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	<title>Archives des instabilité gouvernementale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des instabilité gouvernementale - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : une incompétence sanctionnée par Moody’s</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 08:09:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’agence de rating Moody’s joue pleinement son rôle en crachant une vérité amère que le gouvernement de Hichem Mechichi ne voulait pas entendre. Après l’avertissement d’octobre, voilà une décision qui est tombée ce 23 février 2021 : la cote de crédit de la Tunisie est dégradée encore et encore pour toucher le fonds avec une...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/24/tunisie-une-incompetence-sanctionnee-par-moodys/">Tunisie : une incompétence sanctionnée par Moody’s</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Moodys-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-281199"/></figure>



<p><strong><em>L’agence de rating Moody’s joue pleinement son rôle en crachant une vérité amère que le gouvernement de Hichem Mechichi ne voulait pas entendre. Après l’avertissement d’octobre, voilà une décision qui est tombée ce 23 février 2021 : la cote de crédit de la Tunisie est dégradée encore et encore pour toucher le fonds avec une note de crédit de B3, du jamais vu dans l’histoire de la Tunisie. Et chaque décote, on le sait, génère son lot de risques pour les prêteurs… ce qui se traduit par des hausses exponentielles des taux d’intérêt, pour une dette qui monte de manière explosive : passant de 39% du PIB en 2010 à 85% du PIB aujourd’hui.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Samir Trabelsi</strong>, Ph.D, CPA *</p>



<span id="more-337539"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Samir-Trabelsi.jpg" alt="" class="wp-image-292641"/></figure></div>



<p>Si la déchéance de la cote de crédit de la Tunisie est fortement corrélée à la mal-gouvernance, la dernière notation tient compte d’une couche additionnelle d’ingouvernance et d’incompétence dans les officines de la Kasbah, ministère des Finances compris.</p>



<p>Cette annonce arrive exactement 5 mois après l’investiture du gouvernement Mechichi, 10e gouvernement depuis 2011. Comment expliquer les dégradations successives de la cote de crédit de la Tunisie post-2011? Le pays approche-t-il du défaut de paiement? Que veut dire exactement cette note qui est à un cran correspondant au niveau très spéculatif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’inexorable décote et la descente aux enfers!</h3>



<p>Une dizaine de gouvernements et plus 400 ministres ont gouverné la Tunisie post-2011. Tous ont gouverné pour régner, tant pis pour les équilibres économiques et l’endettement. Des erreurs de gouvernance qui ont amené les trois plus importantes agences de notation à dégrader la cote de crédit de la Tunisie… et de façon continue!</p>



<p>Le tableau précédent montre les décotes imposées à la Tunisie par Fitch, Moody’s, Standard an Poor’s. Force est de constater que quelle que soit la notation, dans la quasi-majorité des cas, la perspective était négative.</p>



<p>En Tunisie post-2011, on est plutôt en présence d’une mal-gouvernance endémique qui s’est manifestée d’abord par l’instabilité politique, principalement due à une érosion de la confiance liant d’un côté les élus du pouvoir législatif avec les deux chefs du pouvoir exécutif, et de l’autre, entre ces deux pouvoirs avec leur base électorale et de manière générale avec les citoyens… et les régions éloignées. Dix gouvernements, avec 308 ministres, 108 secrétaires d’État, 10 remaniements ministériels ont bénéficié d’un vote de confiance, avant de subir un vote de défiance… et être destitués en l’espace de quelques mois. Le carrousel politique a fonctionné à fond la caisse! Il est propulsé par la cinétique de la défiance et du déficit de confiance.</p>



<p>La Tunisie subit de plein fouet, les effets néfastes de l’instabilité gouvernementale, des nominations basées sur des critères de sélection opaques, et sans stratégie claire chiffres à l’appui pour que la Tunisie sorte de son marasme économique. Les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale risquent de continuer dans cette tendance négative.</p>



<p>Chaque décote génère son lot de risques pour les prêteurs… ce qui se traduit par des hausses exponentielles des taux d’intérêt, pour une dette qui monte de manière explosive : passant de 39% du PIB en 2010 à 85% du PIB aujourd’hui.</p>



<p>Face à ces dégradations successives de la note souveraine de la Tunisie, les gouvernements ayant géré le pays ont regardé ailleurs! Ils n’ont rien fait de concret pour restaurer la confiance des préteurs et bailleurs de fonds internationaux. Bien au contraire, ils ont multiplié les erreurs de gouvernance qui ne peuvent qu’amocher encore plus la solvabilité et la crédibilité économique du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Aucun gouvernement n’a agi sur les causes des décotes consécutives</h3>



<p>Indifférence? Ou simple incapacité à décortiquer le message envoyé par ces agences américaines, très influentes sur les marchés internationaux. Les agences de notation Moody’s, Fitch et S&amp;P ont leur modèle et grilles de calcul. Elles ont aussi leur éthique et charte de valeurs qui réduisent les marges d’erreur et les accointances politiques.</p>



<p>Sept critères majeurs déterminent la note souveraine d’un pays : (1) le produit intérieur brut (PIB) par habitant; (2) la stabilité politique et institutionnelle; (3) le niveau d’endettement; (4) le respect par l’État de ses obligations financières au cours des années passées; et (5) le taux d’inflation (peu important). Deux critères supplémentaires sont pris en compte par les agences lorsqu’elles ont à noter les pays émergents et en développement comme la Tunisie: (6) les réserves de change; et (7) les envois de fonds effectués par les travailleurs émigrés vers leur pays d’origine.</p>



<p>Qu’a fait la Tunisie sur ces sept critères majeurs : ABSOLUMENT RIEN, que du bavardage et du sensationnel médiatique qui n’a rien à voir avec les vertus des arguments scientifiques objectifs. Aucun des chefs de gouvernements n’a pris des positions engageantes pour agir sur les causes engendrant ces décotes, aucun n’a été capable de convaincre en menant des réformes structurantes et porteuses de confiance pour les bailleurs de fonds.</p>



<p>Et comme le montre le tableau suivant, la Tunisie est ainsi placée à un cran qui correspond au niveau très spéculatif signifiant que le risque pays est élevé. Il est inacceptable que notre pays soit maintenant dans un club de pays à risque et qui compte : El Salvador, Swaziland, Ukraine, Maldives, Mongolie, Ghana, Nicaragua, Pakistan, Biélorussie, Tadjikistan, et Moldavie.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Tableau-Notations-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-337542"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Une démocratie à crédit, une démocratie au rabais!</h3>



<p>Le niveau d’endettement publique est d’une importance capitale. Les agences de notation accordent plus d’attention à la soutenabilité de la dette publique qu’a son montant global. C’est dans ce sens que les agences de notation tiennent en compte du ratio (dette publique/PIB) et du ratio (dette publique/recettes budgétaires).</p>



<p>Avec un taux de croissance négatif, une pression fiscale de l’ordre de 35% qui reflète un système fiscal inefficace et inéquitable, et un taux de chômage qui ne cesse de s’élever, la capacité de la Tunisie à lever l’impôt est très limitée. Le respect par l’État de ses obligations financières au cours des 20 années précédentes (critère 4) est un autre indicateur précieux, qui permet d’établir la réputation financière d’un pays. Étant donné l’importance de ce facteur, il est décevant d’entendre une partie de l’élite tunisienne plaider pour le rééchelonnement de la dette extérieure de leur pays. Le taux d’inflation est un facteur relativement peu important et qui a perdu sa pertinence depuis la décennie 2000, pour donner suite aux politiques désinflationnistes qui ont été menées dans de nombreux pays émergents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles seront les implications de ce déclassement?</h3>



<p>Comme expliqué ci-dessus, les notations sont basées sur la santé globale de l&rsquo;économie et l&rsquo;état des finances publiques. Une révision à la baisse signifie que les obligations émises par la Tunisie seront considérées désormais plus <em>«risquées»</em> qu’auparavant, car une croissance économique négative et une détérioration de la santé budgétaire sapent la capacité de remboursement d’un gouvernement. Un risque moindre est préférable car il permet aux gouvernements et aux entreprises de ce pays de contracter des dettes à un taux d&rsquo;intérêt inférieur.</p>



<p>Lorsque la note souveraine de la Tunisie est dégradée, il devient plus coûteux pour le gouvernement tunisien ainsi que pour toutes les entreprises tunisiennes de lever des fonds, car les investisseurs considèrent désormais cette dette comme une opportunité d’investissement plus risquée.</p>



<p>Selon les notations actuelles de Fitch et de Moody’s, la Tunisie doit payer sa dette internationale avec des taux dépassant les 10% (le quintuple de ce paierait le Maroc). Pour un milliard de $US empruntés, la Tunisie doit rembourser en 7 ans deux milliards $US.</p>



<p>En 2010, et avec des cotes de crédit de BBB, le même milliard de $ US prêtés à la Tunisie n’aurait coûté que 195 millions $US en intérêts cumulés (2% d’intérêt sur 9 ans) et pas un milliard comme c’est le cas avec une cote de B.</p>



<p>La mal-gouvernance est illustrée par une addiction à la dette et à une administration pléthorique et inefficace. La dette devient toxique quand elle sert à payer des salaires… et des consommations ostentatoires et improductives.</p>



<p>Fitcth et Moody’s sont vigilants et l’ingouvernance actuelle doit être corrigée pour aller vers une gouvernance responsable, reposant sur une évaluation objective des politiques socioéconomiques entreprises depuis la révolution, et axée sur les résultats et favorable à la performance économique sur tous les plans.</p>



<p>Quand la Tunisie renoue avec la stabilité et avec une gouvernance axée sur les résultats (et pas sur les objectifs) on peut espérer un retournement de la vapeur. On peut ainsi escompter une rupture avec la mal-gouvernance, et la restauration de la confiance, nous pouvons espérer voir naître un rehaussement de la note souveraine du pays.</p>



<p>La mal-gouvernance socio-économique a un terrible coût économique et les agences de notation contribuent à le visibiliser pour les gouvernements, les élites et les médias non-initiés et en quête du sensationnel médiatique.</p>



<p>Le pays croule sous la dette, il va droit dans le mur de la banqueroute, sous le regard incrédule, voire complice de ces élites dont la morale se délite au grand jour.</p>



<p>Le gouvernement Mechichi doit tirer sa révérence! Il doit le faire pour la Tunisie, en son âme et conscience, pour éviter d’enfoncer davantage le pays et hypothéquer encore l’avenir des générations futures.</p>



<p><em>* Brock University, Canada</em>.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : carrousel politique et toboggan économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jan 2021 10:36:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rien que pour les 12 derniers mois, la Tunisie a vu défiler 4 chefs de gouvernements, d’illustres inconnus, jamais élus. Dix, depuis la Révolte du Jasmin en 2011. Le carrousel de l’instabilité gouvernementale s’emballe, le toboggan économique s’accélère pour miner les finances publiques, ruiner les PME, paupériser les citoyens, faire fuir les capitaux et les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/31/tunisie-carrousel-politique-et-toboggan-economique/">Tunisie : carrousel politique et toboggan économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Ghannouchi-Assemblee.jpg" alt="" class="wp-image-254772"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi ou Big Brother veillent sur une Tunisie au bord de la faillite.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Rien que pour les 12 derniers mois, la Tunisie a vu défiler 4 chefs de gouvernements, d’illustres inconnus, jamais élus. Dix, depuis la Révolte du Jasmin en 2011. Le carrousel de l’instabilité gouvernementale s’emballe, le toboggan économique s’accélère pour miner les finances publiques, ruiner les PME, paupériser les citoyens, faire fuir les capitaux et les compétences. Jeux et enjeux…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari,</strong> Ph.D.</p>



<span id="more-334307"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Dans un écosystème politique balkanisé et plombé par la mouvance islamiste, partis et élites politiques se livrent à une guerre d’usure, sans merci, sans trêve et où tous les coups sont permis. Comme du temps des razzias et des guerres tribales d’antan en Tunisie. L’État tunisien est perçu comme une prise de guerre, une tour infernale à conquérir ou à démolir! On y convoite surtout trois ministères clefs : celui de l’Intérieur (police et gendarmerie), celui de la Défense (armée et armement) et celui de la Justice (juges et dossiers brûlants).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ambiance délétère au sommet de l’État</h3>



<p>Le problème : certains de ces partis politiques en <em>«guerre»</em> ont du sang sur les mains, avec des dossiers criminels en instance. D’autres partis et élus ont une feuille de route très trouble : financements illégaux, corruption avérée, allégeances douteuses à cacher et autres filouteries liées.</p>



<p>Au sommet de l’État, partis et acteurs politiques rivalisent d’ingéniosité pour évincer leurs <em>«adversaires politiques» </em>du pouvoir. En ligne de mire : contrôler les processus décisionnels de l’État, redéployer les ressources, placer les «copains» et ultimement siphonner toujours plus de dividendes et de redevances liées.</p>



<p>Depuis 2011, plus de 470 ministres et secrétaires d’État ont géré les ministères d’un pays de 11 millions d’habitants, avec un PIB équivalent au chiffre d’affaires annuel d’Air France (2019).</p>



<p>Un millier de PDG se sont relayés dans les 200 sociétés d’État. La quasi-totalité de ces<em> «décideurs» </em>éphémères ont été sélectionnés à l’aune des critères d’allégeance partisane, aucunement en fonction de leurs compétences en matière de management public et de gouvernance axée sur les résultats. Et depuis 2011, le parti religieux Ennahdha a été omniprésent dans tous les gouvernements (12) et sociétés d’État qui gèrent le pays depuis 2011.</p>



<p>À la guerre, comme à la guerre! Dans cette course folle aux postes ministériels, tous les moyens sont bons: des coalitions pipées, des financements <em>«sales»</em>, des stratagèmes violents, des traîtrises honteuses, des impostures haineuses et des bassesses de tous genres. Résultat: l’État perd de sa crédibilité, le sens du service public s’affaisse, l’économie flanche et les politiques publiques perdent de leur efficacité, de leur lisibilité et de leur lustre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Remaniement ministériel, imposture d’État</h3>



<p>Imposture ? Certainement et pour cause : il est plus facile de changer de gouvernements et de ministres que de changer de politiques publiques. Pour les élites politiques tunisiennes, c’est plus facile de remuer des slogans et de gesticuler avec des promesses tenues par des novices en politique, que d’élaborer des bilans rigoureux, que de concevoir des changements crédibles avec des objectifs et instruments dédiés. C’est aussi plus facile que de faire consensus pour implanter de nouvelles politiques publiques génératrices d’emplois, de valeur ajoutée et du bien-être collectif.</p>



<p>Le changement de gouvernement et les remaniements de ministres et PDG en Tunisie post-2011, n’est rien d’autre qu’un écran de fumée pour placer les siens, pour détourner les regards de la paupérisation du pays, avec le retour exponentiel de l’analphabétisme et des maladies d’antan.</p>



<p>Dans le feu roulant de l’instabilité politique, les médias dominants sont complices. Ils mettent de l’huile sur le feu, plutôt que d’apaiser les ardeurs et d’éteindre les foyers d’incendie. Ils trouvent leur compte, se politisent et tirent souvent des ficelles. Les principaux partis au pouvoir ont leurs télés, radios et journalistes mercenaires et porte-étendards.</p>



<p>En duo, média agenda et policy agenda jouent, main dans la main, pour amener l’opinion publique à mordre dans l’hameçon de la diversion et la perversion.</p>



<p>Certains médias noyautés et infestés par la corruption, se régalent : l’instabilité gouvernementale leur procure de la matière à traiter et leur permet de mousser une mayonnaise toxique, permettant d’imposer ou de gommer des figures politiques, des projets de réformes pour privilégier le statu quo et tuer dans l’œuf des réformes structurelles et des changements bénéfiques aux plus démunis dans la Tunisie profonde.</p>



<p>Dans ces interminables remaniements ministériels, les diverses cérémonies et protocoles pervers constituent une occasion en or pour mettre en scène ces députés de tout acabit qui adorent discutailler, pinailler et gesticuler, durant de longues heures transmises à la télévision, sans se rendre compte que leurs discussions sont stériles et insensées pour le commun des mortels en Tunisie.</p>



<p>Dans ce décorum et dans ces débats funestes pour l’économie, le parti islamiste Ennahdha règne en maître de cérémonie, avec comme chef d’orchestre, le fondateur du parti des Frères musulmans en Tunisie, Rached Ghannouchi (79 ans).</p>



<p>Le pire c’est que dans ces toxiques débats parlementaires, on parle de tout sauf des véritables enjeux: programmes d’actions, évaluation des résultats, détermination des objectifs, consensus sur les urgences, modalités de financements et autres éléments clefs pour mettre en œuvre des politiques qui créent la richesse et qui mettent de l’argent frais dans la poche des citoyens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Méfaits de l’instabilité politique</h3>



<p>Cinq indicateurs pour donner les résultats de cet infernal carrousel politique en Tunisie. Le revenu per capita a chuté de 34% entre 2011 et 2021 ($US constant). Pendant la même décennie, le dinar a perdu 45% de sa valeur face aux devises fortes, la dette publique a triplé, passant de 39% du PIB à 112% (État et sociétés publiques).</p>



<p>L’investissement a été divisé par trois, passant de 26% du PIB en 2008, à 8% du PIB en 2020. Face aux gonflements de la taille de l’État, consommateurs, investisseurs et opérateurs économiques se réfugient dans le marché informel (45% des employés recensés).</p>



<p>L’indice de la production industrielle a perdu plus 25% en 10 ans, sacrifiant les niches productives ayant une plus forte valeur ajoutée et ayant longtemps permis de renflouer la balance commerciale.</p>



<p>La pauvreté avance au lieu de reculer, l’analphabétisme augmente de façon exponentielle avec presque 150.000 jeunes (15% des jeunes en âge de scolarisation) qui décrochent de l’école annuellement. Les élites claquent la porte, annuellement plus de 900 médecins et plus de 2000 ingénieurs et universitaires quittent le pays.</p>



<p>Du point de vue de l’économie-politique, l’instabilité gouvernementale traduit l’absence d’une vision cohérente au niveau des dirigeants politiques. Étant perçus comme un partage du gâteau, les remaniements ministériels enveniment les conflits et alimentent la discorde entre les élites et entre les partis politiques. Ces discordes débouchent souvent sur des violences et des contestations dans la rue. Plus de 800 contestations publiques recensées, rien que pour 2020 (2 à 3 par jour).</p>



<p>Et si rien n’est fait, de telles contestations entre partis politiques, entre clans et entre<em> «tribus»</em> peuvent amener la Tunisie, et très prochainement vers une guerre civile, comme en Libye voisine, comme en Syrie, comme au Yémen, comme au Mali, etc.</p>



<p>L’instabilité gouvernementale et le chaos politique ambiant en Tunisie ne favorise pas l’émergence d’une économie prospère, et ne fait rien pour créer un climat de confiance et d’apaisement propice pour les investissements et la productivité.</p>



<p>L’instabilité gouvernementale actuelle attise le feu de l’inefficacité économique. Et cela se fait par quatre effets dévastateurs distincts.</p>



<p><strong>Effet-retard.</strong> L’économie tunisienne accuse le coup par un <em>«effet-retard»</em> : l’instabilité gouvernementale imprime une incertitude sur les politiques économiques (fiscales, monétaires, sécuritaires, etc.), nourrissant les anticipations négatives des agents économiques averses aux risques, et poussant les investisseurs à retarder <em>sine die </em>leurs décisions créatrices d’emplois. Et cet effet se manifeste par la fuite des capitaux et la fuite des cerveaux vers des pays plus stables politiquement, ralentissant ainsi la croissance économique. Plus de 2000 personnes hautement qualifiées quittent le pays annuellement. Les investisseurs expatrient l’équivalent de 5% du PIB pour les investir ailleurs dans le monde, notamment en France, au Canada et ailleurs dans le monde.</p>



<p><strong>Effet-rupture</strong>. L’instabilité gouvernementale entraîne de graves ruptures dans les chaînes de conception et de mise en œuvre des politiques économiques. En moyenne, la longévité moyenne des 12 gouvernements ayant gouverné le pays depuis 2011 est de 10 mois. Et cela comprend 3 ou 4 mois, en moyenne, pour les passations de pouvoir et la gestion par intérim après la destitution.</p>



<p>Une longévité nette de 6 mois (en moyenne) ne peut pas permettre aux ministres de prendre connaissance des dossiers et de vrais enjeux pour agir en connaissance de cause. Mais, le temps est compté, souvent un ministre tente de mettre en place des réformes en quelques mois, sachant d’avance que son successeur va les balayer du revers de la main.</p>



<p>Ces interminables remaniements ministériels démotivent aussi les centaines de hauts fonctionnaires et conseillers de l’État.</p>



<p><strong>Effet-resquille</strong>. Dans le feu roulant des remaniements ministériels, le citoyen et les opérateurs économiques ne savent plus à quel saint se vouer. Ils attendent longtemps pour en savoir plus sur les nouveaux décrets et circulaires régissant les nouvelles règles et orientations de ces gouvernements qui changent et ces ministres qui roulent comme des valises sur le carrousel de l’instabilité gouvernementale. C’est pourquoi ces ministres renoncent à laisser leurs empreintes sur les politiques publiques. C’est un effet resquille qui concerne les ministres, ceux-ci se laissent emporter par les vagues de l’instabilité pour surfer sur le <em>wait and see</em>.</p>



<p>Les payeurs de taxes et les contributeurs dans les caisses sécurité sociales emboitent le pas et s’abstiennent de faire leurs devoirs : taxes, contributions sociales, impôts, etc. Ils tentent de passer par les mailles des filets, se disant demain c’est un autre jour… le prochain gouvernement sera plus clément et on aura probablement des amis qui fermeront les yeux quand ils deviennent ministres ou PDG.</p>



<p>Plus grave encore, l’instabilité gouvernementale fait augmenter la dette publique. Les gouvernements et les ministres pris dans le carrousel politique ne vont jamais oser demander des coupures des dépenses et des restrictions budgétaires. Ils préfèrent quémander l’aide internationale, et manigancer des prêts à hauts taux d’intérêt auprès de prêteurs internationaux. Une solution de facilité qui hypothèque les générations futures, en lui faisant payer les errements et la mal-gouvernance de leurs aînés.</p>



<p><strong>Effet-rétorsion</strong>. Mais, il fallait s’y attendre, le retour de manivelle est manifeste, brandi par ces jeunes au chômage, ces milliers de docteurs et ingénieurs, très bien éduqués et ayant les vraies valeurs requises, mais victimes des politiques de recrutement de l’ère du post-2011 et dont les places au sein des administrations publiques ont été déjà attribuées injustement aux hordes de militants et amis des partis ayant gouverné pendant la période allant de 2012 à 2014.</p>



<p>Ces jeunes et autres écœurés par l’instabilité gouvernementale finissent par passer à l’acte pour manifester leur défiance et leur mécontentement violents. Ceux-ci bloquent les secteurs économiques vitaux (pétrole, gaz, phosphate, etc.) pour revendiquer des postes d’emploi et des revenus permanents, souvent pour des emplois fictifs, octroyés sans contrepartie en termes de présence ou de productivité. Les honorables juges, médecins, ingénieurs, enseignants jouent la même partition et demandent aussi des augmentations salariales, chacun pour soi… tant pis si l’État doit s’endetter pour défrayer la facture.</p>



<p>En attendant que l’État mette de l’ordre dans ses rangs, et en attendant que le carrousel politique s’arrête, investisseurs et opérateurs économiques attendent pour voir!</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada</em>.</p>



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		<title>Tunisie : Le manque de stabilité gouvernementale empêche le redressement économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2020 10:35:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité gouvernementale]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[relance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel que soit le gouvernement que se donnera la Tunisie dans les jours à venir, il se heurtera à une situation économique et financière très difficile. Ni la distribution de pâtes aux pauvres, ni la poursuite de l’endettement pour garantir des augmentations de salaires aux fonctionnaires, ni des conférences pour faire miroiter aux investisseurs étrangers...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mechichi-Fakhfakh-Chahed.jpg" alt="" class="wp-image-313645"/><figcaption><em>Trois chefs de gouvernement en sept mois : de droite à gauche, Youssef Chahed, Elyes Fakhfakh et Hichem Mechichi. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Quel que soit le gouvernement que se donnera la Tunisie dans les jours à venir, il se heurtera à une situation économique et financière très difficile. Ni la distribution de pâtes aux pauvres, ni la poursuite de l’endettement pour garantir des augmentations de salaires aux fonctionnaires, ni des conférences pour faire miroiter aux investisseurs étrangers les avantages réglementaires, fiscaux et autres offerts par la Tunisie, ni le jeu du chat et de la souris avec les bailleurs de fonds, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), ne pourront longtemps cacher une réalité bien simple : financièrement, le pays est à plat.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-313643"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Amine-Ben-Gamra.jpg" alt="" class="wp-image-313647"/></figure></div>



<p>Après qu’Elyes Fakhfakh eut présenté sa démission, le 15 juillet 2020, à la demande du président de la république Kaïs Saïed, suite au déclenchement de l’affaire de conflit d’intérêt le concernant, son équipe gouvernementale n’aura eu les commandes des affaires en Tunisie que pendant une durée de cinq mois. C’est l’un des mandats les plus courts depuis l’indépendance du pays en 1956.</p>



<p>Mais avant sa démission, ce gouvernement a mis en place un plan de relance économique, axé sur cinq idées principales : 1- poursuivre l’élan social avec 1,2 million de dinars réservés à l’aide des familles nécessiteuses. 2- ne pas augmenter la pression fiscale, malgré la conjoncture difficile ; 3- maintenir le budget de développement voire l’augmenter; 4- ne pas recourir à l’endettement extérieur en 2020; 5- préparer une cinquantaine de mesures financières, économiques et fiscales qui visent 8 objectifs (dynamisation de l’investissement, soutien aux startups et projets innovants, lutte contre la pauvreté, modernisation de l’administration fiscale, encouragement du décashing, intégration du marché parallèle dans le circuit officiel, lutte contre l’évasion fiscale et renforcement du contrôle) et requièrent des ressources supplémentaires de 1,1 milliard de dinars.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel avenir pour le plan de relance économique élaboré par le gouvernement Fakhfakh ?</h3>



<p>Ce plan mise aussi sur des projets stratégiques notamment la révision du code des changes, l’augmentation de la productivité du port de Radès de 4 à 10 conteneurs par heure, l’accélération de la réalisation des projets dans les régions pour 3 milliards de dinars, le payement des arriérés dus aux prestataires de l’Etat en particulier ceux du BTP pour un milliard de dinars et la restructuration de 5 entreprises publiques dont Tunisair, la Société tunisienne d’acconage et de manutention (Stam) et la Société tunisienne de sidérurgie (El Fouledh).</p>



<p>Mais quel serait le sort de ce plan de relance économique, après la démission du gouvernement actuel et mise en place, actuellement en cours, d’un autre ? Est-ce qu’il va être adopté par le nouveau gouvernement ou le manque de continuité entre les gouvernements qui se succèdent va continuer à être un obstacle au redressement économique ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que pourra faire un énième gouvernement pour un pays en profonde crise ?</h3>



<p>Pourtant, la Tunisie est un pays qui marche sur le fil du rasoir. Le produit intérieur brut devrait chuter d’au moins 6% en 2020, l’endettement se creuse dangereusement tandis que le secteur du tourisme – une source cruciale d’emplois et de devises étrangères – est quasiment au point mort.</p>



<p>Quel que soit le gouvernement que se donnera la Tunisie dans les jours à venir, qu’il soit technocratique ou politique, il se heurtera à une situation économique et financière très difficile. Ni la distribution de pâtes aux pauvres, ni la poursuite de l’endettement pour garantir des augmentations de salaires aux fonctionnaires, ni des conférences pour faire miroiter aux investisseurs étrangers les avantages réglementaires, fiscaux et autres offerts par la Tunisie, ni le jeu du chat et de la souris avec les bailleurs de fonds, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), ne pourront longtemps cacher une réalité bien simple : financièrement, le pays est à plat.</p>



<p>Il reste à espérer que les négociations politiques en cours pour accorder la confiance de l’Assemblée au nouveau gouvernement permettront à celui-ci de se mettre rapidement au travail. Car ce qui l’attend c’est un pays en profonde crise économique et sociale, avec un lourd endettement, et où le chômage et l’inflation alimentent la grogne d’une population aux attentes déçues.</p>



<p>* <em>Expert Comptable, commissaire aux comptes, membre de l’Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>
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