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	<title>Archives des Inde - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Inde - Kapitalis</title>
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		<title>Ukraine &#124; Poutine n’est pas isolé et joue la carte du temps long</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 10:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La tentative européenne de faire pression sur les gouvernements pour les amener à choisir entre la Russie et l’Occident a échoué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/ukraine-poutine-nest-pas-isole-et-joue-la-carte-du-temps-long/">Ukraine | Poutine n’est pas isolé et joue la carte du temps long</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"> <strong><em>Le président russe Vladimir Poutine a intensifié son activité diplomatique ces dernières semaines à travers sa participation à une série de sommets importants pour prouver au monde qu’il maintient une présence sur la scène internationale et qu’il n’est pas le paria que l’Occident pointe du doigt mais en même temps il n’a montré aucun signe de renoncement aux objectifs de la Russie dans la guerre en Ukraine et n’est pas pressé d’y mettre fin.</em></strong> <em>(Photo : Le président Vladimir Poutine et le Premier ministre Narendra Modi plantent des arbres lors du 18e sommet des BRICS au Bharat Mandapam, à New Delhi, le 12 septembre 2026. )</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19679833"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Grégoire Ross, directeur du programme Europe, Russie et Eurasie au Royal Institute of International Affairs à Londres (<a href="https://www.chathamhouse.org/2026/09/putin-far-isolated-europe-must-play-him-long-game" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chatham House</a>), explique que l’Europe semble encline à interpréter cette activité diplomatique accrue comme un signe de désespoir de Moscou sauf que c’est une erreur d’appréciation. En réalité, la stratégie du Kremlin mêlant impassibilité diplomatique et escalade calibrée pourrait être plus solide qu’il n’y paraît. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross revient sur les entretiens menés le 5 septembre à Moscou entre les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner et le président Poutine afin de discuter des moyens de mettre fin à la guerre. Le Kremlin a qualifié les pourparlers de <em>«très utiles»</em> sans pour autant manifester la moindre volonté d’assouplir ses exigences. Quelques jours plus tard, il a rejeté l’offre du président ukrainien Volodymyr Zelensky de rencontrer Poutine lors du sommet du G20 à Miami en décembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les attaques russes contre l’Ukraine se sont intensifiées. Le 13 septembre, un drone russe a frappé une infrastructure ferroviaire près de Yahodyn, peu après le passage d’un train transportant l’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson, l’ancien directeur de la CIA David Petraeus et d’autres personnalités. Cette frappe s’inscrivait dans le cadre de la plus vaste vague de drones lancée par la Russie depuis des mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux responsables européens affirment que le comportement de la Russie témoigne de l’impasse dans laquelle elle se trouve en Ukraine. Selon eux, elle subit des pertes considérables et ses avancées territoriales demeurent lentes et coûteuses. En même temps, les forces ukrainiennes ont regagné du terrain. Pourtant, conclure que l&rsquo;escalade russe trahit le désespoir relève davantage du vœu pieux que de la réalité. Poutine se comporte comme quelqu&rsquo;un qui croit encore pouvoir compter sur le temps et conserver une marge de manœuvre. Sa diplomatie récente offre un cadre d’interprétation pertinent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Poutine peut encore se permettre d’ignorer les conseils amicaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ross cite l’initiative très médiatisée du président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev en juillet concernant la guerre en Ukraine. Assis aux côtés de Poutine à Omsk, Tokaïev a déclaré que le conflit devait être gelé et les négociations reprises mais le Kremlin a rapidement rejeté l’idée d’un cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre indien Narendra Modi est allé encore plus loin à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, le 31 août, lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, lorsqu’il a déclaré publiquement à Poutine que le monde devait <em>«passer d’une guerre sans fin à la fin de la guerre»</em>. En même temps, Modi s’est adressé à Poutine en l’appelant <em>«mon ami»</em> et a salué la solidité des relations bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moins de deux semaines plus tard, lors du sommet des Brics à New Delhi, Modi et Poutine ont discuté d’un objectif d’échanges commerciaux bilatéraux de 100 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait guère de doute que des gouvernements comme ceux de l’Inde et du Kazakhstan souhaitent sincèrement mettre fin à la guerre mais cela ne signifie pas qu’ils soient prêts à conditionner leurs relations avec la Russie à la fin du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette nuance qui explique en grande partie l’assurance de Poutine. Malgré ses critiques, l’Inde continue de considérer la Russie comme un partenaire stratégique clé. De même, si le Kazakhstan a pris soin de diversifier ses relations extérieures, il a préservé des liens étroits avec Moscou. Parallèlement, la déclaration des Brics à New Delhi a critiqué les sanctions unilatérales et les restrictions commerciales, tout en évitant de s’opposer directement à la Russie au sujet de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces partenariats durables pourraient apporter à Moscou des éléments dont elle a un besoin presque aussi vital que du soutien à l’effort de guerre en Ukraine à savoir une intégration économique en Asie, une légitimité diplomatique et un rôle respecté au sein de groupements internationaux influents.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18802543" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Xi-Jinping-Vladimir-Poutine.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Pour Xi Jinping, Poutine demeure un acteur clé utile.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L’importance de la Russie pour la Chine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, le président chinois Xi Jinping a déclaré à Poutine que les fondements des relations bilatérales entre les deux pays se renforceraient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Européens qualifient souvent la Russie d’<em>«État vassal»</em> de la Chine, une perception qui reflète une réelle disparité économique : l’économie chinoise est environ huit fois plus importante que l’économie russe. De plus, la Russie réalise au moins 34% de son commerce international avec la Chine alors qu’elle ne représente qu’environ 4% du commerce chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette vision occulte un aspect crucial du partenariat qui ne se mesure pas uniquement par les échanges commerciaux bilatéraux. Pékin a tout intérêt à maintenir Moscou suffisamment forte pour qu’elle demeure une puissance indépendante. La Russie possède un arsenal nucléaire, un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu, d’immenses ressources énergétiques et de matières premières et une position stratégique à cheval sur l’Asie centrale et l’Arctique. Plus important encore, Moscou est prête à contester ce qui reste de l’ordre mondial dominé par les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’implication de la Chine dans l’économie de guerre russe démontre que la relation entre les deux pays est plus stable que beaucoup en Europe ne le pensent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, Ross cite des documents révélés ce mois-ci par <em>Politico</em> indiquant qu’une entreprise publique chinoise a livré de la fibre de carbone —utilisée dans les drones d’attaque Geran— à Alabuga-Volokno, une filiale sous sanctions de Rosatom (le conglomérat nucléaire public russe). Une enquête antérieure du Robert Lansing Institute avait déjà attesté la présence de moteurs et de composants chinois dans des drones russes. L’année dernière, <em>Reuters</em> avait rapporté que des spécialistes chinois des drones collaboraient avec des fabricants russes</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne prouve pas que chaque transaction ait été ordonnée par Pékin ni que le soutien chinois soit sans limites. Xi n’a aucun intérêt à se retrouver otage des décisions de Poutine et Pékin continuera de calibrer très soigneusement son exposition. Cela démontre toutefois à quel point il est trompeur d’assimiler la prudence rhétorique de la Chine concernant l’Ukraine à une prise de distance vis-à-vis de la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Pékin, Moscou demeure un acteur clé et utile, dont les actions contribuent à l’émergence d&rsquo;un ordre international alternatif au sein d’organisations telles que l’Organisation de coopération de Shanghai et les Brics, où l’influence des États-Unis et de l’Europe est moindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross soutient que l’Inde ne partage peut-être pas la vision chinoise de l’ordre mondial mais qu’elle ne voit aucun intérêt à isoler la Russie. Il en va de même pour le Kazakhstan et tout autre membre des Brics. Cette ambiguïté convient parfaitement à Poutine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Europe a besoin de plus de réalisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, marqués par l’escalade russe contre l’Ukraine et l’Europe ainsi que par le renforcement des liens diplomatiques de la Russie avec l’Asie, devraient servir de leçon aux dirigeants européens : leur tentative de faire pression sur les gouvernements pour les amener à choisir entre la Russie et l’Occident a clairement atteint ses limites voire a échoué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations de l’Union européenne (UE) avec l’Inde pourraient offrir un modèle plus pertinent. L’UE a en effet renforcé ses liens commerciaux avec l’Inde tout en adoptant un ton plus modéré concernant les relations entre New Delhi et Moscou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ross juge cela logique car il existe un potentiel considérable pour approfondir les relations avec l’Inde et l’Asie centrale. L’Europe peut proposer des investissements, des technologies, un accès au marché unique ainsi que des partenariats dans le domaine des minerais rares. Elle peut également offrir des voies de transport réduisant la dépendance à l’égard de la Russie comme le corridor transcaspien. En adoptant une telle approche, l’Europe peut s’adapter à une nouvelle réalité et œuvrer patiemment à creuser l’écart entre la Russie et ses partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la Chine, l’UE a déjà imposé des sanctions à un nombre croissant d&rsquo;entreprises chinoises impliquées dans le contournement des sanctions et leurs activités dans l&rsquo;industrie de la défense russe. La réussite de cette stratégie européenne à long terme pourrait dépendre de la volonté de l’UE d’étendre ces sanctions et de cibler des chaînes d’approvisionnement stratégiques lorsque les preuves confirmeront l’implication directe de grands fournisseurs chinois ou d’entreprises publiques chinoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’escalade russe en Ukraine montre que Poutine parie toujours sur sa capacité à tenir plus longtemps que les soutiens de l’Ukraine. Il reste convaincu que la Russie est suffisamment connectée au reste du monde pour encaisser la pression occidentale. Il estime également que sa position est renforcée par ce qu’il perçoit comme un affaiblissement des États-Unis dû à la guerre avec l’Iran. La diplomatie des sommets menée par Poutine ces derniers mois suggère que, du moins pour l’instant, il a quelques raisons d’être confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’Europe n’est pas tenue d’accepter ce pari. Elle doit avant tout comprendre les dynamiques sous-jacentes à long terme et y répondre de manière appropriée. Si Poutine joue la carte du temps long, peut-être est-il temps pour l’Europe d’en faire autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Inde &#124; La génération Z remet en selle Rahul Gandhi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En Inde, la génération Z ébranle Narendra Modi et semble trouver en Rahul Gandhi son nouveau leader.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis près de vingt ans, Rahul Gandhi, fils de Rajiv et petit-fils d’Indira, est dépeint comme un homme politique privilégié et inefficace voire raté, incapable aussi bien de relancer le Parti du Congrès que de concurrencer le Premier ministre Narendra Modi et de faire vaciller son pouvoir. Le dirigeant nationaliste dirige l’Inde d’une main de fer depuis mai 2014. Toutefois, la donne semble enfin changer grâce à la génération Z qui ébranle Modi et qui semble trouver en Rahul Gandhi son nouveau leader. Ce dernier assume enfin l’héritage de sa famille et tisse des liens avec de jeunes électeurs désabusés. Gandhi, va-t-il faire sa mue d’un chef de l’opposition faible à un chef de l’opposition coriace ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19590883"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une tribune publiée par le <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2026/09/03/rahul-gandhi-indian-youth-are-reviving-opposition-modi/?itid=ap_rana-ayyub_article-list_1_0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Rana Ayyub affirme que le paysage politique indien est témoin d’une transformation remarquable de l(image du chef de l’opposition, Rahul Gandhi, après qu’il ait été moqué et dénigré pendant des années de la part des partisans du Premier ministre Narendra Modi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gandhi, longtemps dépeint comme un héritier politique incapable de défier Modi, a commencé à se défaire de cette image l’année dernière, profitant notamment du mécontentement croissant des jeunes Indiens face au chômage, au coût élevé des études, aux fuites d’examens et à la diminution des perspectives d’ascension sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relier les luttes quotidiennes des jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ayyub attribue ce changement à l’émergence de la génération Z qui, selon elle, se détache de l’image stéréotypée de Gandhi et interagit avec lui d’une manière spontanée via les réseaux sociaux. Elle souligne également que Gandhi lui-même a modifié son image publique, abandonnant une image politique traditionnelle pour une tenue plus jeune, afin de se rapprocher d’une génération qui a le sentiment que l’ancienne classe politique ne comprend ni son langage ni ses problèmes.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tournant décisif remonte à la Bharat Jodo Yatra (La Marche pour l’unité de l’Inde), marche que Gandhi a entreprise à travers l’Inde et qui s’est achevée début 2023 et au cours de laquelle, ses échanges avec les étudiants, les chômeurs et les travailleurs précaires lui ont permis de prendre conscience de l’ampleur de la frustration économique chez les jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Washington Post</em> soutient que les récentes manifestations de la jeunesse ont offert à Gandhi une opportunité politique majeure, lui permettant de recentrer sa campagne sur les jeunes et d’aborder des problèmes tels que la fraude aux examens, le chômage et la hausse des frais universitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, il a lancé la campagne <em>«La Voix des Étudiants»</em>, étendant ainsi son action aux étudiants de centaines de villes indiennes. Il cherche également à relier les luttes quotidiennes des jeunes à un problème plus vaste à savoir la concentration des richesses, du pouvoir et des opportunités économiques entre les mains d’une minorité.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xLHn7MlASC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/">Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/embed/#?secret=Zj2OkvwXbA#?secret=xLHn7MlASC" data-secret="xLHn7MlASC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’héritier des traditions démocratiques et laïques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Gandhi a commencé à renouer avec l’héritage politique de sa famille plutôt qu’à le défendre. Il invoque l’histoire de son arrière-grand-père, Jawaharlal Nehru, Premier ministre de l’Inde, ainsi que les sacrifices de sa grand-mère, Indira Gandhi, et de son père, Rajiv Gandhi, pour se présenter comme l’héritier des traditions démocratiques, laïques et constitutionnelles, et non simplement comme l’héritier d’une dynastie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayyub soutient que cela représente une tentative de renverser l’un des principaux arguments de Modi contre Gandhi, transformant l’histoire de sa famille, utilisée pour le dépeindre comme un politicien privilégié, en un moyen de souligner les sacrifices de sa famille pour l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayyub met toutefois en garde contre les limites de cette évolution notamment dans la relation de Rahul Gandhi avec la jeunesse musulmane. S’il s’exprime ouvertement sur la discrimination envers les Dalits*, il reste moins loquace sur la persécution des musulmans. Elle estime que si Gandhi veut convaincre les jeunes musulmans que sa défense de la Constitution et de la démocratie les inclut, il doit faire preuve de clarté dans ses déclarations publiques, au lieu de limiter ses véritables positions aux réunions de son parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, Gandhi est largement parvenu à se défaire de l’image dénigrante que ses adversaires lui ont forgée. Cependant, se débarrasser de cette image de <em>«politicien raté»</em> ne signifie pas nécessairement qu’il soit désormais capable de construire une opposition forte au gouvernement de Modi. Son véritable défi réside dans sa capacité à transformer les divers problèmes auxquels sont confrontés les jeunes –du chômage aux fuites d’examens, en passant par l’impunité policière et la persécution des dissidents– en un seul enjeu politique lié à l’érosion des institutions démocratiques caractérisée par l’affaiblissement progressif des contre-pouvoirs et de l’État de droit par le pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il y parvient, la génération qui a mis au jour la vulnérabilité du gouvernement Modi pourrait aussi avoir fait émerger le chef de l’opposition que Modi n’a jamais eu à affronter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Les Dalits, encore appelés Intouchables, sont des groupes d’individus considérés, du point de vue du système des castes, comme hors castes et affectés à des fonctions ou métiers jugés impurs. L’Inde compte 200 millions de Dalits.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cc0zjaDIZC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/28/le-nouveau-parti-populaire-des-cafards-secoue-linde/">Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/28/le-nouveau-parti-populaire-des-cafards-secoue-linde/embed/#?secret=m3tQn7ylPs#?secret=Cc0zjaDIZC" data-secret="Cc0zjaDIZC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/08/inde-la-generation-z-remet-en-selle-rahul-gandhi/">Inde | La génération Z remet en selle Rahul Gandhi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Inde &#124; Cap sur 1 milliard de dollars d’échanges d’ici 2030</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/21/tunisie-inde-cap-sur-1-milliard-de-dollars-dechanges-dici-2030/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 07:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Confederation of Indian Industry]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Devyani Uttam Khobragade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie et l’Inde affichent leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat économique et commercial. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/21/tunisie-inde-cap-sur-1-milliard-de-dollars-dechanges-dici-2030/">Tunisie-Inde | Cap sur 1 milliard de dollars d’échanges d’ici 2030</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie et l’Inde affichent leur volonté de donner une nouvelle dimension à leur partenariat économique et commercial. Du 18 au 20 août 2026, <strong>Conect International</strong>, en collaboration avec l’ambassade de l’Inde à Tunis et la <strong>Confederation of Indian Industry (CII)</strong>, a contribué à l’organisation d’un programme économique et institutionnel réunissant responsables publics, organisations patronales, institutions et opérateurs économiques des deux pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-19471387"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mission a abouti à la tenue de l’India-Tunisia Joint Business Forum &amp; B2B Meetings, organisé au Sheraton Tunis, le jeudi 20 août 2026. La rencontre a réuni notamment Aslan Berjeb, président de la Conect, Dr. Devyani Uttam Khobragade, ambassadrice de l’Inde en Tunisie, Najmeddine Lakhal, directeur général ‘Asie’ au ministère des Affaires Étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, de Gaurav Dhingra, chef de la délégation économique indienne et Ceo d’Axieva, Jalel Tebib, directeur général de Fipa-Tunisia, ainsi que Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux objectifs affichés est de porter les échanges commerciaux bilatéraux à un milliard de dollars à l’horizon 2030, contre environ 500 millions de dollars prévus fin 2026. Pour y parvenir, les participants souhaitent accélérer les rencontres B2B et transformer les contacts entre entreprises en contrats commerciaux, investissements, partenariats industriels et joint-ventures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point d’orgue de cet événement a été la signature de l’acte fondateur du <em>Tunisia-India Joint Business Forum</em>. Cette nouvelle plateforme vise à pérenniser les liens entre les acteurs économiques des deux pays, à fluidifier les contacts et à stimuler l’émergence de projets inédits</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-19471461" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-1024x682.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-767x511.jpg 767w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-1536x1023.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-580x386.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forom-Conect-3.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La coopération existante offre déjà des exemples encourageants. Le développement de KPIT, acteur technologique indien présent en Tunisie dans les domaines de l’ingénierie, des technologies automobiles et de la mobilité, illustre notamment l’attractivité du pays en matière de talents, d’innovation et de services à forte valeur ajoutée. L’expérience de Tifert, active dans la transformation du phosphate, constitue également une référence industrielle importante dans les relations tuniso-indiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des rencontres institutionnelles, la réussite de cette dynamique se mesurera désormais à ses résultats : contrats, investissements, joint-ventures, transferts de technologie et nouveaux projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place de rencontres économiques régulières entre la Tunisie et l’Inde pourrait également assurer un meilleur suivi des engagements et inscrire cette coopération dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rencontres B2B organisées durant cette mission ont mis en lumière de nouvelles perspectives dans des domaines clés tels que le numérique, l&rsquo;automobile, la pharmacie, l&rsquo;agroalimentaire, le textile, les énergies renouvelables et l&rsquo;audiovisuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur la concrétisation de l’Acte de fondation du Tunisia–India Joint Business Forum, M. Berjeb a souligné que le marché indien représente un potentiel considérable. Au-delà de la consolidation de la présence tunisienne en Europe, le renforcement des relations avec l’Inde pourrait ouvrir de nouvelles perspectives et diversifier les débouchés pour les entreprises tunisiennes. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’orienter cette coopération vers un véritable transfert de technologies et de savoir-faire, afin de créer davantage de valeur et de favoriser le développement des entreprises tunisiennes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19471460" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Tunisie-Inde-Forum-Conect-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">De son côté, M. Tebib a estimé que cette coopération permettrait non seulement à la Tunisie de diversifier ses marchés, mais également de renforcer son rôle de passerelle entre l’Inde et l’Afrique, en s’appuyant notamment sur les accords commerciaux et les opportunités offertes par les marchés africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/21/tunisie-inde-cap-sur-1-milliard-de-dollars-dechanges-dici-2030/">Tunisie-Inde | Cap sur 1 milliard de dollars d’échanges d’ici 2030</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chronique critique des puissances mondiales (2026–2036)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 09:28:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la prochaine décennie, l’équilibre des forces dans le monde sera plutôt une physique instable de la puissance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/chronique-critique-des-puissances-mondiales-2026-2036/">Chronique critique des puissances mondiales (2026–2036)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Je me surprends à relire la carte du monde comme on relit une page déjà annotée : les mêmes noms, les mêmes mers, les mêmes détroits, et pourtant une autre grammaire du pouvoir. Dans la prochaine décennie, l’équilibre des forces ne ressemblera ni à un duel pur entre deux empires, ni à une harmonie multipolaire où chaque pôle serait net, stable, raisonnable. Ce sera plutôt une physique instable de la puissance, faite d’élans et de retenues, de coalitions improvisées, de dépendances converties en leviers, et d’une question obsédante : qui peut encore promettre la sécurité — énergétique, technologique, militaire, alimentaire — sans payer un prix politique intérieur trop élevé ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-19356076"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les vieilles métriques (PIB, effectifs militaires, réserves de change…) restent nécessaires, mais elles cessent d’être suffisantes : on peut être riche et fragile, armé et paralysé, connecté et vulnérable. D’une certaine manière, la décennie qui vient prolonge un basculement déjà visible dans les diagnostics des grandes institutions : la croissance mondiale paraît appelée à rester <em>«stable mais médiocre»</em>, avec des risques orientés vers le bas, parce que les tensions géopolitiques, la volatilité financière et la fragmentation géoéconomique ne sont plus des accidents mais des paramètres structurels <em>(IMF, 2024)</em>. La Banque mondiale décrit elle aussi un monde où l’incertitude et les frictions deviennent un vent de face durable, et où la mondialisation ne s’effondre pas : elle se recompose par segments, par alliances, par exclusions <em>(World Bank, 2025)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui change, au fond, c’est la place prise par la sécurité économique. On ne parle plus seulement de commerce, on parle d’accès ; plus seulement d’avantages comparatifs, on parle de goulets d’étranglement ; plus seulement d’efficience, on parle de redondance. Les dépendances, autrefois tolérées parce qu’elles semblaient rationnelles, deviennent des vulnérabilités à cartographier, à réduire, parfois à instrumentaliser. Le pouvoir, alors, se niche moins dans la capacité de produire <em>«tout»</em> que dans la capacité de rendre les autres incapables de se passer de vous dans <em>«quelques»</em> secteurs clés — et, symétriquement, dans l’art de se ménager des alternatives crédibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Etats-Unis, l&rsquo;Union européenne et la Chine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis abordent cette période avec une force qui demeure globale — monnaie, innovation, alliances, projection militaire — mais avec une sensibilité accrue au risque de dépendance stratégique. La relocalisation partielle des semi-conducteurs et l’obsession des chaînes d’approvisionnement, visibles dans la politique industrielle américaine récente, révèlent moins un repli qu’une réécriture des conditions de l’ouverture : l’accès au marché et aux technologies n’est plus un acquis, c’est une relation, donc un rapport de force <em>(White House, 2024)</em>. Cette posture peut rendre l’influence américaine plus conditionnelle, parfois plus transactionnelle, car les arbitrages intérieurs (coûts budgétaires, cohésion sociale, cycles politiques) deviennent une contrainte stratégique à part entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union européenne, elle, reste un paradoxe vivant : puissance de marché et de normes, capable d’imposer des standards, mais encore hésitante quand il faut convertir la richesse en capacité matérielle — énergie, défense, matières premières, production. L’adoption d’un cadre visant à sécuriser l’approvisionnement en matières premières critiques signale une prise de conscience tardive : l’autonomie n’est pas un slogan, c’est une industrialisation, des investissements, des permis, des infrastructures, et souvent des conflits locaux autour de l’acceptabilité <em>(EU, 2024)</em>. L’Europe peut gagner en poids stratégique si elle assume le coût de la souveraineté ; sinon elle restera un arbitre économique exposé, puissant mais perméable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine demeure, pour sa part, l’acteur le plus difficile à placer sur une carte simple. Sa profondeur industrielle et ses ambitions technologiques en font un rival systémique, mais sa trajectoire dépend d’un équilibre délicat entre contrôle politique et dynamisme économique, entre puissance projetée et confiance interne. Dans les analyses des risques macrofinanciers, elle reste un centre de gravité autant qu’une source potentielle de chocs, tant son poids dans le commerce mondial et certaines chaînes de valeur demeure élevé <em>(IMF, 2024)</em>. Or plus elle est incontournable, plus les autres cherchent à réduire l’incontournable ; et plus ils y parviennent, plus elle se sent menacée et politise à son tour les interdépendances. La boucle est presque mécanique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux démographiques, économiques et technologiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur techno-industriel de la décennie, ce sont les semi-conducteurs, l’IA, le cloud, la cybersécurité, mais aussi ce que l’on appelle, d’un ton trop neutre, les <em>«minéraux critiques»</em>. La transition énergétique, loin d’être une simple affaire de volonté climatique, reconfigure les dépendances : moins de pétrole importé pour certains, plus de cuivre, de lithium, de nickel, de cobalt, de graphite, de terres rares — et surtout plus de capacité de raffinage, de transformation, de recyclage. L’Agence internationale de l’énergie insiste sur le fait que ces marchés concentrent des risques de rupture, non seulement par la géologie mais par la géopolitique et la lenteur des projets <em>(IEA, 2024b)</em>. Dans cette perspective, la puissance se lit aussi dans des ports, des usines, des câbles, des stocks, et dans l’aptitude des États à accélérer sans fracturer leur contrat social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démographie, elle aussi, cesse d’être un arrière-plan. Les projections des Nations Unies rappellent un vieillissement rapide dans de nombreux pays riches et en Chine, tandis que l’Afrique et l’Asie du Sud continuent de prendre du poids <em>(UN DESA, 2024)</em>. Vieillir, ce n’est pas seulement compter davantage de retraités : c’est durcir la contrainte budgétaire, raréfier certaines compétences, modifier la tolérance au risque, et parfois réorienter les priorités nationales. À l’inverse, une société jeune n’est pas automatiquement puissante : elle peut être dynamique, inventive, expansive, ou bien frustrée, fragmentée, vulnérable. La puissance démographique devient puissance réelle quand elle s’adosse à l’éducation, aux infrastructures, à l’emploi productif, à une gouvernance qui tient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’Inde s’impose comme la grande puissance <em>«en fabrication»</em>. Son avenir ne se résume pas à sa taille : il dépendra de sa capacité à créer des emplois à grande échelle, à absorber une jeunesse urbaine, à sécuriser son énergie, à renforcer son appareil productif, tout en naviguant entre les blocs sans se laisser enfermer. Dans un monde de fragmentation, ce sont souvent les acteurs capables de choisir dossier par dossier — et non camp par camp — qui gagnent une marge de manœuvre disproportionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour des grands pôles, les puissances-charnières prennent de l’importance : hubs logistiques, financiers, énergétiques, industriels, diplomatiques. Le Moyen-Orient n’est plus seulement un théâtre énergétique : il devient un espace d’investissement, de médiation, de modernisation technologique, parfois de rivalité d’influence, où les capitaux circulent comme un outil géopolitique. L’Asie du Sud-Est, avec ses stratégies de diversification industrielle, profite des redéploiements de chaînes de valeur. Dans ce monde, le pouvoir n’est pas toujours d’imposer ; il est aussi de se rendre indispensable, ou d’offrir des alternatives.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z75lQ6UEOw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/embed/#?secret=VcCfiWi7Hi#?secret=z75lQ6UEOw" data-secret="z75lQ6UEOw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"> Le réarmement n’est plus une parenthèse mais une tendance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant que l’économie se politise, la guerre — ou la possibilité de la guerre — redevient un organisateur des décisions. Le Sipri observe une hausse marquée des dépenses militaires mondiales, signe que le réarmement n’est plus une parenthèse mais une tendance (Sipri, 2025). Ce n’est pas seulement une question d’armements ; c’est une question d’industrie et de temps. La guerre longue, celle qui consomme des munitions, use des matériels, exige une logistique continue, remet au centre la capacité de production, la robustesse des chaînes d’approvisionnement, la standardisation, la formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, l’Otan insiste sur la résilience, l’adaptation et la solidarité, comme si l’alliance se pensait de nouveau comme un mécanisme de préparation au risque majeur, pas seulement comme un forum de gestion <em>(Nato, 2024)</em>. Mais la force d’une alliance dépend aussi de la politique intérieure de ses membres, de la crédibilité des engagements, du partage du fardeau et de l’intégration rapide d’innovations (drones, guerre électronique, cyber, spatial). Parallèlement, la dissuasion nucléaire redevient un facteur de tension psychologique : non parce qu’elle rend la guerre certaine, mais parce qu’elle rend l’erreur plus coûteuse et les crises plus dangereuses <em>(Sipri, 2024)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décennie à venir sera une décennie de zones grises : sabotage, cyberattaques, pressions économiques, coercition maritime, guerre de l’information, militarisation du droit. Ces pratiques brouillent la perception de la puissance : elles permettent à des acteurs plus faibles d’infliger des coûts, et à des acteurs plus forts de nier leur implication, créant une atmosphère de suspicion qui rigidifie les alliances et encourage la surenchère. Dans ce monde, l’équilibre ne se voit pas toujours : il s’éprouve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors je reviens à une idée simple, presque brutale : l’équilibre global ne sera pas <em>«équilibré»</em>. Il sera asymétrique et parfois incohérent, fait de dominations sectorielles. On peut exceller dans l’IA et dépendre d’un détroit ; contrôler une monnaie mondiale et manquer de main-d’œuvre ; dominer le raffinage et manquer d’alliés ; posséder une armée redoutable et une économie sous plafond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis resteront probablement la première puissance globale par la combinaison unique de capacités militaires, financières, technologiques et d’alliances, mais leur influence sera plus conditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine restera le rival central, mais sa marge dépendra de sa capacité à maintenir son dynamisme tout en évitant qu’une coalition durable de <em>«contre-dépendance»</em> ne se consolide. L’Union européenne peut devenir un pôle plus autonome si elle accepte le coût de la souveraineté matérielle. L’Inde peut être un gagnant relatif si elle réussit sa transformation interne. Et autour d’eux, les puissances-charnières tireront parti d’une polarisation incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tout cela peut être reconfiguré par ce que l’on sous-estime systématiquement : les chocs de résilience. L’énergie, même en transition, reste un champ de vulnérabilités et de risques ; l’AIE souligne l’ampleur des investissements requis pour une électrification accélérée, sous peine de nouvelles tensions <em>(IEA, 2024a)</em>. Le climat, l’eau, l’alimentation, les infrastructures, les dettes, les migrations : autant de facteurs qui échappent aux scénarios trop propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tel contexte, la puissance se mesurera aussi à la capacité d’absorber des chocs sans basculer dans la crise politique, à la solidité des institutions, à la confiance sociale, à la capacité de planifier sans étouffer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si je devais laisser une phrase en suspens, comme on laisse un repère dans la marge d’un carnet, ce serait celle-ci : la décennie à venir ne départagera pas seulement <em>«qui est le premier»</em>, elle départagera <em>«qui tient»</em>. Qui tient l’effort industriel, qui tient la cohésion sociale, qui tient les alliances, qui tient les chaînes d’approvisionnement, qui tient la légitimité politique quand les coûts s’accumulent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où l’histoire s’écrit moins en conquêtes éclatantes qu’en capacités d’endurance, c’est peut-être la vraie mesure de la puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong><br>EU. (2024). <em>Regulation (EU) 2024/1252 establishing a framework for ensuring a secure and sustainable supply of critical raw materials</em>.<br>IEA. (2024a). <em>World Energy Outlook 2024</em>.<br>IEA. (2024b). <em>Global Critical Minerals Outlook 2024</em>.<br>IMF. (2024). <em>World Economic Outlook, October 2024: Policy Pivot, Rising Threats</em>.<br>NATO. (2024). <em>Washington Summit Declaration</em> (10 July 2024).<br>SIPRI. (2024). <em>Sipri Yearbook 2024</em>.<br>SIPRI. (2025). <em>Trends in World Military Expenditure, 2024</em> (Fact sheet).<br>UN DESA. (2024). <em>World Population Prospects 2024 Revision</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="taBbOSceAq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/embed/#?secret=AmkkqNSuYs#?secret=taBbOSceAq" data-secret="taBbOSceAq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/chronique-critique-des-puissances-mondiales-2026-2036/">Chronique critique des puissances mondiales (2026–2036)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des groupes coréens et indiens vont développer leurs activités en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/30/des-groupes-coreens-et-indiens-vont-developper-leurs-activites-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 12:16:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[automobile]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[Santi Swaroop]]></category>
		<category><![CDATA[Sun Lee Tae-won]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisian Automotive Association]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19095726</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des groupes industriels de la Corée du Sud et de l’Inde ont fait part de leur volonté de développer leur activité en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/30/des-groupes-coreens-et-indiens-vont-developper-leurs-activites-en-tunisie/">Des groupes coréens et indiens vont développer leurs activités en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des représentants de groupes industriels de la Corée du Sud et de l’Inde ont convenu de l’importance d’investir dans les ressources humaines et l’expertise technologique de la Tunisie, en développant leurs activités industrielles dans notre pays.</em></strong></p>



<span id="more-19095726"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Des discussions sont en cours entre des représentants de constructeurs automobiles de Corée du Sud et la Tunisian Automotive Association (TAA) pour organiser une visite en Tunisie de dirigeants d’entreprises automobiles sud-coréennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a annoncé l’ambassadeur de Corée du Sud en Tunisie, Sun Lee Tae-won, en participant; le lundi 29 juin 2026, à un forum organisé par nos confrères d’Univers News intitulé <em>«Tunisie : le dragon de la Méditerranée — une possibilité réelle ou une simple ambition ?»</em>. Il soulignant l’excellence des jeunes talents tunisiens et du système éducatif du pays, comme en témoigne la grande valeur accordée au diplôme du baccalauréat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Considérant cet aspect comme un atout positif, le diplomate a établi un parallèle avec l’expérience de son propre pays, qui a misé de manière soutenue et déterminée sur l’éducation et les diplômes d’études supérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur a ajouté que, malgré certaines différences structurelles entre les économies des deux pays, il existe des domaines de coopération prometteurs — notamment le secteur agricole — ainsi que des opportunités d’échange d’expertise dans le domaine des technologies de l’information, compte tenu en particulier des défis communs découlant des mutations géopolitiques et géoéconomiques qui affectent les nations du monde entier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a par ailleurs souligné que la Tunisie constitue une porte d’entrée stratégique facilitant l’accès des entreprises coréennes à l’Europe et à l’Afrique ; par conséquent, le choix de la Tunisie par de grands conglomérats coréens revêt une importance majeure et témoigne d’une démarche réfléchie, pragmatique et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles actions mettre en œuvre pour que la Tunisie connaisse un boom économique similaire à celui des quatre dragons d’Asie du Sud-Est? En réponse à cette question, l’ambassadeur a souligné que <em>«la Corée et la Tunisie ont des points communs : une population jeune, une passion pour les études et une ouverture sur l’extérieur. Toutefois la Tunisie a des défis à relever. Elle pourra disposer des conditions nécessaires pour accomplir une trajectoire comparable à celle du Corée, surtout qu’elle regorge de talents brillants capables d’anticiper les mutations dans le monde&#8230;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Santi Swaroop, deuxième secrétaire à l’ambassade de l’Inde en Tunisie, a annoncé la visite prochaine à Tunis d’une délégation de chefs d’entreprise et de dirigeants d’importantes sociétés technologiques indiennes, expliquant que les autorités tunisiennes et indiennes préparent actuellement cette visite afin de renforcer la coopération économique dans ce secteur, en s’appuyant sur le succès des entreprises indiennes ayant récemment choisi d’investir dans notre pays et d’y développer leurs activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos ont été tenus lors d’un panel du même forum consacré à la diplomatie économique, a rapporté <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1521761/%D9%83%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A7-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%86%D9%88%D8%A8%D9%8A%D8%A9-%D9%88%D8%A7%D9%84%D9%87%D9%86%D8%AF-%D8%B4%D8%B1%D8%A7%D9%83%D8%A9-%D8%AC%D8%AF%D9%8A%D8%AF%D8%A9-%D9%85%D8%B9-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%A8%D9%85%D8%AC%D8%A7%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B1%D8%A7%D8%AA-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%AA%D9%83%D9%86%D9%88%D9%84%D9%88%D8%AC%D9%8A%D8%A7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque FM</a>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/30/des-groupes-coreens-et-indiens-vont-developper-leurs-activites-en-tunisie/">Des groupes coréens et indiens vont développer leurs activités en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Advani, ou le chauvinisme hindou à l’épreuve de l’Histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/advani-ou-le-chauvinisme-hindou-a-lepreuve-de-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 07:23:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si les ambiguïtés du séculariste Advani ont fait le lit du chauvinisme hindoue antimusulman  qui a porté Modi au pouvoir en Inde ?   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/advani-ou-le-chauvinisme-hindou-a-lepreuve-de-lhistoire/">Advani, ou le chauvinisme hindou à l’épreuve de l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si l’Inde se targue aujourd’hui d’être une puissance nucléaire garantissant son indépendance, un objectif que l’Iran s’efforce d’atteindre avec toutes les difficultés que l’on sait, il n’en demeure pas moins que l’idéologie chauvine qui y prédomine actuellement ne la préserve pas des revendications particularistes menaçant son intégrité territoriale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-18830601"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il est toujours ardu de faire la part du vrai dans un récit autobiographique, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un d’homme d’État.&nbsp;En Inde Advani, l’auteur de <em>‘‘Ma vie, mon pays’’</em>, en fut indubitablement l’un des plus grands, et son parcours est là pour le confirmer, même s’il s’est fait en dehors du Parti du Congrès que le récit occidental à travers Gandhi et la famille Nehru, a encore tendance à privilégier&nbsp;en tant que représentant légitime de la destinée du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai qu’Advani soit issu du courant idéologique traditionaliste faisant de la culture hindoue le substrat nécessaire commun à tout Indien. Dans quelle mesure, cela demeure matière à débat entre les <em>«sécularistes authentiques»</em> auxquels&nbsp;il se rattache qui estiment que l’Autre, le musulman, ne peut&nbsp;que l’accepter afin de donner un gage à son patriotisme, et ceux de son Parti, le Bharatiya Janata, pour qui l’étranger venu par la conquête du pays est exclu de la nation de jure comme de facto ; particulièrement après la Partition et la création du Pakistan. Mais même en faisant la part belle au&nbsp;<em>«sécularisme»</em> affiché par le Parti du Congrès et qualifié de <em>«faux»</em>&nbsp;par l’auteur du livre, on en reviendra toujours aux commentaires du journaliste Sikh Khushwant Singh, pour qui en Inde il n’existe aucune raison valable&nbsp;d’imposer aux minorités de toujours démontrer leur patriotisme. En effet, faudrait-il exiger&nbsp;d’un musulman de pratiquer dans un cadre public un rituel directement inspiré par&nbsp;des manifestations de la foi hindoue pour ne pas s’exposer à l’ire de ses concitoyens ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement Advani, chassé de son pays, le Sindh, incorporé au Pakistan lors de la partition, et réfugié en Inde, ne pouvait que nourrir une hostilité envers qui il voyait une menace pour la sécurité et l’intégrité territoriale de son pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devenu ministre de l’Intérieur en 1998 Advani a certes entamé des pourparlers avec les indépendantistes du Kashmir mais il s’agissait évidemment de conclure un accord politique définitif imposé à une population brisée par le contre-terrorisme systémique pratiqué sur une grande échelle par l’armée et la police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, selon les vues de l’Etat indien, le problème du Kashmir, un territoire n’ayant aucun statut constitutionnel particulier si ce n’est un article provisoire qui a perduré plus de 40 ans, n’était qu’une sédition soutenue de l’extérieur et usant du terrorisme pour arriver à ses fins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y eut par ailleurs durant son mandat la guerre de Kargil, puis l’attaque terroriste du parlement de New Delhi, deux évènements qui imposèrent la médiation américaine afin d’éviter une nouvelle guerre indo pakistanaise. Mais c’est indubitablement le massacre du Gujarat en 2002 dont furent victimes des milliers de musulmans qui a constitué l’un des faits les plus marquants de son mandat ministériel et qui remet en question jusqu’à un certain point la sincérité de sa vision pragmatique de la politique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LVf3d740IS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/">Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/embed/#?secret=RUOHJLG8GL#?secret=LVf3d740IS" data-secret="LVf3d740IS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les massacres des musulmans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certes le responsable direct, le Chef Ministre de l’Etat, en fut Modi, appelé des années plus tard à occuper le poste de Premier ministre. Néanmoins&nbsp;Advani en tant que ministre de tutelle le soutint&nbsp;et s’opposa à une démission que la majorité de la classe politique exigeait, à commencer par le Premier ministre Vajpayee. D’autant que beaucoup de témoignages impliquaient&nbsp;directement dans les émeutes autant le gouvernement du Gujarat, autrement dit le chef ministre Modi, que la police obéissant directement à ses ordres, ainsi que ses complices, les soutiens politiques hindous du parti de la majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Advani a justifié son soutien à Modi par le triomphe électoral remporté ultérieurement par ce dernier dans son État. Mais le massacre n’a-t-il pas grandement contribué à ce triomphe ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part l’argument, celui du succès électoral ultérieur,&nbsp;utilisé par un homme se prévalant toujours de faire passer l’intérêt général du pays avant celui de son propre parti politique, ne saurait faire oublier la violation de la Constitution par un gouvernement incapable d’assurer sa mission première, la protection des vies et des biens de tous les habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Complice du massacre, Advani ne l’a vraisemblablement pas été, et rien en tout&nbsp;cas ne le prouve, pas&nbsp;plus que nul ne lui en a fait grief. Mais en couvrant son subordonné, et en confiant l’enquête aux services de son choix, le ministre de l’Intérieur du Centre&nbsp;n’a certainement pas contribué à faire toute la vérité sur l’affaire. Et l’assassinat un mois après de Hiren Pandiya, un ancien ministre de l’Intérieur du Gujarat et rival de Modi dans son propre parti, ne l’a rendue que plus ténébreuse selon la célèbre journaliste Rana Ayyub.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Advani a-t-il fait réellement une entorse à ses principes plus&nbsp;qu’à la Constitution ? Si on en croit le rôle qu’il a joué en 1992 en tant que Président de son Parti, en déclenchant la marche sur la mosquée Babri d’Ayodhya,&nbsp;il est permis d’en douter. Après avoir mobilisé et conduit des foules en transe, il a prétendu que le résultat final, sa destruction, avait été un fait imprévu et honteux détournant le mouvement de sa finalité première en signant son échec. Quelle finalité ? Peut-être la réconciliation entre hindous et musulmans. Mais on ne voit pas comment celle-ci aurait pu avoir lieu dans l’ambiance d’exacerbation des passions qui prévalait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Advani a prétendu que si le Comité de Défense de la mosquée Babri en avait accepté le démantèlement et le transfert ailleurs, il aurait demandé à ses coreligionnaires de le considérer comme un solde de tout compte relativement à des revendications futures sur d’autres mosquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore combien d’églises ont été détruites ou pillées lors de la conquête de la Grande Bretagne par les Vikings entre le VIII<sup>e</sup> et le XI<sup>e</sup> siècles mais ces derniers n’avaient pas l’habitude de les comptabiliser ni de s’en prévaloir. Qui plus est ils ont eu la bonne idée de se convertir à la foi du pays conquis. Il n’est venu à l’idée jusqu’à ce jour d’aucun homme politique anglais de demander des comptes sur le sujet aux Scandinaves afin de leur faire rendre gorge. On peut dire la même chose des Gallo-romains relativement à leurs conquérants francs.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4yw7uJf9g9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/le-parti-au-pouvoir-en-inde-utilise-la-guerre-disrael-contre-gaza-pour-diaboliser-les-musulmans/">Le parti au pouvoir en Inde utilise la guerre d’Israël contre Gaza pour diaboliser les musulmans</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le parti au pouvoir en Inde utilise la guerre d’Israël contre Gaza pour diaboliser les musulmans » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/le-parti-au-pouvoir-en-inde-utilise-la-guerre-disrael-contre-gaza-pour-diaboliser-les-musulmans/embed/#?secret=A6Hh4vasMq#?secret=4yw7uJf9g9" data-secret="4yw7uJf9g9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La fibre nationaliste hindoue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Question de fierté, selon elle,&nbsp;la fibre nationaliste hindoue prétend&nbsp;rétablir l’intégrité territoriale de son pays en en reconstruisant les temples qui s’y élevaient il y a 1000 ans en lieu et place des moquées bâties plus tard par les conquérants venus d’Asie Centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A propos de réconciliation, comment ignorer le voyage de l’auteur après la fin de son mandat ministériel, au Pakistan en 2005 en tant que chef de son Parti, le BJP ? Après y avoir visité un site de restauration de temples hindous, il s’était recueilli sur la tombe du fondateur de l’état Med Ali Jinnah qu’il avait qualifié de grand chef d’État séculariste qui avait promis de concéder à tous ses citoyens des droits égaux indépendamment de leurs convictions religieuses et de préserver les minorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce commentaire avait suscité des réactions parmi les Pakistanais pour qui leur pays étant musulman ne pouvait être qualifié de séculier. Il avait surtout provoqué la colère de ses propres partisans en Inde pour qui le Pakistan n’était qu’un Etat terroriste qui avait chassé ses habitants hindous et qui cherchait à démembrer l’Inde avant de la conquérir pour y propager l’Islam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le soutien apporté par les plus hautes instances de son parti il avait en rentrant démissionné de son poste de Président. On peut se demander si tout cela n’avait pas été une kabbale l’obligeant à laisser le champ libre à Modi, celui qui quelques années plus tard allait accéder au pinacle du pouvoir après avoir fait du Gujarat son fief personnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, il est douteux que Advani ait entrepris son voyage dans un pays aussi problématique pour l’Inde, sans l’avoir préparé minutieusement dans tous ses détails, particulièrement ceux dotés d’une forte valeur symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, si son ambition de conclure la paix avec le Pakistan a été indéniable, il n’en a pas moins affirmé clairement que ce pays indépendant de l’Inde fait partie selon lui de la sphère culturelle hindoue, de l’Hindutva.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, la réconciliation ne serait qu’un processus qui progressivement aboutirait à une réunification politique des deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est douteux que cette vision des choses n’annonce pas des conflits futurs. Dans un pays qui a toujours fait peu de cas de l’Histoire, le réveil brutal à la conscience nationale au XIX<sup>e</sup> siècle sous le joug colonial prétend&nbsp;conférer&nbsp;à son peuple des caractéristiques immuables qui nient la légitimité de tous les apports qui n’y seraient pas conformes. C’est au nom d’une telle vision des choses que l’apport de l’islam dans l’Histoire du sous-continent est nié en étant réduite à une destruction ininterrompue de temples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eu égard à cela Advani prouve qu’en Inde, entre vrais et faux laïcs, la différence n’est que de degrés et qu’on peut très bien se rendre au Pakistan au nom de la paix tout en cautionnant le massacre de ses propres concitoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi que le prouvera plus tard l’actuel gouvernement Modi, la vision d’Advani lorsqu’elle sera menée à son terme aboutira au démembrement et à l’ouverture du Kashmir à la colonisation hindoue, à l’emprisonnement de millions de personnes qualifiées d’étrangères dans des camps de concentration, et au lynchage&nbsp;par des comités de vigilance de tous ceux dont la fouille révèlera le transport de pièces de bœufs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’Inde se targue aujourd’hui d’être une puissance nucléaire garantissant son indépendance, un objectif que l’Iran s’efforce d’atteindre avec toutes les difficultés que l’on sait, il n’en demeure pas moins que l’idéologie chauvine qui y prédomine actuellement ne la préserve pas des revendications particularistes menaçant son intégrité territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par-delà son passé de militant et d’homme politique de premier plan rescapé des prisons en ayant été emprisonné à quatre reprises, particulièrement lors de la lutte contre l’<em>«état d’urgence»</em> imposé par Indira Gandhi&nbsp;entre 1975 et 1977, c’est d’ailleurs cette inquiétude sur la disparition des deux grands partis politiques indiens au bénéfice des partis régionalistes, qu’Advani avouera avoir confiée à l’un de ses rivaux politiques lors d’une rencontre fortuite dans un aéroport.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘My Country My Life’’,  L.K. Advani, éd. Rupa &amp; Co., 1er janvier 2008, 986 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="olFpsg6PHZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/">‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/embed/#?secret=zj2Qx8cV13#?secret=olFpsg6PHZ" data-secret="olFpsg6PHZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/advani-ou-le-chauvinisme-hindou-a-lepreuve-de-lhistoire/">Advani, ou le chauvinisme hindou à l’épreuve de l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 07:46:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abhijeet Dipke]]></category>
		<category><![CDATA[chômeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Cockroach Janta Party]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes diplômés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parti populaire des cafards a été créé en Inde après qu’un juge de la Cour suprême a comparé les diplômés sans emploi à des cafards. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/28/le-nouveau-parti-populaire-des-cafards-secoue-linde/">Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un article intitulé «<a href="https://substack.com/app-link/post?publication_id=6570827&amp;post_id=199331369&amp;utm_source=post-email-title&amp;utm_campaign=email-post-title&amp;isFreemail=true&amp;r=i1elt&amp;token=eyJ1c2VyX2lkIjozMDI5ODY3MywicG9zdF9pZCI6MTk5MzMxMzY5LCJpYXQiOjE3Nzk4ODY5MjYsImV4cCI6MTc4MjQ3ODkyNiwiaXNzIjoicHViLTY1NzA4MjciLCJzdWIiOiJwb3N0LXJlYWN0aW9uIn0.qiLUqxpjUU2roNIuBZxXWpbk3ev1vBy2H1JZgqlwwmQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les demandes explosives du nouveau Parti populaire des Cafards secouent l’Inde</a>», publié le 22 mai 2026, <a href="https://www.eurasiareview.com/22052026-the-cockroach-movement-oped/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Eurasia Review</a> raconte la naissance virale du Cockroach Janta Party (CJP), littéralement Parti populaire des cafards, un mouvement de jeunes chômeurs indiens qui, en cinq jours, a fédéré quinze millions de personnes sur Instagram après qu’un juge de la Cour suprême a comparé les diplômés sans emploi à des cafards.</em></strong></p>



<span id="more-18825724"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement, qui défie l’establishment indien, revendique la fin des privilèges judiciaires, le vote sécurisé, des quotas féminins, des médias libres, et l’interdiction des défections politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui aurait pu rester une tempête médiatique éphémère est devenu un révélateur : la <em>«voix des paresseux et des chômeurs»</em> est en réalité celle d’une génération qui a étudié, respecté les règles et vu le système les trahir. Avec plus de 70 % de ses membres âgés de 19 à 25 ans, le CJP est moins une blague qu’un verdict social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette colère ne surgit pas du vide. Elle prolonge, en les incarnant, les trois dimensions d’une crise latente. La première était sociale et énergétique :&nbsp;la flambée du gaz de cuisson&nbsp;chassant les ouvriers pauvres des usines. La deuxième, agricole et climatique :&nbsp;El Niño et la pénurie d’engrais menaçant les récoltes et les prix alimentaires. La troisième, technologique et matérielle :&nbsp;l’automatisation par l’IA&nbsp;et&nbsp;la dépendance aux composants chinois&nbsp;fragilisant l’emploi qualifié et l’appareil productif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fractures se rejoignent dans le quotidien des 20‑24 ans, dont le taux de chômage a oscillé autour de 44‑45 % en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance indienne, célébrée pour son PIB à 6,8 %, n’a pas créé d’emplois pour eux. L’éducation, censée être l’ascenseur social, ne protège plus : 6,5 % des diplômés du secondaire et du supérieur sont sans travail, et les femmes diplômées frôlent les 40‑44 % de chômage dans certains États. La corruption des examens (scandale NEET) ajoute l’insulte à la blessure : les places promises par le mérite sont volées avant même l’épreuve. Abhijeet Dipke, le fondateur du CJP installé à Boston, incarne la fuite des cerveaux que ces chiffres résument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement relie cette révolte à l’état de la démocratie indienne : un pays classé 157<sup>e</sup> sur 180 pour la liberté de la presse, où les médias préfèrent commenter les projections de PIB que donner la parole aux familles qui vendent leurs terres pour payer des cours préparatoires. Le mouvement Cafard ne comble pas seulement un vide politique ; il rend audible ce qu’une partie de l’écosystème médiatique et institutionnel s’efforce d’étouffer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émergence du CJP signale que la gestion à vue ne suffit plus : les crises se muent en une contestation structurée, portée par une génération qui a appris à survivre à tout — comme le cafard qu’on leur a jeté au visage. Les quinze millions d’abonnés Instagram ne sont peut-être pas une révolution. Mais ils sont la preuve que la société indienne, minée par les inégalités et le manque d’opportunités, a désormais trouvé un nom, un emblème et un volume qui ne peut plus être ignoré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si nous évoquons ici ce sujet c’est parce que la ressemblance entre la situation générale en Inde ressemble à plusieurs égards à celle qui prévaut en Tunisie, et notamment en ce qui concerne les horizons bouchés devant les jeunes qui n’ont qu’une seule idée en tête : partir le plus loin possible d’un pays où ils se sentent négligés et où même le rêve n&rsquo;est plus permis.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>
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		<title>Hausse des exportations tunisiennes de fruits</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/hausse-des-exportations-tunisiennes-de-fruits/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:45:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[exportation]]></category>
		<category><![CDATA[fruits]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La valeur des exportations de fruits tunisiens a atteint au 19 mai 2026 45,8 millions de dinars, contre 38,5 MD un an auparavant. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La valeur des exportations de fruits tunisiens, du 1<sup>er</sup> janvier jusqu’au 19 mai 2026, a atteint environ 45,8 millions de dinars, soit une hausse significative par rapport à la même période l&rsquo;an dernier (2025), où les recettes s&rsquo;élevaient à 38,5 millions de dinars.</em></strong></p>



<span id="more-18799517"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette progression est imputable à une augmentation notable des ventes à l’Inde. Les importations indiennes, jusqu&rsquo;à fin mai, se sont limitées à l’achat de 146 tonnes de baies sauvages, d’une valeur de 4,5 millions de dinars, confirmant le potentiel d’exportation prometteur de certains fruits à forte valeur ajoutée qui nécessitent une attention et des investissements accrus dans les prochains mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données statistiques publiées par l’agence Tap auprès de le Groupement interprofessionnel des fruits (Gifruits), au cours des cinq premiers mois de cette année, des quantités variables de variétés de fruits ont été promues sur environ 23 marchés dans le monde, absorbant 12 types de fruits caractérisés par leur goût et leur saveur souhaitables sur plusieurs marchés mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les indicateurs ont révélé une disparité dans la répartition géographique des exportations, tant par marché que par volume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché libyen est resté le premier acheteur de fruits tunisiens en volume, absorbant 1&nbsp;967 tonnes pour une valeur de 9,601 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis se sont classés deuxièmes en volume avec 543 tonnes, mais premiers en valeur, avec 12,143 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché français a importé 338 tonnes pour une valeur de près de 4,800 millions de dinars, suivi par l’Italie avec 167 tonnes (515&nbsp;000 dinars) et l’Inde avec 146 tonnes (4,578 millions de dinars).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pêches, les prunes et les abricots dominent les recettes d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les variétés de fruits exportées, certaines ont généré des revenus exceptionnels grâce à leurs prix élevés sur les marchés internationaux. Les prunes, en particulier, ont rapporté les recettes les plus importantes, totalisant 20,343 millions de dinars, malgré des exportations de seulement 701 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a également exporté des fraises pour une valeur de 12,554 millions de dinars, avec des volumes d&rsquo;exportation atteignant environ 604 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pêches ont dominé les exportations en termes de volume, atteignant 1&nbsp;418 tonnes et générant des recettes de 7,511 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exportations d’abricots ont atteint 654 tonnes, générant des recettes d’environ 3,797 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, d’autres produits ont enregistré des volumes et des recettes inférieurs durant cette période, notamment les pastèques (185 tonnes, d’une valeur de 515&nbsp;000 dinars), les melons (59 tonnes, d’une valeur de 208&nbsp;000 dinars) et les nectarines (34,7 tonnes, d’une valeur de 374&nbsp;000 dinars).</p>
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		<title>Comment sauver le Groupe chimique tunisien ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 08:15:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[engrais chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[GCT]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimique tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Gujarat]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Dali]]></category>
		<category><![CDATA[Narendra Modi]]></category>
		<category><![CDATA[phosphate]]></category>
		<category><![CDATA[Tifert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on encore sauver le Groupe chimique tunisien (GCT), jadis fleuron de l’industrie tunisienne, qui semble en grande difficulté ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Groupe chimique tunisien (GCT), jadis fleuron de l’industrie tunisienne, semble en grande difficulté **. A première vue, la responsabilité en incomberait à l’Etat, qui en a la tutelle, aux syndicats et à certaines forces politiques qui, à force d’en faire l’arbre de Noël, ont fini par étrangler la poule aux œufs d’or.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18578497"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ma modeste expérience de la diplomatie économique et particulièrement à la tête de l’ambassade de Tunisie à New Delhi me donne des pincements au cœur et une nostalgie accablante quand je me rappelle l’admiration des milieux mondiaux et indiens des engrais chimiques pour le GCT et les compétences tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Narendra Modi, actuel Premier Ministre et homme fort de l’Inde, alors Premier ministre de l’Etat du Gujarat, avait insisté pour que la société publique de l’Etat du Gujarat (Gujarat State Fertilizers Company) conclue une joint-venture avec le GCT (Tifert depuis 2006, en difficulté depuis la révolution de la liberté, de la dignité et…. de l&rsquo;inflation et du chômage).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma modeste connaissance de la gestion (un mastère de l’université du Maryland-USA) me fait penser que l’unique moyen de sauver le GCT et son apport à l’économie nationale, serait de lui conférer une pleine autonomie financière et administrative et de mettre toutes ses installations sous la protection de l’armée nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La direction du programme de sauvetage et de relance du GCT gagnerait à être donnée avec les pleins pouvoirs à un haut technicien de l’envergure de Kais Dali (originaire de Gafsa, ingénieur diplômé de l’École Polytechnique de Paris et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, et ancien PDG du GCT) qui me paraît le mieux qualifié et le plus crédible internationalement pour faire regagner au GCT sa rentabilité et son rayonnement international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’état de l’économie tunisienne et la grave crise internationale qui se profile à l’horizon ne permettent plus le luxe des expérimentations socio-partisanes, populistes et autres replâtrages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme disent les anglo-saxons, c’est désormais : <em>«do or die»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le Groupe chimique tunisien (GCT) traverse une crise financière chronique, marquée par des pertes nettes massives atteignant 600 millions de dinars dès 2020 et des déficits cumulés dépassant 1,4 milliard de dinars. Cette situation résulte de la baisse de production, des arrêts fréquents des usines, des blocages sociaux et de la hausse des prix des intrants. (D’après <a href="https://www.ilboursa.com/marches/le-groupe-chimique-tunisien-accuse-une-perte-nette-de-600-millions-de-dinars-en-2020_38680#:~:text=Le%20Groupe%20Chimique%20Tunisien%20accuse%20une%20perte,2020%20*%20HISTORIQUES.%20*%20ANALYSE%20ET%20CONSEILS." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Iboursa</a>).  </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KijJYcBU7p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/tunisie-le-secteur-du-phosphate-dans-limpasse/">Tunisie | Le secteur du phosphate dans l’impasse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le secteur du phosphate dans l’impasse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/tunisie-le-secteur-du-phosphate-dans-limpasse/embed/#?secret=vcoh0Ktv9z#?secret=KijJYcBU7p" data-secret="KijJYcBU7p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>A quand la fin des agressions d’Israël ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/a-quand-la-fin-des-agressions-disrael/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 09:21:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Victoire]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mhamed Larbi Bouguerra]]></category>
		<category><![CDATA[Ofri Hany]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume de Vijayanagara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Israéliens devraient méditer les circonstances de la chute du puissant empire indien de Vijayanagara au XVIe siècle. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Israéliens, aujourd’hui enivrés par les succès militaires remportés dans les guerres sans fin livrés contre leurs voisins, devraient méditer les conditions et les circonstances de la chute du puissant empire indien de Vijayanagara au XVI<sup>e</sup> siècle. Ils devraient aussi se préoccuper de l’avenir, car tout ce qu’ils font ces jours-ci avec l’aide et le soutien aveugles des Etats et de certains pays européens sera gravé dans les mémoires. Et il leur sera durement reproché un jour, lorsque le rapport de force régional et mondial changera radicalement à leur dépens.</em></strong><em> (Photo&nbsp;: Ruines du Royaume de Vijayanagara).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Larbi Bouguerra *</strong></p>



<span id="more-18493961"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra.jpg" alt="" class="wp-image-18300839" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Benjamin Netanyahu et ses ministres messianiques et suprémacistes visent le Grand Israël, du Nil à l’Euphrate et attaquent la Palestine (Cisjordanie et Gaza), le Liban, la Syrie, l’Iran, le Yémen et Qatar. Ils invoquent la Bible alors qu’Yitzhak Rabin disait que ce livre n’est pas un titre foncier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces criminels de guerre ont intérêt à lire ce qu’il advint à <em>«La Cité de la Victoire»</em> il y a 500 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un empire combattif et ses voisins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il était une fois un empire combatif indien qui se targuait du nom de la <em>«Cité de la Victoire»</em>. Des générations durant, à côté d’une insolente prospérité économique, il affichait une agressivité marquée vis-à-vis des sultanats musulmans voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme tout a une fin, un beau jour, il cessa d’exister. Aujourd’hui, demeurent ses ruines livrées à une végétation sauvage et aux hordes de touristes photographiant, à tour de bras, ses palais et ses marchés en ruine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Cité de la Victoire»</em> (en sanskrit&nbsp;: <em>Vijayanagara</em>) n’est ni une légende ni un mythe. Il s’agit d’un puissant royaume qui exista et prospéra entre le XIII<sup>e</sup> et le XVI<sup>e</sup> siècle dans le sud de l’Inde.&nbsp; Il comptait alors parmi les cités les plus importantes du monde avec un demi-million d’habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cette époque, le sous-continent indien était l’apanage de nombreux Etats musulmans : Golconda, Ahmednagar, Bidar, Berar et Bijapur. Quant à Vijayanagara, elle donnait sur la mer d’un côté et ces sultanats de l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vouée au culte de Shiva et de Vishnu dans cet océan de cités musulmanes, Vijayanagara entretenait des alliances avec certains de ses voisins mais semait aussi les graines de la discorde entre eux, servie par le fait que l’Islam indien comptait des Chiites et des Sunnites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’époque où les Portugais et les Espagnols sillonnaient l’océan en route vers l’Amérique, le roi Krishnadevaraya, pourtant fin lettré, finançait d’incessantes guerres contre ses voisins et ses étables regorgeaient d’éléphants de combat. La supériorité régionale du roi était patente du fait de l’assistance du Portugal, maintenant installé à Goa, et qui fournissait outre des mercenaires, des armes dernier cri, mousquetons, arquebuses et fusils à mèche qui effrayaient tant les combattants musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1530, le roi Krishnadevaraya décida de se lancer à l’assaut de Bijapur, le plus puissant des sultanats musulmans. Armée massive de 70 000 fantassins, 30 000 cavaliers et 550 éléphants face à bien moins de combattants et 250 éléphants. On utilisa les vieilles techniques de combat avec éléphants et catapultes mais aussi des plus modernes comme des canons et des fusils. Les forces royales perdirent du terrain mais le roi lança une contre-attaque en utilisant les armes modernes comme les fusils à mèches : les musulmans, paniqués, s’enfuirent. Vijayanagara entra en triomphateur dans la capitale de Bijapur qu’il livra à ses soldats qui pillèrent la ville et détruisirent ses beaux monuments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enivré par sa victoire, le monarque hindou exigea du sultan Adel Shah qu’il vienne embrasser ses chaussures. Le vœu du monarque ne fut pas exaucé. Loin de là&nbsp;!<br>Adel Shah décida de gagner du temps. Sage décision car Krishnadevaraya et son armée finirent par souffrir du manque de provisions dans la cité dévastée et se replièrent, la queue basse, à Vijiyanagara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’historien américain Richard Maxwell Eaton, spécialiste de l’Inde à l’âge perse (1000-1715), à l’Université de l’Arizona, cette offensive du monarque hindou et son mépris des lois et coutumes de la guerre et de ses semblables a <em>«semé les graines de la destruction de son royaume.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr, il a fallu du temps pour que la semence offre ses fruits et, en 1565, le roi Rama Raya a été contraint de combattre contre une coalition de cinq sultanats musulmans. Il fut tué sur le champ de bataille et ses troupes se dispersèrent. Les sultans victorieux entrèrent dans Vijiyanagara et la détruisirent de fond en comble après sa mise à sac. Cette fois, les Portugais ne furent d’aucun secours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exemples historiques de la destruction d’un coup d’une grande cité prospère sont rarissimes. La capitale a été complètement abandonnée et une végétation luxuriante qui cache tigres et cerfs l’a recouverte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, des foules de touristes visitent les ruines de <em>«La Cité de la Victoire»</em> connues sous le nom de Hampi dans l’Etat indien de Karnataka.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aucune ligne rouge</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journaliste, historien et critique littéraire israélien Ofri Hany écrit&nbsp;: <em>«Israël est souvent comparé au royaume croisé – un projet de colonisation dans l’est musulman de fanatiques européens. Il y a des parallèles intéressants particulièrement avec le royaume combattant indien qui a prospéré il y a 500 ans. A l’instar de Vijayanagara, Israël sait créer des alliances temporaires avec certains de ses voisins. Il est passé maître aussi dans l’exploitation des conflits et des divisions parmi les régimes avoisinants. Israël bénéficie aussi grandement du support technologique de l’Occident – Allemagne notamment – et des Etats-Unis. Non moins important, Israël a développé une intoxication à la guerre, une insolence et une arrogance (la fameuse chutzpa) alarmantes. Il fracasse grossièrement les normes internationales tout en humiliant ses ennemis. Ce qui ne semble nullement émouvoir les Israéliens… Après le 7 Octobre, Israël a fait fi de plusieurs restrictions – nombre de morts de civils, traitement des leaders ennemis…. Il a fait monter les enchères et franchi presque toutes les lignes rouges. Il est terrifiant de penser aux conséquences au cas où les pays de la région dépasseraient leurs tensions internes et au cas où les Etats-Unis nous tourneraient le dos. Les Israéliens devraient se préoccuper de l’avenir. Tout ce que le pays fait ces jours-ci avec le secours d’une administration américaine dérangée et agressive sera gravé dans les mémoires. Même les pays qui sont aujourd’hui de notre côté nous le reprocheront. Les habitants de Vijayanagara l’ont appris à leur dépens. Ils avaient Shiva et nous avons la Bible» </em>(<em>Haaretz</em>, 5 mars 2026)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or Jacques Attali citant précisément la Bible écrit que <em>«le prophète Isaïe demande qu’on laisse de la place dans la région à d’autres peuples par une formule si moderne&nbsp;:</em> ‘‘Malheur à vous qui annexez maison après maison, qui ajoutez champ à champ sans laisser un coin de libre et prétendez vous implanter seuls dans la pays’’» (Isaïe 5, 8-9) in <em>‘‘Dictionnaire amoureux du judaïsme’’</em> (Plon-Fayard, 2009, p. 246).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS &#8211; Paris.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E9VuVSWLWr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/du-nil-a-leuphrate-quand-la-bible-devient-carte-geopolitique/">Du Nil à l’Euphrate | Quand la Bible devient carte géopolitique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du Nil à l’Euphrate | Quand la Bible devient carte géopolitique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/du-nil-a-leuphrate-quand-la-bible-devient-carte-geopolitique/embed/#?secret=5qrAqscOCg#?secret=E9VuVSWLWr" data-secret="E9VuVSWLWr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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