<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des impérialisme - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/imperialisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/imperialisme/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Mar 2026 07:44:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des impérialisme - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/imperialisme/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[hégémonie]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Occident européen]]></category>
		<category><![CDATA[sionisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18439640</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’axe sioniste anglo-saxon, mené par les Etats-Unis en alliance avec l’«Occident européen» et l’État sioniste d’Israël, veut dominer le monde.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/">L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le monde qui s’annonce aujourd’hui, celui vers lequel nous sommes entraînés dans cette lutte des classes et pour l’hégémonie mondiale dantesque — avec des missiles et des drones qui assassinent et détruisent sur leur passage tout ce qui est vie, culture et sécurité —, n’est pas très différent de celui qu’annonçait le fascisme lorsqu’il a lancé ses attaques et son offensive pour conquérir l’Europe, avant la Seconde Guerre mondiale.</em></strong></p>



<p><strong>Oto Higuita *</strong></p>



<span id="more-18439640"></span>



<p>C’est le rêve qu’ils expriment dans des discours apocalyptiques et anachroniques, et dans des attaques meurtrières contre ceux qui se déclarent opposés au cauchemar où les fascistes de l’empire d’apocalypse ont mené l’humanité : les banquiers multimilliardaires, les big boss de la Maison-Blanche, du Pentagone et de CIA, dans leur unique dessein de reconquérir le passé sinistre et monstrueux du colonialisme des cinq derniers siècles. C’est ainsi qu’ils conçoivent leur paradis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’axe sioniste euro-anglo-saxon</h2>



<p>C’est l’axe sioniste anglo-saxon, mené par les Etats-Unis en alliance avec l’<em>«Occident européen»</em> et l’État sioniste d’Israël — créé pour maintenir leur hégémonie mondiale —, qui nous réveille à nouveau avec ses attaques atroces et criminelles contre les gouvernements et les nations qui refusent de plier et de se soumettre à sa dictature hégémonique. Y compris cette nouvelle modalité qui consiste à assassiner ou à enlever leurs chefs d’État, à décapiter leurs commandants et hauts responsables militaires, à la manière de la Rome impériale lors de sa chute finale.</p>



<p>Nul doute que le contexte auquel nous sommes confrontés aujourd’hui en tant qu’humanité est celui d’une puissance qui, face à son déclin économique, industriel et technologique, et après son usure et sa perte d’influence en tant qu’unique puissance dominante mondiale, brise complètement les règles qui régissaient l’ordre international et réécrit par la force un nouveau chapitre de guerre et de destruction dans l’histoire de l’humanité.</p>



<p>C’est dans ce contexte que nous devons lire son offensive et sa reconquête de peuples n’ayant pas la même capacité et le même pouvoir de défense, mais dont les sols regorgent de richesses naturelles, pour les soumettre à la vassalité avec l’idée de retrouver le statut hégémonique des cent dernières années, statut qu’elle n’est plus en mesure de soutenir ni de défendre face à la nouvelle réalité du monde : celle d’autres puissances qui ont émergé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un nouveau désastre</h2>



<p>Voilà pourquoi elle se précipite pour se recomposer et se refaire comme centre hégémonique mondial au détriment des peuples qui ont décidé d’être libres et indépendants, en défendant leur droit d’exercer leur souveraineté sur leurs sols et leurs richesses.</p>



<p>Cependant, sans connaissance de l’histoire, face aux preuves historiques qui l’indiquent et, surtout, sans conscience de classe, il ne sera pas possible de dépasser le système capitaliste accumulateur d’hier et le mondialisme néolibéral d’aujourd’hui : le système qui, de manière schizophrénique, conduit l’humanité vers un nouveau désastre.</p>



<p>La thèse selon laquelle il ne sera pas possible de construire un front global de peuples et de gouvernements unis pour accumuler des forces, résister et affronter le danger que représentent les ennemis de l’humanité et de la vie, acquiert alors une importance fondamentale : soit nous nous laissons soumettre en tant que peuples vassaux au modèle économique et politique qui a non seulement détruit la vie de millions d’humains, mais menace d’achever la destruction de la vie sur la planète et de ses ressources naturelles limitées ; soit nous affrontons, en tant qu’humanité, la minorité qui se croit surpuissante, défenseure du système de la mort et de la destruction.</p>



<p><em>* Historien et essayiste.</em></p>



<p><em>Traduit de l’espagnol par </em><a href="https://link.sbstck.com/redirect/e9f73f83-a665-41e8-98e2-48c779490b25?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Tlaxcala</em></strong></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/">L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 09:20:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[Théorie Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18203473</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’affaire du Venezuela est une illustration flagrante d’un vieux réflexe colonial : le «déni d’égalité politique universelle».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/">L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis quelques années, une théorie séduisante mais pernicieuse émerge dans certains cercles stratégiques occidentaux : la «Théorie Donroe» <sup>(1)</sup>, qui postule que certains États ou régions, en raison de facteurs culturels, historiques ou religieux structurels, seraient «incapables» d’accéder à une démocratie stable ou à une souveraineté pleine sans supervision extérieure. Présentée comme un réalisme géopolitique éclairé, cette théorie n’est en réalité qu’un habillage savant d’un vieux réflexe colonial : le «déni d’égalité politique universelle». L’affaire du Venezuela, avec la tentative de renversement reconnu par une partie de la communauté internationale, en est une illustration flagrante, mais on en trouve les prémisses dans les discours sur le Monde arabe, l’Afrique ou l’Asie centrale.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-18203473"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">I. <strong>Les présupposés philosophiques d’une régression </strong></h2>



<p>La Théorie Donroe repose sur trois piliers philosophiques malsains :</p>



<p><em>1. Le culturalisme déterministe</em> qui essentialise les peuples et les cultures, leur assignant une trajectoire politique fixe. Comme le soulignait déjà Emmanuel Todd dans <em>‘‘Après l’empire’’</em>, cette tendance à figer les civilisations est un symptôme de l’affaiblissement de l’Occident, qui, ne parvenant plus à imposer son modèle par la simple force, le fait désormais par le discours de l’<em>«incapacité native»</em>. Ce déterminisme nie la possibilité de l’événement politique – au sens d’Alain Badiou, c’est-à-dire de la rupture historique par laquelle un peuple invente sa propre forme d’émancipation.</p>



<p><em>2. L’universalisme asymétrique</em> : sous couvert de défendre des valeurs universelles (démocratie, droits humains), cette théorie en réserve l’application aux seuls peuples <em>«éligibles»</em>, jugés selon des critères opaques définis par les puissances dominantes. Badiou y verrait une <em>«trahison de l’idée même d’universalité»</em> : l’universel ne se décrète pas depuis un centre, il se conquiert dans la singularité des luttes.</p>



<p><em>3. La négation de la souveraineté comme concept vide :</em>&nbsp; pour les tenants de la Théorie Donroe, la souveraineté des États <em>«faillis»</em> ou <em>«immatures»</em> serait un concept dépassé, justifiant des interventions sous formes variées : ingérences humanitaires, sanctions ciblées, soutien à des oppositions, jusqu’à la reconnaissance de présidents autoproclamés. Cette posture revient à <em>«institutionnaliser l’état d’exception géopolitique»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II- L’application géopolitique : un impérialisme de l’urgence permanente</h2>



<p>Sur le terrain, la Théorie Donroe sert à légitimer une gamme d’actions qui violent le droit international tout en prétendant le servir :</p>



<p><em>&#8211; «La délégitimation systématique»</em> : tout régime qui résiste à l’alignement géopolitique occidental est progressivement étiqueté comme <em>«illégitime», «autoritaire»</em> ou <em>«défaillant»</em>. Le Venezuela de Maduro, la Syrie d’Assad, ou encore la Biélorussie de Loukachenko deviennent ainsi des cibles désignées, non pas nécessairement pour ce qu’ils font, mais pour ce qu’ils <em>«symbolisent»</em> : une résistance à l’ordre libéral-atlantiste.</p>



<p><em>&#8211; L’ingérence comme norme :</em> le <em>«droit d’ingérence»</em> mute en <em>«devoir d’ingérence»</em> pour les États<em> «responsables»</em>. Cette logique a été poussée à son paroxysme dans la tentative de changement de régime au Venezuela en 2019, où les États-Unis et plusieurs alliés ont reconnu un président parallèle sans élection, au nom de la <em>«restauration démocratique»</em>.</p>



<p><em>&#8211; La criminalisation de la résistance</em> : tout État qui défend sa souveraineté face à ces pressions est accusé de <em>«nationalisme déviant»</em> ou de <em>«populisme rétrograde»</em>. La Théorie Donroe fournit ainsi un lexique commode pour diaboliser la résistance à l’hégémonie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III- Les conséquences : un monde moins stable, moins libre, moins juste </h2>



<p>L’application de cette théorie produit des effets contraires à ses prétentions :</p>



<p><em>1. Destabilisation régionale :</em> les interventions menées au nom du <em>«salut démocratique» </em>génèrent souvent du chaos, des guerres civiles et des flux migratoires. L’exemple libyen, après 2011, est une tragique démonstration de ce scénario.</p>



<p><em>2. Renforcement des régimes autoritaires :</em>&nbsp; sous la menace permanente d’une ingérence, les régimes ciblés se durcissent, mobilisent le nationalisme comme bouclier et répriment toute opposition interne perçue comme une <em>«cinquième colonne»</em>.</p>



<p><em>3. Érosion de l’ordre international</em> : en sapant le principe de souveraineté, pilier de la Charte de l’Onu, cette théorie ouvre la voie à un monde de puissances rivales où chaque bloc justifiera ses ingérences par sa propre <em>«exception»</em>. Nous risquons de basculer dans une <em>«jungle normative»</em>, où le droit n’est plus que l’instrument du plus fort.</p>



<p><em>4. Trahison des peuples :</em>&nbsp; en niant aux peuples leur capacité à écrire leur propre histoire, on les infantilise et on étouffe dans l’œuf les véritables mouvements d’émancipation locaux, qui ne sauraient être réduits à une imitation du modèle occidental.</p>



<h2 class="wp-block-heading">IV- Pour un universalisme de l’émancipation, contre un universalisme de la tutelle </h2>



<p>Il est urgent d’opposer à la Théorie Donroe une autre vision du monde, fondée sur :</p>



<p><em>&#8211; L’égalité politique inconditionnelle :</em>&nbsp; tout peuple, quelle que soit sa culture ou son histoire, est présumé capable de se gouverner et de choisir son destin. C’est le principe de base de l’auto-détermination.</p>



<p><em>&#8211; La non-ingérence comme éthique minimale :</em> le respect scrupuleux de la souveraineté n’est pas un relativisme moral, mais la condition nécessaire pour que les changements soient durables et légitimes.</p>



<p><em>&#8211; La solidarité des luttes singulières :</em> plutôt que d’imposer un modèle, il s’agit de soutenir les forces progressistes et démocratiques <em>«là où elles émergent»</em>, à leur rythme et selon leurs modalités propres, comme le suggère une lecture attentive de Badiou sur l’<em>«idée»</em> et de Todd sur la nécessaire <em>«décentralisation du monde».</em></p>



<p><em>&#8211; «Un multilatéralisme authentique» : </em>&nbsp;refonder les institutions internationales pour qu’elles ne soient plus le lieu où les puissances légitiment leurs interventions, mais l’espace où se construisent des compromis entre égaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">V- Refuser le primitivisme savant </h2>



<p>La Théorie Donroe est un retour en arrière masqué en avancée conceptuelle. Sous des atours scientifiques, elle réactive le vieux mythe de la <em>«mission civilisatrice»</em>. Face à cela, la tâche de la pensée critique est de démasquer cette fiction et de rappeler, avec force, que <em>«la liberté ne s’exporte pas, elle se conquiert de l’intérieur»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le Venezuela, comme d’autres pays pris dans l’étau de ces théories, nous rappelle une évidence trop souvent oubliée : un peuple n’a pas besoin de tuteurs pour être libre ; il a besoin de respect, de temps et du droit à l’expérimentation politique – y compris celui de se tromper et de se corriger lui-même.&nbsp;</p>



<p>C’est seulement en renonçant à cette arrogance théorique que nous pourrons espérer construire un monde commun, où la diversité des chemins ne sera plus perçue comme une menace, mais comme la richesse de l’humanité politique en mouvement.</p>



<p><em>* Historien.</em></p>



<p><em>1- Le terme «Théorie Donroe» est une construction fictive vulgarisée par les médias, utile pour critiquer un courant de pensée réel qui, sous divers noms et formes, a justifié l’ingérence, l’interventionnisme et le déni de souveraineté au nom de la démocratie, de la stabilité ou des droits humains ou tout simplement des intérêts stratégiques. Cette théorie de Monroe née aux USA en 1823, revient en force sous une version nouvelle.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zTr1XvahMo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/du-venezuela-au-reste-du-monde-lage-des-dominations/">Du Venezuela au reste du monde | L’âge des dominations</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du Venezuela au reste du monde | L’âge des dominations » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/du-venezuela-au-reste-du-monde-lage-des-dominations/embed/#?secret=geF5wSy1eu#?secret=zTr1XvahMo" data-secret="zTr1XvahMo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/">L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 07:44:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[expansionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[golfe du Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Groeland]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Panama]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15247370</guid>

					<description><![CDATA[<p>Adieu l’isolationniste Donald Trump. Bonjour l’impérialiste et expansionniste Donald Trump.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/">L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Adieu l’isolationniste Donald Trump. Bonjour l’impérialiste et expansionniste Donald Trump. Certains diront que le fraîchement revenant à la Maison-Blanche a mené une révolution copernicienne dans sa pensée, ce qui est certain c’est que son appétit pour l’élargissement des frontières américaines est là. Groenland, Canada, golfe du Mexique, canal de Panama, M. Trump semble ne pas se gêner dans ses nouveaux rêves de grandeur et cela a un nom: impérialisme.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-15247370"></span>



<p>Le professeur d’Histoire à l’Université de Yale Greg Grandin a publié une tribune dans le <a href="https://www.nytimes.com/2025/01/21/opinion/trump-american-empire-panama.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> dans laquelle il affirme que le nouveau président américain rêve d’un nouvel empire américain. M. Trump avait remporté la Maison Blanche à deux reprises en promettant de fermer les frontières mais dans son discours d’investiture lundi 20 janvier 2025, il a parlé de l’élargissement des frontières de l’Amérique, qui serait, selon ses termes, <em>«gravée dans nos cœurs»</em>. </p>



<p>Ce mois-ci, Trump a parlé d’acheter le Groenland au Danemark, de récupérer le canal de Panama et de rebaptiser le golfe du Mexique <em>«golfe d’Amérique»</em> en déclarant <em>«Oh mon Dieu, quel beau nom !»,</em> en insistant sur la dernière syllabe du terme Amérique.&nbsp;</p>



<p>Greg Grandin, qui le cite, estime que la tendance expansionniste est surprenante de la part d’un homme politique d’habitude isolationniste qui appelle à se barricader à l’intérieur du mur frontalier américain. Toutefois Trump, un politicien intelligent, sait que le nationalisme colérique et insulaire sur lequel il s’est appuyé pour arriver à la Maison Blanche peut être autodestructeur comme cela a été le cas au cours de son précédent mandat difficile.</p>



<p>Ainsi, ces appels à rendre l’Amérique non seulement grande mais encore plus vaste géographiquement visent à raviver le patriotisme et une vision d’une Amérique en constante croissance territoriale et en mouvement vers l’extérieur, une sorte d’Israël à l’échelle planétaire qui pousse indéfiniment ses frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Amérique de l’océan Arctique au Panama</h2>



<p>Les récents commentaires de Trump ont enflammé le mouvement Make America Great Again (Maga) d’autant qu’il a utilisé les médias sociaux pour diffuser des plans de bataille pour le contrôle du Canada et dessiner une carte de l’Amérique de l’océan Arctique au Panama.</p>



<p>Trump invoque les visions des Pères fondateurs qui voyaient la prospérité de l’Amérique liée à son expansion. Cela va de pair. James Madison écrivait en 1787 qu’il fallait&nbsp;élargir la sphère, élargir le territoire afin d’éliminer l’extrémisme politique et de geler la lutte des classes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2XIPCcIMuj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/donald-trump-le-spectacle-ne-fait-que-commencer/">Donald Trump : le spectacle ne fait que commencer !  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Donald Trump : le spectacle ne fait que commencer !   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/07/donald-trump-le-spectacle-ne-fait-que-commencer/embed/#?secret=7GFRWCcASa#?secret=2XIPCcIMuj" data-secret="2XIPCcIMuj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans un discours sur l’achat de la Louisiane en 1805, Thomas Jefferson a déclaré: <em>«Plus notre union sera grande, moins elle risquera d’être exposée aux passions locales.»</em> Des années après ces paroles, l’Amérique s’est étendue sur le continent à une vitesse étonnante, contrôlant l’Indiana et les terres mexicaines sur la base de la doctrine de la conquête atteignant l’océan Pacifique puis contrôlant Hawaï, Porto Rico et d’autres îles.</p>



<p>Au XX<sup>e</sup> siècle, même après que les États-Unis comme une grande partie du monde aient abandonné la doctrine de la conquête, les dirigeants américains ont continué à relancer l’idée d’une expansion potentiellement illimitée afin d’ouvrir des marchés aux exportations américaines, de mener des guerres pour purger le monde des maux, favoriser la mobilité sociale et soutenir la croissance de la classe moyenne.</p>



<p>Dans le domaine scientifique et technologique, l’ouest américain a été ce que l’historien Frederick Jackson Turner a appelé l’incubateur de cette <em>«renaissance perpétuelle»</em>.</p>



<p>Trump, estime Grandin, exploite cette histoire promettant de <em>«suivre la destinée manifeste jusqu’aux étoiles et même jusqu’à Mars»</em> mais il le fait dans un style caustique mais solennel qui donne l’impression que les idées conventionnelles viennent d’une autre planète.</p>



<p>Ses détracteurs pourraient se moquer de l’idée d’annexer le Groenland. Mais il s’avère qu’une telle annexion était depuis longtemps un objectif des hommes politiques américains, au moins depuis 1867, lorsque le secrétaire d’État William Seward, peu de temps après avoir acheté l’Alaska, envisagea d’acheter l’île au Danemark ainsi que l’Islande. Franklin Roosevelt cherchait à acheter l’île et, après sa mort, l’administration de Harry Truman offrit, en 1946, 100 millions de dollars pour le Groenland, offre que les Danois rejetèrent. Plus tard, le vice-président de Gerald Ford, Nelson Rockefeller, a proposé d’acquérir le Groenland pour ses richesses minérales.</p>



<p>En 1975, C. L. Sulzberger, invoquant l’intérêt national, écrivait que le Groenland devrait être considéré comme couvert par la doctrine Monroe ce qui signifie qu’il se trouvait dans l’ensemble du périmètre de sécurité américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ajouter plus d’étoiles au drapeau américain</h2>



<p>Quant à l’idée de Trump d’ajouter plus d’étoiles au drapeau américain, William Kristol, un conservateur de la ligne dure qui s’oppose à Trump, est d’accord avec cette idée car il a suggéré la possibilité d’annexer Cuba aux États-Unis. <em>«60 ans dans 50 États, c’est suffisant»</em>, a-t-il tweeté peu après que Trump ait quitté la Maison Blanche en 2021 et si les États-Unis veulent laisser le trumpisme derrière eux, ils doivent grandir, un sentiment avec lequel Madison aurait été d’accord. À l’époque, Trump était encore isolationniste. Et maintenant, voici Trump lui-même de retour triomphant et défendant l’expansionnisme. Sauf que Trump évolue dans un monde très différent de celui de l’époque des Pères fondateurs.</p>



<p>Depuis que le président Bill Clinton a déclaré en 1993 que <em>«l’économie mondiale est notre nouvelle frontière»</em>, l’Amérique est dans un état de stagnation émotionnelle provoquée par les traumatismes de la guerre, le déclin de la classe moyenne, le fardeau de la dette, les avancées technologiques, une série de catastrophes climatiques, un âge d’or de concentration des richesses entre les mains d’une poignée d’individus et une baisse de l’espérance de vie avec des taux alarmants de mortalité des jeunes, tout cela se combine pour créer un état de paralysie politique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OGFLhs3Gje"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/avec-trump-lamerique-fait-le-choix-de-lignorance-de-la-xenophobie-et-de-loutrance/">Avec Trump, l’Amérique fait le choix de l’ignorance, de la xénophobie et de l’outrance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Avec Trump, l’Amérique fait le choix de l’ignorance, de la xénophobie et de l’outrance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/06/avec-trump-lamerique-fait-le-choix-de-lignorance-de-la-xenophobie-et-de-loutrance/embed/#?secret=sjnv9mk53M#?secret=OGFLhs3Gje" data-secret="OGFLhs3Gje" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le pari impérial de Trump semble être une tentative de sortir de cette impasse en disant&nbsp;: <em>«il n’y a pas de limites à l’avenir du pays. Voulons-nous le Groenland? Nous allons le prendre en charge, voulons-nous le Canada?»</em>.&nbsp;</p>



<p>Selon <em>Politico</em>, un certain nombre de riches partisans de Trump notamment dans le secteur technologique considèrent le Groenland comme précieux non pas pour ses minéraux ou son emplacement stratégique mais comme une solution spirituelle au malaise actuel de l’Amérique et un moyen de redonner un sens à la vie pour un pays perdu. Mais les défis auxquels ce pays est confronté ne seront pas résolus en fuyant vers une frontière imaginaire dans l’espoir que son climat rigoureux, comme l’a prétendu un partisan de Trump, créera <em>«un nouveau peuple»</em>.&nbsp;</p>



<p>Grandin fait remarquer que la fuite vers les ambitions impériales est le point où la recherche par Trump d’un cri de ralliement et de mobilisation de ses partisans devient dangereux. Il traite la politique internationale comme s’il s’agissait d’un jeu de hasard soulignant que le monde est régi par de nouvelles règles or ce sont en réalité de vieilles règles qui viennent d’une autre époque à savoir les puissants font ce qu’ils veulent et les faibles subissent les désirs des puissants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les guerres pour créer des sphères d’influence</h2>



<p>L’auteur rappelle que le monde connaît aujourd’hui des guerres brutales et les grands stratèges y compris ceux qui ont guidé les politiques de Biden ne voient pas les guerres comme des choses auxquelles il faut mettre fin mais comme des opportunités de créer des sphères d’influence.</p>



<p>Dans ses relations avec la Chine, par exemple, Joe Biden a suivi l’approche commerciale de Trump et leurs divers efforts pour contenir Pékin ont accru le potentiel de conflit notamment au sujet de Taïwan ou de la mer de Chine méridionale. <em>«Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’attaque israélienne non seulement sur Gaza mais aussi sur le Liban et la Syrie et nos interventions militaires en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et ailleurs, les ruines du droit international sont partout autour de nous»</em>, comme l’a déclaré le théoricien du droit Eric Posner.</p>



<p>Par conséquent, la pensée de Trump ne vise pas à donner le ton mais plutôt à légitimer quelque chose qui existe déjà, en l’occurrence un nouvel ordre mondial dans lequel l’agression n’est pas exclue. Toutefois son langage débridé et sa volonté d’inciter ses alliés à s’engager dans des jeux puérils de domination, comme il le fait avec le Canada, le Danemark et le Panama, perturbent davantage un monde déjà instable.</p>



<p>L’une des leçons que le passé nous enseigne, en particulier le passé impérial invoqué par Trump, est que la politique agressive menée par les États-Unis, en faisant pression sur la Chine, la Russie, et tous les pays du monde, y compris les alliés de Washington, comme le Canada et l’Union européenne, mènera inévitablement à davantage de confrontations, à davantage de politique de la corde raide et à davantage de guerres.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/">L’impérialisme américain est de retour : Qui pourrait arrêter Donald Trump?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/22/limperialisme-americain-est-de-retour-qui-pourrait-arreter-donald-trump/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Apr 2024 12:13:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[impérialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Isidoros Karderinis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Nord Global]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12463276</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le camp des pays appelé «Sud Global», ne cède plus à la volonté des pays riches de l’Occident internationaliste et pro-israélien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/">Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le camp des pays anti-internationalistes, appelé «Sud Global», qui ne cède pas à la volonté des pays riches de l’Occident internationaliste, se renforce de plus en plus et marque la transition d’un monde unipolaire sous la direction des États-Unis et de leurs alliés vers un monde multipolaire.</em></strong> <em>(<em>Illustration </em></em>: <em>Nord Global et Sud Global, la ligne de fracture. Ph: <a href="https://finshots.in/archive/whats-this-global-south-anyway/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Finshots</a>)</em></p>



<p>Par<strong> Isidoros Karderinis</strong> *</p>



<span id="more-12463276"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Isidoros-Karderinis.jpg" alt="" class="wp-image-12463304" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Isidoros-Karderinis.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Isidoros-Karderinis-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Isidoros-Karderinis-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le terme <em>«Sud Global»</em> est apparu pour la première fois en 1969 dans un article du militant politique Carl Oglesby dans le journal libéral catholique <em>‘‘Commonweal’’</em>, qui affirmait que la guerre du Vietnam était le point culminant d’une histoire de <em>«domination du Nord sur le Sud Global»</em>. Il a ensuite été utilisé dans un rapport bien connu de 1980, intitulé <em>«Nord-Sud: un programme pour la survie»</em>, publié par une commission indépendante dirigée par l’ancien chancelier allemand Willy Brandt, et dans un rapport de 1990 intitulé <em>«Le défi lancé au Sud : Le rapport de la Commission Sud»</em>, publié par une commission de l’Onu dirigée par Julius Nyerere, alors président de la Tanzanie. Cependant, il ne s’est largement répandu qu’après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, qui a également marqué la fin de ce qu’on appelle le <em>«Second Monde»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Victimes du colonialisme et de l’impérialisme</h2>



<p>Dans la seconde moitié du XXe siècle, des groupes tels que le Mouvement des non-alignés fondé en 1961 ainsi que le G-77 fondé aux Nations Unies en 1964 ont cherché à promouvoir les intérêts collectifs des plus pauvres et libérés des lourdes chaînes du colonialisme dans un monde dominé par les anciennes puissances impériales.</p>



<p>Le terme <em>«Sud Global»</em> fait référence à divers pays du monde situés dans l’hémisphère sud et désigne un mélange d’éléments politiques, géopolitiques et économiques partagés entre ces nations. Ces pays sont également décrits par les termes <em>«en développement»</em>,<em> «moins développés»</em>,<em> «sous-développés»</em> ou <em>«tiers-monde»</em>, termes qui tendent cependant désormais à être supplantés par celui-ci, car ces trois derniers contiennent également un sens péjoratif.</p>



<p>En général, ces pays sont plus pauvres, ont un niveau de développement socio-économique et industriel relativement faible et des niveaux d’inégalités de revenus plus élevés et souffrent d’une espérance de vie plus faible et de conditions de vie plus dures que les pays du <em>«Nord Global»</em>, c’est-à-dire les nations les plus riches situées principalement en Amérique du Nord et en Europe, avec quelques ajouts du Sud géographique, c’est-à-dire en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande) mais aussi ailleurs (par exemple Japon).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3U8wcmEMHQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/nord-sud-pour-un-fonds-marshall-eurafricain/">Nord-Sud : pour un «fonds Marshall» eurafricain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nord-Sud : pour un «fonds Marshall» eurafricain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/nord-sud-pour-un-fonds-marshall-eurafricain/embed/#?secret=8fk7nHyLYH#?secret=3U8wcmEMHQ" data-secret="3U8wcmEMHQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les pays du <em>«Sud Global»</em>, qui ont pour la plupart été les victimes tragiques de l’impérialisme, de la domination coloniale et de l’influence économique, sociale et politique généralement considérable de la part de puissants pays occidentaux, les pays africains étant par exemple les plus typiques, représentent plus de 85% de la population mondiale, soit la grande majorité de l’humanité, et près de 40% du PIB mondial.</p>



<p>Dans le même temps, depuis le début du XXIe siècle, on assiste à un déplacement des richesses de l’Atlantique Nord vers l’Asie et le Pacifique, comme l’a souligné la Banque mondiale. D’ici 2030, on prévoit que trois des quatre plus grandes économies se trouveront dans les pays du Sud, dans cet ordre la Chine, l’Inde, les États-Unis et l’Indonésie. Déjà, le PIB par rapport au pouvoir d’achat des pays du groupe Brics dominé par le <em>«Sud Global»</em> –Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis et Iran– dépasse le PIB équivalent du groupe G7 du <em>«Nord Global»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Colère mondiale accumulée contre l’Occident&#8230;</h2>



<p>Le terme <em>«Sud Global»</em>, qui n’est donc pas strictement géographique (la Chine, l’Inde et le Mexique sont par exemple dans l’hémisphère Nord), a été une fois de plus mis sur le devant de la scène en raison des réticences de nombreux pays leaders d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine à se tenir aux côtés de l’Otan dans la guerre qui se déroule depuis le 24 février 2022 en Ukraine. La guerre a donc mis en lumière le <em>«Sud Global»</em> en tant que facteur géopolitique important.</p>



<p>Il ne fait aucun doute, après tout, que le terme <em>«Sud Global»</em> est une expression unificatrice importante et incarne apparemment un fort sentiment d’insatisfaction à l’égard des institutions internationales établies qui reflètent les intérêts géopolitiques et économiques des pays occidentaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="c0cqU6HEYy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/">Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, les Etats-Unis et les limites de l’application du droit international » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/israel-les-etats-unis-et-les-limites-de-lapplication-du-droit-international/embed/#?secret=rWcjQCWceS#?secret=c0cqU6HEYy" data-secret="c0cqU6HEYy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’invasion de la Russie a fait ressortir la colère mondiale accumulée contre l’Occident, soit à cause des années de colonialisme et de pratiques néocoloniales, soit à cause des deux mesures avec lesquelles les pays occidentaux traitent les violations des droits de l’homme dans diverses régions du monde.</p>



<p>Les pays du <em>«Sud Global»</em> n’ont majoritairement pas imposé de sanctions à la Russie, qui est un membre non occidental du <em>«Nord Global»</em>. Certains pays ont même accru leurs échanges commerciaux avec Moscou, compromettant ainsi grandement l’efficacité des sanctions occidentales. En 2022, par exemple, les échanges commerciaux de la Russie ont augmenté de 68% avec les Émirats arabes unis et de 205% avec l’Inde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">&#8230; et contre Israël </h2>



<p>La plupart des pays du <em>«Sud Global»</em> critiquent dans le même temps Israël, considérant la guerre à Gaza comme une conséquence de l’occupation israélienne, de l’oppression des Palestiniens et de l’application sélective des règles du droit international. En raison de leur propre histoire, de nombreuses personnes en Afrique et en Amérique latine envisagent les événements dans une perspective postcoloniale.</p>



<p>L’Afrique du Sud, l’un des États économiquement les plus puissants et les plus modernisés d’Afrique et donc un modèle et un porte-parole pour de nombreux États du continent, a adopté une attitude extrêmement critique à l’égard d’Israël, dénonçant le meurtre d’enfants et de civils innocents. L’Argentine, de l’autre côté de l’Atlantique, a condamné les attaques des forces armées israéliennes contre des infrastructures civiles et a appelé au respect du droit international humanitaire.</p>



<p>Le <em>«Sud Global»</em> se présente donc comme la seule opportunité de résistance des pays qui le composent et qui s’inspirent d’une vision du monde anticoloniale et anti-impérialiste, contre le <em>«nouvel ordre des choses»</em> que les États-Unis et les autres économies puissantes de l’Occident le promeuvent vigoureusement.</p>



<p>Le <em>«Sud Global»</em> affiche simultanément une puissance politique et économique que les <em>«pays en développement»</em> et le <em>«Tiers-Monde»</em> n’ont jamais eue.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FXzWguHpYT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/05/lordre-international-a-t-il-perdu-son-gps-moral-dans-le-conflit-israel-hamas/">L’ordre international a-t-il perdu son GPS moral dans le conflit Israël-Hamas ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’ordre international a-t-il perdu son GPS moral dans le conflit Israël-Hamas ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/05/lordre-international-a-t-il-perdu-son-gps-moral-dans-le-conflit-israel-hamas/embed/#?secret=VA7NMhEgQr#?secret=FXzWguHpYT" data-secret="FXzWguHpYT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Certains de ces États sont des sources essentielles de ressources minérales, de chaînes d’approvisionnement et parfois d’innovations nécessaires au développement mondial, ce qui leur confère plus d’influence qu’ils n’en avaient au XXe siècle.</p>



<p>Nous voyons donc les dirigeants adopter ce terme avec passion. Le Premier ministre indien Narendra Modi a précédemment déclaré que son pays était devenu <em>«la voix du Sud»</em>, tandis que le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré que son objectif était de faire avancer <em>«l’agenda du Sud»</em>.</p>



<p>En conclusion, je voudrais souligner que le camp des pays anti-internationalistes, appelé <em>«Sud Global»</em>, qui ne cède pas à la volonté des pays riches de l’Occident internationaliste, se renforce de plus en plus et marque la transition d’un monde unipolaire sous la direction des États-Unis et de leurs alliés vers un monde multipolaire. **</p>



<p>* <em>Journaliste, romancier et poète grec. </em></p>



<p><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f08AfZdN60"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/03/la-guerre-en-ukraine-et-le-nouvel-ordre-mondial/">La guerre en Ukraine et le nouvel ordre mondial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre en Ukraine et le nouvel ordre mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/03/la-guerre-en-ukraine-et-le-nouvel-ordre-mondial/embed/#?secret=h1XtsTcuBV#?secret=f08AfZdN60" data-secret="f08AfZdN60" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/">Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
