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	<title>Archives des Europe - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Europe - Kapitalis</title>
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		<title>Le faux débat sur l’islam en Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses, estime le journal britannique The Economist. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/">Le faux débat sur l’islam en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que l’islam est attaqué de toutes parts en Europe et sans aucune nuance par les partis d’extrême droite qui ont le vent en poupe et que les musulmans sont stigmatisés, le magazine britannique</em></strong> <a href="https://www.economist.com/leaders/2026/09/10/the-truth-and-the-lies-about-islam-in-europe" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Economist</em></strong></a> <strong><em>affirme dans un éditorial cette semaine que les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses mais que l’islamisme en tant qu’idéologie et l’islamophobie nourrie par l’extrême droite constituent bel et bien un danger. Les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne qui compte plus de 500 millions d’habitants donc la fable de l’islam conquérant chère à l’extrême droite pour insuffler une peur panique aux électeurs ne tient pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19654443"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet éditorial intitulé <em>«La vérité et les mensonges à propos de l’islam en Europe»</em>, publié à l’occasion du 25<sup>e</sup> anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’auteur constate que la peur de l’islam s’intensifie dans les pays européens, la moitié de la population estimant désormais que l’islam est incompatible avec les valeurs occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 septembre, le parti populiste de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté 44% des voix en Saxe-Anhalt, son plus large score à ce jour lors d’une élection régionale, mettant en garde contre <em>«l’islamisation»</em> de l’Allemagne et menaçant de déportations forcées.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paranoïa de la droite extrême</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le même week-end, en Grande-Bretagne, des centaines d’individus masqués ont occupé la ville de Douvres, plaque tournante de l’immigration clandestine entre la France et l’Angleterre, scandant <em>«Arrêtez les embarcations»</em> et <em>«Jésus est le Roi»</em>. Cet épisode montre que souvent l’immigration est liée à la religion musulmane et à la menace qu’elle constituerait pour l’Occident chrétien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, l’appel de Marine Le Pen à interdire le port du voile dans les lieux publics recueille le soutien de 60% des électeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique constate que cette obsession s’est enracinée en Amérique. La crainte n’est plus celle du terrorisme, comme après le 11 septembre, mais celle d’un <em>«complot islamique»</em> visant à prendre le contrôle de l’Europe de l’intérieur, tandis que des membres de l’administration Trump mettent en garde contre le <em>«déclin de la civilisation européenne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision nuit aux relations transatlantiques et est fondamentalement erronée. L’Europe n’est confrontée à aucune menace de domination islamique, à aucune radicalisation massive des musulmans ni à une éradication de sa culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> rapporte qu’il n’existe pas de <em>«zones de non-droit»</em>, la charia n’est pas intégrée au droit national et aucune <em>«grande alternative»</em> démographique ne se profile à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le véritable danger qui menace l’Europe selon le magazine britannique est différent. Il s’agit de l’extrémisme alimenté par l’islamisme (la conviction que l’État doit imposer les principes islamiques) et la paranoïa de la droite extrême attisée par les réseaux sociaux. La gauche aggrave la situation en niant les menaces, certes modestes mais bien réelles, que représente l’islam politique. Les responsables politiques du centre font de même, en gardant le silence par crainte d’être accusés de racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique pourrait déjà nuire aux démocraties libérales en Europe, non pas en les remplaçant par un système de califat mais en ralentissant l’intégration et en favorisant des politiques qui porteraient durablement atteinte à leurs libertés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j4QE2QsXXc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=XwtiDOas5J#?secret=j4QE2QsXXc" data-secret="j4QE2QsXXc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans représentent 6% de la population européenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> affirme que ces craintes extrêmes sont facilement démasquées. Malgré une immigration record en provenance de pays à majorité musulmane, les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne, qui compte plus de 500 millions d’habitants. Si les nouveaux arrivants ont généralement plus d’enfants que les immigrés nés dans le pays, les taux de fécondité tendent à converger en deux générations. En réalité, la plupart des immigrés musulmans souhaitent rester et vivre dans leur nouveau pays et non imposer une version des sociétés qu’ils viennent de quitter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également, les enfants de migrants ont plutôt de bons résultats à l’école. En Grande-Bretagne, 67% des Bangladais ayant passé des tests standardisés en 2021 étaient inscrits à l’université avant l’âge de 19 ans, contre 38% des Britanniques blancs. De nombreux musulmans sont engagés en politique, comme en témoignent la ministre de l’Intérieur britannique, Shabana Mahmood, et le maire de Londres, Sadiq Khan. À bien des égards, les attitudes des musulmans peuvent être similaires à celles des autres Européens. Un sondage réalisé par le magazine auprès de musulmans britanniques a révélé peu d’opposition au travail des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> s’interroge sur les motivations de tant d’Européens à s’opposer à l’islam et considère que certaines positions répandues chez les musulmans nourrissent cette méfiance envers l’Islam. Les sondages du magazine montrent que 52% des musulmans considèrent l’homosexualité comme immorale et que les jeunes musulmans (41% des moins de 35 ans) sont plus enclins que les musulmans plus âgés (25%) à penser que la violence est justifiée en cas d’insulte au Prophète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas confondre l’islamisme politique et l’islam comme religion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, selon le magazine britannique, le fait d’avoir des opinions socialement conservatrices ne constitue pas en soi une menace. Certains militants d’extrême droite en Europe ne sont pas moins hostiles aux homosexuels qu’aux musulmans qu’ils condamnent mais certaines de ces positions devraient inquiéter les libéraux qui ont longtemps cru que les sociétés ouvertes finiraient par rendre les gens plus tolérants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> insiste sur le fait que le danger provient de l’islamisme en tant qu’idéologie politique et ne doit pas être confondu avec l’islam en tant que religion. L’islam n’est pas le problème en soi, c’est l’islamisme qui peut l’être. Contrairement aux djihadistes du 11 septembre, la plupart des islamistes ne prônent pas la violence mais beaucoup se livrent à de l’infiltration, c’est-à-dire qu’ils infiltrent les institutions démocratiques pour promouvoir un programme illibéral. Le principal danger de l’infiltration réside au niveau local. De petits réseaux bien organisés peuvent prendre le contrôle d’une école, d’une mosquée, d’un conseil municipal ou d’une association caritative, utilisant ces institutions pour décourager l’intégration et imposer une conformité religieuse aux autres musulmans vivant à proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services de sécurité européens sont de plus en plus préoccupés par ces islamistes non violents. En France, les autorités craignent l’infiltration clandestine des Frères musulmans. Un rapport officiel publié l’année dernière mettait en garde contre le risque que l’islamisme ne menace, à terme, les lois laïques et les droits des femmes. Toutefois, cette perspective semble désormais improbable. Le ministère français de l’Intérieur estime que seuls 139 des 2 800 lieux de culte musulmans sont liés aux Frères musulmans. Les principales victimes sont d’autres musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la moitié des douze circonscriptions de Blackburn, dans le nord de l’Angleterre, les musulmans représentent plus de 60% de la population, et dans deux d’entre elles, ce chiffre dépasse les 80%. Dans ces zones, les femmes peuvent se sentir contraintes de se soumettre aux conseils de la charia pour les questions concernant leur famille. Les musulmans LGBTQ+ et les personnes de tendance libérale sont également victimes d’intimidation. Les musulmans qui n’adhèrent pas à la charia se plaignent que les autorités occidentales, par crainte d’être accusées de racisme s’ils réagissent, ne leur accordent pas la même protection qu’aux citoyens non musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces réalités, <em>The Economist</em> met en garde contre le danger de l’islamisme, arguant que ces menaces locales pourraient se transformer en menace continentale du fait de leur instrumentalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est dans l’intérêt des islamistes d’affirmer que toute critique de leur projet politique est une attaque contre l’islam lui-même. La gauche populiste, notamment La France insoumise et le Parti vert britannique, a tendance à qualifier de racistes ceux qui soulèvent les questions liées à l’immigration, à la criminalité et à l’Islam politique. Et de son côté, la droite populiste attise souvent la peur en prétendant que tous les musulmans représentent une menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elon Musk compte parmi les plus fervents défenseurs de cette rhétorique, utilisant les réseaux sociaux pour façonner la perception mondiale de l’islam et soutenant la droite antimusulmane en Europe, du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) à Tommy Robinson, l’agitateur britannique qui fera l’objet d’une série de podcasts dès cette semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les solutions proposées par la droite populiste ne sont pas moins extrêmes que celles offertes par les islamistes dont elle prétend protéger l’Europe. Les promesses d’expulsions massives, de ségrégation et d’interdictions vestimentaires terrorisent les musulmans, entravent leur intégration et les poussent dans les bras des extrémistes. Tout pays qui met en œuvre de telles politiques se rendra compte que la haine qu’elle déchaîne causera des dommages profonds et durables.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fNcBQEZO2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/">Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/embed/#?secret=ASx0csInZO#?secret=fNcBQEZO2B" data-secret="fNcBQEZO2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans européens s’intègrent progressivement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, les responsables politiques européens doivent proposer une alternative. La violence et les menaces de violence doivent être poursuivies en justice mais il ne doit y avoir aucun tabou au nom de la sensibilité culturelle, la liberté d’expression n’est pas l’ennemie de la tolérance mais bien une condition essentielle à celle-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution ne sera pas rapide mais l’espoir est permis. Les musulmans européens s’intègrent progressivement, à l’instar des vagues précédentes de migrants catholiques, juifs et caribéens dans les pays d’accueil. L’arrivée de ces groupes avait suscité une vive inquiétude quant à leur intégration. Finalement, tous ont trouvé leur place. Les musulmans trouveront la leur aussi si la division et la suspicion n’entravent pas leur intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Chine fait main basse sur la high-tech européenne </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/la-chine-fait-main-basse-sur-la-high-tech-europeenne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 07:35:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2014, la Chine a racheté plus de 650 entreprises en Europe : 174 en Allemagne, 102 au Royaume-Uni et 72 en France.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/la-chine-fait-main-basse-sur-la-high-tech-europeenne/">La Chine fait main basse sur la high-tech européenne </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis 2014, la Chine a procédé à plus de 650 acquisitions d’entreprises en Europe, dont 174 en Allemagne, 102 au Royaume-Uni et 72 en France. Une grande partie de ces acquisitions ont été effectuées par des conglomérats appartenant, totalement ou en partie, à l’Etat chinois et ont une forte valeur technologique. D’où les inquiétudes que cette main basse chinoise sur la high-tech européenne alimente aujourd’hui dans les cercles économiques et politiques.</em></strong><em>(L&rsquo;illustration de l&rsquo;article est générée par IA).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza &nbsp;</strong></p>



<span id="more-19644310"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En 2014, le gouvernement chinois a ouvert grand les vannes, encourageant ses entreprises à procéder à des acquisitions à l’étranger»</em>, rappelle Agatha Kratz, directrice associée au Rhodium Group, spécialiste des relations entre l’Union européenne et la Chine. Les groupes chinois ont aussi profité de la crise de l’euro de 2008 et 2009 pour se livrer à une vague d’acquisitions parmi les entreprises européennes au bord de la faillite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, Pékin a toutefois placé des limites aux sorties de capitaux et durci les conditions pour obtenir des emprunts, afin de stopper les acquisitions à but purement spéculatif, faisant baisser le nombre de transactions chinoises en Europe. La pandémie leur a apporté un nouveau coup de frein. Mais les transactions sont reparties à la hausse depuis le troisième trimestre de 2020, dans le sillage du déploiement des vaccins contre le Covid-19 et de la position de plus en plus dure de Washington contre Pékin. <em>«Un certain nombre d’acquisitions prévues à l’origine aux Etats-Unis se sont reportées sur l’Europe»</em>, note Neil Campling, analyste chez Mirabaud Securities.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord d’investissement conclu fin 2020, après plus de sept ans de négociations par Pékin et Bruxelles, qui doit encore être validé par le Parlement européen, devrait encore accroître le nombre d’investissements chinois en Europe, car il prévoit une ouverture respective des marchés des deux blocs économiques. À titre d’exemple, il permet aux firmes chinoises d’accéder au secteur des énergies renouvelables dans les pays européens, avec une limite fixée à 5&nbsp;% de part de marché nationale dans chaque Etat-membre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise offre des opportunités de rachat à bon prix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme en&nbsp;2008 et&nbsp;2009, on peut imaginer que les difficultés économiques de certains secteurs, après la fin des plans massifs de soutien à l’économie, leur fourniront d’ici quelques mois de nombreuses opportunités de rachat à bon prix. <em>«Sur le moyen terme, les Chinois continueront à faire leurs courses en Europe. Les conditions-cadres qui les ont attirés en premier lieu n’ont pas changé»</em>, estime l’ Institute for Mergers, Acquisitions and Alliances (IMAA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe représente un vivier technologique de premier plan. <em>«L’objectif pour Pékin est d’acquérir des savoir-faire et des technologies de pointe en Europe, pour éviter de devoir mener sa propre recherche et développement»</em>, relève encore l’IMAA. Un gain de temps et d’argent qui lui permettra à terme de surpasser le monde occidental dans un certain nombre de domaines clés, comme les semi-conducteurs, les véhicules verts, la robotique ou l’intelligence artificielle.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="J6IqPUuriI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/17/auto-la-chine-passe-a-lelectrique-beaucoup-plus-vite-que-leurope/">Auto | La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Auto | La Chine passe à l’électrique beaucoup plus vite que l’Europe » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/17/auto-la-chine-passe-a-lelectrique-beaucoup-plus-vite-que-leurope/embed/#?secret=XkBP5ZfF41#?secret=J6IqPUuriI" data-secret="J6IqPUuriI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La transaction la plus emblématique des dernières années est la vente, en 2016, de l’allemand Kuka, l’un des leaders mondiaux de la robotique, au géant de l’électroménager chinois Midea. On citera aussi le rachat chinois d’Anteryon, spin-off néerlandais de Philips Electronics qui fabrique des composants pour caméras, et &nbsp;de Fuba, spécialiste allemand de la communication entre véhicules autonomes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, les groupes Echosens et eDevice, à la pointe de l’innovation dans le domaine médical&nbsp;; les groupes CTI et Manoir Industries, fournisseurs de pièces pour centrales nucléaires, SES-Imageotag, le numéro&nbsp;1 mondial des étiquettes électroniques, et les fabricants de puces Almae Technology et Linxens sont tous tombés dans l’escarcelle de Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier cas est particulièrement parlant. Le groupe, spécialisé dans les micro connecteurs permettant aux bornes électroniques de communiquer avec les cartes à puces, a été racheté en 2018 pour 2,2&nbsp;milliards d’euros par la société chinoise Ziguang Liansheng, par l’entremise d’une série de véhicules basés en France, au Luxembourg et à Hong Kong. Or le nouveau propriétaire du groupe français appartient au groupe Tsinghua Unigroup, un conglomérat affilié au ministère de l’Education chinois qui sert de fer de lance à Pékin dans sa stratégie de développement d’une industrie domestique des semi-conducteurs. Un an après l’acquisition, Linxens a annoncé la construction d’une gigantesque usine et d’un centre de recherche à Tianjin, juste à côté d’un nouveau hub consacré à l’innovation mis en place par Tsinghua Unigroup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les transferts de technologie n’expliquent cependant pas tous les rachats chinois d’entreprises européennes. <em>«Un certain nombre de transactions ont simplement pour but de permettre à des groupes chinois de prendre pied sur le marché européen ou d’améliorer leurs ventes sur le plan domestique en bénéficiant du renom d’une marque occidentale de prestige»</em>, explique Jaap van Etten, entrepreneur et ancien diplomate spécialiste de la Chine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mouvement d&rsquo;une ampleur inquiétante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rachat du fabricant de pneus italien Pirelli, du producteur de matériel sportif finlandais Amer Sports (Salomon, Arc&rsquo;teryx, Peak Performance), la prise de participation de Geely au capital du groupe automobile allemand Daimler-Mercedes doivent être interprétés à cette aune. Tout comme l’acquisition des marques françaises Baccarat, Club Med, Lanvin et Sandro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces rachats chinois n’enfreignent en rien la loi, ils inquiètent par leur ampleur. <em>«Veut-on vraiment voir nos technologies de pointe tomber entre les mains d’entités étrangères, notamment d’un concurrent stratégique comme la Chine qui cherche à surpasser l&rsquo;Europe&nbsp;?»</em>, s’interroge le Britannique Neil Campling, Senior Strategist Markets. Les produits innovants développés par Linxens, Almae Technologies, CTI et Manoir Industries appartiennent tous désormais à des conglomérats étatiques chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question se pose de façon plus pressante encore lorsqu’il s’agit de technologies à usage militaire ou dual (satellites, moteurs, radars, hélicoptères,&nbsp;etc.). Le Français All Circuits, qui fabrique des circuits électroniques, est ainsi tombé dans le giron du groupe Aerospace Hi-Tech, dont le principal actionnaire est Casic, l’un des principaux fournisseurs de l’armée chinoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, céder ses infrastructures critiques ou les <em>«commodités»</em> dont dépend son économie à un Etat étranger met en péril la sécurité nationale. Si la Chine se décidait à les interrompre ou à les accaparer pour alimenter ses propres besoins, les pays dont ils sont issus s’effondreraient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, des groupes affiliés à l’Etat chinois ont mis la main sur plusieurs entreprises opérant dans des infrastructures critiques, dont Engie et Alcatel-Lucent. Des sociétés chinoises possèdent des parts dans Engie, Air France et l’aéroport de Toulouse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Grande-Bretagne, le conglomérat China General Nuclear, partenaire d’EDF en France, a pris une participation dans la centrale nucléaire Sizewell C. Certaines technologies acquises par les Chinois, à l’image de celles liées à la reconnaissance faciale, pourraient en outre être déployées au Xinjiang.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des entreprises rachetés puis mises en caution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pire, les nouveaux patrons chinois mettent parfois en danger la survie même de leurs acquisitions, comme dans le cas de Baccarat. <em>«Certains groupes chinois se sont surendettés pour procéder à des acquisitions à l’étranger, puis se sont retrouvés en difficulté financière»</em>, relève Alicia García Herrero, spécialiste des marchés émergents à Bruegel. C’est le cas du groupe HNA, un conglomérat à la structure opaque, qui a racheté de nombreuses entreprises dans le secteur aérien – dont les françaises Aigle Azur et Servair – à partir de 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, HNA s’est endetté à hauteur de 100&nbsp;milliards de dollars, parfois en engageant comme garantie les actions des entreprises qu’il rachetait. Début 2018, la firme a commencé à faire défaut sur certaines de ses lignes de crédit et s’est retrouvée dans l’obligation de céder une partie de ses acquisitions à ses créditeurs. Servair a ainsi été revendu en 2019 au fonds asiatique RRJ Capital, par l’entremise de son propriétaire GateGroup. Air Azur a pour sa part été mis en faillite en septembre&nbsp;2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe Shandong Ruyi, qui avait pour ambition de devenir le LVMH chinois, est lui aussi au bord de la débâcle financière après s’être lourdement endetté pour racheter une douzaine de marques de luxe dont les françaises Sandro, Maje et Claudie Pierlot. À court de liquidités, il a à plusieurs reprises fait défaut sur des obligations ces derniers mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe de distribution de produits pétroliers Dyneff s’est, quant à lui, retrouvé au cœur d’un scandale de corruption en mars&nbsp;2018 lorsque le fondateur de CEFC, le conglomérat pétrolier qui l’avait racheté un an plus tôt, a été arrêté pour avoir versé des pots-de-vin. L’entreprise chinoise a été démantelée et confiée à un groupe lié aux autorités de la ville de Shanghai.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des contre-exemples existent.&nbsp;À l&rsquo;instar de Lanvin. Certaines firmes européennes ont bénéficié d’investisseurs chinois aux poches profondes qui leur ont permis d’accéder au marché chinois et ont élaboré d’ambitieuses stratégies de développement pour elles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F5QGlrflUy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/la-chine-met-les-bouchees-doubles-pour-decarboner-le-transport-routier/">La Chine met les bouchées doubles pour décarboner le transport routier</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Chine met les bouchées doubles pour décarboner le transport routier » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/la-chine-met-les-bouchees-doubles-pour-decarboner-le-transport-routier/embed/#?secret=sSB5cCeEq4#?secret=F5QGlrflUy" data-secret="F5QGlrflUy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Racheté par le constructeur automobile chinois Zhejiang Geely en 2010, alors qu’il traversait une passe difficile, le suédois Volvo a depuis retrouvé ses galons sur le marché des voitures de luxe. Son nouveau patron a notamment injecté 10&nbsp;milliards de dollars dans la société, lancé des nouveaux modèles et démultiplié ses capacités de production. L’arrivée en Europe du dragon chinois peut aussi déboucher sur de beaux succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans toute l’Europe, Pékin a procédé à plus de 650 acquisitions depuis 2014, dont 174 en Allemagne, 102 au Royaume-Uni et 72 en France. <em>«Parmi les 72 acquisitions que nous avons recensées en France, près de 40&nbsp;% ont été effectuées par des conglomérats appartenant totalement ou partiellement à l’Etat chinois»</em>, précise Jaap van Etten, le fondateur de Datenna. Mais l’implication de Pékin est souvent dissimulée sous plusieurs couches de sociétés écran situées dans des centres offshore ou ailleurs en Europe, souligne cet ancien diplomate à l’ambassade des Pays-Bas de Pékin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>NB&nbsp;:</strong> <em>L’essentiel des informations contenues dans cet articles sont puisées dans les données publiées&nbsp;par l’Institut pour les fusions, les acquisitions et les alliances (IFAA ou IMAA en anglais).</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie-Europe &#124; Tension diplomatique et risque économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 09:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[commerce extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Etat de droit]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'enjeu est d'éviter de transformer une tension politique entre la Tunisie et l'Union européenne en distorsions économiques. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Banques, financement, technologie : pourquoi Tunis doit renforcer ses marges de manœuvre sans tourner le dos à l’Europe.</em></strong> <em><strong>Il faut prendre acte d’un changement de registre.</strong> <strong>Le 8 septembre 2026, à Genève, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, l’Union européenne (UE) a exprimé publiquement ses inquiétudes concernant la situation politique et civique en Tunisie, évoquant notamment une «érosion de l’État de droit» et un «rétrécissement de l’espace civique», tout en appelant au «rétablissement de l’État de droit».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19603053"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration intervient quelques jours après la confirmation, le 3 septembre, des condamnations dans l’affaire dite du <em>«complot»</em> et après une première réaction européenne portant notamment sur les garanties des procédures judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bruxelles a par ailleurs annoncé son intention de porter ces questions devant le prochain Conseil d’association UE-Tunisie. Il serait toutefois réducteur de considérer cette séquence comme une simple controverse diplomatique. Le véritable enjeu est désormais de savoir comment une tension politique peut se transmettre — ou non — aux mécanismes économiques qui relient la Tunisie à son principal espace commercial, financier et technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le Mémorandum d’entente de juillet 2023, le partenariat UE-Tunisie s’est largement structuré autour d’intérêts communs : migration, sécurité, stabilité économique, énergie et coopération. La séquence actuelle introduit une dimension supplémentaire. L’UE réaffirme désormais publiquement que le partenariat comporte également une dimension normative. Cela ne signifie pas mécaniquement sanctions, rupture commerciale ou fermeture des financements. Mais cela peut modifier la perception du risque. Et dans une économie fortement interconnectée, la perception du risque peut elle-même produire des effets économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux canaux : la banque et la technologie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque le plus crédible n’est pas nécessairement celui d’une rupture brutale. Il peut être beaucoup plus diffus : davantage de contrôles, des procédures plus longues, une vigilance accrue sur la gouvernance, les flux transfrontaliers et l’environnement institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’incertitude augmente, les acteurs financiers ont naturellement tendance à renforcer leurs dispositifs de protection. Pour une économie comme la Tunisie, cette friction peut devenir coûteuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement du commerce extérieur, les garanties, les correspondances bancaires, les lignes de crédit, les investissements et les opérations en devises forment en effet une chaîne étroitement interdépendante. Quelques degrés supplémentaires de friction sur chacun de ces maillons peuvent finir par peser sur l’ensemble de l’économie. La question n’est donc pas seulement celle du volume des échanges avec l’Europe. Elle est aussi celle de l’infrastructure financière qui permet à ces échanges de fonctionner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même raisonnement vaut pour l’écosystème numérique. La proximité avec l’Europe constitue l’un des principaux atouts de la Tunisie : ingénieurs, développeurs, centres de services, sous-traitance, nearshoring, co-développement et startups. Mais une proximité économique ne doit pas devenir une dépendance à faible valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable risque n’est pas nécessairement celui d’un départ massif des entreprises européennes. Il est plus progressif : voir les activités à forte valeur ajoutée, les sièges sociaux, les financements et la propriété intellectuelle se localiser ailleurs, tandis que la Tunisie conserve principalement les fonctions d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire de la technologie en Tunisie n’est pas encore la même chose que posséder la valeur créée par cette technologie. La question stratégique est donc celle de la propriété intellectuelle, des brevets, des données, des plateformes, des financements et de la capacité à faire émerger des entreprises tunisiennes capables de conserver une part significative de la valeur créée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter le piège du repli et construire des amortisseurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne peut être ni la rupture avec l’Europe ni le repli économique. La Tunisie a tout intérêt à maintenir et approfondir son partenariat européen. Mais elle a également intérêt à diversifier ses marchés, ses sources de financement, ses partenariats technologiques et ses débouchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté économique ne signifie pas ne dépendre de personne. Elle signifie disposer de suffisamment de marges de manœuvre pour pouvoir choisir ses dépendances. La diversification n’est donc pas un rejet de l’Europe. Elle est la condition d’un partenariat plus équilibré avec l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La séquence actuelle devrait surtout accélérer plusieurs chantiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; renforcer la résilience bancaire&nbsp;:</em> les banques tunisiennes doivent disposer de systèmes de conformité, de gouvernance, de gestion des risques et de traçabilité capables de répondre aux exigences internationales les plus élevées. L’objectif est de rendre le risque tunisien mesurable, documenté et maîtrisable, plutôt que de laisser les perceptions extérieures le définir seules&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; protéger davantage la valeur technologique créée en Tunisie&nbsp;</em>; former des ingénieurs pour répondre à la demande extérieure ne suffit plus. Il faut créer les conditions permettant à ces compétences de construire en Tunisie des entreprises, des produits, des brevets et des plateformes dont la valeur économique reste, pour une part significative, sur le territoire national&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; diversifier activement les partenariats&nbsp;:</em> Europe, Afrique, Royaume-Uni, Moyen-Orient et Asie ne doivent pas être considérés comme des alternatives exclusives, mais comme les composantes d’une stratégie de diversification. Un pays qui dispose de plusieurs débouchés négocie différemment d’un pays qui n’en possède qu’un&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; enfin, reconnecter souveraineté énergétique et souveraineté économique&nbsp;:</em> une Tunisie fortement dépendante de ses importations énergétiques reste exposée aux besoins de devises, aux financements extérieurs et aux chocs internationaux. Chaque progrès en matière d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables, de production nationale et de valorisation des ressources réduit donc une vulnérabilité extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté énergétique n’est pas un slogan. Elle constitue une composante de la souveraineté financière, qui conditionne à son tour la marge de manœuvre stratégique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas attendre que le risque devienne une facture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne peut pas contrôler le registre dans lequel ses partenaires européens choisissent désormais de s’exprimer. Elle peut en revanche contrôler son propre niveau de vulnérabilité, renforcer ses banques, sécuriser ses infrastructures numériques&nbsp;; retenir davantage de propriété intellectuelle&nbsp;; diversifier ses marchés&nbsp;; et réduire sa dépendance énergétique&nbsp;; et améliorer la qualité et la prévisibilité de son environnement économique et institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, elle peut cesser de concevoir la souveraineté uniquement comme une posture défensive. La souveraineté moderne est une architecture d’exécution. Elle consiste à disposer de suffisamment de ressources, de compétences, de technologies, de financements et de partenaires pour que la pression extérieure — quelle qu’en soit l’origine — ne puisse pas se transformer facilement en vulnérabilité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe a changé de registre. À la Tunisie de changer d’échelle. Non pas en rompant avec l’Europe, elle n’en ni l’intérêt ni les moyens, mais en faisant en sorte que le partenariat avec l’Europe soit un choix stratégique — et non une nécessité subie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique. &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>La Tunisie, plateforme pour accéder aux marchés européen et africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 09:07:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aéronautique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[composants automobiles]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fipa]]></category>
		<category><![CDATA[investissements extérieurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le renforcement du rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent davantage le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain.</em></strong></p>



<span id="more-19542378"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a déclaré à l’agence Nova Jelel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (Fipa) et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (Tia).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le responsable, <em>«les investissements internationaux en Tunisie ont atteint 1,929 milliard de dinars (environ 580 millions d’euros) à la fin du premier semestre 2026, enregistrant une croissance de 11,5 % par rapport à la même période en 2025, de 41,7 % par rapport à 2024 et de 58,8 % par rapport à 2023»</em>. La Tunisie se confirme ainsi comme un marché aux perspectives particulièrement intéressantes pour les investisseurs étrangers, et notamment italiens, grâce à un ensemble de facteurs qui renforcent progressivement son attractivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proximité géographique et culturelle avec l’Italie, alliée à une main-d’œuvre jeune, qualifiée et compétitive, permet aux entreprises de développer une présence industrielle étroitement intégrée à leurs activités en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays dispose en outre de filières industrielles solides et d’un potentiel croissant dans les secteurs à plus forte valeur ajoutée, allant des composants automobiles aux équipements électriques et électroniques, en passant par l’aéronautique et les énergies renouvelables. Sa position stratégique en Méditerranée ainsi que les investissements en cours dans les infrastructures et la transition énergétique renforcent encore le rôle de la Tunisie en tant que plateforme privilégiée pour accéder aux marchés européen et africain. Dans ce contexte, la présence déjà bien ancrée des entreprises italiennes constitue un atout supplémentaire ; elle crée un écosystème de compétences, de fournisseurs et de relations industrielles qui facilite les nouvelles implantations et favorise, selon les experts, la consolidation d’un partenariat économique appelé à se développer davantage, souligne M. Tebib.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Téléphonie mobile &#124; Comparaison entre l’Italie, l’Europe et la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/telephonie-mobile-comparaison-entre-litalie-leurope-et-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 11:45:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[5G]]></category>
		<category><![CDATA[Agenzia Nova]]></category>
		<category><![CDATA[connectivité mobile]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Ooredoo]]></category>
		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[téléphonie mobile]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie Telecom]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comparaison entre le marché de la téléphonie mobile en Tunisie, en Italie et dans les principaux autres pays européens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/telephonie-mobile-comparaison-entre-litalie-leurope-et-la-tunisie/">Téléphonie mobile | Comparaison entre l’Italie, l’Europe et la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’agence italienne <a href="https://www.agenzianova.com/news/tunisia-nova-confronta-i-servizi-mobili-con-italia-ed-europa-tra-prezzi-giga-e-sviluppo-del-5g/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agenzia Nova</a> a réalisé une comparaison entre le marché de la téléphonie mobile en Tunisie, en Italie et dans les autres principaux pays européens, révélant des différences significatives concernant les prix des services de données, les volumes de trafic inclus dans les forfaits et les performances des réseaux.</em></strong></p>



<span id="more-19401467"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse, fondée sur des données provenant de Cable.co.uk, d’Ookla Speedtest et des offres des principaux opérateurs nationaux, met en lumière deux marchés aux niveaux de compétitivité et aux structures tarifaires distincts, alors que le déploiement de la 5G transforme rapidement le paysage de la connectivité mobile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette comparaison fait ressortir deux modèles différents. D&rsquo;un côté, l’Italie, où des années de concurrence intense ont fait chuter le prix unitaire du gigaoctet (Go), avec des offres proposant jusqu’à plusieurs centaines de Go par mois pour moins de 10 euros. De l’autre, la Tunisie, où les prix demeurent abordables en valeur nominale, mais où les forfaits disponibles sont en moyenne plus limités et représentent une part plus importante du revenu local.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le marché italien parmi les moins chers au monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché italien constitue l’un des exemples les plus marqués de concurrence dans le secteur européen de la téléphonie mobile. L’arrivée d’Iliad en 2018 a contribué à accélérer la guerre des prix déjà engagée entre opérateurs traditionnels et virtuels, faisant du trafic de données l’une des composantes les plus économiques des services de télécommunications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données consultées par Nova, le coût moyen se situe entre 0,08 et 0,09 euro par Go, plaçant l’Italie au deuxième rang mondial en termes de compétitivité-prix, juste derrière Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les offres les plus répandues sur le marché italien se situent dans une fourchette de 150 à 300 Go par mois, pour des tarifs compris entre 5,99 et 9,99 euros, incluant souvent les appels et les SMS en illimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paysage concurrentiel comprend des opérateurs disposant de leurs propres infrastructures, tels que Tim, Vodafone, WindTre, Fastweb et Iliad, aux côtés de nombreux MVNO, dont Kena Mobile, ho. Mobile, Very Mobile et Spusu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pression concurrentielle a ainsi abouti à une situation où le consommateur italien peut acquérir des volumes de données difficiles à comparer — en termes de rapport quantité/prix — avec ceux disponibles sur de nombreux autres marchés européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avantage économique ne se limite pas au seul prix. L’Italie dispose d’un réseau 4G/LTE à très large couverture et connaît un déploiement progressif de la 5G, tandis que les débits réels de navigation mobile sont désormais largement suffisants pour le streaming en haute définition, la visioconférence et les services cloud. Les données historiques de Cable.co.uk confirment d’ailleurs la position particulière de l’Italie : lors des précédents relevés internationaux effectués par le site britannique, le pays figurait parmi les marchés les moins chers au monde, avec un prix moyen de 0,12 dollar par Go en 2022 et de 0,09 dollar en 2023. Toutefois, les classements peuvent varier sensiblement d’une édition à l’autre en fonction des forfaits pris en compte et de la méthode de calcul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Europe : des niveaux variables mais avantageux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison à l’échelle européenne révèle une forte hétérogénéité. Outre l’Italie, d’autres marchés d’Europe du Sud et de l’Ouest affichent des prix relativement bas, tandis que dans plusieurs pays d’Europe centrale et septentrionale, le coût unitaire du trafic de données peut être nettement plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet écart ne dépend pas uniquement de la structure industrielle du secteur, mais aussi des niveaux variables de revenu moyen par utilisateur, de la prévalence des contrats à long terme et de l’existence d’offres intégrées combinant téléphonie, internet fixe, télévision et autres services. Un atout majeur pour les consommateurs européens réside par ailleurs dans le dispositif <em>«Roaming Like at Home» </em>(itinérance aux tarifs nationaux), qui permet aux utilisateurs de l’Union européenne (UE) d’utiliser leur forfait national dans les pays de l’espace Schengen sans frais d’itinérance supplémentaires, dans le respect des conditions et limites prévues par la réglementation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme crée toutefois une rupture marquée avec la Tunisie : pour un utilisateur italien traversant la Méditerranée, le passage d’un pays de l’UE à un pays hors UE peut radicalement modifier le coût de la connectivité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tunisie : un fossé plus large d’accessibilité financière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché tunisien est dominé par les trois principaux opérateurs de réseau — Tunisie Telecom, Ooredoo Tunisie et Orange Tunisie — qui assurent une couverture nationale et se disputent un marché où la demande en trafic de données ne cesse de croître. Les offres analysées par l’agence Nova présentent une structure tarifaire différente de celle observée en Italie. Pour les offres d’entrée de gamme, un forfait d’environ 25 Go peut coûter aux alentours de 30 dinars tunisiens par mois, soit environ 9 euros selon le taux de change indicatif d’un euro pour 3,3 dinars. Le coût unitaire s’établit donc autour de 1,2 dinar, soit environ 0,36 euro par Go.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les gammes supérieures, les forfaits de 42 à 60 Go se situent, à titre indicatif, entre 46 et 60 dinars, soit environ 14 à 18 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les volumes les plus importants, les offres de 100 à 110 Go se situent aux alentours de 72 à 80 dinars (soit 22 à 24 euros), avec des périodes de validité pouvant aller jusqu&rsquo;à 60 ou 90 jours. Dans ce segment, le coût unitaire descend à environ 0,7 dinar par Go, soit l&rsquo;équivalent de près de 0,21 euro. Il existe également des offres pour des volumes très élevés. Selon le comparatif, Ooredoo propose des forfaits pouvant atteindre 500 Go pour 250 dinars (environ 76 euros), valables 150 jours, et jusqu’à 1 To pour 500 dinars (environ 152 euros), avec une validité d’un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les offres réellement disponibles sur le marché tunisien peuvent naturellement varier en fonction des promotions, de la durée du contrat et du type de client. L’offre <em>«Giga Klem»</em> d’Orange Tunisie en est un exemple actuel : elle comprend des forfaits allant de 29 à 200 Go, à des prix compris entre environ 29,93 et ​​100,04 dinars par mois, appels inclus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, une comparaison purement nominale risque d’être trompeuse. Un forfait tunisien de 25 Go à environ 30 dinars — soit 9 euros — peut sembler avantageux pour un consommateur européen. En revanche, si l’on compare ce tarif à une offre italienne d’environ 8 euros incluant 150 Go ou plus, la différence saute aux yeux en termes de volume de données accessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écart est encore plus marqué lorsque l’on rapporte le coût aux revenus moyens : le prix d’une connexion mobile ne représente pas la même part du budget familial en Italie et en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La donnée nominale a donc tendance à masquer un fossé plus large en matière d’accessibilité financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, si le gigaoctet peut paraître relativement bon marché en Tunisie par rapport à de nombreux autres pays, il n’est pas pour autant nécessairement aussi accessible au consommateur tunisien. C’est là un élément clé pour évaluer le niveau réel d’inclusion numérique d’un marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan technologique, la Tunisie a néanmoins franchi une étape importante. Le pays a lancé la 5G commerciale en février 2025, avec le déploiement opéré par les trois principaux opérateurs. Orange Tunisie a officialisé son service le 14 février 2025, annonçant un déploiement progressif du réseau et la mise en service initiale d’environ 400 sites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle technologie exploite notamment les bandes de fréquences 700 MHz et 3,5 GHz, visant à améliorer les débits, la latence et la capacité du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 5G ne constitue pas une simple évolution de la téléphonie mobile : elle peut offrir une alternative à la connectivité fixe dans certaines zones, soutenir des services industriels et logistiques, et favoriser des applications liées à la télémédecine, à l&rsquo;éducation, aux villes intelligentes (smart cities) et à l&rsquo;Internet des objets (IoT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Orange Tunisie a par ailleurs mis en place un <em>«5G Lab»</em> dédié à l’expérimentation de nouveaux cas d’usage par des entreprises, des universités et des startups.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La couverture reste toutefois en phase d’extension et présente des disparités territoriales marquées. Les cartes des opérateurs montrent une disponibilité croissante de la 5G dans les zones couvertes, tandis que la qualité du service continue de dépendre de la localisation et de la densité du réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de performances également, les données doivent être interprétées à la lumière de l’évolution rapide de la 5G.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relevés d’Ookla montrent en effet une amélioration significative par rapport aux valeurs enregistrées il y a quelques années. Dans les relevés disponibles pour 2026, la Tunisie se situe dans la moitié inférieure du classement mondial en termes de vitesse mobile, tout en affichant des valeurs désormais supérieures aux niveaux historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mesure effectuée en mai 2026 attribuait au pays une vitesse de téléchargement mobile d’environ 52,9 Mbit/s, tandis que les données de juin faisaient état d’environ 55,8 Mbit/s. Ce chiffre dépasse l’estimation de 25 à 35 Mbit/s mentionnée dans la comparaison initiale et suggère que le déploiement de la 5G modifie rapidement le paysage des performances en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les grandes villes, on observe également des vitesses nettement supérieures à la moyenne nationale : à Tunis, par exemple, un relevé publié en mai 2026 indiquait une vitesse de téléchargement mobile d’environ 72,6 Mbit/s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rapport entre performances, prix et pouvoir d’achat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une distinction importante en ressort : le problème en Tunisie ne réside plus uniquement dans la disponibilité du réseau, mais dans son homogénéité territoriale ainsi que dans le rapport entre performances, prix et pouvoir d’achat. L’écart tarifaire revêt une importance particulière pour ceux qui traversent la Méditerranée. Un citoyen italien utilisant sa carte SIM en Tunisie sans forfait d’itinérance (roaming) spécifique peut s’exposer à des coûts bien plus élevés que ceux qu’il supporte habituellement en Italie. Pour les séjours de courte durée, l’achat d’une carte SIM locale ou d’une eSIM internationale peut donc s’avérer plus avantageux. Pour les séjours plus longs, les offres des opérateurs tunisiens permettent d’obtenir des volumes de données bien supérieurs à ceux accessibles via l’itinérance standard. Le choix dépend naturellement de la durée du séjour, de la consommation de données et de la nécessité de conserver son numéro européen actif. Pour un touriste utilisant principalement des applications de cartographie, de messagerie, les réseaux sociaux et le streaming, une carte SIM ou eSIM locale constitue généralement la solution la plus prévisible en termes de coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison entre l’Italie et la Tunisie dresse donc un tableau plus nuancé que la simple opposition entre <em>«Internet cher»</em> et <em>«Internet bon marché»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Italie représente l’extrême en matière de concurrence tarifaire : volumes de données importants, prix mensuels très bas et un marché caractérisé par la présence de nombreux opérateurs et MVNO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie se trouve, quant à elle, dans une phase différente : elle dispose d’une infrastructure mobile avancée pour le contexte nord-africain et a déjà franchi le cap technologique de la 5G, mais elle doit encore pleinement traduire ces progrès infrastructurels en une meilleure accessibilité financière pour les ménages. Selon les experts, le prochain terrain de concurrence ne sera donc pas nécessairement celui de la vitesse. Le véritable critère sera le rapport entre le volume de données, la qualité du réseau et le revenu disponible. Et c’est précisément sur ce point que le fossé entre le marché italien et le marché tunisien apparaît le plus marqué.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;italien.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source:</em></strong>  <a href="https://www.agenzianova.com/news/tunisia-nova-confronta-i-servizi-mobili-con-italia-ed-europa-tra-prezzi-giga-e-sviluppo-del-5g/">Agenzia Nova</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Ingérences étrangères en Afrique entre défense de l’autonomie et pressions géostratégiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:13:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Afrique est, aujourd’hui encore, la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Najiba Ben Hassine *</strong></p>



<span id="more-19372435"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg" alt="" class="wp-image-19372459" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Najiba-Ben-Hassine-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique berceau des civilisations et riche en ressources naturelles a été le théâtre d’interactions complexes avec les puissances étrangères depuis des siècles façonnant son histoire politique, économique et sociale, affectant ses structures socio-économiques et entravant son développement. Depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours, les nations africaines ont été le théâtre de rivalités géopolitiques et économiques et de stratégies de puissances émanant de multiples acteurs internationaux, engendrant des défis complexes et des enjeux confus pour l’Afrique et ses peuples. La reconnaissance de la pleine autodétermination, gage incontournable de la coexistence pacifique et du développement des Etats, implique que chacun possède dans l’ordre mondial l’égale plénitude et exclusivité des compétences étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de l’autonomie reflète à notre sens une réalité politique qui transcende les considérations purement juridiques découlant du concept de souveraineté. Il incarne l’idée de la liberté d’action, d’autonomisation et d’autodétermination des peuples concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autonomie est, en outre un concept relatif, variable et flexible, dépendant des contextes et des aspirations des groupes ou entités concernés. Il s’ensuit que l’évaluation de l’autonomie et la mesure de sa signification juridique et politique demeurent imprécises et controversées. L’autonomie s’exerce dès lors pour faire face à un acte d’ingérence qui signifie <em>«l’action de s’immiscer, c&rsquo;est-à-dire de s’introduire indûment, sans en être requis ou en avoir le droit, dans les affaires des autres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, l’autonomie génère un statut juridique requérant l’acquisition d’un certain degré de puissance. La <em>puissance </em>va plus loin que la simple réunion des éléments constitutifs d’un Etat souverain, et implique la conscience d’un rôle à jouer, d’une mission à remplir et d’un ordre à établir dans un contexte complexe de rapportsinternationaux rappelant à chaque Etat l’obligation de se positionner par rapport à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est pertinent de rappeler à cet égard que la Charte de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a interdit l’intervention dans les affaires intérieures des Etats et a érigé cette interdiction en un corollaire du principe de l’égalité souveraine des Etats et une condition essentielle de l’établissement de la paix et de la sécurité internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 4 de la Charte de l’Union africaine (UA) a pris soin également de réaffirmer les principes de l’<em>«égalité souveraine et interdépendance de tous les Etats membres de l’Union»</em> ainsi que celui de la <em>«non-ingérence d’un Etat membre dans les affaires intérieures d’un autre Etat membre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, l’Afrique est la partie du monde la plus affectée par les ingérences internationales, Pendant la période coloniale, les puissances coloniales ont exploité les ressources du continent africain&nbsp;; ils ont laissé derrière elles des divisions artificielles source de tensions et de conflits. Dans la période postcoloniale, en dépit de l’acquisition de l’indépendance, la domination et l’ingérence étrangère persistaient sous de nouvelles formes, souvent perpétués par le néocolonialisme. Les Etats-Unis,&nbsp;L’Europe, la Chine, la Russie, la Turquie s’efforcent d’étendre leur influence, voire leur hégémonie sur le continent prometteur non seulement en termes de richesses naturelles mais encore en termes de croissance démographique et de nouveaux marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence étrangère revêt différentes formes politique, économique, diplomatique militaire et culturelle. Ainsi, on se trouve confronté à une Afrique de plus en plus impliquée dans la mondialisation et très convoitée par les grandes puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ingérence étrangère a toujours constitué un facteur déstabilisant du continent noir et un frein à son développement et à l’exercice de sa pleine souveraineté sur ses ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette dépendance vis-à-vis de l’étranger, le panafricanisme se présente&nbsp;comme un mouvement politique unitaire, permettant de relever collectivement les défis de la mondialisation, du développement, de la sécurité et la consolidation des acquis précaires de l’exercice des souverainetés nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA, s’inscrivant dans une gouvernance multilatérale, s’efforce d’ériger l’autonomie et la libération en leviers du développement et de stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’autonomie des Etats africains à l’épreuve de l’ingérence étrangère nous parait hasardeuse à traiter. La disparité des Etats africains implique, un traitement différentié à géométrie variable de situations divergentes voire antagonistes, aggravés par le poids de l’héritage colonial auquel s’ajoutent les clivages culturels et les frontières artificielles entre les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain compte 54 Etats appartenant à des civilisations différentes et connaissant des niveaux de développement variés voire disparates ; on note cinq grandes régions : Afrique du Nord, Afrique de l&rsquo;Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe. L’amplification des regards et des intérêts externes qui pèsent sur le continent ainsi que la pluralité, la diversité et les interférences des entités interventionnistes complexifient encore notre analyse : les Etats, les organisations et les institutions financières internationales&#8230; Il est légitime, dès lors, de questionner la liberté d’action des Etats africains contre toute forme d’ingérence étrangère ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">I- L ’ingérence étrangère : entrave incessante de l’autonomie des Etats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est opportun dans ce contexte de traiter la pluralité des formes de l’ingérence étrangère et son impact déstabilisant sur le continent. Cette ingérence a marqué l’espace africain revêtant des formes très variées et attestant de stratégies interventionnistes établies d’une manière différenciée en tenant en compte les particularités de chaque Etat africain et de l’étendue des liens historiques politiques et économiques qui les rattachant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence politique</strong></em> présentée comme <em>«une intervention tendant, directement ou indirectement, à imposer un régime démocratique à une entité souveraine par des pressions multiformes (conditionnalités, menaces ou recours à la force)»</em>, remettant en cause le principe de l’autonomie constitutionnelle des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conditionnalité démocratique de l’aide au développement représente une manifestation spectaculaire de l’ingérence étrangère dans la mesure où elle a été consacrée dans des convention internationales ou régionales qui mettent en exergue l’exigence démocratique comme condition de l’application desdites conventions ou accords à l’image de la Convention ACP/UE signée le 23 juin 2000 et l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE signé en 1995. &nbsp;L’institutionnalisation de l’ingérence démocratique en direction de l’Afrique&nbsp;la transforme en&nbsp;un enjeu de débat public international légitimant l’intervention d’acteurs transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A titre d’illustration, la gouvernance internationale des élections dans le Golf du Guinée (Nigéria, Cameroun, RDC) s’est imposée comme un moyen de reconstruction des Etats en faillite. Néanmoins, ces ingérences ont souvent contribué à l’établissement d’une forme de tutelle politique et d’un clientélisme entre les agents électoraux internationaux et les élites électorales internes, au détriment de la prise en considération de la souveraineté des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et des États-Unis ont entretenu un interventionnisme discriminatoire qui amène à stigmatiser certains États non démocratiques et à tolérer d’autres attestant de l’instrumentalisation et de l’ambivalence de la conditionnalité démocratique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au-delà du transfert des valeurs démocratiques, se dévoile la quête par les <em>«entrepreneurs de la cause démocratique»</em> d’un positionnement géostratégique et d’une hégémonie idéologique, politique et économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence humanitaire </strong></em>vise dans sa conception initiale à influencer, à contrôler les actes d’un gouvernement étranger qui enfreignent gravement lois d’humanité.  Néanmoins la politisation de cette pratique risque de camoufler les motifs réels de l’intervention, d’autant plus que le flou juridique qui entoure cette notion pourrait conduire à s‘en servir pour légitimer une ingérence dans les affaires des Etats autorisant des programmes impérialistes au nom de valeurs universelles. Il en atteste pleinement la sélectivité dans le choix des théâtres d’intervention humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’ingérence militaire </strong></em>s’exerce également en dépit de l’affirmation intensive du principe du non recours à la force armé dans l’ordre juridique internationale. Cette forme d’ingérence trouve une légitimation internationale. Le continent africain est le théâtre d’affrontements militaires les plus atroces et les plus meurtriers dans le monde. La quasi-totalité de ces conflits surgissent via l’appui de grandes puissances, ou en leur nom. Le cas du Rwanda est le plus emblématique de par le caractère génocidaire du conflit aggravé par une ingérence militaire française.Les conflits armés au Soudan et au Mali provoquent la crise humanitaire la plus grave et la plus atroce dans le continent les transformant en terrains de tensions géopolitiques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, également, <em>l’ingérence économique et monétaire. </em>Il s’avère pertinent de rappeler dans ce contexte que la résolution adoptée par l’AG de l’Onu le 12 décembre 1974 énonce que <em>«chaque Etat détient et exerce librement une souveraineté entière et permanente sur toutes ses richesses, ressources naturelles et activités économiques».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, on assite à&nbsp;une course contre la montre entre les puissances étrangères pour s’implanter dans les différents pays d’Afrique par des accords militaires ou des partenariats économiques &nbsp;Pour tous les pays industriels entrés dans l’ère de l’électronique et du numérique, les gisements de minéraux&nbsp; à usages industriels rendent l’Afrique plus attractive créant ainsi des rivalités entre les États-Unis, la Chine, le Japon, la Russie, la France, le Royaume-Uni, et la Turquie &nbsp;en tissant des relations d’affaires avec les Etats africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingérence non seulement freine mais entrave le développement équitable durable&nbsp;&nbsp; du continent africain. Elle alimente en outre l’insécurité, les tensions et les conflits armés source de fragmentation et de morcellement de Etats africains&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’entrave au développement</em> :</strong> les partenariats entretenus entre les Etats africains ont été conçus dans une logique de déséquilibre et de domination négligeant les enjeux et les défis confrontés par les Etats africains et traduisant une surexploitation des ressources au détriment d’une véritable coopération inclusive et intégrée se fondant sur une gouvernance des échanges économiques sociaux et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, plus de la moitié de la population mondiale vit dans une pauvreté multidimensionnelle, dont 51 % (soit environ 588 millions de personnes) résident sur le continent africain</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un fossé est en train de se creuser entre les pays à revenus moyens en plein essor et les Etats fragiles et les moins développés, aggravant ainsi les déséquilibres socioéconomiques du continent et le poids de la dette souveraine et de l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partenariats UE/ Afrique demeurent aussi déséquilibrés. L’accord de Samoa signé le 15 novembre 2023 s’est succédé à l’accord Cotonou, en visant entre autres à lutter contre le changement climatique, protéger l’environnement et garantir une gestion durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si cet accord se présente comme un accord de partenariat, il lie des puissances inégales tout en conservant la dépendance et la démarche débiteur/créancier qui caractérisent les accords de Cotonou, et pourrait influencer le processus de l’autonomie décisionnel des Etats ACP dans les instances internationales. En 2019, l’Afrique représentait 2,8% du commerce mondial.&nbsp;Le commerce intra régional de l&rsquo;Afrique ne représentait que 4,4% du commerce continental total.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’escalade de la violence et des conflits</em> </strong>alimentent la fragmentation et l’affaiblissement des structures étatiques centrales et locales et génèrent un continent instable dont la paix est confisquée. La perpétration des coups d’État aggrave encore l’instabilité et l’insécurité et creuse davantage le fossé d’incertitude et de méfiance entre les gouvernants et les gouvernés et les différents acteurs nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1950,&nbsp;l’Afrique a connu 220 des 492 tentatives de coup d&rsquo;État recensées dans le monde. On recense, de surcroît, une hausse de 45% du nombre de situations de conflits armés en Afrique depuis 2020, provoquant le déplacement de quelque 35 millions de personnes sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme par les parties belligérantes lors de conflits armés en Afrique laisse présager une atmosphère d’impunité et de stigmatisation du continent et des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de la responsabilité internationale est accusé d’être sélectif et discriminatoire en se focalisant sur les crimes internationaux perpétrés sur le continent africain et en passant sous silence ceux commis ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, il nous semble que cette situation d&nbsp;insécurité et de guerre est stimulée par les puissances interventionnistes afin de pérenniser leur mainmise sur les ressources du continent : étant fragilisé et fragmenté sa domination devient de plus en plus aisée.&nbsp; L’effacement des entités étatiques et la montée en puissance de groupes armées irréguliers et de milices, la perte par l’État du monopole légitime de la contrainte représentent des handicaps majeurs au développement durable et à l’établissement de la paix et de la sécurité à l’échelle régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- Les palliatifs visant à renforcer l’autonomie des Etats africains </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On opte dans ce contexte pour une étude sélective de ces palliatifs en mettant en exergue les plus influents, à savoir l’apport de la gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA et le renouvellement des résistances nationalistes à l’échelle étatique&nbsp;: <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La gouvernance multilatérale panafricaine dans le cadre de l’UA</strong> : </em>depuis le milieu du XX<sup>e</sup> siècle, le multilatéralisme régional s’est progressivement affirmé comme le mode privilégié de coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’indépendance, les responsables politiques des nouveaux Etats africains se sont servis des idées du panafricanisme pour défendre l’unité du continent et la formation d’une organisation d’intégration africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 3 de l’acte constitutif de l’UA énonce parmi les objectifs de l’Union <em>«de défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance de ses Etats membres»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée de l’intégration régionale a été toujours présentée comme corollaire du développement, de stabilité et de solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le multilatéralisme tente de mobiliser les Etats africains pour préserver leur autonomie en assumant pleinement les responsabilités découlant de leur autonomie moyennant une reconceptualisation du principe de souveraineté. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le rôle de l’UA dans la consolidation de l’autonomie des Etats africains et la sécurité du continent se manifeste dans son action opérationnelle guidée par une conception de la souveraineté-responsabilité centrée sur l’homme. Elle défend l’idée de souveraineté partagée enrichie par l’exigence du sentiment d’humanité et de responsabilité pour faire face à des défis qu’un Etat seul ne peut pas relever et qui doivent être traités collectivement dans un esprit de solidarité et de complémentarité tels que la pauvreté, l’insécurité, les crimes internationaux, la pollution…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création du Conseil de Paix et de sécurité par l’Acte constitutif de l’UA marque un tournant décisif dans le renforcement système de sécurité collective africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, l’adoption de l’accord portant création de la ZLE continentale africaine signé en 2018 visant à pallier aux vulnérabilités des économies africaines…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UA est, toutefois, confrontée à des défis majeurs tenant à sa capacité à s’ériger en une véritable puissance régionale, à gérer efficacement les disparités et tensions entre les Etats africains. &nbsp;Encore faut-il craindre l’enchainement vers un simple mimétisme du modèle d’intégration européenne sans une prise de conscience des particularités du contexte africain, en transformant l’organisation indirectement en un outil de domination et d’ingérence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le renouvellement du nationalisme africain</strong> </em>a aujourd’hui conduit à placer l’identité ethnique, nationale et religieuse au cœur de tout projet politique, défendant l’autonomie des Etats africains dans son acception de résistance aux tentatives du néocolonialisme et aux ingérences étrangères<sup>, </sup>et répondant aux aspirations de leurs populations à l’autonomie et la prospérité. Ce qui se manifeste en particulier dans le discours politique et la remise en cause d’accords conclus avec les   anciennes colonies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La montée du nationalisme reflète dans le discours politique des leaders africains une réponse à la domination et aux ingérences étrangères et une quête d’une position respectable sur la scène internationale. Il en atteste la dénonciation en cascade des accords de défense par les États africains qui marque une rupture historique avec les anciennes colonies et en particulier avec la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le président sénégalien Bassirou Diomaye Faye annonçait le départ des troupes françaises du Sénégal. Il a estimé que la présence militaire française<em> «ne correspond pas à notre conception de la souveraineté et de l&rsquo;indépendance»</em>.Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a annoncé la rupture de l’accord de défense entre le Tchad et la France. Il a qualifié cette décision d’<em>«acte souverain, mûrement réfléchi et entièrement assumé»</em>. Ces décisions ont été précédées du retrait des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso puis du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact de ces tendances nationalistes africaines sur la réaffirmation et le renforcement des souverainetés nationales devrait être, sans doute, mesuré à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, il est permis de craindre l’avènement d’un nationalisme sélectif dissuasif à l’égard de certaines puissances interventionnistes mais permissif à l’égard d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît, ce nationalisme devrait être impérativement accompagné de politiques nationales de réforme et de consolidation des structures étatiques internes et d’une gouvernance dans la gestion des ressources nationales ainsi qu’une internalisation et africanisation des valeurs démocratiques. Il devrait aller de pair également avec une reconfiguration profonde des partenariats établis avec les Etats tiers ou les groupements interétatiques fondée sur l’égalité souveraine et la préservation des richesses africaines pour les générations futures ainsi qu’un développement durable et équitable du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, Une stratégie autonomiste mais ouverte au monde extérieur ne peut réellement s’affermir qu’au moyen d’une solidarité panafricaine globalisée qui transcende les divergences et les tensions entre les Etats africains. Etant confrontés à des défis énormes et partageant un sort commun, ces Etats doivent en conséquence s’engager dans une <em>autonomisation </em>propre au continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Maitre-assistante en droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Sousse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 06:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[compensation]]></category>
		<category><![CDATA[coupures électriques]]></category>
		<category><![CDATA[Elyès Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Etap]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara tunisien]]></category>
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		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’heure n’est plus aux slogans creux, mais à l’action froide et rationnelle pour rattraper le déficit énergétique de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/">La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le paradoxe du jour en Tunisie semble être le potentiel que lui prêtent de nombreux experts de pouvoir fournir l’Europe en énergie électrique alors que la part de la compensation énergétique creuse un trou de plus en plus profond dans son budget et que la principale aspiration des Tunisiens est devenue de connaître suffisamment à l’avance l’horaire et la durée des prochaines coupures d&rsquo;électricité auxquelles ils se sont résignés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19319894"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis son indépendance, la Tunisie a été le pays des contrastes. Pays arabo-musulman doté d’une société ouverte et d’un statut de la femme que certains conservateurs islamistes considéraient blasphématoire, en plus d’une qualité de vie que ses voisins nettement plus riches ne pouvaient que lui envier et cherchaient la première occasion pour en profiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, les paradoxes se sont multipliés mais dans une direction opposée, dans la mesure où les slogans d’emploi, de liberté, de refus de toute ingérence étrangère semblent avoir enfanté leurs contraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe du jour semble être le potentiel prêté par de nombreux experts tunisiens et étrangers à la Tunisie de pouvoir fournir l’Europe en énergie électrique alors que la part de la compensation énergétique creuse un trou de plus en plus profond dans le budget national et que la principale aspiration des Tunisiens est devenue de connaître suffisamment à l’avance l’horaire et la durée des prochaines coupures d&rsquo;électricité auxquelles ils se sont résignés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessaire réorganisation du secteur énergétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grave est qu’un pays voisin utilise ce levier pour exercer une influence indue sur les choix de la Tunisie quitte à donner l’impression de vouloir la réduire au statut de province en raison de cette dépendance énergétique alors que ce même pays accapare, en vertu d’un découpage territorial colonial assimilable à un recel de bien mal acquis à la suite de ce qui pourrait être assimilé à un crime de guerre par la France coloniale, d’importantes ressources énergétiques et hydrauliques qui reviennent historiquement à la Tunisie et la mettraient à l’abri du besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nombreux slogans de liberté, de dignité et surtout d’indépendance et de compter sur soi gagneraient, surtout dans le domaine énergétique et dans cette conjoncture socio-économique volatile, à faire l’objet d’une priorité absolue par le Conseil de sécurité nationale quitte à figurer comme un point principal et permanent sur son ordre du jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la réorganisation du secteur énergétique et une réforme sérieuse de l’Etap et de la Steg, une décision gagnerait à être prise pour faire du plan solaire une priorité vitale nationale quitte à tout mettre en place pour rattraper les retards dans sa mise en œuvre et accélérer les prochaines étapes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, une négociation, basée uniquement sur l’intérêt national, devrait être menée avec les parties intéressées par le transit du Transmed (pipeline acheminant le gaz algérien en Italie en passant par le territoire tunisien) alors que l’échéance de renégociation des frais de transit approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Compter sur soi et ne rien attendre des voisins terrestres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir soulevé avec le président De Gaulle et la direction politique algérienne de l’époque la question de la restitution du Sahara tunisien, Bourguiba avait obtempéré dans le fol espoir que la reconnaissance de la dette envers la Tunisie encouragerait les dirigeants algériens à faire bénéficier la Tunisie d’au moins d’une partie des richesses du Sahara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a été remercié à Gafsa, le 27 janvier 1980 **. Ses successeurs ont bénéficié de ce genre de reconnaissance, sous d’autres formes, de la part d’un régime qui se targue d&rsquo;être le fer de lance de la lutte pour l’émancipation des peuples alors qu’il ne cesse d’opprimer et de piller son propre peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne devrait rien attendre des régimes des pays voisins qui ont poussé leurs peuples au dénuement et à l&rsquo;exil et devrait prendre conscience sans la moindre illusion que son existence est déjà une menace existentielle pour ces deux pays voisins, créations coloniales et structures socio-politiques en crise systémique et perpétuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne compter que sur soi-même. ABSOLUMENT, surtout dans le domaine de l’énergie et vis-à-vis des voisins terrestres dont le mauvais sort a accablé la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’heure n’est plus aux slogans ni aux émotions déplacées, mais à l’action froide, rationnelle et surtout patriotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien diplomate.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Attaque de cette ville du sud-ouest tunisien par des éléments armés infiltrés de l’Algérie voisine en connivence avec les gouvernements algérien et libyen dans le but de déstabiliser le pouvoir de&nbsp;Habib Bourguiba</em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%A9nements_de_Gafsa_(1980)#cite_note-stora-2"><em><sup>.</sup></em></a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7e0EjVAFRG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/">La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/embed/#?secret=p1IHv7lwyv#?secret=7e0EjVAFRG" data-secret="7e0EjVAFRG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Jeunes footballeurs africains à suivre en 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/jeunes-footballeurs-africains-a-suivre-en-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:25:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amad Diallo]]></category>
		<category><![CDATA[Chemsdine Talbi]]></category>
		<category><![CDATA[El Hadji Malick Diouf]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[footballeurs]]></category>
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		<category><![CDATA[Lamine Camara]]></category>
		<category><![CDATA[Noah Sadiki]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Diomandé]]></category>
		<category><![CDATA[Relebohile Mofokeng]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Tour d'horizon des jeunes talents africains en football qui montent, entre grands clubs européens et compétitions locales.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/jeunes-footballeurs-africains-a-suivre-en-2026/">Jeunes footballeurs africains à suivre en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec un contingent inédit de dix équipes engagées, la Coupe du monde 2026 a offert au football africain une occasion unique de confirmer les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale. Cette accumulation de jeunes talents change la façon de suivre leurs trajectoires, et un <a href="https://foot-africa.com/">site</a> comme Foot Africa permet justement de garder un œil sur leurs statistiques et leurs prochains matchs.</em></strong></p>



<span id="more-19305880"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces jeunes footballeurs africains prometteurs évoluent dans les grands championnats européens, d&rsquo;autres restent loin des projecteurs. Le point commun de cette génération: une marge de progression rare et une capacité à changer de dimension en quelques mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une génération qui pèse déjà en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains noms circulent bien au-delà des frontières africaines. Amad Diallo impressionne à Manchester United par sa vitesse et son sens du dribble, tandis qu&rsquo;Ibrahim Maza affole les recruteurs depuis son passage du Hertha au Bayer. Ayyoub Bouaddi s&rsquo;installe comme titulaire à Lille malgré son jeune âge, et Yan Diomande confirme au RB Leipzig les espoirs placés en lui. Un joueur africain n&rsquo;a désormais plus besoin d&rsquo;attendre longtemps pour peser sur un match au sommet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques profils à retenir dans cette vague:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Amad Diallo, vitesse et percussion balle au pied</li>



<li>El Hadji Malick Diouf, latéral gauche solide</li>



<li>Ousmane Diomandé, défenseur central posé et fiable</li>



<li>Relebohile Mofokeng, ailier sud-africain plein de vivacité</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des pépites qui sortent des sentiers battus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres talents progressent loin des grands clubs, dans des ligues peu suivies. Ibrahim Mbaye s&rsquo;impose déjà au <a href="https://www.psg.fr/football-masculin/effectif" rel="nofollow">Paris Saint-Germain</a> après une formation discrète au Sénégal, pendant que Lamine Camara dirige l&rsquo;entrejeu sénégalais avec un calme rare pour son âge. Noah Sadiki enchaîne les titularisations en Belgique et alterne les postes au milieu sans jamais paraître dépassé. Un talent africain peut éclore n&rsquo;importe où sur le continent avant de rejoindre l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq profils à ne pas perdre de vue:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ibrahim Mbaye, ailier sénégalais du PSG</li>



<li>Lamine Camara, métronome discret du milieu</li>



<li>Noah Sadiki, milieu polyvalent en Belgique</li>



<li>Hamza Abdelkarim, jeune pari égyptien à suivre</li>



<li>Chemsdine Talbi, trajectoire inattendue mais suivie</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Tous n&rsquo;ont pas encore atteint leur plein potentiel, mais leur progression régulière et les responsabilités qu&rsquo;ils assument déjà en club ou en sélection en font des noms à suivre de près au cours des prochaines saisons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle discret des compétitions de jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie de cette dynamique se joue loin des caméras, lors des qualifications pour la CAN U20. Ces tournois régionaux permettent à des joueurs formés en Éthiopie, en Algérie ou ailleurs de se faire remarquer avant de signer leur premier contrat. Ce socle explique pourquoi le vivier africain continue de produire des profils complets à un rythme soutenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le football africain traverse une période où technique, vitesse et maturité précoce se combinent chez toute une génération. Entre joueurs installés en Europe et talents en construction ailleurs, chaque saison redistribue les cartes. Suivre ces parcours dans la durée reste le meilleur moyen de comprendre l&rsquo;avenir du football sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 08:55:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Weidel]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie illibérale]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Karol Nowerki]]></category>
		<category><![CDATA[Viktor Orbán]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans le giron de l’extrême-droite est voué à l’échec.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/22/le-trumpisme-echoue-a-conquerir-leurope/">Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la vague trumpiste a déferlé sur l’Amérique latine et que les candidats de la droite populiste soutenus par le président américain ont conquis le pouvoir, le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans son giron et à en faire un continent gouverné par l’extrême-droite est voué à l’échec.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19292081"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/23041bb7-4647-4efe-b790-b763d270fb72?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Gideon Rachman rappelle que le Vieux continent est crucial pour le mouvement Make America Great Again (Maga) car le document de la Stratégie de sécurité nationale dévoilé par l’administration Trump il y a quelques mois estime que <em>«l’Europe demeure d’une importance stratégique et culturelle vitale pour les États-Unis»</em>. Cependant, le document faisait part du fait que le continent est sur la voie d’une <em>«annihilation civilisationnelle à cause de l’immigration massive, de la répression de la dissidence politique et du déclin de la natalité»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire alors selon les Trumpistes? La Stratégie de sécurité nationale propose que les États-Unis interviennent en <em>«encourageant la résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe»</em> en nouant des alliances avec les partis nationalistes européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de sept mois se sont écoulés depuis la publication de ce document important et le programme de Maga pour l’Europe est déjà en train de s’effondrer. Les partis et hommes politiques européens que les partisans de Donald Trump considèrent comme des alliés perdent de l’influence ou prennent rapidement leurs distances avec le président américain. Le coup le plus dur a été la défaite de Viktor Orbán en Hongrie en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump s’est également aliéné des alliés potentiels en Italie, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute de l’ami Orbán</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ d’Orbán, le plus trumpiste des dirigeants européens et intervenant régulier à la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC), un événement pro-Trump, a constitué un revers majeur. L’ancien Premier ministre hongrois était non seulement un allié idéologique mais aussi un allié précieux pour Trump, entravant fréquemment toute action collective européenne sur des questions telles que l’aide à l’Ukraine. Alors que l’administration Trump accusait les gouvernements européens de <em>«saper les processus démocratiques»</em>, elle n’a pas hésité à intervenir en faveur d’Orbán, champion de la <em>«démocratie illibérale»</em>, qui a de fait marginalisé son adversaire, Péter Magyar, en le privant de tout espace médiatique. Le vice-président J.D. Vance s’est même rendu à Budapest pour soutenir Orbán pendant la campagne en prenant la parole lors d’un meeting géant mais en vain ! Magyar a remporté l’élection.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PqiOIAURoE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/lextreme-droite-europeenne-face-a-la-guerre-toxique-de-trump/">L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/lextreme-droite-europeenne-face-a-la-guerre-toxique-de-trump/embed/#?secret=T2hMzoqeKm#?secret=PqiOIAURoE" data-secret="PqiOIAURoE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Meloni prend ses distances&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman soutient que les élections hongroises ont révélé que l’Union européenne a bien plus à offrir à ses États membres que les États-Unis. Les nombreuses violations du droit européen commises par Orbán ont entraîné de sévères restrictions sur le versement des fonds européens à la Hongrie, ce qui a nui à son économie. La perspective de récupérer ces fonds a constitué une motivation financière directe pour les électeurs hongrois, une motivation que la Maison-Blanche n’a pas été en mesure d’égaler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, est idéologiquement proche de l’administration Trump et Vance a signé la préface de son dernier ouvrage. Cependant, Meloni est également consciente que son pays est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide européenne à la reconstruction post-COVID-19, ayant reçu près de 200 milliards d’euros de subventions et de prêts. Le ressentiment de Trump face à la réticence de l’Italie à soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran l’a conduit à proférer de violentes insultes à l’encontre de Meloni qui a réagi avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La longue expérience de Trump aux États-Unis pourrait laisser penser qu’il peut insulter et dénigrer ses adversaires politiques -comme il l’a fait il y a quelques années avec Marco Rubio ou Ted Cruz- et qu’ils reviendront se soumettre à lui. Cependant, il est peu probable que ce scénario se reproduise avec un dirigeant politique responsable devant les électeurs italiens et non devant les partisans républicains de Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas français&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman affirme que si Trump et ses partisans ont perdu de leur impact aux États-Unis, ils peuvent encore susciter de vives réactions en Europe, contraignant même des alliés potentiels à prendre leurs distances avec le président américain. Jordan Bardella, l’une des deux figures de proue du Rassemblement national en France, a refusé de prendre la parole lors de la Conférence d’action politique conservatrice l’an dernier après que Steve Bannon, ancien conseiller de Trump, a effectué sur scène un geste qui ressemblait à un salut hitlérien. Par la suite, Bannon a insulté Jordan Bardella. Quant à Marine Le Pen, elle a toujours pris ses distances avec le trumpisme. Elle s’est même fermement opposée à la guerre d’Iran. C’est plutôt le polémiste et président du parti Reconquête Éric Zemmour qui est plus en phase avec Trump aussi bien sur la forme en multipliant les déclarations outrancières que sur le fond en adoptant les idées les plus radicales. D’ailleurs, lors de la prestation de serment de Trump en janvier 2025, c’est bel et bien Zemmour et sa compagne Sarah Knafo qui ont été conviés et non Marine Le Pen ou Jordan Bardella.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au Royaume-Uni, le leader de l’extrême-droite et grand trumpolâtre devant l’Éternel a du prendre ses distances. Lorsque Trump a minimisé la contribution des troupes alliées et britanniques à la guerre en Afghanistan, son ami Nigel Farage a été contraint de le contredire publiquement. Un sondage réalisé cette année a montré que seulement 14% des Britanniques ont une opinion favorable de Trump, tandis que 81% ont une opinion défavorable. Cette proximité risque de constituer un obstacle électoral pour Farage et son parti, Reform UK.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain est encore moins populaire en Allemagne, où son taux d’approbation atteint à peine 10%. Cela pose un dilemme au parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), que Vance et d’autres ont cherché à renforcer. Le vice-président américain avait rencontré la dirigeante du parti Alice Weidel en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité le 15 février 2025 et ce, à la veille des élections législatives allemandes qui se sont tenues le 23 février 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le parti ait gagné du terrain dans les sondages, sa direction prend désormais ses distances avec l’administration Trump. De plus, le système électoral allemand rend peu probable l’obtention par le parti d’un rôle officiel au sein du gouvernement national, anéantissant ainsi les espoirs de la Maison-Blanche de rallier le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump fondait de grands espoirs sur une victoire de Kalin Georgescu, candidat populiste d’extrême droite, à l’élection présidentielle roumaine de 2025. Vance était furieux lorsque le scrutin a été annulé suite à des allégations d’ingérence russe dans la campagne. Georgescu a été empêché de se présenter et son plus proche allié a ensuite perdu face à un candidat pro-européen. De ce fait, Karol Nowerki, président de la Pologne, est peut-être le dirigeant le plus favorable au mouvement Maga en Europe. Cependant, son influence sur les affaires intérieures polonaises est limitée par la Constitution et les dirigeants polonais n’auront guère de temps à consacrer à la politique d’apaisement de la Maison-Blanche envers la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, le mouvement Maga rencontre un plus grand succès dans le développement de partenariats idéologiques en Amérique latine. Suite aux récentes élections présidentielles en Colombie, le pays est désormais dirigé par un partisan de Trump, tout comme le Chili, l’Argentine, le Costa Rica, le Honduras, la Bolivie et le Salvador. Pour l’instant, le Mexique et le Brésil, les deux pays les plus peuplés de la région, résistent à cette tendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rachman observe que la criminalité endémique, la pauvreté et la faiblesse des institutions rendent l’Amérique latine vulnérable au trumpisme mais que dans les démocraties européennes plus prospères et établies, le trumpisme subit est un échec cuisant.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gmgRcLQeMJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/">Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump « clashe » l’Europe, qui se rebiffe ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/donald-trump-clashe-leurope-qui-se-rebiffe/embed/#?secret=peGvUzFmY0#?secret=gmgRcLQeMJ" data-secret="gmgRcLQeMJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Otan &#124; Une alliance militaire en crise d’identité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 06:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Otan traverse une grave crise d'identité qui laisse apparaître de profondes divisions dans ses rangs menaçant sa pérennité. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sans une vision stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de devenir un instrument militaire au service des intérêts économiques des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel américain, aux dépens de ceux du reste du monde, l’Europe y compris.</em></strong> <em>(Photo : Sommet de l&rsquo;Otan à Ankara, les 7 et 8 juillet 2026 : derrière l&rsquo;apparence d&rsquo;unité, de profondes fissures menacent l&rsquo;édifice atlantique).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza,</strong> <em>à Lodz, Pologne.</em></p>



<span id="more-19197872"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Toute alliance militaire durable repose en fin de compte sur une question simple en apparence, mais en réalité complexe : que défend-elle ? Sans réponse claire à cette interrogation, elle devient réactive, définie par ses adversaires plutôt que par un objectif commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’Otan a été fondée en 1949, cet objectif était clair. Née sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, l’alliance a été créée pour défendre ce que ses fondateurs appelaient le <em>«monde libre»</em>, contre l’expansionnisme soviétique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus fondamentalement, elle visait à préserver un ordre international libéral reposant sur quatre piliers complémentaires :&nbsp;gouvernance démocratique, ouverture économique, primauté géopolitique de l’Occident, et droit international fondé sur la Charte des Nations Unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fossé entre les valeurs prônées et les politiques menées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun de ces piliers est aujourd’hui mis à rude épreuve. On l’observe notamment dans l’identité politique de l’Alliance, fragilisée par le recul de la démocratie et la montée de l’autoritarisme. L’Otan a beau demeurer le plus puissant bloc militaire au monde, sa légitimité morale dépend de la capacité de ses membres à continuer d’incarner les valeurs démocratiques qu’ils prônent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction de nombreux gouvernements membres de l’Otan face à la campagne militaire d’Israël à Gaza a mis en évidence un fossé grandissant entre les valeurs proclamées par l’Alliance et les politiques menées par ses membres. Alors que la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI) continuent d’examiner les allégations de génocide et d’autres violations graves du droit international par l’Etat d’Israël, plusieurs membres éminents de l’Otan –en premier lieu desquels les États-Unis – continuent d’apporter au gouvernement israélien un soutien militaire et une couverture politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, une alliance dont la légitimité historique trouve ses racines dans le rejet du fascisme et les crimes de guerre ne peut se permettre d’apparaître sélective dans sa défense des principes humanitaires universels. La cohérence morale n’est pas un luxe éthique, mais un atout stratégique, que l’Otan abandonne aujourd’hui à ses risques et périls.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre économique libéral mis à mal par ses protagonistes même</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre économique libéral subit également une pression croissante. Ironie de la situation, la plus grande difficulté de l’Otan ne provient pas de ses adversaires, mais de ses propres États membres, le protectionnisme, les guerres tarifaires et la politisation du commerce international ayant mis à mal le système fondé sur des règles que les pays occidentaux ont mis des décennies à bâtir et à entretenir après 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est clairement déplacé vers l’Asie. À l’époque de la création de l’Otan, ses membres représentaient environ deux tiers du PIB mondial. Leur part est depuis tombée à moins de la moitié, l’Asie s’étant imposée comme le principal moteur de croissance de l’économie planétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième pilier de l’ordre d’après-guerre, le leadership géopolitique est devenu tout aussi fragile. La guerre froide fournissait à l’Otan un cadre stratégique clair. Après l’effondrement de l’URSS, l’hypothèse selon laquelle la prédominance américaine perdurerait s’est imposée comme une évidence, sous-tendant les vagues successives d’élargissement de l’Otan, et renforçant la conviction selon laquelle la supériorité militaire à elle seule pouvait déterminer l’issue des événements internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eQWgSN3yf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/">Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/embed/#?secret=3AK5UOjmo5#?secret=eQWgSN3yf7" data-secret="eQWgSN3yf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Afghanistan a mis en évidence les limites de cette hypothèse. À la suite des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, l’Otan a mené l’opération militaire la plus vaste et la plus longue de son histoire. Or, malgré deux décennies d’écrasante supériorité militaire et technologique américaine, les talibans sont revenus au pouvoir à Kaboul.&nbsp;Il ne s’agit pas d’en tirer comme enseignement que la force est devenue inutile, mais plutôt que la réussite sur le champ de bataille ne saurait se substituer à une stratégie politique cohérente. Une sécurité durable passe par la diplomatie, le renforcement des institutions, l’engagement régional et une vision politique à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette leçon s’applique d’autant plus dans le contexte multipolaire actuel. Bien que la dissuasion demeure indispensable, les cadres de la guerre froide ne sont plus adaptés à un monde façonné par la coercition économique, les migrations, l’insécurité énergétique, la concurrence technologique et la cyberguerre. L’Otan doit par conséquent compléter sa puissance militaire par une vision géopolitique clairvoyante et une pratique subtile du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre juridique international cède de plus en plus la place à la politique des grandes puissances. La crédibilité de toute alliance repose sur sa volonté de faire respecter les normes qu’elle proclame. Or, les menaces d’annexion du Groenland – un territoire autonome du Danemark – formulées par le président américain Donald Trump remettent en cause l’un des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : l’intégrité territoriale des États souverains. Lorsque la puissance dominante de l’Otan menace la souveraineté de l’un de ses propres membres, l’engagement de l’alliance en faveur du droit international sonne creux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défis structurels sont aggravés par une fracture croissante concernant l’objectif stratégique de l’Otan. Certes, les désaccords entre alliés ne datent pas d’hier. La guerre en Irak a par exemple a profondément partagé les États-Unis et leurs partenaires européens, mais les deux parties ont continué de considérer l’Otan comme indispensable à la sécurité transatlantique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une alliance politico-militaire à un arrangement transactionnel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous Trump, les États-Unis considèrent de plus en plus l’Otan comme un arrangement transactionnel, et prennent d’importantes décisions de politique étrangère sans consulter leurs principaux alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre l’Iran l’illustre parfaitement. Ce conflit, qui est susceptible de redessiner le paysage sécuritaire régional, et qui a profondément perturbé l’économie mondiale, revêt de profondes implications pour tous les États membres de l’Otan, alors que l’Alliance elle-même semble n’avoir joué aucun rôle dans le processus décisionnel. Une alliance dont les membres peuvent être entraînés dans un conflit régional qu’ils n’ont ni choisi collectivement, ni approuvé politiquement, risque de saper la confiance mutuelle nécessaire à la coopération en matière de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’Otan étant davantage une crise d’identité que de capacités, la redynamisation de l’Alliance nécessite plus qu’une augmentation des budgets de défense et qu’un renforcement de la dissuasion. L’Otan a besoin d’un fondement normatif renouvelé, ancré dans la légitimité démocratique et les droits de l’homme, d’un réengagement à l’appui du droit international, ainsi que d’une vision économique adaptée à l’ère du rééquilibrage mondial des puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans une philosophie stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de ne devenir qu’un instrument au service des intérêts des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel&nbsp;américain.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fhnlq9WFa4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=AQzvU2Ulfl#?secret=fhnlq9WFa4" data-secret="fhnlq9WFa4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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