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	<title>Archives des inflation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des inflation - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Le Plan de développement 2026-2030, entre rêves et réalités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 08:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Plan de Développement 2026-2030]]></category>
		<category><![CDATA[Plan de développement économique et social 2026-2030]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les objectifs très ambitieux du Plan de développement 2026-2030 de la Tunisie risquent de rester des rêves difficiles à réaliser.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/tunisie-le-plan-de-developpement-26-30-entre-reves-et-realites/">Tunisie | Le Plan de développement 2026-2030, entre rêves et réalités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><em><br>Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.</em></em></strong>** <strong><em>Explications…  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-19461954"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement économique et social 2026-2030, adopté par l’Assemblée le 10 juillet 2026, est une tentative louable de mettre fin à une très mauvaise pratique de politique économique, qui dure depuis la Révolution de 2011, et qui est à mon avis la première responsable du marasme économique le pays connaît depuis des années, à savoir, le pilotage à vue de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dis bien une tentative et non pas une stratégie de développement économique et social cohérente et réaliste&nbsp;susceptible de relancer la croissance économique, corriger les déséquilibres structurels de notre économie, absorber le chômage massif et améliorer le niveau de vie de la population à l’horizon de ce Plan, à savoir 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, un examen approfondi des hypothèses sur lesquelles repose ce document stratégique, les objectifs quantitatifs et qualitatifs qu’il se fixe et les moyens qu’il met en face pour les atteindre, laissent perplexe un vieil enseignant universitaire de macroéconomie comme moi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un plan ambitieux qui n’a pas les moyens de son ambition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan vise une croissance annuelle moyenne de 4,2 %, contre environ 2,4 % réalisés durant le quinquennat précédent, avec l’ambition d&rsquo;atteindre même 5,1 % en 2030, selon les projections présentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on sait que durant la période 2023-2025 et selon les chiffres officiels publiés par l’INS, la croissance de l’économie tunisienne n’a été que d’environ 1,5 % par an, que celle réalisée en 2025 n’a pas dépassé 2,5% et que celle attendue pour 2026 ne dépassera pas 2,1%, selon le FMI et la BAD, alors que le gouvernent Tunisien tablait sur 3,3%, on est en droit de se demander si les auteurs de ce Plan ne rêvent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres objectifs dont le réalisme laisse à désirer, figurent notamment&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un montant global d’investissement d’environ 101,8 milliards de dinars&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la création de 21 100 projets et programmes&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réduction progressive du déficit budgétaire à environ 3 % du PIB&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la baisse de la dette publique pour la ramener à 80 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces objectifs, très ambitieux, traduisent certes une volonté légitime de rupture avec les déséquilibres accumulés au cours des dernières décennies. Mais une question fondamentale demeure : <em>la Tunisie dispose-t-elle des ressources financières, humaines, institutionnelles et technologiques nécessaires pour transformer ces ambitions en résultats concrets ?</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les points forts du Plan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux mérites du nouveau Plan réside dans la volonté de remettre en question un modèle de développement qui n’a pas permis de réduire suffisamment les disparités régionales, de créer suffisamment d’emplois qualifiés ou de stimuler durablement l’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un deuxième mérite de ce Plan est qu’il adopte une démarche dite ascendante, partant du niveau local et régional pour remonter vers le niveau national. Cette approche cherche à donner davantage de poids aux besoins exprimés par les territoires et les collectivités. Cette évolution est importante, la Tunisie ayant longtemps souffert d’une concentration des activités économiques et des investissements dans le Grand Tunis et les principales zones côtières. Une politique de développement territorial mieux équilibrée pourrait en effet favoriser l’émergence de nouveaux pôles économiques à l’intérieur du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un troisième mérite de ce Plan est qu’il vise également à renforcer la souveraineté économique du pays, à valoriser davantage les ressources nationales et à réduire certaines dépendances extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation est particulièrement pertinente dans un contexte international marqué par les crises énergétiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un quatrième mérite et non des moindres est que le financement de ce Plan ne repose pas exclusivement sur le budget de l’État. Selon les données publiées, celui-ci devrait assurer environ 61,8 milliards de dinars, soit 61 % du financement, tandis que les entreprises et établissements publics devraient contribuer à hauteur d’environ 32 milliards de dinars. Cette diversification est positive en principe. Elle permettrait de limiter la pression exercée directement sur le budget de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les faiblesses et les risques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première interrogation concerne la capacité réelle de financement. En effet, La Tunisie demeure confrontée à des contraintes budgétaires importantes et à un niveau élevé d’endettement (84% du PIB, selon les dernières statistiques publiées par la BCT). Dans ces conditions, financer plus de 100 milliards de dinars d’investissements en cinq ans représente un défi considérable. Le risque est de voir apparaître un décalage entre les crédits annoncés et les crédits effectivement disponibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un plan de développement ne se mesure pas à la valeur des projets inscrits dans un document, mais à la capacité de les financer, de les réaliser et surtout de les rentabiliser économiquement et socialement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce risque d’incapacité de financement est d’autant plus à prendre au sérieux, que le rôle attribué par ce Plan au secteur privé demeure très insuffisant. C’est probablement l’une des lacunes majeures de ce Plan, car une croissance de 4,2 % par an ne pourra difficilement être obtenue uniquement grâce à l’investissement public. Une croissance durable nécessite une forte mobilisation de l’investissement privé, national et étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or l’environnement des affaires tunisien demeure marqué par la bureaucratie, la complexité réglementaire, la lenteur administrative et une certaine incertitude pour les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin et peut-être que c’est le talon d’Achille de ce Plan, c’est la capacité de l’administration à réaliser et superviser simultanément plus de 21 000 projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème de la Tunisie n’a jamais été uniquement l’absence de projets. Il réside également dans les délais d’exécution, les procédures administratives, les problèmes fonciers, les appels d’offres, les études techniques et la coordination entre administrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données disponibles montrent d’ailleurs l’ampleur de la sélection opérée : les conseils locaux, régionaux et de districts avaient proposé 40 748 projets, avant que le processus de sélection ne ramène le portefeuille à 6 467 projets en cours et 14 624 nouveaux projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’objectif de réaliser 4,2 % de croissance annuelle, pour être honnête, cet objectif n’est pas irréaliste en soi, car la Tunisie dispose d’atouts importants : proximité de l’Europe, capital humain relativement élevé, infrastructures existantes, potentiel touristique, agriculture, industries exportatrices, services numériques et potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables en construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais atteindre durablement 4,2 % supposerait une nette amélioration de la productivité et de l’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas de savoir si 4,2 % est mathématiquement possible. Elle est de savoir quelles transformations structurelles permettront de passer d’une croissance faible et irrégulière à une croissance durable supérieure à 4 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin d’investir davantage dans les infrastructures, certes. Mais elle doit surtout investir dans la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer la qualité de l’éducation et de la formation professionnelle ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; rapprocher la formation des besoins des entreprises ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; accélérer la transformation numérique ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; soutenir les PME et les entreprises innovantes ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; faciliter l’accès au financement ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; simplifier radicalement les procédures administratives ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; développer les exportations ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; attirer davantage d’investissements étrangers ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; valoriser les ressources énergétiques renouvelables ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; moderniser les entreprises publiques ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; améliorer la gouvernance des projets publics, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans réforme de la productivité, de l’administration, de l’éducation, de la fiscalité et du financement des entreprises, les objectifs très ambitieux de ce Plan risquent de rester des rêves difficiles à réaliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En particulier, sans une véritable amélioration du climat des affaires, l’objectif de croissance de 4,2% en moyenne par an risque de rester des chiffres sur du papier, comme le sont d’ailleurs restés les projections tout aussi ambitieuses des précédents plans de développement qui s’apparentent beaucoup plus à des <em>wishful thinking</em> qu’à des objectifs réalistes et réalisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable indicateur du succès de ce Plan ne sera donc pas le nombre de projets qui seront inaugurés, mais leur capacité à produire de la richesse, créer des emplois et augmenter durablement la productivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cela, il est impératif de changer le rôle de l’État qui devrait passer de celui de producteur direct à celui de stratège, régulateur, investisseur dans les infrastructures et garant de l’équité territoriale et de la justice sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pratiquement dans tous mes articles, je reviens toujours à la politique, même après des analyses économiques très approfondies, car comme je l’ai déjà indiqué, le nom originel de l’«<em>économie</em>» en tant que discipline universitaire, était jusqu’aux années 1950, <em>«économie politique</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Economiste universitaire et consultant international.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Avant de faire des projections irréalistes pour le Plan de développement 2026-2030 avec des ambitions irréalisables, on aurait été mieux inspiré de réaliser préalablement une étude sur les obstacles qui ont empêché la réalisation des projections, tout aussi irréalistes, du Plan de développement 2023-2025, rapidement enterré. Beaucoup de parlote, trop de paperasses, peu de réalisations&#8230; (NDLR).</em> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bNgW1w8kE3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/tunisie-plan-de-developpement-2023-25-des-plans-sur-la-comete/">Tunisie &#8211; Plan de développement 2023-25 : des plans sur la comète</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Plan de développement 2023-25 : des plans sur la comète » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/04/tunisie-plan-de-developpement-2023-25-des-plans-sur-la-comete/embed/#?secret=EDa9okelaf#?secret=bNgW1w8kE3" data-secret="bNgW1w8kE3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/tunisie-le-plan-de-developpement-26-30-entre-reves-et-realites/">Tunisie | Le Plan de développement 2026-2030, entre rêves et réalités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/tunisie-pas-de-lueur-au-bout-du-tunnel-pour-les-diplomes-chomeurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 08:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[loi n° 18 de 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Union des diplômés chômeurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les diplômés chômeurs en Tunisie multiplient les mouvements de protestation pour la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/tunisie-pas-de-lueur-au-bout-du-tunnel-pour-les-diplomes-chomeurs/">Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les chiffres officiels révèlent une aggravation de la crise du chômage chez les diplômés universitaires, les différentes coordinations des chômeurs en Tunisie, notamment l’Union des diplômés chômeurs (UDC), multiplient les mouvements de protestation pour faire pression sur l’exécutif en vue d’accélérer la mise en œuvre de la loi n° 18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des personnes au chômage depuis plus de dix ans.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19427934"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mouvements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats de diplômés et les autorités de sécurité, tensions exacerbées par des décisions visant à restreindre les manifestations, prévues sur les plans aussi bien national que régional. Ces restrictions suscitent un vif mécontentement parmi les organisateurs qui font valoir qu’elles sont en totale contradiction avec les slogans officiels prônant la défense des droits, au moment où leurs droits fondamentaux au travail, à la dignité et à l’expression leur sont refusés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Politique de temporisation et d’ajournement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions des libertés violent la Constitution, disent-ils, estimant que <em>«la liberté d’expression et de réunion ne constitue ni une faveur accordée par les autorités, ni un privilège octroyé ou révoqué au gré de leur volonté. Il s’agit au contraire de droits constitutionnels dont l’exercice ne saurait être soumis à un calendrier dicté par les autorités.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces restrictions, ajoutent-ils, touchent au cœur même du droit des chômeurs à exprimer leurs préoccupations et à contester les atermoiements persistants dans la mise en œuvre d’une loi adoptée il y a plusieurs mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations des diplômés chômeurs tiennent le pouvoir exécutif pour seul responsable du blocage continu de l’application de la loi, ainsi que de toute conséquence découlant de cette politique de temporisation et d’ajournement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Loi n° 18 et chiffres alarmants du chômage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que la loi n° 18 de 2025, publiée au Journal officiel le 22 décembre 2025, prévoit des dispositions exceptionnelles pour le recrutement dans le secteur public de diplômés universitaires au chômage depuis plus de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que plusieurs mois se soient écoulés depuis sa promulgation, les personnes concernées attendent toujours sa mise en œuvre effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le retard dans l’élaboration et la publication des décrets d’application nécessaires, ainsi que dans le lancement de la plateforme numérique destinée à la réception et à la modification des candidatures, perdure en dépit des assurances officielles répétées quant à l’engagement de l’État à rendre cette loi opérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation survient à un moment délicat. Elle coïncide avec la publication, par l’Institut national de la statistique, des chiffres relatifs à l’emploi et au chômage pour le premier trimestre 2026. Ces données font état d’une hausse significative de 1,7 % du taux de chômage chez les diplômés universitaires, lequel atteint désormais 24,2 %, contre 22,5 % au dernier trimestre 2025. Les statistiques révèlent également un écart important entre les sexes, avec un taux de chômage de 14,2 % pour les hommes contre 32 % pour les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conséquence, la colère de l&rsquo;opinion publique s’est intensifiée et les appels à une intensification de la contestation pour exiger un emploi immédiat se sont multipliés, dans un contexte de difficultés financières et budgétaires, de hausse de l’inflation, d’augmentation des prix et de baisse du pouvoir d’achat des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, et malgré l’accélération du phénomène de la fuite des compétences, le nombre de diplômés chômeurs continue d’augmenter, dans un contexte caractérisé par une décélération de l’investissement, public et privé, et une faible croissance économique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ctCTFAM9ZE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/">Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le blues des diplômés chômeurs en Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/14/le-blues-des-diplomes-chomeurs-en-tunisie/embed/#?secret=3dRxYvoMG8#?secret=ctCTFAM9ZE" data-secret="ctCTFAM9ZE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/tunisie-pas-de-lueur-au-bout-du-tunnel-pour-les-diplomes-chomeurs/">Tunisie | Pas de lueur au bout du tunnel pour les diplômés chômeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Budget 2027 &#124; Opération réussie, mais le patient cherche encore son pouls</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/budget-2027-operation-reussie-mais-le-patient-cherche-encore-son-pouls/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 10:08:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2027]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Ilyes Bellagha]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux croissance de 1,9% prévu pour 2027 en Tunisie doit être mis en regard d’une inflation de 5% attendue pour la même période. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/budget-2027-operation-reussie-mais-le-patient-cherche-encore-son-pouls/">Budget 2027 | Opération réussie, mais le patient cherche encore son pouls</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le projet de loi de finances 2027 de la Tunisie avance, comme chaque année, drapé de son vocabulaire propre : trajectoire budgétaire, équilibres macroéconomiques, hypothèses de croissance. Parmi ces chiffres, un seul retiendra l&rsquo;attention du grand public, parce qu’il est censé résumer tous les autres : +1,9%. C’est le taux de croissance annoncé pour porter le budget de l’année qui vient. Un chiffre sobre, presque discret, qui ne fera pas la une, et c’est bien pour cela qu’il mérite qu’on s’y arrête.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ilyes Bellagha *</strong></p>



<span id="more-19391774"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg" alt="" class="wp-image-6080029" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/01/Ilyes-Bellagha-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un pourcentage de croissance nationale ne parle jamais d’un foyer. Il parle d’un agrégat — la somme de tout ce qui se produit dans le pays, exportateurs prospères et petits commerces à l’arrêt confondus, ramenée à une seule ligne. Cette ligne a une vertu et un vice identiques : elle rassure en lissant. Elle additionne la marge d’une entreprise qui exporte et le panier qui rétrécit chaque semaine chez une mère de famille, et en tire une moyenne qui ne ressemble à la vie de personne en particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or cette croissance de 1,9% doit être mise en regard d’une inflation attendue autour de 5% pour la même période. Un pays qui produit un peu plus de richesse, pendant que les prix montent trois fois plus vite, ne s’enrichit pas : il perd du pouvoir d’achat réel, même si les communiqués officiels parlent, eux, d’une économie <em>«en résilience»</em> ou , mieux, <em>«en croissance»</em>. Ajoutons à cela un chômage des jeunes qui dépasse 38%, et l’idée qu’une croissance sous les 2% puisse créer un mouvement sensible dans la vie de ce tiers de la jeunesse relève de la fiction statistique plus que de l’analyse économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de tout cela n’est un mensonge à proprement parler. C’est plus subtil, et plus grave : c’est une vérité qui a cessé de regarder ce qu’elle est censée décrire : un processus d’appauvrissement général que rien, pour le moment, ne semble pouvoir arrêter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on vivre sans chiffres ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où un Tunisien savait que l’année avait été mauvaise sans qu’aucun institut ne le lui confirme. Il le savait au poids du couffin, à la file qui s’allongeait devant la boulangerie, au silence plus lourd dans les cafés, au nombre de mariages reportés dans le quartier. Ce savoir-là n’avait besoin d’aucun médiateur : il naissait directement de l’expérience vécue, lentement, mais il appartenait à celui qui le portait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre est venu s’interposer entre l’homme et sa propre condition. Il ne s’est pas contenté de la mesurer — il a fini par l’arbitrer. Un citoyen peut aujourd’hui sentir sa vie se dégrader et douter malgré tout de sa propre perception, parce que <em>«les chiffres»</em> annoncent une amélioration, qui, à l’analyse, n’en serait finalement pas une. Le rapport entre le sentir et le savoir s’est inversé : ce n’est plus l’expérience qui nourrit le chiffre, c’est le chiffre qui autorise, ou interdit, l’expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-on alors vivre sans chiffres ? Non, évidemment — aucune société complexe ne se gouverne à l’instinct, et le prétendre serait une régression, pas une lucidité. Mais la vraie question n’est pas l’existence du chiffre : c’est sa justesse et sa place dans la hiérarchie du savoir. Est-il un outil au service de ce que les gens vivent, ou est-il devenu le seul juge légitime de ce qu’ils ont le droit de ressentir ? Le glissement s&rsquo;est fait sans bruit, du chiffre-témoin au chiffre-verdict.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le jargon comme dissimulation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Foucault l’avait déjà repéré : la statistique n’est pas née pour éclairer les gouvernés, mais pour permettre à l’État de gérer sa population comme on gère un cheptel — natalité, mortalité, rendement. Le mot lui-même le trahit : Statistik, la science de l’État. Le chiffre n’a jamais été un outil démocratique de transparence ; il a toujours été, à l’origine, un instrument de pilotage du haut vers le bas. Ce qui a changé, ce n’est pas sa nature, c’est le discours qui l’accompagne aujourd’hui, celui d’une transparence <em>«partagée avec le citoyen»</em> — alors que le citoyen, précisément, n’en possède ni le code ni la clé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jargon médical fonctionne selon la même logique. Une bosse devient un hématome sous-cutané, une fêlure une fissure corticale : la précision n’est pas fausse, mais elle déplace l’autorité du patient vers celui qui maîtrise le vocabulaire. Le citoyen qui dit <em>«je n&rsquo;arrive plus à finir le mois»</em> est renvoyé, poliment, à son ignorance des grands équilibres — pendant que le communiqué, avec ses trois chiffres après la virgule, est reçu comme la vérité elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le politique n’a donc plus besoin de mentir pour dissimuler une décision : il lui suffit de la formuler dans une langue que le citoyen ne parle pas. Ce n’est plus la censure qui protège l’arbitrage budgétaire, c’est le jargon. On ne cache plus l’information, on la rend techniquement imprenable — comme un dossier médical illisible pour qui n’a pas fait la faculté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opération a réussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le budget 2027 sortira du bloc opératoire dans quelques mois, et l’on nous dira, avec la fierté calme des grands communiqués, que la croissance atteindra 1,9%, l’inflation sera contenue et les équilibres financiers de l’Etat plus ou moins préservés. L’opération, en somme, aura parfaitement réussi… dans les limites de ce qui est permis d’espérer ou de prévoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne, dans le compte-rendu, ne demandera comment ira le patient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout le génie du jargon : il permet de déclarer un succès sans jamais croiser le regard de celui qu’on a opéré. Le chirurgien qui annonce que l’opération a réussi ne ment qu’à moitié — techniquement, son geste a été exact, son protocole respecté à la lettre. Il a raison dans sa langue. Il a simplement oublié de vérifier si quelqu’un respirait encore de l’autre côté du drap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le +1,9% sera de la même nature : une opération réussie, sur le papier, dans la langue de ceux qui l’ont conduite. Que le patient — cette majorité qui vit dans une tout autre langue, celle du couffin et de la fin de mois — n’en ait pas survécu, cela ne figurera dans aucun rapport, parce que ce n’est simplement pas ce que le rapport a été conçu pour mesurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors on pourra, comme Pangloss au chevet des ruines, continuer d’affirmer que tout va pour le mieux dans le meilleur des budgets possibles — pendant que le patient, lui, cherche encore son pouls.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Architecte. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/07/budget-2027-operation-reussie-mais-le-patient-cherche-encore-son-pouls/">Budget 2027 | Opération réussie, mais le patient cherche encore son pouls</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie&#124; Le taux directeur de la BCT maintenu à 7 %</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-7/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 18:35:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 29 juillet 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7%. Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 29 juillet 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-7/">Tunisie| Le taux directeur de la BCT maintenu à 7 %</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 29 juillet 2026, de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7%.</em></strong></p>



<span id="more-19335040"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) s’est réuni le 29 juillet 2026 pour examiner les évolutions économiques, monétaires et financières récentes, aux plans international et national, ainsi que la dynamique de l’inflation et les risques entourant ses perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’échelle internationale, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience, bien que son évolution demeure contrastée selon les pays et fortement exposée aux tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés internationaux des matières premières demeurent, à cet égard, caractérisés par une volatilité particulièrement élevée. Après la détente enregistrée en juin, les cours du pétrole ont connu de nouvelles fluctuations importantes en juillet, en lien avec la recrudescence des tensions au Moyen-Orient et les risques pesant sur les principales voies d’acheminement énergétique. Malgré leur repli récent, les prix de l’énergie demeurent sensiblement supérieurs à leurs niveaux antérieurs au conflit. Cette situation continue d’alimenter les risques inflationnistes, notamment pour les économies importatrices d’énergie. Face à ces incertitudes et au risque d’effets indirects et de second tour du choc énergétique, les principales banques centrales ont opté pour une orientation prudente afin de prévenir un écart durable de l’inflation par rapport sa cible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan national, l’inflation s’est établie à 5,3% en juin 2026. Cette évolution a bénéficié du ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires frais, revenue à 11,2%, contre 13,2% le mois précédent. L’inflation sous-jacente, hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés, s’est toutefois maintenue stable à 5% pour le troisième mois consécutif, témoignant de la persistance des pressions internes sur les prix. Par ailleurs, l’évolution modérée des prix des produits administrés (1,3% en juin 2026 contre 1,2% le mois précédent) a continué de contenir l’inflation globale. .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s’est creusé à 4.241 MDT (2,3% du PIB) au premier semestre 2026 contre un déficit de 2.844 MDT (1,6% du PIB) un an auparavant. Cette évolution traduit notamment l’effet de la hausse importante de la facture énergétique, qui a atteint un niveau record de 8.502 MDT contre 6.370 MDT à fin juin 2025. Hors énergie, la balance courante a dégagé un excédent de +2.538 MDT à fin juin 2026, confirmant le poids déterminant de la dépendance énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a, par ailleurs, continué d’honorer ses engagements financiers internationaux, notamment à travers le remboursement, en juillet 2026, de l’Eurobond de 700 millions d’euros arrivé à échéance. À la suite de cette importante sortie de devises, les avoirs nets se sont établis à 23,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 92 jours d’importation, au 28 juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil souligne, à cet égard, l’importance de préserver un niveau adéquat de réserves de change, notamment à travers le renforcement des recettes en devises, la réduction structurelle du déficit énergétique et la mobilisation de ressources extérieures à des conditions appropriées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il considère que les perspectives de l’inflation restent encore entourées de risques haussiers et estime nécessaire de continuer à soutenir le processus désinflationniste au cours de la période à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil souligne que la préservation durable de la stabilité des prix appelle, au-delà de l’action de la politique monétaire, une contribution cohérente et convergente de l’ensemble des politiques économiques. À cet égard, l’évolution de la liquidité, de la dépense publique et de la demande intérieure devrait demeurer en adéquation avec les capacités de production de l’économie et avec les exigences de préservation des équilibres extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consolidation de la stabilité macroéconomique requiert également la poursuite des réformes destinées à renforcer l’offre productive, à favoriser l’investissement et à améliorer la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi que la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil continuera de suivre attentivement l’évolution de l’inflation et des équilibres macroéconomiques. Il a décidé de maintenir le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie inchangé à 7,00%.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-le-taux-directeur-de-la-bct-maintenu-a-7/">Tunisie| Le taux directeur de la BCT maintenu à 7 %</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne &#124;  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Jul 2026 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
		<category><![CDATA[sous-traitance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 1960 et 2026, l’économie tunisienne aurait perdu des centaines de milliards de dollars en termes de richesses nationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/26/economie-tunisienne-pour-une-euthanasie-salvatrice-1-3/">Economie tunisienne |  Pour une euthanasie salvatrice ! (1-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le diagnostic est accablant&nbsp;: l’économie tunisienne aurait perdu des centaines de milliards de dollars en termes de PIB global, de PIB par habitant, de création d’emplois ou d’accumulation de la richesse, depuis les années soixante jusqu’à nos jours, à cause de choix de politiques économiques erronées et de stratégies timorées et minimaliste&nbsp;! Ces choix auraient- ils empêché la Tunisie de se transformer en leader régional de l’industrie navale par exemple ou en hub méditerranéen de l’industrie financière ou même en pole des industries électroniques&nbsp;? Notre pays aurait-t-il ainsi raté des occasions de devenir une puissance régionale dans quelques domaines que ce soit&nbsp;? </em></strong><em>(Photo: Palais du gouvernement, à la Kasbah).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19314241"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ne cherchons pas des réponses à ces questions chez les comptables focalisés plutôt sur les équilibres financiers de l’Etat et les ratios de la comptabilité publique. Pendant des décennies, notre économie aurait supporté des manques à gagner substantiels qui auraient pu propulser notre pays au rang des pays développés. C’est ce que nous révèle, avec beaucoup de réserves de notre part, les conclusions d’un exercice d’extrapolation réalisé grâce à l’IA.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche consiste à procéder à un benchmark avec des pays du bassin méditerranéen et avec la Corée du sud dont les économies étaient relativement proches de la nôtre vers les années 1960 en termes de PIB, de PIB per capita, de tissu entrepreneurial, de démographie, d’infrastructure et de développement humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas du Portugal, pays aux 10 millions d’habitants avec lequel nous partagions, à l’époque, un nombre de caractéristiques de sous-développement et des défis semblables&nbsp;: rareté des ressources, pauvreté, analphabétisation, détérioration des services de santé, etc. Nous étions même mieux lotis que ce pays sur certains registres. Il s’agit pour nous de comparer des parcours de développement entre pays afin d’évaluer les choix de politique économique et de politique tout court.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement du sous-développement ou management équitable de la misère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche analogique nous permet de cerner le manque à gagner supporté par l’économie tunisienne et de réaliser que d’autres alternatives auraient pu être envisagées qui auraient abouti à la construction d’une économie nationale prospère, développée, résiliente et en compétition avec ces économies qui nous ressemblaient il y a une soixantaine d’années mais qui nous ont largement dépassés pour être classées aujourd’hui parmi les vingt plus grandes économies du monde grâce à des choix judicieux et surtout ambitieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que ces économies (Espagne, Portugal, Grèce, Corée du Sud) prospéraient, la Tunisie s’engouffrait dans ce que les économistes tiers-mondistes qualifient de développement inégal fondé sur la stratégie minimaliste de sous-traitance et de dépendance à l’égard des économies du centre développé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, cette stratégie a joué un rôle social indéniable en absorbant des milliers de chômeurs non qualifiés puis relativement qualifiés surgissant dans la périphérie des villes sous l’effet de l’exode rural et la désertification des campagnes appauvries par les politiques publiques. Cependant, elle a favorisé l’émergence d’une économie de rente qui arrive aujourd’hui à son terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’Etat n’arrive plus aujourd’hui à assurer, après plus d’un demi-siècle d’indépendance politique, la prospérité et le développement intégral. Pire encore, la situation de l’économie tunisienne se dégrade et elle n’est même plus capable, après 2020, d’honorer aisément ses factures de denrées alimentaires de base&nbsp;: blé, café, viande, etc., ou de moderniser les machines de production de son phosphate indispensable aux équilibres de ses finances ni même de sauver financièrement sa compagnie de transport aérien&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Etat est aujourd’hui incapable d’assurer la maintenance de ses écoles, de ses hôpitaux, de ses routes et des canalisations d’eau <em>(Banque mondiale&nbsp;: Diagnostic des infrastructures en Tunisie &#8211; Décembre 2019)</em>. Sfax, la capitale du sud, n’a bénéficié d’une autoroute l’arrimant à Tunis qu’en 2009 soit 53 ans après l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une loi de finance à une autre et d’un plan de développement à un autre, les décennies passent et on a l’impression d’un remake permanent du même scénario reproduisant la gestion de la pauvreté, du manque et de la misère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plans de développement qui se sont succédé depuis l’indépendance n’ont résolu ni le problème de la pauvreté, estimée en 2023 à 18,4% de la population, soit une aggravation par rapport à 2021 où il atteignait + 16% ni celui des disparités régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan de développement 2026 – 2030 annonce une stratégie économique fondée sur la priorité du social&nbsp;!! Cette orientation nous laisse perplexe car il s’agit d’une invitation à partager équitablement la misère en l’absence d’une stratégie de création préalable de la richesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Limite du modèle économique ou carence de la pensée politique&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des solutions non orthodoxes empruntées à des expériences étrangères peuvent être appliquées pour la relance de l’économie tunisienne, comme le New Deal appliqué aux Etats Unis au lendemain de la crise de 1929 et les mesures économiques prises dans le cadre du plan Marshall destiné à relancer les économies européennes exsangues et dévastées par les conséquences de la seconde guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces programmes n’étaient pas cohérents avec les principes de l’orthodoxie de la comptabilité publique. Un respect rigoureux des principes des <em>«équilibres financiers»</em> et de l’orthodoxie libérale capitaliste n’auraient pas permis de réaliser ces projets économiques à succès, inédits et hors normes. Notre pays a besoin d’emprunter l’esprit de ces initiatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie doit innover dans sa politique économique, faire preuve de courage et même de sens du risque calculé sans se soucier de la rigueur des équilibres financiers. La prudence excessive affichée par les dirigeants de la Banque centrale depuis longtemps, traduite par l’application d’un taux directeur élevé décourageant l’investissement et la création d’entreprise, ne devrait pas être considérée comme un mérite ou une prouesse économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche doit être bannie car elle n’a résolu ni l’inflation qui accable le consommateur ni la détérioration des finances publiques qui ne cesse de s’aggraver. Au contraire, il est temps aujourd’hui de récompenser la prise de risque à tous les niveaux, celui de l’Etat et celui des opérateurs économiques, et d’encourager l’innovation et pourquoi pas la folie créatrice. C’est-à-dire, en d’autres termes, ménager le citoyen avant de ménager les comptes publiques. &nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites de l’approche comptable&nbsp;: l’illusion des équilibres financiers&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan de développement 2026- 2030 table sur un taux de croissance cible de 4% annuel ce qui témoigne de l’exiguïté des perspectives et de l’absence d’ambitions. Pourtant les artisans des plans de développement successifs, des techniciens souvent respectables et sincères, savent pertinemment qu’un taux de chômage endémique de plus de 15%, qu’un flux annuel de plus de 50 000 nouveaux diplômés du supérieur atterrissant sur le marché du travail ainsi que les inégalités régionales de plus en plus aiguisées d’une année à une autre, ne peuvent être endigués qu’à travers des taux de croissance à deux chiffres que le modèle économique en place et les plans de développement successifs sont&nbsp; incapables structurellement d’atteindre. Notre benchmarking ne consiste pas donc pas à comparer des chiffres qui en définitive ne reflètent que des réalités socio- économiques et surtout culturelles différentes. Il s’agit au contraire de se libérer de la tyrannie des chiffres chère aux comptables et de comparer des parcours, et des visions de politiques économiques. Soyons clairs, il est question de comparer des ambitions&nbsp;!!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour beaucoup d’observateurs le mode de développement est souvent invoqué pour justifier le sous-développement. Force est de constater que les Etats qui ont réussi leur développement (Portugal, Grèce, Espagne, Corée du Sud) n’ont vraisemblablement pas perdu leur temps à discuter du mode de développement à adopter&nbsp;: <em>«développement inclusif»</em>, <em>«développement durable»</em>, <em>«développement autocentré»</em>, avant de planifier leur décollage économique. L’économie tunisienne aurait pu suivre la même trajectoire à succès suivie par ces Etats prospères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En nous appuyant sur des scénarios plus au moins ambitieux traités par l’IA, nous pouvons cerner le manque à gagner que l’économie tunisienne aurait supporté dans sa globalité et par secteur en adoptant des stratégies économiques passives, timorées et sans ambitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Enseignant en sciences politiques et ancien cadre de banque.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autres articles de la série : </strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; La croissance n’obéit pas aux décrets !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 06:41:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2020 et 2026, la Tunisie a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/">Tunisie | La croissance n’obéit pas aux décrets !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’idée directrice serait simple : entre 2014-2019, la Tunisie souffrait d’instabilité gouvernementale mais conservait une certaine ouverture économique ; entre 2020 et 2026, elle a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. Le paradoxe est là : davantage de pouvoir exécutif n’a pas produit davantage de performance économique.</em></strong> <em>(Photo: Réunion de Kaïs Saïed avec plusieurs ministres et hauts cadres de l&rsquo;Etat, le 22 juillet 2026, consacrée aux coupures d&rsquo;électricité et d&rsquo;eau et aux incendies de forêts). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19312613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le verdict des chiffres est plus sévère que celui des opposants. Durant les années précédant l’arrivée de Kaïs Saïed, la croissance demeurait faible, autour de 2 % en moyenne, mais l’économie restait insérée dans les circuits internationaux, négociait avec le Fonds monétaire international (FMI), attirait encore des investissements directs étrangers et bénéficiait d’une relative prévisibilité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la pandémie explique une partie du choc initial, mais elle n’explique pas la persistance d’une croissance molle, d’un investissement privé atone, d’un chômage structurel élevé, d’une dette publique proche de 85 % du PIB et d’un financement croissant de l’État par la Banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<em>Economist Intelligence Unit (EIU)</em> décrit une économie enfermée dans un cercle où déficits budgétaires, faibles investissements, chômage élevé et accès limité aux financements extérieurs se renforcent mutuellement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pouvoir verticalisée, économie horizontalement figée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est presque ironique. Le pouvoir s’est verticalisé ; l’économie, elle, s’est horizontalement figée. Les gouvernements de la période 2014-2019 tombaient rapidement, mais les investisseurs savaient encore où se trouvait le ministère des Finances. Depuis 2021, les gouvernements durent davantage que les certitudes économiques. La concentration des décisions n’a pas réduit l’incertitude ; elle l’a déplacée vers une seule variable : la volonté présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation est certes redescendue autour de 5 %, mais cette amélioration repose autant sur les prix administrés, les contrôles des changes, le ralentissement de la demande et la compression des importations que sur une restauration profonde des équilibres macroéconomiques. L’<em>EIU</em> souligne d’ailleurs que les tensions inflationnistes demeurent sous-jacentes et pourraient réapparaître avec la monétisation des déficits publics.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même constat pour le déficit extérieur. Son amélioration récente constitue moins une victoire de compétitivité qu’une conséquence des restrictions sur les importations, du rebond du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Les recettes touristiques et les remises des migrants compensent progressivement ce que l’économie productive peine à créer. Une économie qui importe moins faute de devises n’est pas nécessairement une économie qui produit davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance internationale affaiblie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dinar, lui aussi, semble plus stable. Mais cette stabilité ressemble davantage à une perfusion qu’à une guérison. Contrôle du marché des changes, rationnement implicite des devises et intervention administrative remplacent progressivement les mécanismes d’ajustement habituels. L’<em>EIU</em> estime d’ailleurs que cette stabilité reste fragile tant que les réserves extérieures dépendent d’un financement extérieur limité et d’une confiance internationale affaiblie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût le plus lourd apparaît sans doute ailleurs : dans l’investissement. Le ratio investissement/PIB demeure inférieur aux besoins de l’économie tunisienne, tandis que les investissements directs étrangers restent modestes au regard des standards historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus inquiétant encore, l’émigration des diplômés est devenue une véritable variable d’ajustement du marché du travail. Lorsque les capitaux hésitent à entrer et que les ingénieurs choisissent de sortir, l’économie exporte progressivement ce qu’elle produit de plus coûteux : son capital humain. L’<em>EIU</em> souligne explicitement que les diplômés quittent de plus en plus le pays faute de perspectives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incertitude sur la trajectoire macroéconomique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un changement plus profond encore : la relation avec les institutions internationales. Depuis 2021, la Tunisie n’a plus tenu de consultation au titre de l’article IV du FMI. Le rapport souligne que cette absence prive investisseurs et créanciers d’une évaluation indépendante de la soutenabilité de la dette et nourrit l’incertitude sur la trajectoire macroéconomique. Refuser le thermomètre n’a jamais fait disparaître la fièvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus frappant reste finalement le contraste entre le discours et les résultats. La lutte contre les <em>«lobbies»</em> devait libérer l’économie ; elle a surtout accru l’attentisme. La souveraineté économique devait réduire la dépendance extérieure ; elle a renforcé la dépendance au financement domestique de la Banque centrale. La centralisation politique devait accélérer les décisions ; elle a surtout concentré les risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire économique retiendra peut-être moins la Constitution de 2022 que cette étrange expérience macroéconomique : remplacer la confiance des marchés par la confiance dans l’autorité, substituer l’investissement par l’administration, et espérer que la croissance finisse par obéir aux décrets. Les lois peuvent modifier l’architecture d’un régime ; elles ne modifient pas les équations de la croissance. À la fin, les investisseurs, les ménages et les entreprises votent eux aussi. Non avec des bulletins, mais avec leurs capitaux, leurs projets et, de plus en plus souvent, leurs billets d’avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Blog de l’auteur.</em> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



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		<item>
		<title>Banque centrale de Tunisie &#124; Anatomie d’un optimisme administré</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/banque-centrale-de-tunisie-anatomie-dun-optimisme-administre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 05:47:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie ressemble plus à document de communication qu’à un rapport solide, complet et crédible. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/banque-centrale-de-tunisie-anatomie-dun-optimisme-administre/">Banque centrale de Tunisie | Anatomie d’un optimisme administré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie (BCT) est paru le 7 juillet 2026, à temps et pas en retard comme le faisait la BCT depuis 2011. Un progrès louable, merci ! Mais cela dit, ce rapport ressemble plus à document de communication qu’à un rapport solide, complet et crédible, qui décrit objectivement la réalité économique de la Tunisie d’aujourd’hui, avec chiffres à l’appui&nbsp;et transparence totale sur les enjeux qui fâchent et qui préoccupent les Tunisiens. Anatomie d’un optimisme de façade….</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari *</strong> </p>



<span id="more-19176716"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il existe désormais en Tunisie une nouvelle école de communication économique : celle où les mauvaises nouvelles portent une cravate, les fragilités deviennent des <em>«résiliences»</em>, les crises se transforment en <em>«défis»</em> et les dépendances sont rebaptisées <em>«coopérations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la lecture du Rapport annuel 2025 de la BCT, on pourrait presque croire que l’économie tunisienne traverse une mer agitée dans un paquebot parfaitement équipé. Le problème est que le paquebot avance avec une coque fissurée : dette élevée, dépendance extérieure, financement sous tension et politique monétaire condamnée à marcher sur une corde raide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport commence par une partition optimiste. Le gouverneur souligne une croissance retrouvée de 2,5 % en 2025 contre 1,6 % en 2024, une inflation ramenée à 4,9 % en fin d’année et un chômage légèrement réduit à 15,2 %.  Mais derrière cette photographie flatteuse se cache une question essentielle : la BCT décrit-elle l’économie telle qu’elle est ou l’économie telle qu’elle doit être racontée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une banque centrale n’est pas un ministère de la communication. Sa mission n’est pas de fabriquer de la confiance par le verbe, mais de construire de la crédibilité par la transparence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La planche qui fait couler l’économie…</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La planche à billets tourne à plein, accentuant les risques véhiculés par le vieux fantôme monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport ne parle évidemment pas de <em>«planche à billets»</em> au sens populaire du terme. Ce langage appartient aux cafés et aux débats politiques. Une banque centrale moderne ne se contente pas d’imprimer des billets ; elle crée de la liquidité par différents instruments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière les mots techniques se trouve une réalité : la frontière entre soutien financier à l’État et création monétaire devient parfois dangereusement mince.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT rappelle qu’elle détient le privilège exclusif d’émission des billets et monnaies en Tunisie. Elle détaille également les facilités accordées à l’État, comptabilisées <em>«à titre exceptionnel»</em> pour financer une partie du déficit budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat n’est donc pas celui d’une photocopieuse monétaire tournant jour et nuit. Le vrai sujet est plus subtil : quand une banque centrale intervient pour soutenir le financement public, elle risque de devenir l’infirmière financière permanente d’un État malade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patient ne meurt pas, mais il refuse de changer de régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La perfusion permanente du système bancaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La partie la plus révélatrice du rapport concerne le refinancement bancaire. La BCT indique que le volume global du refinancement s’est établi en moyenne à 12 763 millions de dinars en 2025, contre 13 901 millions en 2024, soit une baisse de 1 138 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT présente cette évolution comme une amélioration de la liquidité bancaire. Mais une autre lecture est possible : depuis des années, le système bancaire tunisien fonctionne sous assistance monétaire.<br>La BCT demeure la grande fontaine où viennent boire les banques lorsque la liquidité naturelle manque.<br>Les opérations principales de refinancement atteignent 5 641 millions de dinars en moyenne en 2025, tandis que les opérations fermes représentent 4 368 millions de dinars. La mécanique est sophistiquée, mais le résultat politique est simple : la banque centrale reste au centre du financement quotidien du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque centrale peut être un pilote de stabilité. Elle ne doit pas devenir le moteur auxiliaire d’un modèle économique qui peine à produire suffisamment d’épargne et d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Taux directeur : baisser la température sans guérir la maladie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT présente la baisse du taux directeur comme une victoire de la désinflation. Après deux réductions successives de 50 points de base en mars et décembre 2025, le taux directeur a été ramené à 7 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle que le taux était resté à 8 % avant la première baisse, puis à 7,50 % avant la seconde.<br>Mais un taux directeur élevé pendant plusieurs années n’est pas un simple bouton que l’on tourne. Il révèle une économie sous pression : inflation persistante, risque de change, déficit extérieur et besoin de crédibilité monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT affirme vouloir soutenir la croissance tout en préservant la stabilité des prix. C’est exactement le dilemme des banques centrales partout dans le monde. Mais en Tunisie, l’équation est plus difficile : il faut combattre l’inflation sans étouffer des entreprises déjà étranglées par le coût du crédit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dette publique : le serpent qui apprend à sourire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport annonce une amélioration spectaculaire : le déficit budgétaire serait passé à 5,2 % du PIB et la dette publique à 82,1 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre est réel. L’interprétation mérite davantage de prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une dette qui baisse légèrement après avoir atteint des niveaux élevés n’est pas nécessairement une dette maîtrisée. C’est parfois simplement une dette qui respire entre deux crises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie reste prisonnière d’un modèle où l’État absorbe une grande partie de l’épargne nationale et où le financement extérieur demeure une variable stratégique. Le rapport reconnaît d’ailleurs que les emprunts extérieurs mobilisés en 2025 sont restés inférieurs à 4 milliards de dinars alors que les remboursements du principal de la dette extérieure à long terme ont atteint 10,4 milliards de dinars. La Tunisie rembourse davantage qu’elle n’emprunte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une souveraineté sous perfusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">FMI, Banque mondiale, Afreximbank : la souveraineté sous perfusion internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport revendique une coopération internationale renforcée avec les institutions financières. Il mentionne les réunions du FMI et du Groupe de la Banque mondiale ainsi que la participation aux assemblées annuelles. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il évoque également la participation à l’Assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque africaine d’import-eExport (Afreximbank).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diplomatie financière est nécessaire. Mais elle pose une question fondamentale : une économie peut-elle parler de souveraineté financière lorsqu’elle dépend structurellement des institutions extérieures pour renforcer ses capacités, soutenir ses réserves ou faciliter son financement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT décrit cette coopération comme un enrichissement institutionnel. Le critique économique y voit aussi le symptôme d’une dépendance prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté financière n’est pas un discours. Elle se mesure à la capacité d’un pays à financer son développement sans attendre constamment le prochain guichet international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La capture douce de la politique monétaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas imaginer une capture brutale de la BCT par le pouvoir politique. Le phénomène est plus subtil : une banque centrale peut perdre progressivement sa marge de manœuvre lorsqu’elle devient indispensable au financement de l’État, à la stabilité bancaire et à la gestion des tensions sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste sur l’indépendance institutionnelle, la modernisation, la digitalisation et la gouvernance. Ce sont des avancées importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question demeure : une banque centrale peut-elle être totalement indépendante lorsque l’économie nationale dépend autant de ses interventions ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque n’est pas une prise de contrôle officielle. Le risque est une capture par nécessité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’optimisme trompeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport annuel 2025 de la BCT est un document riche, sérieux et techniquement élaboré. Il montre une institution qui travaille, modernise ses outils et améliore ses procédures. Mais il donne aussi l’image d’une économie où la stabilité ressemble parfois davantage à un équilibre précaire qu’à une transformation profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a pas besoin d’un ministère supplémentaire de l’optimisme. Elle a besoin d’une vérité économique complète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une économie peut survivre à une mauvaise année. Elle peut même survivre à une mauvaise décennie. Mais elle ne survit jamais longtemps lorsque les statistiques deviennent des rideaux destinés à cacher les fissures du mur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc pas : <em>«La BCT annonce-t-elle de bonnes nouvelles ?»</em> La vraie question est : <em>«Combien de temps peut-on administrer l’espoir lorsque les fondamentaux macroéconomiques sont à terre réclament des réformes structurelles qui ne peuvent plus attendre ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong><em> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MMY9duWt7M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/">La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La planche à billets coûtera cher aux Tunisiens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/la-planche-a-billets-coutera-cher-aux-tunisiens/embed/#?secret=IsyblAFPZD#?secret=MMY9duWt7M" data-secret="MMY9duWt7M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/08/banque-centrale-de-tunisie-anatomie-dun-optimisme-administre/">Banque centrale de Tunisie | Anatomie d’un optimisme administré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/laversion-accrue-au-risque-des-banques-privees-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 07:40:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[relance]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[trésor public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18936641</guid>

					<description><![CDATA[<p>Analyse des mécanismes qui freinent le financement des PME en Tunisie et ses impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/laversion-accrue-au-risque-des-banques-privees-tunisiennes/">L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article publié sur son blog, intitulé <a href="https://iace.tn/wp-content/uploads/2026/06/liquidite-banques-privees-financer-economie.pdf">«Capitaliser sur la liquidité des banques privées pour financer l’économie»</a>, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) propose une analyse approfondie des mécanismes qui freinent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.</em></strong></p>



<span id="more-18936641"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle fondamental du système bancaire est de faire de l’intermédiation financière pour soutenir l’investissement productif et la création d’emplois. Pourtant, en Tunisie, un décalage marquant s’installe : alors que les banques publiques maintiennent un fort niveau d’engagement auprès des structures étatiques, les banques privées affichent un ratio crédits/dépôts particulièrement faible (67,4% à fin juin 2025), et ce, malgré un excellent niveau de liquidité réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi nos banques privées ne capitalisent-elles pas sur cet excès de liquidité pour financer le secteur privé ? Entre le poids des financements directs accordés au Trésor public, une aversion accrue au risque face à la conjoncture et le maintien de marges d&rsquo;intermédiation élevées, les facteurs de ce blocage de l’offre sont multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son article, l’IACE propose une analyse approfondie des mécanismes qui grippent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l&rsquo;inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Trésor public accapare les liquidités bancaires</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques ont essentiellement pour rôle de faire de l’intermédiation financière entre agents à excédent d’épargne et agents à déficit, en utilisant l’épargne des premiers, généralement sous forme de dépôts à court et moyen terme, pour financer les besoins d’investissement des entreprises. Un excès d’intermédiation veut dire un risque élevé pour les banques en cas de panique et de retraits massifs de déposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, une sous-intermédiation signifie un manque de financement qui risque de freiner la croissance de l’économie et la création d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, à première vue, le système bancaire paraît bien diversifié, comptant 23 banques résidentes, y compris d’importantes banques publiques (la STB, BH Bank, BNA, la BTS spécialisée dans les microcrédits, et la Banque de financement des PME), en plus de 13 banques privées et mixtes, et 3 banques islamiques. Mais leur encours de crédit au secteur privé laisse à désirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le crédit aux entreprises privées dans le secteur de l’industrie n’a augmenté que de 0,1% en 2023 avant de tourner en négatif (-0,3%) en 2024, alors que pour les services, le taux d’augmentation a été respectivement de 2,7% et 2,6 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport de supervision bancaire 2024, publié par la BCT, explique ce phénomène par<em> «un ralentissement continu de la demande de financement en rapport avec la persistance de la conjoncture économique difficile et ses répercussions sur les entreprises»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la faiblesse de la demande de crédits n’explique pas tout, ce qui nécessite une analyse du côté de l’offre du système bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ressources des banques proviennent essentiellement des dépôts. Sur ce plan, le taux de transformation crédits/dépôts a connu une tendance à la baisse, de 120% avant la pandémie en 2019 (ce qui correspond au maximum réglementaire permis par la BCT), pour atteindre 101,4% en 2023, et la baisse a continué durant la période 2024-2025 selon les données du Bulletin des statistiques financières de la BCT (octobre 2025). Toutefois, ce ratio reste élevé en Tunisie à 96,2% en août 2025, grâce à la dominance des banques publiques, alors que dans des pays où le secteur bancaire appartient essentiellement au privé, comme la France et le Maroc, ce taux est de 91,4% et 89,2%, respectivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci nous conduit au cœur du problème tunisien : les banques publiques continuent à prêter aux entreprises et offices étatiques, ce qui explique un ratio crédit/dépôts pour les trois principales banques publiques de l’ordre de 101,7 % à la fin de décembre 2023 et 97,3 % fin juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, il en va de même pour les trois principales banques privées où le ratio a été nettement plus faible, baissant de 69,4% à 67,4%, durant la même période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce niveau alarmant pose la question : pourquoi le ratio de transformation est-il trop faible chez nos banques privées, surtout que la liquidité est suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, l’indicateur de taux de couverture de liquidité (Liquidity Coverage Ratio-LCR), défini comme étant le ratio du stock d’actifs liquides de haute qualité sur les sorties nettes de trésorerie sur un horizon de 30 jours dans une situation de tension (la valeur estimée des retraits massifs des clients de la banque + les engagements de financement que la banque doit honorer &#8211; les entrées de fonds attendues), doit dépasser 100 % selon les accords de Bâle III, suite à la crise financière de 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, ce minimum réglementaire est largement dépassé, atteignant 138,3% à fin 2025 pour les trois principales banques privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, on peut affirmer avec certitude que nos banques privées ne capitalisent pas sur l’excès de liquidité disponible pour offrir plus de crédit aux entreprises privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retrait des banques du financement de l’économie productive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première explication de cette énigme est la loi n° 10-2024 du 7 février 2024, qui a demandé à la BCT d’accorder des facilités au profit du Trésor public pour un montant de 7 milliards de dinars, une demande qui a été renouvelée avec la loi de finances 2025 et le projet de loi de finances pour 2026,qui a autorisé la BCT à accorder au Trésor public des facilités de financement d’un montant record de 11 milliards de dinars, à zéro intérêt, avec 3 ans de période de grâce et une durée de remboursement de 15 ans. Il est clair que de tels montants limitent la capacité de la BCT d’accorder autant de financement aux banques qu’auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées dans un contexte économique marqué par une croissance faible, une incertitude élevée et un volume important de créances douteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, les banques adoptent une politique de crédit plus restrictive, privilégient les garanties réelles (hypothèques, cautions personnelles) et limitent leur exposition aux PME, perçues comme plus risquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées. Les banques peuvent soit orienter leurs ressources vers le financement de l’État à travers la souscription aux Bons du Trésor, soit conserver une marge bancaire de l’ordre de 4 % ou plus. Cela se traduit par des taux d’intérêt du crédit aux PME avoisinant 11 %, alors que le TMM est autour de 7 %, ce qui renchérit le coût du financement pour le secteur privé et freine l’investissement productif. Ces contraintes sur l’offre de crédit ne sont pas sans conséquences sur la dynamique macroéconomique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance économique reste par ailleurs faible, de l’ordre de 2,5% en 2025, même si elle a connu une augmentation par rapport à 1,4% en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les prix, toutefois, l’impact reste ambigu. D’un côté, le manque de crédit et, par conséquent, le renchérissement de son coût, poussent les entreprises à augmenter les prix. Mais d’un autre côté, la baisse de la demande globale limite une telle tendance, surtout que l’économie tunisienne s’est trouvée ces dernières années dans un contexte de taux d’intérêt élevés, dus à la politique monétaire restrictive de la Banque centrale. Ce qui explique le ralentissement du taux d’inflation de 9,3% en 2023 à 7,0% en 2024, et à 5,3% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque centrale doit encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque, tout en veillant à ce que cette prudence ne se traduise pas par un retrait du financement de l’économie productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de promouvoir une approche équilibrée, où une meilleure évaluation et gestion des risques permettrait justement de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt que de le restreindre. En ce sens, l’enjeu n’est pas d’opposer gestion du risque et financement de l’économie, mais de faire de la première un levier pour soutenir le second.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Une Tunisie frileuse dans un monde volatile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 12:15:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[tentation migratoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une situation internationale volatile, où les hostilités ne manquent pas, la Tunisie continue de s’enfoncer dans une crise dont on ne voit pas la fin. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans la volatilité qui caractérise la situation internationale aujourd’hui, la Tunisie s’enfonce jour après jour dans une crise dont on ne voit pas la fin et voit s’éroder ses facteurs de cohésion interne, de résilience et de survie à la tempête qui pointe à l’horizon.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18872727"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie vit depuis 2011 une détérioration des indicateurs socioéconomiques concernant notamment l’inflation et le pouvoir d’achat ainsi que la tentation migratoire chez une proportion de plus en plus grande de Tunisiens et surtout les compétences, de même que plus récemment le sentiment d’envahissement par des populations subsahariennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne rien arranger, le vide à de nombreux postes d’administration et de décision donnent l’impression d’une absence de vision et de direction dans un monde de plus en plus volatile avec des velléités de plus en plus visiblement hostiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette perception accentue l’appréhension de l’avenir avec toutes sortes de rumeurs et de déclarations dont le rétrécissement de l’espace de débat ne fait que renforcer la dimension anxiogène et la crainte pour l’avenir au niveau personnel et national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rétrécissement des horizons et les risques de plus en plus évidents dans la région et dans le monde d’une spirale incontrôlable d’actes hostiles envers notre pays et même d’un dérapage imminent de la violence donne le sentiment d’une insécurité existentielle et de la menace d’un écroulement à tout moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette volatilité internationale exceptionnelle, il semble difficilement discutable que la Tunisie voie s’éroder ses facteurs de cohésion interne, de résilience et de survie à la tempête qui pointe à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus angoissant est que ce malaise profond ne puisse pas donner lieu à un consensus suffisant sur un scénario de sortie de crise et que la sobriété dans la réflexion et le discours n’arrive pas à survivre aux dérives conceptuelles et à la distorsion de la parole et du discours politique depuis la révolution de 2011 dont les révélations et retombées en donnent de plus en plus l’allure d’un complot dont la Tunisie peine à se relever, si jamais elle en serait capable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>Les principaux risques pour l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/les-principaux-risques-pour-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 11:11:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[PEA 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le PEA 2026 souligne les principaux risques auxquels l’économie de la Tunisie fera face au cours de la prochaine période. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td>  </td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les principaux risques auxquels l’économie de la Tunisie fera face au cours de la prochaine période sont la lenteur des progrès en matière de réformes structurelles, la faiblesse de la demande européenne, le conflit au Moyen-Orient, les pressions sur la dette publique, la volatilité des prix de l’énergie et l’intensification des chocs climatiques.</em></strong></p>



<span id="more-18831608"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que souligne le rapport sur les <em>‘‘Perspectives économiques en Afrique 2026’’</em> (PEA 2026), présenté à Brazzaville, en République démocratique du Congo (RDC), lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), organisées du 25 au 29 mai 2026.<br>Pour atténuer ces risques, le rapport a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser davantage de financements extérieurs au moyen de garanties partielles, améliorer l’efficacité des dépenses et la gouvernance des entreprises publiques et promouvoir le développement du secteur privé afin de créer des emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la fragmentation mondiale et au resserrement des financements concessionnels, la Tunisie doit aussi diversifier ses partenaires et s’appuyer davantage sur les garanties multilatérales, les financements mixtes et la mobilisation stratégique de la diaspora, a souligné le rapport.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;urgence de restructurer les entreprises publiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la stabilisation du cadre macroéconomique offre une opportunité de renforcer la mobilisation des ressources, selon le PEA. Dans ce cadre, le rapport a précisé que l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration des entreprises publiques, qui sont déficitaires et mal gouvernées dans leur écrasante majorité, l’accélération de l’exécution des investissements publics et l’intensification de la lutte contre la fuite des capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation des financements nationaux dépend de la capacité du système bancaire à limiter l’éviction du crédit au secteur privé et à soutenir le développement de la Bourse de Tunis et du marché obligataire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place d’un système financier intégré nécessite de réduire les coûts d’intermédiation et de renforcer la résilience bancaire (gestion des risques et des actifs), ajoute le rapport, qui préconise, également, de moderniser la gestion de la dette, de renforcer la supervision financière, de développer un marché secondaire des titres d’État et de mettre en place des mécanismes concrets de partage des risques avec les partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, le rapport fait ressortir trois priorités, à savoir l’interconnexion des bases de données fiscales, l’automatisation des contrôles de la TVA et la lutte contre l’économie informelle, la création d’un guichet de financement mixte pour structurer les partenariats public–privé et attirer les capitaux privés ainsi que l&rsquo;adoption d’une stratégie visant à mobiliser la diaspora en orientant une partie des transferts vers des investissements productifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Croissance portée par le tourisme et les exportations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que la croissance de la Tunisie devrait atteindre 2,1 % en 2026 et 2,8 % en 2027, portée par la dynamique du secteur touristique et la reprise des exportations industrielles, selon les prévisions des PEA 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique monétaire devrait rester prudente, afin de maintenir l’inflation à 5,7 % en 2026 et à 5,4 % en 2027, tout en gérant la rareté des liquidités intérieures et en préservant la stabilité du dinar tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan budgétaire, les pressions devraient rester fortes, le déficit étant estimé à 6,1 % du PIB en 2026 et à 5,6 % du PIB en 2027. Le déficit courant devrait atteindre 5,3 % du PIB en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport rappelle le léger redressement de l’économie tunisienne en 2025, avec une croissance du PIB réel de 2,5 %, contre 1,5 % en 2024, portée par l’agriculture, le secteur des phosphates, la construction et le tourisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un environnement des affaires peu attractif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de la demande, la croissance a été portée par la consommation privée et les exportations, tandis que l’investissement est resté faible en raison de contraintes de financement, liées à une marge de manœuvre budgétaire limitée et à un environnement des affaires peu attractif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation a reculé de 7 % à 5,3 %, ce qui a permis à la Banque centrale de Tunisie (BCT) d’abaisser progressivement, son taux directeur à 7 % début 2026, a-t-on rappelé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la dépendance du trésor à l’égard de financements exceptionnels de la BCT accentue la pression sur les équilibres macroéconomiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déficit courant s’est réduit à 5,2 % du PIB en 2025, grâce à l’amélioration du recouvrement des recettes et à la baisse des subventions énergétiques.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (D’après <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-%C3%A0-la-Une-FR-top/20223570-pour-mobiliser-les" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/les-principaux-risques-pour-leconomie-tunisienne/">Les principaux risques pour l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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