<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Habib Boulares - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/habib-boulares-2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/habib-boulares-2/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 18 Jan 2026 08:55:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Habib Boulares - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/habib-boulares-2/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Déménagement du ministère de la Culture &#124; Une vraie fausse polémique ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/18/demenagement-du-ministere-de-la-culture-une-vraie-fausse-polemique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/18/demenagement-du-ministere-de-la-culture-une-vraie-fausse-polemique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 08:55:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Klibi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Boulares]]></category>
		<category><![CDATA[ministère des Affaires culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[mokhtar khalfaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Ben Slama]]></category>
		<category><![CDATA[Thamer Driss]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18251247</guid>

					<description><![CDATA[<p>Polémique sur le possible déménagement du ministère de la Culture de son emplacement actuel à la Kasbah vers un autre lieu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/18/demenagement-du-ministere-de-la-culture-une-vraie-fausse-polemique/">Déménagement du ministère de la Culture | Une vraie fausse polémique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Je lance un appel à mes amis qui sont en colère et affectés par les rumeurs qui circulent concernant le possible déménagement du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel à la Kasbah vers un autre lieu : s’il vous plaît, gardez votre colère pour quelque chose qui la mérite davantage, et conservez votre douleur pour quelque chose qui mérite davantage que l’on souffre pour elle !», a lancé le chroniqueur Mokhtar Khalfaoui dans un poste Facebook, minimisant l’importance de la polémique suscitée à ce sujet qui, selon lui, ne méritait pas tant de tapage.</em></strong> <em>(Ph: Cité de la culture de Tunis où seraient transférés les bureaux du ministère des Affaires culturelles).</em> </p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18251247"></span>



<p>L’information selon laquelle le gouvernement aurait décidé de transférer le siège du ministère des Affaires culturelles de son emplacement actuel, à la Kasbah, non loin du siège du gouvernement et du ministère de la Défense, vers la Cité de la culture de Tunis, sur l’avenue Mohammed V, a suscité une vive polémique, notamment au sein des milieux culturels. On craint en effet que sa mise en œuvre ne compromette l’avenir d’un secteur marginalisé depuis des années.</p>



<p>Dans ce contexte, la Fédération générale de la culture et de l’information, affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exigé l’annulation immédiate de cette décision. Elle demande un moratoire jusqu’à ce qu’un autre lieu soit trouvé pour le ministère des Affaires culturelles, afin de garantir le respect des droits des acteurs culturels, et de préserver le statut et le rôle national de ce ministère.</p>



<p>Dans un communiqué publié vendredi 16 janvier 2026, le syndicat a affirmé que toute décision de cette ampleur <em>«doit reposer sur une approche globale prenant en compte les intérêts du secteur et de toutes les personnes qui y sont liées»</em>. Elle a averti que le transfert du siège du ministère pourrait perturber le travail administratif et culturel, porter atteinte aux droits des intellectuels, du personnel et des fonctionnaires, et nuire aux infrastructures culturelles publiques, aggravant ainsi la marginalisation dont souffre le secteur depuis des années.</p>



<p>Le syndicat a également souligné sa détermination à défendre le secteur, la dignité de ses travailleurs et le droit à une culture nationale libre et efficace, et a demandé des clarifications officielles à la communauté culturelle concernant les raisons de cette décision et ses conséquences potentielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Valeur historique et identitaire </h2>



<p>Le Syndicat indépendant des réalisateurs producteurs (Sirp)a exprimé, quant à lui, sa profonde inquiétude quant à la décision de transférer le siège du ministère, considérant que <em>«le siège actuel n’est pas un simple espace administratif, mais revêt une valeur historique et culturelle qui incarne l’identité de la culture tunisienne et son long parcours, et témoigne de moments charnières de l’histoire de la création artistique dans le pays.»</em></p>



<p>Le Sirp a réaffirmé son attachement au maintien du siège historique du ministère des Affaires culturelles, comme un prolongement de la mémoire nationale et une manifestation de la continuité culturelle, avertissant qu’<em>«une décision unilatérale prise sans consultation des artistes, des intellectuels et des instances professionnelles représente une dévalorisation de la culture et une marginalisation du rôle des arts et de la créativité dans le projet de société.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une atteinte à la mémoire nationale</h2>



<p>Parallèlement, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont exprimé leur rejet de cette décision. La professeure d’université Raja Ben Slama a déclaré que <em>«la réquisition du siège du ministère des Affaires culturelles est une atteinte à la mémoire nationale et un mépris pour la culture.»</em></p>



<p>Mme Ben Slama, ex-directrice générale de la Bibliothèque nationale, a lancé un appel à ne pas accepter cette décision et à empêcher sa mise en œuvre, considérant que <em>«la véritable richesse de ce pays réside dans sa culture, son histoire, sa civilisation et son patrimoine»</em>, affirmant que l’application de cette décision constituerait <em>«une nouvelle tragédie parmi celles que le pays a connues ces dernières années»</em>.</p>



<p>L’activiste Thamer Idriss considère que la décision d’évacuer le ministère des Affaires culturelles de son siège historique à la Kasbah <em>«n’est pas une simple procédure administrative de déménagement, mais une atteinte flagrante à la symbolique historique et au statut souverain de la culture en Tunisie»</em>. Selon lui, <em>«le transfert du siège du ministère loin de la Place du &nbsp;Gouvernement reflète une tendance inquiétante à la marginalisation du secteur culturel et à l’affaiblissement de sa présence au centre du pouvoir décisionnel»</em>.</p>



<p>Idriss souligne que le siège actuel du ministère des Affaires culturelles <em>«n’est pas qu’un ensemble de murs, mais un symbole de la mémoire nationale et un emblème indissociable de l’identité de l’État tunisien depuis l’indépendance»</em>. Il ajoute que <em>«son démantèlement sans vision claire ni alternative appropriée perturbe le fonctionnement de l’administration et constitue un dénigrement de la valeur des créateurs et des intellectuels qui voient en cet édifice un symbole de leur présence au cœur de l’État»</em>.</p>



<p>Le siège du ministère des Affaires culturelles est considéré comme l&rsquo;un des monuments administratifs à forte valeur symbolique en Tunisie, car il est situé sur la place du Gouvernement, dans la capitale, à proximité d’institutions souveraines, dont le ministère de la Défense ou celui des Finances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique culturelle inexistante</h2>



<p>A l’appui de leur position, les personnes opposées au transfert du siège du ministère des Affaires culturelles citent les noms des nombreux ministres et hommes de culture qui ont dirigé cette institution tels Chedly Klibi, Béchir Ben Slama, Habib Boularèsou autres Abdelbaki Hermassi.</p>



<p>En réponse à cette polémique qu’il trouve déplacée et inutile, Mokhtar Khalfaoui a écrit, sur le ton de l’ironie&nbsp;: <em>«S’il nous faut pleurer, pleurons donc pour une politique culturelle inexistante, une industrie culturelle en déclin et un modèle de développement culturel absent. Et s’il nous faut pleurer, pleurons donc pour un ministère de la Culture dont le budget ne dépasse pas 0,73 % du budget de l’État !»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/18/demenagement-du-ministere-de-la-culture-une-vraie-fausse-polemique/">Déménagement du ministère de la Culture | Une vraie fausse polémique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/18/demenagement-du-ministere-de-la-culture-une-vraie-fausse-polemique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Presse : le journal Assabah menacé de disparition</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 12:09:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Assabah]]></category>
		<category><![CDATA[Cactus Prod]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Boulares]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Cheihrouhou]]></category>
		<category><![CDATA[Le Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Sakher El-Materi]]></category>
		<category><![CDATA[Shems FM]]></category>
		<category><![CDATA[Snipe-La Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Sofien Ben Rejeb]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=8368403</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le quotidien Assabah vit peut-être ses derniers jours car il risque de cesser de paraître. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/">Presse : le journal Assabah menacé de disparition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le quotidien Assabah, qui a joué un rôle historique au cours des soixante-dix dernières années en Tunisie, vit peut-être ses derniers jours car il risque de cesser de paraître à partir de la semaine prochaine si rien n’est fait d’ici là pour rétablir la situation.</em></strong></p>



<span id="more-8368403"></span>



<p>C’est ce qu’a annoncé le directeur de la rédaction de Dar Assabah, Sofien Ben Rejeb, au cours d’une conférence de presse, jeudi 15 juin 2023, en ajoutant que le groupe de presse, qui oublie aussi un quotidien de langue française,<em> Le Temps</em>, manque des moyens élémentaires de travail, comme le papier, les outils d’impression et autres.  </p>



<p>Le journal arabophone est en crise depuis sa confiscation en 2011 par l’Etat et souffre d’une grande instabilité dans sa gestion. Ses employés sont privés de salaires et de couverture sociale, alors que les autorités ne prêtent aucune attention à la crise que le groupe de presse traverse, sans aucun égard pour sa place dans le paysage médiatique national, a expliqué Ben Rejeb.</p>



<p><em>«Soixante dix ans après sa création et douze ans après sa confiscation par l’Etat, le journal est publié depuis quelque temps sans couleurs et en noir et blanc, et risque même de disparaître des kiosques dès la semaine prochaine»</em>, a souligné Ben Rejeb, en précisant qu’au-delà des salaires, ce qui importe le plus aux employés de Dar Assabah, c’est la poursuite de la publication du journal.</p>



<p>Dar Assabah a été créé en 1952 par Habib Cheihrouhou et a vu passer dans sa rédaction des ministres (Habib Boulares, Habib Chatty…) des écrivains et des artistes qui ont marqué l’histoire de la Tunisie et du monde arabe au cours des soixante-dix dernières années. Racheté en 2008 par Sakher El-Materi, le gendre de l’ancien président Zine El-Abidine Ben Ali, le groupe traverse une grave crise depuis sa confiscation par l’Etat en 2011. Il a été mis en vente depuis 2017, mais l&rsquo;opération de cession aux privés n&rsquo;a pas abouti. </p>



<p>D’autres entreprises médiatiques confisquées la même année font face aux mêmes difficultés, notamment <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/06/shems-fm-et-dar-assabah-le-snjt-deplore-un-reglement-judiciaire-totalement-inadmissible/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shems FM</a> et Cactus Prod, sans oublier le groupe <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/12/tunisie-le-bout-du-tunnel-pour-snipe-la-presse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Snipe-La Presse</a>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xaAAfOJYYg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/demarrage-de-loperation-de-cession-de-dar-assabah/">Démarrage de l’opération de cession de Dar Assabah</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Démarrage de l’opération de cession de Dar Assabah » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/13/demarrage-de-loperation-de-cession-de-dar-assabah/embed/#?secret=irxfZrQZ30#?secret=xaAAfOJYYg" data-secret="xaAAfOJYYg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/">Presse : le journal Assabah menacé de disparition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/15/presse-le-journal-assabah-menace-de-disparition/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lotfi Abdelli ou quand l’humour devient nauséeux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/08/lotfi-abdelli-ou-quand-lhumour-devient-nauseeux/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/08/lotfi-abdelli-ou-quand-lhumour-devient-nauseeux/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2020 13:56:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Aly Ben Ayed]]></category>
		<category><![CDATA[Boris Vian]]></category>
		<category><![CDATA[Chedly Klibi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Boulares]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Abdelli]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Souissi]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Raymond Devos]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Guiga]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=311113</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est dans le contexte d’une certaine culture populaire, née d’une douteuse alchimie entre des émissions de télé sans consistance et frisant parfois la débilité mentale, des débats soporifiques et infructueux au sein du landerneau politique et d’une presse jaune au rabais, qu’émerge l’humour de Lotfi Abdelli, un produit rance, dégageant un remugle de moisi et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/08/lotfi-abdelli-ou-quand-lhumour-devient-nauseeux/">Lotfi Abdelli ou quand l’humour devient nauséeux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Lotfi-Abdelli.jpg" alt="" class="wp-image-311114"/></figure>



<p><strong><em>C’est dans le contexte d’une certaine culture populaire, née d’une douteuse alchimie entre des émissions de télé sans consistance et frisant parfois la débilité mentale, des débats soporifiques et infructueux au sein du landerneau politique et d’une presse jaune au rabais, qu’émerge l’<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/08/08/ce-qua-dit-lotfi-abdelli-sur-abir-moussi-est-abject-mais-non-a-la-censure/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">humour de Lotfi Abdelli, </a>un produit rance, dégageant un remugle de moisi et d’odeur putride.</em></strong><br></p>



<p>Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-311113"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p>Si on se réfère à François Rabelais (écrivain français de la renaissance), le rire est bel et bien le propre de l’homme. Cet aphorisme on nous l’avait asséné avant même que les scientifiques ne découvrent que les animaux rient aussi. Bien que le rire soit vraisemblablement un bien commun entre plusieurs créatures vivantes sur terre, celui de l’homme demeure néanmoins le plus complexe. Et pour cause, il est intrinsèquement lié à sa façon d’être de réfléchir, de se comporter et de se mouvoir.</p>



<p>Alors si on rit des uns et des autres, c’est de nous mêmes qu’on rit d’abord. Le rire nous permet de nous distancier. Il est le miroir à travers lequel on s’observe et on observe nos tares, nos travers, nos marottes, nos contradictions, mais aussi, le burlesque, l’absurde et l’incongru qui sont en nous, nous autres êtres humains.</p>



<p>Le rire se révèle aussi pareil à un antidote, quasi instinctif, contre la morosité et l’ennui. Une échappatoire psychologique indispensable, faute de quoi la cocotte explose.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un humour douteux au ras des pâquerettes</h3>



<p>Lors de son dernier one-man-show, l’humoriste Lotfi Abdelli s’est lâché comme à son habitude. Il a descendu sans pitié Abir Moussi, se demandant si la présidente du Parti destourien libre (PDL) et de son bloc parlementaire avait pris une douche pendant les sept jours de son sit-in à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), évoquant au passage, pour faire rire à ses dépens, une partie de sa lingerie intime.</p>



<p>Une plaisanterie au ras des pâquerettes qui a provoqué une vive polémique entre ceux qui se sont indignés et d’autres qui se sont amusés, voyant dans cette frasque un pas vers plus de liberté de parole.</p>



<p>Mais qu’en est-il exactement ?</p>



<p>Au fait, Lotfi Abdelli se mélange involontairement les pinceaux. Il est incapable vraisemblablement de distinguer entre l’humour et l’ironie. Car si l’humour est un jeu fin de l’esprit dont l’objectif est d’alléger notre vie en battant en neige les pesanteurs et les lourdeurs du quotidien; l’ironie, elle, vise à dessein à railler, brocarder, insulter, discréditer et somme toute rabaisser ad hominem.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’humoriste no limit n’est jamais tombé aussi bas</h3>



<p>Si l’humour se veut thérapeutique et salutaire à la fois, et s’il se veut aussi être, selon Boris Vian (écrivain, poète et chanteur français de la moitié du vingtième siècle), la politesse du désespoir; l’ironie, elle, est cruelle, cinglante, ne rechigne pas à blesser, à lacérer puisqu’elle claque comme un fouet. Elle verse souvent dans le lynchage des absents. Son objectif est celui de provoquer des rires veules, jaunes et complaisants puisqu’elle manque d’intelligence, surtout celle du cœur.</p>



<p>Ayant habitué son public à ce genre de simagrées, notre saltimbanque national perd à chaque spectacle les pédales. À l’évidence, il se laisse enfoncer dans la spirale de la surenchère. Et cette fois-ci il n’est jamais tombé aussi bas. Il a carrément touché le fond.</p>



<p>En a-t-il conscience? Loin s’en faut. Malgré la volée de bois vert qu’il a reçue de toutes parts, il ne s’en convainc pas et continue d’arguer que ses aficionados viendront encore plus nombreux pour se gargariser de ses performances. Il n’a pas tort pour autant. Puisque malgré la banalité et l’insipidité de ses saynètes au contenu machiste, le public, lui, biberonné à la médiocrité d’une manière subliminale, y trouve son compte et en redemande encore plus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le tsunami de la médiocrité emporte tout sur son passage</h3>



<p>Mais au fait, Lotfi Abdelli n’est-il pas, lui-même, victime, de cette chienlit qui dézingue progressivement tous les secteurs de la vie publique? Au fait, son dernier spectacle n’est que la partie émergente de notre édifice culturel qui se craquelle chaque année un peu plus ? Qu’il est loin le temps où les mastodontes tels que Aly Ben Ayed, Tahar Guiga, Moncef Souissi, Chedly Klibi, Habib Boulares, pour ne citer que ceux la marquaient d’une pierre blanche notre vie culturelle. Même ceux qui résistent encore à l’usure de la médiocrité sont pareils à des Don Quichotte. Ils continuent à se battre désespérément contre des moulins à vent. Et pour cause, le tsunami de la médiocrité a emporté sur son passage, depuis la tristement célèbre Révolution du 14-Janvier 2011, tous les garde-fous de la morale, du beau et du bon goût, du rationnel, du savoir-faire et du savoir-vivre.</p>



<p>Aujourd’hui on se trouve assailli de toutes parts par une vulgarité abjecte et une laideur affligeante dont la culture populaire est à la fois le réceptacle et l’étendard. Laquelle culture, animée par des astres pâles, nous pollue et nous encrasse l’esprit chaque jour un peu plus. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement, puisque cette même culture populaire est une conséquence directe d’une diabolique alchimie entre des émissions de télé sans consistance et sans saveur qui frisent parfois la débilité mentale, des débats soporifiques et infructueux au sein du landerneau politique et d’une presse jaune, au rabais.</p>



<p>Tous ces facteurs se sont imbriqués, se sont noués et se sont entremêlés dans un écheveau inextricable pour aboutir, en fin de course, à un abêtissement général et généralisé. Signe des temps, l’ignorance devient la norme, notre conception du bien et du mal, du beau et du laid, de l’excellent et du médiocre est bafoué, notre curiosité s’éteint et le fragile potentiel éducatif qu’on a reçue se défait chaque jour un peu plus. Mais qui s’en soucie vraiment, puisque la seule réussite qui compte aujourd’hui est celle mesurable à l’argent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un humour rance, dégageant un remugle de moisi et d’odeur putride</h3>



<p>C’est dans ce contexte d’une culture populaire foncièrement marquée par un délabrement sans précédent qu’émerge le one-man-show de Lotfi Abdelli. Lequel se révèle un produit rance, dégageant un remugle de moisi et d’odeur putride, à l’instar de plusieurs autres produits prétendument culturels tels la chanson, la musique, le théâtre, ou encore les feuilletons et programmes télévisés.</p>



<p>Ce que Lotfi Abdelli ignore ou feint d’ignorer c’est que l’artiste se doit d’être un élévateur de conscience et l’art un purificateur des âmes. Il ne s’agit pas ici tant de défendre Abir Moussi, loin s’en faut, mais plutôt de défendre une certaine idée du rire et de l’humour. Ceux-là même doivent être constructifs et accepter des limites. Ils ne doivent ni agresser ni dévaloriser et ne surtout pas prêcher continuellement dans la vacuité.</p>



<p>Le rire intelligent somme toute se doit de nous faire réfléchir sur notre propre condition humaine. Car<em> «le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter»,</em> dixit Raymond Devos, un humoriste franco-belge d’un tout autre gabarit, intellectuel s’entend.</p>



<p><em>* Retraité de la Cité des Sciences de Tunis, ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em> </h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cSNXkjpkFx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/08/tunisie-du-ridicule-de-demander-a-la-france-de-se-repentir/">Tunisie : Du ridicule de demander à la France de se repentir</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Du ridicule de demander à la France de se repentir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/08/tunisie-du-ridicule-de-demander-a-la-france-de-se-repentir/embed/#?secret=kWRKgILcdU#?secret=cSNXkjpkFx" data-secret="cSNXkjpkFx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7oCNmuc4un"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/15/la-seule-democratie-qui-vaille/">La seule démocratie qui vaille</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La seule démocratie qui vaille » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/15/la-seule-democratie-qui-vaille/embed/#?secret=DoVLiexRJp#?secret=7oCNmuc4un" data-secret="7oCNmuc4un" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c2kzyioKZH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/13/a-propos-de-la-laideur-de-la-classe-politique-tunisienne-post-2011/">A propos de la laideur de la classe politique tunisienne  post-2011</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« A propos de la laideur de la classe politique tunisienne  post-2011 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/13/a-propos-de-la-laideur-de-la-classe-politique-tunisienne-post-2011/embed/#?secret=57pnlGYz59#?secret=c2kzyioKZH" data-secret="c2kzyioKZH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/08/lotfi-abdelli-ou-quand-lhumour-devient-nauseeux/">Lotfi Abdelli ou quand l’humour devient nauséeux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/08/lotfi-abdelli-ou-quand-lhumour-devient-nauseeux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>31</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
