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	<title>Archives des Kamel Daoud - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Kamel Daoud - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Boualem Sansal libéré &#124; «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 05:57:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La libération de l’écrivain Boualem Sansal met en lumière le rôle de la pression internationale dans les affaires sensibles en Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/boualem-sansal-libere-bonjour-la-france-je-reviendrai-nous-vaincrons/">Boualem Sansal libéré | «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La libération de l’écrivain Boualem Sansal, après un an de détention, met en lumière le rôle de la pression internationale dans les affaires sensibles en Algérie. Suite à une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/algerie-boualem-sansal-gracie-a-la-demande-de-berlin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">intervention présidentielle allemande</a>, Sansal a pu quitter la prison et rencontrer l’écrivain Kamel Daoud à Berlin. Ce dernier a rapporté ses propos dans </em>Le Point<em>. Il s’est présenté vif, taquin et déterminé, déclarant sur le ton de la provocation : «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons».</em></strong> <em>(Photo d&rsquo;archives : Kamel Daoud et Boualem Sansal).</em></p>



<span id="more-17910043"></span>



<p>L’auteur a décrit une année difficile : privé de téléphone et de documents, il n’a reçu que les visites régulières de sa femme, Naziha. La lecture se limitait aux ouvrages religieux ou en arabe, tandis que d’autres livres circulaient via une contrebande modeste. Écrire était impossible, et il a vécu dans un quasi-isolement total.</p>



<p>Pourtant, Sansal a perçu un soutien international indirect, et son transfert vers un service hospitalier sous surveillance a changé sa condition. Il a également été invité à <em>«adoucir ses positions»</em>, proposition qu’il a refusée, affirmant : <em>«Vingt années supplémentaires en prison valent mieux que restreindre ma liberté d’expression»</em>.</p>



<p>Dans son entretien, Sansal a ouvert la porte au dialogue pour améliorer les relations entre l’Algérie et la France, soulignant : <em>«La France est amie de l’Algérie, le régime en a fait un ennemi. L’Allemagne peut jouer un rôle pour renforcer les liens».</em></p>



<p>L’arrestation de Sansal, en novembre 2024, faisait suite à des propos controversés sur l’histoire de l’Ouest algérien diffusés sur une chaîne française. Condamné à cinq ans de prison et 500 000 dinars d’amende, il devient le symbole d’un jeu complexe entre liberté d’expression, politique intérieure et diplomatie étrangère.</p>



<p>Sa libération démontre le poids de la médiation européenne et ouvre un débat sur l’équilibre entre justice nationale et pression internationale. Pour Sansal, la liberté retrouvée n’est pas seulement un triomphe personnel, mais aussi une affirmation de la nécessité du dialogue culturel et diplomatique, dans un contexte où les tensions historiques influencent toujours la scène publique et intellectuelle.</p>



<p>Aujourd’hui, Boualem Sansal reprend ses activités avec courage et lucidité, prêt à poursuivre son œuvre et à participer au débat public, en Algérie et à l’international, dans un contexte où la liberté d’expression reste un terrain sensible.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/boualem-sansal-libere-bonjour-la-france-je-reviendrai-nous-vaincrons/">Boualem Sansal libéré | «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Boudjedra charge Sansal et Daoud &#124; «Des idéologues au service de l’ancien colonisateur»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/boudjedra-charge-sansal-et-daoud-des-ideologues-au-service-de-lancien-colonisateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 10:42:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Boudjedra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachid Boudjedra accuse Boualem Sansal et Kamel Daoud de «réhabiliter le colonialisme sous couvert de littérature».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/boudjedra-charge-sansal-et-daoud-des-ideologues-au-service-de-lancien-colonisateur/">Boudjedra charge Sansal et Daoud | «Des idéologues au service de l’ancien colonisateur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’écrivain algérien Rachid Boudjedra a raté une occasion de se taire, lui qui n’écrit presque plus (son dernier roman, ‘‘La dépossession’’ est paru en 2017) et qui est presque tombé dans l’oubli. Les mauvaises langues disent qu’il est jaloux du succès de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/condamnation-de-boualem-sansal-signal-inquietant-pour-la-liberte-dexpression-en-algerie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boualem Sansal</a> et Kamel Daoud qu’il a cru devoir charger pour plaire au régime en place à Alger.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17120743"></span>



<p>Dans un entretien accordé à la télévision publique algérienne, l’écrivain et ancien maquisard a vivement dénoncé l’attitude de certains auteurs algériens francophones qu’il accuse de <em>«réhabiliter le colonialisme sous couvert de littérature»</em>. Une attaque frontale qui vise explicitement Boualem Sansal et Kamel Daoud, qualifiés d’<em>«idéologues opportunistes»</em> atteints, selon lui, du <em>«syndrome du colonisé»</em>.</p>



<p>À l’origine de cette sortie médiatique, la réédition de son ouvrage <em>‘‘Les contrebandiers de l’histoire’’</em>, publié il y a sept ans et désormais disponible dans une version enrichie chez Dar El Hikma. Boudjedra y poursuit son combat contre ce qu’il considère comme une tentative de falsification de l’histoire nationale, menée par une frange d’intellectuels qui, à ses yeux, ont tourné le dos à l’Algérie postcoloniale. <em>«Ils ont saccagé notre mémoire au nom du prestige, de l’argent et de la reconnaissance occidentale»</em>, affirme-t-il, tout en évoquant l’influence persistante de <em>«certains lobbys nostalgiques de la colonisation»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un <em>«écrivain</em> <em>ordinaire»</em> et un <em>«marginal psychologiquement instable»</em></h2>



<p>L’auteur du <em>‘‘Démantèlement’’</em> ne mâche pas ses mots : Kamel Daoud est présenté comme un <em>«écrivain</em> <em>ordinaire»</em>, dont les chroniques <em>«insultaient les Algériens tout en encensant le colonisateur et en dénigrant la guerre de libération»</em>.</p>



<p>Boualem Sansal est décrit comme un <em>«marginal psychologiquement instable»</em>, accusé de relayer des thèses jugées <em>«dangereuses»</em>, et entretenant <em>«des liens avec l’extrême droite française»</em>.</p>



<p>Boudjedra estime que cette tendance littéraire n’est qu’une mode passagère, vouée à s’effacer : <em>«Dans quelques années, ils tomberont dans l’oubli. Même la société française finira par les rejeter.»</em></p>



<p>L’écrivain appelle les intellectuels algériens à opposer une <em>«guerre des plumes»</em> à ces narrations qu’il juge toxiques. Il plaide pour un <em>«assaut culturel»</em> en réponse à cette relecture de l’histoire algérienne, et insiste sur la nécessité d’une réforme profonde de l’enseignement de la mémoire nationale, à l’école comme à l’université.</p>



<p>Bien qu’outrancières, les critiques qu’adresse Boudjerda à ses deux collègues ne sont pas totalement injustifiées, l’alignement systématique de ces derniers sur les préjugés des anciens colons à propos des Musulmans, des Arabes et des Palestiniens, entre autres sujets, est pour le moins problématique, mais c’est le timing de ces critiques et le fait qu’elles lui valent l’adoubement officiel du pouvoir en place à Alger qui poseraient problème. Un écrivain sérieux est censé éviter l’instrumentation de ses écrits et de ses positions par le pouvoir, quel qu’il soit.</p>



<p>À noter que le président Abdelmadjid Tebboune a reçu officiellement Rachid Boudjedra ce lundi au Palais présidentiel, marquant ainsi une reconnaissance institutionnelle pour cet écrivain engagé, souvent polémique, mais résolument fidèle à une certaine idée de l’Algérie.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1eRkYGTcnl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/">Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/embed/#?secret=TPsxVeiD1z#?secret=1eRkYGTcnl" data-secret="1eRkYGTcnl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/29/boudjedra-charge-sansal-et-daoud-des-ideologues-au-service-de-lancien-colonisateur/">Boudjedra charge Sansal et Daoud | «Des idéologues au service de l’ancien colonisateur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/kamel-daoud-le-chroniqueur-dun-double-exil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 09:33:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Daoud a un côté casse-gueule, en rupture de ban avec tout, et de préférence avec les siens, auxquels il a tant à reprocher.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/kamel-daoud-le-chroniqueur-dun-double-exil/">Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il a un côté casse-gueule, en rupture de ban avec tout, et de préférence avec les siens, auxquels il reproche leur dogmatisme intellectuel et leur conservatisme politique. La langue déliée, trop au goût de certains, Kamel Daoud dit tout, et ne craint pas de déranger les bien-pensants de tout bord, son ego surdimensionné lui tenant souvent lieu de boussole.</em></strong> <em> </em></p>



<p><strong>Djamal Guettala &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17082384"></span>



<p>Dans la préface magistrale de son dernier livre, <em>‘‘Avant qu’il ne soit trop tard. Chroniques 2015-2025’’</em> (Les Presses de la Cité, avril 2025), Kamel Daoud offre un texte de haute tension intellectuelle. À la fois méditation sur l’exil, alerte politique, et profession de foi littéraire, cette ouverture se lit comme un manifeste : lucide, engagé, dérangeant.</p>



<p>On y retrouve l’écrivain tel qu’en lui-même : libre, insituable, habité par l’Algérie, mais désormais ancré en France, ce pays qu’il décrit comme un <em>«Éden terrestre»</em> autant qu’un territoire de luttes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Être persan au XXIe siècle</h2>



<p>Dans cette longue préface, Kamel Daoud ne chronique pas seulement une décennie française tourmentée. Il chronique aussi ses propres fractures, ses vertiges, son regard de survivant de la décennie noire algérienne, ses inquiétudes face aux répliques qu’il croit percevoir dans l’Hexagone.</p>



<p>Dès l’ouverture, Daoud convoque Montesquieu et ses <em>‘‘Lettres persanes’’</em>, dans lesquelles un regard étranger interroge les travers d’un pays. Ce jeu du miroir, il le reprend à son compte. Il s’imagine en Persan des temps modernes, observant la France d’un œil inquiet, aimant mais lucide. Il s’interroge : qu’est-ce qu’une chronique française écrite par un Algérien ? À quoi peut prétendre une voix exilée qui refuse d’être réduite au rôle de victime, de donneur de leçon ou de héros postcolonial ?</p>



<p><em>«Je suis ici depuis peu, c’est ma deuxième chance, c’est mon purgatoire, mon Éden terrestre»</em>, écrit-il, d’un ton à la fois désabusé et tendre. La France devient alors terrain d’observation, mais aussi de projection, miroir inversé de son Algérie natale, où l’Histoire s’est figée dans une épopée intouchable, laissant peu de place aux voix libres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fantômes d’hier, alertes pour demain</h2>



<p>Mais ce regard n’est pas seulement littéraire. Il est hanté par les souvenirs d’une guerre civile : celle qu’il a vécue en Algérie dans les années 1990.</p>



<p>L’islamisme, il le connaît. Il l’a vu naître, prospérer, semer la terreur. Il en parle non comme une obsession, mais comme une vigilance acquise dans la douleur : <em>«J’ai survécu à ses prêches, à ses armées, à son humour sinistre.»</em></p>



<p>En France, il retrouve les symptômes d’un basculement possible : complaisance médiatique, extrémismes symétriques, culpabilité mal digérée, instrumentalisation de la mémoire. Il voit s’avancer ce qu’il nomme un <em>«remake français»</em> des dérives algériennes. Et il tire la sonnette d’alarme, sans complaisance ni haine : <em>«Un pays peut être perdu en un instant.»</em></p>



<p>Pour Daoud, les islamistes ne sont pas des croyants mais des stratèges. Ils se jouent des failles des démocraties, exploitent les frustrations, colonisent les imaginaires. Leur rejet de la France ne vise pas seulement son passé colonial, mais surtout ce qu’elle représente : la laïcité, la liberté, l’égalité. Ils haïssent ce pays précisément parce qu’il a bâti un contre-modèle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une chronique ou un cri d’amour ?</h2>



<p>Pour autant, Daoud n’écrit pas contre la France. Il écrit pour elle. Il la connaît, la lit, la parcourt, la rêve. Il la critique comme on secoue un être aimé que l’on refuse de voir sombrer. Il écrit pour <em>«ne pas tout perdre encore une fois»</em>.</p>



<p>Son livre n’est pas une lamentation : c’est un acte de foi dans la possibilité de la lucidité. Il revendique le droit de nommer le danger sans être accusé d’alimenter la haine, de défendre la nuance sans être soupçonné de trahison. Car, dit-il, l’exil algérien en France est un paradoxe permanent. En Algérie, il se sent <em>«en retard»</em> sur l’Histoire. En France, il se découvre <em>«en avance»</em> sur les tragédies à venir. Il est le fantôme d’un désastre passé, devenu messager d’un avenir à éviter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chroniqueur sur une ligne de crête</h2>



<p>Cette préface est aussi une réflexion sur le journalisme. Kamel Daoud refuse les simplismes et les lignes éditoriales figées. Il veut <em>«goûter le plaisir de la nuance et du style»</em>, tracer une ligne de crête entre actualité et distance, entre émotion et raisonnement. C’est là qu’il retrouve Camus, son maître tutélaire : celui qui réclamait à la fois justice et vérité, qui écrivait que les journaux sont <em>«la voix d’une nation»</em>.</p>



<p>Dans cette voix, Daoud place son souffle. Pas celui d’un <em>«bon Arabe»</em> ou d’un <em>«mauvais Arabe»</em>, mais celui d’un écrivain libre, délié des assignations, habité par les deux rives de la Méditerranée, refusant de trahir l’une pour flatter l’autre.</p>



<p>Avec <em>‘‘Avant qu’il ne soit trop tard’’</em>, Kamel Daoud livre plus qu’un livre : un signal, une tentative de lucidité face au chaos rampant, une défense de la liberté comme condition première de l’écriture. Et une main tendue à ce pays qu’il veut aider à ne pas sombrer. Avant qu’il ne soit trop tard.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UXBkpIkPnl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/">Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/embed/#?secret=Zueg9mEokL#?secret=UXBkpIkPnl" data-secret="UXBkpIkPnl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/22/kamel-daoud-le-chroniqueur-dun-double-exil/">Kamel Daoud, le chroniqueur d’un double exil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kamel Daoud &#124; «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 07:04:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Cheb Mustapha]]></category>
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		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une tribune, Kamel Daoud, Prix Goncourt 2024, revient avec force sur la détention de Boualem Sansal en Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/">Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une tribune publiée par ‘‘Le Point’’ , l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud, Prix Goncourt 2024, revient avec force sur la détention de Boualem Sansal en Algérie. Il dénonce une Algérie livrée à l’arbitraire et une France engluée dans son impuissance. Une affaire emblématique d’un monde postcolonial à bout de souffle.</em></strong> <em>(Ph. François Bouchon / Le Figaro).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-17033263"></span>



<p>L’affaire Sansal ne fait plus la une des journaux, mais elle continue d’agiter les consciences. Boualem Sansal, romancier reconnu et traduit dans plusieurs langues, est détenu en Algérie depuis des mois dans un climat d’opacité judiciaire et <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/condamnation-de-boualem-sansal-signal-inquietant-pour-la-liberte-dexpression-en-algerie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamné à 5 ans de prison ferme</a>. Il a 75 ans et souffre de plusieurs maladies.</p>



<p>Dans un éditorial publié le 10 juillet 2025 dans <em>‘‘Le Point’’</em> et intitulée <strong><em><em>‘<a href="https://www.lepoint.fr/editos-du-point/kamel-daoud-sansal-les-lecons-d-un-scandale-11-07-2025-2594135_32.php#11" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘Sansal, les leçons d’un scandale’’</a></em>,</em></strong> Kamel Daoud livre une lecture implacable de ce qu’il qualifie de <em>«scandale politique et moral»</em>. Une tribune qui dépasse le cas individuel pour dresser le portrait d’un système à bout de souffle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Répression, silence, indifférence</h2>



<p>D’un côté, une Algérie de plus en plus autoritaire, où l’écrivain est redevenu une cible. <em>«Le pays des révolutions est devenu celui des prisons»</em>, écrit Daoud. Boualem Sansal n’est qu’un nom parmi d’autres : artistes, militants, syndicalistes, intellectuels sont confrontés à la répression, au silence ou à la marginalisation. Le dernier en date, rappelle Daoud, est Cheb Mustapha, condamné à cinq ans de prison dans l’indifférence générale.</p>



<p>De l’autre côté, une France désarmée, engluée dans ses contradictions postcoloniales, entre posture humaniste et silence stratégique. <em>«Pendant des mois, la France est restée impuissante»</em>, observe Kamel Daoud, qui dénonce un mélange de politesse diplomatique, de calculs politiques et de renoncements. La parole solennelle a remplacé l’action, la patience s’est substituée au courage.</p>



<p>Mais le cœur de l’analyse va plus loin : l’écrivain algérien dénonce aussi les compromissions françaises. Certains intellectuels, journalistes ou militants ont relayé les accusations du régime algérien, participant au lynchage symbolique de Sansal. D’autres, par crainte ou par posture idéologique, ont préféré le silence. <em>«L’affaire a mis à nu les réflexes collaborationnistes»</em>, tranche Daoud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La parole libérée est un rempart contre la peur</h2>



<p>Ce texte résonne dans toute la région. Il parle aussi à ceux qui, ailleurs au Maghreb, observent des logiques similaires : criminalisation de la pensée, instrumentalisation de la justice, et abandon progressif des libertés fondamentales. Il dit également l’échec d’un rêve : celui d’une relation franco-maghrébine fondée sur le dialogue, la reconnaissance et la liberté. À la fin, Kamel Daoud rappelle que, face à ce double effondrement, une chose demeure : la dignité. <em>«Lui, au moins, conserve la sienne»</em>, écrit-il à propos de Sansal. Une manière de rappeler que la parole, quand elle est tenue jusqu’au bout, peut encore faire rempart contre la peur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6vCVk1tbHT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/condamnation-de-boualem-sansal-signal-inquietant-pour-la-liberte-dexpression-en-algerie/">Condamnation de Boualem Sansal | Signal inquiétant pour la liberté d’expression en Algérie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Condamnation de Boualem Sansal | Signal inquiétant pour la liberté d’expression en Algérie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/condamnation-de-boualem-sansal-signal-inquietant-pour-la-liberte-dexpression-en-algerie/embed/#?secret=y854Ubn7Qw#?secret=6vCVk1tbHT" data-secret="6vCVk1tbHT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/kamel-daoud-laffaire-sansal-revele-une-double-faillite-algerienne-et-francaise/">Kamel Daoud | «L’affaire Sansal révèle une double faillite algérienne et française»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Algérie l Le cri exilé de Kamel Daoud à ceux qui volent son deuil</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/12/algerie-l-le-cri-exile-de-kamel-daoud-a-ceux-qui-volent-son-deuil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 07:21:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Belkaïm]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Sidi Saïd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Vous m’avez confisqué le deuil», lance Kamel Daoud aux autorités algériennes pour n'avoir pas pu rentrer en Algérie pour l'enterrement de sa mère. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/12/algerie-l-le-cri-exile-de-kamel-daoud-a-ceux-qui-volent-son-deuil/">Algérie l Le cri exilé de Kamel Daoud à ceux qui volent son deuil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Il y a des jours qu’on n’oublie pas. Aujourd’hui, ma mère est morte.» Ainsi commence le texte bref mais saisissant publié par l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud , Prix Goncourt 2024, dans le quotidien français </em>Le Figaro.</strong></p>



<span id="more-17022809"></span>



<p>En quelques lignes, l’auteur de <em>‘‘Meursault, contre-enquête’’</em> donne à lire ce que l’exil politique, l’interdiction de territoire, l’autoritarisme peuvent produire de plus inhumain : l’impossibilité de faire son deuil.</p>



<p>Dans ce texte adressé nommément à Abdelmadjid Tebboune, président de la République algérienne, à Kamel Sidi Saïd et à Belkaïm (probablement des figures du pouvoir ou de l’appareil sécuritaire), Daoud ne cherche ni la métaphore ni l’indulgence. Il nomme, il accuse, il témoigne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La violence du bannissement</h2>



<p>L’écrivain, qui vit en France mais reste viscéralement lié à son pays natal, dénonce la violence d’un bannissement qui l’empêche de revenir pour enterrer sa propre mère.</p>



<p>Le texte frappe par sa sobriété. Aucune envolée, aucun effet. Juste la nudité d’une douleur privée rendue publique parce qu’elle devient politique. Il ne dit pas <em>«Ils m&rsquo;ont interdit de parler»</em>, il dit : <em>«Je ne peux pas la voir»</em>.</p>



<p>Ce déplacement du langage – du politique au charnel – confère à son propos une puissance rare. Ce n’est plus l’État qui opprime, c’est l’État qui vole l’intime, qui détruit le lien sacré entre une mère et son fils.</p>



<p><em>«Vous m’avez confisqué le deuil.»</em> Cette phrase résume tout. Elle dit le crime moral que constitue la privation de ce moment ultime. Elle dit aussi une forme d’impardonnable. On peut survivre à l’exil, au silence, à l’injustice. Mais survivre à l’impossibilité de dire adieu à sa mère ? C’est une autre peine. Plus durable. Plus enracinée.</p>



<p>À travers ce cri, Daoud rappelle à chacun de nous ce que peut le pouvoir algérien : non seulement punir ceux qui dérangent, mais les expulser jusqu’au dernier geste d’amour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le texte devient tombeau</h2>



<p>Ce texte est aussi une mise en garde : il montre que la violence du bannissement ne s’arrête pas à la frontière, elle pénètre jusqu’aux liens les plus fondamentaux. Elle s’immisce dans la mort, dans le chagrin, dans la famille.</p>



<p>Il y a enfin, dans ce message, un geste d’écrivain. Daoud ne se contente pas de crier, il fixe les mots sur le papier comme on grave une stèle. Ce qu’on lui interdit par le corps – être présent au chevet de sa mère – il le fait par le verbe. Le texte devient tombeau. Et mémoire. Il fait adieu en écrivant.</p>



<p>À lire, à partager, à méditer : ce texte de Kamel Daoud est plus qu’un témoignage. Il est un acte. Un cri retenu, une blessure nue, une protestation silencieuse qui parle pour tous ceux, exilés, empêchés, bannis, à qui l’Algérie refuse jusqu’à la douleur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/12/algerie-l-le-cri-exile-de-kamel-daoud-a-ceux-qui-volent-son-deuil/">Algérie l Le cri exilé de Kamel Daoud à ceux qui volent son deuil</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>À Paris, la littérature algérienne célébrée… sans Boualem Sansal</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/a-paris-la-litterature-algerienne-celebree-sans-boualem-sansal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 07:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Akli Tadjer]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
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		<category><![CDATA[littérature algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb des Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Maïssa Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Kacimi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un grand absent pèsera sur le Maghreb des livres cette année à Paris : l’écrivain Boualem Sansal, incarcéré depuis novembre dernier à Alger.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/a-paris-la-litterature-algerienne-celebree-sans-boualem-sansal/">À Paris, la littérature algérienne célébrée… sans Boualem Sansal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Paris accueillera les 28 et 29 juin 2025 le 31<sup>e</sup> Maghreb des livres, dans les majestueux salons de l’Hôtel de Ville. Cette édition, organisée par l’association Coup de soleil, mettra à l’honneur les lettres algériennes dans toute leur diversité. Mais un grand absent pèsera sur l’événement : l’écrivain Boualem Sansal, incarcéré depuis novembre dernier à Alger.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16678874"></span>



<p>Ils seront plus de cent auteurs algériens à répondre présents, parmi lesquels Maïssa Bey, Leïla Sebbar, Kamel Daoud, Akli Tadjer, Mohamed Kacimi, ou encore Lamis Saïdi. Une scène littéraire algérienne bouillonnante, portée par des plumes confirmées mais aussi de jeunes voix comme Sabrina Kassa, Dima Abdallah ou Fatiha Saïd.</p>



<p>Les visiteurs auront accès à des milliers d’ouvrages — romans, essais, BD, beaux livres — proposés par plusieurs librairies partenaires, dont une invitée de marque cette année : la librairie <em>Le Tiers-Monde</em> d’Alger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une édition marquée par une absence politique</h2>



<p>L’un des auteurs les plus emblématiques de la littérature algérienne contemporaine, Boualem Sansal, ne pourra être présent. Arrêté fin 2024 pour <em>«atteinte à l’unité nationale»</em> et <em>«propos subversifs»</em>, il est aujourd’hui détenu à la prison d’El Harrach. Ce silence imposé résonnera au cœur du salon, où un hommage symbolique lui sera rendu.</p>



<p><em>«Son absence est une présence»</em>, confie un des organisateurs. En ces temps de crispations politiques, la littérature algérienne reste un espace de résistance autant que de mémoire.</p>



<p>Le Maghreb des livres ne se résume pas aux dédicaces. Ce sont 34 entretiens d’auteurs, 16 débats, deux cartes blanches (dont l’une à la revue <em>Awal</em> pour ses 40 ans), et plusieurs hommages. Parmi les thèmes abordés : les femmes remarquables du Maghreb, la traduction littéraire, la place des journalistes, et les héritages postcoloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une agora maghrébine, entre exil et engagement</h2>



<p>Les cafés littéraires, moment fort du salon, réuniront cinq auteurs autour de thématiques communes : immigration, polar, écriture féminine, racines, poésie, fiction comme levier de transformation…</p>



<p>Enfin, quatre grandes tables rondes concluront le week-end, dont une sur la littérature algérienne de la guerre d’indépendance à nos jours, et une autre sur <em>«L’Algérie en résistance, d’Abd el-Kader à Fanon»</em>.</p>



<p>Dans un climat tendu sur les deux rives, cette manifestation gratuite et ouverte à tous s’affirme comme une agora pour penser le monde d’hier et d’aujourd’hui, entre engagement, transmission, dialogue et exil.</p>



<p>Le Maghreb des livres ne célèbre pas seulement les écrivains. Il donne corps à une mémoire plurielle et à une parole souvent empêchée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/a-paris-la-litterature-algerienne-celebree-sans-boualem-sansal/">À Paris, la littérature algérienne célébrée… sans Boualem Sansal</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Algérie &#124; L’écrivain Boualem Sansal risque 10 ans de prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/21/algerie-lecrivain-boualem-sansal-risque-10-ans-de-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 05:36:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[François Zimeray]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Leïla Slimani]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parquet algérien requiert une peine de 10 ans de prison ferme contre l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/21/algerie-lecrivain-boualem-sansal-risque-10-ans-de-prison/">Algérie | L’écrivain Boualem Sansal risque 10 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le parquet du tribunal correctionnel de Dar El Beida a requis, mardi 20 mars 2025, une peine de 10 ans de prison ferme contre l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal. L’auteur de ‘‘2084 : La fin du monde’’ est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, dont atteinte à l’intégrité territoriale, outrage à corps constitué et possession de documents menaçant la sécurité nationale.</em></strong></p>



<span id="more-15942252"></span>



<p>Arrêté le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger, Boualem Sansal, 75 ans, avait été placé en détention provisoire après une série de déclarations publiques jugées controversées par les autorités algériennes. En octobre dernier, il aurait tenu des propos remettant en question les frontières de l’Algérie héritées de la colonisation française, une position perçue comme un soutien implicite à la thèse marocaine sur le Sahara occidental.</p>



<p>Selon son avocat, François Zimeray, le procès s’est déroulé <em>«dans une opacité totale, sans respect des droits de la défense»</em>. L’écrivain, connu pour son engagement critique envers le pouvoir algérien, a entamé une grève de la faim pour dénoncer son incarcération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indignation en France et appel à sa libération</h2>



<p>L’affaire suscite une vive émotion en France. Le président Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie de <em>«détention arbitraire»</em>, appelant Alger à garantir un procès équitable. Plusieurs intellectuels et écrivains, dont Kamel Daoud et Leïla Slimani, ont également dénoncé une atteinte à la liberté d’expression et demandé la libération de Sansal.</p>



<p>Du côté des autorités algériennes, aucune réaction officielle n’a été enregistrée. Le verdict est attendu pour le 27 mars. D’ici là, l’écrivain reste incarcéré à la prison d’El Harrach, dans des conditions jugées préoccupantes par ses proches.</p>



<p>Lors du procès, Sansal a nié toutes les accusations portées contre lui, déclarant qu’il <em>«a simplement exercé son droit à la liberté d’expression»</em>. Selon <em>Echorouk</em>, Sansal, qui semblait en bonne santé, a déclaré qu’il <em>«n’avait jamais eu l’intention de nuire à l’Etat»</em> et n’avait <em>«pas conscience que certaines de ses déclarations pouvaient être offensantes pour les institutions nationales»</em>. </p>



<p>L’écrivain a décidé de se défendre sans l’assistance d’un avocat, répondant directement aux questions du juge. Les accusations sont basées sur des éléments trouvés dans les appareils électroniques de l’accusé, notamment des téléphones portables, des ordinateurs et des supports de stockage, considérés comme nuisibles à l’ordre public et à la stabilité nationale. </p>



<p>Outre la prison, le procureur de la République a également requis une amende d’un million de dinars algériens (environ 25 000 dinars tunisiens).</p>



<p>Affaire à suivre.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> <em>(avec agences).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/21/algerie-lecrivain-boualem-sansal-risque-10-ans-de-prison/">Algérie | L’écrivain Boualem Sansal risque 10 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Boualem Sansal, le «Voltaire des Arabes» : adulé en France, emprisonné en Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/26/boualem-sansal-le-voltaire-des-arabes-adule-en-france-emprisonne-en-algerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2024 10:43:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Ruscio]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Péquignot]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Mounira Chatti]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Driencourt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La détention de Boualem Sansal en Algérie met en évidence les défis auxquels la France est confrontée pour protéger les écrivains critiquant l’islam et les gouvernements de leurs pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/26/boualem-sansal-le-voltaire-des-arabes-adule-en-france-emprisonne-en-algerie/">Boualem Sansal, le «Voltaire des Arabes» : adulé en France, emprisonné en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La détention d’un célèbre écrivain franco-algérien en Algérie a mis en évidence les défis auxquels la France est confrontée pour protéger les écrivains qui critiquent l’islam et les gouvernements autoritaires.</em></strong></p>



<p><strong>Colette Davidson</strong></p>



<span id="more-14986760"></span>



<p>L’arrestation le 16 novembre de Boualem Sansal, que certains appellent <em>«le Voltaire des Arabe»</em>, met en évidence les limites de l’influence de la France sur son ancienne colonie, alors que les responsables français cherchent à obtenir la libération de M. Sansal.</p>



<p>La France a longtemps considéré sa tradition littéraire comme un espace où la liberté d’expression peut s’épanouir. Mais l’arrestation de M. Sansal a montré que ses protections ne peuvent aller plus loin, en particulier pour les écrivains franco-algériens qui portent le poids du passé colonial complexe des deux pays, vieux de 132 ans.</p>



<p><em>«Cinq générations d’Algériens se sont sentis ignorés, marginalisés et dominés par les puissances européennes»</em>, explique Alain Ruscio, historien et spécialiste de la colonisation française. <em>«Le gouvernement algérien utilise cette mémoire collective et cette souffrance pour exercer son pouvoir sur son peuple. Dans le cas de Sansal, il peut avoir des idées extrêmes, mais on ne met pas quelqu’un en prison pour ses idées.»</em></p>



<p>M. Sansal est surtout connu en France pour son roman dystopique de 2015, <em>‘‘2084 : La fin du monde’’</em>, un regard post-apocalyptique et orwellien sur un monde sous le contrôle d’un régime totalitaire religieux. Il a remporté plusieurs des plus grands prix littéraires français. Il a ouvertement critiqué le gouvernement autoritaire algérien.</p>



<p>À 80 ans et en mauvaise santé, M. Sansal risque non seulement la prison à vie, mais aussi de devenir l’un des quelque 200 prisonniers politiques actuellement détenus en Algérie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La France, refuge littéraire</h2>



<p>Le gouvernement français a rapidement demandé la libération de M. Sansal (il possède la double nationalité française et algérienne), et la prestigieuse Académie française a envisagé de l’intégrer dans ses rangs en signe de solidarité. Mais l’arrestation de M. Sansal intervient à un moment où les relations franco-algériennes sont particulièrement tendues. Malgré la mobilisation des intellectuels français, son avenir reste incertain. Le 11 décembre, une cour d’appel algérienne a rejeté une demande de libération de M. Sansal.</p>



<p>Bien avant l’arrestation de M. Sansal, la France a servi de refuge aux écrivains qui luttaient pour trouver la liberté dans leur pays d’origine. L’Américain James Baldwin (<em>‘‘La Chambre de Giovanni’’</em>), l’écrivain tchèque Milan Kundera (<em>‘‘L’Insoutenable légèreté de l’être’’</em>) et l’écrivaine iranienne Marjane Satrapi (<em>‘‘Persépolis’’</em>) ne sont que quelques-uns des écrivains qui ont fait de la France leur refuge littéraire.</p>



<p>M. Sansal avait trouvé refuge intellectuel en France, alors que son Algérie natale (où il vivait avec sa famille) devenait de plus en plus oppressive envers sa classe littéraire. Son livre, <em>‘‘2084, la fin du monde’’</em>, a remporté le prestigieux prix de l’Académie française en 2015 et il est devenu un pilier du circuit des conférences littéraires françaises.</p>



<p><em>«L’Algérie a vu son espace littéraire se réduire énormément ou disparaître complètement. Il n’y a plus de place pour la liberté d’expression»</em>, explique Mounira Chatti, professeure de littérature francophone et postcoloniale à l’Université Bordeaux-Montaigne. <em>«En France, cet espace est toujours ouvert et disponible. Boualem Sansal représente ce fantasme de la grande figure intellectuelle», </em>ajoute-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il a utilisé sa plume comme une épée</h2>



<p>Mais M. Sansal a longtemps utilisé sa plume comme une épée, critiquant le leadership autoritaire de l’Algérie, l’islam radical et l’idéologie religieuse.</p>



<p>En France, ses critiques de l’islam et d’Israël l’ont qualifié d’islamophobe et d’antisioniste parmi certains intellectuels de gauche, qui affirment que ses opinions politiques se rapprochent de celles de Marine Le Pen et de l’extrême droite.</p>



<p>En octobre, lors d’une interview avec le média français de droite <em>Frontières</em>, M. Sansal a déclaré que l’ouest de l’Algérie faisait partie du Maroc à l’époque coloniale française, jetant ainsi le doute sur les frontières du territoire algérien.</p>



<p>Plus tard dans le mois, le président français Emmanuel Macron a affirmé son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Le territoire est actuellement en partie contrôlé par le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, et est au cœur d’un conflit qui dure depuis des décennies.</p>



<p>Les propos de M. Macron mettent à rude épreuve les relations déjà tendues entre la France et l’Algérie, qui se remettent encore de la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et la France en 2021. Cela fait de M. Sansal, qui a atterri sur le sol algérien en novembre, une cible parfaite, selon son ami de longue date Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie.</p>



<p><em>«Boualem Sansal écrit et publie en français, a la nationalité française et est critique envers son pays d’origine»</em>, explique M. Driencourt. Pour certains Algériens, ajoute-t-il, <em>«Sansal est considéré comme participant à une conspiration entre la France, le Maroc et Israël contre l’Algérie»</em>.</p>



<p>Ainsi, même si la France a intérêt à défendre M. Sansal, les observateurs estiment que toute intervention extérieure pourrait se retourner contre lui. <em>«La France doit bien sûr défendre son citoyen, mais elle doit le faire discrètement et peut-être par l’intermédiaire d’un intermédiaire, comme l’Allemagne, la Suisse ou le Qatar»</em>, explique Bruno Péquignot, sociologue et professeur émérite d’arts et de culture à l’université de la Sorbonne Nouvelle à Paris. <em>«Si la France défend M. Sansal de manière trop explicite, c’est une preuve de plus pour l’Algérie qu’il est un traître»</em>, ajoute-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>‘‘</em>Trop français<em>’’</em>  en Algérie, <em>‘‘bons Arabes’’</em> en France </h2>



<p>Les opinions extrémistes de M. Sansal sur l’islam lui ont coûté des soutiens non seulement en Algérie mais aussi en France. Plusieurs commentateurs français ont justifié son arrestation par ses convictions politiques, et si la députée écologiste Sandrine Rousseau a dénoncé son emprisonnement, elle a également déclaré que M. Sansal n’était <em>«pas un ange»</em>.</p>



<p>Ce double standard a frustré les membres du cercle littéraire franco-algérien en France. Kamel Daoud, ami de M. Sansal et premier Algérien à avoir remporté le prestigieux prix Goncourt en 2024 pour <em>‘‘Houris’’</em>, a déclaré à la radio française début décembre :<em> «Si vous parlez de l’islam, vous êtes islamophobe. Si vous critiquez votre pays d’origine, vous êtes contre l’immigration. En Algérie, on nous accuse d’être trop français et en France, on ne nous considère pas comme de ‘‘bons Arabes’’»</em>.</p>



<p>M. Daoud s’est également heurté au gouvernement algérien, qui l’accuse d’avoir volé l’histoire personnelle d’un patient de sa femme psychiatre pour écrire <em>‘‘Houris’’</em>.</p>



<p>Malgré tout, la communauté littéraire et intellectuelle française, pourtant majoritairement de gauche, s’est mobilisée pour soutenir M. Sansal. Son éditeur, les Éditions Gallimard, a lancé le 2 décembre une collecte de fonds participative pour ses frais d’avocat, et une trentaine d’écrivains français lauréats du Grand Prix de fiction de l’Académie française ont publié une lettre ouverte demandant sa libération.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.csmonitor.com/Books/2024/1217/boualem-sansal-algeria-france-relations">The Christian Science Monitor</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/26/boualem-sansal-le-voltaire-des-arabes-adule-en-france-emprisonne-en-algerie/">Boualem Sansal, le «Voltaire des Arabes» : adulé en France, emprisonné en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Kamel Daoud dérape dangereusement&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/08/kamel-daoud-derape-dangereusement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2024 08:09:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Maghrébins]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Yasmine Belkaid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour être admiré, devenir célèbre et gagner de l'argent, Kamel Daoud a trouvé le filon : stigmatiser les siens. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une récente émission, Christian Dechavanne dit à Kamel Daoud&nbsp;: </em></strong><strong>«Vous êtes la séduction faite homme de tout point de vue»<em>, et l’écrivain algérien répond&nbsp;: </em>«J’ai beaucoup travaillé pour arriver à ce jour»,<em> résumant ainsi la quête qui a marqué tout son parcours jusque-là</em>. «Je n’aime pas la pauvreté, <em>dit-il dans la même émission (…) </em>Je suis venu ici pour gagner, pour être le premier, pour avoir des prix, pour être admiré».<em> C’est déjà fait, et on peut dire que pour y arriver, il a trouvé le filon&nbsp;: stigmatiser les siens qu’il &nbsp;méprise et accable, en ne reculant devant aucun excès pour plaire à l’autre qu’il admire et auquel il cherche à ressembler. </em></strong><em>(Voir vidéo ci-dessous)<strong> &nbsp;&nbsp;</strong></em></p>



<p><strong>Helal Jelali *</strong></p>



<span id="more-14818072"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>


<p>Dire que l’on marie les Algériennes et qu’on les enferme à 18 ans, comme l’a fait Kamel Daoud, entre autres excès, est complètement faux.&nbsp;En 1988, dans les campus des universités, la moitié des étudiants étaient&nbsp;des Algériennes, des étudiantes&#8230; Visitez un hôpital algérien et comptez le nombre de femmes médecins. Visitez un tribunal et comptez le nombre des femmes juges ou avocates. Dans les services publics, le nombre des Algériennes est presque proche des pays européens. Dans les guichets des mairies, les Algériennes sont bien représentées.&nbsp;</p>



<p>Ah oui, j&rsquo;ai oublié les Algériennes <em>«enfermées»</em> dans les cockpits des avions civils d’Air Algérie et des appareils militaires, et celle qu’on vient de nommer directrice du prestigieux Institut Pasteur de Paris, Yasmine Belkaid.</p>



<p>Je compte parmi les amis de nombreuses familles algériennes, parmi elle, une famille de l’oasis de Tolga (Biskra). De cette famille sont sorties&nbsp;3 femmes médecins et une pharmacienne qui officie à&nbsp;Alger, au début des années 1980. Ces femmes médecins avaient fait leurs études à la faculté&nbsp;d’Alger.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que, sans le crier sur les toits comme Bourguiba et pour ne pas choquer les conservateurs, Boumediene avait beaucoup fait pour la scolarisation des filles. Peut-être sous l’influence de son épouse qui était avocate et très progressiste.&nbsp;</p>



<p>Enfin, je relève dans vos différentes interventions dans les médias des positions assez extrémistes. C’est regrettable qu’un climat <em>«Zemmourisé»</em> en vogue en France puisse vous éblouir&#8230; <em>«La vertu est l’équilibre entre les deux extrêmes»</em>, disait Aristote. Relisez le discours d’Albert Camus à Stockholm pour mieux comprendre votre métier d’écrivain : <em>«</em><em>La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu’exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d’avance de nos défaillances sur un si long chemin.»</em></p>



<p>C’est vrai que les discours sur le musulman, l’arabe et l’insécurité sont devenus une belle rente politique, médiatique, intellectuelle et aussi financière.&nbsp;</p>



<p>Presque la majorité de la droite, une partie de la gauche et une certaine partie de l’élite française a fait son <em>«beurre»</em> sur ce créneau. Les éléments de langage du parti de Marine Le Pen sont devenus banals, courants et ordinaires. On peut presque parler de fascination chez certains, y compris des Maghrébins comme Kamel Daoud, pour l’extrême-droite. C’est dans l’air du temps… Mais on peut comprendre que des Maghrébins, qui se sentent injustement stigmatisés, en soient profondément choqués. Et de l’écrire, comme moi ici.</p>



<p>* <em>Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="PRIX GONCOURT : Houris / Kamel Daoud : &quot;Je suis algérien, français, écrivain&quot;#QuelleEpoque 05/10/24" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/zJnTKcZKY_0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Ukraine et Gaza, entre appartenance et droit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 12:08:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Shlomo Sand]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’y a pas de différence entre les Etats «autoritaristes» où règne une pensée unique, et les Etats «démocratiques» qui imposent à leurs ressortissants une vision  du monde conforme à leurs intérêts.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’y aurait qu’une différence de degré – et non, de nature – entre les Etats «autoritaristes» où règne une pensée unique, et les Etats «démocratiques» qui, faute de pouvoir supprimer la liberté de pensée, ont imposé à leurs ressortissants une vision globale du monde conforme à leurs intérêts.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Jamila Ben Mustapha </strong>*</p>



<span id="more-14791858"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Jamila-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-110783"/></figure></div>


<p>Il existe deux types de solidarité humaine : celle justifiée par l’appartenance à la même aire culturelle que soi, et celle – plus &nbsp;rationnelle – basée sur la ferme croyance en des droits humains universels.</p>



<p>Comparons, à ce propos, Kamel Daoud et Boualem Sansal (affichant une position peu patriote et pro-occidentale ), d’une part, et, dans une liste non exclusive, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/11/shlomo-sand-la-solution-a-deux-etats-est-la-seule-solution-pour-la-survie-disrael/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shlomo Sand</a>, Ilan Pappé et <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/25/avi-shlaim-les-puissances-occidentales-seront-complices-de-lattaque-israelienne-contre-gaza/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Avi Schlaim</a>, de l’autre, intellectuels antisionistes qui se dressent tous trois contre l’écrasante opinion majoritaire de leur pays pour dénoncer ses crimes israéliens actuels, avec la réserve à manifester toutefois à la sanction subie par <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/tour-de-vis-a-alger-lecrivain-boualem-sansal-sous-les-verrous/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boualem Sansal</a>, injustement emprisonné en Algérie non pour ses actes, mais pour ses idées, même si on ne les partage pas.</p>



<p>C’est que la coexistence à la même époque, des deux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient (Gaza, Liban, Syrie&#8230;) crée des conditions<em> «expérimentales»</em> venant souligner le caractère trompeur, biaisé de tout fondement international à accorder au droit, ce qui est valable pour l’Ukraine quant à l’empathie que suscite son combat contre l’occupant russe, étant loin de l’être pour Gaza, enclave qui vient d’être soumise à une destruction systématique : <em>«Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà»</em>, dixit Pascal au XVIIe siècle.</p>



<p>Et il est bien connu que si Israël appartient, sur le plan géographique, à l’Orient, ce pays fait nettement partie, sur le plan politique, de&nbsp; l’Occident. Inversement, au niveau des individus et non plus des nations, certains Arabes et Musulmans de formation moderne et dont la plupart des pays se trouvent en Orient, sont acquis de façon inconditionnelle à la vision du monde occidentale qu’ils considèrent comme étant la norme.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vh7L4NWaB5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/01/pour-les-occidentaux-le-droit-international-sapplique-cas-par-cas/">Pour les Occidentaux, le droit international s’applique cas par cas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour les Occidentaux, le droit international s’applique cas par cas » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/01/pour-les-occidentaux-le-droit-international-sapplique-cas-par-cas/embed/#?secret=ReS7Nn22zt#?secret=Vh7L4NWaB5" data-secret="Vh7L4NWaB5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est bien connu aussi, au niveau de la politique internationale, que la nécessité de respecter la liberté d’expression dans les pays occidentaux, a pour résultat d’essayer, de la part des &nbsp;Etats, de la limiter par une forte manipulation médiatique.</p>



<p>Seule, actuellement et au niveau public, une minorité d’intellectuels comme, par exemple, Noam Chomsky, Alain Gresh, Emmanuel Todd et Norman Finkelstein, échappe à son emprise. Cela nous conduit quelquefois à penser qu’il n’y aurait qu’une différence de degré – et non, de nature – entre les Etats <em>«autoritaristes»</em> où règne clairement et officiellement une pensée unique, et les Etats <em>«démocratiques»</em> qui, faute de pouvoir supprimer la liberté de pensée, ont inventé des façons efficaces de la réduire et d’imposer à leurs ressortissants une vision&nbsp; globale du monde conforme à leurs intérêts.</p>



<p>Mais si l’intellectuel d’un pays développé peut néanmoins, critiquer sa culture sans trop de risques, ce n’est pas le cas de son collègue issu d’un pays autocratique du Sud, et ceci pour deux raisons&nbsp;: l’une évidente à cause de la menace de répression qui le guette, et l’autre pour la fragilité de ces pays, leur identité blessée et leur susceptibilité concernant tout ce qui touche à leur unité et à leur identité durement reconquises après la colonisation, d’autant plus que&nbsp; pour s’affirmer après l’indépendance, ils doivent affronter la rude concurrence et la domination plus discrète mais toujours existante, des pays anciennement colonisateurs.</p>



<p>Quant à leurs intellectuels, leurs nécessaires critiques doivent être portées par l’amour sous-jacent, et non l’infériorisation tacite de leur propre pays.</p>



<p>* <em>Ecrivaine et enseignante universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e91rLqy1dz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/18/la-guerre-a-gaza-a-t-elle-mis-fin-au-leadership-americain-sur-loccident/">La guerre à Gaza a-t-elle mis fin au leadership américain sur l’Occident?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La guerre à Gaza a-t-elle mis fin au leadership américain sur l’Occident? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/18/la-guerre-a-gaza-a-t-elle-mis-fin-au-leadership-americain-sur-loccident/embed/#?secret=N6RYjswsx1#?secret=e91rLqy1dz" data-secret="e91rLqy1dz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/03/ukraine-et-gaza-entre-appartenance-et-droit/">Ukraine et Gaza, entre appartenance et droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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