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	<title>Archives des inflation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des inflation - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie officielle se porte comme un charme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 12:49:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[indicateurs financiers]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Attallah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les responsables ont tendance à brosser un tableau reluisant de la situation dans le pays. Y aurait-il deux Tunisie, une officielle et une réelle ?  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les responsables du gouvernement ont la fâcheuse tendance de mettre la poussière sous le tapis et de brosser un tableau reluisant de la situation générale dans le pays. Zouhair Attallah, chef de cabinet du ministère des Finances, qui est parmi les mieux informés des indicateurs financiers de la Tunisie, ne déroge pas à cette règle.</em></strong><em><strong> </strong>(Photo: ministère des Finances, La Kasbah, Tunis). </em></p>



<span id="more-19773976"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant lors du 4<sup>e</sup> Forum financier arabe du Prix de Sharjah pour les finances publiques, organisé à Tunis les 6 et 7 octobre 2026, en collaboration avec l’Organisation arabe pour le développement administratif (relevant de la Ligue des États arabes) et le Département central des finances de Sharjah, sous le thème <em>«Résilience financière et durabilité : concevoir des budgets adaptables et maximiser la valeur pour l’argent public»,</em> il a déclaré que la Tunisie a réussi — malgré les crises sanitaires, les catastrophes naturelles et l&rsquo;instabilité du contexte mondial — à faire preuve de résilience, à enregistrer des taux de croissance positifs et à maintenir l’inflation, le déficit et l’endettement à des niveaux qu’il a qualifiés d’<em>«acceptables»</em>. <em>«Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts considérables déployés par les institutions publiques et à une bonne préparation pour absorber et affronter ces circonstances exceptionnelles»</em>, a-t-il précisé, selon le compte-rendu du forum diffusé sur la page Facebook du ministère, vendredi 9 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Attallah a également souligné la démarche de réforme engagée par le ministère à court et moyen termes, notamment à travers le renforcement des cadres juridique, institutionnel, organisationnel et humain, la consolidation des principes de bonne gouvernance, ainsi que l’amélioration de l’efficacité et de la transparence des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que de bonnes nouvelles en somme&nbsp;pour un auto-satisfécit que des économistes objectifs, examinant les indicateurs macroéconomiques de notre pays, trouveraient immérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une inflation de 5,3 %, un déficit budgétaire de 5,2 %, un endettement de 82 % et un chômage de 15,2 %, pour une croissance atone d’à peine 2,5 % (chiffres officiels de 2025), on ne peut pas dire que la Tunisie se porte bien ou qu&rsquo;elle est en train d’avancer sur la voie du progrès socio-économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non seulement, notre pays a beaucoup régressé par rapport à ses indicateurs de 2010, mais il est en train de manger le pain de ses générations montantes en s’endettant à tour de bras. Et il ne s&rsquo;endette pas pour investir dans la mise en place d’infrastructures publiques mais pour financer ses dépenses de fonctionnement, et notamment les salaires de ses 700 000 à 750 000 fonctionnaires, ni inventifs, ni productifs ni efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non, M. Atallah, la Tunisie ne se porte pas aussi bien que vous le dites ! Interrogez les Tunisiens, qui voient leur pouvoir d&rsquo;achat régresser et leurs conditions de vie se détériorer jour après jour, ils vous diront exactement le contraire. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le maintien du taux d’intérêt à 7 % ne durera pas longtemps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/tunisie-le-maintien-du-taux-dinteret-a-7-ne-durera-pas-longtemps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 12:03:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Soussi]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le maintien à 7 % du taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie ne durera pas longtemps (Moez Soussi). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/tunisie-le-maintien-du-taux-dinteret-a-7-ne-durera-pas-longtemps/">Tunisie | Le maintien du taux d’intérêt à 7 % ne durera pas longtemps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>L’économiste universitaire Moez Soussi</em></strong></em></strong> <strong><em>a qualifié d’inattendu le maintien à 7 % du taux d’intérêt directeur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), car il anticipait personnellement une hausse d’au moins 50 points de base — pour le porter à 7,5 % — compte tenu des indicateurs économiques nationales et internationales et des pressions inflationnistes croissantes. Ce maintien du taux d’intérêt à 7 % ne durera pas longtemps, a-t-il cependant estimé</em></strong>.</p>



<span id="more-19773789"></span>



<p class="wp-block-paragraph">M. Soussi, qui intervenait sur les ondes de <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%A7%D9%82%D8%AA%D8%B5%D8%A7%D8%AF/%D9%88%D8%B2%D8%A7%D8%B1%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%A7%D9%84%D9%8A%D8%A9%3A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%B5%D9%85%D8%AF%D8%AA-%D8%A3%D9%85%D8%A7%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B2%D9%85%D8%A7%D8%AA-%D9%88%D8%AD%D9%82%D9%82%D8%AA-%D9%86%D8%B3%D8%A8-%D9%86%D9%85%D9%88-%D8%A5%D9%8A%D8%AC%D8%A7%D8%A8%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, a expliqué que ses prévisions reposaient sur divers facteurs externes et internes, notamment l’évolution du marché mondial de l’énergie, la décision d’augmenter leur taux directeur par la plupart des grandes banques centrales, ainsi que les pressions pesant sur le dinar tunisien et la hausse du taux d’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant des facteurs externes, l’économiste a souligné la hausse des prix des hydrocarbures sur le marché mondial dans un contexte d’incertitude persistante, estimant que l’évolution des prix de l’énergie pourrait accentuer les pressions sur l’économie de la Tunisie qui doit importer plus de 60% de ses besoins énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également attiré l’attention sur la tendance des grandes banques centrales à durcir leur politique monétaire, évoquant la décision de la Fed, la Réserve fédérale américaine, de relever ses taux d’intérêt de 25 points de base — les portant de 3,75 % à 4 % — ainsi que celle de la Banque centrale européenne de les augmenter de 25 points de base, pour atteindre 2,65 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Soussi a souligné que la hausse du rendement du dollar et des devises étrangères exercerait une pression supplémentaire sur les flux de devises et sur le taux de change du dinar tunisien. Selon lui, cela nécessite de ménager une marge de manœuvre accrue pour atténuer les risques de change et limiter l’impact de l’inflation importée sur les coûts de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan intérieur, M. Soussi a attiré l’attention sur plusieurs indicateurs économiques et monétaires, notamment l’écart entre l’hypothèse retenue dans la loi de finances 2026 et le prix du pétrole effectivement enregistré. Les prévisions budgétaires tablaient sur un prix de 63,3 dollars le baril, alors que la moyenne réelle, sur la période allant de janvier à septembre, s’est établie à environ 94 dollars le baril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également souligné le ralentissement de la croissance économique, passée de 2,6 % au premier trimestre à 2,3 % au deuxième, estimant que la baisse de la production pourrait accentuer les pressions sur les prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l’inflation, M. Soussi a relevé une hausse du taux en glissement annuel à 5,6 % en septembre, contre 4,8 % en début d’année, ajoutant que l’inflation a augmenté pour le deuxième mois consécutif en août et septembre, une première depuis 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se projetant sur la période à venir, l’économiste a estimé peu probable que le taux directeur soit maintenu à 7 % pour une longue durée. Selon lui, la BCT sera contrainte, prochainement, de le relever de 50 points de base, ajoutant que cette hausse éventuelle s’inscrit dans le cadre de sa politique monétaire, consistant à préserver la stabilité des prix, à protéger le pouvoir d’achat, à soutenir la stabilité de la valeur du dinar et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu’un taux directeur élevé, et le 7% en vigueur en Tunisie l’est à coup sûr. Censé juguler l’inflation, il entraîne plusieurs impacts négatifs majeurs : il renchérit le coût du crédit, baisse la capacité d’emprunt, freine l’investissement, ralentit l’activité économique et, notamment, le marché immobilier.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/tunisie-le-maintien-du-taux-dinteret-a-7-ne-durera-pas-longtemps/">Tunisie | Le maintien du taux d’intérêt à 7 % ne durera pas longtemps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie inchangé à 7%</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 22:32:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 7 octobre 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%. Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 7 octobre 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/le-taux-directeur-de-la-banque-centrale-de-tunisie-inchange-a-7/">Le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie inchangé à 7%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le Conseil d’Administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 7 octobre 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.</strong></em></p>



<span id="more-19766808"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 7 octobre 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, tant à l’échelle internationale que nationale, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle internationale, les prix de l’énergie ont enregistré une hausse sensible au cours de la période récente et évoluent désormais à des niveaux nettement supérieurs à ceux retenus dans les précédentes prévisions établies en juin dernier. Les incertitudes entourant le rétablissement des conditions d’approvisionnement sur les marchés énergétiques demeurent élevées et continuent d’exercer des pressions haussières sur les coûts de production et de distribution. La diffusion de ces tensions aux prix à la consommation se poursuit à l’échelle mondiale, retardant le processus de convergence de l’inflation vers les objectifs des banques centrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la plupart des banques centrales dans les économies avancées ont resserré leurs politiques monétaires afin de contenir le regain des pressions inflationnistes et de favoriser un retour durable de l’inflation vers leurs cibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan national, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre de 2026, revenant à 2,3% en glissement annuel, après 2,6% au trimestre précédent. Cette évolution traduit notamment le net ralentissement de l’activité industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté du secteur extérieur, la forte hausse des prix internationaux de l’énergie a pesé davantage sur les équilibres externes. La facture des importations énergétiques s’est alourdie pour atteindre 11,3 milliards de dinars à fin août 2026, contre 8,8 milliards un an auparavant. Cette évolution a contribué à la détérioration de la balance commerciale et au creusement du déficit courant, qui s’est établi à 4.694 MDT, soit 2,5% du PIB, au cours des huit premiers mois de 2026, contre 2.724 MDT, soit 1,6% du PIB, durant la même période de 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les avoirs nets en devises se sont, pour leur part, établis à 23,7 milliards de dinars, correspondant à 92 jours d’importations, au 6 octobre 2026, contre 24,3 milliards de dinars et 104 jours d’importations un an auparavant. Le Conseil souligne, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat des réserves de change, notamment à travers une meilleure maîtrise du déficit énergétique et de ses incidences sur les paiements extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, l’inflation a poursuivi sa remontée graduelle, pour atteindre 5,6% en septembre 2026, après 5,4% en août. Cette accélération est principalement imputable au renforcement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, dont le glissement annuel s’est élevé à 13,0%, contre 11,7% le mois précédent. En revanche, l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des prix à la consommation hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est maintenue à 5,1% pour le troisième mois consécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de perspectives, le Conseil relève la persistance des facteurs de tensions inflationnistes d’origine tant externe qu’interne. Le maintien prolongé des prix internationaux de l’énergie à des niveaux élevés serait de nature à réduire sensiblement les marges de manœuvre de l’économie et à accentuer les vulnérabilités macroéconomiques et financières. La trajectoire de l’inflation à court et moyen termes dépendrait notamment de la dynamique de la demande de consommation, dans un contexte de rétablissement encore progressif des capacités de production, ainsi que de la capacité à maîtriser les déséquilibres budgétaires et leurs répercussions sur les équilibres macroéconomiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil considère, à cet égard, que les risques entourant la trajectoire future de l’inflation demeurent orientés à la hausse. Il continuera d’assurer un suivi étroit de l’évolution des prix, de la demande, de la liquidité bancaire et des équilibres extérieurs et se tient prêt à prendre les mesures qu’il jugera nécessaires afin de contenir les pressions sur la formation des prix, et favoriser le retour durable de l’inflation à des niveaux soutenables. Il décide de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>BCT</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/le-taux-directeur-de-la-banque-centrale-de-tunisie-inchange-a-7/">Le taux directeur de la Banque centrale de Tunisie inchangé à 7%</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne sous pression</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/05/leconomie-tunisienne-sous-pression/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2026 09:44:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens ne cessent de dénoncer la dégradation de leurs conditions socio-économiques et du niveau de vie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/05/leconomie-tunisienne-sous-pression/">L’économie tunisienne sous pression</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ces derniers mois, les Tunisiens ont manifesté pour dénoncer la dégradation des conditions socio-économiques et du niveau de vie dans le pays. Pourtant, officiellement, les indicateurs de croissance économique sont à la hausse. Que se passe-t-il donc ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sahar Mechmech *</strong></p>



<span id="more-19575529"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech.jpg" alt="" class="wp-image-19575565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sahar-Mechmech-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au cours des dernières semaines, des manifestations ont éclaté dans toute la Tunisie pour dénoncer des coupures massives d’électricité et d’eau imposées par le gouvernement en pleine vague de chaleur, alors que les infrastructures du pays peinaient à répondre à la demande énergétique. Ces coupures surviennent dans un climat social tendu, les Tunisiens manifestant déjà contre la hausse du coût de la vie. Ainsi, le 16 mai, des centaines de Tunisiens sont descendus dans la rue pour dénoncer la répression ainsi que la détérioration des conditions socio-économiques et du niveau de vie. Pourtant, fin avril encore, le président Kais Saied vantait le succès de la politique d’autosuffisance de la Tunisie, affirmant qu’elle avait permis de réduire l’inflation et de relancer la croissance. Il n’a pas tort. Officiellement, la croissance s’est quelque peu améliorée, l’inflation a effectivement baissé et la situation de l’emploi s’est légèrement redressée. Qu’est-ce qui alimente alors la colère de la population ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un examen plus approfondi des perspectives et des réalités économiques intérieures de la Tunisie révèle une certaine fragilité, de fortes tensions sociales et des divisions politiques internes, exacerbées — en grande partie — par le fait que les indicateurs économiques ne se reflètent pas dans le quotidien des Tunisiens. Cette situation est toutefois nuancée par le financement croissant des partenaires internationaux qui, tantôt allège les pressions, tantôt les aggrave.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Excès d’optimisme ou triomphalisme prématuré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, le gouvernement ne propose pas de rupture avec les politiques économiques en vigueur avant le 25 juillet 2021 [date de la proclamation de l’état d’exception par Kaïs Saïed, Ndlr], caractérisées par des restrictions des dépenses publiques et des réductions d’impôts pour les entreprises et les hauts revenus. Alors que des réformes fiscales radicales en 2025 avaient amélioré la répartition de la charge fiscale et accru la contribution des entreprises, la loi de finances 2026 échoue à s’attaquer aux problèmes structurels de l’économie tunisienne. La hausse des dépenses sociales ne suffit pas à compenser l’inflation, ce qui se traduit par une réduction implicite des services sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, aucune réforme structurelle profonde ne vise les acteurs en situation de monopole ou de rente qui constituent la trame de l’économie tunisienne. Depuis l’indépendance de la Tunisie dans les années 1950, ce groupe d’acteurs économiques bénéficiant de soutiens politiques a érigé un arsenal de barrières réglementaires à l’entrée dans des secteurs clés et contrôle la majeure partie du financement privé au sein de l’économie. La loi perpétue également une pratique risquée, en vigueur depuis des années, consistant à emprunter auprès de la Banque centrale à un taux d’intérêt de 0 % sans générer une croissance proportionnelle à l’endettement, ce qui menace d’alimenter l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’absence de réformes structurelles, le budget de l’État pour 2026 prévoit une croissance de 3,3 % sur l’année, un chiffre supérieur aux 2,1 % anticipés par le Fonds monétaire international (FMI), ce qui représente un écart significatif. Une croissance plus faible signifie moins de ressources pour l’État afin de répondre à des besoins sociaux croissants en pleine crise du coût de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget table également sur un prix du pétrole avoisinant les 60 dollars le baril, une hypothèse mise à mal par la flambée des coûts de l’énergie consécutive à la guerre en Iran. Le prix a dépassé les 100 dollars le baril à plusieurs reprises cette année et s’établissait autour de 90 dollars le baril au 29 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie reste un pays importateur d’énergie pratiquant des subventions énergétiques ; la hausse imprévue du prix du pétrole alourdira sa facture d’importation, entamant ainsi ses précieuses réserves de devises (dollars et euros) nécessaires au règlement des importations essentielles auprès de ses partenaires commerciaux. Cette hausse des prix pétroliers augmentera également les dépenses de l’État consacrées aux subventions énergétiques afin de maintenir la stabilité des prix des hydrocarbures sur le marché intérieur. La hausse des prix, supérieure aux prévisions, entraînera un creusement des déficits budgétaires, un besoin accru d’emprunt et, potentiellement, une pression croissante pour réduire les dépenses afin de remédier aux déséquilibres budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation mondiale découlant de la guerre impliquant l’Iran menace également d’éroder les envois de fonds des Tunisiens résidant à l’étranger ; ces transferts constituent une source essentielle de devises pour les importations et représentaient 30 % des réserves en 2024. Le conflit suscite de vives inquiétudes quant à l’inflation en Europe — où vit la majeure partie de la diaspora tunisienne — ce qui pourrait entraîner une baisse de ces transferts de fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur du tourisme, autre source majeure de devises, est lui aussi exposé à des risques. Malgré les assurances du gouvernement affirmant que le tourisme tunisien n’était pas affecté par le conflit régional, les premiers indicateurs font état d’un ralentissement et d’une baisse des réservations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions sur les devises compromettent la capacité de la Tunisie à importer des produits de première nécessité — notamment des denrées alimentaires, des médicaments et de l’énergie — et pourraient provoquer des pénuries comparables à celles observées en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les signes de telles restrictions sont déjà manifestes. En mars, la Banque centrale de Tunisie a émis de nouvelles directives visant à limiter les importations afin de préserver ses réserves limitées de dollars et d’euros. Ces directives stipulent que les importations de produits <em>«non essentiels»</em> — tels que les vêtements, le dentifrice et le papier toilette — doivent être réglées au comptant et non à crédit. Cette décision a été critiquée par des organisations influentes comme la Conect, qui représente les employeurs et les entreprises ; celle-ci a qualifié ces directives d’obstacle potentiel à la croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Alert, une organisation luttant contre les monopoles en Tunisie, a averti que ces mesures risquaient d’ancrer davantage les pratiques monopolistiques dans le secteur de l’import-export, les grandes entreprises disposant plus facilement de liquidités que les petites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions à l’importation menacent d’aggraver les pénuries actuelles de médicaments, de denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fissures naissantes entre la présidence et le parlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à la montée des pressions économiques, le gouvernement de Saïed fait face à des tensions politiques croissantes. L’Assemblée, qui était étroitement alignée sur Saïed à la suite des élections législatives de 2022, est de plus en plus en désaccord avec le gouvernement sur les questions économiques. En avril 2025, elle a refusé d’approuver un emprunt, invoquant le manque de clarté quant à ses retombées. Lors de l’examen de la loi de finances pour 2026, l’Assemblée a rejeté certaines propositions du ministère des Finances et en a adopté d’autres tout en émettant de vives réserves. Le ministre des Finances a même quitté une séance parlementaire après une vive altercation avec certains députés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des débats sur des contrats de concession controversés dans le domaine de l’énergie solaire, plusieurs députés ont dénoncé ces textes, les qualifiant tour à tour de dangereux, coloniaux, humiliants et contraires à la souveraineté énergétique. En réaction à cette levée de boucliers et avant le vote sur ces concessions, le président Saïed a limogé le ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie ainsi que le directeur général de l’Électricité et des Énergies renouvelables, bien que tous les contrats aient finalement été adoptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, à la suite de coupures massives d’électricité et d’eau survenues en juillet, le Parlement a tenu une séance le 27 juillet pour débattre de la situation ; les députés y ont critiqué la conjoncture ainsi que l’absence de réaction officielle du gouvernement. Ils ont également reproché au gouvernement son absence lors de cette séance, bien qu’un député ait précisé que l’Assemblée n’avait adressé aucune invitation ou convocation officielle au gouvernement pour y participer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tensions ne doivent pas être interprétées comme une rupture franche avec Kaïs Saïed. L’Assemblée continue de donner la priorité à bon nombre de ses réformes clés — celles qu’il qualifie de <em>«révolution législative»</em> et qui ont profondément restructuré l’arsenal juridique tunisien — et de les adopter. Il convient plutôt de voir dans ces tensions une tentative de l’Assemblée de se démarquer quelque peu de Saïed, dont le bilan économique est jugé insuffisant, alors même que la Tunisie se dirige vers les élections législatives de 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces tensions dépassent le cadre politique pour s’étendre à l&rsquo;espace civique dans son ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les boucs émissaires, anciens comme nouveaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée des tensions économiques et politiques, le gouvernement tente de reproduire la stratégie qu’il a appliquée avec succès en 2023 : désigner des boucs émissaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saïed continue d’évoquer de mystérieux saboteurs sans jamais les nommer. Il persiste à sacrifier des membres de son gouvernement pour apaiser la colère populaire, comme en témoigne le limogeage d’un ministre mentionné plus haut. Ses partisans — qu’ils siègent à L’Assemblée, soient présents sur le terrain ou actifs sur les réseaux sociaux — continuent de présenter les migrants subsahariens en situation irrégulière comme un fardeau pour les ressources économiques et une menace pour la sécurité nationale. Le conflit qui l’oppose depuis des années à la principale centrale syndicale du pays, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), s’est intensifié au cours de l’année écoulée. Parallèlement, la répression à l’encontre de la société civile — dont les acteurs sont perçus par Saïed comme des agents de l’ingérence étrangère — s’est accentuée ces derniers mois : les autorités suspendent des organisations, engagent des poursuites pour obtenir leur dissolution définitive et emprisonnent militants, journalistes, magistrats et même des députés dissidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vague d’enquêtes pénales la plus récente vise des fonctionnaires chargés du dossier de l’électricité. Cette initiative, couplée aux déclarations du président qualifiant ces coupures d’<em>«événements inhabituels»</em> et affirmant que <em>«l’État ne restera pas les bras croisés face à quiconque cherche à harceler les citoyens et à attiser les tensions»</em>, semble viser à présenter ces perturbations majeures comme le fruit d’un complot contre le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette interprétation contredit les déclarations du syndicat de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), qui attribue les coupures à une hausse de la demande dépassant les capacités de production lors de la récente vague de chaleur. Le défi de répondre à la demande en électricité est aggravé par le manque d’investissements dans la production, la dernière grande centrale électrique ayant été inaugurée en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour expliquer ce déficit d’investissement, certains experts pointent du doigt l’insuffisance des ressources allouées par l’État, le non-paiement intégral par le gouvernement et les entreprises publiques de leurs dettes envers la Steg pour leur consommation d’électricité, ainsi que le défaut de paiement par le gouvernement des subventions universelles à l’électricité accordées aux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme en 2023, cette répression vise à détourner l’attention des problèmes économiques chroniques et à vider l’espace politique et civique de toute opposition, laissant Saïed comme seul arbitre des décisions en Tunisie et unique interlocuteur pour les partenaires internationaux du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diplomatie tunisienne en quête d&rsquo;alliances internationales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En contraste avec les divisions internes, la Tunisie intensifie sa coopération et ses emprunts financiers auprès de plusieurs partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle régionale, la Tunisie poursuit son rapprochement avec l’Algérie, ayant signé fin 2025 plus de vingt accords de coopération dans des domaines variés, dont un accord controversé de coopération militaire. Récemment, lors d’une interview, le président algérien a tenu des propos fermes liant la sécurité des deux pays et réaffirmant l’engagement de l’Algérie à défendre la Tunisie contre le terrorisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations avec la Libye semblent également s’être intensifiées, marquées par une rencontre de haut niveau entre le Premier ministre tunisien et le président du Parlement libyen, la signature d’un nouveau protocole d’accord sur la coopération en matière de marché du travail, ainsi que l’annonce de projets concernant une nouvelle liaison maritime et la gestion partagée d’une nappe phréatique commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives témoignent de la volonté de la Tunisie de s’affirmer comme un partenaire actif en Afrique du Nord, s’assurant ainsi un accès privilégié aux ressources énergétiques de ses deux voisins riches en hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a par ailleurs renforcé ses liens avec ses partenaires de l’autre rive de la Méditerranée ainsi qu’avec les institutions financières internationales. Cela s’est traduit par l’octroi de nouveaux prêts — notamment de la part de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD)— par le renforcement des accords euro-tunisiens et par la mise à jour de la coopération migratoire avec l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une grande partie de ces financements vise à stabiliser le pays et à réduire la migration irrégulière, la Tunisie étant à la fois un pays d’origine et un pays de transit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les retombées des récentes concessions dans le secteur de l’énergie solaire démontrent clairement que, sans adhésion de l’opinion publique, les financements internationaux risquent de susciter une levée de boucliers et de ne pas apporter de réponse aux tensions sociales et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine des énergies renouvelables, et bien que celles-ci soient indispensables à la sécurité énergétique du pays, la population a le sentiment que le gouvernement et le parlement offrent des contrats avantageux à des investisseurs étrangers et mettent en place un câble sous-marin pour exporter de l’électricité vers l’Italie, alors même que les entreprises tunisiennes peinent à opérer dans un contexte difficile et que le pays subit des coupures de courant à répétition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la crise pour aller vers la prospérité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’intensification du soutien financier international, le statu quo politique et social en Tunisie demeure extrêmement fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien extérieur ne suffira pas, à lui seul, à stabiliser l’économie tunisienne ou à apaiser la colère sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan intérieur, il est nécessaire de faire preuve de plus de sérieux pour identifier et démanteler les structures qui entravent la concurrence et perpétuent les monopoles, notamment les coûts élevés des prêts à l’investissement ainsi que les barrières administratives complexes et changeantes qui freinent la création et la gestion d’entreprises. Ces mesures permettraient aux petites et moyennes entreprises — véritables moteurs d’une croissance économique durable — de mieux accéder aux opportunités commerciales et aux financements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement doit également rétablir sa crédibilité auprès de la population en investissant judicieusement dans les infrastructures et les dépenses sociales afin de répondre aux besoins des citoyens. Enfin, il doit mettre un terme à toutes les pratiques répressives contre-productives qui n’ont fait qu’attiser la colère et le sentiment de dépossession au sein de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les alliés internationaux de la Tunisie doivent réorienter le financement pour s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière : les problèmes structurels du pays et l’insuffisance des dépenses sociales. Les initiatives de coopération économique, y compris dans le secteur de l’énergie, doivent susciter l’adhésion du public en faisant preuve d’une plus grande transparence concernant la propriété des projets, les tarifs, les créations d’emplois prévues, les recettes publiques et l’impact environnemental. En l’absence de transparence et de redevabilité, les risques de rejet et de tensions continueront de s’accumuler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien extérieur ne suffira pas, à lui seul, à stabiliser l’économie tunisienne ou à apaiser la colère sociale. Seules des réformes structurelles profondes, un nouveau contrat social et un retour à un contexte démocratique et ouvert permettront d’apaiser la colère sociale actuelle et de bâtir une économie stable, durable et inclusive, capable de répondre aux besoins fondamentaux de la population.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Responsable du programme «Économies inclusives» au sein de Tahrir institute for Middle East Policy. (</em><a href="https://timep.org/2026/07/30/power-cuts-protests-and-lack-of-policy-tunisias-economy-under-pressure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Timep</em></a><em>).</em></p>



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		<title>Tunisie &#124; Le Plan de développement 2026-2030, entre rêves et réalités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 08:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Plan de Développement 2026-2030]]></category>
		<category><![CDATA[Plan de développement économique et social 2026-2030]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les objectifs très ambitieux du Plan de développement 2026-2030 de la Tunisie risquent de rester des rêves difficiles à réaliser.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><em><br>Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.</em></em></strong>** <strong><em>Explications…  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-19461954"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement économique et social 2026-2030, adopté par l’Assemblée le 10 juillet 2026, est une tentative louable de mettre fin à une très mauvaise pratique de politique économique, qui dure depuis la Révolution de 2011, et qui est à mon avis la première responsable du marasme économique le pays connaît depuis des années, à savoir, le pilotage à vue de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dis bien une tentative et non pas une stratégie de développement économique et social cohérente et réaliste&nbsp;susceptible de relancer la croissance économique, corriger les déséquilibres structurels de notre économie, absorber le chômage massif et améliorer le niveau de vie de la population à l’horizon de ce Plan, à savoir 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, un examen approfondi des hypothèses sur lesquelles repose ce document stratégique, les objectifs quantitatifs et qualitatifs qu’il se fixe et les moyens qu’il met en face pour les atteindre, laissent perplexe un vieil enseignant universitaire de macroéconomie comme moi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un plan ambitieux qui n’a pas les moyens de son ambition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan vise une croissance annuelle moyenne de 4,2 %, contre environ 2,4 % réalisés durant le quinquennat précédent, avec l’ambition d&rsquo;atteindre même 5,1 % en 2030, selon les projections présentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on sait que durant la période 2023-2025 et selon les chiffres officiels publiés par l’INS, la croissance de l’économie tunisienne n’a été que d’environ 1,5 % par an, que celle réalisée en 2025 n’a pas dépassé 2,5% et que celle attendue pour 2026 ne dépassera pas 2,1%, selon le FMI et la BAD, alors que le gouvernent Tunisien tablait sur 3,3%, on est en droit de se demander si les auteurs de ce Plan ne rêvent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres objectifs dont le réalisme laisse à désirer, figurent notamment&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un montant global d’investissement d’environ 101,8 milliards de dinars&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la création de 21 100 projets et programmes&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réduction progressive du déficit budgétaire à environ 3 % du PIB&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la baisse de la dette publique pour la ramener à 80 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces objectifs, très ambitieux, traduisent certes une volonté légitime de rupture avec les déséquilibres accumulés au cours des dernières décennies. Mais une question fondamentale demeure : <em>la Tunisie dispose-t-elle des ressources financières, humaines, institutionnelles et technologiques nécessaires pour transformer ces ambitions en résultats concrets ?</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les points forts du Plan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux mérites du nouveau Plan réside dans la volonté de remettre en question un modèle de développement qui n’a pas permis de réduire suffisamment les disparités régionales, de créer suffisamment d’emplois qualifiés ou de stimuler durablement l’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième mérite de ce Plan est qu’il adopte une démarche dite ascendante, partant du niveau local et régional pour remonter vers le niveau national. Cette approche cherche à donner davantage de poids aux besoins exprimés par les territoires et les collectivités. Cette évolution est importante, la Tunisie ayant longtemps souffert d’une concentration des activités économiques et des investissements dans le Grand Tunis et les principales zones côtières. Une politique de développement territorial mieux équilibrée pourrait en effet favoriser l’émergence de nouveaux pôles économiques à l’intérieur du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un troisième mérite de ce Plan est qu’il vise également à renforcer la souveraineté économique du pays, à valoriser davantage les ressources nationales et à réduire certaines dépendances extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation est particulièrement pertinente dans un contexte international marqué par les crises énergétiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un quatrième mérite et non des moindres est que le financement de ce Plan ne repose pas exclusivement sur le budget de l’État. Selon les données publiées, celui-ci devrait assurer environ 61,8 milliards de dinars, soit 61 % du financement, tandis que les entreprises et établissements publics devraient contribuer à hauteur d’environ 32 milliards de dinars. Cette diversification est positive en principe. Elle permettrait de limiter la pression exercée directement sur le budget de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les faiblesses et les risques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première interrogation concerne la capacité réelle de financement. En effet, La Tunisie demeure confrontée à des contraintes budgétaires importantes et à un niveau élevé d’endettement (84% du PIB, selon les dernières statistiques publiées par la BCT). Dans ces conditions, financer plus de 100 milliards de dinars d’investissements en cinq ans représente un défi considérable. Le risque est de voir apparaître un décalage entre les crédits annoncés et les crédits effectivement disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce risque d’incapacité de financement est d’autant plus à prendre au sérieux, que le rôle attribué par ce Plan au secteur privé demeure très insuffisant. C’est probablement l’une des lacunes majeures de ce Plan, car une croissance de 4,2 % par an ne pourra difficilement être obtenue uniquement grâce à l’investissement public. Une croissance durable nécessite une forte mobilisation de l’investissement privé, national et étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or l’environnement des affaires tunisien demeure marqué par la bureaucratie, la complexité réglementaire, la lenteur administrative et une certaine incertitude pour les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin et peut-être que c’est le talon d’Achille de ce Plan, c’est la capacité de l’administration à réaliser et superviser simultanément plus de 21 000 projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème de la Tunisie n’a jamais été uniquement l’absence de projets. Il réside également dans les délais d’exécution, les procédures administratives, les problèmes fonciers, les appels d’offres, les études techniques et la coordination entre administrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données disponibles montrent d’ailleurs l’ampleur de la sélection opérée : les conseils locaux, régionaux et de districts avaient proposé 40 748 projets, avant que le processus de sélection ne ramène le portefeuille à 6 467 projets en cours et 14 624 nouveaux projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’objectif de réaliser 4,2 % de croissance annuelle, pour être honnête, cet objectif n’est pas irréaliste en soi, car la Tunisie dispose d’atouts importants : proximité de l’Europe, capital humain relativement élevé, infrastructures existantes, potentiel touristique, agriculture, industries exportatrices, services numériques et potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables en construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais atteindre durablement 4,2 % supposerait une nette amélioration de la productivité et de l’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas de savoir si 4,2 % est mathématiquement possible. Elle est de savoir quelles transformations structurelles permettront de passer d’une croissance faible et irrégulière à une croissance durable supérieure à 4 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin d’investir davantage dans les infrastructures, certes. Mais elle doit surtout investir dans la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer la qualité de l’éducation et de la formation professionnelle ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; rapprocher la formation des besoins des entreprises ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; accélérer la transformation numérique ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; soutenir les PME et les entreprises innovantes ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; faciliter l’accès au financement ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; simplifier radicalement les procédures administratives ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer les exportations ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; attirer davantage d’investissements étrangers ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; valoriser les ressources énergétiques renouvelables ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; moderniser les entreprises publiques ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer la gouvernance des projets publics, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans réforme de la productivité, de l’administration, de l’éducation, de la fiscalité et du financement des entreprises, les objectifs très ambitieux de ce Plan risquent de rester des rêves difficiles à réaliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En particulier, sans une véritable amélioration du climat des affaires, l’objectif de croissance de 4,2% en moyenne par an risque de rester des chiffres sur du papier, comme le sont d’ailleurs restés les projections tout aussi ambitieuses des précédents plans de développement qui s’apparentent beaucoup plus à des <em>wishful thinking</em> qu’à des objectifs réalistes et réalisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable indicateur du succès de ce Plan ne sera donc pas le nombre de projets qui seront inaugurés, mais leur capacité à produire de la richesse, créer des emplois et augmenter durablement la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cela, il est impératif de changer le rôle de l’État qui devrait passer de celui de producteur direct à celui de stratège, régulateur, investisseur dans les infrastructures et garant de l’équité territoriale et de la justice sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pratiquement dans tous mes articles, je reviens toujours à la politique, même après des analyses économiques très approfondies, car comme je l’ai déjà indiqué, le nom originel de l’«<em>économie</em>» en tant que discipline universitaire, était jusqu’aux années 1950, <em>«économie politique</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Economiste universitaire et consultant international.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Avant de faire des projections irréalistes pour le Plan de développement 2026-2030 avec des ambitions irréalisables, on aurait été mieux inspiré de réaliser préalablement une étude sur les obstacles qui ont empêché la réalisation des projections, tout aussi irréalistes, du Plan de développement 2023-2025, rapidement enterré. Beaucoup de parlote, trop de paperasses, peu de réalisations&#8230; (NDLR).</em> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bNgW1w8kE3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/tunisie-plan-de-developpement-2023-25-des-plans-sur-la-comete/">Tunisie &#8211; Plan de développement 2023-25 : des plans sur la comète</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Plan de développement 2023-25 : des plans sur la comète » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/tunisie-plan-de-developpement-2023-25-des-plans-sur-la-comete/embed/#?secret=EDa9okelaf#?secret=bNgW1w8kE3" data-secret="bNgW1w8kE3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie &#124; Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 08:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[loi n° 18 de 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Union des diplômés chômeurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les diplômés chômeurs en Tunisie multiplient les mouvements de protestation pour la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les chiffres officiels révèlent une aggravation de la crise du chômage chez les diplômés universitaires, les différentes coordinations des chômeurs en Tunisie, notamment l’Union des diplômés chômeurs (UDC), multiplient les mouvements de protestation pour faire pression sur l’exécutif en vue d’accélérer la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des personnes au chômage depuis plus de dix ans.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19427934"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mouvements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats de diplômés et les autorités de sécurité, tensions exacerbées par des décisions visant à restreindre les manifestations, prévues sur les plans aussi bien national que régional. Ces restrictions suscitent un vif mécontentement parmi les organisateurs qui font valoir qu’elles sont en totale contradiction avec les slogans officiels prônant la défense des droits, au moment où leurs droits fondamentaux au travail, à la dignité et à l’expression leur sont refusés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Politique de temporisation et d’ajournement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions des libertés violent la Constitution, disent-ils, estimant que <em>«la liberté d’expression et de réunion ne constitue ni une faveur accordée par les autorités, ni un privilège octroyé ou révoqué au gré de leur volonté. Il s’agit au contraire de droits constitutionnels dont l’exercice ne saurait être soumis à un calendrier dicté par les autorités.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions, ajoutent-ils, touchent au cœur même du droit des chômeurs à exprimer leurs préoccupations et à contester les atermoiements persistants dans la mise en œuvre d’une loi adoptée il y a plusieurs mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations des diplômés chômeurs tiennent le pouvoir exécutif pour seul responsable du blocage continu de l’application de la loi, ainsi que de toute conséquence découlant de cette politique de temporisation et d’ajournement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Loi n° 18 et chiffres alarmants du chômage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que la loi n° 18 de 2025, publiée au Journal officiel le 22 décembre 2025, prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public de diplômés universitaires au chômage depuis plus de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis sa promulgation, les personnes concernées attendent toujours sa mise en œuvre effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le retard dans l’élaboration et la publication des décrets d’application nécessaires, ainsi que dans le lancement de la plateforme numérique destinée à la réception et à la modification des candidatures, perdure en dépit des assurances officielles répétées quant à l’engagement de l’État à rendre cette loi opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation survient à un moment délicat. Elle coïncide avec la publication, par l’Institut national de la statistique, des chiffres relatifs à l’emploi et au chômage pour le premier trimestre 2026. Ces données font état d’une hausse significative de 1,7 % du taux de chômage chez les diplômés universitaires, lequel atteint désormais 24,2 %, contre 22,5 % au dernier trimestre 2025. Les statistiques révèlent également un écart important entre les sexes, avec un taux de chômage de 14,2 % pour les hommes contre 32 % pour les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, la colère de l&rsquo;opinion publique s’est intensifiée et les appels à une intensification de la contestation pour exiger un emploi immédiat se sont multipliés, dans un contexte de difficultés financières et budgétaires, de hausse de l’inflation, d’augmentation des prix et de baisse du pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et malgré l’accélération du phénomène de la fuite des compétences, le nombre de diplômés chômeurs continue d’augmenter, dans un contexte caractérisé par une décélération de l’investissement, public et privé, et une faible croissance économique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ctCTFAM9ZE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/">Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/embed/#?secret=3dRxYvoMG8#?secret=ctCTFAM9ZE" data-secret="ctCTFAM9ZE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Budget 2027 &#124; Opération réussie, mais le patient cherche encore son pouls</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/budget-2027-operation-reussie-mais-le-patient-cherche-encore-son-pouls/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 10:08:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2027]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux croissance de 1,9% prévu pour 2027 en Tunisie doit être mis en regard d’une inflation de 5% attendue pour la même période. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/budget-2027-operation-reussie-mais-le-patient-cherche-encore-son-pouls/">Budget 2027 | Opération réussie, mais le patient cherche encore son pouls</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le projet de loi de finances 2027 de la Tunisie avance, comme chaque année, drapé de son vocabulaire propre : trajectoire budgétaire, équilibres macroéconomiques, hypothèses de croissance. Parmi ces chiffres, un seul retiendra l&rsquo;attention du grand public, parce qu’il est censé résumer tous les autres : +1,9%. C’est le taux de croissance annoncé pour porter le budget de l’année qui vient. Un chiffre sobre, presque discret, qui ne fera pas la une, et c’est bien pour cela qu’il mérite qu’on s’y arrête.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ilyes Bellagha *</strong></p>



<span id="more-19391774"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un pourcentage de croissance nationale ne parle jamais d’un foyer. Il parle d’un agrégat — la somme de tout ce qui se produit dans le pays, exportateurs prospères et petits commerces à l’arrêt confondus, ramenée à une seule ligne. Cette ligne a une vertu et un vice identiques : elle rassure en lissant. Elle additionne la marge d’une entreprise qui exporte et le panier qui rétrécit chaque semaine chez une mère de famille, et en tire une moyenne qui ne ressemble à la vie de personne en particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or cette croissance de 1,9% doit être mise en regard d’une inflation attendue autour de 5% pour la même période. Un pays qui produit un peu plus de richesse, pendant que les prix montent trois fois plus vite, ne s’enrichit pas : il perd du pouvoir d’achat réel, même si les communiqués officiels parlent, eux, d’une économie <em>«en résilience»</em> ou , mieux, <em>«en croissance»</em>. Ajoutons à cela un chômage des jeunes qui dépasse 38%, et l’idée qu’une croissance sous les 2% puisse créer un mouvement sensible dans la vie de ce tiers de la jeunesse relève de la fiction statistique plus que de l’analyse économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de tout cela n’est un mensonge à proprement parler. C’est plus subtil, et plus grave : c’est une vérité qui a cessé de regarder ce qu’elle est censée décrire : un processus d’appauvrissement général que rien, pour le moment, ne semble pouvoir arrêter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on vivre sans chiffres ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où un Tunisien savait que l’année avait été mauvaise sans qu’aucun institut ne le lui confirme. Il le savait au poids du couffin, à la file qui s’allongeait devant la boulangerie, au silence plus lourd dans les cafés, au nombre de mariages reportés dans le quartier. Ce savoir-là n’avait besoin d’aucun médiateur : il naissait directement de l’expérience vécue, lentement, mais il appartenait à celui qui le portait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre est venu s’interposer entre l’homme et sa propre condition. Il ne s’est pas contenté de la mesurer — il a fini par l’arbitrer. Un citoyen peut aujourd’hui sentir sa vie se dégrader et douter malgré tout de sa propre perception, parce que <em>«les chiffres»</em> annoncent une amélioration, qui, à l’analyse, n’en serait finalement pas une. Le rapport entre le sentir et le savoir s’est inversé : ce n’est plus l’expérience qui nourrit le chiffre, c’est le chiffre qui autorise, ou interdit, l’expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-on alors vivre sans chiffres ? Non, évidemment — aucune société complexe ne se gouverne à l’instinct, et le prétendre serait une régression, pas une lucidité. Mais la vraie question n’est pas l’existence du chiffre : c’est sa justesse et sa place dans la hiérarchie du savoir. Est-il un outil au service de ce que les gens vivent, ou est-il devenu le seul juge légitime de ce qu’ils ont le droit de ressentir ? Le glissement s&rsquo;est fait sans bruit, du chiffre-témoin au chiffre-verdict.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jargon comme dissimulation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Foucault l’avait déjà repéré : la statistique n’est pas née pour éclairer les gouvernés, mais pour permettre à l’État de gérer sa population comme on gère un cheptel — natalité, mortalité, rendement. Le mot lui-même le trahit : Statistik, la science de l’État. Le chiffre n’a jamais été un outil démocratique de transparence ; il a toujours été, à l’origine, un instrument de pilotage du haut vers le bas. Ce qui a changé, ce n’est pas sa nature, c’est le discours qui l’accompagne aujourd’hui, celui d’une transparence <em>«partagée avec le citoyen»</em> — alors que le citoyen, précisément, n’en possède ni le code ni la clé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jargon médical fonctionne selon la même logique. Une bosse devient un hématome sous-cutané, une fêlure une fissure corticale : la précision n’est pas fausse, mais elle déplace l’autorité du patient vers celui qui maîtrise le vocabulaire. Le citoyen qui dit <em>«je n&rsquo;arrive plus à finir le mois»</em> est renvoyé, poliment, à son ignorance des grands équilibres — pendant que le communiqué, avec ses trois chiffres après la virgule, est reçu comme la vérité elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le politique n’a donc plus besoin de mentir pour dissimuler une décision : il lui suffit de la formuler dans une langue que le citoyen ne parle pas. Ce n’est plus la censure qui protège l’arbitrage budgétaire, c’est le jargon. On ne cache plus l’information, on la rend techniquement imprenable — comme un dossier médical illisible pour qui n’a pas fait la faculté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opération a réussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget 2027 sortira du bloc opératoire dans quelques mois, et l’on nous dira, avec la fierté calme des grands communiqués, que la croissance atteindra 1,9%, l’inflation sera contenue et les équilibres financiers de l’Etat plus ou moins préservés. L’opération, en somme, aura parfaitement réussi… dans les limites de ce qui est permis d’espérer ou de prévoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne, dans le compte-rendu, ne demandera comment ira le patient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout le génie du jargon : il permet de déclarer un succès sans jamais croiser le regard de celui qu’on a opéré. Le chirurgien qui annonce que l’opération a réussi ne ment qu’à moitié — techniquement, son geste a été exact, son protocole respecté à la lettre. Il a raison dans sa langue. Il a simplement oublié de vérifier si quelqu’un respirait encore de l’autre côté du drap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le +1,9% sera de la même nature : une opération réussie, sur le papier, dans la langue de ceux qui l’ont conduite. Que le patient — cette majorité qui vit dans une tout autre langue, celle du couffin et de la fin de mois — n’en ait pas survécu, cela ne figurera dans aucun rapport, parce que ce n’est simplement pas ce que le rapport a été conçu pour mesurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors on pourra, comme Pangloss au chevet des ruines, continuer d’affirmer que tout va pour le mieux dans le meilleur des budgets possibles — pendant que le patient, lui, cherche encore son pouls.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Architecte. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/budget-2027-operation-reussie-mais-le-patient-cherche-encore-son-pouls/">Budget 2027 | Opération réussie, mais le patient cherche encore son pouls</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie&#124; Le taux directeur de la BCT maintenu à 7 %</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-7/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 18:35:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 29 juillet 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7%. Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 29 juillet 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-7/">Tunisie| Le taux directeur de la BCT maintenu à 7 %</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 29 juillet 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7%.</em></strong></p>



<span id="more-19335040"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 29 juillet 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, aux plans international et national, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle internationale, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience, bien que son évolution demeure contrastée selon les pays et fortement exposée aux tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés internationaux des matières premières demeurent, à cet égard, caractérisés par une volatilité particulièrement élevée. Après la détente enregistrée en juin, les cours du pétrole ont connu de nouvelles fluctuations importantes en juillet, en lien avec la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les principales voies d’acheminement énergétique. Malgré leur repli récent, les prix de l’énergie demeurent sensiblement supérieurs à leurs niveaux antérieurs au conflit. Cette situation continue d’alimenter les risques inflationnistes, notamment pour les économies importatrices d’énergie. Face à ces incertitudes et au risque d’effets indirects et de second tour du choc énergétique, les principales banques centrales ont opté pour une orientation prudente afin de prévenir un écart durable de l’inflation par rapport sa cible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan national, l’inflation s’est établie à 5,3% en juin 2026. Cette évolution a bénéficié du ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, revenue à 11,2%, contre 13,2% le mois précédent. L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est toutefois maintenue stable à 5% pour le troisième mois consécutif, témoignant de la persistance des pressions internes sur les prix. Par ailleurs, l’évolution modérée des prix des produits administrés (1,3% en juin 2026 contre 1,2% le mois précédent) a continué de contenir l’inflation globale. .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est creusé à 4.241 MDT (2,3% du PIB) au premier semestre 2026 contre un déficit de 2.844 MDT (1,6% du PIB) un an auparavant. Cette évolution traduit notamment l’effet de la hausse importante de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8.502 MDT contre 6.370 MDT à fin juin 2025. Hors énergie, la balance courante a dégagé un excédent de +2.538 MDT à fin juin 2026, confirmant le poids déterminant de la dépendance énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a, par ailleurs, continué d’honorer ses engagements financiers internationaux, notamment à travers le remboursement, en juillet 2026, de l’Eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. À la suite de cette importante sortie de devises, les avoirs nets se sont établis à 23,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 92 jours d’importation, au 28 juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil souligne, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat de réserves de change, notamment à travers le renforcement des recettes en devises, la réduction structurelle du déficit énergétique et la mobilisation de ressources extérieures à des conditions appropriées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il considère que les perspectives de l’inflation restent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil souligne que la préservation durable de la stabilité des prix appelle, au-delà de l’action de la politique monétaire, une contribution cohérente et convergente de l’ensemble des politiques économiques. À cet égard, l’évolution de la liquidité, de la dépense publique et de la demande intérieure devrait demeurer en adéquation avec les capacités de production de l’économie et avec les exigences de préservation des équilibres extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consolidation de la stabilité macroéconomique requiert également la poursuite des réformes destinées à renforcer l’offre productive, à favoriser l’investissement et à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi que la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil continuera de suivre attentivement l’évolution de l’inflation et des équilibres macroéconomiques. Il a décidé de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-7/">Tunisie| Le taux directeur de la BCT maintenu à 7 %</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124;  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
		<category><![CDATA[sous-traitance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 1960 et 2026, l’économie tunisienne aurait perdu des centaines de milliards de dollars en termes de richesses nationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le diagnostic est accablant&nbsp;: l’économie tunisienne aurait perdu des centaines de milliards de dollars en termes de PIB global, de PIB par habitant, de création d’emplois ou d’accumulation de la richesse, depuis les années soixante jusqu’à nos jours, à cause de choix de politiques économiques erronées et de stratégies timorées et minimaliste&nbsp;! Ces choix auraient- ils empêché la Tunisie de se transformer en leader régional de l’industrie navale par exemple ou en hub méditerranéen de l’industrie financière ou même en pole des industries électroniques&nbsp;? Notre pays aurait-t-il ainsi raté des occasions de devenir une puissance régionale dans quelques domaines que ce soit&nbsp;? </em></strong><em>(Photo: Palais du gouvernement, à la Kasbah).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19314241"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Ne cherchons pas des réponses à ces questions chez les comptables focalisés plutôt sur les équilibres financiers de l’Etat et les ratios de la comptabilité publique. Pendant des décennies, notre économie aurait supporté des manques à gagner substantiels qui auraient pu propulser notre pays au rang des pays développés. C’est ce que nous révèle, avec beaucoup de réserves de notre part, les conclusions d’un exercice d’extrapolation réalisé grâce à l’IA.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche consiste à procéder à un benchmark avec des pays du bassin méditerranéen et avec la Corée du sud dont les économies étaient relativement proches de la nôtre vers les années 1960 en termes de PIB, de PIB per capita, de tissu entrepreneurial, de démographie, d’infrastructure et de développement humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas du Portugal, pays aux 10 millions d’habitants avec lequel nous partagions, à l’époque, un nombre de caractéristiques de sous-développement et des défis semblables&nbsp;: rareté des ressources, pauvreté, analphabétisation, détérioration des services de santé, etc. Nous étions même mieux lotis que ce pays sur certains registres. Il s’agit pour nous de comparer des parcours de développement entre pays afin d’évaluer les choix de politique économique et de politique tout court.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement du sous-développement ou management équitable de la misère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche analogique nous permet de cerner le manque à gagner supporté par l’économie tunisienne et de réaliser que d’autres alternatives auraient pu être envisagées qui auraient abouti à la construction d’une économie nationale prospère, développée, résiliente et en compétition avec ces économies qui nous ressemblaient il y a une soixantaine d’années mais qui nous ont largement dépassés pour être classées aujourd’hui parmi les vingt plus grandes économies du monde grâce à des choix judicieux et surtout ambitieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que ces économies (Espagne, Portugal, Grèce, Corée du Sud) prospéraient, la Tunisie s’engouffrait dans ce que les économistes tiers-mondistes qualifient de développement inégal fondé sur la stratégie minimaliste de sous-traitance et de dépendance à l’égard des économies du centre développé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, cette stratégie a joué un rôle social indéniable en absorbant des milliers de chômeurs non qualifiés puis relativement qualifiés surgissant dans la périphérie des villes sous l’effet de l’exode rural et la désertification des campagnes appauvries par les politiques publiques. Cependant, elle a favorisé l’émergence d’une économie de rente qui arrive aujourd’hui à son terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’Etat n’arrive plus aujourd’hui à assurer, après plus d’un demi-siècle d’indépendance politique, la prospérité et le développement intégral. Pire encore, la situation de l’économie tunisienne se dégrade et elle n’est même plus capable, après 2020, d’honorer aisément ses factures de denrées alimentaires de base&nbsp;: blé, café, viande, etc., ou de moderniser les machines de production de son phosphate indispensable aux équilibres de ses finances ni même de sauver financièrement sa compagnie de transport aérien&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Etat est aujourd’hui incapable d’assurer la maintenance de ses écoles, de ses hôpitaux, de ses routes et des canalisations d’eau <em>(Banque mondiale&nbsp;: Diagnostic des infrastructures en Tunisie &#8211; Décembre 2019)</em>. Sfax, la capitale du sud, n’a bénéficié d’une autoroute l’arrimant à Tunis qu’en 2009 soit 53 ans après l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une loi de finance à une autre et d’un plan de développement à un autre, les décennies passent et on a l’impression d’un remake permanent du même scénario reproduisant la gestion de la pauvreté, du manque et de la misère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plans de développement qui se sont succédé depuis l’indépendance n’ont résolu ni le problème de la pauvreté, estimée en 2023 à 18,4% de la population, soit une aggravation par rapport à 2021 où il atteignait + 16% ni celui des disparités régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan de développement 2026 – 2030 annonce une stratégie économique fondée sur la priorité du social&nbsp;!! Cette orientation nous laisse perplexe car il s’agit d’une invitation à partager équitablement la misère en l’absence d’une stratégie de création préalable de la richesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Limite du modèle économique ou carence de la pensée politique&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des solutions non orthodoxes empruntées à des expériences étrangères peuvent être appliquées pour la relance de l’économie tunisienne, comme le New Deal appliqué aux Etats Unis au lendemain de la crise de 1929 et les mesures économiques prises dans le cadre du plan Marshall destiné à relancer les économies européennes exsangues et dévastées par les conséquences de la seconde guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces programmes n’étaient pas cohérents avec les principes de l’orthodoxie de la comptabilité publique. Un respect rigoureux des principes des <em>«équilibres financiers»</em> et de l’orthodoxie libérale capitaliste n’auraient pas permis de réaliser ces projets économiques à succès, inédits et hors normes. Notre pays a besoin d’emprunter l’esprit de ces initiatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit innover dans sa politique économique, faire preuve de courage et même de sens du risque calculé sans se soucier de la rigueur des équilibres financiers. La prudence excessive affichée par les dirigeants de la Banque centrale depuis longtemps, traduite par l’application d’un taux directeur élevé décourageant l’investissement et la création d’entreprise, ne devrait pas être considérée comme un mérite ou une prouesse économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche doit être bannie car elle n’a résolu ni l’inflation qui accable le consommateur ni la détérioration des finances publiques qui ne cesse de s’aggraver. Au contraire, il est temps aujourd’hui de récompenser la prise de risque à tous les niveaux, celui de l’Etat et celui des opérateurs économiques, et d’encourager l’innovation et pourquoi pas la folie créatrice. C’est-à-dire, en d’autres termes, ménager le citoyen avant de ménager les comptes publiques. &nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites de l’approche comptable&nbsp;: l’illusion des équilibres financiers&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan de développement 2026- 2030 table sur un taux de croissance cible de 4% annuel ce qui témoigne de l’exiguïté des perspectives et de l’absence d’ambitions. Pourtant les artisans des plans de développement successifs, des techniciens souvent respectables et sincères, savent pertinemment qu’un taux de chômage endémique de plus de 15%, qu’un flux annuel de plus de 50 000 nouveaux diplômés du supérieur atterrissant sur le marché du travail ainsi que les inégalités régionales de plus en plus aiguisées d’une année à une autre, ne peuvent être endigués qu’à travers des taux de croissance à deux chiffres que le modèle économique en place et les plans de développement successifs sont&nbsp; incapables structurellement d’atteindre. Notre benchmarking ne consiste pas donc pas à comparer des chiffres qui en définitive ne reflètent que des réalités socio- économiques et surtout culturelles différentes. Il s’agit au contraire de se libérer de la tyrannie des chiffres chère aux comptables et de comparer des parcours, et des visions de politiques économiques. Soyons clairs, il est question de comparer des ambitions&nbsp;!!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour beaucoup d’observateurs le mode de développement est souvent invoqué pour justifier le sous-développement. Force est de constater que les Etats qui ont réussi leur développement (Portugal, Grèce, Espagne, Corée du Sud) n’ont vraisemblablement pas perdu leur temps à discuter du mode de développement à adopter&nbsp;: <em>«développement inclusif»</em>, <em>«développement durable»</em>, <em>«développement autocentré»</em>, avant de planifier leur décollage économique. L’économie tunisienne aurait pu suivre la même trajectoire à succès suivie par ces Etats prospères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En nous appuyant sur des scénarios plus au moins ambitieux traités par l’IA, nous pouvons cerner le manque à gagner que l’économie tunisienne aurait supporté dans sa globalité et par secteur en adoptant des stratégies économiques passives, timorées et sans ambitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autres articles de la série : </strong></p>



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		<title>Tunisie &#124; La croissance n’obéit pas aux décrets !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 06:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2020 et 2026, la Tunisie a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/">Tunisie | La croissance n’obéit pas aux décrets !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’idée directrice serait simple : entre 2014-2019, la Tunisie souffrait d’instabilité gouvernementale mais conservait une certaine ouverture économique ; entre 2020 et 2026, elle a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. Le paradoxe est là : davantage de pouvoir exécutif n’a pas produit davantage de performance économique.</em></strong> <em>(Photo: Réunion de Kaïs Saïed avec plusieurs ministres et hauts cadres de l&rsquo;Etat, le 22 juillet 2026, consacrée aux coupures d&rsquo;électricité et d&rsquo;eau et aux incendies de forêts). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19312613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le verdict des chiffres est plus sévère que celui des opposants. Durant les années précédant l’arrivée de Kaïs Saïed, la croissance demeurait faible, autour de 2 % en moyenne, mais l’économie restait insérée dans les circuits internationaux, négociait avec le Fonds monétaire international (FMI), attirait encore des investissements directs étrangers et bénéficiait d’une relative prévisibilité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la pandémie explique une partie du choc initial, mais elle n’explique pas la persistance d’une croissance molle, d’un investissement privé atone, d’un chômage structurel élevé, d’une dette publique proche de 85 % du PIB et d’un financement croissant de l’État par la Banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<em>Economist Intelligence Unit (EIU)</em> décrit une économie enfermée dans un cercle où déficits budgétaires, faibles investissements, chômage élevé et accès limité aux financements extérieurs se renforcent mutuellement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pouvoir verticalisée, économie horizontalement figée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est presque ironique. Le pouvoir s’est verticalisé ; l’économie, elle, s’est horizontalement figée. Les gouvernements de la période 2014-2019 tombaient rapidement, mais les investisseurs savaient encore où se trouvait le ministère des Finances. Depuis 2021, les gouvernements durent davantage que les certitudes économiques. La concentration des décisions n’a pas réduit l’incertitude ; elle l’a déplacée vers une seule variable : la volonté présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation est certes redescendue autour de 5 %, mais cette amélioration repose autant sur les prix administrés, les contrôles des changes, le ralentissement de la demande et la compression des importations que sur une restauration profonde des équilibres macroéconomiques. L’<em>EIU</em> souligne d’ailleurs que les tensions inflationnistes demeurent sous-jacentes et pourraient réapparaître avec la monétisation des déficits publics.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même constat pour le déficit extérieur. Son amélioration récente constitue moins une victoire de compétitivité qu’une conséquence des restrictions sur les importations, du rebond du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Les recettes touristiques et les remises des migrants compensent progressivement ce que l’économie productive peine à créer. Une économie qui importe moins faute de devises n’est pas nécessairement une économie qui produit davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance internationale affaiblie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dinar, lui aussi, semble plus stable. Mais cette stabilité ressemble davantage à une perfusion qu’à une guérison. Contrôle du marché des changes, rationnement implicite des devises et intervention administrative remplacent progressivement les mécanismes d’ajustement habituels. L’<em>EIU</em> estime d’ailleurs que cette stabilité reste fragile tant que les réserves extérieures dépendent d’un financement extérieur limité et d’une confiance internationale affaiblie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût le plus lourd apparaît sans doute ailleurs : dans l’investissement. Le ratio investissement/PIB demeure inférieur aux besoins de l’économie tunisienne, tandis que les investissements directs étrangers restent modestes au regard des standards historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus inquiétant encore, l’émigration des diplômés est devenue une véritable variable d’ajustement du marché du travail. Lorsque les capitaux hésitent à entrer et que les ingénieurs choisissent de sortir, l’économie exporte progressivement ce qu’elle produit de plus coûteux : son capital humain. L’<em>EIU</em> souligne explicitement que les diplômés quittent de plus en plus le pays faute de perspectives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incertitude sur la trajectoire macroéconomique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un changement plus profond encore : la relation avec les institutions internationales. Depuis 2021, la Tunisie n’a plus tenu de consultation au titre de l’article IV du FMI. Le rapport souligne que cette absence prive investisseurs et créanciers d’une évaluation indépendante de la soutenabilité de la dette et nourrit l’incertitude sur la trajectoire macroéconomique. Refuser le thermomètre n’a jamais fait disparaître la fièvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus frappant reste finalement le contraste entre le discours et les résultats. La lutte contre les <em>«lobbies»</em> devait libérer l’économie ; elle a surtout accru l’attentisme. La souveraineté économique devait réduire la dépendance extérieure ; elle a renforcé la dépendance au financement domestique de la Banque centrale. La centralisation politique devait accélérer les décisions ; elle a surtout concentré les risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire économique retiendra peut-être moins la Constitution de 2022 que cette étrange expérience macroéconomique : remplacer la confiance des marchés par la confiance dans l’autorité, substituer l’investissement par l’administration, et espérer que la croissance finisse par obéir aux décrets. Les lois peuvent modifier l’architecture d’un régime ; elles ne modifient pas les équations de la croissance. À la fin, les investisseurs, les ménages et les entreprises votent eux aussi. Non avec des bulletins, mais avec leurs capitaux, leurs projets et, de plus en plus souvent, leurs billets d’avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Blog de l’auteur.</em> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



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