<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Mohamed Mzali - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohamed-mzali/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohamed-mzali/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 14 Nov 2024 09:02:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Mohamed Mzali - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohamed-mzali/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Driss Guiga et l&#8217;arabisation de l&#8217;enseignement en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 08:56:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[arabisation]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Guiga]]></category>
		<category><![CDATA[éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Messaadi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Myriam Belkadhi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14614959</guid>

					<description><![CDATA[<p>Driss Guiga, l'architecte de l'arabisation de l'enseignement en Tunisie, ne renie rien de ce choix sur lequel il revient dans un livre de mémoire publié récemment.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/">Driss Guiga et l&rsquo;arabisation de l&rsquo;enseignement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question de l&rsquo;arabisation partielle de l&rsquo;enseignement en Tunisie, qui a commencé dans les années 1970-1980, continuent de susciter des polémiques, souvent d&rsquo;ordre idéologique et politique. L&rsquo;architecte de cette réforme, l&rsquo;ancien ministre Driss Guiga ne renie rien de ce choix sur lequel il revient dans un livre de mémoire publié récemment. «Nous devons enseigner en arabe toutes les matières susceptibles de l&rsquo;être sans difficultés», écrit-il aujourd&rsquo;hui, quarante-cinq ans après. </em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri </strong>*</p>



<span id="more-14614959"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure></div>


<p>J’ai écouté l’interview que Driss Guiga a accordée à Myriam Belkadhi il y a de cela quelques jours. Je n’ai pas encore lu son autobiographie intitulée <em>‘‘Sur le chemin de Bourguiba’’</em> (éditions Cérès, septembre 2024, 261 pages) mais son témoignage est passionnant.</p>



<p>Driss Guiga était quand même l’une des pièces maîtresses du régime de Bourguiba. C’est un homme d’une stature exceptionnelle que l’on peut hisser au rang des bâtisseurs de l’Etat tunisien moderne.</p>



<p>En revanche, le fait de l’entendre promouvoir l’apprentissage des langues étrangères et la dimension méditerranéenne de la Tunisie et parler en français (une langue qu’il maîtrise à la perfection et qu’il semble savourer) pendant plus de la moitié de l’échange m’a fait marrer, ou plutôt m’a fait rire jaune. Car, pour moi et pour beaucoup d’autres, Driss Guiga est un peu à l’origine de l’annihilation de la langue de Molière en Tunisie.</p>



<p>En effet, on se trompe en disant que c’est Mohamed Mzali qui a commencé à arabiser les matières qui étaient enseignées en français, en particulier l’histoire-géo et la philosophie. C’est Driss Guiga qui a été le précurseur de l’arabisation.</p>



<p>A l’époque, il fallait combattre le courant marxiste en lui opposant une pseudo-identité arabo-islamique. On connaît le résultat. Au lieu de tirer la leçon des échecs successifs, on a persisté dans l’erreur en arabisant toujours davantage.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si nous assistons, depuis de nombreuses années, à la lente mais inexorable déclin de l’enseignement. Je persiste et signe : l’arabisation est en grande partie responsable de la faillite du système éducatif tunisien et de son effondrement. Comme m’écrivait un ami quelques jours plus tôt : <em>«La déconstruction de notre système éducatif des lumières, depuis sa prise en main par les arabisants dogmatiques, sa cession a un secteur privé au logiciel féodal et l’arrimage de la Tunisie à un Orient passéiste et décadent ont pondu tant d’ignorance, de bigoterie, d’hypocrisie et autres pathologies sociales inconnues dans les années 1960 et 1970, quand la Tunisie forçait l’admiration et le respect partout dans le monde.»</em> (Rachid M.)</p>



<p>Il aurait été souhaitable de laisser les idéologies de côté dans la conception et la mise en application de la réforme du système éducatif dans les années 1970 et 1980. Il fallait faire preuve d’ambition et d’audace : placer la barre le plus haut possible pour former des générations de jeunes compétents, pratiquant avec aisance aussi bien le français que l’arabe. C’était le pari de l’avenir.</p>



<p>Pourtant, l’école des années 1960, celle de la réforme Messaadi, avait partiellement répondu à cette exigence. Le ministre de l’Education nationale de l’époque, Mahmoud Messaadi, pourtant arabisant, mais pratiquant avec élégance la langue française, avait toujours reporté aux calendes grecques l’arabisation. Ahmed Ben Salah, quant à lui, titulaire d’une licence de lettres (arabe), a réintroduit l’enseignement du français en première année primaire lorsqu’il avait occupé pour une courte période le poste de ministre de l’Education nationale.</p>



<p>J’aimerais bien un jour rencontrer Driss Guiga pour recueillir son témoignage sur ce sujet bien précis et sur son rapport à la langue française.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<p><strong>NDLR:</strong></p>



<p>Dans ses Mémoires, Driss Guiga revient sur son passage à la tête du ministère de l’Education nationale et la mise en œuvre de la politique d’arabisation partielle de l’enseignement : les lettres, l’histoire, la géographie, le droit et la philosophie. <em>«Réintroduire la langue arabe comme moyen d’accès à la connaissance moderne et à la confrontation avec la modernité, de manière graduelle, pragmatique, souple, sans dogmatisme et sans contrainte pour le corps enseignant qui doit s’être préparé sérieusement à ce transfert»</em>, écrit-il.</p>



<p>Pour préparer cette réforme, Guiga raconte les péripéties d’un voyage qu’il a effectué dans plusieurs pays arabes du Proche-Orient pour étudier comment la langue arabe est utilisée dans l’enseignement, et parmi ses rencontres, il y en a une qui mérite d’être relatée pour sa pertinence, et telle qu&rsquo;il la raconte lui-même : <em>«Le recteur de l’Université d’Alep, qui était ingénieur de formation, nous dit clairement : ‘‘Si vous enseignez les matières scientifiques en français, ne changez pas !’’ A ma question : ‘‘Mais pourquoi ne le dites-vous pas à votre ministre ?’’, la réponse fut : ‘‘C’est un tabou politique et de toute façon les enfants des ministres de la nomenklatura du régime étudient  à l’Université américaine de Beyrouth.’’ CQFD.»</em>      </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/">Driss Guiga et l&rsquo;arabisation de l&rsquo;enseignement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/14/driss-guiga-et-larabisation-de-lenseignement-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>9</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2024 07:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Mestiri]]></category>
		<category><![CDATA[Bahi Ladgham]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
		<category><![CDATA[Congrès de Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Guiga]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14282061</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’histoire reconnaîtra le rôle immense de Ahmed Mestiri dans la fondation de l’État de l’indépendance, même si le destin fût injuste à son égard. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/">‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>L’un des exemples les plus significatifs de l’homme d’État en Tunisie demeure incontestablement le regretté Ahmed Mestiri dont l’histoire reconnaîtra le rôle immense dans la fondation de l’État de l’indépendance, même si le destin fût injuste à son égard, en lui interdisant l’accession à la magistrature suprême,&nbsp;qui aurait couronné une carrière hors du commun au service de son pays.</strong></em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-14282061"></span>



<p>Nous autres Tunisiens avons l’exagération innée, comme tous les descendants de Latins. Tel le dis-je au risque de choquer nombre de mes compatriotes. Lors de la dernière campagne présidentielle, l’un des candidats s’était vu attribuer l’épithète d’homme d’Etat, évidemment par ses partisans, alors que rien dans son parcours politique ne le justifiait. On aurait pu tout aussi bien comprendre que, plus que le valoriser, il s’agissait de disqualifier ses adversaires conformément à l’adage <em>«Au royaume des aveugles les borgnes sont rois»</em>. Mais il est peu probable que telle en fût l’intention, même si en fin de compte l’idée générale était bien de le faire ressortir comme le plus capable d’assumer les charges de l’auguste fonction, du fait de ses antécédents ministériels. Il s’avère ainsi que pour beaucoup, les hautes fonctions dans l’Etat font l’homme d’Etat, une opinion qui en réalité est carrément erronée.&nbsp;</p>



<p>L’homme d’État est celui qui a passé une bonne partie de sa vie,&nbsp;en assumant les plus hautes charges, et qui lui a consacré toute son énergie et son imagination en lui imprimant un effet&nbsp; patent et durable,&nbsp;souvent reconnu comme bénéfique.</p>



<p>Dès lors un homme d’Etat commence par être un homme politique clairement conscient des mécanismes qui régissent les rapports à l’autorité et au pouvoir d’abord dans un parti politique, ensuite dans son pays. Si on s’en réfère à cette définition, il est clair qu’une bonne partie des ministres dans le monde ne furent pas des hommes politiques, et peu parmi ces derniers furent des hommes d’Etat. Pour ne citer que celui-là, l’un des exemples les plus significatifs de l’homme d’État en Tunisie demeure incontestablement le regretté Ahmed Mestiri.</p>



<p>Militant du Néo Destour, responsable de l’appareil secret du Parti, membre de la commission intérimaire provisoire, résistant entré dans la clandestinité, avocat, Ahmed Mestiri se place du côté de Bourguiba contre Ben Youssef. Il devint à l’indépendance et logiquement malgré son jeune âge le ministre qui a assumé avec brio la tâche complexe de tunisifier la structure de la justice, d’établir le Code du statut personnel (CSP) en collaboration avec des Cheikhs éclairés de la mosquée Zitouna. Il se voit ensuite confier le ministère des Finances et réalise la difficile tâche de sortir le pays de la zone franc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chez les Soviétiques et les Nassériens</h2>



<p>Nommé ambassadeur à Moscou à sa demande, Ahmed Mestiri y établit des relations précieuses, il explique à ses interlocuteurs les carences des communistes maghrébins qui sont toujours demeurés subordonnés à leurs camarades français. Il obtient la collaboration des Soviétiques à des projets agricoles en Tunisie, à des taux avantageux. Il est ensuite nommé ambassadeur au Caire lors de la grande vague du Nassérisme, mais il s’attire l’antipathie de ses hôtes lorsque, à la suite de la sécession de la Syrie de la République Arabe Unie, il demande en public pourquoi on continue de nommer l’Egypte d’après une entité politique qui n’existe plus. Et il doit faire de son mieux pour arrondir les angles entre Nasser et Bourguiba qui se détestent, et l’assassinat de Salah Ben Youssef suivi de son enterrement en Egypte n’arrange pas les choses.</p>



<p>Après le séjour égyptien, c’est la nomination à Alger, à l’heure de l’indépendance. Ben Bella avec ses lubies révolutionnaires n’est pas un hôte de tout repos, d’autant que la Tunisie a misé sur le mauvais cheval en faisant le choix des trois colonels, Boussouf, Ben Tobbal, et Krim Belkacem. Et la borne 233 dans le sud à la frontière ajoute un autre sujet de discorde dont les deux pays se seraient passés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BZCJGDkHAI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/">Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/embed/#?secret=WCML4eaLL4#?secret=BZCJGDkHAI" data-secret="BZCJGDkHAI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En fin de compte Ben Bella est renversé par Boumediene, le patron de l’armée des frontières, et le nouveau régime s’avère plus accommodant, puisqu’un compromis sur la frontière est finalement trouvé dans les années 70. Puis Ahmed Mestiri doit encore affronter une nouvelle crise et est rappelé à Tunis lorsque&nbsp;Bourguiba dénonce un complot militaire soutenu par Alger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Travailleur, modeste et souvent objectif</h2>



<p>Il est ensuite nommé au ministère de la Défense qu’il semble reprendre en main, l’armée étant&nbsp; démoralisée, et s’active pour la former, l’instruire et l’équiper, grâce à la collaboration d’officiers compétents, en lui insufflant la discipline et le respect de l’autorité civile. Mais il est rattrapé par la politique.</p>



<p>Il demeure modeste et souvent objectif. Il reconnaît ne pas avoir eu le courage en son temps de défendre Tahar Ben Ammar contre l’injustice qui le frappait. Il salue l’apport fondamental de Bahi Ladgham dans la création de l’armée nationale, après lui avoir rendu hommage dans le déblocage avec la partie française lors de la rédaction des accords de l’Indépendance, et s’oppose ainsi à la thèse de Bourguiba, prétendant&nbsp;en être l’artisan exclusif. Il a d’autant plus de raisons de le faire en abordant l’époque des coopératives auxquelles il s’oppose.</p>



<p>Puis vient le procès Ahmed Ben Salah, qui selon&nbsp;Mestiri doit se situer au niveau politique dont tout le gouvernement assume la responsabilité au même titre que l’accusé, et non pas pénal.&nbsp;Il présente sa démission du ministère, puis il est exclu du parti dont une fois réintégré il se voit confier le ministère de l’Intérieur.</p>



<p>C’est l’époque printemps tchécoslovaque, du doute, et les libéraux dont Mestiri est la figure de proue ont beau jeu de réclamer la démocratisation du parti dont le fonctionnement autoritaire n’a pas su empêcher les dérives du socialisme de Ben Salah.</p>



<p>En 1971 le Congrès de Monastir semble entamer la libéralisation du Parti mais c’est mal connaître Bourguiba qui prétend nommer lui même les membres du bureau politique et qui remet en question les décisions du Congrès. M. Mestiri démissionne du ministère de l’Intérieur après que des gouverneurs et des fonctionnaires aient été nommés sans son consentement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le passage tumultueux dans l’opposition</h2>



<p>C’est alors&nbsp; l’époque de l’opposition qui commence et qui aboutit en 1978, en pleine crise de l’UGTT, à la fondation du journal <em>Errai</em>. En 1980 c’est l’affaire de Gafsa. Puis en 1981 c’est celle des élections truquées. M. Mestiri et ses amis sont spoliés de leur victoire par Driss Guiga dont il n’évoque jamais le nom. Il est vrai que pour lui l’ennemi, c’est le système, les personnes n’étant que des exécutants. En 1984 ce sont les émeutes du pain, et en 1986 la destitution de Mohamed Mzali.</p>



<p>Entretemps, M. Mestiri a obtenu la reconnaissance de son Parti, le Mouvement des démocrates socialistes, appelé ainsi selon les vœux d’Habib Boularès, ainsi qu’il tiendra à la préciser, sans doute pour ne pas en assumer la responsabilité. Et en effet lui-même tient dès le début&nbsp;à qualifier son opposition de libérale, plus en phase avec ses origines et sa profession, alors que&nbsp;la social démocratie possède une toute autre histoire.</p>



<p>Néanmoins il reçoit&nbsp; les encouragements du Roi Hassan II et de Lionel Jospin, secrétaire général du Parti socialiste français. C’est l’époque d’une certaine libéralisation, le Parti communiste tunisien et quelques autres étant légalisés. L’opposition a pignon sur rue, publie des journaux, mais ne participe pas au pouvoir.</p>



<p>En 1987 a lieu le coup d’Etat médico-légal du Général Ben Ali. M. Mestiri ne désapprouve pas et attend de voir la suite. Il est déçu par la tournure autoritaire du régime nettement en retrait par rapport au Manifeste du 7 Novembre, et alors que les élections se profilent, il décide de ne pas participer. Il quitte alors la vie politique définitivement et met fin à ses activités dans son propre Parti. Sa carrière, quoique fort prestigieuse, se conclut ainsi sur un goût d’inachevé.</p>



<p>Qu’il ait été un homme d’état, nul ne le conteste; le pays garde encore de nombreuses traces bénéfiques de son passage, en particulier le CSP, la tunisification&nbsp;de la justice, de la monnaie, et la nationalisation des biens français. On peut même le qualifier de Grand&nbsp;homme d’État.</p>



<p>Cependant c’est dans le Parti Destourien qu’il fit souvent preuve d’approximation, et il est vrai que la présence de Bourguiba, ainsi que ses origines tunisoises, ne lui rendirent pas les&nbsp; choses faciles, tout comme la présence dans la dissidence de camarades prêts à retourner la veste à la première occasion, comme Béji Caïd Essebsi, ou Dali Jazi.&nbsp;</p>



<p>D’autre part son esprit légaliste et loyal à ses fonctions ne lui fut pas d’une grande aide. Il ne tenta jamais de noyauter les ministères qu’il dirigea par ses partisans, et en dépit des accusations de ses adversaires, il ne participa à aucun complot.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8NOzc7xrNJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/23/in-memoriam-ahmed-mestiri-ou-le-long-combat-pour-la-democratie/">In memoriam : Ahmed Mestiri ou le long combat pour la démocratie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Ahmed Mestiri ou le long combat pour la démocratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/23/in-memoriam-ahmed-mestiri-ou-le-long-combat-pour-la-democratie/embed/#?secret=etMqr7W9db#?secret=8NOzc7xrNJ" data-secret="8NOzc7xrNJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Fait étonnant, bien qu’étant le gendre de M. Chenik, il se rangea contre son ancien ministre Salah Ben Youssef dont les prétentions panarabes lui apparaissaient&nbsp;irréalistes et dangereuses. Cependant, quelques côtés de son parcours demeurent contrastés. Ainsi, alors ministre de la Défense, il envoya les étudiants contestataires de Mai 68 accomplir leur service militaire, une mesure perçue par l’opinion publique comme particulièrement dure et qui eut souvent des répercussions sur les études des personnes concernées. Il se justifia plus tard par les nécessités de leur épargner l’incarcération. Il dirigea par ailleurs le ministère de l’Intérieur à une époque où le régime n’était pas un parangon de libéralisme, mais à sa décharge il démissionna parce qu’il n’y eut pas les coudées franches.</p>



<p>Eu égard à cela, sa venue aux vertus de la démocratie fut plutôt tardive. Il y eut donc nécessairement un moment où le cours de sa vie politique bascula d’une extrême à une autre. Les raisons n’y transparaissent pas clairement dans son livre. Peut-être son interlude diplomatique à Moscou, au Caire, à Alger, lui fit-il perdre toutes les illusions qu’il pouvait entretenir sur les vertus du parti unique, ou du pouvoir autoritaire. Sa tentative de démocratiser le parti unique fut tout aussi vaine que plus tard celle de Gorbatchev, qui lui avait les pleins pouvoirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une quête demeurée vaine de la démocratie</h2>



<p>On perçoit chez l’auteur une certaine lassitude de la personnalité pesante de Bourguiba, de ses crises autoritaires, de ses sautes d’humeur. Il y aurait eu ainsi une époque où Bourguiba était supportable, une autre où il ne le fut plus, peut être à cause de sa maladie et de son âge. L’âge? Il s’agit visiblement d’un argument à posteriori, après le 7 novembre 1987, dont Béji Caïd&nbsp;Essebsi démontrera&nbsp;plus tard le manque de pertinence en accédant à la présidence à 89 ans. D’ailleurs le Pr Amor Chadli le rejettera en bloc.</p>



<p>Les raisons pour lesquelles M. Mestiri a bien accueilli le coup d’État de Ben Ali, à l’instar de la majorité du peuple tunisien, il faut l’avouer, ne supportent donc pas l’épreuve des faits. Et d’ailleurs il reconnaît s’être trompé sur la question au point de se retirer de la vie politique, et pas après le départ de Ben Ali, ce qui est tout à son honneur. Mis à part cela, un certain nombre de faits importants sont passés sous silence dans son témoignage.</p>



<p>A titre d’exemple, alors que les relations tumultueuses entre l’Algérie et la Tunisie sont développées d’une manière assez exhaustive, jusqu’à l’affaire de Gafsa, et on peut le comprendre venant d’un ancien ambassadeur à Alger, la tentative de coup d’État&nbsp;du colonel Tahar Zbiri contre Houari Boumediene est totalement occultée. C’est d’autant plus étonnant lorsque le chef des putschistes se réfugie en Tunisie. M. Mestiri ne pouvait donc pas tout simplement l’ignorer. Est-ce une nouvelle preuve de la méconnaissance des affaires de nos voisins, ou les nécessités du devoir de réserve?&nbsp;</p>



<p>La politique algérienne de la Tunisie apparaît autant&nbsp;&nbsp;comme une succession&nbsp; de mauvais calculs sur les rapports de forces y prévalant, d’imprévoyances, et même de malentendus quand des maquisards algériens sont soupçonnés d’avoir assassiné le militant destourien Houcine Bouzayane. Et les lubies de Bourguiba concernant la borne 233 ne peuvent pas tout expliquer.</p>



<p>Un autre sujet d’étonnement&nbsp;est évidemment les prises de positions relativement au parti islamiste Ennahdha, et immanquablement, le processus démocratique interrompu chez nos voisins de l’Ouest par l’armée, et y ayant marqué le début de la décennie noire. On peut concevoir que l’armée algérienne soit&nbsp;&nbsp;intervenue pour éviter de se voir écarter du pouvoir, tout comme le fera plus tard l’armée égyptienne. Mais si elle ne l’avait pas fait, que serait-il advenu aujourd’hui, alors que la sédition kabyle pointe?</p>



<p>Néanmoins, ainsi que le démontre l’Histoire du Liban, cette démocratie des communautés religieuses, ou l’exemple du printemps arabe, la contestation de l’ordre établi quelle qu’en&nbsp;soit la raison aboutit souvent à l’implosion des États, et l’instauration de la <em>«liberté»</em> à leur morcellement. Les cas de la Syrie, de l’Irak, de la Libye, devraient à cet effet pousser à une réflexion salutaire sur la relation parfois conflictuelle entre démocratie et raison d’état dans nos pays.</p>



<p>L’auteur a salué l’arrivée du Printemps Arabe en Tunisie, qui semblait consacrer le triomphe&nbsp;définitif de ses idées. Malheureusement, il en a été maintenu soigneusement à l’écart par Béji Caïd Essebsi qui avait été son camarade dans la dissidence destourienne avant de faire partie du groupe du journal <em>Errai</em>, ainsi qu’il avait été pudiquement qualifié pour taire la réalité d’une partie de l’opposition <em>«démocrate»</em> toujours prête à se compromettre contre une participation à quelque pouvoir que ce soit.</p>



<p>On ne connaîtra malheureusement pas l’opinion définitive de l’auteur sur le bilan de l’expérience<em> «démocratique»</em> en Tunisie, et la responsabilité de Béji Caïd Essebsi allié à Rached Ghannouchi dans le dérapage du processus. L’alliance avec les islamistes avait&nbsp;nettement été détournée à leur profit par ces derniers, démontrant l’inanité de la domestication par la pratique démocratique du terrorisme et de ceux dont l’objectif primordial ne peut jamais être autre que l’application de la chariâa.</p>



<p>Il est vrai que l’auteur reconnaît l’apport du texte religieux dans la législation, en interdisant ce qui est licite, et selon lui en ne permettant jamais l’illicite, ce que la législation sur les spiritueux contredit aisément. Mais peut-être se limitait-il par cet argument au seul CSP. Ce faisant l’auteur se révèle politiquement conservateur en accord avec ses origines sociales ainsi que les liens de sa famille avec le premier Destour de Abdelaziz Thaalbi. Cela peut expliquer sa tolérance du parti Ennahdha&nbsp;et sa relativisation du fait islamiste.</p>



<p>Pour conclure, la forte personnalité de Ahmed Mestiri ne pouvait se satisfaire de jouer éternellement&nbsp;les seconds rôles derrière Bourguiba.&nbsp;Le despotisme ambiant l’a sans doute égaré vers la quête demeurée vaine de la démocratie,&nbsp;mais cela valait encore mieux que les joutes de succession que d’autres ont choisi de livrer sans aucune considération pour les intérêts du pays. L’histoire reconnaîtra son rôle immense dans la fondation de l’État de l’Indépendance, mais&nbsp; le destin demeurera injuste à son égard, en lui interdisant l’accession à la magistrature suprême,&nbsp;qui aurait couronné une carrière hors du commun au service de la Tunisie.&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em>« <strong>Témoignage pour l&rsquo;histoire</strong></em><strong><em>« , de Ahmed Mastiri, Sud Editions, Tunis, 1er janvier 2023.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/">‘‘Témoignage pour l’histoire’’ : Ahmed Mestiri, un fondateur d’Etat au destin inachevé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/20/temoignage-pour-lhistoire-ahmed-mestiri-un-fondateur-detat-au-destin-inacheve/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 09:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ameur Ghedira]]></category>
		<category><![CDATA[Amor Chedly]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Mansour Skhiri]]></category>
		<category><![CDATA[Mezri Chekir]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Sfar]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
		<category><![CDATA[Vernon Walters]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13998601</guid>

					<description><![CDATA[<p>La disgrâce finale de Mohamed Mzali tient au fait que durant ses six années à la tête du gouvernement il ne s’est jamais assuré d’alliés solides dans le sérail. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/">Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Je viens de terminer le livre de Ridha Ben Slama, ‘‘La Chute’’ ou ‘‘Les dessous du démantèlement de l’Etat de l’indépendance (1980-1987)’’ (éditions Nirvana, Tunis, gévrier 2024, 242 pages) qui évidemment s’efforce de réhabiliter la mémoire du regretté Mohamed Mzali dont l’auteur a été un proche collaborateur. Puisque <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kapitalis en a déjà fait le commentaire</a>, je m’efforcerai à titre privé de soulever les points qui m’ont paru dignes d’intérêt. </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13998601"></span>



<p>1- Je doute que Ben Ali eût été capable de planifier sur plusieurs années son ascension au pouvoir, selon ce qu’en a évoqué l’auteur, en faisant le vide dans l’entourage de Bourguiba. Cela aurait supposé de sa part une intelligence qu’il n’a en fait jamais démontrée ni avant ni pendant sa présidence.&nbsp;</p>



<p>2- La disgrâce finale de Mohamed Mzali tient au fait que finalement durant ses six années à la tête du gouvernement il ne s’est jamais assuré d’alliés solides dans le sérail, le parti au pouvoir, ni même au sein du ministère de l’Intérieur, mis à part son cousin Ameur Ghedira. Il est ainsi demeuré isolé, une simple courroie de transmission de Bourguiba, un exécutant qui n’exerçait apparemment aucune influence sur de dernier, dont il dépendait entièrement.</p>



<p>Plus que cela, il a été marginalisé au sein même du clan de Monastir, sa ville natale où il s’est trouvé face à l’hostilité de Mansour Skhiri, Mezri Chekir, pour ne pas dire Saïda Sassi. Sa responsabilité se situe dans le fait qu’il ait accepté d’être privé de ses attributions normales de Premier ministre et qu’il n’ait pas cherché à y remédier.</p>



<p>C’est déjà un exploit que sans le passé de militant historique du parti destourien à même de lui assurer le prestige nécessaire, sans la base partisane ou régionale nécessaires, sans le contrôle solide des ministères régaliens, il soit demeuré aussi longtemps à la tête du gouvernement.&nbsp;</p>



<p>3- Concernant la mort de feu Farid El-Mokhtar, je me bornerai à l’évoquer selon mes souvenirs. Etant alors résident de garde d’urgence à l’hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana, je me souviens un soir de Ramadan, sans doute à la date indiquée par l’auteur, avoir vu le corps ensanglanté du défunt, que je ne connaissais pas, mais qui a été reconnu par l’infirmier qui face à mon ignorance a précisé que c’était le président du Club Africain et le frère de l’épouse du Premier ministre. Il avait été amené probablement par ambulance, et une personne, dont j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un policier en civil, avait dit qu’il avait eu un accident en revenant de Ras Jebel. Sa voiture avait paraît-il quitté la chaussée et heurté l’entrée d’un pont de plein fouet, et on avait mis cela sur le compte de l’excès de vitesse et du sommeil du chauffeur.</p>



<p>Selon ce que j’en avais vu, ainsi que la quantité de sang qui se trouvait sous le corps, il était évident qu’il avait subi un traumatisme de grande ampleur compatible avec un grave accident de la voie publique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ASR6ctU3Ci"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/embed/#?secret=lzdKavCUCF#?secret=ASR6ctU3Ci" data-secret="ASR6ctU3Ci" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quelques minutes après son arrivée, une personne dont on a dit qu’il s&rsquo;agissait du Dr Rifaat Daly, le gendre de Mohamed Mzali, est arrivée, a vu le corps. Il me semble qu’il est ensuite immédiatement reparti après avoir posé quelques questions au surveillant de l’hôpital et au policier. Environ une heure plus tard, sont arrivées Mme Mzali et Mme Mokhtar, une française sans doute, qui ont reconnu le corps. Mme Mokhtar a éclaté en sanglot, et s’est mise à crier&nbsp;: <em>«Mais pourquoi? Pourquoi?»</em> et Mme Mzali qui était très digne l’a étreinte de ses bras et l’a rapidement menée dehors. A noter que Mohamed Mzali n’est pas apparu cette nuit là à l’hôpital.</p>



<p>4- J’ignore si le général Vernon Walters a bien joué le rôle que l’auteur lui attribue. Je suis même étonné que selon le récit de Rachid Sfar, c’est Ben Ali, alors ministre de l’Intérieur, qui a accompagné l’Américain pour venir le voir, et qui s’est même permis de s’absenter deux fois au cours de la réunion pour une histoire relative à un incident grave sur le bac de Radès; Vernon Walters profitant de cette absence aurait demandé au Premier ministre ce qu’il pensait de son ministre de l’Intérieur. A mon avis c’est plutôt le ministre de la Défense ou celui des Affaires étrangères qui aurait dû accompagner le général américain. Cela ne semble pas logique.</p>



<p>5- Si Mohamed Mzali a été considéré par les Américains comme un témoin gênant devant disparaître parce qu’il leur a transmis en 1982 l’accord de Arafat pour la modification de la charte de l’OLP,&nbsp;et que l’invasion israélienne du Liban s’est produite quelques semaines plus tard, il demeure nécessaire de savoir pourquoi il a fallu 4 ans pour l’éliminer de la scène. C’est là encore une argumentation peu convaincante. Israël avait attaqué le Liban avec le plein soutien américain pour briser l’infrastructure politico-militaire de l’OLP, parce que les maires palestiniens de la Cisjordanie occupée clamaient leur allégeance à l’organisation de Yasser Arafat et empêchaient ainsi les Israéliens d’établir l’autonomie prévue par les accords de Camp David signés avec l’Egypte, et qui en fait revenaient à légaliser l’annexion des territoires occupés par les sionistes.</p>



<p>6- Une autre raison du désir&nbsp;des Américains de mettre à l’écart&nbsp; Mohamed Mzali aurait été son refus de souscrire à la demande américaine d’établir des bases militaires en Tunisie. Si tel est le cas, force est de constater que Ben Ali non plus ne l’a pas fait lorsqu’il a accédé à la présidence, ce qui met en question la pertinence de l’argument.</p>



<p>Quant à l’usine d&rsquo;acide phosphorique établie en Chine avec des capitaux koweïtiens et le savoir-faire tunisien, pour peu qu’elle ait démontré le soutien accordé au Premier ministre par le Koweït, quel intérêt la Tunisie aurait-elle pu véritablement en retirer en termes d’emplois et de transfert de technologie, au point de susciter l’ire des Américains?&nbsp;</p>



<p>7- Ben Ali complice d’Ennahdha dans le coup d’Etat? Je pense plutôt qu’il les a manipulés, peut-être pourquoi pas avec l’aide des Italiens du SIM; il n’aurait pas pu mener sans l’aide de services étrangers et avec succès une intox aussi complexe. Si le complot, le sien, avait échoué, il aurait eu beau jeu prétendre avoir découvert celui des militaires islamistes&nbsp;et avoir agi pour le faire avorter. C’est l’explication la plus logique concernant le chevauchement des acteurs et des calendriers des deux complots que l’auteur a fort justement fait remarquer.</p>



<p>8- Rachid Ammar patron des snipers? Il faudrait encore le prouver, les douilles des balles n’ayant jamais été versées dans le dossier de la justice.</p>



<p>Pour finir, la méthodologie adoptée par l’auteur, celle de chercher à prouver des préétablis à partir de faits réels ou supposés comme tels, ne conduit qu’à des conclusions fausses. On peut comprendre sa volonté de régler son compte à un&nbsp; passé&nbsp; douloureux qui s’est conclu d’une manière aussi dramatique, par la fuite sans gloire de la personne qu’il a servie et à laquelle il a fini par s’attacher. Mais fallait-il pour cela en charger d’autres personnes sans apporter les preuves nécessaires pour le faire?</p>



<p>Concernant les cas de conscience tardifs, j’en reviens toujours à feu Amor Chedly, illustre professeur fondateur de la faculté de médecine de Tunis, directeur de l’Institut Pasteur, ministre, médecin personnel de Bourguiba n’ayant jamais mis en doute son équilibre mental et sa lucidité, qui avait avoué dans son livre écrit après la Révolution, que Mezri Chekir lui avait appris que Ben Ali préparait un coup d’Etat. Il a simplement exprimé 23 ans après ses regrets de ne pas l’avoir dénoncé. Dans ces conditions, mieux vaut s’abstenir de tout autre commentaire sur tous ceux qui à cette époque gravitaient autour de Bourguiba. <em>«Souvenez-vous de vos défunts en bien»</em>, disait le Prophète Mohamed, béni soit-il. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yqZB9jcszF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/">Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/embed/#?secret=FQvYSuLpNV#?secret=yqZB9jcszF" data-secret="yqZB9jcszF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/">Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 11:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Guiga]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Saïda Sassi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Belkhodja]]></category>
		<category><![CDATA[Wassila Bourguiba]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13633982</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’histoire contemporaine de la Tunisie est une suite de crises, ponctuées de limogeages brutaux et de changements de cap, pas toujours bien menés,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’histoire contemporaine de la Tunisie, c’est-à-dire de l’indépendance du pays à nos jours, est une suite interminable de crises, ponctuées de limogeages brutaux et de changements de cap, pas toujours bien menés, car portant souvent l’empreinte d’hommes ambitieux, sans véritables programmes et n’ayant pour seul souci que d’accéder au pouvoir, et de le garder le plus longtemps possible, parfois au-delà de toute raison.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13633982"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>De cette histoire, nous croyons tout connaître, mais notre connaissance est souvent biaisée par des partis-pris idéologiques, des préjugés régionalistes ou même des détestations personnelles. Pour ne rien arranger, celui qui accède à la magistrature suprême réécrit l’histoire selon ses vues pas toujours objectives, se donnant souvent le beau rôle et accablant injustement ses adversaires. Une fois éjecté du pouvoir, il subit lui-même l’injustice qu’il a infligée aux autres. Et ainsi de suite…</p>



<p>Généralement, quand le temps passe et que le pouvoir échoit à une nouvelle génération de dirigeants, les anciens croient devoir se justifier en commettant des autobiographies ou des mémoires. Dans leurs fausses confessions et pseudo-témoignages, ils s’arrangent pour soigner leur parcours, passer sous silence les manœuvres et les coups bas qu’ils ont commis pour se maintenir au cœur du pouvoir, accabler leurs adversaires ou minimiser leurs apports respectifs et poser devant le jugement de l’histoire comme des démocrates empêchés de réaliser leurs grands desseins pour la nation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fausses confessions et mémoires biaisées</h2>



<p>Bien sûr, toutes ces confessions et ces mémoires sont à prendre avec les réserves d’usage, mais les dizaines d’ouvrages de ce genre qu’affectionnent certains éditeurs fournissent une bonne matière brute et c’est aux historiens d’y séparer le bon grain de l’ivraie, pour emprunter le titre des mémoires de feu Béji Caïd Essebsi, écrites avant son accession à la magistrature suprême en 2015 et consacrées aux années qu’il avait passées dans le cercle du pouvoir, durant les règnes respectifs de Bourguiba et Ben Ali auxquels il a succédé (après la parenthèse du <em>«provisoire»</em> Moncef Marzouki) au Palais de Carthage.</p>



<p><em>«Séparer le bon grain de l’ivraie»</em>, c’est ce que Ridha Ben Slama affirme avoir fait dans son dernier ouvrage en arabe intitulé <em>‘‘La chute’’</em> et sous-titré <em>‘‘Les dessous du démantèlement de l’Etat de l’indépendance 1980-1987’’</em> (éditions Nirvana, Tunis, février 2024, 242 pages, prix&nbsp;: 25 DT).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NlCFCOkZpr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/23/tunisie-un-pays-ou-la-responsabilite-a-desormais-un-gout-amer/">Tunisie, un pays où la responsabilité a désormais un goût amer</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie, un pays où la responsabilité a désormais un goût amer » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/23/tunisie-un-pays-ou-la-responsabilite-a-desormais-un-gout-amer/embed/#?secret=53VLVKjPqi#?secret=NlCFCOkZpr" data-secret="NlCFCOkZpr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourquoi ces deux dates précisément, sachant que l’Etat de l’indépendance, fondé par Bourguiba, est né le 25 juillet 1957, avec la proclamation de la république ?</p>



<p>La réponse est simple&nbsp;: c’est la période durant laquelle l’auteur était directement associé lui-même à la gestion des affaires publiques en étant attaché au cabinet de l’ancien Premier ministre Mohamed Mzali et a donc été, à certains moments, un témoin privilégié des manœuvres des uns et des coups bas des autres dans le cadre d’une guerre de succession au Combattant suprême.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre de succession fratricide</h2>



<p>Cette guerre de succession, commencée depuis l’annonce des problèmes de santé de l’ancien président en 1970, était conduite d’une main de maître par sa seconde épouse, Wassila Bourguiba, puis, dans un second temps, après le divorce de celle-ci, par Saïda Sassi, la très entreprenante nièce du Combattant suprême. </p>



<p>Les deux femmes, qui avaient de l’ascendant sur le <em>«malade de Carthage»</em> , s’étaient appuyées sur des membres de l’establishment politique animés par des ambitions de pouvoir, les montant les uns contre les autres, au gré d’alliances changeantes, quitte à provoquer des crises en série se traduisant, souvent, par des mouvements sociaux, des affrontements, des morts et des blessés, comme ce fut le cas en janvier 1980 (occupation de la ville de Gafsa par un groupe armé), janvier 1978 (affrontement entre le pouvoir et la centrale syndicale) ou encore janvier 1984 (les émeutes du pain).</p>



<p>Ridha Bouslama affirme avoir effectué un travail d’investigation en puisant la matière de son livre dans ses souvenirs personnels, les témoignages directs des protagonistes ou à travers leurs ouvrages publiés au cours des trente dernières années. Il n’en est pas moins vrai que, malgré son souci de vérité historique, son livre n’est pas exempt de subjectivité, puisqu’il se donne pour objectif principal de défendre l’honneur personnel et le bilan politique et économique de l’homme qu’il avait lui-même servi au Palais de la Kasbah, Mohamed Mzali en l’occurrence, dont l’image a été quelque peu brouillée par ceux qui l’ont longtemps combattu et obtenu son limogeage, en juillet 1986, en espérant se frayer un chemin vers le Palais de Carthage, destin auquel Mzali était un moment destiné en tant que fils spirituel et successeur putatif de Bourguiba.</p>



<p>Parmi ces grands manœuvriers, l’auteur cite, dans un premier temps, les sbires de Wassila Bourguiba&nbsp;: Tahar Belkhodja, Béji Caïd Essebsi et Driss Guiga, et, dans un second temps, l’homme à tout faire de Saïda Sassi, Zine El-Abidine Ben Ali, le seul militaire infiltré dans l’establishment politique, qui finit par coiffer tous ces ambitieux au poteau un certain 7 novembre 1987.</p>



<p>Une fois arrivé à la tête de l’Etat, au terme d’une longue série de manipulations, roulant dans la farine libéraux, démocrates progressistes et autres islamistes, l’<em>«artisan du changement»</em> a tenté de réécrire l’histoire de la république à sa guise. Mais ironie de l’histoire&nbsp;: il perdra lui aussi le pouvoir, 23 ans plus tard, dans des conditions assez semblables à celles qui l’ont vu y accéder, et ce pour avoir laissé son épouse Leïla Trabelsi animer, autour de lui, une camarilla de sbires et d’obligés qui finirent par ternir son image et accélérer sa chute, un certain 14 janvier 2011, dans des circonstances qui restent à ce jour très mystérieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sentiment d&rsquo;énorme gâchis</h2>



<p>Nous n’entrons pas dans les détails des manœuvres <em>«politichiennes»</em> mises en œuvre par tous ces protagonistes, et dont ont été victimes, tour à tour et successivement, Bahi Ladgham, Ahmed Ben Salah, Hedi Nouira et Mohamed Mzali, qui eurent tous le malheur d’être cités comme des successeurs potentiels de celui qui les utilisera comme des boucliers avant de les laisser tomber et de chercher même ensuite à les humilier. Mais on remarquera, avec Ridha Ben Slama, que ceux qui parvenaient au Palais de la Kasbah, en subissaient tous la malédiction, en devenant la cible de toutes les manœuvres de déstabilisation qui finissaient par les faire tomber sous les coups de boutoir de conspirateurs intéressés, pressés et ambitieux, manipulant le président de la république et se faisant manipuler par lui, dans une sorte de jeu de la roulette russe au terme duquel la Tunisie et les Tunisiens sortent toujours perdants.</p>



<p>On lira avec un intérêt le livre de Ridha Ben Slama qui explique comment ce système autodestructeur mis en place par Bourguiba depuis 1970 a fonctionné durant le règne du Premier ministre Mzali dont l’image brouillée par ses adversaires mérite d’être rectifiée et son action en faveur du pluralisme et de la démocratie enfin reconnue par l’histoire. C’est là le but de ce livre, et l’auteur y a en partie réussi grâce aux informations qu’il a réunies et aux analyses qu’il a développées.</p>



<p>Reste qu’en fermant le livre, on reste sur un sentiment de frustration face aux rendez-vous manqués, aux opportunités perdues à jamais, au temps précieux gaspillé dans de vaines querelles et aux haines stupides infusées dans la vie de la nation et qui ont empêché un peuple éduqué et ambitieux d&rsquo;avancer sur la voie du progrès.</p>



<p>Derrière ce gâchis, que nous constatons encore aujourd’hui, il y a comme un péché originel ou un <em>«paradoxe originel»</em> pour emprunter l’expression de l’auteur, celui d’<em>«un système politique qui a fait de la modernité et de la généralisation de l’enseignement un but suprême, qu’il a contrebalancé par un pouvoir personnel, certes charismatique, mais qui refuse d’accepter les conséquences de cette généralisation de l’enseignement, qui a donné naissance à des générations de compétences dans tous les domaines et d’intellectuels, laissant ainsi échapper plusieurs occasions pour le progrès»</em>.</p>



<p>En cette année 2024, sommes-nous vraiment sortis de cette auberge-là? Je crains que non…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="88d6RLIrLY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/">Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/embed/#?secret=yfF1XDmF3G#?secret=88d6RLIrLY" data-secret="88d6RLIrLY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>In memoriam : Gilda Khiari, une des architectes de la Tunisie indépendante</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/22/in-memoriam-gilda-khiari-une-des-architectes-de-la-tunisie-independante/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/22/in-memoriam-gilda-khiari-une-des-architectes-de-la-tunisie-independante/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 11:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Belhassen Khiari]]></category>
		<category><![CDATA[Gilda Khiari]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital Fattouma Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Sadri Khiari]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12173425</guid>

					<description><![CDATA[<p>La militante Gilda Khiari qui vient de tirer sa révérence au lendemain de la célébration du 68e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/22/in-memoriam-gilda-khiari-une-des-architectes-de-la-tunisie-independante/">In memoriam : Gilda Khiari, une des architectes de la Tunisie indépendante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous publions ci-dessous l’hommage posthume rendu par l’universitaire et écrivain à la militante Gilda Khiari qui vient de tirer sa révérence, jeudi 21 mars 2024, au lendemain de la célébration du 68e anniversaire de l&rsquo;indépendance de la Tunisie, dont elle fut, très jeune, l&rsquo;une des architectes. Elle avait 96 ans.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Cherif Ferjani</strong></p>



<span id="more-12173425"></span>



<p>Militante du parti communiste tunisien depuis son très jeune âge, avant de connaître son feu mari Belhassen Khiari, lui-même syndicaliste et membre du parti communiste dans les années 1940-1950, elle était de tous les combats pour l&rsquo;indépendance de la Tunisie, pour le progrès, pour la paix (à l&rsquo;âge de 18 ans, elle a été lauréate de la Colombe d’Or de la paix pour avoir récolté le plus grand nombre de signatures en faveur de l’appel international pour la paix au lendemain de la Deuxième guerre mondiale ), pour les droits des femmes, pour la liberté et pour les droits humains.</p>



<p>Au lendemain de l’indépendance, elle a apporté sa contribution à l’édification d’une nouvelle Tunisie à travers les postes de responsabilité qu’elle a occupés dans les services publics et dans le ministère de la santé.</p>



<p>Gilda s’est illustrée par sa rigueur, son opposition aux magouilles et à la corruption. Elle en fut récompensée par sa mise à la retraite avant l’âge alors qu’elle était directrice de l’hôpital Fattouma Bourguiba à Tunis, pour avoir refusé de cautionner de faux marchés sous le ministère de Mohamed Mzali au début des années 1970.</p>



<p>La défunte fait partie du noyau fondateur de la section tunisienne d’Amnesty International dont elle a rejoint les groupes en 1983. Avec son mari Belhassen, sa fille Samira Khiari Boubaker, son fils Sadri Khiari, son gendre Samir Boubaker puis avec sa petite fille Donia Boubaker; c’était notre deuxième famille depuis les années 1980. Avec son départ, nous nous sentons, Claudette et moi, de nouveau orphelins.</p>



<p>Nous nous souviendrons toujours des moments passés avec eux dans leur maison aux UV4 à El-Menzah 6 au début des années 1980, des visites qu’elle nous a rendues à Lyon, avec Belhassen et Donia, de leur soutien lors de mon arrestation en 1983&#8230;</p>



<p>Nous partageons la peine de Sadri, de Samira, de Donia, de Samir, de sa nièce Pierrette, et de toute la famille Khiari-Boubaker à qui nous adressons nos condoléances attristées.</p>



<p>Gilda Khiari continuera à vivre avec les souvenirs qu&rsquo;elle nous a laissés et que garderont d&rsquo;elle tous ceux qui l&rsquo;ont connue et partagé ses combats.</p>



<p><em>* Universitaire et écrivain. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/22/in-memoriam-gilda-khiari-une-des-architectes-de-la-tunisie-independante/">In memoriam : Gilda Khiari, une des architectes de la Tunisie indépendante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/22/in-memoriam-gilda-khiari-une-des-architectes-de-la-tunisie-independante/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mehrez Boussayene élu membre du CIO : « Un grand honneur pour la Tunisie», se réjouit le Cnot</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/mehrez-boussayene-elu-membre-du-cio-un-grand-honneur-pour-la-tunisie-se-rejouit-le-cnot/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/mehrez-boussayene-elu-membre-du-cio-un-grand-honneur-pour-la-tunisie-se-rejouit-le-cnot/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 17:16:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CIO]]></category>
		<category><![CDATA[Cnot]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[Mehrez Boussayene]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=10167950</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mehrez Boussayene élu membre du CIO : « Un grand honneur pour la Tunisie», se réjouit le Cnot</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/mehrez-boussayene-elu-membre-du-cio-un-grand-honneur-pour-la-tunisie-se-rejouit-le-cnot/">Mehrez Boussayene élu membre du CIO : « Un grand honneur pour la Tunisie», se réjouit le Cnot</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Le Président du Comité national olympique tunisien (Cnot) M. Mehrez Boussayene a été élu ce matin à Mumbai en Inde, Membre du Comité International Olympique (CIO) lors de la 141ème Session du CIO tenue du 15 au 17 Octobre courant.</strong></em></p>



<span id="more-10167950"></span>



<p>Cette distinction constitue un grand honneur pour la Tunisie,🇹🇳 Boussayene étant le deuxième Tunisien à être élu Membre du CIO après Feu Mohamed Mzali, jusque-là, seul Tunisien ayant fait partie des Membres du CIO et ce, de 1965 jusqu’à l’année de son décès en 2010.</p>



<p>Ce Couronnement est un témoignage de Reconnaissance au bilan remarquable du Cnot pendant les 10 dernières années. Le Président Thomas Bach ainsi que les hauts dirigeants de l’Olympisme international et les cadres du CIO, aussi bien que les membres de l’ACNOA ne cessent de citer en exemple le CNOT pour son engagement en faveur de la promotion des valeurs Olympiques, de la consécration des règles universelles de la bonne gouvernance et de son soutien aux athlètes sur la voix de la haute performance. Ce qui lui a permis d’atteindre un rayonnement sans précédent tant au plan national, continental qu’international, poussant l’ACNOA à proposer la candidature du Président Mehrez Boussayene au Poste de Membre du CIO en tant que seul candidat, parmi les 8 nouveaux, au titre de représentant de CNO.</p>



<p>Il y a lieu de rappeler que le CNOT avait obtenu le Prix Pierre de Coubertin en 2018, outre son classement en tête des 54 CNOs Africains en matière d’exploitation des programmes de la Solidarité Olympique.</p>



<p>Le Président du CIO et les différents départements de l’instance internationale olympique avaient pris connaissance de l’ampleur de l’effort accompli à travers Sept (7) Ouvrages que le Président du CNOT leur avait présentés lors de la visite d’une délégation Olympique Nationale à la Maison Olympique à Lausanne. Les ouvrages qui retracent le parcours du mouvement olympique et sportif national sont, depuis, conservés à la bibliothèque Olympique du Centre International des Etudes Olympiques de Lausanne.</p>



<p>Ce retour d’un Tunisien en tant que membre du CIO va sans doute donner une impulsion nouvelle au Mouvement Sportif et Olympique National, outre la consolidation de sa position auprès de la communauté sportive et olympique internationale.🇹🇳🇹🇳</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/mehrez-boussayene-elu-membre-du-cio-un-grand-honneur-pour-la-tunisie-se-rejouit-le-cnot/">Mehrez Boussayene élu membre du CIO : « Un grand honneur pour la Tunisie», se réjouit le Cnot</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/mehrez-boussayene-elu-membre-du-cio-un-grand-honneur-pour-la-tunisie-se-rejouit-le-cnot/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : décès de l’écrivain et homme politique Béchir Ben Slama</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/tunisie-deces-de-lecrivain-et-homme-politique-bechir-ben-slama/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/tunisie-deces-de-lecrivain-et-homme-politique-bechir-ben-slama/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Feb 2023 07:38:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bechir Ben Slama]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6660222</guid>

					<description><![CDATA[<p>Décès de l'écrivain et ancien ministre de la Culture Bechir Ben Slama. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/tunisie-deces-de-lecrivain-et-homme-politique-bechir-ben-slama/">Tunisie : décès de l’écrivain et homme politique Béchir Ben Slama</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’écrivain Bechir Ben Slama, qui fut ministre de la Culture entre 1982 et 1986, est décédé dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 février 2023, à l’âge de 92 ans.</em></strong></p>



<span id="more-6660222"></span>



<p>Enseignant de langue et littérature arabes, Béchir Ben Slama a été l’un des plus importants acteurs de la scène culturelle en Tunisie au lendemain de l’indépendance en 1956. Il a été pendant trois décennies le rédacteur en chef de la revue littéraire <em>‘‘Al-Fikr’’</em>, fondée et dirigée par Mohamed Mzali, qui a joué un rôle fondamental dans l’évolution de la littérature tunisienne contemporaine. Lorsque ce dernier a succédé à Hedi Nouira au poste de Premier ministre, c’est tout naturellement que Bechir Ben Slama a été appelé à diriger le ministère de la Culture jusqu’à la chute du gouvernement Mzali, en 1986.</p>



<p>La disgrâce a été pour les deux hommes le début d’une longue traversée du désert, mais pour Bechir Ben Slama, cette <em>«retraite anticipée»</em> a été largement fructifiée puisqu’elle lui a  permis de se consacrer à sa vocation première : l’écriture. C’est ainsi qu’il a traduit plusieurs ouvrages sur l’histoire de la Tunisie et écrit de nombreuses études historiques et littéraires. Il a aussi écrit plusieurs romans, dont la trilogue <em>‘‘Aicha’’</em> (1982), <em>‘‘Adel’’</em> (1991) et <em>‘‘Ali’’</em> (1995). Son dernier livre est paru en 2013, ce sont des mémoires intitulées <em>‘‘Les jours qui passent’’</em>. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/tunisie-deces-de-lecrivain-et-homme-politique-bechir-ben-slama/">Tunisie : décès de l’écrivain et homme politique Béchir Ben Slama</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/tunisie-deces-de-lecrivain-et-homme-politique-bechir-ben-slama/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : décès de Ahmed Bennour, l’ancien rival de Ben Ali</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/23/tunisie-deces-de-ahmed-bennour-lancien-rival-de-ben-ali/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/23/tunisie-deces-de-ahmed-bennour-lancien-rival-de-ben-ali/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jul 2022 09:08:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Jihad]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Bennour]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Khalil al-Wazir]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
		<category><![CDATA[Nida Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Belkhodja]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2452756</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ahmed Bennour, l’ancien directeur de la sûreté nationale sous le régime de Bourguiba, est décédé aujourd’hui, samedi 23 juillet 2022.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/23/tunisie-deces-de-ahmed-bennour-lancien-rival-de-ben-ali/">Tunisie : décès de Ahmed Bennour, l’ancien rival de Ben Ali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ahmed Bennour, l’ancien directeur de la sûreté nationale sous le régime de Bourguiba, est décédé aujourd’hui, samedi 23 juillet 2022.  </em></strong></p>



<span id="more-2452756"></span>



<p>Le défunt était l’un des piliers du régime de Bourguiba. Discret et efficace, il a fait l’essentiel de sa carrière dans l’administration publique et notamment les ministères de la Défense et de l’Intérieur.</p>



<p>Adjoint de Tahar Belkhodja lorsque ce dernier était directeur de la Sûreté nationale entre juin 1967 et décembre 1968 avant d’être limogé et incarcéré avec lui sur la base d’accusations mensongères dans le cadre des luttes intestines pour la succession de Bourguiba malade.   </p>



<p>Il reprendra du service peu de temps après en devenant gouverneur de Sousse, avant d’être nommé, en janvier 1974, secrétaire d&rsquo;État auprès du ministre de la Défense dans le gouvernement Mohamed Mzali.</p>



<p>En 1983, il est nommé secrétaire d&rsquo;État auprès du ministre de l&rsquo;Intérieur chargé de la Sûreté nationale, et eut, peu de temps après, sous sa tutelle, un certain Zine El-Abidine Ben Ali. Les relations entre les deux hommes seront orageuses et le défunt en paiera les frais après l’ascension fulgurante de celui qui deviendra, coup sur coup, en quelques mois seulement, ministre de l’Intérieur, Premier ministre puis président de la république, après la destitution de Bourguiba, le 7 novembre 1987.</p>



<p>Voyant venir des représailles imminentes, Ahmed Bennour ne tardera pas partir en exil à Paris où il restera jusqu’à la chute de son rival de toujours le 14 janvier 2011. </p>



<p>Entre-temps, en 1994, Ben Ali cherchera à faire accréditer, à travers les médias à sa solde, la thèse de l’implication de l’ancien secrétaire d&rsquo;État à la Sûreté nationale dans l’assassinat du dirigeant de l’OLP Khalil al-Wazir, alias Abou Jihad, tué par des agents du Mossad, le service secret israélien, le 16 avril 1988, à sa résidence à Tunis. </p>



<p>En décembre 2013, Ahmed Bennour portera plainte contre le président provisoire Moncef Marzouki pour avoir repris cette accusation mensongère dans son fameux <em>Livre noir</em>.</p>



<p>La dernière apparition politique du défunt remonte à 2014, lorsqu’il rejoint le parti Nida Tounes fondé en 2012 par Béji Caïd Essebsi.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/23/tunisie-deces-de-ahmed-bennour-lancien-rival-de-ben-ali/">Tunisie : décès de Ahmed Bennour, l’ancien rival de Ben Ali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/23/tunisie-deces-de-ahmed-bennour-lancien-rival-de-ben-ali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&#8217;a jamais eu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 May 2021 12:04:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Mestiri]]></category>
		<category><![CDATA[Azouz Lasram]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caid Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Guiga]]></category>
		<category><![CDATA[Fadhel Khelil]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Mansour Moalla]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=350197</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ahmed Mestiri, le pionnier de la démocratie en Tunisie, décédé dimanche 23 mai 2021, à l’âge 96 ans, avait bien compris que le despotisme éclairé de Bourguiba ne conviendrait pas longtemps aux aspirations d’une population de plus en plus réfractaire. Par Francis Ghiles * En novembre 1981, la Tunisie a tenu ses premières élections multipartites...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/">Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Ahmed-Mestiri-1.jpg" alt="" class="wp-image-350198"/></figure></div>



<p><strong><em>Ahmed Mestiri, le pionnier de la démocratie en Tunisie, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/05/23/in-memoriam-ahmed-mestiri-ou-le-long-combat-pour-la-democratie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décédé dimanche 23 mai 2021</a>, à l’âge 96 ans, avait bien compris que le despotisme éclairé de Bourguiba ne conviendrait pas longtemps aux aspirations d’une population de plus en plus réfractaire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Francis Ghiles</strong> *</p>



<span id="more-350197"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/01/Francis-Ghiles.jpg" alt="" class="wp-image-134482"/></figure></div>



<p>En novembre 1981, la Tunisie a tenu ses premières élections multipartites depuis l’indépendance en 1956.</p>



<p>Pendant les 25 premières années après la fin du joug colonial français, la Tunisie a été dirigée par le Parti socialiste destourien (connu sous son acronyme français PSD) et un président charismatique mais autoritaire, Habib Bourguiba dont le titre même El-Moudjahid Al Akbar donne une image plus grande que nature de son leadership incontesté de la lutte pour la libération et des affaires de la Tunisie post-indépendance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un rendez-vous raté </h3>



<p>La campagne électorale fut animée, mais elle se déroula dans une ambiance parfois antidémocratique, car le PSD n’hésitait pas à utiliser des méthodes brutales d’intimidation pour perturber les réunions du Mouvement social-démocrate (MDS), parti d’opposition fondé par l’un des anciens ministres les plus brillants de Bourguiba, Ahmed Mestiri.</p>



<p>Le soir du scrutin, le 1er novembre, j’ai personnellement été témoin du bourrage des urnes au bureau de vote de Bab Jedid dans le centre de Tunis. J’ai décrit mon expérience sur le BBC World Service, le lendemain à 6 heures du matin, ce qui m’a valu une réprimande de la part du ministre de l’Information de l’époque, Tahar Belkhoja.</p>



<p>Le gouverneur du Kef, Fadhel Khelil, a téléphoné au ministre de l’Intérieur, Driss Guiga, pour lui dire que le candidat du MDS avait remporté l’élection dans cette ville, ce qui lui valut d’être rabroué.</p>



<p>«J’ai transmis les chiffres exacts du scrutin, vous les cuisinerez comme bon vous semble», a dit le gouverneur, l’un des rares de son rang à ne pas appartenir au PSD, dans sa réponse franche à son patron.</p>



<p>Les votes ont finalement été falsifiés dans un certain nombre de circonscriptions, notamment à Tunis-Centre, où Beji Caid Essebsi, qui deviendra plus tard le quatrième chef de l’État tunisien en 2014, a été élu sur la liste du PSD. Dans ses mémoires, trente ans plus tard, il a reconnu que si les résultats n’avaient pas été falsifiés, Ahmed Mestiri aurait été élu député de Tunis-Centre, pas lui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un démocrate dans l&rsquo;entourage de Bourguiba </h3>



<p>Né en 1925 dans une famille aisée appartenant à la grande bourgeoisie de Tunis, Ahmed Mestiri a étudié le droit à l’université d’Alger et de Paris, puis a obtenu son diplôme à Sciences Po Paris. Il a rejoint le parti nationaliste Néo Destour à l’âge de 17 ans et, en 1952, et fut membre de sa direction clandestine. Il a même échappé à une tentative d’assassinat par l’organisation coloniale française «<em>La Main Rouge</em>» qui a réussit, en 1952, à assassiner Farhat Hached, le fondateur de l’UGTT, le principal syndicat tunisien.</p>



<p>Mestiri est l’un de ceux qui ont épaulé Mongi Slim dans la négociation de l’indépendance de la Tunisie. Il a ensuite représenté la Tunisie en France et aux Nations Unies et a contribué à la mise en place de la nouvelle monnaie nationale, le dinar. En tant que premier ambassadeur tunisien en Égypte et en Algérie, il a contribué à l’élaboration de la politique étrangère du nouveau pays et à la formation de son corps diplomatique naissant. Il a été nommé ministre de la Défense en 1966 et a ensuite dirigé le ministère de l’Intérieur, mais il fut limogé en septembre 1971 après son refus d’approuver la nomination par Bourguiba d’éléments durs dans les services de sécurité.</p>



<p>Au cours des années les plus inspirées du règne de Bourguiba, les femmes ont été émancipées et ont acquis des droits dont elles ne jouissaient dans aucun autre pays arabe, l’alphabétisation et le niveau de vie se sont améliorés et la généralisation de la santé et de l’éducation ont été instaurées. Mais Ahmed Mestiri a bien compris que le despotisme éclairé de Bourguiba ne sera pas accepté longtemps par une population de plus en plus réfractaire. L<em>’«expérience socialiste»</em> ratée menée par Ahmed Ben Salah dans les années 1960 a ruiné de nombreux agriculteurs et aggravé le mécontentement au-delà des zones rurales.</p>



<p>En 1978, Ahmed Mestiri et ses compagnons qui avaient fondé la Ligue tunisienne des droits de l&rsquo;homme (LTDH) ont décidé de fonder un nouveau parti. Le Mouvement social-démocrate (MDS) a été légalisé trois ans plus tard lorsque le Premier ministre, réformiste et partisan de l’arabisation, Mohamed Mzali, a autorisé les partis d’opposition à présenter des listes de candidats aux élections générales du 1er novembre.</p>



<p>Le MDS remporte plus de 5% des voix dans une poignée de circonscriptions, dont celle de la capitale, la plus symbolique. La fureur du vieillissant Habib Bourguiba ne connaît pas de limites et il ordonne à son docile ministre de l’Intérieur de truquer les résultats. Le MDS n’a été crédité que de 3,2% des voix, derrière les 94,6% du PSD au pouvoir. Lors d’une conférence de presse tendue au ministère de l’Intérieur, des journalistes tunisiens et étrangers ont publiquement tourné en dérision les résultats. Le roi était nu et toute la Tunisie le savait. Six ans plus tard, alors que l’opposition islamiste prenait de plus en plus de poids dans la rue, le Premier ministre, le général Zine El-Abidine Ben Ali, a conduit à un <em>«coup d’État médical»</em>, anticipant ainsi un coup d’État imminent des islamistes que beaucoup craignaient, au milieu de la montée des tensions sociales et politiques. Et des violences de rue.</p>



<p>Il est intéressant de réfléchir à la manière dont le cours de l’histoire tunisienne aurait pu être changé si, en 1981, Habib Bourguiba avait permis l’émergence d’une <em>«opposition loyale»</em> menée par un homme intègre et un réformateur libéral, lui-même issu des rangs du parti au pouvoir mais qui était convaincu que la primauté du droit était un principe universel, aussi valable pour les Arabes ou les musulmans que pour les Occidentaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un homme d’État avisé, ferme mais juste</h3>



<p>Si les Tunisiens avaient eu l’option d’une opposition laïque sérieuse, le ressentiment face à l’incompétence croissante du régime et à l’aggravation de la crise interne n’aurait peut-être pas été canalisé uniquement par les forces islamistes. La Tunisie avait une opposition <em>«laïque»</em> naissante qui a été tuée dans l’œuf. En Mestiri, elle avait un diplomate qualifié, un homme qui comprenait mieux les habitudes du monde que beaucoup de flagorneurs de Bourguiba et un grand modéré, à l’écoute des caractéristiques de modernisme et de modération de son pays.</p>



<p>Ahmed Mestiri n’a jamais remis en question l’alliance de Habib Bourguiba avec l’Occident ni le soutien que ce dernier a apporté aux Palestiniens. C’était un homme d’État avisé, ferme mais juste, un homme d’une grande intégrité personnelle. Son malheur était que Bourguiba ne pouvait supporter d’avoir des ministres qui défiaient son autorité, aussi compétents ou honnêtes qu’ils eussent pu être.</p>



<p>Après avoir éloigné des personnalités comme Azouz Lasram, Mansour Moalla et d’autres, Bourguiba a, dans les années 1980, précipité la faillite politique et économique de son pays pendant les dernières années de son règne crépusculaire et attisé la guerre pour le pouvoir et les intrigues de palais. Les problèmes de santé du président malade et sa déconnexion de la réalité politique ont fait le reste.</p>



<p>La Tunisie paie aujourd’hui un lourd tribut au régime arbitraire de Bourguiba, en particulier au cours de sa dernière décennie au pouvoir. Le pays aurait été beaucoup plus sûr si Ahmed Mestiri avait succédé à Bourguiba de son vivant et avait inauguré une transition démocratique pour laquelle la Tunisie était probablement prête. Le pays aurait été épargné par de nombreux bouleversements inutiles alors que l’autoritarisme obsolète allait se poursuivre encore longtemps.</p>



<p>Les conversations avec Ahmed Mestiri sur l’histoire tunisienne ou les affaires internationales ont beaucoup appris au jeune journaliste que j’étais. Elles pouvaient être comparées à un jeu de tennis rapide. Je n’oublierais jamais son épouse, la fille de Mohamed Chenik, Premier ministre du bey, une grande dame, qui était l’incarnation même de cette grande bourgeoisie tunisienne que Bourguiba a tout fait pour humilier et rabaisser après l’indépendance. Le despote priva ainsi la jeune république des services d’une couche sociale éduquée qui aurait pu contribuer à bâtir une classe politique moderne.</p>



<p>Mestiri est probablement le plus grand président que la Tunisie n’a jamais eu.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais par</em> <strong>I. B. </strong></p>



<p><strong><em>Source</em></strong> :<em> <a href="https://thearabweekly.com/ahmed-mestiri-greatest-president-tunisia-never-had" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Arab Weekly. </a></em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié: </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UqEXbGnKCg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/23/in-memoriam-ahmed-mestiri-ou-le-long-combat-pour-la-democratie/">In memoriam : Ahmed Mestiri ou le long combat pour la démocratie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memoriam : Ahmed Mestiri ou le long combat pour la démocratie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/23/in-memoriam-ahmed-mestiri-ou-le-long-combat-pour-la-democratie/embed/#?secret=KnWq4LSE9l#?secret=UqEXbGnKCg" data-secret="UqEXbGnKCg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em> </h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cf4WTOtE0J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/08/en-tunisie-la-peripherie-prend-une-revanche-historique/">En Tunisie, la périphérie prend une revanche historique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Tunisie, la périphérie prend une revanche historique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/08/en-tunisie-la-peripherie-prend-une-revanche-historique/embed/#?secret=IaxU0IhurA#?secret=cf4WTOtE0J" data-secret="cf4WTOtE0J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m5xWoyVLMl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/26/dans-lassemblee-nationale-tunisienne-le-poisson-pourrit-par-la-tete/">Dans l’Assemblée nationale tunisienne, «le poisson pourrit par la tête»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans l’Assemblée nationale tunisienne, «le poisson pourrit par la tête» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/26/dans-lassemblee-nationale-tunisienne-le-poisson-pourrit-par-la-tete/embed/#?secret=izVkKlQqni#?secret=m5xWoyVLMl" data-secret="m5xWoyVLMl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/">Ahmed Mestiri : Le grand président que la Tunisie n&rsquo;a jamais eu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/26/ahmed-mestiri-le-grand-president-que-la-tunisie-na-jamais-eu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie entre sirènes et scénarii</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/22/la-tunisie-entre-sirenes-et-scenarii/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/22/la-tunisie-entre-sirenes-et-scenarii/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Mar 2021 07:26:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[budget de l&#039;Etat 2021]]></category>
		<category><![CDATA[cessation de paiement]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Moody’s]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Sfar]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=342232</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur le fil du rasoir? Faute d’un plan de réformes économiques, crédibles et consensuelles, la Tunisie ne peut pas financer son Budget 2021 et honorer ses dettes, défaut de paiement à la clé. Des scénarii apocalyptiques qui rappellent le Liban, la Grèce, l’Égypte, le Chili et autres États faillis et mal-gouvernés. Moody’s et FMI brandissant...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/22/la-tunisie-entre-sirenes-et-scenarii/">La Tunisie entre sirènes et scénarii</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Tunisie-Crise-explosion-sociale.jpg" alt="" class="wp-image-342233"/></figure>



<p><strong><em>Sur le fil du rasoir? Faute d’un plan de réformes économiques, crédibles et consensuelles, la Tunisie ne peut pas financer son Budget 2021 et honorer ses dettes, défaut de paiement à la clé. Des scénarii apocalyptiques qui rappellent le Liban, la Grèce, l’Égypte, le Chili et autres États faillis et mal-gouvernés. Moody’s et FMI brandissant l’épée de Damoclès. À quoi s’attendre?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari,</strong> Ph.D.</p>



<span id="more-342232"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Les sirènes d’alarme se multiplient pour sommer les partis et élites politiques à initier illico presto des réformes économiques structurelles. En jeu : éviter la banqueroute et sauver une transition démocratique très malmenée.</p>



<p>Quatre scénarii attendent la Révolte du Jasmin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 1 : plan-plan, mollo mollo et kif-kif!</h3>



<p>Scénario déjà à l’œuvre et depuis belle lurette! Il est véhiculé par le mollo-mollo, le plan-plan, le kif-kif de ces élites au pouvoir au Bardo et à Carthage, tous avides de pouvoir pour le pouvoir, sans leadership transformateur et sans compétence démontrée.</p>



<p>Des élites populistes, inefficaces et sans leadership digne des hommes et femmes d’État.</p>



<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Hichem Mechichi,</a> ce chef du gouvernement qualifié de girouette et de pousse-crayon, s’enfonce la tête dans un sable marécageux nauséabond, pour ne rien voir et ne rien assumer. Il incarne l’autruche,s’accroche mordicus au pouvoir… Tout le contraire d’un leader qui assume, qui prend des risques et qui parle aux électeurs en les regardant les yeux dans les yeux.</p>



<p>La smala au parlement ne fait pas mieux, étant au pouvoir sans programme économique. Des amateurs accrochés au pouvoir pour le pouvoir, tous allergiques aux réformes économiques revendiquées par la Tunisie profonde et par les bailleurs de fonds internationaux. Poules mouillées, ils ne veulent pas engager des réformes forcément douloureuses, impopulaires et mal vues par un establishment constitué de rentiers et lobbyistes qui dépècent impunément l’économie jour après jour.</p>



<p>Au sommet de l’État, pouvoirs exécutifs et législatifs font fausse route, au moins sur deux aspects lourds de conséquences. Le premier est géopolitique : les décideurs aux commandes de la Tunisie d’aujourd’hui ne semblent pas comprendre la gravité des enjeux économiques. Ils ne réalisent pas que la donne a changé et que l’avenir économique de la Révolte du Jasmin se joue désormais en Amérique du Nord, pas à Paris, pas à Berlin et encore moins au Qatar ou en Turquie.</p>



<p>Moody’s mène la danse au sein des milieux new-yorkais de Wall Street, imposant ses diktats aux pays mal-gouvernés, très endettés et en récession continue. Récemment, Moody’s a pénalisé la mal-gouvernance de l’État tunisien et de sa Banque centrale (8e fois de suite depuis 2011) pour ramener la cote de crédit de la Tunisie à B3, avec une perspective négative menant inéluctablement à la cote C, soit un discrédit qui rend indésirables les obligations tunisiennes (Junk bonds ou encore obligations crapuleuses).</p>



<p>À Washington, le FMI enfonce le clou et adresse le même message à la Tunisie: pas de financements sans réformes, pas de cautions sans concessions et pas de négociations sans plan consensuel et crédible. Les autres organisations internationales et bailleurs de fonds emboitent le pas (ONU, PNUD, USAID, Fitch, etc.).</p>



<p>La deuxième erreur relève de l’égocentrisme de ces élites narcissiques. Alors que les caisses de l’État sont vides et alors que l’économie est en chute libre, les interminables tensions au sommet de l’État se placent sur un terrain exclusivement politique, avec des coalitions pipées et des remaniements ministériels factices, inefficaces et improductifs au final.Tous occultent les urgences économiques et brandissent leur veto aux réformes.</p>



<p>Plan-plan, les partis religieux au pouvoir focalisent leur priorité sur l’implantation de valeurs islamiques rigoureuses inspirées par le Wahhabisme du Moyen-Orient. Un aveuglement sidérant quand on sait que les citoyens tunisiens ont perdu presque 30% de leur pouvoir d’achat depuis la Révolte du jasmin en 2011.</p>



<p>Mollo-mollo, le puissant syndicat des travailleurs (UGTT) ne veut rien entendre de l’impératif de l’attrition des effectifs pléthoriques d’une administration publique gangrénée par la corruption, par les emplois fictifs et par les gaspillages de toutes sortes. L’UGTT brandit aussi un niet catégorique pour la restructuration et/ou la privation des entreprises publiques très déficitaires, très endettées et gangrénées par la corruption.</p>



<p>Une équation intenable qui incarne le statu quo et qui mène inexorablement à la faillite de l’État tunisien. Avec en prime une déchéance des services publics vitaux : électricité, eau potable, soins de santé, médicaments, éducation, etc.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 2 : cessation de paiement de l’État</h3>



<p>Si rien ne change, la Tunisie déclarera prochainement son incapacité à honorer ses créances venues à échéance (juin 2021). Une incapacité qui ouvre les portes de l’enfer pour les Tunisiens et les Tunisiennes.</p>



<p>Le Liban, la Grèce et bien d’autres pays avant eux ont, durant les dernières années, déclaré cessation de paiement et subi les affres liées. Pour ces pays, comme en Tunisie, tout commence par des signes qui ne trompent :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>i) une dette asphyxiante, partie de rien et en rien de temps devenue explosive et insoutenable (en intérêts, en flux et en échéances);</li><li>ii) une mal-gouvernance endémique basée sur une sélection adverse qui place les incompétents à la place des méritants. Une gouvernance viscéralement rongée par la corruption et les gaspillages qui creusent les déficits publics;</li><li>iii) un sens de l’État qui se disloque et des services publics qui tombent, les uns après les autres, en déliquescence, sous le fardeau de la mal-gouvernance et des malversations au sommet des administrations publiques et autorités au sommet de l’État.</li></ul>



<p>Une symptomatique en 3 D (dette, déficit et déliquescence) et qui mène l’État tunisien à un défaut de paiement désordonné et non planifié dans ses enjeux, phases et impacts.</p>



<p>Le premier impact d’une telle cessation de paiement se traduit par un bradage des obligations tunisiennes, par une fuite dramatique des capitaux libellés en devises et une dévaluation vertigineuse du dinar. Les <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/03/01/tunisie-proie-facile-pour-les-fonds-vautours/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">fonds vautours </a>n’attendent que cela! Le dinar tunisien chutera comme jamais.</p>



<p>Depuis 14 mois, la livre libanaise a perdu 85% de sa valeur face au dollar. Le Liban est pris à la gorge par une mal-gouvernance qui ne faiblit pas.</p>



<p>Après la cessation de paiement, la Grèce et le Liban ont mis en cause les rémunérations des fonctionnaires, le paiement des retraites et les transferts sociaux ainsi que les compensations des produits essentiels.</p>



<p>En Grèce comme au Liban, ces salaires et retraites, faibles, mais vitaux, ont été coupés de 50% à 70%. Et les prix des produits essentiels ont été multipliés par 100 en trois mois : aujourd’hui à Beyrouth le kg de spaghetti frôle les 6 euros, alors que le salaire minimum mensuel a plongé de 300 euros à 60 euros, soit l’équivalent du salaire moyen en Afghanistan d’aujourd’hui. Et dire que le Liban a été la <em>«Suisse du Moyen-Orient».</em></p>



<p>Dans ces pays, comme dans tant d’autres, un sévère <em>«haircut»</em> a été mis en place : les épargnants perdent, en totalité ou en partie, leur argent déposé dans les banques locales. On ne peut plus retirer les avoirs en devises, même pour les titulaires des comptes en devises, les dépôts en banque fondent comme neige au soleil.</p>



<p>Des conséquences apocalyptiques, avec recrudescence des contestations, grèves, manifestations et autres drames liés. Cela dit, les conséquences de la cessation ont été plus chaotiques au Liban qu’en Grèce.</p>



<p>En Grèce, la déroute économique a été mieux maitrisée, grâce notamment à la dissolution du parlement et à l’élection urgente d’un gouvernement national, unifié, aux antipodes de ses précédents. Un gouvernement impliquant de vraies compétences formées et enseignants dans les universités nord-américaines. Ceux-ci inspiraient plus de confiance de leurs partenaires au pays et à l’international.</p>



<p>Ce n’est pas le cas du Liban, qui comme la Tunisie, a un gouvernement balkanisé, noyauté par des partis religieux, gangrénés par la corruption et réfractaires à la gouvernance axée sur les résultats et sur l’imputabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 3 : changement de régime et choc institutionnel</h3>



<p>Dans plusieurs pays, la cessation de paiement a impliqué défection, destitution et coups d’État. Mais dans tous les cas, ces défauts de paiement engendrent dissolution du parlement et élections anticipées. Des élections qui mènent au pouvoir des partis politiques ayant un programme économique crédible.</p>



<p>La Tunisie a vécu ces mésaventures au moins deux fois par le passé.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Entre 1966-68, la crise économique et le recours obligé au FMI et à la Banque mondiale ont fini par abréger le pouvoir du puissant ministre Ahmed Ben Salah. Celui-ci a été arrêté, condamné et emprisonné. Il a été remplacé par Hedi Nouira, un économiste plus libéral et qui a géré, de concert avec le FMI, la dévaluation du dinar (25%), le changement du modèle économique et a ouvert les frontières aux investissements étrangers (Loi d’avril 1972). Avec une relance de la croissance économique et une amélioration nette du pouvoir d’achat des citoyens.</li><li>Entre 1986-1987, la crise économique et les troubles sociaux liés ont été très sanglants, ayant mené la dévaluation du dinar de presque 30% avec un changement majeur ayant poussé l’ex-Premier ministre Mohamed Mzali a une émigration clandestine, fuyant à pied par les frontières algériennes. Sous la pression du FMI et de la Banque mondiale, Rachid Sfar a pris la relève pour ensuite propulser Ben Ali à prendre le pouvoir, suite à un coup d’État destituant un président à vie… et la mise en place d’un gouvernement plus libéral et mieux soutenu par le FMI et la Banque mondiale, avec la nomination au poste de ministres des professeurs économistes de formation nord-américaine et ayant réussi à réaliser des taux de croissance moyens de l’ordre de 5-6% par an dans les années 1990 et 2000.</li></ul>



<p>Certes l’histoire ne se répète pas à l’identique.</p>



<p>Ce qui est à retenir ici tient au fait que des crises économiques sévères finissent souvent par destituer violemment les régimes forts, par bouleverser plusieurs institutions, le tout pour bousculer le temps et convoiter les financements internationaux et la confiance du FMI, de la Banque mondiale, des agences de notation, entre autres.</p>



<p>Le pire des alternatives de ce scénario peut être plus violent et plus sanguinaire, comme ce fut le cas du coup d’État initié par le général Abdelffatah Sissi. Ce général a mis fin au pouvoir erratique des Frères musulmans en Égypte en 2017. Au Chili, la junte militaire dirigée par le général Augusto Pinochet a renversé en 1973 (et liquidé) le président élu Salvador Allende pour instaurer un régime autoritaire sans merci. Les deux généraux ont été acceptés par la suite par leur peuple, pour avoir su apporter des réponses concrètes et urgentes aux enjeux économiques de leurs concitoyens.</p>



<p>Dans les deux cas, ces coups d’État survenaient suite à des crises économiques sévères, à des insurrections sociales et à une mal-gouvernance incapable de réformer et d’impulser efficacement des mesures capables d’améliorer le bien-être et la prospérité économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Scénario 4 : réformes structurelles endogènes et consensuelles</h3>



<p>Ce scénario est très peu probable dans le contexte actuel. Mais pas impossible! Et cela passe par un changement de logiciel de gouvernance au sommet de l’État depuis 2011.</p>



<p>Les sociétés ambitieuses sont avant tout des sociétés ayant des leaders intelligents, capables de fonder leurs décisions sur les données probantes et sur les enseignements de l’histoire.</p>



<p>La Tunisie d’aujourd’hui est capable du pire comme du meilleur. Le meilleur réside dans l’élaboration d’un plan de réformes structurelles conçu de façon endogène, consensuelle et crédible. Ce plan doit être porté par un ou une économiste agile, audacieux et familier avec les enseignements de l’économétrie inspiré par la pensée économique nord-américaine.</p>



<p>Faut-il passer par un méchant électrochoc pour y parvenir? C’est toute la question qui reste à répondre par les partis et élites politiques actuellement au pouvoir.</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TnIFvw2JhQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/tunisie-fmi-un-rapport-nul-et-non-avenu/">Tunisie-FMI : un rapport nul et non avenu !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : un rapport nul et non avenu ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/tunisie-fmi-un-rapport-nul-et-non-avenu/embed/#?secret=64QwBsK3iN#?secret=TnIFvw2JhQ" data-secret="TnIFvw2JhQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="psUbPtkLEV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/01/tunisie-proie-facile-pour-les-fonds-vautours/">Tunisie, proie facile pour les fonds vautours ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie, proie facile pour les fonds vautours ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/01/tunisie-proie-facile-pour-les-fonds-vautours/embed/#?secret=R4kxU2ugkr#?secret=psUbPtkLEV" data-secret="psUbPtkLEV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pumywj6He1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/11/tunisie-linstrumentalisation-de-linflation-a-des-fins-politiques/">Tunisie : l&rsquo;instrumentalisation de l’inflation à des fins politiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l&rsquo;instrumentalisation de l’inflation à des fins politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/11/tunisie-linstrumentalisation-de-linflation-a-des-fins-politiques/embed/#?secret=x17PZEJNA6#?secret=Pumywj6He1" data-secret="Pumywj6He1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/22/la-tunisie-entre-sirenes-et-scenarii/">La Tunisie entre sirènes et scénarii</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/22/la-tunisie-entre-sirenes-et-scenarii/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
