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	<title>Archives des Khalifa Haftar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Khalifa Haftar - Kapitalis</title>
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		<title>La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 09:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à une politique étrangère offensive, les Émirats arabes unis se sont constitué une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes.</em></strong> <em>(Photo : Fumée s&rsquo;élevant à la suite d&rsquo;une frappe aérienne menée par l&rsquo;Arabie saoudite et qui visait ce qu&rsquo;elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).</em> </p>



<p><strong>Imed Bahri </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-18211639"></span>



<p>Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.</p>



<p>De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.</p>



<p><a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/uae-foreign-policy-spotlight-after-yemen-escalation-2025-12-31/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Yémen</h2>



<p>Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.</p>



<p>Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Égypte</h2>



<p>Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.</p>



<p>En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.</p>



<p>Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan</h2>



<p>Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles.&nbsp;</p>



<p>Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.</p>



<p>Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.</p>



<p>Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tchad</h2>



<p>Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.</p>



<p>L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.</p>



<p>Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.</p>



<p>Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libye</h2>



<p>Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.</p>



<p>L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.</p>



<p>Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de <em>«milices extrémistes»</em>. Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël</h2>



<p>En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.</p>



<p>L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).</p>



<p>Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somaliland</h2>



<p>Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.</p>



<p>Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.</p>



<p>En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.</p>



<p>La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.</p>



<p>Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B4qznpulpp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=IqgRQ1ePz9#?secret=B4qznpulpp" data-secret="B4qznpulpp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’avenir de la Libye en suspens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Libye demeure un champ de bataille politique, façonné par l’entrelacement complexe des rivalités internes et des ambitions étrangères.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aguila Saleh en déplacement en Grèce, Khalifa Haftar reçu par le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et hôte du chef d’état-major pakistanais, un général libyen décédé dans des circonstances troubles en Turquie… A l’approche de la fin de l’année, la Libye apparaît plus que jamais à la croisée des chemins. : intrigues politiques, puissances étrangères et généraux déchus.</em></strong></p>



<p><strong>Ahmed Al-Khaled *</strong></p>



<span id="more-18157671"></span>



<p>Le 24 décembre, le pays commémore son indépendance et la fin de la domination coloniale. Mais, soixante-douze ans après cet événement fondateur, la souveraineté libyenne demeure largement théorique. Depuis le soulèvement de 2011 contre Mouammar Kadhafi, la Libye reste profondément fragmentée, dotée de deux gouvernements rivaux, de deux parlements et même de deux présidents du Haut Conseil d’État — une dualité institutionnelle devenue l’emblème d’un conflit civil non résolu.</p>



<p>Cette division territoriale et politique se double d’un clivage géopolitique marqué. À l’ouest, le Gouvernement d’union nationale (GNU), installé à Tripoli et dirigé par le premier ministre Abdel Hamid Dbeibeh, s’appuie fortement sur le soutien de la Turquie. À l’est et au sud, le maréchal Khalifa Haftar exerce son contrôle militaire aux côtés du Gouvernement de stabilité nationale (GNS), basé à Benghazi, et entretient des relations étroites avec l’Égypte et la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Division politique et rivalité d’institutions concurrentes</h2>



<p>Depuis des années, la vie politique libyenne est façonnée par la rivalité d’institutions concurrentes et par des élites solidement installées. Faute de dialogue politique structurant, nombre d’acteurs ont privilégié la consolidation de leur pouvoir, accentuant la fragmentation du pays et réduisant les perspectives d’une réconciliation nationale durable.</p>



<p>C’est dans ce contexte qu’Aguila Saleh, président de la Chambre des représentants siégeant à Tobrouk et figure centrale de la scène politique libyenne, s’est récemment rendu en Grèce. Il y a rencontré le président du Parlement grec, Nikitas Kaklamanis, ainsi que le ministre des affaires étrangères, George Gerapetritis, avant de déclarer <em>«nul et non avenu»</em> le mémorandum maritime signé en 2019 entre la Libye et la Turquie.</p>



<p>La délimitation des frontières maritimes constitue depuis longtemps un foyer de tensions entre la Libye, la Turquie, la Grèce et l’Égypte. L’accord conclu entre Ankara et Tripoli visait à redessiner l’équilibre maritime en Méditerranée orientale, au grand dam d’Athènes et du Caire. Il est désormais également contesté par le Parlement libyen de l’est, souvent aligné sur Khalifa Haftar sans pour autant être entièrement sous son contrôle.</p>



<p>Selon plusieurs sources libyennes, la démarche d’Aguila Saleh s’inscrirait dans une dynamique plus large, liée à des discussions discrètes entre la Russie et la Turquie. Ces pourparlers viseraient à formaliser une répartition des sphères d’influence : Khalifa Haftar demeurerait le <em>«garant de la sécurité»</em> de l’est et du sud, avec la supervision des installations pétrolières stratégiques, tandis qu’Abdel Hamid Dbeibeh pourrait conserver ses fonctions au sein d’un Gouvernement d’union nationale remanié, mais au prix d’une autonomie réduite et d’une dépendance accrue à l’égard des soutiens étrangers et des équilibres internes.</p>



<p>Un tel arrangement, s’il voyait le jour, marquerait un tournant majeur : l’abandon progressif des ambitions de souveraineté nationale au profit d’une fragmentation administrée, stabilisée moins par un consensus libyen que par un équilibre imposé de l’extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rivalités internes et ambitions étrangères</h2>



<p>Les mouvements récents des principaux protagonistes semblent confirmer cette évolution. En se rapprochant de la Grèce et en contestant le mémorandum maritime, Aguila Saleh cherche à s’imposer comme un interlocuteur pragmatique et incontournable.</p>



<p>Khalifa Haftar, de son côté, consolide son image d’homme fort à travers une diplomatie active : il a récemment rencontré le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et accueilli à Benghazi le chef d’état-major pakistanais, le général Asim Munir, tous deux maréchaux comme lui.</p>



<p>Pour Abdel Hamid Dbeibeh, principal allié d’Ankara en Libye, les enjeux sont considérables. La concrétisation d’un compromis russo-turc affaiblirait sensiblement sa position. Nombre d’observateurs estiment qu’il s’emploie déjà à verrouiller son pouvoir, une lecture alimentée par le récent crash d’un avion en Turquie ayant coûté la vie au chef d’état-major de l’armée libyenne, Mohammed Al-Haddad, ainsi qu’à quatre de ses collaborateurs.</p>



<p>Mohammed Al-Haddad s’était publiquement opposé à la politique de Dbeibeh visant à intégrer les milices au sein de l’appareil militaire officiel. Des sources proches du dossier affirment que les relations entre les deux hommes s’étaient fortement dégradées peu avant l’accident, nourrissant les soupçons autour de cette disparition brutale.</p>



<p>Alors que la Libye célèbre une nouvelle année d’indépendance, sa souveraineté demeure un champ de bataille symbolique et politique, façonné moins par l’unité nationale que par l’entrelacement complexe des rivalités internes et des ambitions étrangères.</p>



<p><em>* Journaliste syrien indépendant spécialisé dans le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="deG0RMpyN4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/27/libye-%e2%94%82-abdelhamid-dbeibah-saccroche-au-pouvoir/">Libye │ Abdelhamid Dbeibah s’accroche au pouvoir</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Libye │ Abdelhamid Dbeibah s’accroche au pouvoir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/27/libye-%e2%94%82-abdelhamid-dbeibah-saccroche-au-pouvoir/embed/#?secret=SFKo3b37zN#?secret=deG0RMpyN4" data-secret="deG0RMpyN4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Libye │ Les affidés du Maréchal Haftar bloquent la Caravane Al-Soumoud  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/libye-%e2%94%82-les-affides-du-marechal-haftar-bloquent-la-caravane-al-soumoud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 10:52:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Caravane Al-Soumoud]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte et des Emirats arabes unis]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Syrte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les participants la Caravane Al-Soumoud ont décidé de retourner en Tunisie, mais ils ne quitteront pas la Libye avant la libération de leurs camarades arrêtés par des affidés du général Haftar. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/libye-%e2%94%82-les-affides-du-marechal-haftar-bloquent-la-caravane-al-soumoud/">Libye │ Les affidés du Maréchal Haftar bloquent la Caravane Al-Soumoud  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les participants la Caravane de la résilience (Al-Soumoud) ont décidé de retourner en Tunisie, mais ils ne quitteront pas la Libye avant la libération de leurs camarades activistes arrêtés par des autorités libyennes près de l’entrée de Syrte.</em></strong></p>



<span id="more-16772428"></span>



<p>C’est ce qu’a annoncé Jawaher Channa, porte-parole de la caravane, dans une déclaration aux médias, ce lundi 16 juin 2025, tout en appelant les autorités tunisiennes à intervenir pour la libération des personnes arrêtées.</p>



<p>Les autorités tunisiennes sont restées silencieuse à propos de cette initiative lancée à Tunis par des organisations de la société civile et à laquelle se sont joints des activistes d’autres pays, notamment d’Algérie, de Mauritanie et de Libye. Le but était d&rsquo;appeler à la levée du blocus infligé par l&rsquo;Etat d&rsquo;Israël aux Palestiniens à Gaza, qui sont soumis à un véritable génocide depuis le 7 octobre 2023, sans que le monde dit <em>«civilisé»</em> ne s&rsquo;en émeuve outre mesure.</p>



<p>Cependant, à l’approche de Syrte et de l’est de la Libye, région contrôlée par le Maréchal Khalifa Haftar, allié de l’Egypte et des Emirats arabes unis qui comptent parmi les Etats arabes ayant noué des relations diplomatiques avec Israël, les problèmes ont commencé et les activistes ont subi des harcèlements, des vols et des arrestations de la part de groupes libyens proches ou affidés audit Maréchal. </p>



<p>Les intérêts d’Israël sont bien défendus sous ces cieux…   A elle seule, l&rsquo;Egypte a interpellé plus de 200 activistes venus le plus légalement du monde pour prendre part à la marche pacifique vers Gaza.</p>



<p>Partie de Tunis le 9 juin en direction de Gaza via la Libye et l’Égypte, la Caravane Soumoud est bloquée depuis vendredi soir à l’entrée de Syrte par les autorités de l’Est libyen.</p>



<p>Elle dénonce un siège systématique qui empêche l&rsquo;accès à la nourriture, à l’eau, aux médicaments et aux communications.</p>



<p>Environ 1 500 participants sont bloqués, dont certains ont été arrêtés, sans assistance juridique ni contact avec leurs familles.</p>



<p>La caravane appelle à l’intervention des organisations internationales pour lever ce blocus jugé arbitraire.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/libye-%e2%94%82-les-affides-du-marechal-haftar-bloquent-la-caravane-al-soumoud/">Libye │ Les affidés du Maréchal Haftar bloquent la Caravane Al-Soumoud  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Libye │ Abdelhamid Dbeibah s’accroche au pouvoir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/27/libye-%e2%94%82-abdelhamid-dbeibah-saccroche-au-pouvoir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 11:16:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelghani El-Kikli]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Dbeibah]]></category>
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		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16618533</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’argent est le nerf de la guerre, ce célèbre adage ne trouvera jamais de meilleure illustration qu’en Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/27/libye-%e2%94%82-abdelhamid-dbeibah-saccroche-au-pouvoir/">Libye │ Abdelhamid Dbeibah s’accroche au pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’argent est le nerf de la guerre, ce célèbre adage ne trouvera jamais de meilleure illustration qu’en Libye. À chaque poussée de fièvre entre les différentes factions, en essayant de comprendre les tenants et les aboutissants, on finit toujours par déceler des histoires d’argent. Le fric, toujours le fric. Pour se maintenir au pouvoir sans légitimité populaire, Abdelhamid Dbeibah, qui ne devait être qu’un chef de gouvernement intérimaire, a arrosé pendant des années les différentes milices de grosses sommes d’argent mais en essayant ces derniers temps de revoir à la baisse les largesses habituelles, la situation s’est dégradée. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16618533"></span>



<p>Pour ne rien arranger, l’assassinat du puissant milicien Gheniwa, de son vrai nom Abdelghani Al-Kikli, qui a été attribuée aux hommes de Dbeibah, n’a fait que pourrir davantage cette situation. </p>



<p>Le magazine <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2025/05/22/the-worlds-worst-conference" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>The Economist</em></a> a publié une enquête sur la situation en Libye qui s’est détériorée ce mois-ci. Tripoli s’apprêtait à accueillir Libya Build, prévu comme le grand rendez-vous régional du BTP, quand tout a dégénéré. Des hommes d’affaires de différents pays, notamment de Chine, de Turquie et de Malte, étaient venus pour assister à l’événement mais à leur arrivée, le 12 mai, les obus de mortier ont commencé à tomber tandis que des hommes armés dans des camions équipés de mitrailleuses lourdes ont ouvert le feu et ont pris le contrôle de la moitié de la capitale. Le timing était tout sauf anodin. </p>



<p>Des voitures incendiées jonchaient les rues, les écoles, les marchés, les banques étaient fermées et des hommes armés ont pris d’assaut la banque centrale. Quelqu’un a volé un cerf au zoo de Tripoli. Le chaos.&nbsp;</p>



<p>La Grande-Bretagne a discrètement modifié ses conseils de voyage qu’elle avait assouplis il y a un mois mettant en garde contre tout voyage à Tripoli et incitant les navires amarrés au port à partir. La Turquie, principal allié du gouvernement, a transporté ses citoyens par avion vers des lieux sûrs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ky0o9kvi6N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/comment-le-trafic-du-petrole-maintient-il-la-division-de-la-libye/">Comment le trafic du pétrole maintient-il la division de la Libye?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment le trafic du pétrole maintient-il la division de la Libye? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/comment-le-trafic-du-petrole-maintient-il-la-division-de-la-libye/embed/#?secret=HMwKyMAM0y#?secret=ky0o9kvi6N" data-secret="ky0o9kvi6N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le statu quo vole en éclats</h2>



<p>Le magazine britannique a indiqué que les efforts à Tripoli pour rétablir l’ordre sont de nouveau mises à mal. Le statu quo entre le gouvernement internationalement reconnu à l’Ouest, dirigé par Abdelhamid Dbeibah, et Khalifa Haftar, l’homme fort qui dirige l’Est avec ses fils, a volé en éclats. Le conflit latent a dégénéré en une violence jamais vue en Libye depuis cinq ans.</p>



<p>Malgré sa reconnaissance internationale, Dbeibah a toujours été le plus faible. Contrairement à Haftar, l’autorité de Dbeibah repose sur une alliance instable de plusieurs milices. Quand les relations sont devenues de plus en plus agitées, il défia les milices obtenant un certain succès initial mais le cœur du conflit tournait autour de l’argent. Le magazine affirme que Debeibah et sa famille ont vidé le trésor d’un pays qui aurait dû être l’un des plus riches d’Afrique.</p>



<p>Lorsque les fonds qu’il versait aux milices diminuèrent, celles-ci devinrent de plus en plus rebelles et cherchèrent des sources de soutien alternatives, comme l’enlèvement des dirigeants de grandes entreprises et leur prise en otage. D’après <em>The Economist</em>, lorsque Dbeibah craignit que son règne ne soit menacé, Gheniwa de son vrai nom Abelghani Al-Kikli, puissant chef de milice qui commande le Dispositif de soutien à la stabilité (DDS), a été convié à une réunion le 12 mai, sauf que c’était un piège qui lui a été tendu et il fut tué.</p>



<p>Les accusations ont pointé du doigt les gardes de Dbeibah et celui-ci a été accusé d’être l’instigateur de l’assassinat. D’ailleurs en représailles, sa maison a été incendiée. Par la suite et toujours dans un objectif de reprendre la main sur les milices, les hommes du chef du gouvernement ont affronté la plus importante d’entre elles, les Forces Rada, un groupe salafiste qui contrôlait le principal aéroport de Tripoli et les quartiers environnants mais cette milice a continué à se battre jusqu’à prendre le contrôle de la moitié de la capitale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="02LQms6hw2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/la-tunisie-se-dit-prete-a-abriter-des-pourparlers-inter-libyens/">La Tunisie se dit prête à abriter des pourparlers inter-libyens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie se dit prête à abriter des pourparlers inter-libyens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/17/la-tunisie-se-dit-prete-a-abriter-des-pourparlers-inter-libyens/embed/#?secret=e4sBbgLWTY#?secret=02LQms6hw2" data-secret="02LQms6hw2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un dirigeant cupide</h2>



<p>Le magazine britannique rapporte que les habitants de Tripoli en ont assez d’un dirigeant indéboulonnable dont la cupidité a gâché la promesse de construire un Dubaï sur la Méditerranée comme il le promettait. Ils sont fatigués d’attendre les élections promises dix mois après que les Nations Unies l’ont nommé Premier ministre par intérim en février 2021. Et beaucoup considèrent Dbeibah comme l’un des <em>«vestiges»</em> du régime de Kadhafi.</p>



<p>Après un cessez-le-feu salué par l’Onu le 14 mai, des milliers de manifestants ont envahi les rues, scandant les mêmes slogans qu’ils avaient lancés à plusieurs reprises contre Kadhafi en 2011: renversement du régime, tenue d’élections et réunification de l’Est et de l’Ouest.</p>



<p>Pendant ce temps, les Haftar surveillent la situation depuis Benghazi, évaluant s’ils peuvent exploiter le mécontentement en Occident. Ils contrôlent le parlement de l’Est, les champs pétroliers et 80% du pays. Leur siège sanglant de Tripoli a échoué en 2020 mais ils courtisent depuis leurs alliés dans l’espoir d’un retour. Leurs partisans à Zawiya et Zintan seraient en mouvement, de même qu’à Syrte, au centre du pays, et à Ghadamès, près de la frontière algérienne. Des manœuvres qui ont pour but de montrer que les rapports de force ne sont plus en faveur de leur rival Dbeibah.&nbsp;</p>



<p>Lors d’une session tenue par le parlement de l’Est le 19 mai à Benghazi, deuxième ville de Libye et bastion de Haftar, les participants ont déclaré que le régime de Dbeibah était illégitime et ont proposé de le remplacer. Un certain nombre de ministres de Dbeibah ont démissionné de leurs postes sentant le vent tourner.&nbsp;</p>



<p>Le Premier ministre aurait envoyé sa famille à Londres mais continue de s’accrocher au pouvoir. Dans une tentative désespérée de paraître maître de la situation, il a convoqué ses partisans de sa ville natale de Misrata pour sécuriser les rues. Ils auraient tiré sur les manifestants. Il s’est engagé à transformer la caserne de Kikli à Tripoli en parc et à nettoyer la capitale des milices restantes ou comme il les appelle <em>«les extorqueurs»</em>, <em>«les criminels»</em> ou encore <em>«les requins»</em>. Sauf que, sans eux, son influence risque de devenir de plus en plus faible. Les Libyens et les diplomates étrangers ont commencé déjà à parler de son règne au passé.</p>



<p>Donné à plusieurs reprises comme fini politiquement et à deux doigts de perdre le pouvoir, à chaque fois il a pu le conserver et se maintenir au pouvoir. L’avenir proche nous dira si la poussée de fièvre de ce mois de mai aura raison de lui ou pas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zkXVdVHaEg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/">Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=VRcjel8Nre#?secret=zkXVdVHaEg" data-secret="zkXVdVHaEg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment le trafic du pétrole maintient-il la division de la Libye?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 08:06:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Dbeibah]]></category>
		<category><![CDATA[carburant subventionné]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
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		<category><![CDATA[Mouammar Kadhafi]]></category>
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		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[Siddiq Al-Sour]]></category>
		<category><![CDATA[Tripolitaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chacune des factions libyennes trouve son compte, se remplit les poches et se gave des revenus du trafic de pétrole. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/comment-le-trafic-du-petrole-maintient-il-la-division-de-la-libye/">Comment le trafic du pétrole maintient-il la division de la Libye?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye n’a pas pu renouer avec la stabilité et l’unité territoriale. Depuis quatorze ans, le vaste pays du Maghreb est en proie à la division, aux conflits armés et au chaos. Un long feuilleton qui n’en finit pas. Pourquoi?, se demandent beaucoup d’observateurs. Il semble que c’est la volonté des protagonistes de la scène politique libyenne aussi bien en Tripolitaine qu’en Cyrénaïque, la division rapporte beaucoup d’argent. Chacune des factions trouve son compte, se remplit les poches et se gave des revenus du trafic de pétrole. Un pays unifié avec seul un État central qui capte les revenus de la manne pétrolière ne leur convient pas. L’unité de la Libye n’est donc pas pour demain.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-15964712"></span>



<p>Une enquête bien fournie du <a href="https://www.ft.com/content/aabcfb72-a606-498d-a35d-c6e667cd19f3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> révèle les détails du commerce illicite de pétrole qui maintient la Libye divisée. </p>



<p>Le journal britannique affirme que la contrebande de carburant subventionné hors de Libye et sa vente à l’étranger entretiennent les divisions au sein du pays, contribuent à soutenir financièrement les factions rivales et à entraver les efforts de l’Onu pour organiser des élections, lutter contre la corruption et unifier le pays sous un gouvernement unique dans le quatrième plus grand pays membre de l’Opep en termes de réserves de pétrole.</p>



<p>Selon les experts de l’Onu, la contrebande via des navires douteux est rendue possible par un système de troc controversé dans lequel la Libye, qui n’a pas la capacité de raffiner du carburant à grande échelle, échange sa production de pétrole brut contre du carburant raffiné plutôt que de le payer en espèces. Par la suite, ce carburant raffiné est vendu localement à des prix fortement subventionnés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La contrebande finance la corruption et&#8230; la guerre</h2>



<p>En même temps, une partie de ce carburant importé et subventionné est destiné à la contrebande vers l’étranger pour être vendue au prix du marché noir ou au prix du marché avec de faux document. Ce système génère un flux constant de revenus pour les groupes armés affiliés aux factions concurrentes qui contrôlent le pays.</p>



<p>L’un est le gouvernement reconnu par l’Onu du Premier ministre Abdulhamid Dbeibah à Tripoli et l’autre est une administration rivale à l’ouest contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne (LNA), la formation armée qu’il commande.</p>



<p>Ces fonds suspects ont contribué à entraver les efforts de l’Onu visant à organiser des élections, à lutter contre la corruption et à unifier le pays sous un gouvernement unique après l’éviction du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.</p>



<p><em>«Alors que des régions entières du pays sont confrontées à des pénuries récurrentes de carburant, les dirigeants libyens semblent satisfaits du programme massif d’échange de carburant»</em>, déclare Charles Cutter, directeur des enquêtes chez The Sentry, une organisation d’enquête qui traque la corruption.</p>



<p>Le procureur général de Libye, Siddiq Al-Sour, a récemment ordonné sa suspension à la suite d’une enquête menée par le Bureau d’audit, l’organe de surveillance du pays. Toutefois, mettre un terme à cette pratique ne signifie pas forcément la fin de l’utilisation abusive des richesses pétrolières de la Libye. Un rapport du Conseil de sécurité de l’Onu note l’émergence d’une nouvelle société, appelée Arkino, qui exporte du pétrole brut, c’est la première société privée libyenne à le faire. La National Oil Corporation (NOC), la compagnie pétrolière publique du pays, est la seule entité autorisée à exporter.</p>



<p>Le rapport du Conseil de sécurité indique que la société, qui a exporté pour 483 millions de dollars de pétrole brut, est sous le contrôle indirect de Saddam Haftar, le fils de Khalifa Haftar.</p>



<p>Les résolutions du Conseil de sécurité stipulent que seule la NOC est autorisée à exporter du pétrole, les recettes devant être déposées à la Banque centrale de Libye.</p>



<p>Le dernier rapport de l’Onu a conclu que la contrebande de carburant depuis le vieux port de Benghazi fournissait aux forces de Haftar un accès indirect aux fonds publics, tandis que les groupes armés à Tripoli et à Zawiya contrôlent directement des secteurs économiques clés et des institutions gouvernementales concernées pour faire passer en contrebande des quantités importantes de diesel.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La NOC au cœur du trafic</h2>



<p>Selon le <em>Financial Times</em>, cette pratique basée sur le troc a débuté en 2021 après que le gouvernement l’a choisie parmi trois options présentées par la NOC pour atténuer les pénuries de devises étrangères selon Mustafa Sanalla alors président de la NOC.</p>



<p>Dans une lettre adressée au ministre du Pétrole et du Gaz datée du 13 avril 2021, Sanalla a proposé des options pour les importations de carburant, affirmant que l’absence de mesures entraînerait une crise du carburant d’ici le mois de mai.</p>



<p>Sanalla a été remplacé en 2022 par Farhat Bengdara qui avait été gouverneur de la banque centrale sous Kadhafi et le programme s’est rapidement étendu. Les critiques affirment que le projet est vague et manque de surveillance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Bjg3V4A5V7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/">Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=DC3WGYIF8A#?secret=Bjg3V4A5V7" data-secret="Bjg3V4A5V7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Selon un rapport de l’Onu, environ 70% du diesel libyen est importé, le tout via un système de troc. Les données de Kepler montrent qu’en 2023 et 2024, une part importante des importations libyennes provenait de Russie dont les produits pétroliers étaient exclus des marchés européens en raison de la guerre en Ukraine.</p>



<p>Une fois importés, la NOC achète ces carburants et les paie intégralement en pétrole brut. Le carburant est ensuite revendu à des prix fortement subventionnés aux distributeurs locaux et aux consommateurs industriels. Cette subvention signifie que les Libyens paient une somme dérisoire pour l’essence, le diesel et l’électricité mais elle crée une incitation claire à détourner les produits pétroliers vers le marché noir local et étranger où ils peuvent être vendus à leur pleine valeur marchande.</p>



<p>La Banque mondiale a déclaré dans un rapport publié en octobre 2024 que la Libye perdrait plus de 5 milliards de dollars par an en raison du commerce illicite. Le rapport indique que la contrebande de carburant en provenance du port de Benghazi aurait considérablement augmenté depuis la guerre en Ukraine.</p>



<p>L’augmentation des importations a accru le coût du soutien à l’économie libyenne en difficulté. Dans une lettre adressée au Premier ministre Dbeibah en mars 2024, le gouverneur de la Banque centrale de Libye de l’époque, Sadiq Al-Kabir, a déclaré que le coût annuel des importations de carburant s’élevait à 8,5 milliards de dollars et dépasse les besoins du pays, notant que les subventions avaient triplé pour atteindre 12,5 milliards de dollars entre 2021 et 2023. Les subventions aux carburants ont représenté 8,4 milliards de dollars de ce total annuel.</p>



<p><em>«Notre objection était qu’un litre de carburant nous coûte un dollar, alors qu’il est vendu trois centimes»</em>, explique Al-Kabir, licencié par Dbeibah en août et qui a fui le pays.&nbsp;Il a ajouté: <em>«Cela coûte à l’État des sommes énormes et une grande partie de ce carburant est exportée en contrebande à l’étranger»</em>.</p>



<p>La Cour des comptes libyenne a ouvert une enquête sur ces opérations l’année dernière. Parmi ses conclusions les plus significatives contenues dans un rapport non publié obtenu par le <em>Financial Times</em> figure le fait que les importations de carburant du pays dans le cadre du système d’échange se sont élevées à 8,5 milliards de dollars en 2023 dont plus de 8 milliards de dollars ont été exportés sous forme de pétrole brut pour couvrir ces coûts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des Turcs dans la combine  </h2>



<p>La seule entreprise mentionnée dans le rapport de la Cour des comptes qui a répondu aux questions du <em>Financial Times</em> sur le système de troc est la société turque de négoce de matières premières BGN dirigée par sa présidente Ruya Bayegan.</p>



<p>BGN est issue du groupe familial turc Bayegan, vieux de 80 ans, qui a commencé à commercialiser des produits pétrochimiques dans les années 1990 avant de s’étendre au pétrole et à d’autres matières premières. Bien que peu connu en dehors de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, BGN a connu une croissance rapide au cours de la dernière décennie avec des échanges de matières premières d’une valeur de près de 30 milliards de dollars en 2023.</p>



<p>Selon le rapport du Bureau d’audit, trois filiales de BGN ont reçu un total de 2,7 milliards de dollars de pétrole brut en 2023 dans le cadre du système de troc ce qui représente 30% du volume des échanges et la deuxième part la plus importante après Gulf Upstream.</p>



<p>BGN a annoncé dans un communiqué qu’elle opère conformément aux normes les plus élevées de conformité avec toutes les réglementations régissant le commerce du pétrole en Libye grâce à une coopération transparente et formelle avec la NOC, tous les acteurs du marché et les autorités compétentes.&nbsp;</p>



<p>Elle a également souligné des violations regrettables dans le rapport du Bureau d’audit sur le processus de qualification et a déclaré qu’elle était pleinement qualifiée pour participer au système de troc car elle était l’une des 12 entreprises sélectionnées en 2021 à travers un processus d’appel d’offres transparent qui comprenait 20 entreprises locales et internationales qualifiées.</p>



<p>Selon le journal britannique, le système de troc serait sur le point de disparaître en raison des pressions nationales et internationales. Une lettre envoyée par le procureur général libyen à la mi-janvier, consultée par le <em>Financial Times</em>, ordonnait à la NOC de cesser immédiatement la pratique du troc de pétrole brut contre du carburant et d’adopter des mécanismes contractuels garantissant la transparence des accords d’approvisionnement en carburant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FGmFLoNtSW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/la-libye-paralysee/">La Libye paralysée!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Libye paralysée! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/la-libye-paralysee/embed/#?secret=guLHOBfslf#?secret=FGmFLoNtSW" data-secret="FGmFLoNtSW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/comment-le-trafic-du-petrole-maintient-il-la-division-de-la-libye/">Comment le trafic du pétrole maintient-il la division de la Libye?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title> ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jan 2025 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas sur le registre des droits de l’homme qu’il faut rechercher l’origine de l’intervention occidentale en Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/"> ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce n’est pas sur le registre des droits de l’homme qu’il faut rechercher l’origine de l’intervention occidentale en Libye, et le sursis de 14 ans dont bénéficia en Syrie Bachar El-Assad le prouve largement, mais dans l’adoption par l’administration américaine de la vision des think tank néo-conservateurs censée assurer la domination de leur pays sur les ressources énergétiques mondiales.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia <em>*</em></strong></p>



<span id="more-15150215"></span>



<p>Qui voulait la peau du Roi de l’Afrique? Le renversement du Roi Idriss Senoussi, de surcroît par un groupe d’officiers nassériens, se déroula plutôt facilement dans un pays pétrolier abritant l’importante base américaine de Wheelus. Mais les choses commencèrent rapidement à se corser avec le <em>«complot»</em> des ministres de la Défense et de l’Intérieur du premier gouvernement, ensuite l’opposition de ses compagnons des&nbsp;premières heures, organisateurs de l’affaire dite du Hilton, dont la tentative du coup d’Etat fut stoppée net par les services secrets italiens agissant en accord avec la CIA, contre la volonté des Français, qui réclamaient l’élimination du maître de Tripoli.</p>



<p>Les membres les plus importants du Conseil du Commandement de la Révolution, tels Omar Mehichi, firent défection lorsque Kadhafi organisa les comités populaires, pour tenir le pays d’une main de fer. Mehichi, passé à l’opposition ouverte en 1975 et réfugié en Egypte chez Sadate, quitta&nbsp;l’Egypte pour protester contre les accords de Camp David pour s’installer chez le Roi Hassan II du Maroc. Ce dernier, qui entretenait de bonnes relations avec Israël,&nbsp; le livra aux Libyens&nbsp; en gage de réconciliation en 1984 et plus personne n’entendit jamais parler de lui. Ce ne devait pas être le dernier opposant à disparaître ainsi. Mansour Kikhia fut enlevé au Caire et son corps sera retrouvé en 2012 enterré dans une villa. Quant&nbsp;à l’Imam Moussa Sadr, ce chef chiite libanais en visite à Tripoli, personne ne le revit et son sort demeure à ce jour inconnu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Guide , ses adversaires et ses ennemis</h2>



<p>Cependant, les opposants les plus divers, royalistes, modernistes et islamistes, s’étaient regroupés en un Front du Salut National. Ce dernier fut consolidé par les militaires libyens capturés au Tchad dont le chef était un certain Khalifa Haftar, et qui passèrent chez les ennemis de Kadhafi quand ils comprirent que ce dernier les avait purement et simplement abandonnés pour ne pas reconnaître ses déboires militaires dans le pays voisin.</p>



<p>Ces militaires, qui se baptisèrent Armée Nationale et furent appelés&nbsp;Contras, ont&nbsp;été pris en charge par les Américains et transférés&nbsp;en Amérique après avoir transité par le Zaïre. Mais Kadhafi, quoiqu’étant un grand client de la France en armements, finit par indisposer le président Giscard d’Estaing après l’attaque de la ville de Gafsa en 1980 par un commando tunisien en provenance de Libye et transitant par l’Algérie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dhAwZZkL07"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/faut-il-vraiment-sallier-a-lotan-ce-renard-dans-le-poulailler-arabe/">Faut-il vraiment s’allier à l’Otan, ce renard dans le poulailler arabe?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Faut-il vraiment s’allier à l’Otan, ce renard dans le poulailler arabe? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/12/faut-il-vraiment-sallier-a-lotan-ce-renard-dans-le-poulailler-arabe/embed/#?secret=nPeWGOs696#?secret=dhAwZZkL07" data-secret="dhAwZZkL07" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette attaque semble avoir eu plus tard des conséquences dramatiques avec le mystérieux désastre aérien du vol Itavia Bologne Palerme du 27 juin 1981 au cours duquel le DC 9 de la compagnie s’écrasa en mer près de l’île d’Ustica.</p>



<p>L’enquête menée par le juge Rosario Priore, l’un des auteurs de l’ouvrage, attribua la destruction de l’appareil à un missile, d’autant que les radars des bases italiennes établirent que deux avions de chasse croisèrent ce jour-là la route du vol Itavia. La carcasse d’un Mig libyen fut alors découverte dans les montagnes de Calabre au Sud de l’Italie avec le corps du pilote bloqué à l’intérieur, et sa carlingue était trouée par des balles de mitrailleuses. Les Français nièrent toute implication mais leurs déclarations concernant la fermeture de la base de Solenzara en Corse à l’heure de l’incident se révélèrent  mensongères.</p>



<p>En fait il s’est avéré que c’est l’avion de Kadhafi qui devait emprunter cette route ce jour-là, mais il fut dérouté après que services secrets militaires italiens, encore eux, l’eurent prévenu des projets français de l’abattre, et c’est le vol Itavia, qui par erreur alors qu’il passait au même endroit, fut abattu.</p>



<p>Les Français dénoncés par l’ancien président Cossiga ne reconnurent jamais leur responsabilité dans la tragédie. Les ambitions libyennes au Tchad furent un autre sujet d’affrontement entre les deux pays et se terminèrent par un désastre pour l’ambitieux colonel après l’intervention française en 1984 en faveur du président Hissène Habré. Il ne faut pas non plus oublier les ressentiments britanniques suscités par les livraisons d’armes libyennes aux combattants de l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans le viseur des Américains</h2>



<p>En 1986, les Américains, à la suite de l’explosion d’une discothèque berlinoise fréquentée par leurs soldats, bombardèrent massivement Tripoli ainsi que la demeure de Kadhafi à Bab Azizia. Mais en 1988, un Boeing de la Panam explosa au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie, tout comme le fit près d’une année plus tard un DC 10 de la compagnie française UTA au-dessus du désert du Ténéré. Les enquêtes&nbsp;menées&nbsp;attribuèrent ces catastrophes à des bombes placées dans les carlingues dont la Libye fut tenue pour responsable. Ce pays fut donc placé sous embargo et son espace aérien considéré comme une zone d’exclusion. Comme d’habitude, des résolutions de l’Onu conférèrent l’habillage juridique nécessaire.</p>



<p>Dans le même temps un maquis islamiste, animé par des vétérans revenus d’Afghanistan, dont Abdelkarim Belhaj, le <em>«copain»</em> de Rached Ghannouchi,&nbsp;était constitué en Cyrénaïque et blessait même le guide libyen aux jambes lors d’un attentat.</p>



<p>Finalement Kadhafi accepta de livrer ses agents incriminés dans l’attentat de Lockerbie afin d’être jugés par la Cour écossaise, et de rembourser les familles des victimes. Et&nbsp;à partir de 2004, il annonça son intention de renoncer à son programme nucléaire et aux armes de destruction massive, et c’est ainsi que la Libye retrouva sa place dans le concert des nations et fut même citée en exemple.</p>



<p>L’affaire des infirmières bulgares qui furent accusées d’avoir sciemment contaminé des enfants de Benghazi par le virus du Sida ne mit pas fin à l’idylle avec l’Occident, du moins en apparence. Mais à partir de 2009, le bruit commença à courir à Washington que des changements importants allaient se produire en Libye. La survenue du Printemps Arabe donnait l’occasion aux irrédentismes régionaux libyens soutenus par les puissances occidentales de donner leur pleine mesure, à Benghazi surtout, mais aussi à l’Ouest dans le Djebel Nefoussa, à la frontière avec la Tunisie.</p>



<p>La question demeure de savoir qui a été à l’origine du changement de régime politique en Libye. Les Algériens avant et après le 11-Septembre ont accueilli et entraîné des membres du FSN Libyen, c’est une certitude; les militaires algériens depuis Boumediene, malgré les apparences d’une rhétorique nationaliste tiers-mondiste, se sont toujours situés dans l’orbite américaine, en particulier depuis la guerre mondiale contre le terrorisme. La Tunisie a cultivé la même ambiguïté. Elle a pris soin de ne pas accueillir officiellement d’opposition libyenne, mais après Gafsa, des commandos à l’époque de Mohamed Mzali ont bien traversé la frontière en provenance de chez nous vers le pays voisin, qui ont d’ailleurs été interceptés sans remous. Ont-ils été donnés par Ben Ali, alors ministre de l’Intérieur? En tous cas, les paroles attribuées à Rachid Sfar évoquant lors de son passage à la tête du premier ministère l’arrivée du Général Vernon Walters en compagnie de Ben Ali, telles que rapportées dans le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">livre de Ridha Ben Slama</a>, prennent ainsi quelque relief, et expliqueraient les liens étroits qui ont plus tard uni le guide libyen et le futur président tunisien.</p>



<p>Il est vrai que Ben Ali avait été adoubé par les Libyens en tant que responsable de la sécurité ou du renseignement&nbsp; lors de l’Union tuniso-libyenne avortée de Djerba, et que durant l’affaire de Gafsa, il avait eu des renseignements avant l’attaque, qu’il n’avait pas utilisés pour l’anticiper.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BaZwAA7sqd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/23/affaire-des-gardes-francais-a-ras-jedir-poivre-sel-et-fil-blanc/">Affaire des «gardes» français à Ras Jedir : Poivre, sel, et fil blanc…</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire des «gardes» français à Ras Jedir : Poivre, sel, et fil blanc… » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/23/affaire-des-gardes-francais-a-ras-jedir-poivre-sel-et-fil-blanc/embed/#?secret=b9tMavjNG2#?secret=BaZwAA7sqd" data-secret="BaZwAA7sqd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On est donc en droit de supposer qu’étant un allié indéfectible du tyran libyen, son élimination préalable de la scène pour abattre ce dernier devenait impérative. Après sa fuite en Arabie, et sous le gouvernement provisoire de Béji&nbsp;Caïd&nbsp;Essebsi, la Tunisie devint une base arrière de l’opposition armée libyenne,&nbsp;en particulier celles de Zenten et Nalout dans la zone frontalière du Djebel Nefoussa. A posteriori, on se prend à penser,&nbsp;si ce n’est pas pour cela, que les Révolutions en Tunisie et en Egypte précédèrent celle de Libye, si elles ne lui servirent pas aussi de couverture, de justificatif, qu’on nomma Printemps Arabe. Il n’y eut d’ailleurs qu’un seul véritable changement, celui survenu en Libye. En Tunisie et en Egypte, ces changements se situent encore dans la continuité des régimes précédents. On a évoqué l’influence du Qatar, désireux de mettre la main sur le gaz libyen pour des raisons stratégiques, et de la Turquie. Ces deux pays auraient soutenu financièrement le gouvernement de Benghazi alors qu’il était privé de toute ressource.</p>



<p>Quant à la France, l’acharnement avec lequel elle poursuivit le colonel libyen, jusqu’à sa mise à mort par ses opposants à Syrte, suscite quelques interrogations, et pas seulement parce que Nicolas Sarkozy bénéficia de ses largesses financières durant ses campagnes électorales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Printemps arabe en cache un autre </h2>



<p>C’est au moment où le leader libyen était redevenu <em>«fréquentable»</em> aux yeux de la communauté internationale qu’il fut abattu par ses amis occidentaux. Il est vrai que la mise à mort de Saddam Hussein, un ennemi implacable de Kadhafi que ce dernier aurait tenté d’assassiner,&nbsp; l’avait sans aucun doute convaincu de faire amende honorable.</p>



<p>Néanmoins l’invasion de l’Irak avait démontré que les Américains ne toléreraient&nbsp;plus, dans le monde arabe, aucun régime doté de ressources en hydrocarbures, et non soumis à leur contrôle absolu.</p>



<p>Ce livre, certes, démontre bien que l’opposition,&nbsp;qui a pris le pouvoir en Libye, n’a pas relevé de la génération spontanée, elle a lutté dès le début contre le régime libyen et souvent, trahie par les services occidentaux, en a payé un prix conséquent. Et nul ne peut nier que le Colonel ne fût pas implacable contre ses opposants allant jusqu’à les faire assassiner par des équipes de tueurs dans les pays où ils étaient réfugiés.</p>



<p>Toutefois il faut bien constater que tout comme lors des derniers jours de Ben Ali, le caractère implacable des services de sécurité disparut lorsque débuta la fin du régime, et que l’arrestation de Abdelkarim Belhaj n’entraîna pas son élimination physique.</p>



<p>Cependant, ce n’est pas sur le registre des droits de l’homme qu’il faut rechercher l’origine de l’intervention occidentale en Libye, et le sursis de 14 ans dont bénéficia en Syrie Bachar El-Assad le prouve largement, mais dans l’adoption par l’administration américaine, y compris celle d’Obama, de la vision des think tank néo-conservateurs censée assurer la domination de leur pays sur les ressources énergétiques mondiales. Et c’est en ce sens que ce qu’on a nommé Printemps Arabe doit prendre toute sa signification. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em>   </p>



<p><strong><em>‘‘Pour la peau de Kadhafi : Guerres, secrets, mensonges : l&rsquo;autre histoire (1969-2011)’’, de Roumiana Ougartchinska et Rosario Priore, éditions Fayard, Paris, 23 octobre 2013,</em></strong> <strong><em>352 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vB9OCFA2NM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/02/sixieme-1er-septembre-sans-kadhafi-la-libye-un-pays-desagrege/">Sixième 1er Septembre sans Kadhafi : La Libye, un pays désagrégé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sixième 1er Septembre sans Kadhafi : La Libye, un pays désagrégé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/02/sixieme-1er-septembre-sans-kadhafi-la-libye-un-pays-desagrege/embed/#?secret=F1t3E5clBD#?secret=vB9OCFA2NM" data-secret="vB9OCFA2NM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/"> ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Russie exploite la faiblesse de Haftar et les erreurs de l’Occident pour se renforcer en Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/la-russie-exploite-la-faiblesse-de-haftar-et-les-erreurs-de-loccident-pour-se-renforcer-en-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 12:46:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Emadeddin Badi]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[National Oil Corporation]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Russie opère un fragile changement stratégique de la Syrie vers la Libye, en exploitant Haftar et les erreurs de l'Occident. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/la-russie-exploite-la-faiblesse-de-haftar-et-les-erreurs-de-loccident-pour-se-renforcer-en-libye/">La Russie exploite la faiblesse de Haftar et les erreurs de l’Occident pour se renforcer en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«La Russie opère un fragile changement stratégique de la Syrie vers la Libye», un changement qui soulève trois questions clés : le rôle historique de Moscou en Méditerranée, l’importance de Khalifa Haftar comme outil d’influence et les implications pour l’Occident, en particulier sur les erreurs stratégiques déjà commises dans le pays.</em></strong></p>



<span id="more-15129189"></span>



<p>C’est l’évaluation d’Emadeddin Badi, analyste libyen de l’Atlantic Council, dans un <a href="https://www.atlanticcouncil.org/blogs/menasource/russia-syria-haftar-libya/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">récent article</a> publié sur le site de ce groupe de réflexion américain sur la politique étrangère.</p>



<p>L’exemple du soutien au général Haftar, chef de l’Armée nationale libyenne qui contrôle l’est de la Libye, montre comment Moscou utilise des figures autoritaires pour déstabiliser les intérêts occidentaux et consolider sa présence.</p>



<p>Chercheur principal non-résident de l’Atlantic Council, Badi souligne que l’approche russe en Libye est cohérente avec sa propre stratégie historique, remontant au XVIII<sup>e</sup> siècle, lorsque Moscou a défié l’Empire ottoman.</p>



<p><em>«La Libye n’est pas une solution de repli pour la Russie, mais un élément d’une stratégie à long terme»</em>, indique Badi. Cela inclut la gestion de bases militaires et le recours à des groupes comme l’ex-Wagner pour maintenir le contrôle de Haftar, dont la fragilité politique ressemble à celle d’Al-Assad.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gPUjnotxw8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/apres-la-deculottee-syrienne-la-russie-renforce-sa-presence-en-libye/">Après la déculottée syrienne, la Russie renforce sa présence en Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après la déculottée syrienne, la Russie renforce sa présence en Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/apres-la-deculottee-syrienne-la-russie-renforce-sa-presence-en-libye/embed/#?secret=nrHvRhYU7S#?secret=gPUjnotxw8" data-secret="gPUjnotxw8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Selon Badi, les liens entre Haftar et Moscou se sont intensifiés depuis la défaite de Tripoli en 2020, avec une dépendance croissante à l’égard des capacités militaires russes. Cette dépendance, explique-t-il, <em>«révèle la précarité du pouvoir de Haftar, masquée par une force apparente»</em>. En outre, la famille Haftar a exploité son contrôle sur la National Oil Corporation (NOC) pour faciliter des activités alignées sur les intérêts du Kremlin, aggravant ainsi la corruption et la fragilité institutionnelle libyenne.</p>



<p>L’expert libyen de l’Atlantic Council souligne que l’Occident a commis de graves erreurs stratégiques en Libye.</p>



<p>L’abandon du pays lors de la transition post-Kadhafi a permis à la Russie et à la Turquie de s’imposer comme des acteurs dominants. <em>«Washington, en tentant de soustraire Haftar à l’influence russe, ignore sa dépendance totale à l’égard de Moscou»</em>, affirme Badi. Cette approche réactive échoue et risque de perpétuer l’instabilité.</p>



<p>Pour contrer l’influence russe, l’Occident doit abandonner l’idée de <em>«casser des morceaux»</em> de l’influence de Moscou. Il est plutôt nécessaire de renforcer les institutions libyennes, de promouvoir la transparence économique et de soutenir des solutions politiques inclusives.</p>



<p>Selon Badi, il est prioritaire pour les États-Unis et leurs partenaires internationaux d’intervenir <em>«de manière décisive pour prévenir de nouvelles crises»</em>. Les leçons de la Syrie et de la Libye sont claires : l’inertie et l’absence de stratégies cohérentes ont alimenté le succès de Moscou.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qshbi93oXD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/comment-la-russie-entend-elle-retablir-son-influence-geopolitique/">Comment la Russie entend-elle rétablir son influence géopolitique?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment la Russie entend-elle rétablir son influence géopolitique? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/comment-la-russie-entend-elle-retablir-son-influence-geopolitique/embed/#?secret=KJRSBcCcqq#?secret=Qshbi93oXD" data-secret="Qshbi93oXD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/la-russie-exploite-la-faiblesse-de-haftar-et-les-erreurs-de-loccident-pour-se-renforcer-en-libye/">La Russie exploite la faiblesse de Haftar et les erreurs de l’Occident pour se renforcer en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Libye &#8211; Israël : Najla El-Mangoush en mission commandée ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/07/libye-israel-najla-el-mangoush-en-mission-commandee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2025 09:49:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Rahim al-Kib]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Dbeibah]]></category>
		<category><![CDATA[Eli Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa al-Ghowel]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Najla El-Mangoush]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Al-Qwery]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaël Luzon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Najla El-Mangoush ne regrette pas sa rencontre avec son homologue israélien Eli Cohen, mais elle en impute la responsabilité à  Abdulhamid Dbeibah. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/07/libye-israel-najla-el-mangoush-en-mission-commandee/">Libye &#8211; Israël : Najla El-Mangoush en mission commandée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un entretien avec à la plateforme <em>Atheer</em> affiliée à la chaîne de télévision qatarie <em>Al Jazeera</em>, lundi 6 janvier 2024, à partir de son exil londonien, l’ex-ministre libyenne des Affaires étrangères, Najla El-Mangoush, est revenue sur l’affaire de sa rencontre, </em>en août 2023<em>, à Rome, avec son homologue israélien Eli Cohen, qui a provoqué un tollé général en Libye et l’a obligée à fuir son pays, où elle risquait des poursuites judiciaires.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri </strong> </p>



<span id="more-15117266"></span>



<p>El-Mangoush a indiqué que sa rencontre avec son homologue israélien avait pour but de discuter d’un certain nombre de questions stratégiques, notamment la question palestinienne, sur laquelle elle affirme avoir réitéré la position du peuple libyen et son opposition à la politique du gouvernement israélien. <em>«Il faut discuter avec l’ennemi»</em>, a-t-elle estimé. Tout en affirmant être forlmellement toujours en poste, elle a rejeté la responsabilité de cette rencontre controversée sur le chef du gouvernement Abdulhamid Dbeibah qui l’aurait missionnée pour échanger avec Eli Cohen sans que cela soit, a-t-elle assuré, un premier pas vers la normalisation. Mais lorsque l’information sur la rencontre a été ébruitée, ce dernier a refusé d’apporter les clarifications nécessaires, comme elle le lui aurait demandé, et il se serait empressé de la sommer de quitter le pays. Et c’est ainsi qu’elle fut exfiltrée et qu’elle se réfugia en Grande-Bretagne auprès de ses filles étudiantes.</p>



<p>L’ex-cheffe de la diplomatie libyenne ne regrette donc pas sa rencontre avec Eli Cohen, mais elle en impute la responsabilité à Dbeibah, qui fait face aujourd’hui à une vague de critiques, y compris dans son propre camp. Et c’est peut-être ce qui a incité El-Mangoush à rompre le silence qu’elle a observé depuis un an et demi. Suite à ses révélations, plusieurs villes de Libye comme Tripoli, Misrata, Zawiya et Sebha, ont vu des manifestations contre la normalisation des relations avec Israël, véritable tabou pour la population libyenne très conservatrice.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CubDeVt7no"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/15/la-libye-va-t-elle-normaliser-elle-aussi-ses-relations-avec-israel/">La Libye va-t-elle normaliser, elle aussi, ses relations avec Israël ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Libye va-t-elle normaliser, elle aussi, ses relations avec Israël ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/15/la-libye-va-t-elle-normaliser-elle-aussi-ses-relations-avec-israel/embed/#?secret=BTGw7DUgZN#?secret=CubDeVt7no" data-secret="CubDeVt7no" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les révélations de Raphaël Luzon</h2>



<p>En fait, les premiers contacts informels et secrets entre Tripoli et Tel Aviv ont commencé en juin 2017, lors d’une rencontre de trois jours entre des délégations des deux pays, au Rodos Palace Hotel, sur l’île grecque de Rhodes, comme l’a indiqué le président de l’Union des juifs libyens, Raphaël Luzon, aux médias israéliens.</p>



<p><em>«Israël avait été représenté par Gila Gamliel, ministre de l’Egalité sociale, dont la mère est originaire de Libye, et par l’ancien ministre des Communications, Ayoub Kara, ainsi que par l’ancien vice-président de la Knesset, Yehiel Bar, et par le général à la retraite Yom Tov Samia, lui aussi d’origine libyenne»</em>, a indiqué Luzon à <em>Times of Israel</em>. Et d’ajouter <em>«La délégation libyenne à Rhodes avait été chapeautée par l’ancien ministre des Médias, de la Culture et des Antiquités, </em>Omar Al-Qwery<em> </em>[qui]<em> était alors membre du gouvernement de l’Est du pays, dirigé par </em>Abdel Rahim al-Kib<em>, tandis que Khalifa Al-Ghowel, leader du gouvernement rival, installé dans l’Ouest, avait, semble-t-il, transmis ses meilleurs vœux aux deux délégations par le biais d’un fax»</em>.</p>



<p>Luzon, dont la famille originaire de Benghazi s’est installée à Rome en 1967 mais qui vit actuellement à Londres, a aussi précisé que la rencontre de Rhodes avait été suivie, les années suivantes, par d’autres réunions entre les responsables israéliens et libyens en Italie, en Tunisie et en Grèce. Des réunions dont il prétend être à l’origine, en indiquant qu’il avait dû <em>«transmettre le flambeau aux diplomates»</em> quand <em>«c’est devenu trop sensible»</em>. <em>«L’entretien qui s’est déroulé entre les deux ministres des Affaires étrangères est le point d’orgue de six années de travail, cela aurait pu arriver beaucoup plus tôt mais l’instabilité qui règne en Libye ne l’a pas permis»</em>, a-t-il dit.</p>



<p>La rencontre El-Mangoush-Cohen serait donc l’aboutissement d’un long processus qui devait être couronné par la normalisation diplomatique entre les deux pays dans le cadre des fameux Accords d’Abraham, mais la réaction outrée de l’opinion publique libyenne semble avoir fait capoter momentanément le projet de rapprochement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des contacts trop secrets</h2>



<p>Cependant, et à en croire Luzon, les deux pays ont déjà établi des liens économiques, et, en attendant une normalisation politique, <em>«certaines technologies israéliennes»</em> sont d’ores et déjà <em>«officieusement»</em> déployées en Libye, mais il n’a pas voulu en donner des détails.</p>



<p>Il convient aussi de rappeler que les autorités de l’est de la Libye ont établi des relations avec Israël : selon le journal <em>Yedioth Ahronoth</em>, en effet, l&rsquo;un des fils du général<strong>&nbsp;</strong>Khalifa Haftar,&nbsp;Saddam, s’est rendu en Israël en novembre 2021, s’arrêtant environ une heure à l’aéroport Ben Gourion où il a rencontré des responsables de l’État hébreu, avant de repartir à bord de l’avion privé du clan Haftar.</p>



<p>El-Mangoush, originaire de Benghazi, est avocate de profession et a travaillé comme professeur d’université et chercheur sur des sujets tels que la consolidation de la paix dans les zones de conflit. Elle a été la première femme à occuper le poste de ministre des Affaires étrangères dans l’histoire de la Libye. Elle a reçu plusieurs prix, dont une bourse du gouvernement américain pour l&rsquo;excellence académique et un certificat de l&rsquo;Université George Mason, ainsi qu’un certificat de formation en gestion des traumatismes psychologiques de guerre.</p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/07/libye-israel-najla-el-mangoush-en-mission-commandee/">Libye &#8211; Israël : Najla El-Mangoush en mission commandée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Dabaiba s&#8217;oppose au renforcement de la présence russe en Libye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Dec 2024 11:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdul Hamid Dabaiba]]></category>
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		<category><![CDATA[Jalel Harchaoui]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abdulhamid Dabaiba s’oppose à la décision de la Russie de renforcer ses bases militaires en Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/22/dabaiba-soppose-au-renforcement-de-la-presence-russe-en-libye/">Dabaiba s&rsquo;oppose au renforcement de la présence russe en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Abdulhamid Dabaiba s’oppose à la décision de la Russie de renforcer ses bases militaires en Libye et affirme que son pays ne doit pas être une plate-forme pour régler des comptes internationaux après la chute d’Assad en Syrie.</em></strong></p>



<p><strong>Patrick Wintour</strong></p>



<span id="more-14946978"></span>



<p>La décision de la Russie de renforcer sa base militaire dans l’est de la Libye après le renversement du régime d’Assad en Syrie se heurte à la résistance du gouvernement du pays soutenu par l’Onu.</p>



<p>Le Premier ministre du gouvernement basé à Tripoli, Abdul Hamid Dabaiba, a déclaré qu’il s’opposait à toute tentative de faire de la Libye un centre de conflits entre grandes puissances, soulignant que son pays ne serait pas une plate-forme pour régler des comptes internationaux.<em> «Nous sommes préoccupés par le déplacement des conflits internationaux en Libye, et par le fait que ce pays deviendra un champ de bataille entre les puissances»</em>, a déclaré Dabaiba.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La présence militaire russe pose problème &nbsp;</h2>



<p>La Libye a enduré des années de conflit depuis le soulèvement soutenu par l’Otan en 2011 qui a mis fin au règne de 40 ans du dictateur Mouammar Kadhafi. Il reste divisé entre le gouvernement reconnu par l’Onu à Tripoli et une administration rivale à l’est, soutenue par le chef militaire Khalifa Haftar.</p>



<p>Des rapports ont indiqué ces derniers jours que les forces russes transféraient du matériel militaire de la base navale syrienne de Tartous et de la base aérienne de Hmeimim vers l’est de la Libye, où l’administration rivale reçoit le soutien russe depuis des années.</p>



<p>Dabaiba a déclaré que son gouvernement n’autoriserait pas le transfert d’armes russes en Libye, avertissant que cela ne ferait que compliquer davantage la crise interne libyenne. Il a ajouté que <em>«personne doté d’une once de patriotisme ne souhaite qu’une puissance étrangère impose son hégémonie et son autorité sur le pays et le peuple»</em>.</p>



<p>Dabaiba a déclaré avoir été en contact avec l’ambassadeur russe en Libye pour exiger une explication. Les bases russes dans l’ouest de la Syrie ont été cruciales pour sa capacité à projeter sa puissance en Méditerranée et en Afrique du Nord. Moscou a négocié avec les nouveaux dirigeants syriens pour les conserver, mais aucun accord n’a encore été conclu à ce sujet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vlG0bzgTEn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/apres-la-deculottee-syrienne-la-russie-renforce-sa-presence-en-libye/">Après la déculottée syrienne, la Russie renforce sa présence en Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après la déculottée syrienne, la Russie renforce sa présence en Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/apres-la-deculottee-syrienne-la-russie-renforce-sa-presence-en-libye/embed/#?secret=mLPblZqZp8#?secret=vlG0bzgTEn" data-secret="vlG0bzgTEn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Jalel Harchaoui, chercheur associé au think tank de défense Rusi, a qualifié les propos de Dabaiba comme un <em>«moment décisif»</em>, ajoutant : <em>«Le simple fait qu’il prononce ces mots est profondément problématique pour la Russie, car une partie de la doctrine russe au Moyen-Orient consiste à ne jamais être perçu comme étant à 100% d’un côté contre l’autre.»</em> &nbsp;<em>«La Russie était donc censée être cet acteur magique qui suscitait essentiellement l’approbation active des deux côtés de la crise libyenne. Et tout cela est fini»</em>, ajouté le chercheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pressions américaines sur Tripoli</h2>



<p>L’intervention de Dabaiba, a-t-il encore déclaré, peut signifier qu’il <em>«estime que c’est le moment de passer pour un bon gars aux yeux des Américains, car il est sous pression sur de nombreux fronts»</em>. Les États-Unis ont en effet commencé à exercer une pression économique sans précédent sur les principaux acteurs libyens en raison de la corruption.</p>



<p>Le nouveau directeur de la Banque centrale libyenne, Naji Issa, a révélé dans une lettre adressée cette semaine au Libyan national audit bureau que la Federal Reserve Bank de New York, avec le soutien du Trésor américain, avait déclaré qu’elle suspendrait toutes les transactions de change en dollars avec la banque jusqu’à ce qu’un auditeur indépendant, spécialisé dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, soit nommé pour superviser toutes les transactions.</p>



<p>La Réserve fédérale a fait pression sur la Banque centrale en partie après que la Libyan National Oil Corporation a admis que la Libye avait terminé l’année 2023 avec seulement 14 milliards de dollars (11 milliards de livres sterling) de revenus provenant de la vente de 1,2 million de barils de pétrole brut par jour, laissant environ 9 milliards de dollars manquants ou dépensés en carburant pour les échanges de pétrole brut.</p>



<p>Harchaoui a déclaré : <em>«La lettre montre que les Américains s’inquiètent de ce qui se passe. Ils ont donc besoin d’un audit, et ils ont besoin que les Libyens paient pour cet audit.»</em></p>



<p>Les responsables libyens ont déclaré que l’audit devrait probablement révéler des preuves de contrebande de pétrole dans l’est du pays et de liens financiers étroits avec la Russie, ouvrant ainsi la voie à l’imposition de sanctions aux principaux personnages impliqués.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1E4gkxigv6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/la-libye-paralysee/">La Libye paralysée!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Libye paralysée! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/la-libye-paralysee/embed/#?secret=VCOyCrWIab#?secret=1E4gkxigv6" data-secret="1E4gkxigv6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Harchaoui a déclaré qu’il était incontestable que, depuis la chute d’Assad au début du mois, des avions cargo russes ont effectué plusieurs vols vers la base libyenne d’Al-Khadim à l’est de Benghazi, dont deux depuis la Biélorussie. Il y a également eu des vols de Moscou vers la Libye qui ont survolé l’espace aérien turc.</p>



<p>Harchaoui a déclaré que, peu importe si le nouveau gouvernement de Damas chasse complètement la Russie de Syrie, la valeur des bases pour la Russie changerait. &nbsp;<em>«L’environnement en Syrie, pour la Russie, est devenu plus hostile, plus incertain, plus précaire et plus coûteux»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Russie déploie ses forces en Afrique</h2>



<p><em>«Le niveau de partage de renseignements qui existait entre le régime d’Assad et la Russie, nécessaire à la Russie pour maintenir sa propre présence militaire, a disparu. Peut-être que le nouveau gouvernement promettra quelque chose d’équivalent, mais il ne pourra jamais être au même niveau de confort qu’avant»</em>, a ajouté le chercheur.</p>



<p>Haftar était obsédé par la nécessité de la défense aérienne russe pour éviter une répétition des attaques contre ses forces en 2020, lorsqu’elles ont été décimées par des drones fournis par la Turquie, estime encore Harchaoui.</p>



<p>Le <em>Wall Street Journal</em> a rapporté que les avions cargo russes qui se sont rendus en Libye transportaient des équipements de défense aérienne avancés, notamment des radars pour les systèmes de défense aérienne S-400 et S-300.</p>



<p>La Russie avait déjà augmenté cette année sa présence en Libye, en apportant davantage de véhicules blindés, de camions militaires, d’équipements en général et de personnel. Le nombre de soldats est passé d’environ 900 l’année dernière à environ 1 200-1 500.  </p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais. </em></p>



<p>D’après <a href="https://www.theguardian.com/world/2024/dec/20/libyan-pm-resists-russias-move-to-reinforce-military-bases-in-country" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b4UM8Emj9T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/">Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ras Jedir, au cœur de la contrebande entre la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/ras-jedir-au-coeur-de-la-contrebande-entre-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=pnZTVpmrsY#?secret=b4UM8Emj9T" data-secret="b4UM8Emj9T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/22/dabaiba-soppose-au-renforcement-de-la-presence-russe-en-libye/">Dabaiba s&rsquo;oppose au renforcement de la présence russe en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Après la déculottée syrienne, la Russie renforce sa présence en Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/apres-la-deculottee-syrienne-la-russie-renforce-sa-presence-en-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 07:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Libye est désormais le seul pays en Afrique du Nord et en Méditerranée où l'armée russe maintient une présence militaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/apres-la-deculottee-syrienne-la-russie-renforce-sa-presence-en-libye/">Après la déculottée syrienne, la Russie renforce sa présence en Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après avoir «perdu» la Syrie, où sa présence militaire est menacée par le nouveau pouvoir qui est en train de se mettre en place, la Russie est en train de se retourner vers la Libye, pays déchiré par la guerre, et le seul en Afrique du Nord et en Méditerranée où son armée maintient une présence militaire qui lui permet d’envoyer directement des renforts sans avoir à s’arrêter et à faire le plein.</em></strong> <em>(Ph: Khalifa Haftar avec le vice-ministre russe de la Défense, Ievkourov, sur un aérodrome militaire de Moscou, le 26 septembre 2023).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14913584"></span>



<p>C’est un cataclysme géopolitique. La chute de Bachar Al-Assad a rabattu toutes les cartes et tous les protagonistes de l’échiquier régional et international en ont été impactés et en premier lieu desquels la Russie qui craint aujourd’hui de perdre ses bases militaires en Syrie datant de l’époque soviétique et par ricochet sa présence et son influence dans le Moyen-Orient. Elle fait tout pour y rester en négociant avec les nouveaux maîtres de la Syrie et en même temps elle renforce sa présence en Libye et précisément dans l’est libyen où elle compte un allié en la personne de Khalifa Haftar. La Libye est aussi importante à l’heure où la présence russe en Afrique s’est substituée à celle de la France.</p>



<p>Le journal <a href="https://www.telegraph.co.uk/world-news/2024/12/16/russia-scrambles-to-reinforce-libya-assad-syria-collapse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daily Telegraph</a> a publié une enquête préparée par Sophia Yan dans laquelle elle affirme que la Russie s’emploie à renforcer ses bases militaires en Libye après l’effondrement du régime de Bachar Al-Assad en Syrie. </p>



<p>Les données de vol montrent qu’au moins trois avions cargo militaires russes ont volé de Biélorussie vers la Libye depuis le 8 décembre, jour où les rebelles syriens ont renversé le régime d’Al-Assad que la Russie avait auparavant soutenu.</p>



<p>Le vol le plus récent a atterri à Benghazi en Libye tôt samedi matin selon les données de FlightRadar24, un site web qui suit les vols alors qu’ils sont sur leur trajectoire réelle. Les experts estiment que la Russie transfère du matériel de défense stocké en Biélorussie, son plus proche allié, vers la Libye où elle renforce rapidement sa présence militaire en réponse à la prise de Damas par les combattants opposés au régime d’Assad.</p>



<p><em>«Les défis en Syrie semblent pousser la Russie à intensifier sa présence dans l’est de la Libye même si cela ne faisait pas partie de son plan initial il y a quelques semaines»</em>, a déclaré Jalel Harchaoui, spécialiste de l’Afrique du Nord et chercheur au Royal United Services Institute. Il a ajouté que Moscou s’inquiète probablement du fait que sa présence croissante en Libye soit devenue plus vulnérable ce qui nécessite de prendre une mesure logique qui consiste à envoyer davantage de renforts pour protéger cette présence.</p>



<p>Le journal britannique note qu’en 2014, la Russie a modernisé ses pistes d’atterrissage et construit de nouvelles installations sur ses bases aériennes libyennes lui permettant ainsi de projeter sa puissance le long de la côte sud de la mer Méditerranée. La Libye est également considérée comme un point de départ important pour les efforts du Kremlin visant à étendre son influence en Afrique surtout dans les pays du Sahel.</p>



<p>La Libye, pays déchiré par la guerre, était le seul en Afrique et en Méditerranée où l’armée russe maintenait une présence militaire afin de pouvoir envoyer directement des renforts sans avoir à s’arrêter et à faire le plein. Ceci, ajouté à sa présence militaire dans les ports de Tartous et de Lattaquié, l’a aidé à projeter davantage de puissance dans la région mais la chute de son allié Al-Assad a fait naître des doutes sur son avenir en Syrie où l’opposition armée a annoncé la formation d’un gouvernement.</p>



<p>La Syrie a souffert des années de bombardements brutaux russes contre les zones rebelles alors que Moscou tentait de soutenir la survie d’Assad et de son régime. Moscou a commencé à transférer son équipement militaire, ses responsables et son personnel depuis la Syrie tandis que de hauts responsables cherchent à parvenir à un accord avec les nouveaux dirigeants qui lui permettrait de conserver ses bases dans le pays.</p>



<p>Moscou a reconnu dimanche avoir retiré une partie de son personnel diplomatique de Syrie à bord d’un vol spécial depuis la base aérienne de Hmeimim près de Lattaquié. Un responsable de la sécurité syrienne a déclaré qu’un avion cargo militaire avait quitté la veille la base de Hmeimim en direction de la Libye. D’autres avions devraient décoller dans les prochains jours. Des images sont apparues montrant les forces russes emballant le système de missiles de défense aérienne S-400 à Lattaquié et des camions blindés ont été vus faisant la queue dans les rues syriennes se préparant à évacuer les sites. Harchaoui a commenté: <em>«Même si la Russie maintient ses principales bases en Syrie-ses installations navales à Tartous et sa base aérienne près de Lattaquié-, il est clair que les événements récents n’ont pas joué en faveur de Moscou.»</em> Il a ajouté: <em>«Les troubles font de la Syrie un environnement plus hostile pour l’armée russe, ne serait-ce que d’un point de vue logistique, l’empêchant d’y rester avec le même niveau de confort et de sécurité qu’auparavant»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="76dRJ4SFJC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/27/ce-que-la-russie-peut-offrir-a-lafrique/">Ce que la Russie peut offrir à l’Afrique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que la Russie peut offrir à l’Afrique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/27/ce-que-la-russie-peut-offrir-a-lafrique/embed/#?secret=a0AIrEtpe9#?secret=76dRJ4SFJC" data-secret="76dRJ4SFJC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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