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	<title>Archives des Morisques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Morisques - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Rencontre à l&#8217;Institut Cervantes sur l’héritage andalou en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/14/rencontre-a-linstitut-cervantes-sur-lheritage-andalou-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 10:44:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beit Al-Hikma]]></category>
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		<category><![CDATA[Morisques]]></category>
		<category><![CDATA[Raja Yassine Bahri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’héritage andalou en Tunisie du XIIIe siècle à nos jours. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/14/rencontre-a-linstitut-cervantes-sur-lheritage-andalou-en-tunisie/">Rencontre à l&rsquo;Institut Cervantes sur l’héritage andalou en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’ouvrage intitulé ‘‘L’héritage andalou en Tunisie du XIIIe siècle à nos jours’’ a vu le jour à la suite du Colloque international sur le même titre, qui s’est tenu à Beit Al-Hikma, à Carthage, les 25 et 26 novembre 2021.</em></strong></p>



<span id="more-13246698"></span>



<p>Ce Colloque a été organisé par l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beit Al-Hikma), l’Institut Cervantes et l’ambassade d’Espagne à Tunis, en collaboration avec l’Institut supérieur de musique et la Bibliothèque nationale de Tunisie.</p>



<p>Il a permis aux historiens participants d’offrir une nouvelle approche de la thématique souvent traitée des liens historiques et culturels entre l’Espagne et l’Afrique du Nord en général et entre l’Espagne et la Tunisie en particulier, et notamment sur l’apport des Morisques chassés d’Espagne à notre pays où ils se sont installés à partir du XIIIe siècle, et ce dans plusieurs domaines&nbsp;: l’agriculture, l’artisanat, la musique, l’architecture, les métiers, etc.&nbsp;</p>



<p>Les interventions d’éminents intellectuels arabes, espagnols et français qui ont porté sur des aspects inédits de la culture, la politique, l’économie, la langue, la religion, le patrimoine et la musique, nous ont permis d’élargir nos connaissances sur la question.&nbsp;</p>



<p>Cet ouvrage est le fruit d’un travail d’édition commun entre Beit Al-Hikma, l’Institut Cervantes et l’ambassade d’Espagne à Tunis.&nbsp; Il sera présenté le 20 juin 2024 à 18h30 au siège tunisien de l’Institut Cervantes à Tunis.</p>



<p>Cet ouvrage collectif de textes édités en trois langues : arabe, espagnol et français et dont les textes espagnols ont été traduits en arabe sera présenté par la Professeure Raja Yassine Bahri, coordinatrice du Colloque, qui donnera par la même occasion une conférence sur les Morisques installés en Tunisie, et ce en présence de l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Javier Puig Saura, le Professeur Mahmoud Ben Romdhane, président de Beit Al-Hikma et le directeur de l’Institut Cervantes de Tunis, Germinal Gil de Gracia.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/14/rencontre-a-linstitut-cervantes-sur-lheritage-andalou-en-tunisie/">Rencontre à l&rsquo;Institut Cervantes sur l’héritage andalou en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rétrospective : le drame des enfants musulmans d’Al-Andalus enlevés par les Espagnols</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/retrospective-le-drame-des-enfants-musulmans-dal-andalus-enleves-par-les-espagnols/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 09:47:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Andalus]]></category>
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		<category><![CDATA[Valence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un siècle après la chute de Grenade, tous les musulmans et les juifs seront expulsés d’Espagne, sauf les garçons de moins de 14 ans et les filles de moins de 12 ans.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/retrospective-le-drame-des-enfants-musulmans-dal-andalus-enleves-par-les-espagnols/">Rétrospective : le drame des enfants musulmans d’Al-Andalus enlevés par les Espagnols</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Entre 1609 et 1614, le drame des enfants musulmans d’Al-Andalus &#8211; dits «nouveaux chrétiens», car convertis -, enlevés par les Espagnols «vieux chrétiens» : l’expulsion de 600.000 à 1000.000 hommes et femmes s’est accompagnée de l’arrachement à leurs parents de plusieurs centaines de milliers de garçons de moins de quatorze ans et de filles de moins de douze ans.</em></strong> <em>(Illustration : le 22 septembre 1609, un siècle après la chute de Grenade, tous les musulmans et les juifs seront expulsés d’Espagne.)</em></p>



<p>Par <strong>Abdellaziz Guesmi</strong> *</p>



<span id="more-6816953"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg" alt="" class="wp-image-5434153" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Abdelaziz-Guesmi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Un siècle après la chute de Grenade (1492), malgré une féroce répression, (l’interdiction de l’arabe, des prénoms arabes, des vêtements, des usages alimentaires islamiques – ce qui supposait de plus d’interdire aux musulmans d’être bouchers, pour tarir l’offre de viande hallal– et encore des perquisitions dans les domiciles afin d’enlever les décorations «à la morisque» et de les remplacer par des images de saints catholiques), la conversion forcée n’était pas efficace, il devenait évident que les musulmans, même baptisés chrétiens, parvenaient à transmettre l’islam à leurs enfants. Il fallait en tirer les conclusions. Elles seront inhumaines, cruelles et impardonnables.</p>



<p>Pour le Roi et l’Eglise, la seule solution qui était conforme au <em>«droit canonique» </em>(en droit canonique chrétien l’hérétique perd ses droits sur ses enfants, sa femme, ses biens), était de séparer les enfants musulmans de leur famille.<br>Séparation des adultes et des enfants</p>



<p>En effet, les enfants musulmans, ou plutôt les enfants de musulmans andalous <em>«nouveaux chrétiens»</em> sont un enjeu et un objet de discussions durant toute la période qui s’étend de la conversion forcée des musulmans jusqu’à leur expulsion (arrière-petits-enfants des convertis, ou même arrière-arrière-petits-enfants) décidée par Philippe III en 1609, et qui est mise en œuvre entre 1609 et 1614.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LQp0DQpaDR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/">Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : Sayyida Al-Hurra, la guerrière de la contre-Reconquista » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/04/retrospective-sayyida-al-hurra-la-guerriere-de-la-contre-reconquista/embed/#?secret=JmFAwANQ8y#?secret=LQp0DQpaDR" data-secret="LQp0DQpaDR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La séparation des adultes et des enfants s’impose : en élevant les enfants musulmans à partir de l’âge de 4 ans dans des familles de vieux chrétiens, il serait facile d’éliminer en quelques années les séquelles de l’islam. La seule possibilité de sauver les musulmans était de les prendre dès le plus jeune âge, avant qu’ils ne soient pervertis. Il fallait les couper de leur milieu d’origine !</p>



<p>L’enlèvement des garçons de moins de quatorze ans et les filles de moins de douze ans est alors décidé.</p>



<p>Comme le projet d’expulsion devait rester secret jusqu’au dernier moment, il était difficile de séparer les familles à l’avance, et l’on pouvait craindre que les musulmans ne se révoltent au moment où on prendrait leurs enfants. Par «bonté», le décret final pour le royaume de Valence (22 septembre 1609) donne la possibilité aux parents musulmans de laisser leurs enfants de quatre ans ou moins. Les enfants de moins de six ans issus de couples mixtes (femme musulmane et mari «vieux chrétien») devaient obligatoirement rester sur place, mais la mère sera expulsée. Ces enfants en bas âge devaient être assimilés, il fallait leur enlever tout souvenir de leurs origines.</p>



<p>Le problème n’était pas le bonheur de ces enfants ici-bas, mais le salut de ces âmes innocentes. Expulser ces enfants avec leurs parents était les condamner à devenir musulmans (et donc vouer leurs âmes à l’enfer), alors qu’on pouvait encore espérer les sauver en leur donnant une éducation chrétienne. Ces mesures étaient justifiées par le fait que les musulmans, convertis au catholicisme, ayant trahi la foi chrétienne, en pratiquant un islam caché, avaient perdu leurs droits sur leurs enfants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qq0pTNOT07"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/">Rétrospective : la chute de Grenade</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rétrospective : la chute de Grenade » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/retrospective-la-chute-de-grenade/embed/#?secret=yBt8cT4VtD#?secret=Qq0pTNOT07" data-secret="Qq0pTNOT07" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pendant l’expulsion des musulmans du royaume de Valence, les soldats qui les encadraient, ainsi que la population locale, ont volé de nombreux enfants – probablement plusieurs milliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’endoctrinement des jeunes musulmans</h2>



<p>Plusieurs écoles pour les enfants musulmans sont fondées. Les jésuites en particulier se consacrent à l’endoctrinement des jeunes musulmans. Mais en 1560, un mémoire adressé à Philippe II dénonçait le fait que les anciens élèves, auxquels on avait enseigné l’arabe pour qu’ils puissent aller prêcher l’Evangile parmi les Morisques, retournaient vivre dans leur famille <em>«como moros»</em>.</p>



<p>Le paradoxe de ces écoles était en effet que l’enseignement de l’arabe (destiné à former des prédicateurs spécialisés dans la mission auprès des Morisques) contribuait à maintenir l’attachement à cette langue -interdite- que les autorités considéraient comme le véhicule de la transmission de l’islam.</p>



<p>Cette page d’histoire ne devrait pas être oubliée, pour perpétuer la mémoire des souffrances subies par des êtres humains qui ont été arrachés à leurs terres, familles, époux, épouses, enfants, parents…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chronologie du drame :</h2>



<p>1492, chute de Grenade<br>1499, conversion forcée des habitants de la ville de Grenade;<br>1501-1502, pragmatique signée par ce dernier sommant les Musulmans du royaume de Castille de choisir entre l&rsquo;exil ou la conversion forcée;<br>1516, publication de l&rsquo;édit portant sur l&rsquo;abandon des coutumes et du port des habits traditionnels, et de la langue arabe;<br>1525-1526, édit de conversion des musulmans des royaumes d&rsquo;Aragon et de Valence;<br>1569-1570, soulèvement armé des musulmans de l’Alpujarra et Guerres de Grenade.<br>22 septembre 1609, Philippe III d&rsquo;Espagne, promulgue la loi expulsant tous les musulmans.</p>



<p><strong><em>Sources :</em></strong></p>



<p><em><strong>Isabelle Poutrin, </strong>“Les enfants des morisques, instruments de conversion”, Conversion / Pouvoir et religion, <a href="https://pocram.hypotheses.org/3035" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hypotheses.org</a> (ISSN 2497-7829), 13 décembre 2019. <br><strong>Isabelle Poutrin, </strong>Convertir les musulmans. Espagne 1491-1609, Paris, PUF, 2012.<br><strong>Isabelle Poutrin</strong>, «Est-il permis de tuer son père hérétique ou de le dénoncer à l’Inquisition ? L’évêque d’Orihuela et les fils de morisques», dossier «L’Espagne face aux hérésies, XVIe siècle», <a href="http://framespa.revues.org.3496" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cahiers de Framespa</a>, 20, 2015. <br><strong>Martinez, François, </strong>‘‘Les enfants morisques de l’expulsion (1610-1621)’’, in Abdeljelil Temimi (dir.), ‘‘Mélanges Louis Cardaillac’’, Zaghouan, Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l’information, 1995, p. 499-535.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="32GrEsw6Er"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/">Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Alhambra, le massacre des Abencérage et la chute d’Al-Andalus   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/06/alhambra-le-massacre-des-abencerage-et-la-chute-dal-andalus/embed/#?secret=RASPrkdaO4#?secret=32GrEsw6Er" data-secret="32GrEsw6Er" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/retrospective-le-drame-des-enfants-musulmans-dal-andalus-enleves-par-les-espagnols/">Rétrospective : le drame des enfants musulmans d’Al-Andalus enlevés par les Espagnols</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enquête romanesque sur une mort mystérieuse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/30/enquete-romanesque-sur-une-mort-mysterieuse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2022 10:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ferran Cremades]]></category>
		<category><![CDATA[Morisques]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Garmadi]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bou Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'action du roman de l'Espagnol Ferran Cremades se déroule dans la Tunisie des années 1980.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le poète Tahar Bekri présente ici un roman de l&rsquo;auteur espagnol Ferran Cremades dont l’action se passe en Tunisie, dans les années 1980 et se déploie comme une enquête sur la mort survenue en 1982, dans des circonstances mystérieuses, de Salah K., nom qui rappelle aux moins jeunes le célèbre écrivain <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Salah Garmadi</a>. Mais le fait divers, ici, n&rsquo;est qu&rsquo;un prétexte romanesque&#8230; </em></strong></p>



<p>Par <strong>Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-5871605"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Tahar-Bekri.jpg" alt="" class="wp-image-46022" width="200"/></figure></div>


<p>Publié en catalan, en 1991 (Ed. 62, Barcelone), le roman de l’écrivain espagnol, Ferran Cremades, ‘‘<em>Línia trencada’’</em> (‘<em>‘Ligne brisée’’</em>), vient de paraître dans une version française, aménagée et traduite par l’auteur. L’action du roman se passe en Tunisie, dans les années 1980.</p>



<p>Nous sommes en 1985, M. K. est un historien qui arrive en Tunisie pour ses recherches en doctorat, consacré aux Morisques. Il s’installe à Sidi Bou Saïd. Commencent ainsi ses problèmes, convoqué par le commissaire et accusé de faire une enquête sur la mort de Salah K., survenue en 1982, dans des circonstances mystérieuses qui ont ému l’opinion publique. Le projet de recherches change d’objet, d’autant plus, qu’il y a une parenté entre les noms de M. K. et Salah K.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les deux visages d’une même vérité&nbsp;</h2>



<p>Le roman s’écrit, peu à peu, entre enquête policière et recherche historique, la vérité poursuivie et recherchée auprès des amis et des connaissances de Salah K. Rencontres et entretiens à l’appui. La fiction s’entremêle aux témoignages réels, et le narrateur s’emploie à aller sur les traces des lieux de son personnage, reconstituant des traits biographiques, célébrant par la même occasion, son amour de la Tunisie, en dépit des enfreins, intimidations, discours menaçants et craintes sous un pouvoir finissant.</p>



<p>M. K. et Salah K., le narrateur et son personnage, sont-ils les deux visages d’une même vérité&nbsp;? Surgissent des réflexions sur la mort, absurde, accidentelle, volontaire, involontaire, la fatalité, la fin tragique. On ne peut s’empêcher de penser à Kafka ou Albert Camus. De chapitre en chapitre, le narrateur est comme un détective, courant des risques, fasciné lui-même par son personnage et sa notoriété publique, fouillant dans sa vie, son parcours, sa vision du monde, ses ambitions et ses rêves d’intellectuel engagé. Réussissant à construire une biographie passionnante de Salah K.</p>



<p>Beaucoup de personnages à l’existence réelle, facilement reconnaissables, forment les chaînons du roman, alimentent le fil conducteur, jamais linéaire, apportent de l’épaisseur, de l’émotion, développent évocations et souvenirs, contredisent les thèses d’un crime d’Etat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux tableaux contradictoires de la Tunisie</h2>



<p>La vérité pourtant, n’est pas élucidée, cela est-il possible&nbsp;? La recherche en Histoire comme dans la petite histoire ne fait-elle pas face à ces lignes brisées, qui, avec la meilleure des volontés, reste inaccessible et permet, plutôt, la liberté d’imagination dans la littérature. Où se situe la littérature&nbsp;? Où se situe l’Histoire&nbsp;?</p>



<p>En allant à la rencontre de Salah K. et sa disparition étrange, source de toutes les interrogations et les spéculations, Ferran Cremades, brosse deux tableaux contradictoires de la Tunisie, à laquelle il avait déjà consacrée un premier roman, <em>Hotel Africa</em> (Ed. 62, Barcelona, 1987). Son regard est partagé entre accueils chaleureux, bras ouverts et contrariétés aux sueurs froides. Il reste lucide et affectueux. Critique et fraternel. On regrettera les coquilles d’impressions, mais peu de temps pour s’y attarder devant cette narration menée comme on enfile des perles dans un fil de beauté, afin d’apaiser la tragédie.<strong><em>‘</em></strong></p>



<p><strong><em>‘Ligne brisée’’, roman, Ed. du Panthéon, Paris, 2022.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XhuA01tZQa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/">Le poème du dimanche: «Avec ou sans» de Salah Garmadi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: «Avec ou sans» de Salah Garmadi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/28/le-poeme-du-dimanche-avec-ou-sans-de-salah-garmadi/embed/#?secret=rEPgayQoQC#?secret=XhuA01tZQa" data-secret="XhuA01tZQa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/30/enquete-romanesque-sur-une-mort-mysterieuse/">Enquête romanesque sur une mort mystérieuse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une ville andalouse en Tunisie : Testour, la tolérante…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/une-ville-andalouse-en-tunisie-testour-la-tolerante/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Dec 2022 08:44:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La contribution des Andalous en Tunisie a été très importante avec l’utilisation intensive des cultures, l’introduction de nouvelles plantes, le développement des activités industrielles? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/28/une-ville-andalouse-en-tunisie-testour-la-tolerante/">Une ville andalouse en Tunisie : Testour, la tolérante…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Testour est une ville tunisienne fondée par les Morisques, ces musulmans expulsés, dans les pires conditions, de l’Andalousie. Sa grande mosquée est ornée d’une horloge qui tourne à l’envers. La nostalgie de l’Andalousie perdus explique cette rotation inversée.</em></strong> <em>(Ph. Zaher Kammoun).</em></p>



<p>Par <strong>Abdelaziz Guesmi</strong>*</p>



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<p>Le terme <em>«morisque»</em> désigne les musulmans d’Espagne et leurs descendants convertis de force au catholicisme à partir 1499 (après la chute de Grenade en 1492). L’expulsion générale des Morisques a été promulguée par le roi Philippe III d’Espagne, le 22 septembre 1609.</p>



<p>La révocation des engagements chrétiens à respecter la liberté de religion, jointe à la pression croissante de l’intolérance ces chrétiens d’Espagne, ont poussé les Morisques à abandonner leur terre. Pas moins de 100 000 Andalous ont choisi la Tunisie comme refuge. D’autres se sont réfugiés dans les autres pays d’Afrique du Nord qui leur ont accueillis à bras ouverts. D’autres encore, moins fortunés, ont dû rester en Espagne en subissant les humiliations de toutes sortes, l’abandon de leur religion n’étant pas la seule qu’ils ont subie.   </p>



<h2 class="wp-block-heading">Juifs et musulmans solidaires </h2>



<p>De nos jours des patronymes andalous fleurissent un peu partout en Tunisie. Parmi ces noms citons les Mourou (nom d’un célèbre dirigeant politique), les Merrichco, Sanchou, Nigrou, Cristou, Zbiss, Al Hendîlî, Zghounda, Serradji (descendants des illustres Abencérage), Chelbi… ou Landoulsi.</p>



<p>Ces Andalous vivent dans plusieurs villes comme Tunis ou Zaghouan et ont crée leurs propres villes selon un style andalou, comme Testour.</p>



<p>Testour est connue surtout par sa grande mosquée, fondée vers 1625 par Mohamed Tagharino, andalou d’origine aragonaise, qui se distingue par son joli minaret installé sur la façade nord-est. Ce minaret se compose d’une tour carrée couronnée de deux tours octogonales. Il est orné de corniche, de fenêtres en baies jumelées de panneaux de marbre et de faïence et d’une jolie pyramide couronnée. Le minaret comporte des étoiles de David.</p>



<p>On raconte ici que les juifs morisques ayant aidé les musulmans à construire cette mosquée, ces derniers ont voulu leur témoigner ainsi leur reconnaissance et partager avec eux le souvenir des souffrances subies en commun sous l’Inquisition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contribution des Andalous au développement de la Tunisie </h2>



<p>L’horloge du minaret de la Grande Mosquée de Testour a ses aiguilles tournant dans le sens contraire que celles d’une horloge classique. De même, les chiffres y sont écrits à l’envers. Les Andalous de Testour, meurtris par l’exil, auraient recouru à ce stratagème de l’inversion pour remonter le temps et renouer avec leur origine.</p>



<p>Dans leur exil nord-africain, les Morisques avaient emporté avec eux un sens de rotation dans l’horlogerie mécanique assez répandu dans l’Europe du XVIIe&nbsp;siècle.</p>



<p>La contribution des Andalous en Tunisie a été très importante&nbsp;avec l’utilisation intensive des cultures, l’introduction de nouvelles plantes, le développement des activités industrielles comme la fabrication de chéchia ou celle de la soie, mais aussi l’introduction de nouvelles techniques de maçonnerie &nbsp;et de construction. La cuisine de Testour est aussi profondément marquée par les saveurs de son passé andalous.</p>



<p>De nos jours, la Tunisie, qui est prise dans les tourments d’une crise protéiforme, n’a pas la tête à valoriser son patrimoine. C’est dommage…</p>



<p>* <em>Proviseur, Grenoble, France. </em></p>



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