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	<title>Archives des extrême droite - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des extrême droite - Kapitalis</title>
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		<title>L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 08:17:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dirigeants populistes de la droite radicale en Europe commencent à prendre leurs distance de Donald Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/lextreme-droite-europeenne-face-a-la-guerre-toxique-de-trump/">L’extrême droite européenne face à la guerre toxique de Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président américain Donald Trump pensait pouvoir compter sur le soutien des dirigeants populistes de la droite radicale en Europe dans sa guerre contre l’Iran mais ceux-ci se sont rapidement retournés contre lui étant donné que cette guerre tourne au fiasco et, surtout, elle est très peu soutenue par l’opinion publique européenne.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18614584"></span>



<p>De larges pans de l’extrême droite européenne ont perdu leur enthousiasme pour le président américain qu’ils vénéraient autrefois, estime <a href="https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/04/03/how-trump-toxic-iran-war-broke-european-right/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a> dans une enquête sur les conséquences de la guerre d’Iran sur le positionnement des partis d’extrême droite en Europe vis-à-vis de Donald Trump. Le journal britannique précise que et que les dirigeants de ces partis ont abandonné leur fascination pour le président américain qu’ils couvraient jadis d’éloges excessifs. Ils n’éprouvent certes aucune sympathie pour la République islamique d’Iran mais que le rejet massif de la guerre par l’opinion publique en Europe les place dans une situation délicate.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impopularité de la guerre contre l’Iran</h2>



<p>Ces partis expriment leur colère face à l’engagement de Trump dans des guerres étrangères perpétuelles car sa politique étrangère toxique pourrait les entraîner dans sa chute, compte tenu de sa popularité déclinante et de l’effritement de ses alliances.</p>



<p>En Grande-Bretagne, des personnalités de droite, dont Nigel Farage, chef du Parti de la réforme (Reform UK), ont pris leurs distances avec la guerre menée par Trump, laissant entendre que soutenir le président dans ce conflit pourrait s’avérer politiquement suicidaire.</p>



<p>Farage s’était pourtant vanté par le passé de sa proximité avec Trump.</p>



<p>La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a surpris nombre d’observateurs lorsque son gouvernement a refusé cette semaine d’autoriser les bombardiers américains à utiliser une base aérienne en Sicile en route vers le Moyen-Orient, illustrant ainsi l’impopularité d’une guerre américano-israélienne contre l’Iran en Italie.</p>



<p>Meloni fut jadis l’une des plus ferventes supportrices de Trump en Europe. Aujourd’hui, elle est affaiblie politiquement après son échec lors d’un référendum sur la réforme judiciaire, un an avant les élections législatives. Elle tente désormais de prendre ses distances avec Trump qui l’avait pourtant qualifiée de <em>«grande dirigeante»</em>.&nbsp;</p>



<p><em>«Ce gouvernement a été accusé à tort d’être soumis à Trump»</em>, a déclaré Deborah Bergamini, députée de Forza Italia, parti de la coalition au pouvoir, avant d’ajouter : <em>«L’Italie n’est pas en guerre et n’a aucune intention d’entrer en guerre»</em>.</p>



<p>En France, malgré des relations plus tendues avec Trump, la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen n’a pas hésité à critiquer les objectifs changeants de la guerre, arguant que les frappes contre l’Iran avaient été menées <em>«à l’aveuglette»</em> et sans tenir compte de leur impact sur les prix du carburant.</p>



<p>Des sources au sein du Rassemblement national indiquent que les États-Unis semblent enlisés dans le conflit et que les interventions étrangères sont non seulement inefficaces mais risquent même de renforcer le régime iranien au lieu de l’affaiblir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La politique extérieure de Trump inquiète</h2>



<p>En Allemagne, les relations entre le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) et l’administration Trump se sont détériorées après une période de coopération étroite. Tino Chrupalla, figure de proue du parti, a exprimé sa <em>«profonde déception envers le président de la guerre Trump»</em> et a, carrément, appelé au retrait des troupes américaines d’Allemagne.</p>



<p>En Pologne, malgré des relations de longue date avec Trump, des signes de discorde sont apparus après que le conseiller pour la politique étrangère du président Karol Nawrocki a reproché aux États-Unis de ne pas avoir consulté leurs alliés avant de frapper l’Iran.</p>



<p>En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orbán demeure l’un des plus proches alliés de Trump mais il a adopté une position plus prudente, mettant en garde contre l’envoi de troupes terrestres américaines en Iran, notamment en raison de la sensibilité des prix de l’énergie sur le marché intérieur.</p>



<p>Orbán dirige Patriotes pour l’Europe au Parlement européen, une coalition qui comprend des partis tels que l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le Rassemblement national (RN) et le Parti populaire danois (DFP), ce dernier ayant été indigné par la tentative de Trump d’annexer le Groenland.</p>



<p><em>«Trump avait promis de retirer les troupes américaines des zones de conflit et s’était vanté de ses efforts pour instaurer la paix mais cette rhétorique s’est complètement effondrée après ses menaces concernant le Groenland et ses attaques contre le Venezuela et l’Iran»</em>, a déclaré Anders Vistisen, eurodéputé danois.</p>



<p>En Espagne, le parti Vox et son chef Santiago Abascal avaient initialement soutenu une attaque contre l’Iran avant de se taire, signe d’un déclin de l’enthousiasme.</p>



<p>Cependant, tous ne se sont pas désolidarisés de Trump. Le politicien néerlandais Geert Wilders a continué de le soutenir, saluant les attaques contre l’Iran, une position qui le distingue au sein de la droite radicale européenne.</p>



<p>Selon le <em>Telegraph</em>, les analystes estiment qu’il ne s’agit pas d’une rupture définitive entre l’extrême droite européenne et Trump mais plutôt d’un test de la solidité des relations. La plupart des membres de ce courant politique se montrent réticents à l’égard de la guerre, tout en admirant la politique intérieure de Trump sans pour autant approuver ses interventions à l’étranger.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cNobczdc8h"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/trump-sembourbe-et-son-camp-se-lezarde/">Trump s’embourbe et son camp se lézarde</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump s’embourbe et son camp se lézarde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/trump-sembourbe-et-son-camp-se-lezarde/embed/#?secret=0PmopZxrpN#?secret=cNobczdc8h" data-secret="cNobczdc8h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Pedro Sánchez, l’homme qui navigue à contre-courant !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/pedro-sanchez-lhomme-qui-navigue-a-contre-courant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 09:03:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants irréguliers]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Sánchez]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement espagnol présidé par le socialiste Perdro Sánchez a décidé de régulariser 500 000 migrants irréguliers.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/pedro-sanchez-lhomme-qui-navigue-a-contre-courant/">Pedro Sánchez, l’homme qui navigue à contre-courant !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que partout dans les pays occidentaux aussi bien dans l’Amérique de Donald Trump qu’en Europe, la grande mode est à la rhétorique et à la surenchère anti-migratoires, à la banalisation du discours xénophobe et à la chasse aux migrants, le gouvernement espagnol présidé par le socialiste Pedro Sánchez a décidé de régulariser 500 000 migrants irréguliers.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18332953"></span>



<p>À l’heure où ICE, la police anti-immigration américaine, ne recule devant aucun procédé brutal et qu’elle est citée en exemple en Europe comme l’a fait Arno Klarsfeld, magistrat au Conseil d’État (plus haute juridiction administrative française), qui a appelé à organiser des rafles contre les migrants irréguliers, le chemin choisi par l’Espagne incarne une exception qui irrite bien au-delà de la péninsule ibérique.&nbsp;</p>



<p>Dans les colonnes du journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a8%d8%aa%d8%b3%d9%88%d9%8a%d8%a9-%d8%a3%d9%88%d8%b6%d8%a7%d8%b9-%d8%a7%d9%84%d9%85%d9%87%d8%a7%d8%ac%d8%b1%d9%8a%d9%86-%d8%b3%d8%a7%d9%86%d8%b4%d9%8a%d8%b2-%d9%8a%d8%aa%d8%ad%d8%af%d9%89-%d9%86/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al Arabi</a>, Hussein Majdoubi est revenu sur cette exception espagnole. Il explique que la décision du gouvernement espagnol dirigé par Sánchez, qui a annoncé un programme de régularisation des immigrés sans papiers, est une décision qui a suscité la colère des partis d’extrême droite et de plusieurs gouvernements européens car elle est perçue à la fois comme une remise en cause du discours populiste et de la théorie du Grand Remplacement mais aussi elle contredit la recommandation du document de la Stratégie de sécurité nationale américaine de l’administration Trump préconisant de limiter l’immigration en provenance des pays du Sud. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Régularisation massive des migrants</h2>



<p>Le Premier ministre espagnol a annoncé ce processus de régularisation la semaine dernière. Il s’agit du sixième programme de ce type mis en œuvre par l’Espagne ces quarante dernières années. Cette régularisation massive est née d’une proposition soutenue par les citoyens, signée par quelque 700 000 personnes et appuyée par des centaines d’organisations de la société civile et par l’Église catholique.</p>



<p>Le premier programme de ce type remonte à 1986, année de l’adhésion du pays à l’Union européenne, sous le gouvernement du socialiste Felipe González. D’autres programmes ont eu lieu en 1991 et 1996, également sous son mandat. Deux programmes de régularisation ont été organisés en 2000 par le Premier ministre de droite José María Aznar, et le plus important, concernant un demi-million d’immigrés, a été lancé en 2005 par le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero. Le programme actuel, qui doit débuter en avril prochain sous la présidence de Sánchez est considéré comme un vaste programme puisqu’il concernera environ un demi-million de migrants et offrira d’importantes facilités administratives.</p>



<p>Mariano Rajoy, le dirigeant de droite conservateur du Parti populaire (PP), était le seul Premier ministre à ne pas avoir lancé de programme de régularisation à grande échelle pour les migrants depuis le début de la transition démocratique espagnole au milieu des années 1970.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une grave pénurie de main-d’œuvre</h2>



<p>La décision du gouvernement espagnol fait suite à une grave pénurie de main-d’œuvre dans divers secteurs, notamment la construction, la maintenance électrique, la mécanique, le tourisme et le transport routier. Cette situation coïncide avec le taux de croissance économique le plus élevé que connaît l’Espagne parmi les pays occidentaux, engendrant une forte demande de travailleurs.</p>



<p>L’opposition de droite, en particulier le parti d’extrême droite Vox, tente de contester cette décision devant la Cour suprême. Néanmoins, la procédure de régularisation des migrants débutera en avril. Parmi les principaux bénéficiaires figurent les membres de la communauté marocaine entrés irrégulièrement en Espagne ces dernières années.</p>



<p>La décision espagnole représente un défi pour tous les pays européens. Alors que l’extrême droite et les partis conservateurs instrumentalisent l’immigration à des fins électoralistes et que la lutte contre l’immigration constitue un pilier de la stratégie des mouvements extrémistes pour renforcer leur influence, la décision de l’Espagne de régulariser les immigrés irréguliers va à contre-courant de la tendance européenne dominante.</p>



<p>Parallèlement, cette décision s’oppose frontalement à la politique de Washington, qui a publié le Document de sécurité nationale des États-Unis recommandant, sur un ton quasi inflexible, aux Européens de stopper l’immigration en provenance des pays islamiques et du Sud en général, afin de préserver le visage du continent européen au cours des vingt prochaines années.</p>



<p>Washington menace de prendre des mesures contre les pays européens qui ne luttent pas contre l’immigration en provenance du Sud. La décision de régulariser le statut des migrants suscite la controverse, notamment suite aux propos du milliardaire et désormais homme politique et d’influence américain Elon Musk qui soutient publiquement l’extrême droite européenne. Ce dernier a critiqué le Premier ministre espagnol sur la plateforme X, ce à quoi le dirigeant socialiste a répondu par un sarcasme mordant mais profondément humain : <em>«Mars peut attendre mais pas l’humanité !»</em>, cela signifie que l’envoi d’humains sur Mars peut attendre mais que ceux qui vivent sur Terre doivent être traités avec humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contre la théorie du&nbsp;<em>«Grand Remplacement»</em></h2>



<p>Cette décision de régulariser le statut des migrants irréguliers porte un coup dur à la théorie du&nbsp;<em>«Grand Remplacement»</em>, formulée par le Français Renaud Camus en 2011 et depuis reprise par le polémiste et homme politique français islamophobe Éric Zemmour. Cette théorie prétend qu’il existe un complot d’une élite transnationale, principalement occidentale, cherchant à remodeler l’Europe et l’Occident en encourageant l’immigration musulmane afin de transformer les sociétés européennes et américaines.</p>



<p>Cette théorie est partagée par Elon Musk, le président américain Donald Trump et la plupart des partis politiques extrémistes en Europe. Cette théorie est considérée comme très dangereuse car certains auteurs d’attentats terroristes contre des migrants, par exemple à Christchurch (Nouvelle-Zélande), à ​​Buffalo (États-Unis) et à El Paso (Texas, États-Unis), l’ont citée comme justification idéologique de leurs attaques.</p>



<p>Le leader du parti Vox, Santiago Abascal, s’est indigné de cette annonce de régularisation massive en recourant à cette théorie. Il a déclaré : <em>«Le tyran Sanchez déteste le peuple espagnol. Il veut le remplacer»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, ajoutant que Sanchez voulait <em>«accélérer l’invasion migratoire»</em>. Abascal avait plutôt appelé à la <em>«remigration»</em>, un autre slogan d’extrême droite qui prône l’expulsion massive des personnes nées à l’étranger, y compris parfois des citoyens naturalisés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="l8nKgdlLkF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pour-le-premier-ministre-espagnol-limmigration-est-synonyme-de-richesse/">Pour le Premier ministre espagnol, l’immigration est «synonyme de richesse»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour le Premier ministre espagnol, l’immigration est «synonyme de richesse» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pour-le-premier-ministre-espagnol-limmigration-est-synonyme-de-richesse/embed/#?secret=dA6Kk8xGFB#?secret=l8nKgdlLkF" data-secret="l8nKgdlLkF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/pedro-sanchez-lhomme-qui-navigue-a-contre-courant/">Pedro Sánchez, l’homme qui navigue à contre-courant !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>L’extrême droite s’infiltre dans la culture quotidienne en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/lextreme-droite-sinfiltre-dans-la-culture-quotidienne-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 09:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[culture quotidienne]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Greta Jasser]]></category>
		<category><![CDATA[Katherine Kondor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les messages outranciers de l’extrême droite européenne sont désormais incorporés dans la musique et les vidéos YouTube. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/lextreme-droite-sinfiltre-dans-la-culture-quotidienne-en-europe/">L’extrême droite s’infiltre dans la culture quotidienne en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les messages outranciers de l’extrême droite européenne sont désormais incorporés dans la musique et les vidéos YouTube. Une experte dit : «On peut être radicalisé depuis son canapé». </em></strong><em>(Ph. Le parti d&rsquo;extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a récemment relancé son organisation de jeunesse&nbsp;: les référents nazis ne sont pas loin). <strong>&nbsp;&nbsp;</strong></em></p>



<p><strong>Ashifa Kassam</strong> *</p>



<span id="more-18177472"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ashifa-Kassam.jpg" alt="" class="wp-image-18177491" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ashifa-Kassam.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ashifa-Kassam-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ashifa-Kassam-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Les deux hommes coupent des poivrons, tranchent des aubergines et rigolent face à la caméra tandis qu’ils explorent l’art de la cuisine végane. Tous deux portent des cagoules et des t-shirts arborant des symboles nazis.</p>



<p>Les vidéos allemandes — intitulées&nbsp;<em>Balaclava Kitchen</em>&nbsp;— ont débuté en 2014 et ont été diffusées pendant des mois avant que YouTube ne supprime la chaîne pour violation de ses règles.</p>



<p>Mais elles ont offert un aperçu de la manière dont les groupes d’extrême droite se sont emparés de la production culturelle — des marques de vêtements à la musique du top 40 — pour normaliser leurs idées, un processus qui, selon les chercheurs, a atteint de nouveaux sommets à l’ère des réseaux sociaux.</p>



<p><em>«C’est effrayant, honnêtement»</em>, déclare Katherine Kondor, chercheuse au Centre norvégien d’études sur l’Holocauste et les minorités. <em>«On peut être radicalisé en restant assis sur son canapé»</em>, dit-elle.</p>



<p>En collaboration avec le Centre de recherche sur l’extrémisme (C-Rex), Kondor dirige un projet dans six pays examinant comment l’extrême droite utilise l’esthétique, des influenceurs fitness aux mèmes * et autocollants, pour diffuser ses vues à travers l’Europe.</p>



<p>De la Suède à l’Espagne, les chercheurs ont constaté que les messages extrémistes étaient tissés dans les aspects culturels de la vie quotidienne, en ligne et hors ligne.</p>



<p><em>«En Hongrie, nous avons des exemples de groupes d’extrême droite devenant grand public parce qu’ils sont dans le top 40. Je veux dire, quoi de plus normal que d’être dans le top 40 ?»</em>, dit Kondor.</p>



<p><em>«J’ai un beau-fils qui m’envoie parfois des vidéos, puis je plonge dedans pour voir qui les a créées et il s’avère que c’est un influenceur d’extrême droite»</em>, ajoute-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’antiféminisme à la nostalgie d’un passé fantasmé</h2>



<p>Les soi-disant <em>«tradwives»</em> (épouses traditionnelles), faisant référence aux créatrices de contenu qui promeuvent les rôles de genre traditionnels sur les réseaux sociaux, en sont un autre exemple.</p>



<p>Alors que le nombre de femmes adhérant à ce concept en ligne explose, les racines d’extrême droite de ce contenu sont de plus en plus obscurcies. Néanmoins, les idées qu’elles promeuvent souvent — de l’antiféminisme à la nostalgie d’un passé fantasmé — continuent de servir les objectifs de l’extrême droite.</p>



<p>Ces éléments culturels servent de portes d’entrée, aidant parfois à attirer les gens vers l’extrémisme, explique Kondor. <em>«Je pense qu’il y a une idée erronée selon laquelle les gens rejoignent l’extrême droite parce qu’ils croient en cette idéologie et veulent rencontrer des gens partageant les mêmes idées</em>. <em>Mais ce n’est pas comme ça que ça marche»</em>, dit-elle.</p>



<p>Bien que certains soient motivés par des préjugés contre certains groupes ou des croyances spécifiques, ou d’autres qui suivent des amis déjà impliqués, beaucoup sont attirés par les sous-cultures qui entourent ces mouvements, ajoute-t-elle.</p>



<p><em>«Ils commencent par écouter un groupe qu’ils aiment vraiment et se mettent à aller à ses concerts. Puis ils commencent à y rencontrer des gens et ça peut dégénérer de cette façon»</em>, explique Kondor. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Quand les gens trouvent des choses qui correspondent à leur esthétique ou leur ambiance, ou qu’ils trouvent une musique qu’ils aiment vraiment, cela peut vraiment influencer une personne»</em>.</p>



<p>Le lien entre les idées extrêmes et les outils culturels qu’ils choisissent d’utiliser n’est pas toujours direct, ajoute la chercheuse, citant l’exemple d’un groupe d’extrémistes de droite aux Pays-Bas qui a un penchant pour l’organisation de dégustations de vin. <em>«Ils ont aussi lancé leur propre service de livraison de nourriture»</em>, dit-elle. Et d’ajouter&nbsp;: &nbsp;<em>«C’est fou de penser qu’on peut commander à manger à l’extrême droite sans le savoir»</em>.</p>



<p>Les extrémistes utilisent depuis longtemps la culture pour favoriser un sentiment d’appartenance parmi leurs membres et attirer l’attention du grand public, déclare Greta Jasser, chercheuse associée à l’Institut allemand pour la démocratie et la société civile, qui fait également partie du projet dans six pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réseaux sociaux accélèrent le mouvement</h2>



<p>Cependant, auparavant, leur force pour ce faire dépendait du vivier de talents de leurs membres, car il fallait des musiciens, des artistes et des caméramans pour créer du contenu. Avec l’avènement de l’IA générative, ce n’est plus le cas.</p>



<p><em>«Maintenant, il existe une technologie que nous pouvons utiliser pour générer une image ou une vidéo instantanément, ou de la musique en quelques minutes</em>. <em>Donc le mode d’emploi est ancien, mais la vitesse est beaucoup plus rapide»</em>, dit Jasser.</p>



<p>L’économie des réseaux sociaux a également transformé le processus, soulevant des questions quant à qui crée du contenu d’extrême droite et quelles sont ses motivations.</p>



<p><em>«Cela pourrait être posté par un bot. Cela pourrait être n’importe qui et n’importe quoi cherchant à générer des revenus en produisant autant de vidéos et d’images d’IA que possible»</em>, dit Jasser. Qui ajoute&nbsp;: <em>«Ce qui, chose intéressante, remet en question à quel point ces comptes sont idéologiquement motivés, ou si c’est simplement un moyen de générer des revenus»</em>.</p>



<p>Alors que la recherche se poursuit, Kondor et son équipe réfléchissent à la meilleure façon d’informer le public de leurs découvertes, envisageant des stratégies telles que du contenu en ligne ou des outils qui pourraient aider les gens à mieux reconnaître l’extrême droite et la myriade d’éléments culturels qu’elle produit.</p>



<p><em>«Je pense que les gens sont souvent choqués</em>. <em>Actuellement, c’est dangereux parce que nous assistons à une montée régulière de l’extrême droite dans tous les aspects de la société. Il est plus important que jamais de trouver comment atténuer ce phénomène»,</em> déclare Kondor.</p>



<p><em>* Journaliste spécialiste en affaires communautaires européennes.</em></p>



<p><strong><em>Source&nbsp;</em></strong>: <a href="https://link.sbstck.com/redirect/9fcfe7a9-6866-4422-8676-27cb54593c2d?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Guardian</em></strong></a> (<strong><em>Traduit par&nbsp;</em></strong><a href="https://link.sbstck.com/redirect/5f10f590-0f00-45f6-a6ec-322e2bca129d?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Tlaxcala</em></strong></a>).</p>



<p><em>*&nbsp;Elément&nbsp;culturel&nbsp;reconnaissable, reproduit et transmis par l’imitation&nbsp;du comportement d’un&nbsp;individu&nbsp;par d’autres individus.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/lextreme-droite-sinfiltre-dans-la-culture-quotidienne-en-europe/">L’extrême droite s’infiltre dans la culture quotidienne en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Comment reconstruire une alternative écosociale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:22:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui, dans nos sociétés, aura le courage d’articuler justice sociale et survie écologique pour proposer un avenir commun ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans presque tous les pays démocratiques, un même paysage politique s’installe : la droite avance, se durcit, se divise en courants toujours plus identitaires ou nationalistes. L’extrême droite, longtemps confinée aux marges, devient un acteur central ; elle gouverne déjà dans plusieurs pays européens, influence les agendas politiques ailleurs, bouscule les débats nationaux partout. En parallèle, la gauche de gouvernement semble épuisée, fracturée, parfois incapable d’articuler un projet social crédible. Quant aux partis écologistes, malgré leur dynamisme, ils ne parviennent pas à incarner une alternative majoritaire. Faut-il en conclure que la gauche est entrée dans une longue phase crépusculaire ? Ou qu’une autre voie est possible, à condition de repenser ce que pourrait être, au XXIᵉ siècle, une alternative écosociale ?</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-17967897"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce débat, loin d’être théorique, interroge le cœur même des démocraties contemporaines. Car lorsque l’horizon politique se réduit à la confrontation entre une droite radicalisée et une gauche désorientée, l’ensemble du champ démocratique se trouve fragilisé. Cet article propose un éclairage journalistique sur les raisons de cette recomposition et esquisse les contours d’une refondation possible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la droite radicale progresse ?</h2>



<p>La première explication est socio-économique. Depuis plus de vingt ans, les rapports de l’OCDE et de nombreux politistes francophones décrivent l’enracinement d’une insécurité sociale durable. Le sociologue français Didier Eribon, dans ‘‘<em>Retour à Reims’’</em> (2009), éclairait déjà ce basculement : une partie du monde ouvrier, jadis bastion électoral de la gauche, s’est sentie délaissée, ignorée, voire méprisée par les partis progressistes traditionnels. Ce sentiment n’est pas qu’une réalité française : on le retrouve en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Suède, ou encore au Canada.</p>



<p>Dans des ouvrages comme <em>La France périphérique</em> (2014), Christophe Guilluy développe une thèse similaire : la mondialisation, les métropoles attractives et les transitions économiques ont laissé derrière elles des territoires <em>«désindustrialisés»</em>, où la fermeture des gares, des écoles, des maternités, des postes et des usines alimente une colère sourde. Que ce diagnostic soit parfois contesté importe moins que sa résonance : la droite radicale y trouve un espace où capter frustrations, rancœurs et sentiment d’abandon.</p>



<p>Le mécanisme est connu : lorsque les services publics reculent, lorsque les protections sociales se réduisent, lorsque les salaires stagnent mais que les prix augmentent, les discours simplificateurs trouvent un écho puissant. L’extrême droite identifie des coupables — migrants, élites, étrangers, institutions supranationales — et propose des réponses rapides, émotionnelles, symboliquement fortes.</p>



<p>À cette insécurité matérielle s’ajoute un malaise politique. Le politologue belge Jean-Yves Camus, spécialiste des droites extrêmes, souligne dans plusieurs conférences récentes que les partis d’extrême droite prospèrent particulièrement dans les pays où la confiance envers les institutions est faible. Or les enquêtes du Cevipof en France, de l’UCLouvain en Belgique ou de Sciences Po Grenoble montrent une chute spectaculaire de cette confiance depuis les années 2000.</p>



<p>Les parlementaires sont perçus comme distants ; les partis traditionnels, comme des appareils ; les gouvernements, comme des gestionnaires sans vision. D’où un désir de rupture.</p>



<p>L’extrême droite arrive alors comme une force <em>«anti-système»</em>, même lorsqu’elle participe depuis longtemps au système politique. Elle canalise une demande de rupture plutôt qu’une adhésion doctrinale.</p>



<p>La droite radicale avance aussi sur le terrain culturel. Sur les questions identitaires, religieuses, mémorielles, elle impose son récit : celui d’une nation menacée, d’une culture en péril, d’une cohésion qui se dissoudrait sous les effets de l’immigration ou du multiculturalisme.</p>



<p>Des essayistes comme Alain Finkielkraut, dans un autre registre que l’extrême droite, ont contribué à installer dans le débat public l’idée d’une <em>«crise identitaire»</em>. Ces discours, combinés à une amplification médiatique parfois sensationnaliste des faits divers, nourrissent l&rsquo;idée que l’insécurité serait omniprésente — même lorsque les chiffres officiels montrent une réalité plus nuancée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la gauche s’essouffle ?</h2>



<p>Une large littérature sociologique francophone, de Louis Chauvel à Bruno Amable, documente la fragmentation de la gauche. Elle ne parvient plus à rassembler salariés, fonctionnaires, enseignants, classes populaires, jeunes diplômés, ouvriers et employés — chacun de ces groupes ayant désormais des intérêts divergents, voire opposés.</p>



<p>Le politologue français Thomas Piketty propose une lecture particulièrement éclairante : l’émergence de la <em>«gauche brahmane»</em>, une gauche des diplômés, plus progressiste sur les questions culturelles que sur les questions économiques (Piketty, ‘‘<em>Capital et idéologie’’</em>, 2019). Ce déplacement sociologique a profondément modifié le discours de la gauche, parfois perçu comme trop moral, trop urbain, trop éloigné des réalités quotidiennes des classes populaires.</p>



<p>La philosophe Nancy Fraser, bien qu’américaine mais largement traduite en français, a exercé une grande influence dans les milieux intellectuels francophones. Elle parle de <em>«néolibéralisme progressiste»</em> pour désigner ces coalitions politiques qui mêlaient : 1- modernisation économique, dérégulation, réformes du marché du travail; 2- défense des minorités et des droits individuels.</p>



<p>Ce mélange a donné l’impression que la gauche avait délaissé les enjeux économiques pour se réfugier dans le symbolique. Les électeurs populaires, sentant leur vie se précariser, ont cessé de croire à la gauche comme force protectrice.</p>



<p>Enfin, la gauche souffre d’un déficit narratif. Elle ne propose plus un horizon collectif clair. Là où la droite radicale raconte une histoire simple (la nation menacée à défendre), la gauche peine à formuler un récit qui parle au cœur autant qu’à la raison.</p>



<p>Les mobilisations sociales existent — retraites, climat, santé — mais elles ne s’articulent pas toujours en projet global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’écologie peut-elle remplacer la gauche ?</h2>



<p>Les partis écologistes ont progressé dans les urnes, surtout dans les métropoles. Ils ont imposé la question climatique au centre du débat public. Mais ils souffrent de deux limites : 1- un ancrage sociologique restreint : beaucoup de leurs électeurs sont urbains, diplômés, issus des classes moyennes supérieures&nbsp;; 2- une perception sociale défavorable dans certains territoires : l’écologie est perçue comme une contrainte, une <em>«punition»</em>, notamment lorsque les mesures touchent au carburant, au chauffage ou au coût du logement.</p>



<p>Les analyses de Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l’Ifop, confirment ce clivage : l’écologie gagne dans les centres urbains aisés mais peine en périphérie.</p>



<p>La sociologue Sophie Dubuisson-Quellier, dans ‘‘<em>La consommation engagée’’</em> (2020), met en garde contre une écologie réduite à des gestes individuels (tri, bio, vélo). Ce discours, moral, culpabilisant, oublie la dimension collective et structurelle des crises écologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sans une perspective sociale, l’écologie reste minoritaire.</h2>



<p>Une partie des politiques dites <em>«vertes»</em> se limite à verdir l’existant : voitures électriques hors de prix, compensation carbone, finance verte. Le tout reposant sur des marchés sans régulation.</p>



<p>Les économistes Gaël Giraud (ancien chef économiste de l’AFD) et Alain Grandjean dénoncent cette impasse : le capitalisme vert ne suffit pas à contenir la catastrophe écologique et produit souvent de nouvelles inégalités.</p>



<p>L’écologie seule ne peut donc pas remplacer la gauche. Mais sans l’écologie, la gauche n’a plus d’avenir. D’où la nécessité d’une synthèse : l’écosocialisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’urgence d’une alternative écosociale</h2>



<p>Le point de départ d’une refondation est simple : on ne convaincra pas les classes populaires de la nécessité d’une transition écologique si celle-ci augmente leurs factures, leur fatigue ou leur isolement. Comme l’écrit le politologue Paul Magnette dans ‘‘<em>Écosocialisme’’</em> (2020), <em>«il n’y aura pas de transition écologique si elle n’est pas socialement juste»</em>.</p>



<p>Une alternative crédible devrait proposer : <strong>un État social renforcé</strong>, garantissant santé, éducation, mobilité, logement ; <strong>des investissements massifs publics</strong> dans les transports propres, la rénovation thermique, l’énergie ; <strong>une fiscalité progressiste</strong>, où les plus pollueurs payent davantage ; <strong>une transformation du modèle agricole</strong>, vers des cultures moins dépendantes des pesticides et de l’eau.</p>



<p>L’écosocialisme n’est pas une utopie : c’est une politique réaliste si l’on prend au sérieux le réchauffement climatique, la biodiversité et les fractures sociales.</p>



<p>L’extrême droite prospère sur l’impuissance ressentie. Une alternative doit donc redonner la maîtrise : budgets participatifs ; assemblées citoyennes ; coopératives énergétiques locales ; démocratie au travail.</p>



<p>C’est la leçon du philosophe Pierre Rosanvallon, pour qui la démocratie ne survit que si elle implique réellement les citoyens.</p>



<p>La gauche ne renaîtra pas sans renouer avec le monde du travail : ouvriers, infirmières, enseignants, agriculteurs, employés de la logistique, aides-soignants…</p>



<p>Ces métiers essentiels doivent être placés au cœur du projet politique, non dans les notes de bas de page des programmes.</p>



<p>L’écologie ne doit pas dire : <em>«il faut consommer moins»</em> mais <em>«il faut produire autrement, financer mieux, protéger plus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau récit pour un nouveau siècle</h2>



<p>L’écosocialisme a un avantage stratégique : il propose un récit mobilisateur. Ce récit pourrait tenir en trois phrases : 1- <strong>protéger les gens</strong> : salaires dignes, droits sociaux solides, accès universel aux services publics&nbsp;; <strong>2- protéger la vie</strong> : air respirable, eau saine, climat vivable, villes verdies&nbsp;; 3- <strong>protéger la démocratie</strong> : participation citoyenne réelle, égalité des droits, lutte contre les oligarchies économiques.</p>



<p>Comme le rappelait Cornelius Castoriadis, une société existe tant qu’elle peut <em>«s’instituer elle-même»</em>. La gauche a perdu cette capacité. L’écosocialisme peut la lui rendre.</p>



<p>La montée de la droite radicale n’est pas un accident historique. Elle est le produit d’un double abandon : social et politique. En laissant se déliter les protections sociales, les services publics et la confiance démocratique, nos sociétés ont créé le terreau idéal pour les forces de colère.</p>



<p>L’écologie, prise isolément, est trop étroite pour être une réponse. La gauche, sans l’écologie, est trop nostalgique pour faire face au siècle qui vient. Seule une refondation écosociale peut offrir une alternative crédible : populaire, protectrice, démocratique et consciente de la finitude du monde.</p>



<p>La question n’est donc plus :<em>«La droite monte, que faire ? » </em>Mais :<em>«Qui, dans nos sociétés, aura le courage d’articuler justice sociale et survie écologique pour proposer un avenir commun ?»</em></p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>



<p><strong>Bibliographie francophone&nbsp;:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Bruno Amable</strong>, <em>L’illusion du bloc bourgeois</em>, Paris, Raisons d’agir, 2021.</li>



<li><strong>Castoriadis, Cornelius</strong>, <em>La montée de l’insignifiance</em>, Paris, Seuil, 1996.</li>



<li><strong>Dubuisson-Quellier, Sophie</strong>, <em>La consommation engagée</em>, Paris, Seuil, 2020.</li>



<li><strong>Eribon, Didier</strong>, <em>Retour à Reims</em>, Paris, Fayard, 2009.</li>



<li><strong>Fourquet, Jérôme</strong>, <em>L’archipel français</em>, Seuil, 2019.</li>



<li><strong>Fraser, Nancy</strong>, <em>Le vieil ordre meurt et le nouveau tarde à naître</em>, Paris, Lux, 2020 (trad. fr.).</li>



<li><strong>Giraud, Gaël</strong>, <em>Transition écologique</em>, Paris, LLL, 2014.</li>



<li><strong>Guilluy, Christophe</strong>, <em>La France périphérique</em>, Paris, Flammarion, 2014.</li>



<li><strong>Magnette, Paul</strong>, <em>Écosocialisme</em>, Paris, La Découverte, 2020.</li>



<li><strong>Piketty, Thomas</strong>, <em>Capital et idéologie</em>, Paris, Seuil, 2019.</li>



<li><strong>Rosanvallon, Pierre</strong>, <em>Le siècle du populisme</em>, Paris, Seuil, 2020.</li>



<li><strong>Żuk, Piotr</strong>, « Écologie pour les riches ? », <em>Revue Capitalisme, Nature, Socialisme</em> (trad. fr.), 2024.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vPjLS5w46U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/">La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle lutte des classes entre élites et populistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/la-nouvelle-lutte-des-classes-entre-elites-et-populistes/embed/#?secret=wgCraqWXKD#?secret=vPjLS5w46U" data-secret="vPjLS5w46U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;affaire Luca Zidane au regard des anxiétés européennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 10:53:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
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		<category><![CDATA[Luca Zidane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La polémique autour de Luca Zidane après la publication de sa photo à La Mecque dépasse de loin la figure du footballeur. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/19/laffaire-luca-zidane-au-regard-des-anxietes-europeennes/">L&rsquo;affaire Luca Zidane au regard des anxiétés européennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>La polémique qui a éclaté autour de Luca Zidane après la publication de sa photo en tenue d’ihram à La Mecque dépasse de loin la figure du footballeur. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un jeune homme accomplissant la ômra ou petit pèlerinage. C’est surtout l’histoire d’une Europe troublée, où les questions de religion, d’origine et d’identité agissent comme des révélateurs des tensions profondes qui traversent ses sociétés.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17945464"></span>



<p>À première vue, le geste de Luca Zidane est très simple : une démarche spirituelle personnelle, dans la continuité d’un héritage familial où l’islam a toujours été vécu sans excès de visibilité ni prosélytisme. Mais dans le climat européen actuel, la spiritualité musulmane, dès qu’elle devient visible, se politise instantanément. Il suffit d’un cliché posté sur les réseaux pour que s’enflamment les discours anxieux, les récupérations idéologiques et les commentaires venimeux.</p>



<p>En France, la réaction de l’extrême droite était prévisible. Des militants identitaires y ont vu une <em>«rupture avec l’Occident»</em>, une <em>«dé-assimilation»</em>, ou encore un choix <em>«incompatible avec les valeurs européennes»</em>.</p>



<p>Ce qui frappe, ce n’est pas tant la violence de ces propos que leur mécanique répétitive : dès qu’une figure publique ayant un lien avec l’islam accomplit un geste religieux, elle devient le symbole d’un affront imaginaire à l’identité nationale. Luca Zidane n’a rien revendiqué, mais on lui prête une intention politique qu’il n’a jamais exprimée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crispations autour de la mémoire</h2>



<p>Cette polémique s’inscrit dans un contexte plus large : celui d’une Europe où l’expression musulmane est souvent lue à travers un prisme de suspicion. L’histoire coloniale, les débats sur l’intégration, les crispations autour de la laïcité ou de la mémoire font du rapport à l’islam un champ de bataille identitaire. Dans ce champ miné, les enfants de l’immigration — surtout lorsqu’ils sont visibles, célèbres, ou porteurs de réussites — deviennent des sujets de projections contradictoires.</p>



<p>En Espagne, le discours a pris un détour presque historique. Certaines réactions ont évoqué les <em>«Morisques»</em>, rappelant cette vieille blessure de la péninsule ibérique, marquée par l’expulsion des musulmans au XVIᵉ siècle. Ce glissement lexical n’est pas un simple hasard : il révèle que la présence de l’islam est encore lue, dans certains milieux, comme un élément étranger, presque inconciliable, avec une certaine vision réductrice de l’identité espagnole.</p>



<p>Au-delà de la religion, c’est le parcours sportif de Luca Zidane qui nourrit les interprétations hostiles. Son choix d’opter pour la nationalité sportive algérienne dérange plus qu’il ne devrait. Non parce qu’il est inédit — des centaines de joueurs ont fait ce choix — mais parce que le footballeur représente une symbolique particulière : celle d’un nom qui appartient à la mémoire sportive française, mais dont la racine algérienne est incontestable. Le football, qui est souvent un terrain de fiertés nationales, devient ici un terrain de revendications identitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Double polémique et cohérence intime </h2>



<p>Cette double polémique — religieuse et sportive — montre à quel point certains milieux européens supportent mal les identités multiples. Dans leur imaginaire, un citoyen européen d’origine maghrébine ne peut naviguer librement entre plusieurs héritages. Il doit choisir, se <em>«ranger»</em>, se définir selon leurs catégories étroites. Luca Zidane, par un geste spirituel et un choix sportif, refuse sans discours le cadre qu’on voudrait lui imposer. C’est précisément ce refus, silencieux mais ferme, qui dérange.</p>



<p>La réaction algérienne, elle, raconte autre chose. Les messages de soutien, la fierté exprimée par les supporters, l’accueil chaleureux de son engagement avec les <em>«Verts»</em>, tout cela montre une lecture plus simple, plus naturelle de son geste. Beaucoup y voient un jeune homme fidèle à son histoire, respectueux de ses racines et assumant ses choix sans ambiguïté. Là où certains projettent des craintes, d’autres voient une cohérence intime.</p>



<p>L’affaire Luca Zidane révèle finalement le fossé entre deux Europe : l’une figée, inquiète, obsédée par la pureté identitaire ; l’autre ouverte, consciente que les trajectoires d’aujourd’hui sont multiples, fluides, enrichies par la pluralité. La première cherche à enfermer, la seconde accepte de voir évoluer.</p>



<p>Luca Zidane, sans discours, incarne cette Europe qui change. Une Europe où l’héritage ne se nie pas, où la foi ne se cache pas, et où l’identité n’est plus une case figée, mais une trajectoire vivante.</p>
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		<title>France &#124; Éric Zemmour relance le jihad contre l’immigration</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/28/france-eric-zemmour-relance-le-jihad-contre-limmigration/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 06:50:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Reconquête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éric Zemmour a saisi l’occasion du cambriolage du musée du Louvre pour relancer ses attaques contre les immigrés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/28/france-eric-zemmour-relance-le-jihad-contre-limmigration/">France | Éric Zemmour relance le jihad contre l’immigration</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le leader d’extrême droite française Éric Zemmour a saisi l’occasion du cambriolage spectaculaire du musée du Louvre pour relancer ses attaques contre les immigrés, et plus particulièrement contre la communauté algérienne en France. Une stratégie politique bien connue : transformer un fait divers en argument identitaire.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17758159"></span>



<p>Le 20 octobre, quatre individus ont pénétré dans le musée parisien et dérobé huit bijoux de la couronne française, d’une valeur estimée à 88 millions d’euros. Selon les autorités, deux suspects ont été arrêtés : un jeune homme d’origine algérienne intercepté à l’aéroport Charles-de-Gaulle avant un vol pour Alger, et un autre de nationalité malienne arrêté près de la capitale.</p>



<p>Zemmour, qui dirige le parti Reconquête, n’a pas attendu les résultats de l’enquête pour instrumentaliser l’affaire. Sur France 3, il a déclaré: <em>«L’immigration vole les joyaux de la couronne française.»</em> Et sur la plateforme X (ex-Twitter), il a ajouté : <em>«Voilà que l’Algérie entre en scène dans le cambriolage du Louvre. L’immigration vole nos trésors, notre civilisation. C’est le djihad quotidien.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Vol de civilisation</h2>



<p>Ces propos ont suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. De nombreux observateurs y voient une nouvelle tentative du polémiste de détourner le débat public et de nourrir la peur de l’étranger. Plusieurs commentateurs ont rappelé que Zemmour, déjà condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale, recycle depuis des années le même discours : celui d’une France assiégée par ses anciens colonisés.</p>



<p><em>«C’est un réflexe pavlovien : dès qu’un suspect a un nom maghrébin, Zemmour y voit la preuve du déclin national»</em>, analyse un politologue parisien. <em>«C’est une stratégie d’agitation plus qu’un projet politique»</em>, ajoute-t-il. </p>



<p>Les réactions ironiques n’ont pas manqué. Des internautes ont souligné que le Louvre conserve lui-même des milliers d’œuvres d’art pillées dans les colonies. <em>«Parler de vol de civilisation quand les vitrines du Louvre exposent le butin de l’expansion coloniale relève de l’amnésie historique»</em>, a commenté un journaliste culturel.</p>



<p>Zemmour poursuit ainsi une ligne discursive où la haine devient le principal carburant électoral. Mais son audience s’effrite : selon les derniers sondages, Reconquête ne dépasserait plus les 5 % d’intentions de vote, loin derrière le Rassemblement national de Marine Le Pen, dont le discours anti-immigration apparaît désormais plus <em>«acceptable»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des suspects permanents</h2>



<p>Dans les quartiers populaires, les propos du polémiste sont vécus comme une provocation de plus. <em>«On est Français, on paie nos impôts, on vit ici, mais on reste désignés comme des suspects permanents»</em>, confie un jeune enseignant d’origine algérienne à Lyon.</p>



<p>L’affaire du Louvre, spectaculaire sur le plan policier, se transforme donc en nouvelle scène politique. Au lieu d’un débat sur la sécurité des musées ou les trafics internationaux d’art, la France assiste à la énième récupération d’un fait divers par une droite radicale en quête de visibilité et qui fait feu de tout bois.</p>



<p>La surenchère identitaire semble, cette fois encore, avoir éclipsé la complexité du réel. Et derrière les mots de Zemmour, c’est toujours la même rengaine : celle d’un passé colonial mal digéré et d’un présent incapable de penser l’égalité&nbsp;</p>
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		<title>La migration est un supermarché et les migrants des produits!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 08:57:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[démographie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
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		<category><![CDATA[migration temporaire]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Viktor Orbán]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La migration temporaire est un moyen de servir les besoins du marché du travail des pays de destination pour une période déterminée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/la-migration-est-un-supermarche-et-les-migrants-des-produits/">La migration est un supermarché et les migrants des produits!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La migration temporaire, surnommée également dans certains médias la migration choisie, est un moyen de servir les besoins du marché du travail des pays de destination pour une période déterminée à l’issue de laquelle le migrant retourne chez lui. Son séjour dépend uniquement de son utilité dans un secteur bien déterminé.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17753715"></span>



<p>Cette migration prend de plus en plus d’ampleur surtout dans les pays dirigés par la droite et l’extrême droite. La question migratoire est un sujet permanent de surenchère électoraliste pour arriver au pouvoir mais une fois cet objectif atteint, ils se servent des migrants comme des acheteurs dans un supermarché, ils prennent ceux dont ils ont besoin pour la période qui leur convient et les autres, ils ne sont pas les bienvenus. Un modèle migratoire égoïste et cynique qui est assumé sans aucun complexe par ces gouvernements européens. Les ressources humaines des pays en développement sont intéressantes quand elles sont utiles voire vitales à certains secteurs économiques sinon elles sont un fardeau dont il faut se débarrasser.&nbsp;</p>



<p>Dans une enquête intitulée <em>«Comment rendre l’immigration acceptable à l’ère du populisme?», </em>le magazine britannique <em><a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2025/10/22/how-to-make-immigration-palatable-in-a-populist-age" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a></em> indique que les programmes d’accueil des travailleurs migrants temporaires connaissent un essor mondial remarquable, offrant des avantages considérables aux pays d’accueil et aux travailleurs eux-mêmes, qui, de toute façon, sont contents de prendre ce qu’on leur propose.</p>



<p>Ces programmes sont devenus la solution politique et économique adoptée par les pays riches pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre résultant des changements démographiques, tout en satisfaisant la tendance populiste à s’opposer à l’immigration permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des migrants à la carte </h2>



<p>L’enquête examine la propagation de ce modèle migratoire dans les pays dirigés par des gouvernements de droite comme l’Italie et la Hongrie en particulier et dans les pays occidentaux en général. Elle souligne également qu’en dépit du discours d’extrême droite, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a annoncé la délivrance de 165 000 visas de travail d’ici 2026 contre seulement 30 000 il y a cinq ans. Elle a également signé un accord avec l’Inde pour promouvoir la mobilité professionnelle.</p>



<p>Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, malgré ses déclarations selon lesquelles l’économie de son pays n’a pas besoin de migrants, a discrètement adopté des plans d’accueil temporaire de travailleurs. Le nombre de travailleurs migrants en Hongrie devrait atteindre environ 78 000 en 2024, soit une hausse de 92 % par rapport à 2019.</p>



<p><em>The Economist</em> a également noté que le nombre de travailleurs temporaires en France, en Espagne et au Japon a augmenté, atteignant 2,5 millions dans les pays de l’OCDE en 2023 contre 1,5 million en 2014. Cela reflète l’expansion mondiale de ce modèle économique qui fait la renommée des États du Golfe et de Singapour.</p>



<p>Le magazine britannique a souligné que, compte tenu des besoins de main-d’œuvre des pays riches, la montée de l’extrême droite ne les a pas empêchés de mener des politiques anti-immigration permanente, contribuant ainsi au succès de ces programmes.</p>



<p>Le magazine a cité l’exemple de l’Allemagne, qui a récemment supprimé une voie d’accès accélérée à la citoyenneté, et du Royaume-Uni, qui prévoit d’augmenter la durée de résidence requise pour l’obtention de la citoyenneté de cinq à dix ans, renforçant ainsi le recours à ces contrats temporaires qui répondent aux besoins du marché sans accorder la résidence permanente aux immigrés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Main-d’œuvre temporaire</h2>



<p>L&rsquo;enquête identifie l’agriculture, la santé, la construction, les technologies, les emplois qualifiés et les aides publiques comme des secteurs clés dépendant de la main-d’œuvre temporaire.</p>



<p>Elle souligne que ces programmes bénéficient également aux travailleurs, citant le chercheur Lant Pritchett de la London School of Economics, qui affirme que le travail temporaire aux États-Unis pourrait augmenter les salaires des travailleurs de 11 pays en développement jusqu’à 424%.</p>



<p>Selon l&rsquo;enquête, l’augmentation de la proportion de travailleurs temporaires pourrait compenser le ralentissement économique dû à la décroissance démographique dans des pays comme la Corée du Sud où une augmentation de la proportion de travailleurs étrangers temporaires de 3% à 15% –comme ce fut le cas en Australie – pourrait stimuler le PIB, selon les estimations de l’Université George Mason.</p>



<p>S’appuyant sur des données de la Banque mondiale, l’enquête indique que les avantages de la migration temporaire vont au-delà des transferts de fonds. Des études montrent que les migrants de retour sont plus susceptibles de créer leur propre entreprise, ce qui stimule l’entrepreneuriat et le développement économique dans leur pays d’origine.</p>



<p>Les pays en développement soutiennent donc avec enthousiasme cette tendance dans les pays riches. Des pays comme l’Inde et l’Ouzbékistan ont conclu des accords bilatéraux d’exportation de main-d’œuvre avec des garanties que les travailleurs seront renvoyés à l’expiration de leurs visas, tandis que le Vietnam vise à envoyer 130 000 travailleurs cette année.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Difficulté d’intégration</h2>



<p>L’enquête a fait part toutefois de deux problèmes majeurs à savoir la difficulté d’intégration des migrants dans les pays d&rsquo;accueil et la facilité avec laquelle ils sont exploités.</p>



<p><em>The Economist</em> cite l&rsquo;expérience de l’Allemagne de l’Ouest dans les années 1950, qui a accueilli environ 1,4 million de travailleurs étrangers, principalement turcs. Nombre d’entre eux sont restés longtemps sans possibilité d’obtenir la nationalité, ce qui a compliqué leur intégration sociale.</p>



<p>L’enquête indique aussi que le ministère japonais de la Santé a constaté en 2022 que 74% des entreprises employant des travailleurs migrants violaient le droit du travail, notamment en exigeant des migrants qu’ils effectuent des heures supplémentaires non rémunérées.</p>



<p>Certaines entreprises néerlandaises ont eu recours au recrutement de travailleurs via de faux bureaux dans d’autres pays européens, exploitant ainsi la liberté de circulation au sein de l’Union européenne, laissant les migrants à la merci d’intermédiaires et de fausses entreprises, ignorant les lois qui leur sont applicables.</p>



<p>Selon le magazine britannique, des études indiquent que la migration temporaire réduit la productivité des travailleurs et les avantages pour l’entreprise et le pays d’accueil. Les entreprises considèrent la formation des employés temporaires comme un gaspillage de ressources, tandis que les travailleurs ne peuvent pas quitter l&rsquo;entreprise qui les recrute et changer d&#8217;emploi, ce qui est essentiel au développement des compétences.</p>



<p>Les économistes proposent donc l’adoption de visas permettant aux travailleurs de changer librement d’entreprise. Des pays comme l’Australie, le Canada et le Japon ont commencé à faciliter la circulation des travailleurs au sein de différents secteurs.</p>



<p><em>The Economist</em> prédit que la migration temporaire des travailleurs expatriés se poursuivra malgré la montée de la droite en Occident, à un moment où les besoins en main-d’œuvre augmentent. La migration s’apparente alors davantage à une porte permettant aux travailleurs d’entrer et de sortir selon leurs besoins, plutôt qu’à une échelle menant à la résidence permanente et à la citoyenneté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="v0q1ndrfqX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/">Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/embed/#?secret=iJ8IDqHRyg#?secret=v0q1ndrfqX" data-secret="v0q1ndrfqX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le racisme en France ou la banalité du crime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 08:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Puget-sur-Argens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’un point de vue statistique, la France est le pays occidental où on a tué le plus de Maghrébins et la tendance persiste. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/le-racisme-en-france-ou-la-banalite-du-crime/">Le racisme en France ou la banalité du crime</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>D’un point de vue statistique, la France est le pays occidental où on a tué le plus de Maghrébins et la tendance persiste. Au quotidien, le racisme suprémaciste blanc et néocolonial se traduit par «la négation» de l’existence même des non-blancs, dont les Arabes, pas assez blancs, font partie. Ce sont des stratégies d’effacement social qui, poussées à l’extrême, peuvent aller jusqu’à l’élimination physique.</em></strong></p>



<p><strong>Mahmoud Gabsi *</strong></p>



<span id="more-17259236"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi.jpg" alt="" class="wp-image-10416309" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/11/Mahmoud-Gabsi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le 31 mai 2025, un coiffeur tunisien de 46 ans, a été <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/hichem-tue-dans-un-crime-raciste-en-france-un-appel-a-la-protection-de-la-communaute-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tué de cinq balles</a> dans un attentat raciste à Puget-sur-Argens, dans le Var, au sud-est de la France, et un autre homme a été blessé. Fait inédit, le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi de l’affaire et une enquête préliminaire pour <em>«assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, commis en raison de la race ou la religion»</em>, a été ouverte.&nbsp;</p>



<p>Dans plusieurs vidéos tournées avant et après son passage à l’acte, postées sur Facebook et révélées par <em>‘‘Libération’’</em> et <em>‘‘Le Monde’’</em>, l’auteur présumé, Christophe Belgembe, 53 ans, revendique effectivement son geste au nom d’une idéologie d’extrême droite, affiche une volonté de médiatisation et appelle à la violence. Il y fait également référence à des leaders d’extrême droite raciste comme Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen et Jordan Bardella, avant d’enjoindre à son auditoire : <em>«Votez bien la prochaine fois.»</em></p>



<p>Des chiffres alarmants&nbsp;: en 2024, la police et la gendarmerie françaises ont enregistré 9 400 crimes et délits <em>«à caractère raciste»</em>, soit une hausse annuelle de 11 %, nettement moins importante que celle observée en 2023 (+ 30 %). À ces crimes et délits enregistrés, s’ajoutent près de 7 000 contraventions pour les mêmes motifs, en augmentation de 6 % par rapport à 2023.</p>



<p>Toujours d’après le ministère de l’Intérieur français, moins de 3 % des personnes victimes d’atteintes <em>«à caractère raciste»</em> réalisent une démarche auprès des services de sécurité. Un peu plus de 1 million de personnes de 18 ans et plus vivant en France métropolitaine déclarent avoir été victimes d’au moins une atteinte <em>«à caractère raciste»</em> en 2022.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Violence diffuse qui s’enracine dans le passé</h2>



<p>Cette violence diffuse ne vient pas ex-nihilo. La France coloniale tuait les militants nationalistes. ‘‘<em>Ici on noie les Algériens : 17 octobre 1961’’</em> est un documentaire français réalisé par Yasmina Adi, sorti en 2011, évoque cette page sombre de l’histoire française. Suite à une manifestation pacifique d’Algériens pro FLN et sous les ordres du préfet de police Maurice Papon, les forces de l’ordre ont tiré sur les manifestants faisant, selon les chiffres avancés à l’époque, entre 80 et 200 morts.</p>



<p>Mais l’événement le plus significatif de la politique néocoloniale s’est déroulé en 1973, révélant un conflit ethnique et religieux qui ne disait pas son nom. Une tuerie de masse a eu lieu pendant l’été et l’automne lors d’une vague de meurtres et de violences racistes envers des immigrés maghrébins. Ils ont été perpétrés principalement dans la région marseillaise. Une cinquantaine d’Algériens ont été assassinés, dont 17 dans Marseille. Le journal <em>‘‘L’humanité’’</em> a parlé du racisme qui tue en série.</p>



<p>Les crimes et les agressions racistes étaient alors commis dans un contexte de tensions et sur fond de grande rancœur héritée de la guerre d’Algérie. Ils ont presque tous été classés sans suite après des enquêtes bâclées. L’Organisation de l’armée secrète (OAS), organisation terroriste clandestine française d’extrême droite, et des éléments de la police seraient les auteurs de ces massacres. La sociologue Rachida Brahim en a parlé dans son ouvrage <em>‘‘La race tue deux fois. Une histoire des crimes racistes en France’’</em> (1970-2000).</p>



<p>Il existe une loi du silence (la fameuse omerta de la mafia) autour de l’assassinat des Arabes. Le sociologue se doit de l’aborder&nbsp;: la ratonnade, la chasse à l’homme, la noyade dans les rivières, la traque nocturne en voiture, le tir à la carabine à partir du balcon et les tirs aveugles sur les terrasses de café sont les méthodes les plus utilisées.</p>



<p>De nombreux Maghrébins ont été ainsi assassinés. Le Maghreb entier en est concerné, car quelle famille maghrébine n’a pas un de ses membres en France ?&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UpYzz1nMEH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/cest-quoi-le-racisme-et-comment-le-combattre/">C’est quoi le racisme et comment le combattre ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« C’est quoi le racisme et comment le combattre ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/cest-quoi-le-racisme-et-comment-le-combattre/embed/#?secret=RIXovzbl43#?secret=UpYzz1nMEH" data-secret="UpYzz1nMEH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte de Puget-sur-Argens</h2>



<p>Le village de Puget-sur-Argens dans le Var où le Tunisien Hichem Miraoui a été assassiné compte une population de 9500 habitants. Les résultats lors des dernières élections y étaient conformes à la tendance nationale. Le vote d’extrême droite a été très fort au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Depuis 2014, dans toutes les élections, le village a voté pour l’extrême droite nationaliste, identitaire, réactionnaire et raciste, que ce soit aux scrutins départementaux, régionaux, législatifs, européens ou présidentiels.</p>



<p>L’extrême droite domine la région Paca : le département du Var et des Alpes maritimes en sont des fiefs historiques. Contrairement au sud-ouest qui a une longue tradition de vote à gauche, le sud-est a toujours été à droite. Nice et Toulon sont les fers de lance de l’extrême droite xénophobe dans la région.</p>



<p>Toulon a été l’une des premières villes qui a élu un maire issu du Front national de Jean-Marie Le Pen en 1995. A cette période, Marignane, Orange et Vitrolles ont aussi basculé. Les quatre villes sont toutes situées au sud du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Racisme d’atmosphère dans le sud-est</h2>



<p>La Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 5 081 101 habitants en 2019. 10% de la région Paca sont étrangers. Ils sont 560 000. 50 % d’entre eux sont Africains, un tiers Européens (notamment Italiens, Espagnols et Portugais). On est très loin de l’idéologie de l’invasion et du grand remplacement qui sont relayés par l’influenceur Eric Zemmour.</p>



<p>Le sud du pays est la région où les rapatriés français chrétiens du Maghreb dits <em>«pieds noirs»</em> sont nombreux. On y trouve aussi des Maghrébins juifs qui ont quitté l’Afrique du Nord avant, pendant et après les indépendances. Dans son ensemble, la population des régions méridionales compte un grand nombre d’immigrés des deux rives de la Méditerranée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="stLQaxstPm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=q2VMXjRxd6#?secret=stLQaxstPm" data-secret="stLQaxstPm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Tunisiens à Puget-sur-Argens</h2>



<p>«<em>En 1999, 7,7 % des habitants de Puget-sur-Argens étaient étrangers. Parmi cette population étrangère permanente, 2,1 % étaient originaires de Tunisie, 1,5 % d’Italie, 1,4 % d’Algérie, 0,8 % du Maroc et 0,5 % d’Espagne et du Portugal.</em>» (Insee). Ainsi, les Tunisiens représentent la première communauté étrangère du village où le crime raciste de mai eut lieu.</p>



<p>Nice et Toulon sont dans la moyenne nationale qui tourne autour de 10 %. Ces deux villes comptent une forte population tunisienne. Nice compte 10 300 tunisiens.&nbsp; A Toulon ils sont 3 486. Dans ces deux villes, les Tunisiens représentent là encore la première communauté étrangère.</p>



<p>Un million de Tunisiens vivent en France, ce qui fait qu’un Français sur 60 est Tunisien. C’est peu, mais ce n’est pas rien non plus. Sur 68 millions de Français, 10% sont musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réactions de la société civile et des autorités</h2>



<p>La sœur de Hichem Miraoui a réclamé justice pour son frère, en racontant à l’AFP qu’il parlait à sa famille au téléphone au moment où il a été criblé de cinq balles.</p>



<p>Le 8 juin, plus de 2000 personnes ont participé aux deux marches blanches organisées à Marseille, puis à Puget-sur-Argens.</p>



<p>Plusieurs associations et syndicats ont appelé à se joindre à la marche à Marseille où des députés de la France insoumise (LFI), Manuel Bompard et Sébastien Delogu, ont été présents.&nbsp;</p>



<p>Par ailleurs, la famille de la victime a été reçue par le préfet du Var.</p>



<p>Les déclarations politiques se sont succédées : Jean-Luc Mélenchon : «<em>un meurtre raciste infâme</em>». L’avocat de la famille du Tunisien, citée par <em>‘‘La Croix’’</em>, a expliqué : «<em>Nous mènerons le combat jusqu’au bout pour que toutes les responsabilités soient tirées, jusqu’au plus haut sommet de l’État, parce que ce racisme d’atmosphère, ce qui a visé Hichem, c’est un racisme, c’est une islamophobie, c’est une xénophobie</em>».&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les crimes de voisinage de l’ultra-droite</h2>



<p>Cet acte de violence politique a démontré une réalité : le racisme idéologique des voisins tue. La victime était un citoyen ordinaire qui faisait l’unanimité dans son village. Il était inconnu des services de police. Suite aux problèmes répétés de voisinage, le gérant du salon de coiffure qui l’employait envisageait de déménager.&nbsp;</p>



<p>D’après <em>‘‘Philosophie magasine’’</em>, le meurtre raciste du Tunisien révèle l’émergence d’un terrorisme de proximité qui n’est plus réservé au djihadisme. Par ailleurs, ce crime n’est pas un acte isolé. Selon <em>‘‘Le Monde’’</em>, le 1<sup>er</sup> juin s’est ouvert le procès de membres du groupe d’ultra-droite AFO (<em>«Actions des forces opérationnelles»</em>) qui préparait des attentats racistes, le meurtre du coiffeur tunisien illustre aussi le rapport en miroir qu’entretiennent le djihadisme et le populisme d’extrême droite.</p>



<p>«<em>Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a déjoué depuis 2017 des projets d’attentats. Il s’agit en revanche du premier assassinat – en lien avec cette idéologie à être traité comme un attentat terroriste par la justice</em>(&#8230;) Le PNAT relève qu’il avait diffusé avant sa virée meurtrière une vidéo sur Facebook dans laquelle il lançait : «<em>Français (…) réveillez-vous, allez les chercher là où ils sont», et annonçait son intention de dire «stop aux islamiques» et de faire «un petit carton déjà rien qu’en sortant de chez lui</em>».</p>



<p>Le jour de l’attaque, l’assassin a ouvert le feu à plusieurs reprises depuis son pick-up, tuant Hichem Miraoui. Puis il s’est dirigé vers le domicile d’Akif B., avant d’y tirer de nouveau. Grièvement blessé à la main, Akif B s’est enfui, poursuivi par le suspect.</p>



<p>La nouveauté réside dans le fait que le meurtrier connaissait son voisin qui ne lui a pas fait de mal. Il a froidement préparé son acte et il l’a reconnu lors de son arrestation par les agents de l’ordre.</p>



<p>Hichem est une victime de l’histoire, de la géographie et des idéologies de la haine banalisée. En émigrant, il pensait améliorer sa condition sociale, mais il a subi le pire des sorts. Il a été foudroyé par une mort injuste qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Pour son entourage, le choc est immense, car en Tunisie le lien avec le voisin est primordial et les voisins sont solidaires. Il existe toute une mythologie qui sacralise le voisin.</p>



<p>Ce drame démontre deux tendances&nbsp;:</p>



<p>1 &#8211; Ce sont les gens du peuple qui s’entretuent sans justification et il est inacceptable qu’ils tombent dans le piège des idéologues. La victime perd la vie et le coupable se retrouve entre quatre murs pour longtemps. Or ils devaient vivre dans la paix et la fraternité, mais la haine raciste est aveugle, sourde et muette.</p>



<p>2 – Les vrais coupables sont les chroniqueurs et les faux intellectuels qui propagent les idées violentes. Protégés, ils bénéficient des honneurs politiques et médiatiques. Les théoriciens du grand remplacement et du conflit de civilisations vivent dans l’opulence et reçoivent les honneurs dans les médias et parfois dans les salons de la République.</p>



<p>Parmi les centaines de prédicateurs de la haine, on compte un grand nombre de sionistes extrémistes ainsi que des influenceurs proches de l’extrême droite. Les médias de masse leur sont ouverts 24 heures sur 24 heures.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ge893j4Lvl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-binationaux-et-la-montee-de-lextreme-droite-en-france/">Les binationaux et la montée de l’extrême droite en France</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les binationaux et la montée de l’extrême droite en France » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/les-binationaux-et-la-montee-de-lextreme-droite-en-france/embed/#?secret=zok0U3y5yo#?secret=ge893j4Lvl" data-secret="ge893j4Lvl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un projet ancien : en finir avec les Arabes</h2>



<p>D’un point de vue statistique, la France est le pays occidental où on a tué le plus de Maghrébins et la tendance persiste.</p>



<p>Au quotidien, le racisme suprémaciste blanc et néocolonial se traduit par <em>«la négation»</em> de l’existence même des non blancs. Les Arabes en font partie. Ce sont des stratégies d’effacement social qui, poussées à l’extrême, peuvent aller jusqu’à l’élimination physique.</p>



<p>Les violences racistes sont intermittentes, mais c’est leur constance qui doit inquiéter. Faire de sorte que l’Arabe ne se sente jamais chez lui, tel est le projet. Nul répit n’est accordé à l’étranger non blanc minoritaire et il importe de le maintenir sous la pression menaçante de la majorité blanche judéo-chrétienne.&nbsp;</p>



<p>Cette logique a sa propagande qui use d’une sémantique spécifique. Le discours ayant toujours précédé l’acte, les termes sont bien choisis et constamment modifiés. Le langage populaire a toujours inventé des dénominations péjoratives&nbsp;: sale arabe, bougnoule, bicot, melon… Les médias et les intellectuels de salon ont d’autres qualificatifs, toutes aussi hostiles qu’ambigües : minorités visibles, gens de couleur, individus typés, exotiques, gens du Sud, populations des quartiers, la France des banlieues, la France périphérique, les quartiers difficiles, les zones sensibles…</p>



<p>Et depuis peu, le conflit entre les bien-pensants et les exclus de tous bords s’accentuant, on parle ouvertement de territoires perdus de la république, de zones de non droit, d’une France en sécession ou en sédition, de cités interdites…</p>



<p>Dans le fond, il s’agit de toute une logorrhée bien française qui est conçue pour ne pas voir la réalité. Il ne faut surtout pas appeler les choses par leur nom. Or les banlieues sont les territoires de l’exclusion et de l’injustice. Un tiers des Français y vit et les étrangers y sont minoritaires. Construites pour être inaccessibles, sans emplois et sans loisirs, c’est le lieu où tous les démunis se retrouvent, indépendamment de leur couleur et de leur religion.</p>



<p>Selon <em>Euronews</em>, un rapport de la fondation Bertelsmann montre que dans cinq pays, environ un cinquième des personnes interrogées ne veulent pas vivre en voisinage avec des musulmans. A la question «<em>souhaiteriez-vous ces groupes de personnes comme voisins ou cela n’a-t-il pas d’importance pour vous</em>», un peu moins de 20% des personnes interrogées en Allemagne, Autriche, Suisse, France et Royaume-Uni répondent non au groupe des musulmans.</p>



<p>Médiapart, un média indépendant, évoque des mécanismes d’«<em>invisibilisation</em>» toujours à l’œuvre aujourd’hui.</p>



<p>* <em>Sociologue. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/le-racisme-en-france-ou-la-banalite-du-crime/">Le racisme en France ou la banalité du crime</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Meurtre de Hichem Miraoui  │ Rassemblement à Paris contre «le racisme qui tue»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/meurtre-de-hichem-miraoui-%e2%94%82-rassemblement-a-paris-contre-le-racisme-qui-tue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 09:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aboubakar Cissé]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Bouarram]]></category>
		<category><![CDATA[discours de haine]]></category>
		<category><![CDATA[Djamel Benjaballah]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Miraoui]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Ali]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre raciste]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Rassemblement contre les discours de haine, pour la dignité et l’égalité !», le jeudi 12 juin 2025, à la Place de la République, à Paris.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/meurtre-de-hichem-miraoui-%e2%94%82-rassemblement-a-paris-contre-le-racisme-qui-tue/">Meurtre de Hichem Miraoui  │ Rassemblement à Paris contre «le racisme qui tue»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après le meurtre raciste du Tunisien Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens, dans le Var, des organisations issues de l’immigration et des quartiers, des collectifs de lutte contre le racisme institutionnel, des syndicats, des associations, citoyennes et des citoyens engagés (voir liste ci-dessous), appellent à un «rassemblement contre <u>les discours de haine, pour la dignité et l’égalité !»</u>, le jeudi 12 juin 2025, à 18heures, à la Place de la République, à Paris.  </em></strong></p>



<span id="more-16742074"></span>



<p>Le meurtre raciste de Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens n’est ni un fait divers ni un accident. Il s’agit d’un acte politique, un attentat haineux nourri par des années de banalisation des discours racistes, xénophobes, islamophobes.</p>



<p>Assez !&nbsp;&nbsp;Ibrahim Ali, tué à Marseille le 21 février 1995 par des colleurs d’affiches du Front national; Brahim Bouarram, jeté dans la Seine et tué le 1<sup>er</sup>&nbsp;mai 1995 par des manifestants d’extrême droite; Djamel Benjaballah, assassiné le 31 août 2024 par un militant néonazi; Aboubakar Cissé, abattu dans une mosquée le 25 avril 2025 par un raciste islamophobe ; et, aujourd’hui, Hichem Miraoui, tué à Puget-sur-Argens.&nbsp;La Liste est longue.&nbsp;</p>



<p>Jusqu’à quand resterons-nous silencieux ?</p>



<p>Un crime raciste clairement revendiqué dans des vidéos publiées par l’assassin, où il exprimait sa volonté de <em>«tuer des étrangers»</em> tout en se réclamant de l’idéologie d’extrême droite. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire, en raison du caractère politique de l’acte.</p>



<p>Ce crime, comme les précédents, sont le résultat direct et tragique de la banalisation des discours de haine. Des partis d’extrême droite, relayés par toutes sortes de figures politiques et des médias nauséabonds alimentent sans relâche un climat de stigmatisation. Des propos racistes, xénophobes, négrophobes et islamophobes sont relayés et normalisés, jusqu’à devenir un bruit de fond quotidien. Et quand la parole haineuse devient la norme, elle prépare le passage à l’acte.</p>



<p>Nous, organisations issues de l’immigration et des quartiers, les collectifs luttons contre le racisme institutionnel, syndicats, associations, citoyennes et citoyens engagés,&nbsp;nous appelons&nbsp;à une&nbsp;grande&nbsp;mobilisation&nbsp;pour exiger:</p>



<p>&#8211; la fin de l’impunité des discours racistes, xénophobes et islamophobes&nbsp;dans l’espace public&nbsp;; &nbsp;</p>



<p>&#8211; la mise en œuvre effective de la loi contre le racisme et l’antisémitisme concernant les actes et propos racistes et islamophobes qui visent les citoyens de culture musulmane&nbsp;;</p>



<p>&#8211; la mise en place d’un plan national de lutte contre le racisme institutionnel ;</p>



<p>&#8211; la promotion, dans les écoles, les médias et les institutions publiques, des valeurs de fraternité, d’égalité, de tolérance et de respect, indispensables à une société réellement plurielle et solidaire&nbsp;;</p>



<p>&#8211; une réelle mobilisation des institutions contre les discriminations systémiques&nbsp;;</p>



<p>Nous n’attendrons pas la prochaine victime pour nous faire entendre.</p>



<p>Le racisme tue. Nous exigeons des actes.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<p><strong><u>Premiers signataires :</u></strong></p>



<p>FTCR &#8211; CRLDHT &#8211; ADTF &#8211; Utit &#8211; Assemblée des Quartiers- Femmes Plurielles &#8211; ATMF &#8211; AMF – Acort &#8211; Cedetim – FFF &#8211; Asdhom &#8211; Apel Egalité &#8211; Dal &#8211; Droits&nbsp;devant &#8211; Réseau féministe «Ruptures» &#8211; Gisti &#8211; UJFP &#8211; Ensemble Vivre Travailler Coopérer &#8211; Forum Palestine Citoyenne &#8211; Ref &#8211; Attac &#8211; Mrap -­ Femme Egalité &#8211; Syndicats Solidaires &#8211; (ODJ) du Burkina &#8211; AEBF &#8211; REMCC LFI &#8211; Peps &#8211; Ensemble &#8211; PCOF &#8211; FFF &#8211; Appel Egalité &#8211;&nbsp;Droits Devant &#8211; EVTC &#8211;&nbsp;FPC &#8211; REF &#8211; PCOF.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/meurtre-de-hichem-miraoui-%e2%94%82-rassemblement-a-paris-contre-le-racisme-qui-tue/">Meurtre de Hichem Miraoui  │ Rassemblement à Paris contre «le racisme qui tue»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La FTCR dénonce le meurtre raciste du Tunisien Hichem Miraoui en France</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/la-ftcr-denonce-le-meurtre-raciste-du-tunisien-hichem-miraoui-en-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 06:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aboubakar Cissé]]></category>
		<category><![CDATA[Brahim Bouarram]]></category>
		<category><![CDATA[crime raciste]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[FTCR]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Miraoui]]></category>
		<category><![CDATA[Puget-sur-Argens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La FTCR «exprime sa plus vive indignation»  après le meurtre raciste en France du Tunisien Hichem Miraoui battu froidement chez lui par 5 balles.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/la-ftcr-denonce-le-meurtre-raciste-du-tunisien-hichem-miraoui-en-france/">La FTCR dénonce le meurtre raciste du Tunisien Hichem Miraoui en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (<a href="https://www.citoyensdesdeuxrives.eu/2025/06/02/meurtre-raciste-a-puget-sur-argens-la-haine-tue-encore/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FTCR</a>) a publié, le 2 juin 2025, le communiqué suivant où elle «exprime sa plus vive indignation» et adresse ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Hichem Miraoui, coiffeur tunisien de 35 ans, tué froidement à Puget-sur-Argens dans une attaque raciste, ainsi que du ressortissant turc également blessé lors de cette même attaque.</em></strong></p>



<span id="more-16685744"></span>



<p>Un crime raciste clairement revendiqué dans des vidéos publiées par l’assassin, où il exprimait sa volonté de <em>«tuer des étrangers»</em> tout en se réclamant de l’idéologie d’extrême droite.</p>



<p>Le Parquet national anti terroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire, en raison du caractère politique de l’acte.&nbsp;</p>



<p>Ce drame n’est ni un fait divers ni un acte isolé. Il s’inscrit dans une escalade préoccupante, à l’image de l’assassinat d’Aboubakar Cissé en avril à La Grand-Combe (Gard), et dans la continuité tragique de celui de Brahim Bouarram, assassiné en 1995 après un défilé du Front National, poussé dans la Seine parce qu’il était étranger.</p>



<p>Ces actes sont le résultat direct et tragique de la banalisation des discours de haine. Certains partis d’extrême droite, figures politiques et relais médiatiques alimentent sans relâche un climat de stigmatisation. Des propos racistes, xénophobes et islamophobes sont relayés et normalisés, jusqu’à devenir un bruit de fond quotidien. Et quand la parole haineuse devient la norme, elle prépare le passage à l’acte.</p>



<p>Nous rendons hommage à Hichem, unanimement décrit par les habitants de Puget comme un homme respectueux, généreux, et aimé de tous. Sa mémoire nous engage.</p>



<p>Face à ce crime odieux, la FTCR appelle à un sursaut politique, citoyen et institutionnel. Nous demandons :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la condamnation publique claire et sans équivoque de ce crime raciste par toutes les autorités;</li>



<li>des poursuites judiciaires exemplaires à l’encontre du meurtrier;</li>



<li>la mise en œuvre d’un plan national de lutte contre les violences racistes, intégrant la prévention, la protection des victimes et la sanction des discours de haine;</li>



<li>la promotion, dans les écoles, les médias et les institutions publiques, des valeurs de fraternité, d’égalité, de tolérance et de respect, indispensables à une société réellement plurielle et solidaire.</li>
</ul>



<p>Hichem Miraoui ne sera pas oublié.<br>Le racisme tue. La République doit réagir.</p>



<p><strong><em>Communiqué. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/la-ftcr-denonce-le-meurtre-raciste-du-tunisien-hichem-miraoui-en-france/">La FTCR dénonce le meurtre raciste du Tunisien Hichem Miraoui en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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