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	<title>Archives des Grande-Bretagne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Grande-Bretagne - Kapitalis</title>
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		<title>Le faux débat sur l’islam en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses, estime le journal britannique The Economist. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/">Le faux débat sur l’islam en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que l’islam est attaqué de toutes parts en Europe et sans aucune nuance par les partis d’extrême droite qui ont le vent en poupe et que les musulmans sont stigmatisés, le magazine britannique</em></strong> <a href="https://www.economist.com/leaders/2026/09/10/the-truth-and-the-lies-about-islam-in-europe" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Economist</em></strong></a> <strong><em>affirme dans un éditorial cette semaine que les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses mais que l’islamisme en tant qu’idéologie et l’islamophobie nourrie par l’extrême droite constituent bel et bien un danger. Les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne qui compte plus de 500 millions d’habitants donc la fable de l’islam conquérant chère à l’extrême droite pour insuffler une peur panique aux électeurs ne tient pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19654443"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet éditorial intitulé <em>«La vérité et les mensonges à propos de l’islam en Europe»</em>, publié à l’occasion du 25<sup>e</sup> anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’auteur constate que la peur de l’islam s’intensifie dans les pays européens, la moitié de la population estimant désormais que l’islam est incompatible avec les valeurs occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 septembre, le parti populiste de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté 44% des voix en Saxe-Anhalt, son plus large score à ce jour lors d’une élection régionale, mettant en garde contre <em>«l’islamisation»</em> de l’Allemagne et menaçant de déportations forcées.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paranoïa de la droite extrême</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le même week-end, en Grande-Bretagne, des centaines d’individus masqués ont occupé la ville de Douvres, plaque tournante de l’immigration clandestine entre la France et l’Angleterre, scandant <em>«Arrêtez les embarcations»</em> et <em>«Jésus est le Roi»</em>. Cet épisode montre que souvent l’immigration est liée à la religion musulmane et à la menace qu’elle constituerait pour l’Occident chrétien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, l’appel de Marine Le Pen à interdire le port du voile dans les lieux publics recueille le soutien de 60% des électeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique constate que cette obsession s’est enracinée en Amérique. La crainte n’est plus celle du terrorisme, comme après le 11 septembre, mais celle d’un <em>«complot islamique»</em> visant à prendre le contrôle de l’Europe de l’intérieur, tandis que des membres de l’administration Trump mettent en garde contre le <em>«déclin de la civilisation européenne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision nuit aux relations transatlantiques et est fondamentalement erronée. L’Europe n’est confrontée à aucune menace de domination islamique, à aucune radicalisation massive des musulmans ni à une éradication de sa culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> rapporte qu’il n’existe pas de <em>«zones de non-droit»</em>, la charia n’est pas intégrée au droit national et aucune <em>«grande alternative»</em> démographique ne se profile à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le véritable danger qui menace l’Europe selon le magazine britannique est différent. Il s’agit de l’extrémisme alimenté par l’islamisme (la conviction que l’État doit imposer les principes islamiques) et la paranoïa de la droite extrême attisée par les réseaux sociaux. La gauche aggrave la situation en niant les menaces, certes modestes mais bien réelles, que représente l’islam politique. Les responsables politiques du centre font de même, en gardant le silence par crainte d’être accusés de racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique pourrait déjà nuire aux démocraties libérales en Europe, non pas en les remplaçant par un système de califat mais en ralentissant l’intégration et en favorisant des politiques qui porteraient durablement atteinte à leurs libertés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j4QE2QsXXc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=XwtiDOas5J#?secret=j4QE2QsXXc" data-secret="j4QE2QsXXc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans représentent 6% de la population européenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> affirme que ces craintes extrêmes sont facilement démasquées. Malgré une immigration record en provenance de pays à majorité musulmane, les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne, qui compte plus de 500 millions d’habitants. Si les nouveaux arrivants ont généralement plus d’enfants que les immigrés nés dans le pays, les taux de fécondité tendent à converger en deux générations. En réalité, la plupart des immigrés musulmans souhaitent rester et vivre dans leur nouveau pays et non imposer une version des sociétés qu’ils viennent de quitter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également, les enfants de migrants ont plutôt de bons résultats à l’école. En Grande-Bretagne, 67% des Bangladais ayant passé des tests standardisés en 2021 étaient inscrits à l’université avant l’âge de 19 ans, contre 38% des Britanniques blancs. De nombreux musulmans sont engagés en politique, comme en témoignent la ministre de l’Intérieur britannique, Shabana Mahmood, et le maire de Londres, Sadiq Khan. À bien des égards, les attitudes des musulmans peuvent être similaires à celles des autres Européens. Un sondage réalisé par le magazine auprès de musulmans britanniques a révélé peu d’opposition au travail des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> s’interroge sur les motivations de tant d’Européens à s’opposer à l’islam et considère que certaines positions répandues chez les musulmans nourrissent cette méfiance envers l’Islam. Les sondages du magazine montrent que 52% des musulmans considèrent l’homosexualité comme immorale et que les jeunes musulmans (41% des moins de 35 ans) sont plus enclins que les musulmans plus âgés (25%) à penser que la violence est justifiée en cas d’insulte au Prophète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas confondre l’islamisme politique et l’islam comme religion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, selon le magazine britannique, le fait d’avoir des opinions socialement conservatrices ne constitue pas en soi une menace. Certains militants d’extrême droite en Europe ne sont pas moins hostiles aux homosexuels qu’aux musulmans qu’ils condamnent mais certaines de ces positions devraient inquiéter les libéraux qui ont longtemps cru que les sociétés ouvertes finiraient par rendre les gens plus tolérants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> insiste sur le fait que le danger provient de l’islamisme en tant qu’idéologie politique et ne doit pas être confondu avec l’islam en tant que religion. L’islam n’est pas le problème en soi, c’est l’islamisme qui peut l’être. Contrairement aux djihadistes du 11 septembre, la plupart des islamistes ne prônent pas la violence mais beaucoup se livrent à de l’infiltration, c’est-à-dire qu’ils infiltrent les institutions démocratiques pour promouvoir un programme illibéral. Le principal danger de l’infiltration réside au niveau local. De petits réseaux bien organisés peuvent prendre le contrôle d’une école, d’une mosquée, d’un conseil municipal ou d’une association caritative, utilisant ces institutions pour décourager l’intégration et imposer une conformité religieuse aux autres musulmans vivant à proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services de sécurité européens sont de plus en plus préoccupés par ces islamistes non violents. En France, les autorités craignent l’infiltration clandestine des Frères musulmans. Un rapport officiel publié l’année dernière mettait en garde contre le risque que l’islamisme ne menace, à terme, les lois laïques et les droits des femmes. Toutefois, cette perspective semble désormais improbable. Le ministère français de l’Intérieur estime que seuls 139 des 2 800 lieux de culte musulmans sont liés aux Frères musulmans. Les principales victimes sont d’autres musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la moitié des douze circonscriptions de Blackburn, dans le nord de l’Angleterre, les musulmans représentent plus de 60% de la population, et dans deux d’entre elles, ce chiffre dépasse les 80%. Dans ces zones, les femmes peuvent se sentir contraintes de se soumettre aux conseils de la charia pour les questions concernant leur famille. Les musulmans LGBTQ+ et les personnes de tendance libérale sont également victimes d’intimidation. Les musulmans qui n’adhèrent pas à la charia se plaignent que les autorités occidentales, par crainte d’être accusées de racisme s’ils réagissent, ne leur accordent pas la même protection qu’aux citoyens non musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces réalités, <em>The Economist</em> met en garde contre le danger de l’islamisme, arguant que ces menaces locales pourraient se transformer en menace continentale du fait de leur instrumentalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est dans l’intérêt des islamistes d’affirmer que toute critique de leur projet politique est une attaque contre l’islam lui-même. La gauche populiste, notamment La France insoumise et le Parti vert britannique, a tendance à qualifier de racistes ceux qui soulèvent les questions liées à l’immigration, à la criminalité et à l’Islam politique. Et de son côté, la droite populiste attise souvent la peur en prétendant que tous les musulmans représentent une menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elon Musk compte parmi les plus fervents défenseurs de cette rhétorique, utilisant les réseaux sociaux pour façonner la perception mondiale de l’islam et soutenant la droite antimusulmane en Europe, du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) à Tommy Robinson, l’agitateur britannique qui fera l’objet d’une série de podcasts dès cette semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les solutions proposées par la droite populiste ne sont pas moins extrêmes que celles offertes par les islamistes dont elle prétend protéger l’Europe. Les promesses d’expulsions massives, de ségrégation et d’interdictions vestimentaires terrorisent les musulmans, entravent leur intégration et les poussent dans les bras des extrémistes. Tout pays qui met en œuvre de telles politiques se rendra compte que la haine qu’elle déchaîne causera des dommages profonds et durables.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fNcBQEZO2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/">Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/embed/#?secret=ASx0csInZO#?secret=fNcBQEZO2B" data-secret="fNcBQEZO2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans européens s’intègrent progressivement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, les responsables politiques européens doivent proposer une alternative. La violence et les menaces de violence doivent être poursuivies en justice mais il ne doit y avoir aucun tabou au nom de la sensibilité culturelle, la liberté d’expression n’est pas l’ennemie de la tolérance mais bien une condition essentielle à celle-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution ne sera pas rapide mais l’espoir est permis. Les musulmans européens s’intègrent progressivement, à l’instar des vagues précédentes de migrants catholiques, juifs et caribéens dans les pays d’accueil. L’arrivée de ces groupes avait suscité une vive inquiétude quant à leur intégration. Finalement, tous ont trouvé leur place. Les musulmans trouveront la leur aussi si la division et la suspicion n’entravent pas leur intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/04/pourquoi-les-relations-se-sont-elles-deteriorees-entre-londres-et-tel-aviv/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 11:46:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne manque-t-il  plus aucune occasion pour attaquer la Grande-Bretagne ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/04/pourquoi-les-relations-se-sont-elles-deteriorees-entre-londres-et-tel-aviv/">Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Grande-Bretagne est sans aucun doute le géniteur d’Israël. Sans la sinistrement célèbre Déclaration Balfour qui a permis au mouvement sioniste de prendre pied en Palestine durant le mandat britannique, la création de l’État d’Israël n’aurait pas été possible en 1948. Pendant des décennies, il y a eu des hauts et des bas mais Londres est toujours resté un des principaux alliés d’Israël. Aujourd’hui avec le génocide à Gaza et la folie des colons en Cisjordanie, les relations se sont détériorées. De plus, la reconnaissance par le gouvernement travailliste de la Palestine en tant qu’État a fortement agacé Benjamin Netanyahu. Ce dernier ne manque plus une occasion pour attaquer la Grande-Bretagne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19571553"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles sont les raisons de la détérioration des relations anglo-israéliennes, qui ont atteint leur point le plus bas depuis des décennies ?, se sont interrogés Neri Zilber et Jim Pickard dans le <a href="https://www.ft.com/content/b0ea5b66-73f4-4e82-bacc-855072c0bffa?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>. Le gouvernement du Premier ministre Andy Burnham pourrait même annoncer des sanctions en réponse à l’expansion illégale des colonies en Cisjordanie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Netanyahu qualifie la Grande-Bretagne de «république islamique»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les propos de Netanyahu tenus dans un podcast de l’armée israélienne le mois dernier où il est allé jusqu’à qualifier la Grande-Bretagne de <em>«première république islamique dotée de l’arme nucléaire»</em>, ont fortement déplu aux Britanniques. Downing Street a condamné ces propos, les qualifiant d’<em>«inacceptables»</em> et a déclaré que le gouvernement avait officiellement soulevé la question auprès d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les provocations ne se sont pas arrêtées là. Le fils de Netanyahu, Yaïr, a déclaré que les îles Malouines appartiennent à l’Argentine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses propos témoignent d’une dégradation des relations bilatérales, conséquence de la guerre dévastatrice menée par Israël contre Gaza et exacerbée par les violences des colons et les projets du gouvernement d’étendre la construction de colonies illégales en Cisjordanie. Les analystes préviennent que les relations entre les deux alliés n’ont jamais été aussi mauvaises et devraient encore se détériorer. Un ancien responsable israélien, fin connaisseur des relations anglo-israéliennes, a déclaré : <em>«La situation pourrait s’aggraver et personne ne pourra enrayer la dégradation»</em>. Le journal britannique ajoute qu’aucun dialogue n’a eu lieu entre les deux gouvernements depuis plus d’un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu est confronté à des élections en octobre, tandis que Burnham tente de reconquérir les électeurs propalestiniens qui ont quitté le Parti travailliste pour le Parti vert. De ce fait, ni Netanyahu ni Burnham n’ont intérêt à faire des compromis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> indique que cette situation menace de compromettre les progrès réalisés ces dernières années en matière de renforcement des liens de renseignement et de défense, ainsi que le commerce bilatéral, qui atteint désormais 6,2 milliards de livres sterling par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la détérioration actuelle, les fluctuations des relations entre la Grande-Bretagne et Israël ne sont pas un phénomène nouveau. En témoignent la Déclaration Balfour de 1917, qui approuvait l’établissement d’un foyer national juif en Palestine et les violences perpétrées par la suite par des mouvements juifs extrémistes contre le mandat britannique dans les années 1940.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la participation de la Grande-Bretagne, aux côtés de la France et d’Israël, à l’agression tripartite de 1956 contre l’Égypte, les désaccords entre les deux alliés ont ressurgi au sujet du Liban et de la Cisjordanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1982, la Première ministre Margaret Thatcher a imposé un embargo de facto sur les armes à Israël en réponse à son invasion du Liban. L’ancienne Première ministre britannique aurait déclaré : <em>«Je n’ai jamais eu affaire à un homme aussi dur»</em>, en parlant du Premier ministre israélien de l’époque, Menahem Begin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sir Malcolm Rifkind, ancien ministre des Affaires étrangères conservateur, a déclaré : <em>«Globalement, les relations anglo-israéliennes ont toujours été étroites et constructives mais la Grande-Bretagne a parfois exprimé sa frustration face au gouvernement israélien et à sa politique, notamment en Cisjordanie. Cependant, lorsqu’Israël est attaqué par le Hamas ou le Hezbollah, le gouvernement britannique le soutient toujours»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Grande-Bretagne a invoqué le droit d’Israël à la légitime défense suite à l’opération Déluge d’Al Aqsa le 7 octobre 2023 mais face à l’escalade de la riposte israélienne à Gaza, qui a dévasté le territoire, fait des dizaines de milliers de morts et engendré une catastrophe humanitaire, Londres a critiqué de plus en plus l’attitude israélienne dans ce conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables britanniques, actuels et anciens, soulignent également le rôle joué par les forces britanniques pour protéger Israël des tirs répétés de roquettes et de drones iraniens en 2024.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fjp7JoaB4k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/la-grande-bretagne-reconnaitra-t-elle-la-palestine-en-tant-quetat/">La Grande-Bretagne reconnaîtra-t-elle la Palestine en tant qu’État?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Grande-Bretagne reconnaîtra-t-elle la Palestine en tant qu’État? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/16/la-grande-bretagne-reconnaitra-t-elle-la-palestine-en-tant-quetat/embed/#?secret=h3vKSfH8gr#?secret=fjp7JoaB4k" data-secret="fjp7JoaB4k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La reconnaissance d’un État palestinien par Londres fâche Tel Aviv </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le prédécesseur de Burnham, Keir Starmer, a essuyé des critiques concernant la politique de son gouvernement à l’égard de Gaza, en particulier de la part de l’aile gauche de son parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, l’ancien Premier ministre a fait volte-face, suspendant certaines licences d’exportation d’armes vers Israël, interrompant les négociations sur un nouvel accord de libre-échange, imposant des sanctions à des ministres israéliens et reconnaissant un État palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, député juif, a critiqué le gouvernement de Netanyahu et le projet E1, qui prévoit la construction d’environ 3 000 logements dans une zone traversant la Cisjordanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi, M. Miliband a déclaré à la Chambre des communes : <em>«La Grande-Bretagne n’acceptera pas que la solution à deux États soit compromise et nous agirons. J’annoncerai un ensemble complet de mesures dans les semaines à venir»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël envisage d’expulser des responsables britanniques, dont un amiral, du centre de coordination dirigé par les États-Unis pour la bande de Gaza, suite à la guerre, en réponse à d’éventuelles nouvelles sanctions que pourrait annoncer le Premier ministre Burnham. Signe de la détérioration des relations avec la plupart des pays européens, Israël a expulsé les représentants de l’Espagne et des Pays-Bas cette année et pourrait également cibler les représentants allemand et italien, selon que leurs capitales adoptent ou non une position aussi intransigeante que celle de Londres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé la semaine dernière sur la possibilité d’exclure le Royaume-Uni et d’autres pays du centre de coordination de Gaza, un responsable israélien a déclaré sans ambages : <em>«Israël entretient de bonnes relations avec l’Allemagne et l’Italie»</em>, sans mentionner le Royaume-Uni. Il revient désormais à Burnham de décider s’il convient d’imposer des sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> rapporte qu’un embargo commercial sur les colonies est populaire auprès de l’opinion publique britannique : 50% y sont favorables et seulement 16% s’y opposent, tandis que le reste est indécis, selon un sondage YouGov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, imposer des sanctions générales risque d’entraîner un boycott de facto du commerce avec Israël et pourrait également constituer une violation des lois américaines interdisant le boycott d’Israël, selon plusieurs sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De telles mesures pourraient profiter à Netanyahu avant les élections du 27 octobre, pour lesquelles les sondages indiquent une probable défaite, lui permettant ainsi d’attiser davantage les tensions parmi les électeurs israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a déclaré mardi dans une interview que les sanctions britanniques constitueraient une <em>«ingérence dans la campagne électorale israélienne et pourraient se retourner contre eux»</em>, promettant une riposte israélienne similaire à toute action britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien responsable israélien a ajouté que d’autres gouvernements, notamment en Europe, sont exaspérés par Netanyahu et attendent tous l’issue des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute sanction pourrait prendre des mois à se frayer un chemin à travers la bureaucratie britannique, retardant potentiellement sa mise en œuvre jusqu’après les élections israéliennes. Cependant, les analystes et les experts des relations anglo-israéliennes ont averti que la crise est bien réelle et pourrait prendre du temps à se résoudre, quel que soit le prochain gouvernement israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un connaisseur des relations bilatérales a déclaré : <em>«Les relations entre les deux alliés semblent avoir touché le fond»</em>. Il a ajouté que rétablir ces relations exigerait un long cheminement de part et d’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de sa campagne pour la direction du Parti travailliste en 2015, Burnham avait promis que son premier voyage à l’étranger en tant que chef du parti serait en Israël. À l’époque, Burnham avait perdu face à Jeremy Corbyn. Cet échec en 2015 l’avait conduit à quitter la politique nationale pour se tourner vers la politique locale, devenant plus tard maire du Grand Manchester avant de revenir au premier plan national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, en prenant la tête du parti travailliste et en devenant Premier ministre, il a adopté une position très différente, présentant ses excuses pour le manque de critiques du Parti travailliste concernant l’offensive israélienne à Gaza mais aussi n’annonçant aucune visite officielle en Israël et n’envisageant pas d’en faire une dans un avenir proche.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ehIzA8gmf9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/07/la-grande-bretagne-veut-retablir-son-influence-au-moyen-orient/">La Grande-Bretagne veut rétablir son influence au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Grande-Bretagne veut rétablir son influence au Moyen-Orient » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/07/la-grande-bretagne-veut-retablir-son-influence-au-moyen-orient/embed/#?secret=CZV9SDdnXH#?secret=ehIzA8gmf9" data-secret="ehIzA8gmf9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/04/pourquoi-les-relations-se-sont-elles-deteriorees-entre-londres-et-tel-aviv/">Pourquoi les relations se sont-elles détériorées entre Londres et Tel Aviv ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Trump exfiltré dans un conteneur pour échapper à une vague menace iranienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 07:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Air Force One]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au terme du sommet de l'Otan en Turquie,  Trump, exfiltré dans un conteneur de restauration, se la joue James Bond 007. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’incident s’est produit à la fin du sommet de l’Otan, le 8 juillet dernier. Donald Trump, averti d’une prétendue menace d’attaque de la part de l’Iran, s’est retrouvé mêlé à une opération rocambolesque d’évasion au cours de laquelle il s’était fait couvrir de ridicule qui, on le sait, ne tue pas.</em></strong> <em>(Photo : Trump exfiltré dans un conteneur de restauration se la joue James Bond 007). </em>   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lodz</em>.</p>



<span id="more-19449658"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La première information rapportée par la presse américaine était que Trump avait troqué le Boeing 747-8 récemment rénové, un cadeau du Qatar, contre l’ancien Air Force One pour rentrer du sommet de l’Otan en Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les journalistes ont trouvé étrange que Trump ait décidé à la hâte de changer son Boeing 747-8 Air Force One flambant neuf, d’une valeur de 400 millions de dollars, dont la modernisation, selon&nbsp;<em>The Independent</em>, a coûté environ 1 milliard de dollars supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au départ, on pensait que le changement d’avion de Trump était dû à des failles de sécurité du nouvel Air Force One. Paradoxalement, l’ancien Air Force One était considéré comme plus sûr. Du moins, c’est ce que l’on croyait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur<em> Truth Social</em>, Donald Trump avait alors affirmé que l’ancien et le nouveau Air Force One feraient un arrêt imprévu à la base de la Royal Air Force de Mildenhall, au Royaume-Uni, afin que les soldats de la base puissent visiter le nouvel appareil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tout le monde est très enthousiaste, et nous pensions qu’ils devaient être les premiers à le voir. Par nostalgie, nous allons faire voler l’ancien Air Force One de Turquie à Mildenhall, un court voyage qui en vaut vraiment la peine afin que nos grands héros militaires aient l’occasion d’apprécier notre magnifique nouvel appareil au sein de la flotte de l&rsquo;Armée de l’air»</em>, écrivait Trump à l&rsquo;époque dans son style fanfaron habituel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les explications concernant ce changement d’avion semblaient pour le moins extravagantes. La vérité allait bientôt être révélée par la presse américaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A cause d&rsquo;une soi-disant menace iranienne </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’échange d’avions est intervenu dans un contexte de nouvelles attaques américaines contre l’Iran, un aspect clé de l’histoire qui a pris une importance accrue lorsque des informations ont indiqué qu’une menace contre le président était la raison apparente de ce changement soudain d’appareil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports ultérieurs, publiés en juillet, ont ajouté une autre pièce au puzzle lorsque des responsables ont déclaré que le passage à l’ancien Air Force One était intervenu alors que les États-Unis avaient détecté un complot crédible de groupes soutenus par l’Iran visant à tirer un missile sur l’avion, comme l’a rapporté le&nbsp;<em>New York Times</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette révélation a apporté un nouvel éclairage à l’affaire, des informations antérieures ayant indiqué que le Boeing 747-8 fourni par le Qatar, récemment modernisé pour servir de nouvel avion présidentiel Air Force One, ne disposerait pas de certains systèmes avancés de défense antimissile équipant l’ancien appareil présidentiel bleu clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le<em>&nbsp;New York Times</em>, une fois la menace détectée, les services secrets américains ont demandé à Trump de changer d’avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11 août, le<em>&nbsp;Washington Post</em>&nbsp;a révélé que Trump n’avait voyagé ni à bord du nouvel Air Force One, ni à bord de l’ancien. En réalité, une opération secrète de désinformation avait été mise en place pour protéger le président, opération qui a pu mettre en danger toutes les personnes voyageant à bord d’Air Force One, notamment les journalistes qui suivent Trump lors de ses déplacements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ancien avion Air Force One utilisé comme leurre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a embarqué à bord du vieil avion présidentiel Air Force One sous l’œil des caméras de télévision, mais aurait été rapidement transféré dans un C-32A de l’armée de l’air, plus petit, pour quitter la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le plus étonnant dans cette histoire est la manière dont le président a réussi à rejoindre le C-32A sans être repéré. Le président américain aurait été transporté jusqu’au C-32A dans un conteneur de restauration aéroportuaire. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, est monté à bord par un escalier extérieur, ce qui, selon le <em>Washington Post</em>, visait à <em>«donner l’illusion d&rsquo;un vol normal»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump s’est rendu au Royaume-Uni à bord du troisième avion et est remonté secrètement à bord de l’ancien Air Force One, s’adressant finalement au groupe de journalistes, qui n’avaient pas été informés de la situation et qui étaient également resté à bord de l’ancien Air Force One pendant le vol vers le Royaume-Uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable a déclaré au&nbsp;<em>Washington Post</em>&nbsp;que l’ancien Air Force One et les médias à bord servaient de leurre. Durant le vol vers le Royaume-Uni, les journalistes auraient été priés de baisser leurs stores. Interrogé à ce sujet plus tard, de retour à bord de l’ancien Air Force One, Trump a donné une réponse pour le moins surprenante, en déclarant aux journalistes qu’ils avaient dû baisser les stores car ils étaient <em>«probablement sur un vol dangereux à cause de la racaille à laquelle nous devons faire face»</em>. Il a ajouté que sa vie était <em>«constamment en danger»</em> et qu’il figurait en tête de la liste noire iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, l’affaire a fait les gros titres aux États-Unis. Lorsque le&nbsp;<em>Washington Post</em>&nbsp;a fourni à l’administration les détails de son reportage, le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steve Cheung, a déclaré : <em>«Comme le président l’a dit récemment, de nombreux ennemis des États-Unis le visent, et nous utilisons tous les outils à notre disposition pour faire face à ces menaces.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sauf que, dans toute cette affaire, où beaucoup de monde a été mené en bateau, y compris peut-être Trump lui-même, personne ne s’est avisé à vérifier si menace iranienne il y a eu réellement ce jour-là, ou si ce n’était pas une énième manipulation des services secrets… israéliens.  Ah, ces incorrigibles Américains !</p>
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		<title>Andy Burnham, de Culcheth au 10, Downing Street !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 07:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La route du nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham est semée d'embûches. Il doit faire face à de grosses difficultés économiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/andy-burnham-de-culcheth-au-10-downing-street/">Andy Burnham, de Culcheth au 10, Downing Street !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’accession d’Andy Burnham (Labour Party, parti Travailliste), 56 ans. au poste de Premier ministre représente bien plus qu’un changement à la tête de l’exécutif britannique pour de nombreux habitants du nord de l’Angleterre, c’est un moment symbolique attendu de longue date puisqu’il devient le premier Premier ministre originaire de la région depuis Harold Wilson, près d’un demi-siècle auparavant. Dans <a href="https://www.theguardian.com/news/ng-interactive/2026/jul/25/view-from-andy-burnham-hometown-warrington-culcheth" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a>, Richard Partington affirme que les partisans de Burnham voient en son ascension une réhabilitation de la dignité des communautés du Nord longtemps marginalisées au profit de Londres et du Sud. Il estime que le nouveau Premier ministre doit relever un défi de taille à savoir prouver que ses racines du Nord peuvent influencer des politiques susceptibles de changer la vie des gens. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19327104"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le paisible village de Culcheth, dans le Cheshire, où Burnham a grandi, les habitants se souviennent encore du jeune homme qui fréquentait le pub local, le <em>Cherry Tree</em>, supportait Everton et écoutait <em>The Smiths</em>, avant de devenir l’une des figures politiques les plus importantes de Grande-Bretagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Richard Partington indique que ce même pub fut le témoin d’une période charnière de la vie de Burnham, lorsqu’il y retourna en 1989, alors qu’il étudiait à l’université de Cambridge, souffrant de ce qu’il appelait le <em>«syndrome de l’imposteur»</em>, le sentiment de ne pas appartenir à l’élite universitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là, dans l’atmosphère villageoise et au son de la musique, il commença à forger son identité du Nord, qui deviendra plus tard un élément central de son discours politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les habitants de Culchesth perçoivent Burnham comme différent de l’image traditionnelle de l’homme politique londonien. Certains disent qu’il est <em>«l’un des nôtres»</em>, quelqu’un qui comprend le quotidien des gens ordinaires et qui n’a pas fait ses études dans une école privée ni évolué dans un milieu politique élitiste. Cependant, d’autres préviennent que l’identité locale ne suffit pas et que le véritable test sera sa capacité à améliorer les conditions économiques et sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le modèle mancunien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Burnham arrive à Downing Street fort d’une longue expérience de la gestion du Grand Manchester, où il a été maire et s’est attaché à renforcer le rôle des collectivités locales dans l’économie, les transports et les services. Son modèle mancunien*, fondé sur des partenariats public-privé, s’inscrit dans sa vision plus large d’une redistribution du pouvoir hors de Westminster.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une de ses premières initiatives fut l’ouverture du bureau <em>«N°10 du Nord»</em> à Manchester (par référence au 10, Downing Street, bureau et résidence du Premier ministre britannique), un geste symbolique témoignant de sa volonté de décentraliser les décisions politiques et économiques vers le nord du pays. Il insiste sur le fait que son objectif est de parvenir à une<em> «croissance harmonieuse dans toutes les régions»</em>, et pas seulement dans les grandes villes et les zones proches de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partington souligne que l’histoire de Burnham est intimement liée à celle de cette région industrielle, marquée par le déclin des mines et des industries traditionnelles. Enfant, il fut témoin des conséquences des fermetures de mines et du déclin d’industries qui faisaient vivre des milliers de familles sous le gouvernement de la Dame de fer, Margaret Thatcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la grève des mineurs de 1984, Burnham passait près des lieux de protestation. Cette expérience a profondément marqué sa vision politique, notamment sa conviction de la nécessité de soutenir les communautés les plus durement touchées par les transformations économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Warrington, le quartier d’origine de Burnham, ne se résume pas aux zones dites du<em> «Mur rouge»</em> –ainsi nommées car elles étaient autrefois des bastions travaillistes– qui ont souffert du déclin industriel. Ce quartier englobe des zones prospères et d’autres plus défavorisées, des secteurs où les technologies et l’énergie nucléaire sont présentes mais aussi des problèmes comme la fermeture de commerces et la hausse du coût de la vie. Par conséquent, certains habitants estiment que le véritable défi de Burnham sera de prouver que son projet a une portée plus que symbolique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un politique proche du peuple</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Burnham bénéficie d’un large soutien grâce à son style accessible, notamment suite à ses actions lors de crises telles que l’attentat de Manchester Arena en 2017 et son implication dans la vie locale. Ses partisans estiment que sa capacité à comprendre et à dialoguer avec les citoyens a été un facteur clé de son succès politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la route à parcourir est semée d’embûches. Le nouveau gouvernement doit faire face à d’importantes difficultés économiques, à des collectivités locales surendettées et à des désaccords concernant le logement, l’énergie et les dépenses publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le renforcement des pouvoirs locaux –un pilier central de son programme– soulève des questions quant à la capacité de ces régions à gérer efficacement leurs ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, nombreux sont ceux qui, dans le nord de l’Angleterre, perçoivent l’arrivée de Burnham comme un tournant dans le paysage politique britannique. Après des décennies où beaucoup d’habitants du nord avaient le sentiment que les décisions importantes étaient prises à Londres, loin de leurs réalités, un Premier ministre est arrivé au pouvoir, incarnant la mémoire et les défis de ces communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grand défi pour Burnham reste sa capacité à transformer son ascension personnelle, de fils d’une zone industrielle à Premier ministre, en une histoire plus large de reconstruction de la confiance entre le gouvernement et les régions qui se sont longtemps senties marginalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Mancunien est ce qui est relatif à la ville de Manchester.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Keir Starmer &#124; Du triomphe à la tragédie !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sue Gray]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Keir Starmer restera le 4e Premier ministre travailliste à remporter une victoire écrasante aux élections, mais le 1er à n’en avoir rien fait.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/keir-starmer-du-triomphe-a-la-tragedie/">Keir Starmer | Du triomphe à la tragédie !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission le lundi 22 juin 2026. Celui qui a été l’artisan de l’alternance de l’été 2024 qui a mis fin à 14 ans de domination des Conservateurs avec une éclatante victoire du Parti travailliste (411 des 650 sièges du Parlement) se retrouve aujourd’hui très impopulaire et très contesté et a été acculé de démissionner. Comment le triomphe s’est-il mué en tragédie ?&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19024131"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Rares sont ceux qui qualifieraient Keir Starmer de figure dramatique bien que sa carrière politique ressemble à un parcours presque shakespearien : à peine onze ans pour entrer au Parlement, mener le Parti travailliste à une victoire électorale que beaucoup jugeaient impossible, puis, dans les deux dernières années, tout gâcher, écrit &nbsp;Peter Walker dans <a href="https://www.theguardian.com/politics/ng-interactive/2026/jun/22/frozen-by-the-challenges-of-power-how-starmer-turned-triumph-into-tragedy">The Guardian</a>, considérant la chute de l’ex-Premier ministre comme le reflet d’une époque sans précédent où la loyauté des électeurs s’est atomisée, où l’hégémonie bipartite s’est fragmentée en cinq partis et où, pour la première fois, le Parti travailliste a dû faire face à une menace à sa gauche comme à sa droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Guardian</em> rapporte que même les plus proches alliés et partisans de Starmer admettent qu’il a largement commis des erreurs. Aucun Premier ministre moderne n’a semblé aussi bien préparé pour le poste sur le papier et aussi fondamentalement incompétent dans la pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Starmer était incompétent à trois égards»</em>, a déclaré Anthony Seldon, l’historien qui a écrit les biographies de tous les Premiers ministres, de John Major à Rishi Sunak. Il poursuit : <em>«Premièrement, il n’a jamais compris en quoi consistait le poste, que fait un Premier ministre ? Deuxièmement, il n’a jamais su ce qu’il voulait faire, surtout pas en matière de politique économique. Et troisièmement, il ne savait pas qui nommer. Une fois ces trois problèmes réunis, rien ne peut fonctionner. C’est juste une question de temps avant que tout ne s’effondre»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fossé entre la campagne et la gouvernance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pris comme un résumé, cela peut paraître dur mais il est difficile de nier l’impression générale d’un homme politique habile à conquérir la direction du Parti travailliste, puis à mener le parti à la victoire, avant d’être paralysé par les choix incessants du pouvoir, se cachant derrière un vocabulaire toujours plus fourni de missions, d’objectifs et de plans de changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fossé entre la campagne et la gouvernance a été constaté avec inquiétude par certains collaborateurs directs de Starmer dans les derniers jours précédant le triomphe électoral des Travaillistes en juillet 2024, une victoire écrasante en termes de sièges, sinon de suffrage populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un membre du staff a raconté avoir demandé pourquoi aucun plan de gouvernement n’avait encore été présenté et s’être entendu répondre qu’il n’y en avait apparemment pas. <em>«Après la victoire, nous nous attendions à une avalanche de mesures politiques majeures. Au lieu de cela, le Premier ministre sillonnait le Royaume-Uni à la rencontre des maires. Beaucoup disaient : Ce n’est pas possible. Ce n’est pas comme ça qu’on fait de la politique»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains imputent une partie de la responsabilité de ce démarrage raté à Sue Gray, issue de la haute fonction publique qui était la directrice de cabinet de Starmer, un autre exemple de personne très compétente mais un poste inadapté à ses talents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arrivé au 10 Downing Street sans aucun plan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres estiment que la faute incombe davantage à Starmer, incapable d’adapter son approche, lui qui était chef de l’opposition tentant de reconstruire son parti après les élections désastreuses de 2019, à celle de Premier ministre en devenir. Il est donc arrivé au 10 Downing Street sans aucun plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">David Runciman, politologue et auteur, a déclaré : <em>«Starmer pensait que la tâche serait ardue et que le véritable enjeu était la discipline et l’optimisation des gains potentiels lors des prochaines élections. Mais en réalité, à partir du milieu de la précédente législature environ –quasiment dès la nomination de Kwasi Kwarteng comme chancelier de l’Échiquier par Liz Truss– le Parti travailliste était certain de remporter les élections suivantes, quoi qu’il arrive. Ils avaient deux ans pour se préparer, et ils ne l’ont pas fait»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gray fut rapidement remplacé par Morgan McSweeney, artisan de la renaissance fulgurante et inattendue du Labour après le départ de Jeremy Corbyn, mais tout aussi inadapté au poste et dont le principal héritage fut la nomination désastreuse de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington qui est aujourd’hui empêtré dans l’affaire Epstein.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Starmer est manifestement un homme politique différent de Boris Johnson, ils partagent néanmoins des similitudes, notamment les changements répétés et infructueux de leurs équipes dirigeantes, suivis d’une prise de conscience progressive. Le problème ne venait pas des conseillers, mais de l’homme à la tête du parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre écho de l’ère Johnson : les documents relatifs à la nomination de Mandelson révèlent que Starmer n’était pas le décideur, les décisions étant prises ailleurs, le Premier ministre se contentant d’entériner les décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable travailliste affirme que Starmer a toujours eu à cœur de déléguer et de laisser une large marge de manœuvre à ses conseillers de confiance, une tendance qui lui a été profitable lorsqu’il dirigeait le Service des poursuites de la Couronne* (CPS) puis en tant que chef de l’opposition. Il ajoute : <em>«Sauf que gouverner est différent et ce système n’a pas fonctionné. Il devient très difficile d’assurer la cohérence car on se retrouve avec des personnes différentes, aux opinions divergentes, détenant un pouvoir considérable et sans véritable raison de se rallier à une vision commune»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres ne partagent pas cet avis. Un proche ayant travaillé en étroite collaboration avec Starmer lorsqu’il était Premier ministre le décrit comme non seulement travailleur mais aussi efficace. Il déclare : <em>«Il n’a pas le talent oratoire d’Obama mais rares sont ceux qui l’ont. Il possédait cependant de nombreux autres atouts pour ce poste, la plupart restés méconnus du public. Si vous recherchez un génie de la communication doté de toutes ces qualités, vous risquez d’attendre longtemps»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce proche précise qu’une grande partie du travail de Starmer reposait sur sa conviction profonde en l’équité. D’autres, cependant, affirment que l’une des principales raisons de son échec résidait dans l’absence d’un système de convictions politiques clairement défini.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Une philosophie fondamentale, c’est ce qui vous maintient uni lorsque tout s’effondre»</em>, a déclaré Runciman qui ajoute : <em>«Margaret Thatcher en était l’exemple parfait. Mais chez Starmer, je n’ai rien perçu de tel, et cette philosophie n’a jamais émergé. Si votre raison d’être au gouvernement est de se croire plus compétents que les autres, cela ne fonctionne pas quand la situation dégénère»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un point essentiel, Starmer se distingue nettement des quatre anciens occupants du 10 Downing Street sous les conservateurs après le Brexit. Theresa May, Johnson, Liz Truss et Rishi Sunak étaient tous des personnalités atypiques, parfois maladroites, voire misanthropes, bornées au point d’être excentriques, ou encore distantes et grincheuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ennuyeux, robotique et déconnecté de la réalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, tous ceux qui connaissent Starmer soulignent sa grande normalité. Issu d’un milieu modeste de banlieue, passionné de football et de pubs, il semble avoir été créé pour une étude de marché. On apprécie également sa sociabilité et son vaste cercle d’amis dont beaucoup sont en dehors du monde politique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la grande frustration de presque tous ceux qui ont travaillé avec Starmer, ce n’est pas cette personnalité qu’ils ont connue. Ils le décrivent comme non seulement ennuyeux et robotique mais aussi déconnecté de la réalité et –grâce à son titre de chevalier pour son travail au sein du CPS– très probablement aussi très snob.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Starmer avait déjà 52 ans lorsqu’il est entré au Parlement mais avec une carrière aussi brillante, il a immédiatement été pressenti comme un futur leader. Il lui a fallu quelques mois pour accéder au premier plan puis au cabinet fantôme** peu après.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était, bien sûr, sous Corbyn, une expérience éprouvante que Starmer a comparée plus tard à celle de jouer dans une équipe de football vouée à la relégation. Il a envisagé de démissionner à plusieurs reprises mais a estimé que le dossier du Brexit dont il était chargé était trop important pour être abandonné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la démission de Corbyn suite à la défaite catastrophique aux élections de 2019, Starmer n’était pas initialement le favori. Les observateurs pensaient que les membres du Labour resteraient fidèles à la gauche du parti et choisiraient Rebecca Long-Bailey. Mais une campagne extrêmement bien organisée et les désormais célèbres dix promesses politiques de Starmer, intégrant des idées de gauche comme la nationalisation des services publics et la suppression des frais de scolarité, lui ont permis de remporter facilement l’élection. Commença alors ce que certains considèrent comme l’âge d’or de sa carrière politique, même si les germes de sa chute étaient déjà visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des travaillistes voyaient en Starmer un Neil Kinnock ou un John Smith, quelqu’un qui s’attellerait à la tâche ardue de redresser un parti moribond et toxique mais qui n’accéderait jamais au pouvoir. Et pendant un temps, cela semblait tout à fait plausible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu plus d’un an après son accession à la tête du parti, Starmer envisagea brièvement de démissionner après la victoire du Parti conservateur de Johnson, galvanisé par l’effet positif de la vaccination contre la Covid-19, dans la circonscription travailliste de Hartlepool lors d’une élection partielle. L’écart que Starmer avait péniblement réduit dans les sondages nationaux s’est soudainement creusé à nouveau, offrant aux Conservateurs une avance de près de 20 points.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la chance allait sourire à Starmer. Johnson s’est effondré, avant que Truss ne ruine l’image des conservateurs au-delà des efforts limités de Sunak pour la redresser. De même que les circonstances des élections de 2019 auraient pu être orchestrées pour favoriser Johnson, il en fut de même en 2024 pour le Labour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Starmer avait néanmoins préparé son parti avec une brutalité bien connue de certains, y compris d’anciens collègues qui en ont fait les frais, mais surprenante pour d’autres, notamment publiquement, lorsqu’il a cherché à débarrasser le Labour de l’antisémitisme et du sentiment général que celui-ci avait été toléré sous Corbyn.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques semaines après son accession à la tête du parti, il a limogé Long-Bailey de son cabinet fantôme à cause d’un tweet republié. Quelques mois plus tard, Corbyn perdait son soutien au groupe parlementaire. Des centaines de membres furent suspendus ou exclus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la direction de McSweeney, qui est passé du controversé think tank Labour Together à la tête de la campagne de Starmer pour diriger le parti, puis a été chargé de préparer les élections, le parti s’est fermement éloigné du populisme de gauche de Corbyn et les 10 promesses ont été largement oubliées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que méthode de remodelage du parti, son efficacité était indéniable. Cependant, le zèle avec lequel McSweeney et ses alliés ont purgé, rétrogradé, marginalisé ou dénigré les membres de l’aile gauche du Labour a sans doute contribué à affaiblir l’autorité de Starmer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une série de faux pas et de volte-face politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette campagne acharnée a également, comme on l’a vu, favorisé la création d’un parti déterminé à conquérir le pouvoir mais dont la stratégie pour l’exercer restait floue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit là d’une légère simplification. Le Labour de Starmer a mis en œuvre des propositions politiques assez radicales et planifiées de longue date, comme l’amélioration des droits des travailleurs et des locataires, ainsi que certaines avancées décidées une fois au pouvoir, telles que la suppression du plafond de deux allocations familiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès sa première semaine, le gouvernement a été miné par une série d’erreurs, à commencer par une polémique dommageable sur les cadeaux électoraux, suivie d’une série de faux pas et de volte-face politiques, notamment sur la réforme de la protection sociale et la réduction des allocations de chauffage hivernales pour les retraités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts pour contrer Reform UK ont également échoué, avec un discours dur sur l’immigration culminant avec la référence de Starmer à une <em>«île d’étrangers»</em>. Si cela n’a guère freiné le parti de Nigel Farage, un nombre croissant d’électeurs se sont tournés vers les Verts, se sentant activement indésirables par le Parti travailliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, certaines choses n’étaient pas de la faute de Starmer. Il n’aurait certainement pas souhaité la réélection de Donald Trump, et encore moins l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, qui a porté un coup dur à une économie en voie de reprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la gestion de Trump et de la situation internationale délicate est l’un des rares domaines où Starmer a manifestement brillé et s’est attiré les faveurs de la population. Il a d’abord gagné l’affection de Trump –comment, Starmer l’a admis en privé, cela restait un mystère même pour lui– avant de faire face aux insultes avec dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré tous les succès que les députés travaillistes pouvaient mettre en avant, ou encore la probité et le zèle de Starmer, les chiffres étaient implacables. Le Labour a chuté à seulement 17% des intentions de vote, se retrouvant parfois en quatrième position. La popularité de Starmer était si catastrophique que seule Liz Truss l’a empêché de devenir le Premier ministre le plus impopulaire de l’histoire moderne des sondages. Dans les groupes de discussion, on le comparait à une<em> «méduse»</em> ou à un <em>«paillasson»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Starmer vient de démissionner et le parti profondément, si patiemment reconstruit, est meurtri va devoir tout recommencer à zéro. Le <em>«starmerisme»</em>, s’il a jamais existé, sera enterré, rapidement et définitivement. Son projet étant désormais terminé et Andy Burnham, maire de Manchester, prêt à prendre la relève, Starmer restera probablement dans les mémoires, selon Runciman, comme un homme accablé par le poids d’une majorité écrasante qu’il n’a jamais su gérer et qui n’a jamais réussi la transition entre son rôle de bon chef de l’opposition et celui de Premier ministre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Seldon, Starmer restera dans les mémoires comme le quatrième Premier ministre travailliste, après Attlee, Wilson et Blair, à remporter une victoire écrasante aux élections, mais le premier à n’en avoir pratiquement rien fait. Il a déclaré : <em>«C’est un homme intègre, travailleur et sérieux, qui aurait pu réussir mais, et c’est là son erreur fatale, il n’a pas su apprendre à exercer la fonction»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Le Service des poursuites de la Couronne (The Crown Prosecution Service au Royaume-Uni ou procureur de la Couronne dans le système canadien) est l’autorité indépendante chargée de mener les poursuites pénales au nom de l’État.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>**Le cabinet fantôme (shadow cabinet) au Royaume-Uni est une équipe formée par le principal parti d’opposition. Chaque «ministre fantôme» est chargé de surveiller et de critiquer un membre spécifique du gouvernement officiel, tout en proposant des politiques alternatives.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TCqbEEJyMF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/keir-starmer-latypique-nouveau-premier-ministre-britannique/">Keir Starmer, l’atypique nouveau Premier ministre britannique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Keir Starmer, l’atypique nouveau Premier ministre britannique » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/06/keir-starmer-latypique-nouveau-premier-ministre-britannique/embed/#?secret=3S5aisYlE5#?secret=TCqbEEJyMF" data-secret="TCqbEEJyMF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:04:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Grande-Bretagne cherche à supprimer le terme de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/">Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Israël et son lobby tentaculaire poursuivent la Palestine et les Palestiniens partout et la bataille concerne aussi les lieux qui veillent sur la mémoire de l’humanité mais ces lieux, hélas, peuvent capituler face à cette pression comme c’est le cas du British Museum, l’un des musées les plus importants du monde, qui tombe aujourd’hui très bas, en bannissant le terme «Palestine». C’est ce qu’on appelle le révisionnisme historique.&nbsp;Non contente d’avoir livré la terre de Palestine, qu’elle occupait, à une poignée de juifs sionistes et d’avoir aidé à chasser des millions de Palestiniens de leur terre, la Grande-Bretagne cherche aujourd’hui à supprimer le terme même de «Palestine» de ses tablettes, se faisant ainsi complice du génocide des Palestiniens. Il faut dire que la Perfide Albion n’est pas à un génocide près&nbsp;! &nbsp;</em></strong><em>(Photo : La galerie de sculptures égyptiennes du British Museum, où l&rsquo;étiquetage a été révisé pour pervertir l&rsquo;Histoire.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18377030"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.telegraph.co.uk/news/2026/02/14/british-museum-removes-palestine-references-from-ancient-mi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daily Telegraph</a>, le British Museum de Londres a retiré le nom <em>«Palestine»</em> de ses salles et galeries sur le Proche-Orient ancien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’institution a justifié ce retrait, qui figurait sur certaines cartes et étiquettes, en affirmant que le terme avait perdu sa neutralité initiale et que cette décision faisait suite à des plaintes. Le journal britannique ajoute que des cartes et des panneaux d’information sur l’Égypte antique et les navigateurs phéniciens désignaient la côte orientale de la Méditerranée sous le nom de <em>«Palestine»</em> et décrivaient certains peuples <em>«comme étant d’origine palestinienne»</em>. Et c’est cette réalité historique que le musée a cru devoir étouffer après avoir reçu des plaintes concernant l’utilisation <em>«rétroactive»</em> du terme Palestine pour désigner des régions et des civilisations antérieures à sa création.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Britanniques complices du génocide des Palestiniens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables du musée ont affirmé que le mot était <em>«dénué de sens»</em> en tant que terme historico-géographique. Le terme <em>«Palestine»</em> a déjà été retiré des expositions égyptiennes et des mesures sont prises pour éviter qu’il n’apparaisse de manière historiquement inappropriée sur d’autres panneaux d’information. Le journal affirme que ces changements font suite à des études publiques et aux inquiétudes exprimées par l’association <em>«Avocats pour Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre adressée à Nicholas Cullinan, directeur du musée, l’association a fait valoir que <em>«l’utilisation rétroactive d’un seul nom –Palestine– pour désigner l’ensemble de la région, à travers les millénaires, efface les évolutions historiques et crée une fausse impression de continuité. Cela a le double effet d’occulter les royaumes d’Israël et de Juda, apparus vers 1000 avant notre ère, et de présenter à tort les origines des Israélites et du peuple juif comme descendants de Palestine. La terminologie employée dans les expositions mentionnées ci-dessus suggère l’existence d’une seule et même région antique contiguë appelée Palestine»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Telegraph</em> souligne que la région bordant la côte orientale de la mer Méditerranée a porté plusieurs noms. L’un des plus anciens et des plus importants est Canaan, les Cananéens étant mentionnés dans des textes anciens datant d’environ 1500 avant notre ère. La région fut souvent contrôlée par des puissances mineures, notamment les Philistins, et une inscription égyptienne datant de 1200 avant notre ère contient l’une des plus anciennes mentions d’un royaume appelé <em>«Israël»</em>. Plusieurs siècles plus tard, un texte assyrien mentionne <em>«Juda»</em> pour la première fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Grecs désignaient plus tard le territoire comme le pays des Phéniciens, correspondant à l’actuel Liban. L’historien Hérodote est considéré comme le premier à mentionner la Palestine au V<sup>e</sup> siècle avant J.-C. Ce terme fut ensuite employé pour désigner une province des empires romain et byzantin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région fut arabisée après la conquête islamique du VII<sup>e</sup> siècle après J.-C. À la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, le terme Palestine devint un terme géographique courant et neutre pour désigner le Levant méridional mais le musée reconnaît aujourd’hui qu’il a perdu sa neutralité originelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Telegraph</em> indique que l’utilisation par le musée d’un mot à la connotation spécifique, moderne et politique a suscité des inquiétudes dans une exposition sur l’Égypte couvrant la période d’environ 1700 à 1500 avant J.-C.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Génocide des Palestiniens et falsification de leur histoire &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition décrivait les Hyksos, originaires du delta du Nil, comme étant <em>«d’origine palestinienne»</em>. L’attention a également été attirée sur une carte du Nouvel Empire qui utilisait le même terme géographique et décrivait les forces égyptiennes comme <em>«dominant la Palestine»</em>. La civilisation phénicienne était également décrite comme étant centrée en Palestine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il semblerait que la mention <em>«d’origine palestinienne»</em> ait été remplacée par <em>«d’origine cananéenne»</em> sur la tablette des Hyksos. Le musée a promis d’autres modifications dans le cadre de son plan directeur de réaménagement et de restauration, qui seront mises en œuvre dans les années à venir. Chaque peinture fait l’objet d’un examen individuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole du British Museum a déclaré: <em>«Pour les galeries présentant des cartes du Moyen-Orient montrant d’anciennes régions culturelles, le terme ‘‘Canaan’’ désigne le Levant méridional à la fin du II<sup>e</sup> millénaire avant notre ère. Nous utilisons la terminologie de l’Onu sur les cartes montrant les frontières actuelles, telles que Gaza, la Cisjordanie, Israël et la Jordanie, et nous utilisons le terme ‘‘Palestinien’’&nbsp; comme identifiant culturel ou ethnographique lorsque cela est pertinent»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassade de l’État de Palestine au Royaume-Uni a exprimé, dans un communiqué publié lundi 16 février 2026, sa vive préoccupation face aux informations selon lesquelles le British Museum aurait subi des pressions pour retirer, remettre en question ou restreindre l’utilisation du terme <em>«Palestine»</em> dans ses galeries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué ajouté que les tentatives visant à discréditer le nom même de <em>«Palestine»</em> risquent de contribuer à un climat plus général qui normalise le déni de l’existence palestinienne, à l’heure où le peuple palestinien de Gaza est victime d’un génocide et où ses compatriotes palestiniens de Cisjordanie subissent un nettoyage ethnique, une annexion et des violences d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur Husam Zomlot a par ailleurs déclaré :<em> «Les institutions culturelles ne doivent pas devenir des tribunes de campagnes politiques. La Palestine existe. Elle a toujours existé. Et elle existera toujours»</em>. Il a d’ailleurs contacté le British Museum et les autorités britanniques compétentes afin d’aborder ces préoccupations et de garantir le respect de l’indépendance scientifique et muséologique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pAD98ksrDD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/palestine-l-genocide-humain-a-gaza-genocide-academique-aux-etats-unis/">Palestine l Génocide humain à Gaza, génocide académique aux Etats-Unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Palestine l Génocide humain à Gaza, génocide académique aux Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/palestine-l-genocide-humain-a-gaza-genocide-academique-aux-etats-unis/embed/#?secret=AUgADL3R9F#?secret=pAD98ksrDD" data-secret="pAD98ksrDD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/le-british-museum-bannit-le-terme-palestine/">Le British Museum bannit le terme «Palestine» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Grande-Bretagne «trop islamiste» au goût des Emiratis   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 12:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les dirigeants des Emirats arabes unis ont-ils déroulé le tapis rouge au leader de l’extrême droite britannique Nigel Farage ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le leader de l’extrême droite britannique Nigel Farage s’est affiché le mois dernier lors du Grand Prix de la Formule 1 à Abou Dhabi mais le</em> Financial Times<em> vient de révéler qu’il n’a pas mentionné le véritable motif de sa présence, c’est qu’il a rencontré des responsables des Émirats et qu’ils lui ont payé son voyage. De plus, ce voyage intervient dans un contexte de tension entre les Émirats arabes unis et le gouvernement travailliste britannique de Keir Starmer. Dernier épisode de cette tension, Abou Dhabi a décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires pour le Royaume-Uni par crainte que leurs citoyens ne soient exposés à la radicalisation islamiste sur les campus britanniques. Décision saluée par le vice-président américain J. D. Vance. </em></strong><em>(Ph. Nigel Farage, invité à Abou Dhabi, ne refuse pas l&rsquo;argent des monarchies du Golfe).  </em>  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18231017"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les colonnes du <a href="https://www.ft.com/content/f4e6e5b4-264f-4593-9542-03d34464ef99" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Anna Gross, Andrew England et David Sheppard ont révélé que les Émirats ont financé un voyage à Abou Dhabi en décembre du député Nigel Farage, chef du Parti de la réforme (Reform UK, extrême droite), afin de rencontrer des responsables émiratis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique indique que le soutien apporté par les Émirats à la visite d’un leader d’extrême droite confirme leur intérêt pour les mouvements populistes à travers le monde. Les Émirats ont offert à M. Farage un hébergement et l’autorisation d’assister au Grand Prix de Formule 1 qui s’est tenu début décembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût du voyage a été estimé à environ 10000 livres sterling pour couvrir les frais de séjour du député britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, M. Farage a publié une photo de lui en compagnie de l’homme d’affaires italien et figure de la jet-set internationale Flavio Briatore, accompagnée de la légende <em>«À Abou Dhabi pour la finale de Formule 1»</em>, sans que le véritable motif de sa présence à Abou Dhabi ne soit précisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Farage a rencontré de hauts responsables émiratis lors de ce voyage de deux jours, qui a eu lieu avant la suspension des travaux parlementaires pour les fêtes de fin d’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur les Frères musulmans et l&rsquo;islam politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches du dossier, le trésorier Reform UK, Nick Candy, qui se rend régulièrement dans les pays arabes pour affaires, a organisé ces rencontres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres sources bien informées ont ajouté que les dirigeants émiratis souhaitaient s’entretenir avec le chef du parti d’extrême-droite en raison de leur opposition commune aux Frères musulmans. Nigel Farage a déclaré qu’il désignerait ce groupe comme organisation terroriste au Royaume-Uni s’il remportait les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats, la Russie, la Jordanie et la Syrie ont officiellement désigné les Frères musulmans comme organisation terroriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement du Premier ministre Starmer n’a pas encore pris de décision concernant cette confrérie mais a indiqué l’année dernière que la question était <em>«examinée de près»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal souligne que le financement de ce voyage et ces rencontres confirment l’intérêt des Émirats pour le parti d’extrême droite de Farage, crédité de 30% des intentions de vote, contre 16% pour le Parti travailliste au pouvoir. Les Grands Prix de Formule 1 sont souvent l’occasion de nouer des contacts, attirant des personnalités politiques, des chefs d’entreprise et des vedettes du sport et du divertissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est inhabituel que des gouvernements invitent des dirigeants de partis d’opposition et prennent en charge leurs frais, compte tenu des implications diplomatiques d’un tel acte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son accession à la tête du Parti conservateur et de l’opposition en novembre 2024, Kemi Badenoch n’a reçu aucun don pour couvrir les frais de ses rencontres avec des dirigeants étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, lorsqu’il était dans l’opposition, le gouvernement qatari avait pris en charge les frais de voyage de Starmer à Doha pour rencontrer l’émir après la COP28 tenue à Dubaï en 2023. Le gouvernement qatari avait financé le vol de M. Starmer de Dubaï à Doha, où il avait rencontré l’émir et déclaré à l’époque qu’ils avaient discuté de la guerre à Gaza et de la coopération essentielle entre les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Steve Goodrich, directeur de la recherche et des enquêtes chez Transparency International, a fait remarquer que l’hospitalité accordée à M. Farage n’était pas sans précédent mais il a ajouté que le financement et l’accueil de parlementaires britanniques par des gouvernements étrangers donnaient l’impression que ces derniers étaient corruptibles. Il a déclaré : <em>«Nous l’avons constaté à maintes reprises, des dictatures utilisant l’argent pour obtenir des faveurs au Parlement et il est temps d’interdire ces pratiques»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par le passé, M. Farage a critiqué le gouvernement des Émirats. En 2023, il avait exhorté le Premier ministre conservateur de l’époque, Rishi Sunak, à veiller à ce que son ministre des Affaires étrangères, Lord David Cameron, ne joue aucun rôle dans le projet de vente de <em>Telegraph Media</em> à Redbird IMI, une coentreprise entre la société américaine de capital-investissement Redbird et IMI, détenue par Abou Dhabi, en raison des liens de Cameron avec les Emirats. Farage avait alors déclaré : <em>«Il est inconcevable qu’un gouvernement conservateur permette à de tels actifs de tomber entre de mauvaises mains durant son mandat ou qu’il encourage l’importation de tendances contraires à l’un des piliers de notre démocratie»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La connivence de la gauche avec les islamistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Farage a annoncé mercredi que Laila Cunningham, conseillère municipale de Reform UK dans le borough (arrondissement) de Westminster serait la candidate du parti à la mairie de Londres en 2027. La capitale britannique dirigée par le travailliste Sadiq Khan est considérée par l’extrême droite comme le bastion de la connivence de la gauche avec les islamistes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Farage a déclaré : <em>«Nous mènerons une campagne d’envergure pour remporter la mairie de Londres. Ce lieu, autrefois considéré avec une incroyable admiration historique et un sentiment d’exception, fait désormais l’objet de discussions désobligeantes à travers le monde»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cunningham, une mère de famille musulmane de sept enfants, a déclaré qu’elle aimait Londres mais qu’elle n’ignorait pas ce qu’elle est devenue, notant que la criminalité a augmenté dans toute la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> est également revenu sur le dernier épisode de tensions dans les relations bilatérales entre Abou Dhabi et Londres. Les Émirats ont décidé de ne plus délivrer dans l’avenir de bourses universitaires dans les universités britanniques pour leurs citoyens par crainte qu’ils ne soient exposés à la radicalisation islamiste. La décision a été saluée par le vice-président américain J. D. Vance qui a d’ailleurs déclaré dans un tweet publié sur la plateforme X: <em>«Certains de nos meilleurs alliés musulmans du Golfe considèrent l’endoctrinement islamique dans certaines parties de l’Occident comme extrêmement dangereux»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique a pour sa part estimé cette nouvelle décision est motivée par d’autres raisons et qu’elle serait intervenue en réalité comme une réaction suite à un certain nombre de différends entre les deux pays. D’abord, l’offre de rachat du <em>Daily Telegraph</em> soutenue par Abou Dhabi qui avait avorté mais aussi le soutien présumé des Émirats arabes unis aux forces paramilitaires de Hemedti Dagalo au Soudan (ce que les Émiratis démentent toujours) et la plainte déposée par la Premier League contre le club de football de Manchester City, propriété émiratie, au sujet de ses finances. Toutes ces raisons ont crispé les relations entre les Émirats et le gouvernement travailliste mené par Keir Starmer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZlP8Fu3Tou"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=HreZqEUf3t#?secret=ZlP8Fu3Tou" data-secret="ZlP8Fu3Tou" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/13/la-grande-bretagne-trop-islamiste-au-gout-des-emiratis/">La Grande-Bretagne «trop islamiste» au goût des Emiratis   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Les touristes européens reviennent en force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 11:46:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dora Milad]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[ONTT]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[touristes européens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dix ans après l’attentat sur une plage de Sousse, les vacanciers européens, et notamment britanniques, reviennent enfin en grand nombre.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/03/tunisie-les-touristes-europeens-reviennent-en-force/">Tunisie | Les touristes européens reviennent en force</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dix ans après l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/01/retour-a-sousse-4-mois-apres-lattentat/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">attentat sur une plage de Sousse</a> qui a coûté la vie à 30 Britanniques et porté un coup dur à l’industrie touristique tunisienne, les vacanciers européens, et notamment britanniques, reviennent enfin en grand nombre.</em></strong></p>



<span id="more-17378463"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les arrivées d’étrangers en Tunisie ont bondi de près de 10 % cette année par rapport à 2024, atteignant 5,3 millions au 20 juillet, selon l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le gouvernement espère attirer 11 millions de visiteurs d’ici la fin de l&rsquo;année, contre 10 millions l’an dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tourisme britannique a connu la plus forte hausse, 48 % jusqu’en juin, a déclaré Dora Milad, présidente de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, citée par l’agence AFP. Ce qui traduit un regain de confiance des touristes européens envers la Tunisie en tant que destination sûre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roddy Drummond, l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Tunisie, a déclaré que l’ambassade prévoyait qu’environ <em>«400&nbsp;000 touristes britanniques visiteraient la Tunisie en 2025»</em>, soit environ le même nombre qu&rsquo;avant les attaques terroristes de 2015.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/03/tunisie-les-touristes-europeens-reviennent-en-force/">Tunisie | Les touristes européens reviennent en force</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Comment Starmer a-t-il formé Zelensky à gérer Trump?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 07:53:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Keir Starmer]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Volodymyr Zelensky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Premier ministre britannique Keir Starmer a  coaché Volodymyr Zelensky dans sa relation avec Donald Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/comment-starmer-a-t-il-forme-zelensky-a-gerer-trump/">Comment Starmer a-t-il formé Zelensky à gérer Trump?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Difficile de trouver plus pragmatiques que les Britanniques. Après la rencontre chaotique du 28 février qui avait tourné au pugilat entre le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le Premier ministre britannique Keir Starmer a pris les choses en main pour coacher Zelensky dans sa relation avec l’actuel président américain et son administration. L’actuel locataire du 10 Downing Street et d’autres dirigeants européens ont également décidé de ne plus laisser le président ukrainien seul à la manœuvre par crainte d’une capitulation américaine face à Poutine.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17303647"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique <a href="https://www.telegraph.co.uk/news/2025/08/17/how-starmer-taught-zelensky-to-speak-trump/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a> a révélé que le Premier ministre britannique avait joué un rôle essentiel dans la formation du président ukrainien pour maîtriser le langage du président américain et savoir le gérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un article de Ben Riley-Smith, le journal rapporte qu’il était difficile d’exagérer l’anxiété et la frustration ressenties par le personnel de Downing Street en voyant Trump et Zelensky échanger des piques lors de leur rencontre du 28 février dans le Bureau ovale à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La veille, le 27 février, Starmer avait remporté ce que les médias et les partisans du Parti travailliste avaient qualifié de <em>«triomphe diplomatique»</em> lors de sa première rencontre avec le président américain. Il avait fait preuve d’un remarquable sens politique, trouvant un équilibre entre satisfaire l’ego de Trump et transmettre les points clés de la politique britannique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un rare hommage du <em>Telegraph</em>, connu pour son parti pris pro-conservateur, l’issue de la rencontre entre le Premier ministre britannique et le président américain a été qualifiée de satisfaisante. Trump s’est réjoui de l’invitation officielle à se rendre en Grande-Bretagne, a soutenu l’accord de Starmer sur la restitution des Îles Chagos, contestées à Maurice et a fait des commentaires positifs sur un accord commercial conclu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de M. Zelensky le lendemain s’est déroulée différemment, lorsqu’il a été sermonné par le vice-président américain J.-D. Vance pour ne pas avoir remercié l’Amérique. Une scène chaotique qui avait horrifié des alliés de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste entre ces deux rencontres –et la façon dont le clash lors de la seconde a sapé les progrès réalisés sur la question ukrainienne lors de la première– a laissé Sir Keir et son équipe s’en vouloir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PFrFtWqUO8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/trump-leurope-et-le-mythe-de-loccident/">Trump, l’Europe et le mythe de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump, l’Europe et le mythe de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/trump-leurope-et-le-mythe-de-loccident/embed/#?secret=wd1yOV4czp#?secret=PFrFtWqUO8" data-secret="PFrFtWqUO8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas laisser Zelensky seul face à Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi n’avaient-ils pas fait davantage pour préparer le président ukrainien alors qu’ils l’avaient fait pour leur propre Premier ministre ? De hauts responsables du 10 Downing Street ont depuis confié au <em>Telegraph</em> avoir le sentiment d’avoir manqué leur coup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, Londres, comme d’autres capitales européennes, a adopté une nouvelle approche, qui semble se traduire par la rencontre qui s’est tenu lundi à la Maison-Blanche entre Zelensky et Trump avec la participation sans précédent d’éminents dirigeants européens. Ils n’ont pas voulu laisser Zelensky seul face à Trump cette fois-ci.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un voyage similaire avait failli avoir lieu quelques jours après l’escarmouche du Bureau ovale de février alors que Starmer, Emmanuel Macron, le président français et d’autres tentaient de réparer les dégâts. Cependant, ces tentatives pour ramener M. Zelensky à la Maison Blanche, accompagné des dirigeants européens, n’avaient finalement pas abouti à l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a finalement fait autre chose pour véhiculer un message similaire : il a serré M. Zelensky dans ses bras devant la porte noire du 10 Downing Street.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apprendre à parler le langage de Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis ce jour, un travail en coulisses a eu lieu pour<em> «apprendre»</em> au président ukrainien à&nbsp;<em>«parler le langage de Trump»</em>. <em>The Telegraph</em> précise que Zelensky entame désormais ses discussions avec les responsables américains en remerciant les États-Unis pour leur soutien à son pays face à la Russie, en réponse directe à la demande de Vance lors de leur première rencontre il y a plus de six mois, un clin d’œil à l’escarmouche avec M. Vance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les leçons de Starmer à Zelensky pour pouvoir gérer Trump et essayer de l’influencer reposent sur trois point :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; ne pas répondre à chaque déclaration provocatrice du président américain;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; ne pas débattre publiquement avec Trump ni l’assaillir de questions car une réaction négative peut avoir lieu de sa part s’il sent que son orgueil a été entaché;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le couvrir d’éloges en public, tout en exerçant pression et influence en coulisses pour servir les intérêts nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique explique que Jonathan Powell, conseiller à la sécurité de Starmer et l’un des esprits les plus éminents de la politique étrangère britannique, était responsable de la formulation de cette approche et de son élaboration auprès de la délégation ukrainienne pour la rencontre de lundi avec Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la décision des responsables européens de se rendre à Washington n’est pas uniquement motivée par la volonté de ne pas laisser Zelensky tout seul face à Trump. C’est aussi un signe d’inquiétude. Le fait que les dirigeants les plus influents abandonnent leurs plans de vacances en plein mois d’août et se rassemblent, passant de nombreuses heures de voyage loin de chez eux, accentue le sentiment d’incertitude et de peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux anciens ambassadeurs britanniques à Washington ont déclaré au <em>Telegraph</em> que la ruée vers la Maison Blanche montre qu’ils savent combien il est important de décrypter ce qui s’est passé en Alaska entre Trump et Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lord Darroch, ancien ambassadeur pendant le premier mandat de M. Trump, a déclaré : <em>«Cette délégation européenne de haut niveau, rapidement constituée, accompagnant Zelensky à Washington témoigne d’une profonde inquiétude quant à deux aspects de l’issue du sommet en Alaska. Premièrement, l’annonce selon laquelle le président Trump estime désormais qu’un accord de paix global devrait précéder un cessez-le-feu. Et deuxièmement, les suggestions selon lesquelles la voie de la paix pourrait impliquer que l’Ukraine cède encore davantage de territoire dans le Donbass»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sir Peter Westmacott, représentant du Royaume-Uni à Washington sous Barack Obama, a déclaré : <em>«Cela me montre que plus ils examinent ce qui s’est passé en Alaska, plus ils se rendent compte que tout a mal tourné et que Trump s’est fait avoir. Poutine n’a rien cédé et est rentré chez lui très satisfait. Ainsi, quels que soient les arguments qu’il a fait croire à Trump concernant la responsabilité de Zelensky dans le conflit ou le droit de la Russie à reconquérir ses anciens sujets en Europe de l’Est, il faudra une riposte vigoureuse»</em>. Il ajoute : <em>«Le président doit vraiment trouver une meilleure solution que de simplement remercier Poutine d’avoir reconnu sa victoire aux élections qu’il a perdues en 2020 et de renoncer à toutes ses menaces de sanctions contre la Russie simplement parce que Poutine dit ne pas vouloir de cessez-le-feu»</em>. Le <em>Telegraph</em> rapporte que les trois choses que les Européens souhaitent obtenir de Trump sont les suivantes : Premièrement, repousser l’idée de céder l’intégralité du Donbass à Poutine. Deuxièmement, exiger la fin des attaques russes avant de véritables négociations. Troisièmement, des garanties de sécurité significatives pour l’Ukraine après la paix, soutenues par les États-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/comment-starmer-a-t-il-forme-zelensky-a-gerer-trump/">Comment Starmer a-t-il formé Zelensky à gérer Trump?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Retour sur la prétendue «agression sexuelle» d’une touriste britannique à Sousse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/retour-sur-la-pretendue-agression-sexuelle-dune-touriste-britannique-a-sousse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 10:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agression sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Michelle Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[parachute ascensionnel]]></category>
		<category><![CDATA[remboursement]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[touriste britannique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On en sait un peu plus sur l’affaire de la touriste britannique qui prétend avoir été agressée sexuellement à Sousse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/retour-sur-la-pretendue-agression-sexuelle-dune-touriste-britannique-a-sousse/">Retour sur la prétendue «agression sexuelle» d’une touriste britannique à Sousse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>On en sait un peu plus sur l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/05/une-touriste-britannique-affirme-avoir-ete-violee-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">affaire de la touriste britannique</a> qui affirme avoir été agressée sexuellement par un jeune opérateur de 20 ans, en pleine séance de parachute ascensionnel, alors qu’ils étaient en plein vol au-dessus d’une plage de Sousse, en Tunisie. Ce que les médias britanniques ont écrit mérite d’être corrigé, car les faits ne plaident pas en faveur de la version présentée par Michelle Wilson, 52 ans.</em></strong></p>



<span id="more-17159555"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, la dame ne s’est pas plainte de l’agression sexuelle dont elle aurait été victime aussitôt descendue sur la terre ferme. Elle était même rayonnante et a suivi l’ascension de son amie avec le même parachute et, surtout, le même agent, et n’a même pas tenté de l’en dissuader. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est donc que plusieurs heures après les faits allégués qu’elle s’est plainte auprès de la guide représentant l’agence de voyage, en exigeant d’être remboursée des 600 livres sterling qu’elle a déboursés. La guide lui a expliqué que les choses ne se passe pas ainsi et qu’elle doit porter plainte contre son supposé agresseur, qu’une enquête (policière et judiciaire) soit diligentée et qu’un jugement soit prononcé pour que les procédures de remboursement soient engagées par l’agence de voyage en question. Elle l’a d’ailleurs amenée au poste de police où elle a déposé plainte. Le prétendu agresseur sexuel a été convoqué pour être auditionné le lendemain, et il est venu, a été entendu et a tout nié en bloc. Les enquêteurs ont alors convoqué Mme Wilson pour une confrontation avec le jeune homme qu’elle accuse, mais elle a rejeté la convocation en s’en tenant à sa demande de remboursement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence de preuves prouvant les accusations de Mme Wilson, les enquêteurs ont relâché le jeune homme et renvoyé le dossier devant la justice qui devra examiner l’affaire fin septembre prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ce remue-ménage n’a pas empêché Mme Wilson de rester encore quatre jours après les faits et de terminer son séjour à l’hôtel avec son fils et son amie. Et elle a attendu le retour en Grande-Bretagne pour ameuter les médias de son pays. Sauf que sa demande de remboursement ne sera satisfaite qu’après les procédures d’usage et notamment les résultats des enquêtes lancées par l’agence de voyage et la compagnie d’assurance. Et dans l’état actuel de l’enquête et au vu des données recueillies sur place, rien n’indique qu’elle aura finalement gain de cause, car beaucoup de spécialistes du parachute ascensionnel sont unanimes : dans les conditions où l’ascension a eu lieu, avec des vents très forts, et la durée de celle-ci, 3 à 4 quatre minutes, l’agression sexuelle telle que décrite par la concernée ne pouvait avoir lieu, <em>«techniquement»</em> parlant, les deux mains de l&rsquo;opérateur étant nécessairement occupées à manœuvrer l&rsquo;engin volant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De toute façon, attendons le résultat des enquêtes et le verdict de la justice avant de donner raison à la plaignante.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mISTLlXaln"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/05/une-touriste-britannique-affirme-avoir-ete-violee-en-tunisie/">Une touriste britannique affirme avoir été violée en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Une touriste britannique affirme avoir été violée en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/05/une-touriste-britannique-affirme-avoir-ete-violee-en-tunisie/embed/#?secret=deIN6uXx5E#?secret=mISTLlXaln" data-secret="mISTLlXaln" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/retour-sur-la-pretendue-agression-sexuelle-dune-touriste-britannique-a-sousse/">Retour sur la prétendue «agression sexuelle» d’une touriste britannique à Sousse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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