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	<title>Archives des Fitch Ratings - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Fitch Ratings - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 10:11:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[prix du pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelles sont les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, pour l’économie tunisienne en crise depuis 2011 ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/">Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les conséquences désastreuses de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, constitue une menace supplémentaire pour l’économie tunisienne en crise depuis 2011 en raison des effets conjugués des pressions internes et externes.</em></strong></p>



<span id="more-18486186"></span>



<p>Avec un baril de pétrole brut dépassant les 100 dollars américains ($), le gouvernement est confronté à un nouveau défi : la loi de finances 2026, dont le financement reste en partie incertain, prévoyait un prix moyen du baril de pétrole de seulement 63,3 $. La hausse prévisible ne manquera d’aggraver les difficultés financières du pays qui a du mal à sortir sur les marchés internationaux en raison d’une note souveraine à risque : en février 2026, Fitch Ratings l’avait confirmé à « B- ».  </p>



<p>On sait que chaque dollar de hausse dans le cours du pétrole, qui risque de flamber davantage, coût 140 millions de dinars par an au Trésor public pour maintenir les subventions publiques de produits de première nécessité, ce qui ferait peser un risque de flambée de l’inflation et de gel des investissements.</p>



<p>Dans sa lettre d’information hebdomadaire <em>‘‘EcoWeek’’</em> (n° 11-26 du 15 mars 2026), l’économiste Hachemi Alaya écrit&nbsp;: <em>«Il est encore prématuré d’aborder la question des conséquences sur l’économie tunisienne de la guerre contre l’Iran. Mais la vraie ‘‘conséquence’’ qu’il faut redouter c’est qu’elle serve d’alibi pour masquer le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, de lui imputer l’aggravation de ses maux.»</em></p>



<p>Tout en soulignant l’aggravation des déséquilibres structurels de l’économie nationale, l’érosion périlleuse de sa compétitivité extérieure, le transfert massif des ressources vers le secteur public et la poursuite de la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/decrochage-historique-de-la-tunisie-en-matiere-de-liberte-economique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dégradation de la liberté économique</a> dans sa triple dimension économique, politique et justice, entre autres signaux négatifs risquant d’enfoncer durablement la Tunisie dans la catégorie des pays stagnants, Alaya estime que le vrai risque, c’est de voir le gouvernement se défausser sur la guerre pour justifier ses manquements et retarder encore les réformes structurelles exigées par la situation globale du pays.</p>



<p>Car, au-delà des conséquences économiques de cette guerre qui dépendront fortement de sa durée, de son ampleur et de son issue, <em>«le vrai risque pour l’économie tunisienne c’est d’occulter le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, d’imputer l’aggravation des déséquilibres et des maux qui la marquent aux conséquences de la guerre»</em>, écrit-il.</p>



<p>Cette tentation est de nature, ajoute-t-il, <em>«à embourber encore plus le pays dans l’immobilisme en matière de réformes et la prodigalité à crédit de ses finances publiques.» </em>Ce qui serait <em>«plus dommageable qu’une flambée éphémère du pétrole ou les perturbations dans les approvisionnements en produits céréaliers dont dépend fortement la Tunisie.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mProF1NYO6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-tunisie-va-devoir-augmenter-les-prix-des-hydrocarbures/">La Tunisie va devoir augmenter les prix des hydrocarbures   </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie va devoir augmenter les prix des hydrocarbures    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-tunisie-va-devoir-augmenter-les-prix-des-hydrocarbures/embed/#?secret=qwZwepKTkW#?secret=mProF1NYO6" data-secret="mProF1NYO6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/">Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les réserves en devises de la Tunisie baissent de 5 jours d&#8217;importation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/les-reserves-en-devises-de-la-tunisie-baissent-de-5-jours-dimportation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 11:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Jica]]></category>
		<category><![CDATA[remboursement]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chekondali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Baisse des avoirs en devises de la Tunisie passés de 116 jours d’importation à 111 jours seulement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/les-reserves-en-devises-de-la-tunisie-baissent-de-5-jours-dimportation/">Les réserves en devises de la Tunisie baissent de 5 jours d&rsquo;importation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les indicateurs monétaires et financiers de la Banque centrale de Tunisie (BCT) font ressortir, jeudi 10 octobre 2024, une baisse des avoirs en devises, qui sont passés de 116 jours d’importation (l’équivalent de 25,5 milliards de dinars), le 8 octobre 2024, à 111 jours d’importation (24,5 milliards de dinars), actuellement.</em></strong></p>



<span id="more-14172370"></span>



<p>Cette baisse fait suite au remboursement par la Tunisie de l’emprunt japonais d’un montant de 50 milliards de yens (1,032 milliard de dinars), a indiqué le professeur en économie à l’Université tunisienne, Ridha Chkondali, dans une déclaration à l’agence Tap.</p>



<p>Ce crédit a été contracté en 2014, sous garanti de la Japan International Cooperation Agency (Jica).</p>



<p>Bien que la valeur de cette échéance est importante, la Tunisie demeure toujours <em>«en sécurité»</em>, en ce qui concerne ses réserves en devises, a-t-il ajouté, en rappelant que Fitch Ratings exige que ces avoirs soient au-dessus de seuil de 90 jours d’importation.</p>



<p>Pour rappel, l’agence de notation avait annoncé, en septembre 2024, la révision de la note de défaut émetteur (IDR) à long terme en devises de la Tunisie à <em>«CCC+»</em>, contre <em>«CCC-»</em> auparavant, expliquant sa décision par sa confiance accrue <em>«dans la capacité du gouvernement à répondre à ses importants besoins de financement budgétaire, grâce à la position extérieure plus forte de la Tunisie qui lui permet de maintenir ses réserves internationales à un niveau suffisant. L’objectif est de faire face aux paiements extérieurs courants et aux obligations de la dette»</em>.&nbsp;</p>



<p>Tout en se voulant rassurant, l’économiste a mis en garde, toutefois, contre la politique d’austérité qui risque d’entraver les efforts visant à assurer la relance de l’économie. <em>«Nous devrons veiller à préserver nos avoirs en devises, sans que cela ne porte atteinte à l’industrie tunisienne et aux secteurs créateurs de richesses. Autrement dit, il ne faut pas réduire les importations en produits de base et semi-facturés, nécessaires pour améliorer la production tunisienne, d’une part, et assurer la pérennité des ressources fiscales, d’autre part»</em>, a-t-il insisté.</p>



<p>Outre ce crédit, la Tunisie devrait rembourser aussi deux autres emprunts extérieurs contractés auprès du Fonds monétaire international (FMI) d’un montant de 120 millions de dollars (près de 370 millions de dinars), a rappelé l’économiiste et analyste financier, Bassem Ennaifer.</p>



<p>Pour rappel, la Tunisie avait remboursé, le 17 février, un Eurobond de 850 millions d’euros (en principal), assorti d’intérêts totalisant 47,8 millions d’euros, soit un montant total de remboursement de 898 millions d’euros (3 milliards de dinars). Ce remboursement a été possible grâce à une avance exceptionnelle de 3 milliards de dinars accordée par la BCT à la Trésorerie Générale de la Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="r2chdXK5UB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/30/la-tunisie-sendette-pour-rembourser-ses-dettes/">La Tunisie s’endette pour… rembourser ses dettes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie s’endette pour… rembourser ses dettes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/30/la-tunisie-sendette-pour-rembourser-ses-dettes/embed/#?secret=5Xvq5JrFLM#?secret=r2chdXK5UB" data-secret="r2chdXK5UB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/les-reserves-en-devises-de-la-tunisie-baissent-de-5-jours-dimportation/">Les réserves en devises de la Tunisie baissent de 5 jours d&rsquo;importation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fitch améliore la note de la Tunisie, qui reste vulnérable aux chocs extérieurs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/fitch-ameliore-la-note-de-la-tunisie-qui-reste-vulnerable-aux-chocs-exterieurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2024 06:59:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[obligations de la dette]]></category>
		<category><![CDATA[paiements extérieurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Ratings a relevé la note de défaut émetteur (IDR) à long terme en devises de la Tunisie de CCC-  à CCC+. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/fitch-ameliore-la-note-de-la-tunisie-qui-reste-vulnerable-aux-chocs-exterieurs/">Fitch améliore la note de la Tunisie, qui reste vulnérable aux chocs extérieurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fitch Ratings a relevé la note de défaut émetteur (IDR) à long terme en devises de la Tunisie de CCC- à CCC+. C’est une amélioration dont on peut se féliciter, mais la situation des finances publiques reste difficile et la notation souveraine de notre pays n’en fait pas encore une destination privilégiée pour l’investissement. Donc, gardons le cap et ne nous enflammons pas !  </em></strong></p>



<span id="more-14002141"></span>



<p>Tout en notant sur son site, lundi 16 septembre 2024, que <em>«le relèvement de la note reflète la confiance accrue dans la capacité du gouvernement à répondre à ses importants besoins de financement budgétaire, grâce à la position extérieure plus forte de la Tunisie qui lui permet de maintenir ses réserves internationales à un niveau suffisant pour faire face aux paiements extérieurs courants et aux obligations de la dette», </em>l’agence de notation américaine s’est empressée de préciser que «<em>Cette situation est contrebalancée par des besoins de financement toujours élevés, un accès limité au financement extérieur, l’incertitude quant à la capacité et à la volonté du secteur bancaire d’assumer d’importants volumes de dette intérieure et un budget qui reste vulnérable aux chocs extérieurs»</em>.</p>



<p>Fitch Ratings a souligné que&nbsp;la capacité de la Tunisie à faire face aux obligations de la dette extérieure en 2024-2025 s’est améliorée, avec un déficit du compte courant plus faible, renforçant les réserves internationales au-delà des attentes précédentes.<em> «Nous prévoyons que les réserves resteront supérieures à trois mois de paiements extérieurs courants jusqu’en 2026. Cela devrait permettre à la Tunisie de continuer à assurer le service de ses obligations au titre de la dette extérieure, soutenue par des flux continus de financement extérieur, malgré l’absence d’un programme de financement avec le FMI»</em> (Fonds monétaire international).</p>



<p>Fitch a encore indiqué que le soutien extérieur <em>«limité et persistant»</em>, combiné à la baisse des amortissements extérieurs, devrait permettre à la Tunisie d’équilibrer son financement extérieur net d’ici 2026.</p>



<p>L’agence de notation pense aussi que le secteur bancaire national pourrait aider à répondre aux besoins de financement de l’État, car la croissance des dépôts et la faible demande de crédit soutiennent la liquidité du secteur, et s’attend à ce que les banques publiques assument une plus grande part de la charge financière en raison de la prudence de certaines banques privées.</p>



<p>Toujours selon Fitch, la réduction de la masse salariale, des dépenses d’investissement et des subventions devrait permettre de ramener le déficit budgétaire à 6,4% du PIB en 2024, 5,3% en 2025 et 4,7% en 2026, contre 7,1% en 2023.</p>



<p><em>«Nous ne prévoyons pas de réforme du système de subventions, en raison de l’opposition politique à l’augmentation des prix réglementés des produits alimentaires et énergétiques. Toutefois, la baisse des prix internationaux devrait réduire les coûts des subventions de 1,7% du PIB d’ici à 2026, selon notre scénario de base pour les prix des produits de base. Nous prévoyons également que la masse salariale diminuera à 12,9% du PIB d’ici 2026, contre 14,3% en 2023, en raison d’augmentations salariales inférieures à l’inflation»</em>.</p>



<p>Fitch estime, en outre, que la dette publique se situera à 83,4% en 2024, 82,2% en 2025 et 80,8% en 2026 (contre 83,9% en 2023), soulignant que la trajectoire de la dette est très sensible à la dépréciation de la monnaie et aux chocs budgétaires, dans un contexte de forte vulnérabilité à la volatilité des prix internationaux des matières premières.</p>



<p>Une gestion et une réglementation rigoureuses du marché des changes et des réserves internationales solides ont permis de maintenir le taux de change stable en 2022-2024&nbsp;. Cette stabilité devrait se poursuivre, mais des risques pourraient résulter de la diminution du financement extérieur et du financement monétaire du déficit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/fitch-ameliore-la-note-de-la-tunisie-qui-reste-vulnerable-aux-chocs-exterieurs/">Fitch améliore la note de la Tunisie, qui reste vulnérable aux chocs extérieurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jusqu’où l’Etat tunisien peut-il continuer à se financer auprès des banques locales ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2024 08:23:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[défaut souverain]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[risques de solvabilité]]></category>
		<category><![CDATA[risques macroéconomiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12029890</guid>

					<description><![CDATA[<p>La forte dépendance de l'Etat tunisien à l’égard des banques locales pour répondre à ses besoins de financement  pourrait entraîner des risques macroéconomiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/">Jusqu’où l’Etat tunisien peut-il continuer à se financer auprès des banques locales ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le secteur bancaire tunisien est en mesure de répondre aux besoins croissants de financement de l’État en 2024, mais la forte dépendance à l’égard des banques et de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour répondre aux besoins de financement de l&rsquo;Etat pourrait entraîner des risques macroéconomiques.</em></strong></p>



<span id="more-12029890"></span>



<p>C’est ce qu’a indiqué l’agence internationale de notation financière Fitch Ratings, dans une note publiée le 7 mars 2024 où elle explique qu’<em>«une croissance saine des dépôts et une faible demande de crédit contribuent à soutenir la liquidité du secteur»</em>, ajoutant que le recours des banques au refinancement auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) était inférieur à 9 milliards de dinars (soit 7% du financement total du secteur) à fin août 2023, ce qui laisse présager une liquidité adéquate.</p>



<p>Néanmoins, la forte dépendance à l’égard des banques et de la BCT pour répondre aux besoins de financement pourrait entraîner des risques macroéconomiques, resserrer les conditions de liquidité des banques ainsi qu&rsquo;augmenter leurs risques de solvabilité en cas de défaut souverain, a indiqué l’agence de notation financière.</p>



<p>En février 2024, l’État a emprunté 1 milliard de dinars sur le marché intérieur, dépassant son objectif de 750 millions de dinars (MDT) pour la première tranche de souscriptions à l’emprunt obligataire national 2024. Cela s’ajoute aux 7 milliards de dinars que le Trésor a empruntés à la BCT et qui lui ont permis de rembourser 850 millions d&rsquo;eurobonds (réalisés le 17 février).</p>



<p>Le budget 2024 prévoit une augmentation de 20% des besoins bruts de financement par rapport à l’année dernière, à 28,7 milliards de dinars, dont 40% (environ 12,3 milliards) seraient couverts par les sources de financement intérieures et le reste par des financements extérieurs, précise Fitch, soulignant que le financement budgétaire doit être égal ou supérieur à 16% du PIB par an en 2024-2025, soit l’un des pourcentages les plus élevés parmi les États souverains notés «CCC+» ou moins.</p>



<p>Selon la même source, <em>«le gouvernement pourrait ne pas être en mesure de lever plus de 2,5 milliards de dollars auprès de sources de financement extérieures en 2024, ce qui laisserait un écart d’au moins 2,5 milliards de dollars par rapport au financement extérieur prévu»</em>.</p>



<p>Fitch ne compte pas <em>«sur un accord entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) avant les élections présidentielles de cette année»</em>.</p>



<p>L’agence estime que près de 70% des besoins bruts de financement en 2024, soit 12% du PIB, devront être satisfaits par des sources nationales, à savoir les banques et la BCT. Mais cette source est-elle intarissable et jusqu’où les banques vont-elles pouvoir aller dans cet exercice dont la conséquence principale, outre le financement des dépenses grandissantes et peu productives d’un Etat insatiable, c’est l’assèchement des liquidités pour le secteur privé qui souffre déjà du tarissement du financement bancaire. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gYpKzhhlg9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/la-tunisie-continue-de-financer-son-budget-par-la-dette-interieure/">La Tunisie continue de financer son budget par la dette intérieure</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie continue de financer son budget par la dette intérieure » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/la-tunisie-continue-de-financer-son-budget-par-la-dette-interieure/embed/#?secret=hDzvFrrhVM#?secret=gYpKzhhlg9" data-secret="gYpKzhhlg9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right">  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/jusquou-letat-tunisien-peut-il-continuer-a-se-financer-aupres-des-banques-locales/">Jusqu’où l’Etat tunisien peut-il continuer à se financer auprès des banques locales ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2024 08:23:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[banques tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[déficits de réserves]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[fonds propres]]></category>
		<category><![CDATA[prêts douteux]]></category>
		<category><![CDATA[risque de crédit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Le cadre réglementaire bancaire de la Tunisie est encore à la traîne par rapport à celui de la plupart de ses pairs africains», estime Fitch ratings, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/">Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous publions ci-dessous la traduction française d’un communiqué de presse publié à Londres le 1<sup>er</sup> mars 2024, par l’agence de notation Fitch Ratings, qui estime que «le cadre réglementaire bancaire de la Tunisie est encore à la traîne par rapport à celui de la plupart de ses pairs africains», au moment où les banques locales s’apprêtent à introduire progressivement la norme comptable internationale IFRS 9.</em></strong></p>



<span id="more-11853757"></span>



<p>Les premiers états financiers consolidés des banques tunisiennes selon la norme IFRS 9 devraient montrer que les banques ont une capacité suffisante pour absorber les exigences de provisionnement supplémentaires, selon Fitch Ratings, compte tenu des réserves de fonds propres raisonnables et de la période d’introduction progressive que le régulateur est susceptible d’autoriser pour combler les déficits de réserves.</p>



<p>Nous nous attendons à ce que les comptes, attendus d’ici fin avril, mettent en évidence les provisions pour pertes sur prêts et les déficits de couverture en fonction des attentes en matière de pertes.</p>



<p>Les banques tunisiennes doivent se conformer à un ratio réglementaire Tier 1 minimum de 7% et à un ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) minimum de 10%, qui sont moins stricts que sur de nombreux marchés africains.</p>



<p>Le ratio Tier 1 et le CAR moyens du secteur étaient respectivement de 11,7% et 14,6% à la fin du premier semestre 2023, ce qui est élevé par rapport aux normes internationales. Toutefois, ces ratios doivent être considérés à la lumière des risques pays élevés et des concentrations élevées d’un seul débiteur.</p>



<p>La comparaison avec les banques internationales n’est pas simple dans la mesure où les banques tunisiennes calculent leurs ratios d’adéquation des fonds propres selon Bâle I (en utilisant l’approche standard), ce qui permet des pondérations de risque plus favorables pour les expositions souveraines faiblement notées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Réduction des ratios de fonds propres jusqu’à 30 points de base</h2>



<p>L’IFRS 9 exige la déduction des pertes de crédit attendues et encourues sur les prêts détenus au coût amorti – un changement important par rapport à l’approche rétrospective précédente. Nous prévoyons que les déficits de réserves pour pertes sur prêts selon IFRS 9 réduiront les ratios de fonds propres jusqu’à 30 points de base. La plupart des banques satisferaient toujours aux exigences réglementaires, mais certaines pourraient avoir besoin de lever de nouveaux capitaux.</p>



<p>Fitch considère la couverture des réserves du secteur (à la fin du 1er semestre 2023 : 52%) comme faible compte tenu de la difficulté de réalisation des garanties et des risques élevés liés à l’environnement opérationnel. Nous prévoyons que la plupart des réserves supplémentaires requises seront destinées aux prêts classés au stade 2 selon IFRS 9, c’est-à-dire des prêts pour lesquels le risque de crédit a considérablement augmenté depuis la comptabilisation initiale.</p>



<p>Les banques tunisiennes disposent d’importants portefeuilles dans ce que l’on appelle localement les catégories B2 et B3, que nous prévoyons d’être classés en Phase 2. Nous pensons que les prêts classés comme dépréciés (Niveau 3 selon IFRS 9) sont déjà assez bien couverts. Il est peu probable que les prêts de la phase 1 nécessitent des réserves supplémentaires substantielles étant donné que la Banque centrale de Tunisie (BCT) a commencé à durcir les règles régissant le calcul des provisions générales en 2021, garantissant une transition plus douce vers IFRS 9. Cependant, certaines banques pourraient avoir besoin de réserves supplémentaires pour la phase 1. Les prêts 1, 2 et 3, en particulier s’ils disposent de données et de modèles faibles pour étayer leurs hypothèses de pertes attendues, ou de normes plus souples en matière d’enregistrement des documents pour étayer la valeur des garanties.</p>



<p>Le ratio moyen de prêts douteux du secteur se situe autour de 13,5% ces dernières années.</p>



<p>Les banques devront respecter un ratio de 7% d’ici fin 2026, ce qui sera difficile pour certaines. L’adoption d’IFRS 9 n’entraînera pas nécessairement une augmentation des niveaux déclarés de prêts douteux (étape 3), mais les prêts de l’étape 2 seront probablement importants compte tenu de la vaste restructuration des prêts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système bancaire encore à la traîne</h2>



<p>Le cadre réglementaire bancaire de la Tunisie est encore à la traîne par rapport à celui de la plupart de ses pairs africains. Les banques calculent le risque de crédit selon Bâle I et le risque de marché et opérationnel selon Bâle II. Les principes de Bâle III sont en cours de discussion mais il est peu probable qu&rsquo;ils soient introduits à court terme.</p>



<p>Néanmoins, nous considérons comme positifs les efforts de la BCT pour converger vers les normes internationales et préserver les fonds propres des banques.</p>



<p>La BCT a imposé des limites et des conditions aux distributions de dividendes des banques sur la base des ratios de fonds propres à fin 2023, comme elle l’a fait pour fin 2022. Le versement sera limité à 35% du bénéfice net 2023 pour les banques dont le ratio CAR et Tier 1 à fin 2023 (après déduction des dividendes à payer) dépasse les exigences réglementaires minimales de moins de 2,5 points de pourcentage.</p>



<p>Il n’y aura aucune restriction pour les banques dont les ratios CAR et Tier 1 dépassent les exigences réglementaires minimales d’au moins 2,5 pp et 3,5 pp, respectivement, même si l’approbation préalable de la BCT sera toujours nécessaire. *</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



<p><em>* Les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/03/nouveau-rapport-de-fitch-ratings-sur-la-situation-des-banques-tunisiennes/">Nouveau rapport de Fitch Ratings sur la situation des banques tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Le taux directeur de la BCT maintenu à 8%</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-8-4/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 18:10:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 11 décembre 2023, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 8%. Il considère que le niveau actuel du taux directeur contribuera à une poursuite de la détente de l’inflation au cours de la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 11 décembre 2023, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 8%. Il considère que le niveau actuel du taux directeur contribuera à une poursuite de la détente de l’inflation au cours de la période à venir.</em></strong></p>



<span id="more-10886263"></span>



<p>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie s’est réuni le 11 décembre 2023 et a passé en revue les récents développements économiques et financiers et les perspectives de l’inflation.</p>



<p>Sur le plan international, le resserrement marquant des conditions monétaires, depuis 2022, a favorisé une atténuation progressive de la demande globale et un apaisement des tensions sur les prix. La baisse notable des prix internationaux, notamment de l’énergie, a contribué à la détente graduelle de l’inflation, notamment dans les principales économies. Le processus désinflationniste devrait se poursuivre dans la période à venir, quoiqu’à un rythme plus faible. Les risques de remontée rapide des prix internationaux et d’une résistance plus forte de la demande pourraient entraver une baisse rapide des prix à la consommation. Le maintien de l’orientation restrictive des conditions monétaires se poursuivrait afin de soutenir le retour de l’inflation aux cibles des banques centrales.</p>



<p>Sur le plan national, l’activité économique s’est fortement ressentie, au troisième trimestre 2023, de la contreperformance du secteur agricole (-16,4% en G.A.) en raison de la persistance de la sécheresse et l’aggravation du stress-hydrique, engendrant ainsi une contraction de la croissance économique (-0,2% après +0,6% au T2-2023). Hors agriculture, le taux de croissance du PIB s’est maintenu en hausse (+1,5% après +1,9% au T2-2023), favorisant ainsi un retour graduel du PIB hors agriculture aux niveaux d’avant la pandémie. La résilience de l’activité économique, hors agriculture, a été favorisée par la bonne tenue du secteur touristique et des activités connexes, ainsi que par le renforcement graduel de la production industrielle.</p>



<p>S’agissant du secteur extérieur, le compte des opérations courantes a dégagé un solde de -4.234 MDT (ou -2,7 % du PIB), à fin novembre 2023, contre &#8211; 11.982 MDT (ou -8,3 % du PIB) une année auparavant. La réduction notable du déficit courant a résulté de la poursuite de la contraction du déficit commercial, en dépit du maintien du déficit énergétique à un niveau élevé, et de la bonne performance de la balance des services. Au 11 décembre 2023, les réserves de change se sont stabilisées au voisinage de 25 milliards de dinars (ou 113 jours d’importation), contre 22,1 milliards de dinars (ou 96 jours d’importation) à la même date de l’année dernière.</p>



<p>Au niveau des prix à la consommation, l’inflation a poursuivi sa tendance baissière quasi-continue amorcée depuis le mois de mars 2023, pour s’établir à 8,3% (en G.A.). Cette évolution porte la marque de la détente du rythme de progression de l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés » qui est revenue à 8,6% après 8,9% un mois auparavant et de la poursuite de la décélération du rythme de progression des prix des produits alimentaires frais (11,5% contre 13,0% le mois précédent).</p>



<p>La détente graduelle de l’inflation, et de ses principales composantes, devrait se poursuivre dans la période à venir. En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation se situerait au voisinage de 9,3% pour l’ensemble de l’année 2023 contre 8,3% une année auparavant. Les risques haussiers autour de la trajectoire future de l’inflation pourraient résulter notamment d’une hausse importante et persistante des prix internationaux et d’une accentuation du stress hydrique.</p>



<p>Le Conseil considère que le niveau actuel du taux directeur contribuera à une décélération continue de l’inflation dans la période à venir. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 8%.</p>



<p>Le Conseil a enfin pris note du maintien par l’agence Fitch Ratings de la notation souveraine de la Tunisie à «CCC-» et souligne l’importance de poursuivre le train des réformes à un rythme encore plus accéléré pour renforcer davantage la confiance dans la capacité de la Tunisie à maîtriser ses équilibres macroéconomiques et à renouer avec la croissance.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-8-4/">Tunisie : Le taux directeur de la BCT maintenu à 8%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : «Ommek Sannafa» maintient la pression</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/tunisie-ommek-sannafa-maintient-la-pression/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 09:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Ommek Sannafa]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le maintien de sa notation à "CCC-" va empêcher la Tunisie d'obtenir des emprunts extérieurs à des taux viables. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/tunisie-ommek-sannafa-maintient-la-pression/">Tunisie : «Ommek Sannafa» maintient la pression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En maintenant la note de défaut de l’émetteur (IDR) à long terme en devises de la Tunisie à «CCC-», Fitch Ratings a voulu souligner l’incertitude accrue quant à la capacité du gouvernement à répondre à ses importants besoins de financement budgétaire – révisés à la hausse en l’absence de progrès sur les réformes clés des subventions – et l’augmentation des échéances de la dette.</em></strong></p>



<span id="more-10882437"></span>



<p>Dans sa note publiée le 8 décembre 2023, et qui confirme une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">note annoncée en juin dernier</a>, l’agence de notation a rappelé que l’amélioration de la note souveraine dépend d’un meilleur accès au financement extérieur et d’un engagement à mettre en œuvre des réformes visant à réduire le déficit budgétaire. Elle souligne ainsi que l’absence d’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de 1,9 milliard de dollars (les négociations y afférents étant en suspens depuis octobre 2022) et le retard mis dans la mise en œuvre des réformes majeures sur lesquelles le gouvernement s’était engagé ne plaident pas pour une relance de la croissance économique et une amélioration des finances de l’Etat.</p>



<p>Inutile de préciser que le maintien de cette très mauvaise notation ne va pas permettre au pays de solliciter les bailleurs de fonds ou d’obtenir des prêts sur le marché international à des taux viables.</p>



<p>Le président Kaïs Saïed, qui n’apprécie pas les agences de notation qu’il qualifie d’<em>«ommek sannafa»</em> (cuisinières) et rejette leurs notations de la Tunisie, ne semble pas pressé d’accélérer la mise en œuvre des réformes relatives au système de subvention des produits de première nécessité, à l’assainissement des entreprises publiques en difficulté et à la réduction de la part de la masse salariale du secteur public dans le budget de l’Etat, estimant que ces réformes impopulaires pourraient provoquer des crises sociales. Et, par conséquent, empêcher sa réélection en 2024.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YBZdAkWlBh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=4GOcS1DX2f#?secret=YBZdAkWlBh" data-secret="YBZdAkWlBh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/tunisie-ommek-sannafa-maintient-la-pression/">Tunisie : «Ommek Sannafa» maintient la pression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : Le taux directeur de la Banque Centrale maintenu à 8%</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-le-taux-directeur-de-la-banque-centrale-maintenu-a-8/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jun 2023 23:14:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[développements économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie : Le taux directeur de la Banque Centrale maintenu à 8%</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-le-taux-directeur-de-la-banque-centrale-maintenu-a-8/">Tunisie : Le taux directeur de la Banque Centrale maintenu à 8%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 16 juin 2023, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 8%. Il considère que l’orientation actuelle de la politique monétaire contribuerait à soutenir la détente de l’inflation au cours de la période à venir.</strong></em></p>



<span id="more-8387699"></span>



<p>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie s’est réuni le 16 juin 2023 et a passé en revue les récents développements économiques et financiers et les perspectives de l’inflation.</p>



<p>Sur le plan international, les récentes informations font apparaître une poursuite du ralentissement de la croissance économique mondiale et de l’inflation. Les craintes concernant la baisse de l’activité dans les principaux pays ont quelque peu augmenté en raison de l’entrée de l’économie de la Zone Euro en récession technique, au premier trimestre 2023. Contrairement à la FED qui a marqué une pause lors de sa réunion du 13 juin 2023, la BCE a poursuivi son cycle de resserrement en décidant, le 15 juin 2023, de relever ses taux directeurs de 25 points de bases (pbs) pour les porter à 4% pour les opérations principales de refinancement, 3,5% pour les facilités de dépôt et 4,25% pour les facilités de prêt marginal, tout en exprimant sa détermination à assurer un retour au plus tôt de l’inflation au niveau de son objectif de 2% à moyen terme.</p>



<p>Sur le plan national, la croissance économique s’est établie à 2,1% en glissement annuel (G.A.), au premier trimestre 2023, après 1,8% le trimestre précédent. La bonne tenue des industries exportatrices et le redressement du secteur touristique et des activités connexes ont continué à soutenir la croissance économique. Cependant, la contreperformance des industries extractives s’est poursuivie au début de 2023, privant l’économie d’importantes ressources additionnelles en devises.</p>



<p>Au niveau du secteur extérieur, le Conseil relève la poursuite de la réduction graduelle du déficit courant qui s’est établi à -2,2% du PIB, à fin mai 2023, contre -4,6% un an auparavant. Cette évolution a été soutenue par la contraction du déficit commercial (-8.102 MDT contre -9.930 MDT à fin mai 2022) malgré le creusement du déficit énergétique (-4.684 MDT, soit près de 58% du déficit total) d’une part, et l’amélioration des recettes touristiques et des revenus du travail, d’autre part. Le niveau des réserves de change s’est amélioré pour atteindre 22,8 milliards de dinars, au 14 juin 2023, soit 97 jours d’importations grâce à l’encaissement de la première tranche du prêt accordé par l’AFREXIMBANK, et ce après avoir baissé à 93 jours à fin avril 2023.</p>



<p>Du côté des prix à la consommation, la détente graduelle de l’inflation, amorcée depuis le mois de mars 2023, s’est poursuivie en mai. En effet, le taux d’inflation a atteint 9,6% (en G.A) en mai après 10,1% le mois précédent et contre un pic de 10,4% en février 2023. Cette dynamique porte la marque de la détente de l’inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés » qui s’est atténuée à 9,3% en mai 2023, après 9,5% un mois auparavant et du ralentissement du rythme de progression des prix des produits administrés (5% contre 6,5% au mois d’avril 2023). En revanche, les prix des produits alimentaires frais continuent leur ascension au rythme de 19% au mois de mai 2023. Le Conseil considère qu’en dépit de cette détente, l’inflation continue à se maintenir à des niveaux historiquement élevés comparativement aux capacités productives de l’économie.</p>



<p>Les récentes prévisions de la Banque Centrale de Tunisie indiquent que l’inflation continuerait à baisser progressivement au cours des mois à venir, mais que les risques haussiers entourant cette tendance demeureraient relativement élevés.</p>



<p>Le Conseil a pris connaissance de la récente dégradation de la note souveraine de la Tunisie effectuée le 9 juin courant par l’agence de notation Fitch Ratings et met en garde contre l’impact de cette nouvelle dégradation sur la capacité de la Tunisie à mobiliser des financements extérieurs avec des conditions acceptables et sur la fluidité des règlements avec l’extérieur.</p>



<p>Le Conseil estime que le maintien du taux directeur à son niveau actuel devrait continuer à soutenir le processus désinflationniste pour la période à venir et à ramener l’inflation à des niveaux soutenables. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 8%.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/17/tunisie-le-taux-directeur-de-la-banque-centrale-maintenu-a-8/">Tunisie : Le taux directeur de la Banque Centrale maintenu à 8%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Fitch Ratings abaisse la notation se la Tunisie à «CCC-»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jun 2023 06:57:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[notation souveraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En l’absence d’accord avec le FMI, de réformes structurelles sérieuses et de perspectives de financement extérieurs, la course effrénée de la Tunisie vers le défaut de paiement se poursuit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/">Fitch Ratings abaisse la notation se la Tunisie à «CCC-»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Fitch Ratings a annoncé dans un communiqué publié à Londres, vendredi 9 juin 2023, l’abaissement de la note de défaut des émetteurs en devises à long terme (IDR) de la Tunisie de «CCC+» à «CCC-». En l’absence d’accord avec le FMI, de réformes structurelles sérieuses et de perspectives de financement extérieurs, la course effrénée de notre pays vers le défaut de paiement se poursuit.</em></strong></p>



<span id="more-8304517"></span>



<p>Fitch, qui n’attribue généralement pas de perspectives aux souverains avec une notation de «CCC+» ou moins, explique cette énième dégradation de la notation de la Tunisie par l’intensification du risque de financement, des besoins de financement publics élevés, des risques élevés pour le plan de financement, un déficit budgétaire plus faible, mais des vulnérabilités persistantes, des rigidités budgétaires élevées, la part des salaires, des intérêts et des subventions représentant plus de 90% des recettes publiques en 2023 et 2024 et, last but not least, une dette publique aux risques élevés.</p>



<p>Nous publions ci-dessous la traduction d’extraits du communiqué de Fitch.</p>



<p><strong><em>Risque de financement intensifié</em></strong> : la dégradation à «CCC-» reflète l’incertitude quant à la capacité de la Tunisie à mobiliser un financement suffisant pour répondre à son important besoin de financement. Cela reflète l’échec de la mise en œuvre des actions préalables pour un programme convenu avec le FMI, qui seraient nécessaires pour débloquer le financement bilatéral associé qui sous-tendait le plan de financement de la Tunisie. Notre scénario central suppose un accord entre la Tunisie et le FMI d’ici la fin de l’année, mais c’est beaucoup plus tard que nos attentes précédentes et les risques restent élevés.</p>



<p><strong><em>Besoins de financement publics élevés </em></strong>: nous prévoyons que les besoins de financement du gouvernement seront élevés, à environ 16% du PIB en 2023 (environ 7,7 milliards USD) et 14% du PIB en 2024 (7,4 milliards USD), bien au-dessus de la moyenne 2015-2019 de 9%. Ceci est le résultat de déficits budgétaires élevés et d’importantes échéances de la dette, à la fois sur le plan intérieur – le gouvernement ayant de plus en plus recours au financement intérieur à court terme pour compenser le financement extérieur rare – et sur le plan extérieur, y compris les remboursements d’euro-obligations (500&nbsp;millions d’euros en 2023 et 850&nbsp;millions d’euros en 2024).</p>



<p><strong><em>Risques élevés pour le plan de financement</em></strong> : le plan de financement du gouvernement repose sur plus de 5 milliards de dollars de financement extérieur (10% du PIB). Nous pensons que la majeure partie du plan dépend d’un programme du FMI et ne sera probablement pas entièrement mobilisée cette année, même si un accord avec le FMI est conclu au 2<sup>e</sup> semestre 2023. Dans notre scénario central, la Tunisie débloquerait environ 3,5 milliards USD du financement extérieur prévu en 2023. Cela créerait des besoins de financement intérieur d’environ 13,5 milliards TND (8,5% du PIB), soit environ 25% de plus que la moyenne des trois dernières années et plus de 3 fois la moyenne 2015-2019. Nous pensons que cela mettra à rude épreuve la capacité d’absorption de la dette publique du marché intérieur, principalement couverte par le système bancaire, et nécessitera des injections continues de liquidités de la part de la banque centrale.</p>



<p>En l’absence d&rsquo;un accord avec le FMI, nous pensons qu’environ 2,5 milliards de dollars de financement externe pourraient être atteints en 2023 – principalement de l’Algérie, d’AfreximBank, de prêts-projets de partenaires multilatéraux et de subventions accrues de partenaires bilatéraux – intensifiant les défis de financement. Les sources de financement alternatives pour 2024 ne sont pas claires.</p>



<p><strong><em>Réformes et négociations avec le FMI au point mort</em></strong> : le conseil d’administration du FMI n’a pas approuvé un nouveau mécanisme de financement élargi (EFF) de 1,9 milliard de dollars sur 48 mois, prévu en décembre 2022, car les actions préalables n’ont pas été respectées. En particulier, le président a exprimé son opposition à une réforme convenue des subventions aux carburants (le gouvernement travaille sur une nouvelle proposition de réforme au FMI), tandis que la révision de la loi sur la gouvernance des entreprises publiques a été renvoyée au parlement.</p>



<p>Des progrès ont été accomplis sur d&rsquo;autres réformes approuvées par le FMI et aboutissant à un accord au niveau du personnel en octobre 2022. L’engagement de maîtriser la masse salariale, concrétisé par un accord avec le principal syndicat, l’UGTT, reste au cœur de la consolidation budgétaire, et des mesures fiscales ont été adoptées pour améliorer la mobilisation des recettes.</p>



<p><strong><em>Réserves de change à risque&nbsp;</em></strong>: nous prévoyons que le déficit du compte courant (CAD) se réduira à 7% du PIB en 2023 et à 6,5% en 2024 contre 8,5% en 2022. L’amélioration sera tirée par une reprise significative des recettes touristiques, en grande partie fixées par le creusement des déficits des balances énergétique et alimentaire, malgré la baisse des prix internationaux. Le CAD encore important créera près de 3,5 milliards USD de besoins de financement extérieur en 2023 et 2024, aggravés par des échéances de la dette extérieure publique de plus de 2 milliards USD en 2023 et de près de 3 milliards USD en 2024.</p>



<p>Les sources de financement extérieur dépendent fortement des emprunts extérieurs du gouvernement, et nous pensons qu’un déficit important du financement extérieur du gouvernement au-delà de notre scénario central exercerait une pression supplémentaire sur les réserves, qui s’élevaient à 7,8 milliards USD ou 93 jours de couverture des importations en avril 2023 (contre 129 jours pour la même période l’an dernier).</p>



<p>Les IDR «CCC-» de la Tunisie reflètent également les principaux facteurs de notation suivants&nbsp;:</p>



<p><strong><em>Déficit budgétaire plus faible, les vulnérabilités demeurent</em></strong>&nbsp;: nous prévoyons une réduction du déficit budgétaire à 5,8% du PIB en 2023 et à 4,5% en 2024, contre 6,9% en 2022. Ceci est principalement le résultat d’une performance stable des revenus, d’une masse salariale contenue (réduction en pourcentage du PIB), et la baisse du coût des subventions alimentaires et énergétiques soutenue par la baisse des prix internationaux. Cependant, nous pensons que le blocage des progrès en matière de réformes empêche la réduction des vulnérabilités budgétaires aux chocs.</p>



<p>Les rigidités budgétaires resteront élevées, la part des salaires, des intérêts et des subventions représentant plus de 90% des recettes publiques (hors subventions) en 2023 et 2024, et à moins d’être réformées, elles continueront de poser des risques pour la viabilité budgétaire.</p>



<p><strong><em>La dette pourrait baisser, mais les risques sont élevés</em></strong>&nbsp;: nous nous attendons à ce que la dette culmine à 80,9% en 2023, contre 79,4% en 2022, et diminue à 77,3% en 2024, à condition que la voie de la réforme budgétaire ne déraille pas, soutenue par des taux d’intérêt réels négatifs en 2023, et une croissance du PIB plus élevée et une consolidation budgétaire par la suite. La trajectoire de la dette reste très sensible aux chocs budgétaires et au taux de change, ce dernier étant une source potentielle de pression en cas de retards prolongés dans l’obtention de financements extérieurs.</p>



<p><strong><em>Perspectives de croissance défavorables&nbsp;</em></strong>: nous prévoyons que la croissance du PIB ralentira à 1,4% en 2023 contre 2,4% en 2022 en raison d’une inflation contenue mais toujours élevée (moyenne de 11% selon les prévisions de Fitch), d’un dosage politique plus serré en réponse aux déséquilibres macroéconomiques et budgétaires, la croissance en Europe (principal partenaire commercial de la Tunisie), un niveau élevé d’incertitude quant à l’orientation des réformes et de l’économie, et des conditions météorologiques défavorables affectant le secteur agricole. Nous prévoyons ensuite une amélioration modérée de la croissance à 2,3% en 2024, principalement tirée par un effet de rattrapage à partir de 2023, et se maintiendra autour de ce niveau à moyen terme.</p>



<p><strong><em>ESG &#8211; Gouvernance :</em></strong> la Tunisie a un score de pertinence ESG (RS) de &lsquo;5&rsquo; tant pour la stabilité politique et les droits que pour l’Etat de droit, la qualité institutionnelle et réglementaire et le contrôle de la corruption. Ces scores reflètent le poids élevé que les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale (WBGI) ont dans notre modèle exclusif de notation souveraine. La Tunisie a un classement WBGI moyen au 44e centile, reflétant une faible stabilité politique, un état de droit et des droits de participation au processus politique établis mais affaiblis et une capacité institutionnelle modérée et un niveau de corruption perçue.</p>



<p>Les sensibilités de la notation</p>



<p>Facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une action de notation négative/déclassement&nbsp;:</p>



<p><strong><em>&#8211; Finances publiques</em></strong> : augmentation des signes indiquant qu’un défaut est probable, par exemple en raison de l’impossibilité d&rsquo;obtenir un financement du FMI et de débloquer le financement des créanciers publics associés.</p>



<p><strong><em>&#8211; Comptes extérieurs</em></strong> : pression accrue sur les comptes extérieurs entraînant une forte baisse des réserves de change ou une nouvelle détérioration de la viabilité de la dette extérieure.</p>



<p>Facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une action/amélioration de notation positive&nbsp;:</p>



<p><strong><em>&#8211; Finances publiques</em></strong> : matérialisation de financements extérieurs suffisants pour répondre aux besoins du gouvernement, par exemple, à la suite de l’approbation par le FMI d’un nouveau programme et du déblocage de nouveaux financements provenant d’autres sources.</p>



<p><strong><em><a href="https://www.fitchratings.com/research/sovereigns/fitch-downgrades-tunisia-to-ccc-09-06-2023" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport à la source en anglais. </a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/10/fitch-ratings-abaisse-la-notation-se-la-tunisie-a-ccc/">Fitch Ratings abaisse la notation se la Tunisie à «CCC-»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Fitch Ratings élève la notation de la Tunisie de «CCC» à «CCC+»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/fitch-ratings-eleve-la-notation-de-la-tunisie-de-ccc-a-ccc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2023 07:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fitch Ratings relève la note d’émission des obligations à long terme en devises étrangères et en monnaie locale de la Tunisie de «CCC» à «CCC+».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/fitch-ratings-eleve-la-notation-de-la-tunisie-de-ccc-a-ccc/">Fitch Ratings élève la notation de la Tunisie de «CCC» à «CCC+»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’agence internationale de notation Fitch Ratings a relevé la note d’émission des obligations à long terme en devises étrangères et en monnaie locale de la Tunisie de «CCC» à «CCC+».</em></strong></p>



<span id="more-7200510"></span>



<p>Selon l’agence, il s’agit d’une correction d’une «erreur dans l’application des notes de défaut d’émetteurs à long terme en devises étrangères et locales (IDR) aux notes d’émission concernées au moment de la dernière révision effectuée, le 1er décembre 2022».</p>



<p>Fitch a, dans ce cadre, rappelé<em> «qu’en vertu de la réglementation applicable aux agences de notation, elle est autorisée à publier une révision de notation en cas de changement important dans la solvabilité de l’émetteur ou des problèmes qui rendent inapproprié d’attendre jusqu’à la prochaine date de révision prévue pour mettre à jour la notation ou les perspectives»</em>.</p>



<p>Par conséquent, Fitch a décidé de s’écarter du calendrier prévu pour la notation des émissions de la Tunisie et de publier un relèvement de la note à «CCC+», qui n’améliore pas considérablement le niveau de solvabilité de notre pays, qui continue à faire face à l’une des plus graves crises économiques de son histoire, alors que le prêt de 1,9 milliard de dollars sollicité du Fonds monétaire international (FMI) tarde encore à lui être accordé.</p>



<p>La prochaine date de révision prévue pour la notation de Fitch relative aux émissions de la Tunisie est prévue le 9 juin 2023, ajoute l’agence internationale de notation.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/31/fitch-ratings-eleve-la-notation-de-la-tunisie-de-ccc-a-ccc/">Fitch Ratings élève la notation de la Tunisie de «CCC» à «CCC+»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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