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	<title>Archives des Med-Dahmani Fathallah - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Med-Dahmani Fathallah - Kapitalis</title>
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		<title>Que dit l’affaire Epstein sur l’évolution des réseaux criminels ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:21:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec l'affaire Epstein, on apprend que le criminel ne se cache plus ; il dîne à la table des décideurs, il est lui-même décideur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/13/que-dit-laffaire-epstein-sur-levolution-des-reseaux-criminels/">Que dit l’affaire Epstein sur l’évolution des réseaux criminels ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On ne pourrait peut-être jamais dire un jour que tout a été dit à propos de l’affaire Epstein. Et telle que l’affaire est traitée par les autorités judiciaires et les médias dominants, on ne saurait sans doute jamais tout sur cette affaire dont des pans entiers semblent destinés à rester dans l’ombre. Mais que dit cette affaire sur l’évolution des réseaux criminels dans le monde d’aujourd’hui ? </em></strong></p>



<p><strong>Med-Dahmani Fathallah</strong> *</p>



<span id="more-18356302"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg" alt="" class="wp-image-13960699" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’organisation Epstein est structurée en holding avec des ramifications qu’on découvre jour après jour. C’est un conglomérat d’affaires imbriquées où les formes les plus abjectes du crime sont associées à la politique, au business, à la finance, à l’espionnage, à la culture et même à la philanthropie. Cette affaire nous offre un instantané de l’état du monde moderne à l’aube de ce millénaire. Ce monde complexe porté par la science et la technologie mais qui nous offre beaucoup plus de déceptions que de satisfactions. Comment appréhender ce stade de l’évolution de l’humanité sachant qu’Epstein n’est que la partie visible de l’iceberg et que ce qui a été révélé à ce jour est loin de refléter l’ampleur de cette affaire criminelle et ses répercussions sur l’ordre mondial.</p>



<p>Il est impératif de cesser de la considérer comme une simple affaire criminelle que l’on va rapidement dépasser et oublier, même si le président Trump, qui y est lui-même impliqué, insiste pour qu’on passe à autre chose.</p>



<p>Il est impératif aussi d’analyser cette affaire tant qu’elle est encore à la Une de l’actualité et avant que les puissantes parties concernées ne parviennent à la noyer dans le brouhaha de la vulgarité et de l’insignifiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un miroir déformant de notre société</h2>



<p>L’affaire Epstein, dans sa complexité, est le miroir de notre évolution sociétale. Elle participe d’une démarche et d’un plan qui visent à capitaliser sur toutes le formes de perversité et de déviance, interdites ou tolérées.</p>



<p>Commençons par examiner la genèse et l’évolution des organisations criminelles, aujourd’hui mondialisées.</p>



<p>Au début du XX<sup>e</sup> siècle, des groupes comme Cosa Nostra ou les Triades naissent d’une carence de l’Etat. Dans des zones où la loi est absente ou injuste, ces groupes proposent une <em>«protection»</em> et une justice parallèle. La structure est basée sur les liens du sang ou du serment. L’appartenance à une <em>«famille»</em> ou une <em>«fraternité»</em> constitue le levier psychologique qui comble le vide identitaire et/ou social et donne une légitimité au groupe ainsi constitué autour du crime.</p>



<p>​Avec l’industrialisation des États-Unis (1920-1980), la prohibition, c’est-à-dire l’interdiction légale de fabriquer, vendre ou transporter de l’alcool, a été le catalyseur de la <em>«professionnalisation»</em>. Le crime a appris la logistique, la gestion des stocks et la corruption systémique des forces de l’ordre. On passe de la violence de rue à sa gouvernance corporatiste (<em>«Syndicat du crime»</em>).</p>



<p>​Avec les ruptures technologiques et financières amorcées dans les 1990, le crime a commencé à s’intégrer dans les structures sociétales. De nos jours, il est devenu totalement <em>«liquide»</em>. Il s’est adapté à la mondialisation plus vite que les institutions légales. Les cartels et les mafias fonctionnent désormais en réseaux. Ils confient la gestion logistique à des gangs locaux, le blanchiment d&rsquo;argent à des experts financiers, et la cybercriminalité à des hackers interntionaux. C’est le principe même de l’externalisation. La frontière entre économie légale et économie illégale est devenue poreuse. Le crime investit dans l’immobilier, la gestion des déchets ou les énergies renouvelables. Il adopte avec succès le concept d’<em>«infiltration»</em>. </p>



<p>​Pour jouer son rôle et lutter contre le crime, l’Etat a d’abord développé une réponse répressive qui a rapidement montré ses limites (c’est le <em>«paradoxe de l’hydre»</em> : couper une tête en fait repousser d’autres). Il a fallu développer une stratégie multidimensionnelle basée sur la mise en place d’un nombre de garde-fous pour prétendre à un certain niveau d’efficacité. </p>



<p>Le principal garde-fou est économique. C’est la traque de l’argent sale. Le talon d’Achille du crime organisé est en effet son besoin d’injecter l’argent sale dans le circuit légal. Il a fallu donc généraliser la transparence pour pouvoir pourchasser les bénéficiaires des flux financiers douteux cachés derrière des sociétés écrans. On a aussi imposé la taxation inversée en renforçant les lois sur les <em>«biens mal acquis»</em>, obligeant les individus à prouver l’origine licite de leurs actifs.</p>



<p>Le second garde-fou est social. Il s’agit de réoccuper les terrains perdus ou abandonnés par l’Etat, sachant que le crime prospère là où l’Etat recule. On a donc tenté de briser le prestige social du criminel en offrant des alternatives économiques dans les zones de non-droit par l’instauration de programmes d’éducation et d’insertion. On a aussi travaillé à restaurer la confiance envers les institutions, en instaurant une justice de proximité, afin que le citoyen n’ait plus besoin de la <em>«protection»</em> criminelle.</p>



<p>Le dernier garde-fou est psychologique, par la démystification des certaines pratiques criminelles qui instrumentalisent l’art, le cinéma, la musique ou les réseaux sociaux pour recruter. Dans ce contexte, des campagnes sont menées pour montrer la réalité sordide du monde du crime (trahisons, violences, règlements de comptes…).</p>



<p>Il y a aussi les protocoles de protection des repentis mis en place pour créer des <em>«portes de sortie»</em> psychologiques et juridiques robustes pour les anciens criminels et pour venir à bout de l’omerta (ou loi du silence) dont se drapent les barons.</p>



<p>Cependant, l’efficacité de ces garde-fous reste à évaluer face à l’internationalisation des organisations criminelles. Tant qu’il n’y aura pas une harmonisation des législations anti-mafia (sur le modèle de l’article 416-bis du code pénal italien), les organisations continueront d’utiliser les failles juridiques dans certains pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les criminels à la table des décideurs</h2>



<p>L’organisation Epstein appartient à ce modèle criminel moderne, qui bénéficie du recul de l’Etat de droit face aux intérêts privés. Elle agit comme un réseau global présent dans toutes les plus sphères politiques, économiques et sociales. Ses membres, qu’ils en soient conscients ou pas, vont du haut responsable piégé aux plus pervers des complices. Les présomptions de liens de cette organisation avec de puissantes agences internationales de renseignement restent certes à prouver, mais ses liens avec des personnalités politiques de haut rang sont avérés. Ces derniers étaient parfois plus que des complices : ils jouaient aussi un rôle de facilitateurs et de protecteurs. </p>



<p>La dimension globale de l’organisation facilitait les opérations. Les victimes étaient déplacées entre des îles privées, Dubaï, Paris, New York et la Floride, utilisant les failles juridiques et la mobilité internationale pour échapper à la surveillance, illustrant parfaitement le défi de la coopération supranationale.</p>



<p>La personnalité d’Epstein a aussi joué un rôle prépondérant dans le succès de son organisation criminelle. Il disposait d’une très grande fortune dont il va falloir déterminer les origines exactes et jouissait d’un grand charisme et d’une solide culture cosmopolite.</p>



<p>A la lumière de ce qui précède, l’affaire Epstein montre que le crime organisé ne cherche plus seulement à s’opposer à l’Etat et à le remplacer là où il est absent. Le criminel ne se cache plus&nbsp;; il dîne à la table des décideurs, il est lui-même décideur.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uoyUvyG1lY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/epstein-et-le-mossad-chut-il-ne-faut-surtout-pas-en-parler/">Epstein et le Mossad | Chut, il ne faut surtout pas en parler !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Epstein et le Mossad | Chut, il ne faut surtout pas en parler ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/12/epstein-et-le-mossad-chut-il-ne-faut-surtout-pas-en-parler/embed/#?secret=XN1NvDDXgl#?secret=uoyUvyG1lY" data-secret="uoyUvyG1lY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La perversité de la loi contre l’antisémitisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/la-perversite-de-la-loi-contre-lantisemitisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 11:04:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[projet sioniste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans certains pays, on peut être accusé d’antisémitisme et poursuivi en justice... pour avoir seulement critiqué les crimes d'Israël. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/la-perversite-de-la-loi-contre-lantisemitisme/">La perversité de la loi contre l’antisémitisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’antisémitisme est aujourd’hui un délit très controversé parce qu’il repose sur une base juridique largement biaisée. Cependant ce délit est abondamment médiatisé car c’est un levier majeur du projet sioniste, à l’origine de la création de l’Etat d’Israël. En effet, dans un bon nombre de pays, on peut être accusé d’antisémitisme et encourir des peines qui vont des lourdes amendes financières à la vindicte populaire, à l’anéantissement de la vie sociale et professionnelle et jusqu’à la prison ferme.</em></strong> <strong><em>Et ce pour avoir seulement critiqué les crimes de l&rsquo;Etat d&rsquo;Israël&#8230; </em></strong></p>



<p><strong>Med-Dahmani Fathallah</strong> *</p>



<span id="more-18321705"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg" alt="" class="wp-image-13960699" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Comme personne ne peut échapper à la loi, surtout quand on se met à l’appliquer <em>manu militaris</em>, on voit même d’illustres personnages publics qui à travers l’exercice de leurs professions se sont vus accuser d’antisémitisme, trainés dans la boue et dépouillés de leurs droits fondamentaux de citoyens. Les cas de l’avocate italienne Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur les territoires Palestiniens occupés auprès des Nations Unis et les talentueux humoristes Français, Dieudonné Mbala et Blanche Gardin pour ne citer que ceux-là, sont des exemples édifiants de la perversité de toute loi portant sur l’antisémitisme.</p>



<p>En effet, quel que soient les lois érigées contre l’antisémitisme, elles sont vides de toute substance juridique réelle, abstraites, sournoisement définies et surtout incomprises par le grand public.</p>



<p>Le délit d’antisémitisme contredit le fondement juridique de la liberté d’expression et ne s’appuie sur aucune logique juridique, morale, sociale ou anthropologique admissible. Le comble de l’ironie c’est qu’on peut être accusé d’antisémitisme par des prétendus sémites tout en étant soi-même un sémite. Mais si on veut contester ces lois et éviter de tomber sous le coup de cette accusation absurde, il est primordial de dénoncer cet abus juridique en expliquant comment l’origine linguistique du terme sémite a été travestie en un contexte ethnique limité aux Juifs et comment cela a alimenté des lois qui servent Israël et le projet sioniste plus que la communauté juive en tant que telle.</p>



<p>Pour démêler l’embrouille juridique qui a mené aux lois contre l’antisémitisme et surtout à leurs applications qui dépassent tous les cadres juridiques, il faut d’abord comprendre ce qu’est un Sémite ?</p>



<p>​À l’origine, le terme <em>«sémite»</em> est une&nbsp;catégorisation linguistique&nbsp;et non raciale ou ethnique au sens strict. Le terme est apparu à la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle pour désigner les peuples parlant (ou ayant parlé) des&nbsp;langues sémitiques. C’est une branche de la grande famille des langues dites afro-asiatiques (ou chamito-sémitiques). Ces langues partagent des caractéristiques structurelles communes, la plus notable étant l’utilisation de&nbsp;racines consonantiques&nbsp;(généralement trois consonnes) qui forment l’ossature du sens des mots (par exemple, la racine&nbsp;<em>k-t-b</em>&nbsp;pour <em>«écrire»</em> en arabe ou&nbsp;<em>m-l-k</em>&nbsp;pour <em>«roi»</em> en hébreu et en arabe). Cette origine linguistique repose aussi sur une base historique théologique voir mythologique.</p>



<p>Le mot sémite dérive du nom biblique&nbsp;Sem&nbsp;(ou Sém), l’un des fils de&nbsp;Noé, mentionné dans la&nbsp;<em>Table des Peuples</em>&nbsp;comme l’ancêtre d’une partie des populations du Proche-Orient. Bien que cette source soit théologique, elle a servi de base aux linguistes du XVIII<sup>e</sup> siècle pour nommer ce groupe de langues et les peuples associés.</p>



<p>Les Sémites sont donc les peuples qui parlent ou descendent historiquement de locuteurs de langues sémitiques. Ces langues et peuples sont originaires du&nbsp;Proche-Orient&nbsp;et de la&nbsp;Corne de l’Afrique. Ainsi, dans les groupes sémitiques antiques, on retrouve les peuples qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire antique et dont les langues se sont éteintes ou ont évolué vers les langues modernes. Ces peuples sont en premier les Akkadiens (Babyloniens et Assyriens).&nbsp;Leur langue, l’akkadien (et ses dialectes babylonien et assyrien), est l’une des plus anciennes langues sémitiques attestées, parlée en Mésopotamie. Il y a aussi les Araméens dont la langue, l’araméen, est devenue une&nbsp;<em>lingua franca</em>&nbsp;dans tout le Proche-Orient antique. Enfin, on trouve les Cananéens (Phéniciens, Moabites, Ammonites, Hébreux) qui forment un ensemble de peuples ayant parlé des langues étroitement liées (le phénicien, l’hébreu biblique, etc.) sur la côte du levant.</p>



<p>&nbsp;Dans les groupes sémitiques actuels on retrouve essentiellement les Arabes qui sont locuteurs de l’arabe&nbsp;(classique et dialectes variés) et qui forment aujourd’hui le groupe sémitique le plus nombreux, s’étendant du Moyen-Orient à l’Afrique du Nord. Il y a aussi les Juifs traditionnellement locuteurs de l’hébreu&nbsp;(langue cananéenne), qui a été ravivée comme langue moderne, alors qu’ils étaient dans l’antiquité locuteurs aussi de l’araméen. On trouve aussi dans ce groupe les Éthiopiens et les Érythréens, locuteurs des langues&nbsp;éthiopiques&nbsp;(comme l’amharique, le tigrinya et le guèze), qui forment un groupe sémitique important en Afrique de l’Est.</p>



<p>Les Assyriens et les Chaldéens, locuteurs de dialectes néo-araméens&nbsp;qui vivent principalement au Moyen-Orient font aussi partie de ce groupe.</p>



<p>Enfin, il y a les Maltais, locuteurs du&nbsp;maltais, la seule langue sémitique d’Europe, dérivée d’un dialecte arabe.</p>



<p>​Ainsi, le terme <em>«sémite»</em> est un&nbsp;marqueur linguistique et historique&nbsp;qui désigne une vaste famille de peuples et de cultures, historiquement centrée dans la région du Proche-Orient au sens large.</p>



<p>Bien qu’aujourd’hui géographiquement et culturellement distincts, les peuples sémitiques (Arabes, Juifs, Éthiopiens, etc.) partagent une ascendance linguistique commune très profonde, remontant à un protosémitique parlé au IV<sup>e</sup> millénaire avant le christ.</p>



<p>Cependant, en actionnant la légende du peuple élu, les Juifs ont exclu tous les autres peuples et ce sont accaparés le qualificatif de <em>«sémites»</em>. Ainsi, de nos jours, dans la conscience collective globale, sémite est le synonyme exclusif de juif. Cette spoliation du terme <em>«sémite»</em> est à l’origine de l’apparition au XIX<sup>e</sup> siècle en Allemagne ​du terme <em>«antisémitisme»</em> qui a été inventé pour faire référence spécifiquement à l’hostilité et à la discrimination envers les&nbsp;Juifs ce qui coïncide historiquement et géographiquement avec le développement du mouvement sioniste.</p>



<p>Bien que le terme se réfère littéralement à l’ensemble des Sémites (Arabes, juifs, Éthiopiens, Érythréens, Assyriens, Chaldéens et Maltais), son usage a été détourné pour se limiter exclusivement aux Juifs. Cet état de fait se maintient grâce un effort soutenu de désinformation sur cette aberration linguistique ainsi qu’une omerta sur le détournement du terme sémite, véhiculés par les médias occidentaux, dominés par les sionistes.</p>



<p>Ayant ainsi réussi à transformer une catégorisation linguistique en une catégorisation ethnique et l’avoir exclusivement attribué aux juifs, la voie était ouverte à la criminalisation de l’antisémitisme en l’assimilant aux crimes de haine contre les seuls Juifs.</p>



<p>Aujourd’hui l’arsenal juridique contre l’antisémitisme repose principalement sur les lois sur les crimes de haine (<em>hate crimes</em>). En effet, la majorité des pays occidentaux qui se proclament démocrates interdisent la discrimination et les discours de haine fondés sur la race, l’origine, l’ethnie ou la religion, auxquels on a intégré l’antisémitisme. C’est le mécanisme pénal principal pour sanctionner les actes antisémites.</p>



<p>Mais de nos jours les lois sur l’antisémitisme commencent à s’étendre au-delà des actes et à empiéter sérieusement sur le cadre de la liberté d’expression. Pour contourner ce cadre il fallait trouver le moyen d’éliminer la sacro-sainte protection du discours. Pour cela, les États-Unis et l’Europe ont intégré dans leur système éducatif et leur politique étrangère la définition opérationnelle de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) comme un puissant outil pour annihiler le droit à la liberté d’expression quand il s’agit essentiellement de dénoncer ou de critiquer les dérives des dirigeants pseudo-sémites d’Israël. &nbsp;Ainsi tous les propos tenus publiquement dans le but de dénoncer les abus, les discriminations, les injustices, le manquement au droit international, les crimes de guerre, même le génocide avéré commis par les Israéliens, les <em>«néo-sémites»</em>, peuvent être interprétés comme de la diffamation ou de l’incitation à la haine.</p>



<p>L’IHRA est une organisation intergouvernementale très influente dans le domaine de l’éducation et de la recherche sur la mémoire de la shoah. Fondée en 1998 à l’initiative de l’ancien Premier ministre suédois, Göran Persson, elle était initialement connue sous le nom de Task Force for International Cooperation on Holocaust Education, Remembrance, and Research. Sa mission principale est d’amener les gouvernements à promouvoir l’éducation sur l’Holocauste, perpétuer sa mémoire et encourager la recherche sur ce génocide. Elle vise à contrer le déni de la Shoah et à lutter contre les manifestations de l’antisémitisme.</p>



<p>L’antisionisme assimilé à l’antisémitisme</p>



<p>Pour l’IHRA, l’antisémitisme est une certaine perception des Juifs, qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs, leurs biens, les institutions communautaires et les lieux de culte. Cette définition n’a pas de valeur légale contraignante en tant que loi, mais elle fournit la norme internationale pour la compréhension de l’antisémitisme moderne et sert de guide politique et interprétatif essentiel dans les 35 pays membres de l’IRHA qui ont officiellement adopté cette définition. En Europe et aux États-Unis elle est même souvent citée dans les contextes législatifs et politiques.</p>



<p>Bien que cette conception de l’antisémitisme ne soit pas en soi une loi pénale, elle sert de base d’interprétation aux forces de l’ordre, aux procureurs et aux tribunaux pour identifier les actes soi-disant antisémites. Aujourd’hui on pousse l’embrouille jusqu’à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme.</p>



<p>Il est clair que tous ces quiproquos linguistiques et les embrouilles juridiques ont pour origine une norme aberrante définie par une organisation non gouvernementale partisane qui ne distingue pas clairement l’antisémitisme de l’antisionisme. Cette ingénierie pénale a pour but de fabriquer de toute pièce une base juridique qui permet la mise en place de lois liberticides protégeant les Juifs sionistes des accusations de crimes contre l’humanité commis au nom de leur projet coloniale hégémonique.​ &nbsp;</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/la-perversite-de-la-loi-contre-lantisemitisme/">La perversité de la loi contre l’antisémitisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>C’est quoi le racisme et comment le combattre ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 06:59:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le racisme, voilà un fléau qui touche l’humanité depuis la nuit du temps et qui semble s’exacerber dans nos sociétés modernes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/11/cest-quoi-le-racisme-et-comment-le-combattre/">C’est quoi le racisme et comment le combattre ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’histoire est le grand témoin de l’ampleur des injustices et des crimes abjects que le racisme a causé et cause encore. Gengis Khan, le roi Léopold II de Belgique, Adolphe Hitler et Benyamin Netanyahu seront à jamais dans le panthéon, «le hall of Fame», des pires racistes génocidaires que l’humanité ait connues.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Med-Dahmani Fathallah</strong> *</p>



<span id="more-15859223"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg" alt="" class="wp-image-13960699" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>Le racisme, voilà un fléau qui touche l’humanité depuis la nuit du temps et qui semble s’exacerber dans nos sociétés modernes. Même si ce fléau est régulièrement évoqué et dénoncé, on est en droit de se demander s’il est vraiment bien exploré et combattu.</p>



<p>C’est quoi le racisme? Quelle est l’origine du racisme&nbsp;? Pourquoi on est raciste ou comment le devient-on? Pourquoi on peut adopter des attitudes racistes? Comment a évolué ce fléau? Et surtout, comment peut-on lutter efficacement contre le racisme? Ce sont autant de questions importantes auxquelles des réponses justes et claires doivent être apportées.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">C’est quoi le racisme et quel est son origine ?</h2>



<p>Le racisme émane de l’idée qu’en s’appuyant juste sur l’anthropologie physique, on aboutit à la théorie que l’espèce humaine comporte plusieurs races différentes. L’assignation raciale qui n’a vraiment aucun fondement rationnel repose sur la couleur de la peau des hommes comme unique critère de différentiation. Essayer de comprendre le bien-fondé et l’adoption très répandue de ce raisonnement aussi simplet que trivial relève presque de la poursuite de la quadrature du cercle.</p>



<p>Le problème c’est que ce raisonnement a abouti à une doctrine ou une idéologie délétère, le racialisme, qui prône l’existence de races <em>«supérieures»</em>, tandis que d’autres seraient <em>«inférieures»</em>. Ceci a amené des peuples se réclamant des races supérieures à vouloir en dominer d’autres.</p>



<p>Alors que les origines du racisme se perdent dans l’histoire, il reste néanmoins que les références historiques au racisme sont en majorité liées au début du commerce global des esclaves et de la traite transatlantique et à l’émergence de la théorie des races au XVIII<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>L’histoire est le grand témoin de l’ampleur des injustices et des crimes abjects que le racisme a causé et cause encore. Gengis Khan, le roi Léopold II de Belgique, Adolphe Hitler et Benyamin Netanyahu seront à jamais dans le panthéon, <em>«le hall of Fame»,</em> des pires racistes génocidaires que l’humanité ait connue.&nbsp;</p>



<p>Selon la théorie des races, les organismes impliqués dans les droits de l’homme ont émis des définitions du racisme, dont celle-ci&nbsp;: <em>«Toute distinction, discrimination, exclusion, restriction ou préférence, volontaire ou involontaire, provocation et incitation à la haine basée sur la couleur de la peau ou l’origine ethnique (la race) et faite dans l’intention d’empêcher quelqu’un de jouir de ses droits ou de les exercer».</em></p>



<p>Mais avec le temps la notion de race s’est affinée et l’idéologie raciste a évolué pour s’opposer à toutes les formes d’humanisme. La distinction, discrimination, exclusion, restriction ou préférence ont été étendues à des groupes au sein même d’une présumée race. Ces nouveaux groupes sont définis selon des critères comme la religion, la nationalité, l’origine ethnique, le sexe, l’âge, l’ascendance, le milieu socio-économique, les incapacités physiques ou mentales et l’orientation politique.</p>



<p>Ces critères sont évolutifs et il ne faut pas s’étonner que de nouveaux groupes de discrimination voient le jour selon l’évolution imprévisible des sociétés modernes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nM2Z4PY1f4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=ax7y7O7CX6#?secret=nM2Z4PY1f4" data-secret="nM2Z4PY1f4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Du racisme individuel au racisme d’Etat</h2>



<p>L’évolution de cette idéologie a aussi dépassé le cadre du comportement individuel pour toucher les Etats. Ainsi des pays comme les Etats-Unis jusqu’au milieu du siècle dernier ou l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid, la Belgique et la France coloniale du XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècle et l’actuel entité israélienne ont adopté la hiérarchisation des populations selon l’idée de race ou de groupes ethniques.</p>



<p>Pour assujettir les groupes raciaux considérés comme inferieurs et les priver des droits et des libertés fondamentales, ces pays ont établi des lois discriminatoires pour être en mesure de soumettre ces groupes à des mesures répressives hors du droit commun. Ces pays avaient été des Etats racistes, &nbsp;mais &nbsp;Israël l’a toujours été et le reste encore.</p>



<p>De nos jours beaucoup de pays, notamment européens, comme la France et l’Allemagne, ou encore les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et l’Inde pratiquent le racisme d’Etat ou racisme institutionnel. Cette forme systémique de ségrégation raciste est généralement ancrée dans les pratiques policières qui ont généré le <em>«délit de faciès»</em>. L’expression de ce racisme est aussi quasi quotidienne dans le milieu du travail et lors des événements sportifs particulièrement les matches de football.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La réfutation des théories racistes</h2>



<p>Pour explorer et bien cerner les racines et les manifestations du racisme,&nbsp;on dispose de deux approches : scientifique et sociologique.</p>



<p>L’approche scientifique qui se base sur les sciences biologiques, essentiellement la génétique formelle et la génétique moléculaire, l’anatomie et la physiologie, a conduit à une réponse claire et définitive&nbsp;: <em>il n’y a pas de races au sein de l’humanité</em>. La notion de race est réfutée. Il n’existe qu’une seule espèce humaine <em>Homo sapiens,</em> la nôtre. La génétique est formelle, nous partageons tous les mêmes gènes. La science a aussi montré qu’il existe, chez les humains comme chez tous les organismes vivants, une diversité génétique qui est un discret polymorphisme moléculaire de l’ADN. Ces variations génétiques sont une règle fondamentale de la nature et un facteur d’enrichissement et d’adaptation au milieu environnant.</p>



<p>La science a montré par ailleurs qu’il existe des facteurs exogènes indépendants ou facteurs épigénétiques qui agissent sur le fonctionnement des gènes et peuvent affecter l’expression des gènes associés aux comportements.</p>



<p>A noter que tous les effets dus aux facteurs épigénétiques y compris ceux qui pourraient expliquer le comportement et les attitudes racistes sont réversibles.</p>



<p>L’approche sociologique permet d’explorer le racisme en tant que phénomène social complexe. Pour étudier les raisons qui font que l’homme peut adopter des attitudes racistes, cette approche examine plusieurs facteurs clés tels&nbsp; que la socialisation, les structures de pouvoir, les stéréotypes et les mécanismes de défense psychologique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V9BgtceskT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/euro-2024-et-elections-legislatives-en-france-racisme-football-et-politique/">Euro 2024 et élections législatives en France : Racisme, football et politique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Euro 2024 et élections législatives en France : Racisme, football et politique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/23/euro-2024-et-elections-legislatives-en-france-racisme-football-et-politique/embed/#?secret=9GcivZFdtI#?secret=V9BgtceskT" data-secret="V9BgtceskT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les vecteurs de transmission des préjugés raciaux</h2>



<p>La socialisation est l’un des principaux vecteurs du racisme. Dès leur plus jeune âge, les individus sont exposés à des normes, des valeurs et des croyances qui façonnent leur perception du monde. La famille, l’école, les médias et les groupes de pairs jouent un rôle crucial dans la transmission des préjugés raciaux.</p>



<p>Les enfants qui grandissent dans des environnements où les attitudes racistes sont des pratiques communes, sont plus susceptibles de reproduire ces comportements.</p>



<p>De plus, les messages ambigus ou négatifs véhiculés par les médias peuvent renforcer des perceptions erronées sur des groupes ethniques spécifiques. A ce niveau, l’approche sociologique et l’approche scientifique, en l’occurrence l’épigénétique, se rejoignent pour expliquer en partie les comportements racistes.</p>



<p>Par ailleurs, le racisme est souvent ancré dans les structures de pouvoir qui favorisent certains groupes au détriment d’autres. Ces structures alimentent souvent des sentiments de supériorité chez les groupes dominants. Dans ce contexte, le racisme devient un moyen de maintenir le statu quo et de justifier des privilèges. Les institutions, telles que la police, le système judiciaire et le marché du travail, peuvent également perpétuer des discriminations raciales, renforçant ainsi l’idée que certaines races sont inférieures ou moins dignes de respect.<br>Quant aux stéréotypes, ce sont des généralisations simplistes qui peuvent conduire à la déshumanisation des individus appartenant à un présumé groupe racial particulier. Lorsqu’une personne est perçue uniquement à travers le prisme de stéréotypes négatifs, cela peut justifier des comportements discriminatoires. Par exemple, des stéréotypes associés à la criminalité, aux carences intellectuelles ou à la paresse peuvent amener certaines personnes à voir les membres de certaines présumées races comme des menaces ou des parasites. Cette déshumanisation facilite l’acceptation de la discrimination et de la violence qui peut légitimer l’assassinat.</p>



<p>Sur le plan psychologique, le racisme peut également être compris comme un mécanisme de défense primaire. Face à l’incertitude, à la peur ou à l’angoisse, certains individus peuvent projeter leurs propres insécurités sur des groupes perçus comme <em>«autres»</em>. En stigmatisant un groupe, ils renforcent leur propre identité et leur sentiment de supériorité. Ce besoin de se sentir supérieur peut être exacerbé par des crises économiques ou sociales, où les individus cherchent des boucs émissaires pour expliquer leurs difficultés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment lutter contre le racisme&nbsp;?</h2>



<p>Pour lutter contre le racisme et l’injustice qui y est associée, il est essentiel d’agir sur au moins trois niveaux. Le premier est juridique. La solution consiste à se doter d’un arsenal juridique puissant qui comprend un ensemble de lois dissuasives pour quiconque commettrait un acte de discrimination, exclusion, restriction ou préférence, volontaire ou involontaire, provocation et incitation à la haine basée sur la race, la couleur de la peau ou l’origine ethnique, ou empêcherait quelqu’un de jouir de ses droits ou de les exercer.</p>



<p>L’arsenal juridique de lutte contre le racisme doit être accompagné d’une remise en question des structures de pouvoir qui doivent favoriser un tissu social harmonieux à travers la réduction des inégalités économiques, politiques et sociales sources de pouvoir et de velléités de dominance.</p>



<p>Le deuxième niveau de lutte contre le racisme est le système éducatif. Il faut veiller à prodiguer une éducation ou la déconstruction des stéréotypes soit un objectif majeur. Les programmes éducatifs doivent intégrer la socialisation positive et la valorisation de la diversité ainsi que l’enseignement aux enfants de la compassion, de l’équité et des droits de la personne.</p>



<p>Au troisième niveau de la lutte contre le racisme on trouve la société civile et les organismes non gouvernementaux qui doivent contribuer à la construction d’une société plus inclusive en favorisant la compréhension et l’empathie, en aidant à la dénonciation du sectarisme et des discours haineux, et en amplifiant la voix des opprimés. La société civile peut aussi jouer un rôle important pour guider la défense des personnes victimes de harcèlement.</p>



<p>Le racisme est donc un phénomène complexe qui touche toutes les sociétés et ne peut être réduit à des manifestations ou attitudes personnelles puisqu’il affecte des systèmes étatiques et impacte toutes ses composantes.</p>



<p>Si les sciences naturelles réfutent la théorie des races, il n’en demeure pas moins qu’elles supportent l’approche sociologique, qui nous apprend que le racisme est le produit de processus sociaux, culturels et historiques.</p>



<p>Il semblerait donc évident que la lutte contre le racisme passe des analyses historiques précises ainsi que des ajustements des processus sociaux et culturels pour renforcer les liens sociaux et prévenir les comportements et attitudes erratiques. La volonté politique doit s’exprimer pleinement pour qu’on puisse réussir ce travail colossal.&nbsp;</p>



<p>* <em>Millenium 3 Advisory.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Jr6GXPyYYt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/">‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/embed/#?secret=58f2K707IY#?secret=Jr6GXPyYYt" data-secret="Jr6GXPyYYt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Des droits de l’homme et des vétos contre l’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 10:08:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[droit de véto]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’Homme]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Med-Dahmani Fathallah]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[oxfam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sauver les droits humains et leur garder leur caractère universel, il convient de soustraire les Nations Unies à la mainmise des grandes puissances. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/30/des-droits-de-lhomme-et-des-vetos-contre-lhumanite/">Des droits de l’homme et des vétos contre l’humanité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour sauver les droits humains et leur garder leur caractère universel, il convient de soustraire les Nations Unies à la mainmise des grandes puissances par la suppression du droit de véto, le principal obstacle au maintien de la paix et à la réalisation d’un vrai projet humain.</em></strong><em> (Photo : les 5 pays ayant le droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies sont les détenteurs des décrets internationaux).</em></p>



<p><strong>Prof. Med-Dahmani Fathallah *</strong></p>



<span id="more-15023056"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg" alt="" class="wp-image-13960699" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Promulgué le 19 décembre 1948 dans le cadre de la charte de l’Organisation des nations unis (Onu), la déclaration des droits de l’homme est une réponse au besoin urgent, ressenti après la fin de la deuxième guerre mondiale, de définir un régime de droit global pour protéger les hommes.</p>



<p>Si la proclamation de ces droits s’était alors faite dans une liesse générale, aujourd’hui ils sont plus que jamais bafoués et sujets aux controverses, dénégations et débats houleux.</p>



<p>Il aurait donc fallu au moins vingt siècle d’histoire humaine pour que le concept des droits de l’homme soit finalement énoncé, formulé et qu’il devienne un concept formel de droit universel. Mais il n’a fallu à ce concept que quelques décennies pour commencer à être remis en cause et à péricliter. Est-il vraiment l’aboutissement récent d’une lente évolution des sociétés humaines? Si oui, pourquoi est-il en train de régresser si rapidement? Pour essayer de répondre à ces questions, il est important de passer en revue ces droits et les mettre dans une perspective historique qui couvre aussi l’histoire récente et les évènements en cours.&nbsp;</p>



<p>Quels sont les droits de l’homme et comment ont-ils évolué&nbsp;?</p>



<p>Les droits de l’homme qu’on devrait appeler les droits des humains (Human Rights) pour lever&nbsp; toute ambiguïté relative au sexe, sont des droits fondamentaux de justice qui visent à garantir la dignité, la liberté et l’égalité de tous les êtres humains sans la moindre distinction, et dont voici les dix principaux: le droit à la vie; le droit à la liberté et à la sécurité; le droit à l’égalité devant la loi; le droit à la liberté d’expression; le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; le droit à la vie privée; le droit à un procès équitable; le droit à la liberté de réunion et d’association; le droit à l’éducation et le droit au travail.</p>



<p>Ces droits sont souvent énoncés et/ou référencés dans des documents internationaux. Ils sont en principe protégés par des traités et des lois nationales dans de nombreux pays. Les droits de l’homme, en tant que concept formel et universel, n’ont pas toujours existé dans la même forme qu’aujourd’hui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yGkePD4dtS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/02/appel-a-la-vigilance-face-a-la-faiblesse-des-nations-unies/">Appel à la vigilance face à la faiblesse des Nations Unies</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel à la vigilance face à la faiblesse des Nations Unies » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/02/appel-a-la-vigilance-face-a-la-faiblesse-des-nations-unies/embed/#?secret=kUuOkJcJON#?secret=yGkePD4dtS" data-secret="yGkePD4dtS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi, dans&nbsp;les civilisations anciennes de l’antiquité, comme celles de la Grèce ou de Rome, des notions de justice et de droits individuels existaient, mais elles étaient souvent limitées à certaines classes sociales ou groupes ethniques. Par exemple, les citoyens grecs avaient des droits politiques, mais les femmes et les esclaves n’étaient pas inclus. Au Moyen-âge, les droits étaient souvent liés à la religion et à la féodalité. Les chartes et les documents comme la Magna Carta (1215) ont commencé à établir des principes de droits limités, mais ils ne s’appliquaient pas universellement. A signaler que les préceptes de l’islam comportent quasiment tout le contenu de la déclaration universelle des droits de l’homme à l’exception peut-être de la question de l’esclavage qui demande une lecture historique du Coran. Le second Khalife Omar Ibn Al-Khattab,qui s’est distingué par son sens très aigu de la justice, aurait dit en réprimandant Amr Ibnou Al-As, le gouverneur de l’Egypte&nbsp;: «<em>Quand avez-vous réduit en esclavage des personnes dont les mères leurs ont donné naissance libres?</em>».</p>



<p>Quant à l’époque moderne, ce n’est qu’à partir des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des penseurs comme, Jean-Jacques Rousseau et les philosophes des Lumières, que l’idée de droits naturels et universels a commencé à germer.</p>



<p>La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 en France, ainsi que la déclaration d’indépendance des États-Unis en 1776, sont des jalons importants dans l’affirmation des droits humains.</p>



<p>Au XXe siècle, c’est dans le cadre de l’effort de reconstruction des valeurs morales, après que le monde ait découvert les horreurs de la Seconde guerre mondiale, que la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 est venue établir un certain cadre de droit international pour les droits humains, affirmant que ces droits sont inaliénables et doivent être respectés par tous, sans distinction. Ainsi bien que les idées relatives aux droits et à la justice aient existé à travers l’histoire, les droits de l’homme tels que nous les connaissons aujourd’hui sont le résultat d’un long processus d’évolution sociale, politique et philosophique.</p>



<p>Reste maintenant à essayer de comprendre pourquoi ce concept de droit et de justice tel qu’il a été énoncé en 1948 n’est pas aussi résiliant qu’il devrait l’être? Pourquoi est-il aujourd’hui l’objet d’interprétations plus farfelues les unes que les autres? Pourquoi il n’a jamais été universel?</p>



<p>En fait, malgré la longue période d’incubation qui a permis aux droits humains d’avoir un cadre de droit, ce cadre n’est pas aussi solide qu’on l’aurait souhaité. Il faut d’abord considérer que l’Onu qui a formellement introduit ce concept n’est pas une institution législative universelle au sens strict du terme. Ceci pourrait expliquer la faiblesse du cadre juridique ainsi que l’absence de règles constitutionnelles, législatives ainsi que des dispositions réglementaires et de principes jurisprudentiels clairs.</p>



<p>Par ailleurs, l’Onu ne dispose pas d’un vrai pouvoir exécutif indépendant. Ceci est illustré par le fait que le pouvoir coercitif de la Cour internationale de justice, qui émane de cette institution, ne s’applique qu’aux faibles ou se résume alors à la simple présence passive de soldats de divers horizons, les fameux Casques bleus, dans les zones de conflits. Si on réfléchit aux droits humains en termes de droits inaliénables, la dénégation de n’importe lequel de ces droits comme le droit à la vie, au travail, aux soins ou à l’éducation doit obligatoirement faire l’objet d’une plainte aux instances chargées d’appliquer les droits de l’homme. Mais, c’est au niveau de l’application qu’on commence à découvrir des insuffisances majeures qui menacent la quintessence même du concept et témoignent de sa fragilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défis persistants et avancées inégales</h2>



<p>En effet, l’application des droits humains est répartie sur plusieurs niveaux de droits et d’institutions, qui peuvent varier selon les pays et les systèmes juridiques. Dans le groupe de droits et institutions, on trouve les constitutions nationales. En effet dans de nombreux pays, les droits humains sont intégrés dans la constitution. Cela signifie que le respect de ces droits est une obligation pour l’Etat et ses institutions.</p>



<p>Il y a aussi la législation nationale ou les lois adoptées par le parlement ou d’autres organes législatifs qui peuvent également codifier les droits humains et établir des mécanismes pour leur protection.</p>



<p>Le pouvoir judiciaire avec les tribunaux joue un rôle crucial dans l’application des droits humains. Ils interprètent la loi et peuvent juger des violations de ces droits, offrant ainsi des recours aux victimes. Parmi les institutions il y a les organisations internationales qui établissent des normes que les états sont encouragés à respecter autant que des traités et des conventions internationales, en l’occurrence la déclaration universelle des droits de l’homme ou le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les mécanismes de suivi, comme les comités des droits humains, peuvent également exercer une pression sur les Etats pour qu’ils respectent ces normes. Il faut aussi mentionner les organisations non gouvernementales (ONG) dont le rôle principal est de surveiller les violations des droits humains et de plaider pour leur respect. Elles jouent un rôle important dans la sensibilisation et la défense de ces droits. Enfin, l’opinion publique, les médias et la société civile jouent un rôle dans la mobilisation et l’engagement des citoyens et sont essentiels pour promouvoir et défendre les droits humains. Les mouvements sociaux peuvent influencer les politiques et les lois.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jx9HMqZSat"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/linvocation-par-israel-de-la-legitime-defense-dans-le-conflit-a-gaza/">Israël a-t-il le droit d’invoquer la légitime défense dans le conflit à Gaza ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël a-t-il le droit d’invoquer la légitime défense dans le conflit à Gaza ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/linvocation-par-israel-de-la-legitime-defense-dans-le-conflit-a-gaza/embed/#?secret=WC5GufRJWP#?secret=jx9HMqZSat" data-secret="jx9HMqZSat" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Ainsi on voit que le système d’application des droits humains est une structure complexe qui contient une large toile d’institutions et de mécanismes, tant au niveau national qu’international qu’à celui des ONG et de la société civile. Son fonctionnement nécessite donc de solides coopérations et une coordination parfaite entre tous ces acteurs. La complexité de l’appareil d’instauration des droits humains serait un facteur fragilisant qui le rend très vulnérable. Ceci expliquerait en partie le statut actuel des droits humains dans le monde qui est marqué par des défis persistants et des avancées inégales. Un de ces défis réside dans les différences de la marge de manœuvre, des procédures administratives et des moyens mis à la disposition des différents acteurs selon le statut de chacun ainsi que de l’environnement sociopolitique ou il évolue.</p>



<p>Mais l’entrave majeure à l’application et surtout à l’universalité des droits humains on la retrouve au sein même des principes fondateurs de l’Onu. Cette entrave c’est le droit de véto conféré <em>de facto</em> aux cinq membres permanents du conseil de sécurité que sont les Etats Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France. Le droit de véto octroie le pouvoir à chacun de ces pays d’annuler définitivement et sans recours les résolutions votées par tous les pays membres de l’organisation au cours de l’Assemblée générale. En usant et en abusant de ce droit à outrance, ces grandes puissances ne respectent que leurs agendas politiques et ne tiennent aucunement compte du devoir de justice et de l’universalité prônés par les droits humains. Ceci a eu pour conséquence d’introduire de grandes fissures dans le concept de droits humains et à jeter le discrédit sur l’Onu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des vétos contre l’humanité</h2>



<p>Ainsi sur les 23 conflits répertoriés dans le monde au cours de la dernière décennie, 27 des 30 vétos opposés par le Conseil de sécurité des Nations Unies au sujet de ces conflits concernaient la Palestine, la Syrie et l’Ukraine. Pour rappel, ces 23 conflits ont causé la mort d’un million de personnes et plus de 230 millions entre personnes déplacées et ceux qui ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Cela représente une hausse de 150 % depuis 2015.&nbsp; L’histoire retiendra que les derniers vétos américains ont donné le feu vert au génocide des palestiniens de Gaza qui se poursuit de plus belle. Ils ont aussi empêché toute résolution du conflit en Ukraine.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces aberrations ont amené le président de l’Assemblée générale de l’Onu, Csaba Kőrösi à déclarer à propos du droit de véto&nbsp;: <em>«C’est comme un masque à oxygène dans un avion : c’est bien de l’avoir, mais mieux vaut ne jamais l’utiliser». </em>Cette métaphore diplomatique ne veut pas signifier autre chose que l’utilisation du droit de véto est synonyme de catastrophe. Pour Oxfam, les vétos sont… contre l’humanité. C’est aujourd’hui un fait indéniable que l’application des droits humains dépend entièrement de la volonté des grandes puissances menées par des néoconservateurs et des réalités géopolitiques régies par des intérêts matérialistes pour ne pas dire par des velléités hégémoniques sur le monde. Les droits humains sont une entrave à ces dessins et se trouvent otages d’une frange excessivement cupide et non civilisée de l’humanité.</p>



<p><em>«Le comportement erratique et égoïste des membres du Conseil de sécurité des Nations</em><em> </em><em>Unies a contribué à l’explosion des besoins humanitaires, qui dépassent désormais la capacité de réponse des organisations humanitaires. Il est donc indispensable de changer radicalement et au plus haut niveau notre architecture de la sécurité mondiale»</em>, a déclaré Amitabh Behar, directeur général d’Oxfam International.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t2SrIDygTB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/gaza-le-droit-international-les-droits-humains-et-le-grand-mensonge-de-loccident/">Gaza, le droit international, les droits humains et le grand mensonge de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza, le droit international, les droits humains et le grand mensonge de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/30/gaza-le-droit-international-les-droits-humains-et-le-grand-mensonge-de-loccident/embed/#?secret=M9U98klT4F#?secret=t2SrIDygTB" data-secret="t2SrIDygTB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>En dehors de l’Onu et des sphères diplomatiques, les droits de l’homme sont en train de subir des attaques insidieuses pour les vider de leurs contenus. Ces attaques visent les esprits et sont orchestrées par des pseudo intellectuels et véhiculées par de puissants médias à la solde des néoconservateurs. Ces attaques sont de loin les plus à même de mettre les droits humains en péril. Ainsi au droit de vie on oppose l’argument de la trop forte croissance démographique, mais plus grave encore, on utilise le terrorisme pour introduire le concept de deshumanisation qui est aujourd’hui mis en avant pour légitimer le génocide du peuple Palestinien. Au droit à la liberté individuelle on oppose la nécessité de redéfinir les libertés et de les codifier selon des paradigmes hégémoniques qui ne sont même plus cachés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La logique des deux poids deux mesures</h2>



<p>Quant au droit à l’égalité devant la loi, on contrôle la justice pour lui imposer deux vitesses, celle des deux poids deux mesures. Ainsi le droit à un procès équitable devient une affaire aléatoire. On introduit une confusion entre la diffamation et le droit à la liberté d’expression. Le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion est ridiculisé quand il n’est pas interdit. Le droit à la vie privée est sacrifié au profit des technologies de profilage et de la liberté hégémonique des médias sociaux. Divers subterfuges sont utilisés pour restreindre le droit à la liberté de réunion et d’association et les droits à l’éducation et au travail sont revus selon les dictats du libéralisme économique. C’est à se demander quels sont exactement les nouveaux droits humains et pour quels humains sont-ils destinés.</p>



<p>Enfin, si le rythme du déclin des droits humains est aussi rapide c’est surtout la résultante de la volonté, des moyens et des efforts déployés pour vider le concept de sa substance. Il est clair que le concept des droits humains universel est aux antipodes des dessins des néoconservateurs qui obéissent aveuglement à des instincts primaires, de suprématie, de domination et de cupidité. Les sources de cet atavisme criminel se trouvent-elles dans la psychologie humaine? Y aurait-il un côté démoniaque avéré chez l’homme? Ce qui est certain c’est que l’universalité des droits humains est le meilleur remède pour prévenir et réprimer tout mal que des hommes peuvent infliger&nbsp; à des humains et surtout la voie ultime pour la réalisation du projet civilisationnel humain et l’affirmation de l’énorme potentiel de la noble nature humaine.</p>



<p>En conclusion, si les droits humains sont menacés et font face aujourd’hui à de nombreux défis, le concept a malgré tout progressé dans les esprits mais trop peu dans la pratique. La vigilance, l’engagement et la coopération internationale sont essentiels pour protéger ces droits et faire en sorte qu’ils pérennisent à l’échelle mondiale. Pour cela, il est urgent de sauver l’Onu de la mainmise des grandes puissances à travers une profonde réforme qui exclut le droit de véto et confère à l’organisation un pouvoir réel pour le maintien de la paix et la réalisation d’un vrai projet humain.</p>



<p>* <em>Millenium 3 Advisory.</em></p>



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