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	<title>Archives des IA - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des IA - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Intelligence artificielle &#124; Attention au piège des benchmarks !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 06:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Occident s’est enfermé dans une illusion métrologique en se décernant à lui-même la suprématie de l’intelligence artificielle. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/14/intelligence-artificielle-attention-au-piege-des-benchmarks/">Intelligence artificielle | Attention au piège des benchmarks !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Occident s’est enfermé dans une illusion métrologique où chaque semaine, des classements dorés à l’or fin décernent la «suprématie de l’intelligence artificielle» sur la base de benchmarks devenus de véritables pièces de théâtre. On compare des pourcentages d’exactitude sur des tests d’école (MMLU, HumanEval, Math), comme si l’on mesurait la puissance militaire de deux empires en comptant le nombre de médailles obtenues à un concours de tir à l’arc.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mahjoub Lotfi Belhedi *</strong></p>



<span id="more-19792277"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi.jpg" alt="" class="wp-image-18593445" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La réalité est bien plus brutale : la caducité des techniques actuelles de benchmarking est quasi-totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’évaluation de l’IA ne souffre plus d’un manque de précision, mais d’un biais d’invalidation fondamentale. Les modèles de frontière sont surentraînés pour réussir les tests, ils connaissent les réponses aux examens avant même de s’y présenter. Mais surtout, ces benchmarks mesurent une performance statique, en laboratoire, ignorant la véritable nature de la guerre technologique : la puissance infrastructurelle, l’agilité systémique et surtout l’imprévisibilité stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déclarer aujourd’hui les États-Unis vainqueur sur la base des benchmarks d’OpenAI ou d’Anthropic est une erreur d’appréciation stratégique. La suprématie de l’IA ne se joue pas dans une feuille de calcul, mais sur le terrain d’une guerre invisible structurée par quatre piliers matériels et surtout une variable x imprévisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Primo, la guerre des modèles : la brute de la Silicon Valley face à l’alchimie de <em>«Hangzhou».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthodologie américaine repose sur <em>«le scaling law brutal»</em> qui consiste à injecter plus de paramètres, consommer plus de térawatts, empiler plus de milliards. Les USA produisent des titans monolithiques, ultra-performants sur le papier, mais lourds et extrêmement coûteux à faire tourner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté chinois, la contrainte a engendré une mutation techno-génétique. Privée de la force brute par les sanctions, la Chine a développé une culture de l’optimisation extrême. L’épisode DeepSeek n’était qu’un tir de sommation : la démonstration qu’une architecture distribuée, distillée et basée sur un apprentissage par renforcement frugal pouvait égaler les monstres américains pour une fraction ridicule de leur coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que Washington évalue la <em>«réflexion»</em> de ses modèles sur des énigmes logiques, Pékin déploie des dizaines de milliers de modèles légers, spécialisés (Agentic AI), directement greffés sur son tissu industriel, son réseau de surveillance et sa robotique. L’un calcule la métaphysique, l’autre orchestre l’économie matérielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Secundo, les data centers et l’énergie, la faille du réseau américain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’IA est le nouveau cerveau global, les data centers en sont le système nerveux central. Dans ce périmètre stratégique, les benchmarks de laboratoire oublient la physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les USA affichent une capacité cumulée impressionnante et des projets pharaoniques (Stargate et clusters de gigawatts), mais ils heurtent un mur imprévu : la vétusté de leur réseau électrique, les blocages bureaucratiques et l’opposition des populations locales face à la surconsommation d’eau et d’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, la Chine aborde la question de la puissance de calcul avec la rigueur d’une planification d’État centralisée. Avec son projet stratégique de <em>«Routage des données de l’Est vers l’Ouest»</em> (East Data, West Computing) lancé officiellement en février 2022, Pékin connecte directement ses mégacentres de calcul aux barrages hydroélectriques du Sud-Ouest et aux immenses parcs solaires et éoliens du désert de Gobi. La Chine ne construit pas juste des serveurs, elle bâtit une infrastructure énergétique dédiée à l’inférence en temps réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tertio, les semi-conducteurs : l’embargo américain a-t-il vraiment bloqué la Chine ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En interdisant la vente de ses puces de pointe (comme les Nvidia H100 ou B200…), Washington pensait paralyser l’essor de l’IA en Chine. C’était sans compter sur la résilience et l’agilité d’un pays habitué à innover sous pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être freinée, la Chine a structuré son propre écosystème matériel indépendant. Symbole éclatant de cette riposte : le déploiement massif de puces de dernière génération comme la Huawei Ascend 910C, associée aux superclusters de calcul CloudMatrix. Ces accélérateurs ultrapuissants démontrent la force de la stratégie chinoise du <em>«dépassement en virage»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour surmonter l’absence d’équipements de lithographie EUV occidentale, les ingénieurs chinois repensent toute l’architecture microélectronique :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; empilement de mini-puces et intégration 3D avancée pour démultiplier les performances sans dépendre des procédés de gravure de TSMC&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; optimisation logicielle poussée (via le Framework Cann de Huawei) et réseaux d’interconnexion optique pour contourner les verrous de mémoire&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; pari sur les technologies de rupture, notamment l’industrialisation des premières puces à lumière (calcul photonique) et des architectures neuromorphiques imitant le cerveau humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les benchmarks d’aujourd’hui ne mesurent que la vitesse d’exécution sur puces occidentales, la Chine a créé en secret un écosystème matériel parallèle. De la conception de puces Asic sur mesure à la maîtrise de l’interconnexion chiplet (un type de micropuce), en passant par l’optimisation logicielle des accélérateurs Huawei (Ascend), les ingénieurs chinois ont appris à faire sauter les verrous d’efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le goulot d’étranglement de la mémoire HBM et de la lithographie EUV pousse la Chine vers des paradigmes alternatifs : calcul photonique, processeurs analogiques et architectures neuromorphiques. Si une seule de ces voies franchit le seuil de viabilité commerciale, le monopole de l’architecture x86/GPU – issu du mariage entre le processeur central (CPU x86) et le processeur graphique (GPU) – s’effondre du jour au lendemain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, l’embargo américain sur les puces Nvidia (H100, B200) censé paralyser l’IA chinoise n’a pas tenu en compte la capacité d’adaptation d’un pays habitué aux contraintes de siège.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quarto, le système sanguin mondial : les câbles sous-marins &amp; l’Internet physique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On oublie souvent que l’IA <em>«dans le cloud»</em> repose sur des câbles de fibre optique sous-marins reposant par 4 000 mètres de fond. La suprématie de l’IA n’est rien sans la maîtrise de sa distribution en millisecondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette arène silencieuse, la compétition est féroce. La Chine déploie ses propres dorsales internationales (comme le câble Peace qui s’inscrit directement dans le volet numérique des Nouvelles Routes de la Soie) pour interconnecter le Sud Global (Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique Latine) sans passer par les bifurcations américaines ou européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En contrôlant les tuyaux par lesquels transitent les modèles open-source chinois distribués massivement, Pékin garantit que la couche applicative mondiale tournera sur ses standards infrastructurels, neutralisant toute tentative de blocage numérique par l&rsquo;Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quinto, la discrétion Chinoise et le scénario du Jour J.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce cadre précis que le benchmarking traditionnel révèle son absurdité totale. Les métriques occidentales ne mesurent que ce qui est rendu public et commercialisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Chine, une bonne partie de l’écosystème d’IA est marquée par une lisibilité stratégique fort réduite. Tandis que les entreprises de la Silicon Valley font du bruit médiatique à chaque version mineure pour rassurer leurs investisseurs, les laboratoires chinois (qu’ils soient liés à l’Académie chinoise des sciences, à l’armée ou aux géants de la tech) opèrent sous le sceau du secret opérationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les spécialistes en IA, les technologies majeures chinoises en cours d’expérimentation à l’abri des regards touchent, entre autres :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des modèles hybrides alliant Quantum Computing et réseaux de neurones pour la cryptanalyse et la simulation moléculaire&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des architectures d’IA militaires en mesure d’opérer en essaims autonomes sans connexion réseau&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des algorithmes de raisonnement synthétique à très faible empreinte mémoire, apte de tourner sur des puces grand public dégradées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tendance de rupture globale démontre que le potentiel d’évolution de la Chine en IA n&rsquo;est pas linéaire, il est exponentiel et discontinu. Et l’illusion de la suprématie américaine reposant sur un score de 92% à un test standardisé contre 89% pour un modèle chinois est une berceuse pour diplomates. Il suffirait de quelques heures par la publication surprise d’une rupture architecturale, l’activation d’un réseau de puces photoniques souverain ou la mise à disposition globale d’un modèle AGI open-source ultraléger pour que la suprématie bascule instantanément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">In fine, pendant que l’Occident pèse des plumes sur des balances électroniques, la Chine est en train de couler une enclume. La vraie suprématie de l’IA ne sera pas proclamée par un classement sur GitHub, elle sera constatée le jour où le monde entier réalisera que l’infrastructure de son économie tourne déjà sur un modèle dont il ne possède pas la clé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Stratège en réflexion IA.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Je n’aime pas l’IA, mais la question n’est pas là !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/je-naime-pas-lia-mais-la-question-nest-pas-la/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 07:33:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'IA exige de nous d’énormes efforts pour ne pas nous laisser dévorer par ceux qui en détiennent les clés.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ah, cette intelligence artificielle ou IA ! Ces deux lettres si galvaudées ! Que de bouleversements elle impose et que d’efforts elle exige pour ne pas se laisser dévorer par ceux qui en détiennent les clés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Laroussi</strong> *</p>



<span id="more-19782918"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi.jpg" alt="" class="wp-image-11523322" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Raouf-Laroussi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Tout le monde est expert en IA ! Tout le monde, ou presque, adopte une posture sérieuse pour parler d’IA ! IA, IA, IA&#8230; combien de fois entend-on ces deux lettres prononcées ou écrites dans un sens ou dans l’autre ! Parfois même, pour sacrifier aux anglicismes, cet acronyme est prononcé à l’anglaise (<em>«Aïe-Eh»</em>)&#8230; Ah, que c’est douloureux !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et voilà que tout le monde s’improvise expert. Si certains vantent ses bienfaits, d’autres appellent à la méfiance. Certains poussent même la phobie jusqu’à affirmer que cette technologie pourrait conduire à l’extinction de l’humanité ! Jamais une avancée technologique n’a suscité autant d’émoi et de curiosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais moi, je n’aime pas l’IA !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment aimer ces textes qui se déroulent sans la moindre faute d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire ? Ces textes au rythme si froidement calculé, dénués d’âme. L’imperfection n’est-elle pas, au fond, une part indéniable du charme humain ? Certes, l’IA génère de belles images et des vidéos superbes à une vitesse fulgurante. Mais ces productions ne sont-elles pas souvent conçues pour tromper ou désinformer ? Il devient difficile de distinguer le vrai du faux, avec tous les dégâts qui en résultent !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, l’IA s’en prend aux mathématiques, la discipline même qui lui a donné vie ! La voilà devenue concurrente, s’attaquant à des questions ouvertes et parvenant parfois à y apporter des réponses. Mais mesure-t-on les conséquences d’un relâchement de l’esprit mathématique, jadis fondé sur l’effort, l’élaboration de méthodes et la rigueur du raisonnement ? Car l’essence des mathématiques ne se résume pas à résoudre des problèmes, mais bien à concevoir des méthodes pour y parvenir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XrleFqSn9B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/27/humeur-je-naime-pas-les-maths-ah-quelle-horreur/">Humeur : Je n’aime pas les maths ! Ah quelle horreur !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Humeur : Je n’aime pas les maths ! Ah quelle horreur ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/27/humeur-je-naime-pas-les-maths-ah-quelle-horreur/embed/#?secret=NTowmkjH7l#?secret=XrleFqSn9B" data-secret="XrleFqSn9B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA séduit, incontestablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai qu’une application capable de dialoguer avec un humain dans son propre langage, et de répondre à ses questions en quelques secondes, tient du miracle. Il est fascinant de voir des modèles analyser des images ou des documents avec une acuité dépassant souvent celle des meilleurs experts. Mieux encore, des robots propulsés par l’apprentissage automatique (Machine Learning) ou profond (Deep Learning) accomplissent des tâches à notre place. Alors, oui, l’IA a de quoi séduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette déferlante qui bouleverse toutes les activités humaines reste mal encadrée à bien des égards : sécuritaire, éthique, légal, etc. Un effort colossal reste à fournir pour en tirer le meilleur parti tout en circonscrivant ses effets pervers. Alors oui : je n’aime pas l’IA&#8230; du moins tant qu’elle n’est pas entièrement domestiquée !</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, bien que la production basée sur l’IA se répande à un rythme effréné dans tous les domaines, le cœur de cette technologie — qu’il s’agisse du matériel (hardware), des données (data), de la conception des modèles ou des ressources énergétiques — se concentre dangereusement autour de deux pôles : les géants américains et la puissante Chine, qui se disputent le leadership mondial. S’il n’y prend garde, le reste du monde risque de devenir l’otage technologique de ces deux superpuissances. Et dans cette prise d’otages, tout est en jeu : la performance économique, la santé, l’éducation, la défense et, surtout, la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un autre facteur qui doit éveiller notre méfiance à l’égard de l’IA et nous pousser à l’action pour ne pas en être les victimes. C’est d’ailleurs une autre raison pour laquelle je n’aime pas l’IA : sa gouvernance n’est pas équitablement partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’aime pas l’IA ? En réalité, aimer ou ne pas aimer n’est pas la bonne question !</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA est là, tout comme les avancées technologiques qui l’ont précédée. Face à une telle révolution, la meilleure résolution est de l’adopter au plus vite. Plus que l’adopter, nous devons en acquérir une maîtrise totale. Ce choix s’impose à tous les niveaux : aux individus en tant qu’usagers, aux entreprises en tant qu’utilisateurs avertis et producteurs de modèles adaptés, et aux pouvoirs publics pour élaborer une stratégie nationale et des partenariats garantissant une souveraineté technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Justifions ce verdict quelque peu tranchant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenez le cas d’un parent. Peut-il faire l’impasse sur l’intrusion de l’IA ? Comment vérifier, dès lors, si ses enfants ont réellement fourni un effort pour leurs devoirs ou s’ils se sont contentés de solliciter une IA ? De même pour l’enseignant, qui doit redoubler de vigilance face à l’usage abusif de ces outils. À l’inverse, tout individu peut chercher à en tirer profit pour optimiser ses tâches quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exemples foisonnent. La médecine est également bouleversée : l’IA permet d’interpréter des radioscopies avec une précision surpassant parfois celle des meilleurs praticiens. Pourquoi un radiologue se priverait-il de cette assistance, sachant qu’il lui revient toujours de poser le diagnostic final ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En contrepartie, cette avancée confronte le médecin à de nouveaux défis : les patients arrivent souvent informés, connaissant a priori leur pathologie et les traitements potentiels. C’est au médecin d’offrir ce qu’aucune machine ne peut procurer : l’empathie et la prise en compte du contexte personnel et humain du patient.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d0d00zMUzs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/">L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/embed/#?secret=42588cGznw#?secret=d0d00zMUzs" data-secret="d0d00zMUzs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’entreprise, l’introduction de l’IA entraîne des mutations profondes. Dès lors qu’elle permet d’améliorer la productivité et de réduire les coûts de production, son usage devient impératif dans un environnement concurrentiel. L’innovation technologique n’est pas un luxe ni une mode ; son adoption est souvent une condition de survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, à l’échelle d’une nation, il est crucial que les autorités prennent la mesure de cet enjeu. Une stratégie nationale s&rsquo;impose : élaboration d’une feuille de route, identification des acteurs clés, et mobilisation des ressources humaines et financières pour des projets d’envergure. Une structure de gouvernance dotée de larges prérogatives doit voir le jour. Il est évident qu’une IA pleinement souveraine est difficilement réalisable par un pays de taille modeste seul ; des partenariats régionaux sont indispensables pour espérer concurrencer les modèles dominants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ah, cette IA ! Ces deux lettres si galvaudées ! Que de bouleversements elle impose et que d’efforts elle exige pour ne pas se laisser dévorer par ceux qui en détiennent les clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, définitivement&#8230; Aimer ou ne pas aimer n’est pas la bonne question !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au travail !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/je-naime-pas-lia-mais-la-question-nest-pas-la/">Je n’aime pas l’IA, mais la question n’est pas là !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 06:52:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Abbas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne électorale des législatives israéliennes du 27 octobre prochain est marquée par le recours massif à l'IA pour influencer le vote.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/">L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La campagne électorale des élections législatives israéliennes qui doivent se tenir le 27 octobre prochain bat son plein, un scrutin décisif qui s’apparente plus à un référendum pour ou contre le maintien au pouvoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et qui doit sceller son avenir politique et judiciaire. Tous les coups sont permis, notamment le recours massif à l’IA d’autant plus que le recours à cette nouvelle technologie demeure l’angle mort de la législation de la plupart des pays et les protagonistes politiques profitent du fait que la réglementation soit encore limitée pour en user et abuser.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19731982"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La première rencontre en dix ans entre un Premier ministre israélien et le président palestinien a offert une scène historique, les sourires semblaient sincères mais la rencontre n’a pas eu lieu. Pour l’heure, Gadi Eizenkot n’est que le favori des élections israéliennes et non Premier ministre et il n’a pas encore rencontré en personne Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien vieillissant»</em>, c’est par ces mots que débute l’enquête de <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/09/28/artificial-intelligence-is-coming-for-israels-voters" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images de ce sommet fictif ont été produites par le Parti sioniste religieux, le parti d’extrême-droite dirigé par Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et allié du Premier ministre. L’objectif était de convaincre les électeurs qu’Eizenkot, l’ancien général intransigeant qui espère déloger Netanyahu lors des prochaines législatives, est en réalité un dangereux gauchiste prêt à faire des compromis avec les ennemis d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de sa nature truquée, la vidéo est entrée dans l’histoire. Le 26 juillet, Israël est devenu le premier pays à diffuser une publicité électorale enfreignant une loi exigeant un étiquetage clair de tous les supports de campagne produits à l’aide d’intelligence artificielle (IA). La Commission électorale centrale a ordonné au Parti sioniste religieux de la retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les mentions indiquant l’utilisation de l’IA sont devenues monnaie courante sur presque tous les écrans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Karine Nahon, spécialiste israélienne de l’information qui écrit sur la désinformation et les menaces qui pèsent sur la démocratie, affirme : <em>«Le contenu visuel -en l’occurrence les vidéos truquées- n’est pas le principal problème. Il est facile à repérer. Ce qui est bien plus dangereux, c’est la manière dont l’IA est utilisée en coulisses pour déformer l’information, surveiller les électeurs et les manipuler»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidats de tous bords utilisent des techniques de persuasion et de manipulation sophistiquées, optimisées par l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël s’enorgueillit généralement de la manière dont les autres pays adoptent les innovations issues de ses industries d’armement et technologiques. Le même phénomène pourrait-il se produire avec les technologies utilisées dans les campagnes électorales ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les partis investissent dans les technologies électorales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coalition de Netanyahu, qui comprend des partis nationalistes d’extrême droite et des partis religieux, est à la traîne dans les sondages mais le Premier ministre possède un atout majeur : ses partenaires sont unis autour de lui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Netanyahu et ses alliés investissent depuis des années dans les technologies électorales»</em>, affirme une source travaillant dans le secteur technologique qui ajoute : <em>«Ils disposent de bases de données très sophistiquées et les partis de son bloc partagent entre eux des informations sur les électeurs»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois dernières années, le gouvernement israélien a massivement investi dans la guerre psychologique en ligne, utilisant des outils d’IA pour tenter d’influencer les audiences au Moyen-Orient et l’opinion publique en Occident. Certains de ces outils sont désormais utilisés en Israël même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti d’Eizenkot, Yashar, n’a qu’un an, et l’opposition dans son ensemble reste divisée. Néanmoins, ceux qui aspirent à déloger Netanyahu bénéficient du soutien d’un réseau de groupes de protestation antigouvernementaux profondément ancrés dans la communauté technologique israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La plupart des acteurs du secteur technologique soutiennent l’opposition et estiment qu’elle se bat pour son avenir en Israël. Ils riposteront avec la même vigueur»</em>, déclare également cet expert du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des essaims de bots se faisant passer pour des électeurs humains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des entreprises technologiques israéliennes ont développé des essaims de bots qui se font passer pour des électeurs humains. Ces bots peuvent orienter les discussions en ligne vers des sujets et des opinions servant les intérêts de ceux qui les contrôlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des bots peuvent également être engagés pour voter dans des sondages en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ces sondages ne soient pas statistiquement fiables et ne bénéficient pas de la même crédibilité que les sondages d’opinion traditionnels, ils sont capables de générer des titres susceptibles d’influencer les électeurs indécis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore plus sophistiqués, des avatars virtuels générés par l’IA possèdent de véritables numéros de téléphone et même des cartes de crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces avatars peuvent exprimer des opinions complexes et infiltrer des groupes, notamment sur WhatsApp, où les utilisateurs ne s’attendaient auparavant pas à rencontrer des entités artificielles se faisant passer pour de vraies personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chatbots sont également utilisés pour engager des discussions politiques avec les électeurs et recueillir une grande quantité d’informations sur leurs préférences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis politiques utilisent ces informations puis les recoupent avec des données provenant de bases de données qu’ils achètent auprès d’entreprises commerciales qui suivent les achats en ligne et l’historique de recherche des internautes afin d’établir des profils détaillés d’électeurs potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’aspect le plus insidieux des campagnes électorales est l’automatisation de la persuasion»</em>, déclare Tehila Schwartz Altschuler, experte en droit et technologies à l’Institut israélien de la démocratie à Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’intelligence artificielle collecte la moindre information disponible sur les électeurs, y compris leurs préférences audiovisuelles et musicales. Elle les géolocalise également pour déterminer où ils se trouveront le jour du scrutin»</em>, ajoute Schwartz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les messages générés par l’IA sont ensuite personnalisés pour chaque électeur, que ce soit sous forme de publicités en ligne, de SMS ou d’appels automatisés de plus en plus réalistes, censés provenir d’un chef de parti ou d’un candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un journaliste de <em>The Economist</em> raconte avoir récemment reçu un de ces appels et n’avoir réalisé qu’après quelques phrases que son interlocuteur n’était pas un humain mais un agent virtuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiciens s’attendent à ce que de nombreux Israéliens, notamment les jeunes, se tournent vers les chatbots pour savoir pour qui voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nir Rosen, directeur de l’ONG FakeReporter, qui lutte contre la désinformation, déclare : <em>«Nous constatons que de faux réseaux créent un large éventail de ressources numériques conçues pour manipuler les algorithmes des chatbots et les moteurs de recherche basés sur l’IA. Une partie de ce contenu inclut de fausses interviews de politiciens mais il mêle également de véritables informations, saturant ainsi les sources d’information sur lesquelles les électeurs s’appuient».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les partis politiques s’empressent de publier du contenu sur les plateformes largement utilisées par les chatbots pour collecter des informations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un militant politique déclare : <em>«Avant, nous publions tous nos anciens documents sur Reddit car ChatGPT l’utilise»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> précise que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, semble seulement disposé à tenter d’empêcher toute ingérence étrangère bien que ses prérogatives lui permettent d’aller au-delà. La Direction nationale de la cybersécurité, rattachée au cabinet du Premier ministre, ne semble pas non plus disposée à intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, seuls la police, avec ses ressources limitées, et la Commission électorale centrale, avec ses pouvoirs restreints, restent pour surveiller ces nouvelles frontières poreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission électorale peut rendre des décisions et infliger des amendes mais son principal atout actuellement réside dans ses relations avec les géants d’Internet. Ces entreprises se conforment généralement aux demandes de la Commission de suppression des contenus suspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre des plus grandes entreprises technologiques mondiales possèdent des centres de recherche en Israël. Elles savent que les partis politiques et les militants d’autres pays analyseront cette élection afin d’en tirer des enseignements applicables ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des représentants du gouvernement et des défenseurs de la vie privée, les entreprises technologiques ont, jusqu’à présent, réagi rapidement aux problèmes signalés. Cependant, agir ainsi le jour même du scrutin et rapidement pour empêcher la désinformation ou la manipulation qui influence le vote s’avérera bien plus complexe. Une part importante des informations collectées illégalement sert à mobiliser les électeurs et à les inciter à voter le jour de l’élection qui est un jour férié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir quels électeurs sont susceptibles de soutenir un parti et ce qu’ils feront pendant leur jour férié confère un avantage considérable aux partis politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir aussi qui est susceptible de voter pour un parti adverse peut également s’avérer utile. Par exemple, des publicités pour des commerces ou des lieux de divertissement situés loin de leur bureau de vote pourraient leur être envoyées ou de fausses informations concernant des troubles dans leur quartier pourraient être diffusées. L’objectif de ces opérations est faire en sorte qu’ils n’aillent pas voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour suprême et le président de la Commission électorale centrale ont statué que les observateurs des partis présents dans les bureaux de vote n’auraient pas le droit de communiquer à leurs dirigeants les noms des électeurs ayant déjà voté. Cette pratique, autorisée lors des élections précédentes, constituait un outil essentiel pour le suivi des électeurs le jour du scrutin et pour inciter les sympathisants à se rendre aux urnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, réglementer ces activités s’avère extrêmement complexe. <em>«La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue et nous exerçons notre pouvoir discrétionnaire»</em>, déclare Dean Livne, directeur général par intérim de la Commission électorale centrale. <em>«Je ne pense pas que nous soyons encore en mesure d’intervenir dans le domaine de l’intelligence artificielle»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la rapidité avec laquelle l’IA évolue, ces derniers pourraient bientôt être contraints de revoir leur position et d’intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La créativité humaine à l&#8217;épreuve de l&#8217;intelligence artificielle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 21:39:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Convention de 2005]]></category>
		<category><![CDATA[créativité humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Dhia Khaled]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En sa qualité de membre du Bureau de la 20e session du Comité de la Convention de 2005 de l&#8217;Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Tunisie participe, du 29 septembre au 1er octobre 2026, à la réunion de consultation consacrée à la révision des Directives opérationnelles sur...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En sa qualité de membre du Bureau de la 20e session du Comité de la Convention de 2005 de l&rsquo;Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Tunisie participe, du 29 septembre au 1er octobre 2026, à la réunion de consultation consacrée à la révision des Directives opérationnelles sur la mise en œuvre de cette Convention dans le nouvel environnement numérique.</em></strong></p>



<span id="more-19725782"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, l’Ambassadeur Délégué permanent de Tunisie auprès de l&rsquo;Unesco, M. Dhia Khaled, a souligné l’importance de préserver la créativité humaine face aux mutations profondes liées à l’essor de l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’importance de la transparence et de la responsabilité dans l’utilisation de l’IA, ainsi que sur la priorité qui doit être accordée à la préservation de la diversité culturelle et linguistique dans l’environnement numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, également, souligné la nécessité de réduire la fracture numérique et de garantir aux pays en développement un accès plus équitable aux nouvelles technologies et infrastructures numériques à travers, notamment, le renforcement des capacités, la formation et le transfert des expertises et du savoir-faire.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>
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		<title>Santé &#038; Deepfake &#124; Pr Nissaf Ben Alaya victime d&#8217;un montage par IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/sante-deepfake-pr-nissaf-ben-alaya-victime-dun-montage-par-ia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 20:41:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[deepfake]]></category>
		<category><![CDATA[démenti]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Nissaf Ben Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Victime d&#8217;un deepfake généré par intelligence artificielle, le Pr Nissaf Ben Alaya a publié un démenti catégorique concernant une vidéo frauduleuse circulant sur les réseaux sociaux. Pr Ben Alaya dénonce l&#8217;usurpation de son image et de sa voix pour promouvoir un prétendu traitement contre le cancer de la prostate, tout en mettant en garde le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Victime d&rsquo;un deepfake généré par intelligence artificielle, le Pr Nissaf Ben Alaya a publié un démenti catégorique concernant une vidéo frauduleuse circulant sur les réseaux sociaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pr Ben Alaya dénonce l&rsquo;usurpation de son image et de sa voix pour promouvoir un prétendu traitement contre le cancer de la prostate, tout en mettant en garde le public contre les dangers majeurs de ces dérives technologiques pour la santé :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«</em> <em>Une vidéo circule actuellement sur les réseaux sociaux, utilisant mon image ainsi qu’une voix qui m’est attribuée, afin de promouvoir prétendument un médicament présenté comme un traitement contre le cancer de la prostate.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je tiens à démentir formellement et sans aucune ambiguïté être à l’origine de cette vidéo ou de ce message.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La vidéo semble utiliser des images anciennes me concernant, notamment issues de la période de la pandémie de COVID-19, auxquelles une voix ou des propos ont été artificiellement associés. Il s’agit d’un procédé qui relève manifestement des nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle et qui peut conduire à une usurpation particulièrement trompeuse de l’identité d’une personne.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je n’ai jamais fait et je ne ferai jamais de publicité pour un médicament ou pour un quelconque produit de santé. Je n’ai donné aucune autorisation pour utiliser mon image, ma voix ou mes anciennes interventions dans le cadre de la promotion d’un produit commercial.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je souhaite surtout attirer l’attention sur la gravité de cette dérive de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Ces technologies peuvent être extrêmement utiles lorsqu’elles sont utilisées de manière responsable, mais leur utilisation pour fabriquer de fausses déclarations attribuées à un professionnel de santé est particulièrement préoccupante. Elle peut tromper le public, porter atteinte à la réputation des personnes concernées et, surtout, présenter un risque réel pour la santé lorsque des produits ou prétendus traitements médicaux sont ainsi promus.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>J’appelle donc chacun à la plus grande vigilance : ne vous fiez pas à cette vidéo, ne considérez pas les propos qui y sont tenus comme venant de moi et ne partagez pas ce contenu comme s’il était authentique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je demande également aux plateformes et aux organismes compétents de prendre les mesures nécessaires afin que ce type de contenu frauduleux soit identifié et retiré.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’intelligence artificielle ne doit pas devenir un outil permettant de faire dire à une personne ce qu’elle n’a jamais dit, particulièrement lorsqu’il s’agit de la santé et de la vie des citoyens.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je réaffirme donc clairement : cette vidéo ne vient pas de moi, je n’ai jamais recommandé ce produit et je n’ai jamais autorisé l’utilisation de mon image ou de ma voix à des fins publicitaires.</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Interpol recourt à l’IA pour identifier des terroristes   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/interpol-recourt-a-lia-pour-identifier-des-terroristes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 10:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[groupes djihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Interpol]]></category>
		<category><![CDATA[Shams II]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’opération antiterroriste Shams II, coordonnée par Interpol et menée à Tunis, permet d'identifier 126 terroristes de diverses nationalités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/interpol-recourt-a-lia-pour-identifier-des-terroristes/">Interpol recourt à l’IA pour identifier des terroristes   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Plus de 108 000 images de visages extraites de contenus diffusés en ligne par des groupes djihadistes, plus de 6 300 images sélectionnées pour analyse et 126 combattants terroristes étrangers (CTE) présumés — affiliés à des organisations terroristes — identifiés : tels sont les principaux résultats de l’opération antiterroriste Shams II, coordonnée par Interpol et menée à Tunis du 1<sup>er</sup> au 5 juin 2026, avec la participation de 28 agents et experts issus de 11 pays.</em></strong></p>



<span id="more-19675407"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération, dont les résultats ont été dévoilés cette semaine par Interpol, constitue l’un des exemples les plus récents de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour analyser de vastes quantités de données numériques à des fins d’enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de ces cinq jours d’activité, les opérateurs ont extrait précisément 108 076 images de visages à partir de contenus visuels publiés par des organisations djihadistes. Des agents d’IA programmés et des scripts développés grâce à l’IA ont automatisé une partie de la collecte des données, permettant ainsi d’éliminer les doublons et de vérifier la qualité des images. Le corpus a ainsi été réduit à 6 362 images de visages uniques, suffisamment nettes pour être soumises au système de reconnaissance faciale d’Interpol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours aux outils technologiques n’a toutefois pas remplacé l’analyse des enquêteurs. Interpol précise que les résultats générés par l’IA ont été vérifiés par des agents et des analystes spécialisés, dans le respect de ses règles relatives au traitement des données. Les correspondances obtenues ont ensuite servi d’éléments de renseignement et ont été recoupées avec les informations déjà disponibles sur les suspects, notamment celles concernant leurs localisations potentielles et leurs réseaux de contacts. Une contribution supplémentaire est venue du Bureau central national d’Interpol à Bagdad, qui a fourni une vaste base d’informations sur des suspects liés au terrorisme, ajoutant des centaines d’images aux éléments soumis à l’extraction et à l’analyse. Selon l’organisation internationale, des milliers d’autres images restent à examiner et pourraient ainsi ouvrir de nouvelles pistes d’enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de l’opération ont déjà eu des retombées judiciaires. Interpol indique que certaines des pistes apparues au cours de ces activités sont exploitées dans le cadre de procédures judiciaires dans les pays participants, notamment dans une affaire concernant deux combattants terroristes étrangers présumés actuellement en détention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’organisation ne divulgue ni la nationalité des 126 personnes identifiées ni les pays où elles se trouvent ou auxquels elles sont directement liées. Par conséquent, leur identification ne permet pas d’établir un lien spécifique avec la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont également utilisé des outils de traçage des cryptomonnaies afin d’identifier des flux financiers liés au financement du terrorisme. Ces opérations ont conduit à l’envoi de trois demandes urgentes à un prestataire de services d’actifs virtuels (VASP) pour obtenir des données clients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les représentants des 11 pays concernés ont rencontré des acteurs du secteur des jeux en ligne pour discuter des risques de radicalisation des jeunes dans les environnements numériques et des moyens de renforcer l’échange d’informations entre les autorités publiques et le secteur privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension numérique devient ainsi un axe transversal de la lutte antiterroriste, allant de la collecte d’images à la reconstitution des réseaux, jusqu’à la surveillance des canaux de financement potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Irak, le Kenya, la Malaisie, le Nigéria, les Philippines, le Qatar, le Tadjikistan, la Tunisie et l’Ouzbékistan ont pris part à l’opération Shams II. La participation de pays africains, asiatiques et du Moyen-Orient reflète la dimension transnationale de l’activité d’enquête, tandis que le choix de Tunis comme base opérationnelle a permis de réunir, dans la capitale tunisienne, des spécialistes issus de divers services nationaux de lutte contre le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet CT Tech+, financé par l’Union européenne via ses instruments de politique étrangère et soutenu par le Bureau de lutte contre le terrorisme des Nations unies (Unoct).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Interpol, Shams II démontre qu’il est possible d’allier coopération internationale et outils d’analyse assistés par l’intelligence artificielle pour traiter des volumes de données difficilement gérables par un simple travail manuel. Le résultat le plus marquant de l’opération tunisienne est donc également d’ordre méthodologique : l’IA est utilisée pour accélérer la collecte, la sélection et le recoupement des données, alors que l’identification dans le cadre de l’enquête demeure soumise au contrôle des opérateurs. Un modèle appelé, selon Interpol, à être davantage utilisé dans les activités internationales de lutte contre les réseaux terroristes et criminels transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les drones iraniens menacent les ambitions du Golfe en matière d’IA </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 06:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les drones iraniens ont des cibles de grande valeur dans les pays du Golfe en l’occurrence les centres de données américains. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/les-drones-iraniens-menacent-les-ambitions-du-golfe-en-matiere-dia/">Les drones iraniens menacent les ambitions du Golfe en matière d’IA </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au lendemain des premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, la République islamique a riposté par des essaims de drones ciblant une nouvelle cible de grande valeur dans le Golfe en l’occurrence les centres de données américains. Plus de six mois après l’attaque, un centre de données d’Amazon Web Services à Abou Dhabi et un autre à Bahreïn restent en grande partie hors service. L’entreprise a informé ses clients qu’elle migre leurs données vers d’autres sites pendant la réparation des deux infrastructures.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19664893"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-gulfs-ai-nightmare-came-courtesy-of-an-iranian-drone-3f313cb3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a></em>, ces attaques et les dégâts persistants compliquent les efforts des États du Golfe, comme les Émirats arabes unis, pour se positionner comme des pôles mondiaux de traitement des données de premier plan dans des secteurs tels que l’intelligence artificielle (IA). Elles représentent également un nouveau risque important pour les entreprises américaines envisageant des investissements pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont consacré des années à fournir des efforts diplomatiques pour persuader les responsables américains de leur vendre les puces d’IA les plus récentes, réussissant finalement à obtenir de l’administration Trump le même niveau d’accès que celui dont bénéficient les pays européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une visite à Abou Dhabi en mai 2025, le président Trump a assisté à la présentation par les dirigeants émiratis des plans d’un complexe de centres de données nécessitant 5 gigawatts de puissance, soit plus du double de la capacité du barrage Hoover*.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables émiratis et américains se sont félicités qu’OpenAI ait accepté d’être le premier locataire du complexe, avec l’objectif d’en acquérir à terme 20% de la capacité mais cet accord semble désormais au point mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des cibles couteux et plus faciles à toucher</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches du dossier, OpenAI n’a pas encore signé de bail pour ce projet. Le groupe n’a pas répondu à la demande de commentaires formulée par le <em>Wall Street Journal</em> bien que News Corp., propriétaire du WSJ, a un partenariat de licence de contenu avec OpenAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les centres de données dédiés à l’IA sont généralement beaucoup plus grands que les installations de cloud computing qui ont été touchées en temps de guerre, ce qui en fait des cibles plus faciles. Ils sont également beaucoup plus coûteux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En raison du coût élevé des puces d’IA, on estime que chaque gigawatt de capacité nécessite au moins 50 milliards de dollars en serveurs et infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, l’immensité du territoire du Golfe, le soutien gouvernemental important et la facilité d’obtention des permis constituaient des atouts indéniables. Désormais, les risques physiques liés à l’implantation d’infrastructures valant des milliards de dollars à moins de 320 kilomètres de l’Iran, dans une région fréquemment en proie aux conflits, changent la donne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les États du Golfe ont proposé au gouvernement américain et aux entreprises technologiques américaines un important apport de capitaux, une énergie bon marché et des conditions de construction avantageuses. Cependant, la guerre contre l’Iran a bouleversé nombre de ces calculs»</em>, a déclaré Aaron Bartnick, ancien conseiller technologique de la Maison-Blanche sous l’administration Biden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats et le bureau de presse du gouvernement d’Abou Dhabi n’ont pas répondu aux demandes de commentaires du <em>WSJ</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amazon Web Services a indiqué travailler au rétablissement de ses services à Bahreïn et aux Émirats et avoir proposé des allégements de facturation aux clients qui en dépendaient.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jM6LmAtjzR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/">Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/embed/#?secret=hpmsFCxBzz#?secret=jM6LmAtjzR" data-secret="jM6LmAtjzR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de 2 800 drones et missiles lancés contre les Émirats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont subi de plein fouet les attaques iraniennes durant la guerre, avec plus de 2 800 drones et missiles lancés contre eux, soit bien plus que l’Iran n’en a tiré sur Israël. Pour répondre aux inquiétudes suscitées par les frappes, les autorités émiraties ont évoqué la possibilité de construire des centres de données souterrains, ce qui augmenterait encore les coûts déjà exorbitants, ainsi que le déploiement de systèmes de défense par drones à proximité des centres informatiques, selon des sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, qui appliquent généralement des politiques strictes en matière de souveraineté des données pour les entreprises locales, ont autorisé certaines d’entre elles à transférer leurs données à l’étranger pendant qu’Amazon s’efforce de rétablir ses services dans ses installations situées dans le pays, selon des acteurs du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frappes iraniennes contre les installations d’Amazon ont provoqué des incendies et endommagé les infrastructures, contraignant les autorités à couper l’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’eau utilisée pour éteindre les incendies a également causé des dégâts supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les applications bancaires, les services aux entreprises et les plateformes fintech de toute la région ont été perturbés, tandis qu’Amazon s’est mobilisé pour aider ses clients à sauvegarder leurs données et à les transférer aux États-Unis, en Europe ou ailleurs. La durée de la panne laisse supposer que les dégâts ont été considérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure actuelle, plus de 130 services informatiques restent affectés sur le site d’Abu Dhabi et 140 sur celui de Bahreïn. Seuls cinq services ont été rétablis sur chaque site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, certaines entreprises technologiques continuent de développer des projets de centres de données dans le Golfe. Elles parient sur une fin prochaine du conflit et sont également attirées par l’afflux important de capitaux en provenance du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Renforcer les infrastructures existantes dans le Golfe avec de meilleures défenses pourrait s’avérer plus économique et plus rapide que de repartir de zéro dans des régions moins attractives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les calculs évoluent à mesure que les enjeux augmentent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Amazon et Microsoft ont toutes deux annoncé le mois dernier leur intention de maintenir l’ouverture de centres de données en Arabie saoudite d’ici la fin de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Microsoft a également conclu un accord pour la construction d’un centre de données de 200 mégawatts à Abu Dhabi d’ici fin 2025, et les travaux sont déjà en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fournisseurs de services cloud privilégient généralement l’implantation de leurs centres de données à proximité des pôles d’activité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Doug Madory, responsable de l’analyse internet chez Infoblox, une entreprise spécialisée en cybersécurité, a déclaré : <em>«Le Moyen-Orient connaît une activité économique intense et les fournisseurs de services cloud souhaitent tirer profit de cette croissance»</em>. Il a ajouté : <em>«Toutefois, ces calculs évoluent à mesure que les enjeux augmentent. Je compare les centres de données à des navires dans le détroit d’Ormuz: si vous en heurtez deux, vous effrayez les autres et les faites fuir»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au printemps dernier, les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé des entreprises technologiques américaines, les accusant de contribuer aux attaques contre l’Iran et citant nommément Microsoft, Oracle, Alphabet et Nvidia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Construire des infrastructures vitales qui doivent rester opérationnelles à 100% dans l’une des régions les plus instables du monde représente un risque réel»</em>, a déclaré Aaron Bartnick qui est actuellement chercheur à l’Université Columbia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le barrage Hoover (Hoover Dam) est un barrage poids-voûte monumental situé sur le fleuve Colorado aux États-Unis, à la frontière entre le Nevada et l’Arizona.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les gouvernances archaïques face à l’IA partagée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-gouvernances-archaiques-face-a-lia-partagee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
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		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rupture provoquée par l’intelligence artificielle (IA) n’est pas d’ordre technique, elle est éminemment politique et systémique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-gouvernances-archaiques-face-a-lia-partagee/">Les gouvernances archaïques face à l’IA partagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le débat mondial sur le ralentissement de la course à l’intelligence artificielle (IA) est quasi systématiquement présenté sous l’angle des failles sécuritaires, de la cybersécurité ou des risques d’alignement. L’actualité récente — entre restrictions d’accès aux modèles de frontière, souveraineté sur les données et contrôles à l’exportation des briques algorithmiques — semble donner raison aux prudents. Pourtant, cette lecture purement technologique occulte l’essentiel : la rupture provoquée par l’IA n’est pas d’ordre technique, elle est éminemment politique et systémique.</em></strong> <em>(Illustration de l&rsquo;article gérée par IA).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19644421"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les structures d’autorité traditionnelles — qu’elles soient technocratiques, bureaucratiques ou patriarcales — ont historiquement fondé leur hégémonie sur trois piliers : la rétention d’information, le monopole de l’expertise et l’opacité des arbitrages. Dans ces systèmes verticaux, le statut social, le réseau de cooptation et le poids de la hiérarchie ont longtemps prévalu sur la rigueur de la preuve et l’efficacité opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux idées reçues, l’IA ne constitue ni une entité autonome étrangère à notre espèce, ni une boîte noire magique dispensée d’expertise humaine. Elle est le réceptacle et le condensateur de la mémoire, de la logique et de la connaissance accumulées par l’humanité depuis des siècles. Certes, l’outil nécessite un cadre d’ingénierie rigoureux pour éviter les biais et les hallucinations, mais en rendant ce patrimoine intellectuel collectif immédiatement accessible à tout individu, l’IA opère une redistribution radicale de la puissance cognitive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA vient désintégrer ce modèle de domination.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors que la donnée devient vérifiable et le savoir partagé, l’asymétrie d’information s’effondre. Un citoyen, un cadre bancaire ou un chercheur armé d’une capacité d’analyse globale et impartiale peut instantanément challenger un dogme administratif, pointer l’incohérence d’un choix d’investissement ou exposer les failles d’une décision publique. L’argument d’autorité cède irréversiblement la place à l’exigence d’objectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable menace perçue par les gouvernances vieillissantes ne réside donc pas dans les risques de cybersécurité — que l’ingénierie sait parfaitement cloisonner par des architectures souveraines —, mais dans cette démocratisation sans précédent de la raison analytique. Une population disposant d’un accès direct à une intelligence partagée devient infiniment plus difficile à maintenir dans la dépendance, la bureaucratie ou la soumission statutaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de prôner un utopisme technologique naïf ou de nier la nécessité d’un cadre réglementaire strict. Il s’agit de refuser que le prétexte sécuritaire serve de bouclier au statu quo. Plutôt que d’agiter le spectre de la menace technologique pour préserver des rentes de position dépassées, nos institutions doivent opérer leur propre mutation : passer d’une gouvernance fondée sur la rétention et le statut à une gouvernance fondée sur la transparence, la logique de la preuve et l’ingénierie d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.</em></p>
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		<item>
		<title>La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 08:08:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[data centers]]></category>
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		<category><![CDATA[IA]]></category>
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		<category><![CDATA[pollution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a-t-elle les moyens de développer des data centers pour l'industrie IA… SANS production électrique et hydraulique à la hauteur ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/la-tunisie-face-au-pari-a-haut-risque-de-lia/">La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte électrique déjà tendu, avec les récents délestages qui se sont traduits par des coupures intempestives d’électricité en pleine canicule d’été, la Tunisie a-t-elle les moyens de suivre la cadence de développement des data centers à travers le monde… SANS production électrique à la hauteur de ses ambitions ?</em></strong> <em>(Photo: DataXion)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naamen Bouhamed</strong> *</p>



<span id="more-19439277"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg" alt="" class="wp-image-18614746" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie vient de traverser, durant les 15 premiers jours de juillet 2026, un épisode de délestage électrique sans précédent dans son histoire. Bien que le pays affiche un taux d’électrification de 100 % à l’échelle nationale, ce qui le place parmi les nations les mieux équipées pour fournir une électricité fiable et sécurisée à l’ensemble de sa population, cette crise a révélé des fragilités structurelles insoupçonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce délestage, provoqué par une combinaison de facteurs&nbsp;(vague de chaleur exceptionnelle, pic de consommation, et rupture de la connexion avec le fournisseur algérien) met en lumière les besoins actuels et futurs en production électrique. Ces besoins ne concernent pas seulement la vie quotidienne, mais aussi les exigences stratégiques du développement économique et industriel, alors que le pays ambitionne de devenir un acteur régional majeur de l’IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Production actuelle et défis à venir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie produit actuellement&nbsp;7 500 GWh&nbsp;(soit 7,5 TWh) par an, avec un déficit estimé à&nbsp;1 500 MW&nbsp;en puissance installée pour répondre à la demande actuelle. Mais la question centrale est :&nbsp;que deviendront ces équilibres face à la montée en puissance des Data Centers ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines projections, ces infrastructures pourraient absorber&nbsp;30 à 50 % de la production nationale d’électricité, au détriment des besoins des populations et du tissu économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaisons internationales : des signaux d’alerte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Irlande, les data centers devraient représenter&nbsp;30 % de la consommation électrique du pays&nbsp;d’ici 2028–2030, selon les projets en cours dans ce secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, avec&nbsp;264 data centers, consomme environ&nbsp;8,5 TWh par an, soit&nbsp;2 % de sa consommation totale, dont&nbsp;90 % alimentés par le parc nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consommation électrique de Google est désormais&nbsp;proche de celle de la Grèce. En 2025, le moteur de recherche a signé un volume record de contrats d’énergie décarbonée (12 GW), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amazon, le premier acheteur mondial d’énergies renouvelables, investit également dans de petits réacteurs nucléaires (SMR) et revendique plus de&nbsp;52 000 camions électriques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tj4SFRISl5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/">Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/embed/#?secret=uakr3rYcBY#?secret=Tj4SFRISl5" data-secret="Tj4SFRISl5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une demande mondiale en explosion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport thématique 2026 d’<a href="https://www.omnegy.com/energy-outlook-juillet-2026-analyse-marches-energie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Omnegy</a>, la consommation mondiale des data centers pourrait atteindre 950 TWh en 2030, contre 485 TWh en 2025 et 415 TWh en 2024, soit une hausse de 17 % par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande électrique des data centers progresse désormais quatre fois plus vite que la consommation mondiale d’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="http://www.capgemini.com/fr-fr/perspectives/capgemini-research-institute/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> du Capgemini Research Institute, <em>“AI meets the grid: shaping the data center power play’’</em>, mené auprès de dirigeants de l’énergie et des data centers dans 21 pays, souligne :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’augmentation rapide de la demande d’électricité ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les contraintes croissantes pour les gestionnaires de réseaux ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’essor de la production d’énergie sur site ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’évolution du mix énergétique (renouvelables, gaz, SMR) ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le potentiel de l’IA pour optimiser les réseaux électriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moratoires et résistances aux États-Unis et en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A New York, la gouverneure Kathy Hochul a décrété un&nbsp;moratoire sur les data centers de plus de 50 MW. On recense aujourd’hui&nbsp;86 moratoires dans 35 États américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Texas, en août 2026, le gouverneur Greg Abbott a ordonné un examen de&nbsp;tous les projets de data centers en attente de raccordement, et&nbsp;suspendu l’ensemble des nouveaux projets. La file d’attente pour le raccordement dépasse&nbsp;474 GW, dont&nbsp;90 % pour des data centers&nbsp;— soit plus de cinq fois la demande maximale jamais enregistrée par le réseau texan en plein été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, deux décisions judiciaires récentes ont marqué les esprits : à Alixan (Drôme), suspension du permis de construire du projet Sesterce (1,5 milliard d’euros, 40 à 80 MW) par le tribunal administratif, en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental&nbsp;; et au Bourget (Seine-Saint-Denis), annulation du permis de construire d’un projet similaire&nbsp;: Segro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), dans sa <a href="https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/impact-environnemental/enquete-annuelle-pour-un-numerique-soutenable-edition-2026.html">5<sup>e</sup> enquête annuelle</a> intitulée <em><a href="https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/impact-environnemental/enquete-annuelle-pour-un-numerique-soutenable-edition-2026.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“Pour un numérique soutenable</a>”</em>, alerte sur:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une&nbsp;hausse de 38 % de la consommation électrique des data centers en trois ans, atteignant&nbsp;2,7 TWh en 2024&nbsp;(+12 % sur un an)&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des&nbsp;prélèvements d’eau de 575 000 m³ en 2024, en quasi-totalité&nbsp;potable, générant des conflits d’usage locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pollution provoquée par les géants du numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête du <a href="https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/03/les-emissions-de-co-de-google-et-amazon-bondissent-propulsees-par-l-essor-de-l-ia_6718303_4408996.html?srsltid=AfmBOop-hZvlMCEKXMjsfxyApctH7lMf-L4zhxqGBs7lBVSiJO3vfvSt" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Monde</em> (juillet 2026</a>) :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Google&nbsp;a vu ses émissions totales augmenter de&nbsp;82 % depuis 2019, atteignant&nbsp;18,8 millions de tonnes équivalent CO₂&nbsp;en 2025, malgré un engagement de réduction de moitié d’ici 2030&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Amazon a enregistré une hausse de 58 % sur la même période, avec 80,85 millions de tonnes équivalent CO₂, malgré une promesse de neutralité carbone pour 2040.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1.jpg" alt="" class="wp-image-19439319" style="width:600px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-768x384.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-580x290.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="95bgk0aOxn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/">La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/embed/#?secret=fuc5k7OAeR#?secret=95bgk0aOxn" data-secret="95bgk0aOxn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Et la Tunisie dans cette course ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements dans les data centers en Afrique sont estimés à&nbsp;plus de 9 milliards de dollars d’ici 2031.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ambitionne d’en capter une part significative pour devenir une porte d’entrée de l’IA en Afrique et dans le monde arabe. Mais à quel prix ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en est-il de l’état des lieux des data centers (existants ou en projet) en Tunisie&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un data center de 1 MW équipé de refroidisseurs à eau peut consommer jusqu’à 68 000 litres d’eau douce par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie prévoit de porter la part de l’eau dessalée à&nbsp;28 % d’ici 2028, puis&nbsp;35 % d’ici 2030. Mais ces investissements publics posent question : Qui paiera ? À quel coût ? Les financements seraient-ils suffisants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les data centers dédiés à l’IA redessinent toute la chaîne de valeur de l’électricité. La question stratégique est la suivante :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il investir massivement dans des infrastructures physiques (data centers) qui coûteront des milliards, avec un retour sur investissement risqué ? Ou faut-il plutôt miser sur le capital humain ? Ou faut-il miser sur un mix-hybride&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose d’un vivier d’ingénieurs talentueux, reconnus dans le monde entier. Plutôt que de rivaliser sur les infrastructures lourdes, ne devrait-elle pas :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcer ses besoins propres stratégiques en data centers&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcer ses écoles d’ingénieurs&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; former une nouvelle génération d’experts en IA&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; offrir des perspectives d’emploi à forte valeur ajoutée&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer une filière d’énergies propres (solaire, nucléaire au thorium) ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’électricité est le facteur clé de cette course. Mais la valeur ajoutée ne réside-t-elle pas davantage dans les compétences que dans les bâtiments ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Proposition de stratégie alternative : la Tunisie pourrait valoriser ses ingénieurs et ses centres de formation publics et privés. Elle pourrait également développer massivement l’énergie solaire et explorer une filière nucléaire innovante, notamment les réacteurs à sels fondus au thorium, sans déchets radioactifs à base d’uranium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la Tunisie deviendrait un&nbsp;acteur majeur des énergies propres en Afrique, tout en offrant une expertise très recherchée. Elle préserverait ses ressources en eau et en électricité pour des usages prioritaires : agriculture, industrie, et besoins stratégiques nationaux en IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Talon d&rsquo;Achille de la Tunisie : la fuite des talents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté numérique ne se construit pas sans ingénieurs. La Tunisie forme parmi les meilleurs talents de la région, mais&nbsp;plus de 60 % des diplômés en informatique, et notamment les plus compétents, quittent le pays dans les cinq ans suivant leur formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, aucune infrastructure nationale ne sera durable sans salaires compétitifs, incitations fiscales et parcours attractifs de carrière dans la fonction publique numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est saisissant : le pays mise sur le capital humain pour sa stratégie IA, mais ce capital fuit à l’étranger. Dans la course à l’IA, la Tunisie est déjà un vivier de talents pour les géants mondiaux, sans bénéficier de la valeur ajoutée sur le plan local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A suivre…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* </em><em>Expert en développement international, Ceo Alwen International &#8211; France.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9nf29LHyIE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/">Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6%</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6% » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/embed/#?secret=w9Kdu2ycpU#?secret=9nf29LHyIE" data-secret="9nf29LHyIE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/la-tunisie-face-au-pari-a-haut-risque-de-lia/">La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Un système pour surveiller les cultures et prévenir les incendies</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-un-systeme-pour-surveiller-les-cultures-et-prevenir-les-incendies/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 09:40:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[alerte précoce]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Hamrouni]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Incendie]]></category>
		<category><![CDATA[maladie des plantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un jeune innovateur tunisien a mis au point un système intelligent pour détecter les maladies des plantes et les départs de feu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-un-systeme-pour-surveiller-les-cultures-et-prevenir-les-incendies/">Tunisie | Un système pour surveiller les cultures et prévenir les incendies</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un jeune innovateur tunisien a mis au point un système reposant sur l’intelligence artificielle (IA) et les drones pour la surveillance des exploitations agricoles, en vue d’améliorer la gestion des cultures, de détecter précocement les maladies des plantes et de repérer rapidement les départs de feu.</em></strong></p>



<span id="more-19333146"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le créateur du projet, Hassan Hamrouni — originaire de Mornag, dans le gouvernorat de Ben Arous, au sud de Tunis — a expliqué à l’agence de presse officielle Tap que <em>«la plateforme analyse les images capturées par des drones à l’aide d’algorithmes d’intelligence artificielle capables d’identifier les maladies des cultures et d’envoyer des notifications aux agriculteurs»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système est également conçu pour détecter les incendies dès leur apparition et déclencher une alerte précoce, permettant ainsi une intervention rapide pour limiter les dégâts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution intègre également des capteurs électroniques installés dans les champs pour surveiller l’état du sol et détecter anomalies ou risques, tout en transmettant des alertes en temps réel aux utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le jeune développeur, le système <em>«peut aussi soutenir la gestion de l’exploitation agricole en assurant le suivi de la présence et de la localisation des travailleurs, en vérifiant l’avancement des opérations et en fournissant aux agronomes des données sur l’état des cultures, incluant des recommandations sur les traitements les plus adaptés et les interventions nécessaires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hassan Hamrouni a souligné que <em>«tous les composants de la plateforme ont été conçus et développés en Tunisie pour s’adapter aux caractéristiques climatiques, pédologiques et culturales du pays, tout en garantissant la protection des données et sans dépendre de technologies étrangères»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système est actuellement en cours d’enregistrement auprès de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (Innorpi), tandis que les démarches pour obtenir les autorisations d’utilisation de drones requises par la réglementation nationale sont en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drone utilisé dans le cadre du projet peut fonctionner de manière totalement autonome et transmettre des données aux applications installées sur les smartphones et tablettes des utilisateurs. Il est également conçu pour être alimenté à l’énergie solaire, grâce à un système automatique qui le dirige vers une station de recharge lorsque le niveau de la batterie baisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Hamrouni a indiqué que <em>«l’équipe a déjà finalisé le modèle initial d’intelligence artificielle destiné à analyser les images des plantes et à identifier diverses maladies»</em>, alors que les travaux se poursuivent pour mettre au point un prototype entièrement intégré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’accompagne d’une étude scientifique publiée sur le site web dédié, dont les tests auraient démontré un taux de précision d’environ 95 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Technicien qualifié en multimédia et marketing, actuellement engagé dans une formation spécialisée à distance en intelligence artificielle, Hassan Hamrouni ambitionne désormais de présenter publiquement ce projet comme une <em>«solution technologique tunisienne»</em> visant à moderniser l’agriculture et à prévenir les risques phytosanitaires ainsi que les incendies.</p>
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