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	<title>Archives des endettement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des endettement - Kapitalis</title>
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		<title>OTE &#124; La Tunisie s&#8217;enfonce dans la spirale de l’endettement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 10:45:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie continue de s'enfoncer dans la spirale de l'endettement, en contractant 35 prêts en seulement deux années parlementaires.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/ote-la-tunisie-senfonce-dans-la-spirale-de-lendettement/">OTE | La Tunisie s&rsquo;enfonce dans la spirale de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le contexte des discussions en cours sur la crise de l’endettement, à l’occasion des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) a republié son rapport en arabe intitulé : «La spirale de l’endettement en Tunisie : 35 prêts en deux années parlementaires», consultable sur <a href="https://www.economie-tunisie.org/sites/default/files/monitor_de_la_dette_2025_vf_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son site web</a>. Ce rapport met en lumière le volume des prêts approuvés au cours des années parlementaires 2023/2024 et 2024/2025, ainsi que les bailleurs de fonds et les conditions d’emprunt. Il interroge, par ailleurs, les répercussions de ces engagements sur la souveraineté financière et sur les priorités économiques et sociales en Tunisie. Nous traduisons ci-dessous l&rsquo;introduction et la conclusion de cette étude. </em></strong></p>



<span id="more-19838469"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a connu une série de crises économiques et financières, aggravées par un endettement devenu un lourd fardeau pour les Tunisiens, qui pèse sur les générations actuelles et futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le volume de la dette publique a atteint des niveaux records, s’élevant à 136 682 millions de dinars en 2024, contre 47 292 millions en 2015. Cette hausse rapide — la dette a triplé en dix ans — reflète une politique gouvernementale caractérisée par une dépendance croissante de l’État à l’égard de l’emprunt pour financer son budget, tout en développant, dans le même temps, un discours soporifique – mais qui n’endort personne, sur le <em>«compter sur soi»</em> et la <em>«souveraineté nationale»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse de l’endettement extérieur et dépendance de l’étranger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2011 et 2024, les ressources empruntées annuellement par la Tunisie pour le financement de son budget ont augmenté d’environ 4 %. Elle a également connu une augmentation de la charge du service de la dette publique, qui a été multipliée par environ six entre 2011 et 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux de progression le plus élevé a été enregistré en 2023, atteignant 44,9 %. Cette hausse est principalement due à l’augmentation du remboursement du principal de la dette, consécutive à l’échéance d’emprunts obligataires émis sur les marchés financiers, ainsi qu’à l’accumulation d’importants montants exigibles. Cela résulte d’un recours accru aux emprunts à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la Tunisie s’est orientée vers un recours croissant à l’emprunt intérieur pour couvrir les besoins budgétaires. La part de la dette intérieure dans les ressources d’emprunt destinées au soutien du budget est ainsi passée d’une moyenne de 30 % sur la période 2015-2019 à une moyenne de 62 % sur la période 2020-2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à l’emprunt intérieur a atteint un pic de 82 % en 2024, notamment suite à l’autorisation accordée à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’accorder des facilités au Trésor public pour un montant de 7 000 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution s’explique également par un accès limité aux financements extérieurs et par le rétrécissement des options de financement internationales, survenu après la décision de la Tunisie, fin 2020, de cesser tout emprunt auprès du FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, il devient de plus en plus important de suivre les emprunts approuvés par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) depuis le début de son mandat en avril 2023 ; en effet, l’endettement constitue un levier auquel l’État a recours pour combler le déficit budgétaire ou financer des projets et programmes publics, compte tenu de la rareté des ressources propres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">64 % de ces emprunts destinés au soutien du budget de l’État</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses effectuées dans le cadre de ce rapport ont mis en évidence plusieurs caractéristiques des emprunts approuvés au cours des deux années parlementaires, notamment une forte orientation vers le financement intérieur — qu’il provienne de la BCT ou des banques commerciales — ainsi que l’émergence de nouveaux créanciers pour la Tunisie, suite à l’abandon du recours au FMI. Elles ont par ailleurs révélé que plus de 64 % de ces emprunts étaient destinés au soutien du budget de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces prêts étaient assortis de conditions financières parfois onéreuses, dont la sévérité variait selon le créancier. Dans certains cas — comme celui du prêt accordé par le gouvernement italien, dont les conditions sont jugées très favorables (remboursement sur 30 ans et absence d’intérêts) — ces facilités ne sont toutefois pas accordées sans contrepartie ; elles sont liées à des conditions non financières, explicites ou implicites, qui revêtent généralement une dimension politique ou économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents exposant les motifs des projets de loi relatifs à ces emprunts, ainsi que certains débats au sein de la commission des finances du Parlement, ont révélé l’existence de conditions non financières susceptibles de porter atteinte à la souveraineté de l’État et aux intérêts du pays. Cette perspective demeure néanmoins partielle, car le contrat de prêt n’est généralement pas communiqué aux députés, ce qui donne une vision incomplète de ces conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus de ratification des lois relatives aux emprunts au sein de l’Assemblée révèle des défis structurels profonds, liés à la transparence et à la qualité du processus décisionnel en matière d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lacune la plus manifeste réside dans l’incapacité structurelle à garantir une transparence suffisante : bien souvent, le projet de loi d’emprunt est soumis sans être accompagné du contrat de prêt lui-même, se limitant à fournir des détails généraux dans l’exposé des motifs. Cette situation empêche les députés ainsi que l’opinion publique d&rsquo;évaluer avec précision le contenu des accords et leurs conditions réelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une «commercialisation trompeuse» des prêts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défaut majeur réside toutefois dans l’absence d&rsquo;une logique d’investissement claire et d&rsquo;un enchaînement cohérent des décisions ; une problématique qui se manifeste dans la manière dont les projets sont programmés, leurs besoins évalués et leur financement assuré. À cela s’ajoute l’émergence d’un phénomène que l’on pourrait qualifier de <em>«commercialisation trompeuse»</em> (<em>mismarketing</em>) des prêts : les objectifs de ces derniers sont reformulés, voire politiquement amplifiés, afin de paraître alignés sur des priorités populaires — comme c’est le cas pour les crédits destinés aux projets d’énergies renouvelables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la répétition de ces critiques, elles n’aboutissent que rarement au rejet des emprunts ou à une modification substantielle de leur contenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de deux législatures, tous les emprunts soumis au Parlement ont été approuvés, à une seule exception près sur un total de 34 dossiers. Cela témoigne de la portée limitée du rôle de contrôle du Parlement, une situation qui s’explique structurellement par les restrictions imposées par la Constitution à ses prérogatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement se limitant à approuver ou à rejeter les accords — sans pouvoir formuler de réserves ni exiger du gouvernement une révision — la procédure de ratification parlementaire se réduit, en pratique, à un simple espace d’enregistrement d’observations. Elle ne permet pas d’exercer un véritable pouvoir de veto ou de renégocier les conditions, surtout en l’absence de clauses garantissant la transparence ou exigeant une concertation préalable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/ote-la-tunisie-senfonce-dans-la-spirale-de-lendettement/">OTE | La Tunisie s&rsquo;enfonce dans la spirale de l’endettement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie officielle se porte comme un charme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 12:49:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Attallah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les responsables ont tendance à brosser un tableau reluisant de la situation dans le pays. Y aurait-il deux Tunisie, une officielle et une réelle ?  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les responsables du gouvernement ont la fâcheuse tendance de mettre la poussière sous le tapis et de brosser un tableau reluisant de la situation générale dans le pays. Zouhair Attallah, chef de cabinet du ministère des Finances, qui est parmi les mieux informés des indicateurs financiers de la Tunisie, ne déroge pas à cette règle.</em></strong><em><strong> </strong>(Photo: ministère des Finances, La Kasbah, Tunis). </em></p>



<span id="more-19773976"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant lors du 4<sup>e</sup> Forum financier arabe du Prix de Sharjah pour les finances publiques, organisé à Tunis les 6 et 7 octobre 2026, en collaboration avec l’Organisation arabe pour le développement administratif (relevant de la Ligue des États arabes) et le Département central des finances de Sharjah, sous le thème <em>«Résilience financière et durabilité : concevoir des budgets adaptables et maximiser la valeur pour l’argent public»,</em> il a déclaré que la Tunisie a réussi — malgré les crises sanitaires, les catastrophes naturelles et l&rsquo;instabilité du contexte mondial — à faire preuve de résilience, à enregistrer des taux de croissance positifs et à maintenir l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux qu’il a qualifiés d’<em>«acceptables»</em>. <em>«Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts considérables déployés par les institutions publiques et à une bonne préparation pour absorber et affronter ces circonstances exceptionnelles»</em>, a-t-il précisé, selon le compte-rendu du forum diffusé sur la page Facebook du ministère, vendredi 9 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Attallah a également souligné la démarche de réforme engagée par le ministère à court et moyen termes, notamment à travers le renforcement des cadres juridique, institutionnel, organisationnel et humain, la consolidation des principes de bonne gouvernance, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et de la transparence des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que de bonnes nouvelles en somme&nbsp;pour un auto-satisfécit que des économistes objectifs, examinant les indicateurs macroéconomiques de notre pays, trouveraient immérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une inflation de 5,3 %, un déficit budgétaire de 5,2 %, un endettement de 82 % et un chômage de 15,2 %, pour une croissance atone d’à peine 2,5 % (chiffres officiels de 2025), on ne peut pas dire que la Tunisie se porte bien ou qu&rsquo;elle est en train d’avancer sur la voie du progrès socio-économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non seulement, notre pays a beaucoup régressé par rapport à ses indicateurs de 2010, mais il est en train de manger le pain de ses générations montantes en s’endettant à tour de bras. Et il ne s&rsquo;endette pas pour investir dans la mise en place d’infrastructures publiques mais pour financer ses dépenses de fonctionnement, et notamment les salaires de ses 700 000 à 750 000 fonctionnaires, ni inventifs, ni productifs ni efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, M. Atallah, la Tunisie ne se porte pas aussi bien que vous le dites ! Interrogez les Tunisiens, qui voient leur pouvoir d&rsquo;achat régresser et leurs conditions de vie se détériorer jour après jour, ils vous diront exactement le contraire. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le financement incertain des économies du Sud à l’heure de l’IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/le-financement-incertain-des-economies-du-sud-a-lheure-de-lia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 06:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[sud]]></category>
		<category><![CDATA[Yahia Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sud a de plus en plus mal à trouver des financements : l’argent du monde a déjà trouvé preneur, les géants de la tech.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/le-financement-incertain-des-economies-du-sud-a-lheure-de-lia/">Le financement incertain des économies du Sud à l’heure de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les géants de l’intelligence artificielle (IA) empruntent sans regarder le prix, le rendement de la dette du Trésor américain à cinq ans a dépassé 5 % et l’aide publique au développement recule comme jamais. Le Sud découvre que l’argent du monde a trouvé preneur mieux noté et plus attractif, que les réserves de ses banques centrales financent la course dont il est exclu, et que l’avenir de son financement ne s’écrira plus à New York. Il s’écrira chez lui, ou il ne s’écrira pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-19772512"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Une règle gouverne les marchés depuis qu’ils existent, et on l’enseigne encore dans les universités. Quand le prix de l’argent monte, les emprunteurs se retirent, la demande de crédit faiblit et le prix finit par redescendre. Cette règle vient de mourir sous les coups d’un emprunteur d’un genre nouveau, dont le calcul ne porte pas sur le coût du capital mais sur la survie de son empire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les neuf premiers hyperscalers – ce noyau des géants du numérique qui possède et bâtit les centres de données de la planète – engageront près de 830 milliards de dollars d’investissements en 2026, soit une hausse d’environ 80 % en un an. Microsoft annonce 190 milliards, Google entre 180 et 190, Amazon au-delà de 230, Meta entre 125 et 145. Les agences de notation projettent déjà 1000 milliards par an à l’horizon 2027. Aucune industrie, à aucune époque de l’histoire humaine, n’a mobilisé un tel volume de capital en si peu de temps pour un chiffre d’affaires encore à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet effort ne se finance plus par l’émission d’actions, car les fondateurs ne partagent pas leur pouvoir. Il se finance par la dette. En sept mois, cinq groupes ont absorbé plus de deux fois l’encours total des eurobonds souverains africains, qui s’élève à 115 milliards pour 21 pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un emprunteur engagé dans une course où le second n’existe pas, payer l’argent 5 % ou 10 % revient au même. Cinq points de plus sur 200 milliards représentent 10 milliards par an, soit une fraction de la trésorerie trimestrielle de chacun de ces groupes. La seule perte qu’ils redoutent se mesure en rang, à la survie de leur empire, pas en points de base. Face à un acheteur insensible au prix, le mécanisme d’enchères qui répartissait l’épargne mondiale ne répartit plus rien. Il adjuge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendement du bon du Trésor américain à 5 ans a dépassé 5 % un niveau inconnu depuis vingt ans. On y lit une inflation qui résiste, une offre massive de titres publics, un pétrole au-delà de 100 dollars et, pour une part désormais explicite, la demande de capital née de la course à l’IA. Ce rendement sert de plancher à tous les taux de la planète, puisque nul ne prête à Nairobi ou à Bogota moins cher qu’il ne prête sans risque à Washington, et que tout emprunt en dollars s’évalue comme ce rendement augmenté d’une prime. Lorsqu’il monte d’un point, il soulève d’un point le coût de la dette de Colombo ou de Bogota, avant même que leur propre risque soit tarifé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les eurobonds émis par les pays émergents, signés entre 2017 et 2021 à 5 ou 6 % arrivent à échéance et se refinanceront à 9, 10 ou 11 %. Quatre points de plus sur un milliard refinancé, ce sont 40 millions de dollars par an prélevés sur des budgets où 40 millions construisent des écoles ou des dispensaires. L’Afrique affrontera cette année un besoin de financement non couvert de près de 100 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays du Sud qui doit refinancer sa dette entre 2026 et 2028 ne se présente pas devant un marché tendu, qui finit toujours par se détendre. Il se présente devant un marché occupé, qui ne libère rien tant que l’occupant n’a pas achevé la construction de ses infrastructures. La différence entre les deux fait toute la différence entre une crise et un changement d’époque.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EdNNcgNYk1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/">Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/embed/#?secret=GFhaXtgUp5#?secret=EdNNcgNYk1" data-secret="EdNNcgNYk1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le mur, la facture et le retrait de l’aide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette occupation du marché survient au moment où les trois piliers de l’ancien financement du développement cèdent ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier pilier, la dette extérieure, s’est transformé en pompe aspirante. Le rapport que la Cnuced a publié le 7 octobre 2026 indique que les pays en développement ont payé 995 milliards de dollars d’intérêts nets sur leur dette publique en 2025, près du triple de 2010. L’État médian y consacre 8,1 % de ses recettes, deux fois plus qu’il y a quinze ans. Cinquante-et-un pays, où vivent 3,7 milliards d’êtres humains, dépensent davantage pour servir leurs intérêts que pour la santé ou l’éducation. S’ils empruntaient aux conditions des économies avancées, ils économiseraient 500 milliards de dollars par an, davantage que toute l’aide publique au développement jamais versée en une année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième pilier, l’aide publique, se retire. L’aide des pays de l’OCDE a chuté de 23,3 % en termes réels en 2025, après un recul de 8,5 % en 2024, une contraction sans précédent dans l’histoire de l’aide au développement. L’OCDE projette une nouvelle baisse de 6,9 % en 2026, de 11,6 % pour l’aide bilatérale à l’Afrique subsaharienne et de 10,9 % pour celle aux pays les moins avancés. En trois ans, l’aide mondiale aura perdu plus d’un tiers de sa valeur réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième pilier, la promesse climatique, n’a jamais été construit. Le Programme des Nations unies pour l’environnement chiffre les besoins d’adaptation des pays en développement entre 310 et 365 milliards de dollars par an d’ici 2035 – une sous-estimation manifeste en comparaison avec d’autres sources scientifiques plus crédibles. Les flux publics internationaux d’adaptation, selon l’OCDE, représentent un peu moins de 35 milliards en 2024. Les pays dont la responsabilité dans le réchauffement est infime doivent construire digues, réseaux et systèmes d’irrigation avec un argent qui n’arrive pas, pour survivre à des catastrophes climatiques devenues récurrentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud doit donc emprunter davantage, pour rembourser plus cher, sur un marché où le capital a déjà trouvé preneur, pendant que l’aide se retire et que le climat présente sa facture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Federal Reserve (banque centrale américaine) combat une inflation qu’elle impute à l’économie réelle alors qu’une part croissante vient d’une poignée de bilans. Chaque durcissement frappe la mauvaise cible. Il écrase le logement et l’investissement des entreprises ordinaires sans retarder d’un seul serveur la construction des centres de données, puisque leurs promoteurs ne regardent pas le prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette erreur de visée se propage aux banques centrales du Sud, contraintes de suivre pour défendre leur monnaie, et qui étranglent leur propre économie pour compenser une dépense dont elles ne tireront aucun bénéfice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Solvabilité ou liquidité, le dilemme sans bon choix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque centrale sait traiter une crise de liquidité. Elle prête contre de bons actifs à des institutions solides momentanément privées de trésorerie. Elle ignore en revanche comment traiter une crise de solvabilité, où les actifs ne valent plus ce qu’ils ont coûté et où aucune avance ne rendra au débiteur la richesse perdue. La bulle de l’IA prépare une crise du second type. Des centres de données amortis sur quinze ou vingt ans abritent des processeurs dépassés en trois à cinq ans. Des dettes à trente ans reposent sur des revenus dont aucun compte de résultat ne porte encore la trace à la hauteur des sommes engagées. Tout cela ne manquera pas de liquidité. Tout cela manquera de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prêter à des insolvables prolonge l’agonie et transforme la banque centrale en caisse de garantie des mauvais paris. Refuser de prêter précipite la chute et emporte les banques, d’abord celles qui ont financé la course au Nord, ensuite celles du Sud par contagion. Entre les deux, toute banque centrale émettrice de monnaie de réserve choisira la création monétaire, c’est-à-dire la conversion d’une perte privée en impôt diffus sur tous les détenteurs de la monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dilemme se pose ensuite, en miroir et avec moins de moyens, aux banques centrales du Sud. Elles n’ont ni la monnaie de réserve ni la profondeur de marché qui permettent d’absorber une crise de solvabilité par la planche à billets. Fournir de la liquidité à un système devenu insolvable revient à financer la fuite des capitaux et à détruire la monnaie. La refuser à un système seulement illiquide revient à provoquer la faillite que l’on voulait éviter. La frontière entre les deux diagnostics se révèle invisible dans l’instant, et l’erreur se paie en dévaluation ou en années perdues. Le Sud n’a jamais eu le droit à l’erreur que le Nord s’accorde depuis toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fin du refuge et le second prélèvement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ancien monde, la récession américaine venait au secours des pays émergents. Les rendements chutaient, le dollar reculait, les capitaux repartaient vers le Sud en quête de rendement meilleur. Cette respiration risque de ne plus venir. Les grandes économies développées creusent leurs déficits au même moment, le Japon et la Chine cessent d’absorber la dette américaine, et les taux longs peuvent rester élevés au cœur même d’un ralentissement. Le Sud perd ainsi le seul mécanisme automatique qui lui rendait, périodiquement, l’accès au capital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le pari de l’IA se dénouera, les pertes s’ajouteront à celles, encore enfouies, du capital-investissement et du crédit privé contractées au temps de l’argent quasi gratuit. Un problème de solvabilité de cette ampleur se traite par une création monétaire assumée et massive, dont la facture atterrit sur tous ceux qui détiennent des dollars. Or les économies émergentes et en développement détiennent plus de la moitié des quelque 13 000 milliards de dollars de réserves de change mondiales, dans leurs banques centrales, leurs fonds de stabilisation et les comptes de leurs exportateurs. Le Sud aura été évincé pendant la bulle et dilué pendant la purge. Deux fois prélevé dans une partie à laquelle il n’a jamais joué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonds souverains de Riyad, de Doha et d’Abou Dhabi, qui gèrent ensemble plus de 4 000 milliards de dollars, se sont fait une place au cœur de la course. MGX, le véhicule d’Abou Dhabi, compte parmi les fondateurs du programme Stargate, chiffré à 500 milliards de dollars d’infrastructures américaines. Le fonds saoudien, par sa filiale Humain, a investi trois milliards dans xAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épargne du Sud nourrit la course qui exclut le Sud. Les capitaux de la péninsule arabique financent, au Texas et dans l’Ohio, les centres de données, la rareté qui frappe Le Caire ou Lima. Aucune conférence sur le financement du développement n’a jamais déplacé des sommes comparables à celles que le Sud déplace lui-même, chaque trimestre, en direction du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’économie comme champ de bataille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une vieille conviction gouverne les chancelleries depuis que les nations existent. Une économie forte a besoin d’une armée forte, et une armée forte a besoin d’une économie forte. Les deux se nourrissent jusqu’au jour où l’une faiblit. Ce jour venu, la peur s’installe, et la peur d’une grande puissance qui se sent décliner constitue une menace sur la paix mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La course à l’IA appartient autant au Pentagone qu’à la Silicon Valley. Les centres de données que finance l’épargne du monde entier sont des arsenaux, et le crédit qui s’y engouffre relève du budget de la défense autant que de celui de l’innovation. Cela explique la passivité des autorités monétaires devant la bulle de l’IA. On ne modère pas un réarmement. Une banque centrale qui relèverait ses taux jusqu’à freiner la construction des centres de données serait accusée de livrer la supériorité technologique à l’adversaire, et aucune institution ne survit à une telle accusation. La hiérarchie des urgences a été renversée dans l’ombre. La stabilité financière s’efface devant la sécurité nationale, et le prix de l’argent devient une variable stratégique avant d’être une variable économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global se trouve à l’autre bout de cette chaîne. Il finance, par les taux qu’il subit, une course aux armements numériques dont il ne possède ni les laboratoires ni les armées. Il en subira les retombées lorsque la peur des puissances se traduira en sanctions, en contrôles des exportations, en fragmentation des circuits de paiement et en guerres par procuration sur son propre sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel, la Corne de l’Afrique et la mer Rouge savent déjà ce que signifie devenir le terrain où des grandes puissances inquiètes règlent leurs comptes. Une économie du Sud qui veut se protéger doit comprendre que sa faiblesse financière constitue désormais une faiblesse militaire, et que sa souveraineté monétaire relève de sa défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste à comprendre pourquoi cette bulle rencontre si peu de résistance dans les opinions du Sud, alors même qu’elle les appauvrit. Des décennies de promesses non tenues, de budgets détournés, d’élections sans alternance et d’alternances sans changement ont vidé la parole des dirigeants de toute crédibilité. Lorsque l’on ne croit plus en ceux qui gouvernent, on se prend à croire en ce qui pourrait gouverner à leur place. L’IA recueille un espoir. On lui prête la capacité de détecter la fraude, de distribuer l’aide sans intermédiaire, de rendre la justice sans clientèle. Une machine réputée sans appétit paraît, aux peuples qui ont trop connu l’appétit des puissants, une promesse de probité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette foi mérite le respect, car elle naît d’une blessure réelle. Mais les systèmes que l’on espère incorruptibles sont conçus et détenus par des groupes dont l’intérêt diffère de celui des citoyens de Bangkok ou de Kinshasa. Ils absorbent les données du Sud, en restituent les décisions et en conservent la valeur. Une gouvernance déléguée à des algorithmes financés par la dette que nous payons ne corrige pas l’absence de confiance envers nos dirigeants. Elle la déplace vers des maîtres plus lointains et moins comptables encore. La seule probité qui dure se construit dans des institutions que les peuples contrôlent, et aucun modèle de langage ne remplacera un parlement qui vote, une cour qui juge et une presse qui enquête.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BLf37onlDB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=tRFXOioTm0#?secret=BLf37onlDB" data-secret="BLf37onlDB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que sera le financement du développement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle qui a financé le Sud depuis un demi-siècle, une aide publique en complément, une dette extérieure en devises pour l’essentiel, et une fenêtre de marché qui se rouvrait à chaque ralentissement américain, est mort en 2026. L’aide recule, la dette aspire plus qu’elle n’apporte, la fenêtre est occupée. L’avenir du financement du développement repose sur trois déplacements, et chacun se chiffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier déplacement va de la devise empruntée à l’épargne mobilisée. Les transferts des migrants vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 685 milliards de dollars en 2024, davantage que l’investissement direct étranger et l’aide publique réunis, et l’Afrique en reçoit près de 100 milliards par an. L’épargne nationale brute du continent dépasse 500 milliards de dollars par an, soit plus de quatre fois l’encours de l’ensemble de ses eurobonds. Cette épargne existe, elle dort dans des dépôts à vue rémunérés en dessous de l’inflation, s’exporte vers des bons du Trésor étrangers appelés à être dilués, ou se perd dans l’immobilier improductif. On observe déjà que la dette domestique a progressé plus vite que la dette extérieure dans 62 pays sur 86.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays qui place chez lui -sur son marché boursier- un dixième de son épargne annuelle lève davantage, à moindre coût et sans risque de change, que par l’eurobond signé au mauvais moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième déplacement va de la dette à la rente partagée. L’IA a faim de ce que le Sud possède. L’Agence internationale de l’énergie attend un doublement de la consommation électrique des centres de données d’ici 2030, à près de 945 térawattheures, davantage que ce que consomme le Japon. La République démocratique du Congo fournit environ 70 % du cobalt mondial, le Niger et la Namibie figurent parmi les premiers producteurs d’uranium, la Guinée détient les premières réserves de bauxite. Vendre ces ressources brutes contre des dollars, puis emprunter ces mêmes dollars à 10 %, revient à payer deux fois ce que l’on possède une fois. L’enjeu consiste à exiger des participations au capital plutôt que des redevances, des contrats d’électricité à long terme libellés en partie en monnaie locale plutôt que des exportations de minerai, une transformation sur place plutôt qu’un embarquement au port, et une cotation locale des sociétés d’exploitation afin que la rente devienne un capital qui reste plutôt qu’une facture qui revient de loin. Le Sud détient ce que la bulle convoite. Il doit se faire payer en patrimoine, pas en dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième déplacement va de la dépendance cyclique à la profondeur institutionnelle. Les banques multilatérales de développement peuvent, par une utilisation plus audacieuse de leur capital et le recours au capital hybride, dégager plusieurs centaines de milliards de dollars de capacité de prêt supplémentaire sur la décennie sans un dollar de contribution nouvelle. Les droits de tirage spéciaux alloués en 2021, 650 milliards de dollars, sont allés pour l’essentiel aux économies riches qui n’en avaient pas besoin, et les pays à faible revenu en ont reçu moins de 4 %. Leur réaffectation vers des mécanismes de garantie en monnaie locale et des lignes de liquidité régionales vaut davantage que dix conférences de bailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois déplacements ne relèvent ni de la charité du Nord ni de la bonne volonté des marchés. Ils relèvent de décisions que les États du Sud peuvent prendre seuls, et dont la plupart ont déjà le cadre juridique. Ils supposent, en revanche, la confiance des peuples dans leurs propres institutions. Une épargne nationale ne se mobilise que vers des bourses dont les règles sont respectées. La souveraineté financière commence par la probité domestique, et la probité domestique ne se délègue à aucune machine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Sud global a connu la dette comme un fardeau, puis comme un instrument. Il la découvre aujourd’hui comme un droit d’entrée dans une partie truquée, où le prix de l’argent ne mesure plus la rareté du capital mais la peur de déclin des puissances. Les économies qui comprendront les premières que la sortie se trouve dans la profondeur de leurs propres marchés, dans la rente convertie en patrimoine et dans une souveraineté financière pensée comme une ligne de défense, auront moins à craindre du jour où les emprunteurs sans limite, cesseront de payer. Les autres apprendront, une fois encore, que l’on ne négocie pas avec un marché occupé. On le quitte, ou on en construit un autre non truqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Économiste, banquier et financier</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/le-financement-incertain-des-economies-du-sud-a-lheure-de-lia/">Le financement incertain des économies du Sud à l’heure de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 08:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[diplômés chômeurs]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[loi n° 18/2025]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel Bouzaiane]]></category>
		<category><![CDATA[secteur public]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La marche des diplômés chômeurs s’est terminée en queue de poisson aux portes de Tunis sans que les marcheurs n’aient obtenu satisfaction. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/08/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-se-termine-en-queue-de-poisson/">Tunisie | La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Partie le 27 septembre</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>2026</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>de Menzel Bouzaiane, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, en direction du palais présidentiel de Carthage, la marche des diplômés chômeurs réclament l&rsquo;application de la loi n° 18 du 22 décembre</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>2025 relative au recrutement exceptionnel dans fonction</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>et</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>les entreprises publiques,</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>des diplômés de l’enseignement supérieur restés longtemps sans emploi, s’est terminée en queue de poisson sans que les marcheurs n’aient pu obtenir satisfaction.</em></strong></em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19767982"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation, qui comptait initialement 23 personnes, a progressivement rallié de nouveaux participants en cours de route. Selon le comité de coordination, le nombre de participants a dépassé les 120 personnes, incluant des chômeurs venus d’autres gouvernorats ainsi que des membres de leurs familles ayant choisi de les accompagner.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous voulons l</em><em>’</em><em>application de la loi, pas une rencontre avec le président»</em>, a déclaré à la presse Nesma Mahfoudhi, l’une des coordinatrices de la marche, résumant ainsi la position des participants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un emploi offert sur un plateau d’argent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La revendication porte sur l’ouverture de la plateforme numérique prévue par la réglementation, la définition d’un calendrier de recrutement et le lancement de la première tranche avant la fin de&nbsp;2026, le recrutement devant se faire&nbsp;sur une période maximale de trois ans&nbsp;et selon des critères prenant notamment en compte l’âge — avec une priorité accordée aux personnes de plus de 40 ans —, l’année d’obtention du diplôme, la situation sociale et le principe d’un seul bénéficiaire par famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A leur arrivée aux portes de Tunis, après une marche de quelque 300  kilomètres à pieds, marquée par une grande fatigue et des problèmes de santé &#8211; plusieurs participants ayant dû recevoir des soins lors des différentes étapes -, les marcheurs ont été empêchés d’avancer davantage et sommés de rentrer au bled les mains vides. L’une des marcheuses, qui s’est montrée intraitable dans la défense de ce qu’elle considère comme un droit, a été arrêtée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Votre appel a été entendu par le président de la république»</em>, leur a-t-on dit, et des mesures seront prises bientôt pour accélérer l’application de la loi n° 18/2025, qui engage le gouvernement à recruter les diplômés chômeurs par tranches.&nbsp;Mais comme ils se sont lassés des promesses non tenues et qu’ils traînent leur détresse depuis plusieurs années, certains depuis 15 ans et plus, les diplômés chômeurs de Menzel Bouzaiane, l’un des berceaux de la révolution de 2011, rechignent à donner foi à la nouvelle promesse. Et le malaise reste entier. Le malentendu aussi. Car toute cette affaire est né d’un malentendu qu’il va être difficile de lever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, les membres de l’Union des diplômés chômeurs (UDC), qui sont derrière la <em>«Marche de la dignité»</em><em>,</em> pensent, sans doute à tort, qu’un diplôme ouvre automatiquement la voie à un recrutement dans la fonction publique qui, de ce point de vue, devient un droit inaliénable. Or, on le sait, cela est totalement faux. Un diplôme, quel qu’il soit, est à peine une ligne dans un CV, un indicateur de mérite parmi d’autres. Un emploi ne s’offre pas, il se mérite, par la motivation, le talent, l’expérience et la confiance que l’on inspire à l’employeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplômé ne doit donc pas dormir sur ses lauriers et attendre un hypothétique emploi dans la fonction publique qui risque de ne jamais venir : son diplôme ne vaut rien s’il n’est pas complété par des formations, des acquis, des savoir-faire&#8230; C’est ce que les responsables auraient dû expliquer à ces jeunes diplômé(e)s dont certain(e)s sont presque quinquagénaires. Et non succomber à un populisme de mauvais aloi, dicté par des calculs électoralistes, en leur faisant miroiter la perspective d’un emploi offert sur un plateau d’argent.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="U1WUTmtcjG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-reprend-apres-un-arret-a-jelma/">Tunisie | La marche des diplômés chômeurs reprend après un arrêt à Jelma  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | La marche des diplômés chômeurs reprend après un arrêt à Jelma   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-reprend-apres-un-arret-a-jelma/embed/#?secret=xZARoREzSv#?secret=U1WUTmtcjG" data-secret="U1WUTmtcjG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une loi populiste qui n’aurait pas dû être promulguée </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Disons les choses clairement et sans détour : la fameuse<em> </em>loi n° 18/2025, qui a été défendue par tous les partis politiques et les organisations de la société civile, y compris l&rsquo;UGTT, la centrale ouvrière, et portée par le président Kaïs Saïed, n’aurait jamais dû être promulguée parce qu’elle est inapplicable dans un pays faisant face à une grave crise financière et dont le déficit budgétaire continue de se creuser sur fond d’endettement, intérieur et extérieur, d’inflation structurelle et de croissance économique atone peinant à atteindre 1,5 ou 2 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette loi est d’autant plus inapplicable, également, que la fonction publique en Tunisie emploie plus de 700 000 salariés &#8211; là où des pays d’une même grandeur démographique se contenteraient de 200 000 ou 300 000. Près du tiers de ces salariés sont payés d’ailleurs pour ne rien faire, des employés fantômes percevant des salaires fictifs et protestant régulièrement pour exiger des augmentations salariales. Beaucoup d’entre eux ont du reste un second emploi, réel celui-là, dans la contrebande et le marché parallèle qui nuit à l’économie nationale et grève les recettes de l’État par l’évasion fiscale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de faire de vagues promesses et de prendre des engagements solennels qu’il n’est pas en mesure de respecter, l’État &nbsp;aurait dû jouer, plus efficacement et avec plus de détermination, le rôle qui est censé être le sien dans la gestion des affaires publiques : &nbsp;mettre en place les conditions requises pour impulser l’investissement, la croissance, la création de richesses et d’emplois, seul moyen pour réduire le déficit budgétaire, l’endettement et le chômage structurel qui touche, bon an mal an, autour de 15% de la population active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A notre connaissance, l’humanité n’a pas inventé d’autres moyens pour sortir du sous-développement, de la pauvreté et de la dépendance de l’aide étrangère qui sont aujourd’hui le lot des Tunisiens soixante-dix ans après leur indépendance. Et c’est dommage&#8230; &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/08/tunisie-la-marche-des-diplomes-chomeurs-se-termine-en-queue-de-poisson/">Tunisie | La marche des diplômés chômeurs se termine en queue de poisson</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le Mouvement Echaab condamne «l’intensification des atteintes aux libertés»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/tunisie-le-mouvement-echaab-condamne-lintensification-des-atteintes-aux-libertes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 07:05:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrazak Aouidat]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Krichi]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaad Yacoubi]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Echaab]]></category>
		<category><![CDATA[pénuries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mouvement Echaab «condamne le ciblage des journalistes, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des acteurs de la société civile». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/tunisie-le-mouvement-echaab-condamne-lintensification-des-atteintes-aux-libertes/">Tunisie | Le Mouvement Echaab condamne «l’intensification des atteintes aux libertés»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans</em></strong> <strong><em>un</em></strong> <strong><em>communiqué</em></strong> <strong><em></em></strong><strong><em>rendu</em></strong> <strong><em>publi</em></strong><strong><em>c</em></strong> <strong><em>mardi 22 septembre 2026 à Tunis</em></strong> <strong><em>et traduit ci-dessous</em></strong><strong><em>, le Conseil national du Mouvement</em></strong> <strong><em>Echaab (nationaliste arabe)</em></strong> <strong><em>«condamne le ciblage des journalistes, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des acteurs de la société civile» et «rejette l</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>incarcération de citoyens pour des motifs dénués du moindre fondement, ainsi que la fabrication d</em></strong><strong><em>’</em></strong><strong><em>affaires de toutes pièces et de dossiers vides».</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-19688109"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil national du Mouvement Echaab s’est réuni en session ordinaire le 20 septembre 2026, dans un climat politique tendu marqué par une intensification des atteintes aux libertés individuelles et publiques, des restrictions pesant sur toutes les formes d’activité partisane et associative, ainsi qu’un appauvrissement du paysage médiatique, situation à laquelle s’ajoute à la dégradation continue de la conjoncture sociale, menaçant désormais les conditions de vie minimales garantissant la dignité des citoyens, alors que les services et infrastructures de base (eau, électricité, santé, éducation, transports&#8230;) sont paralysés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela est naturellement le résultat de l’obstination du pouvoir en place à s’arroger le monopole de l’élaboration des politiques et de la prise de décision, en dépit de l’échec manifeste de ses choix au cours des cinq dernières années ; une période dont la Tunisie n’a retiré que le recul du développement, le manque d’investissements — tant intérieurs qu’étrangers — et une dépendance accrue à l’égard de la fiscalité et de l’endettement pour soutenir les finances publiques, avec pour corollaire l’hypothèque de l’avenir des générations actuelles et futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’obstination du pouvoir à se retrancher derrière la thèse du complot — un argument qui ne convainc plus personne — pour masquer son échec et son incapacité manifeste à élaborer des solutions répondant aux attentes minimales des citoyens, constitue un signal d’alarme devant lequel nous devons tous nous arrêter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient d&rsquo;imputer l’entière responsabilité de ces impasses, qui ne cessent de se complexifier et de mener le pays au bord de l’effondrement, à ceux qui en sont à l’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que s’est réuni le Conseil national du Mouvement Echaab, réaffirmant l’attachement de ses militants à leur projet politique national ainsi que la poursuite des préparatifs du troisième congrès général du mouvement dans les délais légaux, conformément aux dispositions du règlement intérieur et aux principes d’alternance aux responsabilités et aux postes au sein du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir délibéré sur les différents points inscrits à l’ordre du jour, les participants ont conclu ce qui suit :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Le Conseil salue l’engagement des militants du Mouvement, à tous les niveaux et dans toutes les régions, ainsi que leur mobilisation autour de ses structures ; il salue également leur souci de voir le congrès du Mouvement se tenir dans les meilleures conditions, garantissant ainsi son rayonnement et sa capacité à jouer son rôle national, en particulier dans la conjoncture de crise actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le Conseil condamne le ciblage des journalistes, des militants politiques, des défenseurs des droits humains et des membres de la société civile. Il rejette l’incarcération de citoyens pour des motifs dénués du moindre fondement sérieux, ainsi que la fabrication d’affaires et de dossiers vides de toute substance ; il en veut pour preuve l’injustice flagrante subie par les frères Lassaad Yacoubi et Khaled Krichi, maintenus en détention alors que leurs dossiers ne contiennent aucune preuve de culpabilité réelle, et ce, au mépris des procédures légales et de l’indépendance de la justice. Le Conseil tient également les autorités pour responsables de la détérioration de l&rsquo;état de santé des militants de la <em>«Flottille Soumoud»</em> qui observent une grève de la faim en détention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Le Conseil national constate l’incapacité totale des autorités à faire face à la crise de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’aux pénuries de médicaments et de nombreux produits de première nécessité durant l’été dernier ; une situation qui a manifestement perturbé le quotidien des citoyens et gravement nui, comme jamais auparavant, à l’image du pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les autorités auraient dû se préparer à affronter ces circonstances — dont tous les indicateurs confirmaient l’inévitabilité — au lieu de recourir, comme à leur habitude, à la diffusion de contre-vérités et de justifications fallacieuses, invoquant notamment les lobbies, les pratiques monopolistiques et autres prétextes.<br>4. Le Conseil national exprime son soutien inconditionnel aux luttes des chômeurs, qui sont confrontés aux pires formes de négligence, d’indifférence, de tergiversations et au non-respect des engagements pris à leur égard par les autorités. Ils subissent une nouvelle injustice du fait de la non-application de la Loi n° 18, après que le pouvoir a renié la Loi n° 38 — texte qui constituait l’aboutissement d’un parcours de lutte soutenu par toutes les forces nationales, au premier rang desquelles le Mouvement Echaab.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. Le Conseil national met en garde contre le risque de se laisser entraîner vers une polarisation binaire opposant un pouvoir impuissant, qui nie la réalité des crises traversées par le pays, à des forces politiques ne voyant d’autre issue que de solliciter l’intervention de puissances internationales ou d’appeler à un retour à des situations politiques rejetées par le peuple, tant avant qu’après la révolution. Par ailleurs, le Conseil national appelle toutes les forces nationales, les acteurs politiques ainsi que les composantes de la société civile et des défenseurs des droits humains opposés à la situation actuelle, à s’opposer aux appels à une intervention étrangère ou à la recherche de protection auprès d’axes régionaux. Il les exhorte à œuvrer pour instaurer une dynamique politique et populaire capable de mettre un terme au chaos et à l’échec, et d’empêcher tout retour aux situations que le peuple a rejetées et contre lesquelles il s’est soulevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">6. Il condamne l’ingérence étrangère dans la région — en particulier au Maghreb et dans le voisinage africain — visant à déstabiliser certains États et à leur imposer des politiques et des choix, au premier rang desquels figurent la normalisation avec l’ennemi sioniste et l’acceptation de son hégémonie sur la région, avec le soutien manifeste de l’administration américaine et de certains pays européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">7. Le Conseil national réaffirme l’engagement du Mouvement Echaab en faveur de l’option de la résistance sur l’ensemble du territoire arabe et salue la ténacité de toutes les factions, dans les différents pays arabes, face à la machine à tuer sioniste et à l’arrogance américaine. Il tient le régime officiel arabe pour responsable des massacres quotidiens, des déplacements forcés et de la politique de la terre brûlée auxquels sont exposés nos peuples à Gaza, en Cisjordanie et au sud du Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">8. Le Conseil national appelle les frères yéménites à privilégier la logique de l’unité et à mettre fin à toutes les formes de fragmentation, afin de protéger le peuple yéménite contre les complots hostiles qui visent à l’appauvrir davantage et à exploiter sa position stratégique pour consolider l’hégémonie de l’ennemi sioniste sur les régions de la mer Rouge et de la Corne de l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">9. Le Conseil condamne la poursuite de l’agression américaine contre le peuple iranien frère et réitère son salut et sa haute estime pour la résilience de l’Iran face à notre ennemi commun, ainsi que pour son engagement à défendre son peuple et à rester fidèle à ses choix nationaux et à ses intérêts légitimes. Il considère que la relation avec l’Iran — principal soutien de l’Axe de la Résistance — doit reposer sur les principes de bon voisinage et sur l’élargissement du champ des intérêts communs, loin des tensions confessionnelles destructrices et des allégeances ou alliances hostiles, tant au peuple arabe qu&rsquo;aux peuples iraniens.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Président du Conseil national</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Abderrazak Aouidat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/23/tunisie-le-mouvement-echaab-condamne-lintensification-des-atteintes-aux-libertes/">Tunisie | Le Mouvement Echaab condamne «l’intensification des atteintes aux libertés»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Agriculture &#124; Le blues des producteurs de poivron rouge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/agriculture-le-blues-des-producteurs-de-poivron-rouge/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 08:06:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Hassen]]></category>
		<category><![CDATA[Nabeul]]></category>
		<category><![CDATA[poivrons rouges]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La saison de récolte du poivron rouge à Nabeul se passe plutôt mal pour les producteurs, qui font face à des problèmes de commercialisation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/agriculture-le-blues-des-producteurs-de-poivron-rouge/">Agriculture | Le blues des producteurs de poivron rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Durant la saison de récolte, les producteurs de poivrons du gouvernorat de Nabeul ont été confrontés à d’importantes difficultés liées à une pénurie de main-d’œuvre, auxquelles se sont ajoutés des problèmes de commercialisation du poivron rouge destiné à la transformation ; ils ont notamment dû subir de longues heures d’attente devant les unités de transformation, tout en voyant leurs quantités produites parfois refusées.</em></strong></p>



<span id="more-19477365"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix de vente actuel oscille entre 600 et 800 millimes le kilogramme, un niveau jugé très bas au regard des coûts de production, estimés à environ 20 000 dinars par hectare, selon les déclarations de Mohamed Ben Hassen, secrétaire général du Groupement régional de la tomate destinée à la transformation, à la radio <em><a href="https://diwanfm.net/news/%D8%AC%D9%87%D9%88%D9%8A%D8%A9/%D9%86%D8%A7%D8%A8%D9%84%3A-%D8%B5%D8%B9%D9%88%D8%A8%D8%A7%D8%AA-%D9%83%D8%A8%D9%8A%D8%B1%D8%A9-%D8%AA%D9%88%D8%A7%D8%AC%D9%87-%D9%85%D9%86%D8%AA%D8%AC%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%81%D9%84%D9%81%D9%84-%D9%88%D8%B3%D8%B7-%D8%AA%D8%B1%D8%A7%D8%AC%D8%B9-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B3%D8%B9%D8%A7%D8%B1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ben Hassen a ajouté que les petits agriculteurs subissent des pertes considérables tout en voyant leur endettement s’aggraver, sous l&rsquo;effet conjugué de plusieurs facteurs ayant affecté négativement le secteur, notamment la hausse des températures, les perturbations de l’irrigation et l’arrêt de l’activité de certaines unités de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable syndical a également lancé un appel urgent aux autorités compétentes — les ministères du Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture — pour qu’elles interviennent afin de réguler le marché et d’améliorer les prix, garantissant ainsi une marge bénéficiaire aux agriculteurs.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Tunisie &#124; La croissance n’obéit pas aux décrets !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 06:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2020 et 2026, la Tunisie a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/">Tunisie | La croissance n’obéit pas aux décrets !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’idée directrice serait simple : entre 2014-2019, la Tunisie souffrait d’instabilité gouvernementale mais conservait une certaine ouverture économique ; entre 2020 et 2026, elle a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. Le paradoxe est là : davantage de pouvoir exécutif n’a pas produit davantage de performance économique.</em></strong> <em>(Photo: Réunion de Kaïs Saïed avec plusieurs ministres et hauts cadres de l&rsquo;Etat, le 22 juillet 2026, consacrée aux coupures d&rsquo;électricité et d&rsquo;eau et aux incendies de forêts). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19312613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le verdict des chiffres est plus sévère que celui des opposants. Durant les années précédant l’arrivée de Kaïs Saïed, la croissance demeurait faible, autour de 2 % en moyenne, mais l’économie restait insérée dans les circuits internationaux, négociait avec le Fonds monétaire international (FMI), attirait encore des investissements directs étrangers et bénéficiait d’une relative prévisibilité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la pandémie explique une partie du choc initial, mais elle n’explique pas la persistance d’une croissance molle, d’un investissement privé atone, d’un chômage structurel élevé, d’une dette publique proche de 85 % du PIB et d’un financement croissant de l’État par la Banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<em>Economist Intelligence Unit (EIU)</em> décrit une économie enfermée dans un cercle où déficits budgétaires, faibles investissements, chômage élevé et accès limité aux financements extérieurs se renforcent mutuellement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pouvoir verticalisée, économie horizontalement figée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est presque ironique. Le pouvoir s’est verticalisé ; l’économie, elle, s’est horizontalement figée. Les gouvernements de la période 2014-2019 tombaient rapidement, mais les investisseurs savaient encore où se trouvait le ministère des Finances. Depuis 2021, les gouvernements durent davantage que les certitudes économiques. La concentration des décisions n’a pas réduit l’incertitude ; elle l’a déplacée vers une seule variable : la volonté présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation est certes redescendue autour de 5 %, mais cette amélioration repose autant sur les prix administrés, les contrôles des changes, le ralentissement de la demande et la compression des importations que sur une restauration profonde des équilibres macroéconomiques. L’<em>EIU</em> souligne d’ailleurs que les tensions inflationnistes demeurent sous-jacentes et pourraient réapparaître avec la monétisation des déficits publics.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même constat pour le déficit extérieur. Son amélioration récente constitue moins une victoire de compétitivité qu’une conséquence des restrictions sur les importations, du rebond du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Les recettes touristiques et les remises des migrants compensent progressivement ce que l’économie productive peine à créer. Une économie qui importe moins faute de devises n’est pas nécessairement une économie qui produit davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance internationale affaiblie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dinar, lui aussi, semble plus stable. Mais cette stabilité ressemble davantage à une perfusion qu’à une guérison. Contrôle du marché des changes, rationnement implicite des devises et intervention administrative remplacent progressivement les mécanismes d’ajustement habituels. L’<em>EIU</em> estime d’ailleurs que cette stabilité reste fragile tant que les réserves extérieures dépendent d’un financement extérieur limité et d’une confiance internationale affaiblie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût le plus lourd apparaît sans doute ailleurs : dans l’investissement. Le ratio investissement/PIB demeure inférieur aux besoins de l’économie tunisienne, tandis que les investissements directs étrangers restent modestes au regard des standards historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus inquiétant encore, l’émigration des diplômés est devenue une véritable variable d’ajustement du marché du travail. Lorsque les capitaux hésitent à entrer et que les ingénieurs choisissent de sortir, l’économie exporte progressivement ce qu’elle produit de plus coûteux : son capital humain. L’<em>EIU</em> souligne explicitement que les diplômés quittent de plus en plus le pays faute de perspectives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incertitude sur la trajectoire macroéconomique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un changement plus profond encore : la relation avec les institutions internationales. Depuis 2021, la Tunisie n’a plus tenu de consultation au titre de l’article IV du FMI. Le rapport souligne que cette absence prive investisseurs et créanciers d’une évaluation indépendante de la soutenabilité de la dette et nourrit l’incertitude sur la trajectoire macroéconomique. Refuser le thermomètre n’a jamais fait disparaître la fièvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus frappant reste finalement le contraste entre le discours et les résultats. La lutte contre les <em>«lobbies»</em> devait libérer l’économie ; elle a surtout accru l’attentisme. La souveraineté économique devait réduire la dépendance extérieure ; elle a renforcé la dépendance au financement domestique de la Banque centrale. La centralisation politique devait accélérer les décisions ; elle a surtout concentré les risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire économique retiendra peut-être moins la Constitution de 2022 que cette étrange expérience macroéconomique : remplacer la confiance des marchés par la confiance dans l’autorité, substituer l’investissement par l’administration, et espérer que la croissance finisse par obéir aux décrets. Les lois peuvent modifier l’architecture d’un régime ; elles ne modifient pas les équations de la croissance. À la fin, les investisseurs, les ménages et les entreprises votent eux aussi. Non avec des bulletins, mais avec leurs capitaux, leurs projets et, de plus en plus souvent, leurs billets d’avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Blog de l’auteur.</em> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="834kljIU6X"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/">La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/embed/#?secret=19UWIRtaKP#?secret=834kljIU6X" data-secret="834kljIU6X" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/">Tunisie | La croissance n’obéit pas aux décrets !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie, le bon élève qui joue au cancre !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 10:46:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
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		<category><![CDATA[Loi de 1972]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, jadis pionnière en Afrique, semble avoir oublié les normes internationales de compétitivité et d’attractivité des IDE. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/25/tunisie-le-bon-eleve-qui-joue-au-cancre/">Tunisie, le bon élève qui joue au cancre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a toujours su attirer les investissements directs étrangers (IDE), et ce depuis la fameuse Loi de 1972, qui lui a valu un statut de pionnière en Afrique. Mais aujourd’hui, dans la crise où il se morfond depuis 2010, notre pays gagnerait à méditer de nouveau sérieusement sur les normes internationales de compétitivité et d’attractivité des IDE qu’il semble avoir oubliées entre-temps.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19043716"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">A l’instar de dizaines de milliers de ses propres citoyens et compétences qui votent avec les pieds à la recherche de cieux plus cléments, les investissements par des Tunisiens et a fortiori étrangers n’acceptent pas d’être les otages d’une administration d’une autre époque et d’une fiscalité étouffante en plus d’un coût punitif de l’argent avec des taux d’intérêt qui réduisent en peau de chagrin toute chance de rentabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que les <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/les-raisons-de-lechec-des-entreprises-communautaires-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entreprises communautaires</a>, innovation tunisienne qui mérite déjà un bilan objectif, semblent être l’unique domaine où les avantages semblent aller à l’encontre des embûches sur le chemin de toute entreprise dans le secteur formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cas de succès avéré, le modèle des entreprises communautaires gagnerait à être généralisé en vue de la mise en place d’une économie communautaire vertueuse et durable ou bien, en cas d’absence de <em>success stories</em> et d’un bilan convaincant, il faudrait se résigner à considérer ce modèle comme une subvention à caractère politique en temps de crise budgétaire au détriment de secteurs plus prometteurs tant du point de vue de la rentabilité socioéconomique que des effets d’entraînement économiques et technologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours intensif à l’endettement nécessite une rigueur poussée en matière d’orientation des avantages financiers et fiscaux pour favoriser dans la mesure du possible une relance et une sortie de l’abysse de l’endettement afin de pouvoir échapper à sa spirale corrosive pour la souveraineté et même la survie du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="57sqCIu7y6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/les-raisons-de-lechec-des-entreprises-communautaires-en-tunisie/">Les raisons de l’échec des entreprises communautaires en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les raisons de l’échec des entreprises communautaires en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/les-raisons-de-lechec-des-entreprises-communautaires-en-tunisie/embed/#?secret=9ggGAQBJFu#?secret=57sqCIu7y6" data-secret="57sqCIu7y6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/25/tunisie-le-bon-eleve-qui-joue-au-cancre/">Tunisie, le bon élève qui joue au cancre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie ne peut plus reporter les réformes urgentes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/la-tunisie-ne-peut-plus-reporter-les-reformes-urgentes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 12:38:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[pression fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lourd fardeau administratif et fiscal que l’Etat impose aux contribuables et aux entreprises ne va pas aider à réformer une Tunisie en crise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/la-tunisie-ne-peut-plus-reporter-les-reformes-urgentes/">La Tunisie ne peut plus reporter les réformes urgentes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les tendances et courbes socio-économiques en Tunisie, ajoutées à la volatilité de la situation mondiale, soulignent l’extrême urgence des réformes à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Et ce n’est pas le lourd fardeau administratif et fiscal que l’Etat impose aux contribuables et aux entreprises qui va beaucoup y aider, ni la frilosité des décideurs publics face au coût social de ces réformes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-18996435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il est incontestable que la Tunisie ne peut assurer sa survie qu’en engageant, dans les meilleurs délais, un vaste programme de réformes multisectorielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal obstacle aux réformes semble être la frilosité de l’opinion publique et la crainte par les décideurs d’un rejet social des réformes qui font normalement peur car la nature humaine appréhende l’inconnu surtout si cette crainte est exacerbée par le souvenir de nombreuses réformes qui ont fini par être détournées et n’ont pas donné les résultats escomptés et dans certains cas tout à fait le contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de l’importance et même pour certains de la dimension disproportionnée de l’appareil de l’Etat et du secteur public dont certaines activités, devenues systématiquement déficitaires, ont été affublées à tort et au prix fort d’une qualification de stratégiques, la première responsabilité pour atténuer les craintes des sacrifices et des risques de détournement revient à l’Etat qui doit donner l’exemple et apprendre à vivre selon les moyens disponibles en réduisant ses coûts avec le réalisme et les sacrifices que la conjoncture nationale et internationale exige.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le binôme infernal de la taxation et de l’endettement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement, ce sera l’exacerbation du binôme infernal de la taxation et de l’endettement qui ne peut qu’asphyxier les citoyens et l’économie nationale avec le risque sérieux d’hypothéquer la souveraineté et l’indépendance nationales avec l’évocation de la Commission financière internationale de 1869 suivie douze ans plus tard par la colonisation étrangère en 1881.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grille disparate des salaires et autres avantages aussi bien dans la fonction publique, le secteur public et la multitude d’institutions, gagneraient à faire l’objet d’un audit transparent et objectif pour mettre fin au slogan éculé de l’Etat pourvoyeur d’emplois et des droits acquis soit par corporatisme ou pendant des années de vaches grasses qui n’ont plus lieu d’être maintenues à coup d’endettement et de déséquilibre intenable entre les budgets de fonctionnement (avec un effet marginal sinon inexistant sur la productivité comme le prouvent les statistiques et indicateurs depuis quinze ans) et les budgets d’investissement censés être créateurs d’emplois et de richesse mais qui faute de moyens sont rabotés à l’extrême.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le lourd fardeau administratif et fiscal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que l’État ignorera le lourd fardeau administratif et fiscal qu’il impose aux contribuables et aux entreprises, toute velléité de réforme et d’appel aux sacrifices sonnera creux et souffrira d’un manque si ce n’est d’une absence totale de crédibilité et de réceptivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretemps, les tendances et courbes socio-économiques soulignent l’extrême urgence des réformes à tous les niveaux et dans tous les secteurs avec la vision et le courage nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde, en pleine volatilité avec des indices de crise généralisée, n’attendra pas les frileux et les sanctionnera lourdement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien diplomate. &nbsp;</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/la-tunisie-ne-peut-plus-reporter-les-reformes-urgentes/">La Tunisie ne peut plus reporter les réformes urgentes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La responsabilité de la gauche dans l&#8217;échec de la transition tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/13/la-responsabilite-de-la-gauche-dans-lechec-de-la-transition-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 08:05:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[socialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gauche  tunisienne est appelée, elle aussi, à procéder à une remise en question de son rôle dans l'échec de la transition démocratique.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour créer les conditions propices à une sortie de crise en Tunisie, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-18925590"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Tous les avis s’accordent sur la dégradation des indicateurs socio-économiques en Tunisie depuis 2010, devenue pour de nombreux experts une année de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la Tunisie ait déjà été en crise, quoique silencieuse économiquement mais visible politiquement et diplomatiquement, la pseudo révolution de 2011 n’a rien amélioré en l’espace de quinze ans au point de faire un nombre grandissant de nostalgiques et de déçus de la démocratie et de développer une aversion des fondements du mode de gouvernance démocratique et de tous ceux qui prétendent s’y attacher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’islam politique à travers Ennahdha et sa nébuleuse a été sommé publiquement et judiciairement de rendre des comptes pour ses dérapages et méfaits durant la période post révolutionnaire, la gauche continue à alimenter une culture toxique anti réformes et anti entrepreneuriat faite de mythes socioéconomiques qui mènent inexorablement la Tunisie vers la déconstruction de son tissu entrepreneurial et économique et une croissance anémique, financée par un endettement de plus en plus lourd et onéreux, qui risque d’hypothéquer non seulement les opportunités de relance mais également la souveraineté et l’existence même du pays dans un scenario risquant d’être plus grave que celui de la Commission financière internationale de 1869 qui a pavé la voie à la colonisation française en 1881.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une gauche lâche et irresponsable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’histoire a marqué le rôle courageux et patriotique de la gauche grecque qui a sauvé avec courage et détermination son pays de la faillite en 2009, l’histoire portera un jugement sévère sur la gauche tunisienne qui, quand l’occasion s’est présentée sous feu Béji Caïd Essebsi, a refusé de partager le fardeau du pouvoir ** et les sacrifices requis par les réformes exigées par la situation du pays pour se contenter de faire sans risques de la surenchère qui continue de mener le pays à l’abysse de l’endettement, de la fonte du pouvoir d’achat et de la dégradation inexorable de l’infrastructure et des services publics ainsi que des attributs de la souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour créer les conditions propices à une sortie de crise, en plus de l’islam politique qui doit faire son autocritique, la gauche tunisienne est appelée à procéder à une remise en question de son rôle et de ses crédos idéologiques d’une autre époque et dont la Russie et la Chine, foyers historiques du socialisme international, se sont débarrassés comme d’une vieille guenille pour assurer leur développement et leur souveraineté face aux forces adverses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans cette remise en question, la gauche tunisienne assumera une lourde responsabilité historique dans tout ce qui découlera de la pente dangereuse dans laquelle glissent l’économie et la souveraineté de la Tunisie depuis 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">** <em>En remportant les élections de 2014, Nidaa Tounes conduit par feu Béji Caïd Essebsi avait tendu la main au Parti des Travailleurs, conduit par Hamma Hammami, pour participer au gouvernement, mais ce dernier a refusé, obligeant les Nidaïstes à s’allier aux islamistes pour pouvoir constituer le gouvernement.     </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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