<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des islamisme politique - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/islamisme-politique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/islamisme-politique/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 05 Feb 2025 08:23:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des islamisme politique - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/islamisme-politique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Algérie : Sid Ahmed Ghozali, un homme d’État au parcours singulier</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/algerie-sid-ahmed-ghozali-un-homme-detat-au-parcours-singulier/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/algerie-sid-ahmed-ghozali-un-homme-detat-au-parcours-singulier/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 08:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Chadli Bendjedid]]></category>
		<category><![CDATA[décennie noire]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Boudiaf]]></category>
		<category><![CDATA[Mouloud Hamrouche]]></category>
		<category><![CDATA[Sid Ahmed Ghozali]]></category>
		<category><![CDATA[Sonatrach]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15421691</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Algérie vient de perdre Sid Ahmed Ghozali, ancien chef du gouvernement et figure marquante de la scène politique,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/algerie-sid-ahmed-ghozali-un-homme-detat-au-parcours-singulier/">Algérie : Sid Ahmed Ghozali, un homme d’État au parcours singulier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Algérie vient de perdre l’un de ses grands serviteurs. Sid Ahmed Ghozali, ancien chef du gouvernement et figure marquante de la scène politique, s’est éteint hier, mardi 4 février 2025, à l’âge de 88 ans. C’est sa sœur, Rachida Ghozali, qui a annoncé la nouvelle sur sa page Facebook.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-15421691"></span>



<p><em>«C’est avec une tristesse immense que je fais part du décès de mon très cher frère et deuxième papa, Sid Ahmed, allah yarhmah. Une partie de moi s’en est allée pour rejoindre le Créateur»</em>, a-t-elle écrit. L’information a ensuite été confirmée par l’agence de presse officielle APS.</p>



<p>Homme de convictions et acteur de premier plan dans des périodes décisives de l’histoire du pays, Sid Ahmed Ghozali laisse derrière lui un héritage complexe, à l’image des défis auxquels il a été confronté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’ingénierie à la politique</h2>



<p>Né en 1937 à Tighennif, dans la wilaya de Mascara, Sid Ahmed Ghozali se distingue très tôt par ses capacités intellectuelles, qui le conduisent à l’École des Ponts et Chaussées de Paris. Ingénieur de formation, il mettra ses compétences au service de l’Algérie post-indépendance en prenant la tête de Sonatrach de 1966 à 1977. À la direction de ce mastodonte, il joue un rôle clé dans la structuration du secteur énergétique, véritable poumon financier de l’Algérie.</p>



<p>Son ascension politique ne tarde pas. Il occupe plusieurs postes ministériels stratégiques : l’Énergie et les Industries pétrochimiques, l’Irrigation, les Finances, et les Affaires étrangères. Ces fonctions lui permettent d’affiner sa compréhension des rouages de l’État et de s’imposer comme un acteur incontournable du paysage politique algérien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chef de gouvernement dans la tourmente</h2>



<p>En juin 1991, dans un contexte marqué par des tensions croissantes, Sid Ahmed Ghozali est nommé chef du gouvernement, succédant à Mouloud Hamrouche. Il occupe cette fonction durant une période critique, marquée par la montée de l’islamisme politique et la suspension du processus électoral après la victoire du Front islamique du salut (FIS) au premier tour des élections législatives. Sous la présidence de Chadli Bendjedid, puis de Mohamed Boudiaf, il tente de maintenir un équilibre fragile entre réforme politique et stabilité sécuritaire.</p>



<p>Le 29 juin 1992, l’assassinat de Mohamed Boudiaf plonge le pays dans une crise profonde. Quelques jours plus tard, le 8 juillet 1992, Ghozali démissionne de ses fonctions, laissant place à Belaid Abdeslam. Cette période sombre, prélude à la décennie noire, reste l’un des épisodes les plus délicats de sa carrière politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage à revisiter</h2>



<p>Malgré les turbulences de son passage à la tête du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali est resté fidèle à ses principes de démocratie, de pluralisme et de modernité. Son influence dans le domaine de l’énergie et ses prises de position sur des sujets clés lui ont valu le respect de nombreux acteurs politiques, même au-delà des frontières algériennes.</p>



<p>Dans un message de condoléances, le président Abdelmadjid Tebboune a salué la mémoire d’<em>«un homme d’État de grande envergure»</em>, soulignant que <em>«l’Algérie perd avec Sid Ahmed Ghozali un homme visionnaire, qui a consacré sa vie au service de son pays. Sa mémoire restera vivante dans les cœurs des Algériens.»</em></p>



<p>Avec la disparition de Sid Ahmed Ghozali, l’Algérie tourne une page de son histoire politique récente. Sa carrière, marquée par des responsabilités de haut niveau et des décisions souvent controversées, reflète les défis d’un pays en quête de stabilité et de développement. Il appartiendra désormais aux historiens et aux citoyens de revisiter son héritage, en reconnaissant la complexité d’un homme qui, jusqu’au bout, a incarné la volonté de servir son pays.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/algerie-sid-ahmed-ghozali-un-homme-detat-au-parcours-singulier/">Algérie : Sid Ahmed Ghozali, un homme d’État au parcours singulier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/05/algerie-sid-ahmed-ghozali-un-homme-detat-au-parcours-singulier/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed est aussi comptable de ce qu&#8217;il a hérité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/tunisie-kais-saied-est-aussi-comptable-de-ce-quil-a-herite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/tunisie-kais-saied-est-aussi-comptable-de-ce-quil-a-herite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2021 13:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Youcef Al Qaradawi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=373858</guid>

					<description><![CDATA[<p>En s&#8217;emparant de tous les pouvoirs, Kaïs Saïed hérite&#160;aussi, par conséquent du passif de ses prédécesseurs et en est, désormais, d&#8217;autant plus comptable qu&#8217;il n&#8217;a, non seulement, toujours rien fait pour y remédier mais qu&#8217;il l&#8217;a, au contraire, aggravé avec l&#8217;incertitude causée&#160;par des projets politiques farfelus, formidables obstacles à&#160;l&#8217;instauration d&#8217;un climat de confiance propice à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/tunisie-kais-saied-est-aussi-comptable-de-ce-quil-a-herite/">Tunisie : Kaïs Saïed est aussi comptable de ce qu&rsquo;il a hérité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Base-militaire-de-Bizerte-15-oct-2021.jpg" alt="" class="wp-image-366627"/></figure></div>



<p><strong><em>En s&#8217;emparant de tous les pouvoirs, Kaïs Saïed hérite&nbsp;aussi, par conséquent du passif de ses prédécesseurs et en est, désormais, d&rsquo;autant plus comptable qu&rsquo;il n&rsquo;a, non seulement, toujours rien fait pour y remédier mais qu&rsquo;il l&rsquo;a, au contraire, aggravé avec l&rsquo;incertitude causée&nbsp;par des projets politiques farfelus, formidables obstacles à&nbsp;l&rsquo;instauration d&rsquo;un climat de confiance propice à l&rsquo;investissement.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Faik Henablia </strong>*</p>



<span id="more-373858"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Faik-Henablia.jpg" alt="" class="wp-image-338998"/></figure></div>



<p>Lorsque vous faites un héritage,&nbsp;vous bénéficiez&nbsp;de l&rsquo;actif mais&nbsp;devez aussi assumer le passif, ou alors, vous avez la possibilité, en cas de passif plus élevé, de renoncer au tout.</p>



<p>Les partisans de Kaïs Saïed essaient de défendre&nbsp;l&rsquo;idée que leur champion n&rsquo;est pas responsable de la situation de la Tunisie dont il hérite, résultat de dix ans de gestion chaotique, pour ne pas dire d&rsquo;absence de gestion.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Saïed n&rsquo;a pas de problème avec l&rsquo;islamisme politique</h2>



<p>Cette&nbsp;théorie aurait été recevable si l&rsquo;action du 25-Juillet avait été&nbsp;suivie, dans la foulée,&nbsp;de mesures rapides, ou du moins d&rsquo;une annonce de mesures&nbsp;destinées à&nbsp;corriger la situation. Or tel n&rsquo;a pas été&nbsp;le cas, loin de là; si bien que l&rsquo;on peut dire sans gros risque de se tromper que la situation a continué&nbsp;de se détériorer&nbsp;depuis le 25 juillet, ainsi qu&rsquo;en témoignent&nbsp;plusieurs éléments.</p>



<p>Le premier est de pur principe car il s&rsquo;avère&nbsp;de plus en plus évident&nbsp;que&nbsp;le combat de Kaïs Saïed est une lutte pour le pouvoir avec Ennahdha,&nbsp;non un combat contre l&rsquo;islamisme politique, ainsi que le prouve amplement l&rsquo;attitude du président de la république plus que complaisante vis-à-vis de l&rsquo;Association des Oulémas&nbsp;musulmans&nbsp;fondé par le prédicateur jihadiste Youcef Al Qaradawi. Or c&rsquo;est bien l&rsquo;islamisme, avec qui Kaïs Saïed n&rsquo;a manifestement pas l&rsquo;intention d&rsquo;en découdre, qui est à l&rsquo;origine&nbsp;de la situation catastrophique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ignorance grave des urgences économiques</h2>



<p>Le second est la désinvolture&nbsp;tragique vis-à-vis&nbsp;de l&rsquo;économie, se manifestant par une lenteur coupable et dangereuse, doublée de cafouillages multiples et d&rsquo;absence de transparence dans la gestion quotidienne. Sait-il&nbsp;que le pays doit rembourser près de trois milliards&nbsp;de US dollars (huit&nbsp;milliard&nbsp;et demi de TND) d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année? Sait-il qu&rsquo;un budget doit être&nbsp;bouclé? Son dernier discours-feuille de route en est une illustration&nbsp;éclatante, dans lequel les dates sont choisies par pur symbolisme opportun, loin de répondre à l&rsquo;extrême&nbsp;urgence de la situation. Ce n&rsquo;est pas dans un an et après&nbsp;avoir perdu quinze mois, qu&rsquo;il faudra agir, mais maintenant.</p>



<p>Le troisième&nbsp;est que la vision manichéenne de cet homme, doublée d&rsquo;une&nbsp;nature&nbsp; secrète, hautaine et dédaigneuse, le conduit à ne faire confiance ni à déléguer à&nbsp;personne, pire, à exclure, par principe, tout interlocuteur ou partenaire&nbsp; potentiel, persuadé qu&rsquo;il est du soutien du <em>«peuple».</em> A moins, tout comme Jeanne d&rsquo;Arc, d&rsquo;entendre de voix, l&rsquo;on se demande d&rsquo;où lui&nbsp;vient une telle certitude. Ce mépris devient franchement suicidaire lorsqu&rsquo; il englobe les agences de crédit ainsi que les bailleurs de fonds internationaux, au prétexte&nbsp;d&rsquo;une vision éculée de la souveraineté; attitude déjà vue tant de fois sous d&rsquo;autres cieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un président dans sa bulle</h2>



<p>C&rsquo;est à croire&nbsp;que le président vit dans une bulle, totalement à l&rsquo;écart&nbsp;des préoccupations&nbsp;du pays et entouré d&rsquo;exécutants aux ordres, dont pas une tête&nbsp;ne dépasse.</p>



<p>En s&#8217;emparant de tous les pouvoirs, Kaïs Saïed hérite&nbsp;aussi, par conséquent du passif de ses prédécesseurs et en est, désormais, d&rsquo;autant plus comptable qu&rsquo;il a n&rsquo;a, non seulement, toujours rien fait pour y remédier mais qu&rsquo;il l&rsquo;a, au contraire, aggravé avec l&rsquo;incertitude causée&nbsp;par des projets politiques farfelus, formidables obstacles à&nbsp;l&rsquo;instauration d&rsquo;un climat de confiance propice à l&rsquo;investissement.</p>



<p>Nul doute que ses partisans prendront prétexte&nbsp;de l&rsquo;ampleur&nbsp;de la tâche, pour justifier une prise de pouvoir durable.</p>



<p>Il y a cependant fort à parier qu&rsquo;un peuple à bout ne l&rsquo;entendra&nbsp;pas de cette oreille.</p>



<p>* <em>Ex-gérant&nbsp;de portefeuille associé.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RcFvVvlBGD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/29/tunisie-kais-saied-entre-deficit-de-legalite-et-grand-enfumage/">Tunisie : Kais Saied entre déficit de légalité et grand enfumage</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kais Saied entre déficit de légalité et grand enfumage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/29/tunisie-kais-saied-entre-deficit-de-legalite-et-grand-enfumage/embed/#?secret=lHMVPRgWyi#?secret=RcFvVvlBGD" data-secret="RcFvVvlBGD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YiLKJBT8wi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/28/la-doctrine-woke-et-lislamo-gauchisme-a-la-sauce-tunisienne/">La doctrine «Woke» et l’islamo-gauchisme à la sauce tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La doctrine «Woke» et l’islamo-gauchisme à la sauce tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/28/la-doctrine-woke-et-lislamo-gauchisme-a-la-sauce-tunisienne/embed/#?secret=Br5TAiPIAV#?secret=YiLKJBT8wi" data-secret="YiLKJBT8wi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A6rBdVsZDq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/07/la-tunisie-bientot-mise-sous-tutelle/">La Tunisie bientôt mise sous tutelle?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie bientôt mise sous tutelle? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/07/la-tunisie-bientot-mise-sous-tutelle/embed/#?secret=vtmuYNqC91#?secret=A6rBdVsZDq" data-secret="A6rBdVsZDq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/tunisie-kais-saied-est-aussi-comptable-de-ce-quil-a-herite/">Tunisie : Kaïs Saïed est aussi comptable de ce qu&rsquo;il a hérité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/tunisie-kais-saied-est-aussi-comptable-de-ce-quil-a-herite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Islam: pourquoi il ne faut pas expurger le Coran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/16/islam-pourquoi-il-ne-faut-pas-expurger-le-coran/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/16/islam-pourquoi-il-ne-faut-pas-expurger-le-coran/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 11:37:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Paty]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=328404</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tout comme on avait exigé des Morisques d’abjurer l’islam afin d’obtenir le droit de vivre en Espagne au XVIe siècle, on exigerait maintenant des musulmans de démontrer leur volonté de vivre en Europe en expurgeant leurs textes sacrés de ce dont les chrétiens ne voudraient pas, de reconnaître le caractère faux de leur Livre, ce...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/16/islam-pourquoi-il-ne-faut-pas-expurger-le-coran/">Islam: pourquoi il ne faut pas expurger le Coran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Islam-Sciences.jpg" alt="" class="wp-image-220204"/></figure>



<p><strong><em>Tout comme on avait exigé des Morisques d’abjurer l’islam afin d’obtenir le droit de vivre en Espagne au XVIe siècle, on exigerait maintenant des musulmans de démontrer leur volonté de vivre en Europe en expurgeant leurs textes sacrés de ce dont les chrétiens ne voudraient pas, de reconnaître le caractère faux de leur Livre, ce qui revient au même.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-328404"></span>



<p>Des voix s’élèvent en France, en Europe et ailleurs, après cette série d’attentats rattachés aux caricatures de <em>‘‘Charlie’’,</em> pour réclamer une censure du Coran, une véritable abrogation des versets considérés comme appelant à la violence et à la haine contre les autres communautés. La justification de cette exigence est qu’une part non négligeable des musulmans aurait approuvé l’exécution rituelle, en pleine rue, à Paris, du professeur Samuel Paty.</p>



<p>L’islam possèderait en effet le triste privilège parmi toutes les religions de considérer l’homicide comme un acte méritoire obéissant à la volonté divine dont la récompense, un plaisir sensuel infini et éternel, susciterait des inclinations naturelles au recours aux violences les plus extrêmes.</p>



<p>Si tel est bien le cas, il faudrait envisager l’hypothèse que l’islam trainât cette image désastreuse, depuis fort longtemps. Et dans ce cas les véritables persécutions que ses propres fidèles subiraient dans des pays de cultures différentes de celles de l’Europe, en Inde et en Chine particulièrement, auraient ce qui les justifiât, et seraient paradoxalement un élément à charge.</p>



<p>Pourtant c’est en effet bien l’Occident qui, depuis la naissance de l’islam, s’est construit de lui une image des plus élaborées, sans que l’on puisse en ignorer le contexte, celui de siècles d’affrontements militaires, que les polémiques de natures doctrinales n’ont fait que conforter.</p>



<p>En effet, ce sont les chrétiens vivant dans le système de tolérance de l’islam, appelé <em>«dhimma»,</em> autrement dit sous occupation, qui les premiers ont senti la nécessité de résister, face à l’érosion constante de leurs communautés, soumises au système de la <em>«dhimma»</em>, où la conversion à la foi du vainqueur était devenue le moyen le plus courant pour y échapper, pour peu que la supériorité de la civilisation et de la langue du conquérant ne constituât pas un stimulant puissant à le faire.</p>



<p>Ce sont donc les communautés chrétiennes du Levant, grecques orthodoxes et syriaques, qui les premières ont commencé à propager une vision polémique de la nouvelle religion, et les écrits de Jean Damascène, un chrétien syriaque qui assuma des hautes fonctions dans l’appareil d’Etat omeyyade, en ont constitué la première référence, qui allait faire florès en Occident chrétien. Selon Jean Damascène, l’islam n’était que la somme de toutes les hérésies du christianisme, et Mohamed rien de plus qu&rsquo;un faux prophète. Et les écrits issus de Byzance, en guerre contre les Arabes, ne le démentiraient pas.</p>



<p>L’affrontement islamo-chrétien fut de loin plus soutenu et intense en Espagne partagée entre d’une part au sud un territoire sous domination arabo-musulmane, et au nord un autre latino-chrétien, dont l’étendue fluctuait au gré des fortunes des batailles. L’Andalousie par le biais de la cohabitation forcée des communautés religieuses différentes et rivales vit donc la floraison des écrits polémiques chrétiens pour les mêmes raisons. C’est que l’héritage culturel espagnol se référait déjà aux écrits d’Isidore de Séville, le grand penseur chrétien du VIIe siècle qui avait vécu avant l’arrivée des Arabes dans la péninsule ibérique, et qui, se référant à la Bible et aux écrits d’Augustin d’Hippone, avait, dans son œuvre encyclopédique, classé les Arabes en tant qu’ismaélites, une nation qui <em>«lèverait la main contre les visages de tous, et tous lèveraient la main contre le sien»</em>, la deuxième caractéristique étant avant l’islam leur idolâtrie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une mémoire collective occidentale hostile à l’islam</h3>



<p>Les Chrétiens espagnols vivant sous domination arabe, et qualifiés de mozarabes, allaient donc essayer de séparer les différentes communautés en qualifiant les musulmans de suppôts du diable, dont le teint foncé porterait la trace indélébile. Le terme <em>«mauro» </em>désignant les Arabes et les Berbères qui en a résulté ne signifiait en réalité que celui de<em> «negro»</em> qui serait utilisé plus tard en Amérique et en Afrique du Sud. Les Mozarabes essaieraient également d’insuffler un esprit de résistance aux membres de leurs communautés, en suscitant des vocations au martyre. C’est ainsi qu’une cinquantaine de chrétiens, hommes et femmes, les fameux martyrs de Cordoue, iraient provoquer les autorités musulmanes en injuriant publiquement le nom du prophète Mohamed, ce qui leur vaudrait des exécutions publiques.</p>



<p>Les reliques de l’évêque Euloge de Cordoue, exécuté en 859 pour les mêmes raisons, ainsi que ses écrits, faisant l&rsquo;apologie des martyrs, seraient plus tard transférés à Burgos, capitale du Leon, et contribueraient à légitimer les prétentions des royaumes chrétiens du nord à libérer la totalité de l’Espagne de l’occupation arabe et à sa restitution selon eux à ses propriétaires légitimes, les Wisigoths.</p>



<p>Un certain nombre d’historiens, tels Rodrigo Jimenez de Rada, et Lucas de Tuy, se chargeraient d’historiciser par leurs écrits les prétentions politiques des souverains de Castille et d’Aragon, à la Reconquête des territoires perdus. Mais la survenue des Croisades, entre le XIe et le XIIIe siècles allait insuffler aux écrits polémiques anti-musulmans un nouveau souffle, d’abord par Pierre dit le Vénérable, abbé de Cluny, un ecclésiastique français qui, résidant à Tolède, allait constituer au XIIe siècle, en plein moyen-âge, une équipe internationale de théologiens, dont Robert de Ketton, un anglais, et Herman de Croatie, se chargeraient de traduire le Coran en Latin, et Pedro Alfonso, un renégat juif converti au christianisme, traduirait une œuvre polémique majeure issue de Bagdad, la Risalat El Kindi.</p>



<p>C’est ainsi que le Corpus de Tolède réunirait la majeure partie des écrits anti- musulmans; diffusé à travers les réseaux de l’église catholique, il allait conférer pendant des siècles à l’ensemble de l’Europe occidentale chrétienne une mémoire collective indélébilement hostile à l’islam. Mais les ordres monastiques franciscains et surtout dominicains tenteraient de convertir les musulmans à la foi chrétienne en développant la rhétorique nécessaire. Les dominicains en particulier étudieraient ainsi le Coran et la Sira dans leur langue d’origine, l’arabe, afin d’en retirer les arguments rationnels prouvant selon eux l’imposture de l‘islam et la véracité de la doctrine chrétienne. Ricold de Monte Croce, un dominicain, irait ainsi vivre à Bagdad. Mais en fin de compte cet effort missionnaire allait se conclure par un échec. Les musulmans, tout autant que les juifs, tributaires des chrétiens en Espagne, depuis le début de la Reconquista, refuseraient de se convertir au christianisme, et à l’accusation d’hérésie, allait s’en adjoindre ainsi une autre, celle d’être réfractaires à la raison, c’est-à-dire aux arguments <em>«rationnels»</em> de leurs adversaires dans leur tentative de les convertir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Persistance de la polémique antimusulmane en Europe</h3>



<p>L’échec définitif des croisades, après la chute d’Acre, ainsi que la conversion des Mongols ilkhanides à l’islam, ruineraient complètement les espoirs entretenus quant à sa disparition proche. Mais le Corpus de Tolède de Pierre le Vénérable allait constituer la forme définitive et accomplie de la polémique antimusulmane dans laquelle l’Europe chrétienne irait puiser à chaque fois qu’elle serait confrontée à l’islam. Ce n’est en effet point l’Evangile, qui imprégnerait la vision des orientalistes européens du XIXe siècle, chargés de légitimer idéologiquement la colonisation des territoires musulmans.</p>



<p>L’islam eut néanmoins quelque cheminement inattendu en Europe, en devenant un objet de polémique théologique entre catholiques et protestants. Certains mêmes, comme les unitariens, en défendirent le crédo, ce qui leur valut parfois de monter sur le bûcher, à l’instar du Catalan Michel Servet, brûlé vif à Genève à l’instigation de… Jean Calvin. Les philosophes s’en serviraient également dans leur polémique contre l’église. Et des destins historiques tels Cromwell ou Bonaparte seraient comparés plus tard à celui de Mohamed.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Islam et chrétienté : une histoire de méfiance et de suspicion mutuelles</h3>



<p>De fait, et eu égard à tout ce qui précède, la relation qu’entretient l’islam avec la chrétienté s&rsquo;est révélée toujours complexe, elle est toujours tributaire d’un passé directement issu du moyen-âge, malgré le concile Vatican II, et n’a jusqu’à présent été marquée que de méfiance et de suspicion mutuelles, les séquelles de la colonisation n’ont pas contribué à l’apaisement. Et ce lourd passé imprègne toujours les mentalités. Cela est clair du côté des musulmans, et on en leur fait d’ailleurs grief. Cela l’est moins du côté européen, qui prétend avoir séparé politique et religion.</p>



<p>Cependant l’acharnement des journalistes danois et surtout parisiens dans l’affaire des caricatures présente des similitudes frappantes avec celui des martyrs de Cordoue des années 840. Face au sentiment d’invasion, engendré par l’immigration, les vieux réflexes resurgissent. Et en fin de compte, au-delà de la défense de la liberté et de la laïcité, cet acharnement qui paraîtrait de prime abord stupide et inutilement provocateur trouverait sa justification logique. Et c’est dans cette mesure aussi que, indépendamment du caractère horrible des homicides, ces attentats aient suscité autant de réactions antimusulmanes, sous couvert de lutte contre l’islamisme, il faut bien l’avouer. Cette prétention à une censure du Coran n’est ni conjoncturelle, liée au terrorisme, ni objective, elle fait partie de la polémique. Tout comme on avait exigé des Morisques d’abjurer l’islam afin d’obtenir le droit de vivre en Espagne au XVIe siècle, on exigerait maintenant des musulmans de démontrer leur volonté de vivre en Europe en abandonnant leur foi, c’est-à-dire, en expurgeant leurs textes sacrés de ce dont les chrétiens ne voudraient pas, de reconnaître le caractère faux de leur Livre, ce qui revient au même.</p>



<p>En 1986, Paris avait été le théâtre d’une série d’attentats particulièrement sanglants liés à la politique pro-irakienne de la France. Le ‘‘Canard Enchaîné’’ n’avait pour autant pas brocardé la religion des mollahs. Mais depuis 2001, et les attentats de New York, le terrorisme est devenu le nouvel avatar de la politique américaine pour le contrôle des ressources mondiales en énergie, et que le président Bush avait franchement qualifiée de Croisade. Or Al-Qaida et plus tard l’Etat islamique (Daêch) ne sont pas nés de la génération spontanée, mais d’une mobilisation qui n’aurait pas été possible sans les armes, l’argent, et surtout la collaboration internationale, autrement dit une participation des Etats.</p>



<p>Les centaines de jeunes tunisiens à qui des imams, dont certains sont devenus aujourd’hui des députés du peuple, ont récité dans la mosquée la sourate Al-Anfal n’auraient pas pu aller se battre en Syrie sans les avions, les passeports leur permettant de franchir les frontières, les camps d’hébergement en Turquie, les armes, la nourriture et les salaires fournis par les Etats du Golfe. Et le Printemps arabe, salué au départ, n’a finalement abouti qu’à l’installation de régimes islamistes, répondant parfaitement à l’image que l’Occident, instruit par le Corpus de Tolède, se fait des musulmans, incompétents, corrompus, et rétrogrades.</p>



<p>En 2018 un débat au Congress américain avait conclu que la participation des Frères musulmans au pouvoir dans leurs pays était un facteur positif empêchant la propagation du terrorisme. Dans la réalité, néanmoins, la scène politique tunisienne prouve bien qu’une telle opinion n’est pas corroborée par les faits. On a utilisé les bombes et les avions contre Mouammar Kadhafi, Saddam Hussein, et même Bachar Assad, on ne l’a jamais fait contre les potentats du Golfe, et à fortiori contre Recep Tayyip Erdogan ou Rached Ghannouchi. Pour autant, si on s’en tient aux chiffres bruts, les musulmans représentent selon le président Macron 80% du nombre total de victimes du terrorisme. On pourrait ajouter, qu’en France, le nombre de victimes n’a pas dépassé 300, ce qui signifie que si la deuxième religion de France compte 6 millions de fidèles, le risque d’être victime d’un attentat terroriste pour un Français n’excéderait pas annuellement 1/100000, soit nettement moindre que celui d’être victime d’un accident d’anesthésie sur un lit d’hôpital.</p>



<p>Évidemment la participation au débat d’intellectuels laïques issus des pays musulmans peut choquer d’une certaine manière puisqu’elle reprend les thèses extrémistes européennes sur la nécessaire autocensure du texte sacré musulman. Une figure médiatique tunisienne bien connue a récemment dans une tribune essayé de la justifier en arguant de ce que le christianisme avait résolu le problème de la violence dans le texte sacré en recourant à l’allégorie, alors que le judaïsme l&rsquo;avait fait grâce au Talmud, cette compilation des sages qui avait dû trouver des solutions à sa communauté aux problèmes posés par l’exil. Selon elle, mise à part la voie soufie, qui insiste sur l’amour du divin et du prochain, rien de semblable n’a pu être entrepris dans la religion musulmane du fait de blocages inhérents à la vision de la parole de Dieu comme immuable.</p>



<p>Ces coupes sombres dans le texte sacré seraient donc l’inévitable démarche sans laquelle l’islam demeurerait une religion de parias sur la scène internationale, si on l’en croit. Outre que cette opinion ne tient pas compte du contexte historique précité, dans la réalisation de cet objectif ultime, celui du retour dans le concert des nations civilisées, elle est simplement contredite par les faits. Des remises en cause du texte sacré, il y en a eu, et pas que sur le plan des opinions. Elles ont abouti, ou à la constitution de communautés hétérodoxes véhiculant des croyances très éloignées du credo monothéiste (ismaéliens, druzes, alaouites, qadianis), ou à des schismes consacrés (Baha&rsquo;is).</p>



<p>Quant au soufisme, sa rencontre avec la bhakti hindoue a contribué à la création de la religion sikhe. Loin d’être la foi monolithique ne s’accommodant que peu de toute remise en cause, l’islam a au contraire démontré une capacité d’adaptation et de syncrétisme remarquable. Il existe en Inde des lieux de dévotion populaire communs aux musulmans et aux hindous. La naissance du Wahhabisme au XVIIIe siècle, cet islam intolérant qui a abouti aux deux formes modernes de l’islam politique, le salafisme et les Frères musulmans, a été d’ailleurs justifiée par ses fondateurs par la nécessaire préservation de l’islam, en butte à des schismes et à des syncrétismes sans fin. La création d’un Coran expurgé ne serait donc qu’une justification de leurs théories et ne ferait que renforcer la légitimité de leur combat contre toute forme de sécularisation. Nul n&rsquo;aurait besoin de cela. Pour autant, il n’existe pas d’autorité dans l’islam ayant la légitimité nécessaire pour imposer une telle mesure. Celle qui aurait pu le faire, le califat, appartient désormais à l’Histoire, et on ne voit pas de quelle manière cette institution pourrait être rétablie eu égard à la profonde division du monde musulman.</p>



<p>Enfin, on ne comprendrait pas dans l&rsquo;absolu de quel droit une autorité, quelle qu’elle soit, pourrait censurer ainsi un livre sacré. Et personne n’a un jour osé censurer l’Ancien Testament dans son apologie de l’entreprise d’extermination des Cananéens telle que rapportée dans le Deutéronome et le Livre de Josué, qui fut le modèle suivi par les Sionistes lors de la première guerre de Palestine pour vider le territoire de ses habitants arabes; ni d’ailleurs le Nouveau, pour ses allusions foncièrement antisémites qui ont abouti à la Shoah.</p>



<p>Dans des pays occupés par des idéologies islamistes dont s’accommode bien le nouvel ordre international, il faut évidemment lutter par l’éducation et la culture, pour se débarrasser de tous ceux qui nous imposent un ordre soi-disant divin dont ils sont les premiers à retirer de substantiels avantages économiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La montée de l’islamisme et la trahison des clercs</h3>



<p>La montée actuelle du populisme dans tous les pays de la planète, ainsi que la victoire de Joe Biden aux élections américaines, rend cependant illusoire la perspective de débarrasser le champ politique des cheikhs qui l’occupent, avec la complicité d’Etats infiltrés jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir. On a vu comment un homme comme Béji Caid Essebsi, peu suspect durant toute sa vie d’islamisme, avait mis les pieds à l’étrier du pouvoir au parti Ennahdha.</p>



<p>Pour nous en prendre à nous-mêmes, si aujourd’hui l’islamisme nous entoure et nous étouffe, s’il nous mène à la catastrophe économique et à la régression sociale, ce n’est pas à la lecture du Coran que nous le devons, mais plutôt dans une certaine mesure à la trahison de nos clercs, et à la confusion entretenue par nos faux prophètes mêlant politique et religieux. Celle-ci disparaîtra quand il sera devenu patent, qu’elle ne pourra mener qu’au désastre national.</p>



<p>À titre comparatif, dans l&rsquo;absolu, et sans vouloir manquer de respect à la grandiose civilisation de l’Inde, il n’y a pas une religion pire au regard d’un monothéiste que celle des Hindous, parce que, en plus de son polythéisme multiple et des pratiques qu’elle engendre, elle consacre l’inégalité la plus inacceptable dès la naissance, par le biais d’un système de castes omniprésent. Pourtant le fait que l’Inde soit aujourd’hui devenue une grande puissance, malgré les odieuses pratiques politiques et intercommunautaires, prouve à tout le moins que le développement n’a que peu à voir avec les pratiques sociales ou les croyances religieuses. Au contraire, l’hindouisme a d&rsquo;abord sécrété une élite nationaliste, occidentalisée dans une large mesure, et a réussi à fondre en une seule nation une multitude de peuples qu’à priori rien n’aurait jamais dû réunir.</p>



<p>Ceci nous renvoie finalement à la place que devrait occuper le Coran, dans notre société, celui de référent éthique dans les relations sociales, et d&rsquo;espérance pour ceux qui croient en l’au-delà.</p>



<p>* <em>Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis  :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hKteYIADLi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/06/le-discours-salafiste-du-bon-dr-affes-a-lassemblee-halal-ou-khalil/">Le sermon du bon Dr Affès à l&rsquo;Assemblée : halal ou Khalil ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le sermon du bon Dr Affès à l&rsquo;Assemblée : halal ou Khalil ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/06/le-discours-salafiste-du-bon-dr-affes-a-lassemblee-halal-ou-khalil/embed/#?secret=420XbAFMrE#?secret=hKteYIADLi" data-secret="hKteYIADLi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vFeyLGg18n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/02/la-tunisie-en-etat-terminal/">La Tunisie en état terminal</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie en état terminal » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/02/la-tunisie-en-etat-terminal/embed/#?secret=lVwvCYS4Uw#?secret=vFeyLGg18n" data-secret="vFeyLGg18n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1qIuwWLJPM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/11/contre-le-terrorisme-rendre-a-kais-saied-et-a-dieu-ce-qui-leur-revient/">Contre le terrorisme : rendre à Kais Saied et à Dieu, ce qui leur revient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Contre le terrorisme : rendre à Kais Saied et à Dieu, ce qui leur revient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/11/contre-le-terrorisme-rendre-a-kais-saied-et-a-dieu-ce-qui-leur-revient/embed/#?secret=leIXQTqp7O#?secret=1qIuwWLJPM" data-secret="1qIuwWLJPM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/16/islam-pourquoi-il-ne-faut-pas-expurger-le-coran/">Islam: pourquoi il ne faut pas expurger le Coran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/16/islam-pourquoi-il-ne-faut-pas-expurger-le-coran/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>14</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Etats-Unis et les islamistes : La tromperie a trop duré</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/les-etats-unis-et-les-islamistes-la-tromperie-a-trop-dure/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/les-etats-unis-et-les-islamistes-la-tromperie-a-trop-dure/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Dec 2020 07:59:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anthony Blinken]]></category>
		<category><![CDATA[Barak Hussein Obama]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hillary Rodham Clinton]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Joe Biden]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=326809</guid>

					<description><![CDATA[<p>Contrairement à ce qu’espèrent les dirigeants d’Ennahdha, le parti islamiste tunisien, la nouvelle administration américaine conduite par Joe Biden ne renouera pas avec le parti-pris américain en faveur des islamistes, présentés un peu rapidement comme des agents stabilisateurs dans une région où leur unique apport, au cours des dix dernières années, a été, jusque-là, la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/les-etats-unis-et-les-islamistes-la-tromperie-a-trop-dure/">Les Etats-Unis et les islamistes : La tromperie a trop duré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Ghannouchi-Etats-Unis.jpg" alt="" class="wp-image-39953"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi a longtemps eu ses entrées aux Etats-Unis. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Contrairement à ce qu’espèrent les dirigeants d’Ennahdha, le parti islamiste tunisien, la nouvelle administration américaine conduite par Joe Biden ne renouera pas avec le parti-pris américain en faveur des islamistes, présentés un peu rapidement comme des agents stabilisateurs dans une région où leur unique apport, au cours des dix dernières années, a été, jusque-là, la montée du terrorisme islamiste dans le monde.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-326809"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-316611"/></figure></div>



<p>Beaucoup d’adeptes de l’islamisme politique semblent se réjouir de la récente élection à la présidence des Etats-Unis de Joe Biden, ancien vice-président de Barak Hussein Obama, qui a, d’après les révélations de hauts responsables américains dont l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton, a joué un rôle déterminant dans le déclenchement de ce qui a été indûment qualifié de <em>«printemps arabe» </em>et qui a en fait favorisé la mainmise de groupes et partis islamistes sur plusieurs pays arabes.</p>



<p>Cette réjouissance semble avoir été accentuée par le choix (à confirmer ultérieurement) d’Anthony Blinken, ancien secrétaire d’Etat adjoint (2015-2017) durant la présidence d’Obama, au poste de secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères), sous prétexte qu’il connait personnellement Rached Ghannouchi Kheriji, président du mouvement Ennahdha, le parti islamiste tunisien, après l’avoir rencontré à plusieurs reprises.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un fossé sépare les discours des islamistes et leurs pratiques</h3>



<p>Toutefois, certains démocrates américains pensent que le fait que Blinken connaisse personnellement Ghannouchi peut ne pas être à l’avantage de ce dernier rien qu’à voir ce que disent de lui ses plus proches compagnons au sein d’Ennahdha et qui l’accusent de népotisme, de corruption et de danger pour la démocratie et la Tunisie.</p>



<p>Depuis 2011, l’establishment démocrate américain a pu observer le fossé qui sépare les anciens discours fleuris et politiquement corrects des islamistes et leur pratique désastreuse du pouvoir.</p>



<p>Blinken est connu pour être un francophone et même un francophile. Avec la volonté du président élu Biden de renouer avec l’Alliance atlantique, il y a fort a croire qu’avec Blinken, le point de vue de la France, puis de l’Italie, de l’Allemagne et de l’Autriche sur les dangers et les pratiques subversives de la nébuleuse islamiste sera mieux écouté.</p>



<p>De confession juive et issu de familles juives qui ont fui la persécution nazie en Europe, Blinken est connu pour être particulièrement sensible aux dérives qui poussent les gens à l’exil comme c’est le cas de beaucoup de ressortissants arabes qui ont été poussés à l’exil par des régimes islamistes ou des organisations terroristes islamistes occasionnant ainsi une vague migratoire et des comportements considérés subversifs et même terroristes par un nombre croissant de pays européens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dissiper l’illusion entretenue sur l’islamisme et la stabilité régionale</h3>



<p>En Tunisie, ceux qui veulent éviter un renouvellement du parti-pris américain en faveur des islamistes, devront œuvrer à dissiper l’illusion créée par la nébuleuse islamiste et rompre le binôme que les islamistes et leurs suppôts de la gauche et autres <em>«droits de l’hommistes»</em> ont pu établir dans l’esprit des Occidentaux et des Américains en premier lieu entre islamisme-démocratie et islamisme-stabilité régionale qui sont en fait deux oxymorons, autrement dit deux notions mutuellement contradictoires.</p>



<p>Ces deux binômes-oxymorons sont la clé du soutien qu’a pu s’assurer aux Etats-Unis et en Europe l’islamisme politique qui devra dorénavant être perçu comme ce qu’il est en réalité, a savoir une perversion de la foi musulmane et une dérive totalitaire et subversive à l’échelle planétaire.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DOmwyLcnIP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/09/biden-moins-conciliant-avec-les-freres-musulmans-quobama/">Biden, moins conciliant avec les Frères Musulmans qu’Obama ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Biden, moins conciliant avec les Frères Musulmans qu’Obama ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/09/biden-moins-conciliant-avec-les-freres-musulmans-quobama/embed/#?secret=D9pUYmiMPj#?secret=DOmwyLcnIP" data-secret="DOmwyLcnIP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oxYuVErMxY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/02/la-tunisie-est-elle-devenue-une-pepiniere-de-terroristes-sanguinaires/">La Tunisie est-elle devenue une pépinière de terroristes sanguinaires ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie est-elle devenue une pépinière de terroristes sanguinaires ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/02/la-tunisie-est-elle-devenue-une-pepiniere-de-terroristes-sanguinaires/embed/#?secret=zCFEiWMDxi#?secret=oxYuVErMxY" data-secret="oxYuVErMxY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cey1ZHp9cq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/27/occident-et-freres-musulmans-le-vent-a-t-il-tourne/">Occident et Frères Musulmans, le vent a-t-il tourné?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Occident et Frères Musulmans, le vent a-t-il tourné? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/27/occident-et-freres-musulmans-le-vent-a-t-il-tourne/embed/#?secret=wATTtjNurL#?secret=cey1ZHp9cq" data-secret="cey1ZHp9cq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/les-etats-unis-et-les-islamistes-la-tromperie-a-trop-dure/">Les Etats-Unis et les islamistes : La tromperie a trop duré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/05/les-etats-unis-et-les-islamistes-la-tromperie-a-trop-dure/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le silence des Tunisiens face à la grande révolte populaire en Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/le-silence-des-tunisiens-face-a-la-grande-revolte-populaire-en-algerie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/le-silence-des-tunisiens-face-a-la-grande-revolte-populaire-en-algerie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 13:58:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=204026</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a failli réussir et échapper aux implacables alternatives de l’islamisme politique, de la dictature militaire ou de l’immobilisme islamo-laïque, nonobstant la politique mortifère des compromis avec l’islam politique. Aujourd’hui l’espoir nous vient plutôt d’Algérie… Par Lotfi Maherzi * Alors que de véritables marée humaines envahissent les rues des grandes villes algériennes, pour exiger...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/le-silence-des-tunisiens-face-a-la-grande-revolte-populaire-en-algerie/">Le silence des Tunisiens face à la grande révolte populaire en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204028" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Algerie-revolte.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisie a failli réussir et échapper aux implacables alternatives de l’islamisme politique, de la dictature militaire ou de l’immobilisme islamo-laïque, nonobstant la politique mortifère des compromis avec l’islam politique. Aujourd’hui l’espoir nous vient plutôt d’Algérie…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Lotfi Maherzi</strong> *</p>
<p><span id="more-204026"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203904 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Lotfi-Maherzi-Portrait.jpg" alt="" width="200" height="200" />Alors que de véritables marée humaines envahissent les rues des grandes villes algériennes, pour exiger le départ d’un système politique usé et rétrograde et que des opinions publiques partout dans le monde se solidarisent avec cette grande mobilisation pacifique, les Tunisiens et particulièrement les partis politiques et les élites intellectuelles : journalistes, artistes, universitaires, maires citoyens, médecins, leaders politiques et représentants de la société civile, bref des gens qui pensent, restent aux abonnés absents, silencieux et indifférents.</p>
<p>Une leçon exemplaire de non-violence</p>
<p>Autant je comprends que les autorités tunisiennes s’abstiennent de faire le moindre commentaire, autant je ne saisis pas le manque de compassion et de soutien à un peuple en colère qui a su pourtant être présent pour sauver plusieurs saisons touristiques tunisiennes.</p>
<p>Pas un mot ou un commentaire de partage ou de solidarité avec ces Algériens qui donnent au monde entier une leçon exemplaire de non-violence et de sang froid. Un silence pesant, pénible qui cède la place à la sympathie de journalistes et intellectuels occidentaux alors que l’histoire des mouvements de contestation tunisiens devrait solliciter les intellectuels tunisiens comme jamais.</p>
<p>Et lorsque quelques égarés parlent sur les réseaux sociaux, leurs voix se perd dans le chauvinisme étroit, l’égoïsme, la suspicion et la crainte, qui semblent d’ailleurs envahir aujourd’hui la société tunisienne.</p>
<p>Je lis ici et là des commentaires dictés par la méfiance de voir l’Algérie plonger dans l’inconnu ou le chaos, qui auraient pour conséquence la déstabilisation de la Tunisie. Dès lors, rien à redire sur le système en place sous prétexte qu’il assure la stabilité politique régionale.</p>
<p>D’autres donneurs de leçons minimisent la grande révolte populaire assimilée à un complot voir à une manipulation guidée par un ennemi extérieur. D’autres encore voient dans cette grande mobilisation l’arrivée probable d’islamistes qui viendraient infiltrer la Tunisie alors qu’ils oublient que l’islam politique est au cœur de la gouvernance tunisienne.</p>
<h3>Et si l’espoir nous venait aujourd’hui de l’Algérie ?</h3>
<p>Finalement, ces penseurs qui voient le train passé et qui, fort heureusement, ne représentent pas la totalité des intellectuels et universitaires tunisiens, oublient que l’Algérie a inauguré dans la douleur son «printemps arabe» en 1988 et a payé dans sa chair sa révolte (200.000 morts). Qu’ils sachent que la grande révolution populaire pacifique qui se poursuit depuis plus d’un mois achève le travail démocratique et apportera la preuve que le Maghreb peut échapper aux implacables alternatives de l&rsquo;islamisme politique, de la dictature militaire ou de l’immobilisme islamo-laïque.</p>
<p>La Tunisie a failli réussir et échapper à ces scénarios nonobstant la politique mortifère du <em>«tawafeq»</em> (consensus), des trahisons et autres compromis avec l’islam politique. Aujourd’hui l’espoir nous vient plutôt d’Algérie et fera certainement tâche d’huile dans toute la région arabe.</p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="klw47xgVpO"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/27/la-marsa-laffiche-de-trop-glorifiant-le-roi-salman-darabie-saoudite/">La Marsa : L’affiche de trop glorifiant le roi Salman d’Arabie Saoudite</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Marsa : L’affiche de trop glorifiant le roi Salman d’Arabie Saoudite » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/27/la-marsa-laffiche-de-trop-glorifiant-le-roi-salman-darabie-saoudite/embed/#?secret=8c37ThzVGs#?secret=klw47xgVpO" data-secret="klw47xgVpO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z6mLCVipcC"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/12/winou-etrottoir-un-label-dengagement-citoyen/">Winou Etrottoir : Un label d’engagement citoyen</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Winou Etrottoir : Un label d’engagement citoyen » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/12/winou-etrottoir-un-label-dengagement-citoyen/embed/#?secret=TG073psVm3#?secret=z6mLCVipcC" data-secret="z6mLCVipcC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zh0PpKy8Px"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/28/le-combat-contre-la-mafia-politico-financiere-doit-aller-jusquau-bout/">Le combat contre la mafia politico-financière doit aller jusqu’au bout</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le combat contre la mafia politico-financière doit aller jusqu’au bout » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/28/le-combat-contre-la-mafia-politico-financiere-doit-aller-jusquau-bout/embed/#?secret=fn6GEDUa3l#?secret=zh0PpKy8Px" data-secret="zh0PpKy8Px" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/le-silence-des-tunisiens-face-a-la-grande-revolte-populaire-en-algerie/">Le silence des Tunisiens face à la grande révolte populaire en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/le-silence-des-tunisiens-face-a-la-grande-revolte-populaire-en-algerie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>15</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le terrorisme jihadiste est le bras armé de l’islam politique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/20/le-terrorisme-jihadiste-est-le-bras-arme-de-lislam-politique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/20/le-terrorisme-jihadiste-est-le-bras-arme-de-lislam-politique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Sep 2018 12:58:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[extrémisme religieux]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[Oussama Ben Laden]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=174829</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mosquée Al-Fath à Tunis, à Tunis, qui deviendra le fief des futurs islamistes jihadistes. Le terrorisme jihadiste n’est que la face violente ou l’excroissance naturelle de l’islamisme politique, qui fait son lit, lentement et pernicieusement, dans toutes les sociétés islamiques où l’éducation est en crise et où la jeunesse est laissée pour compte. Exemple d...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/20/le-terrorisme-jihadiste-est-le-bras-arme-de-lislam-politique/">Le terrorisme jihadiste est le bras armé de l’islam politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-78526" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Jihadistes-Mosquee-EEl-Fath.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Mosquée Al-Fath à Tunis, à Tunis, qui deviendra le fief des futurs islamistes jihadistes.</em></p>
<p><em><strong>Le terrorisme jihadiste n’est que la face violente ou l’excroissance naturelle de l’islamisme politique, qui fait son lit, lentement et pernicieusement, dans toutes les sociétés islamiques où l’éducation est en crise et où la jeunesse est laissée pour compte. Exemple d la Tunisie…</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p><span id="more-174829"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-109886 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" width="200" height="165" />Quand on étudie le profil des jihadistes, on se rend compte que ce profil est très varié.</p>
<p>De plus en plus nombreux sont les jeunes gens qui ont connu l’échec scolaire, les dérives liées à la drogue et à la délinquance quand il n’y pas au fond d’eux-mêmes des problèmes existentiels, psychologiques, voire psychiatriques. Dans leurs dérives, leur mal-être et leur ignorance absolue, ils rencontrent des adeptes de l’islamisme radical qui sillonnent les quartiers difficiles pour repérer ces proies faciles en vue de leur endoctrinement au wahhabisme, d’autant qu’ils leur tiennent des discours <em>«réconfortants»</em> les déculpabilisant de tout, imputant tous leurs malheurs aux mécréants qu’ils soient chrétiens ou <em>«mauvais»</em> musulmans parce qu’ils refusent la conversion au wahhabisme!</p>
<h3>Le terrorisme islamiste de Ben laden à Zarkaoui</h3>
<p>Ces recruteurs/prédicateurs vont bâtir sur la ruine intellectuelle et morale de ces jeunes à qui ils vont donner une raison de vivre et de se battre en leur faisant miroiter tout ce qui les attend là haut s’ils acceptaient de sacrifier à Allah leur vie terrestre, tout en leur proposant pour les appâter du <em>«concret»</em> : des<em> «voyages»</em> en pays de <em>«guerres»</em>, salaires mirobolants, voitures, femmes, esclaves&#8230; selon leurs <em>«compétences»</em>, s’ils acceptaient de rejoindre l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech) !</p>
<p>Si à l’origine du réseau terroriste Al-Qaïda, il y avait Oussama Ben Laden, ce fils de bonne famille, issu de la grande bourgeoisie, au <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2012/07/le-wahhabisme-systeme-politique.html" target="_blank" rel="noopener">wahhabisme <em>«saoudien»</em></a>, avait un but celui de combattre les communistes envahisseurs de l’Afghanistan et leurs collaborateurs musulmans; et des <em>«principes»</em>, comme celui de refuser la médiatisation de la violence. Son successeur Abou Moussab Al-Zarkaoui, issu de milieu très modeste au wahhabisme primitif, celui-là même qui a permis aux Ibn Saoud de dominer toutes les tribus d’Arabie, lui n’avait pas de tels<em> «scrupules»</em>. Sans foi ni loi, il veut razzier et tuer tous ceux qui n’adhérent pas au wahhabisme et cherche par la médiatisation à outrance de la barbarie à terroriser davantage les populations qu’il veut intégrer dans son émirat pour les racketter ! Et depuis, les jihadistes de par le monde, le prennent pour modèle, délaissant Ben Laden jugé un peu «timoré» face aux ennemis de l’islam. Ils adoptent le <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2018/09/le-takfirisme-des-islamistes-extremistes.html" target="_blank" rel="noopener">terrorisme extrémiste</a> d’Al-Zarkaoui où leur mort doit produire de la mort en grand nombre chez les mécréants !</p>
<p>De tels jeunes constituent le gros du bataillon des chairs à canons qui partent au jihad la fleur au fusil dans l’espoir d’une vie meilleure là haut pour retrouver les 72 houris promises, éternellement vierges pour les servir ainsi que les rivières de miel et de vin&#8230; dont les appâtent les prédicateurs/recruteurs.</p>
<p>Mais à côté de ces jeunes égarés, on trouve aussi, et c’est beaucoup plus étonnant et non moins inquiétant, des jeunes insérés, issus de familles qui les ont choyés et pour lesquels souvent elles se sont sacrifiées pour leur assurer des études prestigieuses.</p>
<h3>Une idéologie mortifère, criminelle et sans issue pour ses partisans</h3>
<p>Ils se recrutent souvent parmi des diplômés scientifiques ou techniques, tels que techniciens supérieurs, informaticiens, ingénieurs, médecins&#8230; parfois bardés de diplômes et qui ne connaissent pas le chômage.</p>
<p>La question qui se pose est, comment des gens formés intellectuellement peuvent-ils se fourvoyer à ce point et adopter une idéologie mortifère, criminelle et sans issue réelle?</p>
<p>Le monde entier découvrait avec effroi que les exécutants des attentats du 11 septembre 2001 avaient le profil d’étudiants, issus de familles de la moyenne et de la grande bourgeoisie, au cursus universitaire à faire des envieux.</p>
<p>Ma thèse est qu’il a manqué à ces jeunes, au moment de leur formation, l’approche de ce que j’appellerai la culture générale, la connaissance du monde qui nous entoure, de l’Histoire (au moins dans ces grandes lignes), de la géopolitique et donc de l’histoire des idéologies qui ont bouleversé le monde au cours de l’histoire pour ensuite disparaître.</p>
<p>Cette partie de la formation répondrait, dans le fond, à la fameuse sentence de Rabelais: <em>«Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme»</em>; et c’est en cela qu’elle est nécessaire et qu’elle devrait exister dans tous les cursus de formation. Elle ne serait pas l’objet d’un enseignement complet sanctionné par des examens mais serait au moins un cours à suivre tout au long du cursus scolaire et universitaire par quelques heures de conférence placées tout au long de l’année et confiées à des spécialistes divers : historiens, philosophes, écrivains, journalistes&#8230;</p>
<p>Dans sa politique d’éducation nationale, Bourguiba, clairvoyant, avait prévu le bilinguisme pour enrichir les Tunisiens d’une double culture à la fois arabe mais aussi française; et l’instruction civique et religieuse, deux matières supplémentaires au programme général pour que les élèves aient un minimum de culture religieuse axée plus exactement sur l’histoire de l’islam et les différentes obédiences qui le composent d’une part; et d’autre part, de leur donner quelques notions sur le fonctionnement de la République et celui des institutions internationales; pour former ainsi des citoyens responsables, au fait de leur passé mais aussi de leur présent et de la géopolitique qui le régit.</p>
<h2>Des jeunes de plus en plus diplômés et de moins e moins cultivés</h2>
<p>Malheureusement des ministres mal intentionnés ou cédant à la pression des pan-arabistes et des pan-islamistes, vont chambouler les programmes de l’éducation nationale pour accorder plus d’importance à la langue arabe et à l’<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2014/01/la-langue-arabe-avenir-de-lhomme.html">arabisation tout azimut</a>; en accordant plus de place à la religion et non à son histoire&#8230;</p>
<p>Sous Ben Ali, le système mis en place par Bourguiba et qui a produit une élite dans tous les domaines, reconnue à l’internationale, va être mis à mal par ce « Bac moins 3 », comme disent les Tunisiens, produisant de plus en plus de<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2015/03/le-niveau-scolaire-en-tunisie-baisse-de.html"> diplômés moins bien formés</a> à la culture générale faible sinon inexistante, ignorant tout de leur religion, les rendant plus perméables aux endoctrinements dont celui du wahhabisme qui a pénétré jusqu’aux universités pour y faire des ravages parmi des jeunes en quête d’identité; puisqu’on ne leur a pas enseignés dans leur cursus scolaire de quoi elle était faite !</p>
<p>La nature ayant horreur du vide, les Frères musulmans vont vite l’occuper pour diffuser le wahhabisme qui fonde leur action politique.</p>
<p>Pourtant c’est grâce à l&rsquo;instruction civique et religieuse, que j’ai pu comprendre l’islam et les différentes obédiences qui le composent. C’est ainsi que j’ai appris les outils dont se servaient les chefs de files de ses écoles de la pensées islamique dont certains faisaient appel à la philosophie et à sa dialectique pour adapter l’islam à leurs époques; alors que d’autres plus incultes s’en tenaient à une lecture littéraliste des textes «religieux»&#8230; jusqu’à s’en tenir au mot à mot, ignorant leur contexte !<br />
Ainsi on nous avait appris que l’islam de la Tunisie était <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2012/08/sunnisme.html">sunnite</a> et que le <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2012/08/le-chiisme.html" target="_blank" rel="noopener">chiisme</a> que le pays a un moment connu fut rejeté par les tribus berbères. De même que j’ai appris que le malékisme est l’obédience dominante dans toute l’Afrique du Nord avec pour centre de son rayonnement jusqu’en Andalousie, la fameuse Zitouna, cette auguste université théologique, chère au cœur des tunisiens.</p>
<p>Comme j&rsquo;ai appris que le <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2012/05/le-paradis-perdu-des-salafistes.html" target="_blank" rel="noopener">soufisme</a>, qui a complété de façonner l’identité des tunisiens, est arrivé en Tunisie avec les Ottomans https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2017/10/chiens-chats-chez-les-musulmans_62.html. Toutes ces obédiences ayant contribué au pacifisme légendaire des Tunisiens pour en faire un peuple hospitalier, tolérant et ouvert au monde. Dans ces cours, j’ai découvert aussi les autres obédiences. Si le <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2018/07/mutazilisme.html" target="_blank" rel="noopener">mutazilisme</a> m&rsquo;avait séduit et l’anarchisme de l’ibadisme aussi.<br />
J’ai cependant très vite compris le danger du hanbalisme et de l’horreur dont il enfantera le wahhabisme, cette «nouvelle» obédience apparue au milieu du 18 siècle et dont nombreux souverains se méfiaient déjà, la jugeant <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2013/01/le-cheikh-sidi-brahim-riahi-1767-1850.html" target="_blank" rel="noopener">trop dangereuse</a> pour<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2018/07/le-wahhabisme-depossede-les-musulmans.html" target="_blank" rel="noopener"> leurs peuples</a> !</p>
<h3>L’islamisme a fait le lit du terrorisme en Tunisie et ailleurs</h3>
<p>Ce qui m’a permis de m’alarmer dès 1989 de l’islamisation rampante mais discrète de la société tunisienne. J’ai le souvenir vivace d’une cérémonie <em>«religieuse»,</em> sorte de crémaillère, pour apporter la baraka à une parente commerçante. Habituellement, les Tunisiens organisent à cet effet, une<em> «soulamyia»</em> lors de laquelle les chanteurs invoquent le patron de leur <em>«zaouia»</em> pour intercéder auprès d’Allah et de son prophète pour leur accorder santé et prospérité. Des chants passés dans la culture et le <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2015/07/le-soufisme-dans-lame-et-dans-lart.html" target="_blank" rel="noopener">folklore tunisien</a>, très prisés par les Tunisiens. Sauf que ce jour-là, la troupe «artistique» venait diffuser des messages <em>«politiques»</em> emmêlés aux chants habituels de soulamyia, faisant la morale aux femmes qui doivent s’autocensurer pour ne pas heurter Allah et ses hommes&#8230;</p>
<p>Quand j’ai protesté auprès de la commerçante de transformer sa crémaillère en tribune politique wahhabite, sa réponse m’a étonnée: <em>«Ils ne me coûtent rien. Ils font cela bénévolement!»</em>&#8230; et pour cause, lui dis-je.</p>
<p>Et depuis la fumeuse <em>«révolution»</em>, les associations caritatives se sont multipliées et font ouvertement le prosélytisme pour le wahhabisme. Ainsi leurs membres se rendent <em>«utiles»</em> auprès des gens les plus démunis d’abord mais aussi d’autres cooptés par ouï-dire pour la gratuité du service, pour assurer bénévolement toutes les cérémonies <em>«religieuses»</em>: circoncision, fiançailles, mariage, naissance, décès&#8230; lors desquelles ils font des séances de <em>«ta&rsquo;aouidh»</em> (prédication) pour corriger des pratiques <em>«religieuses»</em> ancestrales jugées <em>«bid&rsquo;âa»</em> (innovation hérétique) pour les conformer aux pratiques du VRAI islam, c’est-à-dire le wahhabisme !</p>
<p>Renseignement pris, les jeunes qui adhérent à ces associations<em> «caritatives»</em> et qui <em>«officient bénévolement»</em> pour elles, sont souvent des étudiants en faculté des sciences et autres écoles d’ingénieurs !</p>
<p>Et voilà comment le wahhabisme s’est petit-à-petit immiscé dans les esprits par des actions caritatives d’associations <em>«politiques»</em> mises en place par les Frères musulmans et financées par le Qatar; jusqu’à produire des terroristes en série, ces enfants de Ghannouchi qu’Ennahdha envoie <em>«aider»</em> les pétromonarques dans leurs guerres contre tous les régimes républicains « arabes » !</p>
<p><a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2018/09/les-jihadistes-ces-miliciens-de.html" target="_blank" rel="noopener"><em><strong>Blog de l’auteur. </strong></em></a></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FGIAxJRuCD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/23/la-tunisie-ne-doit-pas-replonger-dans-lobscurantisme/">La Tunisie ne doit pas replonger dans l’obscurantisme</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie ne doit pas replonger dans l’obscurantisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/23/la-tunisie-ne-doit-pas-replonger-dans-lobscurantisme/embed/#?secret=vtUAuJwWpg#?secret=FGIAxJRuCD" data-secret="FGIAxJRuCD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Rj5ERH7Cl9"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/15/le-hajj-au-service-de-la-megalomanie-des-ibn-saoud/">Le «hajj» au service de la mégalomanie des Ibn Saoud</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le «hajj» au service de la mégalomanie des Ibn Saoud » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/15/le-hajj-au-service-de-la-megalomanie-des-ibn-saoud/embed/#?secret=DyvBxTpr0H#?secret=Rj5ERH7Cl9" data-secret="Rj5ERH7Cl9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UtSA6sd4dM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/13/caid-essebsi-et-ennahdha-les-masques-sont-tombes/">Caïd Essebsi et Ennahdha : Les masques sont tombés !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Caïd Essebsi et Ennahdha : Les masques sont tombés ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/13/caid-essebsi-et-ennahdha-les-masques-sont-tombes/embed/#?secret=1YwoNvudK0#?secret=UtSA6sd4dM" data-secret="UtSA6sd4dM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/20/le-terrorisme-jihadiste-est-le-bras-arme-de-lislam-politique/">Le terrorisme jihadiste est le bras armé de l’islam politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/20/le-terrorisme-jihadiste-est-le-bras-arme-de-lislam-politique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>8</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Municipales 2018 : La claque des électeurs aux fossoyeurs de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/municipales-2018-la-claque-des-electeurs-aux-fossoyeurs-de-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/municipales-2018-la-claque-des-electeurs-aux-fossoyeurs-de-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 May 2018 11:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[elections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=152849</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’abstention massive qui a marquée les municipales d’hier, dimanche 6 mai 2018, en Tunisie, délégitime totalement les conseillers municipaux élus et constitue une gifle à la classe politique qui a perdu et est fortement rejetée. Par Rachid Barnat Les élections municipales viennent de se dérouler et les Tunisiens ont donné aux politiques une leçon sévère...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/municipales-2018-la-claque-des-electeurs-aux-fossoyeurs-de-la-tunisie/">Municipales 2018 : La claque des électeurs aux fossoyeurs de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-152755" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Mdhilla-report-elections-municipales.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’abstention massive qui a marquée les municipales d’hier, dimanche 6 mai 2018, en Tunisie, délégitime totalement les conseillers municipaux élus et constitue une gifle à la classe politique qui a perdu et est fortement rejetée.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p><span id="more-152849"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-109886 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" width="200" height="165" />Les élections municipales viennent de se dérouler et les Tunisiens ont donné aux politiques une leçon sévère en s’abstenant massivement. Ce taux d’abstention (anormal dans une élection locale qui, habituellement, doit intéresser par sa proximité) <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2017/10/sanction-de-la-trahison-une-abstention.html">était prévu</a>, même si on ne peut s’en réjouir.</p>
<h3>Ils ont tous perdu, à commencer par Ennahdha et Nidaa</h3>
<p>Il est clair, malgré les discours des uns et des autres, que c’est toute la classe politique qui a perdu et qui est fortement rejetée. Aucun parti, même Ennahdha, pourtant placé en tête, ne peut se prévaloir d’une quelque victoire que ce soit : ils ont tous perdus de nombreux électeurs; et quand on prend en comporte l’abstention, ils n’ont plus aucune légitimité politique. Quant à Ennahdha, si l’on rajoute le taux des indépendants et ceux de Nidaa Tounes, il a complètement perdu. Le résultat n’est qu’un tour de passe-passe juridique avec une loi électorale machiavélique.</p>
<p>Cette abstention massive délégitime totalement les élus. En droit, ils sont élus mais ils ne représentent rien, alors surtout que des irrégularités ont, semble-t-il, étaient commises par les islamistes, comme le souligne un communiqué de Nidaa Tounes.</p>
<p>Voilà la Tunisie avec des municipalités illégitimes qui ne pourront conduire aucun projet sans l’adhésion des citoyens !</p>
<p>Cependant, la situation reste grave. Certains se lamentent parce qu’Ennahdha est en tête et que le Maire de Tunis (la vitrine du pays) va être une islamiste mais ceux-là qui se lamentent ont quelquefois soutenu la politique de Nidaa Tounes et de son fondateur Béji Caïd Essebsi qui, par son alliance avec eux a contribué à donner une légitimité et une respectabilité aux Frères musulmans alors que la seule politique valable était de les combattre pied-à-pied et à montrer leur nuisance.</p>
<p>Nidaa Tounes a fait le lit des islamistes et maintenant les lamentations ne servent à rien, le pays fait un pas de plus vers la régression.</p>
<p>Rassurez-vous Ennahdha est trop habile pour abuser, pour le moment, de sa victoire. Il va continuer à placer ses pions, à avancer, à islamiser un peu plus le pays et quand le fruit sera bien mûr, alors et alors seulement, il montrera son vrai visage et installera sa dictature religieuse, exactement ce qu’avait fait le Turc Erdogan, celui que Ghannouchi adule et prend pour modèle !</p>
<h3>Le naufrage de la démocratie</h3>
<p>Cette abstention est donc une forte claque à la classe politique tout entière (président de la république et partis) à qui les Tunisiens ont manifesté leur absence totale de confiance doit nous appeler à en tirer des conclusions et à rechercher les responsabilités de ce naufrage de la démocratie dont tous les partis se gargarisaient et qu&rsquo;ils ont détruit. Oui, il faut rechercher et nommer les fossoyeurs de cette démocratie et par là même les fossoyeurs du pays.</p>
<p>Les observateurs ont maintenant assez de recul pour juger le «Printemps tunisien» et si tout n’est pas fini, l’histoire se continuant et pouvant créer des surprises, il est tout de même possible de dire que la régression s’est emparée du pays et de ses élites.</p>
<p>Devra-t-on, un jour, enseigner que le temps de Bourguiba qui, quels que soient ses défauts, avait conduit le pays sur la route du progrès, n’était qu’une parenthèse, une exception dans le monde arabe et que cela ne pouvait pas durer?</p>
<p>C’est, hélas, le sentiment que l’on a, lorsque l’on examine ce qui a suivi l’ère Bourguiba.</p>
<p>Il y eut d’abord la période Ben Ali qui eut pour résultat, en limitant les libertés et notamment la liberté de penser et de s’exprimer, de donner naissance à une génération d’hommes et de femmes sans idéaux, seulement soucieux de gagner de l’argent par tous les moyens, même les plus condamnables, de détruire tout le système d’enseignement mis en place par Bourguiba et qui a donné naissance, là encore, à une génération ne maîtrisant plus rien, ni l’arabe, ni le français. Et encore moins les sciences. Période qui fit de la corruption un mode de fonctionnement du haut en bas de la société, les premiers corrompus étant le président lui-même et sa famille.</p>
<p>Dans ces conditions, la «<em>Révolution du Jasmin</em>», comme on l’a appelée aussi, n’a pas trouvé une élite digne et soucieuse de faire progresser le pays. Elle a vite été accaparée par les islamistes d’un côté, et de l’autre, par des opportunistes sans projet autre que celui de se servir.</p>
<p>Dans ces conditions, ce qui aurait pu être une magnifique opportunité pour le pays, que le monde entier était prêt à aider, s’est transformé en une lente régression laissant une idéologie rétrograde prendre petit-à-petit ses quartiers, infester comme une peste la société, décourager une partie des élites et de la jeunesse qui ne s’est plus reconnue dans cette nouvelle Tunisie et qui, pour ceux qui le pouvaient, à abandonner ce pays à son sort. Et le comble est que tout cela fut facilité par ceux-là mêmes qui étaient censés préserver les Tunisiens des Frères musulmans : Béji Caïd Essebsi er Nidaa Tounes !</p>
<p>Si Ben Ali avait créé par sa gouvernance calamiteuse les conditions de la situation actuelle, il ne faut pas écarter les responsabilités indiscutables et fortes de la classe politique post-révolution.</p>
<h3>L’élite et la fable de l’islamisme modéré</h3>
<p>Ce que l’histoire retiendra sans aucun doute de cette classe politique, c’est qu’elle n’a pas eu la lucidité de percevoir clairement le danger que représente et représentera dans l’avenir l’islamisme politique. Par lâcheté, par incompréhension des enjeux et par opportunisme, elle a accepté de croire à cette fable de l’islamisme modéré alors que l’histoire récente aurait dû lui apprendre qu’il n’y a jamais d’islamisme modéré; et que modérés au début, pour prendre le pouvoir, les islamistes deviennent toujours, sans exception, des dictateurs. Cela est d’ailleurs dans la nature même de l’idéologie qu’ils représentent; puisqu’ils usurpent le nom de Dieu et agissent, nous disent-ils en blasphémant, en son nom !</p>
<p>S’ajoute à ce manque de clairvoyance, la croyance complètement irréaliste de certains que l’heure de leur propre idéologie était arrivée : on a vu les utopistes panarabistes, les croyants du grand soir social, ces communistes immatures, tous ceux qui n’ont rien appris de l’histoire penser que leur heure était arrivée !</p>
<p>Ceux-là qui n’ont pas compris qu’il y avait des priorités et qu’éliminer le danger islamiste était une priorité absolue, portent et porteront face à l‘histoire la responsabilité du déclin de la Tunisie.</p>
<p>Et que dire des médias dont les journalistes trahissent une complaisance souvent obséquieuse envers les membres du parti Ennahdha, hésitant à poser les questions qui fâchent. Manque de courage ou volonté de séduire leurs<em> «futurs patrons»</em>? Ils semblent craindre leur <em>«terrorisme»</em>.</p>
<p>Ce faisant, ils participent à leur Com’, en banalisant l’islamisme dont ils se font complices par leur silence sur le danger du wahhabisme dont ils se servent et qu’ils diffusent tel un poison dans la société tunisienne.<br />
S’ils savaient le mépris dans lequel les tiennent les Frères musulmans (ils en ont eu un aperçu lors de leur première prise du pouvoir en 2012) et le sort que leur réserve Ghannouchi le jour où il aura tous les pouvoirs : il suffit pour cela de voir ce que fait Erdogan des journalistes turcs.</p>
<p>Enfin et c’est peut-être le plus grave, il y a eu une grande partie de la bourgeoisie centriste qui, pour garder le pouvoir ou, plutôt l’apparence du pouvoir, a décidé de coopérer avec les islamistes, à se partager le pouvoir pour conserver la seule chose qui l’intéresse : la possibilité de faire des affaires et de faire de l’argent !</p>
<p>Et, dans le fond, peu importe à cette bourgeoisie que le pays s’islamise et régresse si elle peut continuer à garder son train de vie et à voyager à l’étranger pour oublier les interdits posés par les rétrogrades, ces interdits n’étant bons, dans le fond, que pour le peuple dont elle se soucie comme d’une guigne, qu’il progresse ou régresse.</p>
<p>Il est également tout à fait regrettable que la société tunisienne, ce que l’on a appelé la société civile, n’ait pas exigé avec force la mise à l’écart de l’islam politique. Cette société civile qui a su combattre certaines idées rétrogrades telle que <em>«la femme complément de l’homme»</em>, qui a fait reculer plusieurs fois le pouvoir, n’a rien tenté sur cette question pourtant fondamentale. La raison en est probablement la crainte et la croyance qu’en s’attaquant à l’islam politique elle s’attaquerait à la religion !</p>
<p>Erreur fondamentale. La raison en est que peut-être aussi les idées rétrogrades des religieux a petit-à-petit imbibé cette société civile. Il suffit de voir le nombre de <em>«voiles»</em>, cet étendard islamiste, pour de multiples raisons dont l’essentielle est la peur du voisinage.</p>
<p>En tous cas, une chose est sûre, la société civile a laissé faire, marquant par là qu’elle n&rsquo;avait pas vu que le problème était majeur ou, dans le fond, que cela lui convenait.</p>
<h3>La Tunisie entre dans une longue période de régression</h3>
<p>La Tunisie aura donc ce que sa population a accepté et dont elle se repentira tôt ou tard à l’instar des Iraniens qui tentent désespérément de dégager les marchands du Temple qui les oppriment et les excèdent par leur hypocrisie et leur affairisme, sacrifiant par son attitude plusieurs générations de ses enfants.</p>
<p>On n’a pas assisté à des manifestations, à des occupations de lieux symboliques pour dire, pour crier: <em>«Oui à la religion, non à la religion en politique»</em>; alors que selon les sondages, cette idée est majoritaire ! Pourquoi ne pas l’avoir défendue avec force?</p>
<p>Comment expliquer autrement la trahison de Béji Caïd Essebsi et de son parti Nidaa Tounes?</p>
<p>Les fossoyeurs du pays ont réussi et la Tunisie est méconnaissable.</p>
<p>Y a-t-il une chance pour que cela change? Difficile à croire.</p>
<p>La Tunisie va entrer maintenant dans une longue période de régression. Il faudra attendre que des générations soient sacrifiées, pour que dans quelques dizaines d’années le pays s’aperçoive qu’il a fait fausse route, qu’il a été trahi par ses élites et qu’il se réveille dans la douleur comme l’ont fait les pays communistes de l’Est après un beau gâchis qui a duré plusieurs décennies.</p>
<p><a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/05/les-fossoyeurs-de-la-tunisie_7.html"><em><strong>Blog de l’auteur</strong></em></a>.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Z6gn68pWQ3"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/municipales-2018-le-scrutin-du-desenchantement-et-de-la-frustration/">Municipales 2018: Le scrutin du désenchantement et de la frustration</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Municipales 2018: Le scrutin du désenchantement et de la frustration » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/municipales-2018-le-scrutin-du-desenchantement-et-de-la-frustration/embed/#?secret=oMU6rZQBGs#?secret=Z6gn68pWQ3" data-secret="Z6gn68pWQ3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wc3HB4sP01"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/30/la-bigoterie-islamiste-infiltre-les-cliniques-privees-en-tunisie/">La bigoterie islamiste infiltre les cliniques privées en Tunisie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bigoterie islamiste infiltre les cliniques privées en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/30/la-bigoterie-islamiste-infiltre-les-cliniques-privees-en-tunisie/embed/#?secret=J2YCA8fnC0#?secret=wc3HB4sP01" data-secret="wc3HB4sP01" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wzKg9vJXUh"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/03/lislamisme-politique-a-t-il-vraiment-un-avenir-en-tunisie/">L’islamisme politique a-t-il vraiment un avenir en Tunisie ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’islamisme politique a-t-il vraiment un avenir en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/03/lislamisme-politique-a-t-il-vraiment-un-avenir-en-tunisie/embed/#?secret=EWadOt7i7P#?secret=wzKg9vJXUh" data-secret="wzKg9vJXUh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/municipales-2018-la-claque-des-electeurs-aux-fossoyeurs-de-la-tunisie/">Municipales 2018 : La claque des électeurs aux fossoyeurs de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/07/municipales-2018-la-claque-des-electeurs-aux-fossoyeurs-de-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>17</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’islamisme politique a-t-il vraiment un avenir en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/03/lislamisme-politique-a-t-il-vraiment-un-avenir-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/03/lislamisme-politique-a-t-il-vraiment-un-avenir-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2018 11:42:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=146769</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rached Ghannouchi /Mohamed Morsi : deux dirigeants islamistes, deux destins.  Les Tunisiens seront-ils les derniers à conserver les Frères musulmans au pouvoir, alors que le monde entier découvre leur sinistre projet de destruction et de chaos ? Par Rachid Barnat Le vent tourne pour les Frères musulmans et leur islamisme politique, sauf en Tunisie! Pourquoi...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/03/lislamisme-politique-a-t-il-vraiment-un-avenir-en-tunisie/">L’islamisme politique a-t-il vraiment un avenir en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-146770" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Rached-Ghannouchi-Mohamed-Morsi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Rached Ghannouchi /Mohamed Morsi : deux dirigeants islamistes, deux destins. </em></p>
<p><em><strong>Les Tunisiens seront-ils les derniers à conserver les Frères musulmans au pouvoir, alors que le monde entier découvre leur sinistre projet de destruction et de chaos ?</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>
<p><span id="more-146769"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-109886 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" width="200" height="165" />Le vent tourne pour les Frères musulmans et leur islamisme politique, sauf en Tunisie! Pourquoi ?</p>
<h3>L’islam politique est en perte de vitesse partout</h3>
<p>En Syrie déstabilisée par les pétromonarques qataris et saoudiens, Bachar El Assad reprend la main, grâce au soutien effectif de la Russie de Poutine. D’autant que Trump et son ami, le prince héritier Ibn Saoud, décident de se retirer de cette «mauvaise guerre» déclenchée par ses prédécesseurs.</p>
<p>Daech est en perte de vitesse sur tous les fronts.</p>
<p>Quant au Qatar, qui a cru un moment pouvoir faire la pluie et le beau temps dans les républiques du fumeux <em>«printemps arabe»</em>, en soutenant à fond les Frères musulmans protégés de l’émir, il se retrouve hors jeu, boycotté par les pétromonarques et mis à l&rsquo;index en tant que pays terroriste par bon nombres de pays occidentaux.</p>
<p>En Egypte, Al Sissi continue à faire la guerre aux Frères musulmans, dont bon nombre de dirigeants sont en prison ou en fuite à l’étranger.</p>
<p>En Turquie, le monde découvre la réalité du Frère musulman Erdogan, adulé par Ghannouchi, le chef des islamistes tunisiens, et dont l’Union européenne (UE) vantait l’islamisme modéré : un minable despote qui emprisonne tous ceux qui s’oppose à lui.</p>
<p>En Libye, après avoir découvert la réalité des Frères musulmans, les Libyens s’en détournent de plus en plus leur préférant les anciens du régime d’avant, réduits à choisir entre la peste et le choléra.</p>
<h3>Les fausses métamorphoses de Ghannouchi et des islamistes tunisiens</h3>
<p>Est-ce pour toutes ces raisons que le stratège Ghannouchi fait beaucoup de charme pour séduire les Tunisiens, depuis que l’Organisation internationale des Frères musulmans, dont il est membre du bureau exécutif, est mise à l’index et son pouvoir de nuisance en net recul&#8230; ce qui va tarir, entre autres, sa <em>«contribution»</em> à la guerre en Syrie par l’envoi de jeunes tunisiens pour rejoindre l’organisation de l’Etat islamique (Daech)?</p>
<p>Est-ce pour assurer la survie d&rsquo;Ennahdha qu’il a changé son fusil d’épaule, jusqu’à renier son appartenance à l’Organisation des Frères musulmans, hier encore fièrement revendiquée à cor et à cri?</p>
<p>Les Tunisiens ont découvert <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2017/08/lhomme-la-cravate-bleue.html">l’homme à la cravate bleue</a>, lui qui n’en portait jamais, le jour où il a commencé son opération de séduction dans l’espoir de faire oublier le Ghannouchi fraîchement débarqué de son exil londonien venu chevaucher une révolution à laquelle ni lui ni ses Frères n’avaient participé, et ses discours rétrogrades remettant en cause le statut des femmes ! Ils sont étonnés de son retournement de veste et de ses discours totalement à l’opposé de ceux qu’il leur tenait jusque-là !</p>
<p>Ils ont découvert son <em>«ouverture»</em> depuis qu’il s&rsquo;est mis à courtiser les juifs, les homosexuels, les femmes <em>«en cheveux»</em> habillées et maquillées à l’occidentale, en perspective des élections futures&#8230; qu’il n’y a pas si longtemps, sa milice <em>«salafiste»</em>, bras armé d’Ennahdha, harcelait et attaquait; et que <em>«ses»</em> juges poursuivaient sans craindre le ridicule.</p>
<h3>Les islamistes ne changeront jamais</h3>
<p>Souvenons-nous :<br />
&#8211; Les femmes non voilées étaient insultées, vitriolées, lacérées avec des lames de rasoir &#8230;. les Tunisiennes s&rsquo;en souviennent encore !</p>
<p>&#8211; la Ghriba, les autres synagogues, les cimetières juifs, étaient régulièrement saccagés, brûlés !</p>
<p>&#8211; les homosexuels étaient harcelés par <em>«ses»</em> policiers, poursuivis par <em>«ses»</em> juges, humiliés par des examens médico-légaux dégradant !</p>
<p>Alors les Tunisiens seraient-ils les derniers à conserver les Frères musulmans au pouvoir alors que le monde entier découvre leur sinistre projet de destruction et de chaos ?</p>
<p>Se laisseront-ils séduire par les campagnes de charme que leur fait hypocritement Ghannouchi quand il leur joue <em>«l’ouverture et la modernité»</em>, lui qui les combattait il n’y a pas si longtemps ?</p>
<p>Pourquoi Béji Caïd Essebsi et Nidaa Tounes continuent-ils à composer avec Ghannouchi?</p>
<p>Seraient-ils naïfs pour croire qu’il a changé? Ou en ont-ils toujours peur par crainte de son terrorisme? À moins qu’ils restent alliés par opportunisme de peur d’être désavoués par les Tunisiens après leur <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2015/02/la-trahison.html">trahison</a> !</p>
<p>Ils craignent que les Tunisiens ne leur fassent plus confiance, d’où leur obstination à maintenir cette alliance contre-nature pour rester au pouvoir. Ne se rendent-ils pas compte qu’elle ruine le pays, qu’elle le fait régresser comme jamais et qu’ils en porteront la responsabilité devant l’histoire, s’ils ne se reprennent pas?</p>
<p>Leur seule voie de salut est de rompre solennellement, fortement et vraiment avec ces arriérés. Les Tunisiens leur en seront reconnaissants !</p>
<p>On peut vraiment se demander pourquoi, en Tunisie, les médias et les hommes politiques de tout bord donnent-ils encore tant d&rsquo;importance aux Frères musulmans d&rsquo;Ennahdha comme s’ils étaient indispensables à la vie politique? Sont-ils aveugles? Ne voient-ils pas où cela mène-t-il le pays? Ou céderaient-ils à l’opportunisme et au populisme, au détriment de l’intérêt suprême du pays?</p>
<p>La Tunisie peut et doit se passer de Ghannouchi, comme le reste des pays qui ont rompu avec l’islamisme politique porteur de division, de régression et de violences.</p>
<p>Ghannouchi doit rendre compte de son sinistre militantisme et celui de sa bande qui a coûté la vie à beaucoup de Tunisiens&#8230; dont les dirigeants de gauche Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, assassinés par des extrémistes religieux de la nébuleuse islamiste ! Il a conduit ce pays si ouvert, qui était sur la voie du progrès, à régresser et devenir un pays au bord du chaos; où la bigoterie et l’obscurantisme se développent depuis que les Frères musulmans nahdhaouis ont importé le <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2012/07/le-wahhabisme-systeme-politique.html">wahhabisme</a> et le diffusent activement dans une société ancestralement malékite. Modèle sociétal<a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/04/amine-zaoui-denonce-le-wahhabisme-et.html"> rétrograde</a> qui a échoué partout et dont le prince héritier Mohamed Salman Ibn Saoud dit tout <a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/03/mohamed-ibn-salman-un-roi.html">le mal qu’il pense</a> !</p>
<p>Oui, vraiment, serons-nous les derniers à rompre avec cette idéologie néfaste?</p>
<p><a href="http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.fr/2018/04/la-tunisie-sera-t-elle-le-dernier-pays.html"><em><strong>Blog de l’auteur. </strong></em></a></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eWL0p1TQv4"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/25/tunisie-girouette-politique-nommee-rached-ghannouchi/">Tunisie : Une girouette politique nommée Rached Ghannouchi</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Une girouette politique nommée Rached Ghannouchi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/25/tunisie-girouette-politique-nommee-rached-ghannouchi/embed/#?secret=PfxXNJ4tTA#?secret=eWL0p1TQv4" data-secret="eWL0p1TQv4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8rQtNsoQTs"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/29/tunisie-faux-consensus-na-dure/">Tunisie : Le faux consensus Nidaa-Ennahdha n’a que trop duré</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Le faux consensus Nidaa-Ennahdha n’a que trop duré » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/29/tunisie-faux-consensus-na-dure/embed/#?secret=ZOTVSDX2zb#?secret=8rQtNsoQTs" data-secret="8rQtNsoQTs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VHODk4ddOG"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/22/un-travesti-nomme-rached-ghannouchi/">Un «travesti» nommé Rached Ghannouchi</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un «travesti» nommé Rached Ghannouchi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/08/22/un-travesti-nomme-rached-ghannouchi/embed/#?secret=pO38yIk2Gh#?secret=VHODk4ddOG" data-secret="VHODk4ddOG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/03/lislamisme-politique-a-t-il-vraiment-un-avenir-en-tunisie/">L’islamisme politique a-t-il vraiment un avenir en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/03/lislamisme-politique-a-t-il-vraiment-un-avenir-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>28</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Résistance et répression : Le cercle vicieux au Proche-Orient</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/17/resistance-et-repression-le-cercle-vicieux-au-proche-orient/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/17/resistance-et-repression-le-cercle-vicieux-au-proche-orient/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2017 09:50:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jérusalem]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=106511</guid>

					<description><![CDATA[<p>Détecteurs de métaux installés aux entrées de l&#8217;esplanade des Mosquées à Jérusalem, dimanche 16 juillet 2017 (Ph. Reuters). Contre tout acte de résistance, Israël répond par des punitions collectives, qui ne font en réalité qu’entretenir la haine et la frustration d’où naîtront d’autres actes de résistance. Par Dr Mounir Hanablia * Curieux comme le fait...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/17/resistance-et-repression-le-cercle-vicieux-au-proche-orient/">Résistance et répression : Le cercle vicieux au Proche-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-106516" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Jerusalem-Esplanade-des-mosquees.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Détecteurs de métaux installés aux entrées de l&rsquo;esplanade des Mosquées à Jérusalem, dimanche 16 juillet 2017 (Ph. Reuters).</em></p>
<p><em><strong>Contre tout acte de résistance, Israël répond par des punitions collectives, qui ne font en réalité qu’entretenir la haine et la frustration d’où naîtront d’autres actes de résistance.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-106511"></span></p>
<p>Curieux comme le fait d’évoquer les informations qui ne cessent d’affluer sur les événements du Moyen Orient déclenche désormais chez certains une hostilité épidermique et souvent sémantiquement aberrante.</p>
<p><strong>Puissance occupante et peuple occupée </strong></p>
<p>Les raisons invoquées, pour peu qu’elles le soient, sont multiples. Elles vont de la nécessaire neutralité vis-à-vis d’un conflit entre deux pays étrangers (sic !) qui ne nous concerne pas, de l’intérêt qu’aurait la Tunisie d’attirer les investissements juifs, de profiter de l’aide et du savoir-faire israéliens (re-sic !) en matière de développement et de sécurité comme le font beaucoup d’autres pays arabes, à celle de s’intégrer dans le monde civilisé en se débarrassant des séquelles psychologiques d’une religion accusée par ses détracteurs d’être fondamentalement terroriste, responsable de tous les sous-développements, quand ce n’est pas de constituer le cheval de Troie de l’islamisme politique.</p>
<p>La raison la plus pragmatique invoquée pour justifier la nécessité de ce désengagement psycho-émotionnel vis-à-vis d’un conflit qui a déjà fait beaucoup de dégâts est que les Arabes n’ont jamais été, et ne sont pas, capables de gagner la guerre et qu’ils doivent simplement en prendre acte en étant réalistes, en établissant une paix sans conditions, une paix de capitulation.</p>
<p>L’anomalie est que ceux qui se font toujours, contre vents et marées, les thuriféraires de la cause palestinienne se voient accuser d’une manière assez irresponsable de faire l’apologie de la haine et du terrorisme, ce qui peut quand même leur valoir des poursuites judiciaires en vertu des lois anti-terroristes.</p>
<p>Est-ce que le fait d’être sentimentalement attaché à une terre vénérée par les fidèles des trois grandes religions monothéistes et à une cause symbolisant l’injustice fondamentale datant d’un siècle dont est victime un peuple auquel nous lient langue et civilisation, constitue une anomalie?</p>
<p>La glorification de la résistance et de l’épopée héroïque face à une entreprise coloniale incessante qui le spolie de ses droits politiques est-elle un fait de terrorisme?</p>
<p>Dans ces conditions, les Américains irlandais qui ont soutenu le combat de leur pays d’origine contre le colonialisme anglais s’en sont rendus coupables. Mais chez nous, d’aucuns le pensent, et il ne me paraît pas ici opportun de discuter d’une argumentation qui bien souvent ne fait que reprendre les éléments essentiels de la propagande la plus dure.</p>
<p>Contrairement à ce qu’elle prétend, on ne peut pas passer par pertes et profits une conscience de l’histoire datant de 1500 ans en particulier quand elle a trait à des lieux saints dont une puissance occupante ferme ou non l’accès à des fidèles d’une autre foi religieuse, ainsi que cela s’est passé il y a deux jours à Jérusalem après une attaque par armes à feu ayant entraîné la mort de deux policiers israéliens, le matin du vendredi 14 juillet 2017, jour de la prière hebdomadaire.</p>
<p>La particularité de cette attaque n’a pas été qu’elle ait été commise par trois Arabes israéliens, ainsi que l’avait rapporté la presse locale, pour remettre en question, une fois encore, une communauté éternellement suspectée de constituer la cinquième colonne, dont le loyalisme est toujours susceptible d’être remis en question pour couvrir les conséquences de la politique ethno-nationaliste de l’Etat israélien.</p>
<p>Elle n’a pas été non plus dans ses conséquences, l’interdiction de l’accès à l’esplanade des mosquées aux fidèles pour la prière du Vendredi, est paraît-il, en 50 ans d’occupation, une décision sans précédent. Cela constitue pourtant, eu égard au bilan des mesures de rétorsion ayant émaillé l’histoire de la ville, un véritable exploit.</p>
<p><strong>Les Druzes seraient-ils les harkis d’Israël ?</strong></p>
<p>Non, le fait saillant est que les policiers victimes fussent arabes, et que pour le camoufler on se soit obstiné à les qualifier du nom de leur communauté religieuse, celle des Druzes.</p>
<p>En Israël les membres de cette communauté ne sont pas tenus en suspicion comme le sont les autres Arabes; ils sont obligés d’accomplir leur service militaire, et beaucoup le font dans les unités de gardes-frontières ou dans les unités de choc de la police. Cela témoigne pourtant beaucoup moins d’un profil collaborationniste de cette communauté que d’une politique systématique de l’Etat colonialiste dont le but est de s’assurer des soutiens parmi les autochtones tout en en remettant en cause la cohésion.</p>
<p>Autrement dit, l’Etat d’Israël dispose lui aussi de ses harkis comme le firent naguère l’Etat français en Algérie ou les Britanniques en Inde. Pourtant la communauté druze a de tous temps été à la pointe de l’action nationaliste, en particulier dans la Syrie des années 20, lors de la révolte des cheikhs Marioud et Latrache.</p>
<p>Après l’annexion du Golan Syrien en 1967, les Druzes, principaux habitants du plateau, ont toujours été à la pointe du combat contre l’annexion des terres et la judaïsation, et surtout ils ont toujours refusé la nationalité israélienne.</p>
<p>Il ne faut pas non plus oublier le rôle crucial joué par les Druzes dirigés par la famille Joumblatt lors de la guerre du Liban dans la préservation des liens entre le Liban et le monde arabe, ainsi que l’alliance avec les combattants palestiniens.</p>
<p>Il serait donc erroné d’attribuer à des communautés plus de patriotisme que d’autres, ou de considérer les actes de résistance d’un peuple privé de ses droits politiques, comme les manifestations d’un fanatisme religieux intrinsèquement lié à l’islam.</p>
<p><strong>Contre tout acte de résistance des punitions collectives</strong></p>
<p>La réalité est que comme toujours c’est la colonisation de la terre qui constitue aux yeux du droit international une violation de ses lois et qui empêche toute solution équitable du problème palestinien. Et il en découle contre tout acte de résistance des punitions collectives dont la fermeture des mosquées ne constitue que l’un des aspects et qui ne font en réalité qu’entretenir la haine et la frustration d’où naîtront d’autres actes de résistance.</p>
<p>Faut-il faire la paix avec un tel Etat sous le prétexte que nous ne serions pas Arabes, mais berbères? Bourguiba avait toujours refusé de reconnaître les régimes racistes d’Afrique du Sud et de Rhodésie, bien qu’à priori, et selon l’une des logiques qui prévalent ici et à laquelle je ne souscris pas, il eût pu ou dû le faire; rien en effet à priori ne nous lie aux Zulus , aux Xhosas, ou aux Matabélés, mis à part la solidarité humaine. Bourguiba avait, il faut l’avouer, le sens de la dignité et de la grandeur. C’est vrai qu’il avait préconisé la paix entre Arabes et Israéliens en 1965, mais sur la base des résolutions internationales, il ne faut pas l’oublier.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/17/resistance-et-repression-le-cercle-vicieux-au-proche-orient/">Résistance et répression : Le cercle vicieux au Proche-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/17/resistance-et-repression-le-cercle-vicieux-au-proche-orient/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
