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	<title>Archives des mauvaise gouvernance - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des mauvaise gouvernance - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Kais Saïed ou l’impatience d’un chef révolutionnaire !  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 10:21:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[kais saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Madouri]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[services administratifs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les changements préconisés par Saïed tardent à s’inscrire dans le tissu réel, d’où la frustration du peuple qui s’impatiente de les voir se réaliser. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/kais-saied-ou-limpatience-dun-chef-revolutionnaire/">Kais Saïed ou l’impatience d’un chef révolutionnaire !  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kais Saïed, qui affectionne les formules toutes faites et les petites phrases, a déclaré : «Beaucoup de ceux qui ont été privés de leurs droits peuvent remplacer ceux qui ont manqué à leurs devoirs».  </em></strong></p>



<span id="more-15812996"></span>



<p>Le président de la république, qui parlait lors d’une réunion, mercredi 5 mars 2025, au Palais de Carthage, avec le chef du gouvernement, Kamel Madouri, pour passer en revue la marche de l’activité du gouvernement, critiquait ainsi les services administratifs qui ne sont pas assez simplifiés pour servir le citoyen et imputait la responsabilité de cette mauvaise gouvernance à ceux qui, par leur défaillance, font montre de mépris et de négligence délibérée.</p>



<p>Le président de la république a encore indiqué que la Tunisie regorge de compétences qui n’ont pas eu leur chance au sein de l’administration en dépit de leur dévouement, ajoutant que le premier critère de sélection devrait être basé sur le sens de la responsabilité nationale.</p>



<p>De nombreux diplômés du supérieur sont capables d’assumer leurs responsabilités et de contribuer à la bataille pour la libération nationale, a-t-il souligné, appelant, ainsi, clairement, à faire une purge au sein de l’administration publique pour la débarrasser de ceux qui, selon lui, ne font pas preuve de dévouement et de zèle dans le mise en œuvre de son projet sociopolitique.</p>



<p>Saïed, qui aime endosser l’habit du libérateur national doublé de chef révolutionnaire cherchant à changer profondément la société et l’Etat, a aussi déclaré que les projets de lois et de décrets en cours d’élaboration doivent <em>«accorder la priorité absolue aux projets socio-économiques selon des approches qui rompent avec le lourd héritage législatif contre lequel le peuple s’est révolté»</em>, selon les termes utilisés par un communiqué de la présidence de la république.</p>



<p>Pour lui, l’Etat, qui a jusque-là servi les nantis, les riches, les privilégiés et les corrompus, se doit aujourd’hui de changer entièrement ses règles et ses lois pour servir les pauvres, les démunis et les laissés-pour-compte, dont il estime être l’avocat et le porte-parole.</p>



<p>Reste que les changements qu’il préconise tardent à s’inscrire dans le tissu réel, d’où sa frustration qui n’a d’égal que celle du peuple qui s’impatiente de voir les changements promis. Cherchez l’erreur&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4Lmn0ToFNm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/la-tunisie-bloquee-bafouille-et-se-cherche/">La Tunisie, bloquée, bafouille et se cherche</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, bloquée, bafouille et se cherche » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/la-tunisie-bloquee-bafouille-et-se-cherche/embed/#?secret=HBaH7aqpxA#?secret=4Lmn0ToFNm" data-secret="4Lmn0ToFNm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/kais-saied-ou-limpatience-dun-chef-revolutionnaire/">Kais Saïed ou l’impatience d’un chef révolutionnaire !  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisair : une mauvaise gouvernance décomplexée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/04/tunisair-une-mauvaise-gouvernance-decomplexee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 12:46:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les performances de Tunisair sont dignes de figurer dans le livre Guiness des Records dans la rubrique «Mauvaise gouvernance décomplexée». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/04/tunisair-une-mauvaise-gouvernance-decomplexee/">Tunisair : une mauvaise gouvernance décomplexée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le groupe Tunisair a publié ses comptes consolidés arrêtés au 31 décembre 2019, avec un retard de quatre ans, soit le vendredi 3 novembre 2023. Sans surprise : le groupe public a affiché un déficit net de 209,038 millions de dinars (MDT), contre un déficit 216,503 MDT au titre de l’exercice 2018.</em></strong></p>



<span id="more-10391354"></span>



<p>Et c’est ce canard boiteux qui, depuis au moins une décennie, grève le budget de l’Etat que… l’Etat ne veut pas céder au privé. Il fait même pire : il lui maintient le monopole du ciel tunisien, en sanctionnant le secteur touristiques national et les citoyens tunisiens ainsi privés des bienfaits de la concurrence sur les prix, ceux de Tunisair restant très élevés et prohibitifs sur toutes les lignes qu&rsquo;elle dessert. </p>



<p>Allez comprendre quelque chose à l’<em>«intelligence» </em>d’une telle politique !     </p>



<p>La société a révélé que son chiffre d’affaires pour… 2019 a légèrement augmenté de 4%, passant de 1,793 milliard de dinars au 31 décembre 2018 à 1,868 milliard de dinars à la même date en 2019.</p>



<p>Les capitaux propres du groupe ont affiché, la même année, un solde négatif de -874 millions de dinars (MDT), contre -669 MDT en 2018.</p>



<p>Le résultat opérationnel a dépassé 1,9 milliards de dinars, en hausse de 3%.</p>



<p>Des performances dignes de figurer dans le livre Guiness des Records dans la rubrique <em>«Mauvaise gouvernance décomplexée»</em>. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/04/tunisair-une-mauvaise-gouvernance-decomplexee/">Tunisair : une mauvaise gouvernance décomplexée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : stress énergétique, déficit financier et mauvaise gouvernance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/31/tunisie-stress-energetique-deficit-financier-et-mauvaise-gouvernance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jul 2022 07:47:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ANME]]></category>
		<category><![CDATA[déficit financier]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Hanachi]]></category>
		<category><![CDATA[maîtrise de l’énergie]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Plan solaire tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[stress énergétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce avec les campagnes minimalistes et conjoncturelles, souvent d’ailleurs sans lendemain, que la Tunisie va relever le défi de son déficit énergétique qui continue de se creuser sur un fond de flambée des prix de l’énergie sur le marché mondial ?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/31/tunisie-stress-energetique-deficit-financier-et-mauvaise-gouvernance/">Tunisie : stress énergétique, déficit financier et mauvaise gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Est-ce avec les campagnes minimalistes et conjoncturelles, souvent d’ailleurs sans lendemain, que la Tunisie va relever le défi de son déficit énergétique qui continue de se creuser sur un fond de flambée des prix de l’énergie sur le marché mondial ?  </em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri    </strong></p>



<span id="more-2639713"></span>



<p>Les mois de juillet et d’août sont, en Tunisie, les plus énergivores par rapport au reste de l’année, la demande d’électricité se développant pendant les heures de pointe estivales à un rythme accéléré de 140 mégawatts par an.</p>



<p>Selon le directeur général de l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), Fathi Hanachi, qui parlait lors d’une conférence de presse pour présenter le contenu de l’événement <em>«Été 2022, l’été de la maîtrise de l’énergie»</em>, jeudi 28 juillet 2022, les investissements dans le système électrique sont passés de 400 millions de dinars tunisiens (MDT) en 2011 à 640 MDT en 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Saha ennoum baba&nbsp;!</em></h2>



<p>M. Hanachi a présenté à cette occasion les activités prévues dans le cadre de cet événement, inscrit dans une campagne nationale de terrain pour l’économie de carburant et la maîtrise de l’énergie dans les institutions publiques et les grandes zones urbaines. Une campagne d’affichage urbain et une autre sur le web sont également prévues. En plus de la célébration de l’atteinte d&rsquo;un million de mètres carrés de chauffe-eau solaires à concentration dans le secteur résidentiel.</p>



<p>Dans la conjoncture actuelle, toute action publique visant à maîtriser les dépenses d’énergie est bonne à prendre, mais il est tout de même étonnant de constater que l’administration publique, qui n’a jamais été réactive et encore moins proactive, ait attendu la fin du mois de juillet pour lancer une pareille campagne, alors que le prix de l’énergie flambe dans le marché mondial depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine… il y a cinq mois ! <em>Saha ennoum baba !</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WDGGAHsEp0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/15/tunisie-le-deficit-de-la-balance-energetique-augmente-de-30-en-dix-ans/">Tunisie : le déficit de la balance énergétique augmente de 30% en dix ans</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le déficit de la balance énergétique augmente de 30% en dix ans » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/15/tunisie-le-deficit-de-la-balance-energetique-augmente-de-30-en-dix-ans/embed/#?secret=B0Z63VQ0nr#?secret=WDGGAHsEp0" data-secret="WDGGAHsEp0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quand on sait l’ampleur du déficit énergétique de la Tunisie, qui produit moins de la moitié de ses besoins dans ce domaine, on est aussi en droit de s’interroger sur l’efficacité des institutions publiques en charge de la maîtrise de l’énergie et du développement des énergies renouvelables, dont le taux dans la consommation énergétique nationale reste désespérément faible.</p>



<p>Ce n’est pas avec les campagnes minimalistes et conjoncturelles, souvent d’ailleurs sans lendemain, que l’on va relever le défi du déficit énergétique en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une irresponsabilité générale</h2>



<p>Cela fait des années que le Plan solaire tunisien (PST), table tapageusement sur la production de&nbsp;30% de l’électricité totale à partir d’énergies renouvelables d&rsquo;ici 2030. Mais au-delà des effets d’annonce, dont se suffisent souvent les responsables du secteur pour montrer qu’ils travaillent, qu’en est-il en réalité&nbsp;?</p>



<p>Dix ans avant la date butoir de 2030, c’est-à-dire en 2020, l&rsquo;énergie thermique conventionnelle (charbon, gaz naturel et pétrole) représentait toujours plus de 93% de la capacité de production d&rsquo;électricité installée dans le pays. Et au rythme très lent auquel avancent les projets d’installation de centrales solaires photovoltaïques, cet objectif de 30% ne sera sans doute pas atteint en 2030, et peut-être même pas en 2040.</p>



<p>Ne nous voilons pas la face et ne racontons pas des fables aux citoyens qui, eux aussi, ne font pas d’effort pour réduire ou rationaliser leur consommation d’énergie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="98d0yUbuLW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/30/la-steg-au-bord-de-la-rupture-a-cause-des-impayes-des-clients-prives-et-publics/">La Steg au bord de la rupture à cause des impayés des clients privés et publics</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Steg au bord de la rupture à cause des impayés des clients privés et publics » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/30/la-steg-au-bord-de-la-rupture-a-cause-des-impayes-des-clients-prives-et-publics/embed/#?secret=BiWsImoKG5#?secret=98d0yUbuLW" data-secret="98d0yUbuLW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour illustrer cette irresponsabilité générale, nous prendrons un seul exemple&nbsp;qui parlera à tout le monde : les climatiseurs, grands consommateurs d’électricité, fonctionnent à longueur de journée dans les administrations publiques durant les mois chauds de l’été. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Autre exemple&nbsp;: les mosquées (le pays en compte plus de 5000) où les climatiseurs (jusqu’à quatre ou cinq par mosquée) fonctionnent également tout au long de la journée, et même durant la soirée pour le confort des fidèles, et même du seul agent en charge du lieu de culte lorsque les fidèles sont tous rentrés chez eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Grands consommateurs, mauvais payeurs</h2>



<p>Pour ne rien arranger, et pour montrer l’ampleur de la mauvaise gouvernance dans ce secteur&nbsp;: tous ces établissements publics, qui consomment beaucoup d’électricité, ne payent pas leurs factures à la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg), et leurs dettes s’accumulent au fil des ans, sans que l’Etat ne trouve de solution à ce problème qui grève le budget de la société publique.</p>



<p>A fin octobre 2021, les factures impayées de la Steg s&rsquo;élevaient à 2 470 millions de dinars tunisiens (MDT), un montant exorbitant qui représente près du tiers du chiffre d’affaires annuel de la société. Ces factures impayées se répartissent entre 1 100 MDT auprès des clients particuliers et petits métiers (soit 40 à 45% du montant global), 90 MDT auprès des clients industriels (unités touristiques, associations de l’eau et usines), 206 MDT auprès des collectivités locales (municipalités). </p>



<p>Les impayés des entreprises publiques s’élèvent, quant à eux, à 539 MDT, tandis que ceux des ministères et autres établissements publics, y compris les administrations régionales, atteignent 370 MDT. A cela s’ajoutent les pertes essuyées par la société en raison des <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/06/09/les-connexions-frauduleuses-au-reseau-electrique-coutent-a-la-steg-300-mdt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">connexions frauduleuses à son réseau</a>.</p>



<p>En d’autres termes, les impayés cumulés auprès des établissements et des entreprises publics, qui sont les plus difficiles à recouvrer, eu égard les difficultés financières actuelles de l’Etat, dépassent 1 115 MDT, soit près de la moitié du montant global des impayés que la société doit recouvrer pour retrouver son équilibre financier.</p>



<p>Ces chiffres ont sans doute augmenté depuis octobre 2021, car la situation des finances publiques s’est aggravée entre-temps.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C9d0ZW300m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/28/tunisie-kais-saied-croit-regler-le-probleme-de-leau-en-sermonnant-le-ministre-de-lagriculture/">Tunisie : Kaïs Saïed croit régler le problème de l’eau en sermonnant le ministre de l’Agriculture</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kaïs Saïed croit régler le problème de l’eau en sermonnant le ministre de l’Agriculture » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/28/tunisie-kais-saied-croit-regler-le-probleme-de-leau-en-sermonnant-le-ministre-de-lagriculture/embed/#?secret=gX6XQDwb0A#?secret=C9d0ZW300m" data-secret="C9d0ZW300m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En recevant le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Mahmoud Elyes Hamza, le 27 juin dernier, le président de la république Kaïs Saïed l’a sermonné à propos des coupures d’eau dans certaines régions rurales. On sait cependant que la gestion de l’eau dans ces régions est assurée par les associations hydrauliques, lesquelles ne payent pas leurs factures de la Steg et de la Sonede depuis plusieurs années. Qu’à cela ne tienne, il faut raccorder d’urgence ces associations au réseau, a ordonné le président, quitte à rééchelonner la dettes de ces associations pour qu’elles puissent reprendre leurs activités et faciliter l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable à tous les citoyens. </p>



<p>On sait cependant, par expérience, que rééchelonnées ou pas, les dettes, devenues importantes, ne sont jamais payées. La mentalité de <em>«rizk el beylik»</em> (ou Etat providence) a la vie dure ! </p>



<p>Cherchez l’erreur ! Ou, plutôt, trouvez l’homme ou la femme providentielle qui, au lieu de faire du populisme de bas étage, trouvera la solution à ce genre d&rsquo;inextricables situations: stress énergétique, déficit financier et mauvaise gouvernance.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/31/tunisie-stress-energetique-deficit-financier-et-mauvaise-gouvernance/">Tunisie : stress énergétique, déficit financier et mauvaise gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : l’économie handicapée par l’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/tunisie-leconomie-handicapee-par-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
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		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
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		<category><![CDATA[mauvaise gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[secteur bancaire]]></category>
		<category><![CDATA[secteur public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les discours des responsables tunisiens sonneront creux et faux tant que l’Etat restera la première source d’abus de situation et de distorsions économiques et monétaires.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/tunisie-leconomie-handicapee-par-letat/">Tunisie : l’économie handicapée par l’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les responsables politiques en Tunisie auront beau promettre de lutter contre les abus et la mauvaise gouvernance de l’administration publique, mais leurs discours sonneront creux et faux tant que l’Etat restera la première source d’abus de situation et de distorsions économiques et monétaires.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-1871334"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure></div>


<p>On ne cesse pas de se gargariser en Tunisie avec des lieux communs et des formules incantatoires creuses du genre bas coût de la main d&rsquo;œuvre tunisienne, de Tunisie porte de l’Afrique ou d&rsquo;entreprises tunisiennes à la conquête du marché africain, sans oublier le concept qui frise l’absurde de la traduction en termes commerciaux de la fraternité arabe.</p>



<p>Ma longue expérience me fait penser que la Tunisie jouit d’une situation stratégique et de bonnes compétences humaines quoique leur niveau semble récemment en régression.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;État tunisien est le principal obstacle</h2>



<p>Toutefois, le principal obstacle à l&rsquo;investissement, à la création de l’emploi et au renouvellement du tissu entrepreneurial en Tunisie est, de manière de plus en plus aiguë, l&rsquo;État tunisien avec sa bureaucratie lourde, tatillonne et aux pratiques pas toujours au-dessus de tout soupçon.</p>



<p>A force de règles et procédures bureaucratiques, d&rsquo;assèchement de la place monétaire et son corollaire, le renchérissement du coût de l’argent, de même que la survie artificielle d’un secteur public mal géré, structurellement déficitaire et assez souvent corrompu, l&rsquo;économie tunisienne aura toutes les peines à décoller et à attirer des investissements significatifs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vbjk6BbcdR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/07/amine-mati-la-reforme-du-service-public-est-la-priorite-de-la-tunisie/">Amine Mati : «La réforme du service public est la priorité de la Tunisie»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Amine Mati : «La réforme du service public est la priorité de la Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/07/amine-mati-la-reforme-du-service-public-est-la-priorite-de-la-tunisie/embed/#?secret=sHKNmhLIO1#?secret=Vbjk6BbcdR" data-secret="Vbjk6BbcdR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Tout cela me rappelle la confession d’un responsable technologique indien qui, en répondant à ma question sur le secret du succès du parc technologique de Bangalore et du secteur informatique en Inde, m’avait tout simplement répondu que l’Etat indien et les douanes de son pays n&rsquo;étant pas en mesure de contrôler les données informatiques traitées et envoyées à travers des installations autonomes de télécommunication, ont laissé ce secteur se développer jusqu&rsquo;à ce qu’il ait créé suffisamment d’emplois et de recettes pour que la bureaucratie soit dans l’obligation de résister à sa tentation existentielle d&rsquo;étouffer ce secteur à force de contrôles par des bureaucrates qui n’y comprennent rien du tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le recours suicidaire de l&rsquo;État à l’endettement</h2>



<p>Sur un autre plan, les grands groupes tunisiens investissent dans le secteur bancaire qui affiche une santé insolente malgré la succession de crises en Tunisie et ce grâce au recours effréné de l’Etat à l&rsquo;endettement pour entretenir une fonction publique pléthorique, un secteur public structurellement déficitaire et rongé par la mauvaise gouvernance et la corruption et une politique de compensation qui est devenue synonyme de détournements et d’abus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="riubWM2uNm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/10/en-tunisie-la-bureaucratie-tatillonne-continue-de-paralyser-leconomie/">En Tunisie, la bureaucratie tatillonne continue de paralyser l’économie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, la bureaucratie tatillonne continue de paralyser l’économie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/10/en-tunisie-la-bureaucratie-tatillonne-continue-de-paralyser-leconomie/embed/#?secret=EYg14nwgxM#?secret=riubWM2uNm" data-secret="riubWM2uNm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce recours suicidaire de l&rsquo;État tunisien à l’endettement ronge le pouvoir d’achat du citoyen qui voit ses prêts bancaires flamber à coup de taux d&rsquo;intérêt astronomiques tandis que les jeunes entreprises se voient accablées par un coût exorbitant de l’endettement qui tue leur compétitivité et toute possibilité d&rsquo;être rentables dans l&rsquo;écrasante majorité des cas.</p>



<p>Les responsables politiques auront beau promettre de lutter contre les abus et la mauvaise gouvernance, mais leurs discours sonneront creux et faux tant que l’Etat restera la première source d’abus de situation et de distorsions économiques et monétaires.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur au Japon et en Allemagne.</em></p>
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		<item>
		<title>Tunisie : flop de l’économie et fiasco des économistes du sérail ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 06:36:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[économistes tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[faillite]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Bouden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur les 487 ministres ayant gouverné la Tunisie, au sein des 10 gouvernements successifs, depuis 2011, plus d’une cinquantaine ont été présentés aux Tunisiens comme des sauveurs, étant économistes chevronnés, compétents, motivés, intègres, visionnaires, etc. Le fiasco économique de la transition démocratique a mis la table pour le forcing politique du 25 juillet 2021. Les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Faillte-Economiste.jpg" alt="" class="wp-image-365274"/><figcaption><em>Ils ont promis la prospérité pour tous pour en arriver à la faillite générale. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Sur les 487 ministres ayant gouverné la Tunisie, au sein des 10 gouvernements successifs, depuis 2011, plus d’une cinquantaine ont été présentés aux Tunisiens comme des sauveurs, étant économistes chevronnés, compétents, motivés, intègres, visionnaires, etc. Le fiasco économique de la transition démocratique a mis la table pour le forcing politique du 25 juillet 2021. Les économistes du sérail, ceux ayant gouverné le pays <strong><em>(ministres et proches conseillers)</em></strong></em></strong> <strong><em>assument une grande responsabilité dans le fiasco économique et ses conséquences politiques.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-365272"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le gouvernement Najla Bouden doit tirer les conclusions de la décennie passée pour mieux sélectionner ses ministres et hauts conseillers en politiques économiques, financières et monétaires.</p>



<p>L’arbre de l’après 2011 a été peu généreux; il n’a pas livré les fruits promis. Les indicateurs économiques sont catastrophiques et le pays est techniquement en faillite. </p>



<p>Les questions s’accumulent, pour l’avant de la révolution du printemps, et pour la décennie écoulée… censée être la période d’entrée en production de la transition démocratique.</p>



<p>Qui peut expliquer pourquoi les économistes tunisiens n’ont-ils pas vu venir le Printemps arabe? Pourquoi n’ont-ils pas pu proposer des solutions, des réformes et un discours mobilisateur pour relancer la croissance, donner de l&rsquo;espoir et créer la prospérité ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’arbre se juge à ses fruits…</h2>



<p>Certes, les mouvements sociaux et les syndicats liés ont été inflexibles et revendicateurs. Mais, ces mêmes mouvements ne font pas confiance, voyant l’ampleur de la corruption au sein des partis et des cabinets ministériels, et au sein même d’un parlement constitué en majorité de profanes en économie et de collusionnaires, pour ne pas dire des corrompus et des mafieux.</p>



<p>Les économistes ayant trempé dans les partis politiques et fait tout pour devenir ministre ou conseiller de ministre, les vrais comme les faux, ont promis monts et merveilles. Vainement!</p>



<p>Certains ont promis qu’ils peuvent gouverner 4 pays, d’autres ont promis des taux de croissance annuelle supérieurs à 7%, avec la création de 450 000 emplois par an. Les économistes du sérail paradaient sur les plateaux des médias audio-visuels, pour vendre des espoirs, pour ne pas parler des choses qui fâchent : bourrage de la fonction publique par le parti islamiste, le système rentier en place, les taux d’intérêt usuraires, la dette… la fuite des capitaux et le trafic de devises au grand jour! </p>



<p>Aujourd’hui, et malgré leur fiasco en tant que ministres ou conseillers du prince, ces économistes du sérail s’accrochent et n’en démordent pas. Ils veulent des postes, avec de nouveaux discours, sans demander pardon, sans se remettre en cause, sans vergogne… se dédouanant de toutes les responsabilités.</p>



<p>Les documents des campagnes électorales des partis ayant gouverné la Tunisie confirment l’ampleur du bluff… les émissions télé et de radio et les documents sont encore consultables dans les archives, merci à YouTube, Google et Facebook…</p>



<p>Les économistes du parti islamique Ennahdha ont été les pires en matière de tourner en rond, en matière de faire plus de ce qui ne marche pas…</p>



<p>Ils ont promis le plein emploi et la prospérité des régions intérieures. Ils ont promis toutes les réformes… de la parlote, rien que cela. Mais, ils ne l’ont pas fait seuls, ils l’ont fait en soudoyant d’autres, avec de juteux contrats à la clef…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soif de pouvoir, course effrénée aux dividendes&nbsp;</h2>



<p>Ces économistes du sérail des partis Nidaa et Qalb Tounes ont fait de même… Ils ont fait choux blanc… Aujourd’hui, ils jettent la responsabilité sur les politiciens… sans vergogne et ils tentent de nouveau de conseiller les prochains ministres et instances de l’État.</p>



<p>Ils n’ont pas dit la vérité, n’ont pas réussi à convaincre et n’ont rien fait pour claquer la porte si on ignorait leurs recommandations et rapports économétriques qui soutiennent leurs propositions et prospectives.</p>



<p>On bidouille les CV, on gonfle les compétences indûment et on y va, prêt à tout faire… on ameute les amis dans les médias… et il suffit de faire quelques entrevues dans les radios et télévisions en vogue, on est jugé bons pour gouverner, même si on n’a jamais mis les pieds à l’intérieur d’une administration tunisienne, et qu&rsquo;on n’a jamais produit un seul document scientifique traitant des politiques publiques en Tunisie.</p>



<p>Et dans la course, pas de problème si on passe d’un parti à un autre, si on change de casquette… ou on fait les girouettes pour se maintenir en poste.</p>



<p>Ce faisant, on courbe l&rsquo;échine, on fait les courbettes aux politiciens… et tous ont élaboré des budgets déficitaires pour notamment procurer des avantages monétaires pour les militants et partis au pouvoir…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Évitement des réformes, maintien du statu quo&nbsp;</h2>



<p>Tous ont évité les vraies réformes, celles qui déplaisent au pouvoir… et encore moins aux partis politiques. Un débat s’est déclenché à la fin de la semaine écoulée à ce sujet entre d’une part certains de ces économistes qui ont été ministres ou conseillers, et qui se recyclent pour s’incruster de nouveau… et d’autre part ceux qui ont la critique facile, le franc-parler… et qui n’attendent que des miettes pour être appâtés… Entre les girouettes, les incompétents et les droit-dedans… il y a eu des clashs… tous demandent à ceux qui étaient les mains sur le volant (mêmes quelques doigts sur le volant…) de faire leur <em>mea culpa</em>… et ils foncent comme si de rien n’était?</p>



<p>On veut gouverner pour avoir un salaire de ministre, deux voitures de fonction, un logement de fonction, des voyages internationaux… une retraite à vie, au bout de quelques mois de service!</p>



<p>C&rsquo;est cela leur objectif, et ils sont prêts à tout pour gouverner, tant pis pour les payeurs de taxes et les autres au chômage, ou dans la dèche depuis toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du mandarinat et rompre avec la facilité&nbsp;</h2>



<p>En l’absence d’un bilan décennal et d’évaluation économétrique rigoureuse, les responsabilités ne peuvent pas être déterminées… Qui fait quoi, pourquoi et pour quel résultat&nbsp;? C&rsquo;est le temps des bilans… et sans bilan, on ne peut pas faire mieux, en faisant les mêmes choses, et avec les mêmes économistes du sérail, quel que soit le changement de garde au sommet de l&rsquo;Etat et dans les institutions dominant le paysage politique du pays.</p>



<p>La gouvernance économique de la Tunisie a besoin d’une clairvoyance sans faille. Elle a besoin de dire la vérité aux Tunisiens, toute la vérité et rien que la vérité. La Tunisie doit mener des réformes douloureuses, des compressions budgétaires et un redéploiement des ressources disponibles, sans augmenter la pression fiscale et sans compromission avec des partis politiques au pouvoir sans programme économique… et souvent sans éthique requise par la conduite des affaires économiques, monétaires et financières.</p>



<p>* <em>Économiste universitaire, Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ub9gAWKVMJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/tunisie-pourquoi-la-bct-tarde-t-elle-a-publier-son-rapport-annuel-2020/">Tunisie : pourquoi la BCT tarde-t-elle à publier son rapport annuel 2020?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : pourquoi la BCT tarde-t-elle à publier son rapport annuel 2020? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/04/tunisie-pourquoi-la-bct-tarde-t-elle-a-publier-son-rapport-annuel-2020/embed/#?secret=3AgePbUXeS#?secret=Ub9gAWKVMJ" data-secret="Ub9gAWKVMJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VkRk5jbkVX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/02/tunisie-la-flambee-des-prix-de-lenergie-1er-test-pour-le-gouvernement-bouden/">Tunisie : la flambée des prix de l’énergie, 1er test pour le gouvernement Bouden</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la flambée des prix de l’énergie, 1er test pour le gouvernement Bouden » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/02/tunisie-la-flambee-des-prix-de-lenergie-1er-test-pour-le-gouvernement-bouden/embed/#?secret=oTZlSBRDi9#?secret=VkRk5jbkVX" data-secret="VkRk5jbkVX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LVJMAaeh9W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/28/fmi-bm-trucage-statistique-et-trafic-dinfluence/">FMI-BM : trucage statistique et trafic d’influence ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FMI-BM : trucage statistique et trafic d’influence ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/28/fmi-bm-trucage-statistique-et-trafic-dinfluence/embed/#?secret=PIDayVl8TP#?secret=LVJMAaeh9W" data-secret="LVJMAaeh9W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Les bonnes pratiques pour la restructuration des entreprises publiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 10:36:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[restructuration]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plupart des entreprises publiques affichent des pertes qui s’accumulent et grèvent dangereusement les équilibres financiers de l’Etat. Ces pertes sont dues à la mauvaise gouvernance et ne sauraient être arrêtées sans une série de réformes rapides, cohérentes et, surtout, acceptées par toutes les parties concernées. Il y va de leur survie même. Par Amine...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/15/tunisie-les-bonnes-pratiques-pour-la-restructuration-des-entreprises-publiques/">Tunisie : Les bonnes pratiques pour la restructuration des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Palais-du-Gouvernement-Kasbah1.jpg" alt="" class="wp-image-16484"/><figcaption><em>Le prochain chef du gouvernement doit s&rsquo;atteler en priorité au chantier de la restructuration des entreprises publiques.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> La plupart des entreprises publiques affichent des pertes qui s’accumulent et grèvent dangereusement les équilibres financiers de l’Etat. Ces pertes sont dues à la mauvaise gouvernance et ne sauraient être arrêtées sans une série de réformes rapides, cohérentes et, surtout, acceptées par toutes les parties concernées.  Il y va de leur survie même.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Amine Ben Gamra</strong> *</p>



<span id="more-255758"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Amine-Ben-Gamra.jpg" alt="" class="wp-image-248975"/></figure></div>



<p> Des pertes financières de plus de 1800 millions de dinars tunisiens (MDT) ont été enregistrées par 47 entreprises publiques au cours de l’année 2016, selon l’expression même du  directeur général chargé de mission au cabinet du chef du gouvernement, Chokri Hassine. </p>



<p> Ces pertes ne sont pas actualisées car ces entreprises n’ont pas arrêté leurs états financiers de 2017 et 2018 jusqu’à aujourd’hui. Par ailleurs, on estime que ces chiffres sont susceptibles d’aggravation suite au glissement du dinar et l’augmentation du taux directeur qui a accru le coût de financement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les chantiers de la restructuration piétinent dangereusement</h3>



<p> Globalement, les entreprises publiques souffrent de problèmes au niveau de la gouvernance, l’absence de vision stratégique, la baisse de la productivité, la hausse du coût de la production, la complexité des procédures administratives, la maintenance du parc et de la flotte (pour ce qui est des sociétés de transport), la hausse des dépenses et la baisse des recettes. </p>



<p> La restructuration des entreprises publiques est parmi les chantiers qui ont été ouverts par le gouvernement actuel mais n’ont abouti à rien. Par ailleurs, le nouveau gouvernement doit tirer les conclusions et mettre en œuvre une stratégie visant à en améliorer la gouvernance des entreprises et à en assainir la situation financière, en vue d’en améliorer les performances et en réduire les déficits qui grèvent énormément le budget de l’Etat.</p>



<p> Donc il est impératif de travailler d’arrache-pied pour les restructurer et les sauver, tout en garantissant leur durabilité, ce qui permettra ainsi de créer de la richesse et le développement de plusieurs autres projets dans diverses régions de la république.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les axes d’une stratégie de bonne gouvernance des entreprises publique </h3>



<p>Le nouveau gouvernement doit se penché sur la préparation de sa nouvelle stratégie pour la bonne gouvernance des entreprises publiques à l’instar :</p>



<p> • la revue de la stratégie, la réorganisation au niveau des ressources humaines et l’optimisation des processus de ces entreprises;</p>



<p> • le lancement d’un plan de mise à niveau afin d’améliorer le rendement de ces entreprises et de limiter leurs risques financiers;</p>



<p> • la rationalisation de la gestion de ces entreprises et la mise en œuvre d’un programme de gestion efficient pour améliorer leurs performances; </p>



<p> • la création d’une instance de gestion des participations publiques, dotée de l’autonomie financière et administrative et d’un statut spécifique, cet organisme en devenir aura à soumettre ses rapports et  recommandations au chef du gouvernement et au parlement;</p>



<p> • la transformation digitale des entreprises qui sont aujourd’hui réticentes à investir dans le numérique, alors qu’il s’agit d’une des clés pour faire face à la crise économique.</p>



<p><em>* Expert Comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptable de Tunisie.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WUI7IJ0ZfP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/11/la-caisse-des-depots-et-consignations-cdc-doit-aider-a-relancer-leconomie-tunisienne/">La Caisse des dépôts et consignations (CDC) doit aider à relancer l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Caisse des dépôts et consignations (CDC) doit aider à relancer l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/11/la-caisse-des-depots-et-consignations-cdc-doit-aider-a-relancer-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=xtgGQYWwHC#?secret=WUI7IJ0ZfP" data-secret="WUI7IJ0ZfP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IU3Kt1KU8v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/04/loi-de-finances-2020-les-mesures-urgentes-pour-sortir-la-tunisie-de-la-crise/">Loi de finances 2020 : Les mesures urgentes pour sortir la Tunisie de la crise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Loi de finances 2020 : Les mesures urgentes pour sortir la Tunisie de la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/04/loi-de-finances-2020-les-mesures-urgentes-pour-sortir-la-tunisie-de-la-crise/embed/#?secret=PMTRf1XBKn#?secret=IU3Kt1KU8v" data-secret="IU3Kt1KU8v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MNLwVCQ3Vj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/31/tunisie-des-audits-dans-ladministration-publique-pour-quoi-faire/">Tunisie : Des audits dans l’administration publique pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Des audits dans l’administration publique pour quoi faire ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/31/tunisie-des-audits-dans-ladministration-publique-pour-quoi-faire/embed/#?secret=q9bXVUwPTN#?secret=MNLwVCQ3Vj" data-secret="MNLwVCQ3Vj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/15/tunisie-les-bonnes-pratiques-pour-la-restructuration-des-entreprises-publiques/">Tunisie : Les bonnes pratiques pour la restructuration des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Après la mal-gouvernance, la Tunisie risque-t-elle l’ingouvernance ?</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 09:40:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au vu des résultats des législatives du 6 octobre 2019, le pire scénario à craindre avec un parlement balkanisé est celui de voir la démocratie tunisienne se tourner contre elle-même, et ce par l’incapacité de ses députés et élites politiques à coordonner la gouvernance de l’État et à agir efficacement pour l’intérêt commun. Par Moktar...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Isie-Centre-de-depouillement.jpg" alt="" class="wp-image-245597"/><figcaption><em>Centre de dépouillement des votes (Isie).</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Au vu des résultats des législatives du 6 octobre 2019, le pire scénario à craindre avec un parlement balkanisé est celui de voir la démocratie tunisienne se tourner contre elle-même, et ce par l’incapacité de ses députés et élites politiques à coordonner la gouvernance de l’État et à agir efficacement pour l’intérêt commun.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Moktar Lamari</strong>, <strong>Samir Trabelsi</strong> et <strong>Najah Attig </strong>*</p>



<span id="more-245593"></span>



<p> En Tunisie, le 6 octobre 2019, les élections législatives ont bel et bien eu lieu, dans des conditions de transparence et de participation acceptables. Dieu merci! Mais, les premières estimations des résultats du vote indiquent que le prochain parlement sera un melting-pot très fragmenté, avec une vingtaine de partis et de listes représentées. Le nombre de formations politiques lilliputiennes s’est multiplié de façon inquiétante, émiettant le pouvoir et étiolant les chances de consensus dans la prise de décision. </p>



<p> Alors qu’aucun des partis élus ne dispose plus d’une quarantaine de députés (sur un total de 217), il faudrait une coalition totalisant au moins 109 députés pour constituer un gouvernement. En clair, cela exigerait la coalition d’au moins 6 partis pour constituer le prochain gouvernement. Et ici, <em>«rien n’est moins sûr que l’incertain».</em></p>



<p> Dans le contexte d’un émiettement du pouvoir des partis représentés et l’effritement de leurs corpus idéologiques, la législature 2019-2024 risque d’être imprévisible, et surtout incapable d’accoucher d’un gouvernement stable, cohérent et capable d’agir illico presto en faveur des réformes urgentes et des changements fort attendus par les électeurs, par les partenaires internationaux et par les acteurs économiques.</p>



<p> De quoi s’agit-il et quels sont les risques économiques inhérents à l’instabilité et à l’incohérence d’un gouvernement très politisé et très divisé?</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La démocratie contre elle-même ?</h3>



<p> L’ingouvernance qui pointe le nez au sein du parlement tunisien serait avant tout une situation poussée à l’extrême du credo mis de l’avant par la constitution de 2014. Les partis politiques ayant gouverné et écrit la constitution (gouvernement de 2012, dit gouvernement de la Troïka) voulaient qu’aucun parti ne puisse gouverner seul. Ils pensaient bien faire! Résultat : pour gouverner, ce credo imposait de facto le passage par des coalitions, par des tractations tacites, voire même par des collusions contre-nature. Avec toujours plus de pouvoir pour les élites politiques, mais avec toujours moins de retombées bénéfiques devant renforcer une démocratie prospère et durable. </p>



<p> Une situation pas vraiment nouvelle dans le monde où des démocraties nouvelles se sont libérées des jougs de la dictature pour, une fois au pouvoir, finir par succomber à leurs vieux démons.</p>



<p> Ce n’est pas par hasard, le scrutin législatif du 6 octobre a sonné comme un vote-sanction visant les grands partis qui ont mal gouverné l’économie depuis 2012. Pire encore, le scrutin a remis en selle un parti voulant reprendre l’héritage du parti autocratique de feu Ben Ali, chassé du pouvoir en 2011 par une révolution sanglante. </p>



<p> Ce n’est pas par hasard, c’est un vote, qui dans une certaine mesure, fait un appel du pied aux forces conservatrices d’antan pour revenir au gouvernement  afin de mettre fin à la mal-gouvernance menée par les partis au pouvoir depuis 2012. </p>



<p> La sanction ayant visé de grands partis et l’émergence de nouveaux partis <em>«outsiders»</em> en disent long sur l’insatisfaction populaire de la gouvernance des dossiers économiques et les tensions latentes qui traversent le pays d’est en ouest et du nord au sud. <br></p>



<p> Ce n’est pas par hasard. La débâcle économique de la Tunisie post 2011 risque de se creuser. Surtout que plusieurs indicateurs sont au rouge : avec une économie en panne de croissance, un chômage mirobolant chez les jeunes (35 à 40%), une dette publique étouffante (77% du PIB) , une érosion du pouvoir d’achat (divisé par deux), des déficits qui s’accumulent sans cesse, et un dinar moribond, ayant perdu plus de 70% de sa valeur face au dollar US. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Quels sont les risques économiques de l’ingouvernance ? </h3>



<p> L’examen de la composition du parlement et la balkanisation des formations politiques représentées sont porteurs de mauvaises nouvelles pour les acteurs économiques et les variables macro-économiques en général. Au moins sept risques sont anticipés et sont aussi ravageurs les uns que les autres. </p>



<p><strong><em>1-</em></strong> <strong><em>Instabilité</em></strong>. Les prochaines semaines, les acteurs économiques risquent d’assister passivement aux atermoiements, aux logrollings politiques (tractation et marchandages) et autres tiraillements amenant forcément à l’instabilité du gouvernement et à l’incohérence de ses choix économiques. Satisfaire autant de partis et les faire travailler main dans la main de façon cohérente et concertée ne sera pas une mince affaire. Les tensions sont déjà palpables et la coordination entre autant de formations politiques sera difficile, à moins que le président abrège la durée de vie de cette législature en temps et lieu (après mars 2020). Entre temps, tous vont rester les bras croisés, dans une posture wait and see! </p>



<p><strong><em>2- Méfiance internationale</em></strong>. Le contexte qui s’annonce peut compliquer des discussions déjà difficiles avec le FMI et autres bailleurs de fonds internationaux. Certaines promesses prônées lors de la campagne électorale ajoutent aux risques, n’étant pas facilement finançables et encore moins réalistes pour un budget public déjà en souffrance. Beaucoup de formations politiques élues, et affichant la volonté de remettre en question des ententes de collaboration internationale, auront des impacts certains sur les finances publiques et sur la crédibilité de la Tunisie. De telles frictions peuvent amener plus d’austérité et surtout plus de distorsions entre les politiques monétaires (imposées par le FMI notamment) d’un côté et les politiques fiscales de l’autre.</p>



<p><strong><em>3- Blocage des réformes</em></strong>. L’ingouvernance et les tensions entre les principales formations politiques représentées au parlement ne peuvent que favoriser le statu quo des dossiers sensibles et peut-être même le blocage des réformes économiques jugées de facto douloureuses : attrition des effectifs de la fonction publique, privation des sociétés d’État, flexibilité monétaire, désinstitutionnalisation de nombreux services publics… Et les champs de mésentente sont nombreux. De telles situations réduisent les décisions gouvernementales à leurs plus petits dénominateurs communs.</p>



<p><strong><em>4- Tensions sociales</em></strong>. Les tergiversations, les clivages et les désaccords liés à la constitution d’un gouvernement proactif et efficace ne peuvent qu’intensifier les tensions latentes déjà présentes, qui coûtent cher à l’économie et aux populations en chômage ou en attente de plus de soutien public pour parer au plus pressant des dépenses et accès aux services publics. On craint le retour des grèves et blocages (d’usines, de routes, des mines d’extraction de ressources naturelles) tant et aussi longtemps que les tractations pour constituer un gouvernement perdurent. Les risques terroristes peuvent s’amplifier et prendre du poil de la bête pour les prochains mois, au grand regret des acteurs économiques, notamment ceux opérant dans le tourisme et services liés.</p>



<p><strong><em>5-</em></strong> <em style="font-weight: bold;">Repli des investisseurs</em>. Le contexte d’incertitude politique et les risques d’instabilité des choix stratégiques, des incitatifs fiscaux et des garanties procurés aux investisseurs peuvent envoyer un mauvais message aux investissements privés, nationaux et internationaux. L’ingouvernance et les instabilités liées sont de nature à faire reculer les intentions d’investissement et de création d’entreprises et donc de l’emploi productif. </p>



<p><strong><em>6- Incohérence</em></strong>. La situation d’instabilité des coalitions et de fragmentation du pouvoir législatif est porteuse d’incohérence et d&rsquo;inefficacité de l’action collective. Les pressions syndicales et les groupes d’intérêt (agriculteurs, industriels, juges, éducateurs, médecins, etc.) se mettront aux aguets pour revendiquer des augmentations salariales, faire pression pour profiter de la situation.</p>



<p><strong><em>7- Décote par les agences de cotation</em></strong>. L’instabilité politique est synonyme de méfiance économique. Les agences de cotation (Fitch, S&amp;P, Moody&rsquo;s, etc.) ont déjà réduit leur cote de confiance à l’égard de l’économie tunisienne, depuis 2011 et surtout depuis 2016. La nouvelle instabilité peut obscurcir encore plus le tableau et les perspectives, faisant augmenter les taux d’intérêt exigés par les bailleurs de fonds internationaux pour financer un budget public tributaire de ces marchés à concurrence de 25% de ses revenus totaux.</p>



<p> En somme, l’instabilité et l’incohérence des politiques publiques dans le contexte d’un gouvernement divisé (divided government) et d’un parlement émietté coûtent cher à la croissance économique et à la création d’emplois. </p>



<p> Les recherches économiques sont unanimes à ce sujet pour indiquer qu’en moyenne, des changements successifs de gouvernements pour des raisons d’instabilité peuvent trainer à la baisse la productivité globale de l’économie et générer une chute de 2,5% en termes de taux de croissance du PIB.</p>



<p> Et pour paraphraser le philosophe anglais Keith Chesterton (1874 –1936), on dira que<em> «rien n’échoue comme le succès»</em>! Nous invitons vivement les partis et formations politiques élus <em>«à la sortie des urnes»</em> à tenir compte des urgences budgétaires et des intérêts économiques du pays. Le pire scénario est celui de voir la démocratie tunisienne se tourner contre elle-même, et ce par l’incapacité de ses députés et élites politiques à coordonner la gouvernance de l’État et à agir efficacement pour l’intérêt commun.</p>



<p><em>* Universitaires au Canada.</em></p>



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