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	<title>Archives des Français - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Français - Kapitalis</title>
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		<title>La Tunisie et le piège de la francophonie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 07:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les élites tunisiennes, cette francophonie imposée par la France fonctionne comme une «prison dorée».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/la-tunisie-et-le-piege-de-la-francophonie/">La Tunisie et le piège de la francophonie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La relation entre Tunis et Paris demeure structurante, omniprésente, asymétrique mais rentière, hégémonique et colonialiste dans ses préceptes fondamentaux. Quand trop ce n’est pas assez…. Car derrière la coopération culturelle et économique se profile une réalité plus dérangeante : celle d’une domination linguistique et symbolique qui enferme la Tunisie dans ce que l’on pourrait appeler le piège de la francophonie.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18519977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Ce piège n’est pas une simple question de langue. Il est historique, politique et économique. La langue française, introduite durant la période coloniale, s’est imposée comme langue de l’administration, du savoir et des élites.</p>



<p>Or, comme l’a magistralement analysé Albert Memmi dans <em>Portrait du colonisé</em>, la domination coloniale ne disparaît pas avec l’indépendance : elle se reconfigure dans les esprits, les pratiques et les structures. La francophonie, dans ce contexte, apparaît moins comme un espace de partage que comme la prolongation d’une hiérarchie ancienne.</p>



<p>Les événements présentés par l’ambassade de France à Tunis en sont une illustration contemporaine. Qu’il s’agisse du Business Forum Afrique-France, de la saison Méditerranée ou des programmes de coopération culturelle, la Tunisie est invitée, encouragée, parfois sommée de participer à des dispositifs conçus ailleurs, selon des logiques définies à Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Asymétrie et diktats</h2>



<p>L’asymétrie est subtile mais réelle : la Tunisie s’insère, obligée d’une certaine manière, dans la France qui structure en Tunisie. Faisant comme chez elle.</p>



<p>Cette subordination est honteuse et contreproductive pour la culture et la souveraineté de la Tunisie.</p>



<p>Pour les élites tunisiennes, cette francophonie imposée par la France fonctionne comme une <em>«prison dorée»</em>.</p>



<p>Elle offre des opportunités, des réseaux, une reconnaissance internationale. Mais elle enferme aussi dans un espace linguistique très limité, franchouillard, de plus en plus déconnecté des dynamiques globales. Car le monde du savoir, de la technologie et de l’innovation parle aujourd’hui une autre langue : l’anglais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le verdict de l’économie</h2>



<p>Les données internationales sont sans équivoque. Un expert maîtrisant l’anglais bénéficie en moyenne d’un avantage salarial significatif, souvent estimé à plus de 1000 dollars annuels supplémentaires, et peut voir ses revenus doubler par rapport à ceux limités à un espace linguistique restreint.</p>



<p>Plus fondamentalement, l’accès à la connaissance passe désormais quasi exclusivement par l’anglais : publications scientifiques, innovations technologiques, intelligence artificielle, finance internationale.</p>



<p>Dans ce contexte, la francophonie agit comme un filtre, voire comme un retardateur. Les travaux produits aux États-Unis ou dans les grands centres de recherche anglophones sont souvent traduits en français avec plusieurs années de décalage.</p>



<p>Les universitaires francophones, y compris en France, accusent un retard structurel dans l’appropriation des innovations de rupture. Ce décalage se répercute directement sur des pays comme la Tunisie, qui dépend de ces circuits de diffusion indirects.</p>



<p>Le résultat est un cercle vicieux. Faute de moyens pour accéder directement aux universités anglo-saxonnes, les étudiants tunisiens passent par des intermédiaires francophones. Faute d’exposition à l’anglais, ils restent confinés dans des marchés limités. Et faute d’ouverture linguistique, l’économie tunisienne peine à s’intégrer pleinement dans les chaînes de valeur globales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le complexe du colonisé </h2>



<p>Mais au-delà de l’économie, il y a une dimension psychologique. Albert Memmi parlait du <em>«complexe du colonisé»</em> : cette tendance à intérioriser la supériorité de l’autre et à chercher sa validation. La francophonie, pour une partie des élites tunisiennes, devient ainsi un refuge identitaire autant qu’un outil de distinction sociale. On s’y réfugie faute de mieux, parfois par conformisme, parfois par naïveté.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de rejeter la France. Elle est un partenaire historique, un espace culturel riche, et pour beaucoup de Tunisiens, un pays d’adoption. Mais l’enjeu est ailleurs : il s’agit de sortir d’une relation exclusive, de rompre avec une dépendance héritée, et de rééquilibrer les horizons.</p>



<p>La Tunisie doit repenser sa politique linguistique comme un levier stratégique. Cela implique de renforcer massivement l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge, d’encourager la production scientifique directe dans les circuits internationaux, et de multiplier les partenariats avec les universités et entreprises anglo-saxonnes. Il ne s’agit pas de remplacer une dépendance par une autre, mais d’élargir les possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une langue ce n’est pas neutre</h2>



<p>Car une langue n’est jamais neutre. Elle structure l’accès au savoir, conditionne les opportunités économiques et façonne les imaginaires. Tant que la Tunisie restera enfermée dans une francophonie exclusive, elle restera à la périphérie du monde qui innove.</p>



<p>Sortir de cette <em>«prison dorée»</em> est donc une urgence. Non pas contre la France, mais pour la Tunisie. Le savoir et la technologie se créent et se communiquent en anglais, et la Tunisie n’a pas besoin de rentier et intermédiaire francophone pour accéder au progrès.</p>



<p><em>* Economiste.</em></p>



<p><strong>Blog de l’auteur&nbsp;</strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>. &nbsp;</p>
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		<title>Niveau d’anglais &#124; La Tunisie, championne du monde arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 08:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[niveau d’anglais]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se classe en tête des pays arabes en matière de maîtrise de la langue anglaise par la population active nationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/niveau-danglais-la-tunisie-championne-du-monde-arabe/">Niveau d’anglais | La Tunisie, championne du monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le dernier classement international EF-EPI, publié le 19 novembre dernier, la Tunisie se classe une nouvelle fois en tête des pays arabes en matière de maîtrise de la langue anglaise par la population active nationale, devançant ainsi toutes les anciennes colonies britanniques du monde arabe, mais aussi largement la Chine et le Japon. Un résultat qui démontre bien que le caractère francophone du pays ne l’empêche nullement de maîtriser la langue anglaise, contrairement aux affirmations de certains commentateurs.</em></strong></p>



<p><strong>Ilyes Zouari</strong> *</p>



<span id="more-17983368"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-8115282" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Ilyes-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Selon les résultats de la dernière et vaste enquête annuelle publiée par l’organisme Education First,&nbsp;communément appelée <em>«Classement EF-EPI»</em> (<em>Education First, English proficiency index</em>) et constituant la référence mondiale en la matière, la Tunisie se classe à la 66e place pour ce qui est de la maîtrise de la langue anglaise par la population active. Elle devance ainsi tous les pays du monde arabe, et notamment les anciennes colonies britanniques, comme les Émirats arabes unis, classés en troisième position (et au 72<sup>e</sup> rang mondial), le Qatar (81<sup>e</sup> mondial), l’Égypte (89<sup>e</sup>), le Koweït (93<sup>e</sup>), la Jordanie (105<sup>e</sup>), ou encore le Soudan (106<sup>e</sup>), l’Irak (113<sup>e</sup>), le Yémen et la Somalie (respectivement 116<sup>e</sup> et 119<sup>e</sup>, et partiellement anciennes colonies britanniques). La Tunisie devance également très largement l’Arabie saoudite, classée 115<sup>e</sup> (qui n’était pas une colonie britannique, mais qui est sous très forte influence anglo-saxonne depuis plus d’un siècle).</p>



<p>Par ailleurs, la Tunisie arrive loin devant la Chine et le Japon, qui occupent respectivement les 86<sup>e</sup> et 96<sup>e</sup> places mondiales. Ces deux pays se situent ainsi, comme chaque année, autour de la 90<sup>e</sup> place.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La domination maghrébine du monde arabe</h2>



<p>Ce classement démontre également une nouvelle fois la domination du Maghreb arabo-berbéro-francophone au niveau du monde arabe. En effet, le Maroc figure en deuxième position, après la Tunisie (et au 68<sup>e</sup> rang mondial), tandis que l’Algérie, qui a pourtant été le dernier des pays du Maghreb à généraliser l’enseignement de l’anglais, se classe déjà en sixième position au sein du monde arabe, et au 82<sup>e</sup> rang mondial (une promotion de l’enseignement de l’anglais accompagnée, parfois, de certaines mesures irrationnelles et contre-productives, essentiellement motivées par des considérations politiques, notamment depuis la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental, pourtant pleinement justifiée historiquement). L’Algérie devance donc, elle aussi et parfois très largement, des pays arabes comme l’Égypte, le Koweït, la Jordanie ou l’Arabie saoudite, ainsi que la Chine et le Japon.</p>



<p>Contrairement aux contrevérités maintes fois répétées par certaines parties, le caractère francophone des pays du Maghreb ne les empêche donc nullement de maîtriser la langue anglaise, et même de dépasser les pays arabes anciennement colonisés par les Britanniques, et où l’anglais est souvent une quasi deuxième langue officielle. Par contre, toutes les études démontrent que l’apprentissage de la langue anglaise en tant que première langue étrangère, empêche de maîtriser une seconde langue étrangère. Ce qui, dans le cas de la Tunisie, constituerait un handicap majeur et un danger pour les intérêts supérieurs du pays.</p>



<p>En effet, cela couperait progressivement la Tunisie de son vaste espace francophone voisin et des immenses opportunités qu’il présente (et notamment de la vaste Afrique francophone, qui vient de dépasser les 500 millions d’habitants, cette année, et qui est globalement la partie économiquement la plus dynamique du continent), la rapprocherait culturellement, lentement mais sûrement, des pays du Moyen-Orient (entraînant, à terme, une explosion de l’intégrisme religieux, et notamment du port du niqab), et réduirait les débouchés migratoires pour les Tunisiens (compte tenu de l’hostilité des pays non francophones à l’égard de l’immigration arabe, et notamment des pays anglo-saxons qui accordent systématiquement la priorité à l’immigration asiatique, comme le Royaume-Uni où l’immigration arabe, marginalisée, ne représente que 10% de la population musulmane du pays). Enfin, cela ne devrait même pas permettre à la Tunisie d’améliorer son niveau d’anglais… qui devrait même baisser, probablement, à terme. En effet, rien ne permet de penser que le pays ne finirait pas par s’aligner sur le niveau, plus faible en anglais, des pays arabes anglophones.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’anglais en 1<sup>er</sup> n’est pas synonyme de développement accéléré</h2>



<p>Si la connaissance de toute langue étrangère est toujours bénéfique, et notamment de la langue anglaise, il convient toutefois de ne pas se laisser piéger par la très forte propagande dont bénéficie cette dernière, comme par exemple de la part de ce même organisme Education First, qui agit en véritable agent de propagande, multipliant les affirmations erronées en vue de pousser à une anglicisation généralisée de tous les pays et peuples du monde. En effet, toutes les études économiques comparatives et sérieuses démontrent clairement que l’apprentissage de l’anglais en tant que première langue étrangère n’apporte aucun gain en matière de développement économique et social, par rapport à des pays voisins n’ayant pas fait le même choix.</p>



<p>Ainsi, et au niveau arabe par exemple, les études démontrent bien la supériorité des pays arabes francophones en matière économique et sociale par rapport aux autres pays du monde arabe, hors pays pétroliers bien sûr (car on ne peut comparer ce qui n’est pas comparable). Ainsi le Maghreb est globalement plus développé que les pays du Moyen-Orient, et la Mauritanie et Djibouti le sont davantage que le Soudan, la Somalie ou le Yémen. À titre d’exemple, le Maroc arrive chaque année en tête des pays arabes dans le classement du magazine Jeune Afrique relatif aux 500 plus grandes entreprises africaines, devant l’Égypte qui est pourtant trois fois plus peuplée (avec, par exemple, 56 entreprises dans le classement 2023, contre 46, tandis que la Tunisie était représentée par 21 entreprises, alors que sa population est neuf fois inférieure à celle de l’Égypte&nbsp;!). Par ailleurs, le Maroc produit plus de 500 000 véhicules par an, contre environ 60 000 seulement pour l’Égypte, malgré la taille considérable de son marché intérieur, à lui seul. Le Maroc est également l’unique pays arabe et africain à disposer d’un train à grande vitesse (en l’occurrence, le TGV français, et hors Arabie saoudite pétrolière), et se classe régulièrement, avec la Tunisie, en tête des pays arabes en matière d’innovation (hors pays pétroliers, également, qui ne manquent pas de moyens et qui ont généralement recours à des chercheurs et experts étrangers).</p>



<p>Enfin, il convient de rappeler les cas forts intéressants du Liban et de la Syrie, deux pays anciennement francophones. Leur passage à l’anglais, entamé dans les années 1950 pour la Syrie et au début des années 1990 pour le Liban (administration, vie économique, puis enseignement), ne leur apporta absolument aucun bénéfice économique. La Syrie ne s’est jamais développée, et le Liban s’est même totalement effondré en 2019 et 2020, ce qui provoqua un exode massif de population, et notamment vers l’Afrique francophone subsaharienne, ou des milliers de Libanais se sont installés pour nourrir leur famille.</p>



<p>Quant au niveau africain, les différentes études comparatives démontrent également la supériorité de la partie francophone du continent. À titre d’exemple, l’Afrique francophone subsaharienne a été en 2024 la championne de la croissance africaine pour la onzième année consécutive, tout en réalisant encore une fois les meilleures performances en matière de maîtrise de l’inflation et de l’endettement. Sur la décennie 2014-2023 (les données globales pour 2024 étant encore incomplètes), cet ensemble de 22 pays francophones a réalisé une croissance annuelle globale de 3,9 % en moyenne, contre seulement 2,0 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. De même, il a affiché un taux d’inflation annuel de seulement 4,1 % en moyenne, contre 17,2 % pour la partie non francophone. Par ailleurs, sept des dix pays africains ayant réalisé les plus forts taux de croissance économique sur cette même décennie étaient des pays francophones, et les pays les plus pauvres et moins développés du continent demeurent le Soudan du Sud et la Somalie, deux pays anglophones.</p>



<p>Et sur la décennie 2015-2024, la Côte d’Ivoire, qui s’impose comme l’économie la plus dynamique et la plus solide d’Afrique, au vu de son rythme de croissance et en tenant compte du niveau de richesse déjà atteint (avec un PIB/habitant de 2 723 dollars en 2024 selon le FMI, soit, par exemple, plus de deux fois plus que l’Éthiopie), et qui est en train de construire la plus haute tour d’Afrique (qui sera inaugurée en 2026 et culminera à 403 mètres), a réalisé une croissance annuelle de 6,1 % en moyenne. Très loin, donc, et comme d’autres pays francophones (Sénégal, Bénin, Togo, Guinée, RDC, Cameroun, Djibouti…), du taux de 0,7 % réalisé par l’Afrique du Sud, ou du taux de 1,7 % enregistré par le Nigeria, deux pays anglophones régulièrement présentés comme dynamiques, mais qui ne sont, en réalité, même pas des pays émergents (compte tenu de leur faible croissance, de surcroît inférieure à leur niveau de croissance démographique).</p>



<p>Autre exemple, et grâce à leur dynamisme économique nettement supérieur, la majorité des pays francophones d’Afrique de l’Ouest dépasse désormais le Nigéria en matière de PIB par habitant, malgré de bien plus faibles richesses naturelles, même proportionnellement à leur population. Ainsi, le Sénégal a affiché un PIB par habitant de 1 759 dollars en 2024, contre seulement 1 084 pour le Nigeria, alors qu’il n’a produit aucune goutte de pétrole et aucun mètre cube de gaz naturel cette même année. Il en va de même pour le Bénin (1 480 dollars, et un pays les plus dynamiques du continent), ou encore pour le Cameroun (1 868 dollars), qui dépasse également le Nigeria malgré une production pétrolière 20 fois inférieure en 2024. Quant à la Côte d’Ivoire, celle-ci affiche désormais un PIB par habitant 2,5 fois supérieur à celui du Nigeria, malgré une production pétrolière 37 fois inférieure en 2024 (37 000 barils par jour, contre 1,34 million&nbsp;!). La Côte d’Ivoire a également dépassé le Ghana, malgré des niveaux de production pétrolière et aurifère respectivement 4,6 fois et 2,4 fois inférieurs en 2024, tout comme elle devrait dépasser cette année l’Angola, qui produit presque autant de pétrole que le Nigeria et qui est le quatrième producteur mondial de diamants. De même, elle devance désormais largement le Kenya, pays le plus prospère d’Afrique de l’Est continentale (hors Djibouti), mais qui n’a réalisé qu’un modeste taux de croissance annuel de 4,6 % sur la décennie 2014-2023, comparable aux 4,4 % du Ghana.</p>



<p>À tout cela, s’ajoute également le fait que l’Afrique francophone est historiquement et globalement la partie la du continent la moins touchée par les inégalités sociales, la corruption et les violences (conflits interethniques, guerres civiles, ou criminalité). La terrible guerre civile qui ensanglante actuellement le Soudan, qui a fait en seulement deux ans et demi plus de 150 000 morts (soit déjà plus de victimes que dans l’ensemble des conflits observés dans les anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne depuis 1960&nbsp;!), la brutale répression des manifestants pour la démocratie qui eut lieu en octobre dernier en Tanzanie (faisant environ 1 000 morts en seulement trois jours, alors que celle ayant eu lieu quelques semaines plus tôt à Madagascar fit une vingtaine de morts en trois semaines…), ou encore les plus de 25 000 meurtres annuels enregistrés en Afrique du Sud et les milliers d’assassinats et d’enlèvements enregistrés chaque année au Nigeria, ne font que démontrer, une fois de plus, cette claire spécificité francophone.</p>



<p>Quant au Rwanda, souvent cité en exemple par les promoteurs de la langue anglaise, malhonnêtement ou par méconnaissance de la réalité, il convient de rappeler que ce pays fait toujours partie des pays les plus sous-développés du continent africain (en dehors du centre-ville de sa capitale, qui sert de propagande au régime). En effet, et trente ans après le début du processus d’anglicisation, mené par des dirigeants anglophones venus de l’Ouganda voisin, lui-même anglophone, le pays se classe à la 37e position continentale en matière de PIB par habitant en 2024 (1 028 dollars seulement), et ce, malgré les importantes aides accordées par les États-Unis, et surtout malgré le pillage massif et criminel des richesses de l’est de la RDC, qui représentent désormais près de 50% des exportations rwandaises&nbsp;! Un cas unique au monde et une terrible injustice, accompagnée de massacres réguliers de populations civiles congolaises (ayant déjà fait quelques millions de morts), s’appuyant sur une féroce et agressive protection diplomatique et financière américaine, et faisant de ce pays prédateur (et, par ailleurs, premier client africain des agences de communication internationales…) un véritable Israël africain…&nbsp;</p>



<p>Globalement, les pays francophones dépassent donc largement les pays anglophones en matière de dynamisme économique, malgré des richesses naturelles souvent largement inférieures. Pourtant, il est presque certain que si l’inverse était vrai, nombreux seraient les commentateurs qui imputeraient ce retard à la langue française, comme par exemple, si des pays anglophones africains dépassaient en richesse par habitant un pays francophone voisin produisant 37 fois plus de pétrole… Par conséquent, il conviendrait donc de conclure, en suivant le même raisonnement, que la maîtrise en premier de la langue anglaise est un frein au développement économique…</p>



<p>* <em>Président du Centre d&rsquo;étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF).</em></p>



<p><strong><em>Du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1s0DT1owv3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/10/la-tunisie-un-faux-petit-pays-peu-peuple-et-en-declin/">La Tunisie, un faux «petit pays», peu peuplé et en déclin</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, un faux «petit pays», peu peuplé et en déclin » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/10/la-tunisie-un-faux-petit-pays-peu-peuple-et-en-declin/embed/#?secret=VJnSuFo6Ok#?secret=1s0DT1owv3" data-secret="1s0DT1owv3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/26/niveau-danglais-la-tunisie-championne-du-monde-arabe/">Niveau d’anglais | La Tunisie, championne du monde arabe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ilyes Zouari : «L’Algérie perdra beaucoup à remplacer le français par l’anglais»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/ilyes-zouari-lalgerie-perdra-beaucoup-a-remplacer-le-francais-par-langlais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 07:20:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique francophone]]></category>
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		<category><![CDATA[Ilyes Zouari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En remplaçant le français par l’anglais comme seconde langue, l’Algérie commettrait une très grave erreur et hypothéquerait son avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/ilyes-zouari-lalgerie-perdra-beaucoup-a-remplacer-le-francais-par-langlais/">Ilyes Zouari : «L’Algérie perdra beaucoup à remplacer le français par l’anglais»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>«En passant à l’anglais, l’Algérie commettrait la deuxième plus lourde erreur de son histoire, après celle de 1962 lorsqu’elle s’était jetée dans les bras de l’URSS», estime Ilyes Zouari, le président du Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone (Cermf). Qui ajoute : «L’Algérie ferait mieux de s’inspirer de la sagesse, de l’intelligence et de la clairvoyance de ses voisins francophones du Maghreb.» </em></strong></p>



<span id="more-17644862"></span>



<p>Ces propos ont été tenus dans un entretien du chercheur tunisien avec la chaîne YouTube <a href="https://www.youtube.com/watch?v=zFnsXWGinQs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Algérie Part</a> consacrée à l’actualité algérienne.</p>



<p>Répondant aux voix qui s’élèvent en Algérie pour appeler à remplacer le français par l’anglais en tant que seconde langue dans le pays. Il avertit : <em>«L’Algérie va détruire (une nouvelle fois) son avenir si elle remplace le français par l’anglais».</em> Si le régime algérien fait passer le pays à l’anglais, <em>«l’Algérie basculera dans la zone linguistique la moins dynamique économiquement du continent et du monde arabe (la zone francophone étant toujours globalement la plus dynamique, n’en déplaise aux ignorants et soi-disant experts…)»</em>, analyse Ilyes Zouari. <em>«Le pays se coupera de l’océan et du marché francophones qui l’entourent (et notamment de l’Afrique francophone, qui vient de dépasser les 500 millions d’habitants, cette année)»</em>, argumente-t-il.</p>



<p>L’Algérie se rapprochera culturellement, lentement mais sûrement, des pays arabes du Moyen-Orient, sur lesquels elle finira par s’aligner. D’où une explosion, à moyen terme, de l’extrémisme religieux, et du port du niqab. L’Algérie se <em>«démaghrebisera»</em>.</p>



<p>Le pays verra se réduire ses débouchés migratoires (étudiants, travailleurs…), vu l’hostilité historique des pays anglo-saxons à l’égard des populations arabes.</p>



<p>Enfin, le pays n’améliorera même pas son niveau en anglais, toutes les études démontrant que les pays arabes francophones dépassent déjà largement les pays arabo-anglophones, anciennes colonies anglaises, et même largement le Japon et la Chine (eux aussi très largement dépassés par la France&#8230;). A terme, tout semble donc indiquer que le niveau en anglais des Algériens finirait par baisser, conclut Ilyes Zouari.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/ilyes-zouari-lalgerie-perdra-beaucoup-a-remplacer-le-francais-par-langlais/">Ilyes Zouari : «L’Algérie perdra beaucoup à remplacer le français par l’anglais»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Frantz Fanon ou quand la psychiatrie rencontre l’Histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/19/frantz-fanon-ou-quand-la-psychiatrie-rencontre-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 07:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdenour Zahzah]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Desane]]></category>
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		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[Houria Behloul]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Boulakirba]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Frantz Fanon’’ d’Abdenour Zahzah retrace une étape décisive de la vie du psychiatre martiniquais en rébellion contre le système colonial français. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/19/frantz-fanon-ou-quand-la-psychiatrie-rencontre-lhistoire/">Frantz Fanon ou quand la psychiatrie rencontre l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Projeté depuis le 23 juillet 2025 au cinéma Variété à Marseille, ‘‘Frantz Fanon’’ d’Abdenour Zahzah retrace une étape décisive de la vie du psychiatre martiniquais, encore méconnu à l’époque, mais déjà en rébellion intérieure contre le système colonial. J’ai assisté à la séance du 16 août à 22h00, et malgré sa durée relativement courte (une heure et demie), le film impressionne par sa densité et sa profondeur.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17285916"></span>



<p>Ce psychiatre noir né en Martinique en 1925, en somme un Français pas comme les autres, s’est allié à la cause algérienne, jusqu’à en devenir un des leaders. Choisi par les militants de l’indépendance pour devenir leur représentant à l’étranger, il meurt portant la nationalité tunisienne en décembre 1961. Ce qui pourrait ressembler à un conte, tellement la situation semble aujourd’hui étrange, s’est déroulé en partie à Tunis, où il a vécu et travaillé entre 1957 et 1961.</p>



<p>L’ouverture du film est un choc. Une femme — incarnée par Houria Behloul — est assise sur des escaliers, face à une porte condamnée. La lumière crue, presque irréelle, découpe son corps immobile. Soudain, elle se lève, hurle, frappe la porte avec une rage désespérée, avant d’être maîtrisée par deux infirmiers et entraînée vers une séance d’électrochocs. Ce plan inaugural condense l’aliénation vécue par les patients, la brutalité des pratiques psychiatriques de l’époque, mais aussi la condition coloniale elle-même : une population enfermée, réprimée, frappant à une porte que l’Histoire maintient close. Dans ce rôle, Houria Behloul ne joue pas : elle habite la patiente. Son cri devient celui d’une foule silencieuse, celui de toutes les vies niées qui réclament justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La brutalité des pratiques psychiatriques</h2>



<p>Le choix du noir et blanc n’est pas anodin. Il inscrit le récit dans une esthétique sobre et élégante, évoque les années 1950 et confère au film une gravité documentaire. Les contrastes de lumière et d’ombre soulignent la tension dramatique et traduisent le combat intérieur de Fanon, partagé entre son rôle de médecin et son refus d’un système injuste.</p>



<p>À son arrivée à l’hôpital de Blida-Joinville, Fanon (interprété avec intensité par Alexandre Desane) découvre une institution traversée par les fractures coloniales : un pavillon pour les Français, un autre pour les <em>«musulmans»</em>. Cette ségrégation, glaçante dans un lieu censé être dédié au soin, reflète la hiérarchie coloniale dans toute sa brutalité. Le chef du pavillon musulman, campé par Omar Boulakirba, incarne cette tension entre obéissance institutionnelle et malaise moral. Lors d’une réunion marquante, un responsable lance aux médecins : <em>«Qui sait, peut-être qu’un jour cet hôpital portera le nom de l’un d’entre vous.»</em> Une phrase qui résonne aujourd’hui avec le CHU Frantz-Fanon de Blida.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17286012" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Film-Frranz-Fanon.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Le film met en lumière l’innovation majeure de Fanon : la psychothérapie institutionnelle. Contrairement aux pratiques centrées sur le patient isolé, cette approche explore la dynamique du groupe, les relations entre soignants et soignés, et le rôle de l’institution elle-même dans la guérison. En réorganisant les espaces, en encourageant la participation active des patients, en faisant des tensions internes des données cliniques, Fanon invente une psychiatrie profondément humaine. Dans le contexte colonial, ce geste prend une dimension politique : montrer que ségrégation et oppression sont sources de pathologies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La psychothérapie comme dynamique du groupe</h2>



<p>Abdenour Zahzah s’appuie sur les notes cliniques de Fanon et les témoignages de ses collègues pour tisser une fiction documentée. La sobriété des dialogues, la justesse des scènes, la concision des archives visent l’essentiel : la réflexion de Fanon sur la déshumanisation coloniale, qu’il résumait ainsi : <em>«L’Arabe […] vit dans un état de dépersonnalisation absolue. Le statut de l’Algérie ? Une déshumanisation systématisée.»</em></p>



<p>Certes, on peut regretter que le film hésite parfois entre documentaire et fiction, et que certaines archives auraient mérité un développement plus ample. Une durée plus longue — trois heures par exemple — aurait permis d’élargir encore la fresque. Mais ce parti pris de concision a un mérite : il maintient le spectateur au plus près de l’expérience humaine de Fanon et de ses patients, sans dispersion.</p>



<p>Frantz Fanon est un film exigeant et immersif : huis clos, interprétations puissantes, tension constante. Il n’offre ni facilité ni complaisance, mais une plongée rare dans l’histoire psychiatrique et coloniale, un portrait intime et politique d’un homme en devenir, dont la lucidité et les choix ont façonné une pensée révolutionnaire toujours actuelle.</p>



<p>Et si une image devait rester, ce serait celle d’Houria Behloul, frappant de toutes ses forces une porte fermée. Parce qu’elle condense à elle seule le cinéma de Zahzah et l’esprit de Fanon : un cri qui traverse le temps, un cri qui refuse d’être enfermé, un cri qui exige d’ouvrir les portes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S8FKJc5gex"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/">Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un film sur le psychiatre anticolonialiste Frantz Fanon tourné en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/13/un-film-sur-le-psychiatre-anticolonialiste-frantz-fanon-tourne-en-tunisie/embed/#?secret=qImLmvmkyi#?secret=S8FKJc5gex" data-secret="S8FKJc5gex" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>«Liban, état de survie» &#124; Le destin d&#8217;un pays piégé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/liban-etat-de-survie-le-destin-dun-pays-piege/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 08:32:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[port de Beyrouth]]></category>
		<category><![CDATA[Syriens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un ouvrage essentiel pour qui veut comprendre pourquoi le Liban agonise… et pourquoi cela concerne-t-il toute la région.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/liban-etat-de-survie-le-destin-dun-pays-piege/">«Liban, état de survie» | Le destin d&rsquo;un pays piégé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans ‘‘</em>Liban, état de survie’’<em>, à paraître le 5 mai 2025 aux éditions Max Milo, en France, Fouad Khoury Helou</em></strong><em> <strong>livre une analyse implacable d’un État en décomposition, pris au piège d’une histoire coloniale inachevée, d’une géopolitique régionale vorace, et d’une classe dirigeante incapable – ou complice – du naufrage.</strong></em></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16384376"></span>



<p>Depuis le XIXᵉ siècle, le Liban vit sous influences. Ottomans, Français, Syriens, Israéliens, Iraniens, Américains&#8230; tous ont joué, souvent contre les intérêts du peuple libanais, sur l’échiquier confessionnel du pays. La diversité culturelle et religieuse aurait pu être sa force, mais elle a été méthodiquement instrumentalisée pour empêcher l’émergence d’un État-nation souverain, stable et moderne.</p>



<p>Khoury Helou retrace ce siècle d’interventions et d’aliénation avec une précision historique affûtée, mais c’est l’époque contemporaine qui donne au livre sa force de frappe. Depuis 2019, le Liban s’est effondré : sa monnaie a perdu plus de 90% de sa valeur, les banques ont confisqué les économies des citoyens, les services publics sont à l’agonie, et les élites fuient un pays devenu invivable. L’explosion du port de Beyrouth en 2020 a marqué le point de rupture, révélant au monde l’ampleur de la corruption et de l’impunité.</p>



<p>À cette crise structurelle s’est ajoutée la présence massive de réfugiés syriens – près de la moitié de la population locale –, exacerbant les tensions sociales dans un pays déjà au bord du gouffre. Puis est venue la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, ravageant une fois encore le Sud du pays et menaçant la cohésion nationale.</p>



<p>Loin d’un essai universitaire ou d’un pamphlet à charge, ‘‘<em>Liban, état de survie’’</em> est un cri lucide, porté par une écriture alerte, presque désespérée. Khoury Helou interroge sans détour : le Liban peut-il encore être sauvé ? Ou faut-il acter la fin d’un modèle, pour en inventer un autre ?</p>



<p>L’auteur, déjà reconnu pour&nbsp;‘‘<em>L’Amérique et le Moyen-Orient’’</em>&nbsp;(2015),&nbsp;‘‘<em>Mondialisation, la mort d’une utopie’’</em>&nbsp;(2017) et&nbsp;‘‘<em>L’Effondrement du monde arabo-islamique’’</em>&nbsp;(2018), signe ici un ouvrage essentiel pour qui veut comprendre pourquoi le Liban agonise… et pourquoi cela concerne-t-il toute la région.</p>



<p>Fouad Khoury Helou est directeur de <em>L’Orient-Le Jour</em> et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les dynamiques politiques et géopolitiques de la région.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/liban-etat-de-survie-le-destin-dun-pays-piege/">«Liban, état de survie» | Le destin d&rsquo;un pays piégé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Napoléon, une passion arabe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/13/napoleon-une-passion-arabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 09:40:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Youssef]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Jabarti]]></category>
		<category><![CDATA[armée française]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed-Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Turc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ahmed Youssef explore en profondeur le choc culturel qu’a représenté l’arrivée de Bonaparte et des Français en Égypte à la fin du 18e siècle. . </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 2 juillet 1798, Napoléon Bonaparte débarque à Alexandrie avec son armée, lançant ainsi une expédition qui marquera un tournant dans l’histoire de l’Égypte. À la croisée des chemins entre réformes modernes et traditions enracinées, l’intervention française est perçue avec ambivalence par les Égyptiens. </em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-16165803"></span>



<p>D’un côté, la défaite des Mamelouks, oppresseurs du peuple égyptien, est vue comme une libération, mais de l’autre, l’occupation militaire et la violence de la répression instaurent une distance entre les Français et la population locale.</p>



<p>Dans son ouvrage <em>‘‘Bonabarta : Napoléon, une passion arabe ?’’ </em>(éd. Passés composés, 2024, 160 pages), Ahmed Youssef explore en profondeur ce choc culturel qu’a représenté l’arrivée des Français en Égypte. À travers les témoignages d’Al-Jabarti, chroniqueur égyptien, et de Nicolas Turc, historien chrétien libanais, l’auteur nous dévoile les perceptions contrastées de l’occupation. Pour certains, Napoléon incarne un sauveur, apportant des idées de modernité et de réforme, tandis que pour d’autres, ses actions militantes et ses idées libérales apparaissent comme une menace pour l’ordre islamique et social.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’héritage durable de Napoléon</h2>



<p>Youssef ne se limite pas à une simple analyse de la campagne militaire, il s’intéresse également à l’héritage durable qu’elle a laissé sur la politique et la culture égyptiennes.</p>



<p>Si l’échec militaire de Napoléon est indéniable, son passage a marqué un point tournant dans la transformation de l’Égypte. Les réformes administratives qu’il a mises en place, ainsi que ses tentatives de modernisation, trouvent un écho dans les politiques de Mohamed-Ali, qui s’inspirera de l’organisation de l’armée française et de ses principes pour établir son pouvoir.</p>



<p>Au-delà des événements de l’époque, Youssef interroge l’héritage napoléonien dans l’imaginaire arabe. En effet, même si la France se retire militairement en 1801, la figure de Napoléon ne disparaît pas. Il devient un personnage à la fois mythique et ambivalent: une figure de pouvoir et de réforme pour certains, un symbole de domination pour d’autres.</p>



<p>L’historien montre comment cet héritage se prolonge bien au-delà de l’expédition, en influençant les réformes politiques des leaders égyptiens, comme Nasser et Sadate, qui, tout en rejetant l’occupation, reconnaissent l’importance des réformes françaises pour moderniser leur pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réflexion profonde et nuancée</h2>



<p>Dans <em>‘‘Bonabarta : Napoléon, une passion arabe ?’’</em>, Ahmed Youssef nous offre une analyse historique et littéraire profonde de l’impact de l’expédition napoléonienne en Égypte. Loin des récits simplistes de conquêtes et de révolutions, l’historien nous guide dans un parcours intellectuel où l’ambiguïté de la rencontre entre l’Occident et l’Orient se déploie pleinement. Cette étude se révèle indispensable pour quiconque s’intéresse aux relations complexes et durables entre la France et le monde arabe, et pour comprendre comment une expédition militaire peut façonner une modernité dans un pays comme l’Égypte.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie dans le TOP 3 des destinations préférées des Français cet hiver</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/la-tunisie-dans-le-top-3-des-destinations-preferees-des-francais-cet-hiver/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 19:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ambassade française]]></category>
		<category><![CDATA[destinations]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises du voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Top 3]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec une hausse de +23,7% sur un an, la Tunisie a été cet hiver, la 3e destination préférée des Français, se réjouit l&#8217;ambassade de France. Dans une note diffusée ce lundi 10 mars 2025, l&#8217;ambassade française en Tunisie a souligné que la France a quant à elle décroché la première place des destinations préférées des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/la-tunisie-dans-le-top-3-des-destinations-preferees-des-francais-cet-hiver/">La Tunisie dans le TOP 3 des destinations préférées des Français cet hiver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec une hausse de +23,7% sur un an, la Tunisie a été cet hiver, la 3e destination préférée des Français, se réjouit l&rsquo;ambassade de France.</em></strong></p>



<span id="more-15854826"></span>



<p>Dans une note diffusée ce lundi 10 mars 2025, l&rsquo;ambassade française en Tunisie a souligné que la France a quant à elle décroché la première place des destinations préférées des Français.</p>



<p>L&rsquo;ambassade cite à ce propos un article de<a href="https://www.francetvinfo.fr/economie/tourisme/la-france-en-tete-le-vietnam-en-forte-hausse-quelles-sont-les-destinations-preferees-des-francais-en-2025-selon-les-agences-de-voyages_7109772.html"> France Info</a> reprenant les destinations préférées des Français du 8 février au 3 mars 2025 selon l&rsquo;observatoire des vacances publié par les Entreprises du voyage, une organisation qui représente 3500 experts du tourisme et plus de 1600 entreprises.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="678" height="715" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/classement-tourisme-.jpg" alt="" class="wp-image-15854942" style="width:500px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/classement-tourisme-.jpg 678w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/classement-tourisme--284x300.jpg 284w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/classement-tourisme--580x612.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>
</div>


<p>Ces chiffres ont révélé un attachement des Français à leur territoire, mettant à l&rsquo;honneur le tourisme durable; La France (+9,3%) est suivie par l&rsquo;Espagne, la Tunisie (+23,7% ), le Maroc et l’Égypte (+26,2%).</p>



<p>« <em>La Tunisie était un peu boudée ces dernières années, l’Égypte remonte beaucoup après être descendue très bas. C&rsquo;est un bon signe pour ces destinations </em>», a commenté la présidente des Entreprises du voyage, citée par France Info.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/10/la-tunisie-dans-le-top-3-des-destinations-preferees-des-francais-cet-hiver/">La Tunisie dans le TOP 3 des destinations préférées des Français cet hiver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Expo à l&#8217;IFT &#124; «Écrire en français &#8211; Histoires de langues, voyages de mots»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 20:50:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[expo]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Histoires de langues]]></category>
		<category><![CDATA[IFT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Institut français de Tunisie (IFT) accueille du 27 février au 14 mars, l&#8217;exposition « Écrire en français – Histoires de langues, voyages de mots ». Cette exposition multimédia combine extraits d’œuvres, citations et entretiens filmés exclusifs, soigneusement sélectionnés par Bernard Magnier et Sabyl Ghoussoub. L’exposition « Écrire en français – Histoires de langues, voyages de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L&rsquo;Institut français de Tunisie (IFT) accueille du 27 février au 14 mars, l&rsquo;exposition « Écrire en français – Histoires de langues, voyages de mots ».</em></strong></p>



<span id="more-15697771"></span>



<p>Cette exposition multimédia combine extraits d’œuvres, citations et entretiens filmés exclusifs, soigneusement sélectionnés par Bernard Magnier et Sabyl Ghoussoub.</p>



<p>L’exposition « Écrire en français – Histoires de langues, voyages de mots » met en lumière des écrivain.e.s originaires de villes du monde entier à l’instar de ; Buenos-Aires, Tokyo, Kaboul, Dakar, Beyrouth ou Saïgon.</p>



<p>Ces lieux parfois éloignés de la culture francophone, n&rsquo;enlèvent rien à l&rsquo;impact que la langue française a eu sur leur parcours.</p>



<p>À travers le destin, le hasard et des histoires personnelles ou collectives marquées par des drames, des amours et des rencontres, ces autrices et auteurs s&rsquo;approprient la langue française.</p>



<p>Pourquoi ont-ils choisi d&rsquo;écrire en français ? Comment ont-ils reçu cette langue ? Comment l’ont-ils apprise, façonnée, et enrichie ?</p>



<p>Ce sont ces destinées que retrace l’exposition, proposée par l’Alliance Française de Paris et présentée à l’Institut français de Tunisie du 27 février au 14 mars, du lundi au vendredi de 9h à 15h30.</p>
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		<title>Perpétuité pour trois Tunisiens condamnés pour le meurtre d’un Français à Djerba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:51:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[Odile Pizzato]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Pizzato]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux hommes et une femme condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre du Français Romain Pizzato à Djerba en 2022. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/20/perpetuite-pour-trois-tunisiens-condamnes-pour-le-meurtre-dun-francais-a-djerba/">Perpétuité pour trois Tunisiens condamnés pour le meurtre d’un Français à Djerba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Deux hommes et une femme ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Romain Pizzato, un moniteur de ski français de 42 ans, dont le corps de la victime avait été retrouvé dans la piscine d’une maison sur l’île de Djerba, le 17 septembre 2022.</em></strong></p>



<span id="more-15602961"></span>



<p>Trois jours après la découverte du corps, trois Tunisiens – deux frères de 23 et 26 ans et une femme de 28 ans, Samar, présentée comme la fiancée de la victime – avaient été interpellés. L’autopsie avait révélé une mort par strangulation, avec des traces de coups et de griffures relevées sur le corps.</p>



<p>Lors de l’ouverture du procès en octobre dernier, en présence de la mère de la victime, la jeune femme était revenue sur ses aveux, affirmant qu’il ne s’agissait que d’une dispute.</p>



<p>Le verdict a été prononcé, mercredi 19 février 2025, par le tribunal de Médenine, d ans le sud-est de la Tunisie.</p>



<p><em>&nbsp;«C’est un grand jour et un immense soulagement pour ma cliente et tous ceux qui aimaient Romain»</em>, a déclaré l’avocate de la famille, citée par l’agence AFP.</p>



<p>Dans un communiqué, Odile Pizzato, la mère de la victime, a exprimé sa satisfaction que <em>«justice ait été rendue à Romain».</em> Elle a cependant regretté de ne pas pouvoir rapatrier son corps en France et espère <em>«trouver une certaine paix, malgré la douleur encore présente».</em></p>



<p>Tout en affirmant avoir <em>«eu raison de croire en la justice tunisienne»</em>, elle a souligné que<em> «la bataille n’est pas terminée», </em>les accusés ayant annoncé leur intention de faire appel.</p>



<p><strong><em>D’après AFP.</em></strong></p>
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		<title>‘‘Fahla’’ de Rabeh Sebaa : un roman au cœur des luttes algériennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 06:41:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[âamiya]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe]]></category>
		<category><![CDATA[chafa’hiya]]></category>
		<category><![CDATA[darija]]></category>
		<category><![CDATA[dialecte algérien]]></category>
		<category><![CDATA[Fahla]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[Kateb Yacine]]></category>
		<category><![CDATA[Rabeh Sebaa]]></category>
		<category><![CDATA[tamazight]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rabeh Sebaa bouscule les lettres algériennes en écrivant un roman, ‘‘Fahla’’, en langue algérienne, dans deux versions graphiques arabe et latine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/">‘‘Fahla’’ de Rabeh Sebaa : un roman au cœur des luttes algériennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un paysage littéraire algérien où les langues officielles — arabe, français et tamazight — se disputent, Rabeh Sebaa choisit de bousculer les conventions en publiant ‘‘Fahla’’, un roman audacieux écrit en langue algérienne, dans les deux versions graphiques arabe et latine, invitant à une réflexion profonde sur la société algérienne, en abordant des sujets sensibles qui touchent à la fois à la culture, à l’histoire et aux défis contemporains du pays..</em></strong></p>



<p><strong>Guettala Djamal&nbsp;</strong></p>



<span id="more-14673750"></span>



<p>Ce choix linguistique novateur donne une voix écrite à l’algérien, souvent relégué au statut de dialecte, et permet de toucher un public plus large, y compris les jeunes générations de la diaspora.</p>



<p>Dans cet entretien, Rabeh Sebaa nous parle de son œuvre et de son engagement pour la reconnaissance de cette langue, tout en explorant les thèmes centraux de <em>‘‘Fahla’’</em> : la lutte des femmes pour leurs droits, la résistance face aux forces de l’obscurantisme, et la quête d’un idéal de beauté et de vérité.</p>



<p>À travers <em>‘‘Fahla’’</em>, l’auteur nous invite à une réflexion profonde sur la société algérienne, en abordant des sujets sensibles qui touchent à la fois à la culture, à l’histoire et aux défis contemporains du pays.</p>



<p><strong><em>Kapitalis: Qu’est-ce qui vous a incité à écrire ‘‘Fahla’’ en dialecte algérien et en lettres latines ?</em></strong></p>



<p><strong>Rabah Sbeaa </strong>: L’absence de la langue algérienne dans un paysage littéraire dominé par un triptyque linguistique (arabe, français et tamazight) m’a interpellé. La langue parlée par la majorité des Algériens n’avait pas droit de cité. Il était donc nécessaire de réparer cette anomalie.</p>



<p><em>‘‘Fahla’’</em> est sorti simultanément en deux versions graphiques, arabe et latine. Cette dernière vise les locuteurs ayant appris l’algérien par transmission orale mais qui ne connaissent pas l’alphabet arabe, comme les enfants d’émigrés ou les étrangers ayant vécu en Algérie.</p>



<p><strong><em>Comment le contexte sociopolitique actuel de l’Algérie a-t-il influencé votre écriture et les thèmes abordés dans ce roman ?</em></strong></p>



<p>Beaucoup de critiques littéraires considèrent <em>‘‘Fahla’’</em> comme un roman sociologique. L’intrigue est donc ancrée dans la réalité sociale algérienne, et tous les thèmes abordés reflètent des aspects qui traversent la société algérienne.</p>



<p><strong><em>Pourriez-vous nous parler du personnage principal, Fahla? Quelles sont les qualités et les défis qui la définissent tout au long du récit ?</em></strong></p>



<p>Fahla est le prénom du personnage principal, mais c’est aussi un qualificatif désignant une femme déterminée, courageuse et loyale. Elle incarne des valeurs de progrès et d’épanouissement pour l’ensemble de la société.</p>



<p><strong><em>La lutte des femmes contre la marginalisation et le patriarcat est un thème central de votre roman. Quelles sont les motivations derrière cette représentation, et comment espérez-vous qu’elle résonne avec vos lecteurs ?</em></strong></p>



<p>Le combat des femmes algériennes pour leur émancipation a commencé bien avant la lutte de libération contre le joug colonial. Il est important de lui donner la visibilité qu’il mérite. La motivation principale derrière cette représentation est de parvenir à faire reconnaître ce combat comme une nécessité, à sa juste valeur.</p>



<p><strong><em>Quels sont les idées majeures que vous souhaitez transmettre à travers ‘‘Fahla’’, et comment se développent-ils dans le récit ?</em></strong></p>



<p>C’est fondamentalement la lutte du Beau contre la laideur. Au sens métaphorique, mais aussi comme confrontation entre des valeurs sociales et morales. Les <em>«soldats des ténèbres»</em>, ces faussaires de la foi, ennemis jurés de Fahla et de ses compagnons, cherchent à obscurcir la société en imposant de fausses valeurs religieuses, assorties d’interdits et de tabous de leur invention.</p>



<p><strong><em>Pourquoi avez-vous choisi d’écrire ‘‘Fahla’’ en utilisant le dialecte algérien plutôt que l’arabe classique ? Quel impact pensez-vous que cela a sur la portée de votre œuvre ?</em></strong></p>



<p>La langue algérienne n’est pas un dialecte. C’est une langue à part entière, avec sa grammaire, sa syntaxe, sa sémantique et sa personnalité. Écrire en algérien, c’est s’adresser à l’ensemble de la société algérienne, tandis que l’écriture en arabe classique s’adresse à une minorité qui ne l’utilise qu’à des fins officielles, car l’arabe classique est principalement une langue de formalité.</p>



<p><strong><em>Comment décririez-vous votre style d’écriture dans ‘‘Fahla’’, et en quoi ce style contribue-t-il à l’authenticité et à la force de votre message ?</em></strong></p>



<p>Mon style dans <em>‘‘Fahla’’</em> est le même que dans l’ensemble de mes ouvrages : un style personnel, qui dépasse la rigidité et l’exiguïté linguistique, et qui se caractérise par l’invention et l’usage de néologismes.</p>



<p><strong><em>Comment votre roman a-t-il été accueilli par le public et les critiques ? Y a-t-il des retours qui vous ont particulièrement marqué ?</em></strong></p>



<p><em>‘‘Fahla’’</em> a reçu un excellent accueil, aussi bien du public que des médias, y compris étrangers, comme BBC News. Mais ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’engouement universitaire et scientifique autour de <em>‘‘Fahla’’</em>. De nombreuses recensions, des articles dans des revues scientifiques, et même des thèses de master et de doctorat, en Algérie et à l’étranger, ont vu le jour. <em>‘‘Fahla’’</em> est devenu un objet d’étude scientifique.</p>



<p><strong><em>Quel impact espérez-vous que ‘‘Fahla’’ ait sur la perception des droits des femmes en Algérie et sur les discussions autour de la condition féminine ?</em></strong></p>



<p>Le titre est en lui-même un programme. La réception par les femmes, comme par les hommes en Algérie, a été forte et, bien entendu, cela a contribué à sensibiliser davantage de personnes. Ce qui m’a le plus surpris, c’est l’adhésion à la justesse du combat des femmes algériennes pour l’amélioration de leur condition.</p>



<p><strong><em>Comment ‘‘Fahla’’ s’inscrit-il dans le paysage littéraire algérien contemporain, notamment par rapport à d’autres œuvres traitant de thèmes similaires ?</em></strong></p>



<p>Comme je l’ai précisé plus haut, <em>‘‘Fahla’’</em> est le premier roman qui s’inscrit dans un cadre brisant le triptyque arabe-français-tamazight, introduisant ainsi une nouvelle langue, celle de l’algérien. Les œuvres traitant de thèmes similaires, comme le combat des femmes algériennes pour leur dignité, n’ont ni la même sensibilité, ni la même lisibilité, ni la même capacité de transmission.</p>



<p><strong><em>Y a-t-il des auteurs ou des œuvres qui vous ont inspiré dans l’écriture de ‘‘Fahla’’? Et comment ces influences se manifestent-elles dans votre travail ?</em></strong></p>



<p>À la sortie du roman, une critique littéraire a écrit : <em>«Après ‘‘Nedjma’’, nous avons ‘‘Fahla’’»</em>. Je ne suis pas contre cette comparaison, car l’œuvre de Kateb Yacine est, sans conteste, une source d’inspiration. D’autant plus que les deux romans associent l’Algérie aux noms de leurs héroïnes. Beaucoup considèrent que Fahla n’est pas seulement le nom du personnage principal, mais aussi une métaphore pour désigner l’Algérie, en tant que <em>«Blad Fahla»</em>, pays d’endurance et de résilience.</p>



<p><strong><em>Quelle a été votre expérience personnelle en écrivant ‘‘Fahla’’ ? Y a-t-il des moments ou des défis qui vous ont particulièrement marqué ?</em></strong></p>



<p>Je suis encore étonné par la facilité et la fluidité avec lesquelles le roman a été rédigé en peu de temps, bien que ce soit ma première expérience d’écriture en algérien. Le texte a coulé de source dans les deux graphies, latine et arabe, comme s’il avait mûri pendant des années. Je vis la même expérience avec le second roman, qui est en cours de finalisation.</p>



<p><strong><em>Quel message ou quelle leçon principale espérez-vous que les lecteurs retiennent de ‘‘Fahla’’ ?</em></strong></p>



<p>Deux messages. Tout d’abord, contrairement à une opinion largement partagée, la langue algérienne est une langue qui peut s’écrire. Elle n’est ni une <em>darija</em>, ni une <em>âamiya</em>, ni une <em>chafa’hiya</em> (c’est-à-dire une langue uniquement orale).</p>



<p>Ensuite, un personnage féminin avec un nom aussi symbolique est le meilleur moyen d’illustrer le combat de la Beauté contre la laideur, aussi bien à l’échelle des individus qu’à celle de la société dans son ensemble.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/20/fahla-de-rabeh-sebaa-un-roman-au-coeur-des-luttes-algeriennes/">‘‘Fahla’’ de Rabeh Sebaa : un roman au cœur des luttes algériennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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