites au pouvoir font aujourd’hui l’objet de rumeurs d’enrichissement illicite et de fortune accumulée en rien de temps.</p>



<p>En Tunisie, la filière de l’endettement est devenue un <em>«business» </em>à part entière, avec adeptes et ses relais dans les administrations et rouages de l’État, tous agissent pour maintenir la filière et ses <em>«raquetteurs»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mendicité systémique</h3>



<p>D’un montant équivalent à 39% du PIB en 2010, la dette constitue au moins 112% du PIB (État et entreprises publiques). Depuis 2011, la dette publique a triplé en volume et grossit à vue d’œil pour devenir insoutenable par l’économie et par la productivité du travail.</p>



<p>Les gouvernements et les partis politiques ayant gouverné depuis 2011 ont tous, sans exception, entretenu la filière de l’endettement toxique. Ils ont tous laissé faire la mal-gouvernance et occulté le bourrage de l’administration publique (et sociétés d’État) par des dizaines de milliers de leurs partisans et<em> «fidèles»</em>, neutralisant au passage le sens de l’État et noyautant le pouvoir régulateur des administrations publiques.</p>



<p>En Tunisie post-2011, l’addiction à la dette est devenue maladive. L’endettement est passé d’un impératif économique visant à booster l’investissement et la croissance économique à un levier finançant le train de vie ostentatoire de l’État, encourageant la consommation improductive et les gaspillages à grande échelle.</p>



<p>Le gouvernement Mechichi, le 3e depuis 2020 et le 10e depuis 2011, fait comme ses prédécesseurs. Rien pour les réformes économiques, l’objectif consiste à s’agripper au pouvoir, tous les moyens sont bons! Ce chef de gouvernement non élu, désigné pour gouverner à la tête d’un gouvernement de technocrates, s’est mis rapidement à faire de la politique politicienne, laissant tomber les réformes économiques promises lors de son discours d’investiture.</p>



<p>Pis encore, depuis qu’il est au pouvoir (juillet 2020), le gouvernement Mechichi a augmenté les dépenses salariales des fonctionnaires de presque 13%. Il a multiplié les cadeaux fiscaux pour des groupes de pression et particulièrement de certains de corps de métiers de l’État (juges), sans oublier les protestataires (El-Kamour, etc.).</p>



<p>Au lieu d’agir illico presto avec les réformes économiques requises et au lieu de travailler fort pour restaurer la crédibilité de la <em>«démocratie tunisienne»</em>, face aux partenaires (FMI en tête), ces pouvoirs multiplient les gestes de <em>«mendicité» </em>auprès des ambassadeurs européens et des lobbys économiques, toujours dans une posture de sollicitation et de «quêteurs».</p>



<p>Le chef de gouvernement Hichem Mechichi multiplie, et avec insistance peu diplomatique, les rencontres avec les ambassadeurs européens. Tous ses ministres jouent la même partition, tous sollicitent de l’aide sans disposer d’un programme de réformes crédible et précis dans ses échéances et objectifs.</p>



<p>Il y a deux semaines, le ministre des Finances, Ali Kooli est revenu bredouille d’un voyage de cinq jours au Qatar (avec une imposante délégation), pour dit-on mobiliser les investisseurs qataris. Tout un camouflet pour un ministre d’État et pour une mission opaque, sans programme annoncé, sans objectifs officiels et sans reddition de comptes. Les contribuables ne peuvent plus payer pour ce genre de voyage qui aurait coûté au bas mot 200.000 dollars US, soit presque 600.000 dinars tunisiens (5 jours, hôtels de luxe, escortes, logistiques, etc.).</p>



<p>Les prêteurs internationaux ne sont pas dupes et savent que l’État tunisien est très gangréné par le gaspillage, noyauté par les groupes d’intérêts et malmené par des élites égocentriques… Ils déplorent que la dette nourrisse le gaspillage de l’État et de ses fonctionnaires en surnombre et peu productifs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une démocratie à crédit, une démocratie au rabais</h3>



<p>La logique de l’endettement à fond la caisse est aussi adoptée par le président du parlement, le religieux Rached Ghannouchi (79 ans). Lui aussi multiplie les rencontres avec les ambassadeurs américain, européens, turc, qatari, etc. Lui aussi fait des pieds et des mains pour solliciter davantage de dettes toxiques pour l’économie et lourdes de conséquences pour les générations futures.</p>



<p>Dans son entourage et au parlement, on apprend que l’argent de lobbyistes américains coule à flots et dans l’opacité pour financer dit-on des stagiaires (producteurs de notes et de rapports confidentiels) et des députés au passage, comme s’il ne manquerait plus que les lobbyistes américains pour financer ces députés belliqueux et dont les scandales font les manchettes des journaux.</p>



<p>Le Palais de Carthage ne fait pas mieux. Lui aussi multiplie ses discours hermétiques et envoie ses émissaires à Paris, à Rome, à Alger… et partout dans les pays du Proche-Orient (sans exception et sans stratégie). Ici aussi, on ne tient pas compte de l’urgence des réformes économiques à initier pour sortir l’économie de sa descente aux enfers, et pour montrer qu’on fait le nécessaire pour déclencher les réformes et relancer l’économie.</p>



<p>Plusieurs observateurs internationaux constatent que l’État tunisien ne semble pas comprendre le cercle vicieux de la dette. Une démocratie à crédit ne peut être qu’une démocratie au rabais!</p>



<p>La Tunisie doit se retrousser les manches au lieu de continuer à faire la manche, au grand désarroi de ses citoyens et citoyennes… La Tunisie doit sortir de la trajectoire de la dette improductive et qui ne fait que pénaliser les jeunes générations.</p>



<p>Les élites au pouvoir au sommet de l’État doivent assumer leur leadership transformationnel et faire le nécessaire pour respecter les aspirations de ceux et celles qui ont donné naissance à la Révolte du Jasmin en Tunisie, il y a déjà 10 ans.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : comment relancer une machine économique essoufflée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/30/tunisie-comment-relancer-une-machine-economique-essoufflee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 08:22:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[endettement public]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un premier scénario optimiste, le taux de croissance de l’économie tunisienne en 2020 devrait se situer à -9,6%, avec un déficit budgétaire maintenu au dessous de 7%. Dans un second scénario moins optimiste, la croissance se creuserait pour se situer à -12,36%, le déficit budgétaire s’aggraverait pour atteindre 8%. C’est ce qui ressort d’une...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/PBR-Rating.jpg" alt="" class="wp-image-318552"/></figure>



<p><strong><em>Dans un premier scénario optimiste, le taux de croissance de l’économie tunisienne en 2020 devrait se situer à -9,6%, avec un déficit budgétaire maintenu au dessous de 7%. Dans un second scénario moins optimiste, la croissance se creuserait pour se situer à -12,36%, le déficit budgétaire s’aggraverait pour atteindre 8%. C’est ce qui ressort d’une étude de PBR Rating.</em></strong></p>



<span id="more-318551"></span>



<p>Dans le cadre de ses travaux d’études et d’analyse des données macroéconomiques et des performances sectorielles de l’économie tunisienne, l’agence de notation nationale PBR Rating a établi ses prévisions pour un ensemble de marqueurs économiques, notamment la croissance, le déficit budgétaire et l’endettement de l’Etat au titre de l’année 2020 pour conclure à une série de réformes structurelles qui devraient soutenir un nouveau cycle de relance économique.</p>



<p>La présentation officielle de ces travaux a eu lieu le mardi 29 septembre 2020, au siège de l’Association tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), devant un parterre de financiers et d’économistes de premier rang, issus des institutions bancaires et financières de la place.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des difficultés macroéconomiques structurelles</h3>



<p>Il ressort des conclusions du rapport que l’économie tunisienne souffre de difficultés macroéconomiques structurelles, aggravées par l’impact de la crise sanitaire. Le rythme de croissance sur la décennie 2011-2020 n’a pas permis au pays de résoudre ses problèmes économiques et sociaux qui risquent de fragiliser sa stabilité.</p>



<p>Le rapport a mis également en exergue pour l’exercice 2020 deux scénarios de croissance sur la base d’un ensemble de paramètres incluant notamment les efforts de relance de l’Etat, la résilience des acteurs locaux, les hypothèses de variation des prix des matières premières et l’évolution de la demande externe.</p>



<p>Dans un premier scénario optimiste, le taux de croissance de l’économie tunisienne devrait se situer à -9,6%, les besoins de financement de l’Etat s’élèveraient à 12.082 millions de dinars pour engendrer un déficit budgétaire de 7% avec un taux d’endettement de 85,4% du PIB, alors que le taux de chômage s’élèverait à 17,1%.</p>



<p>Dans un second scénario moins optimiste, la croissance se creuserait pour se situer à -12,36%, le déficit budgétaire s’aggraverait pour atteindre 8%, avec un taux d’endettement de 88,4% du PIB et enfin un taux de chômage de 19,9%.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La hausse des salaires met le budget de l’Etat sous pression</h3>



<p>Depuis 2010, le mode de production s’oriente progressivement vers les services non marchands, accompagné d’une revalorisation inédite des salaires de la fonction publique, lesquels ont totalisé 107 milliards de dinars sur la période 2011-2019. Cette tendance a mis le budget de l’Etat sous pression et la marge de manœuvre des autorités s’est affaiblie en raison de la crise économique et sociale, aggravée par la pandémie.</p>



<p>Pour faire face à l’augmentation de ses dépenses, l’Etat a été amené à accroître les recettes fiscales, qui ont progressé dans une moyenne d’environ 10% sur la période 2011-2019. Cela s’est effectué par une pression fiscale grandissante sur les acteurs du secteur formel. Toutefois, ces ressources n’ont pas bénéficié de manière proportionnelle aux dépenses inscrites dans le Titre II du budget.</p>



<p>Pour combler son déficit, l’Etat a fait un appel excessif à l’endettement, notamment extérieur. La hausse du déficit courant, conjuguée à la baisse du dinar, a accentué ces recours. Le marché interne de la dette a été également sollicité, réduisant les possibilités de financement pour le secteur privé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Résilience de l’agriculture, essoufflement de l’industrie et des services</h3>



<p>Sur le plan sectoriel, la seule branche économique qui présente aujourd’hui quelques signes de résilience est l’agriculture et la pêche (avec une croissance annuelle moyenne de 10,9% sur la période 2011-2019), grâce notamment aux performances notables de l’huile d’olive et des dattes. Durant le confinement général, le secteur a fait preuve d’une certaine maîtrise, avec des chaînes de valeurs largement opérationnelles. Il demeure le seul secteur à afficher une croissance positive durant les deux premiers trimestres 2020, respectivement de 7,1% et 3,6%.</p>



<p>Cette résilience a manqué aux industries manufacturières (-27% au deuxième trimestre 2020), où des branches comme le textile, habillement et cuirs (-42% au deuxième trimestre) et les matériaux de construction, céramique et verre (-38,4% au deuxième trimestre) ont payé le prix de leur forte exposition à la demande des marchés extérieurs et à leur faible valeur ajoutée sur la chaine mondiale. Il en est de même pour les industries non manufacturières (-20,8% au deuxième trimestre) en raison de la baisse conséquente des activités extractives, sous le poids des contestations sociales continues dans les zones de production.</p>



<p>Les services marchands traversent également une période difficile, notamment le tourisme (-77,5% au deuxième trimestre) et le transport (-51,4% au deuxième trimestre). Ce dernier, assuré essentiellement par des entreprises publiques en difficulté, coûte au pays des points précieux de croissance à travers notamment des performances logistiques quasi rédhibitoires pour le développement du commerce extérieur et des IDE.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment relancer la machine essoufflée ?</h3>



<p>Le pays a besoin de réformes structurelles urgentes, à commencer en particulier par la restructuration et l’assainissement des entreprises publiques et la modernisation de l’administration.</p>



<p>L’intégration de l’économie informelle et la mise à niveau du système fiscal sont également des urgences pour améliorer la situation des finances publiques et réduire la pression fiscale sur les agents économiques.</p>



<p>L’Etat tunisien doit veiller à ce que la production pétrolière et minière reprenne et investir dans les énergies renouvelables pour alléger le déficit commercial.</p>



<p>Des incitations devraient être consacrées pour améliorer davantage la contribution du secteur agricole à la croissance de l’économie.</p>



<p>Des investissements massifs en technologies s’imposent pour remédier à la baisse de performance à l’export des industries manufacturières à faible valeur ajoutée. Pour ce faire, il convient de réduire l’effet d’exclusion du financement du secteur privé auprès des banques, dont les liquidités sont absorbées par les besoins de financement de l’Etat.</p>



<p>Quant à l’inflation, son origine n’est pas uniquement monétaire pour induire à un durcissement des taux d’intérêt du marché, mais sa maîtrise doit passer également par un contrôle étroit des circuits de distribution.</p>



<p>Il demeure entendu que la mise en place de ces réformes réclame un climat politique et social stable et serein.</p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: communiqué</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Covid-19 en Tunisie : Les entrées de devises, flux et reflux ?</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 10:50:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coronavirus oblige, les flux des entrées de devises fortes (euro, dollar, etc.), générés par i) la diaspora de l’étranger, ii) le secteur touristique et iii) les investissements directs étrangers (IDE), vont refluer et se contracter drastiquement. Sur une entrée totale estimée, en 2019, à presque 5 milliards de $US (15 milliards de dinars tunisiens (DT),...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Devises.jpg" alt="" class="wp-image-244546"/></figure>



<p><strong><em>Coronavirus oblige, les flux des entrées de devises fortes (euro, dollar, etc.), générés par i) la diaspora de l’étranger, ii) le secteur touristique et iii) les investissements directs étrangers (IDE), vont refluer et se contracter drastiquement. Sur une entrée totale estimée, en 2019, à presque 5 milliards de $US (15 milliards de dinars tunisiens (DT), la contraction, pour 2020, avoisinera les 56% du montant. Que disent les chiffres et quels en sont les enjeux ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D</p>



<span id="more-295859"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Cette contraction majeure impactera directement la capacité de la Tunisie à honorer sa dette, solder ses déficits commerciaux et à importer des produits vitaux (céréales, médicaments, équipements, intrants pour l’industrie, etc.).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Zoom sur les flux d’entrées en devises</h3>



<p>En Tunisie, bon an mal an, les rémittences (transferts de devises par les émigrés) procurent à la Banque centrale de Tunisie (BCT), et donc au pays, quasiment 2,5 milliards de $US, soit presque 8 milliards de DT (équivalent du 8% du PIB). Soit autant de devises que celles transitant par la BCT et procurées par, en même temps, le secteur du tourisme (9 millions de touristes) et celui des IDE, réunis.</p>



<p>En 2019, le secteur touristique a drainé officiellement presque 1,85 milliard de $US (5,7 milliards de DT), soit moins 4% du PIB. Ces montants en devises sont passés par la BCT et ne tiennent pas compte des dépenses de transport des touristes, ou encore leurs dépenses pour des achats divers (restauration, artisanat, etc.).</p>



<p>En 2019, le secteur des IDE a fait transiter par la BCT à peine 0,8 milliard de $US (2,5 milliards de dinars).</p>



<p>Ensemble, ces trois secteurs procurent annuellement un peu plus que 5 milliards de $US. Un peu plus de l’équivalent de 16% du PIB. On ne considère pas ici les entrées de devises procurées par l’endettement (argents à rembourser) et par les aides internationales, dont les empreintes pèsent lourdement sur la viabilité des équilibres macro-économiques.</p>



<p>L’aide internationale, souvent assortie de diktats et conditions draconiennes, génère un endettement public qui avoisine déjà les 80% du PIB, avec un risque d’atteindre 87% en 2020.</p>



<p>Dans nos estimations, on ne tient pas compte du solde de la balance commerciale. Celle-ci est déjà dans le rouge depuis 2011, déficitaire puisque le taux de couverture des importations par les exportations ne dépasse guère les 75%, et depuis quelques années, la balance commerciale est de plus en plus tributaire des devises fortes ramenées par la diaspora tunisienne à l’étranger.</p>



<p>Les équilibres macro-économiques sont tributaires des entrées de devises des trois secteurs précédemment cités, et de leurs précieuses devises injectées dans l’économie.</p>



<p>La Tunisie compte de 1,4 à 1,7 million d’émigrés et expatriés travaillant partout dans le monde. Ceux-ci injectent officiellement, dans les circuits bancaires contrôlés par la BCT, une moyenne par personne émigrée de l’ordre 1300 $US par an. Ces montants ne considèrent pas les apports en nature (équipements, matériel roulant, etc.).</p>



<p>Les indicateurs mesurant les entrées de devises ne sont pas toujours suffisamment bien expliqués, bien compris par les médias et par l’opinion publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le Covid-19 asphyxie les recettes en devises</h3>



<p>Le premier secteur touché, et de plein fouet, par cette pandémie est celui du tourisme. Le scénario moyen présenté par le gouvernement aux instances internationales (FMI et autres) estime que l’année 2020 serait <em>«une année blanche»</em>, avec une perte sèche de la quasi-totalité des recettes en devises, en plus de la destruction de quelques 400.000 emplois.</p>



<p>On est moins pessimiste. Nos estimations portent à croire que 85% des recettes en devises devant bénéficier au secteur touristique vont s’évaporer. Le manque à gagner avoisinerait l’équivalent de 1,5 milliard de $US (sur un total de 1,8 milliard de $US enregistrés en 2019).</p>



<p>L’Organisation mondiale du tourisme (organisme onusien) nous apprend que la pandémie du Covid-19 fera payer le secteur touristique un lourd tribut, ajoutant que son rétablissement total ne se fera pas avant 2021.</p>



<p>Les transferts officiels en devises par les émigrés et «expats» tunisiens vont aussi connaître une contraction de l’ordre de 20 à 30%. Cette estimation est issue d’un rapport publié cette semaine par la Banque mondiale.</p>



<p>En cause, l’émigration tunisienne est directement impactée, surtout qu’en Europe, la récession pour 2020 va approcher les 7% à 8%. Dans ces pays, un employé sur deux serait concerné par la récession, en perdant son emploi et/ou une partie de ses revenus salariaux. Un grand nombre des émigrés tunisiens ne vont pas pouvoir rentrer cette année en Tunisie, pour manque de liens aériens ou suite à une explosion des tarifs de transports (maritimes et aériens). Et cela va limiter les transferts de devises.</p>



<p>Les émigrés en Libye, et un grand nombre des employés dans les pays du Moyen-Orient sont concernés par la perte de leur emploi et la réduction de leurs revenus. Beaucoup sont licenciés et vont rentrer, si ce n’est pas fait.<br>Pour 2020, la réduction des montants des mandats et transferts d’argents transférés par la diaspora tunisienne à l’étranger va approcher l’équivalent de quelque 0,8 milliard de $US.</p>



<p>Les transferts de devises générés par les IDE vont aussi accuser le coup!</p>



<p>Les tendances décrivant les IDE vont prendre une tangente baissière allant jusqu’à 80% des montants investis. Nous avons vu que la France et bien d’autres pays européens ont promis que pendant le post Covid-19, ils vont rapatrier sur leur sol, plein d’entreprises ayant été délocalisées durant les dernières décennies. La <em>«globalisation»</em> est altérée et sérieusement. Toute chose étant égale par ailleurs, la Tunisie peut perdre plus que 0,5 milliard de $US, au titre des IDE prévisibles pour 2020.</p>



<p>Tout compte fait, ces estimations économétriques nous amènent à estimer le manque à gagner en devises à 2,8 milliards de $US. Un montant colossal qui avoisine l’équivalent de 7% du PIB.</p>



<p>Un autre effet collatérale peut surprendre la BCT et fera forcément impacter les budgets de l’État pour 2020. Celui-ci a trait au fait que l’épargne locale en Tunisie risque, comme ailleurs dans les pays du Maghreb, de se thésauriser sous forme de devises fortes. L’Euro, le dollar, etc., procuraient plus de garanties contre la dévalorisation du dinar (par rapport aux devises fortes) et certainement plus de rendements dans les marchés informels, que les 3-5% d’intérêt proposé par les banques commerciales, sous la houlette de la BCT.</p>



<p>Et cela risque de faire les affaires des contrebandiers et opérateurs du secteur informel.</p>



<p>La BCT et les banques commerciales doivent mieux rémunérer l’épargne officielle en devises fortes. La politique fiscale devrait examiner les options de défiscalisation totale des investissements consentis par les émigrés et expatriés dans leur pays… qu’ils affectionnent plus que tout!<br>Universitaire au Canada.</p>
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