<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Hachemi Alaya - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/hachemi-alaya/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/hachemi-alaya/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Mar 2026 10:11:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Hachemi Alaya - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/hachemi-alaya/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 10:11:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fitch Ratings]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[prix du pétrole]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18486186</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelles sont les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, pour l’économie tunisienne en crise depuis 2011 ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/">Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les conséquences désastreuses de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, constitue une menace supplémentaire pour l’économie tunisienne en crise depuis 2011 en raison des effets conjugués des pressions internes et externes.</em></strong></p>



<span id="more-18486186"></span>



<p>Avec un baril de pétrole brut dépassant les 100 dollars américains ($), le gouvernement est confronté à un nouveau défi : la loi de finances 2026, dont le financement reste en partie incertain, prévoyait un prix moyen du baril de pétrole de seulement 63,3 $. La hausse prévisible ne manquera d’aggraver les difficultés financières du pays qui a du mal à sortir sur les marchés internationaux en raison d’une note souveraine à risque : en février 2026, Fitch Ratings l’avait confirmé à « B- ».  </p>



<p>On sait que chaque dollar de hausse dans le cours du pétrole, qui risque de flamber davantage, coût 140 millions de dinars par an au Trésor public pour maintenir les subventions publiques de produits de première nécessité, ce qui ferait peser un risque de flambée de l’inflation et de gel des investissements.</p>



<p>Dans sa lettre d’information hebdomadaire <em>‘‘EcoWeek’’</em> (n° 11-26 du 15 mars 2026), l’économiste Hachemi Alaya écrit&nbsp;: <em>«Il est encore prématuré d’aborder la question des conséquences sur l’économie tunisienne de la guerre contre l’Iran. Mais la vraie ‘‘conséquence’’ qu’il faut redouter c’est qu’elle serve d’alibi pour masquer le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, de lui imputer l’aggravation de ses maux.»</em></p>



<p>Tout en soulignant l’aggravation des déséquilibres structurels de l’économie nationale, l’érosion périlleuse de sa compétitivité extérieure, le transfert massif des ressources vers le secteur public et la poursuite de la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/decrochage-historique-de-la-tunisie-en-matiere-de-liberte-economique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dégradation de la liberté économique</a> dans sa triple dimension économique, politique et justice, entre autres signaux négatifs risquant d’enfoncer durablement la Tunisie dans la catégorie des pays stagnants, Alaya estime que le vrai risque, c’est de voir le gouvernement se défausser sur la guerre pour justifier ses manquements et retarder encore les réformes structurelles exigées par la situation globale du pays.</p>



<p>Car, au-delà des conséquences économiques de cette guerre qui dépendront fortement de sa durée, de son ampleur et de son issue, <em>«le vrai risque pour l’économie tunisienne c’est d’occulter le cancer qui la ronge de l’intérieur ou pis, d’imputer l’aggravation des déséquilibres et des maux qui la marquent aux conséquences de la guerre»</em>, écrit-il.</p>



<p>Cette tentation est de nature, ajoute-t-il, <em>«à embourber encore plus le pays dans l’immobilisme en matière de réformes et la prodigalité à crédit de ses finances publiques.» </em>Ce qui serait <em>«plus dommageable qu’une flambée éphémère du pétrole ou les perturbations dans les approvisionnements en produits céréaliers dont dépend fortement la Tunisie.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>L. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mProF1NYO6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-tunisie-va-devoir-augmenter-les-prix-des-hydrocarbures/">La Tunisie va devoir augmenter les prix des hydrocarbures   </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie va devoir augmenter les prix des hydrocarbures    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/la-tunisie-va-devoir-augmenter-les-prix-des-hydrocarbures/embed/#?secret=qwZwepKTkW#?secret=mProF1NYO6" data-secret="mProF1NYO6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/">Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>«Décrochage historique» de la Tunisie en matière de liberté économique  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/decrochage-historique-de-la-tunisie-en-matiere-de-liberte-economique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/decrochage-historique-de-la-tunisie-en-matiere-de-liberte-economique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 08:27:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[climat des affaires]]></category>
		<category><![CDATA[Economic Freedom Index]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[liberté économique]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18481147</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a obtenu, en 2026, son plus mauvais score et son plus mauvais rang depuis 1995 en matière de liberté économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/decrochage-historique-de-la-tunisie-en-matiere-de-liberte-economique/">«Décrochage historique» de la Tunisie en matière de liberté économique  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La plus grande menace pour l’économie tunisienne, ce n’est pas la hausse des cours mondiaux de l’énergie suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran, même si celle-ci va creuser davantage les déséquilibres macroéconomiques de l’Etat et son déficit budgétaire déjà préoccupants, mais l’absence (ou le report sine die) des réformes structurelles nécessaires qui risque d’enfoncer durablement le pays dans la catégorie des pays stagnants.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-18481147"></span>



<p>Dans ce contexte, l’économiste Hachemi Alaya a tiré la sonnette dans sa lettre d’information hebdomadaire <em>‘‘EcoWeek’’</em> (n° 11-26 du 15 mars 2026) en soulignant ce qu’il a appelé le <em>«décrochage historique»</em> de la Tunisie dans l’<em><a href="https://economicfreedom.heritage.org/pages/country-pages/tunisia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economic Freedom Index</a></em> publié par la Heritage Foundation. Notre pays y a obtenu, en effet, en 2026, son plus mauvais score (48,1/100 points) et son plus mauvais rang (156<sup>e</sup>/176) depuis 1995, année où il a signé son accord d’association avec l’Union européenne. Ce score vaut à la Tunisie d’intégrer la catégorie des pays où la liberté économique est <em>«réprimée»</em>.</p>



<p>Conclusion de l’économiste, qui passe en revue les résultats d’autres études internationales corroborant ce <em>«décrochage historique»</em> de notre pays en matière de liberté, <em>«dans sa triple dimension politique, économique et État de droit»</em>&nbsp;: <em>«Sans réforme de la justice et sans libéralisation économique, la prospérité économique de la Tunisie restera plafonnée. Il importe peu que les indicateurs macroéconomiques soient bons, les investisseurs étrangers resteront frileux sans une amélioration de l’État de droit.»</em></p>



<p>Entre lourdeurs administratives, instabilité monétaire et corruption, le climat des affaires ne cesse de se dégrader, provoquant stagnation économique, chômage élevé, notamment chez les jeunes, et fuite des compétences à l’étranger. </p>



<p>On est décidément loin, très loin, des dynamiques entrepreneuriales des années 1990-2000 qui ont vu la Tunisie enregistrer une croissance annuelle moyenne de 5 % et être classée parmi les pays pré-émergents. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center">* * *</p>



<p>Nous traduisons, par ailleurs, ci-dessous la fiche &lsquo;Tunisie&rsquo; du l&rsquo;<em><em><a href="https://economicfreedom.heritage.org/pages/country-pages/tunisia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economic Freedom Index</a></em>&nbsp;2026</em>&nbsp;:</p>



<p><em>«L’indice de liberté économique de la Tunisie s’élève à 48,1, la plaçant au 156<sup>e</sup> rang mondial selon l’Indice de liberté économique 2026. Ce score a baissé d’un point par rapport à l’année dernière, et la Tunisie se classe 11<sup>e</sup> sur 14 pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord. Son indice de liberté économique est inférieur aux moyennes mondiales et régionales. L’économie tunisienne est considérée comme «réprimée» selon l’Indice 2026.</em></p>



<p><em>La Tunisie traverse une transition difficile et des réformes plus profondes, notamment des mesures visant à renforcer le système judiciaire et à lutter plus efficacement contre la corruption, sont indispensables pour améliorer la gouvernance politique et économique. Le cadre réglementaire demeure opaque et inefficace. Le marché du travail, à la fois rigide et stagnant, n’a pas permis de générer une croissance dynamique de l’emploi. Les entreprises publiques continuent d’influencer les prix. Le gouvernement a mis en œuvre des taux d’imposition plus élevés, dont une taxe de 40 % sur les banques et les compagnies d’assurance, afin de réduire le déficit chronique.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/decrochage-historique-de-la-tunisie-en-matiere-de-liberte-economique/">«Décrochage historique» de la Tunisie en matière de liberté économique  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/decrochage-historique-de-la-tunisie-en-matiere-de-liberte-economique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>9</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hachemi Alaya &#124; « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18289945</guid>

					<description><![CDATA[<p>La prévision de croissance économique tunisienne en 2026-2027 est la plus basse d'Afrique et du Moyen-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/">Hachemi Alaya | « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La croissance économique tunisienne en 2026-2027, en termes de croissance réelle du PIB, selon les prévisions de la Banque Mondiale (BM), dans ses «Perspectives économiques mondiales» publiées début janvier 2026, est, à de rares exceptions près, la plus basse d’Afrique et de la région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena).</em></strong></p>



<span id="more-18289945"></span>



<p>Alors que la croissance mondiale devrait ralentir cette année à 2,6 % et que les pays des régions Mena et Afrique subsaharienne devraient connaître une croissance plus soutenue et grimper à 3,6 % en 2026 puis 3,9 % en 2027, la croissance du PIB réel tunisien devrait fléchir, en 2026, à 2,5% après 2,6% attendu pour 2025. Ce ralentissement devrait même se poursuivre pour se situer à 2,2% en 2027. Et ce, en raison de la persistance du chômage, du manque d’opportunités économiques, de l&rsquo;insuffisance des services publics, de la  stagnation économique qui perdure depuis bientôt deux décennies, ainsi que de l&rsquo;endettement et de l&rsquo;inflation&#8230; </p>



<p><em>«En Afrique subsaharienne, seulement quatre pays sur 47, feraient moins bien que la Tunisie : Afrique du Sud, Botswana, Lesotho et la Guinée Équatoriale&nbsp;»</em>, constate l’économiste Hachemi Alaya dans son bulletin hebdomadaire <em>‘‘Ecoweek’’</em> (n° 04-26 du 25 janvier 2026), qui parle d’un modèle économique et social tunisien <em>«&nbsp;en mode crash&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>« Les cinq menaces identifiées par le Global Risks Report 2026, qui pèsent sur la Tunisie témoignent de l’incapacité structurelle du modèle économique et social tunisien à générer une croissance durable, créatrice d’emplois. L’aggravation inédite de la dépendance énergétique de la Tunisie interpelle les choix stratégiques du pays en matière de transport et menace l’avenir industriel du pays. La Tunisie n’a jamais été aussi dépendante d’une Chine qui de facto, répugne à l’inscrire dans sa mappemonde. La Tunisie ne cesse d’accumuler les retards dans les technologies à fort potentiel de croissance. Enfin et non des moindres, l’État-social n’a guère réussi à améliorer le ‘‘progrès social’’ du Tunisien si l’on en croit le rapport Social Progress Index 2026 publié cette semaine&nbsp;»</em>, écrit le célèbre économiste.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. &nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/">Hachemi Alaya | « Le modèle économique et social tunisien est en mode crash »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/hachemi-alaya-le-modele-economique-et-social-tunisien-est-en-mode-crash/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; La baisse du taux d’intérêt est un coup d’épée dans l’eau</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/tunisie-la-baisse-du-taux-dinteret-est-un-coup-depee-dans-leau/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/tunisie-la-baisse-du-taux-dinteret-est-un-coup-depee-dans-leau/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 07:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16054434</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'abaissement du taux directeur de 50 points de base s’apparente, dans le contexte actuel en Tunisie, à un coup d’épée dans l’eau, estime l'économiste Hachemi Alaya.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/tunisie-la-baisse-du-taux-dinteret-est-un-coup-depee-dans-leau/">Tunisie | La baisse du taux d’intérêt est un coup d’épée dans l’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em> «La décision du Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie d’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/tunisie-le-taux-directeur-fixe-a-75-50-points-de-base/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">abaisser son taux directeur</a> de 50 points de base s’apparente, dans le contexte actuel, à un coup d’épée dans l’eau», estime l’économiste Hachemi Alaya dans sa lettre d’information hebdomadaire EcoWeek du 30 mars 2025.   </em></strong></p>



<span id="more-16054434"></span>



<p>Selon lui, cette décision ne va pas relancer l’investissement, en berne depuis 2011, comme colporté par certains analystes pour le moins complaisants. Et pour cause&nbsp;: l’inflation n’est pas en train de désarmer et rien ne laisse présager que l’accès au financement va être facilité.</p>



<p>En effet, ce n’est pas tant le coût de l’investissement qui refroidit les ardeurs des investisseurs, mais le climat général dans le pays, <em>«qui est loin d’être Business friendly»</em>, selon les termes de l’économiste, qui explique&nbsp;: <em>«C’est un fait d’évidence d’observer que l’environnement de l’investissement en Tunisie souffre le manque de stabilité politique et les changements fréquents de gouvernement, l’inefficacité des institutions publiques, les incertitudes juridiques pour les investisseurs, la médiocre qualité des infrastructures, les risques sociaux portés par la recrudescence du chômage des jeunes et des diplômés de l’enseignement supérieur, la productivité du travailleur tunisien qui s’amenuise, les restrictions importantes sur les investissements directs étrangers (de nombreux secteurs leur restent fermés), l’administration directe de certains prix, le brigandage syndical dans maints secteurs, etc.»</em></p>



<p>A cette liste à la Prévert, on pourrait ajouter, de notre part, les procès en cours contre de nombreux hommes d’affaires et le climat de suspicion régnant dans le pays notamment à l’égard des opérateurs économiques.</p>



<p>Cette décision aura, en revanche, des retombées négatives sur les équilibres économiques du pays, estime Hachemi Alaya, car <em>«elle va entretenir une dynamique de la consommation mise à mal par la mort du chèque. Une dynamique qui va amplifier le creusement du déficit commercial, aggraver l’érosion des avoirs en devises du pays et condamner à plus ou moins brève échéance, le dinar.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DlpebMHhuv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/tunisie-le-taux-directeur-fixe-a-75-50-points-de-base/">Tunisie | Le taux directeur fixé à 7,5% (-50 points de base)  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le taux directeur fixé à 7,5% (-50 points de base)   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/tunisie-le-taux-directeur-fixe-a-75-50-points-de-base/embed/#?secret=uTxGjBsq6V#?secret=DlpebMHhuv" data-secret="DlpebMHhuv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/tunisie-la-baisse-du-taux-dinteret-est-un-coup-depee-dans-leau/">Tunisie | La baisse du taux d’intérêt est un coup d’épée dans l’eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/tunisie-la-baisse-du-taux-dinteret-est-un-coup-depee-dans-leau/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie continue de décrocher dans le domaine de l’IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 10:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoweek]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[Startups]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15383883</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'économiste Hachemi Alaya déplore le décrochage de la Tunisie dans le domaine de l’Intelligence artificielle (IA).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/">La Tunisie continue de décrocher dans le domaine de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Evoquant l’événement le plus important de la semaine écoulée, qui est le tremblement de terre déclenché par la start-up chinoise Deepseek, l’économiste Hachemi Alaya a souligné, dans sa mettre de veille Ecoweek (XVIe année, N° 5 du 2 février 2025) ce qu’il considère comme le décrochage de la Tunisie dans le domaine de l’Intelligence artificielle (IA). &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-15383883"></span>



<p>L’économiste estime que l’appropriation de l’IA n’est pas une affaire restreinte aux géants de la tech qui disposent de moyens financiers stratosphériques, mais qu’elle est accessible à tous les pays. Mais il déplore que, dans ce domaine, la Tunisie, qui préfère les sociétés communautaires aux startups, ne cesse, hélas, de décrocher.</p>



<p><em>«C’est en tout cas ce que révèlent les rapports publiés cette semaine. Notre pays souffre un choix politique où l’économie sociale distributiviste éclipse l’économie de l’innovation et de la production; une utopie nostalgique de préférence à une vision d’avenir»</em>, écrit Hachemi Alaya, estimant qu’<em>«en prenant le risque de rater le train de l&rsquo;IA, la Tunisie consacre son déclin»</em>.</p>



<p><em>Ecoweek</em> publie d’ailleurs un graphique du le <em>«Top 10 des pays d’Afrique les mieux préparés à l’IA»</em>, établi à partir des données du FMI – AI Preparedness Index, où la Tunisie apparaît au 4<sup>e</sup> rang africain (84<sup>e</sup> mondial sur 174 pays), avec un score global inférieur à la moyenne (0,465 sur 1 point), derrière les Seychelles, 1<sup>er</sup> africain (57<sup>e</sup> mondial), Maurice, 2<sup>e</sup> africain (60<sup>e</sup> mondial), et l’Afrique du Sud, 3<sup>e</sup> africain (69<sup>e</sup> mondial).</p>



<p>Cette piètre performance est d&rsquo;ailleurs confortée par l’Indice mondial de préparation à l’intelligence artificielle 2024 établi par Oxford Insights, publié la semaine écoulée, et qui place la Tunisie au 92<sup>e</sup> rang mondial (sur 188 pays), en recul de 11 places par rapport à son classement 2023 et de 38 places depuis le classement de 2019.</p>



<p>La Tunisie, qui fut le premier pays africain et arabe à s’engager fermement dans le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et ce dès la fin des années 1980, peut cependant se consoler de devancer (pour combien de temps encore&nbsp;?) les autres pays d’Afrique du Nord, le Maroc (96<sup>e</sup> mondial), l’Egypte (108<sup>e</sup> mondial), l’Algérie (117<sup>e</sup> mondial) et la Libye (162<sup>e</sup> mondial). Mais il n’y a pas de quoi pavoiser, car notre pays aurait pu faire beaucoup mieux s’il avait su profiter de la qualité de ses ingénieurs dans ce domaine, dont un grand nombre ont quitté le pays pour aller monnayer leurs compétences sous d’autres cieux plus cléments. Et on ne peut sérieusement les en blâmer, puisqu’ils servent ainsi mieux leur pays que s’ils y sont restés à se morfondre sans la frustration. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/">La Tunisie continue de décrocher dans le domaine de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La nouvelle loi sur les chèques ou comment notre économie «Kanet techkhir zadet baff !»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-ou-comment-notre-economie-kanet-techkhir-zadet-baff/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-ou-comment-notre-economie-kanet-techkhir-zadet-baff/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 06:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[chèque sans provision]]></category>
		<category><![CDATA[comptes courants bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[dépénalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[virement bancaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14548105</guid>

					<description><![CDATA[<p>La nouvelle loi sur les chèques posent plus de problèmes qu'elle ne résout.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-ou-comment-notre-economie-kanet-techkhir-zadet-baff/">La nouvelle loi sur les chèques ou comment notre économie «Kanet techkhir zadet baff !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans presque tous les articles que j’ai rédigés cet publiés dans Kapitalis, j’essaie toujours de puiser dans notre riche patrimoine culturel pour trouver un proverbe populaire qui illustre mes propos et résume plus ou moins bien les conclusions auxquelles j’arrive au bout de mes analyses. Tantôt c’est «El Haj Moussa mouch Moussa El Haj» à propos de la politique monétaire suivie par la BCT,&nbsp;tantôt c’est «Apprendre la coiffure sur la tête des orphelins» à propos de la nouvelle loi sur les chèques, tantôt c’est «Mettre la chachia de l’un sur la tête de l’autre» à propos du comportement de certains hommes d’affaires etc&#8230;Pour le présent article, le proverbe populaire qui me vient à l’esprit est que notre économie «Kanet techkhir zadet baff !». Explications et justifications de ce titre.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-14548105"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Sadok-Zerelli.jpg" alt="" class="wp-image-200552"/></figure>
</div>


<p>Une remarque préliminaire s’adresse aux lecteurs qui me sont fidèles et qui ont lu mes deux précédents articles publiés sur le même sujet (<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/25/de-lincoherence-de-la-nouvelle-loi-sur-lemission-de-cheques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«De l’incohérence de la nouvelle loi sur les chèques»</a></em> et <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-une-bombe-a-retardement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«La nouvelle loi sur les chèques : une bombe à retardement»</a></em>)&nbsp;: la plupart des idées que je développe dans le présent article ne sont pas vraiment nouvelles et ont déjà été formulées avec des mots et des phrases différentes.&nbsp; La seule différence est que l’approche dans cet article est moins académique, le langage est plus direct et surtout le titre est plus provocateur afin d’attirer le plus grand nombre de lecteurs et sensibiliser au maximum l’opinion publique aux dangers que nouvelle loi sur les chèques représente, à mon avis, pour tous les opérateurs économiques et donc pour l’économie nationale dans son ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie qui roule «en trois cylindres»</h2>



<p>L’objet de cet article n’est point de passer en revue les médiocres performances de notre économie ni d’analyser ses graves déséquilibres structurels, tâches que d’autres économistes ont fait, en particulier le Professeur Hachemi Alaya , un des meilleurs économistes que ce pays a produit, sur son site&nbsp; &nbsp;<em>‘‘EcoNews’’</em>.</p>



<p>Je rappellerais juste que le taux de croissance attendu pour l’année 2024 varie, selon les sources d’estimation, de 0,6% à 1,2%. Pour faire prendre conscience à&nbsp; l’opinion publique la médiocrité de ces&nbsp; performances, je rappelle que d’autres pays africains tels que la Côte d&rsquo;Ivoire ou le Sénégal ou le Rwanda ou l’Ethiopie&#8230; dont la population n’est pas&nbsp; plus grande que la nôtre, qui ne disposent pas davantage de ressources naturelles et certains même moins que notre pays et qui ont subi les mêmes chocs extérieurs que nous (Covid-19, guerre en Ukraine, hausse des prix du pétrole et des matières premières, etc.),&nbsp; arrivent à réaliser 5% et même 7% de croissance annuelle du PIB, grâce essentiellement à une meilleure gouvernance économique et des législations plus adaptées à leurs réalités socio-économiques.</p>



<p>Or,&nbsp;dans le domaine du développement économique, comme d’ailleurs dans tous les domaines de la vie, celui qui n’avance pas recule, ce qui veut dire que ces pays africains sont en train de rattraper et même de dépasser le niveau de développement de notre pays, qui était loin il n’y a pas si longtemps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Place du chèque dans le financement de l’économie</h2>



<p>Avant de développer mon analyse des motivations et des impacts possible de cette nouvelle loi sur l économie nationale, je rappelle une donnée très importante que les auteurs de cette ne ne semblent pas connaître : la masse monétaire au sens strict (M1) est constituée en Tunisie à hauteur de 80% par de la monnaie scripturale (écritures sur les comptes courants bancaires) et seulement de 20% par de la monnaie fiduciaire (billets de banque et pièces de monnaie). Cela veut dire que 80% du montant du total des transactions effectuées dans le pays sont payées soit par virement (un moyen de paiement très peu utilisé car peu pratique qui nécessite de se déplacer à sa banque, remplir un formulaire et surtout payer des frais de virement non négligeables et variables selon le montant du virement) soit par chèque, un moyen de paiement gratuit, possible à tout moment et qui offre surtout l avantage d être endossable,&nbsp; c est à dire que sa propriété peut être transféré par simple signature d un bénéficiaire à un autre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"></blockquote>
</blockquote>
</blockquote>



<p>Ces propriétés du chèque et son rôle crucial pour le financement de l&rsquo;activité économique sont à garder à l esprit pour bien saisir les enjeux de cette loi et sa portée réelle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"></blockquote>
</blockquote>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"></blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"></blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"></blockquote>
</blockquote>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Les motivations et enjeux de la nouvelle loi sur les chèques&nbsp;</h2>



<p>Selon ses auteurs, la motivation principale de cette loi est de dépénaliser le délit d’émission de chèques sans provision, objectif noble dont personne ne peut contester la dimension humaine et sociale.</p>



<p>La question traitée dans cet article n’est pas de savoir si les motifs à la base de cette loi sont justifiés ou pas, mais de réaliser les menaces qu’elle représente sur l’activité d’un très grand nombre d’opérateurs économiques, en particulier les commerçants et certaines PME, pour qui les chèques représentent un moyen vital pour l’exercice de leurs activités.</p>



<p>Ainsi, en prenant du recul par rapport à cette nouvelle loi sur les chèques, on réalise qu’elle va toucher en fait deux populations&nbsp;:&nbsp;d&rsquo;un côté, quelques milliers d’émetteurs de chèques en bois qui croupissent en prison ou qui risquent d’y entrer sans cette nouvelle loi (dont la plupart, il ne faut pas l’oublier, sont des arnaqueurs et commerçants malhonnêtes qui sont passés maîtres dans l’art de «<em>mettre la chachia de l’un sur la tête de l’autre</em>»&nbsp;pour s’enrichir au plus vite), de l’autre côté, nous avons des millions de commerçants et d’opérateurs économiques, y compris des ménages, qui n’émettent pas des chèques en bois par honnêteté et qui, normalement, ne devraient pas être concernés par la nouvelle loi.</p>



<p>Entraver les activités professionnelles ou personnelles des seconds par certaines dispositions de cette nouvelle loi qui portent sur les conditions d’émission et d’encaissement des chèques émis par<em> tous</em>, n’est ni juste ni moral vis-à-vis de ces opérateurs économiques qui respectent déjà la loi existante et n’émettent pas de chèques sans provision.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="staeqCFrTt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/25/de-lincoherence-de-la-nouvelle-loi-sur-lemission-de-cheques/">De l’incohérence de la nouvelle loi sur l’émission de chèques</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De l’incohérence de la nouvelle loi sur l’émission de chèques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/25/de-lincoherence-de-la-nouvelle-loi-sur-lemission-de-cheques/embed/#?secret=Pbw7LwuXuA#?secret=staeqCFrTt" data-secret="staeqCFrTt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Interdiction de l’émission de chèques non barrés</h2>



<p>Compte tenu de l’objectif déclaré des auteurs de cette nouvelle, à savoir dépénaliser le délit d’émission de chèques sans provision, on peut se demander quel est le sens de cette disposition qui revient à interdire l’encaissement des chèques aux guichets des banques et dans quelle mesure une telle mesure pourrait contribuer à lutter contre le phénomène de l’émission de chèques sans provision que nos députés veulent combattre.</p>



<p>Certes, le texte de cet article laisse la possibilité d’émettre des chèques non barrés «<em>sur demande justifiée»</em>. Par qui ? Comment ? Aucune clarification à ce sujet.&nbsp; Si quelqu&rsquo;un doit rembourser une dette vis à vis d’un ami ou d’un parent, doit-il apporter la preuve à sa banque qu’il lui doit effectivement de l’argent ? Et si c’était un prêt sur l’honneur qui n’a pas donné lieu à un écrit, comment le prouver ? De même si un commerçant ou une entreprise achète des produits ou des services à ses fournisseurs, doit il/elle fournir la facture pour pouvoir les payer ?&nbsp;</p>



<p>D’autre part, selon une étude récente de l’OCDE, seuls 34% des ménages disposent de comptes courants bancaires (à l’exclusion de ceux qui disposent d’un compte d’épargne) dans lesquels ils peuvent domicilier les chèques barrés qu’ils reçoivent. Comment les 66% restants vont faire pour encaisser leurs chèques s’ils ne peuvent pas le faire au guichet d’une banque ?&nbsp;</p>



<p><strong>Si notre législateur avait voulu développer les paiements en espèces «<em>sous le manteau»</em> et pousser un plus grand nombre d’opérateurs économiques vers le secteur informel, il ne s’y serait pas pris autrement, surtout lorsqu’on sait que, selon une loi existante, les paiements en espèces pour un montant supérieur à 5000 dinars sont formellement interdits&nbsp;!</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépénalisation des chèques d’un montant inférieur ou égal à 5000 dinars&nbsp;</h2>



<p>La nouvelle loi comporte 14 articles, dont 3 sont entièrement nouveaux qui sont pour la plupart d’ordre pénal et visent à réduire le risque de se retrouver en prison pour avoir émis un chèque sans provision ou de réduire les peines encourues pour ce délit.</p>



<p>Parmi ces dispositions qu’Il serait trop long d’exposer en détail, les plus importantes sont que le procureur de la république n’est plus saisi automatiquement à la suite de l’émission d’un chèque sans provision, que seul le bénéficiaire du chèque peut décider de poursuivre ou non l’émetteur au bout d&rsquo;un processus de règlement à l’amiable et que le cumul des peines est désormais possible pour ne pas dépasser 10 ans au maximum en prison.</p>



<p>Il ne fait pas de doute, à mon avis, que toutes ces dispositions qui visent à dépénaliser ou réduire les peines encourues par les émetteurs de chèques en bois risquent en fait d’encourager l’émission de tels chèques, maintenant que leurs auteurs sont assurés qu’ils ne risquent plus la prison ou qu’ils encourent des peines de prison moindres.&nbsp; Est-ce que nos législateurs ont bien pris en compte ce risque&nbsp;? De ma lecture du texte des articles de cette loi, il me semble bien que non.</p>



<p>D’autre part, un des articles de cette loi, non seulement dépénalise complètement le délit d’émission de chèque sans provision d’un montant inférieur ou égal à 5000 dinars dont les émetteurs ne risquent plus d’aller en prison, mais aussi fait obligation à la banque de le payer sous 07 jours ouvrables même si l’émetteur du chèque <em>refuse d’approvisionner son compte</em> (c est précisé dans le texte même de l’article), si la banque n’est pas inscrite dans la plateforme électronique que la BCT devrait créer avant l’entrée en vigueur de cette loi.</p>



<p>Il ne fait pas de doute, à mon avis, que l’application de cet article va donner lieu à un grand trafic pour le détourner ou en abuser. Ainsi, celui qui effectue une transaction d’un montant supérieur à 5000 dinars va émettre plusieurs chèques d’un montant inférieur chacun pour ne pas risquer d’aller en prison (par exemple payer une transaction de 30 000 dinars par 6 chèques de 5000 dinars chacun).</p>



<p>Les banques, connues pour leur aversion au risque et leur prudence extrême, vont tout faire pour se prémunir contre ces risques. Elles peuvent aller jusqu’à exiger dorénavant de leurs clients des garanties réelles sous forme d’hypothèques sur des maisons ou des voitures ou tout autre actif réel, avant de leur délivrer un chéquier, alors qu’il s&rsquo;agit pour ces clients de pouvoir dépenser leur propre argent déposé dans leur banque!&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiabilité de la plateforme électronique que la BCT doit créer</h2>



<p>Le cœur du nouveau système de paiement par chèque imaginé par nos législateurs est une plateforme électronique que la BCT doit créer et tester avant l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi et que chaque bénéficiaire d’un chèque pourrait, en théorie, consulter en temps réel pour s’assurer que la provision existe et la bloquer à son profit.</p>



<p>A part que la BCT ne dispose plus que de trois mois pour le faire, que la conception et le test d’une telle plateforme représente un véritable défi pour ses informaticiens, que le système Internet tombe souvent en panne en Tunisie, le fonctionnement de ce système suppose la possession de ordinateurs ou de smartphones que la plupart des commerçants ou opérateurs économiques n’ont pas et, quand ils en ont, ne savent pas les utiliser dans la plupart des cas (agriculteurs ou commerçants analphabètes, personnes âgées, etc.) . D’autre part, comment cette plateforme va distinguer entre celui qui bénéficie d’une ligne de découvert accordée par sa banque qui lui permet d’honorer les paiements de ses chèques même si le solde de son compte apparait comme insuffisant et celui dont le compte est en rouge parce il a dépassé son solde&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Est-ce raisonnable de la part de nos législateurs de faire dépendre tout le système de paiement par chèque, qui est utilisé dans 80% du montant total des transactions commerciales et personnelles d’une future plateforme électronique que les experts informaticiens de la BCT , aussi compétents sont-ils, auront beaucoup de mal à mettre en place (chaque banque a son propre système informatique de gestion qui ne sont pas forcément compatible entre eux en termes de langage informatique et de système de sécurité) et qui sera à la merci d’un virus informatique ou de hackers surdoués ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les moyens de paiement alternatifs au chèque&nbsp;</h2>



<p>De source non officielle, face aux risques d’insolvabilité et même d’escroquerie qu’elles encourent dès l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi le 1<sup>er</sup> février 2025, certaines banques ont déjà commencé à demander à leurs clients de leur restituer les chèques qu’ils n’ont pas encore utilisés. D’autres, comme la STB, ont informé tous leurs clients qu’ils ne pourront plus émettre des chèques à partir du 1<sup>er</sup> février 2025, en attendant la mise en place d’un système d’évaluation des risques que chaque client fait encourir à sa banque.</p>



<p>Ainsi, a partir de cette date, disposer d’un chéquier n’est plus un droit associé à l’ouverture d’un compte courant comme c’est le cas jusqu’ici et comme c’est le cas dans tous les pays du monde, mais deviendra un privilège qui doit se mériter et dépendra des relations et introductions qu’on a dans sa banque. En plus, ce privilège ne sera pas acquis une fois pour toutes mais doit être renouvelé tous les six moins, durée de validité maximale d’un chéquier selon cette nouvelle loi.&nbsp;</p>



<p>La disparition progressive du chèque qui ne manquera pas de résulter des différentes dispositions restrictives de l’usage de ce moyen de paiement contenues dans cette loi ne semble pas inquiéter outre mesure et poser un souci particulier à notre législateur qui, naïvement, compte sur les virements et les paiements par carte bancaire ou monnaie digitale pour remplacer les paiements par chèque.</p>



<p>Ce faisant, nos députés semblent ignorer que, selon une étude récente réalisée par Fitch Solutions, seules deux adultes sur cent disposent d’une carte bancaire en Tunisie. D’autre part, selon l’étude de&nbsp; l’OCDE mentionnée plus haut, seuls 34% des ménages disposent d’un compte.</p>



<p>Enfin, ils doivent savoir que les virements ne sont possibles que pendant les jours et les horaires d&rsquo;ouverture des banques et qu’ils supposent que l’émetteur connaît à l’avance le montant à virer. Comment le boucher ou l’agriculteur qui va au souk pour acheter des vaches ou de moutons et qui, après avoir négocier le dernier prix avec le vendeur, va-t-il faire pour aller à sa banque pour effectuer le virement au profit de ce dernier (en supposant que l’acheteur et le vendeur disposent tous les deux de comptes courants bancaires, ce que la plupart n’ont pas) et revenir prendre possession de ses vaches ou moutons&nbsp;? Nos brillants législateurs ne le disent pas et ne semblent pas y avoir pensé.</p>



<p>Compter sur ces nouveaux moyens de paiement électroniques pour remplacer l’usage des chèques est pour le moins qu’on puisse dire utopique de la part de nos députés et révèle un manque de réalisme pour le moins surprenant de la part d’élus qui sont supposés bien connaître les réalités socio-économiques dans leurs circonscriptions&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LEAZERstNH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-une-bombe-a-retardement/">La nouvelle loi sur les chèques : une bombe à retardement !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle loi sur les chèques : une bombe à retardement ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/30/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-une-bombe-a-retardement/embed/#?secret=t0HXXK6WSl#?secret=LEAZERstNH" data-secret="LEAZERstNH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’affectation de 8% des bénéfices des banques dans un fonds spécial </h2>



<p>Sachant que l&rsquo;objectif déclaré de cette nouvelle loi est la dépénalisation des délits d’émission de chèques sans provision, on peut se demander à juste titre que vient faire cet article qui impose aux banques l’affectation de 8% de leurs bénéfices au profit d’un fonds spécial en vue d’accorder des microcrédits individuels sans garanties ni intérêts. S’il s&rsquo;agit d’un nouvel impôt déguisé sur les bénéfices des banques, une telle disposition relève d’une loi des finances et non pas d’une loi organique qui relève du code de commerce.</p>



<p>A ce sujet, je mentionne que le PLF 2025 a prévu d’augmenter le taux d’impôts directs sur les bénéfices des banques de 35 % à 40%. Avec ce prélèvement de 8% supplémentaires à affecter dans un fonds spécial,&nbsp; instauré par la nouvelle loi sur les chèques, les banques seront imposées à hauteur de 48% de leurs bénéfices, ce que peut mettre en difficulté certaines d’entre elles et tuer ainsi la «<em>poule aux œufs d’or</em>» que les banques représentent pour l’Etat.</p>



<p>Cette affectation obligatoire de 8% des bénéfices des banques dans un fonds spécial est d’autant plus inopportune lorsqu’on sait que les banques commerciales sont déjà tenues par des circulaires émises par la banque centrale, en tant qu’autorité de tutelle de l’ensemble du système bancaire, d’affecter une partie de leurs bénéfices après paiement de l’impôt direct, à la constitution de réserves obligatoires et notamment des réserves pour créances douteuses. Que leur resterait-il de leurs bénéfices pour assurer leur développement&nbsp;?</p>



<p>Enfin, accorder des crédits sans intérêts (la nouvelle loi ne précise pas le profil des futurs bénéficiaires ni les critères d’éligibilité à ce fonds, mais on peut se douter qu’ il s&rsquo;agit d’un mécanisme de financement des fameuses sociétés communautaires, si chères à notre président et qu’il n’arrive pas à faire décoller) est une mesure antiéconomique dans le sens où elle peut conduire à un gaspillage de ces ressources financières qu’ il aurait peut-être mieux valu affecter à d’autres fonds d’investissement ou d’autres projets d’infrastructures plus bénéfiques pour le développement économique et social du pays. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre économie «Kanet techkhir zadet baff» !</h2>



<p>La conclusion qui se dégage de cette analyse et qui, à mon avi,s justifie ce proverbe populaire&nbsp; est que, pour sauver de la prison quelques milliers de personnes pour la plupart malhonnêtes qui commettent le délit d’émettre des chèques sans provision, notre législateur n’a pas hésité à mettre en péril un très grand nombre de commerces et de PME pour qui le chèque constitue un moyen de paiement indispensable pour l’exercice de leurs activités et sans lequel ils risquent de mettre la clé sous la porte, aggravant ainsi la grave crise économique que notre pays traverse déjà. &nbsp;</p>



<p>A la limite, on peut comprendre la dimension humaine de cette nouvelle loi, mais on ne peut pas comprendre et personnellement je ne comprends pas&nbsp; sa dimension économique très nuisible , en particulier toutes ces entraves qui vont limiter l’utilisation des chèques comme moyens de paiement <em>à vue</em> , telles qu’un montant qui ne doit pas dépasser 30000 dinars, l’interdiction de l’émission de chèques non barrés, la limitation de la durée de validité d’un chéquier à six mois etc.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3ecLUj3Ths"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/04/tour-ce-que-vous-voulez-savoir-sur-la-nouvelle-loi-relative-aux-cheques-sans-provision/">Tout ce que vous voulez savoir sur la nouvelle loi relative aux chèques sans provision</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tout ce que vous voulez savoir sur la nouvelle loi relative aux chèques sans provision » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/04/tour-ce-que-vous-voulez-savoir-sur-la-nouvelle-loi-relative-aux-cheques-sans-provision/embed/#?secret=iGckE8WkvV#?secret=3ecLUj3Ths" data-secret="3ecLUj3Ths" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire ?</h2>



<p>La question que tout un chacun doit se poser est&nbsp;: maintenant que cette nouvelle loi sur les chèques a été votée par l’ARP et promulguée par le Président de la République (deux jours après sa réception de l’ARP, à se demander si lui ou l’un de ses conseillers a pris le temps de la lire&nbsp;!), que faire pour épargner à notre économie, qui n’en a pas vraiment besoin vue la grave récession économique qu’elle traverse déjà,&nbsp; les&nbsp; dangers qu’elles fait courir à tous les commerçants et opérateurs économiques?</p>



<p>De mon point de vue, seule une mobilisation la plus large possible de l’opinion publique, ménages, commerçants, opérateurs économiques, société civile, médias audiovisuels, etc., et de toutes les associations, telles que celle de défense des consommateurs, l’Utica et surtout l’association professionnelle des banques qui sont les principales concernées et&nbsp; dont la survie même est en jeu, pourrait amener les députés de l’ARP à revoir cette loi avant son entrée en vigueur et&nbsp; à voter un amendement qui corrige ses graves lacunes et incohérences.</p>



<p>L’idée directrice de cet amendement devrait être de conserver toutes les dispositions qui visent la&nbsp; dépénalisation du délit d’émission de chèques sans provision, mais de supprimer toutes celles qui constituent des entraves à la libre utilisation du chèque en tant que&nbsp; moyen de paiement <em>à vue</em> comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde et comme on l’enseigne dans nos facultés, sinon il faudrait fermer celles-ci et remettre le sort de notre économie et donc du pays entre les mains de quelques dizaines de députés, dont la représentativité même est discutable (selon l’Isie, le taux de participation aux dernières élections législatives n’a pas dépassé 11%, soit à peine un tunisien en âge de voter sur dix , ce qui veut dire que&nbsp; neuf Tunisiens sur dix n ont élu ces députés).</p>



<p><strong>Post Scriptum </strong>: <em>Sans vouloir déborder sur le terrain miné de la politique, je ne peux pas conclure cet article sans faire remarquer que nos députés «au grand cœur» qui ont pensé à élaborer cette nouvelle loi sur les chèques dans l’objectif de sortir de prison quelques milliers d’émetteurs de chèques sans provision et éviter à quelques autres milliers de s’y retrouver (qui, ne l’oublions pas, ont bien commis des infractions au code du commerce punissables par la loi et ont volé et ruiné par leur malhonnêteté les bénéficiaires de leurs chèques en bois), quitte à mettre en péril les sources de revenus de centaines de milliers de commerçants et de PME, auraient mieux fait d’élaborer une loi pour sortir de prison les centaines voire les milliers de personnes qui s’y trouvent pour délit d’opinion qui, eux, n’ont pas volé ou causé la faillite de personne !</em></p>



<p><em>* Economiste consultant international. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AxRHOtyqmR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/01/loi-sur-les-cheques-dans-provision-une-avancee-pour-leconomie-tunisienne-mais/">Loi sur les chèques sans provision : une avancée pour l&rsquo;économie tunisienne, mais…  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Loi sur les chèques sans provision : une avancée pour l&rsquo;économie tunisienne, mais…   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/01/loi-sur-les-cheques-dans-provision-une-avancee-pour-leconomie-tunisienne-mais/embed/#?secret=YHGkb9ixo0#?secret=AxRHOtyqmR" data-secret="AxRHOtyqmR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-ou-comment-notre-economie-kanet-techkhir-zadet-baff/">La nouvelle loi sur les chèques ou comment notre économie «Kanet techkhir zadet baff !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/la-nouvelle-loi-sur-les-cheques-ou-comment-notre-economie-kanet-techkhir-zadet-baff/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dette publique]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[Ishac Diwan]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14152805</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s'engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/">L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La vulnérabilité de la Tunisie à la crise financière ressort clairement de ses performances économiques en 2023. Comment le pays peut-il se sortir du gouffre ? Extrait d’une étude publiée par le think-tank américain <a href="https://carnegieendowment.org/research/2024/10/tunisias-economy-in-the-eye-of-the-storm?lang=en">Carnegie Endowment</a>. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Ishac Diwan, Hachemi Alaya </strong>et <strong>Hamza Meddeb</strong></p>



<span id="more-14152805"></span>



<p>En l’absence de réformes rapides, les politiques économiques de la Tunisie plongeront le pays dans un abîme. Déjà, une crise financière se prépare. C’est le résultat inquiétant du chemin suivi par le pays depuis l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saïed en juillet 2021. Ce chemin repose sur deux aspects principaux de la politique économique. La première est une campagne budgétaire expansive (et coûteuse) qui a produit des déficits historiquement élevés pendant quatre années consécutives, poussant la dette publique à des niveaux insoutenables. Le deuxième est un soutien gouvernemental insuffisant à l’activité économique, avec une détérioration du climat des affaires et des risques macroéconomiques accrus qui effraient le secteur productif et stoppent la croissance économique.</p>



<p>Le mécanisme qui pourrait déclencher une conflagration devient également plus clair. La fermeture des robinets extérieurs pousse le gouvernement à financer une plus grande partie de son important déficit au niveau national, en augmentant les emprunts (auprès des banques, des détenteurs d’obligations nationales et de la Banque centrale). Cela évince le secteur privé, ralentit la croissance économique, augmente l’inflation, diminue la qualité des bilans des banques et augmente le risque d’une forte dévaluation du dinar tunisien. Tous les éléments sont réunis pour une crise financière qui s’étendrait à la dette publique, aux changes et au secteur bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Augmentation de la dette et effondrement de la croissance</h2>



<p>Lors des [récentes] élections présidentielles […]. Saïed a construit son appel populiste sur un engagement public sur deux principes : une opposition résolue à un programme du Fonds monétaire international (FMI), afin d’éviter les difficultés liées à l’austérité que cela entraînerait pour la population; et lutter contre la corruption en obligeant <em>«l’élite des affaires corrompue»</em> à renoncer à ses richesses prétendument mal acquises par le biais d’une procédure judiciaire qui menace les propriétaires d’entreprises de prison s’ils n’acquiescent pas.</p>



<p>Ces deux principes ont trouvé un écho auprès d’une population lassée d’une décennie chaotique marquée par des plans de sauvetage extérieurs répétés et une corruption intérieure croissante. Cependant, l’approche de Saïed a également conduit à une augmentation de la dette et à un effondrement de la croissance, deux phénomènes qui rongent désormais l’économie.</p>



<p>En conséquence de tout cela, il existe un risque sérieux d’éclatement financier. La Tunisie est dangereusement sur le point de devoir puiser dans ses réserves financières […].</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KCrupiuuu8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/embed/#?secret=aEem51QoKx#?secret=KCrupiuuu8" data-secret="KCrupiuuu8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une crise financière, si elle éclate, risque d’infliger au pays un mélange déchirant de faillite de l’État, d’effondrement économique, de profondes blessures sociales et de défis politiques majeurs, étant donné la nécessité de répartir d’importantes pertes entre la population.</p>



<p>Les répercussions de politiques défectueuses ont déjà entraîné un déclin de la croissance économique et une détérioration des conditions sociales, avec une baisse des salaires réels et une augmentation du chômage. Ces résultats ont conduit le gouvernement à augmenter le montant des subventions, ce qui contribue à un déficit budgétaire important et renforce encore la non-viabilité des finances publiques.</p>



<p>Le pays est donc confronté à des choix difficiles. Un atterrissage en douceur nécessiterait un programme de réformes audacieux pour stimuler la croissance économique, un leadership politique solide et déterminé pour garantir la cohésion sociale et, idéalement, le soutien des amis de la Tunisie à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment briser le cercle vicieux de l&rsquo;endettement</h2>



<p>L’économie tunisienne est désormais très en-deçà de son potentiel. Ses problèmes sont auto-infligés. En termes quelque peu réducteurs, le problème vient d’un gouvernement qui dépense trop pour assouplir les conditions sociales – une approche qui maintient la croissance à un faible niveau. Maintenant que les sources extérieures se tarissent, les déficits budgétaires épuisent les financements intérieurs. Cela évince le secteur privé. Cela accroît également la dette publique intérieure, ce qui crée un risque d’instabilité future, déprimant encore davantage l’investissement privé. Cette situation entraîne une inflation, une baisse des salaires réels et un chômage élevé, ce qui pousse le gouvernement à dépenser trop. Comment briser ce cercle vicieux est devenu le principal défi national.</p>



<p>Une plus grande raréfaction des devises menacerait de plus en plus de faire tomber l’ensemble du système, générant en particulier des risques plus aigus de ruée sur les réserves, et éventuellement de ruée sur les banques également, compte tenu de leur forte exposition à la dette publique. Ces conditions ont rendu la Tunisie très vulnérable et à la merci du moindre choc, qu’il soit d’origine externe ou interne. La situation actuelle n’est tenable qu’à très court terme. La Tunisie pourrait éventuellement se sortir de sa dette grâce à une forte poussée d’investissement, mais cela nécessiterait un changement vigoureux de sa politique intérieure et un vaste programme de soutien de la part des partenaires internationaux. La Tunisie est plus probablement condamnée dans les mois à venir à choisir entre deux options douloureuses : recourir à la restructuration de sa dette ou s&rsquo;engager sur la voie de l’austérité avec le soutien du FMI.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bY6pgSjZnw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=1iUZ2hEpQV#?secret=bY6pgSjZnw" data-secret="bY6pgSjZnw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/">L’économie tunisienne dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/11/leconomie-tunisienne-dans-loeil-du-cyclone/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Aug 2024 07:05:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cliniques privées]]></category>
		<category><![CDATA[déclin démographique]]></category>
		<category><![CDATA[désert médical]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[espérance de vie]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[hôpitaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13834186</guid>

					<description><![CDATA[<p>La croissance démographique en Tunisie a été divisée par quatre depuis la sortie de la crise de la Covid.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/">Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’économie tunisienne est en crise profonde depuis 2011. Tous les indicateurs économiques traditionnels le disent. Mais il y’en a un auquel nous ne pensons pas d’emblée mais qui signale, plus concrètement encore, le déclin global que vit notre pays depuis une douzaine d’années dans pratiquement tous les domaines : la démographie.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13834186"></span>



<p>Cet indicateur, tout aussi inquiétant que la baisse de la productivité, l’effondrement de l’investissement industriel, la persistance de l’inflation, le blocage de la croissance ou l’endettement de l’Etat, c’est l’effondrement de la croissance démographique, qui a été divisée par quatre depuis la sortie de la crise de la Covid.</p>



<p>Deux de nos meilleurs économistes tirent la sonnette d’alarme à ce sujet. Il y a d’abord Hachemi Alaya, dans son bulletin de conjoncture économique &nbsp;<em>‘‘Ecoweek’’</em> (N° 30 du 18 août 2024) qui, sous le titre <em>«Le dépeuplement menace»</em>, écrit&nbsp;: <em>«Au 1<sup>er</sup> janvier 2024, la Tunisie comptait selon l’INS, 11,887 millions d’habitants soit, 0,31% de plus qu’il y a juste un an. C’est le croı̂t démographique le plus faible du siècle. Une croissance qui a été divisée par trois en l’espace d’une décennie passant de 1,02% en moyenne 2010-2019 à +0,35% en moyenne 2022-2024. Un effondrement qui en dit long sur le mal-être social du Tunisien dans la mesure où il résulte pour partie, du recul des mariages qui a induit une baisse de la natalité et, pour l’autre partie, de la vague migratoire inédite qui frappe le pays.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Grave déséquilibre régional</h2>



<p>Les chiffres de l’INS prouvent aussi, s’il en est encore besoin, l’aggravation du déséquilibre démographique entre les régions littorales et l’intérieur du pays. En effet, les trois-quarts (74,8%) des 11,887 millions d’habitants que compte notre pays (1<sup>er</sup> janvier 2024) sont concentrés le long du littoral maritime et, pour près d’un quart (24,5%) dans la région de Tunis. <em>«Dans les régions du littoral, la population croı̂t deux fois plus vite que dans les régions de l’intérieur : +0,36% vs +0,19%»</em>, souligne Alaya.</p>



<p>Un autre économiste, Moktar Lamari s’alarme, de son côté, du recul de l’espérance de vie des citoyens depuis 2011. Dans un poste publié hier, vendredi 23 août 2024, dans son blog <em>Economics for Tunisia (E4T)</em>, il passe en revue les données à ce sujet publiées, le même jour, par l’agence Fitch, dans un rapport sur le secteur de la pharmacie et de la santé en Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9hIwk8Lhpm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/">Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déclin de la santé publique en Tunisie par les chiffres » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/15/le-declin-de-la-sante-publique-en-tunisie-par-les-chiffres/embed/#?secret=ZKMc2UIfuk#?secret=9hIwk8Lhpm" data-secret="9hIwk8Lhpm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Selon ce rapport, l’espérance de vie des Tunisiens a reculé pour plusieurs franges de la population, et surtout pour les hommes. Entre 1990 et 2000, celle-ci a augmenté en moyenne de 2 ans, passant de 70,1 à 73,7 ans. Entre 2000 et 2010, elle est passée à 75,4 ans, soit aussi une augmentation de presque 2 ans en moyenne. Mais entre 2010 et 2020, l’espérance de vie n’a pas seulement cessé de progresser, mais elle a reculé passant à 75,3 ans en moyenne, plus nettement chez les hommes que chez les femmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atteinte à la santé du citoyen</h2>



<p><em>«Le délabrement du système de la santé est en cause. L’inaccessibilité aux soins de qualité, aux médicaments abordables et aux hôpitaux équipés est un déterminant clef de cette atteinte à la santé du citoyen»</em>, souligne Lamari, tout en faisant judicieusement remarquer que <em>«les élites de l’État se soignent dans les hôpitaux militaires ou les cliniques privées.</em><em> </em><em>Les autres sont laissés pour compte.»</em></p>



<p>Un autre phénomène inquiétant aggrave cette situation déjà assez alarmante: les médecins et les infirmiers qui quittent le pays, faute de ressources et d’espoir.</p>



<p>Pour les <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/17/pourquoi-les-medecins-tunisiens-quittent-ils-leur-pays/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médecins qui auraient quitté la Tunisie</a> depuis 2011 pour aller exercer en Europe et dans les pays du Golfe, l’économiste avance le chiffre de 18 500, soit près de 1500 chaque année, ce qui explique le désert médical dont souffre aujourd’hui la plupart des régions tunisiennes, et qui a amené l’Etat à faire venir des médecins chinois, comme dans les années 1960 et 1970 du siècle dernier, ce qui dénote une forte régression du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/12/13/hopitaux-publics-les-veritables-causes-du-deficit-financier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">système de santé publique</a> dans un pays où la médecine est réputée relativement développée et où beaucoup d’étrangers, africains mais aussi européens (pour certaines spécialités), viennent régulièrement se soigner dans ses cliniques privées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HxkBTGrfRo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=rctRMB4dwe#?secret=HxkBTGrfRo" data-secret="HxkBTGrfRo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/24/aggravation-de-la-crise-economique-en-tunisie-la-preuve-par-la-demographie/">Aggravation de la crise économique en Tunisie : la preuve par la démographie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 06:44:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[croissance démographique]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoweek]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement industriel]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13807332</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour l'économiste Hachemi Alaya, l'économie tunisienne présente de graves signes d'inquiétude. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hachemi Alaya est l’un des meilleurs économistes tunisiens qui a formé des générations de ses pairs. Nous reproduisons ci-dessous l’éditorial de sa lettre hebdomadaire de la conjoncture économique en Tunisie, </em>Ecoweek<em> *, où il tire la sonnette d’alarme sous le titre «Économie tunisienne : les raisons de s’inquiéter».</em></strong></p>



<span id="more-13807332"></span>



<p><em>«L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point. Révélatrice du mal-être du Tunisien et de la détérioration de son niveau de vie, sa croissance démographique s’effondre.</em></p>



<p><em>La productivité tourne à l’envers depuis l’épidémie de la Covid.</em></p>



<p><em>Témoin d’un manque de confiance envers l’avenir, l’investissement industriel s’établit à son plus bas niveau depuis près de 20 ans.</em></p>



<p><em>L’inflation est de retour et va durer autant que les causes -purement internes- qui l’ont déclenchée.</em></p>



<p><em>L’État, de moins en moins en capacité de tenir ses engagements, est désormais pris au piège de la dette.</em></p>



<p><em>La croissance durablement plombée. Sous l’éloge d’une économie résiliente en voie de se désendetter et de recouvrer sa souveraineté, pointe la réalité d’une économie en stagflation et d’un pays incapable de se ressaisir pour faire redémarrer son économie et redresser ses comptes. Un pays dont l’arrogance n’a d’équivalent que sa prétention à défier les lois de l’économie et de la finance est un vrai sujet d’inquiétude.»</em></p>



<p><em>* N° 30/24 parue le 18 août 2024.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/hachemi-alaya-leconomie-tunisienne-na-jamais-ete-aussi-mal-en-point/">Hachemi Alaya : «L’économie tunisienne n’a jamais été aussi mal en point»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trois scénarios auxquels est confrontée la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 12:12:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Hamza Meddeb]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix]]></category>
		<category><![CDATA[Ishac Diwan]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Krichen]]></category>
		<category><![CDATA[pénuries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12228146</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens continuent de faire la queue pour obtenir un certain nombre de produits de base, comme s’ils étaient en temps de guerre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/">Trois scénarios auxquels est confrontée la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque l’arrivée d’une cargaison de bananes sur les marchés tunisiens se transforme en un événement digne de la télévision officielle qui lui consacre un reportage lors du télé-journal du soir, cela indique que la situation économique du pays n’est pas bonne du tout.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Krichen </strong>*</p>



<span id="more-12228146"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen.jpg" alt="" class="wp-image-6187484" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Mohamed-Krichen-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>On voit le président Kaïs Saïed insister encore sur <em>«la nécessité de lutter contre la spéculation et la hausse des prix»</em> et appeler les citoyens à <em>«boycotter les produits aux prix augmentés par ces spéculateurs»</em>, même si tout le monde sait que ces produits ne sont pas disponibles sur les marchés. C’est parce que l’État n’est pas en mesure de les obtenir, et non à cause d’un monopole. Ces biens comprennent les céréales, le riz, le café, le sucre, la farine, etc., ce qui prouve que l’État est dans un état de déni terrifiant.</p>



<p>En Tunisie, il existe des experts capables de diagnostiquer correctement la situation économique du pays, mais leurs voix ne sont pas entendues. Cependant, des organismes de recherche étrangers semblent s’y intéresser, comme le Centre Malcolm Kerr-Carnegie pour le Moyen-Orient dans un rapport qu’il a publié à la fin du mois dernier, intitulé <em>«<a href="https://carnegie-mec.org/2024/01/23/buildup-to-crisis-current-tensions-and-future-scenarios-for-tunisia-pub-91424" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’aggravation d’une crise : tensions actuelles et scénarios futurs pour la Tunisie»</a></em>. Le rapport indique que <em>«les pénuries aiguës de produits de base constituent un phénomène nouveau en Tunisie. Ces pénuries sont dues à la combinaison d’une très mauvaise campagne agricole et de la rareté des devises étrangères, qui rend difficile la compensation par l’augmentation des importations. C’est particulièrement le cas des produits distribués par les entreprises publiques. Parce que ces entreprises publiques étaient déjà très endettées et n’avaient pas reçu suffisamment de transferts budgétaires, elles n’ont pas pu augmenter leurs achats à l’étranger.»</em> C’est exactement ce que le président ne veut pas admettre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pénuries et pressions sur le marché financier intérieur</h2>



<p>Le rapport, préparé par trois chercheurs, Ishac Diwan, Hachemi Alaya et Hamza Meddeb, ajoute:<em> «Dans son budget pour 2023, le gouvernement tunisien prévoyait d’emprunter environ 5 milliards de dollars auprès de partenaires internationaux pour financer son déficit primaire et assurer le service de la dette publique. Mais à mesure que les notations du risque pays se détérioraient, la Tunisie a perdu l’accès au marché des euro-obligations et même aux flux bilatéraux et multilatéraux initialement promis à la Tunisie et conditionnés à un accord du FMI. En conséquence, la Tunisie n’a pas pu emprunter plus de la moitié de ce dont elle avait besoin, augmentant ainsi la pression sur le marché financier intérieur. Le Trésor manque désormais de liquidités pour faire face aux dépenses essentielles, ce qui est sans précédent.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rnF4vSjBKO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/quelle-solution-a-la-crise-en-tunisie/">Quelle solution à la crise en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelle solution à la crise en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/quelle-solution-a-la-crise-en-tunisie/embed/#?secret=dG214eCeoI#?secret=rnF4vSjBKO" data-secret="rnF4vSjBKO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Alors que la Tunisie entre dans une année d’élections présidentielles, les décideurs sont confrontés à un dilemme majeur, selon le rapport, car <em>«un ajustement économique brutal risque de déclencher une crise sociopolitique. Toutefois, ne pas s’engager dans une correction pourrait bien engendrer un futur effondrement économique. Gagner du temps est politiquement plus simple, mais cela revient souvent à retarder la crise, ce qui conduit à une explosion encore plus importante. Le défi consiste à trouver le voie étroite pour sortir d’une crise en suscitant la confiance dans un programme national politiquement acceptable et susceptible de conduire à un avenir meilleur.»</em></p>



<p><em>«Pire encore, l’instabilité macroéconomique et politique a commencé à nuire gravement à la capacité productive du pays. Le risque d’une grave crise financière s’est accru et des mesures correctives sont nécessaires pour l’éviter», </em>ajoute le rapport.</p>



<p>Face à une situation pareille, <em>«gagner du temps est politiquement plus facile, mais cela signifie souvent seulement reporter la crise, conduisant à une explosion encore plus importante », </em>selon le rapport. Au lieu de gagner du temps et de retarder la crise, la meilleure option, selon le rapport Carnegie, est desortir des difficultés<em>. «Mais cela nécessiterait un tout nouveau style de leadership qui bâtisse une coalition pour le changement, ainsi qu’une confiance sociale suffisante pour se lancer dans une campagne de réforme ambitieuse»</em>, expliquent les auteurs du rapport. Qui ajoutent&nbsp;: <em>«Il semble que l’option politique la plus simple consiste à procrastiner, à gagner du temps et à reporter la crise, ce qui risque d’entraîner une nouvelle explosion de la situation»</em>.</p>



<p>Contrairement à la procrastination et au <em>«report de la crise»,</em> la <em>«meilleure option»,</em> selon le rapport Carnegie, réside dans <em>«la promotion de la croissance économique afin de surmonter les défis imminents, mais cette voie nécessite une nouvelle forme de leadership qui travaille à former une coalition pour le changement et construire suffisamment de confiance au sein de la société, afin de se lancer dans l’ambitieux projet de réforme. Tout cela n’est actuellement pas possible en raison de l’étouffement politique actuel.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie de la ‘‘rente démocratique’’  aggrave les difficultés</h2>



<p>Le rapport note qu’<em>«avec le recul démocratique actuel, la Tunisie a perdu la ‘‘rente démocratique’’ qui lui permettait d’accéder à une aide financière abondante et bon marché de la part des partenaires et des institutions occidentales»</em>.</p>



<p><em>«Il est difficile pour la Tunisie de réduire sa dette globale, en partie parce que le coût du service de sa dette extérieure augmente. En 2023, le service de la dette s’élevait à environ 2 milliards de dollars. Alors que le service de la dette pour 2024 devrait s’élever à environ 4 milliards de dollars. En 2024, le défi sera encore plus grand»</em>, expliquent les auteurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tjuFEU8ayr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/26/les-tunisiens-peinent-a-preserver-lesprit-du-ramadan-alors-que-la-crise-economique-persiste/">Les Tunisiens peinent à préserver l’esprit du Ramadan alors que la crise économique persiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Tunisiens peinent à préserver l’esprit du Ramadan alors que la crise économique persiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/26/les-tunisiens-peinent-a-preserver-lesprit-du-ramadan-alors-que-la-crise-economique-persiste/embed/#?secret=lZ36klca9J#?secret=tjuFEU8ayr" data-secret="tjuFEU8ayr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par conséquent, le rapport indique que les décideurs devraient considérer ces trois scénarios possibles, qui sont résumés comme suit&nbsp;:</p>



<p><strong>Le premier scénario </strong>est la réticence de la Tunisie à entreprendre des réformes et à mettre en œuvre un programme en accord avec le Fonds monétaire international (FMI), ce qui maintiendra un déficit intérieur et extérieur important, et le pays sera alors contraint de le couvrir par des emprunts locaux, en reportant le paiement des arriérés et en recourant à la planche à billets.</p>



<p><strong>Le deuxième scénario </strong>consiste à convenir d’un programme avec le FMI et à mettre en œuvre certaines réformes. Cela s’accompagnera probablement de financements supplémentaires fournis par d’autres pays, ce qui atténuerait les pressions sur les comptes extérieurs.</p>



<p><strong>Le troisième scénario </strong>implique le lancement d’un processus de réforme crédible qui réussisse à stimuler la croissance économique. Cela permettrait de résoudre le problème de la dette qui pèse sur le pays.</p>



<p>Malheureusement, la Tunisie semble actuellement se trouver au milieu du premier scénario, à une époque où les Tunisiens continuent de faire la queue pour obtenir un certain nombre de produits de base, comme s’ils étaient en temps de guerre. Pendant ce temps, le chef de l’Etat se rend ici et là, en campagne électorale prématurée, pour parler de sujets qui n’ont rien à voir avec les problèmes ou les inquiétudes du peuple, comme par exemple la possibilité de transformer plusieurs zones du désert tunisien en espaces verts !</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’arabe. </em></p>



<p><strong>Source </strong>: <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%ab%d9%84%d8%a7%d8%ab%d8%a9-%d8%b3%d9%8a%d9%86%d8%a7%d8%b1%d9%8a%d9%88%d9%87%d8%a7%d8%aa-%d8%a3%d9%85%d8%a7%d9%85-%d8%aa%d9%88%d9%86%d8%b3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-Arabi</a>.  </p>



<p><em>* Journaliste à Al Jazeera</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/">Trois scénarios auxquels est confrontée la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/27/trois-scenarios-auxquels-est-confrontee-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
