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	<title>Archives des paradis fiscal - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des paradis fiscal - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Tunisie doit réinitialiser ses relations avec l’Union européenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 05:45:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit sortir de l’inégalité des relations avec l’Union européenne (UE) qui ont trop souvent généré le mal-développement et les déséconomies. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/21/la-tunisie-doit-reinitialiser-ses-relations-avec-lunion-europeenne/">La Tunisie doit réinitialiser ses relations avec l’Union européenne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie doit sortir de l’inégalité des relations avec l’Union européenne (UE) qui ont trop souvent généré le mal-développement et les déséconomies incitant le pays à renoncer à ses productions traditionnelles garantes de l’autonomie alimentaire du pays au profit d’une économie extravertie au service de l’étranger. Elle doit aussi engager un nouveau partenariat plus solidaire hors de la mentalité néocolonialiste de traite et des accords de dupes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Sémia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-8461888"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-4519025" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/10/Semia-Zouari-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Suite aux dernières démarches multiples et insistantes de nos partenaires européens pour nous convaincre d’accepter la réadmission de tous les migrants illégaux partis au départ du territoire tunisien, on doit remercier le Président de la République d’avoir mis les points sur les i devant ses interlocuteurs et d’avoir rejeté cet énième accord de dupes.</p>



<p>Nos partenaires européens voudraient nous voir porter toute la charge de l’immigration en provenance du Sud de la Méditerranée alors que notre pays endure depuis douze ans les répercussions de la guerre menée par l’Otan et la France, en toute illégalité, contre la Libye avec tout le chaos qui en a résulté.</p>



<p>La Tunisie a dû accueillir plus de deux millions de réfugiés venus de Libye et leur assurer leurs besoins vitaux pour éviter une catastrophe humanitaire alors que tous les autres pays avaient fermé leurs frontières avec ce pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des accords inacceptables et inapplicables</h2>



<p>Aujourd’hui ce sont les effets cumulés de cette crise qui plombent notre pays et l’UE profite de notre crise économique et financière pour vouloir nous imposer des accords de réadmission inacceptables et inapplicables en contrepartie de sommes dérisoires comparativement à ce qui a été généreusement accordé à la Turquie d’Erdogan avec ses chantages à l’immigration.</p>



<p>Il y a d’autres voies de coopération à mettre en œuvre pour promouvoir un véritable partenariat Nord-Sud entre l’UE et la Tunisie avec notamment l’instauration de termes d’échanges plus égalitaires, la valorisation des fuites de cerveaux tunisiens (médecins, ingénieurs et hauts cadres) aujourd’hui sous rémunérés alors que les coopérants européens ont pu bénéficier pendant des décennies de mécanismes compensatoires avantageux aussi bien pour eux que pour leur pays avec les fameuses <em>«contributions forfaitaires de l’Etat tunisien»</em> allant jusqu’à 500DT/ mois/ coopérant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6OrODujar3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/laccord-ue-tunisie-sur-la-migration-ignore-les-droits-humains/">L’accord  UE-Tunisie sur la migration ignore les droits humains</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’accord  UE-Tunisie sur la migration ignore les droits humains » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/laccord-ue-tunisie-sur-la-migration-ignore-les-droits-humains/embed/#?secret=dFTpK6UBUK#?secret=6OrODujar3" data-secret="6OrODujar3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>De même les accords de main d’œuvre saisonnière dans les domaines agricole et touristique notamment doivent être revus et actualisés pour régulariser les flux migratoires saisonniers entre les deux rives de la Méditerranée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une insulte à la dignité des Tunisiens</h2>



<p>La politique de visas menée par les pays Schengen est également une insulte à la dignité des Tunisiens et elle démontre une volonté politique d’instaurer un rapport de domination et d’entrave à la liberté de circulation des personnes alors qu’il faudrait multiplier la délivrance de visas de circulation de longue durée pour les catégories socioprofessionnelles clairement peu susceptibles d’être candidates à l’immigration illégale: les étudiants, les hommes d’affaires, les universitaires et les congressistes&#8230; Ne parlons pas des blocages des régularisations de séjour et des regroupements familiaux même pour les hauts cadres médicaux&#8230;</p>



<p>Enfin, la politique de démantèlement tarifaire imposée à la Tunisie via l’accord d’association Tunisie-UE s’est révélée désastreuse et inégalitaire pour la Tunisie puisqu’elle a abouti à une désindustrialisation de notre pays particulièrement dans le secteur textile qui a souffert du démantèlement de l’accord multifibres avec l’invasion des produits asiatiques.</p>



<p>Nous assistons aujourd’hui à un rapport commercial de domination des produits européens engendrant une économie importatrice et une dépendance commerciale pour des produits de base.</p>



<p>Plus encore nous avons subi depuis les années 2000 une régression généralisée des avantages fiscaux qui favorisaient l’investissement étranger en Tunisie tels que l’impôt fictif sur les dividendes avec la remise en cause des Conventions de non double imposition et de garanties des investissements conclues avec les pays européens. Nos partenaires européens ont considéré la Tunisie comme un paradis fiscal en contradiction avec les règles de l’OCDE qui accordent un régime préférentiel au pays le moins industrialisé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nAVTGp9iDm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/la-messe-est-dite-la-tunisie-nest-pas-un-garde-frontiere-de-leurope/">La messe est dite : la Tunisie n’est pas un garde-frontière de l’Europe !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La messe est dite : la Tunisie n’est pas un garde-frontière de l’Europe ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/18/la-messe-est-dite-la-tunisie-nest-pas-un-garde-frontiere-de-leurope/embed/#?secret=2NfRcpdp8K#?secret=nAVTGp9iDm" data-secret="nAVTGp9iDm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si l’on évalue la structure des investissements européens en Tunisie, l’on constate que, dans leur grande majorité, ils ont concerné des relocalisations d’industries textiles frappées d’obsolescence à la recherche d’une main d’œuvre frugale et avides de bénéficier des mécanismes divers d’exonération de taxes sociales mis en place pour favoriser l’industrialisation de zones défavorisées.</p>



<p>Les délocalisations de cimenteries en Tunisie ont profité des subventions aux ressources énergétiques accordées par l’Etat tunisien et avaient pour objectif de fuir les taxations aux dégradations environnementales d’industries fortement polluantes à l’amiante. Idem pour les industries chimiques de peinture, celle des pneumatiques ou celle du délavage du denim.</p>



<p>Tous ces exemples attestent de l’inégalité de nos relations avec l’UE qui ont trop souvent généré le mal-développement et les déséconomies incitant le pays à renoncer à ses productions traditionnelles garantes de l’autonomie alimentaire du pays au profit d’une économie extravertie au service de l’étranger.</p>



<p>Ainsi concernant notre huile d’olive, il est inacceptable de continuer à la livrer en vrac, à des prix dérisoires, sur les marchés européens qui accaparent à leur seul profit les plus-values de la mise en bouteille et du conditionnement, en vue de la commercialisation de notre huile sous label européen à raison de 20 euros le litre&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un nouveau partenariat plus solidaire</h2>



<p>Ne parlons pas du parcours du combattant pour la récupération des centaines de millions de devises spoliés par la dictature kleptocrate et placés dans les banques occidentales. Ils nous font aujourd’hui si cruellement défaut pour régler la dette odieuse contractée avant la révolution et le fardeau qui a résulté de la décennie islamiste que nos partenaires européens, américains, turcs et qataris voudraient nous imposer comme les représentants du courant démocratique alors que 95% des Tunisiens les rejettent comme des confiscateurs de révolution et des prédateurs obscurantistes et cupides.</p>



<p>Toute une réflexion à faire pour engager un nouveau partenariat plus solidaire hors de la mentalité néocolonialiste de traite et des accords de dupes où nous serions toujours les braves factotum de service appliquant les directives <em>«désintéressées»</em> de nos<em> «partenaires»</em> européens, hélas toujours aussi rapaces et dominateurs&#8230;.</p>



<p>A bon entendeur&#8230;. </p>



<p>* <em>Ancienne ambassadrice.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qXRR2XBMX1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/les-relations-entre-leurope-et-la-tunisie-tournent-au-poker-menteur/">Les relations entre l&rsquo;Europe et la Tunisie tournent au poker menteur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les relations entre l&rsquo;Europe et la Tunisie tournent au poker menteur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/16/les-relations-entre-leurope-et-la-tunisie-tournent-au-poker-menteur/embed/#?secret=FYlTtoGHm6#?secret=qXRR2XBMX1" data-secret="qXRR2XBMX1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Des députés veulent auditionner Chahed, Chalghoum et Jhinaoui</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/tunisie-des-deputes-veulent-auditionner-chahed-chalghoum-et-jhinaoui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Apr 2018 14:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[Khemaïs Jhinaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[paradis fiscal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Commission parlementaire d&#8217;enquête sur le classement de la Tunisie en tant que paradis fiscal veut auditionner le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le ministre des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, et celui des Finances, Ridha Chalghoum. C&#8217;est ce qu&#8217;a indiqué le député Ennahdha, Mohamed Ben Salem, également président de cette commission à l&#8217;Assemblée des représentants du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-149879" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/04/Youssef-Chahed_Khemais-Jhianoui_Ridha-Chalghoum.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Commission parlementaire d&rsquo;enquête sur le classement de la Tunisie en tant que paradis fiscal veut auditionner le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le ministre des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, et celui des Finances, Ridha Chalghoum.</strong></em><span id="more-149878"></span></p>
<p>C&rsquo;est ce qu&rsquo;a indiqué le député Ennahdha, Mohamed Ben Salem, également président de cette commission à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP), dans une déclaration au journal en langue arabe « <a href="http://acharaa.com/ar/320276"><em>Acharaa Magharibi</em></a>« , aujourd&rsquo;hui, vendredi 20 avril 2018, en précisant que les membres de cette commission enquête auprès de toutes les personnes concernées, à un niveau ou un autre, par le classement de la Tunisie sur cette liste noire.</p>
<p>Notons que les 28 ministres des Finances membre de l&rsquo;Union européenne (UE) avaient classé la Tunisie, en novembre 2017, dans la liste noire des pays à haut risque d&rsquo;évasion fiscale et de blanchiment d&rsquo;argent, avant de l&rsquo;en retirer en janvier dernier.</p>
<p>M. Ben Salem a, par ailleurs, indiqué que les membres de cette commission présenteront des recommandations pour réformer le système financier et fiscal tunisien.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9u3z9F9TWX"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/23/officiel-retrait-de-la-tunisie-de-la-liste-noire-des-paradis-fiscaux/">Officiel : Retrait de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Officiel : Retrait de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/23/officiel-retrait-de-la-tunisie-de-la-liste-noire-des-paradis-fiscaux/embed/#?secret=RRPQhQyydI#?secret=9u3z9F9TWX" data-secret="9u3z9F9TWX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/tunisie-des-deputes-veulent-auditionner-chahed-chalghoum-et-jhinaoui/">Tunisie : Des députés veulent auditionner Chahed, Chalghoum et Jhinaoui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économiste Sophien Bennaceur propose : «Djerba, paradis fiscal légal»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/13/leconomiste-sophien-bennaceur-propose-djerba-paradis-fiscal-legal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 09:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[paradis fiscal]]></category>
		<category><![CDATA[Sophien Bennaceur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme beaucoup d’autres pays l’ont fait, la Tunisie serait bien inspirée de faire de Djerba un paradis fiscal légal, conformément aux standards internationaux dans ce domaine. Réagissant au double revers que vient d’essuyer la Tunisie, balcklistée, en l’espace de deux mois, par l’Union européenne (UE) comme «paradis fiscal» et comme «juridiction à haut risque et/ou...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/13/leconomiste-sophien-bennaceur-propose-djerba-paradis-fiscal-legal/">L’économiste Sophien Bennaceur propose : «Djerba, paradis fiscal légal»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-25942" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/11/djerba.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Comme beaucoup d’autres pays l’ont fait, la Tunisie serait bien inspirée de faire de Djerba un paradis fiscal légal, conformément aux standards internationaux dans ce domaine.</strong> </em></p>
<p><span id="more-138280"></span></p>
<p>Réagissant au double revers que vient d’essuyer la Tunisie, balcklistée, en l’espace de deux mois, par l’Union européenne (UE) comme <em>«paradis fiscal»</em> et comme <em>«juridiction à haut risque et/ou non coopérative»</em> en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, Sophien Bennaceur, ancien candidat à l’élection présidentielle et expert en gestion de crise, propose aux autorités tunisiennes de ne plus tricher avec les institutions internationales et de jouer la carte de la légalité en matière d’activités <em>off shore</em>.</p>
<p>Concrètement, il suggère d’instituer le plus légalement du monde un paradis fiscal dans l’île de Djerba, et ce, conformément aux standards internationaux.</p>
<p>Un paradis fiscal est, rappelons-le, un territoire à fiscalité réduite ou nulle, c’est-à-dire où le taux d’imposition est jugé très bas en comparaison avec les niveaux d’imposition existant dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement (OCDE).</p>
<p>Expliquant sa proposition à Kapitalis, il a indiqué qu’une des solutions expérimentées avec succès par plusieurs pays framework pour relancer leur économie a consisté à créer des hubs financiers assimilés à des paradis fiscaux.</p>
<p>C’est le cas de pays comme la Grande-Bretagne, qui compte des paradis fiscaux à Gibraltar, Jersey et l’Isle of Man, et des Emirats arabes unis qui ont créé des hubs financiers à Dubaï et à Charjah. C’est le cas, également, du Luxembourg, de la Suisse et des Pays d’Europe centrale et orientale (PECO), qui ont créé, durant la période de leur transition à l’économie de marché, des hubs financiers à fiscalité réduite (Lettonie, Ukraine, Croatie, Serbie&#8230;). Et la liste est loin d’être finie.</p>
<p>Pour revenir à Djerba, Sophien Bennaceur, qui se réclame de l’école du pragmatisme américain, pense que cette île est le site le mieux placé pour permettre à la Tunisie de tirer profit de ce marché <em>off shore</em> des hubs financiers et de relancer ses finances. <em>«Djerba,</em> a-t-il dit, <em>a tous les avantages pour attirer des banques, multinationales et institutions financières de tout bord»</em>. Parmi ces atouts, il a cité la sécurité, la disponibilité d’un aéroport international, la vocation touristique de l’île, sa proximité de l’Europe (deux heures de vol), son patrimoine civilisationnel et historique.</p>
<p>Est-il besoin de rappeler ici que Djerba est identifiée, dans la mémoire universelle, à la légende de l’île des Lotophages, dont parle<em> ‘‘L’Odyssée’’</em> d’Ulysse, et à la synagogue de la Ghriba, un des éléments identitaires de la diaspora fortunée des Juifs de Djerba, l’une des plus anciennes communautés juives du monde arabe.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Khémaies Krimi</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tILBFnr7dq"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/23/officiel-retrait-de-la-tunisie-de-la-liste-noire-des-paradis-fiscaux/">Officiel : Retrait de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Officiel : Retrait de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/01/23/officiel-retrait-de-la-tunisie-de-la-liste-noire-des-paradis-fiscaux/embed/#?secret=ScFdlFRig1#?secret=tILBFnr7dq" data-secret="tILBFnr7dq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="71aDCbRm47"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/08/blanchiment-de-capitaux-le-gafi-et-locde-ont-pointe-des-defaillances-en-tunisie/">Blanchiment de capitaux : «Le Gafi et l&rsquo;OCDE ont pointé des défaillances en Tunisie»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Blanchiment de capitaux : «Le Gafi et l&rsquo;OCDE ont pointé des défaillances en Tunisie» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/08/blanchiment-de-capitaux-le-gafi-et-locde-ont-pointe-des-defaillances-en-tunisie/embed/#?secret=N7kX1J8lSj#?secret=71aDCbRm47" data-secret="71aDCbRm47" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/13/leconomiste-sophien-bennaceur-propose-djerba-paradis-fiscal-legal/">L’économiste Sophien Bennaceur propose : «Djerba, paradis fiscal légal»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Financial Times’’: «La Tunisie n’a jamais été un paradis fiscal et ne l’est pas»</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Dec 2017 08:50:56 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un collectif de 12 personnalités internationales a exprimé son étonnement de voir la Tunisie figurer sur la «liste noire européenne des paradis fiscaux.» Lettre traduite de l’anglais par Marwan Chahla Nous publions ici une traduction de cette correspondance postée aujourd’hui, mercredi 20 décembre 2017, par le quotidien économique et financier britannique, ‘‘Financial Times’’.  «Monsieur, Nous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/20/financial-times-tunisie-na-jamais-ete-paradis-fiscal-ne-lest/">‘‘Financial Times’’: «La Tunisie n’a jamais été un paradis fiscal et ne l’est pas»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Un collectif de 12 personnalités internationales a exprimé son étonnement de voir la Tunisie figurer sur la «liste noire européenne des paradis fiscaux.»</strong></em></p>
<p><em>Lettre traduite de l’anglais par</em> <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><span id="more-129046"></span></p>
<p><em><strong>Nous publions ici une traduction de cette correspondance postée aujourd’hui, mercredi 20 décembre 2017, par le quotidien économique et financier britannique,<a href="https://www.ft.com/content/51087b88-e4bb-11e7-97e2-916d4fbac0da"> ‘‘Financial Times’’.</a> </strong></em></p>
<p><em>«Monsieur,</em></p>
<p><em>Nous étions très étonnés, au début de ce mois, de découvrir que les ministres des Finances de l’Union européenne avaient décidé de faire figurer la Tunisie sur une liste de 17 pays qu’ils considèrent comme étant des paradis fiscaux (</em>«Les ministres des Finances de l’UE blacklistent 17 ‘paradis fiscaux’»<em>, 5 décembre).</em></p>
<p><em>Les raisons de cette décision semblent très techniques et s’appuient sur des bases étroites. Elles sont vraisemblablement la conséquence d’une incompréhension des efforts consentis par le gouvernement tunisien à moderniser ses règles d’action en traitant avec les entreprises et les investisseurs étrangers.</em></p>
<p><em>Depuis la chute du président Zine El-Abidine Ben Ali, il y a près de sept ans, la Tunisie n’a eu cesse de se battre pour construire des institutions démocratiques – et c’est la seule démocratie arabe, aujourd’hui, même si ces racines peuvent être fragiles.</em></p>
<p><em>La décision prise par l’UE portera atteinte à l’image du pays à l’étranger et nuira à sa confiance auprès des investisseurs potentiels à un moment où, ayant fait face avec succès à la menace terroriste et souffrant encore des conséquences de la crise en Libye voisine, un marché principal pour les exportations tunisiennes, le gouvernement déploient tous ses efforts pour relancer la croissance économique et générer les emplois dont le pays a tant besoin.</em></p>
<p><em>De toute évidence, une croissance économique plus rapide est un préalable fondamental pour le renforcement de la démocratie en Tunisie.</em></p>
<p><em>L’instabilité en Libye coûte annuellement à la Tunisie 2% de croissance de son produit intérieur brut. Et cela explique le faible taux de croissance que connaît le pays – cette année, il sera de 1,3%.</em><br />
<em>A ce stade précis de son histoire, la Tunisie mérite mieux que de figurer sur la liste noire des paradis fiscaux.</em></p>
<p><em>Nous avons tous traité avec la Tunisie – en tant qu’investisseurs, diplomates, économistes et journalistes – depuis plusieurs années. Ce pays n’a jamais été un paradis fiscal, par le passé, et il ne l’est pas aujourd’hui, non plus.</em></p>
<p><em>Si l’UE tient réellement à sa politique de voisinage et à son souhait d’apporter son appui à la promotion de la démocratie dans les pays de la rive méridionale de la Méditerranée, le plus tôt ses ministres des Finances reviennent sur leur décision sera le mieux.»</em></p>
<p>Signée par:</p>
<p><em><strong>Farid Abbes</strong></em>, président de la Setcar,</p>
<p><em><strong>Christian de Boissieu</strong></em>, professeur à l’Université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne),</p>
<p><em><strong>Francis Ghilès</strong></em>, chercheur principal auprès du Barcelona Centre for International Affairs,</p>
<p><em><strong>Elisabeth Guigou</strong></em>, ancienne ministre et ancienne députée du parlement français,</p>
<p><em><strong>Jean-Louis Guigou</strong></em>, président d’IPEMED,</p>
<p><em><strong>Habib Karaouli</strong></em>, Pdg de la Capital African Partners Bank,</p>
<p><em><strong>Denis MacShane</strong></em>, ancien ministre d’Etat britannique pour les Affaires européennes,</p>
<p><em><strong>Radhi Meddeb</strong></em>, président du Groupe BTK-BPCE,</p>
<p><em><strong>Miguel Angel Moratinos</strong></em>, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères,</p>
<p><em><strong>Dominique Nouvellet</strong></em>, member du Consel d’Africinvest et cofondateur de la Siparex Private Equity,</p>
<p><em><strong>Dhafer Saidane</strong></em>, professeur à la Skema Business School et membre du Conseil d’analyse économique du premier ministre tunisien,</p>
<p><em><strong>Jacques Sapir</strong></em>, professeur à l’EHESS de Paris.</p>
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		<title>Tunisie : De la démocratie promise à la république bananière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2017 11:41:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[évasion fiscale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’exécutif actuel ne parvient-il pas, comme ceux qui l’ont précédé, à donner aux Tunisiens, même les moins pessimistes d’entre eux, le goût de vivre ou la volonté de croire? Par Yassine Essid L’enregistrement de la conversation téléphonique ne laisse pas place au doute. L’homme à tout faire de Hafedh Caïd Essebsi, au nom prédestiné...</p>
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<p><em><strong>Pourquoi l’exécutif actuel ne parvient-il pas, comme ceux qui l’ont précédé, à donner aux Tunisiens, même les moins pessimistes d’entre eux, le goût de vivre ou la volonté de croire?</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-127552"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-118739 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" width="200" height="250" />L’enregistrement de la conversation téléphonique ne laisse pas place au doute. L’homme à tout faire de Hafedh Caïd Essebsi, au nom prédestiné de Toubel (à ne pas confondre avec <em>«tabbel»</em> ou joueur de tambour), annonce sans vergogne à son interlocuteur et collègue de Nidaa Tounes, le député Youssef Jouini, que son fils Aymen, titulaire d’un BTP (brevet technique professionnel), a été choisi pour être nommé, défense de rire, au poste de délégué (sous-préfet) de Mnihla, gouvernorat de l’Ariana. Il lui demande de mettre une vive diligence à lui communiquer son CV dans les délais les plus brefs.</p>
<p>Hafedh Caïd Essebsi, dont le portrait officiel de président de Nidaa Tounes, qui s’effiloche de jour en jour, trône désormais sur les murs du siège du parti, en attendant qu’il soit affiché bientôt dans tous les bâtiments publics, vient ainsi franchir un pas de plus dans l’outrecuidance, en enjambant avec mépris toutes les autorités (in)compétentes. Il faut admettre que même son père n’est plus capable de le rappeler à la décence. Encore faut-il qu’il consente à le faire.</p>
<p><strong>Hors des sentiers battus de la science administrative</strong></p>
<p>Loin de l’exécrable tohu-bohu politique, le Premier ministre, probablement sous l&rsquo;effet du fléchissement inexplicable de sa campagne anticorruption, et qui regarde le pays s’enliser chaque jour davantage dans de déprimants échecs économiques et sociaux, conçoit de plus en plus son activité hors des sentiers battus et rebattus par la science administrative.</p>
<p>Se substituant à bon nombre des ministres de tutelles, dont la plupart ne servent strictement à rien, Youssef Chahed s’est épris pour les actions concrètes. Telles ses visites inopinées aux marchés de gros. Il croît sincèrement que le fait de prononcer des mots, de déambuler lentement et sérieusement entre les étals de légumes, fruits et poissons, en n’ayant à l’esprit que les millions de bouches à nourrir, il parviendra à ajuster l’offre et la demande, accélérant dès lors la baisse des prix. Sauf qu’il n’y a plus grand monde dans ces lieux publics censés gérer le flux de marchandises qui garantissent la disponibilité des produits, déterminent le juste prix afin de répondre aux besoins spécifiques des clients professionnels.</p>
<p>Si les marchés de gros sont aujourd’hui de moins en moins approvisionnés, c’est parce que les circuits de distribution se sont installés ailleurs, à l’abri des restrictions réglementaires et fiscales systématiquement contournées, offrant aux acteurs du secteur de l&rsquo;agriculture et celui de la transformation industrielle un débouché nettement plus lucratif aux dépens du consommateur et du trésor public.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-86056" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Nidaa-Ennahdha.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Des partis au pouvoir dépourvus de ligne politique et aux contours idéologiques flottants. </em></p>
<p><strong>La Tunisie perd 3,6% de son PIB en fuite de capitaux </strong></p>
<p>Ainsi, l’arrière d’une camionnette, ou d’une fourgonnette, assorti de quelques cagettes ou d’une planche de bois, stationnées sur tous les lieux de passage, se transforment aussitôt en échoppes itinérantes qui vendent fruits et légumes à des prix réputés imbattables. En tous les cas moins chers que chez les commerçants traditionnels.</p>
<p>D’ailleurs, ces derniers sont souvent nargués par les vendeurs à la sauvette, qui s’installent avec une arrogance excessive devant leurs boutiques, profitant impunément des avantages certains que procure l’économie informelle.</p>
<p>En plus de la désorganisation et de la spéculation, qui caractérisent le marché alimentaire, responsables de la pénurie et de la flambée des prix, un rapport du Global Financial Integrity (GFI) révèle que le pays perd annuellement 1,684 milliards de dollars en fuite de capitaux. Ce qui représente 3,6% du PIB tunisien. Et comme un malheur ne vient jamais seul, l’Union européenne (UE) vient de décerner à la Tunisie le statut de <em>«paradis fiscal»</em>. Un au-delà merveilleux certes, mais aussi une sphère d’irresponsabilité d’un Etat à court de solutions pour imposer l’obligation morale de payer les impôts et mettre fin à l’impunité fiscale.</p>
<p>Cette révélation, que personne n’a vu venir, aura entre autres conséquences, de rendre moins accessibles les aides européennes à la Tunisie. Un camouflet essuyé par le gouvernement pour son indulgence de facile absolution des contrevenants, pour sa diplomatie de vaines gesticulations, enfermée paresseusement à Carthage dans les conceptions désuètes des relations internationales, aggravée par un personnel diplomatique de moins en moins compétent et, par suite, incapable de d’éviter au pays un tel affront.</p>
<p><strong>Apologistes passionnés et incompétents nuisibles</strong></p>
<p>Que de fois avions-nous entendu récapituler la longue liste de réalisations à venir de la part d’apologistes passionnés de la continuité de l’Etat, de la prospérité inéluctable et des lendemains qui chantent. Les gouvernements changent, mais la confiance continue en revanche à aller infailliblement aux personnages les plus falots, les plus nuisibles; aux plus flatteurs et aux moins compétents. Rien que pour la présidence de la république, dix-huit conseillers, confortablement établis dans leur fonction, entretenus grassement par les caisses de la république, arpentent désœuvrés les couloirs du palais ne sachant à quoi amuser leurs journées.</p>
<p>Les faits sont têtus, et l’infirmité du gouvernement à régler des problèmes devenus fort insolubles à force d’être continuellement reportés, est patente. Avec ou sans FMI, le gouvernement Chahed a atteint, avec sa Loi de finances 2018, les limites du possible, ne sachant plus quoi faire, ou quelle mesure privilégier. Car chaque décision prise génère ses propres vulnérabilités. Alors on ne sait plus quoi faire : continuer comme par le passé, au risque d’alourdir l’endettement extérieur, d’aggraver l’inflation et de mettre en péril la relance de l’économie? Ou bien privilégier l’austérité et mettre en œuvre des réformes longtemps prescrites au risque d’une explosion sociale? Sachant que chacune des mesures prises pour réformer l’économie du pays ou contraindre les rentiers à payer leur impôt ferait face à une levée de bouclier parmi les députés, tous au service de ces rentiers…</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-127180" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Tunisie-députés-Palestine.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Des députés versatiles et aux mœurs relâchées.</em></p>
<p>Que n’a-t-on pas entendu pendant la campagne électorale par les candidats aux élections, et de la bouche même de ceux qui gouvernent aujourd’hui, et qui se gardent bien de citer ne serait-ce qu’une seule mesure annoncée et réalisée.</p>
<p>La majorité des gens n’étant pas apte à juger les détails des programmes proposés avait cru alors que le processus démocratique allait introduire un changement total de la donne politique et économique. A l’époque, tous les objectifs étaient estimés à portée de main, parfaitement réalisables, faciles même, moyennant des investissements, une organisation efficace et du temps.</p>
<p>FMI ou pas, le pays est en situation de survie et au mieux sous perfusion financière. Alors au diable le développement durable, la solidarité sociétale, la transition énergétique, la bonne gouvernance, la recherche impérative d’un nouveau modèle de progrès économique et social. Alors à quoi bon courir après des chimères qui font naître des illusions sans fondements.</p>
<p>Cette nouvelle démocratie, revendiquée d’abord comme un processus de transformation rapide et profond du système politique, revendiquée ensuite comme un succès historique une fois surmontée la première élection présidentielle au suffrage universel, est de plus en plus confuse, instable, incertaine.</p>
<p>On voit défiler à tire-larigot les excuses, tant de fois invoquées : la transition démocratique demande encore plus de temps, les enjeux ne sont pas uniquement d’ordre institutionnel, les soutiens financiers seront les garants de la pérennité de la démocratie, etc.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-125866" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/11/Youssef-Chahed_marché-de-gros-Kairouan.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le chef de gouvernement multiplie les visites inopinées aux marchés de gros pour faire baisser les prix.</em></p>
<p><strong>Le spectre de «la république bananière»</strong></p>
<p>On ne devient pas de toute force ou par un heureux hasard homme d’Etat. En général, la valeur d’un chef de gouvernement qui compte réussir une longue carrière en politique, réside en sa capacité à maîtriser un certain nombre de compétences requises pour diriger un pays et se dévouer corps et âme pour ses habitants.</p>
<p>Or, les défis reconnus, qui appellent l’engagement, sont aussitôt anéantis par les innombrables turpitudes de l’exécutif, son incompétence et son manque d’audace.</p>
<p>Le chef d’Etat et son entourage, le gouvernement et sa pléthore de ministres, les députés et leurs mœurs relâchées, les sourds grognements des partis au pouvoir dépourvus de ligne politique, aux contours insuffisamment clairs pour qu’on puisse les situer idéologiquement, ne sont plus l’antidote à la grisaille des jours.</p>
<p>Le gouvernement actuel, en dépit des mauvais indicateurs, continue à rassurer la population par de vaines promesses, dont il sait pertinemment qu’elles ne se réaliseront pas. Il ne donne plus à la majorité des Tunisiens, aux plus pessimistes, aux plus incertains, aux plus dubitatifs, le goût de vivre, ni la volonté de croire.</p>
<p>La soi-disant <em>«Tunisie nouvelle»</em>, vouée aux avenues royales de la démocratie, s&rsquo;achemine vers l&rsquo;impasse. Une réalité lancinante qui ne cesse de trouver sa traduction sous la forme d&rsquo;avertissements sérieux lancés par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque Mondiale, les instituts de notation et aujourd’hui l’Union européenne (UE). Ils mettent tous en garde les gouvernements successifs en leur annonçant en fait le spectre de <em>«la république bananière»</em>, une variation sur le thème du déclin et du dépérissement économique qui n’a pas l’air de hanter outre mesure les dirigeants.</p>
<p>Alors que faire? Pas grand-chose. Et si par bonheur des solutions existent, elles seraient à chercher en dehors des valeurs incarnées dans la démocratie et son pluralisme fictif.</p>
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		<title>Classer la Tunisie comme paradis fiscal est une aberration</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/06/classer-la-tunisie-comme-paradis-fiscal-est-une-aberration/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Dec 2017 18:54:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit-elle faire des promesses à l’encontre de ses intérêts économiques et rester dans une liste grise ou défendre ses intérêts et être classé dans une liste noire ? Par Taoufik Rajhi * Surpris par la nouvelle du classement de la Tunisie, par le Conseil de l’Union européenne (UE), sur la liste noire des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-40168" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/tourisme-1.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La Tunisie doit-elle faire des promesses à l’encontre de ses intérêts économiques et rester dans une liste grise ou défendre ses intérêts et être classé dans une liste noire ?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Taoufik Rajhi</strong> *</p>
<p><span id="more-127040"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-127042 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Taoufik-Rajhi.jpg" alt="" width="200" height="248" />Surpris par la nouvelle du classement de la Tunisie, par le Conseil de l’Union européenne (UE), sur la liste noire des juridictions non-coopérative en matière fiscale vu les efforts consentis par notre pays depuis quelques années dans ce domaine.</p>
<p>La Tunisie a adhéré en 2012 au Forum mondial sur la transparence et l&rsquo;échange de renseignements en matière fiscale et la phase I de sa revue par les pairs, réalisée en 2016, a conclu que <em>«le cadre juridique et réglementaire</em> (de la Tunisie, Ndlr) <em>en matière de disponibilité, d’accès et d’échange de toute information en matière fiscale est en accord avec les standards internationaux»</em>. La phase II de la revue est, par ailleurs, programmée pour le deuxième semestre de 2018.</p>
<p>De plus, la Tunisie a signé et ratifié la Convention concernant l&rsquo;assistance administrative mutuelle en matière fiscale en 2013 ainsi que la Déclaration sur l’érosion de la base d&rsquo;imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) qui prouve l’impertinence de la raison de ce classement (<em>«Tunisia has harmful preferential tax regime and did not commit to amending or abolishing them by 31 December 2018»</em>).</p>
<p>Confondre un pays qui a régime préférentiel pour un secteur exportateur avec des pays ayant un régime préférentiel pour les secteurs financiers et les classer dans le même groupe de paradis fiscal est complètement aberrant.</p>
<p>Le secteur offshore de la Tunisie est un secteur stratégique et notre politique de convergence fiscale entre le secteur <em>off shore</em> et <em>on shore</em> a bien été entamée mais sa finalisation se fera à notre rythme et en fonction de l&rsquo;intérêt supérieur de la Tunisie. Rester dans une liste grise en faisant des promesses à l’encontre des intérêts économiques du pays ou être classé dans une liste noire en défendant les intérêts économiques du pays est le vrai débat.</p>
<p>Heureusement que la diplomatie économique va changer cette aberration et que cela a eu un impact nul sur nos discussions actuelles avec notre principal partenaire financier mondial.</p>
<p><em>* Ministre-conseiller auprès du Chef du gouvernement, chargé du suivi des Réformes majeures.</em></p>
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		<title>Panama Papers : Le paradis fiscal est à Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/27/panama-papers-le-paradis-fiscal-est-a-tunis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 10:10:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi chercher les paradis fiscaux au Panama, aux Îles Vierges ou aux Îles Caïmans, quand la Tunisie est le pays le plus fiscalement privilégié? Par Yassine Essid Vingt-deux représentants de la nation se pressent au portail pour participer à la Commission d’enquête sur la liste des noms tunisiens cités dans les Panama Papers. Une affaire...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-40164 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/tourisme.jpg" alt="tourisme" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Pourquoi chercher les paradis fiscaux au Panama, aux Îles Vierges ou aux Îles Caïmans, quand la Tunisie est le pays le plus fiscalement privilégié?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-48283"></span></p>
<p>Vingt-deux représentants de la nation se pressent au portail pour participer à la Commission d’enquête sur la liste des noms tunisiens cités dans les Panama Papers. Une affaire qui a réussi à bousculer la galaxie parlementaire de sa torpeur désormais légendaire ainsi que sa choquante paresse et le frauduleux absentéisme de ses représentants.</p>
<p>Les 22 individus se portant volontaires pour enquêter sur les 11,5 millions de fichiers provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca espèrent débusquer derrière les clients anonymes celles et ceux qui font office de prête-noms pour dissimuler les véritables fraudeurs, les évadés fiscaux et les bénéficiaires de comptes ou sociétés établis offshore afin, éventuellement, de les traduire en justice.</p>
<p><strong>On ne prête qu’aux riches </strong></p>
<p>J’ignorais sincèrement qu’on disposait à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’autant d’experts en fraude fiscale et en montages financiers dans les paradis fiscaux qui, rien que de nom, suggèrent les paysages somptueux du Panama, l’exotisme enchanteur des îles Vierges, les eaux calmes et turquoise des Îles Caïmans.</p>
<p>La seule explication est que la majorité des députés doivent volontiers associer ces contrées à des lieux de jouissance paisible des biens, de plaisir, d&rsquo;agrément, de vie facile et oisive où dominent la joie, l&rsquo;abondance, la prospérité, la magnificence dont profitent illégalement une poignée de traîtres à la nation. Tout le contraire de leur misérable vie de salariés de l’Etat, d’humbles serviteurs du peuple dont certains avaient sciemment délaissé leurs profitables carrières pour se consacrer pleinement à leur mandat.</p>
<p>Ces îles exotiques, caressées par le soleil, où se côtoient milliardaires, mafiosis et dictateurs corrompus, seraient donc suffisamment attrayantes pour tenter certains Tunisiens à expatrier leurs avoirs, en faire des transfuges, des scélérats en diable prêts à tout pour échapper aux obligations réglementaires de leurs pays, réaliser ailleurs de juteuses transactions commerciales, ou simplement cacher leurs fortunes alors même que l’état du pays est on ne peut plus pitoyable. Le peuple est aux abois et la misère est si grande que pour éviter de payer l’impôt ils se sont retirés dans les paradis fiscaux pour cacher leur fortune !</p>
<p>Certains députés, par conscience du devoir ou partisans de l’application de la loi dans toute sa rigueur, sont allés jusqu’à proposer qu’au besoin ils pourraient se déplacer sur le terrain. Un tel voyage ne pourrait pas être autre chose qu’une joyeuse croisière car, une fois sur place, ils ne verront qu’un bâtiment d&rsquo;une extrême banalité qui abrite des milliers de boîtes postales !</p>
<p><strong>Le paradis des islamistes </strong></p>
<p>Parce qu’on ne prête qu’aux riches, la responsabilité et le courage politique consistent pour certains de désigner du doigt un premier responsable. Jalousies, vengeance, intrigues et cabales de toute espèce s’étaient organisées pour faire, à tort ou à raison, du fondateur du parti Machrou Tounes (Projet Tunisie), Mohsen Marzouk, l’un des heureux bénéficiaires de ces sociétés offshore basées au Panama et donc coupable de fraude. Accusations calomnieuses et démentis outrés s’ensuivirent de part et d’autre. Les secrets révélés dans ces cas-là sont comme une marchandise dont la cote monte ou baisse selon les fluctuations de l&rsquo;offre et de la demande.</p>
<p>Comme de coutume, les islamistes, qui sont tous greffés sur un même tronc et prétendent que la foi protège de tout soupçon de malversation, avaient immédiatement senti l’aubaine. Ils saluèrent le travail magistral des «<em>lanceurs d’alerte</em>», complimentèrent les médias pour le professionnalisme dont ils avaient fait preuve, dénoncèrent les mœurs délétères de leurs adversaires, leur malhonnêteté et leur détentions de comptes secrets qui dissimulent les actifs destinés à alimenter leurs partis politiques, comme c’est supposé être le cas de l’intransigeant adversaire, M. Marzouk, aussitôt placé dans leur collimateur.</p>
<p>Les choses ont changé une fois révélée l’implication dans le même scandale de plusieurs dirigeants d’Ennahdha. Les voilà à leur tour les mains dans ce cambouis offshore. Outrés, ils poussèrent des cris d’orfraie, dénoncèrent et démentirent l’information comme étant de sordides et malveillantes accusations. Mais point d’aveu public ni explication. On laisse aller, on laisse dire et on évite toute escalade car ils savent pertinemment que ce peuple n’a pas de mémoire. Dans les pays dits en développement, une longue histoire de dictature et de corruption avait terni la sensibilité du public au scandale, et les gouvernements répressifs avaient laissé peu de place pour le <em>mea culpa</em>.</p>
<p><strong>L’exil doré des islamistes </strong></p>
<p>Sous les régimes dictatoriaux, les islamistes vivaient en clandestinité. En vérité bien lucrative. Ils disposaient de structures de résistance, de moyens financiers importants, de donations fabuleuses, s’engageant dans des opérations spéculatives bien au-delà du militantisme combatif et que n’accompagnaient aucune interrogation sociale encore moins théologique. Cela entraîne évidemment une certaine familiarité entre la nébuleuse des Frères musulmans en exil et les paradis fiscaux grâce à leur total anonymat. Partout, les islamistes tenaient, pour ainsi dire, d&rsquo;une main le Coran tout en menant de l’autre d’inoffensifs commerces censés les faire vivre.</p>
<p>D’ailleurs ce penchant viscéral au profit a survécu et trouva un juteux exutoire pendant les trois années de pouvoir islamiste en Tunisie où tous se sont superbement enrichis.</p>
<p>Le monde occulte des sociétés offshore a été utilisé non pas uniquement pour éviter l&rsquo;impôt sur les fortunes mais permettait à certaines organisations, y compris celles qui financent l’islamisme, de prospérer. Les fuites prochaines mettront peut-être en évidence le grand abîme entre l&rsquo;intégrité et la justice des dirigeants musulmans.</p>
<p>Un grand nombre de Frère musulmans ont été eux-mêmes des contrevenants notoires en matière de spéculation et de thésaurisation d&rsquo;énormes sommes d&rsquo;argent dans les paradis fiscaux. Pour exemple, le cas du célèbre théologien Qaradhaoui. Un ancien conseiller et actionnaire de certaines banques islamiques telle Al-Taqwâ Bank, domiciliée aux Bahamas, fondée par des membres prééminents des Frères musulmans et dont la retentissante faillite – ou escroquerie – a été qualifiée par Youssef Qaradhâouî dans une fatwa célèbre, comme n’étant ni plus ni moins que l’échec d’une opération de murâbaha sujette aux aléas des pertes et des profits («<em>innahâ kânat murâbaha qâbila lil ribhi wa l-khasâra</em>»). Pourtant, un attribut bien spécifié des préceptes coraniques, devenu chez les intégristes un stérile aphorisme, condamne à la fois la spéculation et la thésaurisation de la richesse et sa circulation entre quelques mains.</p>
<p>Rappelons aux vénérables islamistes, toujours prompts à se référer au Livre pour justifier leurs turpitudes, les versets suivant :</p>
<p>* «<em>Le butin provenant [des biens] des habitants des cités, qu&rsquo;Allah a accordé sans combat à Son Messager, appartient à Allah, au Messager, aux proches parents, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur en détresse, afin que cela ne circule pas parmi les seuls riches d&rsquo;entre vous. Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu&rsquo;il vous interdit, abstenez-vous en; et craignez Allah car Allah est dur en punition</em>». (Coran : 59.7).</p>
<p>* <em>«A ceux qui thésaurisent l&rsquo;or et l&rsquo;argent et ne les dépensent pas dans le sentier d&rsquo;Allah, annonce un châtiment douloureux. Le jour où (ces trésors) seront portés à l&rsquo;incandescence dans le feu de l&rsquo;Enfer et qu&rsquo;ils en seront cautérisés, front, flancs et dos : voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez de ce que vous thésaurisiez»</em>. (Coran: 9. 34-35).</p>
<p>Cela étant dit, et pour revenir aux membres de la Commission d’enquête de l’ARP à l’imagination intrépide et qui possèdent le talent de s’offusquer rapidement et bruyamment au nom de la moralité publique, qu’ils feraient mieux d’oublier le monde de l’offshore et se mettre en peine pour trouver une solution à la fraude et à l’évasion devenue aujourd’hui organisée: les contrebandiers sont de plus en plus audacieux, les autorités dépassées, les douaniers soudoyés, les nombreux dispositifs d&rsquo;exonération d’impôts sur les bénéfices des entreprises s’amplifient, les stands de ventes des fruits et légumes poussent comme des champignons en bord de route, la vente de contrefaçon en toute impunité et de milliers d’autres entorses au principe de la législation en matière d’impôt sont devenus notre quotidien. Tout cela ne fait-il pas de la Tunisie sinon un paradis fiscal du moins le plus fiscalement privilégié?</p>
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