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	<title>Archives des Nabil Karoui - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Nabil Karoui - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunis &#124; Les peines prononcées contre les frères Karoui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 19:25:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a prononcé un jugement par contumace à l&#8217;encontre des frères Nabil et Ghazi Karoui. En fuite, ces derniers ont été condamnés chacun à une peine de 14 ans de prison ferme avec exécution immédiate et ont également...</p>
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<p><em><strong>La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a prononcé un jugement par contumace à l&rsquo;encontre des frères Nabil et Ghazi Karoui.</strong></em></p>



<span id="more-18415328"></span>



<p>En fuite, ces derniers ont été condamnés chacun à une peine de 14 ans de prison ferme avec exécution immédiate et ont également écopé de plusieurs amendes dont le montant total dépasse 37 millions de dinars tunisiens, selon une source citée par Mosaïque FM ce vendredi 27 février 2026.</p>



<p>Les frères Karoui ont été reconnus coupables dans des affaires de blanchiment d’argent, de corruption financière et d’évasion fiscale et la justice a également décidé la confiscation de leurs comptes bancaires et leurs biens, selon le jugement rendu hier soir.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Blanchiment d&#8217;argent &#038; corruption &#124; L&#8217;affaire des frères Karoui reportée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 19:42:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La justice a décidé, ce mercredi 4 février 2026, de reporter l&#8217;examen de l’affaire de corruption intentée contre les deux frères Ghazi et Nabil Karoui. Cette décision a été prise par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis qui a reporté l&#8217;affaire au 26...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La justice a décidé, ce mercredi 4 février 2026, de reporter l&rsquo;examen de l’affaire de corruption intentée contre les deux frères Ghazi et Nabil Karoui.</em></strong></p>



<span id="more-18323170"></span>



<p>Cette décision a été prise par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis qui a reporté l&rsquo;affaire au 26 février courant, affirme Mosaïque FM, en citant une source judiciaire.</p>



<p>Rappelons que les frères Karoui sont tous les deux en état de fuite et sont poursuivis dans des affaires liées au blanchiment d’argent, à la corruption financière et à la corruption administrative.</p>



<p>Ils font par ailleurs l&rsquo;objet de mandat d&rsquo;amener après des mandats de dépôt décidés à leur encontre par la justice.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/04/blanchiment-dargent-corruption-laffaire-des-freres-karoui-reportee/">Blanchiment d&rsquo;argent &#038; corruption | L&rsquo;affaire des frères Karoui reportée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La maison de Mohamed, la fibre de Saladin, la cinquième colonne, et le grand jeu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/la-maison-de-mohamed-la-fibre-de-saladin-la-cinquieme-colonne-et-le-grand-jeu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 07:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump rafle la mise lors de sa récente visite aux pays arabes du Golfe : l'hospitalité et la générosité des Arabes n'a pas de limite). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/21/la-maison-de-mohamed-la-fibre-de-saladin-la-cinquieme-colonne-et-le-grand-jeu/">La maison de Mohamed, la fibre de Saladin, la cinquième colonne, et le grand jeu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après son tour du propriétaire au Golfe, Donald Trump est rentré avec dans son escarcelle les pertes américaines occasionnées par le Covid, auquel il aura pris soin d’ajouter l’aide militaire accordée à l’Ukraine, ainsi qu’au génocidaire des Palestiniens perpétré par Netanyahu à Gaza. En attendant, les foules de l’Islam continuent de se rendre chaque année aux lieux saints d’Abraham afin d’alimenter sa tire-lire. Qui a dit que la nation du prophète était vouée à disparaître, ainsi qu’il en avait été en Andalousie?</em></strong> <em>(Ph. Trump apprend la danse de l&rsquo;épée lors de sa première visite en Arabie saoudite, en 2017. L&rsquo;hospitalité et la générosité des Arabes n&rsquo;a pas de limite). </em></p>



<p> <strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-16584693"></span>



<p>Lorsque j’étais à l’école primaire, il était communément admis que l’Islam, qui était arrivé en Inde et aux confins de la Chine, n’avait dû sa déchéance qu’à deux facteurs: les Mongols à l’Est, et les Taifas en Andalousie, à l’Ouest, qui s’étaient alliés avec les chrétiens pour se combattre les uns les autres.</p>



<p>Nos maîtres avaient été là pour entretenir nos convictions à ce sujet, fortement aidés par les romans Jorge Zaydan, et les victoires sur le ring de Mohamed Ali Clay. Il y avait eu la guerre de Juin 1967 lorsque l’un des instituteurs de 4<sup>e</sup>&nbsp;année nous faisait écouter sur son transistor les diatribes enflammées du palestinien&nbsp;Ahmed Choukairy, sur la <em>Voix des Arabes</em>, émettant du Caire. Qui n’avait pas cru à la victoire finale?</p>



<p>Quelques années plus tard, en lisant un livre du journaliste Jacques Derogy **, j’avais appris qu’en fait de guerre, il n’y en avait pas eu puisque l’aviation égyptienne avait été clouée au sol dès les premières heures et que les blindés privés de soutien aérien n’avaient eu aucune chance face à leurs ennemis. Il s’est avéré que les choses n’avaient pas été ce qu’on croyait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mirages au désert d&rsquo;Arabie </h2>



<p>Nasser avait été entraîné sur un terrain glissant par les Syriens, sécessionnistes de la défunte République Arabe Unie, il faut le préciser, et il s’était placé dans la position de l’agresseur sans avoir jamais eu l’intention d’attaquer, celle que ses adversaires voulaient qu’il endosse, afin d’avoir le prétexte adéquat pour atteindre leur but, la destruction de l’armée égyptienne et l’occupation de la totalité du territoire palestinien.</p>



<p>Dans cette optique, de l’aveu même des généraux israéliens,&nbsp;les sermons hystériques de Choukairy promettant de dormir à Tel Aviv, certains ont ajouté avec des femmes juives,&nbsp;avaient valu pour leur pays plus qu’une division blindée.</p>



<p>On a prétendu que Bourguiba avait prévenu du désastre en 1965 mais que personne n’avait voulu l’écouter. Près de 60 ans après, le Golan a été annexé et la Cisjordanie est en passe d’être totalement colonisée, avec en perspective une expulsion massive des Palestiniens qui y résident encore, faisant suite au génocide en cours à Gaza pour lequel nul ne lève le petit doigt, à commencer les Arabes.</p>



<p>Avant d’en arriver là, il y avait eu la chute du mur de Berlin, la disparition de l’Union Soviétique, suivie en 1991 par la première Guerre du Golfe, lorsque la <em>«troisième armée du monde»</em>, en occupant le Koweït, avait fait croire à la Rue Arabe, qui avait oublié sa leçon de 1967, et dont la fibre de Saladin avait de nouveau vibré.</p>



<p>En fait de guerre, cette fois non plus il n’y en eut pas dans le sens souhaité par les foules. Comme toujours des bruits avaient circulé relativement à des <em>«signes»</em>, annonçant la victoire, comme ce cheveu qu’invariablement&nbsp;on découvrait dans tout exemplaire du Coran. Ou bien encore ce hadith de Mohamed le prophète sorti d’on ne sait où annonçant l’arrivée d’un homme appelé Sadem, et non pas Saddam, qui verrait se dresser contre lui une coalition réunissant les Arabes et Ajams, ce terme étant l’équivalent de goys chez les juifs, qu’il les vaincrait, et qu’aucun n’en réchapperait, <em>«entre Ramadan et Rajeb, vous verrez de lui le prodige»</em>.</p>



<p>Au lieu de cela, l’armée Irakienne fut enterrée sous les bombes américaines et seule la crainte par les États du Golfe d’un pouvoir chiite inféodé à l’Iran maintint Saddam en survie pendant 12 années supplémentaires et la fiction d’un État irakien.</p>



<p>On apprit plus tard qu’une fois encore un ambassadeur américain, en l’occurrence Avril Gillespie, avait joué un rôle majeur dans le déclenchement de l’agression en assurant Saddam que son pays ne bougerait pas si l’Irak envahissait le Koweït, coupable de casser les prix du pétrole dont il avait besoin pour sa reconstruction après 9 années de guerre contre l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cinquième colonne </h2>



<p>En 2001, il y eut l’assaut contre New York suivie de la grande guerre ouverte menée contre le monde musulman, qui débuta par l’occupation de l’Afghanistan puis de l’Irak en 2003, et qui se prolongea à partir de 2011 par ce qu’on a appelé le Printemps Arabe, dont on prétendit que l’holocauste d’un petit marchand de légumes de Sidi Bouzid en Tunisie, giflé par une policière, fut l’étincelle. Puis les étranges personnages férus d’Islam et de sainteté qui rentrèrent du Londonistan accueillis comme le prophète par le chant <em>«la lune est apparue au-dessus de nous»</em> prétendirent être revenus pour instaurer la démocratie.</p>



<p>Des visionnaires tels que Hamma Hammami firent demander par les jeunes de leur parti une assemblée constituante, et Béji Caïd&nbsp;Essebsi n’eut de rien plus pressé que de l’accorder, afin de prendre le temps de constituer le parti politique dont il était dépourvu,&nbsp;et qu’il s’empressa de saborder en accédant à la magistrature suprême.</p>



<p>Au lieu de six mois, il avait fallu près de quatre années de palabres pour rédiger la fameuse Constitution, dont on nous demanda de rester bien sages parce qu’on nous en promettait monts et merveilles une fois <em>«la transition»</em> achevée; promis, juré !</p>



<p>Le quartet du Dialogue national (UGTT, Utica, LTDH et Conseil de l’ordre des avocats) reçut même le prix Nobel, pour nous rappeler que nous étions sur la bonne voie,&nbsp;au cas où nous en aurions douté.</p>



<p>Entretemps le terrorisme avait fait florès, il y a eu le Covid, et nous avons eu pour majorité parlementaire Rached Ghannouchi allié à Nabil Karoui et Saifeddine Makhlouf, dont le parti s’affubla de l’épithète <em>«Dignité»</em>. Autrement dit, le Vieux de la Montagne à la tête des&nbsp;Frères Internationaux de Qaradawi s’était associé aux Frères Nationaux et à Silvio Berlusconi.</p>



<p>La dégradation concomitante de la situation économique inquiéta suffisamment les bailleurs étrangers soucieux de rentrer dans leurs fonds pour permettre la perpétuation d’une situation sans issue. On en vit présentement les conséquences.</p>



<p>Après le Covid il fallut bien que les Etats-Unis cherchassent à financer aux dépens du monde entier leur manque à gagner consécutif à la pandémie. Il y eut donc inévitablement la guerre en Ukraine puis à Gaza, dont on affubla opportunément pour la circonstance les habitants du qualificatif de violeurs. Ce fut la résurrection des thèses de Choukairy, reprises cette fois par les sionistes et qui furent le prétexte opportun justifiant le massacre des civils sur une grande échelle, et on étendit la fureur de destruction de Yahvé au Liban, abritant le Hezbollah coupable d’avoir vidé de ses habitants le Nord d’Israël par un tir continu de missiles et de drones durant plus d’une année.</p>



<p>Bien que&nbsp;les Etats-Unis&nbsp;eussent été chassés ignominieusement d’Afghanistan, et dans une moindre mesure d’Irak, on pensait que la Maison de Muhammad s’écroulait par&nbsp;pans entiers, surtout après le départ peu glorieux de Bachar, l’évaporation de son armée travaillée par la cinquième colonne, lâchée&nbsp;par un Poutine occupé ailleurs, et l’écartèlement de la Syrie en cantons d’obédiences Daech turque, kurde américaine, et depuis peu, druze israélienne. Néanmoins les thèses israéliennes d’inviolabilité de la frontière ont volé en éclat, sous les missiles du Hezbollah, le double lâcher de missiles&nbsp;iraniens, et la perpétuation des attaques des va nus pieds Houthi, qui mettent à mal autant la sécurité de l’aéroport de Tel Aviv, que l’orgueil sioniste.</p>



<p>Les Américains ont estimé préférable de s’accommoder du porc-épic yéménite par un accord qui ne peut être que provisoire. Comme toujours, la foule arabe a considéré cela comme une grande victoire militaire. Comme toujours, la suite a démontré que ce n’était là qu’un mirage du désert, un de plus. Trump est entré dans le Golfe par la grande porte, et il avait besoin de la menace yéménite, et plus encore iranienne, afin de gagner ses interlocuteurs à ses vues sonnantes et trébuchantes. Mais pas seulement. Les Israéliens pensaient se tailler une zone de prospérité exclusive au Moyen-Orient s’étendant de l’Océan Indien à la Méditerranée grâce à un accord de paix avec les Taifas de la Mecque et du Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Oncle Sam rafle la mise </h2>



<p>C’est une telle éventualité que la guerre à Gaza a torpillée, à leurs dépens. Et on s’aperçoit à présent que les Américains n’ont jamais eu l’intention de partager leur chasse gardée du désert d’Arabie avec quiconque, et qu’ils ont même fourni toute la logistique militaire et financière nécessaire pour laisser leur allié sioniste se fourvoyer dans une aventure sans issue, dont il ne sortira qu’au prix d’une marge de manœuvre des plus réduites. Le génocide à Gaza aura un prix. Les récentes mesures contre l’État d’Israël, prises par le valet servile de l’oncle Sam, l’Angleterre, même si elles ont plus une portée symbolique, sont significatives,&nbsp;à ce sujet. Y a-t-il eu une entente américano-iranienne dès le début? On peut se le demander. Cela expliquerait dans une large mesure la hardiesse des dirigeants persans piquant le museau de la bête sioniste au nez, et dans le même temps, prenant bien soin de prévenir de leurs ripostes.</p>



<p>Dans ce grand jeu, Bachar Al-Assad et Hassan Nasrallah auront été des pièces qu’on aura sacrifiées pour la grandeur de l’Iran,&nbsp;lui assurant une place à la table des négociations.</p>



<p>Quant à Trump, après son tour du propriétaire au Golfe, il est rentré avec dans son escarcelle les pertes américaines occasionnées par le Covid, auquel il aura pris soin d’ajouter l’aide militaire accordée à l’Ukraine, ainsi qu’au génocidaire des Palestiniens perpétré par Netanyahu à Gaza.</p>



<p>L’Oncle Sam serait bien entendu heureux que les Taifas et les Sionistes s’entendent, mais pas sur son dos. En attendant&nbsp;les foules de l’Islam continuent de se rendre chaque année aux lieux saints d’Abraham afin d’alimenter sa tire-lire. Et le Pakistan, qui dispose de l’arme atomique, a de nouveau fait vibrer la fibre de Babur le conquérant de l’Inde en abattant trois rafales français aux couleurs indiennes&nbsp;par le biais d’avions chinois dont personne n’a jamais entendu parler, dont sans doute le nom imprononçable leur vaut le qualificatif plus simple de J10.</p>



<p>Qui a dit que la nation du prophète était vouée à disparaître, ainsi qu’il en avait été en Andalousie?</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em> </p>



<p><em>** ‘‘The untold history of Israel’’ de  Jacques Derogy, éd. Grove Press, 1<sup>er</sup> janvier 1979, 346 pages.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mqsQSneIXH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/20/trump-au-moyen-orient-ou-laube-du-crepuscule/">Trump au Moyen-Orient ou l’aube du crépuscule </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump au Moyen-Orient ou l’aube du crépuscule  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/20/trump-au-moyen-orient-ou-laube-du-crepuscule/embed/#?secret=TEBSr6OtEM#?secret=mqsQSneIXH" data-secret="mqsQSneIXH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie : le silence assourdissant de Zouhair Maghzaoui  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/13/tunisie-le-silence-assourdissant-de-zouhair-maghzaoui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2024 12:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Maghazoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le silence de l'ex-candidat à la présidentielle Zouhair Maghzaoui depuis le 6 octobre suscite des interrogations ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/13/tunisie-le-silence-assourdissant-de-zouhair-maghzaoui/">Tunisie : le silence assourdissant de Zouhair Maghzaoui  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Le déclaration que Zouhair Maghzaoui devait adresser au peuple tunisien a été reportée à une date ultérieure». Cette note publiée le 8 octobre 2024 sur facebook par l’équipe de campagne de l’ex-candidat à la présidence de la république est sa dernière intervention publique. Aussi son silence depuis le 6 octobre suscite-t-il des interrogations…</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri  </strong></p>



<span id="more-14202067"></span>



<p>Crédité par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) de seulement 1,97% des suffrages, très loin derrière le président Kaïs Saïed, réélu pour un second mandat avec le score astronomique de 90,96% et derrière l’homme d’affaires Ayachi Zammel crédité, lui, de 7,35%, alors qu’il n’a pu faire campagne pour cause d’incarcération, le secrétaire général du mouvement Echaâb ne pouvait faire pire. Il avait pourtant sillonné le pays du nord au sud et de d’est en ouest pour aller à la rencontre des électeurs, et multiplié les messages vidéos sur les réseaux sociaux et les entretiens avec les médias audio-visuels, y compris étrangers, où il détaillait son programme électoral et critiquait en des termes tranchants le maigre bilan du président sortant.</p>



<p>Le silence de Maghzaoui et des membres de son parti et de son équipe de campagne ne saurait être expliqué uniquement par l’ampleur de sa défaite électorale qui n’a pas surpris grand-monde. Et pour cause, après avoir longtemps soutenu Kaïs Saïed, et souvent avec ferveur, il a eu du mal à convaincre les Tunisiens de la sincérité de sa posture d’opposant de la 25<sup>e</sup> heure. Pour beaucoup d’électeurs, il apparaissait comme un simple comparse ou candidat de décor, étant donné que l’autre candidat que l’on croyait logé à la même enseigne, Ayachi Zammel, a fini par incarner, aux yeux des Tunisiens, le statut du véritable opposant, d’autant qu’entre l’acceptation de sa candidature et l’annonce des résultats du scrutin, il avait été condamné à plusieurs années de prison pour de vagues accusations de falsification de parrainages.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Maghzaoui.jpg" alt="" class="wp-image-14202183" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Maghzaoui.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Maghzaoui-300x75.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Maghzaoui-768x192.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Post-Maghzaoui-580x145.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>
</div>


<p>Pourquoi, après avoir remis en question, dans un premier temps, la crédibilité des résultats annoncés par l’Isie, Maghzaoui s’est-il interdit de faire des apparitions publiques et médiatiques, au point de reporter aux calendes grecques une conférence de presse qu’il avait lui-même annoncée, le 6 octobre, après l’annonce des résultats préliminaires de sortie des urnes révélés par le cabinet Sigma Conseil? Pourquoi ses camarades du mouvement Echaâb observent-ils tous la même réserve, se faisant eux aussi étrangement muets, eux qui ont l’habitude de courir les caméras et les micros?</p>



<p>Qu’est-ce qui s’est passé entre-temps pour rendre tout ce beau monde si peu bavard alors que beaucoup de Tunisiens, à commencer par ceux qui ont voté pour Maghzaoui, attendaient des explications de la déroute électorale de ce dernier, car c’en est une, si on donne foi aux résultats annoncés par Sigma et l’Isie et qui n’ont fait l’objet d’aucun recours, pas même celui du secrétaire général du mouvement Echaâb qui, rappelons-le, les avait&nbsp;pourtant, dans un premier temps, remis en question?</p>



<p>Que s’est-il passé depuis le 6 octobre du côté de chez Maghzaoui et du mouvement Echaâb&nbsp;? Nous n’avons pas de réponse à cette question car nous n’avons pas pu avoir la moindre réaction à ce sujet de la part de Maghzaoui et de ses partisans.</p>



<p>Une défaite électorale, quelle que soit son ampleur, est toujours difficile à avaler, elle doit cependant être expliquée à défaut d’être digérée. Car elle ne le sera jamais…</p>



<p>Les mauvaises langues prétendent que Maghzaoui, qui a beaucoup misé, depuis le 25 juillet 2021, sur son soutien tapageur à Saïed pour faire oublier ses errements politiques antérieurs &#8211; notamment son alliance opportuniste avec les islamistes d&rsquo;Ennahdha et Nabil Karoui -, regrette aujourd&rsquo;hui les critiques acerbes qu&rsquo;il a adressées au président de la république et à son maigre bilan lors de la dernière campagne électorale. Malheureusement pour lui, comme il y avait un avant et un après 25 juillet 2021, il y aura forcément un avant et un après 6 octobre 2024. Et dans cette nouvelle phase, espérons (pour lui) que sa traversée du désert ne sera pas trop longue&#8230;              </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pBwyzPYcPV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/presidentielle-la-desillusion-de-maghzaoui-qui-sy-voyait-deja-video/">Présidentielle : La désillusion de Maghzaoui qui s’y voyait déjà (Vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle : La désillusion de Maghzaoui qui s’y voyait déjà (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/07/presidentielle-la-desillusion-de-maghzaoui-qui-sy-voyait-deja-video/embed/#?secret=RrpdGE3HTD#?secret=pBwyzPYcPV" data-secret="pBwyzPYcPV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/13/tunisie-le-silence-assourdissant-de-zouhair-maghzaoui/">Tunisie : le silence assourdissant de Zouhair Maghzaoui  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les supplications adressées par Riadh Jrad à Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/les-supplications-adressees-par-riadh-jrad-a-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 10:47:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attessia]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Jrad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque Riadh Jrad supplie Kaïs Saïed d'être moins dur avec ses opposants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/les-supplications-adressees-par-riadh-jrad-a-kais-saied/">Les supplications adressées par Riadh Jrad à Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Riadh Jrad a appelé Kaïs Saïed à «envoyer des messages rassurants à toutes les catégories et les couches sociales, et toutes les régions, à travers un discours positif lors de la cérémonie de prestation de serment» devant les deux chambres parlementaires réunies, qui lui sont totalement acquises.</em></strong></p>



<span id="more-14139508"></span>



<p>Le jeune chroniqueur de la chaîne Attessia, connu pour sa véhémente opposition aux… opposants au président de la république, intervenait hier, lundi 7 octobre 2024, dans l’émission <em>‘‘Rendez-vous 9’’</em>, suite à la confirmation par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) du <em>«triomphe»</em> du président sortant par un score sans appel de 90% au scrutin présidentiel tenu la veille et marqué par un taux d’abstention officiel de plus de 70%. Ses propos ont été rapportés par <a href="https://diwanfm.net/news/%D8%B3%D9%8A%D8%A7%D8%B3%D9%8A%D8%A9/%D8%AC%D8%B1%D8%A7%D8%AF-%D9%81%D9%8A-%D8%B1%D8%B3%D8%A7%D9%84%D8%A9-%D9%84%D8%B3%D8%B9%D9%8A%D9%91%D8%AF..--%27%D8%B3%D9%8A%D9%91%D8%AF%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D8%A3%D8%B1%D8%AC%D9%88%D9%83-%D9%86%D8%B1%D9%8A%D8%AF-%D8%B1%D8%B3%D8%A7%D8%A6%D9%84-%D8%B7%D9%85%D8%A3%D9%86%D8%A9-%27" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>.</p>



<p>Jrad considère-t-il que le discours belliqueux habituel de Saïed, accusant souvent ses opposants de corruption, de traitrise et d’allégeance aux puissances étrangères, risquait de lui aliéner le soutien de beaucoup de Tunisiens ? C’est, en tout cas, ce que laisse penser son appel sous forme de supplication, sauf qu’avec le score astronomique de 90% dont l’Isie a crédité le locataire du palais de Carthage, et qui a valeur de plébiscite, la crainte du jeune chroniqueur nous paraît exagérée. Avec un tel résultat, Saïed doit penser qu’il a un boulevard devant lui pour poursuivre sa politique de… <em>«libération nationale»</em>. Ce n’est visiblement pas l’avis de Jrad qui est considéré comme l’un de ses plus fervents soutiens.   </p>



<p><em>«Monsieur le président, je vous prie de profiter positivement de cet espoir et de cette joie et de démentir les allégations selon lesquelles vous seriez l’ennemi des hommes d’affaires, du capital, des partis, des corps intermédiaires et des organisations nationales, ce que je ne crois pas»</em>, a lancé Jrad, énumérant ainsi les griefs souvent exprimés à l’encontre de Kaïs Saïed et qui trouvent souvent leur justification dans les déclarations mêmes du chef de l’Etat.</p>



<p><em>«Vous avez aujourd’hui une grande responsabilité. Menons notre pays de la rive du désespoir et du découragement vers celle de la construction et de l’édification»</em>, a encore souligné Jrad, ajoutant sur le même ton de la supplication&nbsp;: <em>«Je vous en supplie. Nous ne voulons pas que la joie et l’espoir </em>[de l’élection de Saïed, Ndlr]<em> se transforment en déception, car les conséquences en seront graves»</em>. &nbsp;</p>



<p>On ne sait pas si ces supplications ont été transmises au président de la république, ni ce qu&rsquo;en pense ce dernier, qui habituellement n&rsquo;en fait qu&rsquo;à sa tête, mais pour une fois que cet agitateur politique à l&rsquo;insulte facile dit quelque chose de censé (ça lui arrive très rarement il est vrai), on aimerait bien qu&rsquo;il soit entendu par celui à qui ses supplications sont adressées.    </p>



<p>On ne sait pas non plus si les opposants à Saïed vont apprécier les appels de Jrad ou lui en être reconnaissants, et s&rsquo;ils vont oublier toutes les insultes dont il les a abreuvés au cours des trois dernières années, et même avant lorsqu&rsquo;il ne jurait que par Nabil Karoui, son ancien maître à penser. Mais, quoi qu&rsquo;il en soit, et au moment même où Jrad parlait, des dizaines de dirigeants politiques, d&rsquo;activistes de la société civile, d&rsquo;hommes d&rsquo;affaires, de journalistes, de blogueurs et de simples citoyens croupissaient en prison, poursuivis dans des affaires&#8230; d&rsquo;opinion.    </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/08/les-supplications-adressees-par-riadh-jrad-a-kais-saied/">Les supplications adressées par Riadh Jrad à Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Présidentielle tunisienne : la commission électorale explique le cas Ayachi Zammel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/13/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-explique-le-cas-ayachi-zammel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Sep 2024 10:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ayachi Zammel]]></category>
		<category><![CDATA[campagne électorale]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Isie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Abrougui]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Maghzaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’équipe de campagne de Ayachi Zammel, officiellement en lice pour la présidentielle du 6 octobre 2024, peut faire campagne pour son candidat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/13/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-explique-le-cas-ayachi-zammel/">Présidentielle tunisienne : la commission électorale explique le cas Ayachi Zammel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’équipe de campagne de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/07/presidentielle-tunisienne-le-feuilleton-judiciaire-ayachi-zammel-se-poursuit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ayachi Zammel</a>, officiellement en lice pour la présidentielle du 6 octobre 2024, peut faire campagne pour son candidat, même si ce dernier est actuellement détenu et poursuivi dans plusieurs affaires de falsification de parrainages populaires dans son dossier de candidature.</em></strong></p>



<span id="more-13978438"></span>



<p>C’est ce qu’a expliqué&nbsp;Najla Abrougui, membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) dans une déclaration à l’agence Tap, ce vendredi 13 septembre, ajoutant que la participation ou non de Zammel à sa campagne électorale est du ressort de la justice. &nbsp;</p>



<p>L’homme d’affaires de Siliana, candidat du parti Azimoun, est poursuivi pour falsification de documents, usage illégal de données personnelles et tentative d’influer sur les électeurs par des dons en argent et en nature, et ce conformément à Loi organique n°2004-63 du 27 juillet 2004, portant sur la protection des données à caractère personnel et au Décret-loi n°2022-55 du 15 septembre 2022 relatif aux élections et aux référendums. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Abrougui a ajouté que l’équipe de campagne de Zammel a effectué toutes démarches légales nécessaires auprès de la commission électorale afin de pouvoir mener campagne pour son candidat. Elle peut donc organiser des activités inscrites dans ce cadre à condition d’en informer l’Isie 48 heures à l’avance.</p>



<p>Le membre de l’Isie a rappelé, dans ce contexte, un antécédent qui remonte à 2019, lorsque le candidat Nabil Karoui a participé au 1<sup>er</sup> tour de la présidentielle et a pu même passer au second tour alors qu’il était en prison. Et c’est la cour de cassation qui a ordonné, le 9 octobre de la même année, la libération du président du parti Qalb Tounes, en détention depuis le 23 août pour des soupçons d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent.</p>



<p>Donc, officiellement, Ayachi Zammel est toujours en lice pour la présidence, même s’il croupit toujours derrière les barreaux. Il est opposé au président sortant, Kaïs Saïed et au candidat du mouvement Echaâb<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/13/presidentielle-tunisienne-zouhair-maghzaoui-court-encore-video/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Zouhair Maghzaoui</a>. A moins que la justice ne prenne, entretemps, une décision qui le mettra hors-jeu.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aKIfPrZCrY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/13/presidentielle-tunisienne-combien-y-aura-t-il-de-candidats/">Présidentielle tunisienne : combien y aura-t-il de candidats ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle tunisienne : combien y aura-t-il de candidats ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/13/presidentielle-tunisienne-combien-y-aura-t-il-de-candidats/embed/#?secret=niY8dPsV8u#?secret=aKIfPrZCrY" data-secret="aKIfPrZCrY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/13/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-explique-le-cas-ayachi-zammel/">Présidentielle tunisienne : la commission électorale explique le cas Ayachi Zammel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Rajhi était-il fautif?’’: une machination politique sous le gouvernement provisoire de la révolution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/rajhi-etait-il-fautif-une-machination-politique-sous-le-gouvernement-provisoire-de-la-revolution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Farhat Rajhi]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Eltaief]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur un épisode qui a marqué la vie politique les premiers mois de révolution de 2011. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/rajhi-etait-il-fautif-une-machination-politique-sous-le-gouvernement-provisoire-de-la-revolution/">‘‘Rajhi était-il fautif?’’: une machination politique sous le gouvernement provisoire de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce livre publié en arabe en 2011 traite d’un des épisodes les plus mystérieux de l’après révolution tunisienne du 14 janvier de cette année-là, la publication par deux journalistes de l’interview du 5 mai 2011 d’un juge, Farhat Rajhi, qui fut un éphémère ministre de l’Intérieur du gouvernement du Premier ministre intérimaire de l’époque Béji Caïd Essebsi  (BCE).</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-13951948"></span>



<p>A titre de mémoire, ce ministre avait été celui qui avait entrepris les démarches judiciaires nécessaires pour la dissolution&nbsp;du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), ancien parti au pouvoir sous Ben Ali, et avait été démis de ses fonctions le jour même de la parution du jugement rendant cette dissolution effective. Il avait été alors placé à la tête de l’Instance des&nbsp;droits de l’Homme.</p>



<p>Cette confession de Farhat Rajhi avait fait scandale parce qu’elle évoquait l’existence d’un gouvernement de l’ombre détenant la réalité du pouvoir et dirigé par l’homme d’affaires Kamel Eltaief, incarcéré depuis février 2023 et poursuivi dans une affaire de complot contre la sûreté de l&rsquo;Etat, ainsi qu’un groupe originaire du Sahel comprenant le chef d’état major de l’armée Rachid  Ammar. Ce  dernier aurait fait, selon l’interview, le déplacement à Alger pour organiser un coup d’État. Aussitôt après, des groupes de jeunes, probablement sous la coupe du parti Ennahdha, descendaient dans les rues du pays pour protester, tentaient même de prendre d’assaut les ministères de la Kasbah, et se heurtaient à la  police qui les dispersait à coups de matraques. La police, disparue depuis le début de la Révolution, marquait ainsi son grand retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le juge par qui le scandale arrive</h2>



<p>M. Eltaief s’est empressé de démentir ces allégations et de porter plainte pour diffamation. Ce n’est que trois jours plus tard que le Premier ministre a réagi à ces déclarations les qualifiant de pures divagations irresponsables. Quant au ministère de la Défense, il les a qualifiées de spéculations inacceptables portant atteinte à l’honneur de l’armée et nécessitant un recours judiciaire, l’immunité du juge ne s’appliquant que dans l’exercice de ses fonctions. Cela a entraîné une réponse de l’Association des Juges pour qui la profession de Farhat Rajhi ne devait pas constituer l’occasion de traîner l’ensemble de la corporation dans la boue puisqu’après tout, il ne s’agissait dans ce cas que de liberté d’expression. </p>



<p>Quant à la Rue, pour qui Farhat Rajhi depuis la dissolution du RCD était devenu un héros, au point d’être cité comme un candidat crédible à la présidence de la république, elle ne pouvait s’empêcher de comparer la vivacité de la réaction des autorités contre l’auteur de ces déclarations à la lenteur des procédures entamées contre les responsables de l’ancien régime, et à la timidité des démarches entreprises pour la restitution des fonds et des biens détenus à l’étranger par les personnes poursuivies. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iLi7Nu4vE7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/">‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/embed/#?secret=UeUU3vZZba#?secret=iLi7Nu4vE7" data-secret="iLi7Nu4vE7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Certains partis politiques allaient même plus loin en citant la défaillance sécuritaire qui prévalait à travers tout le pays, et même la participation d’associations et d’ONG étrangères suspectes aux travaux de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), fait démenti par son président, le juriste Yadh Ben Achour.</p>



<p>L’interview réalisée plus tard avec le Premier ministre BCE laissait l’opinion publique sur sa faim; elle n’expliquait ni les raisons du retrait des forces sécuritaires du pays, ni le mystère des <em>«snipers»</em> ayant tiré sur les manifestants, dont la réalité était purement et simplement niée, ni les déclarations&nbsp;de M. Rajhi, mises sur le compte d’un accès maniaque d’un homme qui n’était pas dans son état normal. Il s’agissait donc, plus que toute autre chose, de dénigrer le juge.</p>



<p>Dans ce contexte, les excuses exprimées par ce dernier, en particulier envers l’armée et son chef Rachid Ammar, prenaient tout leur relief. Leur substance était qu’il avait parlé en toute spontanéité et qu’il ne pensait pas que ses propos, par ailleurs déformés et utilisés&nbsp;en dehors de leur contexte, et même&nbsp;seraient publiés, qui plus est sous forme de montage, aisément fabriqué grâce aux procédés informatiques disponibles. Il marquait par ailleurs son regret d’avoir offensé Rachid Ammar qui lui avait sauvé la vie lorsqu’un groupe de policiers mécontents avaient surgi dans son bureau de ministre de l’Intérieur et avaient tenté de l’agresser pour finalement lui dérober sa montre, son portable, et son imperméable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Propos compromettants difficile à prouver</h2>



<p>On peut donc toujours essayer de comprendre comment un juge expérimenté comme Farhat Rajhi, un ancien procureur général de la cour d’appel de Bizerte, a pu être amené à proférer des propos aussi compromettants qu’il ne pouvait pas prouver. Sans doute était-il grisé par la présence de deux jeunes journalistes qui semblaient lui marquer autant de déférence, sinon d’admiration. Était-il bien dans son état normal, puisque plusieurs de ses détracteurs ont marqué leur doute sur cette éventualité? Était-il frustré d’avoir été évincé du ministère de l’Intérieur aussi rapidement qu&rsquo;il y fut catapulté, ainsi que d’autres l’ont prétendu? Ou bien a-t-il simplement usé de métaphores?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L38Zmd5Vfy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/19/tunisie-letat-la-revolution-et-la-reconciliation/">Tunisie : L’Etat, la révolution&#8230; et la réconciliation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L’Etat, la révolution&#8230; et la réconciliation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/19/tunisie-letat-la-revolution-et-la-reconciliation/embed/#?secret=4dU8p8elCU#?secret=L38Zmd5Vfy" data-secret="L38Zmd5Vfy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Seuls les journalistes auraient pu le dire mais ces derniers n’ont pas semblé particulièrement bienveillants en s’empressant de publier les propos du juge tard dans la nuit suivant leur recueil, afin d’échapper à la vigilance d’éventuels surveillants ou de lanceurs d’alerte, une habitude prise paraît-il du temps de Ben Ali afin que l’information reste le plus longtemps possible sur les réseaux sociaux et soit partagée par le plus grand nombre. L’un des journalistes s’est même révélé menaçant puisqu’à l’accusation d’avoir agi ainsi à la recherche de la notoriété sans en mesurer les conséquences sur le public, il avait répondu que si tel avait été le cas, il aurait publié des choses bien plus compromettantes. Et on est obligé de le croire puisque M. Rajhi complètement discrédité a été obligé de faire amende honorable, et que cette histoire a mis un bémol à ses éventuelles ambitions politiques en marquant sa disparition totale de la scène publique. </p>



<p>Qui donc y avait eu intérêt? Naturellement tous ceux que la présence d’un juge, jouissant d’une réelle popularité, dérangeait, dans l’éventualité d’élections présidentielles, à commencer évidemment par BCE lui-même, dont les ambitions présidentielles se concrétiseront quelques années plus tard. Ou bien ceux qui voulaient peser sur la situation politique dans le pays, alors que les élections de la Constituante d’abord prévues pour le mois de juillet étaient en passe d’être reportées en suscitant des réactions parfois vives et ne seraient finalement tenues qu’au mois d’octobre suivant. Ou encore tous ceux pour qui l’exacerbation des rivalités régionales ou des conflits claniques était pain bénit et affaiblissait la contestation de l’autorité.</p>



<p>On ne saura malheureusement rien de l’employeur de ces deux journalistes, une piste qui aurait pu être intéressante si elle avait été creusée pour déterminer l’origine de l’affaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les machinations politiques post-révolution</h2>



<p>Naturellement, rien dans les propos du juge ne s’avèrera exact ainsi que l’avenir le démontrera. L’armée, appelée à sécuriser le déroulement du scrutin, ne participera à aucun coup d’État; elle demeurera loyale au pouvoir politique quel qu’il soit, du moins jusqu’à présent. Et M. Eltaief ne sera pas alors condamné pour complot contre la sûreté de l’État.</p>



<p>En fin de compte, ce ne sont pas les Sahéliens mais les Sudistes (Ghannouchi, Larayedh, Marzouki) qui prédomineront à l’ère d’Ennahdha, sur le devant de la scène.</p>



<p>Néanmoins, cette affaire marquait le début des machinations politiques et des manipulations de l’opinion publique qui culmineraient avant les élections de la Constituante avec le dessin animé <em>‘‘Persépolis’’</em> projeté par la chaîne Nessma de Nabil Karoui, et le film projeté au cinéma Afrik’art <em>‘‘Ni Dieu, ni Maître’’</em> de Nadia El-Fani, à 50 mètres du ministère de l’Intérieur. Elle démontrait clairement que les forces politiques à l’œuvre au début de la Révolution n’étaient pas plus vertueuses, loin s’en faut, que celles qui les avaient précédées à l’ère du 7-Novembre.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Rajhi était-il fautif?’’ de Tahar Ben Youssef, en arabe, Tunis, 2011.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wNOd3nJlHP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/12/14-janvier-une-revolution-passee-par-pertes-et-profits/">14 janvier 2011 : Une révolution passée par pertes et profits</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 14 janvier 2011 : Une révolution passée par pertes et profits » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/12/14-janvier-une-revolution-passee-par-pertes-et-profits/embed/#?secret=PblsMpOczN#?secret=wNOd3nJlHP" data-secret="wNOd3nJlHP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Ayachi Zammel resterait-il en course pour la présidentielle ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/05/tunisie-ayachi-zammel-resterait-il-en-course-pour-la-presidentielle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 07:05:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ayachi Zammel]]></category>
		<category><![CDATA[Azimoun]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhair Maghzaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a de fortes chances pour que l’élection présidentielle du 6 octobre prochain en Tunisie se déroulera avec deux seuls candidats. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a de fortes chances pour que l’élection présidentielle du 6 octobre prochain en Tunisie se déroulera avec deux seuls candidats : le président sortant, Kaïs Saïed, et le secrétaire général du mouvement Echaâb, Zouhair Maghzaoui, l’un de ses plus fervents soutiens jusque-là.</em></strong></p>



<span id="more-13929790"></span>



<p>En effet, le troisième candidat dont la candidature a été acceptée par la commission électorale, l’homme d’affaires Ayachi Zammel (parti Azimoun), a été mis en dépôt hier, mercredi 4 septembre, pour des soupçons de falsification de parrainages pour la candidature à l’élection présidentielle. Et il comparaîtra aujourd’hui, jeudi 5 septembre, en état d’arrestation devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Manouba qui devra statuer sur les accusations portées à son encontre. Il est donc peu probable, étant donné la tournure prise par l’affaire, qu’il restera en course pour le palais de Carthage. Même dans le cas où il sera innocenté et où sa candidature sera maintenue par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), car quelque chose s’est déjà cassée dans l’élan qui l’avait porté à la candidature.</p>



<p>L’arrestation, la garde-à-vue, les interrogatoires et l’incarcération pendant plusieurs jours, dans les conditions difficiles que l’on peut imaginer, laissent généralement des traces indélébiles.</p>



<p>Cela dit, n’anticipons pas et attendons le verdict des juges. En 2019, Nabil Karoui, était incarcéré au début du processus électoral, avant d’être libéré pour faire campagne, remporter le 1<sup>er</sup> tour et perdre le second face à Kaïs Saïed&nbsp;? &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<item>
		<title>L’autorité politique seule justiciable de la sélection des candidats à la présidence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/03/lautorite-politique-seule-justiciable-de-la-selection-des-candidats-a-la-presidence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Sep 2024 05:42:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[commission électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Isie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal administratif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pièce versée au débat actuel sur les conditions de sélection des candidats à la présidence de la république. ,</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le débat actuel sur les conditions de sélection des candidats à la présidence de la république, opposer l’autorité de la commission électorale à celle du tribunal administratif n’est pas convaincant et ne fait que fournir de l’eau au moulin de ses adversaires.   </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-13920077"></span>



<p>Je ne suis ni juriste ni politicien et je me bornerai à apporter par cet article ma modeste contribution à un débat qui exacerbe les passions et les ambitions afin d’épargner à mon pays des contorsions supplémentaires dont son peuple après plus de dix années de traversée&nbsp;du désert n’a nul besoin.</p>



<p>La récente décision du tribunal administratif de répondre favorablement aux requérants concernant leurs candidatures aux élections présidentielles et celle de l l’Isie d’en surseoir l’application, sont en train de plonger le pays dans une ambiance insurrectionnelle propice à tous les dérapages.</p>



<p>La question n’est pas de savoir si les décisions du tribunal administratif sont supérieures à celles de toute autre institution officielle ainsi qu’on s’obstine à la considérer,&nbsp;pour des raisons qui n’ont rien de juridique. Les magistrats de la cour n’ont jamais prétendu détenir le pouvoir d’accorder à des candidats le droit d’être présidentiables. Ils ont simplement dit que les raisons pour lesquelles certains parmi eux avaient été rejetés par l’instance électorale n’étaient juridiquement pas valables. Mais celle-ci, au lieu de faire amende honorable, a jugé bon de dénoncer à postériori la participation de certains juges et a donc transposé l’objet du débat, tout à fait à tort selon moi, vers le conflit des juridictions, l’Isie n’étant nullement une cour de justice,&nbsp;quoiqu’étant susceptible d’infliger des sanctions aux contrevenants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit de choisir ses adversaires</h2>



<p>En réalité et ainsi que tout le monde l’a compris, le véritable objet du litige est de savoir si le chef de l’Etat qui est lui-même en course pour un autre mandat, a ou non le droit de choisir ses propres adversaires.</p>



<p>A priori, il est facile de dire qu’il ne l’a pas, mais il ne s’agit là que d’une opinion empirique, autrement dit basée sur le simple bon sens et sur le sentiment commun de justice que la complexité des réalités ne justifie souvent pas.</p>



<p>Dans les pays qualifiés de démocratiques dont les corpus juridiques sont les plus évolués, différents mécanismes existent, visant à contrôler les candidats, et à s&rsquo;assurer qu’ils ne violent pas les lois constitutionnelles, civiles, pénales, administratives, ou même communes. Or ces mécanismes se trouvent pour une large part sous le contrôle de l’autorité politique et non pas des juges.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vhGmiPoVBG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-tranche-dans-le-vif/">Présidentielle tunisienne : la commission électorale tranche dans le vif  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle tunisienne : la commission électorale tranche dans le vif   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/02/presidentielle-tunisienne-la-commission-electorale-tranche-dans-le-vif/embed/#?secret=IEnD7lonYR#?secret=vhGmiPoVBG" data-secret="vhGmiPoVBG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A titre d&rsquo;exemple, il y a en France le Conseil constitutionnel qui valide les comptes de campagne des candidats aux élections présidentielles. Au milieu des années 90, Roland Dumas, son président socialiste, avait validé les comptes du candidat de droite Edouard Balladur, alors que de sérieuses réserves sur leur régularité avaient été exprimées par les délégués de la Cour des comptes. Des soupçons quant à l’origine des rétro-commissions en rapport avec l’attentat de Karachi au cours duquel onze ingénieurs français devaient décéder, avaient été exprimés sans que des preuves formelles y aient été apportées. Pour se justifier Roland Dumas avait nié avoir été en droit d’annuler l’ensemble des élections présidentielles à cause de cette histoire, et que l’intérêt de son pays lui avait imposé d’agir comme il l’avait fait.</p>



<p>Le second exemple a trait aux contacts établis entre le candidat à la présidence Donald Trump avec des émissaires de Vladimir Poutine lors de la campagne électorale et publié après son élection à la présidence. L’enquête du procureur indépendant Robert Muller n’avait pu établir sa culpabilité, faute de preuves, alors que l’attorney général Bill Barr n’avait pas hésité contre toute évidence à le laver de tout soupçon. C’est ce même Bill Barr qui allait abandonner les charges du ministère de la Justice contre Mike Flynn, l&rsquo;ami du président Donald Trump, pourtant coupable&nbsp; de crime fédéral. Il ne faudra pas non plus oublier le commentaire du sénateur Mitch Mc Connell&nbsp;chef du parti républicain jugeant inutiles après l’attaque du Capitole toute sanction contre un président sur le départ.</p>



<p>La Tunisie n’a jamais été en reste durant les années Ennahdha&nbsp;: Béji Caïd&nbsp;Essebsi avait gracié l’un de ses proches, condamné par la justice. Rached Ghannouchi, le président <em>«élu»</em> du parlement grâce à l’apport décisif de Nabil Karoui, n’hésitait&nbsp;pas à prendre&nbsp;l’avion d’Istanbul après des séances nocturnes à l’ARP sans en référer à quiconque et sans que nul n’eût été informé de l’objet de son voyage.</p>



<p>Plus récemment encore la Cour suprême des Etats-Unis d&rsquo;Amérique avait disculpé le président Trump de toute accusation de violation des lois fédérales sur les documents secrets. La Cour suprême dont plusieurs des membres lui devaient leur nomination avait estimé que le président dans l’exercice de ses fonctions était soit non justifiable de toute poursuite, soit non justifiable jusqu’à preuve du contraire, et que seuls les actes n’ayant pas trait à ses fonctions pouvaient être jugés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4TFZVPUskd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/01/presidentielle-tunisienne-le-tribunal-administratif-recadre-la-commission-electorale/">Présidentielle tunisienne : le tribunal administratif recadre la commission électorale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle tunisienne : le tribunal administratif recadre la commission électorale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/01/presidentielle-tunisienne-le-tribunal-administratif-recadre-la-commission-electorale/embed/#?secret=4ECuQ3ucUX#?secret=4TFZVPUskd" data-secret="4TFZVPUskd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les garde-fous institutionnels nécessaires</h2>



<p>Tous ces exemples prouvent que, étant dépositaire de l’intérêt supérieur de l’Etat,&nbsp; l’autorité d’un président de la république en exercice est toujours supérieure, et que celle des magistrats y obéit toujours, quoiqu’on en dise.</p>



<p>On peut certes faire le reproche au président Kaïs Saïed de ne pas s’être entouré des garde-fous institutionnels nécessaires lui évitant de s’exposer en première ligne. Ainsi opposer l’autorité de l’Isie à celle du tribunal administratif n’est pas convaincant&nbsp;et ne fait que fournir de l’eau au moulin de ses adversaires. Une commission parlementaire aurait mieux fait l’affaire afin de sélectionner les candidats.&nbsp;</p>



<p>N’en déplaise à tous les thuriféraires d’une démocratie idéalisée, à fortiori à l’heure de l’Internet et réseaux sociaux évaluateurs et influenceurs d’opinions en temps réel, il demeure du devoir de tout Etat de s’assurer que les candidats à la magistrature suprême veillent à respecter ses intérêts les plus fondamentaux,&nbsp;et le président Macron en apporte présentement&nbsp;la preuve. Et de cela, des&nbsp;magistrats disposant d’un simple dossier afin de répondre à une question ne sauraient être les meilleurs&nbsp;juges.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.  </em></p>
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		<item>
		<title>Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 09:08:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Safi Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Jarraya]]></category>
		<category><![CDATA[Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Toubal]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mouammar Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=13808686</guid>

					<description><![CDATA[<p>La mise en détention du journaliste et activiste politique Safi Saïd suscite des commentaires et des interrogations.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/">Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/kasserine-safi-said-arrete-et-place-en-detention/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arrestation </a>et mise en détention de Ahmed Safi Saïd, hier, mardi 20 août 2024, alors qu’il tentait de traverser la frontière tuniso-algérienne, visiblement pour fuir un pays où il risquait, à tout moment, d’être incarcéré. Cette tentative de fuite, qui a sans doute remué des souvenirs vieux de 54 ans chez le journaliste et activiste politique, suscite des commentaires et des interrogations.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13808686"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p>D’abord les faits&nbsp;: jusqu’au début de ce mois, Ahmed Safi Saïd était candidat à la candidature à la présidentielle du 6 octobre prochain, mais son dossier a été rejeté par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), officiellement pour manque de parrainages populaires.</p>



<p>Contrairement certains autres candidats, il n’a pas fait de déclaration aux médias ni introduit un recours auprès du tribunal administratif contre la décision de la commission électorale. Fin connaisseur des arcanes de la politique dans le monde arabe où il est immergé depuis un demi-siècle, il a compris qu’il ne servait à rien de chercher la confrontation, et il semble avoir commencé dès cet instant à mijoter son projet de fuite via la frontière algérienne, comme l’ont du reste fait beaucoup de politiques tunisiens avant lui, de Ibrahim Toubal, son mentor, un partisan de Salah Ben Youssef décédé en exil à Genève en 1989, à Nabil Karoui, en passant par Ahmed Ben Salah et Mohamed Mzali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière, l&rsquo;exil&#8230; </h2>



<p>Ahmed Safi Saïd, qui est accusé de «<em>franchissement illégal des frontières vers un pays voisin</em>», a déjà vécu, lui aussi, l’aventure de la fuite à travers la frontière algérienne et a connu aussi les affres de l’exil. C’était au lendemain de l’attaque de la ville de Gafsa *, sa ville natale, le 27 janvier 1980, par un commando armé tunisien entraîné en Libye et infiltré en territoire tunisien grâce à un appui logistique de l’armée algérienne.</p>



<p>Le jeune écrivain et poète avait alors 25 ans et était connu pour son appartenance aux groupes nationalistes arabes dont les assaillants étaient issus. Et c’est donc par crainte de représailles, l’armée tunisienne ayant, entretemps, repris la situation en main, qu’il a pris le chemin de l’exil, d’abord en Algérie. Puis au Liban où il a travaillé, pendant plusieurs années, dans la presse locale, tout en étant proche des groupes (et des milices) nationalistes arabes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IoyuMlbEmU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/18/tunisie-presidentielle-lhorizon-est-elle-degagee-devant-safi-said/">Tunisie-Présidentielle : L’horizon est-il dégagé devant Safi Saïd ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Présidentielle : L’horizon est-il dégagé devant Safi Saïd ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/18/tunisie-presidentielle-lhorizon-est-elle-degagee-devant-safi-said/embed/#?secret=tO97MeQ2hH#?secret=IoyuMlbEmU" data-secret="IoyuMlbEmU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pendant la guerre civile libanaise (1975 à 1990), où il s’est trouvé impliqué du fait de ses obédiences politiques, un épisode scabreux sur lequel nous ne nous attarderons pas, Ahmed Safi Saïd a sollicité l’aide de l’ancien leader palestinien Yasser Arafat pour fuir le Liban – où sa vie était en danger –, partir en France et s’y installer pendant quelques années.</p>



<p>Ben Ali étant arrivé au pouvoir, entretemps, et s’étant lancé dans un processus de <em>«débourguibisation»</em>, Ahmed Safi Saïd a commencé à ressentir la douleur de l’exil et à vouloir rentrer au pays. Il est vrai que pour un nationaliste arabe, Paris et la France ne sont pas une planque de tout repos. N’ayant pas de passeport tunisien valide, c’est encore Yasser Arafat qui a intercédé en sa faveur auprès de l’homme fort à Tunis et l’a même ramené dans son avion personnel à l’aéroport de Tunisie-Carthage. C’était en 1992 et, au lendemain de son débarquement à Tunis, le journaliste a été reçu par l’ex-président et l’information de cette rencontre a même été diffusée le soir même au télé-journal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ami de Kadhafi</h2>



<p>Commence alors pour le journaliste et écrivain un long exil intérieur, car même si sa situation a été légalisée (papiers d’identité, etc.), le régime en place l’a toujours tenu en suspicion, car il connaissait ses accointances avec certains régimes de la région et sa proximité avérée avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui finançait alors ses activités éditoriales à partir de Tunis. Les services tunisiens le savaient, bien entendu, mais laissaient faire.&nbsp;Et pour cause&nbsp;: grâce à un <em>gentlemen&rsquo;s agreement</em>, Saïd s’est adapté aux conditions locales et s’est gardé de s’immiscer dans la politique tunisienne, tout en poursuivant ses activités de propagande sonnantes et trébuchantes au profit de son ami Kadhafi, dont les relations avec Ben Ali étaient alors au beau fixe, ce qui ne gâchait rien.</p>



<p>C’est ainsi que la révolution du 14 janvier 2011 a ouvert devant le journaliste et écrivain la voie vers la réalisation d’un rêve très ancien&nbsp;: diriger son pays. Ce qu&rsquo;il m&rsquo;avait avoué, lors de deux rencontres que j’ai eues avec lui, fin 1989 à Paris, autour d&rsquo;un café au Petit Cluny, à Saint-Michel, et d’un dîner le lendemain dans une pizzeria des Champs-Elysées.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FYSTKP82KG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/tunisie-safi-said-et-ses-comptes-secrets-dans-des-banques-etrangeres/">Tunisie : Safi Saïd et ses comptes secrets dans des banques étrangères</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Safi Saïd et ses comptes secrets dans des banques étrangères » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/06/tunisie-safi-said-et-ses-comptes-secrets-dans-des-banques-etrangeres/embed/#?secret=0ndsdp5rQs#?secret=FYSTKP82KG" data-secret="FYSTKP82KG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>C’étaient nos deux premières rencontres, et il me fit part de son désir de rentrer au pays. J’ai essayé en vain de l’en dissuader, connaissant son passé et la nature du régime alors en place à Tunis. Et c’est ainsi qu’au cours de la discussion, il m’a fait part, avec son arabe levantin, de son vœu le plus cher&nbsp;:<em> «Rabbak, nohkom qarya arbaâ wa îchrine saa, ou ya mout iji» («Je gouverne un village pendant vingt-quatre heures, et que la mort survienne ensuite»</em>), avant d’éclater de rire. Ce n’était visiblement pas une boutade comme je l’avais alors compris, mais l’expression d’un désir très profond auquel il n’a jamais pu résister. La preuve&nbsp;: il a présenté sa candidature à la présidentielle à deux reprises, en 2019 et 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bruit et la fureur</h2>



<p>Au-delà des circonstances abracadabrantes dans lesquelles l’homme a été arrêté et de la suite qui sera donnée aux poursuites judiciaires déjà engagées contre lui, Safi Saïd restera pour beaucoup une énigme. </p>



<p>C’est un mauvais analyste, car son imagination de romancier prend parfois le dessus sur les exigences d’objectivité dont doit se prévaloir tout analyste qui se respecte. Mais il reste un bon connaisseur de la politique et de la diplomatie telles que pratiquées dans le monde arabe. C’est aussi un mégalomane, comme le sont du reste la plupart des politiques. Ambitieux, il a peut-être présumé de ses chances d’accéder à la magistrature suprême et a voulu accélérer la marche, trompé par les sondages d’opinion qui le donnaient dans le trio de tête des présidentiables avec Kaïs Saïed, le président sortant candidat à sa propre succession, et Abir Moussi, la présidente du Parti destourien libre (PDL), incarcérée depuis je 3 octobre 2023.</p>



<p>J’avoue avoir souvent pris mes distances vis-à-vis de mon collègue, car j’avais peu d’estime pour certaines de ses pratiques, notamment sa proximité intéressée avec certains régimes dictatoriaux arabes et son amitié avec certains personnages troubles de la scène tunisienne comme l’homme d’affaires Chafik Jarraya, en prison, ou Nabil Karoui, en fuite, au service desquels il mit d’ailleurs son précieux carnet d’adresses libyennes, mais, en ce moment difficile qu’il traverse, je ne peux que lui souhaiter une issue la plus positive possible au drame qu’il vit depuis hier. Le mieux qui puisse lui arriver, à 70 ans, est de retrouver rapidement la liberté, et de revenir à sa vocation première, celle du romancier dont les œuvres sont inspirées du bruit et de la fureur de l&rsquo;histoire en train de se faire.   </p>



<p><em>* A propos des liens entre Safi Saïd et l&rsquo;affaire de Gafsa, le principal concerné n&rsquo;a pas cherché à dissiper ce qui, selon certains, ferait partie du mythe plus que de la réalité. Selon ces derniers, Saïd avait quitté la Tunisie pour l&rsquo;Algérie deux ou trois ans avant l&rsquo;attaque de Gafsa. Dont acte.  </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DWU89Qpypr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/24/comment-safi-said-a-t-il-pu-etre-autorise-de-batir-un-complexe-de-3671m%c2%b2-sur-un-site-archeologique-a-carthage-documents/">Comment Safi Saïd a-t-il pu être autorisé à bâtir un complexe de 3671m² sur un site archéologique à Carthage ? (Documents)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment Safi Saïd a-t-il pu être autorisé à bâtir un complexe de 3671m² sur un site archéologique à Carthage ? (Documents) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/24/comment-safi-said-a-t-il-pu-etre-autorise-de-batir-un-complexe-de-3671m%c2%b2-sur-un-site-archeologique-a-carthage-documents/embed/#?secret=QClSOtzE1V#?secret=DWU89Qpypr" data-secret="DWU89Qpypr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/21/portrait-ahmed-safi-said-dans-loeil-du-cyclone/">Portrait : Ahmed Safi Saïd dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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