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	<title>Archives des islamistes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des islamistes - Kapitalis</title>
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		<title>La citoyenne avant la croyante (3/3) &#124; Femmes, textes sacrés et frontière laïque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 07:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le statut des femmes musulmanes demeure l’un des grands lieux de tension de nos sociétés, y compris en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/la-citoyenne-avant-la-croyante-3-3-femmes-textes-sacres-et-frontiere-laique/">La citoyenne avant la croyante (3/3) | Femmes, textes sacrés et frontière laïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Aujourd’hui, le statut de la femme musulmane demeure l’un des grands lieux de tension de nos sociétés. Il interpelle les intellectuels, dérange les politiques, embarrasse les juristes, divise les familles et traverse silencieusement la vie quotidienne des femmes elles-mêmes. La question paraît simple : la femme doit-elle être définie d’abord par sa citoyenneté ou par une lecture religieuse de son rôle social ? Mais dès qu’on pose cette question, tout devient difficile, car elle touche à ce que les sociétés ont de plus sensible : la foi, l’identité, la famille, l’autorité masculine, la mémoire collective et la peur de perdre une forme de continuité avec le passé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor </strong>*</p>



<span id="more-18939179"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés musulmanes, le débat semble souvent bloqué entre deux positions. D’un côté, les courants islamistes ou conservateurs affirment que les textes sont clairs, définitifs, et qu’il n’appartient pas aux hommes de modifier ce que Dieu aurait fixé. De l’autre, les réformateurs soutiennent que les textes doivent être replacés dans leur contexte historique, social et linguistique, et qu’il faut distinguer l’esprit de justice du message religieux des formes juridiques héritées d’une société ancienne. Entre ces deux visions, la femme se trouve souvent prise comme objet de débat plutôt que reconnue comme sujet de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège d’un débat enfermé dans le texte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est pas seulement religieux. Il est aussi politique. Tant que le statut de la femme dépend prioritairement de l’interprétation du texte religieux, son égalité demeure fragile. Elle avance ou recule selon le rapport de force entre les interprètes. Un moment, une lecture moderniste semble possible ; un autre moment, une lecture littéraliste reprend le dessus. La femme devient alors l’otage d’une bataille herméneutique dont elle paie le prix dans sa liberté, son corps, son héritage, son mariage, son divorce, sa mobilité et sa représentation sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformatrices musulmanes ont pourtant accompli un travail considérable. Fatima Mernissi a montré que beaucoup d’interdits attribués à l’islam relevaient aussi de constructions politiques et patriarcales postérieures, notamment autour de la place publique des femmes (Mernissi, 1987). Asma Barlas, de son côté, a défendu l’idée que le Coran ne devait pas être lu à travers les lunettes d’une tradition patriarcale qui confond trop vite autorité masculine et volonté divine (Barlas, 2002). Amina Wadud a également insisté sur la possibilité d’une lecture éthique du texte, attentive à la justice et non à la simple répétition des hiérarchies anciennes (Wadud, 1999).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces lectures, aussi courageuses soient-elles, se heurtent à une difficulté majeure : elles restent dans l’arène religieuse. Elles discutent le texte avec d’autres interprètes du texte. Elles peuvent convaincre des intellectuels, des croyants ouverts, des militants, parfois des juristes. Mais peuvent-elles garantir durablement l’égalité de toutes les femmes, y compris celles qui ne veulent pas fonder leurs droits sur une interprétation religieuse ? Voilà le nœud du problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une citoyenne ne devrait pas avoir besoin de prouver que Dieu veut son égalité pour être égale devant la loi. Elle devrait être égale parce qu’elle est citoyenne, parce qu’elle est sujet de droit, parce qu’elle appartient à la communauté politique au même titre que l’homme. Le droit ne peut pas demander à la femme de gagner d’abord une bataille théologique pour obtenir ensuite une reconnaissance civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’histoire chrétienne nous apprend</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de la femme dans les sociétés chrétiennes est instructive. Pendant des siècles, l’Europe chrétienne n’a pas été un paradis d’égalité. La femme y fut longtemps mineure juridiquement, dépendante du père puis du mari, exclue du pouvoir politique, tenue à distance de l’université, du patrimoine, de la citoyenneté active. Les textes religieux chrétiens ont souvent servi à légitimer la soumission féminine, comme ailleurs. Il serait donc naïf d’opposer un christianisme naturellement libérateur à un islam naturellement oppressif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui est remarquable, c’est que l’émancipation des femmes dans les sociétés occidentales ne s’est pas réalisée principalement par une nouvelle lecture de la Bible. Elle s’est faite par la montée du droit civil, par l’école, par le travail salarié, par les luttes féministes, par l’accès à la citoyenneté, par la transformation de l’État, par la sécularisation progressive des institutions. Les femmes n’ont pas attendu que tous les théologiens s’accordent pour leur reconnaître la liberté. Elles ont déplacé la question du terrain religieux vers le terrain politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joan Wallach Scott a bien montré que le féminisme moderne s’est construit dans une tension permanente : les femmes réclamaient l’égalité universelle tout en devant rappeler leur différence dans une société qui les excluait justement au nom de cette différence (Scott, 1996). Simone de Beauvoir, elle, a formulé une vérité devenue centrale : la féminité sociale n’est pas un destin biologique, mais une construction historique (Beauvoir, 1949). Autrement dit, ce que l’on présente comme nature féminine est souvent le produit d’une organisation masculine du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme chrétienne ne fut donc pas libérée par un miracle interne du texte religieux. Elle fut libérée, lentement et incomplètement, parce que le religieux cessa d’être la source première du droit commun. L’Église continua d’exister, la foi continua d’habiter les consciences, mais l’État moderne apprit peu à peu à ne plus confondre dogme religieux et citoyenneté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi française de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État est devenue l’un des symboles de cette frontière : elle affirme notamment que la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séparation n’a pas supprimé la religion. Elle a plutôt empêché une religion particulière de gouverner la totalité de la cité. C’est une différence essentielle. La laïcité n’est pas nécessairement l’hostilité à la foi ; elle est d’abord l’organisation politique d’un espace commun où la foi ne peut pas imposer sa loi à ceux qui ne la partagent pas, ni réduire les citoyens à leur appartenance confessionnelle.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kkxiT2PFgw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/lemancipation-des-femmes-quatre-siecles-pour-sortir-de-lombre-2-3/">L’émancipation des femmes | Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’émancipation des femmes | Quatre siècles pour sortir de l’ombre (2/3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/lemancipation-des-femmes-quatre-siecles-pour-sortir-de-lombre-2-3/embed/#?secret=Qr2yauzNgL#?secret=kkxiT2PFgw" data-secret="kkxiT2PFgw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La femme musulmane entre réforme et citoyenneté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde musulman, quelques expériences montrent que le droit peut avancer même dans des sociétés attachées à l’islam. La Tunisie, par exemple, a adopté dès 1956 un Code du statut personnel qui a interdit la polygamie et inscrit le divorce dans une procédure judiciaire. Le texte officiel du Code précise que le divorce ne peut avoir lieu que devant le tribunal, et qu’il peut être demandé par le mari ou par la femme. Mais cette avancée n’a pas supprimé toutes les inégalités : la question successorale demeure l’un des lieux les plus résistants de l’ordre patriarcal, puisque certaines dispositions maintiennent une différence entre hommes et femmes dans l’héritage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradoxe tunisien est révélateur. Il montre qu’une société peut moderniser le mariage, le divorce, l’espace public, tout en laissant subsister un noyau religieux ou symbolique dans lequel l’égalité devient plus difficile à penser. Le droit avance, mais il s’arrête parfois devant ce qui est présenté comme intouchable. La femme devient alors citoyenne presque entière, mais pas entièrement citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le débat sur la laïcité devient décisif. Non pas une laïcité importée comme un slogan, ni une laïcité agressive qui humilie les croyants, mais une laïcité juridique, sobre, protectrice, capable de dire : la foi appartient à la conscience ; la citoyenneté appartient à la loi commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une femme peut être croyante, pratiquante, attachée à sa tradition ; mais ses droits civils ne doivent pas dépendre de l’interprétation religieuse dominante du moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamisme refuse souvent cette séparation, car il considère que la société doit être organisée selon une norme religieuse globale. Le réformisme, lui, tente de montrer que l’islam peut être compatible avec l’égalité. Mais la limite du réformisme est qu’il doit toujours convaincre à l’intérieur du religieux. Or, dans l’espace politique, le droit ne peut pas attendre l’unanimité des théologiens. Il doit protéger les personnes, surtout lorsque la tradition devient un instrument de domination.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La laïcité comme protection, non comme arrachement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici éviter un malentendu. Défendre la laïcité ne signifie pas demander aux femmes musulmanes de rompre avec leur religion. Ce serait une autre forme de violence symbolique. Beaucoup de femmes veulent être à la fois croyantes et libres, musulmanes et citoyennes, fidèles à une spiritualité et critiques envers les usages patriarcaux de cette spiritualité. La laïcité ne doit pas leur dire : <em>«Choisissez entre votre foi et votre liberté.»</em> Elle doit plutôt garantir que personne ne puisse utiliser la foi pour confisquer leur liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La laïcité véritable ne demande pas au croyant de cesser de croire. Elle demande à l’État de ne pas transformer une croyance en obligation juridique pour tous. Elle protège le croyant contre l’État, mais elle protège aussi le citoyen contre la domination religieuse. C’est pourquoi elle est précieuse dans les sociétés pluralistes. Elle ne règle pas tout, mais elle trace une frontière sans laquelle les droits deviennent négociables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Olivier Roy a souvent rappelé que la laïcité ne consiste pas à effacer le religieux de la société, mais à organiser sa place dans un espace politique où l’État ne se confond pas avec une vérité religieuse (Roy, 2005). Cette distinction est capitale. Une société peut être culturellement musulmane, majoritairement croyante, attachée à ses rites, à ses fêtes, à ses références ; mais son droit civil peut néanmoins reposer sur la citoyenneté, l’égalité et la liberté de conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est donc moins de savoir si l’islam est compatible avec l’égalité que de savoir si l’État accepte de reconnaître la femme comme citoyenne avant de la définir comme épouse, mère, sœur, fille ou croyante. Tant que la femme est pensée d’abord à travers sa fonction familiale ou morale, elle demeure enfermée dans une identité assignée. Tant qu’elle n’est pas reconnue comme individu juridique autonome, l’égalité reste inachevée.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y1x9XMxM9U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/femmes-grecques-quand-la-philosophie-parlait-au-masculin-1-3/">Femmes Grecques | Quand la philosophie parlait au masculin (1/3)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Femmes Grecques | Quand la philosophie parlait au masculin (1/3) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/01/femmes-grecques-quand-la-philosophie-parlait-au-masculin-1-3/embed/#?secret=ie1gu7FlSJ#?secret=Y1x9XMxM9U" data-secret="Y1x9XMxM9U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du face-à-face stérile</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat actuel oppose souvent deux caricatures. Les conservateurs accusent les réformateurs d’occidentaliser la société et de trahir la religion. Les modernistes accusent les conservateurs de vouloir maintenir les femmes dans une minorité permanente. Cette opposition contient une part de vérité, mais elle devient stérile lorsqu’elle empêche de poser la vraie question : qui fait la loi ? Le texte religieux interprété par des autorités masculines ? Ou la volonté générale fondée sur l’égalité des citoyens ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas de mépriser les textes. Les textes religieux appartiennent à l’histoire spirituelle de millions d’êtres humains. Ils nourrissent les consciences, donnent sens à l’existence, accompagnent les rites de passage, inspirent la morale personnelle. Mais dès qu’ils deviennent source directe d’inégalité juridique, ils cessent d’être seulement des textes de foi ; ils deviennent des instruments de pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’émancipation de la femme musulmane ne peut donc pas dépendre uniquement d’une meilleure interprétation religieuse, même si cette interprétation reste nécessaire dans le champ culturel et spirituel. Elle exige un déplacement politique : passer de la question <em>«Que permet le texte ?»</em> à la question <em>«Que garantit la citoyenneté ?»</em> Ce passage est difficile, car il touche à l’imaginaire collectif. Mais il est indispensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés occidentales, la femme n’a pas été émancipée parce que les traditions chrétiennes auraient soudain reconnu leur erreur. Elle l’a été parce que les femmes ont lutté, parce que les sociétés ont changé, parce que l’État moderne a progressivement séparé le salut des âmes de l’organisation des droits. Ce n’est pas la disparition du religieux qui a libéré la femme ; c’est la limitation de son pouvoir juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà peut-être la leçon la plus importante. Une société peut rester croyante tout en devenant politiquement laïque. Elle peut respecter la religion sans lui confier le destin civil des femmes. Elle peut honorer sa tradition sans faire de cette tradition une prison. Elle peut reconnaître que les textes ont une histoire, mais que la citoyenneté doit avoir un avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme musulmane n’a pas besoin d’être sauvée par l’Occident, ni enfermée par les gardiens autoproclamés de l’authenticité. Elle a besoin d’un État qui la reconnaisse pleinement comme sujet de droit. Elle a besoin que sa liberté ne soit pas suspendue à une controverse d’exégètes. Elle a besoin d’une école qui forme l’esprit critique, d’une justice indépendante, d’une loi civile claire, d’une culture politique qui accepte enfin que l’égalité n’est pas une menace contre la société, mais une condition de sa dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La laïcité, dans ce sens, n’est pas une guerre contre Dieu. Elle est une modestie de l’État devant Dieu et devant les hommes. Elle dit simplement : nul ne peut parler au nom du ciel pour diminuer les droits d’un citoyen sur la terre. Et c’est peut-être là, précisément, que commence l’émancipation véritable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Barlas, Asma. <em>Believing Women in Islam: Unreading Patriarchal Interpretations of the Qur’an</em>. University of Texas Press, 2002.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beauvoir, Simone de. <em>Le Deuxième Sexe</em>. Gallimard, 1949.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mernissi, Fatima. <em>Le Harem politique : le Prophète et les femmes</em>. Albin Michel, 1987.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roy, Olivier. <em>La Laïcité face à l’islam</em>. Stock, 2005.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Scott, Joan Wallach. <em>Only Paradoxes to Offer: French Feminists and the Rights of Man</em>. Harvard University Press, 1996.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Wadud, Amina. <em>Qur’an and Woman: Rereading the Sacred Text from a Woman’s Perspective</em>. Oxford University Press, 1999.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/la-citoyenne-avant-la-croyante-3-3-femmes-textes-sacres-et-frontiere-laique/">La citoyenne avant la croyante (3/3) | Femmes, textes sacrés et frontière laïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Cherif Ferjani &#124; Place au débat plutôt qu’à l’anathème !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 10:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Redissi et Mouldi Gassoumi]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Dilou]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation est suffisamment difficile en Tunisie pour ne pas la compliquer davantage avec des anathèmes, déclare Cherif Ferjani.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/">Cherif Ferjani | Place au débat plutôt qu’à l’anathème !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur, universitaire et écrivain, nous a fait parvenir le texte ci-dessous, où il réagit à la participation de Sana Ben Achour, Hamadi Redissi et Mouldi Gassoumi au débat organisé par le Front de salut national (FSN), une coalition regroupant des islamistes et des personnalités issues d’autres obédiences, et modéré par Samir Dilou, ancien dirigeant du parti islamiste Ennahdha. Il réagit aussi à la polémique que cette participation a suscité dans certains milieux, notamment de gauche.  </em></strong></p>



<span id="more-18352225"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La situation est suffisamment difficile pour ne pas la compliquer davantage avec des condamnations qui relèvent de l’anathème. Même si on n’est pas d’accord avec la participation à un débat organisé par les islamistes et leurs alliés, on n’a pas le droit de traiter Sana Ben Achour, Hamadi Redissi et Mouldi Gassoumi, ou toute autre personne qui fait le même choix, comme des traîtres et de leur donner des leçons parce qu’ils ont jugé utile de participer à un tel débat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en est de même pour celles et ceux qui ont opté pour intégrer des coalitions, ou toute autre forme d’action commune, avec les islamistes et leurs alliés. Comme du temps de Ben Ali et du Collectif du 18 octobre 2005, je suis personnellement contre ce genre de normalisation avec les islamistes et les forces hostiles à la démocratie et aux droits humains quelle qu’en soit l’idéologie ; mais cela ne me donne pas le droit, aujourd’hui pas plus qu’hier, de jeter l’anathème sur celles et ceux qui font un autre choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les démocrates et les progressistes n’ont rien à gagner de ce genre d’acharnement les uns contre les autres. Place au débat plutôt qu’à l’anathème.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Cherif Ferjani </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/cherif-ferjani-place-au-debat-plutot-qua-lanatheme/">Cherif Ferjani | Place au débat plutôt qu’à l’anathème !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/evitons-a-la-tunisie-une-nouvelle-revolution-inutile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 08:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entame sa seizième année depuis sa chaotique révolution, dans une ambiance confuse, tendue et pleine d'incertitude.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/evitons-a-la-tunisie-une-nouvelle-revolution-inutile/">Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie entame sa seizième année depuis son entrée chaotique et douloureuse dans une nouvelle ère politique, en décembre 2010/janvier 2011, hâtivement mise sous le signe de la liberté de la justice et de la dignité. Elle entame la nouvelle année dans une ambiance confuse, tendue et pleine d&rsquo;incertitude.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty</strong> *&nbsp;</p>



<span id="more-18223006"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette ambiance&nbsp;marquée par le désenchantement&nbsp;et la fatigue se nourrit des frustrations&nbsp;d’un peuple dont&nbsp;les espoirs&nbsp;et les attentes&nbsp;ont été déçus tout au long de ces années et qui lutte&nbsp;dur pour affronter&nbsp;les difficultés&nbsp;de son&nbsp;quotidien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette atmosphère pourrait se muer, à court terme et sous le poids des contraintes&nbsp;économiques&nbsp;et&nbsp;de la fatigue psychique de la population, en une&nbsp;véritable révolution sociale&nbsp;qui sapera la stabilité du pays, aggravera ses difficultés&nbsp;intérieures,&nbsp;le fragilisera&nbsp;davantage, l’exposera à&nbsp;des dangers réels et hypothéquera son avenir pour&nbsp;des décennies encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc urgent&nbsp;pour&nbsp;le pouvoir politique&nbsp;de prendre aujourd’hui&nbsp;la mesure&nbsp;des menaces intérieures et de&nbsp;prendre&nbsp;les mesures appropriées pour remédier&nbsp;à cette situation explosive, desserrer&nbsp;l’étau politique,&nbsp;décrisper l’ambiance et épargner à la nation&nbsp;des débordements&nbsp;prévisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation actuelle est d&rsquo;autant plus grave que la Tunisie se meut dans un environnement régional précaire et trouble.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223121" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223121" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-4.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette ambiance marquée par le désenchantement et la fatigue&#8230;</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223122" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223122" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-du-10-janvier-2026-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">&#8230; se nourrit des frustrations d’un peuple dont les attentes ont été déçus. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des retards dans tous les domaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens en veulent aux nombreux gouvernements qui se sont succédé et au microcosme politique, économique, syndical, médiatique et intellectuel qui avait occupé les devants de la scène depuis 2012. Ils leur imputent la responsabilité des déboires, des retards enregistrés dans tous les domaines et de la situation difficile dans laquelle le pays se débat depuis de nombreuses années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs critiques&nbsp;concernent notamment&nbsp;la décennie dominée par les islamistes&nbsp;et leur gestion calamiteuse&nbsp;des affaires publiques qui a débouché&nbsp;sur&nbsp;une&nbsp;faillite généralisée, laissant le pays pratiquement&nbsp;à genou. Cette faillite&nbsp;a atteint son paroxysme&nbsp;avec le décès&nbsp;de vingt-deux mille Tunisiens de l’épidémie coronavirus.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Héritiers d’un bilan catastrophique,&nbsp;les six gouvernements qui ont géré le pays au cours des six dernières années sous la conduite du président de la république&nbsp;Kaïs Saïed n’ont pas réussi, eux non plus, à&nbsp;redresser la situation. En l’absence&nbsp;de vision, de stratégie, de&nbsp;planification, ils se sont contentés de parer au plus pressé, naviguant le plus souvent&nbsp;à vue, pour répondre&nbsp;aux revendications d’une population impatiente et désespérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces six gouvernements&nbsp;n’ont pas&nbsp;réussi non plus à mettre en œuvre les politiques sociales et socialisantes du chef de l’Etat, qui accapare tous les pouvoirs depuis la proclamation de l’état d’exception en juillet 2021. Et c’est vers lui qu’une partie du peuple&nbsp;se tourne&nbsp;naturellement aujourd’hui.&nbsp;Car elle approuve son attachement&nbsp;à&nbsp;la souveraineté nationale, sa volonté proclamée d’améliorer le quotidien&nbsp;des plus démunis et son combat contre la corruption et la mauvaise&nbsp;gestion&nbsp;sanctionné&nbsp;par des poursuites&nbsp;judiciaires&nbsp;contre&nbsp;des hauts responsables et d’hommes&nbsp;d’affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les partisans de Saïed attendent&nbsp;de lui&nbsp;des réponses&nbsp;concrètes à leurs attentes en matière de démocratie politique, de justice sociale et de sécurité globale, y compris économique. Ils veulent vivre dans un&nbsp;pays stable, réellement souverain&nbsp;et invulnérable, un pays réaliste, pragmatique&nbsp;et ambitieux, qui rompt avec les idéologies éculées&nbsp;et impose&nbsp;le respect dans son environnement maghrébin, arabe, africain et euroméditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Tunisiens déplorent l’aggravation de la pauvreté, du chômage, de&nbsp;la bureaucratie, du&nbsp;laxisme, du laisser-aller, de la cupidité et du népotisme, qui sont censés faire partie du passé. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et se plaignent&nbsp;de la dégradation&nbsp;du niveau&nbsp;de l’enseignement, de&nbsp;la vétusté de l’école publique, de la situation&nbsp;calamiteuse&nbsp;dans&nbsp;les hôpitaux, les transports publics, les médias&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils déplorent&nbsp;surtout&nbsp;l’hégémonie&nbsp;du tout argent,&nbsp;la prédominance des intérêts privés et du corporatisme, le creusement des disparités sociales, l’effondrement&nbsp;de la classe moyenne,&nbsp;la hausse de la criminalité&nbsp;et&nbsp;de l’insécurité&#8230;</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223077" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223077" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-Protestation-10-janvier-2026-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marche de protestation samedi 10 janvier 2026 à Tunis.  </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18223076" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18223076" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Marche-de-protestation-10-janvier-2026-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les marches de protestation se poursuivent et se ressemblent. </figcaption></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un Pacte de salut national </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays&nbsp;a aujourd’hui besoin de sérénité et de concorde nationale. Or, l’État est le seul en mesure de favoriser l’adoption&nbsp;d’un Pacte de salut national&nbsp;engageant le pouvoir politique et&nbsp;les forces démocratiques et laïques autour&nbsp;des questions prioritaires impliquant le présent&nbsp;et l’avenir de la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce Pacte&nbsp;identifiera&nbsp;les grandes réformes à adopter dans&nbsp;les domaines politique,&nbsp;judiciaire, administratif, économique,&nbsp;financier, fiscal, social, sanitaire, agricole, commercial, éducatif&#8230; sur la base&nbsp;d’un&nbsp;diagnostic objectif&nbsp;de la situation globale du&nbsp;pays,&nbsp;tenant compte de son potentiel&nbsp;global&nbsp;tout comme&nbsp;de son environnement régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour&nbsp;réunir&nbsp;les conditions nécessaires pour son décollage global,&nbsp;la Tunisie doit&nbsp;surtout&nbsp;croire&nbsp;en son potentiel, s’affranchir des&nbsp;démons du <em>«révolutionnisme»</em> paralysant et stérilisant,&nbsp;combattre la culture de l’anarchie et du laisser-aller, réhabiliter l’autorité de la loi et de l’Etat, cultiver les valeurs de l’intégrité, du travail, de la discipline et de&nbsp;la rigueur&nbsp;et engager le peuple sur la voie&nbsp;de la confiance, de la production et de la productivité au travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans&nbsp;la réhabilitation&nbsp;de ces valeurs, le pays ne pourra pas décoller&nbsp;ni reprendre sa place dans son espace géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces remèdes exigent&nbsp;cependant&nbsp;organisation, pragmatisme, courage&nbsp;et volonté de la part de toutes&nbsp;les parties&nbsp;pour&nbsp;changer positivement la situation et sauver&nbsp;la Tunisie d’un bond dans le vide qui hypothèquera durablement&nbsp;son avenir et empêchera son décollage pour des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/evitons-a-la-tunisie-une-nouvelle-revolution-inutile/">Evitons à la Tunisie une nouvelle révolution inutile !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’islam politique n’est pas vaincu en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/28/lislam-politique-nest-pas-vaincu-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 08:53:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[prière collective]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La prière collective d'élèves dans la cour d'un lycée à Hammamet nous interroge sur l'évolution de l'islam politique dans la société tunisienne.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/28/lislam-politique-nest-pas-vaincu-en-tunisie/">L’islam politique n’est pas vaincu en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La scène rocambolesque de prière collective dans la cour d’un établissement scolaire public&nbsp;à Hammamet à laquelle nous eûmes droit il y a quelques jours&nbsp;via les réseaux sociaux a marqué, à sa manière,&nbsp;la rentrée&nbsp;politique&nbsp;2025/2026 en Tunisie. De par sa symbolique, ses visées et le contexte général très tendu&nbsp;dans lequel elle eut lieu, elle nous interroge sur l’évolution de notre société, pas encore débarrassée des «séquelles» de l’islam politique qui y a régné entre 2011 et 2021.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty *</strong></p>



<span id="more-17562250"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au terme de quatre&nbsp;ans&nbsp;d’exercice sans partage du&nbsp;pouvoir&nbsp;politique, les autorités en&nbsp;place semblent avoir&nbsp;été prises de court&nbsp;par un événement&nbsp;qui n’a pas fini de susciter des interrogations sur sa portée éminemment politique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, fruit d’une&nbsp;mise&nbsp;en scène savamment orchestrée, la&nbsp;prière collective dans&nbsp;la cour d&rsquo;un établissement scolaire étatique à Hammamet, célébrée par des élèves&nbsp;visiblement embrigadés&nbsp;par des agitateurs islamistes, n’a pas fini de susciter des interrogations sur ses tenants et des aboutissants. Elle vient rappeler&nbsp;que les islamistes n’ont pas été mis hors d’état de nuire, qu’ils sont loin d’avoir abandonné leurs&nbsp;vieilles méthodes&nbsp;entristes et&nbsp;qu’ils aspirent&nbsp;même à revenir sur les devants de la scène politique. Chassés par la porte de l’Assemblée, où ils ont régné sans partage pendant toute une décennie dite noire, ils tentent aujourd’hui de revenir par la fenêtre des écoles et des mosquées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A la reconquête du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les commanditaires de la fameuse prière collective dans la cour du lycée Mohamed Boudhina de Hammamet, il s’agissait clairement de narguer&nbsp;le pouvoir&nbsp;en place, de tester&nbsp;ses&nbsp;capacités de réaction&nbsp;et de préparer d’autres actions similaires à l’avenir.&nbsp;Les islamistes, car c’est d’eux qu’il s’agit, ne désespèrent pas en effet de la reconquête du pouvoir politique. Chassés du pouvoir par les masses populaires le 25 juillet 2021 au terme d’une décennie&nbsp;de gestion&nbsp;catastrophique des affaires publiques,&nbsp;ils croient que la situation générale dans le pays est suffisamment pourrie pour qu’ils envisagent leur retour et s’y préparent à leur manière&nbsp;: par l’activisme socio-politique.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XErsMXSCOC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/26/laissons-les-ecoles-a-labri-de-lembrigadement-islamiste/">Laissons les écoles à l’abri de l’embrigadement islamiste !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Laissons les écoles à l’abri de l’embrigadement islamiste ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/26/laissons-les-ecoles-a-labri-de-lembrigadement-islamiste/embed/#?secret=DGjEJ4HTpx#?secret=XErsMXSCOC" data-secret="XErsMXSCOC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si la fameuse prière collective des lycéens de Hammamet est en apparence un acte anodin, il n’en est pas moins cynique, calculé et dangereux. Il prouve, s’il en est besoin, que les islamistes croient pouvoir embobiner encore une fois les Tunisiens, en recourant aux mêmes méthodes cyniques et démagogiques de l’agitation religieuse. Au risque de dénaturer&nbsp;les nobles valeurs de l’islam et d’offrir&nbsp;de cette&nbsp;religion une&nbsp;image pitoyable.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reprise en main du champ de la foi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’embrigadement des jeunes, on le sait, fait partie des méthodes utilisées par les islamistes pour imposer leur loi à la société. La prière collective, dont le déroulement a été savamment&nbsp;planifié, devait marquer un moment important dans le processus de reprise en main du champ de la foi.&nbsp;Qui plus est, à une période marquée par un climat&nbsp;social très tendu et de grandes difficultés économiques et sociales. Le moment, à savoir la rentrée scolaire, a également été bien choisi pour frapper la conscience des millions d’élèves, d’enseignants et de parents. L’objectif étant de&nbsp;faire&nbsp;sortir&nbsp;leur mouvement de l’oubli dans lequel&nbsp;il a sombré ces dernières années et occuper de nouveau une scène politique laissée désespérément vide par un pouvoir politique hostile aux partis, aux associations et aux corps intermédiaires d’une façon générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour remplir ce vide, l’Etat doit sortir de sa léthargie et organiser un débat national auquel seront associées toutes les forces politiques civiles et progressistes et les grands partenaires sociaux et économiques. Le débat devrait porter sur le caractère civil de l’Etat, l’école républicaine et le principe d’égalité entre l’homme et la femme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur. &nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8ihIEK90eM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/la-societe-tunisienne-et-ses-petits-devots-abrutis/">La société tunisienne et ses petits dévots abrutis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La société tunisienne et ses petits dévots abrutis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/la-societe-tunisienne-et-ses-petits-devots-abrutis/embed/#?secret=Io4LghGzi8#?secret=8ihIEK90eM" data-secret="8ihIEK90eM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/28/lislam-politique-nest-pas-vaincu-en-tunisie/">L’islam politique n’est pas vaincu en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La société tunisienne et ses petits dévots abrutis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 07:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hammamet]]></category>
		<category><![CDATA[Hizb Ettahrir]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[lycée Mohamed Boudhina]]></category>
		<category><![CDATA[prière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imputer toute la responsabilité aux islamistes et vilipender ces jeunes décérébrés qui viennent perturber notre quiétude ne rime à rien !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/la-societe-tunisienne-et-ses-petits-devots-abrutis/">La société tunisienne et ses petits dévots abrutis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une vidéo défraye la chronique depuis quelques jours, elle est devenue virale sur Facebook. L’on y voit un élève du lycée Mohamed Boudhina sis à Hammamet hurlant à la face de la directrice de son école : «C’est la terre de Dieu, pas la tienne !» Même si elle semblait un peu désemparée, la directrice ne s’est pas laissé marcher sur les pieds par ces gamins qui voulaient prier dans la cour de l’école. Sur les réseaux sociaux, des tiktokeurs et des milliers d’imbéciles sont montés au créneau pour prendre fait et cause pour ces élèves pris par la fièvre de l’islam et pour dénoncer l’«hostilité» de la directrice à la pratique religieuse.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-17554471"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En revanche, en lisant les commentaires, on a l’impression que les Tunisiens découvrent l’eau chaude. Le comble de la médiocrité, c’est que les laïcs imputent toujours ce genre d’incidents aux islamistes, à l’islam politique, alors que le problème est essentiellement culturel et civilisationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La frange progressiste et plus ou moins européanisée de la population n’arrive toujours pas à comprendre que c’est la société tunisienne qui a enfanté ces petits dévots abrutis par la religion. Ce sont des jeunes qui vivent dans une société de plus en plus bigote et rompue à l’orthopraxie islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, même si l’écrasante majorité des habitants de ce pays est musulmane depuis plusieurs siècles, les Tunisiens accordent de plus en plus d’importance aux principes d’orthopraxie qui régissent la religion musulmane : prière, jeûne, port du voile, fermeture des bars et des caves à vin tous les vendredis…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien ne sert de se cacher derrière son petit doigt, de tergiverser et de chercher des faux-fuyants : nous vivons dans une société qui admet la prééminence de la loi islamique sur la loi civile. Il ne suffit pas d’imputer toute la responsabilité à Ennahdha, Hizb Ettahrir et consorts ou de se réfugier dans le déni pour fournir une réponse à ce problème de fond.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le spirituel et le temporel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’on ne peut éviter ces débordements et incidents dans un pays qui se considère comme arabo-musulman, où l’islam est religion d’Etat. Le fait de se considérer comme arabo-musulmans et de faire de l’islam la religion officielle de la Tunisie induit une certaine conception de la société, des rapports hommes-femmes, des rapports entre individus de façon générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islam ne fait pas le distinguo entre le spirituel et le temporel, entre la foi religieuse et le code juridique, entre la sphère privée et la sphère publique. Il est impossible d’adapter l’islam aux principes d’un Etat qui se veut républicain et démocratique car les Musulmans ne peuvent/veulent confiner leurs croyances et leur foi à la sphère privée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’a-t-on appris à ces jeunes dévots depuis leur prime jeunesse ? On leur a appris qu’ils étaient musulmans avant toutes choses, qu’il fallait absolument croire en la vérité révélée par Allah, vivre pour lui et ne jamais douter de son existence. On leur a appris que seule la croyance dans les dogmes de l’islam et leur stricte observance assuraient la gloire des Musulmans et le salut de l’âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’a-t-on appris à ces jeunes dévots depuis leur prime jeunesse ? On a appris à ces jeunes que, parce qu’ils sont musulmans, ils font partie de la caste des seigneurs de l’humanité et que cette dernière leur doit tout. On leur a appris à fantasmer sur un passé mensongèrement parfait et à s’esbroufer eux-mêmes en se laissant prendre au mirage de leur suprême grandeur. On leur a appris que, pour atteindre les cimes et éviter les geôles de l’enfer, ils devaient rester figés sur des valeurs archaïques et fidèles à un passé fabulé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces petits culs-bénis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces petits culs-bénis sont nés dans une société où l’islam est omniprésent et se manifeste dans tous les détails de la vie quotidienne, du lexique très imprégné de religion que l’on emploie tous les jours à la loi divine et aux règles qui en découlent, car toute transgression (blasphème, consommation d’alcool, non-observance du jeûne durant le mois de ramadan, rapports sexuels en dehors du cadre légal et charaïque du mariage, consommation de porc…) rapproche des enfers, voire y mène directement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces petits culs-bénis sont nés dans une société où la croyance privée a toujours été une affaire publique, où la religion n’est pas une affaire personnelle, où les gens sont jugés en fonction du degré de leur piété et de leur attachement à l’orthopraxie <em>(«tbarkallah aâlih(a), meddayn(a) !)»</em>. Ils sont nés dans une société où les uns régissent la vie des autres à partir d’une vision névrotico-religieuse de l’existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces petits culs-bénis agissent par idéalisme, un idéal façonné par la société. Par société, j’entends la famille d’abord, ensuite viennent le quartier, la mosquée du quartier, l’école, la rue…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous nos cieux, les idéaux des jeunes enclins à la piété sont façonnés par des esprits sclérosés qui puisent dans une culture figée et rongée par l’irrationalité, l’archaïsme, l’intolérance et la misogynie. Bref, un islam venu tout droit d’un âge féodal et tribal et qui porte en lui les germes d’un idéal totalitaire. A partir de là, le <em>«Sanctuaire du Savoir»</em> n’a plus aucun sens pour eux. Les obligations cultuelles priment sur toute autre chose. Seuls l’islam, sa pratique et ses rites sont sacralisés. Tout le reste peut être remis en question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, ces jeunes casse-burnes ne sont-ce pas des victimes ? Ce ne sont pas ces culs-bénis qu’il faut placer sur le banc des accusés, mais la société tunisienne et sa religion. La société tunisienne, comme toutes les sociétés dites arabo-musulmanes, doit se tendre un miroir pour s’y regarder et ne pas briser la glace à la vue du reflet hideux de son propre visage. Jeunes et moins jeunes sont victimes d’une religion totalitaire et incompatible avec les principes fondamentaux d’une république qui se veut moderne et démocratique ; ils sont victimes d’une civilisation languissante et en décadence depuis plusieurs siècles déjà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Imputer toute la responsabilité aux islamistes et vilipender ces jeunes décérébrés qui viennent perturber notre quiétude ne rime à rien ! Le problème est beaucoup plus profond que cela, il est d’ordre cultuel, culturel et civilisationnel. Sans courage intellectuel et un éveil général des consciences, rien ne sera possible ! A la société tunisienne de trouver le courage d’assumer sa responsabilité. Cette crise identitaire ne pourra être surmontée qu’au prix d&rsquo;un profond travail autocritique. L’épluchure intellectuelle, cultuelle et culturelle sera aussi douloureuse que salutaire. Des lambeaux de chair putréfiée doivent passer à la trappe. Mais ne nous y méprenons pas : nous savons tous que l’éveil n’est pas pour demain.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rXZMVXOZdE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/26/laissons-les-ecoles-a-labri-de-lembrigadement-islamiste/">Laissons les écoles à l’abri de l’embrigadement islamiste !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Laissons les écoles à l’abri de l’embrigadement islamiste ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/26/laissons-les-ecoles-a-labri-de-lembrigadement-islamiste/embed/#?secret=ymzeMfbRgx#?secret=rXZMVXOZdE" data-secret="rXZMVXOZdE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/la-societe-tunisienne-et-ses-petits-devots-abrutis/">La société tunisienne et ses petits dévots abrutis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Laissons les écoles à l’abri de l’embrigadement islamiste !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 07:42:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[embrigadement]]></category>
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		<category><![CDATA[prière]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La prière célébrée ces derniers jours par un groupe de lycéens dans un établissement scolaire public n’est pas un acte anodin et innocent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/26/laissons-les-ecoles-a-labri-de-lembrigadement-islamiste/">Laissons les écoles à l’abri de l’embrigadement islamiste !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La prière célébrée ces derniers jours par un groupe de lycéens dans un établissement scolaire public&nbsp;n’est pas un acte&nbsp;anodin et innocent. Il est autant malencontreux que cynique. Il n’est pas, en tout cas, dépourvu d’arrière-pensées politiques, puisqu’il se sert de l’islam à des fins politiciennes, en renouant avec des pratiques qui n’ont&nbsp;aucun rapport avec les valeurs nobles de la religion islamique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-17549657"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cet acte délibéré semble faire partie d’un plan concerté à plusieurs composantes, ficelé par des activistes islamistes. Il vise à mettre à profit les difficultés dans lesquelles se débat toujours le pays pour permettre à ces derniers de redevenir visibles, présents et actifs sur la scène publique dans l&rsquo;espoir jamais abandonné de revenir aux commandes du pays après une hibernation qui leur a été imposée par le peuple tunisien et ses nouveaux dirigeants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les islamistes croient-ils toujours pouvoir resusciter leur mouvement politique en profitant de la tolérance et du fair-play des Tunisiens ? Ont-ils oublié leurs méfaits du récent passé lorsqu’ils ont mis la Tunisie à genou, durant la décennie 2011/2021 au cours de laquelle ils avaient pris l’Etat et la société en otages avec le bilan dramatique que l’on sait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par cette prière collective ostentatoire à l’école à laquelle vont s’ajouter certainement bientôt d’autres actes de la même veine provocatrice, ils usent et abusent de la religion islamique et tournent ses nobles valeurs en ridicule. C’est là un acte d’un autre âge, qui n’honore pas ses auteurs. Il prend en otage des adolescents dépourvus de capacité de discernement. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&#8217;embrigadement des jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cet acte renoue avec des méthodes archaïques d’embrigadement des jeunes qui commencent dans les mosquées, se poursuivent dans les écoles, les familles et les rues et mettent en danger la sécurité de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Incapables de faire leur mea culpa, d’abandonner leurs vieux logiciels et d’évoluer dans sens d’une société libérale, ouverte et démocratique, respectueuse des droits de l’homme et des libertés universelles, les islamistes prouvent qu’ils ne reculent devant rien dans leur volonté de reconquête du pouvoir politique et d’instauration d’un régime théocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise en scène préméditée&nbsp;et planifiée intervient au début de l’année scolaire et vise à faire des émules dans les établissements d’enseignement à travers toute la République et à réinstaurer une&nbsp;pratique que l’on croyait révolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Considérablement&nbsp;affaiblis ces dernières années par la décapitation politique&nbsp;de leurs principaux chefs, les poursuites judiciaires dont ces derniers font l’objet,&nbsp;l’incarcération de leurs principaux leaders, le rejet catégorique de leur mouvement par&nbsp;de larges franges des Tunisiens, qui leur reprochent leur gestion calamiteuse des affaires publiques lorsqu’ils étaient aux affaires, les islamistes cherchent-ils par ce genre d’actes à prouver qu’ils sont toujours présents&nbsp;et influents dans la vie publique et qu’ils entendent reprendre du service sur la scène politique&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays aux abois et qui a du mal à se positionner&nbsp;sur l’échiquier mondial et à regagner&nbsp;une place&nbsp;au soleil, certains signes doivent susciter l’inquiétude, notamment le retour d’une partie des jeunes aux mosquées&nbsp;croyant y trouver refuge face à un contexte général frustrant&nbsp;et déprimant&nbsp;caractérisé par une pauvreté rampante qui frappe en&nbsp;particulier cette catégorie de la population&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les marges de la société</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pouvoirs publics ont une grande responsabilité dans ce domaine. Ils doivent agir rapidement pour faire en sorte que les établissements scolaires soient mis à l’abri des surenchères idéologiques et des activités d&#8217;embrigadement religieux ou politique d’où qu&rsquo;elles proviennent. Ils doivent également faire attention à ce qui se trame désormais dans les mosquées qui sont de plus en plus investies par les islamistes de tous bords.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet apparent regain de religiosité auquel nous assistons depuis quelques années n‘est&nbsp;pas anodin. Il faut l’appréhender avec beaucoup de sérieux si l’on veut épargner à notre pays certains errements du passé.&nbsp;Les forces libres et progressistes doivent&nbsp;rester vigilantes&nbsp;et arrêter de se bercer d’illusions sur les intentions des groupes islamistes qui, bien que leur mouvement ait été démantelé, continuent de sévir dans les marges de la société. Ils ne ratent aucune occasion pour faire acte de présence et prouver qu’ils sont loin d’avoir abandonné la partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">*<em> Ancien ambassadeur. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/26/laissons-les-ecoles-a-labri-de-lembrigadement-islamiste/">Laissons les écoles à l’abri de l’embrigadement islamiste !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title> ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jan 2025 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkarim Belhaj]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mouammar Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas sur le registre des droits de l’homme qu’il faut rechercher l’origine de l’intervention occidentale en Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/"> ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce n’est pas sur le registre des droits de l’homme qu’il faut rechercher l’origine de l’intervention occidentale en Libye, et le sursis de 14 ans dont bénéficia en Syrie Bachar El-Assad le prouve largement, mais dans l’adoption par l’administration américaine de la vision des think tank néo-conservateurs censée assurer la domination de leur pays sur les ressources énergétiques mondiales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia <em>*</em></strong></p>



<span id="more-15150215"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Qui voulait la peau du Roi de l’Afrique? Le renversement du Roi Idriss Senoussi, de surcroît par un groupe d’officiers nassériens, se déroula plutôt facilement dans un pays pétrolier abritant l’importante base américaine de Wheelus. Mais les choses commencèrent rapidement à se corser avec le <em>«complot»</em> des ministres de la Défense et de l’Intérieur du premier gouvernement, ensuite l’opposition de ses compagnons des&nbsp;premières heures, organisateurs de l’affaire dite du Hilton, dont la tentative du coup d’Etat fut stoppée net par les services secrets italiens agissant en accord avec la CIA, contre la volonté des Français, qui réclamaient l’élimination du maître de Tripoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres les plus importants du Conseil du Commandement de la Révolution, tels Omar Mehichi, firent défection lorsque Kadhafi organisa les comités populaires, pour tenir le pays d’une main de fer. Mehichi, passé à l’opposition ouverte en 1975 et réfugié en Egypte chez Sadate, quitta&nbsp;l’Egypte pour protester contre les accords de Camp David pour s’installer chez le Roi Hassan II du Maroc. Ce dernier, qui entretenait de bonnes relations avec Israël,&nbsp; le livra aux Libyens&nbsp; en gage de réconciliation en 1984 et plus personne n’entendit jamais parler de lui. Ce ne devait pas être le dernier opposant à disparaître ainsi. Mansour Kikhia fut enlevé au Caire et son corps sera retrouvé en 2012 enterré dans une villa. Quant&nbsp;à l’Imam Moussa Sadr, ce chef chiite libanais en visite à Tripoli, personne ne le revit et son sort demeure à ce jour inconnu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Guide , ses adversaires et ses ennemis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les opposants les plus divers, royalistes, modernistes et islamistes, s’étaient regroupés en un Front du Salut National. Ce dernier fut consolidé par les militaires libyens capturés au Tchad dont le chef était un certain Khalifa Haftar, et qui passèrent chez les ennemis de Kadhafi quand ils comprirent que ce dernier les avait purement et simplement abandonnés pour ne pas reconnaître ses déboires militaires dans le pays voisin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces militaires, qui se baptisèrent Armée Nationale et furent appelés&nbsp;Contras, ont&nbsp;été pris en charge par les Américains et transférés&nbsp;en Amérique après avoir transité par le Zaïre. Mais Kadhafi, quoiqu’étant un grand client de la France en armements, finit par indisposer le président Giscard d’Estaing après l’attaque de la ville de Gafsa en 1980 par un commando tunisien en provenance de Libye et transitant par l’Algérie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dhAwZZkL07"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/faut-il-vraiment-sallier-a-lotan-ce-renard-dans-le-poulailler-arabe/">Faut-il vraiment s’allier à l’Otan, ce renard dans le poulailler arabe?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Faut-il vraiment s’allier à l’Otan, ce renard dans le poulailler arabe? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/faut-il-vraiment-sallier-a-lotan-ce-renard-dans-le-poulailler-arabe/embed/#?secret=nPeWGOs696#?secret=dhAwZZkL07" data-secret="dhAwZZkL07" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attaque semble avoir eu plus tard des conséquences dramatiques avec le mystérieux désastre aérien du vol Itavia Bologne Palerme du 27 juin 1981 au cours duquel le DC 9 de la compagnie s’écrasa en mer près de l’île d’Ustica.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête menée par le juge Rosario Priore, l’un des auteurs de l’ouvrage, attribua la destruction de l’appareil à un missile, d’autant que les radars des bases italiennes établirent que deux avions de chasse croisèrent ce jour-là la route du vol Itavia. La carcasse d’un Mig libyen fut alors découverte dans les montagnes de Calabre au Sud de l’Italie avec le corps du pilote bloqué à l’intérieur, et sa carlingue était trouée par des balles de mitrailleuses. Les Français nièrent toute implication mais leurs déclarations concernant la fermeture de la base de Solenzara en Corse à l’heure de l’incident se révélèrent  mensongères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait il s’est avéré que c’est l’avion de Kadhafi qui devait emprunter cette route ce jour-là, mais il fut dérouté après que services secrets militaires italiens, encore eux, l’eurent prévenu des projets français de l’abattre, et c’est le vol Itavia, qui par erreur alors qu’il passait au même endroit, fut abattu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Français dénoncés par l’ancien président Cossiga ne reconnurent jamais leur responsabilité dans la tragédie. Les ambitions libyennes au Tchad furent un autre sujet d’affrontement entre les deux pays et se terminèrent par un désastre pour l’ambitieux colonel après l’intervention française en 1984 en faveur du président Hissène Habré. Il ne faut pas non plus oublier les ressentiments britanniques suscités par les livraisons d’armes libyennes aux combattants de l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans le viseur des Américains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1986, les Américains, à la suite de l’explosion d’une discothèque berlinoise fréquentée par leurs soldats, bombardèrent massivement Tripoli ainsi que la demeure de Kadhafi à Bab Azizia. Mais en 1988, un Boeing de la Panam explosa au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie, tout comme le fit près d’une année plus tard un DC 10 de la compagnie française UTA au-dessus du désert du Ténéré. Les enquêtes&nbsp;menées&nbsp;attribuèrent ces catastrophes à des bombes placées dans les carlingues dont la Libye fut tenue pour responsable. Ce pays fut donc placé sous embargo et son espace aérien considéré comme une zone d’exclusion. Comme d’habitude, des résolutions de l’Onu conférèrent l’habillage juridique nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps un maquis islamiste, animé par des vétérans revenus d’Afghanistan, dont Abdelkarim Belhaj, le <em>«copain»</em> de Rached Ghannouchi,&nbsp;était constitué en Cyrénaïque et blessait même le guide libyen aux jambes lors d’un attentat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement Kadhafi accepta de livrer ses agents incriminés dans l’attentat de Lockerbie afin d’être jugés par la Cour écossaise, et de rembourser les familles des victimes. Et&nbsp;à partir de 2004, il annonça son intention de renoncer à son programme nucléaire et aux armes de destruction massive, et c’est ainsi que la Libye retrouva sa place dans le concert des nations et fut même citée en exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire des infirmières bulgares qui furent accusées d’avoir sciemment contaminé des enfants de Benghazi par le virus du Sida ne mit pas fin à l’idylle avec l’Occident, du moins en apparence. Mais à partir de 2009, le bruit commença à courir à Washington que des changements importants allaient se produire en Libye. La survenue du Printemps Arabe donnait l’occasion aux irrédentismes régionaux libyens soutenus par les puissances occidentales de donner leur pleine mesure, à Benghazi surtout, mais aussi à l’Ouest dans le Djebel Nefoussa, à la frontière avec la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question demeure de savoir qui a été à l’origine du changement de régime politique en Libye. Les Algériens avant et après le 11-Septembre ont accueilli et entraîné des membres du FSN Libyen, c’est une certitude; les militaires algériens depuis Boumediene, malgré les apparences d’une rhétorique nationaliste tiers-mondiste, se sont toujours situés dans l’orbite américaine, en particulier depuis la guerre mondiale contre le terrorisme. La Tunisie a cultivé la même ambiguïté. Elle a pris soin de ne pas accueillir officiellement d’opposition libyenne, mais après Gafsa, des commandos à l’époque de Mohamed Mzali ont bien traversé la frontière en provenance de chez nous vers le pays voisin, qui ont d’ailleurs été interceptés sans remous. Ont-ils été donnés par Ben Ali, alors ministre de l’Intérieur? En tous cas, les paroles attribuées à Rachid Sfar évoquant lors de son passage à la tête du premier ministère l’arrivée du Général Vernon Walters en compagnie de Ben Ali, telles que rapportées dans le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">livre de Ridha Ben Slama</a>, prennent ainsi quelque relief, et expliqueraient les liens étroits qui ont plus tard uni le guide libyen et le futur président tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que Ben Ali avait été adoubé par les Libyens en tant que responsable de la sécurité ou du renseignement&nbsp; lors de l’Union tuniso-libyenne avortée de Djerba, et que durant l’affaire de Gafsa, il avait eu des renseignements avant l’attaque, qu’il n’avait pas utilisés pour l’anticiper.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BaZwAA7sqd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/23/affaire-des-gardes-francais-a-ras-jedir-poivre-sel-et-fil-blanc/">Affaire des «gardes» français à Ras Jedir : Poivre, sel, et fil blanc…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des «gardes» français à Ras Jedir : Poivre, sel, et fil blanc… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/23/affaire-des-gardes-francais-a-ras-jedir-poivre-sel-et-fil-blanc/embed/#?secret=b9tMavjNG2#?secret=BaZwAA7sqd" data-secret="BaZwAA7sqd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On est donc en droit de supposer qu’étant un allié indéfectible du tyran libyen, son élimination préalable de la scène pour abattre ce dernier devenait impérative. Après sa fuite en Arabie, et sous le gouvernement provisoire de Béji&nbsp;Caïd&nbsp;Essebsi, la Tunisie devint une base arrière de l’opposition armée libyenne,&nbsp;en particulier celles de Zenten et Nalout dans la zone frontalière du Djebel Nefoussa. A posteriori, on se prend à penser,&nbsp;si ce n’est pas pour cela, que les Révolutions en Tunisie et en Egypte précédèrent celle de Libye, si elles ne lui servirent pas aussi de couverture, de justificatif, qu’on nomma Printemps Arabe. Il n’y eut d’ailleurs qu’un seul véritable changement, celui survenu en Libye. En Tunisie et en Egypte, ces changements se situent encore dans la continuité des régimes précédents. On a évoqué l’influence du Qatar, désireux de mettre la main sur le gaz libyen pour des raisons stratégiques, et de la Turquie. Ces deux pays auraient soutenu financièrement le gouvernement de Benghazi alors qu’il était privé de toute ressource.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la France, l’acharnement avec lequel elle poursuivit le colonel libyen, jusqu’à sa mise à mort par ses opposants à Syrte, suscite quelques interrogations, et pas seulement parce que Nicolas Sarkozy bénéficia de ses largesses financières durant ses campagnes électorales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Printemps arabe en cache un autre </h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est au moment où le leader libyen était redevenu <em>«fréquentable»</em> aux yeux de la communauté internationale qu’il fut abattu par ses amis occidentaux. Il est vrai que la mise à mort de Saddam Hussein, un ennemi implacable de Kadhafi que ce dernier aurait tenté d’assassiner,&nbsp; l’avait sans aucun doute convaincu de faire amende honorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins l’invasion de l’Irak avait démontré que les Américains ne toléreraient&nbsp;plus, dans le monde arabe, aucun régime doté de ressources en hydrocarbures, et non soumis à leur contrôle absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre, certes, démontre bien que l’opposition,&nbsp;qui a pris le pouvoir en Libye, n’a pas relevé de la génération spontanée, elle a lutté dès le début contre le régime libyen et souvent, trahie par les services occidentaux, en a payé un prix conséquent. Et nul ne peut nier que le Colonel ne fût pas implacable contre ses opposants allant jusqu’à les faire assassiner par des équipes de tueurs dans les pays où ils étaient réfugiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois il faut bien constater que tout comme lors des derniers jours de Ben Ali, le caractère implacable des services de sécurité disparut lorsque débuta la fin du régime, et que l’arrestation de Abdelkarim Belhaj n’entraîna pas son élimination physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ce n’est pas sur le registre des droits de l’homme qu’il faut rechercher l’origine de l’intervention occidentale en Libye, et le sursis de 14 ans dont bénéficia en Syrie Bachar El-Assad le prouve largement, mais dans l’adoption par l’administration américaine, y compris celle d’Obama, de la vision des think tank néo-conservateurs censée assurer la domination de leur pays sur les ressources énergétiques mondiales. Et c’est en ce sens que ce qu’on a nommé Printemps Arabe doit prendre toute sa signification. </p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de libre pratique.</em>   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Pour la peau de Kadhafi : Guerres, secrets, mensonges : l&rsquo;autre histoire (1969-2011)’’, de Roumiana Ougartchinska et Rosario Priore, éditions Fayard, Paris, 23 octobre 2013,</em></strong> <strong><em>352 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vB9OCFA2NM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/02/sixieme-1er-septembre-sans-kadhafi-la-libye-un-pays-desagrege/">Sixième 1er Septembre sans Kadhafi : La Libye, un pays désagrégé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sixième 1er Septembre sans Kadhafi : La Libye, un pays désagrégé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/02/sixieme-1er-septembre-sans-kadhafi-la-libye-un-pays-desagrege/embed/#?secret=F1t3E5clBD#?secret=vB9OCFA2NM" data-secret="vB9OCFA2NM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Gros plan : ‘‘Ennafoura’’ de Selma Baccar ou lorsqu’un film en cache un autre  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 11:49:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[La Maison dorée]]></category>
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		<category><![CDATA[Rim Riahi]]></category>
		<category><![CDATA[Selma Baccar]]></category>
		<category><![CDATA[sit-in Errahil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Maison dorée’’ de Selma Baccar raconte l’histoire de trois belles femmes aux destins tragiques immergées dans l’histoire qui se fait dans la fureur de l’action.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/gros-plan-ennafoura-de-selma-baccar-ou-lorsquun-film-en-cache-un-autre/">Gros plan : ‘‘Ennafoura’’ de Selma Baccar ou lorsqu’un film en cache un autre  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec sa dramaturgie bien construite autour de combats de femmes frôlant l’universel par la force de leur expressivité, ‘‘La Maison dorée’’ se suffit à lui-même en nous racontant l’histoire de trois belles femmes aux destins tragiques immergées dans l’histoire qui se fait dans le bruit et la fureur de l’action.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche *</strong></p>



<span id="more-14915508"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Hier soir, mardi 17 décembre 2024, fête officielle de la révolution, la salle du Théâtre de l’Opéra, à la Cité de la Culture de Tunis, était pleine à craquer par un public cinéphile jeune et enthousiaste, le public habituel du festival. Mais une présence remarquée des figures parlementaires et politiques de l’avant 25 juillet 2021 était là complice avec l’équipe du film. Cette partie de l’élite aujourd’hui éclipsée est venue applaudir leur cinéaste chevronnée et auréolée par plus d’un film dont celui d’hier qui se voulait celui de l’apothéose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La projection du film <em>‘‘Ennafoura’’</em> ou <em>‘‘La Maison dorée’’</em> s’est déroulée dans une ambiance festive pour le bonheur du public. Voilà pour le cadre, place maintenant à l’œuvre récit et à sa critique. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois femmes en détresse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le film relate l’histoire de trois femmes réfugiées dans le vieil hôtel de la Maison dorée, niché dans la ville européenne, dans le Tunis de l’époque coloniale et qui &nbsp;rappelle un certain <em>«bon vieux temps».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Admirablement interprétés par des comédiennes de talent, notamment Rim Riahi et Amira Derouiche (grande découverte du public), trois femmes&nbsp;: Jalila, Salwa et Marwa, se rencontrent dans un contexte particulier fait de déception, de trauma et de fuite pour la survie dans le vieil hôtel tenu jusqu’à une date récente par une généreuse tenancière aujourd’hui décédée. Elles mènent toutes les trois leurs combats particuliers contre l’injustice des hommes. Des combats déclinés dans des expériences insolites et plurielles mais solidaires. Et des drames aussi révoltants qu’émouvants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selma Baccar nous a habitués à ces films de combat de femmes souvent seules, mais rarement solidaires comme l’illustre bien ce film, et ce depuis ‘‘<em>La danse du feu</em>’’ jusqu’à <em>‘‘La Maison dorée’’</em> en passant par ‘‘<em>Fleur d’oubli</em>’’ ou ‘‘<em>Al-Jaida</em>’’.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce dernier film a un goût particulier parce qu’il se fend dans la grande histoire qui se joue à quelques lieux de là sur la Grande place du Bardo ou s’annonce le sit-in <em>Errahil</em>, en 2013, annonçant le départ de la Troïka [la coalition au pouvoir conduite par le parti islamiste Ennahdha, Ndlr]. Autour de la fontaine en marbre s’organisait la plus grande et la plus longue manifestation démocratique contre l’assassinat des députés de l’opposition Chokri Belaïd, le 6 février 2013, et Mohamed Brahmi, le 25 juillet de la même année, actes imputés à des extrémistes religieux de la mouvance islamiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tournant qui devient un film dans le film entraîne les trois combattantes dans cette tourmente du Bardo sans en comprendre l’enjeu véritable. Mais elles s’en trouvent comme piégées et ensorcelées par le charme de l’action collective et libératrice de la parole et des corps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux films qui s’enchevêtrent&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette deuxième facette du film pose plus de question qu’elle n’en résout. Est-ce un documentaire qui cherche à sauvegarder une mémoire personnelle et subjective propre à l’auteure? Est-ce un essai de sauvegarde d’un moment historique particulier d’une transition politique dans l’impasse du fait des violences et des dérives du pouvoir dominé par les islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selma Baccar a laissé libre cours à son imagination fertile pour nous nous livrer sa version de cette page émouvante de notre histoire contemporaine, mais une page où le langage s’exprime à la première personne pour relater un moment très personnel. Salma était dans la tourmente de l’action pour changer l’histoire avec ses consœurs, bref une journée des femmes dédiées aux femmes, mais amputée de plus d’un acteur et de plus d’un fait qui ont marqué ce moment tournant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni l’UGTT qui a fait basculer les rapports; ni même <em>Bajbouj</em> [diminutif de Béji Caïd Essebsi, alors principal chef de l’opposition qui accèdera une année plus tard à la présidence de la république, Ndlr], grand acteur de ces moments majeurs, n’étaient visibles dans ce paysage pourtant dense et plein de couleurs. Fiction oblige, on fait le tri et on sélectionne. La mémoire personnelle et celle du groupe réduit l’emporte souvent dans les récits filmiques sur le souci de la rigueur ou du témoignage exhaustif. Peu importe si l’histoire en souffre le temps d’un film, tâche aux historiens de compléter le tableau ainsi brossé si nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le plus important du point de vue de l’écriture cinématographique c’est bien de savoir si les deux histoires ou à fortiori les <em>«deux films dans le film»</em> ont été harmonieusement articulés, mariés ou si cette greffe a bien réussi pour en faire un récit filmique bien fluide sur les deux plans esthétique et dramaturgique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec sa dramaturgie bien construite autour de combats de femmes frôlant l’universel par la force de leur expressivité, <em>‘‘La Maison dorée’’</em> se suffit à lui-même en nous racontant une l’histoire de trois belles femmes aux destins tragiques immergées dans l’histoire qui se fait dans le bruit et la fureur de l’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant cette histoire envoutante, le sit-in du Bardo, au-delà des faits relatés avec force sur fond de chants patriotiques, n’apparaît que comme un arrière-fond, parfois réussi, parfois redondant, celui d’un autre film qui se dérobe derrière les figures désormais iconiques de <em>‘‘La&nbsp;Maison dorée’’</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grande révélation du film est sans doute la comédienne Amira Derouiche, légitime héritière de la grande regrettée Raja Ben Ammar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Historien et cinéphile.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Faut-il vraiment s’allier à l’Otan, ce renard dans le poulailler arabe?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/faut-il-vraiment-sallier-a-lotan-ce-renard-dans-le-poulailler-arabe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 08:51:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Libye]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ceux qui ont salué la chute du tyran en Syrie estiment que la Tunisie gagnerait à se ranger sous la bannière de l’Otan, Est-ce une bonne idée ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/faut-il-vraiment-sallier-a-lotan-ce-renard-dans-le-poulailler-arabe/">Faut-il vraiment s’allier à l’Otan, ce renard dans le poulailler arabe?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ceux-là mêmes qui ont salué la chute du tyran en Syrie et qui estiment que la Tunisie gagnerait à se ranger sous la bannière de l’Otan, dont notre pays est déjà depuis 2015 un allié majeur non membre, pour se protéger d’éventuels périls extérieurs, devraient comprendre que le prix à payer d’un tel alignement pourrait être prohibitif.</em></strong> <strong><em>Explications&#8230; </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-14846922"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il se ranger sous la bannière de l’Otan? Depuis la chute du régime Al-Assad en Syrie, la question rebondit. Deux éminents anciens diplomates et ambassadeurs en ont exprimé la nécessité en arguant des limites de la puissance russe, éprouvée en Ukraine, absente en Syrie, et de l’éloignement du colosse chinois, qui serait plus occupé en mer de Chine du Sud qu’en Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre le caractère sommaire de ce jugement, puisque la Chine par le biais du port pakistanais de Gwadar possède un portail sur la mer d’Oran, le corollaire en est clair: il faudrait se mettre aux normes politiques et économiques américaines, autrement dit la démocratie et le libéralisme économique. En échange, nous serions assurés de la&nbsp; protection qui compte, puisque les Etats-Unis sont le seul pays disposant d’une flotte de guerre avec ses facilités et ses ports d’attache couvrant simultanément les différents théâtres d’opérations militaires du monde, et capable de projeter sa puissance. Il faudrait donc déjà savoir contre qui et contre quoi cette protection serait indispensable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conditions de la stabilité en Tunisie &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A l’est, il y a évidemment l’hypothèque libyenne, mais la Libye est dans les faits partagée entre Benghazi soutenue par l’Egypte et ses alliés saoudiens et émiratis, et Tripoli dont le régime est consolidé&nbsp;par la présence de l’armée turque non loin de la frontière tunisienne. Or la Turquie, quoique proche des islamistes d’Ennahdha et dont les liens avec les jihadistes sont apparus en Syrie au grand jour, est alliée au Qatar et de surcroît membre de l’Otan, ce qui ne laisse pas d’inquiéter d’autres pays méditerranéens membres de l’Otan comme la Grèce, l’Italie, et la France. Et on l’a bien constaté, il y a plusieurs mois, lorsque la Turquie avait envoyé ses bateaux prospecter dans les eaux territoriales que la Grèce considérait comme siennes. Elle l’a donc sans doute fait avec l’assentiment américain car ainsi que l’a démontré l’affaire du Nord Stream, l’Amérique tient à garder l’Europe sous sa dépendance, particulièrement en matière de ressources énergétiques. De là à dire que grâce à l’armée turque, elle tient dans sa ligne&nbsp;de mire le gazoduc algéro-italien qui transite par la Tunisie pour alimenter l’Europe, il n’y a qu’un pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci amène évidemment à parler du voisin de l’ouest, l’Algérie qui possède un intérêt stratégique évident en Tunisie, celui de la sécurité de son gazoduc, et par voie de conséquence, de sa stabilité politique, d’autant que les généraux algériens ne veulent pas d’un modèle politique dans un pays voisin qui remettrait le leur en question et qui hypothèquerait&nbsp;leur marge de manœuvre; d’autant que ce modèle, la démocratie, avait mené les islamistes algériens au seuil du pouvoir et déclenché une guerre civile de dix ans.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ychA4OvKMl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/">Le faux calcul de la Turquie en Syrie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faux calcul de la Turquie en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/embed/#?secret=klZXppjC1k#?secret=ychA4OvKMl" data-secret="ychA4OvKMl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie a donc vu d’un bon œil les changements politiques qui sont intervenus en Tunisie, et qui ont brisé l’étau dans lequel menaçaient de la plonger ses relations tumultueuses avec le Maroc, assuré de garder le Sahara occidental et soutenu par Israël et les Etats-Unis. Mais l’Italie, le pays de destination du gazoduc algérien, a aussi évidemment les mêmes intérêts que l’Algérie, celui de la stabilité de la Tunisie. D’autant que la question migratoire rend impératif pour les Italiens et les Européens&nbsp;l’existence dans notre pays d’un Etat fort ayant la volonté sinon de la résoudre, du moins de la limiter, ainsi que le faisaient en leur temps Ben Ali et Kadhafi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il apparaît donc que ce sont nos voisins du nord et de l’ouest qui ont le plus intérêt à assurer notre stabilité et notre sécurité, beaucoup plus que ne le feraient les Etats-Unis, certes alliés de l’Europe, d’un point de vue militaire, mais peu désireux de lui ôter&nbsp;la bride lorsqu’il s’agit d’intérêts économiques divergents. Et on avait déjà bien vu comment Mattei, le PDG italien de l’Eni, avait fini dans un accident d’avion&nbsp;lorsqu’il avait voulu concurrencer les majores pétrolières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inutile d’évoquer le rôle qu’avait joué la Tunisie en 1943 de tremplin de la conquête de la Sicile puis l’Italie par les troupes anglo-britanniques&nbsp; interdisant tout renfort allemand durant la bataille de Koursk en Ukraine. On n’imagine en effet pas qui pourrait de nos jours faire de même ni pour quelles raisons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, on ne peut ignorer pour autant la valeur aéronavale unique du port de Bizerte commandant le passage entre la Méditerranée occidentale et orientale, et par voie de conséquence le trafic maritime entre l’Europe Occidentale et l’Extrême-Orient. Cela confère une autre raison à l’intérêt que peut nous accorder une puissance comme la Turquie lorsque son puissant parrain américain désire accroître la pression sur ses alliés européens autant par la perturbation de l’approvisionnement en gaz que par l’émigration et, il ne faut pas l’oublier, le terrorisme. Si donc la Tunisie court actuellement un danger, on ne voit pas de quelle autre partie il pourrait venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les périls liés aux bouleversements géostratégiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement d’aucuns, inquiets de l’intensité de l’émigration subsaharienne&nbsp;transitant sur notre territoire, arguent du <em>«grand remplacement»</em> en se faisant l’écho des théories de l’extrême droite européenne. Il est certain qu’elle pourrait être beaucoup mieux gérée qu’elle ne l’est actuellement, en particulier sur le plan de la porosité des frontières. Néanmoins malgré les problèmes qu’elle engendre, ceux ci demeurent localisés et ne mettent pas en question la stabilité ou la sécurité du pays, du moins pour le moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste que le plus grand danger pourrait voir l’Etat Islamique surgir du Sud en embrigadant&nbsp;autant ces émigrés là que d’autres venus du Moyen-Orient, pour déstabiliser ce géant gazier que constitue l’Algérie, qui, de toute évidence, demeure la cible la plus importante de la région dans toute tentative éventuelle d’accaparer la production mondiale des hydrocarbures.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YI7sNdLqXH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=vuayu3RZQI#?secret=YI7sNdLqXH" data-secret="YI7sNdLqXH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’Iran tombe, ce qui est dans le domaine du possible, étant données les mœurs devenues belliqueuses du couple israélo-américain, et sa volonté de mettre sous l’éteignoir toute velléité de puissance arabe ou musulmane, il est probable que la cible suivante puisse être l’Algérie. Et dans ce cas, la Tunisie doit éviter de constituer une base d’agression contre nos voisins dont nous ne retirerions aucun bénéfice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi que le disait le regretté Ahmed Mestiri, ce qui se passe en Algérie a toujours des répercussions sur la Tunisie, et l’inverse est aussi vrai. Or c’est bien ce qu’une coopération avec l’Otan risquerait de nous imposer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eu égard à tout cela, le refus de tout crédit supplémentaire du FMI assorti des conditions habituelles tendant autant à mettre notre économie en berne qu’à susciter des troubles sociaux, paraît relever de la sagesse la plus élémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, on arguera que le Maroc a emprunté cette voie. Mais le Maroc est un royaume pluriséculaire dont le peuple est doté d’une forte conscience nationale incarnée dans la fidélité à son souverain, et qui dispose de ressources autrement importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, malheureusement, le sentiment d’unité nationale a été mis à mal par dix années de multipartisme et de partitocratie, dont les conséquences n’ont pas encore été surmontées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux-là mêmes qui ont salué la chute du tyran en Syrie s’aperçoivent peut-être, du moins l’espère-t-on, que le prix à payer s’avère prohibitif. Dans ces conditions, le mieux est de traiter avec les pays dont les intérêts coïncident&nbsp;avec les nôtres, et éviter les fauteurs de guerre, ceux qui, par le biais de la dette, veulent nous astreindre à devenir les instruments de leurs entreprises impérialistes et colonialistes dont nous ne saurions être que les premières victimes. L’Ukraine qui s’était déjà bernée de l’illusion de la sécurité obtenue par l’adhésion à l’Otan, en constitue le sanglant démenti.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de pratique libre.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jcg4GqnGZi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/">La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nouvelle Syrie, ou l’illusion de la liberté à l’épreuve de l’expansionnisme israélien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/10/la-nouvelle-syrie-ou-lillusion-de-la-liberte-a-lepreuve-de-lexpansionnisme-israelien/embed/#?secret=e0n7bFKuW7#?secret=jcg4GqnGZi" data-secret="jcg4GqnGZi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/faut-il-vraiment-sallier-a-lotan-ce-renard-dans-le-poulailler-arabe/">Faut-il vraiment s’allier à l’Otan, ce renard dans le poulailler arabe?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Me Ben Halima prédit la mort de 80% des médias privés en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/me-ben-hamila-prevoit-la-mort-de-80-des-medias-prives-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 07:20:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Ben Halima]]></category>
		<category><![CDATA[information libre]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Kaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«L’information en Tunisie est dans un état de mort clinique et je prévois la faillite et la fermeture prochaines de 80% des médias privés», écrit Me Ben Halima. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/14/me-ben-hamila-prevoit-la-mort-de-80-des-medias-prives-en-tunisie/">Me Ben Halima prédit la mort de 80% des médias privés en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un poste facebook publié dimanche 13 octobre 2024, l’avocat, chroniqueur et analyste politique Imed Ben Halima brosse un tableau sombre de la situation politique et médiatique en Tunisie 13 ans après la révolution dite de la liberté et de la dignité. Nous le traduisons ci-dessous.</em></strong></p>



<span id="more-14213485"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«On ne doit pas oublier qu’après les élections d’octobre 2011 qui a permis l’accession des Frères musulmans au pouvoir, c’est l’information libre et plurielle qui a affaibli les islamistes aux élections de 2014 et a permis à Béji </em>[Caïd Essebsi] <em>et son parti d’accéder au pouvoir. Et c’est une partie des médias libres qui a ouvert les plateaux pour attaquer l’alliance entre le Makhzen</em> [Etat profond]<em>, les Frérots et la bande de Youssef Chahed, et qui a fait tomber le candidat des islamistes, Youssef Chahed, et Nabil Karoui à la présidentielle de 2019.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima.jpg" alt="" class="wp-image-14213633" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima-300x188.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima-768x480.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Imed-Ben-Halima-580x363.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ce sont les mêmes médias qui ont permis à Kaïs Saïed d’être présent et de s’exprimer librement entre 2011 et 2019 et l’a fait ainsi connaître du grand public.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Durant toute cette période, beaucoup de gens ont parlé avec audace et ont mis en danger leur liberté et leur vie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Aujourd’hui, cette expérience est terminée et l’oiseau est retourné dans sa cage. Il n’y a plus d’information libre ou plurielle. Tu entends une seule musique jouée sur un seul ton. Les espaces ont été fermés et ce sont les portes de </em>[la prison de]<em> Mornaguia qui ont été ouvertes. Fou celui qui court des risques dans un jeu qui n’est soumis à aucune loi et à aucune règle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’information est dans un état de mort clinique et je prévois la faillite et la fermeture prochaines de 80% des médias privés </em>[en Tunisie]<em>.»</em> &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XLFFGxvz3v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/aida-hichri-nous-sommes-revenus-au-climat-de-la-peur-et-de-la-censure/">Aïda Hichri : «Nous sommes revenus au climat de la peur et de la censure»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aïda Hichri : «Nous sommes revenus au climat de la peur et de la censure» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/aida-hichri-nous-sommes-revenus-au-climat-de-la-peur-et-de-la-censure/embed/#?secret=li0RCKvnQS#?secret=XLFFGxvz3v" data-secret="XLFFGxvz3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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