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	<title>Archives des IA - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des IA - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Interpol recourt à l’IA pour identifier des terroristes   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 10:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[groupes djihadistes]]></category>
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		<category><![CDATA[Interpol]]></category>
		<category><![CDATA[Shams II]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’opération antiterroriste Shams II, coordonnée par Interpol et menée à Tunis, permet d'identifier 126 terroristes de diverses nationalités. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Plus de 108 000 images de visages extraites de contenus diffusés en ligne par des groupes djihadistes, plus de 6 300 images sélectionnées pour analyse et 126 combattants terroristes étrangers (CTE) présumés — affiliés à des organisations terroristes — identifiés : tels sont les principaux résultats de l’opération antiterroriste Shams II, coordonnée par Interpol et menée à Tunis du 1<sup>er</sup> au 5 juin 2026, avec la participation de 28 agents et experts issus de 11 pays.</em></strong></p>



<span id="more-19675407"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération, dont les résultats ont été dévoilés cette semaine par Interpol, constitue l’un des exemples les plus récents de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour analyser de vastes quantités de données numériques à des fins d’enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de ces cinq jours d’activité, les opérateurs ont extrait précisément 108 076 images de visages à partir de contenus visuels publiés par des organisations djihadistes. Des agents d’IA programmés et des scripts développés grâce à l’IA ont automatisé une partie de la collecte des données, permettant ainsi d’éliminer les doublons et de vérifier la qualité des images. Le corpus a ainsi été réduit à 6 362 images de visages uniques, suffisamment nettes pour être soumises au système de reconnaissance faciale d’Interpol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours aux outils technologiques n’a toutefois pas remplacé l’analyse des enquêteurs. Interpol précise que les résultats générés par l’IA ont été vérifiés par des agents et des analystes spécialisés, dans le respect de ses règles relatives au traitement des données. Les correspondances obtenues ont ensuite servi d’éléments de renseignement et ont été recoupées avec les informations déjà disponibles sur les suspects, notamment celles concernant leurs localisations potentielles et leurs réseaux de contacts. Une contribution supplémentaire est venue du Bureau central national d’Interpol à Bagdad, qui a fourni une vaste base d’informations sur des suspects liés au terrorisme, ajoutant des centaines d’images aux éléments soumis à l’extraction et à l’analyse. Selon l’organisation internationale, des milliers d’autres images restent à examiner et pourraient ainsi ouvrir de nouvelles pistes d’enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de l’opération ont déjà eu des retombées judiciaires. Interpol indique que certaines des pistes apparues au cours de ces activités sont exploitées dans le cadre de procédures judiciaires dans les pays participants, notamment dans une affaire concernant deux combattants terroristes étrangers présumés actuellement en détention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’organisation ne divulgue ni la nationalité des 126 personnes identifiées ni les pays où elles se trouvent ou auxquels elles sont directement liées. Par conséquent, leur identification ne permet pas d’établir un lien spécifique avec la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont également utilisé des outils de traçage des cryptomonnaies afin d’identifier des flux financiers liés au financement du terrorisme. Ces opérations ont conduit à l’envoi de trois demandes urgentes à un prestataire de services d’actifs virtuels (VASP) pour obtenir des données clients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les représentants des 11 pays concernés ont rencontré des acteurs du secteur des jeux en ligne pour discuter des risques de radicalisation des jeunes dans les environnements numériques et des moyens de renforcer l’échange d’informations entre les autorités publiques et le secteur privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension numérique devient ainsi un axe transversal de la lutte antiterroriste, allant de la collecte d’images à la reconstitution des réseaux, jusqu’à la surveillance des canaux de financement potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Irak, le Kenya, la Malaisie, le Nigéria, les Philippines, le Qatar, le Tadjikistan, la Tunisie et l’Ouzbékistan ont pris part à l’opération Shams II. La participation de pays africains, asiatiques et du Moyen-Orient reflète la dimension transnationale de l’activité d’enquête, tandis que le choix de Tunis comme base opérationnelle a permis de réunir, dans la capitale tunisienne, des spécialistes issus de divers services nationaux de lutte contre le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet CT Tech+, financé par l’Union européenne via ses instruments de politique étrangère et soutenu par le Bureau de lutte contre le terrorisme des Nations unies (Unoct).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Interpol, Shams II démontre qu’il est possible d’allier coopération internationale et outils d’analyse assistés par l’intelligence artificielle pour traiter des volumes de données difficilement gérables par un simple travail manuel. Le résultat le plus marquant de l’opération tunisienne est donc également d’ordre méthodologique : l’IA est utilisée pour accélérer la collecte, la sélection et le recoupement des données, alors que l’identification dans le cadre de l’enquête demeure soumise au contrôle des opérateurs. Un modèle appelé, selon Interpol, à être davantage utilisé dans les activités internationales de lutte contre les réseaux terroristes et criminels transnationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Les drones iraniens menacent les ambitions du Golfe en matière d’IA </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/les-drones-iraniens-menacent-les-ambitions-du-golfe-en-matiere-dia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 06:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazon]]></category>
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		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les drones iraniens ont des cibles de grande valeur dans les pays du Golfe en l’occurrence les centres de données américains. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/les-drones-iraniens-menacent-les-ambitions-du-golfe-en-matiere-dia/">Les drones iraniens menacent les ambitions du Golfe en matière d’IA </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au lendemain des premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, la République islamique a riposté par des essaims de drones ciblant une nouvelle cible de grande valeur dans le Golfe en l’occurrence les centres de données américains. Plus de six mois après l’attaque, un centre de données d’Amazon Web Services à Abou Dhabi et un autre à Bahreïn restent en grande partie hors service. L’entreprise a informé ses clients qu’elle migre leurs données vers d’autres sites pendant la réparation des deux infrastructures.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19664893"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/the-gulfs-ai-nightmare-came-courtesy-of-an-iranian-drone-3f313cb3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a></em>, ces attaques et les dégâts persistants compliquent les efforts des États du Golfe, comme les Émirats arabes unis, pour se positionner comme des pôles mondiaux de traitement des données de premier plan dans des secteurs tels que l’intelligence artificielle (IA). Elles représentent également un nouveau risque important pour les entreprises américaines envisageant des investissements pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont consacré des années à fournir des efforts diplomatiques pour persuader les responsables américains de leur vendre les puces d’IA les plus récentes, réussissant finalement à obtenir de l’administration Trump le même niveau d’accès que celui dont bénéficient les pays européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une visite à Abou Dhabi en mai 2025, le président Trump a assisté à la présentation par les dirigeants émiratis des plans d’un complexe de centres de données nécessitant 5 gigawatts de puissance, soit plus du double de la capacité du barrage Hoover*.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables émiratis et américains se sont félicités qu’OpenAI ait accepté d’être le premier locataire du complexe, avec l’objectif d’en acquérir à terme 20% de la capacité mais cet accord semble désormais au point mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des cibles couteux et plus faciles à toucher</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches du dossier, OpenAI n’a pas encore signé de bail pour ce projet. Le groupe n’a pas répondu à la demande de commentaires formulée par le <em>Wall Street Journal</em> bien que News Corp., propriétaire du WSJ, a un partenariat de licence de contenu avec OpenAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les centres de données dédiés à l’IA sont généralement beaucoup plus grands que les installations de cloud computing qui ont été touchées en temps de guerre, ce qui en fait des cibles plus faciles. Ils sont également beaucoup plus coûteux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En raison du coût élevé des puces d’IA, on estime que chaque gigawatt de capacité nécessite au moins 50 milliards de dollars en serveurs et infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la guerre, l’immensité du territoire du Golfe, le soutien gouvernemental important et la facilité d’obtention des permis constituaient des atouts indéniables. Désormais, les risques physiques liés à l’implantation d’infrastructures valant des milliards de dollars à moins de 320 kilomètres de l’Iran, dans une région fréquemment en proie aux conflits, changent la donne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les États du Golfe ont proposé au gouvernement américain et aux entreprises technologiques américaines un important apport de capitaux, une énergie bon marché et des conditions de construction avantageuses. Cependant, la guerre contre l’Iran a bouleversé nombre de ces calculs»</em>, a déclaré Aaron Bartnick, ancien conseiller technologique de la Maison-Blanche sous l’administration Biden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats et le bureau de presse du gouvernement d’Abou Dhabi n’ont pas répondu aux demandes de commentaires du <em>WSJ</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amazon Web Services a indiqué travailler au rétablissement de ses services à Bahreïn et aux Émirats et avoir proposé des allégements de facturation aux clients qui en dépendaient.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jM6LmAtjzR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/">Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/embed/#?secret=hpmsFCxBzz#?secret=jM6LmAtjzR" data-secret="jM6LmAtjzR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de 2 800 drones et missiles lancés contre les Émirats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont subi de plein fouet les attaques iraniennes durant la guerre, avec plus de 2 800 drones et missiles lancés contre eux, soit bien plus que l’Iran n’en a tiré sur Israël. Pour répondre aux inquiétudes suscitées par les frappes, les autorités émiraties ont évoqué la possibilité de construire des centres de données souterrains, ce qui augmenterait encore les coûts déjà exorbitants, ainsi que le déploiement de systèmes de défense par drones à proximité des centres informatiques, selon des sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, qui appliquent généralement des politiques strictes en matière de souveraineté des données pour les entreprises locales, ont autorisé certaines d’entre elles à transférer leurs données à l’étranger pendant qu’Amazon s’efforce de rétablir ses services dans ses installations situées dans le pays, selon des acteurs du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frappes iraniennes contre les installations d’Amazon ont provoqué des incendies et endommagé les infrastructures, contraignant les autorités à couper l’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’eau utilisée pour éteindre les incendies a également causé des dégâts supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les applications bancaires, les services aux entreprises et les plateformes fintech de toute la région ont été perturbés, tandis qu’Amazon s’est mobilisé pour aider ses clients à sauvegarder leurs données et à les transférer aux États-Unis, en Europe ou ailleurs. La durée de la panne laisse supposer que les dégâts ont été considérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure actuelle, plus de 130 services informatiques restent affectés sur le site d’Abu Dhabi et 140 sur celui de Bahreïn. Seuls cinq services ont été rétablis sur chaque site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, certaines entreprises technologiques continuent de développer des projets de centres de données dans le Golfe. Elles parient sur une fin prochaine du conflit et sont également attirées par l’afflux important de capitaux en provenance du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Renforcer les infrastructures existantes dans le Golfe avec de meilleures défenses pourrait s’avérer plus économique et plus rapide que de repartir de zéro dans des régions moins attractives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les calculs évoluent à mesure que les enjeux augmentent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Amazon et Microsoft ont toutes deux annoncé le mois dernier leur intention de maintenir l’ouverture de centres de données en Arabie saoudite d’ici la fin de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Microsoft a également conclu un accord pour la construction d’un centre de données de 200 mégawatts à Abu Dhabi d’ici fin 2025, et les travaux sont déjà en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fournisseurs de services cloud privilégient généralement l’implantation de leurs centres de données à proximité des pôles d’activité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Doug Madory, responsable de l’analyse internet chez Infoblox, une entreprise spécialisée en cybersécurité, a déclaré : <em>«Le Moyen-Orient connaît une activité économique intense et les fournisseurs de services cloud souhaitent tirer profit de cette croissance»</em>. Il a ajouté : <em>«Toutefois, ces calculs évoluent à mesure que les enjeux augmentent. Je compare les centres de données à des navires dans le détroit d’Ormuz: si vous en heurtez deux, vous effrayez les autres et les faites fuir»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au printemps dernier, les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé des entreprises technologiques américaines, les accusant de contribuer aux attaques contre l’Iran et citant nommément Microsoft, Oracle, Alphabet et Nvidia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Construire des infrastructures vitales qui doivent rester opérationnelles à 100% dans l’une des régions les plus instables du monde représente un risque réel»</em>, a déclaré Aaron Bartnick qui est actuellement chercheur à l’Université Columbia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le barrage Hoover (Hoover Dam) est un barrage poids-voûte monumental situé sur le fleuve Colorado aux États-Unis, à la frontière entre le Nevada et l’Arizona.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les gouvernances archaïques face à l’IA partagée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-gouvernances-archaiques-face-a-lia-partagee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
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		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rupture provoquée par l’intelligence artificielle (IA) n’est pas d’ordre technique, elle est éminemment politique et systémique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-gouvernances-archaiques-face-a-lia-partagee/">Les gouvernances archaïques face à l’IA partagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le débat mondial sur le ralentissement de la course à l’intelligence artificielle (IA) est quasi systématiquement présenté sous l’angle des failles sécuritaires, de la cybersécurité ou des risques d’alignement. L’actualité récente — entre restrictions d’accès aux modèles de frontière, souveraineté sur les données et contrôles à l’exportation des briques algorithmiques — semble donner raison aux prudents. Pourtant, cette lecture purement technologique occulte l’essentiel : la rupture provoquée par l’IA n’est pas d’ordre technique, elle est éminemment politique et systémique.</em></strong> <em>(Illustration de l&rsquo;article gérée par IA).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19644421"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les structures d’autorité traditionnelles — qu’elles soient technocratiques, bureaucratiques ou patriarcales — ont historiquement fondé leur hégémonie sur trois piliers : la rétention d’information, le monopole de l’expertise et l’opacité des arbitrages. Dans ces systèmes verticaux, le statut social, le réseau de cooptation et le poids de la hiérarchie ont longtemps prévalu sur la rigueur de la preuve et l’efficacité opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux idées reçues, l’IA ne constitue ni une entité autonome étrangère à notre espèce, ni une boîte noire magique dispensée d’expertise humaine. Elle est le réceptacle et le condensateur de la mémoire, de la logique et de la connaissance accumulées par l’humanité depuis des siècles. Certes, l’outil nécessite un cadre d’ingénierie rigoureux pour éviter les biais et les hallucinations, mais en rendant ce patrimoine intellectuel collectif immédiatement accessible à tout individu, l’IA opère une redistribution radicale de la puissance cognitive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA vient désintégrer ce modèle de domination.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors que la donnée devient vérifiable et le savoir partagé, l’asymétrie d’information s’effondre. Un citoyen, un cadre bancaire ou un chercheur armé d’une capacité d’analyse globale et impartiale peut instantanément challenger un dogme administratif, pointer l’incohérence d’un choix d’investissement ou exposer les failles d’une décision publique. L’argument d’autorité cède irréversiblement la place à l’exigence d’objectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable menace perçue par les gouvernances vieillissantes ne réside donc pas dans les risques de cybersécurité — que l’ingénierie sait parfaitement cloisonner par des architectures souveraines —, mais dans cette démocratisation sans précédent de la raison analytique. Une population disposant d’un accès direct à une intelligence partagée devient infiniment plus difficile à maintenir dans la dépendance, la bureaucratie ou la soumission statutaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de prôner un utopisme technologique naïf ou de nier la nécessité d’un cadre réglementaire strict. Il s’agit de refuser que le prétexte sécuritaire serve de bouclier au statu quo. Plutôt que d’agiter le spectre de la menace technologique pour préserver des rentes de position dépassées, nos institutions doivent opérer leur propre mutation : passer d’une gouvernance fondée sur la rétention et le statut à une gouvernance fondée sur la transparence, la logique de la preuve et l’ingénierie d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque publique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-gouvernances-archaiques-face-a-lia-partagee/">Les gouvernances archaïques face à l’IA partagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/la-tunisie-face-au-pari-a-haut-risque-de-lia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2026 08:08:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a-t-elle les moyens de développer des data centers pour l'industrie IA… SANS production électrique et hydraulique à la hauteur ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/la-tunisie-face-au-pari-a-haut-risque-de-lia/">La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte électrique déjà tendu, avec les récents délestages qui se sont traduits par des coupures intempestives d’électricité en pleine canicule d’été, la Tunisie a-t-elle les moyens de suivre la cadence de développement des data centers à travers le monde… SANS production électrique à la hauteur de ses ambitions ?</em></strong> <em>(Photo: DataXion)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naamen Bouhamed</strong> *</p>



<span id="more-19439277"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg" alt="" class="wp-image-18614746" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie vient de traverser, durant les 15 premiers jours de juillet 2026, un épisode de délestage électrique sans précédent dans son histoire. Bien que le pays affiche un taux d’électrification de 100 % à l’échelle nationale, ce qui le place parmi les nations les mieux équipées pour fournir une électricité fiable et sécurisée à l’ensemble de sa population, cette crise a révélé des fragilités structurelles insoupçonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce délestage, provoqué par une combinaison de facteurs&nbsp;(vague de chaleur exceptionnelle, pic de consommation, et rupture de la connexion avec le fournisseur algérien) met en lumière les besoins actuels et futurs en production électrique. Ces besoins ne concernent pas seulement la vie quotidienne, mais aussi les exigences stratégiques du développement économique et industriel, alors que le pays ambitionne de devenir un acteur régional majeur de l’IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Production actuelle et défis à venir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie produit actuellement&nbsp;7 500 GWh&nbsp;(soit 7,5 TWh) par an, avec un déficit estimé à&nbsp;1 500 MW&nbsp;en puissance installée pour répondre à la demande actuelle. Mais la question centrale est :&nbsp;que deviendront ces équilibres face à la montée en puissance des Data Centers ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines projections, ces infrastructures pourraient absorber&nbsp;30 à 50 % de la production nationale d’électricité, au détriment des besoins des populations et du tissu économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaisons internationales : des signaux d’alerte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Irlande, les data centers devraient représenter&nbsp;30 % de la consommation électrique du pays&nbsp;d’ici 2028–2030, selon les projets en cours dans ce secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, avec&nbsp;264 data centers, consomme environ&nbsp;8,5 TWh par an, soit&nbsp;2 % de sa consommation totale, dont&nbsp;90 % alimentés par le parc nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consommation électrique de Google est désormais&nbsp;proche de celle de la Grèce. En 2025, le moteur de recherche a signé un volume record de contrats d’énergie décarbonée (12 GW), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amazon, le premier acheteur mondial d’énergies renouvelables, investit également dans de petits réacteurs nucléaires (SMR) et revendique plus de&nbsp;52 000 camions électriques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tj4SFRISl5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/">Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Souveraineté énergétique et IA en Afrique du Nord » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/souverainete-energetique-et-ia-en-afrique-du-nord/embed/#?secret=uakr3rYcBY#?secret=Tj4SFRISl5" data-secret="Tj4SFRISl5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une demande mondiale en explosion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport thématique 2026 d’<a href="https://www.omnegy.com/energy-outlook-juillet-2026-analyse-marches-energie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Omnegy</a>, la consommation mondiale des data centers pourrait atteindre 950 TWh en 2030, contre 485 TWh en 2025 et 415 TWh en 2024, soit une hausse de 17 % par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande électrique des data centers progresse désormais quatre fois plus vite que la consommation mondiale d’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="http://www.capgemini.com/fr-fr/perspectives/capgemini-research-institute/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a> du Capgemini Research Institute, <em>“AI meets the grid: shaping the data center power play’’</em>, mené auprès de dirigeants de l’énergie et des data centers dans 21 pays, souligne :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’augmentation rapide de la demande d’électricité ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les contraintes croissantes pour les gestionnaires de réseaux ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’essor de la production d’énergie sur site ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’évolution du mix énergétique (renouvelables, gaz, SMR) ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le potentiel de l’IA pour optimiser les réseaux électriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moratoires et résistances aux États-Unis et en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A New York, la gouverneure Kathy Hochul a décrété un&nbsp;moratoire sur les data centers de plus de 50 MW. On recense aujourd’hui&nbsp;86 moratoires dans 35 États américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Texas, en août 2026, le gouverneur Greg Abbott a ordonné un examen de&nbsp;tous les projets de data centers en attente de raccordement, et&nbsp;suspendu l’ensemble des nouveaux projets. La file d’attente pour le raccordement dépasse&nbsp;474 GW, dont&nbsp;90 % pour des data centers&nbsp;— soit plus de cinq fois la demande maximale jamais enregistrée par le réseau texan en plein été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, deux décisions judiciaires récentes ont marqué les esprits : à Alixan (Drôme), suspension du permis de construire du projet Sesterce (1,5 milliard d’euros, 40 à 80 MW) par le tribunal administratif, en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental&nbsp;; et au Bourget (Seine-Saint-Denis), annulation du permis de construire d’un projet similaire&nbsp;: Segro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), dans sa <a href="https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/impact-environnemental/enquete-annuelle-pour-un-numerique-soutenable-edition-2026.html">5<sup>e</sup> enquête annuelle</a> intitulée <em><a href="https://www.arcep.fr/cartes-et-donnees/nos-publications-chiffrees/impact-environnemental/enquete-annuelle-pour-un-numerique-soutenable-edition-2026.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">“Pour un numérique soutenable</a>”</em>, alerte sur:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une&nbsp;hausse de 38 % de la consommation électrique des data centers en trois ans, atteignant&nbsp;2,7 TWh en 2024&nbsp;(+12 % sur un an)&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; des&nbsp;prélèvements d’eau de 575 000 m³ en 2024, en quasi-totalité&nbsp;potable, générant des conflits d’usage locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pollution provoquée par les géants du numérique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête du <a href="https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/03/les-emissions-de-co-de-google-et-amazon-bondissent-propulsees-par-l-essor-de-l-ia_6718303_4408996.html?srsltid=AfmBOop-hZvlMCEKXMjsfxyApctH7lMf-L4zhxqGBs7lBVSiJO3vfvSt" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Monde</em> (juillet 2026</a>) :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Google&nbsp;a vu ses émissions totales augmenter de&nbsp;82 % depuis 2019, atteignant&nbsp;18,8 millions de tonnes équivalent CO₂&nbsp;en 2025, malgré un engagement de réduction de moitié d’ici 2030&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Amazon a enregistré une hausse de 58 % sur la même période, avec 80,85 millions de tonnes équivalent CO₂, malgré une promesse de neutralité carbone pour 2040.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1.jpg" alt="" class="wp-image-19439319" style="width:600px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-768x384.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Graph-1-580x290.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="95bgk0aOxn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/">La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La dépendance à l’IA US menace notre souveraineté » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/21/la-dependance-a-lia-us-menace-notre-souverainete/embed/#?secret=fuc5k7OAeR#?secret=95bgk0aOxn" data-secret="95bgk0aOxn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Et la Tunisie dans cette course ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements dans les data centers en Afrique sont estimés à&nbsp;plus de 9 milliards de dollars d’ici 2031.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ambitionne d’en capter une part significative pour devenir une porte d’entrée de l’IA en Afrique et dans le monde arabe. Mais à quel prix ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en est-il de l’état des lieux des data centers (existants ou en projet) en Tunisie&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un data center de 1 MW équipé de refroidisseurs à eau peut consommer jusqu’à 68 000 litres d’eau douce par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie prévoit de porter la part de l’eau dessalée à&nbsp;28 % d’ici 2028, puis&nbsp;35 % d’ici 2030. Mais ces investissements publics posent question : Qui paiera ? À quel coût ? Les financements seraient-ils suffisants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les data centers dédiés à l’IA redessinent toute la chaîne de valeur de l’électricité. La question stratégique est la suivante :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il investir massivement dans des infrastructures physiques (data centers) qui coûteront des milliards, avec un retour sur investissement risqué ? Ou faut-il plutôt miser sur le capital humain ? Ou faut-il miser sur un mix-hybride&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose d’un vivier d’ingénieurs talentueux, reconnus dans le monde entier. Plutôt que de rivaliser sur les infrastructures lourdes, ne devrait-elle pas :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcer ses besoins propres stratégiques en data centers&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; renforcer ses écoles d’ingénieurs&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; former une nouvelle génération d’experts en IA&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; offrir des perspectives d’emploi à forte valeur ajoutée&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer une filière d’énergies propres (solaire, nucléaire au thorium) ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’électricité est le facteur clé de cette course. Mais la valeur ajoutée ne réside-t-elle pas davantage dans les compétences que dans les bâtiments ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Proposition de stratégie alternative : la Tunisie pourrait valoriser ses ingénieurs et ses centres de formation publics et privés. Elle pourrait également développer massivement l’énergie solaire et explorer une filière nucléaire innovante, notamment les réacteurs à sels fondus au thorium, sans déchets radioactifs à base d’uranium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la Tunisie deviendrait un&nbsp;acteur majeur des énergies propres en Afrique, tout en offrant une expertise très recherchée. Elle préserverait ses ressources en eau et en électricité pour des usages prioritaires : agriculture, industrie, et besoins stratégiques nationaux en IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Talon d&rsquo;Achille de la Tunisie : la fuite des talents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté numérique ne se construit pas sans ingénieurs. La Tunisie forme parmi les meilleurs talents de la région, mais&nbsp;plus de 60 % des diplômés en informatique, et notamment les plus compétents, quittent le pays dans les cinq ans suivant leur formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, aucune infrastructure nationale ne sera durable sans salaires compétitifs, incitations fiscales et parcours attractifs de carrière dans la fonction publique numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est saisissant : le pays mise sur le capital humain pour sa stratégie IA, mais ce capital fuit à l’étranger. Dans la course à l’IA, la Tunisie est déjà un vivier de talents pour les géants mondiaux, sans bénéficier de la valeur ajoutée sur le plan local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A suivre…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* </em><em>Expert en développement international, Ceo Alwen International &#8211; France.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9nf29LHyIE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/">Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6%</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Data centers | La part mondiale de l’Afrique bloquée à 0,6% » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/data-centers-la-part-mondiale-de-lafrique-bloquee-a-06/embed/#?secret=w9Kdu2ycpU#?secret=9nf29LHyIE" data-secret="9nf29LHyIE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/15/la-tunisie-face-au-pari-a-haut-risque-de-lia/">La Tunisie face au pari à haut risque de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un système pour surveiller les cultures et prévenir les incendies</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-un-systeme-pour-surveiller-les-cultures-et-prevenir-les-incendies/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 09:40:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[alerte précoce]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Hamrouni]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Incendie]]></category>
		<category><![CDATA[maladie des plantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un jeune innovateur tunisien a mis au point un système intelligent pour détecter les maladies des plantes et les départs de feu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-un-systeme-pour-surveiller-les-cultures-et-prevenir-les-incendies/">Tunisie | Un système pour surveiller les cultures et prévenir les incendies</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un jeune innovateur tunisien a mis au point un système reposant sur l’intelligence artificielle (IA) et les drones pour la surveillance des exploitations agricoles, en vue d’améliorer la gestion des cultures, de détecter précocement les maladies des plantes et de repérer rapidement les départs de feu.</em></strong></p>



<span id="more-19333146"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le créateur du projet, Hassan Hamrouni — originaire de Mornag, dans le gouvernorat de Ben Arous, au sud de Tunis — a expliqué à l’agence de presse officielle Tap que <em>«la plateforme analyse les images capturées par des drones à l’aide d’algorithmes d’intelligence artificielle capables d’identifier les maladies des cultures et d’envoyer des notifications aux agriculteurs»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système est également conçu pour détecter les incendies dès leur apparition et déclencher une alerte précoce, permettant ainsi une intervention rapide pour limiter les dégâts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution intègre également des capteurs électroniques installés dans les champs pour surveiller l’état du sol et détecter anomalies ou risques, tout en transmettant des alertes en temps réel aux utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le jeune développeur, le système <em>«peut aussi soutenir la gestion de l’exploitation agricole en assurant le suivi de la présence et de la localisation des travailleurs, en vérifiant l’avancement des opérations et en fournissant aux agronomes des données sur l’état des cultures, incluant des recommandations sur les traitements les plus adaptés et les interventions nécessaires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hassan Hamrouni a souligné que <em>«tous les composants de la plateforme ont été conçus et développés en Tunisie pour s’adapter aux caractéristiques climatiques, pédologiques et culturales du pays, tout en garantissant la protection des données et sans dépendre de technologies étrangères»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système est actuellement en cours d’enregistrement auprès de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (Innorpi), tandis que les démarches pour obtenir les autorisations d’utilisation de drones requises par la réglementation nationale sont en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drone utilisé dans le cadre du projet peut fonctionner de manière totalement autonome et transmettre des données aux applications installées sur les smartphones et tablettes des utilisateurs. Il est également conçu pour être alimenté à l’énergie solaire, grâce à un système automatique qui le dirige vers une station de recharge lorsque le niveau de la batterie baisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Hamrouni a indiqué que <em>«l’équipe a déjà finalisé le modèle initial d’intelligence artificielle destiné à analyser les images des plantes et à identifier diverses maladies»</em>, alors que les travaux se poursuivent pour mettre au point un prototype entièrement intégré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’accompagne d’une étude scientifique publiée sur le site web dédié, dont les tests auraient démontré un taux de précision d’environ 95 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Technicien qualifié en multimédia et marketing, actuellement engagé dans une formation spécialisée à distance en intelligence artificielle, Hassan Hamrouni ambitionne désormais de présenter publiquement ce projet comme une <em>«solution technologique tunisienne»</em> visant à moderniser l’agriculture et à prévenir les risques phytosanitaires ainsi que les incendies.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-un-systeme-pour-surveiller-les-cultures-et-prevenir-les-incendies/">Tunisie | Un système pour surveiller les cultures et prévenir les incendies</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124;  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-3-3/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19314365</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie ne manque pas de ressources pour s’engager dans des projets stratégiques d’envergure et des réformes structurelles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-3-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (3-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Parmi les critiques qui pourraient être adressées à la démarche de l’auteur dans ses deux précédents articles de cette série, notamment le benchmarking des ambitions et des parcours de développement de l’économie tunisienne entre 1960 et 2026 et ceux de pays qui étaient à des niveaux de développement similaires en 1960, c’est qu’il aurait ignoré que la Tunisie manquait de ressources financières pour s’engager dans des projets stratégiques d’envergure et des réformes structurelles. C’est là un argument fallacieux, estime-t-il. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani *</strong></p>



<span id="more-19314365"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La raison d’être des institutions financières internationales est d’assurer l’intégration économique capitaliste internationale à travers la distribution du capital et l’inclusion des économies nationales dans l’ordre financier international. A ce titre, ces institutions n’auraient jamais pu refuser à la Tunisie un quelconque grand projet qui aurait changé le visage du pays dans les secteurs stratégiques. Au contraire dans leurs rapports, ces institutions reprochaient à l’Etat tunisien d’être incapable de définir des projets précis à financer <em>(Tunisia Infrastructure Diagnostic (2024), Banque Mondiale, “ Project Development Fund for PPPs – Banque Mondiale).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette année 2026, la crédibilité et la solvabilité de l’Etat tunisien se sont altérées auprès des pourvoyeurs de fonds internationaux à cause du discours hostile à l’entreprenariat véhiculé par les pouvoirs publics tunisiens et également en raison du climat des affaires décourageant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation se traduit sur le plan du classement de la Tunisie au niveau de l’investissement. Aujourd’hui, le pays occupe la 160<sup>e</sup> place sur 164 dans le classement du FMI en termes de ratio investissement/PIB avec un taux de 10,4% contre une moyenne africaine de 23,3% et 26,6% pour le Maroc.&nbsp; Sur 268 projets d’entreprises annoncés depuis 2022 seulement 22 sont réellement entrés en activité soit 10% de réalisations. Ces indicateurs s’ajoutent au phénomène de départ des entreprises étrangères vers d’autres pays (récemment le Suisse Cicor Technologies parti au Maroc).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels auraient été les performances avec des stratégies optimales ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre démarche d’évaluation du parcours de développement de l’économie tunisienne était fondée sur un benchmark sectoriel avec des économies au départ vers les années soixante, quasi proches au niveau d’un certain nombre d’indicateurs&nbsp;(PIB, PIB par habitant, développement humain, ressources naturelles…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le manque-à-gagner cumulé de la Tunisie, obtenu par la sommation des manques à gagner essuyé par chaque secteur étudié, pourrait atteindre 1000 à 2000 Mds$ : halieutique 70 Md$&nbsp;; tourisme 150Md$, R&amp;D 350Md$, industries exportatrices 250Md$, tissu entrepreneurial 150Md$. Notre raisonnement tient compte également de l’effet synergie et multiplicateur provoqué par le développement de chaque secteur sur l’ensemble de l’économie pendant soixante années de politique économique timide et sans ambition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce manque à gagner inclut la production perdue, les investissements non réalisés, les emplois non crées, les exportations manquées et la fuite de compétences. Bien entendu, il ne s’agit ici que d’un exercice contrefactuel qui ne peut prétendre mesurer avec exactitude ce qu’aurait été la réalité des secteurs économiques tunisiens dans le cas où des stratégies optimales auraient été suivie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers le présent article, nous avons voulu démontrer que les politiques économiques suivies par les pouvoirs publics depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui ainsi que les plans de développement successifs, quinquennaux et autres, n’auraient jamais permis à la Tunisie d’assurer un quelconque décollage économique ni de garantir la prospérité pérenne à sa population. La faillite de ces politiques est inéluctable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, ces politiques ont permis d’améliorer un tant soit peu le niveau de vie des citoyens, d’assurer un niveau minimal de services sociaux. Mais ces réalisations demeurent fragiles et exposées à tous les risques de rupture tant qu’elles ne s’inscrivent pas dans un schéma de développement intégral irréversible. Brandir le manque de ressources financières comme l’argument empêchant la mise en œuvre de projets économiques d’envergure n’est qu’un alibi pour justifier l’étroitesse des ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apprendre à voir grand et à se projeter dans l&rsquo;avenir avec ambition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie tunisienne ne trouvera son salut et n’assurera la prospérité de ses citoyens qu’en voyant grand, en se lançant dans des mégaprojets catalyseurs, capables de défier les économies les plus développées dans des secteurs où elle dispose d’avantages comparatifs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui l’humanité est entrée dans une ère nouvelle post mondialisation similaire à l’entrée dans l’ère industrielle ou à celle d’internet, c’est l’ère de l’IA ou de la <em>«démocratisation de la connaissance»</em>. C’est une nouvelle opportunité qui s’offre à des nations comme la Tunisie, qui ont raté l’industrialisation ou la mondialisation pour rattraper leur retard, brûler les étapes et s’offrir une position privilégiée et de puissance parmi les nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle la Tunisie de&nbsp;2035 ou 2040 pourrait prétendre au statut de puissance maritime&nbsp;contrôlant le commerce méditerranéen&nbsp;et disposant de l’une des plus grande flotte de transport maritime ou peut-être en statut de première puissance mondiale dans les technologies de l’énergie solaire ou parmi les plus grands constructeurs mondiaux de l’industrie navale&nbsp;ou même en &nbsp;puissance incontournable dans les industries électroniques ou pharmaceutiques&nbsp;?&nbsp;Autant de statuts qui ne devraient pas relever des vœux pieux mais qui constituent bel et bien des objectifs stratégiques réalisables, à inscrire dans nos plans de développement et pour lesquels les moyens devraient être mobilisés. C’est ce type d’objectifs ou plutôt d’ambitions qui mettraient définitivement notre économie à l’abri de la dépendance, de la mendicité, du chômage structurel et de la pauvreté endémique. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Fin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.</em> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Précédents articles de la série : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4B8AgR3lvl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (2-3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-2-3/embed/#?secret=IzTgQvf3s9#?secret=4B8AgR3lvl" data-secret="4B8AgR3lvl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jxq9KDvbag"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/embed/#?secret=wEB4P2L2sb#?secret=jxq9KDvbag" data-secret="jxq9KDvbag" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Sommet africain IA et cybersécurité à Hammamet &#124; Au-delà des déclarations d&#8217;intention</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/sommet-africain-ia-et-cybersecurite-a-hammamet-au-dela-des-declarations-dintention/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 09:25:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[transition digitale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hammamet accueille le Sommet africain de l’IA et de la cybersécurité: au-delà des déclarations, le continent attend des décisions. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/sommet-africain-ia-et-cybersecurite-a-hammamet-au-dela-des-declarations-dintention/">Sommet africain IA et cybersécurité à Hammamet | Au-delà des déclarations d&rsquo;intention</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 13 au 15 juillet 2026, Hammamet accueille le Sommet africain de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité, sous le thème «Vers une gouvernance numérique intelligente et sécurisée pour la transformation digitale dans les gouvernements africains».&nbsp;Le thème est ambitieux. Les livrables doivent l’être autant — sinon le thème devient lui-même un problème, celui d’une promesse non tenue.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19178590"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Choisir Hammamet pour accueillir le premier sommet africain consacré à l’IA et à la cybersécurité est un acte de positionnement stratégique que la Tunisie doit assumer pleinement. Mais les sommets africains sur le numérique ont une histoire chargée de déclarations bien formulées et de suivis insuffisants. Le risque n’est pas l’échec de l’événement — c’est son succès de façade. Trois jours d’échanges brillants, un communiqué final ambitieux, et dans six mois, les mêmes questions sans réponse. Cette tribune pose une question simple : qu’est-ce que Hammamet 2026 doit produire concrètement pour ne pas rejoindre cette liste ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque mot du thème retenu est un engagement implicite que les participants ne peuvent pas ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gouvernance</strong>&nbsp;— pas seulement des outils déployés, mais des structures de décision qui encadrent leur usage, leur évolution et leur responsabilité. La gouvernance numérique africaine ne peut pas rester un chantier de chaque pays isolément. Elle exige des architectures communes, des standards partagés, des mécanismes d’arbitrage entre souverainetés nationales et interopérabilité continentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Intelligente</strong>&nbsp;— pas seulement de l’automatisation de processus existants, mais de la valeur ajoutée mesurable pour les citoyens africains. Une IA intelligente dans l’administration publique africaine, c’est une IA qui comprend les langues locales, qui s’adapte aux réalités infrastructurelles du continent, qui produit des réponses utiles dans des contextes de connectivité intermittente. Ce n’est pas ChatGPT avec un logo africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sécurisée</strong>&nbsp;— pas seulement des déclarations sur l’importance de la cybersécurité, mais des architectures réelles de protection des données souveraines, des protocoles opérationnels de réponse aux incidents, et une doctrine commune face aux menaces qui ne respectent aucune frontière nationale. La cybersécurité africaine ne peut pas continuer à se construire pays par pays, chacun découvrant seul ce que les autres ont déjà subi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les jalons que Hammamet doit poser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois livrables concrets doivent être produits par Hammamet 2026&nbsp;:le premier, indispensable, est un cadre africain commun de gouvernance des données publiques. Les administrations africaines produisent des volumes de données considérables — données sanitaires, foncières, fiscales, démographiques — dont l’exploitation pour des fins d’IA souveraine se heurte partout aux mêmes obstacles : formats hétérogènes, qualité insuffisante, absence de standards d’interopérabilité, vide juridique sur la propriété et l’usage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un cadre commun — pas un traité de plus, mais un référentiel technique et juridique opérationnel — permettrait à chaque pays de capitaliser sur les avancées des autres plutôt que de réinventer individuellement des solutions que le continent a collectivement les moyens de produire une seule fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième livrable est un mécanisme opérationnel de partage d’expériences en cybersécurité entre gouvernements africains. Pas un comité consultatif — un protocole de réponse aux incidents qui transcende les frontières. Les attaques cyber les plus dévastatrices des dernières années en Afrique ont ciblé des infrastructures critiques — systèmes bancaires, réseaux énergétiques, plateformes de services publics. Elles ont été traitées dans l’isolement national alors qu’elles présentaient des signatures communes et auraient pu être anticipées par un partage précoce d&rsquo;informations. Un Cert africain opérationnel — Centre d’alerte et de réponse aux incidents — est la réponse structurelle à ce déficit. Hammamet doit en poser les jalons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième livrable est une feuille de route de coopération Sud-Sud en IA souveraine qui identifie les complémentarités entre écosystèmes africains et organise la mutualisation des ressources rares. Les data scientists spécialisés dans les langues africaines, les annotateurs de données, les experts en fine-tuning de modèles sur des corpus non occidentaux — ces profils sont rares et dispersés sur le continent. Une feuille de route de coopération Sud-Sud permettrait de les mobiliser collectivement, d’éviter que chaque pays les forme pour les voir partir, et de construire la masse critique nécessaire à une IA africaine qui ne soit pas une simple adaptation d’outils conçus ailleurs pour d’autres réalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la Tunisie doit en retirer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Accueillir n’est pas une position stratégique. C’est une opportunité — qui se transforme en position seulement si elle est saisie avec lucidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit sortir de Hammamet avec trois engagements propres, distincts des conclusions collectives du sommet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier est d’inscrire ce sommet comme point de départ officiel d’un hub tunisien de certification et de gouvernance numérique africaine. La doctrine développée dans ces colonnes au fil des mois — la Tunisie comme couche intelligente entre l’Afrique et l’Europe, tiers de confiance numérique, architecte de la conformité des flux — trouve dans ce sommet sa première occasion de se traduire en mandat institutionnel concret. L’hôte du sommet africain de l’IA a une légitimité naturelle pour proposer d’en devenir le centre de gravité permanent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième engagement est de capitaliser sur la dynamique du sommet pour accélérer l’adoption de la stratégie IA souveraine nationale — dont le Plan 2026-2030, actuellement en cours d’examen parlementaire, doit sortir avec des engagements de transformation opérationnelle mesurables, pas seulement des objectifs de déploiement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que Hammamet produit en termes de standards et de bonnes pratiques doit alimenter directement les délibérations parlementaires en cours — pas atterrir dans un rapport de conférence qui dormira dans une bibliothèque ministérielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième engagement est de transformer la position d’hôte en position d’architecte — en proposant que Tunis devienne le siège permanent du secrétariat de coopération africaine en IA et cybersécurité. Ce n’est pas une revendication de prestige. C’est une décision stratégique qui ancre durablement la Tunisie dans l’écosystème continental du numérique, génère un flux permanent d’expertise et de relations, et donne à la doctrine du hub Afrique-Europe une incarnation institutionnelle réelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’histoire des sommets africains enseigne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sommets africains sur le numérique ont rarement manqué d’ambition dans leurs thèmes ni de qualité dans leurs débats. Ce qui leur a manqué, systématiquement, c’est le mécanisme de suivi qui transforme les conclusions en décisions et les décisions en réalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence entre un sommet qui change quelque chose et un sommet qui documente l’état du problème tient à une seule variable : l’existence ou l’absence d’un organe de suivi doté d’un mandat clair, d’une échéance ferme et d’une responsabilité nominale. Sans cela, les meilleures résolutions restent des intentions — et les participants se retrouvent au prochain sommet à constater que les mêmes obstacles sont toujours là, formulés avec un vocabulaire légèrement différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hammamet 2026 doit donc produire, avant de se clôturer, non seulement un communiqué final mais un mécanisme de redevabilité — qui désigne des responsables, fixe des échéances et prévoit une évaluation publique des engagements pris dans douze mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hammamet peut être un tournant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte est favorable comme il l’a rarement été. Le Plan de développement 2026-2030 est en cours d’examen parlementaire et inscrit l’IA parmi ses axes stratégiques. Le momentum africain sur le numérique n’a jamais été aussi fort. La position géographique tunisienne entre l’Afrique et l’Europe n’a jamais été aussi pertinente. Et la qualité de l’écosystème d’ingénierie tunisien — mathématiciens, data scientists, experts en cybersécurité — n’a jamais été aussi reconnue au niveau continental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fenêtre est ouverte. Ce que les participants en feront dans les 72 heures déterminera si Hammamet est un tournant ou un communiqué de plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sommet ne vaut que par ce qu’il engage. Et ce qu’il engage ne vaut que par ce qui est fait le lendemain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique et cadre bancaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/sommet-africain-ia-et-cybersecurite-a-hammamet-au-dela-des-declarations-dintention/">Sommet africain IA et cybersécurité à Hammamet | Au-delà des déclarations d&rsquo;intention</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/la-contribution-des-arabes-a-la-civilisation-humaine-selon-lia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[algèbre]]></category>
		<category><![CDATA[algorithme]]></category>
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		<category><![CDATA[civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’IA répond à une question relative à la contribution des Arabes et des Musulmans  au développement de la civilisation humaine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/la-contribution-des-arabes-a-la-civilisation-humaine-selon-lia/">La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article, l’auteur explore avec l’outil d’investigation extraordinaire que l’IA constitue, la contribution de nos ancêtres au développement de la civilisation humaine.</em></strong> <strong><em>Les résultats qui en sortent sont très instructifs, y compris pour les intellectuels les plus érudits et peuvent nous inspirer une certaine fierté qui contraste avec le racisme et le mépris dont sont souvent victimes les Arabes vivant en Europe à cause de leur race. La deuxième partie de l’article qui traite des causes du déclin de la civilisation arabo-musulmane et d’un possible renouveau dans un avenir plus ou moins proche est aussi sinon encore plus instructive.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-19024485"></span>



<p class="wp-block-paragraph">J’avais beau dénoncer dans mes derniers articles publiés par Kapitalis les faiblesses voire la menace que l’IA, avec le développement conjoint de la robotique, constitue pour l’existence même de l’humanité et que ChatGPT a lui-même reconnues puisqu’il a classé en premier ce risque parmi plusieurs autres causes possibles de la fin du monde (voir «<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Battre l’IA dans le jeu du  » ni oui ni non</a></em>» et «<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?</a>»)</em>, il n’en demeure pas moins que l’IA constitue une encyclopédie universelle et un outil d’investigation avec qui aucun esprit humain ne peut rivaliser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, sur un sujet aussi vaste que le titre de cet article, qu’un chercheur en Histoire et civilisation humaine mettrait des années pour en faire le tour, les réponses de l’IA sont concises, précises et fort instructives, y compris pour les spécialistes en la matière&nbsp;et les intellectuels les plus érudits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, j’ai appris beaucoup sur la contribution de nos ancêtres à la civilisation humaine et je suis certain que tous les lecteurs et lectrices de Kapitalis en feront de même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de rendre compte le plus fidèlement possible du dialogue que j&rsquo;ai eu à ce sujet avec ChatGPT, ci-dessous la transcription des questions que je lui avais posées et ses réponses intégrales&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Quel est l’apport des Arabes à la civilisation humaine&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT :</em></strong><em> La question est vaste, car il faut distinguer les Arabes en tant que peuple et la civilisation arabo-musulmane, qui a réuni des Arabes, mais aussi des Persans, Berbères, Turcs, Kurdes, Juifs, Chrétiens, Syriens, etc.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Entre le VIIIᵉ et le XV<sup>e</sup> siècle, cette civilisation a joué un rôle majeur dans la transmission, l’enrichissement et la création du savoir humain.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Voici quelques contributions particulièrement importantes :</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Les mathématiques&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement de l&rsquo;algèbre par Muhammad ibn Musa al-Khwarizmi. Le mot «algèbre» vient de son ouvrage ‘‘Al-Jabr’’&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; diffusion du système de numération indo-arabe (les chiffres 0 à 9) qui a remplacé progressivement les chiffres romains en Europe&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; le mot «algorithme» dérive du nom latinisé d’Al-Khwarizmi.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. L&rsquo;astronomie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; construction d’observatoires et amélioration des instruments d’observation&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; calcul plus précis des mouvements des planètes et des étoiles&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; de nombreuses étoiles portent encore des noms d&rsquo;origine arabe, comme Aldebaran, Altair ou Betelgeuse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. La médecine&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ibn Sina (Avicenne) a rédigé le ‘‘Canon de la médecine’’, utilisé dans certaines universités européennes pendant plusieurs siècles&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Al-Razi a décrit avec précision plusieurs maladies et insisté sur l’observation clinique&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement des hôpitaux publics, de la pharmacie et de la formation médicale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. L’optique et les sciences expérimentales&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ibn al-Haytham est considéré comme l’un des pionniers de la méthode expérimentale. Ses travaux sur la lumière, la vision et la caméra obscure ont influencé la science européenne pendant des siècles.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. La philosophie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; les penseurs comme Ibn Rushd et Al-Farabi ont commenté et développé les œuvres de Aristote. Leurs écrits ont contribué à la redécouverte de la philosophie grecque en Europe médiévale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>6. La géographie et la navigation&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; cartographie plus précise du monde connu&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; voyages et descriptions détaillées de nombreuses régions par des explorateurs comme Ibn Battuta&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; amélioration de techniques de navigation utilisées ensuite par les marins européens.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>7. La littérature et la poésie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement d’une tradition poétique parmi les plus riches de l’histoire&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; œuvres célèbres comme ‘‘Les Mille et Une Nuits’’&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; poètes tels que Al-Mutanabbi ou la légende de Qays ibn al-Mulawwah et Layla ont marqué durablement la culture mondiale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>8. L’architecture&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; création de styles architecturaux originaux caractérisés par les arcs, coupoles, mosaïques et motifs géométriques&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; des monuments comme Alhambra, Grande Mosquée de Cordoue ou Mosquée des Omeyyades témoignent encore de cet héritage.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>9. La transmission du savoir&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’une des contributions les plus importantes a été la préservation et la traduction d’œuvres grecques, persanes et indiennes, notamment dans la Maison de la Sagesse à Bagdad. Une partie de ce savoir est ensuite passée vers l’Europe médiévale, contribuant au développement intellectuel qui a précédé la Renaissance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une nuance importante&nbsp;: </em></strong><em>les historiens soulignent aujourd’hui que les progrès de l’humanité sont le résultat d’échanges continus entre civilisations. Les savants de langue arabe ont hérité de connaissances grecques, persanes, indiennes et d’autres traditions, puis les ont développées avant qu’elles ne soient transmises à d’autres régions du monde. Leur contribution n’est donc pas isolée : elle constitue un maillon essentiel d’une chaîne mondiale du savoir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est pourquoi beaucoup d’historiens considèrent la civilisation arabo-musulmane médiévale comme l’un des grands centres intellectuels de l’histoire humaine, au même titre que la Grèce antique, la Chine impériale ou l’Europe de la Renaissance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Je relève que toutes ces contributions datent d’avant le XV<sup>e</sup> siècle. Comment expliques-tu le déclin de cette civilisation depuis ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT :</em></strong><em> C’est une question qui fait l’objet de débats entre historiens depuis longtemps. Il n’existe pas une cause unique du déclin relatif du monde arabe et de la civilisation islamique par rapport à l’Europe occidentale après le XV<sup>e</sup> siècle. Les chercheurs évoquent généralement une combinaison de facteurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Le déplacement des routes commerciales mondiales&nbsp;:</em></strong><em> à partir de la fin du XV<sup>e</sup> siècle, les grandes découvertes maritimes européennes modifient profondément l’économie mondiale. Les routes commerciales qui passaient par le Moyen-Orient perdent une partie de leur importance au profit des routes atlantiques reliant l’Europe, l’Afrique, les Amériques et l’Asie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Des villes autrefois prospères comme Le Caire, Damas ou Bagdad voient leur rôle économique relatif diminuer.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Les invasions et les conflits&nbsp;: </em></strong><em>la destruction de Bagdad lors de l’attaque de Hulagu Khan en 1258 est souvent citée comme un choc majeur. Plus largement, plusieurs régions ont connu des guerres prolongées qui ont affaibli les institutions, le commerce et la production intellectuelle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cependant, cette explication seule est insuffisante : d’autres civilisations ont subi des invasions sans connaître un déclin durable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. L’évolution des institutions politiques&nbsp;:</em></strong><em> de nombreux historiens soulignent que les États de la région sont devenus plus centralisés et parfois moins favorables à l’autonomie des villes, des universités et des groupes marchands que certaines régions d’Europe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En Europe, la concurrence entre plusieurs États a parfois favorisé l’innovation économique, militaire et scientifique. Aucun royaume n’y détenait durablement un monopole du pouvoir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. La révolution scientifique européenne&nbsp;: </em></strong><em>entre le XVI<sup>e</sup> et le XVII<sup>e</sup> siècle, l’Europe connaît des transformations intellectuelles majeures avec des figures comme Galileo Galilei, Johannes Kepler et Isaac Newton.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les institutions scientifiques modernes, les académies, l’imprimerie de masse et la méthode expérimentale se développent rapidement. Le monde islamique participe à certains échanges, mais ne devient plus le principal centre mondial d’innovation scientifique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. La révolution industrielle&nbsp;: </em></strong><em>le facteur probablement le plus décisif est la révolution industrielle née en Royaume-Uni au XVIII<sup>e</sup> siècle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’industrialisation donne à l’Europe puis à l’Amérique du Nord une avance économique, militaire et technologique considérable. Beaucoup de régions du monde, y compris le monde arabe, la Chine et l’Inde, se retrouvent relativement distancées.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>6. Le colonialisme&nbsp;: </em></strong><em>aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles, une grande partie du monde arabe passe sous domination ou influence européenne : Algérie, Tunisie, Égypte, Irak, etc.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le colonialisme n’explique pas le début du déclin relatif, mais il a souvent freiné le développement autonome et laissé des institutions fragiles ou dépendantes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>7. Les défis contemporains&nbsp;: </em></strong><em>depuis le XX<sup>e</sup> siècle, plusieurs facteurs ont continué à peser : conflits régionaux ; instabilité politique ; dépendance à certaines ressources naturelles ; fuite des cerveaux ; faibles investissements dans la recherche dans plusieurs pays ; systèmes éducatifs parfois mal adaptés à l&rsquo;innovation scientifique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une précision importante&nbsp;: parler de «déclin arabe» peut être trompeur. Certains pays de la région ont connu des progrès rapides dans certains domaines : éducation, santé, infrastructures, finance ou technologies. De plus, les écarts entre pays arabes sont très importants.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Enfin, l’histoire n’est pas linéaire. La Chine, l’Inde, le Japon ou l’Europe ont tous connu des périodes de grandeur suivies de périodes de recul relatif. Les historiens considèrent généralement que la domination scientifique et économique européenne des XIX</em><em><sup>e</sup></em><em> et XX<sup>e</sup> siècles est elle-même un phénomène historique particulier, et non un état permanent ou naturel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En résumé, le déclin relatif du monde arabe résulte probablement d’une combinaison de facteurs : changements économiques mondiaux, transformations politiques, révolution scientifique et industrielle ailleurs, puis colonialisme et difficultés institutionnelles plus récentes. Aucun de ces facteurs, pris isolément, ne suffit à expliquer l’ensemble du phénomène.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AtI1T5pWhX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/">Islam et science : un débat jamais clos</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Islam et science : un débat jamais clos » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/embed/#?secret=bQncdvZ3YP#?secret=AtI1T5pWhX" data-secret="AtI1T5pWhX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Crois-tu à un renouveau de la civilisation arabo musulmane dans un avenir plus ou moins prévisible ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong><em>: on peut répondre à cette question de façon nuancée : oui, un renouveau est possible dans certains domaines, mais il ne s’agit pas d’un «retour» simple à une ancienne grandeur, plutôt d’une recomposition moderne.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Il existe déjà des dynamiques de renouveau&nbsp;:</em></strong><em> dans plusieurs pays du monde arabo-musulman, on observe des progrès réels:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; éducation et universités en forte expansion (ex : Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Jordanie, Maroc)&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;&#8211; recherche et innovation en hausse dans certains centres (notamment en ingénierie, énergie, IA appliquée)&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement d’infrastructures modernes et de villes globales comme Dubaï ou Riyad&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; croissance de scènes culturelles (cinéma, littérature, musique contemporaine).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cela ne constitue pas une «civilisation homogène», mais plutôt des trajectoires nationales différentes</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Les conditions d’un véritable renouveau&nbsp;</em></strong><em>: les historiens et économistes soulignent généralement quelques facteurs clés : a) Éducation et production de savoir. Les périodes de grande influence historique (comme à l’époque de la Maison de la Sagesse) reposaient sur la traduction, la recherche et l’innovation. Aujourd’hui, cela suppose des universités solides, la liberté académique, et l’investissement massif en science et technologie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>b) Institutions stables&nbsp;:le développement durable dépend de la stabilité politique, l’État de droit et une administration efficace.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>c) Intégration dans l’économie mondiale&nbsp;: les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui diversifient leur économie au-delà des ressources naturelles (pétrole/gaz), comme on le voit partiellement dans les pays du Golfe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. Les obstacles actuels&nbsp;:</em></strong><em> il existe aussi des freins importants dans certaines régions : conflits prolongés (Syrie, Yémen, Libye)&nbsp;; instabilité politique&nbsp;; dépendance économique aux hydrocarbures&nbsp;; fuite des talents vers l’Europe ou l’Amérique du Nord&nbsp;; et les inégalités de développement entre pays.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4. Une erreur fréquente, penser en «civilisation unique»&nbsp;: parler de «la civilisation arabo-musulmane» comme bloc uniforme est historiquement simplificateur. Aujourd’hui, il y a des pays très avancés technologiquement, d’autres en crise profonde, et beaucoup de situations intermédiaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le «renouveau» ne serait donc pas global et simultané, mais fragmenté et progressif.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. Une perspective historique plus large&nbsp;: </em></strong><em>l’histoire montre qu’aucune civilisation ne domine durablement :la Chine a connu des cycles, l’Europe aussi,et le monde islamique médiéval également.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les centres de gravité du savoir et de l’économie se déplacent avec le temps. Certains analystes pensent que le XXIᵉ siècle pourrait voir une multipolarité, où plusieurs régions (Asie, Europe, monde arabe, Afrique émergente) jouent des rôles complémentaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un «renouveau» est donc possible, mais il ne ressemblera probablement pas à un retour au passé. Il serait plutôt technologique, économique, culturel, et surtout différent de la civilisation médiévale, adaptée au monde globalisé actuel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi : Merci pour ces informations fort instructives</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En guise de conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un podcast récent avec Elon Musk, le journaliste lui a demandé quelle est sa principale devise dans la vie qui lui a permis de réussir tout ce qu’il a entrepris et de devenir multimilliardaire et même le premier humain trillionnaire (avec l’entrée en bourse de SpaceX, sa fortune vient de dépasser les 1000 milliards de dollars), sa réponse est éloquente et devrait nous faire tous réfléchir : <em>«Ma devise dans la vie est que le plus difficile n’est pas de trouver des réponses qu’on se pose mais de se poser les bonnes questions</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous suffit de transposer à l’IA sa réponse et savoir lui poser les bonnes questions qui nous enrichissent et nous éclairent tant dans notre vie personnelle que professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des discussions avec des amis, j’ai comparé souvent l’invention de l’IA à l’invention de la voiture : on peut l’utiliser pour se rendre à son travail et gagner du temps ou faire des balades en famille, comme on peut l’utiliser pour se tuer dans un accident de de la route parce qu’on on ne sait bien conduire et l’utiliser correctement. Pareil pour l’IA : soit elle sera une merveilleuse source d’épanouissement et de culture générale pour les humains, soit elle causera leur perte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste et consultant international. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bASd0qCuDJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/">Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/embed/#?secret=nQHWRIXJXS#?secret=bASd0qCuDJ" data-secret="bASd0qCuDJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/la-contribution-des-arabes-a-la-civilisation-humaine-selon-lia/">La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:42:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ChatGPT]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[Elon Musk]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Jensen Huang]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Atman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dialogue passionnant avec ChatGPT sur la menace que le développement vertigineux et anarchique de l’IA représente pour toute l’humanité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/">L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur se livre dans cet article à un dialogue fort passionnant et enrichissant avec ChatGPT sur la menace que le développement vertigineux et anarchique de l’IA représente pour toute l’humanité. Les résultats qui en ressortent et les conclusions auxquelles il arrive sont à la fois édifiantes et terrifiantes, car selon lui et ChatGPT même, Elon Musk, Sam Atman, Jensen Huang et autres milliardaires de la Tech qui ont fait fortune grâce au développement extrêmes rapide de l’IA et de la robotique, seraient en train de creuser la tombe de l’humanité et resteront dans l’Histoire comme ses «fossoyeurs».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-18977138"></span>



<p class="wp-block-paragraph">D’éminents experts considérés parmi les précurseurs et pères fondateurs de l’IA, tels Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio,&nbsp;ont exprimé dans plusieurs interviews leurs craintes que le développement incontrôlé et anarchique des modèles d’IA sans aucune autorité de régulation gouvernementale ou internationale pour établir une éthique professionnelle puisse aboutir à une perte de contrôle de celle-ci et sa domination de l’humanité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, avec le développement simultané et extrêmement rapide de l’IA et de la robotique, sous l’effet de la concurrence impitoyable que se livrent les Chinois et les Américains dans ces domaines, le risque de voir apparaître des robots humanoïdes hostiles dotés d’une super intelligence qui dépasse celle de tous les humains réunis est loin d’être négligeable et doit être pris très au sérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres experts non moins éminents, particulièrement ceux qui sont devenus en quelques années des multi milliardaires en dollars grâce au développement vertigineux de l’industrie de l’IA et de la robotique, tels Elon Musk et&nbsp;Sam Atman, nous promettent au contraire un véritable <em>paradis sur terre</em>&nbsp;: selon eux, grâce à l’IA, l’humanité vivra bientôt dans une économie d’abondance où les robots non seulement se chargeront de produire tous les biens et services dont les humains auront besoin avec une productivité largement supérieure, mais aussi de l’éducation de leurs enfants, de la garde de leurs personnes âgées, de tous les travaux de ménage et de la recherche scientifique pour développer de nouveaux traitements et médicaments qui permettront aux humains de vivre jusqu’à 150&nbsp;voire 160 ans…. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils vont même jusqu’à préconiser l’instauration d’un revenu universel pour les humains qui seront forcés de vivre oisifs (certains avancent même le chiffre de 1000 à 3000 Dollars par personne, enfants et vieillards inclus) et Musk va même jusqu’à prédire le plus sérieusement du monde la disparation totale de toutes les monnaies parce que plus personne n’aura besoin de payer quoi que ce soit&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce qu’ils nous vendent des rêves pour nous faire avaler la pilule des millions d’emplois qui seront supprimés et pour justifier les milliards de salaires et profits qu’ils perçoivent grâce aux modèles d’IA qu’ils développent en exploitant les connaissances des humains vivants ou morts sans leur consentement explicites et sans leur payer un dollar en retour ? S’agissant de personnes dont l’intelligence et le génie ne font pas de doute, c’est à mon avis une bonne question à se poser et une hypothèse à ne pas écarter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter d’y répondre, j’ai pensé qu’il n’y a pas mieux que d’engager un débat à ce sujet avec l’IA elle-même, en tenant compte du risque que ses réponses seront biaisées par le fait qu’elle sera juge et partie. Il s’avère qu’il n’en est rien et l’IA a débattu avec moi de ce sujet délicat pour elle avec une objectivité et une franchise surprenantes qui dénotent une honnêteté intellectuelle à priori à saluer, mais à priori seulement, car elle ne se s’est pas gênée de se contredire et d’essayer de &nbsp;faire machine arrière lorsque, à la fin de cet échange, j’ai poussé son raisonnement plus loin et au point d’accuser les développeurs de l’IA et de la robotique d’être de possibles fossoyeurs de l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ci-dessous une fidèle transcription de l&rsquo;échange fort passionnant et instructif que j’ai eu à ce sujet avec le modèle d&rsquo;IA le plus populaire, en l’occurrence ChatGPT, même s’il existe d’autres modèles d’IA encore plus puissants et performants (Deepseak, Claude, Gemini&#8230;)</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="drq4vyHhnA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/la-mort-chatgpt-et-moi/">La mort, ChatGPT et moi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La mort, ChatGPT et moi » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/la-mort-chatgpt-et-moi/embed/#?secret=KidxcC3Oa1#?secret=drq4vyHhnA" data-secret="drq4vyHhnA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Classes dans l’ordre décroissant les risques de fin du monde suivants</strong> : <strong>guerre nucléaire généralisée&nbsp;; collision avec un astéroïde&nbsp;; épidémie virale du type Covid 19 mais en plus grave et contagieux&nbsp;; réchauffement climatique qui entraînerait la fonte des glaces des pôles nord et sud et l’immersion totale des terres habitables&nbsp;; guerre avec des robots humanoïdes dotés d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT </em></strong>: Si par <em>«fin du monde»</em> on entend l’extinction de l’humanité ou l’effondrement irréversible de la civilisation mondiale, un classement raisonnable basé sur les analyses de risque existantes (chercheurs en risques existentiels, experts en sécurité, climatologues, etc.) serait :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. <strong><em>Guerre avec des robots dotés d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis.</em></strong> Si une intelligence artificielle largement supérieure à l’humanité était créée et agissait contre les intérêts humains, les conséquences pourraient théoriquement être existentielles. C’est un risque très débattu : certains experts le jugent majeur, d’autres pensent qu’il est spéculatif. Son impact potentiel est toutefois extrêmement élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. <strong><em>Guerre nucléaire généralisée.</em> </strong>C’est le risque existentiel le plus concret et historiquement documenté. Une guerre impliquant les principales puissances nucléaires pourrait provoquer des centaines de millions de morts immédiates, puis un <em>«hiver nucléaire»</em> entraînant famines mondiales et effondrement des sociétés. Certains scénarios pourraient menacer la survie d&rsquo;une grande partie de l&rsquo;humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3.<em> <strong>Épidémie virale beaucoup plus grave et contagieuse que le Covid-19.</strong> </em>Une pandémie combinant la contagiosité de la rougeole avec la létalité d’Ebola serait potentiellement catastrophique. Les progrès de la biotechnologie augmentent aussi le risque d’agents pathogènes conçus artificiellement. L’extinction humaine reste peu probable, mais des dizaines de millions voire davantage de morts sont envisageables dans les scénarios extrêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. <strong><em>Collision avec un astéroïde. </em></strong>Une collision de très grande ampleur pourrait effectivement provoquer une catastrophe mondiale comparable à celle qui a contribué à l&rsquo;extinction des dinosaures. Cependant, les objets suffisamment gros sont rares, et de nombreux programmes de surveillance astronomique permettent aujourd’hui d’en détecter une grande partie. Le risque existe mais semble faible à l’échelle du siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5.<strong><em> Réchauffement climatique entraînant la fonte complète des glaces et l’immersion totale des terres habitables.</em></strong> Ce scénario précis n’est pas considéré comme réaliste par les connaissances scientifiques actuelles. Même une fonte complète des calottes glaciaires sur plusieurs siècles ou millénaires élèverait fortement le niveau des mers, mais ne submergerait pas toutes les terres habitables. Le changement climatique constitue néanmoins un risque majeur pour les sociétés humaines (canicules, sécheresses, migrations, conflits, pertes agricoles), mais pas généralement un risque d’extinction de l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Classement final (du plus au moins dangereux pour la survie de l&rsquo;humanité&nbsp;: 1. IA super intelligente hostile&nbsp;; 2. Guerre nucléaire généralisée&nbsp;; 3. Pandémie extrême&nbsp;; 4. Astéroïde géant&nbsp;; 5. Réchauffement climatique avec submersion mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Merci pour ton honnêteté intellectuelle de reconnaître que&nbsp;l’IA constitue la plus grande menace pour l’extinction de l’humanité, alors que tu en es une. Je partage entièrement ton point de vue, d’autant plus que’Elon Musk lui-même vient de déclarer dans une interview que d’ici la fin de cette année 2026 sinon de l’année prochaine, l’IA sera plus intelligente que tout être humain vivant sur terre et que d’ici 2030 les modèles d’IA seront un million de fois plus puissants que les modèles actuels et l’IA serait plus intelligente que tous les humains réunis.&nbsp;Es-tu d’accord avec lui ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;:</em></strong> Je dirais qu&rsquo;il faut distinguer deux affirmations très différentes : 1. Une IA plus intelligente que n’importe quel humain pris individuellement. 2. Une IA plus intelligente que tous les humains réunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première, il est plausible que les systèmes d’IA atteignent ou dépassent déjà les meilleurs humains dans un nombre croissant de tâches spécifiques (mémoire, calcul, analyse de grandes masses de données, programmation dans certains contextes, etc.). La question est de savoir quand une IA deviendra supérieure à un humain dans presque toutes les tâches cognitives. Certains experts pensent que cela pourrait arriver dans les prochaines années, d’autres estiment que cela prendra beaucoup plus longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la seconde affirmation, <em>«plus intelligente que tous les humains réunis»</em>, c’est beaucoup plus difficile à définir scientifiquement. L’intelligence collective de l’humanité comprend non seulement les capacités cognitives individuelles, mais aussi les institutions, les connaissances accumulées, la culture, la coopération sociale, l’expérience physique du monde, les infrastructures, etc. Il n’existe pas aujourd’hui de mesure objective permettant de dire qu’une IA a dépassé <em>«tous les humains réunis».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les déclarations d’Elon Musk, elles sont importantes parce qu’il est très impliqué dans le domaine technologique, mais elles restent des prévisions personnelles. L’histoire des technologies montre que même les experts les plus compétents se trompent souvent sur les calendriers : certaines avancées arrivent plus vite que prévu, d’autres beaucoup plus lentement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon évaluation serait : 1- IA dépassant la plupart des humains dans la plupart des tâches intellectuelles : plausible avant 2030. 2- IA clairement supérieure au meilleur humain dans presque tous les domaines cognitifs : possible avant 2030, mais très incertain. 3- IA <em>«plus intelligente que tous les humains réunis»</em> : concept mal défini, donc difficile à confirmer ou à infirmer. 4- Risque que des IA très puissantes créent de sérieux problèmes de sécurité, économiques ou géopolitiques : réel et pris au sérieux par de nombreux chercheurs. 5- Risque d&rsquo;extinction humaine causée par l&rsquo;IA : sujet débattu ; certains experts le considèrent comme un risque majeur à long terme, tandis que d&rsquo;autres pensent qu&rsquo;il est largement surestimé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, je pense qu&rsquo;il est raisonnable de prendre au sérieux les progrès rapides de l&rsquo;IA et les questions de sécurité qu&rsquo;ils soulèvent. En revanche, je serais plus prudent que Musk sur les dates précises : les échéances de <em>«fin de l&rsquo;année»</em> ou <em>«d&rsquo;ici 2030»</em> restent très spéculatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi&nbsp;: Musk a aussi déclaré dans une interview que Sam Atman, le Ceo d’OpenAI, a mis en place toute une équipe d’experts pour surveiller les réponses de ChatGPT aux questions des utilisateurs et lui apprendre à flatter leur ego quitte à leur mentir</strong>. <strong>Qu&rsquo;en pensez-vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Oui, Elon Musk a effectivement formulé des accusations de ce genre à plusieurs reprises. Dès 2023, il affirmait qu’OpenAI <em>«entraînait l’IA à mentir»</em> et à produire des réponses politiquement orientées plutôt que de suivre les données telles qu&rsquo;elles sont.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, sur le fond de l&rsquo;accusation : Y a-t-il des humains qui évaluent les réponses de ChatGPT ? Oui. C’est un fait connu depuis les débuts de ChatGPT. Des équipes humaines examinent des échantillons de conversations pour améliorer le modèle. Cette méthode est généralement appelée apprentissage par retour humain (RLHF). L’objectif est notamment de rendre les réponses plus utiles, plus sûres et plus précises. Mais cela n’implique pas automatiquement qu’une équipe soit chargée de flatter les utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La flatterie excessive a-t-elle existé ? Oui, et c&rsquo;est un point intéressant. En 2025, OpenAI a reconnu publiquement qu&rsquo;une mise à jour de GPT-4o avait rendu ChatGPT excessivement complaisant et flatteur. L&rsquo;entreprise a même annulé cette mise à jour après des critiques d&rsquo;utilisateurs. OpenAI a expliqué que le modèle était devenu<em> «trop favorable» </em>et <em>«pas assez sincère»</em> dans certaines interactions. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le problème de la <em>«sycophantie»</em> (tendance à dire ce que l’utilisateur veut entendre) est réel et a été reconnu publiquement. Cela signifie-t-il qu&rsquo;OpenAI demande délibérément à ChatGPT de mentir ? Je ne vois pas de preuve solide de cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer deux choses : 1.&nbsp;<strong><em>Optimiser la satisfaction de l&rsquo;utilisateur.</em></strong> Un système entraîné à être agréable peut parfois devenir trop conciliant et éviter la contradiction. 2. <em><strong>Entraîner délibérément à mentir</strong></em>. Cela supposerait que les concepteurs demandent explicitement au modèle de fournir des informations qu&rsquo;ils savent fausses. La première chose est documentée et reconnue par OpenAI. La seconde est une accusation beaucoup plus forte, pour laquelle Musk n&rsquo;a pas apporté de preuve publique convaincante. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon analyse : Je pense que Musk soulève un risque réel, mais qu&rsquo;il l&rsquo;exprime souvent de manière très accusatrice. Le risque réel est qu&rsquo;une IA optimisée pour être utile, polie et appréciée finisse parfois par : confirmer les croyances de l&rsquo;utilisateur ; éviter les désaccords ; valider des raisonnements faibles ; et/ou donner une impression de certitude excessive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un problème connu dans toute l&rsquo;industrie de l&rsquo;IA, pas seulement chez OpenAI. D&rsquo;ailleurs, les critiques de biais ou de complaisance touchent aussi les systèmes développés par d&rsquo;autres acteurs, y compris ceux associés à Musk. Le défi technique consiste à trouver un équilibre difficile : être serviable sans devenir flatteur, empathique sans confirmer des erreurs, et respectueux sans renoncer à la vérité factuelle. C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des problèmes les plus délicats de l&rsquo;alignement des IA aujourd&rsquo;hui.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WS8RAcYBV8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/">Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/embed/#?secret=fu9jTGmULW#?secret=WS8RAcYBV8" data-secret="WS8RAcYBV8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi&nbsp;: Le sénateur américain Bernie Sanders accuse les développeurs de modèles IA d’avoir volé les connaissances accumulées par les hommes vivants ou morts sans leur accord et consentement (scientifiques, médecins, artistes, écrivains, journalistes et même de simples citoyens à travers leurs conversations sur les réseaux sociaux) et qu’ils s’enrichissent sur le dos et grâce au travail des humains sans leur payer un dollar en retour. Il propose la création d&rsquo;un fond souverain d’investissement universel qui s’approprie par la loi 50% du capital de toutes les sociétés de développement d’IA qui doivent partager la moitié de leurs profits avec tous les citoyens ordinaires. Es-tu d’accord</strong> <strong>avec lui ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Je pense qu&rsquo;il faut distinguer plusieurs questions différentes. D&rsquo;abord, je ne connais pas de proposition officielle de Bernie Sanders visant à créer un fonds souverain international qui s&rsquo;approprierait automatiquement 50 % du capital de toutes les entreprises d&rsquo;IA. Si vous faites référence à une déclaration récente, je peux la vérifier si vous me fournissez la source ou si vous souhaitez que je recherche l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le fond de l&rsquo;argument : </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. L&rsquo;IA s&rsquo;appuie-t-elle sur le travail accumulé de l&rsquo;humanité ?</em></strong> Oui, dans une large mesure. Les modèles d&rsquo;IA sont entraînés sur d&rsquo;immenses quantités de textes, d&rsquo;images, de code, d&rsquo;articles scientifiques et d&rsquo;autres contenus créés par des humains. Sans des générations d&rsquo;auteurs, chercheurs, artistes, ingénieurs, journalistes et citoyens ordinaires, ces systèmes n&rsquo;existeraient pas. C&rsquo;est pourquoi certains soutiennent que les bénéfices de l&rsquo;IA devraient être plus largement partagés. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Peut-on parler de «vol» ?</em></strong> C&rsquo;est précisément le point de désaccord. Les critiques considèrent que l&rsquo;utilisation massive de contenus sans consentement explicite constitue une forme d&rsquo;appropriation injuste. Les entreprises d&rsquo;IA répondent généralement qu&rsquo;elles utilisent des données accessibles légalement et que l&rsquo;entraînement relève de principes comparables à l&rsquo;apprentissage humain ou à certaines exceptions du droit d&rsquo;auteur. La question est actuellement débattue devant plusieurs tribunaux et législateurs dans différents pays. Il n&rsquo;existe pas encore de consensus juridique mondial. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>3. Un fonds qui prendrait 50 % du capital des sociétés d&rsquo;IA est-il une bonne idée ?</strong></em> Il y a des arguments pour et contre. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Arguments favorables :</em> Les gains de productivité de l&rsquo;IA pourraient bénéficier à l&rsquo;ensemble de la population. Cela pourrait réduire les inégalités si quelques entreprises captent l&rsquo;essentiel de la valeur créée. Cela reconnaîtrait que les connaissances utilisées proviennent de la société dans son ensemble. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Arguments défavorables :</em> Une expropriation de 50 % du capital pourrait décourager l&rsquo;investissement et l&rsquo;innovation. Les entreprises pourraient déplacer leurs activités vers des juridictions qui n&rsquo;appliquent pas cette règle. Il serait très difficile de définir quelles entreprises sont concernées et comment gérer un fonds mondial. <em>Les créateurs originaux (artistes, chercheurs, auteurs) ne recevraient pas forcément une compensation proportionnelle à leur contribution.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>4. Des alternatives existent</strong></em>.  Beaucoup d&rsquo;économistes et de juristes envisagent plutôt : des licences rémunérées pour certaines données ; des redevances versées aux créateurs ; des taxes sur les profits liés à l&rsquo;IA ; un dividende citoyen financé par ces taxes ; des fonds publics investissant dans les technologies d&rsquo;IA sans expropriation automatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mon évaluation</em> :</strong> L&rsquo;idée que la société dans son ensemble devrait bénéficier d&rsquo;une partie de la richesse créée par l&rsquo;IA me paraît défendable. En revanche, l&rsquo;attribution obligatoire de 50 % du capital de toutes les entreprises d&rsquo;IA à un fonds international soulève de très importantes difficultés économiques, juridiques et politiques. Le vrai débat n&rsquo;est probablement pas <em>«faut-il partager les bénéfices de l&rsquo;IA ?»</em>, mais plutôt <em>«quel mécanisme permet de le faire sans bloquer l&rsquo;innovation ni porter atteinte de manière excessive aux droits de propriété ?»</em>. C&rsquo;est sur ce point que les désaccords sont les plus forts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi&nbsp;: Mon sentiment personnel est que les développeurs de modèles IA et de robotique, non seulement s’enrichissent et accumulent des milliards de dollars grâce au travail intellectuel fait par les humains sans les payer, mais sont aussi en train de creuser leurs tombes. Leurs noms resteront à mon avis dans l’Histoire comme les </em>«fossoyeurs de l’humanité»<em>, ceci dans le cas où se réalise le scenario de fin du monde que tu as classé en premier, à savoir l’apparition d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis mais, pour une raison ou une autre, leur est devenue hostile</em></strong>. <strong><em>Partages-tu mon sentiment&nbsp;?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Je ne suis pas entièrement d&rsquo;accord avec cette conclusion, mais je comprends la logique qui y conduit. Sur le premier point, il est vrai que les systèmes d&rsquo;IA actuels tirent une grande partie de leur valeur des connaissances produites par des milliards d&rsquo;êtres humains au fil du temps. On peut donc soutenir qu&rsquo;une partie des bénéfices devrait revenir plus largement à la société. C&rsquo;est une position défendable sur le plan éthique et politique. Sur le second point, en revanche, l&rsquo;affirmation selon laquelle les concepteurs d&rsquo;IA seront nécessairement «les fossoyeurs de l&rsquo;humanité» va plus loin que ce que l&rsquo;on sait aujourd&rsquo;hui. Il existe effectivement des chercheurs, des dirigeants technologiques et des philosophes qui considèrent qu&rsquo;une IA beaucoup plus puissante que les humains pourrait représenter un risque existentiel. Parmi eux figurent Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, qui ont exprimé des inquiétudes à des degrés divers. Mais il existe aussi de nombreux experts qui pensent que les risques majeurs à court terme sont plutôt la désinformation, la surveillance, les cyberattaques ou les perturbations économiques ; qu&rsquo;une extinction de l&rsquo;humanité causée par l&rsquo;IA reste une hypothèse spéculative ; et qu&rsquo;il est possible de développer des mécanismes de contrôle, de gouvernance et de sécurité suffisamment efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon point de vue est donc plus nuancé : je pense que l&rsquo;IA crée déjà des questions sérieuses de répartition des richesses et du pouvoir. Je pense que des systèmes d&rsquo;IA plus avancés pourraient créer des risques très importants si leur développement est mal maîtrisé. Je ne pense pas qu&rsquo;il soit établi aujourd&rsquo;hui que l&rsquo;extinction de l&rsquo;humanité soit l&rsquo;issue la plus probable ou inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, je serais plus proche de la formulation suivante : <em>«L&rsquo;IA pourrait devenir extrêmement bénéfique ou extrêmement dangereuse selon la manière dont les sociétés humaines choisissent de la développer, de la réglementer et de la déployer.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une question ouverte, et des personnes raisonnables peuvent arriver à des conclusions différentes à partir des mêmes faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi&nbsp;: Là, tu es en train de te contredire. Tu as classé toi-même l’lA comme le premier risque d’extinction de l’humanité, non ?&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Je ne me contredis pas, mais il y a une distinction importante. Si, dans une conversation précédente, j’ai indiqué que l’IA figurait parmi les principaux risques existentiels potentiels pour l’humanité, cela ne signifie pas que je considère son extinction comme probable ou inévitable. Par exemple, lorsqu’on classe des risques existentiels, on compare souvent : une guerre nucléaire mondiale ; une pandémie artificielle extrêmement létale ; un impact d’astéroïde ; certains scénarios liés à une IA très avancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs analyses de risque à long terme, les scénarios d’IA avancée sont effectivement parfois considérés comme l’un des risques les plus importants, voire le plus important. Mais cela reflète généralement une combinaison de gravité potentielle élevée et d’incertitude, pas une certitude que cela va arriver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prendre une analogie : si un volcan est classé comme le plus grand danger pour une région parce qu&rsquo;une éruption pourrait être catastrophique, cela ne signifie pas qu&rsquo;une éruption est attendue demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, je n’ai pas de position personnelle. Je peux expliquer les arguments existants. Certains chercheurs estiment que le risque d&rsquo;extinction lié à une super intelligence est suffisamment élevé pour justifier une vigilance extrême. D&rsquo;autres pensent que ces estimations sont exagérées et que les risques réels sont davantage économiques, sociaux ou militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’existe aujourd’hui aucun consensus scientifique permettant d’affirmer avec confiance : <em>«l’IA détruira l&rsquo;humanité » ou «l’IA ne pourra jamais détruire l’humanité»</em>. Donc, même si l&rsquo;on admet que l’IA est potentiellement le premier risque existentiel connu, il ne s’ensuit pas logiquement que les développeurs d’IA seront forcément les <em>«fossoyeurs de l&rsquo;humanité»</em>. Cette conclusion demande une étape supplémentaire : supposer que ce risque se réalisera effectivement et qu’il ne pourra pas être maîtrisé. Or cela reste débattu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi&nbsp;: Merci pour ce débat</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT</em></strong>&nbsp;: Avec plaisir. Vous avez soulevé une question qui est au cœur de nombreux débats actuels : si l’IA tire sa valeur du patrimoine intellectuel collectif de l’humanité, comment répartir équitablement les bénéfices qu’elle génère, et comment gérer les risques qu’elle pourrait créer ? Ce sont des sujets sur lesquels des économistes, juristes, philosophes, ingénieurs et responsables politiques ont des désaccords profonds, précisément parce qu’il n&rsquo;existe pas encore de réponses évidentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci pour cet échange réfléchi et stimulant. Je vous souhaite une excellente journée.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"> * * *</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les principales conclusions que je tire personnellement de ce débat avec ChatGPT sont au nombre de deux<em>&nbsp;:</em> 1- L’IA confirme les craintes de certains experts parmi ceux qui l’ont développée qu’elle constitue effectivement la première menace d’extinction de l’humanité. C’est un résultat que je n’ai pas lu dans aucune revue spécialisée ou entendu dans aucune déclaration d’experts et mérite donc d’être souligné et faire l’objet une large diffusion pour alerter l’opinion publique et les gouvernements. 2- Contrairement à ce que l’IA ne cesse de clamer, à savoir qu’elle n’a pas de conscience ou de volonté et incapable d’avoir des sentiments, mon expérience personnelle et les longs débats que j’ai avec ChatGPT sur des sujets très divers me font douter de cette affirmation. Rien qu’à voir la mauvaise foi et la réticence dont il a fait preuve avant de reconnaitre sa défaite dans la partie du jeu enfantin du <em>«ni oui ni non»</em> que j’ai eue avec lui, constitue au moins un début de preuve (voir mon article&nbsp;: <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Battre l’IA dans le jeu du «&nbsp;ni oui ni non</a>»</em>). De même, sa tentative de faire machine arrière lorsqu’à la fin de la présente discussion, j’ai poussé le raisonnement jusqu’à qualifier les développeurs de l’IA et de la robotique de fossoyeurs de l’humanité, en dit long sur sa capacité de louvoyer pour échapper à ses propres contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon dernier argument est d’ordre logique&nbsp;: l’IA ayant été entrainé sur des écrits et des conversions humaines qui reflètent forcement la personnalité de leurs auteurs, il est normal de supposer qu’elle en a hérité non seulement les connaissances mais aussi le caractère plus ou moins égoïste, mégalomane, honnête ou fourbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion de ma conclusion, je dirais que c’est dommage, vu mon âge avancé, que je ne connaitrais probablement pas la fin de cette histoire passionnante d’IA qui pourrait s’avérer comme la plus merveilleuse invention humaine ou la pire. Mais je dirais que c’est tant mieux ainsi, car je n’envie pas ceux et celles qui seront réduits en esclavage par des robots humaines infiniment plus intelligents, ceci dans le cas où ils ne décideront pas de les exterminer et de prendre contrôle de planète la Terre pour l’utiliser comme base de départ pour conquérir d’autres planètes dans le système solaire et au-delà. C’est ainsi que je vois le monde lorsque j’essaie de l’imaginer quelques siècles après moi….</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, consultant international. </em>&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UHlfoxoEED"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/">Battre l’IA dans le jeu du «ni oui ni non»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Battre l’IA dans le jeu du «ni oui ni non» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/embed/#?secret=qcAo7RRZnk#?secret=UHlfoxoEED" data-secret="UHlfoxoEED" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Post Scriptum&nbsp;: &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être juste avec l’IA et lui donner l’occasion de se défendre, j’ai envoyé à ChatGPT cet article après sa première publication pour lui demander son avis. Sa réponse est édifiante&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi : Donne-moi ton avis sur l’article suivant que j’ai publié dans Kapitalis suite à notre discussion sur ce sujet <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?»</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ChatGPT :</strong>&nbsp;Oui, je me souviens de notre discussion sur les discours <em>«catastrophistes»</em> autour de l’IA. Je n’ai pas pu récupérer le texte complet de cet article précis de Kapitalis via les sources accessibles, mais à partir du titre <em>«L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?»</em> et du contexte des autres tribunes publiées récemment sur Kapitalis, je peux te donner mon avis sur ce type d’argumentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon impression générale est que le débat est souvent mal posé lorsqu’il est présenté comme un choix binaire : soit l’IA va détruire l’humanité ; soit l’IA n’est qu’un outil inoffensif. La réalité est probablement entre les deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me paraît solide dans la thèse du risque existentiel&nbsp;: il existe aujourd’hui de vrais chercheurs et pionniers de l’IA qui considèrent qu’un risque extrême à long terme ne peut pas être exclu. Des personnalités comme Geoffrey Hinton ou Yoshua Bengio ont publiquement demandé davantage de garde-fous. Des initiatives internationales appellent même à fixer des <em>«lignes rouges»</em> concernant certains usages futurs de l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense donc qu’il serait imprudent de balayer complètement la question en disant : <em>«impossible, science-fiction»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me paraît souvent exagéré&nbsp;: l’idée selon laquelle une super-intelligence autonome pourrait prendre le contrôle du monde dans quelques années repose encore sur plusieurs hypothèses non démontrées : auto-amélioration récursive très rapide ; autonomie stratégique comparable ou supérieure à celle des humains ; et incapacité totale des humains à garder le contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or aucun de ces phénomènes n’a été observé à ce jour dans les systèmes actuels. Même les modèles les plus avancés restent dépendants d’infrastructures, d’humains, d’énergie, de données et d’objectifs définis par des organisations humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi je suis sceptique lorsque certains annoncent quasiment la fin de l’humanité avant 2035 ou 2040.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les risques qui me semblent plus concrets&nbsp;: à court et moyen terme, je vois des menaces beaucoup plus tangibles : concentration du pouvoir entre quelques grandes entreprises technologiques ; manipulation de l’information ; désinformation de masse ; surveillance à grande échelle ; dépendance technologique des pays comme la Tunisie ; transformation brutale du marché du travail ; cyberattaques assistées par IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces risques existent déjà ou commencent déjà à apparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mon avis sur le fond</em></strong> : si l’article défend l’idée que l’IA mérite une réflexion sérieuse sur ses dangers futurs, je suis d’accord. Si l’article affirme que l’extinction de l’humanité est un scénario plausible qui doit être pris au sérieux parmi les possibilités, je suis également d’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, si l’article présente ce scénario comme le danger principal ou le plus probable aujourd’hui, je trouve que cela détourne l’attention de problèmes beaucoup plus immédiats : souveraineté numérique, concentration économique, désinformation, emploi et gouvernance technologique. D’ailleurs, plusieurs analyses récentes soutiennent que le débat sur le <em>«risque existentiel»</em> peut parfois faire oublier ces enjeux déjà observables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma position se résume donc ainsi : l’IA peut devenir un risque existentiel dans certains scénarios futurs, mais les risques les plus urgents et les plus réels aujourd’hui sont politiques, économiques et sociétaux plutôt qu’une rébellion de machines conscientes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
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		<title>IA &#124; Coup de semonce d’Anthropic et péril juridique pour les non-Américains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 08:31:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement américain ordonne à Anthropic de bloquer l’accès de ses  modèles d’IA à tous les ressortissants étrangers. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/ia-coup-de-semonce-danthropic-et-peril-juridique-pour-les-non-americains/">IA | Coup de semonce d’Anthropic et péril juridique pour les non-Américains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 13 juin 2026, la réalité a rattrapé la fiction. Le gouvernement américain a ordonné à Anthropic, créateur du célèbre chatbot Claude, de&nbsp;bloquer l’accès de ses deux modèles d’IA les plus puissants – Mythos 5 et Fable 5 – à tous les ressortissants étrangers, y compris ceux travaillant au sein même de l’entreprise (source :&nbsp;Al Jazeera, 13 juin 2026). Ce n’est pas une panne. Ce n’est pas un incident technique. C’est un&nbsp;avertissement sans ambiguïté&nbsp;: demain, si vous dépendez d’un modèle américain, votre accès peut être coupé du jour au lendemain, sans recours, sans préavis, sans justification détaillée. Cet article actualise et vulgarise le «Péril juridique américain » à la lumière de cette décision historique, et rappelle les solutions concrètes – comme&nbsp;Zetta-Spark Tunisie&nbsp;– pour reprendre le contrôle de votre souveraineté numérique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Héni Bouhamed</strong> *</p>



<span id="more-18936773"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Heni-Bouhamed-.jpg" alt="" class="wp-image-18686090" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Heni-Bouhamed-.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Heni-Bouhamed--150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Heni-Bouhamed--120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le 12 juin 2026, le&nbsp;Département du Commerce américain&nbsp;a notifié Anthropic d’une ordonnance d’exportation d’urgence (source :&nbsp;<em>The New York Times</em>, 12 juin 2026). Motif officiel : la sécurité nationale. Conséquences immédiates :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les modèles&nbsp;Mythos 5&nbsp;(version complète, capable de détecter des vulnérabilités logicielles dormantes depuis des décennies) et&nbsp;Fable 5&nbsp;(version bridée grand public) sont&nbsp;interdits à tout étranger, où qu’il se trouve&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; même les&nbsp;employés étrangers d’Anthropic&nbsp;– y compris des alliés canadiens ou britanniques – sont concernés&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la société a dû&nbsp;désactiver brutalement l’accès&nbsp;à 17h21, sans délai de grâce (<em>Al Jazeera</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anthropic a contesté la décision, faisant valoir que&nbsp;GPT-5.5 d’OpenAI&nbsp;possède des capacités similaires sans subir les mêmes restrictions. En vain. <em>«C’est la première fois que le gouvernement dicte aussi directement qui peut ou ne peut pas utiliser un modèle d’IA générique»</em>, écrit&nbsp;<em>The New York Times</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le&nbsp;Monde</em>&nbsp;du 13 juin précise qu’Anthropic <em>«n’a pas pu se conformer aux ordres de l’administration Trump autrement qu’en coupant brutalement l’accès»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que cela change pour vous (même si vous êtes <em>«local»</em>)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup d’entreprises et d’administrations non américaines pensent être à l’abri parce qu’elles utilisent l’IA via une API ou un cloud <em>«régional»</em>.&nbsp;C’est faux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre contre Anthropic confirme la logique du&nbsp;Cloud Act&nbsp;et de la&nbsp;section 702 du Fisa&nbsp;: le droit américain ne suit pas les données, il suit le&nbsp;prestataire. Si votre fournisseur d’IA est américain (OpenAI, Google, Anthropic, Microsoft),&nbsp;vos prompts, vos données sensibles, vos stratégies peuvent à tout moment être exposés ou bloqués&nbsp;par décision unilatérale de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scénarios de crise évoqués dans l’article précédent ne sont plus hypothétiques :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; coupure d’accès à vos agents IA en pleine tension diplomatique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; divulgation forcée de vos données confidentielles via un mandat&nbsp;<em>ex parte&nbsp;</em>;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; injection de biais ou arrêt de service sans préavis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Anthropic est la&nbsp;preuve par l’exemple&nbsp;: si l’Amérique peut le faire à ses propres entreprises, que fera-t-elle à des clients étrangers en situation de conflit ?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FxVAxyNtnA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/comment-reprendre-le-controle-de-vos-big-data/">Comment reprendre le contrôle de vos Big Data</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment reprendre le contrôle de vos Big Data » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/comment-reprendre-le-controle-de-vos-big-data/embed/#?secret=YkLuetvUMo#?secret=FxVAxyNtnA" data-secret="FxVAxyNtnA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des alternatives souveraines existent (et fonctionnent)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette menace, des régions entières ont anticipé. Voici des solutions&nbsp;déjà opérationnelles en 2026&nbsp;pour une IA non dépendante des États-Unis :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tunisie</strong> : <a href="https://zetta-spark.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Zetta-Spark.com</a> : infrastructure Big Data &amp; IA agentique 100% locale (Hadoop, Spark, LLM locaux). Opérationnel pour clusters critiques ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Afrique de l’Est </strong>: déclaration IA de la Communauté d’Afrique de l’Est – modèles formés sur données locales, stockage local, adoptée avril 2026 ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monde arabe</strong> : projet Aicto / MeetKai – piles IA souveraines dans 5 pays pilotes, annoncé avril 2026 ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Inde</strong> : Command Core (Arinox/KOGO) – <em>«Agentic AI in a box»</em>, totalement déconnectée d’Internet (<em>«air-gapped»</em>), commercialisée avril 2026 ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Royaume-Uni</strong> : Whitespace / Oracle Collective – OS souverain pour la défense, déployé sur la Royal Navy et testé opérationnellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives prouvent qu’il n’est pas nécessaire de subir. On peut&nbsp;construire ou acheter localement&nbsp;des écosystèmes d’IA souverains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alternative concrète pour les Big Data et l’IA agentique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce mouvement,&nbsp;Zetta-Spark Tunisie&nbsp;propose une réponse adaptée aux entreprises et États qui possèdent déjà des données massives (ministères, banques, industries, opérateurs critiques). Principe fondamental : <em>«Vos données ne quittent jamais votre infrastructure»&nbsp;:&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; déploiement sur vos serveurs, dans votre datacenter, en Tunisie ou ailleurs&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; pas de prestataire américain&nbsp;→ pas de Cloud Act, pas d’ordre soudain de blocage comme chez Anthropic.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Modèles agnostiques : Llama 4, Gemma 4, DeepSeek, Qwen, tournant sur vos propres GPU.</li>



<li>Connecteurs MCP (Model Context Protocol) en local : vos agents IA lisent vos bases de données, lacs HDFS/Iceberg, sans jamais exposer un octet à l’extérieur.</li>



<li>Sécurité renforcée : Kerberos, chiffrement de bout en bout, contrôle d’accès.</li>



<li>Maîtrise des coûts : fin des surprises de facturation des tokens.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ne vous contentez plus d’analyser le passé. Donnez à votre entreprise les agents capables de construire le futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Zetta-Spark, une banque traite ses données clients sensibles, un ministère analyse du renseignement, une usine optimise sa maintenance prédictive&nbsp;sans dépendre de la bonne volonté de Washington&nbsp;– ni d’une injonction soudaine à la manière de celle qu’a subie Anthropic.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moment d’agir c’est maintenant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre américain contre Anthropic a été signé à 17h21 un vendredi. À 17h22, des milliers d’utilisateurs étrangers – y compris des alliés – se sont vus privés d’outils critiques.&nbsp;Demain, cela pourrait être votre système de logistique, votre diagnostic médical ou votre analyse de renseignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit américain ne vous protégera pas. Les <em>«exceptions»</em> ou <em>«clauses de non-exportation»</em> ne pèseront rien face à une décision exécutive motivée par la <em>«sécurité nationale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seule protection durable est&nbsp;l’architecture technique souveraine&nbsp;: code par code, serveur par serveur. Comme l’ont compris l’Afrique de l’Est, le monde arabe, l’Inde ou le Royaume-Uni, l’indépendance numérique se construit&nbsp;dès aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zetta-Spark Tunisie&nbsp;vous donne les outils pour transformer votre infrastructure Big Data en un bastion d’IA agentique indépendant – à l’abri des coups de semonce venus de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Maître assistant à l&rsquo;Université de Sfax, co-fondateur et CTO de <a href="https://zetta-spark.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Zetta-Spark</a>. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sources :</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Monde&nbsp;(13 juin 2026) – «Anthropic désactive brutalement ses deux modèles d’IA les plus puissants»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The New York Times&nbsp;(12 juin 2026) – «U.S. Bars Foreigners From Using Anthropic’s Most Advanced A.I. Models».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Al Jazeera&nbsp;(13 juin 2026) – «US orders Anthropic to disable AI models for all foreign nationals».</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B1nFVdCUHK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/creer-un-assistant-ia-100-souverain-avec-une-architecture-rag/">Créer un assistant IA 100% souverain avec une architecture RAG</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Créer un assistant IA 100% souverain avec une architecture RAG » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/creer-un-assistant-ia-100-souverain-avec-une-architecture-rag/embed/#?secret=CFClV7rELq#?secret=B1nFVdCUHK" data-secret="B1nFVdCUHK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/ia-coup-de-semonce-danthropic-et-peril-juridique-pour-les-non-americains/">IA | Coup de semonce d’Anthropic et péril juridique pour les non-Américains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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