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	<title>Archives des Josep Borrell - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Josep Borrell - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>The Guardian parle d’ «inquiétudes européennes sur la détérioration des droits humains en Tunisie»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/the-guardian-parle-d-inquietudes-europeennes-sur-la-deterioration-des-droits-humains-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 07:45:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord migratoire]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union européenne craint que sa crédibilité ne soit en jeu alors qu’elle cherche à peser les inquiétudes croissantes concernant l’écrasement de la dissidence en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/the-guardian-parle-d-inquietudes-europeennes-sur-la-deterioration-des-droits-humains-en-tunisie/">The Guardian parle d’ «inquiétudes européennes sur la détérioration des droits humains en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><a href="https://www.theguardian.com/world/2024/sep/13/eu-fears-for-its-human-rights-credibility-as-tunisia-crushes-dissent-leak-shows" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> rapporte dans un article publié vendredi 13 septembre 2024, en citant des «fuites», qu’un document de 5 pages détaillant la «détérioration» de la situation des droits et des libertés sous Kaïs Saïed alimente les inquiétudes de l’Union européenne (UE) concernant son accord migratoire avec la Tunisie.</em></strong> <em>(Illustration : accord stratégique Tunisie-Union européenne signé en juillet 2023).</em> </p>



<span id="more-13981870"></span>



<p>L’UE craint que sa crédibilité ne soit en jeu alors qu’elle cherche à peser les inquiétudes croissantes concernant l’écrasement de la dissidence en Tunisie tout en préservant un accord migratoire controversé entre Bruxelles et Tunis, indique le journal britannique, citant le document fuité.</p>



<p>Il s’agit d’un rapport interne rédigé par le service diplomatique de l’UE, que <a href="http://The Guardian parle d’ «inquiétudes européennes sur la détérioration des droits humains en Tunisie»" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian </a>affirme avoir consulté, et qui parle d’<em>«une nette détérioration du climat politique et un rétrécissement de l’espace civique»</em> sous le président Saïed depuis qu’il a concentré tous les pouvoirs dans ses mains à partir du 25 juillet 2021.</p>



<p><em>«Les responsables de l’UE s’attendent à ce que Saïed reste au pouvoir après les élections présidentielles du 6 octobre. La préparation du vote a été marquée par l</em><em>’</em><em>emprisonnement d</em><em>’</em><em>opposants et la poursuite en justice de dissidents sous prétexte de diffusion de fausses informations»</em>, écrit le journal, ajoutant que le document consulté alimente les inquiétudes concernant l’accord migratoire UE-Tunisie de 2023, qui vise à empêcher les personnes d’atteindre l’Europe depuis notre pays.</p>



<p><em>«Les relations UE-Tunisie sont devenues plus complexes»</em>, conclut le document que le plus haut diplomate européen, Josep Borrell, a envoyé aux ministres des Affaires étrangères du bloc le 7 juillet.<em> «L</em><em>’</em><em>UE continue d</em><em>’</em><em>avoir un vif intérêt à préserver son partenariat avec la Tunisie afin d</em><em>’</em><em>assurer la stabilité du pays»</em>, poursuit le rapport, décrivant ce lien comme un moyen d’assurer la stabilité socio-économique, le respect des droits de l’homme et de <em>«continuer à agir efficacement en matière de gestion des migrations»</em>.</p>



<p>L’UE craint que sans un tel soutien, la Tunisie ne tombe sous l’influence de <em>«pays tiers hostiles»</em> qui, bien que non nommés, font presque certainement référence aux <em>«concurrents»</em> que sont la Russie, l’Iran et la Chine.</p>



<p>Il s’agit donc pour l’UE de <em>«trouver un équilibre de plus en plus difficile entre </em>[sa]<em> crédibilité en termes de valeurs et son intérêt à rester engagé de manière constructive avec les autorités tunisiennes»</em>.</p>



<p>Le rapport de cinq pages relate l’arrestation d’hommes politiques de l’opposition, de journalistes, d’avocats et d’hommes d’affaires avant les élections présidentielles du 6 octobre prochain. Des personnes travaillant pour des ONG qui aident les migrants ont également été arrêtées, <em>«dont la majorité sont des partenaires de mise en œuvre de programmes financés par l</em><em>’</em><em>UE»</em>, note le document de l’UE.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/the-guardian-parle-d-inquietudes-europeennes-sur-la-deterioration-des-droits-humains-en-tunisie/">The Guardian parle d’ «inquiétudes européennes sur la détérioration des droits humains en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Josep Borrel met le pied dans le plat : «Israël a financé le Hamas»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/josep-borrel-met-le-pied-dans-le-plat-israel-a-finance-le-hamas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 11:29:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fatah]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
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		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[OLP]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Le Hamas a été financé par le gouvernement israélien pour tenter d’affaiblir l’Autorité palestinienne du Fatah», a déclaré Josep Borrel,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/josep-borrel-met-le-pied-dans-le-plat-israel-a-finance-le-hamas/">Josep Borrel met le pied dans le plat : «Israël a financé le Hamas»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Le Hamas a été financé par le gouvernement israélien pour tenter d’affaiblir l’Autorité palestinienne du Fatah», a déclaré Josep Borrel, vendredi 6 septembre 2024, lors d’une conférence dans une université espagnole.</em></strong></p>



<span id="more-13961018"></span>



<p>Le chef de la diplomatie européenne a ajouté : <em>«Si nous n’intervenons pas fermement, la spirale de la haine et de la violence se poursuivra de génération en génération, de funérailles en funérailles»</em>.</p>



<p>Ces propos n’ont pas manqué de susciter des réactions outrées dans les cercles sionistes européens.&nbsp;</p>



<p>En fait, Borrel n’a fait que rappeler une vérité historique attestée par beaucoup d’historiens, y compris israéliens.</p>



<p><em>«Oui, Israël a soutenu les Frères Musulmans à la base mais le Hamas n’en est qu’une émanation spécifique»</em>, a cru pouvoir nuancer Michel Liégeois, professeur de Relations internationales à l’UCLouvain, cité par<a href="https://www.rtbf.be/article/est-ce-qu-israel-a-cree-et-finance-le-hamas-c-est-plus-complexe-que-cela-selon-un-expert-11316136" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> RTBF</a>. </p>



<p>L’expert apporte des données intéressantes à ce sujet qui méritent d’être mieux connus : <em>«Historiquement, Israël met pour la première fois les pieds à Gaza en 1967, à l’issue de la guerre des Six Jours. Puisqu’avant cela, le territoire gazaoui qui est aujourd’hui la bande de Gaza, ne faisait pas partie de l’Etat d’Israël dans le cadre du plan de partage. C’est, à l’époque, un territoire palestinien»</em>, explique Michel Liégeois. <em>«Pour des raisons de sécurité, Israël maintient sa présence et occupe Gaza. Elle y trouve à ce moment-là une seule organisation un peu structurée : l’organisation des Frères musulmans. Ensemble, ils trouvent un modus operandi. Les Frères Musulmans vont aider Israël à administrer la bande de Gaza. Cela permet à Israël de ne pas devoir y perdre trop d’énergie et d’argent»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>Au fil des ans, la coopération entre les deux parties va s’approfondir, le but d’Israël étant de ne pas avoir affaire à l’OLP. En échange d’une reconnaissance de fait, Israël allait devoir payer une contrepartie : <em>«Israël va, en échange, financer un certain nombre de projets, notamment la construction de mosquées»</em>, explique Michel Liégeois.</p>



<p>Cette <em>«entente»</em> contre-nature, sachant les positions extrémistes des Frères musulmans, dure 20 ans, jusque dans les années 80 : <em>«En 1987, le Hamas est créé. Le Hamas est bien l’émanation politico-militaire, plus radicale, de la mouvance des Frères musulmans. Donc oui, Israël a soutenu les Frères Musulmans à la base mais le Hamas n’est qu’une émanation spécifique, politique, de cette organisation. Il est important de le préciser»</em>, souligne l’expert.</p>



<p>En aidant les ennemis de ses ennemis, c’est-à-dire en jouant la carte des islamistes contre celle des laïques, selon une tactique vieille comme le monde, Israël cherchait à déstabiliser le Fatah,</p>



<p>Peut-on affirmer donc qu’Israël a aidé le Hamas à gagner du terrain contre le Fatah ? Réponse de l’expert qui a dû prendre mille pincettes et couper le cheveu en quatre pour répondre par l’affirmative: <em>«À certains moments, de façon ponctuelle, dans le cadre d’opérations menée par les services secrets israéliens, il n’est pas exclu qu’ils n’aient pas jugé utile d’affaiblir un peu le Fatah, de lui rendre la vie un peu plus difficile. Donc on ne peut pas totalement exclure cette possibilité.»</em> </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/09/josep-borrel-met-le-pied-dans-le-plat-israel-a-finance-le-hamas/">Josep Borrel met le pied dans le plat : «Israël a financé le Hamas»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Ambassade de Tunisie à Bruxelles réagit aux déclarations de Josep Borrell</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/lambassade-de-tunisie-a-bruxelles-reagit-aux-declarations-de-josep-borrell/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 16:55:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ambassade de Tunisie à Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié ce mercredi 26 juin 2024, l&#8217;Ambassade de Tunisie à Bruxelles a réagi aux déclarations du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors de la réunion du Conseil européen des Affaires étrangères du 24 juin. Josep Borrell avait exprimé le 24 juin les inquiétudes de l’UE face à un rapprochement de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/lambassade-de-tunisie-a-bruxelles-reagit-aux-declarations-de-josep-borrell/">L&rsquo;Ambassade de Tunisie à Bruxelles réagit aux déclarations de Josep Borrell</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Dans un communiqué publié ce mercredi 26 juin 2024, l&rsquo;Ambassade de Tunisie à Bruxelles a réagi aux déclarations du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell lors de la réunion du Conseil européen des Affaires étrangères du 24 juin.</strong></em></p>



<span id="more-13442286"></span>



<p>Josep Borrell avait exprimé le 24 juin les inquiétudes de l’UE face à un rapprochement de Tunis avec la Russie, la Chine et l’Iran, invitant les 27, à «<em> la lumière des derniers développements internes et externes, à procéder à une évaluation collective et éviter certains événements qui conduisent à des rapprochements avec les gouvernements chinois, russe et iranien</em> ».</p>



<p>L&rsquo;Ambassade tunisienne a ainsi rappelé  «<em> qu&rsquo;en Tunisie, le Gouvernement représente légitimement les aspirations du peuple et en exprime sa volonté souveraine; que la Tunisie conduit ses relations avec l’ensemble de ses partenaires en toute indépendance. Elle reste attachée à la constance et aux acquis de son Partenariat avec l’Union européenne, en œuvrant à ce que cette relation s’adapte constamment aux défis et changements en cours»</em>.</p>



<p>La même source a ajouté dans son communiqué que  «<em> l&rsquo;acharnement de l’intéressé, ancien administrateur d’un groupe industriel désormais en fin de contrat professionnel, n’entachera pas le partenariat tuniso-européen</em>».</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/lambassade-de-tunisie-a-bruxelles-reagit-aux-declarations-de-josep-borrell/">L&rsquo;Ambassade de Tunisie à Bruxelles réagit aux déclarations de Josep Borrell</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Conseil européen «s&#8217;informe» sur «les développements politiques en Tunisie»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/la-conseil-europeen-sinforme-sur-les-developpements-politiques-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 09:15:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil européen]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
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		<category><![CDATA[problème migratoire]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil des affaires étrangères de l’UE  «informé», «au titre de l’actualité», «des développements politiques en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/la-conseil-europeen-sinforme-sur-les-developpements-politiques-en-tunisie/">La Conseil européen «s&rsquo;informe» sur «les développements politiques en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne (UE), réuni le 24 juin 2024 à Luxembourg, a été «informé», «au titre de l’actualité», «des développements politiques en Tunisie et a discuté de la nécessité d’abord d’évaluer collectivement la situation, puis de réfléchir à la meilleure manière de gérer le partenariat de l’Union européenne (UE) avec ce pays et de maintenir le soutien de l’UE au peuple tunisien.»</em></strong></p>



<span id="more-13441039"></span>



<p>C’est ce qu’on lit dans le <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/meetings/fac/2024/06/24/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR3eRh4KXkoRiASEX7VdrhkyNCg9LZ46y3FfkLPGMqkaAshcWMfZu3Zq4eA_aem_J-ho2tB_JK7ajykbnoO7ZQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> publié sur le site web du Conseil à l’issue de cette réunion.   </p>



<p>En fait, la question de la situation politique en Tunisie ne figurait pas dans l’ordre du jour initial de la réunion publié sur le site du Conseil européen. Elle y a été ajoutée par Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne&nbsp;(CE), qui avait été interpellé à ce sujet par des organisations tunisiennes de défense des droits de l’homme. Mais cette question ne semble pas avoir retenu outre mesure l’attention des chefs de la diplomatie européenne, qui ont d’autres urgences et préfèrent appréhender les relations de l’Europe avec la Tunisie et les autres pays de la rive sud de la Méditerranée à l’aune de leur coopération dans la gestion du problème migratoire. Et à ce niveau là, la Tunisie <em>«fait du bon travail»</em>, selon l’appréciation de la Présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, point de vue qu’elle partage avec ses collègues de l’extrême droite européenne qui ont aujourd’hui le vent en poupe. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zRB4V3Jdiq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/les-droits-de-lhomme-en-tunisie-au-menu-du-parlement-europeen/">Les droits de l’homme en Tunisie au menu du Conseil européen ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les droits de l’homme en Tunisie au menu du Conseil européen ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/les-droits-de-lhomme-en-tunisie-au-menu-du-parlement-europeen/embed/#?secret=kFo6riPv0V#?secret=zRB4V3Jdiq" data-secret="zRB4V3Jdiq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/26/la-conseil-europeen-sinforme-sur-les-developpements-politiques-en-tunisie/">La Conseil européen «s&rsquo;informe» sur «les développements politiques en Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les droits de l’homme en Tunisie au menu du Conseil européen ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/les-droits-de-lhomme-en-tunisie-au-menu-du-parlement-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jun 2024 07:59:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[immigration illégale]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[William Bourdon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13420660</guid>

					<description><![CDATA[<p>La situation des droits humains en Tunisie est l’un des points à l’ordre du jour des discussions des Vingt-Sept, demain à Luxembourg. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/les-droits-de-lhomme-en-tunisie-au-menu-du-parlement-europeen/">Les droits de l’homme en Tunisie au menu du Conseil européen ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La situation des droits humains en Tunisie est l’un des points à l’ordre du jour des discussions des Vingt-Sept, lors de la réunion du Conseil européen (CE), à Luxembourg demain, lundi 24 juin 2024.</em></strong> (Josep Borrell reçu à Carthage par le président Kaïs Saïed, le 10 septembre 2023).</p>



<span id="more-13420660"></span>



<p>Selon <em><a href="https://www.jeuneafrique.com/1580114/politique/les-droits-de-lhomme-en-tunisie-a-lagenda-europeen/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeune Afrique</a></em>, qui a rapporté cette information, la question des droits humains en Tunisie a été inscrite à l’ordre du jour de la réunion du CE par Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne&nbsp;(CE).</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas la première fois que Borrell montre un tel intérêt pour la Tunisie. Il avait déclaré, lors d’une conférence de presse, le 20 mars 2023, que l’UE ne peut pas <em>«fermer les yeux sur ce qui se passe» </em>en Tunisie, en qualifiant la situation dans notre pays de <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/20/union-europeenne-la-situation-en-tunisie-est-tres-dangereuse-josep-borrell/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«très, très dangereuse»</a></em>. Ce à quoi le ministère tunisien des Affaires étrangères avait <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/21/reponse-des-autorites-tunisiennes-aux-declarations-de-josep-borrell-sur-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">répliqué</a>, le lendemain, en qualifiant les déclarations du responsable européen d’<em>«exagérées» </em>et<em> </em>d&rsquo;<em>«orientées»</em>. &nbsp;</p>



<p>Le magazine parisien ajoute que la décision européenne fait suite à un courrier de onze pages adressé à Borrell par le cabinet d’avocats William Bourdon et Associés, agissant, depuis Paris, pour le compte de plusieurs ONG &nbsp;qui attiraient l’attention du chef de la diplomatie européenne sur ce qu’ils appellent la détérioration de l’état des libertés publiques en Tunisie depuis le 25 juillet 2021, date de la proclamation de l’état d’exception par le président Kaïs Saïed.</p>



<p>Les Ong concernées sont le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Centre libanais des droits de l’homme (CLDH) et EuroMed Droits. Parmi les <em>«violations»</em> que ces Ong attribuent aux autorités tunisiennes, <em>Jeune Afrique </em>cite <em>«les abus sur les migrants, les atteintes à la liberté d’expression, les entraves à l’accès à une justice équitable»</em>&#8230;</p>



<p>Les Ong estiment que les accords signés entre l’UE et la Tunisie, en particulier le Mémorandum d’entente sur un partenariat stratégique et global (juillet 2023), qui a valeur d’accord international, obligeraient les Européens à se défaire d’une certaine complaisance à l’égard du régime en Tunisie, que l’Europe, à l’initiative de l’Italie de Giorgia Meloni, cherche à transformer en un terrain d’expérimentation de sa nouvelle politique de lutte contre l’immigration illégale.</p>



<p>Il convient cependant de préciser que jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on ait mis en ligne, ce matin, l&rsquo;agenda de la réunion du CE de demain, tel que publié sur le <a href="https://www.consilium.europa.eu/fr/meetings/fac/2024/06/24/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site officiel du CE</a>, ne contient pas le point relatif à la situation en Tunisie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ljfGciq3kf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/20/union-europeenne-la-situation-en-tunisie-est-tres-dangereuse-josep-borrell/">Union européenne : «La situation en Tunisie est très dangereuse», Josep Borrell</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Union européenne : «La situation en Tunisie est très dangereuse», Josep Borrell » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/20/union-europeenne-la-situation-en-tunisie-est-tres-dangereuse-josep-borrell/embed/#?secret=aenzLYyR9H#?secret=ljfGciq3kf" data-secret="ljfGciq3kf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/les-droits-de-lhomme-en-tunisie-au-menu-du-parlement-europeen/">Les droits de l’homme en Tunisie au menu du Conseil européen ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>A propos du double discours de l’Union européenne sur Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/a-propos-du-double-discours-de-lunion-europeenne-sur-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2024 12:03:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le double langage de l’UE qui dit œuvrer pour que la Méditerranée soit un espace de paix, et soutient la destruction de Gaza par l’armée israélienne.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans cette lettre ouverte à l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie intitulée «Oui à la coopération, non au double discours», le bureau directeur de l’Association d’éducation relative à l’environnement (Aere-Hammamet), exprime son refus du double langage de l’UE qui, d’un côté œuvre pour que la Méditerranée soit un espace de dialogue, de solidarité, de paix et de coopération, et de l’autre côté, soutient l’opération de destruction systématique de Gaza par l’armée israélienne.</em></strong> <em>(Illustration: Israël Katz, ministre des Affaires étrangères d&rsquo;Israël et Josep Borrell, haut représentant de l&rsquo;Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité &#8211; Ph. UE).</em></p>



<span id="more-11600370"></span>



<p>Monsieur l’Ambassadeur,</p>



<p>L’Union européenne (UE) a lancé en décembre 2023 le premier appel à propositions du programme <em>«Interreg Next Med»</em> qui dispose d’un budget de 103 millions d’euros afin de financer des projets de coopération pour une région méditerranéenne <em>«plus intelligente, plus verte et plus inclusive»</em>.</p>



<p>Plusieurs entités tunisiennes (institutions, collectivités locales, organisations, associations, ONGs…) ont été conviées à une journée d’information qui se tiendra prochainement à Tunis afin de leur permettre d’en savoir davantage sur le programme et de les encourager à prendre part à l’appel à propositions.</p>



<p>Monsieur l’Ambassadeur,</p>



<p>Nous sommes conscients et convaincus de l’importance de ce programme de coopération transfrontalière pour l’édification d’un espace méditerranéen pacifié, solidaire et durable. Nous avons même participé activement à plusieurs projets financés par ce programme.</p>



<p>Ceci étant dit, nous déplorons vivement la position de l’UE face aux drames inhumains, aux crimes abominables et aux malheurs indescriptibles que fait subir, depuis octobre 2023, l’armée israélienne aux Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. L’UE a choisi de se ranger du côté du NON-DROIT faisant fi des règles du droit international, du droit humanitaire et de la légalité internationale. Depuis le 7 octobre, les pays européens nous servent en boucle le mantra éculé, ressassé, rabâché selon lequel <em>«Israël a le droit de se défendre»</em> ne se souciant que de certaines victimes et se désintéressant des autres comme s’il fallait faire un tri parmi les victimes.</p>



<p>Comment ne pas être scandalisé par une telle attitude de l’UE qui vient en même temps nous louer les vertus de la coopération méditerranéenne? Comment ne pas y voir un comportement hypocrite voire schizophrène? Cette position a sapé notre moral et refroidi notre enthousiasme pour le programme <em>«Next Med»</em>.</p>



<p>Monsieur l’Ambassadeur,</p>



<p>Nous vous prions de bien vouloir relayer auprès de votre hiérarchie notre étonnement devant votre silence complice et le peu de cas que vous réservez au caractère sacré de la vie humaine. Le monde entier hurle sa solidarité avec les enfants palestiniens tués de sang-froid, et l’UE est insensible et indifférente à ces drames. Se peut-il qu’elle soit devenue aveugle? Les dirigeants européens ne voient-ils pas leurs propres enfants dans les yeux terrorisés de ces petits Palestiniens massacrés par milliers? Il est alors grand temps qu’ils ôtent les œillères et regardent la réalité en face.</p>



<p>Monsieur l’Ambassadeur,</p>



<p>Le Hamas n’est pas notre genre de beauté, ni le modèle de démocratie auquel nous aspirons. Et plus généralement, ni les islamistes, ni les sionistes ne nous conviennent. Mais un crime ne justifie pas un autre crime cent fois plus grand. Seuls les appels au cessez-le feu immédiat, à la paix, la fraternité et la coexistence entre Palestiniens et Israéliens feraient taire les va-t-en guerre.</p>



<p>L’UE a malheureusement choisi le camp de l’occupant contre l’occupé, du colon contre le colonisé, du puissant contre le faible, du marteau-pilon contre la mouche. Et si les choses restent en l’état, Israël, le dernier né du couple vieillissant Etats-Unis &#8211; Europe, l’enfant gâté laissé sans surveillance finira par entraîner la région et le monde entier vers une confrontation généralisée. Nous serions alors à mille lieues des objectifs du programme européen <em>«Next Med»</em> dont on voudrait faire la promotion.</p>



<p>En nous excusant d’avance d’avoir abusé de votre patience, nous vous adressons, M. l’Ambassadeur, nos salutations les plus cordiales.</p>
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		<title>Pour la paix à Gaza, ne regardez pas vers l’Europe !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/pour-la-paix-a-gaza-ne-regardez-pas-vers-leurope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 09:38:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des divisions rancunières donnent à l’Europe une apparence faible et sans importance sur la scène internationale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/pour-la-paix-a-gaza-ne-regardez-pas-vers-leurope/">Pour la paix à Gaza, ne regardez pas vers l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>De fortes divisions internes affaiblissent une fois de plus l’Union européenne (UE) et la rendent inutile en tant qu’acteur géopolitique, sur fond de montée des partis d’extrême-droite qui engagerait dans une nouvelle phase dangereuse de l’histoire.</em></strong> <em>(Illustration : Le soutien de von der Leyen à Israël a suscité la fureur en Europe. Ph. Angelos Tzortzinis/Getty Images).</em></p>



<p>Par <strong>Pankaj Mishra </strong>*</p>



<span id="more-10832042"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra.jpg" alt="" class="wp-image-10832096" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Pankaj-Mishra-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Lorsqu’Ursula von der Leyen a pris la présidence de la Commission européenne il y a quatre ans, elle a promis que l’Europe serait une puissance géopolitique. Et, alors que les membres de l’UE se sont unis pour s’opposer à l’invasion de l’Ukraine par la Russie début 2022, le continent semblait certainement un pilier solide d’un ordre mondial menacé par les autocraties de la Russie et de la Chine – sans parler d’autres ennemis. Le président français Emmanuel Macron a rapidement commencé à parler de <em>«l’autonomie stratégique»</em> de l’Europe, en partie pour se prémunir contre la réélection de Donald Trump en 2024.</p>



<p>Mais la Russie a mieux survécu à la guerre que prévu. Les querelles entre dirigeants européens et américains menacent l’aide cruciale à l’Ukraine. Les chances de Trump sont en hausse. Et l’Europe ressemble désormais moins à un rempart démocratique contre le populisme trumpiste qu’à un tremplin à celui-ci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des fiascos en série</h2>



<p>La confusion, la division et la maladresse des dirigeants bruxellois sont en partie responsables de cette situation. Von der Leyen mérite sa part de critiques. Elle s’est rendue en Tunisie en juillet avec le Premier ministre italien de droite Giorgia Meloni pour signer un accord douteux avec Kaïs Saïed, le payant effectivement pour empêcher les migrants de traverser la Méditerranée. Non seulement Saïed est revenu sur sa décision, mais le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, a dénoncé l’accord comme étant <em>«unilatéral».</em></p>



<p>Pendant ce temps, le président du Conseil européen, Charles Michel, a tenté de rétablir la paix entre les dirigeants arméniens et azerbaïdjanais en juillet. En quelques semaines, l’Azerbaïdjan a procédé au nettoyage ethnique de 100&nbsp;000 Arméniens de son territoire. L’Europe, dépendante du pays agresseur pour son gaz naturel, n’a pas agi.</p>



<p>Plus récemment, la guerre à Gaza a encore davantage mis en lumière la désunion fondamentale de l’UE. Six jours après l’attaque du Hamas contre Israël début octobre, von der Leyen a effectué une visite imprévue à Jérusalem et a déclaré la solidarité inconditionnelle de l’Europe avec Israël. Collègues et rivaux, dont Michel et Borrell, ont émis des critiques exaspérées. Des centaines de personnes salariées de l’UE ont signé une lettre commune protestant contre son incapacité à demander à Israël de respecter le droit international dans sa réponse à l’attaque du Hamas.</p>



<p>Dans une erreur parallèle, le commissaire européen à l’élargissement, Oliver Varhelyi, a annoncé sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter, la suspension de 691 millions d’euros d’aide de l’UE à l’Autorité palestinienne. Paris, Dublin et Madrid se sont immédiatement plaints de ce qu’ils considéraient comme une punition collective infligée aux Palestiniens pour les crimes du Hamas. Après quelques heures chaotiques, Borrell promettait à l’AP davantage d’aide plutôt que moins.</p>



<p>De tels fiascos pourraient vraisemblablement être imputés à un manque de coordination. Mais des responsables tels que Varhelyi et von der Leyen ne font peut-être que canaliser les principaux courants politiques de leur pays d’origine. Varhelyi a été nommé à son poste par le Premier ministre autoritaire hongrois Viktor Orban, qui se trouve être le plus proche allié européen du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le mentor politique de Von der Leyen est l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel, qui a déclaré que la sécurité d’Israël était une <em>«Staatsräson»</em>, ou raison d’État, pour son pays.</p>



<p>L’Allemagne a bloqué d’autres tentatives européennes visant à appeler conjointement à un cessez-le-feu à Gaza, même si Macron a des raisons politiques intérieures impérieuses pour le faire et même si le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez accuse désormais Israël de meurtres aveugles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incohérences, antagonismes &nbsp;et divisions cruciales &nbsp;</h2>



<p>Le tableau général de l’incohérence est aggravé par l’accentuation des antagonismes gauche-droite avant les élections au Parlement européen de l’été prochain, ce qui explique en partie pourquoi l’Italie et l’Espagne ont échangé des insultes extraordinaires la semaine dernière.</p>



<p>De telles divisions rancunières donnent à l’Europe une apparence faible et sans importance sur la scène internationale. Israël dénonce désormais ouvertement les dirigeants espagnols, belges et irlandais comme des <em>«partisans du terrorisme»</em>.</p>



<p>La semaine dernière, à l’aéroport de Doha, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a attendu près d’une demi-heure sous un soleil de plomb à la porte de son avion avant qu’un jeune ministre qatari n’arrive pour le recevoir. Lors du sommet climatique COP28 à Dubaï, aucun dirigeant arabe n’était disponible pour la table ronde proposée par Macron pour discuter de la guerre à Gaza.</p>



<p>Plus tôt cette année, les autorités chinoises ont ostensiblement rabaissé von der Leyen lorsqu’elle a accompagné Macron beaucoup plus accommodant lors d’une visite d’État en Chine. La Chine et la Russie (et d’autres pays non occidentaux) ne respecteront l’Europe en tant que force géopolitique que si elle parle d’une seule voix, idéalement en phase avec les États-Unis.</p>



<p>Mais à mesure que les partis extrémistes progressent à travers l’Europe, l’intérêt de parler et d’agir de concert n’est plus aussi évident. L’alarmisme autour de la migration, des musulmans et du changement climatique pourrait propulser des démagogues, de la Grèce aux Pays-Bas, au Parlement européen l’année prochaine. Une victoire de Trump en novembre pourrait être le signe d’une domination de l’Occident démocratique par l’extrême droite.</p>



<p>Le monde s’engagerait alors dans une nouvelle phase dangereuse de l’histoire. Et ceux qui ont encore un espoir de démocratie pourraient finir par aspirer à moins d’unité européenne qu’à plus.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2023-12-06/gaza-crisis-europe-s-political-infighting-will-limit-its-geopolitical-influence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>. </p>



<p>* <em>Chroniqueur. Son livre le plus récemment s’intitule ‘‘Run and Hide’’ (Cours et cache-toi).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/pour-la-paix-a-gaza-ne-regardez-pas-vers-leurope/">Pour la paix à Gaza, ne regardez pas vers l’Europe !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie perd beaucoup à prolonger la crise avec l’Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/27/la-tunisie-perd-beaucoup-a-prolonger-la-crise-avec-leurope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 10:59:53 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie aurait beaucoup à perdre de toute crise prolongée ou déstabilisation de l’Europe.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/27/la-tunisie-perd-beaucoup-a-prolonger-la-crise-avec-leurope/">La Tunisie perd beaucoup à prolonger la crise avec l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si l’Europe n’a pas intérêt dans l’exacerbation de la crise que vit la Tunisie à la suite de la décennie noire et du détournement du processus démocratique par une coalition islamo-mafieuse, la Tunisie à son tour aurait beaucoup à perdre de toute crise prolongée ou déstabilisation de l’Europe.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-10711346"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>Afin de dissiper les malentendus avec la Tunisie, exacerbés par le mémorandum d’entente sur un partenariat stratégique et global entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), signé à Carthage le 16 juillet 2023, qui a aggravé la confusion dans les relations entre la notre pays et son principal partenaire économique, Josep Borrell, Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, avait formulé, le 7 octobre dernier, le souhait de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/borrell-veut-convoquer-le-conseil-dassociation-union-europeenne-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réunir le Conseil d’association Tunisie-UE</a> avant la fin de l’année en cours, donc d’ici la mi-décembre 2023, en tenant compte des contraintes de calendrier dues aux vacances de fin d’année en Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des opportunités ratées</h2>



<p>Le débat au palais du Bardo lors de l’adoption du budget du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, le 22 novembre, qui a donné lieu à des échanges et des scènes à oublier, aurait pu être l’occasion d’aborder la problématique des relations tuniso-européennes dans un monde en pleine mutation et en crise post-Covid et des retombées des combats en Ukraine et en Palestine occupée.</p>



<p>Le débat aurait pu être centré sur les opportunités et nouvelles pistes de positionnement de la Tunisie sur la scène internationale et de renforcement des relations de coopération avec les pays partenaires susceptibles de contribuer aux réformes engagées en Tunisie ainsi qu’au processus de relance économique de même qu’une approche plus globale et à long terme de la problématique migratoire principalement avec l’UE.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fU070ytseF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/26/tunisie-union-europeenne-laccord-sur-la-migration-au-point-mort/">Tunisie &#8211; Union européenne: l’accord sur la migration au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Union européenne: l’accord sur la migration au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/26/tunisie-union-europeenne-laccord-sur-la-migration-au-point-mort/embed/#?secret=WjpqitWzrJ#?secret=fU070ytseF" data-secret="fU070ytseF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le Conseil d’association Tunisie-UE, plus haute instance de consultation et de coopération avec notre principal partenaire, ne s’est pas réuni depuis 2019 (XVe, tenu le 17 mai 2019 à Bruxelles) en dépit de sa fréquence censée être annuelle.</p>



<p>De nombreux observateurs considèrent que l’état et le climat actuels des relations tuniso-européennes desservent les intérêts de la Tunisie tant au regard des opportunités ratées d’obtention d’une aide conséquente au développement notamment à travers des mécanismes communautaires comme les fonds structurels, que de l’investissement, du commerce international et des intérêts de la colonie tunisienne en Europe qui constitue la destination de prédilection des migrants tunisiens toutes catégories confondues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gesticulations contre-productives &nbsp;</h2>



<p>L’objectif de diversification des champs de la coopération tuniso-européenne et de son intensification dicte une consultation multisectorielle tuniso-tunisienne préalable afin de recueillir les doléances et propositions des acteurs et intervenants nationaux dans tous les secteurs de coopération afin de présenter lors du prochain Conseil d’association un programme stratégique et multisectoriel en vue d’une coopération élargie gagnant-gagnant servant les intérêts à long terme de la Tunisie.</p>



<p>Les gesticulations et vociférations à l’encontre des pays et ambassadeurs européens ne contribuent pas à créer des conditions propices pour un dialogue serein et productif susceptible de hisser les relations et la coopération tuniso-européennes au niveau requis par nos intérêts et les exigences de toute sortie de crise et de relance économique durable en Tunisie.</p>



<p>Même si certains peuvent reprocher aux pays européens un certain parti-pris pro-israélien, bien qu’une tendance au rééquilibrage commence à se faire sentir, la sagesse et les intérêts supérieurs de la Tunisie dictent de faire la part des choses et de prendre conscience que la Tunisie ne peut prétendre dicter à l’Europe ses positions internationales mais a le devoir d’œuvrer à des compromis et à la mise en place de leviers de développement et de sécurité mutuels car la Tunisie et l’Europe sont condamnés par l’histoire et la géographie à faire partie de la sécurité de l’autre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JeU44JX4qQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/tunisie-diplomatie-du-clash-diplomatie-du-crash/">Tunisie : diplomatie du clash, diplomatie du crash!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : diplomatie du clash, diplomatie du crash! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/tunisie-diplomatie-du-clash-diplomatie-du-crash/embed/#?secret=kyZjm5eGMr#?secret=JeU44JX4qQ" data-secret="JeU44JX4qQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si l’Europe n’a pas intérêt dans l’exacerbation de la crise que vit la Tunisie à la suite de la décennie noire et du détournement du processus démocratique par une coalition islamo-mafieuse, la Tunisie à son tour aurait beaucoup à perdre de toute crise prolongée ou déstabilisation de l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie de développement</h2>



<p>La volatilité de la scène internationale et les exigences de sortie de crise et de relance économique nécessitent une meilleure appréciation du potentiel offert par un partenariat mieux étudié, plus habilement négocié et plus ambitieux avec l’UE.</p>



<p>C’est le principal défi de la Tunisie dans le cadre d’une réorganisation de ses priorités et négociations ainsi que d’un rôle plus clair et plus engagé de la diplomatie tunisienne qui doit être le fer de lance d’un processus serein et inclusif de redéfinition des relations et de la coopération tuniso-européennes en dépassant le cadre éculé et incantatoire de ce qui est qualifié de diplomatie économique tiraillée entre une pléthore de ministères et d’agences gouvernementales, mais plutôt en vue d’une diplomatie de développement qui ferait du ministère des affaires étrangères le chef de file et le coordinateur transversal de nos relations et coopération internationales multisectorielles, loin de la cacophonie et des dysfonctionnements qui ont abouti à la situation actuelle de contre performance, de déception et de rancœurs.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/27/la-tunisie-perd-beaucoup-a-prolonger-la-crise-avec-leurope/">La Tunisie perd beaucoup à prolonger la crise avec l’Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Éloigner la Tunisie du défaut de paiement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:17:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les difficultés socio-économiques de la Tunisie pourraient s’aggraver en cas de défaut de paiement de sa dette, estime Crisis Group dans un rapport.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/23/eloigner-la-tunisie-du-defaut-de-paiement/">Éloigner la Tunisie du défaut de paiement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les difficultés socio-économiques de la Tunisie pourraient s’aggraver en cas de défaut de paiement de sa dette. Dans cet extrait de la <a href="https://www.crisisgroup.org/global/watch-list-2023-autumn-update" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Watch List 2023 – Autumn Update</a>, Crisis Group conseille à l’UE d’encourager un accord de prêt révisé avec le FMI mais de faire pression sur Tunis sur la gouvernance et les droits de l’homme.</em></strong></p>



<span id="more-10243434"></span>



<p>Depuis juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed a pris le pouvoir, limogeant le Premier ministre et suspendant le Parlement, la Tunisie a pris un nouveau tournant autocratique alors que sa crise économique sous-jacente ne cesse de s’aggraver. Le président tente de construire un système autoritaire à part entière et de s’attirer le soutien public avec une rhétorique résolument nationaliste. Il a imprégné son discours d’insinuations racistes, rejetant la responsabilité des malheurs socio-économiques du pays – tels que l’inflation et le chômage – sur les migrants d’Afrique subsaharienne, entre autres (…). Parallèlement, il a rejeté les conditions attachées à un prêt proposé par le Fonds monétaire international (FMI) visant à équilibrer le budget et à restaurer la confiance des investisseurs, poussant le pays au bord du défaut de paiement sur sa dette extérieure. Un défaut de paiement aggraverait probablement considérablement les problèmes ci-dessus en exacerbant le risque de violence et en mettant en péril la stabilité intérieure déjà fragile.</p>



<p>Au début, l’Union européenne (UE) et nombre de ses États membres ont manifesté de grandes inquiétudes quant à la direction prise par la Tunisie sous Saïed. Le président semblait vouloir annuler les acquis démocratiques du soulèvement de 2011, la première des révoltes populaires de cette année-là dans le monde arabe. Mais l’Europe a progressivement réorienté ses efforts vers la lutte contre la migration irrégulière.</p>



<p>L’augmentation des arrivées de migrants en provenance de la Méditerranée a été le principal moteur de ce changement, même si l’élection du gouvernement d’extrême droite dirigé par Giorgia Meloni en Italie y a contribué.</p>



<p>Aujourd’hui, l’UE considère la Tunisie comme un partenaire clé dans la lutte contre la migration irrégulière, une tâche qui, selon elle, nécessitera d’importantes mesures d’aide pour que Tunis puisse produire les résultats que l’Europe souhaite voir tout en maintenant la stabilité. Ces deux priorités ont pris le pas sur les discussions sur la restauration de la démocratie et de l’État de droit – produisant un flux de financement qui, selon les critiques, équivaut à un chèque en blanc pour le gouvernement de Saïed.</p>



<p>L’UE et ses États membres doivent suivre une ligne difficile : équilibrer leurs divers agendas politiques, sécuritaires et économiques en Tunisie avec le travail important de recherche des droits et des réformes de la gouvernance. Cependant, à l’heure actuelle, cet équilibre semble trop s’éloigner de la recherche des réformes qui seront nécessaires pour stabiliser le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AOTNz1uJ28"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-meloni-propose-de-decoupler-les-prets-de-lue-et-du-fmi/">Tunisie : Meloni propose de «découpler» les prêts de l’UE et du FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Meloni propose de «découpler» les prêts de l’UE et du FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-meloni-propose-de-decoupler-les-prets-de-lue-et-du-fmi/embed/#?secret=LbY3zjSTZk#?secret=AOTNz1uJ28" data-secret="AOTNz1uJ28" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Plutôt que d’abandonner ce programme, l’UE devrait travailler avec les États membres pour :</p>



<p><strong><em>Encourager la Tunisie et le FMI à s’entendre sur des conditions de prêt révisées</em></strong>, en faisant pression sur Tunis pour qu’elle conclue un accord et sur les actionnaires du FMI pour qu’ils assouplissent certaines conditions (par exemple, en appelant à de plus petites réductions des dépenses);</p>



<p><strong><em>Maintenir l’accent sur les droits de l’homme et la gouvernance</em></strong> – en soulignant la nécessité de freiner la violence des justiciers et de contenir ses répercussions – en soulignant leur importance pour la stabilité intérieure ; et</p>



<p><strong><em>Commencer à se préparer à la possibilité que l’Europe doive fournir un financement d’urgence à la Tunisie</em></strong> – par exemple pour soutenir les livraisons de médicaments et de blé – si le pays ne parvient pas à parvenir à un accord avec le FMI et ne parvient pas à honorer sa dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenariat précaire avec l’Europe</h2>



<p>Depuis les actions fatidiques de Saïed en 2021, l’Europe ne sait plus quoi faire à l’égard de la Tunisie. Saïed a remplacé le système semi-parlementaire du pays par un système présidentiel qui lui permet de concentrer presque tous les pouvoirs gouvernementaux entre ses mains. Parmi les Tunisiens ordinaires, la peur de la répression, disparue après le renversement du président Zine El Abidine Ben Ali lors du soulèvement populaire de 2011, a refait surface. Depuis la mi-février, les arrestations et condamnations de personnalités publiques, notamment politiques, se sont accélérées. Plus de 35 d’entre eux sont en prison pour diverses accusations. Colportant un programme inspiré par des idées nationalistes et de gauche, le président joue sur les ressentiments, notamment envers l’ancienne classe politique, pour accroître sa popularité.</p>



<p>Très tôt, troublée par la dérive autoritaire, l’UE a insisté sur le retour à un régime démocratique. En septembre 2021, par exemple, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, s’est rendu à Tunis et a déclaré que <em>«le libre exercice du pouvoir législatif et la reprise de l’activité parlementaire… doivent être respectés»</em>. De hauts responsables de l’UE – ainsi que des États membres comme la France et l’Allemagne – ont maintenu la pression sur les questions de droits et de gouvernance après que Saïed ait prononcé un discours raciste largement critiqué en février. Dans ce discours, il a affirmé que <em>«des hordes de migrants illégaux»</em> étaient à l’origine de <em>«violences et d’actes inacceptables»</em>, ajoutant que le <em>«but ultime»</em> des migrants d’Afrique subsaharienne en Tunisie était de <em>«transformer la composition démographique»</em> du pays. Ses propos s’accompagnent d’une répression brutale contre les migrants. Les forces de sécurité tunisiennes semblent devenir de plus en plus agressives en expulsant vers la frontière libyenne des migrants en provenance d’Afrique subsaharienne. Les migrants s’inquiètent de plus en plus des attaques de justiciers et de la violence collective – ce qui correspond à des incidents tels que les attaques de juillet contre des migrants subsahariens à Sfax, une ville côtière.</p>



<p>Les dirigeants européens ont été particulièrement frustrés que Saïed se soit engagé dans un recul démocratique aussi flagrant, malgré les sommes considérables envoyées à la Tunisie au cours de la transition démocratique d’après 2011, qui était pour beaucoup un puissant symbole des promesses des soulèvements arabes.</p>



<p>En 2016, selon un rapport de l’UE, le pays était l’un des principaux bénéficiaires du financement de l’UE au titre de la politique européenne de voisinage (PEV), ayant reçu environ 8,5% de l&rsquo;allocation totale. Conformément à la PEV, ces fonds ont favorisé une nouvelle approche des relations avec Tunis, axée sur la coopération politique et l’intégration économique et sociale. En 2020, le projet de réforme s’était déjà heurté à la résistance tunisienne, en grande partie à cause de la montée d’une nouvelle classe politique lors des élections de 2019, hostile aux réformes imposées par l’Occident et critique de la trajectoire démocratique du pays. Les choses n’ont fait qu’empirer après <em>«l’auto-coup d’État»</em> de Saïed en 2021.</p>



<p>Outre les questions de droits et de gouvernance, les différends sur les réformes économiques ont compliqué les efforts visant à fournir à la Tunisie l’aide financière dont elle a désespérément besoin, alors que son économie est sous le choc (entre autres) des chocs générés par la pandémie de Covid-19 et la guerre de la Russie en Ukraine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="58cqpcDEqN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/">Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Union européenne : oui à la réciprocité, non à l&rsquo;ingérence ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/18/tunisie-union-europeenne-oui-a-la-reciprocite-non-a-lingerence/embed/#?secret=j7g9irFebx#?secret=58cqpcDEqN" data-secret="58cqpcDEqN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Le FMI semblait prêt à offrir une bouée de sauvetage avec un prêt de stabilisation de 1,9 milliard de dollars sur 48 mois après avoir conclu un accord au niveau des services avec Tunis fin 2022. Mais cela aurait obligé Tunis, entre autres choses, à réduire les subventions aux carburants et à réformer les entreprises détenues par l’État – des mesures politiquement impopulaires en raison de leur impact potentiel sur l’emploi et les revenus. Saïed, ainsi que le principal syndicat tunisien et des experts apparentés, ont qualifié ces conditions de <em>«diktats étrangers»</em> et ont suggéré que leur impact social serait trop important. Ils évoquent le risque d’émeutes similaires à celles de janvier 1984, déclenchées par la hausse des prix du pain et des céréales (même si le FMI n’a pas proposé dans ce cas de supprimer les subventions au pain). En réponse, l’UE et plusieurs États membres ont plaidé pour que Tunis adopte l’ensemble des réformes attachées au prêt du FMI. Bruxelles a conditionné la poursuite de sa propre aide financière à un accord de crédit du FMI et au respect de ses conditions. Pour l’heure, Tunis semble laisser les négociations en suspens.</p>



<p>Alors que les responsables de l’UE continuent de déplorer l’absence de réformes, exhortent Tunis à conclure l’accord avec le FMI et soulignent la nécessité de revigorer les institutions démocratiques tunisiennes, les États membres – en particulier l’Italie – semblent de plus en plus préoccupés par la hausse de la migration irrégulière en provenance de Tunisie. Les arrivées en Italie ont triplé au cours des deux dernières années, pour atteindre 56 000 en août 2022.</p>



<p>Dans ce contexte, le gouvernement Meloni, entré en fonction en 2022, n’a visiblement pas condamné le fameux discours de Saïed en février. L’Italie penche de plus en plus en faveur d’un assouplissement des conditions des prêts du FMI – craignant que l’alternative ne soit un effondrement économique et encore plus de migration. D’autres pays européens restent attachés au projet de réforme, et certains (comme la France et l’Allemagne) ont exprimé leur profonde inquiétude face au discours anti-migrants de Tunis. Mais en matière de politique européenne, les inquiétudes concernant l’effondrement économique et le défi associé que représente la gestion des problèmes de migration irrégulière occupent de plus en plus le devant de la scène.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gérer le risque de défaut</h2>



<p>La question est de savoir ce qui se passe maintenant. La Tunisie court un risque sérieux et rapidement croissant de défaut de paiement sur sa dette extérieure, et elle aura besoin d’une aide extérieure pour relever ce défi. D’ici 2024, avec des remboursements de dettes étrangères de 2,6 milliards de dollars prévus (y compris une obligation libellée en euros arrivant à échéance en février, équivalant à 900 millions de dollars), on ne sait toujours pas comment le gouvernement sera en mesure d’obtenir des fonds suffisants pour faire face à ces dettes.</p>



<p>Le prêt du FMI en discussion serait le moyen le plus fiable pour Tunis de rester à jour dans ses paiements. Dans les conditions actuelles, le gouvernement aurait du mal à trouver un financement externe alternatif pour couvrir les coûts, alors que les indicateurs économiques de la Tunisie continuent de se détériorer. Les principales agences de notation, Fitch et Moody’s, ont abaissé la note de crédit de la Tunisie, rendant encore plus difficile pour le pays d’emprunter à l’étranger.</p>



<p>Il y aurait également des risques et des inconvénients à accepter un prêt du FMI. Du point de vue de la Tunisie, les avantages économiques à long terme sont sans aucun doute difficiles à évaluer et dépendront dans une certaine mesure des conditions finalement négociées, de la mesure dans laquelle les réformes seront mises en œuvre et de l’état de l’économie mondiale au fil du temps. Ses conséquences politiques pourraient également être difficiles à gérer. Du point de vue des bailleurs de fonds, il est tout à fait possible que, bien qu’il ait signé l’accord, Saïed fasse du FMI le bouc émissaire de chaque mesure impopulaire qu’il pourrait contenir. Une telle posture nationaliste pourrait déclencher des troubles, les Tunisiens tenant l’institution financière pour responsable de leur situation économique – et peut-être diriger leur colère contre les Occidentaux (ou les actifs occidentaux) dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ypSCq2jsR9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/">Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : «Je t’aime, moi non plus !» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/tunisie-fmi-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=dBkvj1AVhp#?secret=ypSCq2jsR9" data-secret="ypSCq2jsR9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Néanmoins, les risques liés à l’octroi d’un prêt dépassent de loin les risques d’un scénario sans accord, qui, en l’absence d’une nouvelle injection de financements extérieurs ou d’une amélioration inattendue des perspectives macro-économiques de la Tunisie, pourrait être catastrophique.</p>



<p>L’UE devrait cesser son aide financière, car elle est conditionnée à un accord du FMI. En 2021 et 2022, alors que les négociations avec le FMI étaient en cours, la Commission européenne a aidé le pays à éviter un défaut de paiement en empruntant 600 millions d’euros à des créanciers privés à des taux bonifiés, puis en les prêtant à la Tunisie. Mais s’il n’y a pas d’accord du FMI, la Commission ne pourra plus faire cela et ses options pour aider la Tunisie seront faibles.</p>



<p>Quant aux États arabes du Golfe, alors que l’Arabie Saoudite a accordé à la Tunisie un prêt bonifié de 400 millions de dollars et une subvention de 100 millions de dollars en juillet, ni Riyad ni les autres capitales du Golfe ne sont susceptibles d’offrir davantage de crédit en l’absence d’un accord du FMI et d’un programme clair de réforme économique.</p>



<p>Ainsi, à moins que les revenus issus des exportations de pétrole et de phosphate, des envois de fonds des travailleurs et du tourisme ne rebondissent au-delà des attentes les plus optimistes, ou que les taux d’intérêt mondiaux ne baissent de manière significative et ne réduisent la dette extérieure de la Tunisie, l’échec des négociations avec le FMI pousserait probablement le gouvernement à la faillite.</p>



<p>Un défaut de paiement plongerait la Tunisie dans une dangereuse spirale descendante. Cela pourrait déstabiliser le secteur bancaire, en particulier compte tenu de la forte exposition des banques nationales aux bons et obligations du Trésor, ainsi qu’aux devises étrangères.</p>



<p>Cela pourrait également évincer le secteur privé en raison d’un resserrement du crédit alors que les besoins d’emprunt du gouvernement augmentent; provoquer une baisse de la production; générer encore plus d’inflation; permettre une corruption encore plus grande (qui semble augmenter à mesure que la situation économique se détériore); stimuler l&rsquo;économie souterraine; et déclencher des affrontements le long des chaînes de distribution agricole dans les zones rurales.</p>



<p>À leur tour, les personnes protestant contre la forte détérioration de la situation économique et sociale pourraient déclencher une réaction violente de la part des partisans de Saïed, qui pourraient tenter de diriger les frustrations populaires vers les hommes d’affaires et les membres de l’opposition politique ayant des liens avec l’Occident. Dans l’une ou l’autre de ces circonstances, de nombreux Tunisiens quitteraient probablement le pays, souvent en tentant la traversée de la Méditerranée vers l’Europe.</p>



<p>En partie à cause de ces craintes, Bruxelles a assoupli sa ligne sur les questions de droits et de gouvernance avec Tunis, donnant à Saïed des incitations supplémentaires pour accepter un accord avec le FMI en offrant de nouveaux financements conditionnels à un accord et en débloquant d’autres fonds, plus réduits, pour soutenir le pays et ses capacités de contrôle des migrations.</p>



<p>En juillet, l’UE et la Tunisie ont signé un protocole d’accord pour établir un partenariat bilatéral qui englobe la coopération dans les domaines économique, de la transition numérique, de l’énergie verte et de la migration.</p>



<p>Les médias européens et tunisiens ainsi que les groupes de la société civile ont fustigé cet accord pour avoir omis de mentionner le bilan du gouvernement en matière de droits humains, ainsi que pour avoir établi ce qu’ils ont qualifié de programme d’argent contre la migration.</p>



<p>Dans le cadre de cet accord, Bruxelles a offert 900 millions d’euros d’assistance macrofinancière conditionnée à un accord avec le FMI, 150 millions d’euros d’aide budgétaire inconditionnelle et 105 millions d’euros pour financer le retour des migrants ainsi que les efforts tunisiens pour empêcher la migration irrégulière vers l’UE.</p>



<p>Dans le cadre de ce dernier accord, et suite aux discussions de fin septembre entre les États membres de l’UE, la Tunisie doit traiter les demandes d’asile des réfugiés à destination de l’Europe sur son propre sol, plutôt que de permettre à ces personnes de traverser la Méditerranée et de déposer leur demande.</p>



<p>Dans le même temps, le nombre de migrants traversant la Méditerranée a augmenté de 69% depuis l’annonce de ce plan. Mais comme la migration est en partie motivée par des facteurs indépendants de la volonté de la Tunisie, et en partie causée par sa propre mauvaise gouvernance, une augmentation du financement en l’absence de réformes risque en soi d’avoir des résultats décevants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l’UE peut faire</h2>



<p>L’UE et ses États membres sont confrontés à des choix très imparfaits lorsqu’il s’agit de la Tunisie. Les efforts visant à aider Tunis à stabiliser le pays et à éviter les troubles intérieurs ne peuvent pleinement réussir sans un engagement du gouvernement en faveur de réformes, tant en matière de droits et de gouvernance qu’en matière d’économie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DrVvU9eqv8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=uAARjTuIuY#?secret=DrVvU9eqv8" data-secret="DrVvU9eqv8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourtant, si les donateurs européens et autres poussent trop fort en faveur des réformes, leur aide à la stabilisation pourrait ne pas être la bienvenue. La meilleure voie à suivre implique donc probablement une sorte d’exercice d’équilibre, que les acteurs européens devraient poursuivre comme suit :</p>



<p><strong><em>Premièrement, l’UE et ses États membres devraient appuyer de tout leur poids les efforts visant à négocier un accord entre la Tunisie et le FMI.</em></strong> Même si les chances d’obtenir un oui sont modestes, il y a quand même des raisons de continuer à essayer.</p>



<p>Au-delà de continuer à brandir des carottes sous la forme d’une éventuelle aide, l’UE devrait faire pression sur le FMI et des actionnaires influents comme les États-Unis pour s’assurer que les conditions qu’elle recherche sont réalistes tout en poussant le gouvernement vers des réformes. En particulier, ils devraient faire pression sur le Fonds pour qu’il propose des conditions révisées qui appellent Tunis à procéder à des réductions de dépenses plus faibles et plus douces, en particulier dans les subventions énergétiques, et peut-être à développer des objectifs budgétaires plus réalistes; la réduction des surtaxes de remboursement de la dette du FMI pourrait également aider. Même si l’UE ne peut pas fixer les conditions d’un prêt du FMI, ses pressions politiques peuvent contribuer à adoucir les positions des deux parties et à rendre un accord plus probable. Les États membres qui disposent des meilleurs canaux vers Tunis devraient envoyer le message que quels que soient les effets à long terme du prêt du FMI dont les Tunisiens s’inquiètent, ils ne peuvent être pires qu’un défaut de paiement.</p>



<p><strong><em>Deuxièmement, l’UE et ses États membres ne devraient pas laisser l’attention croissante portée à la stabilisation économique et à la migration irrégulière éclipser le débat sur les droits de l’homme et la réforme de la gouvernance.</em></strong> Afin de formuler la nécessité de réformes dans des termes qui pourraient trouver un écho à Tunis, ils devraient se concentrer sur ces réformes comme étant essentielles à la stabilité sociale, avec une attention particulière sur le changement des comportements les plus susceptibles de provoquer des troubles violents.</p>



<p>L’UE pourrait poursuivre cet agenda lors des prochaines réunions du Conseil de l’association UE Tunisie, qui offre des opportunités de coopération avec les autorités tunisiennes pour soutenir la réforme de la justice, promouvoir les droits de l’homme et sauvegarder l’État de droit.</p>



<p>En tête de liste, <strong><em>Bruxelles devrait faire pression sur le président Saïed pour qu’il réduise la violence des justiciers</em></strong>, que ce soit envers les migrants d’Afrique subsaharienne ou contre toute autre personne. En effet, entre janvier et avril, de nombreux Tunisiens de l’intérieur du pays ont signalé que des partisans autoproclamés de Saïed, connus sous le nom de <em>«milices Kaïs»</em>, avaient commencé à s’en prendre aux individus qui critiquaient le président dans les cafés.</p>



<p>En réaction à d’éventuelles manifestations antigouvernementales et aux nouveaux discours de Saïed rejetant la faute sur certains acteurs, ces groupes auto-organisés pourraient intensifier les violences contre les migrants. Ils pourraient également commencer à orchestrer des manifestations et des attaques contre l’opposition, ainsi que contre des hommes d’affaires et des boucs émissaires extérieurs, tels que des partisans étrangers de l’opposition et des ONG internationales. Tunis devrait œuvrer pour les en empêcher.</p>



<p>Enfin, <strong><em>l’UE devrait également se préparer à la possibilité de devoir prêter une aide d’urgence en cas de défaut de paiement de la Tunisie.</em></strong> Même si cette aide aurait des objectifs différents de ceux du type de financement disponible si le prêt du FMI était conclu, une aide pour soutenir les livraisons de blé tendre et de médicaments pourrait être nécessaire afin d’éviter une crise humanitaire, qui pourrait dégénérer en troubles dangereux.</p>



<p>L’UE devrait également envisager de soutenir des mécanismes de financement, par exemple pour permettre l’importation de produits pétroliers. Bruxelles devrait commencer dès maintenant à tester cette approche possible avec les États membres, afin de parvenir à un consensus sur ce qu’elle serait prête à offrir.</p>



<p>Alors que des pays comme l’Allemagne et l’Italie ont encore des divergences sur la quantité de capital politique à dépenser pour tenter de mettre un terme à la dérive autoritaire, l’accent mis sur le maintien de la paix intérieure en Tunisie pourrait les aider à surmonter cette division.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.crisisgroup.org/middle-east-north-africa/north-africa/tunisia/steering-tunisia-away-default" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Crisis Group</a>. </p>
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		<title>Borrell veut convoquer le Conseil d’association Union européenne-Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/borrell-veut-convoquer-le-conseil-dassociation-union-europeenne-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 10:19:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Commission européenne]]></category>
		<category><![CDATA[conseil d'association]]></category>
		<category><![CDATA[frontières extérieures]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula van der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Josep Borrell voudrait convoquer une réunion du Conseil d’association UE-Tunisie avant la fin de cette année. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/borrell-veut-convoquer-le-conseil-dassociation-union-europeenne-tunisie/">Borrell veut convoquer le Conseil d’association Union européenne-Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le mémorandum d’accord entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) semble <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/06/tunisie-diplomatie-du-clash-diplomatie-du-crash/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans l’impasse</a>, Josep Borrell semble vouloir aplanir les divergences entre les deux parties en convoquant une réunion du Conseil d’association UE-Tunisie avant la fin de cette année. </em></strong></p>



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<p><em>«Le recours aux missions de l’Union européenne, navales ou terrestres, pour lutter contre les trafiquants d’êtres humains en Méditerranée nécessite l’accord de la Tunisie»</em>, a déclaré le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Josep Borrell, lors du sommet européen de Grenade, vendredi 6 octobre 20213, qui a également déclaré qu’il souhaitait convoquer une réunion du Conseil d’association UE-Tunisie dans le courant de l’année. <em>«Nous devons penser au contrôle des frontières extérieures non seulement en Méditerranée mais aussi au Sahel. C’est une tâche difficile mais je suis prêt à envisager cette option.»</em></p>



<p><em>«Les gens fuient parce qu’ils y sont contraints ou parce qu’ils ont plus d’opportunités, et l’UE doit avoir une position commune sur ce dossier»</em>, a expliqué Borrell, soutenant l’hypothèse d’utiliser les missions de politique de sécurité et de défense commune européenne, comme celles navales ou terrestres, pour lutter contre les trafiquants.</p>



<p><em>«Il y a deux manières de travailler avec la Tunisie. L’une est le mémorandum et l’autre est le Conseil d’association UE-Tunisie, que je préside. Je convoquerai une réunion du Conseil d’ici la fin de l’année, c’est l’enceinte où nous pouvons discuter avec la Tunisie de la manière de coopérer sur tout, y compris la migration»</em>, a ensuite déclaré le haute représentant.</p>



<p><em>«La mission Irini a été conçue pour la Libye, mais si nous devons maintenant nous déplacer vers un autre pays, nous pouvons le faire mais nous avons certainement besoin de l’accord de ce pays»</em>, a expliqué Borrell, retenant également la possibilité d’envoyer du personnel de l’UE dans des pays d’Afrique du Nord pour des activités de conseil auprès des autorités locales.</p>



<p>De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que <em>«l’accord sur le règlement des crises migratoires a été un grand succès (…) Mais il y a aussi des actions opérationnelles : dans le court terme, nous agirons selon les dix points de Lampedusa et à moyen terme à travers le mémorandum avec la Tunisie. Il est important d’investir dans ces pays et d’établir des couloirs juridiques et humanitaires»</em> pour la migration, a-t-elle déclaré.</p>



<p>A son arrivée au sommet du CPE à Grenade, la Première ministre Giorgia Meloni a déclaré: <em>«Si nous n&rsquo;aidons pas la Tunisie avec un partenariat stratégique sur un pied d&rsquo;égalité, il sera difficile de faire valoir un argument sérieux. J&rsquo;ai confiance qu&rsquo;avec Saïed nous avancerons et que nous pourrons travailler sur un véritable partenariat stratégique également avec l&rsquo;aide de la Commission»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



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