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	<title>Archives des Europe - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Europe - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Téléphonie mobile &#124; Comparaison entre l’Italie, l’Europe et la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 11:45:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comparaison entre le marché de la téléphonie mobile en Tunisie, en Italie et dans les principaux autres pays européens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/telephonie-mobile-comparaison-entre-litalie-leurope-et-la-tunisie/">Téléphonie mobile | Comparaison entre l’Italie, l’Europe et la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’agence italienne <a href="https://www.agenzianova.com/news/tunisia-nova-confronta-i-servizi-mobili-con-italia-ed-europa-tra-prezzi-giga-e-sviluppo-del-5g/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agenzia Nova</a> a réalisé une comparaison entre le marché de la téléphonie mobile en Tunisie, en Italie et dans les autres principaux pays européens, révélant des différences significatives concernant les prix des services de données, les volumes de trafic inclus dans les forfaits et les performances des réseaux.</em></strong></p>



<span id="more-19401467"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse, fondée sur des données provenant de Cable.co.uk, d’Ookla Speedtest et des offres des principaux opérateurs nationaux, met en lumière deux marchés aux niveaux de compétitivité et aux structures tarifaires distincts, alors que le déploiement de la 5G transforme rapidement le paysage de la connectivité mobile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comparaison fait ressortir deux modèles différents. D&rsquo;un côté, l’Italie, où des années de concurrence intense ont fait chuter le prix unitaire du gigaoctet (Go), avec des offres proposant jusqu’à plusieurs centaines de Go par mois pour moins de 10 euros. De l’autre, la Tunisie, où les prix demeurent abordables en valeur nominale, mais où les forfaits disponibles sont en moyenne plus limités et représentent une part plus importante du revenu local.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le marché italien parmi les moins chers au monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché italien constitue l’un des exemples les plus marqués de concurrence dans le secteur européen de la téléphonie mobile. L’arrivée d’Iliad en 2018 a contribué à accélérer la guerre des prix déjà engagée entre opérateurs traditionnels et virtuels, faisant du trafic de données l’une des composantes les plus économiques des services de télécommunications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données consultées par Nova, le coût moyen se situe entre 0,08 et 0,09 euro par Go, plaçant l’Italie au deuxième rang mondial en termes de compétitivité-prix, juste derrière Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les offres les plus répandues sur le marché italien se situent dans une fourchette de 150 à 300 Go par mois, pour des tarifs compris entre 5,99 et 9,99 euros, incluant souvent les appels et les SMS en illimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paysage concurrentiel comprend des opérateurs disposant de leurs propres infrastructures, tels que Tim, Vodafone, WindTre, Fastweb et Iliad, aux côtés de nombreux MVNO, dont Kena Mobile, ho. Mobile, Very Mobile et Spusu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pression concurrentielle a ainsi abouti à une situation où le consommateur italien peut acquérir des volumes de données difficiles à comparer — en termes de rapport quantité/prix — avec ceux disponibles sur de nombreux autres marchés européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avantage économique ne se limite pas au seul prix. L’Italie dispose d’un réseau 4G/LTE à très large couverture et connaît un déploiement progressif de la 5G, tandis que les débits réels de navigation mobile sont désormais largement suffisants pour le streaming en haute définition, la visioconférence et les services cloud. Les données historiques de Cable.co.uk confirment d’ailleurs la position particulière de l’Italie : lors des précédents relevés internationaux effectués par le site britannique, le pays figurait parmi les marchés les moins chers au monde, avec un prix moyen de 0,12 dollar par Go en 2022 et de 0,09 dollar en 2023. Toutefois, les classements peuvent varier sensiblement d’une édition à l’autre en fonction des forfaits pris en compte et de la méthode de calcul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Europe : des niveaux variables mais avantageux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison à l’échelle européenne révèle une forte hétérogénéité. Outre l’Italie, d’autres marchés d’Europe du Sud et de l’Ouest affichent des prix relativement bas, tandis que dans plusieurs pays d’Europe centrale et septentrionale, le coût unitaire du trafic de données peut être nettement plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet écart ne dépend pas uniquement de la structure industrielle du secteur, mais aussi des niveaux variables de revenu moyen par utilisateur, de la prévalence des contrats à long terme et de l’existence d’offres intégrées combinant téléphonie, internet fixe, télévision et autres services. Un atout majeur pour les consommateurs européens réside par ailleurs dans le dispositif <em>«Roaming Like at Home» </em>(itinérance aux tarifs nationaux), qui permet aux utilisateurs de l’Union européenne (UE) d’utiliser leur forfait national dans les pays de l’espace Schengen sans frais d’itinérance supplémentaires, dans le respect des conditions et limites prévues par la réglementation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme crée toutefois une rupture marquée avec la Tunisie : pour un utilisateur italien traversant la Méditerranée, le passage d’un pays de l’UE à un pays hors UE peut radicalement modifier le coût de la connectivité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tunisie : un fossé plus large d’accessibilité financière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché tunisien est dominé par les trois principaux opérateurs de réseau — Tunisie Telecom, Ooredoo Tunisie et Orange Tunisie — qui assurent une couverture nationale et se disputent un marché où la demande en trafic de données ne cesse de croître. Les offres analysées par l’agence Nova présentent une structure tarifaire différente de celle observée en Italie. Pour les offres d’entrée de gamme, un forfait d’environ 25 Go peut coûter aux alentours de 30 dinars tunisiens par mois, soit environ 9 euros selon le taux de change indicatif d’un euro pour 3,3 dinars. Le coût unitaire s’établit donc autour de 1,2 dinar, soit environ 0,36 euro par Go.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les gammes supérieures, les forfaits de 42 à 60 Go se situent, à titre indicatif, entre 46 et 60 dinars, soit environ 14 à 18 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les volumes les plus importants, les offres de 100 à 110 Go se situent aux alentours de 72 à 80 dinars (soit 22 à 24 euros), avec des périodes de validité pouvant aller jusqu&rsquo;à 60 ou 90 jours. Dans ce segment, le coût unitaire descend à environ 0,7 dinar par Go, soit l&rsquo;équivalent de près de 0,21 euro. Il existe également des offres pour des volumes très élevés. Selon le comparatif, Ooredoo propose des forfaits pouvant atteindre 500 Go pour 250 dinars (environ 76 euros), valables 150 jours, et jusqu’à 1 To pour 500 dinars (environ 152 euros), avec une validité d’un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les offres réellement disponibles sur le marché tunisien peuvent naturellement varier en fonction des promotions, de la durée du contrat et du type de client. L’offre <em>«Giga Klem»</em> d’Orange Tunisie en est un exemple actuel : elle comprend des forfaits allant de 29 à 200 Go, à des prix compris entre environ 29,93 et ​​100,04 dinars par mois, appels inclus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, une comparaison purement nominale risque d’être trompeuse. Un forfait tunisien de 25 Go à environ 30 dinars — soit 9 euros — peut sembler avantageux pour un consommateur européen. En revanche, si l’on compare ce tarif à une offre italienne d’environ 8 euros incluant 150 Go ou plus, la différence saute aux yeux en termes de volume de données accessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écart est encore plus marqué lorsque l’on rapporte le coût aux revenus moyens : le prix d’une connexion mobile ne représente pas la même part du budget familial en Italie et en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La donnée nominale a donc tendance à masquer un fossé plus large en matière d’accessibilité financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, si le gigaoctet peut paraître relativement bon marché en Tunisie par rapport à de nombreux autres pays, il n’est pas pour autant nécessairement aussi accessible au consommateur tunisien. C’est là un élément clé pour évaluer le niveau réel d’inclusion numérique d’un marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan technologique, la Tunisie a néanmoins franchi une étape importante. Le pays a lancé la 5G commerciale en février 2025, avec le déploiement opéré par les trois principaux opérateurs. Orange Tunisie a officialisé son service le 14 février 2025, annonçant un déploiement progressif du réseau et la mise en service initiale d’environ 400 sites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle technologie exploite notamment les bandes de fréquences 700 MHz et 3,5 GHz, visant à améliorer les débits, la latence et la capacité du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 5G ne constitue pas une simple évolution de la téléphonie mobile : elle peut offrir une alternative à la connectivité fixe dans certaines zones, soutenir des services industriels et logistiques, et favoriser des applications liées à la télémédecine, à l&rsquo;éducation, aux villes intelligentes (smart cities) et à l&rsquo;Internet des objets (IoT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Orange Tunisie a par ailleurs mis en place un <em>«5G Lab»</em> dédié à l’expérimentation de nouveaux cas d’usage par des entreprises, des universités et des startups.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La couverture reste toutefois en phase d’extension et présente des disparités territoriales marquées. Les cartes des opérateurs montrent une disponibilité croissante de la 5G dans les zones couvertes, tandis que la qualité du service continue de dépendre de la localisation et de la densité du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de performances également, les données doivent être interprétées à la lumière de l’évolution rapide de la 5G.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relevés d’Ookla montrent en effet une amélioration significative par rapport aux valeurs enregistrées il y a quelques années. Dans les relevés disponibles pour 2026, la Tunisie se situe dans la moitié inférieure du classement mondial en termes de vitesse mobile, tout en affichant des valeurs désormais supérieures aux niveaux historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mesure effectuée en mai 2026 attribuait au pays une vitesse de téléchargement mobile d’environ 52,9 Mbit/s, tandis que les données de juin faisaient état d’environ 55,8 Mbit/s. Ce chiffre dépasse l’estimation de 25 à 35 Mbit/s mentionnée dans la comparaison initiale et suggère que le déploiement de la 5G modifie rapidement le paysage des performances en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les grandes villes, on observe également des vitesses nettement supérieures à la moyenne nationale : à Tunis, par exemple, un relevé publié en mai 2026 indiquait une vitesse de téléchargement mobile d’environ 72,6 Mbit/s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rapport entre performances, prix et pouvoir d’achat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une distinction importante en ressort : le problème en Tunisie ne réside plus uniquement dans la disponibilité du réseau, mais dans son homogénéité territoriale ainsi que dans le rapport entre performances, prix et pouvoir d’achat. L’écart tarifaire revêt une importance particulière pour ceux qui traversent la Méditerranée. Un citoyen italien utilisant sa carte SIM en Tunisie sans forfait d’itinérance (roaming) spécifique peut s’exposer à des coûts bien plus élevés que ceux qu’il supporte habituellement en Italie. Pour les séjours de courte durée, l’achat d’une carte SIM locale ou d’une eSIM internationale peut donc s’avérer plus avantageux. Pour les séjours plus longs, les offres des opérateurs tunisiens permettent d’obtenir des volumes de données bien supérieurs à ceux accessibles via l’itinérance standard. Le choix dépend naturellement de la durée du séjour, de la consommation de données et de la nécessité de conserver son numéro européen actif. Pour un touriste utilisant principalement des applications de cartographie, de messagerie, les réseaux sociaux et le streaming, une carte SIM ou eSIM locale constitue généralement la solution la plus prévisible en termes de coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison entre l’Italie et la Tunisie dresse donc un tableau plus nuancé que la simple opposition entre <em>«Internet cher»</em> et <em>«Internet bon marché»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Italie représente l’extrême en matière de concurrence tarifaire : volumes de données importants, prix mensuels très bas et un marché caractérisé par la présence de nombreux opérateurs et MVNO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie se trouve, quant à elle, dans une phase différente : elle dispose d’une infrastructure mobile avancée pour le contexte nord-africain et a déjà franchi le cap technologique de la 5G, mais elle doit encore pleinement traduire ces progrès infrastructurels en une meilleure accessibilité financière pour les ménages. Selon les experts, le prochain terrain de concurrence ne sera donc pas nécessairement celui de la vitesse. Le véritable critère sera le rapport entre le volume de données, la qualité du réseau et le revenu disponible. Et c’est précisément sur ce point que le fossé entre le marché italien et le marché tunisien apparaît le plus marqué.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;italien.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source:</em></strong>  <a href="https://www.agenzianova.com/news/tunisia-nova-confronta-i-servizi-mobili-con-italia-ed-europa-tra-prezzi-giga-e-sviluppo-del-5g/">Agenzia Nova</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:13:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Najiba Ben Hassine *</strong></p>



<span id="more-19372435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-19372459" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique berceau des civilisations et riche en ressources naturelles a été le théâtre d’interactions complexes avec les puissances étrangères depuis des siècles façonnant son histoire politique, économique et sociale, affectant ses structures socio-économiques et entravant son développement. Depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, les nations africaines ont été le théâtre de rivalités géopolitiques et économiques et de stratégies de puissances émanant de multiples acteurs internationaux, engendrant des défis complexes et des enjeux confus pour l’Afrique et ses peuples. La reconnaissance de la pleine autodétermination, gage incontournable de la coexistence pacifique et du développement des Etats, implique que chacun possède dans l’ordre mondial l’égale plénitude et exclusivité des compétences étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de l’autonomie reflète à notre sens une réalité politique qui transcende les considérations purement juridiques découlant du concept de souveraineté. Il incarne l’idée de la liberté d’action, d’autonomisation et d’autodétermination des peuples concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autonomie est, en outre un concept relatif, variable et flexible, dépendant des contextes et des aspirations des groupes ou entités concernés. Il s’ensuit que l’évaluation de l’autonomie et la mesure de sa signification juridique et politique demeurent imprécises et controversées. L’autonomie s’exerce dès lors pour faire face à un acte d’ingérence qui signifie <em>«l’action de s’immiscer, c&rsquo;est-à-dire de s’introduire indûment, sans en être requis ou en avoir le droit, dans les affaires des autres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l’autonomie génère un statut juridique requérant l’acquisition d’un certain degré de puissance. La <em>puissance </em>va plus loin que la simple réunion des éléments constitutifs d’un Etat souverain, et implique la conscience d’un rôle à jouer, d’une mission à remplir et d’un ordre à établir dans un contexte complexe de rapportsinternationaux rappelant à chaque Etat l’obligation de se positionner par rapport à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler à cet égard que la Charte de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a interdit l’intervention dans les affaires intérieures des Etats et a érigé cette interdiction en un corollaire du principe de l’égalité souveraine des Etats et une condition essentielle de l’établissement de la paix et de la sécurité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 4 de la Charte de l’Union africaine (UA) a pris soin également de réaffirmer les principes de l’<em>«égalité souveraine et interdépendance de tous les Etats membres de l’Union»</em> ainsi que celui de la <em>«non-ingérence d’un Etat membre dans les affaires intérieures d’un autre Etat membre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, l’Afrique est la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales, Pendant la période coloniale, les puissances coloniales ont exploité les ressources du continent africain&nbsp;; ils ont laissé derrière elles des divisions artificielles source de tensions et de conflits. Dans la période postcoloniale, en dépit de l’acquisition de l’indépendance, la domination et l’ingérence étrangère persistaient sous de nouvelles formes, souvent perpétués par le néocolonialisme. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence étrangère revêt différentes formes politique, économique, diplomatique militaire et culturelle. Ainsi, on se trouve confronté à une Afrique de plus en plus impliquée dans la mondialisation et très convoitée par les grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ingérence étrangère a toujours constitué un facteur déstabilisant du continent noir et un frein à son développement et à l’exercice de sa pleine souveraineté sur ses ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette dépendance vis-à-vis de l’étranger, le panafricanisme se présente&nbsp;comme un mouvement politique unitaire, permettant de relever collectivement les défis de la mondialisation, du développement, de la sécurité et la consolidation des acquis précaires de l’exercice des souverainetés nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA, s’inscrivant dans une gouvernance multilatérale, s’efforce d’ériger l’autonomie et la libération en leviers du développement et de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’autonomie des Etats africains à l’épreuve de l’ingérence étrangère nous parait hasardeuse à traiter. La disparité des Etats africains implique, un traitement différentié à géométrie variable de situations divergentes voire antagonistes, aggravés par le poids de l’héritage colonial auquel s’ajoutent les clivages culturels et les frontières artificielles entre les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain compte 54 Etats appartenant à des civilisations différentes et connaissant des niveaux de développement variés voire disparates ; on note cinq grandes régions : Afrique du Nord, Afrique de l&rsquo;Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe. L’amplification des regards et des intérêts externes qui pèsent sur le continent ainsi que la pluralité, la diversité et les interférences des entités interventionnistes complexifient encore notre analyse : les Etats, les organisations et les institutions financières internationales&#8230; Il est légitime, dès lors, de questionner la liberté d’action des Etats africains contre toute forme d’ingérence étrangère ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">I- L ’ingérence étrangère : entrave incessante de l’autonomie des Etats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est opportun dans ce contexte de traiter la pluralité des formes de l’ingérence étrangère et son impact déstabilisant sur le continent. Cette ingérence a marqué l’espace africain revêtant des formes très variées et attestant de stratégies interventionnistes établies d’une manière différenciée en tenant en compte les particularités de chaque Etat africain et de l’étendue des liens historiques politiques et économiques qui les rattachant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence politique</strong></em> présentée comme <em>«une intervention tendant, directement ou indirectement, à imposer un régime démocratique à une entité souveraine par des pressions multiformes (conditionnalités, menaces ou recours à la force)»</em>, remettant en cause le principe de l’autonomie constitutionnelle des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conditionnalité démocratique de l’aide au développement représente une manifestation spectaculaire de l’ingérence étrangère dans la mesure où elle a été consacrée dans des convention internationales ou régionales qui mettent en exergue l’exigence démocratique comme condition de l’application desdites conventions ou accords à l’image de la Convention ACP/UE signée le 23 juin 2000 et l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE signé en 1995. &nbsp;L’institutionnalisation de l’ingérence démocratique en direction de l’Afrique&nbsp;la transforme en&nbsp;un enjeu de débat public international légitimant l’intervention d’acteurs transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A titre d’illustration, la gouvernance internationale des élections dans le Golf du Guinée (Nigéria, Cameroun, RDC) s’est imposée comme un moyen de reconstruction des Etats en faillite. Néanmoins, ces ingérences ont souvent contribué à l’établissement d’une forme de tutelle politique et d’un clientélisme entre les agents électoraux internationaux et les élites électorales internes, au détriment de la prise en considération de la souveraineté des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et des États-Unis ont entretenu un interventionnisme discriminatoire qui amène à stigmatiser certains États non démocratiques et à tolérer d’autres attestant de l’instrumentalisation et de l’ambivalence de la conditionnalité démocratique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au-delà du transfert des valeurs démocratiques, se dévoile la quête par les <em>«entrepreneurs de la cause démocratique»</em> d’un positionnement géostratégique et d’une hégémonie idéologique, politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence humanitaire </strong></em>vise dans sa conception initiale à influencer, à contrôler les actes d’un gouvernement étranger qui enfreignent gravement lois d’humanité.  Néanmoins la politisation de cette pratique risque de camoufler les motifs réels de l’intervention, d’autant plus que le flou juridique qui entoure cette notion pourrait conduire à s‘en servir pour légitimer une ingérence dans les affaires des Etats autorisant des programmes impérialistes au nom de valeurs universelles. Il en atteste pleinement la sélectivité dans le choix des théâtres d’intervention humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence militaire </strong></em>s’exerce également en dépit de l’affirmation intensive du principe du non recours à la force armé dans l’ordre juridique internationale. Cette forme d’ingérence trouve une légitimation internationale. Le continent africain est le théâtre d’affrontements militaires les plus atroces et les plus meurtriers dans le monde. La quasi-totalité de ces conflits surgissent via l’appui de grandes puissances, ou en leur nom. Le cas du Rwanda est le plus emblématique de par le caractère génocidaire du conflit aggravé par une ingérence militaire française.Les conflits armés au Soudan et au Mali provoquent la crise humanitaire la plus grave et la plus atroce dans le continent les transformant en terrains de tensions géopolitiques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, également, <em>l’ingérence économique et monétaire. </em>Il s’avère pertinent de rappeler dans ce contexte que la résolution adoptée par l’AG de l’Onu le 12 décembre 1974 énonce que <em>«chaque Etat détient et exerce librement une souveraineté entière et permanente sur toutes ses richesses, ressources naturelles et activités économiques».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, on assite à&nbsp;une course contre la montre entre les puissances étrangères pour s’implanter dans les différents pays d’Afrique par des accords militaires ou des partenariats économiques &nbsp;Pour tous les pays industriels entrés dans l’ère de l’électronique et du numérique, les gisements de minéraux&nbsp; à usages industriels rendent l’Afrique plus attractive créant ainsi des rivalités entre les États-Unis, la Chine, le Japon, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et la Turquie &nbsp;en tissant des relations d’affaires avec les Etats africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence non seulement freine mais entrave le développement équitable durable&nbsp;&nbsp; du continent africain. Elle alimente en outre l’insécurité, les tensions et les conflits armés source de fragmentation et de morcellement de Etats africains&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’entrave au développement</em> :</strong> les partenariats entretenus entre les Etats africains ont été conçus dans une logique de déséquilibre et de domination négligeant les enjeux et les défis confrontés par les Etats africains et traduisant une surexploitation des ressources au détriment d’une véritable coopération inclusive et intégrée se fondant sur une gouvernance des échanges économiques sociaux et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans une pauvreté multidimensionnelle, dont 51 % (soit environ 588 millions de personnes) résident sur le continent africain</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un fossé est en train de se creuser entre les pays à revenus moyens en plein essor et les Etats fragiles et les moins développés, aggravant ainsi les déséquilibres socioéconomiques du continent et le poids de la dette souveraine et de l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenariats UE/ Afrique demeurent aussi déséquilibrés. L’accord de Samoa signé le 15 novembre 2023 s’est succédé à l’accord Cotonou, en visant entre autres à lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et garantir une gestion durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si cet accord se présente comme un accord de partenariat, il lie des puissances inégales tout en conservant la dépendance et la démarche débiteur/créancier qui caractérisent les accords de Cotonou, et pourrait influencer le processus de l’autonomie décisionnel des Etats ACP dans les instances internationales. En 2019, l’Afrique représentait 2,8% du commerce mondial.&nbsp;Le commerce intra régional de l&rsquo;Afrique ne représentait que 4,4% du commerce continental total.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’escalade de la violence et des conflits</em> </strong>alimentent la fragmentation et l’affaiblissement des structures étatiques centrales et locales et génèrent un continent instable dont la paix est confisquée. La perpétration des coups d’État aggrave encore l’instabilité et l’insécurité et creuse davantage le fossé d’incertitude et de méfiance entre les gouvernants et les gouvernés et les différents acteurs nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1950,&nbsp;l’Afrique a connu 220 des 492 tentatives de coup d&rsquo;État recensées dans le monde. On recense, de surcroît, une hausse de 45% du nombre de situations de conflits armés en Afrique depuis 2020, provoquant le déplacement de quelque 35 millions de personnes sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme par les parties belligérantes lors de conflits armés en Afrique laisse présager une atmosphère d’impunité et de stigmatisation du continent et des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de la responsabilité internationale est accusé d’être sélectif et discriminatoire en se focalisant sur les crimes internationaux perpétrés sur le continent africain et en passant sous silence ceux commis ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, il nous semble que cette situation d&nbsp;insécurité et de guerre est stimulée par les puissances interventionnistes afin de pérenniser leur mainmise sur les ressources du continent : étant fragilisé et fragmenté sa domination devient de plus en plus aisée.&nbsp; L’effacement des entités étatiques et la montée en puissance de groupes armées irréguliers et de milices, la perte par l’État du monopole légitime de la contrainte représentent des handicaps majeurs au développement durable et à l’établissement de la paix et de la sécurité à l’échelle régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- Les palliatifs visant à renforcer l’autonomie des Etats africains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On opte dans ce contexte pour une étude sélective de ces palliatifs en mettant en exergue les plus influents, à savoir l’apport de la gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA et le renouvellement des résistances nationalistes à l’échelle étatique&nbsp;: <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA</strong> : </em>depuis le milieu du XX<sup>e</sup> siècle, le multilatéralisme régional s’est progressivement affirmé comme le mode privilégié de coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’indépendance, les responsables politiques des nouveaux Etats africains se sont servis des idées du panafricanisme pour défendre l’unité du continent et la formation d’une organisation d’intégration africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 3 de l’acte constitutif de l’UA énonce parmi les objectifs de l’Union <em>«de défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance de ses Etats membres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée de l’intégration régionale a été toujours présentée comme corollaire du développement, de stabilité et de solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le multilatéralisme tente de mobiliser les Etats africains pour préserver leur autonomie en assumant pleinement les responsabilités découlant de leur autonomie moyennant une reconceptualisation du principe de souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le rôle de l’UA dans la consolidation de l’autonomie des Etats africains et la sécurité du continent se manifeste dans son action opérationnelle guidée par une conception de la souveraineté-responsabilité centrée sur l’homme. Elle défend l’idée de souveraineté partagée enrichie par l’exigence du sentiment d’humanité et de responsabilité pour faire face à des défis qu’un Etat seul ne peut pas relever et qui doivent être traités collectivement dans un esprit de solidarité et de complémentarité tels que la pauvreté, l’insécurité, les crimes internationaux, la pollution…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Conseil de Paix et de sécurité par l’Acte constitutif de l’UA marque un tournant décisif dans le renforcement système de sécurité collective africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, l’adoption de l’accord portant création de la ZLE continentale africaine signé en 2018 visant à pallier aux vulnérabilités des économies africaines…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA est, toutefois, confrontée à des défis majeurs tenant à sa capacité à s’ériger en une véritable puissance régionale, à gérer efficacement les disparités et tensions entre les Etats africains. &nbsp;Encore faut-il craindre l’enchainement vers un simple mimétisme du modèle d’intégration européenne sans une prise de conscience des particularités du contexte africain, en transformant l’organisation indirectement en un outil de domination et d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le renouvellement du nationalisme africain</strong> </em>a aujourd’hui conduit à placer l’identité ethnique, nationale et religieuse au cœur de tout projet politique, défendant l’autonomie des Etats africains dans son acception de résistance aux tentatives du néocolonialisme et aux ingérences étrangères<sup>, </sup>et répondant aux aspirations de leurs populations à l’autonomie et la prospérité. Ce qui se manifeste en particulier dans le discours politique et la remise en cause d’accords conclus avec les   anciennes colonies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée du nationalisme reflète dans le discours politique des leaders africains une réponse à la domination et aux ingérences étrangères et une quête d’une position respectable sur la scène internationale. Il en atteste la dénonciation en cascade des accords de défense par les États africains qui marque une rupture historique avec les anciennes colonies et en particulier avec la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le président sénégalien Bassirou Diomaye Faye annonçait le départ des troupes françaises du Sénégal. Il a estimé que la présence militaire française<em> «ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l&rsquo;indépendance»</em>.Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a annoncé la rupture de l’accord de défense entre le Tchad et la France. Il a qualifié cette décision d’<em>«acte souverain, mûrement réfléchi et entièrement assumé»</em>. Ces décisions ont été précédées du retrait des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso puis du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact de ces tendances nationalistes africaines sur la réaffirmation et le renforcement des souverainetés nationales devrait être, sans doute, mesuré à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, il est permis de craindre l’avènement d’un nationalisme sélectif dissuasif à l’égard de certaines puissances interventionnistes mais permissif à l’égard d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, ce nationalisme devrait être impérativement accompagné de politiques nationales de réforme et de consolidation des structures étatiques internes et d’une gouvernance dans la gestion des ressources nationales ainsi qu’une internalisation et africanisation des valeurs démocratiques. Il devrait aller de pair également avec une reconfiguration profonde des partenariats établis avec les Etats tiers ou les groupements interétatiques fondée sur l’égalité souveraine et la préservation des richesses africaines pour les générations futures ainsi qu’un développement durable et équitable du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, Une stratégie autonomiste mais ouverte au monde extérieur ne peut réellement s’affermir qu’au moyen d’une solidarité panafricaine globalisée qui transcende les divergences et les tensions entre les Etats africains. Etant confrontés à des défis énormes et partageant un sort commun, ces Etats doivent en conséquence s’engager dans une <em>autonomisation </em>propre au continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Maitre-assistante en droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Sousse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/ingerences-etrangeres-en-afrique-entre-defense-de-lautonomie-et-pressions-geostrategiques/">Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 06:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
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		<category><![CDATA[coupures électriques]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Kasri]]></category>
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		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’heure n’est plus aux slogans creux, mais à l’action froide et rationnelle pour rattraper le déficit énergétique de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/">La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le paradoxe du jour en Tunisie semble être le potentiel que lui prêtent de nombreux experts de pouvoir fournir l’Europe en énergie électrique alors que la part de la compensation énergétique creuse un trou de plus en plus profond dans son budget et que la principale aspiration des Tunisiens est devenue de connaître suffisamment à l’avance l’horaire et la durée des prochaines coupures d&rsquo;électricité auxquelles ils se sont résignés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19319894"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis son indépendance, la Tunisie a été le pays des contrastes. Pays arabo-musulman doté d’une société ouverte et d’un statut de la femme que certains conservateurs islamistes considéraient blasphématoire, en plus d’une qualité de vie que ses voisins nettement plus riches ne pouvaient que lui envier et cherchaient la première occasion pour en profiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, les paradoxes se sont multipliés mais dans une direction opposée, dans la mesure où les slogans d’emploi, de liberté, de refus de toute ingérence étrangère semblent avoir enfanté leurs contraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe du jour semble être le potentiel prêté par de nombreux experts tunisiens et étrangers à la Tunisie de pouvoir fournir l’Europe en énergie électrique alors que la part de la compensation énergétique creuse un trou de plus en plus profond dans le budget national et que la principale aspiration des Tunisiens est devenue de connaître suffisamment à l’avance l’horaire et la durée des prochaines coupures d&rsquo;électricité auxquelles ils se sont résignés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessaire réorganisation du secteur énergétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grave est qu’un pays voisin utilise ce levier pour exercer une influence indue sur les choix de la Tunisie quitte à donner l’impression de vouloir la réduire au statut de province en raison de cette dépendance énergétique alors que ce même pays accapare, en vertu d’un découpage territorial colonial assimilable à un recel de bien mal acquis à la suite de ce qui pourrait être assimilé à un crime de guerre par la France coloniale, d’importantes ressources énergétiques et hydrauliques qui reviennent historiquement à la Tunisie et la mettraient à l’abri du besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nombreux slogans de liberté, de dignité et surtout d’indépendance et de compter sur soi gagneraient, surtout dans le domaine énergétique et dans cette conjoncture socio-économique volatile, à faire l’objet d’une priorité absolue par le Conseil de sécurité nationale quitte à figurer comme un point principal et permanent sur son ordre du jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la réorganisation du secteur énergétique et une réforme sérieuse de l’Etap et de la Steg, une décision gagnerait à être prise pour faire du plan solaire une priorité vitale nationale quitte à tout mettre en place pour rattraper les retards dans sa mise en œuvre et accélérer les prochaines étapes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, une négociation, basée uniquement sur l’intérêt national, devrait être menée avec les parties intéressées par le transit du Transmed (pipeline acheminant le gaz algérien en Italie en passant par le territoire tunisien) alors que l’échéance de renégociation des frais de transit approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Compter sur soi et ne rien attendre des voisins terrestres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir soulevé avec le président De Gaulle et la direction politique algérienne de l’époque la question de la restitution du Sahara tunisien, Bourguiba avait obtempéré dans le fol espoir que la reconnaissance de la dette envers la Tunisie encouragerait les dirigeants algériens à faire bénéficier la Tunisie d’au moins d’une partie des richesses du Sahara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a été remercié à Gafsa, le 27 janvier 1980 **. Ses successeurs ont bénéficié de ce genre de reconnaissance, sous d’autres formes, de la part d’un régime qui se targue d&rsquo;être le fer de lance de la lutte pour l’émancipation des peuples alors qu’il ne cesse d’opprimer et de piller son propre peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne devrait rien attendre des régimes des pays voisins qui ont poussé leurs peuples au dénuement et à l&rsquo;exil et devrait prendre conscience sans la moindre illusion que son existence est déjà une menace existentielle pour ces deux pays voisins, créations coloniales et structures socio-politiques en crise systémique et perpétuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne compter que sur soi-même. ABSOLUMENT, surtout dans le domaine de l’énergie et vis-à-vis des voisins terrestres dont le mauvais sort a accablé la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’heure n’est plus aux slogans ni aux émotions déplacées, mais à l’action froide, rationnelle et surtout patriotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien diplomate.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Attaque de cette ville du sud-ouest tunisien par des éléments armés infiltrés de l’Algérie voisine en connivence avec les gouvernements algérien et libyen dans le but de déstabiliser le pouvoir de&nbsp;Habib Bourguiba</em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%A9nements_de_Gafsa_(1980)#cite_note-stora-2"><em><sup>.</sup></em></a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7e0EjVAFRG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/">La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/embed/#?secret=p1IHv7lwyv#?secret=7e0EjVAFRG" data-secret="7e0EjVAFRG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/">La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Jeunes footballeurs africains à suivre en 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/jeunes-footballeurs-africains-a-suivre-en-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:25:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amad Diallo]]></category>
		<category><![CDATA[Chemsdine Talbi]]></category>
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		<category><![CDATA[Ousmane Diomandé]]></category>
		<category><![CDATA[Relebohile Mofokeng]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Tour d'horizon des jeunes talents africains en football qui montent, entre grands clubs européens et compétitions locales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/jeunes-footballeurs-africains-a-suivre-en-2026/">Jeunes footballeurs africains à suivre en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec un contingent inédit de dix équipes engagées, la Coupe du monde 2026 a offert au football africain une occasion unique de confirmer les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale. Cette accumulation de jeunes talents change la façon de suivre leurs trajectoires, et un <a href="https://foot-africa.com/">site</a> comme Foot Africa permet justement de garder un œil sur leurs statistiques et leurs prochains matchs.</em></strong></p>



<span id="more-19305880"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces jeunes footballeurs africains prometteurs évoluent dans les grands championnats européens, d&rsquo;autres restent loin des projecteurs. Le point commun de cette génération: une marge de progression rare et une capacité à changer de dimension en quelques mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une génération qui pèse déjà en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains noms circulent bien au-delà des frontières africaines. Amad Diallo impressionne à Manchester United par sa vitesse et son sens du dribble, tandis qu&rsquo;Ibrahim Maza affole les recruteurs depuis son passage du Hertha au Bayer. Ayyoub Bouaddi s&rsquo;installe comme titulaire à Lille malgré son jeune âge, et Yan Diomande confirme au RB Leipzig les espoirs placés en lui. Un joueur africain n&rsquo;a désormais plus besoin d&rsquo;attendre longtemps pour peser sur un match au sommet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques profils à retenir dans cette vague:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amad Diallo, vitesse et percussion balle au pied</li>



<li>El Hadji Malick Diouf, latéral gauche solide</li>



<li>Ousmane Diomandé, défenseur central posé et fiable</li>



<li>Relebohile Mofokeng, ailier sud-africain plein de vivacité</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des pépites qui sortent des sentiers battus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres talents progressent loin des grands clubs, dans des ligues peu suivies. Ibrahim Mbaye s&rsquo;impose déjà au <a href="https://www.psg.fr/football-masculin/effectif" rel="nofollow">Paris Saint-Germain</a> après une formation discrète au Sénégal, pendant que Lamine Camara dirige l&rsquo;entrejeu sénégalais avec un calme rare pour son âge. Noah Sadiki enchaîne les titularisations en Belgique et alterne les postes au milieu sans jamais paraître dépassé. Un talent africain peut éclore n&rsquo;importe où sur le continent avant de rejoindre l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq profils à ne pas perdre de vue:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ibrahim Mbaye, ailier sénégalais du PSG</li>



<li>Lamine Camara, métronome discret du milieu</li>



<li>Noah Sadiki, milieu polyvalent en Belgique</li>



<li>Hamza Abdelkarim, jeune pari égyptien à suivre</li>



<li>Chemsdine Talbi, trajectoire inattendue mais suivie</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Tous n&rsquo;ont pas encore atteint leur plein potentiel, mais leur progression régulière et les responsabilités qu&rsquo;ils assument déjà en club ou en sélection en font des noms à suivre de près au cours des prochaines saisons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle discret des compétitions de jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie de cette dynamique se joue loin des caméras, lors des qualifications pour la CAN U20. Ces tournois régionaux permettent à des joueurs formés en Éthiopie, en Algérie ou ailleurs de se faire remarquer avant de signer leur premier contrat. Ce socle explique pourquoi le vivier africain continue de produire des profils complets à un rythme soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le football africain traverse une période où technique, vitesse et maturité précoce se combinent chez toute une génération. Entre joueurs installés en Europe et talents en construction ailleurs, chaque saison redistribue les cartes. Suivre ces parcours dans la durée reste le meilleur moyen de comprendre l&rsquo;avenir du football sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/jeunes-footballeurs-africains-a-suivre-en-2026/">Jeunes footballeurs africains à suivre en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 08:55:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Karol Nowerki]]></category>
		<category><![CDATA[Viktor Orbán]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19292081</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans le giron de l’extrême-droite est voué à l’échec.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/">Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la vague trumpiste a déferlé sur l’Amérique latine et que les candidats de la droite populiste soutenus par le président américain ont conquis le pouvoir, le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans son giron et à en faire un continent gouverné par l’extrême-droite est voué à l’échec.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19292081"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/23041bb7-4647-4efe-b790-b763d270fb72?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Gideon Rachman rappelle que le Vieux continent est crucial pour le mouvement Make America Great Again (Maga) car le document de la Stratégie de sécurité nationale dévoilé par l’administration Trump il y a quelques mois estime que <em>«l’Europe demeure d’une importance stratégique et culturelle vitale pour les États-Unis»</em>. Cependant, le document faisait part du fait que le continent est sur la voie d’une <em>«annihilation civilisationnelle à cause de l’immigration massive, de la répression de la dissidence politique et du déclin de la natalité»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire alors selon les Trumpistes? La Stratégie de sécurité nationale propose que les États-Unis interviennent en <em>«encourageant la résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe»</em> en nouant des alliances avec les partis nationalistes européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de sept mois se sont écoulés depuis la publication de ce document important et le programme de Maga pour l’Europe est déjà en train de s’effondrer. Les partis et hommes politiques européens que les partisans de Donald Trump considèrent comme des alliés perdent de l’influence ou prennent rapidement leurs distances avec le président américain. Le coup le plus dur a été la défaite de Viktor Orbán en Hongrie en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump s’est également aliéné des alliés potentiels en Italie, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute de l’ami Orbán</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ d’Orbán, le plus trumpiste des dirigeants européens et intervenant régulier à la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC), un événement pro-Trump, a constitué un revers majeur. L’ancien Premier ministre hongrois était non seulement un allié idéologique mais aussi un allié précieux pour Trump, entravant fréquemment toute action collective européenne sur des questions telles que l’aide à l’Ukraine. Alors que l’administration Trump accusait les gouvernements européens de <em>«saper les processus démocratiques»</em>, elle n’a pas hésité à intervenir en faveur d’Orbán, champion de la <em>«démocratie illibérale»</em>, qui a de fait marginalisé son adversaire, Péter Magyar, en le privant de tout espace médiatique. Le vice-président J.D. Vance s’est même rendu à Budapest pour soutenir Orbán pendant la campagne en prenant la parole lors d’un meeting géant mais en vain ! Magyar a remporté l’élection.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PqiOIAURoE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/lextreme-droite-europeenne-face-a-la-guerre-toxique-de-trump/">L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/lextreme-droite-europeenne-face-a-la-guerre-toxique-de-trump/embed/#?secret=T2hMzoqeKm#?secret=PqiOIAURoE" data-secret="PqiOIAURoE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Meloni prend ses distances&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman soutient que les élections hongroises ont révélé que l’Union européenne a bien plus à offrir à ses États membres que les États-Unis. Les nombreuses violations du droit européen commises par Orbán ont entraîné de sévères restrictions sur le versement des fonds européens à la Hongrie, ce qui a nui à son économie. La perspective de récupérer ces fonds a constitué une motivation financière directe pour les électeurs hongrois, une motivation que la Maison-Blanche n’a pas été en mesure d’égaler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, est idéologiquement proche de l’administration Trump et Vance a signé la préface de son dernier ouvrage. Cependant, Meloni est également consciente que son pays est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide européenne à la reconstruction post-COVID-19, ayant reçu près de 200 milliards d’euros de subventions et de prêts. Le ressentiment de Trump face à la réticence de l’Italie à soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran l’a conduit à proférer de violentes insultes à l’encontre de Meloni qui a réagi avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La longue expérience de Trump aux États-Unis pourrait laisser penser qu’il peut insulter et dénigrer ses adversaires politiques -comme il l’a fait il y a quelques années avec Marco Rubio ou Ted Cruz- et qu’ils reviendront se soumettre à lui. Cependant, il est peu probable que ce scénario se reproduise avec un dirigeant politique responsable devant les électeurs italiens et non devant les partisans républicains de Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas français&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman affirme que si Trump et ses partisans ont perdu de leur impact aux États-Unis, ils peuvent encore susciter de vives réactions en Europe, contraignant même des alliés potentiels à prendre leurs distances avec le président américain. Jordan Bardella, l’une des deux figures de proue du Rassemblement national en France, a refusé de prendre la parole lors de la Conférence d’action politique conservatrice l’an dernier après que Steve Bannon, ancien conseiller de Trump, a effectué sur scène un geste qui ressemblait à un salut hitlérien. Par la suite, Bannon a insulté Jordan Bardella. Quant à Marine Le Pen, elle a toujours pris ses distances avec le trumpisme. Elle s’est même fermement opposée à la guerre d’Iran. C’est plutôt le polémiste et président du parti Reconquête Éric Zemmour qui est plus en phase avec Trump aussi bien sur la forme en multipliant les déclarations outrancières que sur le fond en adoptant les idées les plus radicales. D’ailleurs, lors de la prestation de serment de Trump en janvier 2025, c’est bel et bien Zemmour et sa compagne Sarah Knafo qui ont été conviés et non Marine Le Pen ou Jordan Bardella.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au Royaume-Uni, le leader de l’extrême-droite et grand trumpolâtre devant l’Éternel a du prendre ses distances. Lorsque Trump a minimisé la contribution des troupes alliées et britanniques à la guerre en Afghanistan, son ami Nigel Farage a été contraint de le contredire publiquement. Un sondage réalisé cette année a montré que seulement 14% des Britanniques ont une opinion favorable de Trump, tandis que 81% ont une opinion défavorable. Cette proximité risque de constituer un obstacle électoral pour Farage et son parti, Reform UK.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain est encore moins populaire en Allemagne, où son taux d’approbation atteint à peine 10%. Cela pose un dilemme au parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), que Vance et d’autres ont cherché à renforcer. Le vice-président américain avait rencontré la dirigeante du parti Alice Weidel en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité le 15 février 2025 et ce, à la veille des élections législatives allemandes qui se sont tenues le 23 février 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le parti ait gagné du terrain dans les sondages, sa direction prend désormais ses distances avec l’administration Trump. De plus, le système électoral allemand rend peu probable l’obtention par le parti d’un rôle officiel au sein du gouvernement national, anéantissant ainsi les espoirs de la Maison-Blanche de rallier le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump fondait de grands espoirs sur une victoire de Kalin Georgescu, candidat populiste d’extrême droite, à l’élection présidentielle roumaine de 2025. Vance était furieux lorsque le scrutin a été annulé suite à des allégations d’ingérence russe dans la campagne. Georgescu a été empêché de se présenter et son plus proche allié a ensuite perdu face à un candidat pro-européen. De ce fait, Karol Nowerki, président de la Pologne, est peut-être le dirigeant le plus favorable au mouvement Maga en Europe. Cependant, son influence sur les affaires intérieures polonaises est limitée par la Constitution et les dirigeants polonais n’auront guère de temps à consacrer à la politique d’apaisement de la Maison-Blanche envers la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, le mouvement Maga rencontre un plus grand succès dans le développement de partenariats idéologiques en Amérique latine. Suite aux récentes élections présidentielles en Colombie, le pays est désormais dirigé par un partisan de Trump, tout comme le Chili, l’Argentine, le Costa Rica, le Honduras, la Bolivie et le Salvador. Pour l’instant, le Mexique et le Brésil, les deux pays les plus peuplés de la région, résistent à cette tendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman observe que la criminalité endémique, la pauvreté et la faiblesse des institutions rendent l’Amérique latine vulnérable au trumpisme mais que dans les démocraties européennes plus prospères et établies, le trumpisme subit est un échec cuisant.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gmgRcLQeMJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/">Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/embed/#?secret=peGvUzFmY0#?secret=gmgRcLQeMJ" data-secret="gmgRcLQeMJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Otan &#124; Une alliance militaire en crise d’identité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 06:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance Atlantique]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Otan traverse une grave crise d'identité qui laisse apparaître de profondes divisions dans ses rangs menaçant sa pérennité. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sans une vision stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de devenir un instrument militaire au service des intérêts économiques des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel américain, aux dépens de ceux du reste du monde, l’Europe y compris.</em></strong> <em>(Photo : Sommet de l&rsquo;Otan à Ankara, les 7 et 8 juillet 2026 : derrière l&rsquo;apparence d&rsquo;unité, de profondes fissures menacent l&rsquo;édifice atlantique).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza,</strong> <em>à Lodz, Pologne.</em></p>



<span id="more-19197872"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Toute alliance militaire durable repose en fin de compte sur une question simple en apparence, mais en réalité complexe : que défend-elle ? Sans réponse claire à cette interrogation, elle devient réactive, définie par ses adversaires plutôt que par un objectif commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’Otan a été fondée en 1949, cet objectif était clair. Née sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, l’alliance a été créée pour défendre ce que ses fondateurs appelaient le <em>«monde libre»</em>, contre l’expansionnisme soviétique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus fondamentalement, elle visait à préserver un ordre international libéral reposant sur quatre piliers complémentaires :&nbsp;gouvernance démocratique, ouverture économique, primauté géopolitique de l’Occident, et droit international fondé sur la Charte des Nations Unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fossé entre les valeurs prônées et les politiques menées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun de ces piliers est aujourd’hui mis à rude épreuve. On l’observe notamment dans l’identité politique de l’Alliance, fragilisée par le recul de la démocratie et la montée de l’autoritarisme. L’Otan a beau demeurer le plus puissant bloc militaire au monde, sa légitimité morale dépend de la capacité de ses membres à continuer d’incarner les valeurs démocratiques qu’ils prônent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction de nombreux gouvernements membres de l’Otan face à la campagne militaire d’Israël à Gaza a mis en évidence un fossé grandissant entre les valeurs proclamées par l’Alliance et les politiques menées par ses membres. Alors que la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI) continuent d’examiner les allégations de génocide et d’autres violations graves du droit international par l’Etat d’Israël, plusieurs membres éminents de l’Otan –en premier lieu desquels les États-Unis – continuent d’apporter au gouvernement israélien un soutien militaire et une couverture politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, une alliance dont la légitimité historique trouve ses racines dans le rejet du fascisme et les crimes de guerre ne peut se permettre d’apparaître sélective dans sa défense des principes humanitaires universels. La cohérence morale n’est pas un luxe éthique, mais un atout stratégique, que l’Otan abandonne aujourd’hui à ses risques et périls.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre économique libéral mis à mal par ses protagonistes même</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre économique libéral subit également une pression croissante. Ironie de la situation, la plus grande difficulté de l’Otan ne provient pas de ses adversaires, mais de ses propres États membres, le protectionnisme, les guerres tarifaires et la politisation du commerce international ayant mis à mal le système fondé sur des règles que les pays occidentaux ont mis des décennies à bâtir et à entretenir après 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est clairement déplacé vers l’Asie. À l’époque de la création de l’Otan, ses membres représentaient environ deux tiers du PIB mondial. Leur part est depuis tombée à moins de la moitié, l’Asie s’étant imposée comme le principal moteur de croissance de l’économie planétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième pilier de l’ordre d’après-guerre, le leadership géopolitique est devenu tout aussi fragile. La guerre froide fournissait à l’Otan un cadre stratégique clair. Après l’effondrement de l’URSS, l’hypothèse selon laquelle la prédominance américaine perdurerait s’est imposée comme une évidence, sous-tendant les vagues successives d’élargissement de l’Otan, et renforçant la conviction selon laquelle la supériorité militaire à elle seule pouvait déterminer l’issue des événements internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eQWgSN3yf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/">Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/embed/#?secret=3AK5UOjmo5#?secret=eQWgSN3yf7" data-secret="eQWgSN3yf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Afghanistan a mis en évidence les limites de cette hypothèse. À la suite des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, l’Otan a mené l’opération militaire la plus vaste et la plus longue de son histoire. Or, malgré deux décennies d’écrasante supériorité militaire et technologique américaine, les talibans sont revenus au pouvoir à Kaboul.&nbsp;Il ne s’agit pas d’en tirer comme enseignement que la force est devenue inutile, mais plutôt que la réussite sur le champ de bataille ne saurait se substituer à une stratégie politique cohérente. Une sécurité durable passe par la diplomatie, le renforcement des institutions, l’engagement régional et une vision politique à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette leçon s’applique d’autant plus dans le contexte multipolaire actuel. Bien que la dissuasion demeure indispensable, les cadres de la guerre froide ne sont plus adaptés à un monde façonné par la coercition économique, les migrations, l’insécurité énergétique, la concurrence technologique et la cyberguerre. L’Otan doit par conséquent compléter sa puissance militaire par une vision géopolitique clairvoyante et une pratique subtile du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre juridique international cède de plus en plus la place à la politique des grandes puissances. La crédibilité de toute alliance repose sur sa volonté de faire respecter les normes qu’elle proclame. Or, les menaces d’annexion du Groenland – un territoire autonome du Danemark – formulées par le président américain Donald Trump remettent en cause l’un des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : l’intégrité territoriale des États souverains. Lorsque la puissance dominante de l’Otan menace la souveraineté de l’un de ses propres membres, l’engagement de l’alliance en faveur du droit international sonne creux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défis structurels sont aggravés par une fracture croissante concernant l’objectif stratégique de l’Otan. Certes, les désaccords entre alliés ne datent pas d’hier. La guerre en Irak a par exemple a profondément partagé les États-Unis et leurs partenaires européens, mais les deux parties ont continué de considérer l’Otan comme indispensable à la sécurité transatlantique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une alliance politico-militaire à un arrangement transactionnel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous Trump, les États-Unis considèrent de plus en plus l’Otan comme un arrangement transactionnel, et prennent d’importantes décisions de politique étrangère sans consulter leurs principaux alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre l’Iran l’illustre parfaitement. Ce conflit, qui est susceptible de redessiner le paysage sécuritaire régional, et qui a profondément perturbé l’économie mondiale, revêt de profondes implications pour tous les États membres de l’Otan, alors que l’Alliance elle-même semble n’avoir joué aucun rôle dans le processus décisionnel. Une alliance dont les membres peuvent être entraînés dans un conflit régional qu’ils n’ont ni choisi collectivement, ni approuvé politiquement, risque de saper la confiance mutuelle nécessaire à la coopération en matière de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’Otan étant davantage une crise d’identité que de capacités, la redynamisation de l’Alliance nécessite plus qu’une augmentation des budgets de défense et qu’un renforcement de la dissuasion. L’Otan a besoin d’un fondement normatif renouvelé, ancré dans la légitimité démocratique et les droits de l’homme, d’un réengagement à l’appui du droit international, ainsi que d’une vision économique adaptée à l’ère du rééquilibrage mondial des puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans une philosophie stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de ne devenir qu’un instrument au service des intérêts des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel&nbsp;américain.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fhnlq9WFa4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=AQzvU2Ulfl#?secret=fhnlq9WFa4" data-secret="fhnlq9WFa4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/">Otan | Une alliance militaire en crise d’identité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>MedEvac &#124; Evacuation sanitaire d’urgence entre la Tunisie et l’Italie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/medevac-evacuation-sanitaire-durgence-entre-la-tunisie-et-litalie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 05:48:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[évacuation sanitaire d’urgence]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[MedEvac]]></category>
		<category><![CDATA[Morvran Air Link]]></category>
		<category><![CDATA[Tecnam]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19069327</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'entreprise italienne MedEvac assurera désormais des services d’évacuation sanitaire d’urgence entre la Tunisie et l'Italie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/medevac-evacuation-sanitaire-durgence-entre-la-tunisie-et-litalie/">MedEvac | Evacuation sanitaire d’urgence entre la Tunisie et l’Italie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;<strong><em>entreprise italienne </em></strong>MedEvac assurera désormais des services d’évacuation sanitaire d’urgence grâce à un nouvel avion aux coûts d’exploitation considérablement réduits. Le projet Morvran Air Link s’inscrit dans le cadre de la collaboration sanitaire entre l’Europe et la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-19069327"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet avion bimoteur, construit intégralement en Italie par Tecnam, peut transporter un patient et son équipement médical en 5 heures de vol, sur une distance de 1&nbsp;500 à 1&nbsp;700 km.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A bord peuvent voyager le patient, l’équipe médicale et aussi ses proches, l’appareil pouvant accueillir jusqu’à 9 passagers.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La configuration MedEvac comprend un brancard pour le patient et quatre places pour l’assistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Piloté par un seul commandant de bord, ses coûts d’exploitation sont inférieurs de 60 à 70 % à ceux de ses concurrents plus prestigieux. En réalité, le coût horaire est d&rsquo;environ 600 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appareil est disponible en configuration Adac (à décollage et atterrissage courts), ce qui lui permet de décoller et d’atterrir sur des pistes très courtes, reliant ainsi même les villages les plus reculés, dotés de pistes courtes et parfois imparfaites, à l’hôpital principal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme Morvan Air Link permettra de relier les localités les plus isolées de Tunisie à Tunis. Avec une autonomie de plus de 1&nbsp;500 km, les patients tunisiens pourront être rapidement transférés vers les grands hôpitaux européens pour des interventions et des traitements trop complexes et spécialisés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19104503" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/MedEvac-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mise au point </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la publication de l&rsquo;article nous avons reçu les clarifications suivantes de la part de la société concernée:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le service de transport médical d&rsquo;urgence, MedEvac, sera entièrement gratuit pour les personnes qui en ont besoin.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il devrait être pleinement opérationnel, 24 heures sur 24, et financé directement par le ministère de la Santé.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il permettra le transport de patients depuis les régions de Tunisie ne disposant que d&rsquo;une piste d&rsquo;atterrissage de 1 000 mètres, même temporaire, jusqu&rsquo;à Tunis.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L&rsquo;appareil utilisé pour le système Morvran Air Link est un bimoteur à bas coût, avec un seul pilote, dont le coût horaire est d&rsquo;environ 600 euros.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il s&rsquo;agira donc d&rsquo;un service public qui permettra également le transfert vers l&rsquo;Europe de patients nécessitant des soins spécialisés ou des interventions chirurgicales majeures ne pouvant être réalisées en Tunisie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/28/medevac-evacuation-sanitaire-durgence-entre-la-tunisie-et-litalie/">MedEvac | Evacuation sanitaire d’urgence entre la Tunisie et l’Italie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les mariages mixtes en Tunisie joignent les deux rives de la Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 11:19:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[mariages mixtes]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, le mariage mixte n’efface pas l’identité du pays ; il en révèle la nature plurielle, littorale et façonnée par des siècles d'échanges. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/27/les-mariages-mixtes-en-tunisie-joignent-les-deux-rives-de-la-mediterranee/">Les mariages mixtes en Tunisie joignent les deux rives de la Méditerranée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Tunisie, les mariages mixtes n’effacent pas l’identité du pays ; au contraire, ils en révèlent la nature profonde : plurielle, littorale, fluide et façonnée par des siècles d’échanges. La Tunisie est arabe et nord-africaine, mais aussi méditerranéenne ; elle est ancrée dans son histoire nationale tout en restant constamment ouverte à la mer, à la diaspora, à la France, à l’Italie, à l’Europe et à l’Afrique subsaharienne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Paolo Paluzzi</strong></p>



<span id="more-19062075"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe une Tunisie qu’un Européen reconnaît instantanément, mais qui, simultanément, défie toute classification simpliste. C’est la Tunisie des cafés de Sidi Bou Saïd, des maisons blanches de La Marsa, des rues paisibles de Carthage et des écoles multilingues où les enfants passent du français à l&rsquo;arabe tunisien, de l’anglais au <em>«tounsi»</em>, avec une aisance naturelle ; ce que les adultes pourraient percevoir comme un choix délibéré, les enfants le vivent tout simplement comme leur quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces quartiers de la capitale et du littoral, les mariages mixtes ne sont plus une anomalie suscitant la curiosité ; ils sont devenus une présence familière, souvent discrète, mais bien visible. On y trouve des Tunisiens rentrant au pays avec un conjoint étranger après des années d’études ou de travail en France, en Italie ou au Canada ; des enfants de la diaspora revenant à Tunis avec des familles déjà binationales ; ainsi que des couples ayant vécu en Europe mais ayant choisi la Tunisie pour leur carrière, leurs racines familiales, leur qualité de vie ou, tout simplement, pour un lien affectif profond avec cette région méditerranéenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ni figée dans la tradition ni totalement occidentalisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui arrivent d’outre-mer, ces familles révèlent un pays bien plus complexe que ne le suggèrent les stéréotypes. Il ne s’agit ni d’une Tunisie figée dans la tradition ni d’une société totalement occidentalisée, mais plutôt d’un espace intermédiaire où les identités interagissent au quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La langue parlée à la maison, la scolarité des enfants, les fêtes religieuses, les relations avec les grands-parents, la cuisine, les démarches administratives et même la manière de se présenter aux autres : tout cela participe à un équilibre qui se construit au fil du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le couscous du vendredi peut côtoyer un dessert français ou italien. L’Aïd peut devenir une fête inclusive où une grand-mère européenne apprend à préparer des briks et une famille tunisienne découvre une nouvelle façon d’être ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants grandissent en détenant deux passeports, mais aussi en possédant deux ensembles de souvenirs, deux vocabulaires émotionnels et deux manières d’habiter la Méditerranée. Ils ne sont pas pour autant moins Tunisiens, ni moins Européens. Ils sont plutôt le fruit vivant d’une région qui, depuis des siècles, mêle langues, échanges commerciaux, migrations et retours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène reste difficile à quantifier. Si les statistiques officielles tunisiennes rendent compte de la baisse générale des taux de nuptialité et de l’évolution de la structure familiale, elles ne permettent pas d’obtenir une image détaillée et aisément accessible des unions mixtes. Par conséquent, la véritable portée de ce phénomène s’appréhende mieux par l’observation sociale que par les chiffres bruts : dans les quartiers cosmopolites de la banlieue nord de Tunis, à travers les écoles bilingues et internationales, au sein des familles binationales et parmi les individus de la deuxième génération qui reviennent au pays ou y entretiennent des liens durables. Certes, des défis subsistent. Les mariages mixtes mettent à l’épreuve les coutumes, les appartenances religieuses, les contraintes administratives et les attentes familiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la Tunisie dispose d’un cadre juridique relatif au statut personnel progressiste à l’échelle du monde arabe, les pratiques sociales ne suivent pas toujours le rythme des réformes législatives. L’abrogation, en 2017, de la circulaire qui empêchait auparavant les Tunisiennes d’épouser des hommes non musulmans a marqué un tournant symbolique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, comme c’est souvent le cas lors de la transition entre la loi et la société, l’évolution formelle ne fait pas immédiatement disparaître les résistances, les hésitations et les interprétations conservatrices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Méditerranée des familles, des langues et des cuisines partagées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vue sous un angle italien ou européen, l’union mixte en Tunisie apparaît comme l’une des expressions les plus tangibles de la <em>«vraie»</em> Méditerranée. Non pas celle des sommets politiques, des déclarations diplomatiques ou des dossiers de coopération, mais celle des familles, des langues mêlées, des cuisines partagées et des retours. C’est une Méditerranée du quotidien et de la sphère privée — fondée sur le compromis et l’affection — plus discrète que le monde politique, mais souvent plus durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, le mariage mixte n’efface pas l’identité tunisienne ; au contraire, il en révèle la nature profonde : plurielle, littorale, fluide et façonnée par des siècles d’échanges. La Tunisie est arabe et nord-africaine, mais aussi méditerranéenne ; elle est ancrée dans son histoire nationale tout en restant constamment ouverte à la mer, à la diaspora, à la France, à l’Italie, à l’Europe et à l’Afrique subsaharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces familles ne représentent donc pas une dilution de l’identité, mais plutôt son évolution. À une époque où les frontières sont souvent dépeintes comme des murs, les familles mixtes nous rappellent que la Méditerranée est aussi une maison commune. Une maison imparfaite, parfois fragile — traversée de tensions culturelles et sociales — mais capable de transformer la différence en continuité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’italien.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"> D’après <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2026/06/25/famiglie-miste-in-tunisia-quando-le-due-rive-del-mediterraneo-sincontrano_79ce4eca-4cdb-40a4-90b3-277fd781fb27.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>
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		<title>Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 06:34:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Lahouari Addi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question n'est pas «Quel avenir pour la Palestine et Israël ?», mais «Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ?». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/27/quel-avenir-pour-les-israeliens-en-palestine/">Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Quel avenir pour la Palestine et Israël ?» est le thème d’un colloque organisé à l’Université de la Sorbonne, à Paris, le 19 juin 2026. L’auteur n’a pas assisté à ce colloque, qui a été riche en interventions, d’après le commentaire de l’universitaire Jean-Christophe Attias, publié sur sa page Facebook. Mais s’il y avait participé, voilà ce qu’il aurait dit sur cette question, en la reformulant ainsi : «Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ?»</em></strong><em><strong> </strong>(Photo : Les Palestiniens manifestent à Jérusalem, « capitale » de l&rsquo;Etat hébreu).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lahouari Addi *</strong></p>



<span id="more-19059992"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2.jpg" alt="" class="wp-image-19060022" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La question palestinienne doit être replacée dans le contexte européen de la fin du 19<sup>e</sup> siècle, celui de l’apogée de l’expansion européenne et de la croyance en la mission civilisatrice de l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les penseurs sionistes de l’époque, intellectuels de gauche dans leur majorité, percevaient le projet d’un Etat juif comme une justice rendue aux juifs persécutés en Europe. Ils n’avaient pas conscience qu’ils s’inscrivaient dans la dynamique de l’expansion coloniale de l’Europe. Et même s’ils en étaient conscients, ils pensaient que l’Etat juif, une fois construit, existera pour toujours parce qu’ils ne saisissaient pas son caractère colonial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël piégé par son caractère colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois l’Etat sioniste construit, la population israëlienne a glissé vers une mentalité coloniale qui a favorisé les courants de droite et d’extrême droite. Israël est piégé par son caractère colonial qui a poussé la majorité de la population vers le syndrome des pieds noirs d’Algérie qui étaient farouchement hostiles aux autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport entre Israëliens et Palestiniens est celui qui relie le colonisé au colonisateur, rapport méthodiquement analysé par Frantz Fanon. Dans cette relation, soit le colon, soit le colonisé doit disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant du changement géopolitique internationale après la Seconde Guerre mondiale, les nationalistes algériens ont déclenché l’insurrection qui a conduit à l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bouleversement géopolitique actuel (2015-2026), marqué par à la perte graduelle de l’hégémonie américaine, est de mauvais augure pour l&rsquo;avenir d’Israël. Les Etats-Unis n’ont plus la capacité de dominer la géopolitique locale comme ils le veulent. En 1954, ils ont pu changer de régime en éliminant Mossadegh en Iran. En 2026, ils ont échoué dans leur volonté de changer le régime en Iran. Et pragmatiques comme ils sont, entre le détroit d’Ormuz et Israël, ils ont choisi Ormuz.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande erreur des Israéliens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur des Israëliens est d&rsquo;avoir compté sur l’appui extérieur pour exister au lieu de nouer des alliances avec les Palestiniens pour un Etat binational. Au lieu de devenir des <em>«juifs palestiniens»</em> comme sont devenus Arabes les Syro-Libanais chrétiens descendants des croisés du Moyen Age, ils ont nié la société locale qu’ils ont voulu éliminer par l’oppression et le génocide. Rappelons que l’idéologie nationaliste arabe a été forgée par les chrétiens descendants d’Européens qui sont devenus Arabes. Les juifs venus d’Europe ont refusé de devenir des Palestiniens et de se fondre parmi les autochtones. Ils ont choisi de mettre en place un système d’apartheid qui n’a aucun avenir au 21<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les sionistes d’hier et d’aujourd&rsquo;hui ont oublié, c’est que les sociétés du Moyen Orient, se reproduisent dans la durée, et excluent ceux qui refusent de s’y intégrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le futur, soit les juifs d’Israël s’intègrent à la région comme population palestinienne, soit ils auront à repartir vers les pays d’où leurs pères et grands-pères sont venus. Les israëliens venus du monde arabe, qui sont culturellement des Arabes, peuvent jouer un rôle dans le processus d’intégration des descendants de leurs coreligionnaires venus d’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Institut d&rsquo;études politiques de Lyon. </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WsdSjRDFKz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/">Un siècle de lutte en Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un siècle de lutte en Palestine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/embed/#?secret=B0k5YFSmWH#?secret=WsdSjRDFKz" data-secret="WsdSjRDFKz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Avion de chasse européen &#124; L’Allemagne claque la porte !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/11/avion-de-chasse-europeen-lallemagne-claque-la-porte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Berlin a abandonné le projet franco-allemand d'avion de chasse devant être le point d'orgue de la défense européenne commune. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/11/avion-de-chasse-europeen-lallemagne-claque-la-porte/">Avion de chasse européen | L’Allemagne claque la porte !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les responsables européens se gargarisent toujours des termes devenus des lubies et des clichés «Europe de la Défense» et «autonomie stratégique européenne». Avec un Donald Trump qui a fait de l’Europe son bouc émissaire et avec sa volonté d’avaler le Groenland, on croyait que les Européens se sont réveillés et ont mis de côté leur ego au profit de l’intérêt collectif du Vieux continent mais voilà qu’au premier test, «l’Europe de la Défense» et «l’autonomie stratégique européenne» ont fait pschitt. L’Allemagne vient de se retirer du projet d’avion de chasse européen conjoint qu’elle développait avec la France et l’Espagne sur fond de désaccord entre Dassault Aviation et Airbus.&nbsp;</em></strong><em>Photo&nbsp;: Berlin déclare avoir abandonné le projet franco-allemand d&rsquo;avion de chasse).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18894873"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>Wall Street Journal</em> (<a href="https://www.wsj.com/world/europe/germany-drops-jet-project-with-france-in-setback-for-european-defense-sovereignty-3f7a8b27" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WSJ</a>), l’Allemagne s’est retirée du projet FCAS (Future Combat Air System, en français Système européen de combat aérien du futur), développé conjointement avec la France et l’Espagne. Cette décision constitue un nouveau revers pour les efforts de l’Europe visant à renforcer son indépendance en matière de défense, à l’heure où le parapluie sécuritaire américain se retire progressivement du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable du gouvernement allemand, cette décision fait suite à l’échec des négociations entre Berlin et Paris pour résoudre le différend qui oppose Airbus et Dassault Aviation sur la direction du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable a indiqué que l’Allemagne n’entendait plus participer à la construction ou à l’acquisition de cet avion dans le cadre du projet FCAS, considéré comme la réponse européenne aux avions de combat furtifs américains, chinois et russes de dernière génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sources proches du dossier, cette décision a surpris les responsables français, Paris estimant que les gouvernements participants auraient dû exercer davantage de pression sur les entreprises de défense afin de favoriser la coopération et l’avancement du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle feuille de route</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son retrait du programme d’avions de combat, Berlin prévoit de poursuivre sa coopération avec Paris sur d’autres volets du projet, notamment le <em>«cloud de combat»</em>, un réseau d’intelligence artificielle conçu pour relier les futurs appareils à des essaims de drones et à divers systèmes d’armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministres de la Défense allemand et français doivent se rencontrer en juillet afin d’élaborer une nouvelle feuille de route pour la coopération en matière de défense, fondée sur un nombre limité de projets plus réalistes et réalisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet FCAS visait à combler le déficit de capacités aériennes européennes et, potentiellement, à surpasser le chasseur américain F-35 dans certains domaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il est devenu un exemple frappant des difficultés rencontrées par l’Europe pour traduire ses dépenses militaires massives en projets de défense unifiés et efficaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction de la présence militaire américaine en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce problème devient de plus en plus critique à mesure que les États-Unis réduisent leur présence militaire en Europe, dans un contexte de craintes sécuritaires que cela n’incite le président russe Vladimir Poutine à tester la cohésion de l’Otan avant que l’Europe ne puisse combler le vide laissé par le retrait américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision prive l’Allemagne, leader de l’industrie aérospatiale européenne, de tout programme national ou européen majeur pour ses futurs avions de chasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Berlin n’a pas encore décidé de rejoindre un programme concurrent existant, tel que le projet GCAP développé par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les entreprises impliquées dans ce projet concurrent estiment que le programme est déjà à un stade avancé, rendant une réaffectation des rôles industriels extrêmement difficile.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une dépendance excessive aux États-Unis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation intervient alors que l’Europe s’inquiète de plus en plus de sa dépendance excessive aux États-Unis dans le domaine de l’armement et de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump a soulevé des questions quant à son engagement à long terme envers la défense européenne, tandis que l’industrie de défense américaine peine à répondre à la demande croissante de systèmes de défense aérienne, de missiles et d’avions de chasse F-35.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, Washington a également réorienté certaines commandes d’armements européennes vers ses propres besoins nationaux ou vers l’Ukraine et ses alliés au Moyen-Orient, entraînant de longs délais d’attente pour les pays européens souhaitant acquérir ces armements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a suscité un débat croissant en Europe quant à la dépendance au chasseur américain F-35, qui nécessite des mises à niveau, des mises à jour logicielles et des pièces détachées constantes fournies par le constructeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Pologne, développent une nouvelle génération de missiles à longue portée, d’une portée supérieure à 1 600 kilomètres, une capacité dont le continent est dépourvu depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’Europe demeure autosuffisante dans de nombreux systèmes militaires et ait enregistré d’importants succès à l’exportation de navires de guerre, les projets de défense transfrontaliers se heurtent souvent à des complexités politiques et industrielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tensions entre Berlin et Paris</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal point de désaccord pour le projet FCAS résidait dans l’insistance du PDG de Dassault Éric Trappier à diriger le projet, fort de l’expérience de son entreprise dans la fabrication d’avions de chasse, tandis qu’Airbus dont les principales activités de défense sont basées en Allemagne refusait de céder la direction du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des mois de négociations, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont conclu que les entreprises ne pouvaient être contraintes de coopérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un responsable allemand, Merz a suggéré à Paris de poursuivre le développement de l’avion de manière indépendante, tout en explorant d’autres formes de coopération en matière de défense entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que cette décision représente un revers pour le concept de <em>«souveraineté européenne en matière de défense»</em>, Berlin espère qu’elle permettra d’apaiser l’une des principales sources de tension avec Paris, notamment compte tenu de la mise en œuvre d’un accord historique visant à étendre la dissuasion nucléaire française à l’Allemagne et à d’autres pays européens.</p>
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