<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des juifs - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/juifs/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/juifs/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 06 May 2026 11:23:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des juifs - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/juifs/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le pèlerinage juif à Djerba attire 200 visiteurs étrangers à Djerba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/le-pelerinage-juif-a-djerba-attire-200-visiteurs-etrangers-a-djerba/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/le-pelerinage-juif-a-djerba-attire-200-visiteurs-etrangers-a-djerba/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 11:23:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Erriadh]]></category>
		<category><![CDATA[Ghriba]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[Lag Ba’omer]]></category>
		<category><![CDATA[Perez Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[René Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[synagogue]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18737676</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelques 200 fidèles juifs prennent part à la «ziara» ou pèlerinage à la synagogue Ghriba, à Djerba, qui prendra fin jeudi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/le-pelerinage-juif-a-djerba-attire-200-visiteurs-etrangers-a-djerba/">Le pèlerinage juif à Djerba attire 200 visiteurs étrangers à Djerba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La «ziara» ou pèlerinage juif annuel à la synagogue Ghriba, sur l’île tunisienne de Djerba, s’achèvera demain, jeudi 6 mai 2026. Cet événement religieux majeur pour la communauté juive du Maghreb a été marqué cette année par un retour notable des fidèles après deux éditions plus modestes.</em></strong></p>



<span id="more-18737676"></span>



<p>Selon René Trabelsi, ancien ministre du Tourisme et co-organisateur de l’événement, environ 200 pèlerins sont arrivés de l’étranger, alors que la participation ces deux dernières années s’était limitée à quelques dizaines de personnes.</p>



<p>Le pèlerinage, ouvert le 30 avril, coïncide avec la fête juive de Lag Ba’omer. Il connaît son apogée les 4 et 5 mai, avec des prières, l’allumage des bougies et les rites traditionnels à l’intérieur de la synagogue.</p>



<p>La Ghriba, située dans le village d’Erriadh, est considérée comme la plus ancienne synagogue d’Afrique et attirait autrefois des milliers de pèlerins d’Europe, d’Israël et d’autres communautés de la diaspora tunisienne.</p>



<p>L’édition 2026 a été présentée par les organisateurs comme un retour progressif à la normale, les activités étant limitées aux espaces intérieurs du sanctuaire.</p>



<p>Perez Trabelsi, président du comité d’organisation, a annoncé en avril que le pèlerinage serait <em>«ouvert à tous»</em>, Tunisiens et étrangers, dans le cadre d’une reprise progressive du rythme habituel du pèlerinage. Cependant, la prudence reste de mise.</p>



<p>Le pèlerinage a été considérablement réduit après l’attaque de mai 2023, au cours de laquelle un officier de la Garde nationale a tué deux fidèles et trois membres des forces de sécurité près de la synagogue.</p>



<p>Perez Trabelsi a souligné que la participation reste inférieure aux niveaux d’avant 2023 et que les problèmes de sécurité n’étaient pas encore totalement résolus, tout en soulignant le renforcement des mesures de sécurité autour du site.</p>



<p>Djerba abrite toujours la plus grande partie de la communauté juive de Tunisie, soit aujourd’hui moins de 1 500 personnes, résidant pour la plupart sur l’île, contre des dizaines de milliers présentes dans le pays avant les départs massifs vers la France et Israël.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/le-pelerinage-juif-a-djerba-attire-200-visiteurs-etrangers-a-djerba/">Le pèlerinage juif à Djerba attire 200 visiteurs étrangers à Djerba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/le-pelerinage-juif-a-djerba-attire-200-visiteurs-etrangers-a-djerba/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Méditerranée, cette mer qui traduit les dieux et les langues</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 07:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Fernand Braudel]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[Méditerranée]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18721903</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a des mers qui séparent, et d’autres qui obligent les hommes à se regarder. La Méditerranée appartient à cette seconde catégorie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/">La Méditerranée, cette mer qui traduit les dieux et les langues</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a des mers qui séparent, et d’autres qui obligent les hommes à se regarder. La Méditerranée appartient à cette seconde catégorie. Vue de loin, elle semble tracer une frontière nette entre deux rives : au nord, l’Europe chrétienne, latine, grecque, romane ; au sud et à l’est, le monde arabe, berbère, musulman, mais aussi juif, copte, syriaque, ottoman, africain. Pourtant, dès que l’on s’approche de son histoire réelle, dès que l’on quitte les cartes politiques pour entrer dans les ports, les marchés, les livres, les prières, les cuisines, les chansons et les mots de tous les jours, cette frontière se brouille. La Méditerranée n’est pas une ligne de séparation. Elle est une immense zone de frottement, de passage, de traduction et de métissage.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *</p>



<span id="more-18721903"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis l’Antiquité, cette mer a moins isolé les peuples qu’elle ne les a mis en relation. Elle a transporté des marchandises, bien sûr : blé, huile, vin, épices, tissus, métaux, céramiques. Mais elle a surtout transporté des croyances, des alphabets, des rites, des langues, des formes d’art, des manières de prier et de nommer le monde.</p>



<p>Fernand Braudel a montré que la Méditerranée n’est pas seulement un espace géographique : c’est une civilisation lente, faite de montagnes, de ports, de routes, de saisons, de mémoires superposées (Braudel, 1949). Cette lenteur explique peut-être pourquoi les religions et les langues ne s’y effacent jamais complètement. Elles s’y déposent comme des couches successives. Une mosquée peut garder le souvenir d’une basilique ; une église peut reprendre les colonnes d’un temple antique ; une langue peut porter dans sa bouche les traces d’une autre langue qu’elle croyait avoir oubliée.</p>



<p>La Méditerranée est donc une mer de brassage parce qu’elle a toujours mis en contact des mondes qui se pensaient différents, parfois ennemis, mais qui finissaient malgré tout par s’emprunter des mots, des techniques, des récits et des gestes. Elle est une mer paradoxale : lieu de guerre et de commerce, de conquête et d’hospitalité, de croisades et de traductions, d’exils et de retrouvailles. C’est cette complexité qui fait sa richesse. Elle n’a jamais été pure. Elle n’a jamais appartenu à une seule religion, à une seule langue, à une seule rive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mer où les religions se croisent avant de s’opposer</h2>



<p>On présente souvent la Méditerranée comme un théâtre d’affrontement religieux : Rome contre Carthage, Byzance contre l’islam, croisades chrétiennes contrepouvoirs musulmans, Reconquista ibérique, conquêtes ottomanes, colonisations européennes. Ces conflits ont existé, parfois avec une grande violence. Mais réduire la Méditerranée à ces affrontements serait oublier tout ce qui, dans le silence des jours ordinaires, a permis aux religions de cohabiter, de s’observer et parfois de s’influencer.</p>



<p>Prenons l’exemple de la Sicile. Cette île, située au cœur de la mer, est presque un résumé de la Méditerranée. Elle fut grecque, romaine, byzantine, arabe, normande, espagnole. À Palerme, les traces de cette histoire sont visibles dans l’architecture : la Chapelle Palatine, construite au XII<sup>e</sup> siècle sous les rois normands, associe des mosaïques byzantines, des inscriptions arabes, des motifs islamiques et une structure chrétienne latine. On y voit une scène étonnante : un pouvoir chrétien qui fait travailler des artistes grecs et arabes, et qui assume une esthétique venue de plusieurs mondes. Ce n’est pas seulement de la décoration. C’est une manière de gouverner un espace pluriel. La Sicile normande montre que le religieux, dans la Méditerranée, n’est jamais totalement séparé du politique, de l’art et de la langue.</p>



<p>On peut dire la même chose d’Al-Andalus, l’Espagne musulmane médiévale. Cordoue, Tolède, Grenade furent des lieux où musulmans, chrétiens et juifs vécurent dans des rapports inégaux, parfois tendus, mais également féconds.</p>



<p>À Tolède, après la reconquête chrétienne de la ville en 1085, se développa un grand mouvement de traduction. Des textes grecs, arabes et hébreux furent traduits vers le latin, souvent grâce à des équipes où un savant juif ou mozarabe expliquait le texte arabe à un clerc chrétien, lequel le rendait en latin. Aristote, Galien, Ptolémée, Avicenne, Averroès passèrent ainsi d’une rive à l’autre de la pensée.</p>



<p>La transmission du savoir antique à l’Europe médiévale s’est donc faite en grande partie par l’intermédiaire du monde arabe et juif méditerranéen. David Abulafia rappelle que la Méditerranée a été moins un espace fermé qu’un réseau de routes où les hommes, les idées et les objets circulaient en permanence (Abulafia, 2011).</p>



<p>Il faut aussi évoquer les communautés juives de Méditerranée. Elles constituent l’un des plus beaux exemples de circulation religieuse et linguistique. Les juifs séfarades, expulsés d’Espagne en 1492, trouvèrent refuge dans plusieurs villes du sud et de l’est méditerranéen : Salonique, Istanbul, Tunis, Alger, Livourne, Alexandrie. Ils y apportèrent le judéo-espagnol, ou ladino, langue de mémoire et d’exil, qui conserva pendant des siècles des mots venus de l’Espagne médiévale tout en intégrant des éléments turcs, arabes, grecs, italiens. Salonique, longtemps appelée la <em>«Jérusalem des Balkans»,</em> fut ainsi une ville où l’on pouvait entendre le grec, le turc, le ladino, l’arabe, l’italien et le français. La religion y était inséparable de la langue : prier, commercer, chanter, écrire une lettre, tout cela révélait l’appartenance à une communauté, mais aussi son ouverture aux autres.</p>



<p>Dans les villes du Maghreb, les voisinages religieux furent également nombreux. À Tunis, à Djerba, à Fès, à Tlemcen, les communautés musulmanes et juives ont partagé des espaces, des métiers, des musiques, des traditions culinaires, des fêtes parfois observées par les uns et les autres.</p>



<p>La Ghriba de Djerba, l’un des plus anciens lieux de pèlerinage juif en Afrique du Nord, existe dans un environnement majoritairement musulman. Elle témoigne de cette profondeur méditerranéenne où les lieux sacrés ne sont pas seulement des monuments : ils sont des mémoires vivantes.</p>



<p>Bien sûr, il ne faut pas idéaliser cette cohabitation. La Méditerranée a connu des exclusions, des massacres, des conversions forcées, des hiérarchies humiliantes. Mais même dans les périodes de domination, la rencontre continuait. Un artisan musulman pouvait travailler pour une église ; un médecin juif pouvait soigner un prince chrétien ou musulman ; un marchand chrétien pouvait parler arabe pour vendre ses tissus à Alexandrie ; un marin grec pouvait jurer dans une langue mêlée comprise de tous les ports.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les langues, ces bateaux invisibles</h2>



<p>Si les religions ont traversé la Méditerranée avec leurs livres et leurs rites, les langues l’ont traversée avec une souplesse encore plus grande. Elles sont les bateaux invisibles de cette mer. Elles transportent des mots sans que l’on sache toujours d’où ils viennent. Elles se glissent dans la bouche des peuples, changent d’accent, se déguisent, deviennent naturelles.</p>



<p>L’arabe, par exemple, a laissé une trace profonde dans les langues du nord méditerranéen, notamment en espagnol, en portugais, en sicilien et même en français. En espagnol, des mots comme <em>aceituna</em> pour l’olive, <em>azúcar</em> pour le sucre, <em>almohada</em> pour l’oreiller, <em>alcalde</em> pour le maire, <em>ojalá</em> venant de l’expression arabe <em>in shâ’ Allah</em>, rappellent la longue présence arabe en Ibérie.</p>



<p>En sicilien, plusieurs termes agricoles, culinaires ou administratifs proviennent de l’arabe. Cela prouve que la conquête n’est pas seulement militaire : elle devient linguistique lorsqu’elle touche la vie quotidienne. Les mots qui restent sont souvent ceux de la maison, du marché, de la terre, de la nourriture. Ils sont plus durables que les empires.</p>



<p>Inversement, les langues européennes ont pénétré la rive sud. En Tunisie, en Algérie, au Maroc, l’italien, l’espagnol et surtout le français ont laissé des traces considérables. Mais avant même la colonisation moderne, les ports du Maghreb vivaient déjà dans un plurilinguisme intense. À Tunis, à Alger, à Tripoli, à Alexandrie, des marchands venus de Livourne, de Marseille, de Gênes, de Malte ou de Barcelone échangeaient avec des Arabes, des Turcs, des Juifs, des Grecs, des Berbères. On parlait ce qu’il fallait parler pour vendre, acheter, négocier, survivre.</p>



<p>C’est dans ce contexte qu’apparaît la fameuse <em>lingua franca</em> méditerranéenne, langue de contact utilisée pendant plusieurs siècles dans les ports, les bagnes, les marchés et les navires. Elle mêlait principalement des éléments italiens, espagnols, provençaux, arabes, turcs et grecs. Ce n’était pas une langue de littérature, mais une langue de nécessité. Une langue sans académie, sans pureté, sans grammaire officielle. Une langue faite pour se comprendre vite. Jocelyne Dakhlia a bien montré que cette langue métisse révèle une vérité profonde : les Méditerranéens, même lorsqu’ils se combattaient, avaient besoin d’un idiome commun pour négocier, travailler, racheter des captifs ou organiser la vie portuaire (Dakhlia, 2008).</p>



<p>La <em>lingua franca</em> est peut-être l’un des plus beaux symboles de cette mer : elle naît non pas d’une identité unique, mais de l’impossibilité de vivre sans l’autre.</p>



<p>La Tunisie offre ici un exemple très concret. Son parler quotidien contient des mots venus de l’arabe classique, du berbère, du turc, de l’italien, du français, parfois de l’espagnol. Le mot <em>koujina</em>, pour la cuisine, rappelle l’italien <em>cucina</em>. <em>Fattura</em>, pour facture, vient de l’italien. <em>Bosta</em>, pour poste, circule entre plusieurs langues méditerranéennes. Le français, lui, a marqué les domaines de l’école, de l’administration, de la technique, de la médecine. Dans une même phrase tunisienne, on peut entendre l’arabe dialectal, un verbe français adapté, une intonation italienne, un mot turc fossilisé. Ce mélange n’est pas une pauvreté linguistique. C’est une mémoire historique en action.</p>



<p>La Méditerranée se lit donc aussi dans les accents. L’accent marseillais porte des traces du sud, de l’Italie, du Maghreb, de la mer. Le maltais, langue sémitique écrite en alphabet latin, est un cas exceptionnel : il descend de l’arabe siculo-maghrébin, mais il a intégré de nombreux mots italiens, siciliens, anglais et français. Malte est ainsi une île où la langue elle-même raconte l’histoire des dominations et des échanges. Elle prouve qu’une langue peut être à la fois arabe par sa structure, européenne par son écriture, catholique par son environnement religieux et méditerranéenne par son esprit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ports, marchés, exils : la vraie géographie méditerranéenne</h2>



<p>Pour comprendre ce brassage, il faut quitter l’idée des nations fermées et regarder les villes portuaires. La Méditerranée a été faite par ses ports : Alexandrie, Carthage, Tunis, Palerme, Naples, Marseille, Gênes, Venise, Barcelone, Smyrne, Istanbul, Beyrouth, Tripoli. Ces villes sont des seuils. Elles ne sont jamais complètement tournées vers l’intérieur du pays ni totalement livrées à la mer. Elles vivent entre deux fidélités.</p>



<p>Alexandrie, fondée par les Grecs en Égypte, est l’un des plus grands symboles de ce mélange. Ville hellénistique, romaine, chrétienne, arabe, ottomane, cosmopolite, elle a accueilli des Grecs, des Juifs, des Arabes, des Arméniens, des Italiens, des Français, des Maltais. Au XIX<sup>e</sup> et au début du XX<sup>e</sup> siècle, on y parlait plusieurs langues dans les rues, les cafés, les écoles, les journaux. Cavafy, poète grec d’Alexandrie, écrivait dans une ville égyptienne où la mémoire grecque survivait au milieu de l’arabe et des langues européennes. Alexandrie n’était pas une ville pure. C’était une ville-palimpeste.</p>



<p>Marseille, de son côté, a toujours été une ville ouverte au sud. Fondée par des Grecs venus de Phocée, elle a entretenu des liens anciens avec le Levant, l’Afrique du Nord, l’Italie, la Corse. Au XX<sup>e</sup> siècle, l’arrivée de populations arméniennes, italiennes, espagnoles, maghrébines, comoriennes, juives séfarades, a prolongé cette vocation. Marseille n’est pas seulement une ville française sur la Méditerranée ; elle est une ville méditerranéenne en France. Dans ses marchés, ses quartiers, ses cuisines, ses musiques, elle montre que la rive nord n’est jamais séparée de la rive sud. Le couscous, la pizza, la harissa, l’anchoïade, la chorba, les pâtes, les sardines grillées y composent une géographie plus profonde que les frontières politiques.</p>



<p>Tunis aussi est une ville de brassage. La médina, avec ses souks, ses mosquées, ses zaouïas, ses anciennes demeures, rappelle l’ancrage arabe et islamique. Mais la ville moderne, les quartiers de La Goulette, de Lafayette, de Mutuelleville, les traces italiennes, françaises, maltaises et juives, disent une autre histoire. La Goulette, en particulier, fut un espace méditerranéen exemplaire : musulmans, juifs, chrétiens, Italiens, Maltais, Français, Tunisiens y ont vécu dans une proximité faite de voisinage, de cuisine, de langues croisées, de fêtes populaires.</p>



<p>Là encore, il ne s’agit pas de rêver un âge d’or sans conflit, mais de reconnaître une réalité : les sociétés méditerranéennes ont longtemps su vivre dans une pluralité concrète, souvent plus souple que les idéologies modernes.</p>



<p>Les exils ont renforcé ce brassage. Les Andalous chassés d’Espagne ont apporté au Maghreb des savoir-faire artisanaux, des musiques, des techniques agricoles, des formes architecturales. En Tunisie, leur présence a marqué des villes comme Testour, où l’on retrouve une mémoire andalouse dans l’urbanisme, la musique et certains usages. Les Morisques ont traversé la mer avec leurs blessures, mais aussi avec leurs compétences. La Méditerranée est souvent cela : une douleur qui devient culture.</p>



<p>On pourrait multiplier les exemples : les Grecs d’Asie Mineure installés ailleurs après les bouleversements du XX<sup>e</sup> siècle ; les Italiens de Tunisie rentrés ou dispersés après l’indépendance ; les juifs du Maghreb partis vers la France ou Israël ; les travailleurs maghrébins venus reconstruire l’Europe d’après-guerre ; les migrants contemporains qui traversent la mer au péril de leur vie. Chaque époque a ses circulations, volontaires ou forcées. La Méditerranée n’a jamais cessé d’être un espace de départs et d’arrivées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que les mots et les rites nous apprennent encore</h2>



<p>Aujourd’hui, on parle souvent de choc des civilisations, de frontières à protéger, d’identités menacées. La Méditerranée est parfois décrite comme une fracture entre Europe et Afrique, entre christianisme et islam, entre richesse et pauvreté, entre Nord et Sud. Cette vision contient une part de réalité politique, mais elle oublie l’histoire longue. Elle oublie que le nord et le sud de la Méditerranée se sont fabriqués mutuellement.</p>



<p>L’Europe médiévale a reçu par le monde arabe une partie essentielle de la philosophie grecque, des mathématiques, de la médecine et de l’astronomie. Le Maghreb moderne a reçu de l’Europe des institutions, des langues, des formes scolaires et administratives, parfois dans la violence coloniale, mais aussi dans des appropriations créatrices. Les cuisines se sont mélangées : la tomate venue des Amériques a transformé l’Italie et le Maghreb ; les pâtes ont voyagé ; le café, venu d’Orient, est devenu européen ; le sucre, les agrumes, les épices ont traversé les ports. Même les musiques racontent cette circulation : le malouf tunisien porte la mémoire andalouse ; le flamenco conserve des traces gitanes, arabes, juives et populaires ; le raï algérien a dialogué avec les sons occidentaux ; les chants napolitains et les mélodies orientales partagent parfois la même nostalgie.</p>



<p>Les religions elles-mêmes, malgré les dogmes qui les distinguent, partagent des paysages. Le judaïsme, le christianisme et l’islam sont nés dans un espace proche, autour de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient. Ils ont en commun des figures, des récits, des prophètes, des lieux saints, une conception du Livre, une mémoire d’Abraham. Les pèlerinages, les tombeaux de saints, les cultes populaires montrent souvent des proximités plus fortes que les théologies officielles. Dans plusieurs régions méditerranéennes, des sanctuaires ont été fréquentés par des fidèles de religions différentes. Ce phénomène rappelle que la foi vécue par les peuples est parfois plus poreuse que la foi définie par les autorités.</p>



<p>S. D. Goitein, à partir des documents de la Geniza du Caire, a montré l’existence d’une société méditerranéenne médiévale traversée par des marchands, des lettres, des contrats, des familles dispersées entre Égypte, Maghreb, Sicile, Yémen, Syrie et Inde (Goitein, 1967). Ces archives révèlent une Méditerranée concrète, quotidienne, où les hommes écrivent pour demander de l’argent, organiser un mariage, régler une dette, recommander un voyageur, vendre une marchandise. Ce ne sont pas les grands discours qui parlent ici, mais la vie ordinaire. Et cette vie ordinaire est déjà mondialisée.</p>



<p>Voilà peut-être la grande leçon méditerranéenne : l’identité n’est pas un bloc, c’est une circulation. Être méditerranéen, ce n’est pas appartenir à une origine unique. C’est porter plusieurs héritages, parfois contradictoires. C’est savoir que le mot que l’on prononce vient peut-être d’un ancien conquérant, que le plat que l’on mange a traversé trois empires, que la musique que l’on aime contient une mémoire d’exil, que la ville que l’on habite a été priée dans plusieurs langues.</p>



<p>La Méditerranée nous enseigne donc une forme de modestie. Aucune rive ne peut prétendre être seule à l’origine de ce qu’elle est. Le nord doit reconnaître ce qu’il doit au sud et à l’est : les savoirs, les chiffres, les traductions, les marchandises, les récits. Le sud doit reconnaître ce qu’il a absorbé, transformé, adapté des langues et des institutions venues du nord. Entre les deux, il n’y a pas seulement domination ou dépendance ; il y a aussi création, emprunt, résistance, imitation, invention.</p>



<p>Dans un monde où les frontières se durcissent, cette mémoire est précieuse. Elle ne nie pas les conflits. Elle ne transforme pas l’histoire en carte postale. Elle rappelle simplement que la Méditerranée a toujours été plus forte lorsqu’elle a accepté son mélange. La pureté y est une fiction. Le brassage y est la vérité profonde.</p>



<p>Ma Méditerranée, si l’on peut dire ainsi, n’est donc pas seulement bleue. Elle est arabe et latine, berbère et grecque, juive et musulmane, chrétienne et laïque, française et italienne, turque et espagnole, populaire et savante. Elle parle avec plusieurs accents. Elle prie dans plusieurs directions. Elle écrit de droite à gauche et de gauche à droite. Elle chante la séparation et invente pourtant des voisinages. Elle est cette mer qui, depuis des siècles, oblige les hommes à traduire — et traduire, au fond, c’est déjà reconnaître que l’autre existe.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Bibliographie sélective</strong></p>



<p>Abulafia, David. <em>The Great Sea: A Human History of the Mediterranean</em>. Oxford University Press, 2011.</p>



<p>Braudel, Fernand. <em>La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l’époque de Philippe II</em>. Armand Colin, 1949.</p>



<p>Dakhlia, Jocelyne. <em>Lingua franca : histoire d’une langue métisse en Méditerranée</em>. Actes Sud, 2008.</p>



<p>Goitein, S. D. <em>A Mediterranean Society: The Jewish Communities of the Arab World as Portrayed in the Documents of the </em><em>Cairo Geniza</em>. University of California Press, 1967.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/">La Méditerranée, cette mer qui traduit les dieux et les langues</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/03/la-mediterranee-cette-mer-qui-traduit-les-dieux-et-les-langues/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Djerba &#124; Le pèlerinage juif à la synagogue de la Ghriba aura lieu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 06:07:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Pérez Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Proche-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[synagogue de La Ghriba]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18654960</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le pèlerinage annuel juif à la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba, aura lieu cette année du 30 avril au 6 mai 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/">Djerba | Le pèlerinage juif à la synagogue de la Ghriba aura lieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le pèlerinage annuel juif à la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba, aura lieu cette année du 30 avril au 6 mai 2026, a annoncé son comité d’organisation, présidé par Pérez Trabelsi, précisant que la visite sera ouverte aux participants tunisiens et étrangers, dans le cadre d’un retour progressif à la normale, même si la prudence demeure de mise suite au traumatisme de l’attaque de la synagogue en 2023.</em></strong></p>



<span id="more-18654960"></span>



<p>L’édition 2026 marque une réouverture partielle après deux années de restrictions sévères. En 2024, les célébrations avaient été annulées et limitées aux rites religieux à l’intérieur de la synagogue, en raison du conflit à Gaza. En 2025, le pèlerinage s’était tenu à une échelle réduite, réservé aux Juifs résidant en Tunisie et limité aux rituels internes. Cette année encore, selon les organisateurs, les activités resteront confinées à l’intérieur du sanctuaire et n’incluront pas la procession traditionnelle à l’extérieur. La prudence demeure également de mise suite au traumatisme de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/10/deux-visiteurs-morts-dans-lattaque-de-la-ghriba-aviel-et-benyamin-haddad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> l’attaque de la Ghriba en 2023</a>, qui avait coûté la vie à deux pèlerins et trois policiers.</p>



<p>Considérée comme la plus ancienne synagogue d’Afrique, la Ghriba est l’un des principaux symboles de la présence juive en Tunisie. Par le passé, le pèlerinage a attiré des milliers de visiteurs d’Europe et d’ailleurs, générant des retombées religieuses, identitaires et touristiques importantes pour Djerba, qui abrite l’une des plus importantes communautés juives de la région.</p>



<p>Environ 1&nbsp;500 Juifs vivent aujourd’hui en Tunisie, contre près de 100&nbsp;000 dans les années 1950.</p>



<p>La décision de rouvrir les visites aux étrangers apparaît donc comme le signe d’une renaissance progressive d’un événement qui, au-delà de sa valeur spirituelle, demeure un test pour l’image de tolérance et de coexistence religieuses que Tunis s’efforce de préserver, malgré les ondes de choc en provenance du Proche-Orient où le pouvoir suprémaciste et génocidaire en place en Israël multiplie les agressions militaires contre ses voisins, et notamment les Palestiniens, une cause qui mobilise fortement les Tunisiens depuis l’implantation de l’Etat sioniste en Palestine en 1948.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/">Djerba | Le pèlerinage juif à la synagogue de la Ghriba aura lieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quand l’ambassadeur américain en Israël se lâche grave</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/quand-lambassadeur-americain-en-israel-se-lache-grave/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/quand-lambassadeur-americain-en-israel-se-lache-grave/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 10:04:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[Mike Huckabee]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Larbi Bouguerra]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Tucker Carlson]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18409843</guid>

					<description><![CDATA[<p>Existe-t-il des accélérateurs d’antisémitisme plus grands que ceux qui poussent Israël à devenir un empire régional ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/quand-lambassadeur-americain-en-israel-se-lache-grave/">Quand l’ambassadeur américain en Israël se lâche grave</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une interview avec le célèbre éditorialiste et commentateur américain de droite Tucker Carlson, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, exprime des idées fort peu diplomatiques voire explosives&nbsp;où, citant </em></strong><strong><em>le verset (15) de la Genèse dans la Bible, a cru pouvoir affirmer que tout le Moyen-Orient (Palestine, Jordanie, Liban, Syrie, Irak), mais aussi des parties de l’Egypte et l’Arabie saoudite, devrait appartenir aux Juifs. </em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Larbi Bouguerra *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-18409843"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra.jpg" alt="" class="wp-image-18300839" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ces déclarations ont scandalisé le journaliste israélien <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/le-grand-israel-selon-lambassadeur-americain-a-tel-aviv/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gideon Levy</a> qui s’est interrogé dans une chronique parue dans <em>‘‘Haaretz’’</em> du 22 février 2026 : <em>«Existe-t-il des accélérateurs d’antisémitisme ou des pourvoyeurs de positions anti-israéliennes plus grands que ceux qui poussent Israël à devenir un empire régional, tout cela à cause d’une promesse biblique délirante faite il y a 3 000 ans ?»</em></p>



<p>Il est clair que Huckabee n’a jamais lu <em>‘‘Le traité sur la tolérance’’</em> de Voltaire qui écrivait en 1763 : <em>«Les mahométans sont des usurpateurs depuis plus de mille ans (du bien des juifs). Si les juifs raisonnaient ainsi aujourd’hui, il est clair qu’il n’y aurait d’autre réponse à leur faire que de les mettre aux galères. Ce sont à peu près les seuls cas où l’intolérance paraît raisonnable.»</em> (Edition Folio, p. 107)&nbsp;</p>



<p>Ce monsieur Huckabee a été un pasteur chrétien baptiste puis est devenu gouverneur de l’Arkansas puis deux fois candidat à la présidentielle.</p>



<p>En tant que baptiste, il attend la venue du Messie en Terre Sainte. C’est alors, dit la Bible dans l’Apocalypse, qu’il convertira tous les juifs. S’ils refusent, il les passera au fil de l’épée.</p>



<p>Comprenne qui pourra&nbsp;!</p>



<p><em>* Professeur honoraire à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS (Université Paris VI).</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A3BYOkaOs6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/du-nil-a-leuphrate-quand-la-bible-devient-carte-geopolitique/">Du Nil à l’Euphrate | Quand la Bible devient carte géopolitique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du Nil à l’Euphrate | Quand la Bible devient carte géopolitique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/du-nil-a-leuphrate-quand-la-bible-devient-carte-geopolitique/embed/#?secret=PX5wjMEcvE#?secret=A3BYOkaOs6" data-secret="A3BYOkaOs6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/quand-lambassadeur-americain-en-israel-se-lache-grave/">Quand l’ambassadeur américain en Israël se lâche grave</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/26/quand-lambassadeur-americain-en-israel-se-lache-grave/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La plus grande erreur historique des Palestiniens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/la-plus-grande-erreur-historique-des-palestiniens/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/la-plus-grande-erreur-historique-des-palestiniens/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 06:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Ricardo Mohrez Muvdi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18251955</guid>

					<description><![CDATA[<p>La plus grande erreur commise par les dirigeants palestiniens a été de faire des concessions aux sionistes au nom  de la paix. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/la-plus-grande-erreur-historique-des-palestiniens/">La plus grande erreur historique des Palestiniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La plus grande erreur commise par les dirigeants palestiniens, au fil de décennies de négociations infructueuses, a été de faire des concessions aux sionistes en croyant que l’abandon de droits fondamentaux apporterait la paix, la justice ou une reconnaissance réelle. L’histoire a démontré exactement le contraire.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Ricardo Mohrez Muvdi</strong> *</p>



<span id="more-18251955"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="584" height="584" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ricardo-Mohrez.png" alt="" class="wp-image-18251965" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ricardo-Mohrez.png 584w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ricardo-Mohrez-300x300.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ricardo-Mohrez-150x150.png 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ricardo-Mohrez-120x120.png 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ricardo-Mohrez-360x360.png 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Ricardo-Mohrez-580x580.png 580w" sizes="auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px" /></figure>
</div>


<p>Dès le début du conflit moderne, il aurait fallu exiger clairement un seul État, démocratique et garantissant l’égalité des droits pour tous ses habitants, sur l’ensemble de la Palestine historique. Accepter — et continuer à défendre — l’idée de <em>«deux États»</em> n’a pas seulement été une mauvaise stratégie : cela a constitué une renonciation progressive à la Palestine, légitimant la colonisation, la fragmentation territoriale et le nettoyage ethnique déguisé.<a href="https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiG1VJMvhWohBQhcJrO_DLsg7N6zC3sxWki3UJqJ-TfLOnLHWH7zSvLxpvL4AoaUQegcngomNerNSxSzHd6O_oqOus8Xb-Ll0-Zr8bAToL8IOIbU4BB8fhQQca9k5x4qsfFGhtuKgdW8I0-13jB8tax7QHOm09hQqbrcsabeZHca3Cle5adRXHjy88q28M7/s1353/Un%20seul%20%C3%89tat%20bon.png"></a></p>



<p>La prétendue <em>«solution à deux États»</em> est née déjà mutilée. Ce n’était pas une proposition de justice, mais une gestion de la dépossession. À chaque concession palestinienne il a été répondu par davantage de colonies, de murs, de points de contrôle et de lois raciales. Négocier sous occupation n’a jamais été négocier : c’était accepter les règles de l’occupant. Persister aujourd’hui dans le fantasme des deux États est, outre une naïveté, un suicide politique. Sur le terrain, il n’y a ni continuité territoriale, ni souveraineté réelle, ni contrôle des frontières, de l’eau ou des ressources.</p>



<p>Ce qui est offert au peuple palestinien n’est pas un État, mais des réserves fragmentées, dépendantes et sous surveillance. Pendant ce temps, le projet sioniste a été cohérent : avancer sans reculer, consolider les faits accomplis et exiger une reconnaissance internationale sans accorder l’égalité. En ce sens, continuer à parler de deux États revient à soutenir de facto la pérennité de l’occupation et à accepter que le vol territorial se transforme en légalité internationale.</p>



<p>La seule proposition éthique, historiquement et juridiquement viable est celle d’un seul État, où les Palestiniens, qu’ils soient musulmans, chrétiens ou juifs, vivraient avec les mêmes droits, sans suprématie ethnique ou religieuse. Un État où le droit au retour, l’égalité devant la loi et la justice historique ne seraient pas négociables.</p>



<p>Il ne s’agit pas d’utopie, mais de cohérence. Les régimes d’apartheid ne se réforment pas, ils se démantèlent. Et la libération ne naît pas de concessions à l’oppresseur, mais de la fermeté dans les principes. Le peuple palestinien n’a pas survécu à des décennies d’expulsion, d’exil et de résistance pour se contenter de miettes. La dignité ne se négocie pas, elle s’exerce.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;espagnol. </em></p>



<p><em>* Palestinien, né à Beit-Jala, en Palestine (1952). Réfugié en Colombie, il est administrateur d’entreprises et président de l’Union Palestinienne d’Amérique Latine (UPAL), créée en 2019 à San Salvador, au Salvador. Il est également président de la Fondation Culturelle Colombo-Palestinienne.</em></p>



<p><strong>Source</strong> : <a href="https://tlaxcala-int.blogspot.com/2026/01/la-plus-grande-erreur-historique-des.html?utm_source=substack&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tlaxcala</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="prPXRhG6F2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/">Un siècle de lutte en Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un siècle de lutte en Palestine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/embed/#?secret=YBA9zXPqCq#?secret=prPXRhG6F2" data-secret="prPXRhG6F2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/la-plus-grande-erreur-historique-des-palestiniens/">La plus grande erreur historique des Palestiniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/la-plus-grande-erreur-historique-des-palestiniens/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zohran Mamdani et Ahmed El Ahmed &#124; Les deux Musulmans de l’année ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/zohran-mamdani-et-ahmed-el-ahmed-les-deux-musulmans-de-lannee/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/zohran-mamdani-et-ahmed-el-ahmed-les-deux-musulmans-de-lannee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 07:55:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed El Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Ausralie]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobia]]></category>
		<category><![CDATA[Jamila Ben Mustapha]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[New York]]></category>
		<category><![CDATA[Zahran Mamdani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18112484</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mamdani et El Ahmed, qui ont eu droit à la couverture du magazine américain ‘‘Time’’ sont indiscutablement les deux Musulmans de 2025.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/zohran-mamdani-et-ahmed-el-ahmed-les-deux-musulmans-de-lannee/">Zohran Mamdani et Ahmed El Ahmed | Les deux Musulmans de l’année ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Zohran Mamdani et Ahmed El Ahmed ont beaucoup fait parler d’eux ces dernières semaines dans le médias du monde pour des raisons différentes, mais en tant que Musulmans vivant dans des pays occidentaux, ils ont contribué, chacun à sa manière et sans vraiment le vouloir, </em></strong><strong><em>à déconstruire le préjugé qui voudrait lier invariablement l’image des musulmans à l’antisémitisme.</em></strong><strong><em> </em></strong><em>(Ph. Mamdani et El Ahmed, qui ont eu droit à la couverture du célèbre magazine américain ‘‘Time’’&nbsp;sont indiscutablement les deux Musulmans de l’année 2025).</em></p>



<p><strong>Jamila Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-18112484"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure>
</div>


<p>Ce n’est un secret pour personne que l’image des musulmans dans les médias occidentaux est, pour le moins qu’on puisse dire, loin d’être positive, étant le produit d’une part, des méfaits catastrophiques de l’idéologie jihadiste des dernières décennies, d’autre part de l’attitude de rejet, par les mêmes médias, de cette communauté souvent prise comme bouc émissaire.&nbsp; Il n’empêche que la généralisation de ce rejet dont rend bien compte le terme d’«islamophobie», ne peut être acceptée, comme tout jugement systématique visant un groupe donné.</p>



<p>Récemment, pourtant, eux événements ont eu lieu que nous pourrions considérer comme formant <em>«une exception à la règle»</em> de la méfiance qui entacherait les rapports entre les juifs et les musulmans, et constituant une brèche si bien venue plantée dans ce mur qui existerait entre eux.</p>



<p>Tout d’abord, incroyable mais vrai, la ville de New-York dont presque un million d’habitants sont de confession juive, élit, le 5 novembre dernier, un maire musulman, Zohran Mamdani.</p>



<p>Ensuite et surtout, l’attentat islamiste qui s’est produit àBondi en Australie, ce 14 décembre, et a abouti au meurtre de 15 Australiens de confession juive, a mis en lumière le comportement qualifié d’héroïque par le monde entier, non pas d’un &nbsp;intellectuel – dont la spécialité est, il est vrai, l’analyse et non l’action –, mais d’un modeste marchand de fruits d’origine syrienne, né en Australie, Ahmed El Ahmed&nbsp;: il s’est en effet précipité pour désarmer un des tueurs jihadistes en se faisant tirer dessus par le second.</p>



<p>Par ce geste spontanément réparateur de l’horreur, non seulement il devient un héros mondial visité à l’hôpital par le Premier ministre australien lui-même, mais il contribue spontanément à déconstruire le préjugé qui voudrait lier invariablement l’image des musulmans à l’antisémitisme.</p>



<p>À en croire, en effet, beaucoup de médias occidentaux, par un mécanisme de projection servant à faire oublier le rejet massif des juifs par l’Allemagne nazie lors de la deuxième guerre mondiale et ayant abouti au massacre de millions d’entre eux, les Arabes et les musulmans seraient des antisémites par essence. Ce que les historiens, y compris juifs, ont toujours catégoriquement démenti.</p>



<p>Rendons grâce à ce monsieur qui n’a certainement pas prévu que son geste de quelques secondes allait avoir des implications énormes, internationales, qui nous a montré que le progrès et la lumière ne sont pas forcément l’œuvre de l’élite mais peuvent être déclenchés par une personne humble, et souhaitons en définitive que ce genre de démenti à l’antisémitisme prétendu des musulmans, reçoive de plus en plus d’illustrations dans la réalité.</p>



<p><em>* Ecrivaine.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6MQ1eJ6Yi5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/new-york-les-forces-de-largent-en-guerre-contre-zohran-mamdani/">New York | Les forces de l’argent en guerre contre Zohran Mamdani</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« New York | Les forces de l’argent en guerre contre Zohran Mamdani » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/new-york-les-forces-de-largent-en-guerre-contre-zohran-mamdani/embed/#?secret=TsuyFMgKDJ#?secret=6MQ1eJ6Yi5" data-secret="6MQ1eJ6Yi5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/zohran-mamdani-et-ahmed-el-ahmed-les-deux-musulmans-de-lannee/">Zohran Mamdani et Ahmed El Ahmed | Les deux Musulmans de l’année ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/zohran-mamdani-et-ahmed-el-ahmed-les-deux-musulmans-de-lannee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Le trône d’Adoulis’’ &#124; L’islam, entre mythe et déni</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:54:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Byzantins]]></category>
		<category><![CDATA[chrétiens]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Perses]]></category>
		<category><![CDATA[Romains]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18060222</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VIIe siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/">‘‘Le trône d’Adoulis’’ | L’islam, entre mythe et déni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia*</strong></p>



<span id="more-18060222"></span>



<p>C’est toujours&nbsp;avec une certaine gêne qu’on envisage l’histoire de l’islam lorsqu’on est musulman d’ascendance ou de conviction; une gêne qui ne le cède qu’à la haine irrationnelle que cette religion induit de nouveau dans les sphères du pouvoir et chez les influenceurs occidentaux, dont la traduction la plus manifeste est le génocide perpétré à Gaza et les innombrables actes d’agression que l’armée sioniste n’a&nbsp;cessé de perpétrer contre les peuples et les pays du Moyen-0rient.</p>



<p>Or l’identité&nbsp;musulmane constituant en fin de compte la cible ultime de ces guerres qu’on a nommées antiterroristes, ainsi que le démontre la judaïsation de la Palestine et de Jérusalem, il est désormais à tout le moins de mauvais ton par l’introduction d’un autre récit fondateur, de remettre en cause la légitimité historique d’une religion dont la conscience collective qu’elle insuffle à des&nbsp;peuples ethniquement différents et politiquement morcelés lorsqu’ils se réclament d’une langue commune, constitue&nbsp;toujours bon an mal an le socle de la résistance de ces peuples au colonialisme.</p>



<p>Le moment serait donc mal choisi d’en parler,&nbsp;si tant est qu’il y eût jamais eu un bon moment pour le faire. Néanmoins il se trouve que le taire ne contribue pas à déconstruire l’arbitraire du récit adverse, celui des ennemis, ni le caractère illégitime de leurs prétentions. Car si la teneur du programme sioniste est de faire revenir les différents peuples qu’on prétend subjugués par l’islam à leurs cultures antérieures, de Berbères, d’Araméens, de Coptes, d’Assyriens, de Chaldéens, de Mèdes, de Perses, et de Hittites, il faudrait commencer par parler des conquêtes macédoniennes, qu’on a justifiées comme étant la grande contre-offensive ayant fait suite aux guerres médiques, à l’origine ainsi qu’on l’a prétendu, de l’esprit européen.</p>



<p>Selon ce récit, l’armée grecque aurait été composée de citoyens libres se battant pour leur liberté (il n’y avait pas d’Etat unitaire en Grèce mais des cités), celle du Grand Roi étant un ramassis d’esclaves et au mieux de mercenaires. Le résultat ne pouvait faire de doute. Puis il y a eu, faisant suite à la conquête d’Alexandre le Grand et son rêve d’Etat Universel, les États hellénistiques&nbsp;d’Orient dont la politique d’assimilation par l’usage de la langue et des coutumes grecques a suscité en Palestine le courroux des prêtres juifs contraints pour marquer leur différence et sauvegarder leur identité monothéiste d’imposer des règles ségrégationnistes, telles la circoncision, l’interdiction du porc, celle des mariages mixtes et des repas avec les idolâtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La défense de l&rsquo;Occident</h2>



<p>Enfin est survenue&nbsp;Rome dont on a prétendu qu’elle a repris à son propre compte l’œuvre civilisatrice gréco-macédonienne en Orient, ainsi que la défense de l’Occident. L’occupation romaine a laissé à la postérité des monuments, des aqueducs, une solide tradition juridique. Mais elle a suscité les résistances des peuples&nbsp;vaincus écrasés par les impôts et dont les innombrables révoltes furent réduites par le fer et par le feu à l’intérieur d’un empire appelé à s’étendre indéfiniment.</p>



<p>En Afrique il y eut Syphax, Jugurtha, Tacfarinas, Garmoul, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui périrent&nbsp;sous le joug romain.</p>



<p>A l’extérieur, Rome a fait face à la pression constante exercée par les peuples germaniques, et surtout à la grande réaction de l’Empire Perse, d’abord des Parthes Arsacides issus du Khorassan, puis celle des Sassanides descendus des montagnes du Fârs, dont les prétentions impériales universelles s’appuyaient sur une religion élaborée,&nbsp;le Mazdéisme, unifiée autour d’un livre sacré, l’Avesta, et soutenue par un clergé organisé et intolérant.</p>



<p>Rome a cru trouver son salut dans la conversion de ses empereurs au christianisme, une religion réputée d’amour censée fondre les différents peuples de l’Empire dans une foi commune en mettant fin au bain de sang perpétuel au moins à l’intérieur de ses limites.</p>



<p>En réalité, les controverses théologiques autour de la trinité et les natures du Christ furent jusqu’au VI<sup>e</sup> siècle de l’ère universelle âpres et fournirent aux différents peuples, en particulier orientaux, à l’instar des Arméniens ou des Egyptiens, l’occasion d’affirmer leurs personnalités <em>«nationales»</em> face au facteur grec au pouvoir à Byzance.</p>



<p>La conversion des Arabes de Ghassane établis au Cham, alliés aux Byzantins orthodoxes, au christianisme monophysite, et des Lakhmides d’Irak alliés des&nbsp;Perses probablement au nestorianisme, seul christianisme toléré dans leur empire, aurait pu ainsi fournir le cadre théologique nécessaire à la formation d’un royaume&nbsp;unifiant toute la péninsule arabique sous une même autorité. Il n’en fut rien. Etats croupions au service de puissances étrangères, et chargés de garder les frontières de leurs suzerains contre les incursions des nomades, ils n’avaient rien pour jouir de la considération de ces derniers.</p>



<p>Pour ceux qui prétendent que les Arabes ne furent que des envahisseurs, le prince Qais originaire de Kinda s’était vu offrir le phylarcat de Palestine par l’empereur byzantin Justin pour services rendus&nbsp;avant l’avènement de l’islam. Autrement dit il aurait été en droit d’y fonder un royaume au nom de la seule légitimité reconnue par les historiens occidentaux, celle issue de l’empire romain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’irrédentisme éthiopien</h2>



<p>En réalité, le seul état indépendant de la péninsule arabique à cette époque était celui de Himyar au Yémen qui face à l’irrédentisme éthiopien, issu d’un Etat chrétien monophysite co-riverain de la mer Rouge, s’était converti au judaïsme.</p>



<p>Le Roi Youssef Dhu Nuwas s’était lancé dans une persécution généralisée contre ses sujets chrétiens qui avait atteint son point culminant avec le bûcher de Najrane, un autodafé gigantesque contre ceux que le Coran avait qualifiés de <em>Ashab Al Oukhdoud</em>. Cela avait fourni le prétexte à une croisade et les armées du Négus chrétien monophysite éthiopien Kaleb, transportées par la flotte byzantine envoyée en mer Rouge par l’empereur chrétien orthodoxe Justinien, avaient débarqué au Yémen et renversé l’Etat de Himyar.</p>



<p>En réalité, les Byzantins n’avaient pas été mécontents de renverser un royaume client de leurs ennemis perses afin d’établir leur contrôle sur la mer Rouge et cette guerre s’était insérée dans l’affrontement entre les deux empires à vocation universelle.</p>



<p>Mais les choses n’en étaient pas restées là. Un général éthiopien, Abraha, avait établi un Etat chrétien indépendant au Yémen, une sorte de Rhodésie avant l’heure, en se détachant de son suzerain, le négus d’Ethiopie, dont les armées, envoyées soumettre le rebelle, s’y étaient ralliées.</p>



<p>Abraha avait envoyé ses forces, qualifiées par le Coran de <em>Ashab Al Fil</em>, les gens de l’Eléphant, vers le Nord. Une épidémie, vraisemblablement aviaire selon le Coran, les y avait décimés et ce qui apparaissait comme une légende est devenu une possibilité corroborée par la découverte des virus auxquels l’humanité a été récemment confrontée.</p>



<p>La tradition musulmane dit que les Ethiopiens étaient venus détruire la Kaaba et la Mecque. Dans quel but ? Dans la lutte entreprise pour le contrôle du commerce de la mer Rouge, était-ce pour supprimer un rival commercial, un concurrent religieux, ou les deux ?</p>



<p>Si la Mecque était en passe de devenir un pôle politique au sein de la péninsule, il est douteux que cela eût pu susciter l’inquiétude du maître du Yémen, du moment que ses sujets arabes, pour ne pas dire éthiopiens, parlaient une langue étrangère pour les&nbsp;gens du Hijaz, et écrivaient une écriture sudarabique que ces derniers ne comprenaient pas.</p>



<p>Le grand écrivain égyptien&nbsp;Taha Hussein avait soulevé avec justesse cette discordance yéménite dont il avait tiré les conclusions lui valant d’être mis à l’index par les religieux de son pays, celle d’une poésie supposée antéislamique créée de toute pièce après la conquête musulmane.</p>



<p>Pourtant la suite des événements devait démontrer que la&nbsp;Mecque ne pouvait, dès cette époque, qu’avoir acquis la puissance potentielle qui allait plus tard se traduire sous son égide par l’unification de la totalité de la péninsule Arabe.</p>



<p>Quoiqu’il en soit, le reflux éthiopien amorcé par la défaite et la mort d’Abraha s’était traduit sur le plan politique par le rétablissement grâce à une armée perse du royaume juif de Himyar sous l’autorité d’un nouveau souverain, Sayf Dhi Yazane. Or ce protectorat perse, sans doute irrémédiablement affaibli, ne fera plus parler de lui, même lorsque les juifs de Médine et de Khaybar auront eu le plus besoin de son aide. D’où l’hypothèse vraisemblable d’une culture sud-arabique déclinante sous l’influence de la culture arabe en provenance du nord, celle que nous connaissons, sans doute véhiculée par le christianisme en provenance de Kinda et de Ghassane et d’Al Hira peut être via la Mecque et que les souverains du Yémen, juifs puis Ethiopiens, par la persécution ou par la conquête, n’auront pu stopper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apparition de l’islam</h2>



<p>Se pose alors évidemment la question de l’apparition de l’islam, une religion monothéiste évoluant pour son propre compte, au sein du plus grand sanctuaire idolâtre d’Arabie alors que le judaïsme&nbsp;était fermement établi dans la péninsule et que le christianisme en provenance du Cham et d’Irak, y était en pleine expansion.</p>



<p>On peut comprendre que les marchands de la Mecque, représentés par la tribu Qoraïch, pris en tenaille entre les ambitions impériales byzantine et perse, avaient jugé leur position commerciale suffisamment menacée pour&nbsp;pousser&nbsp;au moins certains parmi eux à tenter d’unifier sous leur égide l’ensemble des tribus qui échappaient&nbsp;jusque-là à la domination des deux empires, afin de&nbsp;s’assurer&nbsp;le contrôle des routes commerciales entre la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien.</p>



<p>L’idolâtrie jusque-là pratiquée en Arabie n’aurait pas pu constituer le cadre politique nécessaire à ce programme, en raison de son caractère pluraliste mais aussi anachronique, alors qu’une grande partie des tribus d’Arabie avait déjà adopté le monothéisme et que la plus grande partie du Moyen-Orient était incorporée à l’empire byzantin chrétien, le mazdéisme perse étant quant à lui trop étranger aux traditions sémitiques.</p>



<p>Ce qu’on appelle le hanafisme, ce monothéisme teinté de monachisme vécu à l’échelon personnel par les croyants en rupture de ban avec leur société polythéiste environnante, en étant qualifié de religion d’Abraham, avait constitué le paradigme fondateur&nbsp;légitimant&nbsp;la nouvelle foi, mais uniquement après la rupture définitive avec les tribus juives qui en rejetant l’apostolat du prophète avaient refusé de cautionner le grand projet d’unification arabe.</p>



<p>Naturellement cette rupture s’était traduite par la consécration de la Mecque, en tant qu’épicentre du culte d’Abraham, au détriment de Jérusalem.</p>



<p>A la légitimité issue du judaïsme adoptée par les souverains yéménites de Himyar dans le but de raffermir leur indépendance face aux prétentions éthiopiennes, on avait ainsi substitué une autre légitimité universelle mise au service de l’unification arabe, celle d’un Dieu non pas propriété exclusive d’Israël, mais de tous les peuples.</p>



<p>On peut donc penser que l’islam en tant que religion évoluant pour son propre compte est issu d’un échec, celui de l’investissement du judaïsme au service de la cause arabe. Le succès des armes avait rallié les marchands de la Mecque, initialement opposés à un projet qui leur inspirait de la crainte, et avait réduit les oppositions locales centrées sur des prédications concurrentes, à l’instar de celle de Musaylima à Yamama. Et lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins telles que la peste, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam au service de la cause arabe</h2>



<p>L’imprévu est que, de religion au service de la cause arabe, l’islam entre Djakarta et Casablanca, ait rallié des peuples si différents dans un même espérance ou une même identité, même en l’absence d’autorité politique ou religieuse commune.</p>



<p>Il est donc faux de dire que les Arabes n’avaient rien à faire au Moyen-Orient. Ils avaient plus à y faire que les Grecs ou les Perses qui avaient, les premiers, conféré à leurs guerres un antagonisme religieux.</p>



<p>Quant au caractère hérétique de l’islam selon l’Eglise, il n’est issu que d’anathèmes prononcés par des conciles d’évêques et de prélats&nbsp;s’affrontant&nbsp;pour s’assurer les faveurs impériales et échouant à s’entendre sur les personnes et les natures du Christ.</p>



<p>Pour ce qui est de la légitimité issue d’Israël, dont il serait dépourvu, la référence à Abraham prouve bien que ce que l’islam remet en question dans le judaïsme n’est rien de plus que l’autorité des Rabbins qui en avaient fait une religion réservée et sectaire au lieu d’être ouverte sur le reste de l’humanité, une espérance qui avait été à l’origine du message chrétien, rejeté par les rabbins pour les mêmes raisons.&nbsp;</p>



<p>En fin de compte c’est bien un antagonisme d’un autre âge institué par l’Eglise et les rabbins fait d’anathèmes et d’imprécations qui sert de socle à la haine aujourd’hui réapparue au sein d’un Occident prétendument devenu laïc, contre l’une des plus grandes communautés religieuses du monde. &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Le Trône d’Adoulis: Les guerres de la mer Rouge à la veille de l’Islam’’, de Glen Bowersock, traduit en français par Pierre-Emmanuel Dauzat, éd. Albin Michel, Paris, 1<sup>er</sup> octobre 2014, 208 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B3RaHTm7pk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=hHk9GICzG0#?secret=B3RaHTm7pk" data-secret="B3RaHTm7pk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/">‘‘Le trône d’Adoulis’’ | L’islam, entre mythe et déni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/08/le-trone-dadoulis-lislam-entre-mythe-et-deni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’écrivain israélien David Grossman &#124; «Le génocide à Gaza me brise le cœur»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/lecrivain-israelien-david-grossman-le-genocide-a-gaza-me-brise-le-coeur/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/lecrivain-israelien-david-grossman-le-genocide-a-gaza-me-brise-le-coeur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 08:06:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[David Grossman]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17143798</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour le célèbre écrivain israélien David Grossman, un seul mot  définit les massacres perpétrés par Israël à Gaza : génocide. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/lecrivain-israelien-david-grossman-le-genocide-a-gaza-me-brise-le-coeur/">L’écrivain israélien David Grossman | «Le génocide à Gaza me brise le cœur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Pendant des années, j’ai refusé d’utiliser ce mot : ‘‘génocide’’ </em></strong><em>[en parlant du massacre des Palestiniens par l’armée israélienne, Ndlr]<strong>. Mais maintenant, je ne peux m’empêcher de l’utiliser, après ce que j’ai lu dans les journaux, après les images que j’ai vues et après avoir parlé avec des personnes présentes», a expliqué l’écrivain israélien David Grossman dans une interview accordée au journal italien </strong></em><strong><a href="https://www.repubblica.it/esteri/2025/07/31/news/grossman_intervista_scrittore_israeliano_gaza_guerra-424764877/#__limio_frame" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Repubblica</a><em>.</em></strong></p>



<span id="more-17143798"></span>



<p><em>«Le simple fait de prononcer ce mot, ‘‘génocide’’, en référence à Israël, au peuple juif : cela seul, le fait même qu’il soit associé à eux </em>[les Palestiniens, Ndlr]<em>, suffirait à dire que quelque chose de très grave nous arrive. Je veux parler en tant que quelqu’un qui a tout fait pour éviter de qualifier Israël d’État génocidaire. Et maintenant, avec une immense douleur et le cœur brisé, je dois voir ce qui se passe sous mes yeux. ‘‘Génocide’’. C’est un mot qui fait boule de neige : une fois prononcé, il prend de l’ampleur, comme une avalanche. Et il apporte encore plus de destruction et de souffrance»</em>, poursuit l’auteur de romans à succès et d’essais comme <em>‘‘Un peuple invisible : Les Palestiniens d’Israël’’</em>.</p>



<p><em>«Je reste désespérément fidèle à l’idée de deux États, principalement parce que je ne vois pas d’alternative»</em>, affirme l’écrivain. <em>«Ce sera complexe, et nous et les Palestiniens devrons faire preuve de maturité politique face aux attaques qui ne manqueront pas de se produire. Mais il n’y a pas d’autre solution»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>Le président français Emmanuel Macron propose de reconnaître l’État palestinien. <em>«Je pense que c’est une bonne idée, et je ne comprends pas l’hystérie qui l’a accueillie ici en Israël. Peut-être que traiter avec un véritable État, avec de véritables obligations, et non avec une entité ambiguë comme l’Autorité palestinienne, présentera des avantages»</em>, estime Crossman. Qui conclut&nbsp;: <em>«Il faudra évidemment des conditions très précises&nbsp;: pas d&rsquo;armes. Et la garantie d’élections transparentes, interdites à quiconque envisagerait de recourir à la violence contre Israël.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/lecrivain-israelien-david-grossman-le-genocide-a-gaza-me-brise-le-coeur/">L’écrivain israélien David Grossman | «Le génocide à Gaza me brise le cœur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/02/lecrivain-israelien-david-grossman-le-genocide-a-gaza-me-brise-le-coeur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zohran Mamdani, le candidat démocrate à la mairie de New York qui agace les sionistes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/26/zohran-mamdani-le-candidat-democrate-a-la-mairie-de-new-york-qui-agace-les-sionistes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/26/zohran-mamdani-le-candidat-democrate-a-la-mairie-de-new-york-qui-agace-les-sionistes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 06:51:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandria Ocasio-Cortez]]></category>
		<category><![CDATA[Andrew Cuomo]]></category>
		<category><![CDATA[Bernie Sanders]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[lobby sioniste]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[New York]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Zohran Mamdani]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16866170</guid>

					<description><![CDATA[<p>À seulement 33 ans, le musulman d'origine ougandaise Zohran Mamdani sera le candidat démocrate à la mairie de New York. De quoi énerver les cercles sionistes new-yorkais.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/26/zohran-mamdani-le-candidat-democrate-a-la-mairie-de-new-york-qui-agace-les-sionistes/">Zohran Mamdani, le candidat démocrate à la mairie de New York qui agace les sionistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À seulement 33 ans, Zohran Mamdani sera le candidat démocrate à la mairie de New York. Candidat de l’aile gauche du Parti démocrate, il a remporté mardi la primaire de son parti face au favori Andrew Cuomo qui a été procureur général puis gouverneur pendant dix ans de l’État de New York. Mamdani a fait de la lutte contre la vie chère et la promesse de taxer les hauts revenus, ses thèmes de prédilection, cependant la candidature de ce musulman d’origine ougandaise et fervent soutien de Gaza agace le puissant lobby sioniste qui considère New York comme sa chasse gardée. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong> </p>



<span id="more-16866170"></span>



<p>Dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/politics/2025/06/24/zohran-mamdani-new-york-city-mayor-elections/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Maeve Reston s’interroge sur ce nouveau venu sur la scène politique qui a bouleversé la dernière étape de la campagne des primaires démocrates pour la mairie de New York, en amassant une immense base de fans sur les réseaux sociaux. Il y a encore quelques mois, il était encore inconnu du grand public.</p>



<p>Le journal américain identifie ce nouveau venu comme étant le député de l’État de New York représentant le 36<sup>e</sup> district qui englobe Astoria et Long Island dans le Queens, démocrate de tendance socialiste et expliquant qu’il a attiré un grand nombre de jeunes électeurs en défendant des politiques de gauche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une surprise majeure</h2>



<p>Mamdani était en tête de la course après le dépouillement du premier tour mardi et est désormais prêt à créer une surprise majeure face à l’ancien gouverneur Andrew Cuomo, 67 ans, qui a concédé sa défaite.</p>



<p>Bien que les résultats définitifs ne soient annoncés que la semaine prochaine, Mamdani qui pourra être le premier maire musulman de la ville, a reçu les éloges de ses partisans et bénéficie du soutien du sénateur indépendant Bernie Sanders et de la représentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QlIAqYkeVG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/10757057/">Le lobby sioniste a de plus en plus mal à justifier les crimes d&rsquo;Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le lobby sioniste a de plus en plus mal à justifier les crimes d&rsquo;Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/10757057/embed/#?secret=Lx6aq5KTSW#?secret=QlIAqYkeVG" data-secret="QlIAqYkeVG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mamdani a un programme axé sur la réduction des prix, qui, selon lui, <em>«écrasent les travailleurs»</em>. Il a réclamé un gel des loyers pour les locataires établis, la gratuité des transports en commun, des services de garde d’enfants publics pour les moins de six ans et la création d’épiceries municipales qui achètent et vendent à prix de gros.</p>



<p>Le démocrate, qui prône une augmentation du salaire minimum à 30 dollars de l’heure d’ici 2030, affirme qu’il financera ses projets en augmentant le taux d’imposition des sociétés à 11,5% et en imposant un impôt forfaitaire de 2% aux New-Yorkais gagnant plus d’un million de dollars par an.</p>



<p>Le journal indique que l’ascension soudaine de Mamdani a été en partie alimentée par une campagne agressive sur les réseaux sociaux qui lui a permis de toucher de nombreux électeurs de la ville qui ne s’intéressaient pas à la politique. Il a expliqué ses idées dans de courtes vidéos, critiquant vivement l’influence de l’argent en politique et soulignant comment il a financé sa campagne grâce à de petits donateurs.</p>



<p>Mamdani est un grand critique des attaques israéliennes sur la bande de Gaza. Selon le <em>WP</em>, il a suscité la controverse en refusant de condamner le slogan <em>«mondialiser l’Intifada»</em>, perçu par certains Juifs comme une incitation à la violence tandis que de nombreux Palestiniens y voient une adhésion à leur lutte pour leur patrie.</p>



<p>Élu à l’Assemblée de l’État de New York en 2020, Mamdani a bénéficié du soutien d’Osaka-Cortez et de Sanders, deux démocrates socialistes bénéficiant d’une large audience nationale et d’influents collecteurs de fonds.</p>



<p>En effet, Our Revolution, une organisation politique lancée par Sanders en 2016, a annoncé avoir mobilisé ses membres dans les cinq districts de New York et envoyé plus de 60 000 courriels et SMS exhortant les électeurs à se rendre aux urnes en faveur de Mamdani.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un musulman soutenant Gaza</h2>



<p>Mamdani est né à Kampala en Ouganda et a émigré à New York à l’âge de sept ans. Il a obtenu la nationalité américaine en 2018 et travaillé comme consultant en logement pour un programme d’aide aux propriétaires de couleur à faibles revenus. Cela l’avait incité à se lancer en politique et à se faire élire pour représenter le Queens.</p>



<p>Ce profil de musulman soutenant Gaza a déjà attiré les foudres du lobby sioniste qui considère la métropole américaine comme sa chasse gardée et qui a déjà accusé Mamdani d’antisémitisme. Dans une tribune publiée dans le journal israélien <a href="https://www.haaretz.com/opinion/2025-06-23/ty-article-opinion/.premium/why-zohran-mamdanis-candidacy-for-nyc-mayor-terrifies-the-pro-israel-establishment/00000197-9d50-df17-ab9f-9dfcef390000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>, Abe Silberstein, chercheur en études et histoire hébraïques et juives à l’Université de New York, estime que même s’il n’existe aucune preuve pour étayer ces accusations, elles découlent en fait de véritables inquiétudes quant au déclin du soutien inconditionnel à Israël au sein du Parti démocrate. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DerwZ2CVjn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/aux-etats-unis-la-liberte-dexpression-malmenee-par-le-lobby-sioniste/">Aux Etats-Unis, la liberté d’expression malmenée par le lobby sioniste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Aux Etats-Unis, la liberté d’expression malmenée par le lobby sioniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/aux-etats-unis-la-liberte-dexpression-malmenee-par-le-lobby-sioniste/embed/#?secret=do1mr0Xq9J#?secret=DerwZ2CVjn" data-secret="DerwZ2CVjn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’auteur indique que Mamdani a exprimé ouvertement et clairement ses opinions sur le conflit israélo-palestinien. Il affirme le droit d’Israël à exister mais insiste sur l’égalité des droits pour les Palestiniens. Silberstein, ajoute dans son article que Mamdani a déjà soutenu le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël et qualifié la guerre que mène Israël à Gaza de génocide.</p>



<p>Mamdani a également parrainé un projet de loi visant à révoquer le statut d’organisme de bienfaisance des organisations qui soutiennent les colonies israéliennes. Malgré ces opinions, il a condamné l’opération Déluge d’Al-Aqsa du 7 octobre 2023 et a toujours insisté sur son engagement à protéger toutes les communautés y compris la communauté juive qui compte un million de membres à New York.</p>



<p>Cependant, tout cela n’a pas aidé le jeune homme face à la campagne diffamatoire du lobby pro-israélien qui continue de le dépeindre comme antisémite en utilisant des tactiques malsaines comme la déformation de ses déclarations.</p>



<p>Maintenant qu’il a remporté la primaire et que ses chances de devenir maire de New York se sont accrues, les attaques vont se renforcer et il faudra avoir le cuir épais et être résilient pour y faire face. De plus, un autre protagoniste politique de premier plan peut en faire sa cible favorite en l’occurrence le président Donald Trump qui aura du mal à supporter que sa ville d’origine, New York, ait un maire issu de l’aile gauche du Parti démocrate. La bataille s’annonce rude. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oTPmKGoDML"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/25/les-americains-musulmans-font-face-a-une-vague-brutale-dislamophobie/">Les Américains musulmans font face à une vague brutale d’islamophobie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains musulmans font face à une vague brutale d’islamophobie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/25/les-americains-musulmans-font-face-a-une-vague-brutale-dislamophobie/embed/#?secret=fAXdfGDGuL#?secret=oTPmKGoDML" data-secret="oTPmKGoDML" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/26/zohran-mamdani-le-candidat-democrate-a-la-mairie-de-new-york-qui-agace-les-sionistes/">Zohran Mamdani, le candidat démocrate à la mairie de New York qui agace les sionistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/26/zohran-mamdani-le-candidat-democrate-a-la-mairie-de-new-york-qui-agace-les-sionistes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La croisade de l’Occident et d’Israël contre les Musulmans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/la-croisade-de-loccident-et-disrael-contre-les-musulmans/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/la-croisade-de-loccident-et-disrael-contre-les-musulmans/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 08:16:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[pays musulmans]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16815456</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand Israël subit enfin, en guise de représailles, ce qu'il a toujours fait subir à ses voisins, les Occidentaux font couler leurs larmes de crocodiles.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/la-croisade-de-loccident-et-disrael-contre-les-musulmans/">La croisade de l’Occident et d’Israël contre les Musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce que les Israéliens sont en train d’expérimenter dans la douleur et l’indignation depuis le début de leur attaque militaire contre l’Iran, il y a une semaine, c’est le principe de réciprocité qui régit pourtant habituellement les relations humaines, individuelles et collectives, et que leur dédain vis-à-vis de leurs voisins leur aurait peut-être fait oublier.</em></strong></p>



<p><strong>Jamila Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-16815456"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure>
</div>


<p>Le suprémacisme dont ils sont imbus les aurait-il ainsi poussés à l’erreur en leur faisant croire qu’ils allaient pouvoir, en attaquant l’Iran, réaliser leur habituelle victoire rapide et facile sur un pays musulman&nbsp;?</p>



<p>Et voilà que ce peuple anciennement persécuté n’a aucun problème à devenir le peuple actuellement le plus persécuteur vis-à-vis de ses voisins et le plus méprisant à l’égard du droit international, élaboré pourtant par et pour les pays dits <em>«civilisés»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël a le droit… d’attaquer&nbsp;!</h2>



<p>Ses alliés, aveuglés par un soutien inconditionnel, en sont venus à inverser les choses et faire une confusion sémantique entre les notions pourtant nettement opposées &nbsp;d’<em>«attaque»</em> et de <em>«défense»</em>. Alors que c’est ce pays qui a clairement déclenché les hostilités contre l’Iran, voilà que le président français Emmanuel Macron lance la phrase -mantra&nbsp;: <em>«Israël a le droit de se défendre»</em>; pourtant, il est clair comme le jour que c’est lui qui est le pays agresseur.</p>



<p>Quant au président américain Donald Trump, il se demande tout haut et devant le monde entier s’il va ou non faire tuer l’ayatollah Ali Khamenei. Imaginons un instant le président d’un pays musulman exprimant son désir de faire exécuter un homme politique qu’il considère comme un ennemi. On le traiterait, pour le moins, de dictateur sous-développé et de personne peu civilisée. Pourtant, l’affirmation de Trump n’a suscité aucune indignation collective; et face à cet appel décomplexé au meurtre d’un responsable précis venant du chef d’un pays puissant, on peut légitimement se poser la question suivante, en ce début du XXI<sup>e</sup> siècle&nbsp;: <em>«Où allons-nous&nbsp;?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les contradictions de l’Occident prédateur</h2>



<p>Quant à l’Occident, qui compte par ailleurs des personnalités sincèrement humanistes, on pourrait le définir de façon synthétique comme la contradiction vivante entre la valorisation qu’il fait de valeurs humaines dites universelles mais qu’il n’applique qu’à lui-même, et une attitude pratique prédatrice vis-à-vis du reste du monde et dont on évoquera rapidement les grands moments&nbsp;: l’éradication des Indiens pour leur prendre leurs terres en Amérique, l’esclavage des Noirs auquel nous, Arabes, avons aussi participé, et la colonisation de vastes régions dont le dernier acte a été la création, aux dépens de voisins forcément hostiles, d’un Etat – Israël – qui le représente au Moyen-Orient, pour se faire pardonner les crimes &nbsp;du régime allemand nazi vis-à-vis des juifs.</p>



<p>C’est ainsi que les peuples qui paient leur faute à leur place ne sont ni les Allemands, ni les Européens de façon générale, mais ceux des pays musulmans qui n’avaient rien à voir avec les crimes du régime hitlérien.</p>



<p>* <em>Ecrivaine.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QWA9qgQRII"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/">L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Occident s’acharne sur les Palestiniens, par Israël interposé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/19/loccident-sacharne-sur-les-palestiniens-par-israel-interpose/embed/#?secret=zBL9UDKmTu#?secret=QWA9qgQRII" data-secret="QWA9qgQRII" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/la-croisade-de-loccident-et-disrael-contre-les-musulmans/">La croisade de l’Occident et d’Israël contre les Musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/20/la-croisade-de-loccident-et-disrael-contre-les-musulmans/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>13</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
