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	<title>Archives des modernistes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des modernistes - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie-Politique : Kais Saied joue de la fibre religieuse, et se joue des islamistes et des modernistes</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 07:29:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même s&#8217;il cherche à ratisser large en s&#8217;attirant, à la fois, les électeurs islamistes et modernistes, tout en suscitant entre eux la discorde, on ne peut pas prétendre que le président Saïed fasse pire que ses adversaires, en matière de machiavélisme politique. Par Dr Mounir Hanablia * Kais Saied est il un islamiste? On peut...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Kais-Saied-petite-fille-voilee.jpg" alt="" class="wp-image-388411"/><figcaption><em>Cette photo, qui a choqué beaucoup de Tunisiennes et de Tunisiens, a été sciemment publié par la présidence de la république. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Même s&rsquo;il cherche à ratisser large en s&rsquo;attirant, à la fois, les électeurs islamistes et modernistes, tout en suscitant entre eux la discorde, on ne peut pas prétendre que le président Saïed fasse pire que ses adversaires, en matière de machiavélisme politique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-388410"></span>



<p>Kais Saied est il un islamiste? On peut certes tenir compte de ce qu’a accompli le président de la république durant ces neuf mois de pouvoir. Après une campagne de vaccination réussie, et une décrue de la pandémie, il a fait face à des perturbations dans le ravitaillement de produits alimentaires, dont, malgré une situation internationale défavorable, il est en train de venir à bout. L’inflation est là, mais il s’agit des conséquences d’une dizaine d’années de gestion irresponsable du pays qui, en dépit des allégations de ses adversaires, ne lui sont pas attribuables. Il a chassé le parti Ennahdha et le gouvernement qui lui était inféodé du pouvoir, il a fermé les mosquées pour lutter contre le coronavirus, mais on l’accuse désormais de nouveau d’être un islamiste déguisé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;art de récupérer les symboles à son profit</h2>



<p>En effet, il est apparu distribuant le prix d’un concours de récitation coranique à une petite fille enveloppée dans un ample vêtement blanc, ne laissant apparaître que le visage. Cela a suscité l’opprobre de la frange moderniste et laïque de la population, qui en condamnant la contrainte exercée sur les fillettes pour le port du voile, a dénoncé la dérive rigoriste du chef de l’Etat faisant la promotion d’une société obscurantiste, et donnant des gages aux islamistes pour menacer les acquis modernistes. Mais abstraction faite du symbole attribué à cette photo, qui divisera les Tunisiens relativement à leurs référents identitaires, économiques, culturels, et sociaux, il s’agit effectivement d’un acte politique.</p>



<p>Dans un pays que la Constitution définit comme musulman, dont l’Etat historiquement tire envers et contre tout sa légitimité de l’Islam autant sinon plus que des élections, il est naturel qu’il tente d’en récupérer les symboles à son bénéfice, d’autant plus opportunément que sa légitimité et son pouvoir sont contestés par ceux-là mêmes qui ont utilisé ces mêmes symboles pour asseoir leur domination politique au nom de la légitimité démocratique, les islamistes en l&rsquo;occurrence.</p>



<p>Ce qui peut choquer en réalité plus que le port du voile par une fillette que même la religion ne soumet pas à cet âge à l’obligation de le porter, c’est le fait qu’on la traite comme une adulte dans une cérémonie conçue par et pour des adultes, et que le chef de l’Etat, lui remettre un diplôme qui fasse presque sa taille. Mais cela ne choque certainement pas l’homme ou la femme communs dans ce pays, et de là à situer toute l’affaire sur le même plan que la pédophilie où la criminalité, ainsi que le font quelques-uns, il y a un gouffre qui à priori serait infranchissable, même dans les pays non musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ouverture des mosquées la nuit n&rsquo;est pas dramatique</h2>



<p>La décision d’ouvrir les mosquées la nuit pour la prière du tahajjud durant les 10 derniers jours du ramadan, et la réponse peu courtoise du ministre des Affaires religieuses aux syndicalistes parmi les employés des mosquées les appelant à aller dormir en sous entendant qu’ils préféraient le sommeil à la pratique du cultr, et garantissant le maintien de l’ordre par d’autres qu’eux, durant lesdites prières, ont certes attisé les critiques, relativement à l’identité des personnes chargées de l’assurer, en dehors du cadre sécuritaire habituel, et au nécessaire respect de la liberté de conscience dont le ministre est redevable envers tous les citoyens.</p>



<p>Que M. Saied décide d’ouvrir les mosquées la nuit pendant une dizaine de jours n’a en soi rien de dramatique, et la prière du Tahajjud dont beaucoup semblent ne jamais avoir entendu parler est durant le mois de ramadan opportune, seules quelques personnes possédant la force physique et mentale nécessaires peuvent l’accomplir. D’autre part, durant la pandémie les mosquées ont été fermées de longs mois, sans que cela ne suscite de remous, et il y aurait une certaine exagération à considérer le Tahajjud comme une menace à la sécurité interne du pays.</p>



<p>En réalité, le contexte est éminemment politique. Au moment où Ahmed Nejib Chebbi se découvre un mandat céleste pour organiser en toute liberté, il faut le préciser, un futur gouvernement du désastre national qui risque d’abattre ce qui reste de l’Etat tunisien sur les têtes de tous ses citoyens, le PDL, en tirant à boulets rouges sur le chef de l’Etat, se retrouve dans une situation embarrassante en se positionnant objectivement dans la même tranchée que tous ses ennemis.</p>



<p>L’ autre source de la légitimité politique étant la lutte de libération nationale, le chef de l’Etat ne s’était pas fait faute de se déplacer à Monastir pour commémorer l’anniversaire du décès du président Habib Bourguiba, à son mausolée, et cela lui vaut l’inimitié des détenteurs des droits exclusifs sur sa mémoire, qui ne se font pas faute de le critiquer au nom de l’adhésion à un modernisme qui en réalité n’est que relatif.</p>



<p>Quand il s’était agi de réformer la loi successorale dans le sens de l’égalité des sexes, Abir Moussi, la présidente du PDL, en s’y opposant, avait transigé sur les principes, et en se ralliant à une constitution dont elle n’avait cessé de dénoncer, à juste titre d’ailleurs, l’inconséquence, sinon l’illégalité, elle n’avait pas agi autrement. En saisissant l&rsquo;opportunité de condamner le voile chez les petites filles, elle risque paradoxalement désormais de se retrouver en difficulté pour expliquer à ses partisans et à son électorat qu&rsquo;elle ne poursuit pas les mêmes objectifs que Rached Ghannouchi contre la présidence de la république.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kaïs Saïed ratisse large et divise ses adversaires</h2>



<p>M. Saïed en se présentant à juste titre en tant qu’ultime rempart de l’Etat contre des institutions et des partis politiques discrédités, en promettant des élections à la fin de l’année, et en ratissant large dans l’électorat islamiste ou simplement dans la piété musulmane, divise ainsi ses adversaires qui s’étaient unis pour l’abattre, en suscitant entre eux la discorde, et de nouveau polarise la vie politique du pays entre modernistes et religieux. Abstraction faite des intentions anarchistes qu’on lui prête, en matière de machiavélisme politique, on ne peut prétendre qu’il fasse pire que ses adversaires.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RWdXLZJFvN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/tunisie-politique-le-grand-choc-des-institutions-et-des-ambitions/">Tunisie-Politique : le grand choc des institutions et des ambitions</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Politique : le grand choc des institutions et des ambitions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/06/tunisie-politique-le-grand-choc-des-institutions-et-des-ambitions/embed/#?secret=qBN6LrGhtA#?secret=RWdXLZJFvN" data-secret="RWdXLZJFvN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LZOQjzBaT4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/27/tunisie-taux-totaux-et-creanciers-au-pouvoir/">Tunisie : taux, totaux et créanciers au pouvoir</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : taux, totaux et créanciers au pouvoir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/27/tunisie-taux-totaux-et-creanciers-au-pouvoir/embed/#?secret=y9AxJA1yHI#?secret=LZOQjzBaT4" data-secret="LZOQjzBaT4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cTT5ik2nof"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/10/abir-moussi-ou-le-retour-du-discours-nationaliste/">Abir Moussi ou le retour du discours nationaliste</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Abir Moussi ou le retour du discours nationaliste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/10/abir-moussi-ou-le-retour-du-discours-nationaliste/embed/#?secret=Ts95e5UamL#?secret=cTT5ik2nof" data-secret="cTT5ik2nof" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>La Tunisie mérite mieux!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/22/la-tunisie-merite-mieux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2020 11:07:20 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Pauvrete.jpg" alt="" class="wp-image-215523"/><figcaption><em>Cette Tunisie profonde, et profondément humiliée, que le politiques ferment les yeux pour ne pas voir. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>La descente aux enfers de l’économie tunisienne a débuté en 2012. Le confinement lié à la Covid-19, en cette année 2020, a aggravé la débâcle économique et rallumé le brasier des tensions sociopolitiques. Coupables, les élites politiques au sommet de l’État jouent avec le feu et se discréditent de jour en jour. Les uns pour conflit d’intérêts, soupçons de corruption ou malversations, d’autres pour sabordage volontaire du tissu industriel du pays, et bien d’autres pour le chaos et l’anarchie engendrés sous la coupole du parlement. Le pays doit avoir le courage institutionnel pour rompre avec ce cercle vicieux et renverser la vapeur.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari,</strong> Ph. D.</p>



<span id="more-308982"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Les statistiques économiques confirment la grave déroute du pays. Depuis 2012, le pouvoir d’achat des citoyens a été amputé du presque le tiers. Alors que les élites dominantes tergiversent et bricolent leur propre <em>«modèle»</em> de démocratie, la pauvreté sévit et avance dangereusement, n’épargnant aucune couche sociale. Les industries ferment et les gains de productivité convergent vers zéro.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une démocratie qui appauvrit sa population au lieu de l’enrichir</h3>



<p>Selon les données officielles, le PIB par habitant est passé de 4200 $ US par an, en 2012 à seulement 3300 $US en 2019. Dix ans de perdus pour les citoyens et honnêtes gens de ce pays, beau et généreux.</p>



<p>Avec les impacts du confinement de la Covid-19 et la récession liée (estimée entre &#8211; 8 et -10% du PIB), la glissade de la richesse créée par habitant et par an ne peut que s’amplifier, pour descendre sous la barre de 3000 $US, soit moins de 8 $US par jour et par habitant, pour l’année 2020 (contre 12 $US en 2011). Une moyenne arithmétique de 8 $US, avec un écart type élevé et des disparités grandissantes. Presque 4 millions vivent sous la pauvreté, soit plus qu’une personne sur trois.</p>



<p>Comparativement aux pays arabes comparables, les Tunisiens s’appauvrissent de jour en jour depuis l’avènement de la Révolution du Jasmin.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Fig-1.jpg" alt="" class="wp-image-308995"/></figure></div>



<p>Une dizaine de gouvernements ont gouverné la transition démocratique du pays depuis 2012. Tous obnubilés par les enjeux politiques; et au lieu de réformer et de gouverner sur la base d’objectifs à atteindre, ils ont dépensé sans compter, ils ont endetté le pays comme jamais. Certains ministres et députés se sont rempli les poches et se sont enrichis de manière odieuse, voire crapuleuse.</p>



<p>L’endettement de l’État (sans compter les entreprises publiques) a plus que doublé entre 2010 et 2020 : il est passé de 40% du PIB à plus de 85% aujourd’hui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’économie tunisienne malmenée par toutes les parties </h3>



<p>Les 330 ministres ayant gouverné le pays depuis 2012 ont géré l’économie sans vision et souvent sans conviction. Sans compétences en économie et sans agilité en gouvernance, ils ont été souvent recrutés dans le cadre de réseaux implantés en France (Françafrique, franc-maçonnerie, la multinationale Total, lobbys des grandes écoles, etc.), en Angleterre (arrière-base d’un islamisme politique noyauté) ou des groupes de pression de la mouvance islamiste venant du Qatar, de la Turquie, etc.</p>



<p>Dans leur quasi-totalité, les ministres ayant gouverné le pays ont été surtout recrutés selon des critères de docilité et de proximité des lobbys agissant pour influencer les politiques publiques en Tunisie. Des ministres néophytes, parachutés d’ailleurs pour gouverner un pays, dont la population naïve espérait améliorer son niveau de vie et accéder aux standards de vie des pays démocratiques en Europe.</p>



<p>Un grand nombre de ces 330 ministres ont pris le pouvoir juste pour s’amuser, pour renflouer leur CV, mousser leurs actifs patrimoniaux et mieux percer les secrets de l’État tunisien. Des ministres qui ont tout fait pour optimiser leur bénéfice privé, au détriment du bien-être collectif. Ils rendaient compte à leur parti, et c’est pourquoi ils ont travaillé pour défendre les intérêts partisans de leurs clans.</p>



<p>Des ministres qui circulent comme des bagages sur le carrousel du système politique. Leurs résultats et impacts sur la prospérité économique de leurs concitoyens sont là pour confirmer leur vraie «valeur ajoutée» à leur pays et terre de leurs aïeux.</p>



<p>Ce type de carrousel politique doit être arrêté pour laisser la place à des compétences dotées de convictions et de valeurs axées sur le bien-être du citoyen, dans toutes les régions et tous les secteurs économiques. Des ministres capables de porter des projets, assumer des réformes et pas des ministres mercenaires, girouettes et à la solde des lobbys politiques.</p>



<p>Sur un autre front, l’économie tunisienne mérite mieux que ces députés qui se bagarrent à longueur de journée et qui se traitent de tous les noms en direct à la télévision, comme des gamins turbulents, hyperactifs et qui n’ont pas pris leur dose de calmant pour rester assis, discuter poliment et travailler fort comme n’importe qui dans les champs agricoles, les usines de textiles et sous le soleil brûlant d’El-Kamour, Remada ou Dechrat Ouled Chehida… dans le Sahara tunisien.</p>



<p>L’économie tunisienne mérite mieux qu’un pouvoir présidentiel édenté, verbeux et décalé par rapport aux impératifs de la création de la richesse collective.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Restaurer l’efficacité des institutions, rappeler à l’ordre les élites politiques</h3>



<p>Le système parlementaire, issu de la Constitution de 2014 est biaisé : il a été conçu sur mesure, de façon précipitée pour arranger des intérêts partisans et de certains partis qui ne voulaient pas nécessairement du bien à la Tunisie, seule démocratie en terre d’islam.</p>



<p>Les résultats sont là pour démontrer les conséquences des méfaits de telle gouvernance sur la prospérité de l’économie, sur le pouvoir d’achat des citoyens et sur durabilité du développement d’un pays peu doté en ressources naturelles et dont la seule richesse réside dans son capital humain et sa capacité à se remettre en cause.</p>



<p>Des réformes institutionnelles structurelles doivent être initiées rapidement, pour éviter le pire, et désamorcer les tensions sociopolitiques qui vont avec.</p>



<p>Par où commencer ? Avec la démission du gouvernement présidé par Elyes Fakhfakh, et le départ de sa quarantaine de ministres, le pays doit se doter d’un gouvernement fort, compétent et sans liens avec les guerres idéologiques que se livrent islamistes et modernistes.</p>



<p>Le pays, ses intellectuels, ses médias et ses forces vives doivent prendre conscience que les Tunisiens ne vont pas accepter encore un énième gouvernement pour gérer un statu-quo qui ruine l’économie du pays et obscurcit les horizons pour les jeunes générations. Tous doivent se dresser contre la vampirisation de l’économie par des rapaces imposés par les lobbys politiques.</p>



<p>Le prochain gouvernement constitue la dernière chance pour remettre le pays au travail, pour discipliner la vie politique et éviter le pire.</p>



<p>Récemment, il a fallu l’intervention des forces de l’ordre et même de l’armée pour mettre fin aux blocages des pipelines et stations de pompage du pétrole et du gaz dans le sud tunisien. Le motif évoqué est noble : préservation du bon fonctionnement des infrastructures économiques.</p>



<p>De telles interventions musclées et dissuasives doivent s’étendre aux institutions politiques vitales, qui sont quasiment bloquées depuis des mois. Le parlement et les parlementaires doivent se conformer à la loi, faire leur devoir ou démissionner. Autrement, ils courent à leur perte.</p>



<p>Le pays ne se laissera pas faire, et la géopolitique internationale ne fermera pas les yeux sur ce qui survient si la crise économique s’amplifie davantage, si le chaos politique au parlement perdure et si les prémisses d’une guerre civile se multipliaient dans le sud tunisien ou dans les régions déshéritées… de la Tunisie profonde.</p>



<p>L’immunité parlementaire n’a plus de sens quand elle est mise entre les mains de politiciens véreux, de députés fanatisés par l’intégrisme religieux, ou de ministres larbins et irresponsables.</p>



<p>Le prochain gouvernement doit mettre le cap sur l’économie et la création de la richesse collective. Les secteurs économiques doivent être sanctuarisés et préservés des tensions politiques.</p>



<p>Les parties prenantes doivent bannir les blocages des routes, des usines… et toutes les entreprises publiques et privées. Des réformes qui attendent depuis des années doivent être initiées par des hommes et des femmes d’État, ayant le courage de les défendre et d’assumer le leadership requis pour les implanter.</p>



<p>La justice, les forces de l’ordre et même l’armée devraient être mobilisées à cette fin.</p>



<p>En même temps, si le chaos politique se prolongeait au sein du parlement et si les partis ne peuvent pas s’entendre pour apaiser les tensions et bien gouverner sur la base d’objectifs économiques à atteindre dans le court et le moyen terme, le parlement doit être dissous au profit de nouvelles élections, quitte à changer drastiquement les règles du jeu.</p>



<p>Le président de la république doit se retrousser les manches et se résoudre à parler moins, agir plus notamment pour prendre les décisions requises, le cas échéant. Il doit avoir le courage d’agir avant qu’il ne soit trop tard.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada</em>.</p>



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		<title>Kaïs Saïed et les modernistes : un déplorable malentendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2019 11:28:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes tous libres de voter pour qui nous voulons mais nous ne sommes pas libres de dénigrer gratuitement les honnêtes gens. Kaïs Saïed est un homme intègre, dont le parcours est celui d’un homme d’honneur et de valeurs. Il semble totalement démuni face aux machines à intox qui le minent et ce n’est pas...</p>
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<p><strong><em>Nous sommes tous libres de voter pour qui nous voulons mais nous ne sommes pas libres de dénigrer gratuitement les honnêtes gens. Kaïs Saïed est un homme intègre, dont le parcours est celui d’un homme d’honneur et de valeurs. Il semble totalement démuni face aux machines à intox qui le minent et ce n’est pas juste.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-246454"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-246455"/></figure></div>



<p> Permettez moi d&rsquo;exprimer tout mon malaise devant la campagne de dénigrement menée au nom du camp moderniste (dont j’estime faire partie) à l’encontre du candidat au second tour de la présidentielle Kaïs Saïed, catalogué précipitamment candidat des islamistes, des <em>«daechiens»</em>, et affublé de toutes les accusations complotistes.</p>



<p> Je me demande si ceux qui parlent si violemment de lui, sur les réseaux sociaux, le connaissent personnellement ? Assurément non.</p>



<p> Ce monsieur était étudiant en même temps que moi à la Faculté de droit et de sciences économiques de Tunis. Je l’ai toujours vu avec des militants du Watad (extrême gauche laïque) dans la salle de lecture A de la bibliothèque. Jamais avec des islamistes. Un étudiant réservé et studieux qui ne faisait pas de vagues, du temps où réussir en droit relevait de l’exploit, tellement le pourcentage de réussite n’atteignait pas les 5 ou 10%. Je ne l’ai plus revu depuis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une gentillesse et une correction exemplaires</h3>



<p> D’après ses collègues de la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Ariana qui le connaissent depuis plus de 30 ans, il est d’une gentillesse et d’une correction exemplaires et ses étudiants l’adorent pour son engagement, sa conscience professionnelle et son sérieux. D’ailleurs il enseigne en amphi tous les vendredis après-midi (comme quoi ce n’est pas un irréductible de la prière du vendredi).</p>



<p> Après 35 ans d’enseignement vous vous étonnez qu’il y ait des générations d’étudiants prêts à le soutenir et à assurer sa promotion?</p>



<p> Vous voyez des photos de lui avec des activistes de tous bords dont certains sont réputés radicalisés. Qu’est ce que ça prouve? C’est normal pour un enseignant qui travaille dans une faculté qui se distingue pour son ouverture sur le monde et l’accueil chaque semaine de conférences internationales accessibles aux participants externes. D’ailleurs, la doyenne Nadia Ben Chaabane est notre représentante suppléante à la Commission de Venise du Conseil de l’Europe, pour la démocratie par le droit et elle assure à sa faculté une ouverture politique extraordinaire qui en fait une institution à part.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Il sera intransigeant dans la lutte contre la corruption</h3>



<p> Ennahdha prétend que c’est son candidat pour se sauver la face et montrer qu’il gagne toujours. Le parti islamiste demande à ses militants de voter pour lui? Il donnera d’autres instructions le jour du vote. Un homme comme Kaïs Saïed ne sera jamais son larbin docile et sera intransigeant dans la lutte contre la corruption, c’est pourquoi il mobilise contre lui tant de pages sponsorisées et que les mafias ne cessent de le démolir. Je doute qu’il sorte vainqueur des élections présidentielles à moins que tout le vote de la jeunesse lui vienne en soutien.</p>



<p> En conclusion nous sommes tous libres de voter pour qui nous voulons mais nous ne sommes pas libres de dénigrer gratuitement les honnêtes gens. Kaïs Saïed est un homme intègre, dont le parcours est celui d’un homme d’honneur et de valeurs. Il semble totalement démuni face aux machines à intox qui le minent et ce n’est pas juste.</p>



<p> J’estime aussi qu’en tant que modernistes nous devons nous montrer au dessus de ces querelles de bas étage et de ces contingences fondées sur l’intox et la délation gratuite.</p>



<p> L’avenir proche mettra à jour les véritables visages des candidats à ces élections présidentielles dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne reflètent pas l’idéal démocratique dont rêvaient les Tunisiens.</p>



<p><em>* Diplomate.</em></p>
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		<title>Les Tunisiens face à l’islamisation de la science ou des consciences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Mar 2019 15:46:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[libertés individuelles]]></category>
		<category><![CDATA[modernistes]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens sécularistes sont de plus en plus pris en tenailles entre la foi et la modernité. Essayant vainement de se frayer un chemin entre deux voies éminemment escarpées, ils revendiquent la liberté de pensée mais s’accommodent de ce que leur élite politique fasse front avec les islamistes au risque d’étouffer les libertés individuelles. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/17/les-tunisiens-face-a-lislamisation-de-la-science-ou-des-consciences/">Les Tunisiens face à l’islamisation de la science ou des consciences</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Les Tunisiens sécularistes sont de plus en plus pris en tenailles entre la foi et la modernité. Essayant vainement de se frayer un chemin entre deux voies éminemment escarpées, ils revendiquent la liberté de pensée mais s’accommodent de ce que leur élite politique fasse front avec les islamistes au risque d’étouffer les libertés individuelles.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-202721"></span></p>
<p>En ouvrant la réunion du Conseil de la sécurité nationale, et avant d’entamer l’ordre du jour, Béji Caïd Essebsi avait jugé utile d’informer les membres que celle-ci aurait dû se tenir plus tôt n’eût été du fait que le Premier ministre, qu’il résolut à subordonner une fois encore publiquement, avait prévu d’autres engagements.</p>
<p>Pour l’occasion, et comme de coutume, il avait étayé son liminaire par une référence, totalement hors propos, au Coran, plus précisément au verset 54 de la sourate 51 (Ceux qui se déplacent rapidement, <em>Al-Dhâriyât</em>), et par lequel il entendait justifier le bien-fondé de ses reproches : <em>«Avertis les hommes; car le rappel est utile aux croyants»</em>. Il est de tradition, dans ces cas-là, que les personnes présentes, toujours à l’écoute avec une complaisance attentive, se voient obligées de marmotter en chœur la fin de la phrase en secouant la tête d’un air fataliste en signe d’assentiment.</p>
<h3>Le mélange des genres de la part du président Caïd Essebsi</h3>
<p>En Tunisie, on s’est toujours bien accommodés de ces retours fréquents à la parole divine, de ces petits paragraphes de quelques lignes et de ces prières courtes tirées du Livre saint, ainsi qu’aux hadiths du prophète, considérés comme une suite normale de la révélation, qui viennent opportunément en appui aux arguments souvent peu convaincants de nos interlocuteurs, laissent peu de place à l’examen critique et découragent souvent tout débat contradictoire.</p>
<p>Depuis son arrivée au pouvoir, Béji Caïd Essebsi n’a jamais cessé d’émailler ses discours par la récitation de nombreux passages du Coran. Il en a même fait un marqueur personnel en voulant à toute force garder une attache spirituelle à l&rsquo;événement, s’en servant comme d’une vérité admise par tous au point de leur ôter toute pertinence discursive.</p>
<p>Cependant, personne ne s’est jamais offusqué de ce mélange des genres de la part d’un président censé incarner des valeurs laïques et modernistes parfaitement compatibles avec l’islam de la majorité des Tunisiens, celui de nos parents et grands-parents.</p>
<p>Cette familiarité avec le Livre nous permet d’ailleurs d’interpeller dans une conversation et en guise de reproche, toute personne qui aurait proféré une demi-vérité, en lui récitant le verset 4 de la sourate 107 (Le nécessaire <em>Al-mâ’ûn</em>) qui, de par la structure du texte coranique, ne s’achève que dans le verset suivant :</p>
<p><em>(4) «Malheur à ceux qui prient, (5) tout en étant négligents dans leurs prières»</em>.</p>
<p>(5) فَوَيْلٌ لِّلْمُصَلِّينَ (4)  الَّذِينَ هُمْ عَن صَلَاتِهِمْ سَاهُونَ</p>
<h3>Une population à l’esprit imbibé de l’idéologie fondamentaliste</h3>
<p>C’est là un islam doux et pacifique, qui ne relève ni du prêche des zélateurs, ni de l’endoctrinement des prédicateurs médiatisés. Un islam sans l’ostentation stupide que nous imposent depuis quelques années les dévots fanatiques, et sans les tartufferies des islamistes d’Ennahdha qui instrumentalisent insidieusement la religion pour accéder au pouvoir et le conserver, sollicitent à tout bout de champ Coran et Hadiths à l’adresse d’un public qui ne comprend plus certaines réalités d’évidence qu’étayées par une parole divine ou prophétique, sans jamais aller au-delà.</p>
<p>Parmi une population, intellectuellement et culturellement appauvrie, dont l’esprit s’est imbibé de l’idéologie infuse des fondamentalistes, fleurissent en tout temps et en tous lieux les expressions du sacré, tellement fréquentes qu’elles sont devenues des énoncés de pure convenance, vides de sens, dépouillées de toute valeur spirituelle.</p>
<p>Ainsi, toute action à réaliser, toute démarche à entreprendre dans l’avenir, si insignifiante et si imminente soit-elle, ne se réalisera que par l’assistance divine à travers l’invocation du bon vouloir d’Allah («inchallah») et qui, une fois accomplie, est suivie par l’évocation de la formule du «tahmîd», «louanges à Dieu !». Bien d’autres sentences sont également appelées à l’aide par des prières et agissent comme un talisman aux vertus magiques de protection.</p>
<p>Toujours dans ce même registre, s’invite l’affaire du collège pilote de Kairouan. Sur une copie d’examen de physique proposé aux élèves, on avait relevé une question pour le moins inhabituelle, voire déconcertante, et pour certains esprits devenus particulièrement frileux, paraissait comme étant pédagogiquement insolite.</p>
<p>Traitant du thème de la pression atmosphérique, et pour illustrer l’effet de l’altitude sur le corps humain, un professeur de physique, certainement un homme de science et de foi qui ne considère pas la religion avec défiance, ni le Coran un chantier où puiser des arguments apologétiques à bon marché, s’était mis à l’écoute d’un autre ordre discursif capable de projeter une lumière sur certaines réalités physiques sans jamais prétendre que le Coran soit un manuel d’enseignement scientifique. Il avait simplement jugé bon d’innover en demandant à ses élèves, dans la question 3, de compléter le verset 125 de la sourate VI (Les Troupeaux, ‘‘Al-an’âm’’), qui commence ainsi : «Dieu ouvre à la soumission le cœur de celui qu’il veut diriger. Il resserre et oppresse le cœur de celui qu’il veut égarer». Pour remplir les blancs, et répondre correctement à la question, il fallait ajouter <em>«comme si celui-ci faisait un effort pour monter jusqu’au ciel. Dieu fait ainsi peser son courroux sur les incrédules»</em>.</p>
<p>« فَمَن يُرِدِ اللَّهُ أَن يَهْدِيَهُ يَشْرَحْ صَدْرَهُ لِلإِسْلامِ وَمَن يُرِدْ أَن يُضِلَّهُ يَجْعَلْ صَدْرَهُ ضَيِّقًا حَرَجًا كَأَنَّمَا يَصَّعَّدُ فِي السَّمَاء كَذَلِكَ يَجْعَلُ اللَّهُ الرِّجْسَ عَلَى الَّذِينَ لاَ يُؤْمِنُونَ »</p>
<p>Certains esprits chagrins avaient poussé des cris d’orfraie. Ils trouvèrent en effet cette évaluation des connaissances à la fois choquante et extravagante, l’expression d’un endoctrinement des jeunes enfants et, pire que tout, la violation des principes qui régissent les institutions scolaires d’un Etat civil et laïc par un éducateur intégriste! La délégation régionale de l’éducation de Kairouan avait même était saisie.</p>
<p>Se retrouvant placé dans l’impossibilité de concilier ouvertement la science et la religion, l’enseignant aurait donc cherché, par une de ces manœuvres habiles, à réserver une place pour la Divinité parmi les lois objectives qui commandent l’ordre du monde, révélant ainsi un aspect du conflit entre la raison et la foi.</p>
<p>Or on a beau chercher, on ne trouverait nulle tentative de désarçonner les valeurs laïques, ou de rejeter la culture occidentale; nulle volonté de prétendre que le Coran a devancé la science, et nul argument d’un théologien sectaire. De toute évidence, cet enseignant ne cherchait pas à rendre la religion utile et nécessaire pour définir les lois qui régissent l’univers.</p>
<h3>Quand le sage montre la lune l’idiot regarde le doigt</h3>
<p>Si l’on essayait de traduire en langage simple la portée du verset mis en cause, qui décrit un affect parfaitement sensible et scientifiquement vérifié, on dirait alors que lorsqu’un individu monte trop vite en altitude, sans laisser à l’organisme le temps de s’acclimater, se produit un essoufflement à l’effort. On a alors du mal à trouver son air, on halète la bouche ouverte. Cet état physique le verset l’exprime avec justesse. Il y est dit qu’au fur et à mesure qu&rsquo;on monte en altitude (jusqu’au ciel, selon le Coran), celle-ci <em>«resserre et oppresse le cœur»</em>. Autrement dit, si l’air contient de moins en moins d’oxygène, c’est parce que la pression atmosphérique diminue.</p>
<p>Ce verset porte donc en lui, par analogie, une perception qui n&rsquo;est pas entièrement manifeste, qui comporte toujours un surplus, une réserve de sens qui excède les expressions à travers lesquelles il se donne. Il se propose à une compréhension toujours plus approfondie que la science viendra théoriser plus tard.</p>
<p>Pour un croyant ouvert d’esprit, l’image n’est pas la survivance de superstitions irrationnelles qui viendrait expliquer des effets véritables par des causes surnaturelles, mais simplement une vérité religieuse susceptible de représenter une proie facile pour les détracteurs de la parole de Dieu. Pour un poète, elle est une figure littéraire que traduit la magie de la métaphore, et pour un savant, dont le jugement est réglé sur l’idée d’un bien fondé en raison, elle n’est qu’une juste appréciation des choses qui participe de la sagesse divine, sans plus.</p>
<h3>Le Coran peut aussi sévir contre l’intolérance et le fanatisme</h3>
<p>Certes, la science a pour but de détruire les anciennes notions dogmatiques grâce aux progrès de la physique, de la biologie et d’autres disciplines scientifiques. Sauf que dans la mesure où la métaphore est au centre du discours religieux, le travail scientifique consiste justement à faire disparaître progressivement le flou de la métaphore qui devient un modèle explicatif qui rend compte d’énigmes posées et résolues par la science moderne.</p>
<p>De même que la science a un effort d’objectivité important à faire pour comprendre qu’elle n’a pas vocation à fonder la foi, la foi n’a nulle vocation à devenir la norme des sciences.</p>
<p>Pour une fois que le Coran peut sévir contre l’intolérance et le fanatisme, contre tous les éléments du charlatanisme, contre la prolifération des notions sur ce qui est licite et ce qui ne l’est pas, nos concitoyens continuent à ajouter foi aux sornettes qui s’installent subrepticement dans leurs esprits. Dans le cas présent, le professeur serait donc un militant islamiste, un propagandiste de l’obscurantisme qui essaie de convertir ses élèves au fondamentalisme islamique au lieu de les éclairer et de les tirer des abîmes de l’ignorance. Enfin, il cherche à leur faire croire que les données de la science moderne trouvent leur fondement dans la religion qui autrement n’aurait pas de sens.</p>
<p>Quand le sage montre la lune l’idiot regarde le doigt. Ne croyez surtout pas que la chute du régime en 2010 avait donné naissance à des hommes d’un type nouveau, libérés du joug de l’autoritarisme, tolérants, qui croient à la paix et au progrès. C’est qu’il n’y avait plus personne pour inculquer aux masses le code moral des constructeurs de la démocratie basé sur la conscience civique, l’entraide collective, le respect de la famille, l’amitié et la fraternité de tous les peuples, la condamnation de l’injustice, de la paresse, de la malhonnêteté, de la cupidité, de la corruption, du carriérisme et du népotisme. Plus personne pour les libérer également de toutes les survivances idéologiques du religieux afin qu’il soit confiné à la sphère privée. Or après huit années d’un régime islamiste rétrograde, direct ou par un Caïd Essebsi interposé, la religion est plus que jamais à la mode, et le religieux a fini par envahir tout l’espace public. Sa présence est de plus en plus visible, voire envahissante, de plus en plus provocatrice passant par un ensemble de revendications faites aux institutions, et plus généralement à la société.</p>
<h3>Les Tunisiens sécularistes pris en tenailles entre la foi et la modernité</h3>
<p>L’absence d’une culture démocratique, ou insuffisamment ancrée, n’a pas réussi à fédérer les Tunisiens dans une même direction qui transcende les idéologies religieuses.</p>
<p>La pratique d’un pouvoir sans autorité, la pauvreté intellectuelle de la représentation nationale, et l’incompétence des gouvernements, avaient fini par aiguillonner les esprits vers un à-quoi-bonisme dont profitent largement les islamistes.</p>
<p>Les Tunisiens sécularistes sont de plus en plus pris en tenailles entre la foi et la modernité. Ils essayent vainement de se frayer un chemin entre deux voies éminemment escarpées. Ils revendiquent la liberté de pensée mais s’accommodent de ce que leur élite politique fasse front avec les islamistes au risque d’étouffer les libertés individuelles, au premier rang desquelles la liberté de conscience. Ils craignent un futur régi par la morale islamiste mais s’adaptent progressivement à l’intrusion de la religion par des brèches qui finiront par avoir raison de leurs valeurs et de leur mode vie avec, à terme, l&rsquo;instauration de la charia.</p>
<p>Des soi-disant bons musulmans, qui tout en se déclarant modernistes et laïcisants, donnent du coude aux portes des mosquées à l’heure de la prière. Ce sont ceux-là mêmes qui n’arrêtent pas d’accumuler les biens, se dérobent à leurs devoirs de citoyens, notamment en matière fiscale, prétendent en même temps se préparer à la vie éternelle et discutent la vanité de la vie terrestre, de l’enfer et du paradis. Préoccupés principalement par des intérêts quotidiens ou de très court terme, les différentes composantes de la société se sont installées dans une sorte de léthargie intellectuelle et morale, une fragmentation culturelle, une profonde indifférence et une confusion mentale qui font qu’elles peinent à retrouver la voie d’un humanisme musulman original et tolérant.</p>
<p>Quant aux gouvernements, ils ne font guère que tourner dans le cercle des vieilles routines sans rien créer de nouveau.</p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IMgEaxRMhF"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/10/tunisie-gouvernance-alimentaire-et-couscous-hors-de-prix/">Tunisie : Gouvernance alimentaire et couscous hors de prix</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Gouvernance alimentaire et couscous hors de prix » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/10/tunisie-gouvernance-alimentaire-et-couscous-hors-de-prix/embed/#?secret=TggN0WXYLA#?secret=IMgEaxRMhF" data-secret="IMgEaxRMhF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5JqNvZRlZl"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/03/portrait-croise-mohamed-et-samia-abbou-ou-les-deux-font-la-paire/">Portrait croisé : Mohamed et Samia Abbou ou les deux font la paire</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Portrait croisé : Mohamed et Samia Abbou ou les deux font la paire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/03/portrait-croise-mohamed-et-samia-abbou-ou-les-deux-font-la-paire/embed/#?secret=wtuwRXNmap#?secret=5JqNvZRlZl" data-secret="5JqNvZRlZl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4OIHb0y87q"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/24/la-tunisie-du-noir-au-gris-paradis-fiscaux-financement-du-terrorisme-et-cyber-securite/">La Tunisie du noir au gris : Paradis fiscaux, financement du terrorisme et cyber-sécurité</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie du noir au gris : Paradis fiscaux, financement du terrorisme et cyber-sécurité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/24/la-tunisie-du-noir-au-gris-paradis-fiscaux-financement-du-terrorisme-et-cyber-securite/embed/#?secret=ZBToQsqIaF#?secret=4OIHb0y87q" data-secret="4OIHb0y87q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/17/les-tunisiens-face-a-lislamisation-de-la-science-ou-des-consciences/">Les Tunisiens face à l’islamisation de la science ou des consciences</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Diviser pour régner ou la géopolitique du chaos au Moyen-Orient</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/19/diviser-pour-regner-ou-la-geopolitique-du-chaos-au-moyen-orient/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jan 2018 09:46:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le monde arabo-musulman est quasiment divisé en deux blocs opposés. La Tunisie tente vainement d’échapper à cette géostratégie du chaos. Par Ezzeddine Kaboudi * Le capitalisme mondialisé moderne, en situation de crise, se nourrit de répression, de conflits et surtout de guerres. Il a toujours besoin d’entretenir la tension dans les régions du monde pour...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/19/diviser-pour-regner-ou-la-geopolitique-du-chaos-au-moyen-orient/">Diviser pour régner ou la géopolitique du chaos au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-133904" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Armement-Guerre.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le monde arabo-musulman est quasiment divisé en deux blocs opposés. La Tunisie tente vainement d’échapper à cette géostratégie du chaos.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Ezzeddine Kaboudi</strong> *</p>
<p><span id="more-133897"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-113623 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Ezzeddine-Kaboudi.jpg" alt="" width="140" height="185" />Le capitalisme mondialisé moderne, en situation de crise, se nourrit de répression, de conflits et surtout de guerres. Il a toujours besoin d’entretenir la tension dans les régions du monde pour perdurer et pour faire tourner ses machines de guerre à pleine capacité. Les industries d’armement, de police et de maintien de la sécurité génèrent chaque année un commerce de 2500 milliards de dollars. Dès qu’un foyer est éteint, un autre est aussitôt allumé. Mais cette fois ce n’est pas à un embrasement ou un brasier auquel nous devrons nous préparer, mais plutôt à une tempête de feu et de sang.</p>
<h3>«Rendre sûre l’insécurité»</h3>
<p>En effet, aussitôt, la guerre contre l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech) pliée, un autre conflit est aussitôt ravivé et remis sur la sellette. Cette fois encore ce sont les pays arabes du Moyen-Orient qui devront avoir la primeur.<br />
Jouant sur la division chiite/sunnite et sur le clivage burlesque et absurde qui sépare les Frères musulmans/les Wahhabites/et les réformateurs, l’on commence à voir poindre les deux clans rivaux qui se forment et se déforment au gré des vents et qui se mettent en place pour le dernier assaut : le premier groupe le Qatar, l’Iran et la Turquie et le second groupe rival les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite et l’Egypte.</p>
<p>Mais, comment en sont-ils arrivés là ?</p>
<p>Il semble que les Etats Unis, Israël et la Russie y sont pour quelque chose, il en va de leurs intérêts.</p>
<p>En fait, selon Jeff Halper, de tout temps, les économies fortes du Global North essaient de dominer, ou de déformer ou de détruire les économies faibles du Global South. Cette stratégie semble jouer un rôle clé pour le maintien en place les élites dans les pays des grandes puissances. La tactique, cette fois, c’est la pacification des pays du Sud, en instaurant un climat d’insécurité diffus que les gouvernements espèrent dissiper en recourant à l’achat massif d’armements de plus en plus sophistiqués. C’est la nouvelle trouvaille des puissances coloniales qui fait partie intégrante de la stratégie de l’accumulation par dépossession et qui s’est donné comme devise :<em> «rendre sûre l’insécurité».</em></p>
<h3>Le Moyen-Orient dans la course à l’armement</h3>
<p>Pour s’en convaincre, il suffit de voir les contrats d’armements passés et révélés publiquement aux médias par ces deux groupes de belligérants depuis 2014 :</p>
<p>• Le mégaprojet de ventes d&rsquo;armements à l’Arabie Saoudite par les Etats-Unis (350 milliards de dollars sur 10 ans).</p>
<p>• Pendant une période de 20 ans, les Etats-Unis livreront des armements à l’Arabie saoudite et les autres pays arabes du golfe Persique, pour un montant de 20 milliards de dollars. Parallèlement, les Etats-Unis vont livrer au régime sioniste et à l’Égypte des armements pour un montant de 42 milliards de dollars. Suite à la vente d’armements au royaume saoudien, les Etats-Unis se sont engagés à livrer des avions F-22 au régime sioniste, ces avions sont capables d’absorber les ondes radar.</p>
<p>• En 2014, le Qatar achète pour 11 milliards de dollars d&rsquo;armements aux Etats-Unis. Un contrat pour l’achat de missiles Patriot américains (Raytheon) et d’hélicoptères d’attaque Apache.</p>
<p>• En 2017 les Émirats arabes unis ont signé 21 contrats d’armement d’une valeur de plus de 1,2 milliard de dollars, à l’ouverture du salon de l’armement IDEX, le plus important du Moyen-Orient. Ces contrats ont été conclus pour renforcer les forces navales et terrestres des Émirats.</p>
<p>• Dassault Aviation France a vu son carnet de commandes en 2016 bondir de 113 % en 2016 grâce aux contrats à l’exportation du Rafale, acheté par l’Égypte (5,2 milliards d’euros) et par le Qatar (6,3 milliards d’euros).</p>
<p>• La Russie et l’Iran ont conclu un accord pour la vente d&rsquo;environ 10 milliards de dollars d’armes (9,3 milliards d’euros), dont principalement des chars d’assaut T-90 et différents modèles d’avion.</p>
<p>C’est tout à fait hallucinant, les pays du Moyen-Orient se laissent, aujourd’hui, entraîner dans la course à l’armement la plus folle de l’histoire du monde et la plus ruineuse. Pourtant, jusqu’à maintenant le conflit entre les deux belligérants était sous-traité ou plutôt délocalisé. Il était mené par alliés interposés et sur des terrains éloignés. Au Yémen, nous avons les Houthis contre la coalition menée par l’Arabie saoudite. En Libye le Général Khalifa Haftar soutenu par l’Egypte et opposé à la fois à l’homme fort de Tripoli Abdelhakim Belhaj et au chef des Frères Musulmans Mohamed Sawan. Et enfin en Tunisie, c’est entre partis politiques que le duel est à mort, et en simplifiant assez grossièrement on a Ennahdha contre Nidaa Tunes, ou plus schématiquement encore islamistes contre modernistes.</p>
<h3>Lune de miel et séparation à l’amiable</h3>
<p>Sauf qu&rsquo;en Tunisie, les choses ont pris une autre tournure… Au lieu de se livrer comme attendu à un combat sans merci, les deux principaux partis ont eu la fâcheuse idée de s’allier et de former un bloc commun. Une alliance contre-nature, se sont aussitôt écriés les uns et les autres. Soit vous êtes avec nous soit contre nous, disait W. G. Bush. C’est noir ou blanc. On ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.</p>
<p>Du coup, tous les ponts ont été coupés au gouvernement tunisien. Plus d&rsquo;aides directes au pays et plus d&rsquo;investissements ni de projets. Niet disent les Russes. Il fallait bien évidemment s’y attendre. Après avoir vendu le pays au plus offrant, on ne peut chercher à le récupérer.</p>
<p>Maintenant que le conflit est ouvertement déclaré entre les deux groupes belligérants, voilà que les deux principaux partis tunisiens décident de mettre fin à leur lune de miel et de séparer à l’amiable.</p>
<p>Est-ce une stratégie de parade du moment dictée par l’impératif des prochaines élections municipales, comme ils ne cessent de le répéter, pour le seul bien de la Tunisie (sic) ou bien est-ce les nouvelles consignes fermes dictées par l’un des deux bailleurs de fonds.</p>
<p>Seul l’avenir nous le dira.</p>
<p><em>*Universitaire.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="imyenSjPj1"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/12/comment-en-finir-avec-la-dictature-des-partis-politiques/">Comment en finir avec la «dictature» des partis politiques ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment en finir avec la «dictature» des partis politiques ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/12/comment-en-finir-avec-la-dictature-des-partis-politiques/embed/#?secret=3ni0ByNlIq#?secret=imyenSjPj1" data-secret="imyenSjPj1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="buhTSLJABO"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/04/lettre-ouverte-a-un-imam-sur-le-declin-de-notre-societe/">Lettre ouverte à un imam sur le déclin de notre société</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Lettre ouverte à un imam sur le déclin de notre société » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/04/lettre-ouverte-a-un-imam-sur-le-declin-de-notre-societe/embed/#?secret=iBdsaMw2J6#?secret=buhTSLJABO" data-secret="buhTSLJABO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Q9h7DEPZxg"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/27/la-recherche-de-la-structure-cachee-du-saint-coran/">À la recherche de la structure cachée du Saint Coran</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À la recherche de la structure cachée du Saint Coran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/27/la-recherche-de-la-structure-cachee-du-saint-coran/embed/#?secret=ukAMyvvd0W#?secret=Q9h7DEPZxg" data-secret="Q9h7DEPZxg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Droits des femmes : Le grand combat des progressistes tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Aug 2017 12:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
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		<category><![CDATA[progressistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A propos de l’appel du président de la république Béji Caïd Essebsi en faveur du renforcement des droits des femmes tunisiennes. Par Fathi Bchir * Le vrai combat, le grand combat à venir de la gauche en particulier et des progressistes et modernistes en général est celui inauguré par la promulgation du Code du statut...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-110496" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Egalite-homme-femme.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>A propos de l’appel du président de la république Béji Caïd Essebsi en faveur du renforcement des droits des femmes tunisiennes.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Fathi Bchir</strong> *</p>
<p><span id="more-110494"></span></p>
<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-110497 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Fathi-Bchir.jpg" alt="" width="140" height="185" />Le vrai combat, le grand combat à venir de la gauche en particulier et des progressistes et modernistes en général est celui inauguré par la promulgation du Code du statut personnel (CSP), le 13 août 1957, autour de l’égalité des droits. Ce n’est pas un combat, qu’un combat, pour les femmes, c’est un combat général pour l’évolution de notre société. Ne pas trop se fixer sur les détails de l’héritage ou autre car c’est une bataille de principes et de vision.</p>
<p>Certains pensent qu’il est tôt ou il y a le risque de heurter les traditions. Conservatisme.</p>
<p>Ce n’est pas en pensant comme les intégristes et en cédant sans discuter à leurs prétentions qu’on résistera aux forces de l’obscurité. Ce serait capituler avant la bataille. Il faut rejeter leur lecture falsifiée du Coran et le leur dire haut et fort. Oser leur jeter à la figure ce verset coranique: <em>«Lakom dinoukom wa lya dini»</em>. Ou bien votre conception de Dieu et de sa religion ne sont pas les miennes. Car il n’y a pas qu’une lecture des textes dits sacrés. Chacun les interprète selon ses intérêts et le degré de ses frustrations personnelles et sociales. Il n’y a pas de lecture neutre du Coran.</p>
<p>Il y a un précédent à citer. C’est comme pour les Le Pen en France. La droite a cru les affaiblir en reprenant leurs discours, en jouant des peurs de l’étranger et du changement. Résultat : ils les ont renforcés.</p>
<p>Ne faisons pas l’erreur, la même à peu près. On sait que la partie ne sera pas facile. Beaucoup sont contre. Chacun à ses raisons. Les raisons religieuses sont les moins crédibles car elles forcent le sens des textes.</p>
<p>Il reste le conservatisme. Les hommes qui ne veulent pas perdre leur pouvoir et leurs avantages et aussi des femmes esclaves et heureuses de l’être par esprit de servitude.</p>
<p>Et enfin les <em>«tamma3a»</em> (cupides) et les <em>«melhoufine»</em> (voraces) qui veulent plus que leurs soeurs. Qui voudraient tout. Minables et méprisables. Dieu est hors de cause. C’est le mauvais côté des gens avides qui prime. Ils veulent l’asservir à leurs intérêts</p>
<p>Le rôle des gens de la gauche, des progressistes en général, est d’agir avec méthode et pédagogie, et aussi avec fermeté et détermination.</p>
<p>L’enjeu est global. Se regrouper pour agir. Parole solidaire, engagement collectif.</p>
<p><em>* Journaliste tunisien basé à Bruxelles. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Le «Grand bond en arrière»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/26/tunisie-le-grand-bond-en-arriere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2017 13:02:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[dinar tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[modernistes]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une révolution et des désillusions. La récente chute du cours du dinar tunisien (TND), qui n’a surpris que ceux qui voulaient bien l’être, doit nous interpeller quant au bilan de 6 ans de «révolution bénie». Par Faïk Henablia * A la fin des années cinquante du siècle dernier et en vue de donner un nouvel...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-36346" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/Revolution-5-ans-apres.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Une révolution et des désillusions.</em></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>La récente chute du cours du dinar tunisien (TND), qui n’a surpris que ceux qui voulaient bien l’être, doit nous interpeller quant au bilan de 6 ans de «révolution bénie».</strong></em></p>
<p>Par <strong>Faïk Henablia</strong> *</p>
<p><span id="more-93195"></span></p>
<p>A la fin des années cinquante du siècle dernier et en vue de donner un nouvel élan à une révolution bien à la peine, le pouvoir de Mao avait déclenché, en Chine, un vaste mouvement d’hystérie collectiviste, appelé «<em>Grand Bond en Avant</em>» dont les conséquences, transparence communiste oblige, ne furent connues que bien plus tard, à savoir quelque 50 millions de morts victimes de l’effroyable famine occasionnée. Si bien que ce bond ressembla beaucoup plus, dès lors, à un bond en… arrière.</p>
<p>Transparence mise à part, il y a tout lieu de se demander si, depuis 2011, la Tunisie ne serait pas, non plus, prise dans un reflux massif et irrésistible.</p>
<p>Que l’on en juge.</p>
<p><em><strong>* Sur le plan économique et social, l’état des lieux est catastrophique</strong></em>. Le PIB atteignait 43 milliards de dollars US en 2015, soit le même niveau que celui de 2010, et en baisse notoire par rapport aux 49 milliards enregistrés en 2014.</p>
<p>La dette publique, de 40,5% du PIB en 2010, a atteint près de 52% en 2015, et, selon les prévisions, devrait allègrement franchir la barre des 63% en 2017.</p>
<p>Le taux de chômage est de l’ordre de 15,5%, contre 14% en 2011, après avoir connu des valeurs de l’ordre de 17-18% entre 2011 et 2013.</p>
<p>Le désordre social est sans précédent : manifestations, grèves, blocages de routes, occupations d’usines, dégradation voire destruction de l’outil de travail. C’est le règne de l’obstruction systématique à chaque fois que les revendications ne sont pas satisfaites sur le champ.</p>
<p>Le pays est livré aux ordures et immondices, attirant chiens errants et… sangliers !</p>
<p>Sur un autre plan, le farniente et le je m’en-foutisme sont de mise.</p>
<p>Et pour couronner le tout, incapacité affligeante du pouvoir et incurie criante des politiques.</p>
<p>En somme, 6 ans pour rien.</p>
<p>Est-il, dès lors, étonnant que les agences de notation aient dégradé la note de crédit du pays et que sa monnaie, le dinar, ait perdu près de 40% de sa valeur?</p>
<p>N’ayant plus la capacité de financer ses dépenses de fonctionnement, l’Etat en est réduit à faire appel au FMI, aux exigences et conditions pourtant bien connues…</p>
<p>FMI ou pas, il faudra pourtant bien se reprendre, pour peu que l’on veuille se sortir de cet engrenage infernal; et les larmes et le sang en perspective, relèvent tout simplement du bons sens.</p>
<p><em>«Vous chantiez? J’en suis fort aise. Eh bien! dansez maintenant»</em>, disait la fable.</p>
<p><em><strong>* Déclin économique, mais aussi menace sur les acquis modernistes</strong></em>. Que les islamistes dits «<em>modérés</em>» aient tenté de détourner le cours des événements dans un sens favorable à leurs vues n’est un secret pour personne.</p>
<p>Malgré la belle résistance de la société civile, le combat est cependant loin d’être terminé tant il est vrai que les islamistes n’ont jamais renoncé à leur agenda consistant à imposer la charia, non plus frontalement, mais sournoisement, par la duplicité et la ruse.</p>
<p>Le nombre de plus en plus grand de femmes voilées est, à cet égard, un véritable indice de régression et de retour en arrière. 60 ans après la promulgation du Code du statut personnel, la rue tunisienne tend à ressembler à une rue libyenne, égyptienne ou soudanaise, pays pourtant largement en retard sur le plan des droits de la femme. De plus en plus de filles non pubères sont contraintes de porter le voile et l’on se demande pourquoi cette pratique n’est pas assimilée à de la maltraitance d’enfant. Est-ce une avancée ou une reculade?</p>
<p>Autre pratique, celle des prières de rogations pour la pluie; celles-ci ont toujours existé et des citoyens, en désespoir de cause, ont parfaitement le droit s’y adonnent. Mais que penser lorsqu’un membre du gouvernement, en l’occurrence le ministre des Affaires religieuses en personne, autrement dit un représentant officiel de l’Etat, y appelle publiquement? Est-ce une inflexion da la politique hydraulique et cela constitue-t-il un pas dans le sens du progrès?</p>
<p>Des imams, dont j’apprends avec stupéfaction qu’ils sont organisés en syndicat (mais à qui présentent-ils donc leurs revendications?) appellent à la prohibition, pourtant déjà appliquée en son temps aux Etats Unis, avec les résultats que l’on sait. Réclamer le retour à une pratique des années 30 constitue-t-il une avancée?</p>
<p>Les entraves non dépourvues d’efficacité, aux diverses initiatives visant à mettre fin à des pratiques d’un autre âge, telles que le test anal, la mansuétude envers le violeur pour peu qu’il consente à épouser sa victime (pratique à laquelle la Jordanie vient de mettre fin) ou, encore, l’inégalité des sexes en matière d’héritage, vont-elles dans le sens du progrès ou de la régression?</p>
<p>Cerise sur le gâteau, symbolique si je puis dire, à savoir une université qui accepte une thèse de «<em>doctorat</em>» prétendant démontrer la platitude de notre planète; est-ce le signe d’un pays qui avance?</p>
<p>Bref, tous ces courants qui nous expliquent, à longueur de journée, que la jouissance de la plénitude de droits accessibles aux citoyens d’autres démocraties, serait incompatible avec notre <em>«identité arabo-musulmane»</em> (au fait pourquoi donc arabo, les Arabes chrétiens ne sont pas concernés, que je sache), ainsi que l’immobilisme, sans doute dans l’espoir d’un retour en arrière, qu’ils imposent, ne sont certainement pas un indice de marche en avant.</p>
<p>Grand bond en arrière donc; et seul un effort sans précédent de redressement économique et d’assainissement des finances publiques, doublé d’un inventaire, en vue de les éliminer, des différentes règles moyenâgeuses de notre droit, poseront les jalons du grand bond en avant auquel les Tunisiens sont en droit d’aspirer depuis 2011.</p>
<p><em>* Gérant de portefeuille associé.</em></p>
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		<item>
		<title>Kairouan : Les islamistes en costume et les modernistes en jebba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/23/kairouan-les-islamistes-en-costume-et-les-modernistes-en-jebba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2016 13:18:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[modernistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les images de la cérémonie, qui s’est déroulée mercredi soir à la mosquée Okba Ibn Nafâa, à Kairouan, ont interpellé les Tunisiens. Au cours de cette cérémonie politico-religieuse, organisée à l’occasion de la célébration du 1450e anniversaire de la révélation du Coran, la majorité des invités, et notamment les membres du gouvernement Habib Essid, ont...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-55261" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Mosquee-Okbaa-Gouvernement.jpg" alt="Mosquee-Okbaa-Gouvernement" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Les images de la cérémonie, qui s’est déroulée mercredi soir à la mosquée Okba Ibn Nafâa, à Kairouan, ont interpellé les Tunisiens.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-55260"></span></p>
<p style="text-align: left;">Au cours de cette cérémonie politico-religieuse, organisée à l’occasion de la célébration du 1450e anniversaire de la révélation du Coran, la majorité des invités, et notamment les membres du gouvernement Habib Essid, ont porté la jebba traditionnelle.</p>
<p style="text-align: left;">Pour se démarquer, les dirigeants d’Ennahdha ont tous porté un costume occidental, de Abdelkarim Harouni, président du conseil de la choura, à Ali Larayedh, secrétaire général, en passant par Mongi Marzouk, ministre de l&rsquo;Energie et des Mines, qui est apparenté nahdhaoui.</p>
<p style="text-align: left;">Difficile de croire que ce choix n’a pas été dicté par la direction du parti islamiste, qui tente ainsi de faire accréditer l’idée qu’il est devenu une formation civile qui respecte le principe républicain de la séparation entre la politique et la religion.</p>
<p style="text-align: left;">Au-delà de cet affichage qui tient beaucoup de la communication politique, les Tunisiens, qui ne sont pas dupes, savent à quoi s’en tenir avec les Nahdhaouis, champions du monde de la duplicité et du mensonge…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/06/23/kairouan-les-islamistes-en-costume-et-les-modernistes-en-jebba/">Kairouan : Les islamistes en costume et les modernistes en jebba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Qu’est-ce qui agite Nidaa Tounes?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2015 10:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[destouriens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nidaa Tounes, dont les divisions ne peuvent plus être cachées, est puni par où il a péché : formation improvisée, volonté de ratisser large et pauvreté programmatique. Par Moncef Dhambri Une simple «visite privée» de Hafedh Caïd Essebsi en Turquie – et sa rencontre politiquement et protocolairement «inexplicable» avec le président Recep Tayyip Erdogan –...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/08/21/quest-ce-qui-agite-nidaa-tounes/">Qu’est-ce qui agite Nidaa Tounes?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10136 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Nidaa-Tounes-Bureau-politique2.jpg" alt="Nidaa-Tounes-Bureau-politique" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Nidaa Tounes, dont les divisions ne peuvent plus être cachées, est puni par où il a péché : formation improvisée, volonté de ratisser large et pauvreté programmatique.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Moncef Dhambri</strong></p>
<p><span id="more-10135"></span></p>
<p>Une simple <em>«visite privée»</em> de Hafedh Caïd Essebsi en Turquie – et sa rencontre politiquement et protocolairement <em>«inexplicable»</em> avec le président Recep Tayyip Erdogan – a mis mal à l’aise Nidaa Tounes. Bottant en touche, la direction du parti répond que le fils de BCE a <em>«le droit»</em> de faire les déplacements qu’il souhaite. Serait-ce vraiment tout?</p>
<p>L’on s’étonne, depuis de nombreux mois, voire plus, que Nidaa Tounes puisse ainsi «<em>laver son linge sale</em>» sur la place publique, comme il l’a fait en de nombreuses occasions. L’on s’offusque qu’en une si courte carrière d’un peu plus de 3 années le parti de Béji Caïd Essebsi soit, à tout instant, sur le point de voler en éclats.</p>
<p>A l’intérieur du parti, on parle très souvent de désaccords et de départs. A l’extérieur, les appels du pied et les invitations se répètent pour que les insoumis ou les réfractaires <em>«nidaaïstes</em>» prennent le maquis et rejoignent tel ou tel mouvement…</p>
<p><strong>La tente de tous les «non» au projet islamiste</strong></p>
<p>Tout  simplement, l’on oublie que la tente «<em>nidaaïste</em>» a abrité, sans faire beaucoup attention aux détails, la masse vaste et variée de celles et ceux qui ne voulaient plus des islamistes nahdhaouis au pouvoir. Le simple rejet qu’inspiraient la démarche insidieuse d’Ennahdha, sa sournoiserie et son complot de radicalisation islamiste d’une Tunisie majoritairement et traditionnellement modérée ne pouvait à lui seul constituer un projet politique – et encore moins une alternative économique, sociale et culturelle sérieuse et solide.</p>
<p>Nidaa Tounes, en somme, est puni par où il a péché, c’est-à-dire, en raison de sa formation improvisée, de sa volonté démesurée de ratisser très large, sa pauvreté programmatique ou l’inexistence de fondement doctrinaire, son attachement excessif à la personne de son père fondateur, M. Caïd Essebsi (BCE), et les ambitions légitimes et illégitimes des lieutenants de ce dernier. Autant de tares, donc, qui ne pouvaient qu’éclater au grand jour – hier, comme aujourd’hui, autant que demain&#8230;</p>
<p>Il importe peu de savoir si l’implosion du parti de BCE allait avoir lieu sur un court, moyen ou long terme… Pour l’essentiel, elle était inévitable.</p>
<p>Très vite – trop vite – installé aux commandes des affaires du pays, Nidaa Tounes, qui n’avait au départ que des équilibres approximatifs, a démontré que ses références politiques ne représentaient qu’une «<em>corde de sable</em>». Depuis le jour où, fin 2011, les clés du pouvoir ont été remises à Ennahdha et ses associés d’Ettakatol et du CpR, BCE et les autres fondateurs du Nidaa n’ont fait qu’imaginer des dénominateurs communs, très vagues et minimalistes, pour trouver un terrain d’entente qui pouvait contenter tous les déçus du 23 octobre 2011.</p>
<p>En juin 2012, lorsque Nidaa Tounes a été créé, on trouvait dans cette formation politique, qui s’est construite autour d’idées simples, voire réductrices, telles que <em>«servir de contrepoids crédible à la Troïka»</em> et «<em>équilibrer le paysage politique tunisien»</em>, à peu près tout et tous. La «<em>coalition arc-en-ciel»</em> nidaaïste comprenait toutes les tendances et toutes les sensibilités politiques possibles, imaginables et inimaginables. Pour y être, il suffisait de dire «non» à Ennahdha et à son projet d’islamisation de la Tunisie et de dénoncer les incompétences de la Troïka.</p>
<p>Bien évidemment, pareille démarche fourre-tout, où il s’agissait tout simplement de rassembler tous ceux qui se sont portés volontaires pour «<em>mettre le bâton dans les roues</em>» des Troïka 1 et 2, ne pouvait servir de socle partisan solide, ni tenir une longue route. Un parti politique, une véritable formation politique, se construit sur une assise doctrinaire bien plus forte que des impressions, des sentiments ou le malaise et l’aversion que suscitaient les Rached Ghannouchi, Hamadi Jebali, Ali Larayedh, Moncef Marzouki et autres Mustapha Ben Jaâfar…</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10137" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Recep-Tayyip-Erdogan-et-Hafedh-Caid-Essebsi1.jpg" alt="Recep-Tayyip-Erdogan-et-Hafedh-Caid-Essebsi" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Hafedh Caïd Essebsi, l&rsquo;électron libre qui n&rsquo;en fait qu&rsquo;à sa tête (ici reçu par le président turc Erdogan à Ankara).</em></p>
<p><strong>Fumeuse «unité dans la diversité»</strong></p>
<p>Le rejet d’Ennahdha par une bonne partie de l’opinion publique a poussé les «<em>islamo-démocrates</em>» vers la porte de sortie et ouvert au parti de BCE la voie de la prise des pouvoirs législatif et exécutif. Le navire nidaaïste a traversé sans trop d’encombres les eaux tumultueuses des législatives du 26 octobre dernier. Le cafouillage qu’a suscité la composition de certaines listes nidaaïstes candidates au scrutin législatif d’octobre 2014 a pu faire craindre le pire, mais, d’une manière générale, l’orage est vite passé et le vice de forme originel du Nidaa a été escamoté pour célébrer le score très honorable de 86 sièges dans la première Assemblée des représentants du peuple (ARP) de la deuxième République de Tunisie.</p>
<p>On pouvait continuer de croire, au lendemain des élections d’octobre et novembre derniers, qu’il existait une matrice idéologique nidaaïste autrement que cette instinctive détestation d’Ennahdha et des Nahdhaouis qui unissait pêle-mêle les modernistes, progressistes, destouriens, syndicalistes et autres oppositions de la société civile. On pouvait, pour un temps également, balayer sous le tapis les anachronismes, inadéquations, anomalies et autres malformations du Nidaa, pour passer très vite à la page suivante – en attendant le congrès du parti qui, hypothétiquement, devrait se tenir l’hiver prochain.</p>
<p>D’ici ce rendez-vous décisif, le parti de BCE va devoir se contenter de ce vœu pieux que Nidaa Tounes reste une formation politique construite autour de l’idée vague et fumeuse de «<em>l’unité dans la diversité</em>», une formule politicienne qui, très souvent, cache mal l’inexistence d’une véritable ligne idéologique directrice.</p>
<p>Certes, malgré les approximations de ses principes et son flou, Nidaa Tounes a réussi à contrebalancer la force et la popularité d’Ennahdha, mais ces faiblesses ont donné lieu, en de nombreuses occasions, à des tiraillements dans les rangs nidaaïstes, et ils continueront de le faire.</p>
<p>Ces déchirements s’affirmeront chaque jour encore plus, pour plusieurs raisons et sur bon nombre de questions, notamment celle de la <em>«succession»</em>, car tous les Taïeb Baccouche, Mohsen Marzouk, Lazhar Akremi, Mondher Belhaj Ali, Hafedh Caïd Essebsi, Khemaïs Ksila et Abdelaziz Kotti – pour ne nommer que quelques uns des dirigeants nidaaïstes les plus en vue – ont tous des chances, des compétences et, en tout cas, des prétentions plus ou moins égales. Sans oublier, non plus, que l’élément destourien de Nidaa Tounes – terme toujours difficilement définissable – aura, lui également, son mot à dire et qu’il n’hésitera pas à se faire entendre&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/08/21/quest-ce-qui-agite-nidaa-tounes/">Qu’est-ce qui agite Nidaa Tounes?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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