<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des libre échange - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/libre-echange/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/libre-echange/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 31 Dec 2025 10:24:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des libre échange - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/libre-echange/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie &#8211; UE &#124; «Souveraineté supposée et flagrante subordination»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/tunisie-ue-souverainete-supposee-et-flagrante-subordination/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/tunisie-ue-souverainete-supposee-et-flagrante-subordination/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 10:24:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[FTDES]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[règles d’origine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18163905</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le FTDES qualifie de «suspecte» l'examen en urgence par le parlement de 3 projets de loi relatifs aux relations entre la Tunisie et l’UE.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/tunisie-ue-souverainete-supposee-et-flagrante-subordination/">Tunisie &#8211; UE | «Souveraineté supposée et flagrante subordination»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la déclaration traduite ci-dessous, intitulée «Souveraineté supposée et flagrante subordination», publiée le mercredi 31 décembre 2025, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) aborde la question de la présentation urgente, qu’il qualifie de «suspecte», de trois projets de loi fondamentales relatifs aux relations entre la Tunisie et l’Union européenne.</em></strong></p>



<span id="more-18163905"></span>



<p><em>«Le mercredi 31 décembre 2025, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) examinera trois projets de loi fondamentale selon une procédure d’urgence suspecte, qui ne reflète pas la gravité de leur contenu.</em></p>



<p><em>Le premier concerne l’approbation d’un amendement au protocole B de l’accord de libre-échange entre la République tunisienne et l’Union européenne.</em></p>



<p><em>«Le deuxième projet consiste en l’approbation de l’amendement à l’Accord euro-méditerranéen établissant un partenariat entre la République tunisienne d’une part et la Communauté européenne et ses États membres d’autre part.</em></p>



<p><em>«Le troisième concerne l’approbation des amendements apportés à la Convention pan- euro-méditerranéenne sur les règles d’origine.</em></p>



<p><em>«Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux exprime sa profonde préoccupation face à la précipitation avec laquelle sont élaborées les lois ayant de profondes implications structurelles, économiques et sociales, présentées sans débat national approfondi et sans la participation effective des représentants des organisations professionnelles, syndicales et civiles, ni des laboratoires de recherche des universités tunisiennes.</em></p>



<p><em>«Le gouvernement tunisien présente ces projets comme des modifications techniques, alors qu’en réalité ils perpétuent un modèle de sous-traitance, d’assemblage et d’exportation à faible valeur ajoutée au lieu d’une industrie nationale intégrée, et transforment progressivement la Tunisie en un prestataire de services au lieu de construire une économie nationale indépendante capable de créer une forte valeur ajoutée.<br>«Le forum affirme que la ratification de l’accord concernant les règles d’origine euro-méditerranéennes constituait une condition technique non déclarée pour le succès du processus de l’accord Aleca, condition rejetée par les forces civiles, syndicales et de jeunesse, ouvrant ainsi la voie à un nouveau processus avec des appellations différentes.</em></p>



<p><em>«Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux&nbsp;:</em></p>



<p><em>• appelle au rejet des projets de loi proposés, ou à suspendre leur examen, dans l’attente d’une évaluation de leurs impacts économiques, sociaux et sur le développement, notamment sur l’économie nationale, la justice sociale et le droit au développement;</em></p>



<p><em>• réitère son appel à une évaluation objective et indépendante de l’accord de partenariat avec l’Union européenne (1995) avant d’entamer de nouvelles négociations, afin d’assurer le développement de politiques économiques et sociales alternatives qui rompent avec la dépendance et soient fondées sur l’intérêt national et sur le droit des Tunisiens à un modèle de développement juste et indépendant et à une coopération équitable et juste avec les partenaires extérieurs.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nQdNX9araq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/la-tunisie-et-les-diktats-europeens/">La Tunisie et les diktats européens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et les diktats européens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/la-tunisie-et-les-diktats-europeens/embed/#?secret=Pnz8iehvpA#?secret=nQdNX9araq" data-secret="nQdNX9araq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/tunisie-ue-souverainete-supposee-et-flagrante-subordination/">Tunisie &#8211; UE | «Souveraineté supposée et flagrante subordination»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/tunisie-ue-souverainete-supposee-et-flagrante-subordination/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La CEE étudie la faisabilité d’un ALE avec la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/la-cee-etudie-la-faisabilite-dun-ale-avec-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/la-cee-etudie-la-faisabilite-dun-ale-avec-la-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Aug 2025 11:51:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique eurasiatique]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Union économique eurasiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Serpikov]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17185332</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Commission économique eurasiatique étudie la faisabilité d’un accord de libre-échange avec la Tunisie,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/la-cee-etudie-la-faisabilite-dun-ale-avec-la-tunisie/">La CEE étudie la faisabilité d’un ALE avec la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Commission économique eurasiatique (CEE) étudie la faisabilité d’un accord de libre-échange (ALE) entre l’Union économique eurasiatique (UEE) et la Tunisie, a indiqué <a href="https://eng.belta.by/economics/view/eurasian-economic-commission-examines-feasibility-of-fta-with-tunisia-170272-2025/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BelTA</a>, l’agence de presse biélorusse.</em></strong></p>



<span id="more-17185332"></span>



<p>Les perspectives de coopération commerciale et économique entre l’UEE et la République tunisienne ont été abordées lors d’un séminaire présidé par Vladimir Serpikov, directeur du département de la politique commerciale de la CEE, au siège de la CEE. Des représentants d’agences gouvernementales, du monde des affaires et du milieu universitaire des États membres de l’UEE ont examiné les aspects de l’accès au marché tunisien pour les exportateurs dans des secteurs clés, ainsi que les mesures visant à éliminer les barrières commerciales.</p>



<p><em>«Lors de cet événement, la Tunisie a été citée comme une porte d’entrée importante vers le marché africain en pleine croissance. La Commission étudie actuellement la faisabilité d’un accord de libre-échange entre l’UEE, ses États membres et la République tunisienne»</em>, a indiqué la CEE.</p>



<p><em>«Les discussions ont clairement démontré l’intérêt mutuel de l’UEE et de la Tunisie pour le développement de leur coopération. Les parties sont déterminées à identifier et à supprimer les obstacles au commerce et perçoivent un potentiel de croissance commercial considérable»</em>, a conclu Serpikov.</p>



<p>L’UEE est une union fondée par la Biélorussie, le Kazakhstan et la Russie par un traité du 29 mai 2014. L’Arménie a signé le traité d’adhésion le 9 octobre 2014. Le Kirghizistan l’a rejointe le 8 août 2015, après ratification des quatre autres membres, et le Tadjikistana a montré la volonté d’y adhérer. Une union douanière et une zone de libre échange relient ces pays.</p>



<p>L’UEE est liée par un ALE avec l’Egypte, la Chine, le Vietnam, l’Iran, la Serbie et Singapour. La Corée du Sud, l’Inde, la Turquie, la Syrie et même Israël sont candidats à la zone de libre échange.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/la-cee-etudie-la-faisabilite-dun-ale-avec-la-tunisie/">La CEE étudie la faisabilité d’un ALE avec la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/09/la-cee-etudie-la-faisabilite-dun-ale-avec-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le potentiel d’exportation inexploité de la Tunisie vers l’Afrique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/23/le-potentiel-dexportation-inexploite-de-la-tunisie-vers-lafrique/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/23/le-potentiel-dexportation-inexploite-de-la-tunisie-vers-lafrique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 08:41:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Hamza]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Driss]]></category>
		<category><![CDATA[Touhami Chabir]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=11042931</guid>

					<description><![CDATA[<p>Etude sur l’offre exportable tunisienne dans le cadre de la Zone de libre échange continentale africaine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/23/le-potentiel-dexportation-inexploite-de-la-tunisie-vers-lafrique/">Le potentiel d’exportation inexploité de la Tunisie vers l’Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’étude sur l’offre exportable tunisienne dans le cadre de la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) a révélé que le prêt-à-porter et les chaussures figurent parmi les produits promoteurs de la Tunisie en Afrique à l’horizon 2027.</em></strong></p>



<span id="more-11042931"></span>



<p>Cette étude a fait ressortir que certains produits ne seraient plus à fort potentiel qu’auparavant (certains produits alimentaires, en papier et articles en céramiques&#8230;), et devraient être remplacés, tandis que le potentiel demeure le même pour d’autres (certains produits électriques, chimiques et minéraux…), a indiqué Lotfi Hamza consultant en politiques économiques lors d’un atelier de restitution tenu vendredi 22 décembre 2023, à Tunis.</p>



<p>Le potentiel d’exportation inexploité de la Tunisie vers l’Afrique en 2027 serait de l’ordre de 527 millions de dollars, soit 25% de plus que le montant de l’exportation réelle actuelle, selon l’exposé présenté lors de cet atelier. Cette augmentation reposera sur 43 produits dont 25 sont anciens et 18 nouveaux, a fait savoir l’expert.</p>



<p>Pour un autre expert, Touhami Chabir, le plan d’action opérationnel de la stratégie nationale de la Zlecaf, actuellement en phase de validation, devrait faire l’objet d’une évaluation régulière et une mise à jour périodique avec une fréquence adaptée à la nature changeante de l’environnement commercial régional et international.</p>



<p>L’expert a mis l’accent, dans ce cadre, sur la nécessité d’adopter une approche dynamique dans la gestion de ce plan d’action opérationnel vu que les conditions économiques, politiques et commerciales peuvent évoluer.</p>



<p>Il s’agit a-t-il ajouté, d’identifier des occasions fixes de suivi, réunissant les parties prenantes (représentants gouvernementaux, le secteur privé et les experts&#8230;), d’évaluer les progrès et d’ajuster les stratégies en fonction des changements de contexte.</p>



<p>D’après Chabir, grâce à l’instauration de cette cadence de suivi régulier, la Tunisie s’assurera une adaptabilité continue et maximisera l’efficacité de la mise en œuvre de sa Stratégie nationale de la Zlecaf, contribuant ainsi au succès de l’intégration économique régionale.</p>



<p>Il a rappelé, par ailleurs, que le plan en question vise à promouvoir la compétitivité économique et l’intégration régionale en maximisant les avantages de la Zlecaf pour la Tunisie et de mettre en œuvre des mesures spécifiques visant à renforcer les capacités productives, faciliter les échanges commerciaux intra-africains, favoriser l’investissement et positionner la Tunisie comme un acteur clé au sein du marché continental.</p>



<p>En effet, ce plan repose sur sept axes. Le premier, porte sur la politique commerciale pour accélérer le développement du commerce intra-africain.</p>



<p>Les deuxième et troisième axes portent, respectivement, sur la facilitation des échanges et la capacité de production et la compétitivité des biens et des services. L’objectif est de réduire le temps nécessaire pour acheminer les marchandises à l’entrée et à la sortie du territoire tunisien et accélérer la circulation des marchandises à travers les corridors, ainsi que la création des chaînes de valeur régionales et continentales afin d’accroître la production locale et le commerce des biens produits en Afrique.</p>



<p>Le quatrième axe porte sur la qualité des infrastructures portuaires, logistiques, de communication et énergétiques, afin de développer des mécanismes innovants, juridiques, financiers et autres pour des projets de développement d’infrastructures multi-pays.</p>



<p>Les cinquième et sixième axes portent respectivement sur l’accès au financement pour le commerce pour développer et renforcer les institutions et mécanismes financiers africains afin de promouvoir le commerce et l’investissement entre les pays de la Zlecaf et l’accès à une information commerciale fiable, en vue de combler le déficit d’information et améliorer les opportunités du commerce intra-africain.</p>



<p>Quant au septième axe, il porte sur la libre circulation des facteurs liés au travail et à l’investissement. Il vise à accroître la mobilité intra-régionale de la main-d’œuvre grâce à l’harmonisation des lois du travail, des affaires et de l’investissement.</p>



<p>De son côté, Slim Driss a rappelé de la stratégie nationale de mise en œuvre de l’accord Zlecaf présentée en 2022 vise à définir le cadre institutionnel et économique de mise en œuvre de l’accord et de mettre en évidence les principales opportunités commerciales et de création de valeur ajoutée pour tirer pleinement parti des marchés nationaux, régionaux et mondiaux dans le cadre de la Zlecaf.</p>



<p>Cette stratégie vise, également, à permettre de déterminer les principales opportunités et les secteurs prioritaires pour la production et le commerce.</p>



<p>Selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA), l’accord Zlecaf, signé à Kigali (Rwanda) le 21 mars 2018, est une étape clef du programme africain d’intégration.</p>



<p>Pour la CEA, des actions prioritaires doivent être entreprises à court et à moyen- termes pour que la Zlecaf génère les résultats attendus. <em>«Les stratégies nationales intègrent un plan d’actions prioritaires qui implique les entités publiques et privées concernées et s’échelonnent une perspective d’action à court, moyen et long termes»</em>, a-t-elle indiqué.</p>



<p>Pour rappel, la Tunisie a ratifié, le 22 juillet 2020, la Convention relative à la Zlecaf, qui vise à créer la plus grande zone de libre-échange au monde ayant le potentiel de rassembler plus de 1,2 milliard de personnes avec un PIB de plus de 2 500 milliards de dollars et d’inaugurer une nouvelle ère de développement pour le continent.</p>



<p>D’après Tap.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/23/le-potentiel-dexportation-inexploite-de-la-tunisie-vers-lafrique/">Le potentiel d’exportation inexploité de la Tunisie vers l’Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/23/le-potentiel-dexportation-inexploite-de-la-tunisie-vers-lafrique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La CCIT organise à Tunis un atelier sur la Zlecaf</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-ccit-organise-a-tunis-un-atelier-sur-la-zlecaf/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-ccit-organise-a-tunis-un-atelier-sur-la-zlecaf/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 10:12:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AfCFTA]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda 2030]]></category>
		<category><![CDATA[CCIT]]></category>
		<category><![CDATA[GIZ]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Union africaine]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10090997</guid>

					<description><![CDATA[<p>Atelier à Tunis sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-ccit-organise-a-tunis-un-atelier-sur-la-zlecaf/">La CCIT organise à Tunis un atelier sur la Zlecaf</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un atelier sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ou African Continental Free Trade Area</em></strong> <strong><em>(AfCFTA) se tiendra le 19 octobre 2023, annonce la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT).</em></strong></p>



<span id="more-10090997"></span>



<p>L’événement, organisé en partenariat avec les douanes tunisiennes et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), vise à faire la lumière sur les exigences de l’octroi d’un traitement préférentiel ainsi que sur les inconvénients de cet accord. Le but est aussi d’aider les opérateurs économiques à maîtriser le schéma de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/afcfta-premiers-certificats-dorigine-delivres-a-deux-entreprises-tunisiennes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">certification de l’origine préférentielle</a>.</p>



<p>L’accord sur la Zlecaf est entré en vigueur en mai 2019 et a été ratifié par la Tunisie le 7 août 2020. Il s’agit de l’un des projets phares de l’Union africaine visant à intensifier la coopération sud-sud pour une Afrique prospère, pacifique et intégrée, conformément à l’Agenda 2030.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2So79CU70l"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/afcfta-premiers-certificats-dorigine-delivres-a-deux-entreprises-tunisiennes/">AfCFTA : premiers certificats d’origine délivrés à deux entreprises tunisiennes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« AfCFTA : premiers certificats d’origine délivrés à deux entreprises tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/afcfta-premiers-certificats-dorigine-delivres-a-deux-entreprises-tunisiennes/embed/#?secret=PJBoSiRucz#?secret=2So79CU70l" data-secret="2So79CU70l" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-ccit-organise-a-tunis-un-atelier-sur-la-zlecaf/">La CCIT organise à Tunis un atelier sur la Zlecaf</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/09/la-ccit-organise-a-tunis-un-atelier-sur-la-zlecaf/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le certificat d’origine exigé par l’Accord Zlecaf bientôt en vigueur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/titre-provisoire-le-certificat-dorigine-exige-par-laccord-zlecaf-en-vigueur-des-le-16-janvier-2023/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/titre-provisoire-le-certificat-dorigine-exige-par-laccord-zlecaf-en-vigueur-des-le-16-janvier-2023/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jan 2023 06:48:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AfCFTA]]></category>
		<category><![CDATA[Cepex]]></category>
		<category><![CDATA[Guided Trade]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
		<category><![CDATA[ZLecaf]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6059979</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le certificat d'origine requis par l'Accord sur la Zlecaf entrera en vigueur le 16 janvier 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/titre-provisoire-le-certificat-dorigine-exige-par-laccord-zlecaf-en-vigueur-des-le-16-janvier-2023/">Le certificat d’origine exigé par l’Accord Zlecaf bientôt en vigueur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Centre de promotion des exportations (Cepex) rapporte que le certificat d&rsquo;origine requis par l&rsquo;Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) entrera en vigueur le 16 janvier 2023.</em></strong></p>



<span id="more-6059979"></span>



<p>Ce certificat sera délivré dans un premier temps par la Chambre de commerce et d&rsquo;industrie de Tunis (CCIT), avant d&rsquo;être généralisé aux autres chambres de commerce et d&rsquo;industrie (CCI) du pays.</p>



<p>Selon le ministère du Commerce et du Développement des exportations (MCDE), ce document est un élément clé des négociations de l&rsquo;accord de libre-échange, et sert à prouver l&rsquo;origine des marchandises pour répondre aux exigences douanières ou commerciales, et attester leur origine de Tunisie.</p>



<p>En effet, la Tunisie a adhéré à l&rsquo;initiative Guided Trade lancée le 7 octobre 2022 par le secrétariat de l&rsquo;AfCFTA à l&rsquo;occasion de la 10e réunion du Conseil des ministres en charge du commerce des pays adhérents à cet accord, tenue les 7 et 8 octobre 2022 à Accra, Ghana.</p>



<p>La Tunisie est l&rsquo;un des 8 premiers pays africains (Egypte, Ghana, Cameroun, Rwanda, Kenya, Tanzanie et Maurice) qui se préparent à lancer l&rsquo;AfCFTA dans le cadre de cette initiative, a indiqué le ministère du Commerce, indiquant que cette initiative vise à dynamiser les échanges entre ces pays et de faciliter le commerce intra-africain.</p>



<p>Cette directive ministérielle de la 7e réunion du Conseil des ministres responsables du commerce de l&rsquo;AfCFTA, le 10 octobre 2021, a fourni une base juridique aux pays qui avaient soumis leurs listes tarifaires conformément aux modalités convenues pour commercer préférentiellement entre eux. </p>



<p>Cependant, étant donné que des échanges commercialement significatifs n&rsquo;avaient pas commencé dans le cadre de l&rsquo;AfCFTA, le secrétariat de l&rsquo;AfCFTA s&rsquo;est lancé dans une approche axée sur les solutions sous la forme d&rsquo;une initiative sur le commerce guidé.</p>



<p>L&rsquo;Initiative de commerce guidé entend atteindre son objectif en mettant en relation des entreprises et des produits destinés à l&rsquo;exportation et à l&rsquo;importation entre ces États parties intéressés, en coordination avec leurs comités nationaux de mise en œuvre de l&rsquo;AfCFTA.</p>



<p>Les objectifs spécifiques de l&rsquo;initiative de commerce guidé de l&rsquo;AfCFTA sont de permettre des échanges commercialement significatifs; tester l&rsquo;environnement opérationnel, institutionnel, juridique et politique commerciale dans le cadre de l&rsquo;AfCFTA; et envoyer un message positif important aux opérateurs économiques africains.</p>



<p>A cet effet, la Tunisie avait déjà déposé l&rsquo;offre préliminaire auprès du secrétariat de la Zlecaf et mis en place un comité ad hoc composé de représentants des parties prenantes (ministères du Commerce, des Transports et des Affaires étrangères, la BCT, les Douanes, l&rsquo;Utica, la CCIT, etc.).</p>



<p>L&rsquo;AfCFTA est en vigueur depuis le 30 mai 2019 et vise à créer la plus grande zone de libre-échange au monde avec le potentiel de rassembler plus de 1,2 milliard de personnes avec un PIB de plus de 2,5 milliards de dollars.</p>



<p>La Tunisie a officiellement rejoint l&rsquo;AfCFTA le 22 juillet 2020.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A.M.</strong> (avec TAP)</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/titre-provisoire-le-certificat-dorigine-exige-par-laccord-zlecaf-en-vigueur-des-le-16-janvier-2023/">Le certificat d’origine exigé par l’Accord Zlecaf bientôt en vigueur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/15/titre-provisoire-le-certificat-dorigine-exige-par-laccord-zlecaf-en-vigueur-des-le-16-janvier-2023/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les relations de la Tunisie avec le G7 et l’Union européenne à la croisée du chemin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/les-relations-de-la-tunisie-avec-le-g7-et-lunion-europeenne-a-la-croisee-du-chemin/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/les-relations-de-la-tunisie-avec-le-g7-et-lunion-europeenne-a-la-croisee-du-chemin/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2021 12:52:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Mustapha]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[G7]]></category>
		<category><![CDATA[Josep Borrell]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=363032</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens ne doivent pas refaire les erreurs commises au lendemain de la révolution de 2011. Ils doivent dépasser leurs divergences et s’unir pour contrer les ingérences étrangères quel qu’en soit l’origine. Ils ne doivent pas dilapider, encore une fois, l’opportunité qui leur est offerte par le tournant du 25 juillet 2021 qui devrait être...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/les-relations-de-la-tunisie-avec-le-g7-et-lunion-europeenne-a-la-croisee-du-chemin/">Les relations de la Tunisie avec le G7 et l’Union européenne à la croisée du chemin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Kais-Saied-Josep-Borrell.jpg" alt="" class="wp-image-362388"/><figcaption><em>Josep Borrell reçu au Palais de Carthage par Kais Saied.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Les Tunisiens ne doivent pas refaire les erreurs commises au lendemain de la révolution de 2011. Ils doivent dépasser leurs divergences et s’unir pour contrer les ingérences étrangères quel qu’en soit l’origine. Ils ne doivent pas dilapider, encore une fois, l’opportunité qui leur est offerte par le tournant du 25 juillet 2021 qui devrait être perçu comme le point de départ d’une nouvelle renaissance de la Tunisie indépendante.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ahmed Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-363032"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Ahmed-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-91794"/></figure></div>



<p>Les relations de la Tunisie avec le groupe des grands pays industrialisés (G7) et l’Union européenne (UE) traversent une phase de turbulences depuis les événements du 25 juillet 2021 qui ont abouti à la destitution du chef de gouvernement et au gel de l’activité parlementaire.</p>



<p>Accueilli comme une libération par de larges franges de la population tunisienne, ce tournant majeur dans l’histoire de la Tunisie augure à mon sens d’un nouveau départ pour la révolution tunisienne de 2011. Mais, il suscite inquiétudes et réticences auprès des partenaires stratégiques occidentaux de la Tunisie qui multiplient les démarches et les pressions en vue d’un retour rapide à un régime parlementaire et à un cadre constitutionnel et institutionnel dans la gestion des affaires publiques. Officiellement, il s’agit pour eux de veiller à la préservation de la démocratie tunisienne de toute dérive vers un pouvoir personnel ou anti démocratique. Et ils semblent peu convaincus du bien-fondé des raisons qui sont à l’origine des mesures du 25 juillet.</p>



<p>Ces pressions insistantes ont visiblement irrité le président Kais Saied qui a tenu à répliquer par un communiqué officiel aux propos peu diplomatiques tenus par le haut représentant et vice-président de l’UE Joseph Borel à l’issue de sa visite en Tunisie. Cette mise au point sans précédent dans les annales diplomatiques tunisiennes, n’a curieusement n’a pas été médiatisée. Pourtant, elle revêt une importance capitale dans la mesure où elle révèle des signes annonciateurs d’une possible crise dans les relations tuniso européennes. Ceci découle de la teneur du communiqué présidentiel qui indique&nbsp;: <em>«lors de ses entrevues avec les parties étrangères, le </em><em>p</em><em>résident a réitéré son attachement à la souveraineté de la Tunisie dont les choix souverains émanent de la volonté populaire. </em><em>À</em><em> ce titre, elle refuse de recevoir des leçons de quiconque. La souveraineté de </em><em>l&rsquo;Etat</em><em> tunisien et les choix de son peuple n’ont pas été évoqués et ils ne seront pas objet de négociations avec quiconque».</em></p>



<p>L’objet de cet article est de décrypter les vraies raisons des réserves exprimées par les pays occidentaux à l’égard des mesures présidentielles ainsi que leur insistance à vouloir restaurer le régime parlementaire dans les plus brefs délais.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les dessous de l’opposition occidentale aux mesures du 25 juillet</h3>



<p>En s’octroyant les pleins pouvoirs pour une période indéterminée, et en multipliant les déclarations critiques à l’égard de la constitution, le président Kais Saied a laissé entendre qu’il projette une refonte totale du système politique actuel dans le sens d’un retour au régime présidentiel. Il envisagerait également d’introduire des réformes fondamentales d’ordre stratégique et économique ce qui explique la non divulgation jusqu’à ce jour du programme qu’il compte mettre en œuvre.</p>



<p>Ces réformes devraient s’inscrire dans le cadre d’une action fondatrice basée sur un changement radical des politiques économiques et sociales. Et c’est ce qui semble ressortir des multiples sorties médiatiques du président et les orientations qu’il imprime à certains dossiers jugés prioritaires ce qui laisse présager de profonds changements au niveau des priorités stratégiques et diplomatiques. Au nombre de ses dossiers, il convient de citer la réhabilitation du rôle de l’État dans la vie économique et sociale, la lutte contre la corruption et la contrebande, le rapatriement des biens spoliés, l’assainissement de la justice, la dégradation des services publics et des conditions de vie des tunisiens.</p>



<p>Cette reconsidération des choix fondamentaux risque d’ailleurs d’affecter les engagements internationaux de la Tunisie notamment au vu des prises de positions souverainistes présidentielles sur les dossiers de politique étrangère et ses fréquentes dénonciations des parties étrangères accusées d’ingérence et de connivence avec les lobbies tunisiens ainsi que les partis au pouvoir accusés de trahison et de complotisme contre l’État tunisien.</p>



<p>Dans le même ordre d’idée, il importe de rappeler que depuis son accession à la présidence, le Président préconise une nouvelle approche plus compatible avec les intérêts de la Tunisie pour ce qui a trait aux relations avec l’UE, l’endettement et la question de la fuite des capitaux. Concrètement, cette vision requiert la mise en place d’un nouveau partenariat plus juste et plus équilibré Tunisie UE et entre les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p>Notons que, dès l’annonce des mesures d’exception, l’UE et les pays occidentaux, avaient globalement exprimé, sur un ton calculé, leur attachement à un retour rapide au cadre constitutionnel et institutionnel actuel, par la désignation d’un nouveau chef de gouvernement et la restauration du pouvoir législatif sans pour autant manifester le moindre positionnement dans le conflit au plus haut sommet de l’État.</p>



<p>Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que les pays occidentaux et l’UE ont perdu, du fait des décisions présidentielles, de précieux alliés au sein de la coalition gouvernementale et du parlement qui, tout au long de la décennie écoulée, ont servi leurs intérêts en accordant la priorité aux lois et aux accords portant extension de l’insertion de la Tunisie dans la mondialisation et l’échange inégal à travers l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca). Rappelons qu’en dépit des vives oppositions qu’il suscite, les principales dispositions de cet accord ont été incluses dans la législation tunisienne par tous les gouvernements successifs dominés par les islamistes et leurs alliés représentatifs de l’ancien régime.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le G7 et l’UE opposés à la remise en cause du libre-échange avec la Tunisie</h3>



<p>En fait l’activisme actuel des partenaires stratégiques de la Tunisie est comparable à leur attitude adoptée au lendemain de la révolution. Il s’agit d’empêcher toute remise en cause des politiques d’insertion dans la mondialisation et le libre échange et de préserver les acquis réalisés dans le sens de l’intégration de la Tunisie à l’UE laquelle est indissociable des financements conditionnés du FMI et des institutions financières internationales. D’où leur insistance pour la conclusion d’un nouveau plan d’ajustement structurel avec le FMI indépendamment du bilan négatif des deux accords similaires conclus depuis 2013 qui ont abouti à un effondrement des équilibres économiques et financiers de la Tunisie.</p>



<p>Tels sont les dessous des réserves, à peine déguisées, exprimées par les pays occidentaux ainsi que les groupements et les institutions multilatérales représentatives du libre-échange notamment le G7 et l’UE après l’annonce des mesures présidentielles exceptionnelles et leur reconduction pour une durée indéterminée. Et c’est dans ce cadre que se situent la multitude de déclarations et de visites de responsables et de congressistes américains associées aux contacts de haut niveau entrepris dans le même sens par l’administration américaine qui s’apparentent plus à des pressions politiques qu’à un soutien, ne fusse que moral, tendant à aider la Tunisie à surmonter la crise multidimensionnelle à laquelle elle est confrontée du fait de la gestion calamiteuse des affaires publiques durant la décennie écoulée.</p>



<p>D’ailleurs il est significatif qu’aucun responsable occidental n’a clairement fait état de sa compréhension des mobiles d’ordre politique et sécuritaire invoqués par le président Kais Saied pour justifier la destitution du chef de gouvernement et le gel indéfini des activités de l’assemblée des représentants du peuple jugée comme étant une <em>«menace pesante»</em> pour l’État et les institutions. Ainsi, l’attitude occidentale s’apparente de plus en plus à un positionnement inavoué aux côtés des forces politiques hostiles aux mesures exceptionnelles qui accusent le Président de <em>«putschisme»</em> et de vouloir monopoliser le pouvoir au détriment de la démocratie.</p>



<p>Il est vrai que l’attitude ferme et déterminée du président à l’égard des pressions internes et des ingérences étrangères – associé à sa fidélité sans cesse renouvelée à la volonté populaire ainsi que son attachement, plusieurs fois réaffirmé, à la souveraineté décisionnelle de la Tunisie – tout cela n’est pas de nature à rassurer les Occidentaux qui redoutent d’éventuels changements majeurs d’orientations susceptibles de remettre en cause les politiques qui servent leurs intérêts. Bien entendu, les pays occidentaux invoquent leur attachement à préserver la démocratie en Tunisie pour justifier leurs pressions et leurs ingérences en feignant d’ignorer leur propre responsabilité dans l’échec de la transition politique en Tunisie.</p>



<p>Et c’est ce qui ressort du récent communiqué des ambassadeurs des pays du G7 ainsi que des déclarations du haut représentant vice-président Josep Borrell à l’issue de sa rencontre avec le président de la république. Ainsi, le G7 appelle à un <em>«retour rapide»</em> au régime parlementaire tout en soulignant l’urgence d’une nomination rapide d’un chef de gouvernement. Quant à Josep Borrell, il affirme avoir transmis au président les «<em>appréhensions européennes par rapport à la préservation de l’acquis démocratique en Tunisie</em>» appelant au respect du pouvoir législatif, au rétablissement de la stabilité institutionnelle et à la reprise de l’activité parlementaire. Il a également ajouté que l’attitude de l’UE sera liée <em>«aux actions et mesures concrètes» </em>qui seront prises dans les prochaines semaines en Tunisie.</p>



<p>En clair, il découle de tels propos que le G7 et l’UE prétendent se positionner en donneur de leçons et en gardiens vigilants de la démocratie tunisienne qu’ils estiment menacée tout en s’arrogeant une sorte de droit de regard sur la politique tunisienne. Ils font également miroiter que des mesures de rétorsion pourraient être prises au cas où leurs attentes ne seraient pas satisfaites. À noter que cette attitude souffre cruellement d’un déficit de crédibilité car elle présuppose, contrairement à la réalité, que la Tunisie était une havre de démocratie stable et institutionnalisée qui a été hypothéquée du fait des décisions présidentielles.</p>



<p>De même nul n’ignore que le G7 et l’UE ont contribué à la ruine économique et financière de la Tunisie du fait du non-respect de leurs engagements ainsi que leur persistance à lui imposer des orientations économiques et sociales nuisibles à ses intérêts. Par leurs ingérences politiques et militaires, ils ont hypothéqué la démocratie et la notion d’État national dans tout le monde arabe.</p>



<p>Mais, au-delà de toute considération économique et sociale, le partenariat avec l’UE et le G7 doit être appréhendé sous l’angle de l’incompatibilité du projet d’État supranational européen avec la réhabilitation du projet d’État national tunisien véhiculé par la constitution tunisienne.</p>



<p>En définitive, la Tunisie et les Tunisiens ne doivent pas réitérer les erreurs commises au lendemain de la révolution. Ils doivent dépasser leurs divergences et s’unir pour contrer les ingérences étrangères quel qu’en soit l’origine. Ils ne doivent pas dilapider, encore une fois, l’opportunité qui leur est offerte par le tournant du 25 juillet qui devrait être perçu comme le point de départ d’une nouvelle renaissance de la Tunisie indépendante.</p>



<p>* <em>Chercheur en histoire diplomatique et économique.</em>*</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jhJlgNJyst"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/25/tunisie-union-europeenne-de-bonnes-raisons-pour-arreter-les-negociations-sur-laleca/">Tunisie-Union européenne : De bonnes raisons pour arrêter les négociations sur l’Aleca</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Union européenne : De bonnes raisons pour arrêter les négociations sur l’Aleca » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/25/tunisie-union-europeenne-de-bonnes-raisons-pour-arreter-les-negociations-sur-laleca/embed/#?secret=BYOdfXFKiU#?secret=jhJlgNJyst" data-secret="jhJlgNJyst" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Zd5Fuw3lY9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/pour-un-etat-tunisien-democratique-et-souverain/">Pour un Etat tunisien démocratique et souverain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour un Etat tunisien démocratique et souverain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/27/pour-un-etat-tunisien-democratique-et-souverain/embed/#?secret=vBwnq9mVIc#?secret=Zd5Fuw3lY9" data-secret="Zd5Fuw3lY9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5dFDuLkqWF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/25/assiste-t-on-en-tunisie-a-une-nouvelle-forme-de-colonisation/">Assiste-t-on en Tunisie à une nouvelle forme de colonisation ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Assiste-t-on en Tunisie à une nouvelle forme de colonisation ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/25/assiste-t-on-en-tunisie-a-une-nouvelle-forme-de-colonisation/embed/#?secret=eWpulT9lYr#?secret=5dFDuLkqWF" data-secret="5dFDuLkqWF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/les-relations-de-la-tunisie-avec-le-g7-et-lunion-europeenne-a-la-croisee-du-chemin/">Les relations de la Tunisie avec le G7 et l’Union européenne à la croisée du chemin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/16/les-relations-de-la-tunisie-avec-le-g7-et-lunion-europeenne-a-la-croisee-du-chemin/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Méditerranée à l’heure de la globalisation et de l’échange inégal (3/4)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/02/la-mediterranee-a-lheure-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-3-4/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/02/la-mediterranee-a-lheure-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-3-4/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jan 2020 11:50:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord d'association]]></category>
		<category><![CDATA[échange inégal]]></category>
		<category><![CDATA[globalisation]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=269434</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans cette troisième partie de l’étude consacrée aux relations inégales entre l’Union européenne (UE) et les pays sud-méditerranéens, et notamment la Tunisie, l’auteur aborde l’histoire méconnue des négociations initiées et des accords conclus depuis l’indépendance tunisienne avec l’ensemble européen pour convenir du cadre juridique devant régir leurs relations économiques et commerciales. Par Ahmed Ben Mustapha...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/02/la-mediterranee-a-lheure-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-3-4/">La Méditerranée à l’heure de la globalisation et de l’échange inégal (3/4)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/Bourguiba-Mendes-France-Nouira-Sayah-Sfar-Ben-Ali.jpg" alt="" class="wp-image-269444"/><figcaption><em>Bourguiba-Mendès France / Nouira-Bourguiba-Sayah / Ben Ali-Sfar-Bourguiba</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em> Dans cette troisième partie de l’étude consacrée aux relations inégales entre l’Union européenne (UE) et les pays sud-méditerranéens, et notamment la Tunisie, l’auteur aborde l’histoire méconnue des négociations initiées et des accords conclus depuis l’indépendance tunisienne avec l’ensemble européen pour convenir du cadre juridique devant régir leurs relations économiques et commerciales.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Ahmed Ben Mustapha</strong> *</p>



<span id="more-269434"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Ahmed-Ben-Mustapha.jpg" alt="" class="wp-image-91794"/></figure></div>



<p> L’étude de ces accords est riche en enseignements sur les modes opératoires mis en œuvre par l’Europe pour maintenir la rive sud de la Méditerranée sous domination en dépit de l’effondrement européen au bénéfice du leadership américain au lendemain de la seconde guerre mondiale. </p>



<p> Il importe de souligner d’emblée le rôle clé joué par la France dans la priorisation du processus multilatéral de négociation qui est étroitement associée à l’insertion de la Tunisie dans la globalisation économique par le biais des accords d’association et de libre-échange conclus avec la Communauté économique européenne (CEE) puis avec l’Union européenne (UE). Les responsables français, soutenus par leurs alliés occidentaux, souhaitaient préserver ainsi leurs intérêts considérables et leur statut privilégié acquis en Afrique du Nord durant la colonisation. Et ce par l’établissement d’accords commerciaux séparés basés sur le libre-échange inégal entre chacun des pays de la rive sud et l’ensemble européen.</p>



<p> Il convient de distinguer entre les deux accords de première génération des années 60 et 70 et les accords conclus ou négociés depuis les années 90 en lien étroit avec les objectifs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui visent, au-delà du libre commerce intégral des biens et services, l’ouverture illimitée de tous les secteurs d’activité à la concurrence inégale de l’UE.</p>



<p> À noter que ces accords seront dès le départ associés aux conventions, crédits et programmes de financement convenus avec le Fonds monétaire international (FMI) et les institutions financières internationales et en particulier le Plan d’ajustement structurel (PAS) convenu avec le FMI en 1986.  </p>



<p> En vérité, ce cadre de relations, qui demeure toujours en vigueur, sera établi à la faveur d’un rapport de force défaillant et dans un contexte de guerre froide associé aux luttes d’influence entre les deux blocs. Il va se faire aux dépens des négociations prévues pour la concrétisation du protocole d’indépendance du 20 mars 1956 qui sera ainsi marginalisé.</p>



<p> Ce faisant, il va imprégner de son empreinte indélébile tout le processus des relations et des négociations initiées depuis l’indépendance entre les deux rives de la Méditerranée. Et il contribuera à fragiliser le processus d’édification de l’Etat national tunisien.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les fausses négociations entre la Tunisie et l’ensemble européen </h3>



<p> Les  négociations initiées au lendemain de l’indépendance entre la Tunisie et la CEE étaient  biaisées d’avance et déconnectées des  impératifs et des échéances du protocole d’indépendance de 1956  lequel prévoyait la mise en œuvre rapide d’une série de négociations bilatérales avec la France pour le transfert des attributs de la souveraineté à l’Etat tunisien. De même, elles contredisaient les objectifs assignés à la stratégie de décolonisation économique mise en place par la Tunisie au début des années 60 dans le cadre des Perspectives décennales de développement. (1)</p>



<p>  Du coup, la caractéristique immuable de ces négociations sera leur caractère foncièrement déséquilibré, qui ne fera que s’amplifier  du fait qu’elles ne tenaient aucun compte du sous-développement économique de la Tunisie à peine sortie de la colonisation, et des décalages considérables entre les deux parties en termes de poids économique, de capacités de production et de progrès industriel, scientifique et technologique. </p>



<p>  C’est pourquoi, nous utiliserons le terme de <em>«négociations»</em> avec beaucoup de réserves car nul n’ignore que les conditions minimales requises pour de vraies négociations mutuellement bénéfiques exigent un minimum de parité scientifique, technologique et industrielle entre les parties en présence. Elles requièrent également un minimum d’équilibre en termes de poids politique et économique à l’international. </p>



<p> Or, aucune comparaison n’a jamais été possible entre l’ensemble européen et la Tunisie à l’économie primaire et désarticulée qui, d’ailleurs, n’a jamais été un pays industriel (2) car son insertion dans la mondialisation depuis 72 s’est faite en tant que pays de sous-traitance par le biais de la législation sur l’incitation aux investissements étrangers. Et c’est ce qui explique le bilan tragique de l’accord de 1995 conclu avec l’UE sur le libre-échange industriel et du processus d’intégration de la Tunisie à l’Europe dans son ensemble. </p>



<p> Pourtant, cela n’a jamais entamé en rien la position constante de la partie européenne dans sa détermination à imposer le libre échange inégal en tant qu’unique forme d’organisation des relations entre les deux rives de la Méditerranée. L’un des objectifs majeurs de cet article est de démontrer que seule, une reconsidération de cette attitude, malheureusement demeurée inchangée depuis l’indépendance, est susceptible d’ouvrir la voie à la nécessaire refonte des relations tuniso-européennes sur des bases plus justes et plus équilibrées. </p>



<p> À cet effet, nous traiterons dans cette partie de la première génération d’accords conclus entre la Tunisie et la communauté économique européenne en l’occurrence l’accord d’association de 1969 ainsi que l’accord de coopération signé en 1976 lequel constitue une avancée dans la mesure où il tient compte des priorités économiques tunisiennes et des écarts de développement.</p>



<p> Toutefois, l’évolution du contexte géo politique de l’époque associé au recul du tiers-mondisme face au retour en force de l’ultralibéralisme par le biais du G7, n’a pas été propice à la mise en œuvre effective de cet accord. Il a au contraire insufflé un tournant libéral à la politique économique tunisienne incarné par le PAS conclu entre la Tunisie et le FMI en 1986.</p>



<p> Celui-ci sera le prélude à la nouvelle génération d’accord initiée au début des années 90 et en particulier l’accord conclu avec l’UE en 1995 qui sera le précurseur de l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca). </p>



<p> La première génération d’accords conclus entre la Tunisie  et la CEE    <br> Au lendemain de l’indépendance, la Tunisie s’est trouvée engagée dans deux processus de négociation, l’un bilatéral avec la France destiné à concrétiser le protocole d’indépendance, et le second avec l’ensemble européen pour établir des rapports d’association basés sur le libre-échange. </p>



<p> Il importe de souligner que la France, soucieuse de préserver son statut privilégié acquis en Afrique du Nord durant la période coloniale, a privilégié son rattachement à l’Europe par des rapports d’association et des accords de libre-échange inégaux qui seront conclus entre la Communauté économique européenne et chacun des pays Maghrébins.</p>



<p> À cet effet, des dispositions spéciales ont été annexées au traité de Rome qui constitue l’acte constitutif de la CEE. Et c’est dans ce cadre que fut conclu l’accord d’association signé en 1969 ainsi que l’accord de <em>«coopération» </em>de 1976. (3)</p>



<p> S’agissant du volet bilatéral des négociations tuniso-françaises, il convient de rappeler que la France s’était engagée en vertu de l’acte d’indépendance à reprendre les négociations avec la Tunisie le 16 avril 1956 en vue de conclure, <em>«dans des délais aussi brefs que possible et conformément aux principes posés dans le présent protocole, les actes nécessaires à leur mise en œuvre.»</em> Elle s’était aussi engagée à renégocier l’accord sur l’autonomie interne, maintenu en vigueur par le protocole d’indépendance afin d’en abroger ou modifier les dispositions qui <em>«seraient en contradiction avec le statut de la Tunisie, Etat indépendant et souverain»</em>.</p>



<p> Néanmoins, les chercheurs historiens nous révèlent que la France avait demandé que soit priorisée la signature préalable d’un accord définissant <em>«les modalités d’une interdépendance librement réalisée entre les deux pays»</em> également mentionnée dans ce protocole. </p>



<p> En vérité, il est maintenant admis que les responsables français étaient, pour des raisons économiques et stratégiques, déterminés à conserver des liens étroits et indéfectibles avec leurs anciennes colonies. L’historiographie française et contemporaine nous apprend en effet, que la France, sortie dévastée, ruinée et affaiblie des deux conflits mondiaux ne pouvait réussir sa reconstruction et retrouver un statut de grande puissance sans garder le contrôle des marchés et des ressources de son empire. Ce qui a hypothéqué les aspirations à l’indépendance de ses anciennes colonies.</p>



<p> Dans son ouvrage publié en 2015, Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation, révèle que la France, considérablement affaiblie par la seconde guerre mondiale avait besoin de conserver le contrôle de son empire colonial pour pouvoir se reconstruire.</p>



<p> Je le cite : <em>«Pour les autorités françaises la France, occupée, détruite et humiliée n’a aucune chance de se relever sans son empire»</em>. Il précise qu’en 1945 la France était menacée de révolution car occupée par l’armée américaine, elle était dépourvue de capitaux, de monnaie, d’armée indépendante sans compter ses infrastructures dévastée, son peuple vieillissant, et ses élites majoritairement compromises durant l’occupation. Dès lors, <em>«l’appel à l’empire se révèle donc plus crucial encore que dans les années 1930»</em>. (4)</p>



<p> Ainsi les responsables français de l’époque estimaient, pour des considérations stratégiques vitales, qu’un désengagement total de ses possessions coloniales, priverait la France de ressources humaines et matérielles nécessaires à sa renaissance économique et à la préservation de son statut de grande puissance au plan régional et mondial.</p>



<p> Cette orientation est confirmée par les déclarations de Pierre Mendès-France sur l’avenir des relations tuniso-françaises reprises par Samir Saul, dans son ouvrage paru en 2016 qui traite des intérêts économiques français en rapport avec la décolonisation de l’Afrique du Nord. Excluant d’emblée toute forme d’indépendance de la Tunisie<em> «même future et lointaine»</em>, il n’envisage le futur statut franco-tunisien que dans le cadre d’une association d’Etats et de territoires unis à la France par des intérêts communs<em> «suffisamment puissants pour que la permanence de leurs liens soit indiscutable pour chacun de nous.»</em>(5)</p>



<p> Et c’est ainsi que seront hypothéquées les aspirations à l’indépendance des peuples de la rive sud au bénéfice de l’Europe et notamment la France soucieuses de préserver et de consolider leurs zones d’influence et leurs intérêts stratégiques en Afrique du Nord et dans le bassin méditerranéen. D’où la marginalisation du processus de décolonisation bilatéral au profit du cadre multilatéral de coopération européen concrétisé par les accords de libre-échange signés en 1969 avec la Tunisie et le Maroc.</p>



<p> Depuis, la mondialisation commerciale inégale basée sur une division internationale inéquitable du travail au détriment du tiers-monde et la multilatéralisation des relations économiques internationales va peu à peu s’imposer au détriment des rêves d’émancipation des pays du tiers monde.  </p>



<p> En Tunisie, cette période correspond à la fin de l’expérience socialiste de développement associée à la stratégie de décolonisation économique initiée en Tunisie au début des années soixante dans le cadre des Perspectives décennales de développement. Elle coïncide également avec la politique d’ouverture économique sur les investissements étrangers concrétisée par la loi de 1972 sur la promotion des industries exportatrices étrangères. </p>



<p> Certes, la diplomatie tunisienne a continué à œuvrer dans les années 70 en vue de rééquilibrer nos relations avec l’ensemble européen en mettant à profit les acquis réalisés par le mouvement des non-alignés. Et c’est ainsi qu’a été signé en 1976 l’accord de coopération multidimensionnel entre la Tunisie et la CEE qui, s’il avait été mis en œuvre, aurait constitué une percée dans le sens de l’établissement de relations nord-sud plus justes et plus équilibrées.</p>



<p> En effet, il s’agit du seul accord tuniso-européen reconnaissant explicitement les disparités économiques et les décalages des niveaux de développement entre les deux parties. En outre, il engage les pays européens à soutenir les plans de développement tunisiens dans les secteurs productifs industriels et agricoles ainsi que les domaines économiques et sociaux. Et c’est ce que nous allons constater en examinant ses caractéristiques propres comparées à celles de l’accord de 1969.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La nature essentiellement commerciale de «l’accord d’association» Tunisie-CEE de 1969</h3>



<p> La négociation de cet accord sera affectée par l’état des relations instables avec la France jusqu’à la fin des années 60. Elles aboutiront en 1969 à la conclusion d’un accord quinquennal intitulé <em>«accord d’association entre la Tunisie et la CEE» </em>mais dont le contenu était d’essence purement commerciale tel que voulu par la CEE. </p>



<p> En effet, ce premier accord n’avait rien d’une véritable association orientée vers la conception et la mise en œuvre d’un projet et d’une vision globale commune de l’avenir des rapports politiques économiques et sécuritaires entre les deux rives.  </p>



<p>  Sa vocation première, telle que précisée dans le préambule, consiste à <em>«éliminer les obstacles pour l’essentiel des échanges entre la communauté économique européenne et la République tunisienne»</em>. Ce faisant aucun avantage préférentiel n’est concédé à la Tunisie tenant compte de son niveau inférieur de développement. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les caractéristiques de l’accord de coopération Tunisie-CEE de 1976</h3>



<p>  À l’opposé, l’accord de 1976 était, au niveau des principes et du contenu, mieux adapté aux besoins et aux attentes de la Tunisie qui avait souhaité dès le départ la conclusion avec la CEE d’un <em>«contrat de développement»</em> tenant compte de ses besoins spécifiques, des écarts de développement et  ses priorités dans les domaines de la coopération économique, industrielle et technologique.</p>



<p> Intitulé<em> «accord de coopération»</em>, il prend en compte les <em>«niveaux de développement respectifs»</em> des deux parties et couvre les différents secteurs de coopération. Dans le préambule qui définit ses orientations stratégiques, il est précisé qu’il s’insère dans le cadre de  l’instauration d’un<em> «nouveau modèle de relations entre Etats développés et Etats en voie de développement compatible avec les aspirations de la communauté internationale vers un ordre économique plus juste et plus équilibré».</em></p>



<p> Selon les dispositions de cet accord, la CEE s’engage à contribuer au développement de la Tunisie en tenant compte <em>«des objectifs et priorités des plans et programmes de développement de la Tunisie»</em>. Cette coopération diversifiée et multiforme inclut la participation de la CEE à <em>«l’industrialisation de la Tunisie et la modernisation du secteur agricole de ce pays»</em> et ce par une <em>«coopération dans le domaine scientifique, technologique et de la protection de l’environnement»</em>…</p>



<p> L’importance de cet accord découle du fait qu’il s’inscrivait pour la première fois dans le cadre d’une nouvelle <em>«approche méditerranéenne globale et équilibrée» </em>exprimée lors du sommet de la CEE tenu à Paris en octobre 1972. Mais en dehors de ses mobiles politico-économiques, cette politique méditerranéenne est demeurée sans contenu précis et sans prise réelle sur la nature des relations de la Tunisie avec l’ensemble européen qui sont demeurées d’essence purement commerciale et prioritairement orientées vers l’édification d’une zone de libre-échange avec les pays de la rive sud.</p>



<p> C’est pourquoi, l’accord de 1976 ne connaîtra aucun début de concrétisation d’autant plus que sa signature coïncidait avec la création du G7 en 1975 qui incarne le retour en force des préceptes ultralibéraux dans un contexte d’exacerbation de la guerre froide.</p>



<p> Il importe de rappeler à ce propos, l’importance accordée par le G7 à la reprise en main économique des pays touchés par la vague de révoltes arabes afin d’empêcher toute velléité de remise en cause des politiques qui servent leurs intérêts. Et c’est ce que nous allons constater dans  notre  dernier article de cette série qui traitera du bilan de la coopération et des accords conclus au lendemain de la révolution entre la Tunisie et l’UE ainsi qu’avec les institutions financières internationales dans le cadre du partenariat de Deauville.</p>



<p><em>* Ambassadeur chercheur en histoire économique et diplomatique</em>.</p>



<p><strong><em> Notes :</em></strong> <br><em> 1- Chedly Ayari : ‘‘Le système de développement tunisien. Vue rétrospective 1962-1986’’, Centre de publication Universitaire, 2005, P 33 et s.<br>2- Sur les problèmes structurels de l’industrie tunisienne : Moncef Guen, ‘‘Les défis de la Tunisie, Une analyse économique’’, éd. L’Harmatan, 1988, P 172 et s.<br>3- Ben Salem Ahmed : ‘‘Les relations Tunisie – CEE’’. Mémoire soutenu en décembre 1975 Centre d’études, de recherches et de publications de la Faculté de droit et des sciences politiques et économiques de Tunis, mars 1979.<br>4- Pierre Vermeren : ‘‘Le choc des décolonisations. De la guerre d’Algérie aux printemps arabes’’, éditions Odile Jacob histoire, 2015, P17 et s <br>5- Samir Saul : ‘‘Intérêts économiques français et décolonisation de l’Afrique du Nord (1945- 1962)’’, éditions Droz, Genève, 2016 P, 664 et s. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles de la série : </em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YCcmKTeVYS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/08/la-mediterranee-a-lepreuve-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-2-3/">La Méditerranée à l’épreuve de la globalisation et  de l’échange inégal (2/3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Méditerranée à l’épreuve de la globalisation et  de l’échange inégal (2/3) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/08/la-mediterranee-a-lepreuve-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-2-3/embed/#?secret=eTHfwk6D1M#?secret=YCcmKTeVYS" data-secret="YCcmKTeVYS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iSjveNwRbL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/22/la-mediterranee-a-lepreuve-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-1-3/">La Méditerranée à l’épreuve de la globalisation et de l’échange inégal (1/3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Méditerranée à l’épreuve de la globalisation et de l’échange inégal (1/3) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/22/la-mediterranee-a-lepreuve-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-1-3/embed/#?secret=0TFlxQ352w#?secret=iSjveNwRbL" data-secret="iSjveNwRbL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/02/la-mediterranee-a-lheure-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-3-4/">La Méditerranée à l’heure de la globalisation et de l’échange inégal (3/4)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/02/la-mediterranee-a-lheure-de-la-globalisation-et-de-lechange-inegal-3-4/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Utica demande à Patrice Bergamini de s&#8217;occuper de ses affaires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/13/lutica-demande-a-patrice-bergamini-de-soccuper-de-ses-affaires/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/13/lutica-demande-a-patrice-bergamini-de-soccuper-de-ses-affaires/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2019 14:04:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[centrale patronale]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=224969</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Union tunisienne de l&#8217;industrie, du commerce et de l&#8217;artisanat (Utica) accuse l’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, Patrice Bergamini, d&#8217;avoir porté atteinte à la Tunisie par ses récentes déclarations au journal « Le Monde ». Dans un communiqué publié aujourd&#8217;hui, samedi 13 juillet 2019, l&#8217;Utica a dénoncé les récentes déclarations de M. Bergamini, tout en assurant que...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/13/lutica-demande-a-patrice-bergamini-de-soccuper-de-ses-affaires/">L’Utica demande à Patrice Bergamini de s&rsquo;occuper de ses affaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/Utica-Bergamini.jpg" alt="" class="wp-image-224973"/></figure>



<p><strong><em>L&rsquo;Union tunisienne de l&rsquo;industrie, du commerce et de l&rsquo;artisanat (Utica) accuse l’ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, Patrice Bergamini, d&rsquo;avoir porté atteinte à la Tunisie par ses récentes déclarations au journal « Le Monde ».</em></strong></p>



<span id="more-224969"></span>



<p>Dans un communiqué publié aujourd&rsquo;hui, samedi 13 juillet 2019, l&rsquo;Utica a dénoncé les récentes déclarations de M. Bergamini, tout en assurant que les données qu&rsquo;il a présenté sont erronées, et portent atteinte à la Tunisie, à son peuple, ses institutions et ses organisations, ainsi que le secteur privé producteur et organisé, ont fait preuve, ces dernières années, de résilience et de solidité, malgré la situation régionale et internationale difficile, en particulier la situation en Libye.</p>



<p>«<em>Son discours est populiste et n&rsquo;est pas digne du niveau des relations entre la Tunisie et l’Union européenne»</em>, insiste la centrale patronale, en réitérant son opposition à l’ingérence de l’ambassadeur de l&rsquo;UE dans les affaires politiques et économiques nationales.</p>



<p>«<em>L&rsquo;Utica continue d&rsquo;être le moteur des réformes économiques majeures dans le pays, visant à améliorer l&rsquo;environnement des entreprises et les lois relatives à l&rsquo;investissement et à l&rsquo;exportation»</em>, ajoutant qu&rsquo;elle «<em>ne permet à personne de remettre en question le patriotisme et la crédibilité des acteurs économiques du pays dont l&rsquo;ambition est d&rsquo;améliorer la situation sociale des citoyens»</em>.</p>



<p>Rappelons que M. Bergamini avait pointé du doigt, lors de son entretien au journal « <em>Le Monde »</em>, une certaine résistance aux réformes en Tunisie, notamment à l&rsquo;Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) avec l&rsquo;Union européenne, et avait accusé des groupes familiaux de chercher à préserver des positions monopolistiques et de ne pas permettre la concurrence loyale, selon ses dires.</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ugdtblzx4G"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/">L’ambassadeur Bergamini pointe «les positions d’ententes et de monopoles» en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’ambassadeur Bergamini pointe «les positions d’ententes et de monopoles» en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/10/lambassadeur-bergamini-pointe-les-positions-dententes-et-de-monopoles-en-tunisie/embed/#?secret=Y3YWpfPTuz#?secret=ugdtblzx4G" data-secret="ugdtblzx4G" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/13/lutica-demande-a-patrice-bergamini-de-soccuper-de-ses-affaires/">L’Utica demande à Patrice Bergamini de s&rsquo;occuper de ses affaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/13/lutica-demande-a-patrice-bergamini-de-soccuper-de-ses-affaires/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>27</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Que réserve la prochaine mandature aux plans économique et social ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/07/tunisie-que-reserve-la-prochaine-mandature-aux-plans-economique-et-social/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/07/tunisie-que-reserve-la-prochaine-mandature-aux-plans-economique-et-social/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2019 08:34:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=216708</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après la «restauration» politique, certes partielle et sous des formes renouvelées mais en passe de réussir, la «restauration» économique est bel et bien l’enjeu majeur de la prochaine période en Tunisie, avec de vigoureuses résistances et d’âpres négociations. Par Hedi Sraieb * Une question cruciale qui semble avoir déjà son début de réponse. Un large...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/07/tunisie-que-reserve-la-prochaine-mandature-aux-plans-economique-et-social/">Tunisie : Que réserve la prochaine mandature aux plans économique et social ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Assemblee.jpg" alt="" class="wp-image-216711"/></figure>



<p><strong><em>Après la «restauration» politique, certes partielle et sous des formes renouvelées mais en passe de réussir, la «restauration» économique est bel et bien l’enjeu majeur de la prochaine période en Tunisie, avec de vigoureuses résistances et d’âpres négociations.</em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Hedi Sraieb</strong> *<br></p>



<span id="more-216708"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Hedi-Sraieb.jpg" alt="" class="wp-image-204341"/></figure></div>



<p> Une question cruciale qui semble avoir déjà son début de réponse. Un large spectre de formations politiques néoconservatrices, nationalistes, et ordo-libérales modernistes dominant le paysage politique, conforté par une population désemparée et déconcertée, résume à l’unisson la profonde crise sociale et économique, à l’énoncé de ses seuls symptômes : hausse des prix, dépréciation monétaire, faible croissance, déficit extérieur, déficit du budget et des caisses sociales. Mais ce ne sont là en réalité que des effets et non des causes d’un processus tendanciel entamé dès le lendemain de la révolution, qui ne cesse de se prolonger et s’amplifier !<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une crise qui s’éternise, des intérêts qui s’opposent<br></h3>



<p> Enumérer des stigmates ne suffit pas à caractériser une situation de crise qui s’éternise. Les déficits, la hausse des prix, la dévaluation rampante, ne doivent rien à la fatalité.<br></p>



<p> Toutes ces manifestations sont la conséquence d’actions humaines, donc de forces sociales.<br></p>



<p> Les prix n’augmentent pas du fait d’une adversité incontrôlable mais bien de ceux qui peuvent agir sur eux. La dépréciation monétaire n’est pas non plus le fait d’une malédiction, mais résulte bien d’un excès de demandeurs de devises étrangères relativement aux rares demandeurs de la monnaie nationale. <br></p>



<p> Derrière chaque phénomène, il y a donc des forces sociales agissantes. La crise est par conséquent la résultante de comportements sociaux qui cherchent à préserver leurs intérêts, voire à tirer avantage d’une conjoncture troublée et incertaine. <br></p>



<p> Les 8 gouvernements qui se sont succédé n’explicitent jamais les vigoureuses et intenses dynamiques sociales qui sous-tendent cette crise qu’ils réduisent à des déterminismes abstraits et au caractère inexorable de leur persistance. Aussi font-ils appel aux mêmes notions désincarnées. Il y aurait des dérèglements, des dysfonctionnements et des déséquilibres qu’il suffirait de corriger là où en réalité se dissimulent de puissantes motivations et des intérêts pressants tout ce qu’il y a de plus humains. </p>



<p>Toucher à certains flux d’importation affecterait directement des groupes d’intérêt. Instaurer le gel des prix de certains produits remettrait en cause les espérances de revenus attendues de ces biens ou services. Il en va ainsi un peu partout. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Revenir au fondement de toute politique : l’arbitrage <br></h3>



<p> En adoptant une approche dé-chosifiée et réincarnée qui met en scène non plus des abstractions générales mais des groupes sociaux en mouvement aux intérêts souvent opposés et aux attentes différentes, on retrouve le fil conducteur et le fondement de toute politique : l’arbitrage ! <br></p>



<p> Si l’on admet un tant soit peu la véridicité de cette approche, de son reflet fidèle de ce qui se joue réellement, on comprend mieux les rares tentatives de passage en force, les mesures en demi-teinte, les manœuvres dilatoires, les temporisations, les volte-faces des différentes coalitions d’<em>«Union Nationale»</em>… mécontentements et troubles sociaux obligent. <br></p>



<p> Nul alors besoin d’avoir fait une grande école pour saisir la portée effective des actions menées par ces gouvernements que l’on peut en réalité qualifier de quelques épithètes: replâtrage, remodelage, rhabillage et ravalement de façade. En clair un lifting mais qui prend la forme mystifiante de la conduite de <em>«réformes»</em>. <br></p>



<p> Bien sûr un relativisme absolu pourrait trouver ici où là quelques améliorations. Mais cela ferait oublier tous les manquements graves et cette sorte de conduire des affaires qui s’apparente bien plus à une gestion d’un existant qu’à la mise en œuvre d’un projet ambitieux et fédérateur qui oserait bousculer népotisme et corporatisme.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les réformes des «faits-accomplis»<br></h3>



<p> L’exemple de l’Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) avec l’Union européenne (UE) est édifiant à plus d’un égard. Les gouvernements comme nombre d’outsiders des formations dominantes acceptent la logique irréfutable de cet accord inéquitable et asymétrique : le libre-échange, la réciprocité, l’aide financière, la concurrence libre et non faussée mais tergiversent et hésitent face diverses opinions (groupes d’intérêts) pour le moins sceptiques et méfiantes voire hostiles. <br></p>



<p> À aucun moment ces<em> «initiés»</em> du dedans comme leur relais du dehors, et singulièrement <em>«les frères ennemis»</em> n’ont envisagé un accord d’une toute autre nature. Un accord de coopération, un accord de co-développement, qui inclurait d’autres dimensions autres que mercantiles et vénales, telles l’éducation, la santé, la culture, les énergies nouvelles, les bio-industries, l’agriculture bio et paysanne, le tourisme patrimonial. <br></p>



<p> Des réformes, qui plus est, affublées du qualificatif solennel et pompeux de <em>«structurelles»</em>! Ce ne sont en fait que des recettes réchauffées et déjà vues ailleurs sous d’autres cieux si l’on veut bien s’en donner la peine. Un fourre-tout de prétendues mesures censées se débarrasser des archaïsmes et transformer pour un mieux les dynamiques sociale et économique du pays.<br> Célébrées et louangées par ces élites dominantes, les réformes sont présentées dans le strict respect de l’intérêt général. Elles seraient consensuelles et équitables mais sans jamais dévoiler totalement les enjeux sous-jacents et les implications irréversibles. <br></p>



<p> Pour reprendre le langage de la pensée cynique les réformes sont des <em>«faits à accomplir»</em> qui se transforment en <em>«faits-accomplis»</em> pour le plus grand bonheur des uns et le plus grand malheur des autres. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> La fuite en avant du changement dans la continuité<br></h3>



<p> En effet, qui peut véritablement croire un seul instant que le Fonds monétaire international (FMI) pointilleux et irascible pourrait accepter des réformes qui échapperaient à l’orthodoxie austéritaire et à sa doxa libérale? </p>



<p>Majoritaires sont les formations politiques et leurs élites qui de manière glorifiée et exaltée, considèrent ces réformes comme décisives, incontournables, pour la reprise de la croissance. Des effets de ces réformes (non-dits) qui en creux permettraient le prolongement <em>sine die</em> de l’ordre économique et social existant, inchangé depuis des décennies, sauf bien entendu à la marge ! Des réformes parfaitement identifiées qui ont toutes en commun un objectif austéritaire de réduction de la dépense sociale, concomitamment à la <em>«restauration»</em> des conditions de la reprise de l’investissement privé (traduisez un horizon assaini des risques sociaux réduits, des espérances de gains rassérénées). Cela ne vous rappelle rien ?<br> </p>



<p> <em>«Réformes structurelles»</em> de la caisse de compensation, des subventions publiques, des caisses sociales, du code du travail, des services publics marchands comme non-marchands ; toutes se parent et se fardent des attributs de la lutte contre les gaspillages, contre les pertes indues et déficits chroniques, contre l’excessive réglementation et les rigidités administratives.  <br></p>



<p> Illustrons : la réforme des retraites s’oriente inexorablement vers un allongement de la durée de cotisation et de l’âge de départ à la retraite et donc par-là, à une réduction sensible des pensions de l’essentiel des couches moyennes salariées. On notera sans surprise, qu’il n’est jamais fait allusion aux cotisations dues mais non recouvrées, aux emplois non déclarés et à toutes sortes d’exonération, de dégrèvement voire même d’abandon de créances de cotisations sociales. <br></p>



<p> Des réformes douloureuses s’aventurent à dire les plus courageux ! Mais alors pour qui ?  <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le renouvellement du modèle économique du «bon élève»<br></h3>



<p> Les formations dominantes sont acquises à cette logique de fuite en avant, de changement dans la continuité. Après la<em> «restauration»</em> politique, certes partielle et sous des formes renouvelées mais en passe de réussir, la <em>«restauration» </em>économique est bel et bien l’enjeu majeur de la prochaine période. Une nouvelle coalition sortant des urnes, dont on peut supputer les contours (désaccords sociétaux, consensus économique), va sans équivoque ni état d’âme accepter de se conformer au sacro-saint jingle pavlovien : <em>«Argent-contre-Réforme».</em> Une voie qui sera poursuivie en dépit des résistances attendues, mais clé de voûte du rajeunissement et du renouvellement du modèle économique du <em>«bon élève»</em>.<br></p>



<p> Il va sans dire que rien n’est, tout à fait, joué d’avance. Toutes ces réformes vont faire l’objet d’âpres négociations et dont l&rsquo;issue ne se présentera comme un jeu à somme nulle, mais bien sous la forme d’un compromis entre divers intérêts issus de rapports de forces.<br></p>



<p> Qu’on se le dise donc : la seule présence d’une forte et cohérente opposition aurait l’avantage de freiner les ardeurs ordo-libérales et austéritaires de la nouvelle coalition au pouvoir. Ainsi et pour paraphraser Machiavel :<em> «En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal».</em><br></p>



<p> A bon entendeur !</p>



<p><em>* Docteur d’Etat en économie du développement. </em></p>



<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rVKVVw48rx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/03/le-destin-immuable-des-sans-voix-des-campagnes-tunisiennes/">Le destin immuable des «sans voix» des campagnes tunisiennes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le destin immuable des «sans voix» des campagnes tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/03/le-destin-immuable-des-sans-voix-des-campagnes-tunisiennes/embed/#?secret=6ZGDzdzo5B#?secret=rVKVVw48rx" data-secret="rVKVVw48rx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5kBzjhRy33"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/30/comment-choisir-nos-representants-pour-la-prochaine-legislature/">Comment choisir nos représentants pour la prochaine législature ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment choisir nos représentants pour la prochaine législature ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/30/comment-choisir-nos-representants-pour-la-prochaine-legislature/embed/#?secret=HDb30dEQTE#?secret=5kBzjhRy33" data-secret="5kBzjhRy33" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wXG4pjKlvu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/09/crise-en-tunisie-des-elites-depassees-qui-gerent-mais-ne-maitrisent-rien/">Crise en Tunisie : Des élites dépassées qui gèrent mais ne maîtrisent rien!</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise en Tunisie : Des élites dépassées qui gèrent mais ne maîtrisent rien! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/09/crise-en-tunisie-des-elites-depassees-qui-gerent-mais-ne-maitrisent-rien/embed/#?secret=FR9EAb3CL7#?secret=wXG4pjKlvu" data-secret="wXG4pjKlvu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/07/tunisie-que-reserve-la-prochaine-mandature-aux-plans-economique-et-social/">Tunisie : Que réserve la prochaine mandature aux plans économique et social ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/07/tunisie-que-reserve-la-prochaine-mandature-aux-plans-economique-et-social/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Aleca enfoncera encore davantage la Tunisie dans la crise</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 09:05:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aleca]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[libre échange]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=216015</guid>

					<description><![CDATA[<p>La révolution a tout changé en Tunisie. En plus mauvais, s’entend. Elle a légitimé la médiocrité, l’égoïsme, le laisser-aller. Pis, elle a transformé les Tunisiens en un peuple d’assistés. Il y a péril en la demeure. Il faut réagir et l’Aleca n’est pas le remède approprié. Par Mohamed Rebai * Je ne sais pas par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/">L’Aleca enfoncera encore davantage la Tunisie dans la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Economie-tunisienne-2017.jpg" alt="" class="wp-image-90996"/></figure>



<p><strong><em>La révolution a tout changé en Tunisie. En plus mauvais, s’entend. Elle a légitimé la médiocrité, l’égoïsme, le laisser-aller. Pis, elle a transformé les Tunisiens en un peuple d’assistés. Il y a péril en la demeure. Il faut réagir et l’Aleca n’est pas le remède approprié. </em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Mohamed Rebai</strong>  *<br></p>



<span id="more-216015"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Mohamed-Rebai.jpg" alt="" class="wp-image-213697"/></figure></div>



<p> Je ne sais pas par quel vent contraire on peut naviguer avec une barque fissurée, sous la pluie et sans gilet de sauvetage dans l’océan d’une économie chancelante. On a toujours la manie de regarder plus haut que nos moyens ne le permettent pour devenir insignifiants et prétentieux.<br> En 1996, on a ouvert le marché tunisien aux produits industriels européens sans que l’accord définitif ne soit ratifié par toutes les parties et sans anticiper  les effets pervers sur notre économie nationale. Le résultat a été, comme on le sait, plus que décevant. <br></p>



<p> À cause de la concurrence déloyale (dumping), près de 10.000 entreprises tunisiennes, la moitié du tissu industriel national qui emploie 400.000 personnes, ont mis la clef sous le paillasson. Le budget de l’État a perdu en taxes douanières entre 1996 et 2008 près de 24 milliards de dinars tunisiens (DT).<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Désindustrialisation, laisser-aller et surendettement <br></h3>



<p> Je me souviens avoir moi-même organisé, en 1980, dans le cadre des activités «<em>Jeune chambre économique</em>», un séminaire national sur la promotion des exportations qui a réuni plus que 300 exportateurs, sans compter les nombreux opérateurs économiques et financiers qui étaient présents.  <br></p>



<p> Le premier ministre de l’époque, feu Mohamed Mzali, a clôturé les travaux du séminaire. Les médias en ont parlé longuement. Parmi les recommandations, il y avait une, ayant recueilli un consensus général, qui consiste à diversifier et orienter notre économie horizontalement vers les pays d’Afrique du nord et subsaharienne et non verticalement vers l’Europe.<br></p>



<p> Quarante ans après ce séminaire, qui m’a pris un an de préparation, on n’a pas beaucoup avancé en ce sens. On a préféré nous jeter dans les bras d’un mastodonte, l’Union européenne (UE), qui allait nous bouffer crus, et c’est ce qui est arrivé. Les entreprises tunisiennes familiales de type «atelier» n’ont pas tenu le coup face aux multinationales européennes. Le résultat est une désindustrialisation galopante et la transformation de notre pays en un simple marché de produits fabriqués à l’étranger. <br></p>



<p> Il est clair qu&rsquo;une dé-protection précipitée et non progressive et <em>«sans heurts»</em> n’a guère de chance de réussite. Votre enfant, si vous le jetez à la nature dès le premier jour, il attrapera froid et mourra. De même, si vous le protégez jalousement, il ne pourra pas plus tard s’adapter aux vicissitudes de la vie moderne. Il fallait trouver un juste milieu. <br></p>



<p> Même, le Fonds monétaire international (FMI), l’apôtre de la libération à outrance du commerce extérieur, se rétracte face à l’échec de cette stratégie de développement :<em> «Les pays qui dévaluent et ouvrent leur frontière ne réussissent pas à équilibrer leurs commerce extérieur. Seuls y parviennent les pays qui, tout en dévaluant, continuent à se protéger peu ou prou de la concurrence étrangère»</em>, lit-on dans l’un de ses rapports.<br></p>



<p> Après 63 ans d&rsquo;indépendance nous ne pouvons pas prétendre à une tradition industrielle et lutter à armes égales avec les concurrents étrangers qui produisent à grande échelle. Nous ne pouvons pas non plus nous transformer du jour au lendemain en véritable pays industriel dans un marché extrêmement exigu, à moins de mettre sur pieds de grandes entreprises capables de produire pour l’exportation.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’Aleca n’est pas le remède approprié<br></h3>



<p> L&rsquo;Accord de libre échange complet et approfondi (Aleca) avec l’UE, qui est en cours de négociation et est arrivé à son 5e round, et qui concerne l’agriculture et les services, va engager davantage le pays dans la protestation et l’instabilité. Nous allons bientôt devoir consommer des céréales, des huiles végétales, des viandes rouges et du lait européen. D’ici quelque temps, il y aura au moins 250.000 agriculteurs qui vont disparaître. Donc, l’Aleca, non merci, pas question !<br></p>



<p> Il n&rsquo;y a pas de solution miracle. La seule solution à la crise sévissant actuellement dans notre pays c’est de reprendre le travail au plus vite. Aux autorités de lutter contre le laisser-aller, la nonchalance, la corruption et la contrebande. On en parle souvent sans prendre des mesures coercitives urgentes en vue de mettre fin à ces fléaux. La solution est donc en nous-mêmes. <br></p>



<p> On est à la fin d’un cycle. Le rêve tunisien est à reconstruire de nouveau. Tout ce qu&rsquo;on a entrepris jusqu’à présent va dans l’intérêt de nos principaux partenaires, la France en particulier et les autres pays de l’Europe en général, qui continuent à siphonner leurs anciennes colonies. On tue les créateurs de richesse pour tendre la main au FMI et autres bailleurs de fonds pour nous endetter. Aujourd’hui, on tend les deux mains. Demain, il n’y aura plus d’argent pour nous. <br></p>



<p> La révolution a tout changé en Tunisie. En plus mauvais, s’entend. Elle a légitimé la médiocrité, l’égoïsme, le laisser-aller. Pis, elle a transformé les Tunisiens en un peuple d’assistés. Il y a péril en la demeure. Il faut réagir et l’Aleca n’est pas le remède approprié.  </p>



<p><em>* Economiste, universitaire retraité.</em></p>



<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GfeazTH7MZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/17/du-glissement-du-dinar-a-celui-du-pib-lhorizon-sassombrit-devant-la-tunisie/">Du glissement du dinar à celui du PIB, l’horizon s’assombrit devant la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Du glissement du dinar à celui du PIB, l’horizon s’assombrit devant la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/17/du-glissement-du-dinar-a-celui-du-pib-lhorizon-sassombrit-devant-la-tunisie/embed/#?secret=PTbQ4SDJHP#?secret=GfeazTH7MZ" data-secret="GfeazTH7MZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CNTgfIQv3c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/14/laleca-risque-de-constituer-le-coup-de-grace-pour-lagriculture-tunisienne/">L’Aleca risque de constituer le coup de grâce  pour l’agriculture tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Aleca risque de constituer le coup de grâce  pour l’agriculture tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/14/laleca-risque-de-constituer-le-coup-de-grace-pour-lagriculture-tunisienne/embed/#?secret=DahbV0U5v1#?secret=CNTgfIQv3c" data-secret="CNTgfIQv3c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uQIXsNXxNX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/28/les-quatre-mesures-fatales-pour-leconomie-tunisienne/">Les quatre mesures fatales pour l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les quatre mesures fatales pour l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/28/les-quatre-mesures-fatales-pour-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=wDgtzNozc4#?secret=uQIXsNXxNX" data-secret="uQIXsNXxNX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/">L’Aleca enfoncera encore davantage la Tunisie dans la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/03/laleca-enfoncera-encore-davantage-la-tunisie-dans-la-crise/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>10</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
