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	<title>Archives des Noureddine Erray - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Noureddine Erray - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie-Bilan de Kaïs Saïed : 64 limogeages, 0 réforme ! </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 10:03:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La méthode de gouvernance de Kaïs Saïed consiste non pas à remédier aux problèmes structurels mais à s’en défausser sur les autres/ </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/24/tunisie-bilan-de-kais-saied-64-limogeages-0-reforme/">Tunisie-Bilan de Kaïs Saïed : 64 limogeages, 0 réforme ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’horizon politique en Tunisie s’enfonce dans l’incertitude à mesure que les décisions présidentielles s&rsquo;enchaînent de manière souvent impulsive et dénuée de vision à long terme. Depuis la mise en place de l’état d&rsquo;exception, le 25 juillet 2021, la multiplication des limogeages de hauts responsables de l’Etat par décrets présidentiels suscitent des questions quant à la méthode de gouvernance de Kaïs Saïed, qui consiste non pas à remédier aux problèmes structurels qui empoisonnent la vie des gens et paralysent la machine économique, mais à s’en défausser sur les autres et à en imputer la responsabilité à tel ou tel responsable.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hssan Briki </strong></p>



<span id="more-9508592"></span>



<p>C’est ce qui s’est d’ailleurs passé mardi 22 août 2023, lorsque le gouverneur de Kairouan, Mohamed Bourguiba, a été congédié par décret présidentiel. On lui a imputé la responsabilité du retard enregistré dans le démarrage des travaux de construction de l’hôpital Mohammed Bin Salman financé par un don de l’Arabie saoudite et dont l’accord remonte à 2017.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chasse aux sorcières</h2>



<p>Depuis que le président Saïed a accaparé tous les pouvoirs au sein de l’Etat en proclamant l’état d’exception jusqu&rsquo;à ce jour, on ne compte plus les départs forcés de hauts responsables et les postes restés sans titulaires. Avec 24 limogeages en 2023, 16 en 2022 et 24 en 2021, on a dénombré un total de 64 destitutions brutales de hauts fonctionnaires (ministres, Pdg, gouverneurs, etc.), sans tenir compte des 57 magistrats révoqués en juin 2022, également par décret présidentiel, et dont la justice, où règne un climat de peur, a encore du mal à se remettre.</p>



<p>Ces limogeages, souvent non expliquées, et qui tiennent plus de la chasse aux sorcières que d&rsquo;une simple rotation de responsables, touchent souvent des personnes réputées proches du président et promues par lui aux postes qu’ils ont occupées, tels les anciens chefs de gouvernement Elyes Fakhfakh et Hichem Mechichi, et l’ancienne directrice du cabinet présidentiel Nadia Akacha, ou encore l’ancien ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray. Ces limogeages ont aussi des répercussions négatives sur le fonctionnement des institutions concernées, d’autant que les responsables limogés ne sont pas toujours aussitôt remplacées. On imagine les flottements que ces limogeages induisent dans le travail de l’administration publique et le climat d’incertitude voire d’inquiétude qu’elles y font régner.</p>



<p>Le problème de ces limogeages c’est qu’ils règlent rarement les problèmes structurels constatés dans tel ou tel secteur vital, tout e, traduisant une volonté d’éviter de les confronter pour leur trouver des solutions, souvent complexes, impopulaires et douloureuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Opportunité ratée &nbsp;</h2>



<p>Pourtant, et sans entrer dans le débat politique sur sa légalité et/ou légitimité, l’état d&rsquo;exception aurait pu être une opportunité pour réformer en profondeur les lois et les procédures, afin de s’attaquer aux problèmes structurels qui entravent le développement du pays depuis longtemps. La popularité dont jouit Kaïs Saïed, inexplicable pour ses opposants étant donné son très maigre bilan sur tous les plans, aurait pu également être un atout considérable pour mettre en place les réformes profondes longtemps attendues et pour bâtir un consensus national autour de changements audacieux, notamment dans le domaine économique.&nbsp;Mais cet alignement des planètes, dont les prédécesseurs de Saïed n’ont pas bénéficié, n’a malheureusement pas été bien exploité pour améliorer les politiques publiques, restées inchangées, et toujours basées sur la recherche d’une paix sociale aussi improbable que précaire et provisoire. &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Plutôt que d’utiliser le capital de confiance dont on le crédite pour mobiliser les Tunisiens autour d’un projet de redressement national, Saïed a préféré une gouvernance unilatérale pour la mise en œuvre de son projet politique personnel, sans résultats probants jusque-là. Même sur le plan économique, ses deux propositions majeures, les sociétés communautaires et la réconciliation pénale, n’ont donné aucun résultat jusqu’à présent.</p>



<p>L&rsquo;approche du président tend à expliquer les problèmes complexes par l’existence de vagues complots contre l’Etat. En simplifiant les défis profonds du pays, les réduisant à des intrigues orchestrées par des ennemis imaginaires, il détourne l’attention de sa responsabilité personnelle en les imputant, tour à tour, aux opposants, au gouvernement et à l&rsquo;administration publique, ne craignant pas de saper la crédibilité &nbsp;de l’Etat qu’il est censé incarner.</p>



<p>Plutôt que d’identifier les véritables causes des problèmes auxquels la Tunisie est confrontée, Saïed recourt à cette perspective complotiste qui, au final, entrave la formulation de solutions appropriées et l’empêche lui-même de réaliser des progrès tangibles dans aucun domaine, mettant ainsi en péril le développement et la stabilité de la Tunisie, qui continue de s’enfoncer dans la crise sans la moindre lueur d’espoir à l’horizon.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/24/tunisie-bilan-de-kais-saied-64-limogeages-0-reforme/">Tunisie-Bilan de Kaïs Saïed : 64 limogeages, 0 réforme ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La diplomatie tunisienne à la croisée des chemins</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/la-diplomatie-tunisienne-a-la-croisee-des-chemins/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 07:21:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[Nabil Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
		<category><![CDATA[Othman Jerandi]]></category>
		<category><![CDATA[Taïeb Baccouche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui a empêché jusque-là la diplomatie tunisienne de jouer pleinement son rôle au service du pays ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/la-diplomatie-tunisienne-a-la-croisee-des-chemins/">La diplomatie tunisienne à la croisée des chemins</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec la nomination d’un nouveau ministre des Affaires étrangères, une question se pose avec acuité : qu’est-ce qui a empêché jusque-là la diplomatie tunisienne de jouer pleinement son rôle au service du pays et de l’aider à relever les défis de la transition démocratique et du développement économique?</em></strong><em> (Illustration : Nabil Ammar, nouveau ministre des Affaires étrangères).</em></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty </strong>*</p>



<span id="more-6384479"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>Depuis la révolution de janvier 2011, le ministère des Affaires&nbsp;étrangères a été, comme tout&nbsp; l’appareil de l’Etat en Tunisie, marqué par&nbsp;une instabilité institutionnelle et politique endémique. Dix ministres s&rsquo;y sont succédé&#8230;</p>



<p>La diplomatie&nbsp;tunisienne&nbsp;a notamment été victime de choix politiques contradictoires sous la présidence de Moncef Marzouki et le règne des islamistes, des amateurs qui ont&nbsp;porté un sérieux coup aux constantes de la politique étrangère de la Tunisie et exposé&nbsp;le pays aux vents des conflits politiques internationaux, ce qui lui&nbsp;a coûté très cher en termes d’image et de réputation.&nbsp;</p>



<p>Le ministère a toutefois&nbsp;connu un moment de répit et de stabilité sous la présidence de Béji Caïd Essebsi et renoué avec les constantes de la politique étrangère adoptées depuis l’indépendance&nbsp;sous les présidences successives de Bourguiba et Ben Ali.&nbsp;</p>



<p>Le président Caïd Essebsi a, sous son mandat, nommé à la tête de ce département deux ministres, le premier, Taieb Baccouche, y est resté douze mois, le second, Khémais Jhinaoui, y a passé environ trois ans et demi avant de se voir remercié par le président Kaïs Saïed quelques jours après son accès aux commandes du pays. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois ministres en trois ans </h2>



<p>En trois ans, depuis l’élection de ce professeur de droit constitutionnel à la magistrature suprême, trois ministres se sont succédé à la tête de ce département, le troisième, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/07/tunisie-nabil-ammar-le-nouveau-ministre-des-affaires-etrangeres-prete-serment-photos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nabil Ammar</a>, a prêté serment avant-hier, 7 février 2023. Il a succédé à Noureddine Erray, ancien ambassadeur à Oman, son premier poste en cette qualité, qui a dirigé la diplomatie tunisienne pendant quelques mois, avant d’être remercié suite à une machination fomentée par l’ancienne directrice de cabinet du président de la république, Nadia Akacha, tombée en disgrâce elle aussi quelque temps après. Othman Jerandi, qui a été nommé au poste en août 2020, y a passé quelques vingt neuf mois. Il avait déjà dirigé le ministère dans le gouvernement  de l’islamiste Ali Laraiedh pendant une année avant l’arrivée du gouvernement Mehdi Jomaa. Il avait également été conseiller diplomatique du président Saïed. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XHEpaEApnF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/08/tunisie-un-limogeage-bien-tardif/">Tunisie&nbsp;: un limogeage bien tardif</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie&nbsp;: un limogeage bien tardif » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/08/tunisie-un-limogeage-bien-tardif/embed/#?secret=PjnwFlYmxx#?secret=XHEpaEApnF" data-secret="XHEpaEApnF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une&nbsp;telle instabilité qui frappe ce département stratégique&nbsp;mérite que l’on s’y attarde. Le président Saïed a-t-il&nbsp;une&nbsp;politique étrangère qui lui est propre, avec des priorités&nbsp;clairement fixées et connues par les membres du corps diplomatique, ou adapte-t-il sa politique&nbsp;aux circonstances et aux changements&nbsp;affectant la région et le monde?&nbsp;Connaît-il vraiment les ministres qu’il a nommés ? Sur quels critères s’est-il fondé pour les choisir? A-t-il, dans ce domaine, des conseillers&nbsp;au fait des problématiques diplomatiques?</p>



<p>S&rsquo;agissant du ministre Jerandi, plusieurs questions se posent également. Disposait-il d’une feuille de route où sont consignées les priorités de l’Etat qu’il représente ? Connaissait-il les attentes du chef de l’Etat et était-il en mesure d’y répondre ? Avait-il d’ailleurs la pleine confiance de ce dernier, qui, on le sait, est de tempérament suspicieux ? Avait-il les coudées franches pour travailler sereinement? Le courant passait-il bien entre les deux hommes qui avaient si peu de choses en commun ? Partageaient-ils les mêmes idées sur les principaux dossiers régionaux et internationaux? Le ministre s&rsquo;accommodait-il autant que faire se peut du caractère revêche et du style cassant du président ? Ce dernier  laissait-il la possibilité à son ministre de lui faire des suggestions, discute-t-il vraiment avec lui des grands dossiers de politique étrangère et accepte-t-il qu’il le contredise sur ces dossiers? Le ministre était sur la même longueur d’ondes que les membres du cabinet du président où il avait déjà exercé pendant quelques mois? Quels étaient ses rapports avec la cheffe de gouvernement et son conseiller diplomatique ? Avait- il les mains libres dans son département, notamment en ce qui concerne les nominations ? Quelles étaient ses relations avec ses principaux collaborateurs, avec les syndicats des personnels et avec  les médias? Avait-il des entrées solides et précieuses à l’étranger qui pouvaient l’aider à transmettre le point de vue de la Tunisie dans les moments de crise ?</p>



<p>Même s&rsquo;il est très difficile de répondre à ces questions, en raison des défaillances de la communication officielle à tous les niveaux, on ne peut ne pas les poser avant d’émettre un jugement objectif sur le passage du ministre Jerandi à la tête des Affaires étrangères. Ces questions valent aussi pour son successeur, qui ne pourrait s’acquitter convenablement de sa mission aussi longtemps que ces questions demeureront sans réponse. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéologue et le diplomate de carrière </h2>



<p>On remarquera cependant que Othman Jerandi et Kaïs Saïed ont peu d’affinités, du moins en apparence. Le président est un idéologue, un juriste normatif, un enseignant universitaire venu tout fraîchement aux affaires de l’Etat, imprégné d’idées pseudo révolutionnaires, souvent déconnectées des réalités nationales et internationales. Le ministre Jerandi est, au contraire, le prototype du diplomate de carrière, formé à l’école de la diplomatie tunisienne, caractérisée par le réalisme et le pragmatisme, depuis qu’il avait rejoint le ministère des Affaires étrangères en 1979. Il avait servi trente et un ans durant sous les présidents Bourguiba et Ben Ali comme diplomate et ambassadeur, et quelque douze ans après la révolution, comme ambassadeur et ministre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Jff9X0grIK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/">Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les limites de la diplomatie tunisienne mises à nu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/05/les-limites-de-la-diplomatie-tunisienne-mises-a-nue/embed/#?secret=jBDDrxfaKQ#?secret=Jff9X0grIK" data-secret="Jff9X0grIK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Même s’il ne l’a jamais montré, Jerandi ne pouvait s’accommoder des idées pseudo révolutionnaires de son patron, de son style impulsif et de ses blocages doctrinaux. Il avait du sûrement faire un effort sur ses convictions et arrondir les angles pour éviter de contredire son patron. Peut-être a-t-il aussi évité de le faire par opportunisme carriériste, quitte à avaler, comme autant de couleuvres, les positions changeantes du président. Sur ce point, seul Jerandi pourra apporter un jour son éclairage&#8230;</p>



<p>Néanmoins, ces explications peuvent-ils exonérer le ministre des nombreuses critiques dont son département a fait l’objet durant son mandat notamment de la part des médias. Ces derniers lui reprochaient son style de travail en inadéquation totale avec les exigences de son poste, son manque de contact avec la presse, son mutisme dans les moments de crise. Ils lui imputaient aussi, et à juste titre, les ratés et les dysfonctionnements de la diplomatie tunisienne, oubliant au passage certains de ses succès.</p>



<p>Les médias n’ont pas épargné&nbsp;non plus&nbsp;le président de la république, mais ils mettaient&nbsp;la responsabilité sur le ministre, en passant sous silence&nbsp;les nombreuses&nbsp;contraintes extérieures à sa volonté auxquelles ils devaient faire face, d’autant qu’il n’en parlait pas lui-même.&nbsp;</p>



<p>Même si le ministre a failli par ses silences sur des questions fondamentales, persistant à vouloir appliquer des méthodes classiques à des contextes totalement nouveaux, il ne faut pas non plus oublier que le dossier diplomatique est de la responsabilité première du président de la république, comme le prévoit la Constitution, et que les échecs, c’est ce dernier qui les assume en premier. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des bombes à retardement </h2>



<p>Le ministre, qui n’avait visiblement pas les coudées franches pour agir et était même écarté des réunions du Conseil de sécurité nationale, avait lui-même préféré, en diplomate classique, s’accommoder de cette situation. Il a également été desservi par les divergences de vues avec ses collègues à la tête de certains autres départements, comme le Commerce, l’Agriculture, l’Industrie et les Affaires sociales, sur des dossiers aussi vitaux que ceux du <em>«statut de partenaire avancé avec l’Union européenne»</em>, des Tunisiens à l&rsquo;étranger, de l’émigration&#8230;</p>



<p>Jerandi a été aussi desservi par un environnement politique national extrêmement difficile et compliqué qui a eu un impact négatif sur l’image internationale du pays. Ainsi que par un contexte régional où la Tunisie, affaiblie dans tous les domaines, n’était plus en mesure de peser dans le conflit en Libye, et encore moins dans celui opposant l’Algérie et le Maroc.</p>



<p>Les deux années Covid 19 ont lourdement entravé aussi l’activité des Affaires étrangères et le ministre a également hérité de plusieurs bombes à retardement dont la grogne régnant parmi le personnel du département depuis plusieurs années. Cette grogne a envenimé l’ambiance générale sur fond de compétition entre les hauts fonctionnaires, plus nombreux que les emplois fonctionnels disponibles.</p>



<p>Les rapports&nbsp;des syndicats des personnels avec le ministre sont&nbsp;conflictuels. Les nouveaux statuts des personnels&nbsp;et le nouvel organigramme attendent d’être&nbsp;adoptés sur fond de conflit entre les demandes insistantes des syndicats et les exigences de l’administration centrale.&nbsp;</p>



<p>Autant de questions que le nouveau ministre, un diplomate de carrière qui connaît bien la maison, se doit de soulever en très haut lieu pour être en mesure de remplir sa tâche en toutes confiance et sérénité et faire en sorte que le ministère des Affaires étrangères, département stratégique s’il en est, puisse aider au mieux le pays à relever les nombreux défis et retrouver le chemin du développement et de la prospérité. </p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur. </em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Qu&#8217;est-ce qui fait courir Nadia Akacha ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/05/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-nadia-akacha/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 May 2022 10:25:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[¨Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[ُKaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Charfeddine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;affaire des enregistrements fuités attribués à Nadia Akacha, l&#8217;ex-directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed, a pris une telle ampleur dans les médias et une telle importance politique que nous nous sommes sentis obligés d&#8217;exprimer notre point de vue sur le sujet et de verser, nous aussi, notre pièce au dossier. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/05/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-nadia-akacha/">Tunisie : Qu&rsquo;est-ce qui fait courir Nadia Akacha ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/Nadia-Akacha-1.jpg" alt="" class="wp-image-389806"/></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;affaire des enregistrements fuités attribués à Nadia Akacha, l&rsquo;ex-directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed, a pris une telle ampleur dans les médias et une telle importance politique que nous nous sommes sentis obligés d&rsquo;exprimer notre point de vue sur le sujet et de verser, nous aussi, notre pièce au dossier.</em></strong> </p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi </strong></p>



<span id="more-389784"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Nous nous sommes bien gardés jusque-là de nous engouffrer dans la brèche politico-médiatique ouverte par les fameux enregistrements fuités attribués à Nadia Akacha, et où l&rsquo;ex-directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed raconte des vertes et des pas mûres sur son ex-mentor. </p>



<p>Notre hésitation s&rsquo;explique par notre souci de ne pas donner crédit à des enregistrements dont on ne connaît ni les circonstances ni l&rsquo;authenticité ni les motivations, d&rsquo;autant que leurs auteurs, les interlocuteurs de Mme Akacha, ont pris soin d&rsquo;effacer leurs voix de la bande visiblement enregistrée à l&rsquo;insu de la concernée. </p>



<p>C&rsquo;est à la justice, qui vient d&rsquo;être saisie de l&rsquo;affaire, de dire son mot, en authentifiant ou pas les documents sonores (sachant que les techniques de manipulation des voix se sont beaucoup développées grâce à l&rsquo;intelligence artificielle) et en prenant les décisions qui s&rsquo;imposent pour sanctionner les abus, si abus il y a eu, et leurs auteurs. </p>



<p>Cependant, l&rsquo;affaire ayant pris une telle ampleur dans les médias et une telle dimension politique que nous sommes sentis obligés d&rsquo;exprimer notre point de vue sur le sujet et de verser, nous aussi, notre pièce au dossier. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La <em>«vice-présidente»</em> n&rsquo;entend pas se faire oublier </h2>



<p>D&rsquo;abord, nous avons été parmi les rares médias de la place à avoir attiré l&rsquo;attention de l&rsquo;opinion publique, dès les premiers mois du mandat du président Saïed, sur la personnalité toxique de sa directrice de cabinet et sur le rôle très nuisible qu&rsquo;elle jouait au palais de Carthage. </p>



<p>Mme Akacha, une illustre inconnue avant d&rsquo;être nommée dans un poste aussi important dans l&rsquo;Etat, était une enseignante de droit que M. Saïed avait croisée dans une vie antérieure, et qui, comme lui, n&rsquo;avait aucune expérience politique. S&rsquo;étant trouvée par un pur hasard propulsée à un poste aussi important, elle a cru pouvoir pousser son avantage en faisant le vide autour du président. En quelques mois seulement, son tableau de chasse a compté de nombreux <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ministres</a>, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">diplomates</a>, conseillers à la présidence, tous remerciés sans ménagement par le président Saïed, qui prêtait alors une oreille trop attentive à sa directrice de cabinet. La plupart furent poussés vers la porte mais certains d&rsquo;entre eux ont été brutalement  limogés, parfois quelques semaines après leur nomination. </p>



<p>Nous avions, à l&rsquo;époque, rendu compte de cette purge qui dénotait un grave dysfonctionnement à la tête de l&rsquo;Etat, et même accolé le surnom de <em><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«vice-présidente»</a></em> à Mme Akacha, qui prenait alors une dimension sans commune mesure avec ses compétences réelles et qui croyait pouvoir donner des ordres directs aux membres du gouvernement ou à leurs principaux collaborateurs, qui plus est, à leur insu et dans leur dos. </p>



<p>Il a donc fallu longtemps, trop longtemps, pour que le président de la république se rende compte de l&rsquo;ampleur des dégâts que cette femme a causés au palais de Carthage. Mais narcissique comme il est, et buté, il ne voulait pas reconnaître son erreur de casting et la réparer en se séparant de son encombrante collaboratrice. Et c&rsquo;est elle qui, finalement, se sentant écartée au profit de Taoufik Charfeddine, le ministre de l&rsquo;Intérieur qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas adoubé et qui s&rsquo;était montré peu coopératif, a préféré annoncer<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2022/01/25/tunisie-les-dessous-de-la-demission-de-nadia-akacha/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> sa démission</a>&#8230; dans un post publié sur sa page Facebook, geste cavalier qui en dit long sur les pratiques peu respectueuses des normes républicaines de cette dame qui n&rsquo;aurait jamais dû mettre les pieds au palais de Carthage. </p>



<p>Par ailleurs, le fait que Mme Akacha soit partie à l&rsquo;étranger peu de temps après sa démission, d&rsquo;abord en France, puis à Dubaï ou à Doha, comme le colportent les rumeurs sur les réseaux sociaux, prouve s&rsquo;il en est besoin qu&rsquo;elle a des choses à se reprocher et qu&rsquo;elle craint sérieusement de nouvelles poursuites judiciaires, en plus de celles déjà en cours. </p>



<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, et bien avant les enregistrements fuités, Mme Akacha a montré qu&rsquo;elle ne comptait pas se faire oublier de sitôt en renouant avec sa vie d&rsquo;avant et l&rsquo;anonymat duquel elle n&rsquo;aurait jamais dû sortir, mais qu&rsquo;elle cherche à peser sur le cours des événements, en publiant notamment des postes sur sa page Facebook où elle critique sinon le président de la république, du moins ses collaborateurs, dans une évidente volonté de se venger. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une opération <em>«boule puante»</em></h2>



<p>Pour revenir aux enregistrements fuités qui sont attribués à Mme Akacha, et pour ne pas leur donner plus de crédit qu&rsquo;il n&rsquo;en ont en réalité, nous pensons que même dans le cas où ils sont authentifiés, ils ne doivent pas être surinterprétés. Et pour cause : la volonté de nuire de la concernée étant évidente, on ne peut écarter l&rsquo;hypothèse qu&rsquo;elle se soit laissée aller à de fausses révélations ou que ses propos soient manipulés et montés de telle manière à faire accréditer des faits inexacts et à brouiller l&rsquo;image du président de la république dans l&rsquo;opinion publique.</p>



<p>Sur un autre plan, il apparaît clairement que les enregistrements, qu&rsquo;ils soient authentiques ou pas, ont été réalisés à l&rsquo;insu de la concernée. Et c&rsquo;est la partie qui les a réalisés et qui les a balancés dans les réseaux sociaux qui doit être au centre de l&rsquo;enquête judiciaire, car la manœuvre politique nous semble cousue de fil blanc et ses commanditaires, autant que ses auteurs directs, doivent être démasqués et leurs motivations dévoilées à l&rsquo;opinion. Car cet acte ne doit pas rester impuni au risque de voir ce genre d&rsquo;opérations <em>«boules puantes»</em> se multiplier à l&rsquo;avenir et alourdir une atmosphère générale déjà pesante dans le pays.  &nbsp;     </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8352aQnFyG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/">Tunisie : Nadia Akacha, la vice-présidente</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Nadia Akacha, la vice-présidente » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/embed/#?secret=COEKEEe4Xj#?secret=8352aQnFyG" data-secret="8352aQnFyG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>   </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="acCaAsvcZ1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/">Nadia Akacha a fini par avoir la peau de Noureddine Erray</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nadia Akacha a fini par avoir la peau de Noureddine Erray » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/embed/#?secret=cj3fJsgX3o#?secret=acCaAsvcZ1" data-secret="acCaAsvcZ1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe> </p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DwJCWiT0JG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/">Elle a détruit sa carrière : Kaïs Kabtani portera plainte contre Nadia Akacha</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Elle a détruit sa carrière : Kaïs Kabtani portera plainte contre Nadia Akacha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/embed/#?secret=Gj4P0ksVgd#?secret=DwJCWiT0JG" data-secret="DwJCWiT0JG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/05/tunisie-quest-ce-qui-fait-courir-nadia-akacha/">Tunisie : Qu&rsquo;est-ce qui fait courir Nadia Akacha ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Les dessous de la démission de Nadia Akacha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/25/tunisie-les-dessous-de-la-demission-de-nadia-akacha/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2022 11:31:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hella Lahbib]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Kabtani]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Salah Hamdi]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
		<category><![CDATA[Rachidha Ennaifer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La démission de Nadia Akacha, ex-directrice du cabinet du président de la république, Kaïs Saïed, aurait pu être un non-événement, car elle ne risque pas de changer grand-chose au destin de la nation tunisienne, mais le fait que ce soit la énième démission dans l&#8217;entourage du chef de l&#8217;Etat en moins de deux ans et...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Kais-Saied-Nadia-Akacha.jpg" alt="" class="wp-image-378304"/></figure></div>



<p><strong><em>La démission de Nadia Akacha, ex-directrice du cabinet du président de la république, Kaïs Saïed, aurait pu être un non-événement, car elle ne risque pas de changer grand-chose au destin de la nation tunisienne, mais le fait que ce soit la énième démission dans l&rsquo;entourage du chef de l&rsquo;Etat en moins de deux ans et qu&rsquo;elle ne soit pas officiellement annoncée par le palais de Carthage, comme toutes celles qui l&rsquo;ont précédée jusque-là, prouve, s&rsquo;il en est besoin, que la présidence de la république ne voit pas d&rsquo;intérêt ou d&rsquo;utilité à expliquer les causes de ce «courant d&rsquo;air» et cela a de quoi interpeller les observateurs. Le peuple a beau vouloir, pour paraphraser le fameux slogan électoral de M. Saïed, ne mérite-t-il pas qu&rsquo;on lui explique ce qui se passe dans l&rsquo;antre même du pouvoir suprême&nbsp;?</em></strong></p>



<p><strong>Par Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-378295"></span>



<p>Si Mme Akacha s&rsquo;est résignée à annoncer elle-même, via un post publié sur sa page Facebook, hier, lundi 24 janvier 2022, qu&rsquo;elle avait remis sa démission aux chef de l&rsquo;Etat, c&rsquo;est parce sa <em>«disparition de la scène»</em>, remarquée depuis quelque temps, commençait à faire jaser le tout Tunis et à alimenter les rumeurs les plus folles et qu&rsquo;elle a compris que la présidence de la république n&rsquo;allait pas <em>«s&rsquo;abaisser»</em> au point d&rsquo;annoncer son départ et encore moins de l&rsquo;expliquer.</p>



<p>Mme Akacha, dont le départ a sans doute fait plaisir à beaucoup de gens, n&rsquo;aurait jamais dû accéder à la notoriété qui fut la sienne pendant deux ans, car cette illustre inconnue, universitaire de son état et ancienne élève de Kaïs Saïed, a été sortie de l&rsquo;anonymat par ce dernier qui, à sa prise de fonction au palais de Carthage et cherchant à s&rsquo;entourer de personnes de confiance, l&rsquo;a <em>«bombardée»</em> ministre directrice du cabinet présidentiel. Elle n&rsquo;avait aucune expérience politique et sa connaissance livresque du pouvoir ne l&rsquo;habilitait pas à occuper une fonction aussi importante au cœur de l&rsquo;Etat où, d&rsquo;ailleurs elle a multiplié les bourdes qu&rsquo;on a évoquées dans ce journal en leur temps et sur lesquelles nous ne voudrions pas revenir ici.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Punie par là où elle a péché </h2>



<p>On retiendra surtout que Mme Akacha a finalement été punie par là où elle a péché. Croyant bénéficier de la confiance aveugle du président de la république, qui ne lui refusait rien, que n&rsquo;a-t-elle pas fait pour faire le vide autour de ce dernier et, en deux ans, on ne compte plus les proches collaborateurs de Kaïs Saïed qu&rsquo;elle avait fait éjecter après seulement quelques semaines ou quelques mois de micmacs, de croche-pieds et de clashs retentissants.</p>



<p>Sur le tableau de chasse de Mme Akacha, un animal politique à sang froid, qui parle peu (ou jamais) mais mord tout le temps, on compte (excusez du peu !), Abderraouf Betbaieb, un diplomate de carrière, ex-ministre conseiller, le général Mohamed Salah Hamdi, ancien conseiller à la sécurité nationale, Noureddine Erray, ex-ministre des Affaires étrangères, Kaïs Kabtani, représentant de la Tunisie à l&rsquo;Organisation des Nations-Unies, qui a d&rsquo;ailleurs porté plainte contre elle pour diffamation, Rachidha Ennaifer, ancienne journaliste et professeur de droit, conseillère principale responsable de l&rsquo;information, ou autres Hella Lahbib et Rym Gacem, journalistes attachées au service de l&rsquo;information de la présidence qui ont jeté l&rsquo;éponge après quelques semaines au palais de Carthage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Froideur, absence d&#8217;empathie et coups de griffe </h2>



<p>Peut-être que cette liste n&rsquo;est pas complète et qu&rsquo;on a oublié d&rsquo;autres <em>«victimes de Mme Akacha»</em>, mais la disgrâce de cette dernière n&rsquo;est pas déméritée, loin s&rsquo;en faut, car on a vraiment du mal à lui attribuer un quelconque apport positif au travail de la présidence de la république. Ceux qui l&rsquo;ont côtoyée n&rsquo;ont, en tout cas, retenu que sa froideur, son absence d&#8217;empathie et ses coups de griffe. Elle a un autre défaut,&nbsp;fatal quand on est appelé à assumer une fonction aux plus hauts échelons de l&rsquo;Etat : elle ne sait pas travailler en équipe et cherche à doubler tout le monde, quitte à se mettre tout le temps en travers du chemin de ses collègues. M. Erray, par exemple, s&rsquo;était plaint au président du fait qu&rsquo;elle ne passait jamais par lui pour communiquer avec ses plus proches collaborateurs. D&rsquo;autres lui reprochaient de ne pas les convoquer aux réunions dans lesquelles leur présence était pourtant nécessaire. Entre autres micmacs. </p>



<p>Mme Akacha a beau expliquer dans le post annonçant sa démission qu&rsquo;elle avait pris cette décision après deux ans de travail, durant lesquelles elle eût <em>«l&rsquo;honneur d&rsquo;œuvrer pour l&rsquo;intérêt supérieur du pays depuis son poste aux côté du président Kaïs Saïed»</em> et qu&rsquo;elle l&rsquo;a prise à cause de <em>«divergences fondamentales de points de vue liées à cet intérêt supérieur»</em>, on a du mal à croire que son départ a été dicté par des divergences d&rsquo;opinions, car des opinions, on l&rsquo;a jamais entendue en exprimer, ni avant et après son accession au palais de Carthage.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles liés&nbsp;:</em></h4>



<p><em><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-finéchelon">http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nad</a><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/">ia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/</a></em></p>



<p><em><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/">http://kapitalis.com/tunisie/2020/11/03/tunisie-kais-kabtani-poursuit-nadia-akacha-en-justice/</a></em></p>



<p><em>http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/25/tunisie-les-dessous-de-la-demission-de-nadia-akacha/">Tunisie : Les dessous de la démission de Nadia Akacha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L&#8217;ancien ministre des Affaires étrangères Noureddine Erray rejoint le cabinet de son successeur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/01/lancien-ministre-des-affaires-etrangeres-noureddine-erray-rejoint-le-cabinet-de-son-successeur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Apr 2021 11:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[Fayçal Gouiaa]]></category>
		<category><![CDATA[Jort]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
		<category><![CDATA[Othman Jerandi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray, a été nommé en tant que ministre chargé d&#8217;une mission au sein du cabinet de son successeur, Othman Jerandi. Un décret gouvernemental publié dans le Journal officiel de la république tunisienne (Jort), le mardi 30 mars 2021, a annoncé cette nouvelle, et ce, en vertu du décret présidentiel...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/01/lancien-ministre-des-affaires-etrangeres-noureddine-erray-rejoint-le-cabinet-de-son-successeur/">L&rsquo;ancien ministre des Affaires étrangères Noureddine Erray rejoint le cabinet de son successeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Noureddine-Erray.jpg" alt="" class="wp-image-309379"/></figure>



<p><strong><em>L&rsquo;ancien ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray, a été nommé en tant que ministre chargé d&rsquo;une mission au sein du cabinet de son successeur, Othman Jerandi.</em></strong></p>



<span id="more-343711"></span>



<p>Un décret gouvernemental publié dans le Journal officiel de la république tunisienne (Jort), le mardi 30 mars 2021, a annoncé cette nouvelle, et ce, en vertu du décret présidentiel n°182 du 24 mars 2021.</p>



<p>Fayçal Gouiaa a, de son côté, été nommé comme conseiller des services publics, en qualité de chargé de mission au sein du cabinet du ministre des Affaires étrangères, en vertu du décret présidentiel n°181 du 24 mars 2021.</p>



<p>Notons qu&rsquo;Erray a été démis de ses fonctions par l&rsquo;ancien chef de gouvernement, Elyes Fakhfakh, après consultation du président de la république, Kaïs Saïed, le 24 juillet 2020.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/01/lancien-ministre-des-affaires-etrangeres-noureddine-erray-rejoint-le-cabinet-de-son-successeur/">L&rsquo;ancien ministre des Affaires étrangères Noureddine Erray rejoint le cabinet de son successeur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dans un mépris total du protocole, Nadia Akacha se prend pour le ministre des Affaires étrangères</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/20/dans-un-mepris-total-du-protocole-nadia-akacha-se-prend-pour-le-ministre-des-affaires-etrangeres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 07:48:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Ben Dhia]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwahab Abdallah]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Najla Mangouch]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
		<category><![CDATA[Othman Jerandi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du jamais vu! Au cours du dernier déplacement du président de la république Kaïs Saïed en Libye durant lequel il a été notamment accompagné par le ministre des Affaires étrangères Othman Jerandi et de sa directrice de cabinet Nadia Akacha et dans un mépris total du protocole, des convenances et de la bonne marche des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/20/dans-un-mepris-total-du-protocole-nadia-akacha-se-prend-pour-le-ministre-des-affaires-etrangeres/">Dans un mépris total du protocole, Nadia Akacha se prend pour le ministre des Affaires étrangères</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Nadia-Akacha-Najla-Mangouch.jpg" alt="" class="wp-image-342112"/><figcaption><em>Nadia Akacha et Najla Mangouch.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Du jamais vu! Au cours du dernier déplacement du président de la république Kaïs Saïed en Libye durant lequel il a été notamment accompagné par le ministre des Affaires étrangères Othman Jerandi et de sa directrice de cabinet Nadia Akacha et dans un mépris total du protocole, des convenances et de la bonne marche des institutions de l’Etat, cette dernière s’est permise d’écarter le ministre des Affaires étrangères et de s’offrir, à sa place, une entrevue avec la ministre des Affaires étrangères libyennes, Najla Mangouch. Pire, la très ambitieuse directrice de cabinet a publié, sans la moindre gêne, cet épisode déplacé sur sa page officielle sur Facebook.</em></strong> <strong><em>Même Abdelaziz Ben Dhia et Abdelwahab Abdallah, les deux puissants collaborateurs de l&rsquo;ancien président Ben Ali, n&rsquo;ont pas osé faire cela&#8230; </em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-342110"></span>



<p>Comment cela est-il possible? Un ministre des Affaires étrangères réduit au rôle de figurant et une directrice du cabinet du président de la république qui l’écrase et prend sa place ? </p>



<p>Déjà dans un voyage officiel, même si le ministre des Affaires étrangère n’est pas du voyage, le directeur du cabinet présidentiel n’a pas à avoir une entrevue avec le ministre des Affaires étrangères du pays visité car il n’est pas son homologue et ce serait une entorse au protocole.</p>



<p>Ensuite, le ministre des Affaires étrangères dans le cas présent est du voyage mais, inexplicablement, il s’efface et laisse sa place dans l’entretien avec son homologue à la directrice du cabinet présidentiel. C’est ce genre de pratiques inacceptables et d’entorses à la bonne marche des institutions de l’Etat que son prédécesseur, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Noureddine Erray</a>, a refusées et son refus, rappelons-le, lui a coûté son poste quelques mois seulement après sa nomination.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Nadia-Akacha-Najla-Mangouch-2.jpg" alt="" class="wp-image-342113" width="500"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Nadia Akacha aveuglée par l’ivresse de pouvoir</h3>



<p>C’est quoi ça! Mme Akacha doit comprendre une fois pour toute que son ambition dévorante et son ivresse de pouvoir ne doivent pas se faire aux dépens de l’Etat, de ses institutions et de l’image du pays.</p>



<p>Quant au ministre des Affaires étrangères (il ne l’est que par le nom) Othman Jerandi, qui semble content de se laisser faire marcher sur les pieds, il doit comprendre, lui aussi, que l’excès de soumission pour garder son poste ne le grandit pas du tout, entache le poste qu’il occupe et nuit à l’image du pays qu’il est censé représenter.</p>



<p>Enfin, Kaïs Saïed, qui semble tout pardonner à Nadia Akacha et approuver ses écarts les plus préjudiciables à son mandat de chef d’Etat, il est en train d’abîmer l’Etat en marginalisant son ministre des Affaires étrangères et en laissant sa directrice de cabinet réaliser ses caprices.</p>



<p>Déjà que l’épisode ridicule (sans aucune preuve et sans aucune explication à ce jour) de l’enveloppe dite empoisonnée parvenue à la présidence de la république et dont elle fut <em>«l’héroïne»</em> comme on dit, lorsqu’on parle d’un mauvais film, a lourdement entaché la crédibilité de nos institutions et fait de nous la risée de la presse internationale; mais en plus la série des épisodes ridicules continue et Mme Akacha continue de n’en faire qu’à sa tête, à l’ombre et avec l’aval d’un président trop indulgent voire complaisant sinon complice.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Post-Nadia-Akacha.jpg" alt="" class="wp-image-342111" width="500"/><figcaption><em>Le post de trop de Mme Akacha. </em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Respecter le rôle de chacun au sein de l’appareil d’Etat</h3>



<p>Mme Akacha est certes une novice et, avant de prendre ses fonctions, sa connaissance des affaires de l’Etat se résume à des cours de droit constitutionnel qu’elle a suivis à l’université, mais tout de même ! Elle doit comprendre qu’elle doit se discipliner et respecter le rôle de chacun au sein de l’appareil d’Etat. Déjà qu’avec l’ancien ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray, elle se permettait de le court-circuiter en collaborant directement avec le secrétaire-général et les directeurs généraux de son ministère, mais comme ce dernier, contrairement à Othman Jerandi, pourtant son aîné dans le domaine de la diplomatie, avait refusé d’être une potiche, elle a fini par avoir sa peau, avec la complicité active de M. Saïed, qui aurait dû, dès cet épisode, remettre sa directrice de cabinet à sa (bonne) place.</p>



<p>M. Jerandi qui a retenu la leçon, semble avoir compris qu’on ne peut rien contre les ambitions dévorantes de Mme Akacha. À la retraite depuis plusieurs années et aux prises avec des problèmes de santé, il préfère faire profil bas pour rester en poste à tout prix et jouer les prolongations. Peu actif pour un chef de la diplomatie et partisan du moindre effort, il se plaît à merveille dans le rôle de figurant pendant que M. Saïed laisse son omnipotente directrice de cabinet (ou <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"><em>«vice-présidente»,</em> </a>le terme est plus approprié déjà utilisé par Kapitalis) faire ce qu&rsquo;elle veut même au plus grand mépris du protocole et des institutions de l’Etat.</p>



<p>Enfin, les groupies de M. Saïed et de sa directrice de cabinet et leurs courtisans idiots doivent comprendre que justifier, à chaque fois, l’injustifiable est ridicule. Pire encore, en les défendant aveuglement même quand ils se trompent, ils les enfoncent dans la mauvaise voie car ce n’est qu’avec la critique constructive que l’on se corrige et avance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LpwOuSMCGA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/">Nadia Akacha a fini par avoir la peau de Noureddine Erray</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nadia Akacha a fini par avoir la peau de Noureddine Erray » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/nadia-akacha-a-fini-par-avoir-la-peau-de-noureddine-erray/embed/#?secret=qksUGEGD9G#?secret=LpwOuSMCGA" data-secret="LpwOuSMCGA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y3VBm75vrF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/">Tunisie : Nadia Akacha, la vice-présidente</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Nadia Akacha, la vice-présidente » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/tunisie-nadia-akacha-la-vice-presidente/embed/#?secret=XwC2eO90ls#?secret=Y3VBm75vrF" data-secret="Y3VBm75vrF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/20/dans-un-mepris-total-du-protocole-nadia-akacha-se-prend-pour-le-ministre-des-affaires-etrangeres/">Dans un mépris total du protocole, Nadia Akacha se prend pour le ministre des Affaires étrangères</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour la millième fois, Kaïs Saïed nous rappelle qu’il est le chef de l’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/23/pour-la-millieme-fois-kais-saied-nous-rappelle-quil-est-le-chef-de-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 09:21:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[conférence annuelle des ambassadeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la millième fois, le président de la république Kaïs Saïed nous répète, au cas où on l’aurait mal entendu ou mal compris, «qu’il y a un seul chef d’Etat» en Tunisie et que le chef c’est lui. C’est vraiment maladif et… pitoyable. Cette fois-ci, il l’a dit, hier, 22 septembre 2020, devant les diplomates...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Kais-Saied-a-la-conference-des-diplomates.jpg" alt="" class="wp-image-317557"/></figure>



<p><strong><em>Pour la millième fois, le président de la république Kaïs Saïed nous répète, au cas où on l’aurait mal entendu ou mal compris, «qu’il y a un seul chef d’Etat» en Tunisie et que le chef c’est lui. C’est vraiment maladif et… pitoyable.</em></strong></p>



<span id="more-317555"></span>



<p>Cette fois-ci, il l’a dit, hier, 22 septembre 2020, devant les diplomates lors de la conférence annuelle des ambassadeurs réunie pour la première fois de son histoire à la fin du mois de septembre (d’habitude elle se tient toujours fin juillet début août). Ce retard est du au flottement enregistré après le limogeage expéditif et brutal de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray, et des divergences entre le ministère de tutelle et la présidence de la république sur la nouvelle liste diplomatique, le Palais de Carthage voulant garder la main sur toutes les nominations.</p>



<p>Pourquoi M. Saïed sent-il le besoin de dire et redire que c’est lui le chef ? À notre connaissance, personne n’en doute, même si beaucoup considèrent que M. Saïed n’est pas à sa place au Palais de Carthage et que le costume de chef d’Etat est trop large pour lui. Mais à force de nous répéter qu’il est le chef, nous allons finir par en conclure que M. Saïed commence à en douter  et tente de s&rsquo;en convaincre lui-même. Auquel cas, on aurait de bonnes raisons d’avoir de sérieuses inquiétudes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>
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		<title>Affaires étrangères : Tout est centralisé chez Nadia Akacha à Carthage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 11:18:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ambassadeur de France]]></category>
		<category><![CDATA[André Parant]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le magazine parisien « Jeune Afrique », les autorités tunisiennes n’ont pas encore répondu à la demande d’agrément du nouvel ambassadeur de France en Tunisie, André Parant, car tout est centralisé chez Nadia Akacha, directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed, qui semble prendre son temps. On dirait que c’est Nadia Akacha la...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Nadia-Akacha.jpg" alt="" class="wp-image-316438"/></figure>



<p><strong><em>Selon le magazine parisien « Jeune Afrique », les autorités tunisiennes n’ont pas encore répondu à la demande d’agrément du nouvel ambassadeur de France en Tunisie, André Parant, car tout est centralisé chez Nadia Akacha, directrice de cabinet du président de la république Kaïs Saïed, qui semble prendre son temps.</em></strong></p>



<span id="more-316435"></span>



<p>On dirait que c’est Nadia Akacha la véritable ministre des Affaires étrangères, et que Othman Jerandi est devenu un simple collaborateur et un exécutant des instructions du Palais, n’a plus aucune importance et est complètement marginalisé.</p>



<p>D’ailleurs la preuve que tout ceci est vrai c’est que le précédent ministre des AE, Noureddine Erray, qui avait une personnalité et qui a refusé de jouer aux postiches, a été écarté d’une manière très brutale.</p>



<p>Tout est désormais centralisé chez l’incontournable Nadia Akacha à Carthage et seuls les profils effacés voire serviles peuvent cohabiter avec le pouvoir actuel qui aime la servilité et écrase l’affirmation de soi des compétences alors qu’il devrait plutôt les écouter et appliquer ce que disent les compétences, car Nadia Akacha et son patron, n’en déplaise à leurs groupies, n’ont aucune connaissance de l’Etat. Et ils doivent avoir l’humilité de faire leur apprentissage.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><strong><em>Mise à jour : </em></strong></p>



<p>Vérification faite, l&rsquo;ambassadeur français a reçu son accréditation officielle le lundi 7 septembre dernier. Dont acte.  </p>
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		<title>La diplomatie tunisienne dans de mauvais draps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/12/la-diplomatie-tunisienne-dans-de-mauvais-draps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 10:06:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Rassaa]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Kabtani]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaies Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Baati]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Akacha]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Erray]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais, dans son histoire, la diplomatie tunisienne n’a connu autant d’histoires qu’elle connaît depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la république, il y a dix mois. Elle en arrive même maintenant à laver son linge sale en public et sur Facebook. Du jamais vu… Par Ridha Kéfi Pour rattraper la démission annoncée...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/12/la-diplomatie-tunisienne-dans-de-mauvais-draps/">La diplomatie tunisienne dans de mauvais draps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Kais-Saied-et-la-diplomatie.jpg" alt="" class="wp-image-316029"/></figure>



<p><strong><em>Jamais, dans son histoire, la diplomatie tunisienne n’a connu autant d’histoires qu’elle connaît depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la république, il y a dix mois. Elle en arrive même maintenant à laver son linge sale en public et sur Facebook. Du jamais vu…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-316028"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Pour rattraper la démission annoncée deux jours auparavant dans une déclaration à l’agence AFP de Kaïs Kabtani, ambassadeur représentant de la Tunisie auprès des Nations Unies, le ministère des Affaires étrangères (MAE) s’est fendu, hier, vendredi 11 septembre 2020, d’un communiqué où il annonce, après coup, la mise à l’écart de l’incommodant diplomate, qui avait déjà rompu les amarres et coupé les ponts en annonçant qu’il n’avait plus confiance en le président de la république.</p>



<p>Le MAE a beau expliquer, argumenter, trouver d’innombrables défauts au malotru : mauvaise gestion, relations exécrables avec les autres membres de la représentation tunisienne auprès des Nations-Unis, et quoi d’autres encore ? Ces griefs auraient pu avoir un sens et être crédibles s’ils avaient été reprochés à M. Kabtani avant sa tonitruante démission. Le problème c’est que l’intéressé qui avait été rappelé à Tunis moins de six mois après sa prise de fonction (fait très rare et qui se répète à deux reprises en moins d’un an) était pressenti pour un nouveau poste. Il n&rsquo;était donc pas si mauvais. Et là, notre ministère des Affaires étrangères a raté une occasion pour éviter de se couvrir de ridicule.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La vengeance est mauvaise conseillère</h3>



<p>On peut certes reprocher à M. Kabtani son comportement pour le moins désinvolte et impulsif, indigne d’un diplomate et, surtout, d’un commis de l’Etat – par ses manières cavalières, il s’est mis définitivement au ban de l’administration publique et c’est bien mérité –, mais la manière dont le dernier mouvement effectué dans le corps diplomatique est géré entre le ministère des Affaires étrangères et le Palais de Carthage est calamiteuse et ouvre la porte aux dérapages des uns et des autres, car l’affaire semble menée avec beaucoup de subjectivité de la part surtout de la présidence de la république, avec comme un esprit de vengeance.</p>



<p>Car que reproche-t-on à M. Kabtani, au-delà de la lettre tardive de délation signée par ses collègues à la représentation tunisienne auprès des Nations Unies. Datée d’hier seulement, cette lettre, qui n’honore pas ses auteurs, a été visiblement télécommandée et n’a aucune valeur démonstrative d’autant qu’elle a été fuitée, très courageusement, via les réseaux sociaux ?</p>



<p>Que reproche-t-on à M. Kabtani sinon le fait d’être proche de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Noureddine Erray, limogé lui aussi il y a quelques semaines et dans des circonstances tout aussi rocambolesques, et d’avoir été choisi par ce dernier ? Et cela, au-delà des petits calculs carriéristes des uns, des magouilles de bas étage des autres et des coups bas entre collègues, tout le corps diplomatique le sait : M. Kabtani a payé pour&#8230; M. Erray !</p>



<p>Cet épisode est d’autant plus fâcheux qu’il est inédit dans les annales de notre diplomatie, jusque-là disciplinée, discrète et parfois même efficace. Que s’est-il donc passé pour que tout dérape à la fois ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dis-moi qui tu limoges, je te dirai qui tu es</h3>



<p>En fait, les problèmes ont commencé dès le jour où M. Saïed, devenu président de la république et sans expérience des affaires de l’Etat et encore moins de la diplomatie, a cru pouvoir y imprimer sa marque de la manière la plus brutale. Sa première décision, souvenons-nous, a été de limoger le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui sans coup férir (il aurait pourtant pu partir sans bruit avec l&rsquo;installation du nouveau gouvernement alors en cours de formation) et, surtout, sans aucune explication. </p>



<p>En fait, la raison de ce limogeage qu&rsquo;on a voulu démonstratif et spectaculaire n’était pas difficile à deviner : M. Saïed, souvent victime de sa rigidité doctrinale, n’a pas supporté d’avoir à travailler, lui l’antisioniste viscéral comme il l’a montré lors de sa campagne électorale, avec un ministre des Affaires étrangères qui, dans une vie antérieure, avait dirigé le bureau d’intérêt de la Tunisie à Tel Aviv, en Israël, entre 1996 et 1998. Allez expliquer à M. Saïed que M. Jhinaoui n’a pas décidé lui-même d’ouvrir ce bureau et qu’il n’a fait que rejoindre le poste où il a été nommé par l’Etat tunisien ! Allez lui expliquer aussi que durant la même période (c’était au lendemain des accords d’Oslo), le monde entier parlait de plan paix israélo-palestinien, et qu’un bureau de liaison israélien était ouvert à… Tunis, au quartier de Notre-Dame, en face de l’actuel siège du ministère des Affaires étrangères !</p>



<p>Dans la foulée de ce limogeage, M. Saïed a décidé de rappeler à Tunis Moncef Baati, un diplomate à la retraite qui avait été envoyé, quelques mois auparavant, à New-York, pour conduire le bureau de la représentation tunisienne auprès des Nations-Unies. Pour justifier cette décision qui en a surpris beaucoup, y compris à New-York, où la Tunisie venait d’accéder au rang de membre du Conseil de sécurité, la présidence de la république s’était fendue d’un communiqué alambiqué, verbeux, sans queue ni tête, où elle n’explique finalement rien et ouvre la porte à toutes les supputations.</p>



<p>Le <em>«massacre»</em> ne s’est pas arrêté là. L’ambassadeur de Tunisie en France, Abdelaziz Rassaa, qui était à quelques mois seulement de la fin de sa mission à Paris, a été rappelé lui aussi à Tunis, ainsi que le consul général à Paris (d’une pierre deux coups). On avait alors parlé d&rsquo;une affaire de corruption et de l’ouverture d’une enquête… dont on attend toujours les résultats. </p>



<p>Bref, on a taché l’honneur de hauts cadres de la nation sans avoir la moindre preuve sur le moindre abus pouvant leur être sérieusement reproché. On dira, par la suite, en murmurant dans les couloirs, que l’ambassade, à l’époque, avait dépêché une voiture et un chauffeur pour transporter Hafedh Caïd Essebsi et son épouse de l’aéroport et à leur hôtel parisien. Quel affront ! Quel sacrilège ! Quel scandale !</p>



<p>Rappelons à ce propos que le poste d’ambassadeur de Tunisie à Paris, l’un des plus importants dans notre hiérarchie diplomatique, est encore, au jour d’aujourd’hui, sans titulaire. Cherchez l’erreur !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un feuilleton de très mauvais goût</h3>



<p>Parce que ce feuilleton de très mauvais goût semble avoir beaucoup passionné M. Saïed et la petite équipe qui lui chuchote à l’oreille au Palais de Carthage, il y eut un autre épisode, encore moins glorieux : celui de la nomination puis du limogeage quelques semaines plus tard de Noureddine Erray au poste de ministre des Affaires étrangères. C’est pourtant le président lui-même qui l’avait déniché, lors de son premier voyage à l’étranger, pour assister aux obsèques du sultan Qabous, à Oman. Le jeune diplomate était en poste à Mascate et il laissa une bonne impression chez le nouveau chef d’Etat. Mais pour avoir refusé de se laisser marcher sur les pieds par la directrice de cabinet de M. Saïed, la désormais super-régente Nadia Akacha – qui prenait un malin plaisir à contacter dans son dos et à son insu ses principaux collaborateurs –, M. Erray s’est vu congédier de la manière la plus inélégante qui soit. Car M. Saïed ne refuse rien à Mme Akacha, qui semble s’être mise dans la tête que là où elle se trouve elle peut disposer, à sa guise et selon son humeur du moment, du sort des serviteurs de la république. Son tableau de chasse est déjà bien fourni, mais ne faut-il pas arrêter là le massacre, car c’est l’Etat tunisien que l’on malmène ainsi, à travers l’humiliation que l’on inflige à ses serviteurs.</p>



<p>Tout cela pour dire que l’affaire de M. Kabtani dépasse la petite personne de M. Kabtani et qu&rsquo;il va falloir mettre fin à ce mauvais feuilleton. Car il y va de la bonne marche d’un Etat durement malmené par une poignée d’amateurs doublés de magouilleurs inconscients.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/12/la-diplomatie-tunisienne-dans-de-mauvais-draps/">La diplomatie tunisienne dans de mauvais draps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Lecture dans le mouvement des ambassadeurs et chefs de postes diplomatiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/05/tunisie-lecture-dans-le-mouvement-des-ambassadeurs-et-chefs-de-postes-diplomatiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Sep 2020 07:55:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Ben Younes]]></category>
		<category><![CDATA[Fatma Omrani Chargui]]></category>
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		<category><![CDATA[Riadh Essid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre promotions méritées mais aussi un parfum de vengeance avec des décisions arbitraires aussi injustes qu’injustifiées, lecture dans le mouvement des ambassadeurs et chefs de poste 2020 dont l’auteur estime qu’il exige quelques retouches. Othman Jerandi, ministre des Affaires étrangères et diplomate de carrière, doit prendre les choses en main et ne pas laisser de...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/06/Ministere-affaires-etrangeres.jpg" alt="" class="wp-image-3826"/></figure>



<p><strong><em>Entre promotions méritées mais aussi un parfum de vengeance avec des décisions arbitraires aussi injustes qu’injustifiées, lecture dans le mouvement des ambassadeurs et chefs de poste 2020 dont l’auteur estime qu’il exige quelques retouches. Othman Jerandi, ministre des Affaires étrangères et diplomate de carrière, doit prendre les choses en main et ne pas laisser de telles injustices se produire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-246455"/></figure></div>



<p>Le mouvement des chefs de postes diplomatiques et consulaires a été partiellement fuité hier, vendredi 4 septembre 2020, et si certaines nominations ont été unanimement approuvées et applaudies, d’autres n’ont pas manqué de susciter les interrogations légitimes des diplomates de carrière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">D’abord, les promotions justifiées et méritées</h3>



<p>Commençons par les bonnes nouvelles. C’est un soulagement de voir des femmes diplomates de carrière nommées à des postes importants comme Berlin et Madrid attribués respectivement à nos brillantes collègues Hanène Tajouri Bessassi et Fatma Omrani Chargui. Enfin… Deux autres diplomates de carrière tout aussi estimées Hayet Talbi et Amel Ben Younes remporteraient les postes de Stockholm et Oslo. Des efforts restent à faire pour se rapprocher de la parité car le ministère des Affaires étrangères (MAE) foisonne de compétences féminines contrairement aux allégations des incorrigibles misogynes.</p>



<p>L’ambassadeur Mohamed Ben Youssef, directeur général monde arabe, est nommé au Caire, ce qui est un choix judicieux et cohérent. Il y fera un excellent travail.</p>



<p>De même la nomination à Abou Dhabi de Moez Ben Mime, titulaire de la direction Machrek, où il a fait preuve de toute l’efficacité requise, est saluée unanimement.</p>



<p>Le transfert de l’ambassadeur Nejmeddine Lakhal de New Delhi à Washington est justifié car c’est un parfait anglophone qui a géré le dossier Amérique à la direction générale Amérique et Asie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au chapitre des sanctions et des vengeances</h3>



<p>Viennent ensuite une série de transferts et nominations qui font figure de sanctions et dont se trouvent victimes des ambassadeurs compétents et respectés.</p>



<p>Kaïs Kabtani, tout nouveau représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations unies depuis seulement la fin avril, est muté de New York, où il a excellé en un laps de temps très court, vers Mascate. Décision incompréhensible qui ne manquera pas de susciter des réactions de stupéfaction auprès des membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies où nous assurons un mandat mouvementé en dépit du succès remporté avec l’adoption du projet de résolution de Kaïs Saïed.</p>



<p>Comment notre collègue pourrait-il se soumettre à un transfert si arbitraire vers un pays où il ne trouvera même pas de lycée français pour ses enfants? N’y a-t-il pas d’autre alternative? Le laisser à son poste ou le muter vers un autre poste? Des rumeurs circulent sur son remplacement par Sami Bouguecha qui est excellent mais pourquoi toutes ces valses-hésitations qui déstabilisent tout le monde?</p>



<p>Même scénario pour l&rsquo;ancien ministre des Affaires étrangères Noureddine Erray transféré à La Valette où il n’y trouvera pas d’école française pour ses enfants. Nos frères maltais seront enchantés… Mais lui… pourrait-il accepter ce poste? Un ancien diplomate spécialisé dans les dossiers européens d’autant plus ancien ministre des Affaires étrangères aurait pu nous représenter dans une grande capitale…</p>



<p>Aux dernières nouvelles, il semblerait que finalement le poste de La Valette serait attribué à Hayet Talbi qui céderait le poste de Stockholm à Riadh Ben Slimane, un diplomate de carrière tout aussi aguerri.</p>



<p>Idem pour l’ambassadeur Chafik Hajji muté d’Alger à Khartoum sans qu’il ait démérité à moins qu’il ne faille lui imputer le refus de la Sonatrach de continuer à faire crédit à la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) sans que celle-ci n’honore le paiement de ses fournitures de gaz algérien.</p>



<p>Pour l’ambassadeur Riadh Essid, directeur général Asie et Amérique, une affectation bien lointaine à New Delhi alors qu’il s’agit d’une compétence reconnue capable de prendre en charge un plus grand poste.</p>



<p>Surprise également pour la nomination à Nouakchott du très sérieux Sabri Chaabani, en charge de dossiers européens depuis des années.</p>



<p>Enfin s’agissant des nominations politiques, s’il est compréhensible que le poste de Paris soit attribué à un ancien ministre tel que notre très estimé ancien ministre de la Défense Imed Hazgui, il est étonnant de voir nommer l’ancien ministre de l’Intérieur Hichem Fourati à Beyrouth ou Raouf Mradaa à Milan ou encore Romdhane El Fayedh à Alger… Jeddah aussi serait attribuée à un outsider…</p>



<p>Plusieurs postes restent encore à pourvoir (Berne, Budapest, Hambourg, Addis-Abeba, Koweït…) et il serait souhaitable de les voir échapper aux convoitises de qui on sait. Beaucoup de candidats respectables attendent toujours une nomination méritée et il est triste de ne pas les voir figurer dans cette liste… Parmi eux l’ambassadeur Karim Ben Becheur, directeur général Afrique, qui honorerait la Tunisie dans tout grand poste.</p>



<p>Othman Jerandi, vous êtes un diplomate de carrière, tout le corps diplomatique attend de vous voir défendre vos collègues et refuser de les laisser sacrifier à l’arbitraire et l’injustice, jusqu’à donner crédit aux rumeurs concernant l’interventionnisme dévastateur de Nadia Akacha, la superpuissante directrice de cabinet du président Kaïs Saïed. Ne laissez pas brader des compétences car c’est un gaspillage de ressources humaines et comme le disent les musiciens <em>«lorsque l’on a un Stradivarius on ne joue pas avec ‘‘Ah vous dirais-je Maman’’… ça lui abîme les cordes..»</em></p>



<p>A bon entendeur… En attendant la liste revue et corrigée du lundi 7 septembre où l’on annoncerait d’autres transferts, permutations et nominations…</p>



<p><em>* Diplomate.</em></p>
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