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	<title>Archives des New Deal - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des New Deal - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘No Ordinary Time’’: les Roosevelt, un couple providentiel pour l’Amérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 May 2023 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce notamment à Franklin et Eleonore Roosevelt, les Etats-Unis sont sortis les plus grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/21/no-ordinary-time-les-roosevelt-un-couple-providentiel-pour-lamerique/">‘‘No Ordinary Time’’: les Roosevelt, un couple providentiel pour l’Amérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En dépit des vicissitudes de sa vie personnelle, Franklin Roosevelt a réussi à mener une guerre à l’échelle planétaire, et son pays à la victoire finale. Avec environ 300.000 morts, un pays transfiguré, les vieilles puissances coloniales ruinées, ce sont les Etats-Unis d’Amérique qui, parmi tous les belligérants, ont le moins souffert et le plus tiré profit de la guerre. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-8000715"></span>



<p>Évidemment nul n’ignore que si l’Amérique a gagné la guerre, c’est grâce à sa puissance économique et industrielle hors du commun. A la fin de la seconde guerre mondiale, elle avait produit deux millions de camions, 200.000 avions, plus de 100.000 chars de combat, plusieurs dizaines de millions de fusils, de canons et de cartouches. Mais la mobilisation du peuple a été d&rsquo;une grande importance. Douze millions de conscrits, 16 millions d’ouvriers dans les industries de la guerre, 20% de la population qui a d’une manière ou d’une autre changé de résidence dans la recherche du travail, tout cela a contribué à un développement économique sans précédent puisque le PNB est passé de 100 à 160 milliards de dollars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un énorme effort de guerre</h2>



<p>Pourtant, au début de la seconde guerre mondiale rien ne prédestinait ce pays à produire un tel effort, et à devenir ce qu’on a appelé l’arsenal de la démocratie.</p>



<p>La majorité des citoyens ne voulaient pas intervenir dans les affaires européennes. Il a fallu que le président Franklin Roosevelt les convainque de la nécessité de la reconversion de l’industrie des biens de consommation vers l’armement, et étant l’auteur du New Deal, il n’en avait pas le préjugé favorable, fasse accepter l’aide apportée à l’Angleterre en passe d’être écrasée par la puissance militaire allemande, au détriment des intérêts immédiats de l’Amérique, combatte les syndicats, en particulier celui des mineurs de charbon, qui n’hésitaient pas à paralyser l’effort de guerre pour obtenir des augmentations de salaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hCmSI6RHd7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/">‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/embed/#?secret=hCi99qZZvn#?secret=hCmSI6RHd7" data-secret="hCmSI6RHd7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a fallu surmonter l’épineuse question raciale dans l’armée alors que les noirs étaient exclus des unités combattantes pour être versés dans les tâches les plus dépréciées,&nbsp;celles de la blanchisserie, de l’hygiène, et de la cuisine.</p>



<p>Il a fallu que les femmes, qui étaient avant la guerre systématiquement exclues de l’industrie, remplacent les hommes partis se battre, dans les usines d’armement.</p>



<p>En fait, si l’Amérique a gagné la guerre, elle le doit à son extraordinaire capacité de transformation&nbsp;et d’adaptation. Cela a déjà été un exploit de confier un troisième, et plus tard un quatrième mandat présidentiel au même homme, un infirme cloué sur une chaise roulante qui traînait les séquelles d’une polio contractée plusieurs années auparavant.</p>



<p>Néanmoins on ne peut pas passer sous silence le soutien apporté par Eleonore Roosevelt à la cause des minorités et des femmes, ni toutes les activités dans lesquelles elle s’est impliquée avec la construction&nbsp;de crèches, d’orphelinats, d’hôpitaux pour la prise en charge et la réinsertion des grands blessés, et de centres d’accueil pour les réfugiés venus d’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’engagement en Afrique du Nord</h2>



<p>On ne reviendra pas sur les désaccords des généraux Américains avec le Premier ministre britannique Winston Churchill relativement aux priorités stratégiques de la guerre après la défaite britannique de Tobrouk en Libye qui menaçait de faire tomber tout le Moyen Orient et ses réserves en pétrole aux mains de l’Allemagne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m7hgQRoAac"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/05/assault-on-the-liberty-quand-israel-tuait-des-soldats-americains-avec-la-complicite-de-leur-gouvernement/">«Assault on the Liberty» : quand Israël tuait des soldats américains, avec la complicité de leur gouvernement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Assault on the Liberty» : quand Israël tuait des soldats américains, avec la complicité de leur gouvernement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/05/assault-on-the-liberty-quand-israel-tuait-des-soldats-americains-avec-la-complicite-de-leur-gouvernement/embed/#?secret=l6Ft31Daaa#?secret=m7hgQRoAac" data-secret="m7hgQRoAac" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pourtant, Roosevelt lui a donné raison et a préféré en 1943 lancer l’opération torche en Afrique du Nord prélude à la conquête de la Sicile et de l’Italie, plutôt que l’attaque frontale contre l’Allemagne à travers la manche préconisée par ses propres généraux, et demandée par Staline pour soulager l’Armée Rouge en Ukraine et au Caucase.</p>



<p>Cette décision demeurera l’un des mystères de la seconde guerre mondiale, mais depuis que les patrouilles américaines avaient reçu l’ordre d’attaquer délibérément les sous-marins allemands et de protéger les convois en route vers l’Angleterre, en arguant d’un droit de riposte, dans ce qui constituerait&nbsp;un précédent à l’incident du Golfe du Tonkin, il était clair que l’Amérique s’engageait dans la guerre aux côtés de l’Angleterre avant même de l’avoir déclarée.</p>



<p>En dépit des vicissitudes de sa vie personnelle, jamais un homme n’aura assumé auparavant les responsabilités de mener une guerre à l’échelle planétaire, et son pays à la victoire finale. Avec environ 300.000 morts, un pays transfiguré, les vieilles puissances coloniales ruinées, c’est encore parmi tous les belligérants les Etats-Unis d’Amérique qui auront le moins souffert et le plus tiré profit de la guerre.</p>



<p><strong><em>‘‘</em></strong><strong><em>No Ordinary Time: Franklin &amp; Eleanor Roosevelt: The Home Front in World War II’’, essai de</em></strong><strong><em>&nbsp;Doris Kearns Goodwin,&nbsp;</em></strong><strong><em>éd. </em></strong><strong><em>Simon &amp; Schuster</em></strong><strong><em>, 771 pages, 30 juin 2008. </em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/21/no-ordinary-time-les-roosevelt-un-couple-providentiel-pour-lamerique/">‘‘No Ordinary Time’’: les Roosevelt, un couple providentiel pour l’Amérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Tunisie : Il n&#8217;est pas trop tard pour Kaïs Saïed de trouver son Eleanor</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/27/tunisie-il-nest-pas-trop-tard-pour-kais-saied-de-trouver-son-eleanor/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 May 2022 11:17:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour être un bon chef d&#8217;Etat, il ne suffit pas d’être honnête, franc et courageux; il faut aussi avoir une vision et de l’imagination. A l&#8217;indépendance de la Tunisie, Habib Bourguiba n’était pas un spécialiste en économie ou en finance, mais il vit comment Franklin Roosevelt essaya de relancer son pays. Il acquit une conviction...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/27/tunisie-il-nest-pas-trop-tard-pour-kais-saied-de-trouver-son-eleanor/">Tunisie : Il n&rsquo;est pas trop tard pour Kaïs Saïed de trouver son Eleanor</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour être un bon chef d&rsquo;Etat, il ne suffit pas d’être honnête, franc et courageux; il faut aussi avoir une vision et de l’imagination. A l&rsquo;indépendance de la Tunisie, Habib Bourguiba n’était pas un spécialiste en économie ou en finance, mais il vit comment Franklin Roosevelt essaya de relancer son pays. Il acquit une conviction de ce que son propre pays devait être (voir la lettre de Bourguiba à Roosevelt datant de 1943). Il comprit aussi qu’un pays viable devait avoir des réserves d’or et peu de dette. L&rsquo;actuel président tunisien, Kaïs Saïed, n&rsquo;est malheureusement pas dans ce même état d&rsquo;esprit…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Oilid Ben Yezza</strong> *</p>



<span id="more-999714"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg" alt="" class="wp-image-999727" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Oilid-Ben-Yezza-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Mais d&rsquo;abord qu’avait fait Roosevelt pour son pays ?</p>



<p>La comparaison entre les Etats-Unis sous Roosevelt et la Tunisie actuelle montre que leurs situations sont plus proches qu&rsquo;on le pense.</p>



<p>Après la crise de 1929, Roosevelt devait redresser un pays détruit économiquement mais aussi climatiquement. Des régions de l’Etat de l’Oklahoma à l’est du pays étaient devenues des déserts aussi arides que les régions du sud tunisien. Des familles sans aucune récolte et sans argent allaient connaître la famine.</p>



<p>Roosevelt ne resta pas sourd à ces tragédies qui frappaient son pays. Dans un pays soumis à l&rsquo;ordre libéral, il comprit très vite que l’Etat devait intervenir, être à la manœuvre, recréer les bases d’une économie solide, investir dans les routes, les chemins fer, les infrastructures, une énergie peu cher pour aider les entreprises à être plus compétitives.</p>



<p>Sept Etats, chacun plus grand que la Tunisie, n’avaient même pas d’électricité&nbsp;et peu d’infrastructures, des situations pires que nos régions intérieures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">15 mesures en 15 jours</h2>



<p>Pour mener à bien les réformes économiques envisagées, il s’entoura d’un groupe d&rsquo;économistes, jeunes et imaginatifs, tels que Moley ou Tugwell, Hopkins… (le Brain Trust cabinet).</p>



<p>Malgré qu’il fut traité de communiste par de puissant opposant, Roosevelt mit au pas des ennemies plus puissants qu’Ennahdha actuellement en Tunisie, tel que la Ligue de la liberté (les plus puissants oligarques et hommes d’affaires du pays), la NRA (National recovery administration), la Cour Suprême, et développa même le syndicalisme américain en échange de la création d&#8217;emplois et d&rsquo;un soutien patriotique pour son programme. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) devrait y méditer au lieu de se contenter de s&rsquo;opposer à toute initiative venant des autorités.</p>



<p>Roosevelt est resté attaché à l’orthodoxie budgétaire mais il fût incroyablement ouvert à une politique et des idées nouvelles et expérimentales. Sa communication était au point: 15 mesures en 15 jours; il a donné plus de pouvoir aux salariés, soutenu les artistes (théâtre, cinéma&#8230;), pris des mesures sociales qui ont fait son prestige (assurance chômage, vieillesse)… Même restrictives, ses mesures avaient le mérite de poser des jalons là où il n’y avait rien.</p>



<p>Il prouva, ce faisant, qu’il était le président des plus pauvres face aux plus riches et il ne s&rsquo;est pas aliénés ces derniers pour autant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le New Deal n’était pas de simples lois</h2>



<p>A cause de son handicap, sa femme Eleanor était <em>«TOUT»</em> et plus encore; elle était tout sauf décorative. Infatigable, elle parcourait TOUT le pays pour porter la bonne parole de son président de mari. Elle mit le casque et alla s’enfoncer dans les mines de l’Ohio afin de dialoguer avec les mineurs au fonds de leurs tunnels, rencontrer dans chaque Etat aussi bien les paysans que des noirs discriminés.</p>



<p>Pour elle, contrairement à la très effacée Najla Bouden, ce n’était pas un job de Premier ministre ou de Première dame, le New Deal n’était pas une simple mode ou de simples lois; ce fut son combat, sa croyance, une révolution décisive pour éradiquer la pauvreté et poser les bases d&rsquo;une politique sociale pour les 100 prochaines années.</p>



<p>Ce qui fait le New Deal, ce ne sont pas seulement les mesures mais avant tout la confiance et l’espoir, cette confiance que Roosevelt et sa femme ont donné au peuple américain. L’espoir que les prochains jours seront meilleurs que ceux passés et présents.</p>



<p>Ces deux personnes croyaient en leur projet et ont donné envie qu’on croit en eux. Les voyant se retrousser les manches, les Américains reprirent confiance dans leur classe dirigeante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kaïs Saïed peut encore se rattraper</h2>



<p>Il n’est pas trop tard pour la Tunisie, pour que le référendum du 25 juillet ne se transforme pas en un plébiscite de Kaïs Saïed ou un vote contre lui.</p>



<p>Le président tunisien a raté les deux premières années de son mandat mais il peut se rattraper, en lançant son New Deal. Et il n’est pas trop tard pour lui de trouver son Eleonor. Il peut rattraper le temps perdu à conditions de s’entourer de jeunes audacieux, revanchards et surtout rêveurs, ambitieux et créatifs.</p>



<p>* <em>Financier diplômé de New York University travaillant depuis 20 ans au Luxembourg.</em></p>
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		<title>«Genius devil» : L&#8217; Amérique, de la démocratie à la ploutocratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Feb 2022 07:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le Groupe des 7, ainsi que des partis politiques locaux, jugent incompatible avec la démocratie la mise sous tutelle par l’Etat, en Tunisie, d&#8217;une corporation judiciaire appliquant «de facto» les normes de l&#8217;École de Chicago au service des milieux d’affaires locaux et internationaux, le mieux est de ne pas prendre leurs certitudes… pour argent...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/20/genius-devil-l-amerique-de-la-democratie-a-la-ploutocratie/">«Genius devil» : L&rsquo; Amérique, de la démocratie à la ploutocratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Liberalisme.jpg" alt="" class="wp-image-381361"/></figure></div>



<p><strong><em>Quand le Groupe des 7, ainsi que des partis politiques locaux, jugent incompatible avec la démocratie la mise sous tutelle par l’Etat, en Tunisie, d&rsquo;une corporation judiciaire appliquant «de facto» les normes de l&rsquo;École de Chicago au service des milieux d’affaires locaux et internationaux, le mieux est de ne pas prendre leurs certitudes… pour argent comptant. Les leçons tirées de l&rsquo;histoire même du libéralisme américain le dictent&#8230;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-381360"></span>



<p>La déréglementation du marché et la financiarisation de l’économie sont elles intrinsèques à la démocratie ? Après le capitalisme sans entraves concomitant à l’industrialisation des Etats-Unis, et la crise économique de 1929, l’Etat fédéral a mis la bride sur l’investissement en imposant une réglementation garantissant une concurrence loyale entre les sociétés, interdisant la constitution de groupes économiques exclusifs (trusts) et encadrant les risques d’effondrement des sociétés et la ruine des investisseurs, du fait de la spéculation boursière.</p>



<p>Avec la reconnaissance des droits syndicaux des ouvriers, une nouvelle ère est née, qualifiée de New Deal, caractérisée par une distribution plus équitable des richesses, et une taxation conséquente du capital et des revenus. Dans un contexte caractérisé par le danger de la révolution mondiale, il s’agissait de donner des avantages susceptibles de contrecarrer l’adhésion au communisme de totalité ou d’une partie de la classe ouvrière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Liberté d’entreprendre et rôle de l&rsquo;Etat</h2>



<p>Et puis il y a eu les années 60, l’ère de la contestation, des droits civiques, de la libération des femmes et des groupuscules gauchistes violents. Avec la guerre du Vietnam, les scandales liés à l’espionnage de la population, le choc pétrolier, l’inflation, la récession économique, le Watergate, certains (les Libertariens) pensaient que le gouvernement devenait un outil inutile, coûteux, gaspillant l’argent du contribuable, et même dangereux , dont il fallait se débarrasser. Le président Nixon projetait de consolider les acquis sociaux&nbsp; par la généralisation de l’assurance maladie, mais il démissionna finalement.</p>



<p>C’est dans ce contexte trouble qu’en 1972 les dirigeants de quelques unes des plus grandes sociétés (IBM, Général Electric, AT&amp;T) constituaient ce qu’on a appelé le Business Roundtable, pour étudier les mesures nécessaires susceptibles d’augmenter et de garantir leurs bénéfices en limitant l’interférence des pouvoirs publics dans les affaires, l’autre objectif étant de remettre en question les pouvoirs des syndicats, jugés menaçants.</p>



<p>Quelques années auparavant, Milton Friedman, un professeur d’économie de l’université de Chicago, était devenu célèbre en soutenant que l’Etat ne devait pas intervenir dans le marché, celui-ci s’autorégulant. Il fut soutenu en cela par Lewis Powell, un avocat, qui devait devenir juge de la Cour Suprême, dans un article intitulé <em>‘‘Attaque contre la libre entreprise américaine</em>’’ , pour qui la seule raison d’être du marché était d’assurer des bénéfices.</p>



<p>Des comités de réflexion furent créés (American Enterprise Institute, Hoover Foundation) dans le but de diffuser cette vision «<em>anti New Deal»</em> de l’économie, et une action de lobbying entreprise auprès des représentants et des sénateurs, afin de les convaincre. Mais l’action ne se limita pas au seul domaine économique. Le domaine légal, jugé crucial, fut investi. L’avocat Robert Borke, celui du massacre du samedi soir lors du Watergate, qui fut le professeur de Bill et Hillary Clinton, remit en question toutes les décisions de la Cour Suprême adaptant la Constitution à l’évolution de la société, par une relecture de ses articles dans le contexte d’origine. Cela fut appelé <em>«originalisme»</em>. En accord de quoi, la seule liberté garantie par la Constitution serait celle d’entreprendre et d’accroître ses bénéfices, moyennant des prix de vente raisonnables. Et la Federalist Society de laquelle émergèrent plusieurs juges de la Cour Suprême contribua d’une manière décisive à la diffusion de l&rsquo;<em>«l’originalisme»</em> dans la pratique juridique américaine. Le Wall Street Journal devint une tribune habituelle de ce courant libertarien. L’école de Chicago, dite Law and Economics, avait par le biais de Ronald Coase, publié un article essentiel, <em>‘‘Le problème du coût social’’</em>. La Law and Economics prétendait établir des normes en rapport avec les retombées économiques issues de l’application du droit. Grâce au généreux donateur Charles Koch, une figure éminente du pétrole, les universités les plus prestigieuses créèrent des départements spécialisés dans cette discipline.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accroissement non entravé de la richesse</h2>



<p>A la fin des années 70, le cadre académique, juridique, médiatique, économique et relationnel était donc en place pour la réalisation des objectifs politiques du Business Round Table, l’accroissement non entravé de la richesse pour les plus grandes fortunes, le démantèlement des syndicats, et la suppression des acquis sociaux. Mais c’est avec l’arrivée de Ronald Reagan au pouvoir dans les années 80 que le programme fut mis réellement en pratique aux plus hauts échelons de l’Etat, avec une baisse importante des impôts sur les revenus, et le licenciement des grévistes du contrôle aérien.</p>



<p>En 1995 la fraction la plus riche (608 personnes) détenait la moitié de la richesse nationale. En 2015 cette part s’élevait à 86%.</p>



<p>Avec l’accession de Donald Trump à la présidence en 2016, les impôts sur les revenus étaient réduits à 21%. Durant la même période, la progression des salaires était plus que modeste alors que les prix grimpaient, les assurances maladie privées et les études étant toujours plus coûteuses.</p>



<p>En réalité, les lois anti trust étant réinterprétées dans un sens favorable aux milieux d’affaires, la formation d’oligopoles s’accompagnait d’un renchérissement des prix dont le consommateur payait en fin de compte la facture. Et la création éventuelle de travail induite par la plus value incluait essentiellement les pays avec des mains d’œuvre à faible coût. Mais la crise des subprimes en 2008 révélait les pratiques d’une économie spéculative usant du Leverage Buy Out pour réaliser des bénéfices importants réinvestis en bourse, au prix d’un endettement toujours considérable, du démantèlement d’entreprises productives et de la ruine de fonds d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Secteur privé et préservation de l’intérêt général</h2>



<p>Le président Obama n’eut pas le courage de rétablir la réglementation du New Deal alors qu’il en avait l’opportunité. Et en 2020, la crise du Covid mettait en exergue, ou plutôt confirmait l’impuissance du secteur privé de l’économie à assumer les contraintes liées à la préservation de l’intérêt général.</p>



<p>Comparativement à l’économie des pays scandinaves où malgré des charges sociales considérables, la croissance dépasse les 3%, celle des Etats-Unis plafonne dans la tranche des 2%, en grande partie grâce au boom de la production pétrolière et gazière. Et dans le classement GINI sur l’inégalité des richesses, ce pays se situe dans la tranche de l’Indonésie et du Congo, et derrière le Maroc et le Mexique.</p>



<p>La réalité a donc prévalu; le sur-enrichissement des uns avec l’appauvrissement de tous les autres n’a entraîné ni la croissance économique promise, ni assuré les besoins les plus urgents de la population, ni encore moins avec l’avènement des robots, garanti du travail au plus grand nombre, ou protégé l&rsquo;environnement.</p>



<p>Avec le New Deal depuis le début des années 30, la démocratie américaine s’était préservée contre les excès du capitalisme débridé. C’est en démantelant cette réglementation, grâce à un travail de diffusion des idées par le biais des pouvoirs d’influence académiques et médiatiques, qu’on ne peut qualifier que de propagande, ainsi que par la levée de toute restriction juridique sur les subventions des campagnes électorales législative et présidentielle, que sous l’impulsion du Business Round Table, la Law and Economics s’est propagée aux plus hauts sommets de l’Etat américain, pour en devenir la norme, chez les Républicains comme les Démocrates, ainsi que d’ailleurs aux salons feutrés du Fond monétaire international (FMI), et de la Banque Mondiale (BM). Et quand le Groupe des 7, ainsi que des partis politiques locaux, jugent incompatible avec la démocratie la mise sous tutelle par l’Etat tunisien d&rsquo;une corporation judiciaire appliquant <em>«de facto»</em> les normes de l&rsquo;École de Chicago au service des milieux d’affaires locaux et internationaux, le mieux est de ne pas prendre leurs certitudes… pour argent comptant.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>*  »Evil Geniuses: The Unmaking of America: A Recent History », essai de Kurt Andersen, éd. Hardcover, 2020.</strong></em></p>



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