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	<title>Archives des pauvreté - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des pauvreté - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#124; Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 12:21:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/tunisie-peut-on-reduire-la-pauvrete-sans-sattaquer-aux-inegalites/">Tunisie | Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée. En apparence, il y a une unanimité politique : tout le monde veut réduire la pauvreté, ici et maintenant. Aucun parti, aucun gouvernement, aucun responsable public n’ose dire le contraire. Mais dans les faits, personne ne veut toucher aux «acquis» et inégalités structurelles qui génèrent cette pauvreté avilissante, bien ancrée partout en Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18248332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Depuis quinze ans, chaque plan de développement, chaque loi de finances, chaque discours officiel promet la protection des plus vulnérables et promeut un modèle social généreux et inclusif. Un beau discours, et de belles envolées rhétoriques, mais qui restent lettres mortes, des mots qui se diluent dans l’ambiance et le vacarme des instabilités gouvernementales, ministres, partis, lois, réglementations éphémères.</p>



<p>Ce faisant, la pauvreté progresse, s’installe, se banalise. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système politique qui parle de justice sociale sans jamais vouloir en payer le prix politique et institutionnel.</p>



<p>La première vérité dérangeante est celle-ci : la Tunisie post-2011 ne lutte pas contre la pauvreté, elle la gère. Elle la contient quand elle peut, la compense quand elle déborde, mais elle ne s’attaque jamais aux mécanismes qui la produisent. Pourquoi ? Parce que cela impliquerait de toucher aux inégalités. Et les inégalités, en Tunisie, sont un sujet tabou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gini, le chiffre que les politiques occultent</h2>



<p>Il existe pourtant un indicateur simple, froid, têtu et implacable : le coefficient de Gini. Il mesure la répartition des revenus&nbsp;: 0 signifie l’égalité parfaite, 1 l’inégalité extrême.</p>



<p>En Tunisie, ce coefficient oscille depuis plus de vingt ans entre 0,32 et 0,35. Avant 2011, après 2011, avant et après les plans de développement. Autrement dit : la révolution n’a rien, absolument rien modifié la structure des écarts de revenus. Et ce depuis 15 ans…</p>



<p>Cela pose une question fondamentale : comment prétendre réduire durablement la pauvreté dans un pays où les inégalités restent structurellement intactes ?</p>



<p>La réponse est simple : on ne peut pas. On peut distribuer des aides, faire des discours enflammés, repousser les seuils, maquiller les chiffres et engueuler les institutions internationales qui utilisent ces indicateurs. Mais tant que la répartition des revenus ne change pas, la pauvreté revient, sort dans la vie au quotidien, mécaniquement, au moindre choc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2016-2020 : l’illusion de la croissance inclusive</h2>



<p>Le Plan de développement 2016–2020 est un cas d’école. Il promettait une croissance de 5 %, la création de centaines de milliers d’emplois et une réduction de la pauvreté sous les 10 %. Pour devenir ministre, l’économiste Mahmoud Ben Romdhane a prévu un décollage vertical avec 7% de taux de croissance. Et ce type d’expert domine les élites et les penseurs censés être dignes, neutres et objectifs.</p>



<p>Dans la réalité, la croissance moyenne a plafonné autour de 2 % (avec une moyenne annuelle de 0 durant la décennie des Frères musulmans en Tunisie), l’inflation cumulée a dépassé 20 %, et le taux de pauvreté a franchi la barre des 20 %. Le dinar a perdu plus de 60 % de sa valeur de change, en 15 ans, et le tout suit, et devient plus cher et plus inaccessible aux plus démunis.</p>



<p>Mais le plus grave n’est pas l’échec des objectifs. C’est l’absence totale d’autocritique. À aucun moment, le débat public n’a porté sur la fiscalité, sur les rentes, sur la redistribution, sur la concentration des revenus. On a expliqué l’échec par la conjoncture, la crise mondiale, le terrorisme, la pandémie. Tout, sauf les choix structurels.</p>



<p>Pendant ce temps, le coefficient de Gini est resté stable. Traduction : les riches n’ont pas perdu, les pauvres ont augmenté. La crise n’a pas nivelé. Elle a élargi la base.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après 2021 : le renoncement assumé</h2>



<p>Le Plan de développement 2023–2025 marque une rupture, mais pas celle qu’on croit. Ce n’est pas une rupture économique, c’est une rupture morale. On ne promet plus de réduire significativement la pauvreté. On promet de la&nbsp;<em>«stabiliser»</em>.</p>



<p>Autrement dit : on accepte qu’un Tunisien sur cinq vive sous le seuil de pauvreté, et qu’un Tunisien sur deux vive dans la peur d’y tomber.</p>



<p>Avec une inflation cumulée dépassant 25 % en trois ans, cette promesse est déjà intenable. Les aides sociales augmentent, mais moins vite que le coût de la vie. Les salaires réels baissent. Les subventions sont rationalisées. Et les responsables politiques continuent d’affirmer que les catégories vulnérables sont protégées.</p>



<p>C’est ici que la contradiction devient insupportable : on affirme protéger les pauvres tout en laissant l’inflation faire le travail inverse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande lâcheté : refuser la redistribution</h2>



<p>Pourquoi le coefficient de Gini ne baisse-t-il pas ? Parce que personne ne veut le faire baisser. Les gouvernements préfèrent parler d’aides ciblées plutôt que de fiscalité progressive. De compensation plutôt que de redistribution. De solidarité abstraite plutôt que de transferts réels.</p>



<p>La fiscalité tunisienne reste faiblement progressive. L’évasion fiscale est massive. L’économie informelle prospère sans contribuer équitablement à l’effort collectif. Et l’essentiel de la charge repose sur les salariés formels et les entreprises structurées — c’est-à-dire sur une classe moyenne qui s’effondre lentement.</p>



<p>Voilà la vérité que le discours politique refuse d’assumer : la Tunisie finance la lutte contre la pauvreté en appauvrissant ses classes moyennes, tout en préservant les rentes.</p>



<p>Les propulseurs de la lutte contre la pauvreté sont en quasi-panne. Le système éducatif produit des docteurs et des ingénieurs inemployables et voués au chômage, et on laisse faire, pour éviter les choses qui fâchent l’UGTT.</p>



<p>L’accès au logement social est à son minimum, et les Tunisiens ne peuvent pas payer des taux d’intérêt usuraires de 12 à 15% pour construire ou acquérir un logement. Entassement dans les logements, ce qui réduit le bien-être, et des conditions minimales pour permettre l’épanouissement et le travail pour les enfants, les familles, les aînés et les malades…</p>



<p>Les systèmes éducation, santé et services sociaux sont en état de délabrement continu et leurs prestations deviennent simplement honteuses pour un pays qui a fait sa révolution, justement pour plus de dignité et de prospérité.</p>



<p>Pourquoi la pauvreté ne recule jamais&nbsp;?</p>



<p>Parce que les politiques publiques traitent les symptômes, jamais la cause. Les leaders traitent du sujet avec des discours populistes et de la pensée magique.</p>



<p>Parce qu’on ajoute des programmes sans changer les règles du jeu.</p>



<p>Parce qu’on évite soigneusement tout débat sur la concentration des richesses.</p>



<p>Le coefficient de Gini est absent des discours, absent des objectifs, absent des bilans. Comme si l’égalité n’était pas un indicateur de performance politique. Or, tant que ce chiffre reste stable, toute promesse de réduction durable de la pauvreté est mensongère.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie question est politique</h2>



<p>La vraie question n’est donc pas technique. Elle est politique : les dirigeants tunisiens veulent-ils réellement réduire les inégalités, ou simplement éviter une explosion sociale ?</p>



<p>Gérer la pauvreté permet de survivre politiquement. Réduire les inégalités oblige à affronter les intérêts établis. Et jusqu’ici, le choix est clair.</p>



<p>La pauvreté en Tunisie n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix collectif : celui de préserver l’ordre économique existant tout en multipliant les discours compassionnels. Les plans de développement échouent parce qu’ils sont conçus pour ne pas déranger.</p>



<p>Tant que le débat public refusera de parler clairement de redistribution, de fiscalité équitable, de rentes et d’inégalités mesurées — tant que le coefficient de Gini restera un chiffre honteux qu’on cache sous le tapis — la pauvreté continuera d’augmenter, avec une régularité presque exemplaire.</p>



<p>La Tunisie n’a pas un problème de diagnostic. Elle a un problème de courage. Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques et les médias de Tunis n’ont pas un problème d’auditoire, ils ont un problème de crédibilité… quand il s’agit de parler de pauvreté… ou de l’inégalité telle que mesurée par le coefficient Gini.</p>



<p><em>* Economiste universitaire. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494">Economics for Tunisia</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nXfcwc0T2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/">Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/embed/#?secret=3Vf4nROqhG#?secret=nXfcwc0T2B" data-secret="nXfcwc0T2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 08:22:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Kais Saïed est souvent présenté comme le président des "zawali". Mais qui sont-ils, ces "zawali" ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La pauvreté est le pire et le plus ancien des fléaux. Si notre patrimoine culturel ne peut pas nous aider à éradiquer la pauvreté économique, il a démontré sa très grande efficacité à la «digérer» socialement. Démonstration par l’évolution du concept passe-partout de «zaouali».  </em></strong><em>(Ph. Kais Saïed est souvent présenté comme le président des « zawali »).</em>  </p>



<p><strong>Med-Dahmani&nbsp; Fathallah</strong></p>



<span id="more-16219111"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg" alt="" class="wp-image-13960699" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/09/Med-Dahmani-Fathallah-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Sans être un pays riche, la Tunisie n’est pas non plus considéré comme un pays pauvre.&nbsp; En 2023, elle se classait 114<sup>e</sup> sur l’échelle de la richesse des 197 pays du monde.</p>



<p>Cependant, selon un rapport réalisé par le Centre tunisien de recherches et d’études sociales (Cres), en association avec l’Unicef, le taux de pauvreté en Tunisie aurait augmenté entre 2015 et 2021, avec des inégalités marquées entre les différentes régions du pays. Ceci est d’autant plus surprenant qu’il révèle une inversion de la tendance positive avec la baisse d’environ 4% du taux de pauvreté enregistrée en 10 ans, passant de 20,5% en 2010 à 16,6% en 2021, tandis que le taux de pauvreté extrême aurait été réduit de moitié sur la même période passant de 6% en 2010 à 2,9% en 2021.</p>



<p>Au-delà des aléas statistiques, l’histoire de la Tunisie nous apprend que cette terre a connu des périodes d’opulence et de plénitude économique comme celle du royaume antique de Carthage et l’Etat Aghlabide au Moyen-âge ou alors un enrichissement individuel durant la période allant du XVII<sup>e</sup> au début du XIX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>En réalité, les richesses de la Tunisie ont été régulièrement pillées pendant de longues périodes de son histoire et la pauvreté dans toutes ses formes y a souvent sévi. Mais malgré la conjugaison des crises économiques et de la pauvreté, la Tunisie a été et sera toujours riche de son patrimoine historique unique et ses remarquables ressources humaines comme en témoigne son indice de développement humain. Ces deux ressources ont donné lieu à un riche capital culturel dont fait partie le dialecte tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une allégorie tunisienne de la pauvreté</h2>



<p>Cette langue vernaculaire, puissant outil d’expression et de communication culturelle, se retrouve dans la musique, le théâtre et le cinéma. Il est aussi utilisé dans la poésie populaire et les proverbes, et reflète la réalité sociale et culturelle du pays. Et c’est donc naturellement qu’il a donné naissance à une allégorie tunisienne de la pauvreté, en instituant le terme «<em>zawali»</em> pour évoquer le dénuement et la pauvreté, désigner les personnes ayant des emplois informels ou mal rémunérés, et qui ne bénéficient pas d’un minimum de confort, en sommes les personnes indigentes.</p>



<p>Le terme qui, phonétiquement, appuie la lettre w,<strong>واو</strong> provient de l’arabe classique <em>zawālī</em> (زوالي), qui désigne une personne pauvre ou démunie. L’étymologie de ce terme remonte à la racine arabe زول (z-w-l), qui signifie <em>«disparaître»</em> ou <em>«s’éclipser»</em>. Cette racine est associée à l’idée de déclin ou de chute, et par extension, elle désigne une personne qui est dans une position sociale inférieure, souvent en raison de la pauvreté.</p>



<p>Le <em>zawali</em> est une personne qui vit dans des conditions économiques modestes, voir précaires. Le terme est souvent utilisé pour qualifier quelqu’un qui appartient à une classe sociale inférieure, avec peu de ressources matérielles, et qui est perçu comme vivant une vie difficile, luttant pour joindre les deux bouts.</p>



<p>En dialecte tunisien l’expression «<em>Ena Zawali</em>» (Je suis z<em>awali</em>) &nbsp;traduit un sentiment de frustration. Selon le contexte, elle peut exprimer une complainte&nbsp;: «<em>Je suis un laissé-pour-compte» ou «Je suis un homme du peuple»</em>. Le mot <em>zawali</em> est profondément ancré dans le dialecte et la culture tunisiens. C’est en quelque sorte un marqueur d’identité sociale et culturelle. Il met en valeur la créativité linguistique du peuple et est généralement utilisé dans des contextes informels, entre amis, en famille ou entre des pairs. Il existe même un patronyme Zaouali, que portent dignement des familles tunisiennes, pas nécessairement pauvres.</p>



<p>«<em>Je suis zawali»</em> est une expression où l’émotion côtoie l’humour et le sarcasme, pour faire face à des situations difficiles ou frustrantes. C’est un exutoire linguistique exprimant, selon le contexte, le mécontentement ou la résignation. C’est une manière de naviguer entre les hauts et les bas de l’existence avec humour et résilience.</p>



<p>Mais au-delà de sa connotation économique, le mot «<em>zawali»</em> a des implications sociales. Le <em>«zawali»</em> est une personne qui se perçoit ou est perçue comme étant en dehors du <em>«mainstream»</em> ou des normes sociales de confort et de réussite. Il traduit la stigmatisation et l’exclusion sociale : les <em>«zawali»</em> peuvent être stigmatisés en raison de leur statut socio-économique. Ils sont perçus comme les <em>«perdants»</em> de la société, et cette perception les marginalise davantage, étant perçus comme des personnes ayant échoué à intégrer les canaux de la réussite sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6CJilXUH0t"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/">Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/embed/#?secret=wg7HjHT4F1#?secret=6CJilXUH0t" data-secret="6CJilXUH0t" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est intéressant de constater que les aléas socio-économiques et les dynamiques culturelles ont fait évoluer le concept de «<em>zawali»</em>. Ainsi, dans le contexte de précarité économique et du chômage que vit le pays depuis des décennies, particulièrement dans les régions de l’intérieur, les «<em>zawali»</em> sont les premiers à être confrontés à la précarité de l’emploi, sans protection sociale, ce qui peut avoir des répercussions sur leur niveau de vie.</p>



<p>Les<em> «zawali»</em> ont des difficultés à accéder aux services de qualité, qu’il s’agisse de santé, d’éducation ou de logement. Ce qui renforce la fracture sociale et accentue les inégalités au sein de la société. Cette Inégalité d’accès aux services, en plus des difficultés à gravir par les échelons sociaux, sont vécues par les <em>«zawali»</em> comme une grande injustice.</p>



<p>A l’origine de cette injustice se trouve l’économie de rente qui plombe les dynamiques économiques dans le pays depuis des décennies. Ce système, qui favorise les intérêts d’une minorité de privilégiées, est un aboutissement de la féodalité qui a régné dans le pays depuis des siècles.</p>



<p>En dépit de ses connotations négatives, le terme <em>«zawali»</em> peut aussi être porteur d’espoir, en créant un sentiment de camaraderie et de compréhension mutuelle parmi les gens qui se perçoivent ainsi. En se disant <em>«zawali»</em>, on &nbsp;se connecte mieux avec les autres pour créer des liens de solidarité sociale face aux difficultés de la vie. L’entraide dans les contextes sociaux précaires crée une certaine résilience, et permet de passer des caps économiques difficiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un «zawali» peut cacher un «mhaf»</h2>



<p>Le «<em>zawali»</em> serait donc une personne fondamentalement bonne, un bon samaritain qui a le cœur sur la main et stoïque de surcroît. La Bible ne dit-elle pas <em>«Le riche est sage à ses propres yeux, mais un pauvre intelligent le démasque.»</em></p>



<p>Cependant une évolution contemporaine du concept a commencé à se manifester chez nous. De plus en plus de gens auxquels ne s’appliquent pas les critères classiques du «<em>zawali»</em> n’hésitent pas à revendiquer ce statut. On se revendiquant «<em>zawali»</em>, sans l’être tout à fait, on cherche l’empathie, on se fond dans la masse et on se protège de la convoitise.</p>



<p>Il y a un autre terme du riche dialecte tunisien moins poétique mais qui exprime la nécessite de se débrouiller coûte que coûte, c’est celui de «<em>sallektha</em>» devenu courant parce qu’étroitement associé au «<em>zawali»</em> et qui signifie littéralement&nbsp;: «<em>Je me suis débrouillé, mais ne me demandez pas comment.»</em></p>



<p>Le«<em>zawali» </em>qui peut dire <em>«sallektha»</em> serait un petit requin qui tire son épingle du jeu sans faire trop de bruit. C’est un «<em>mhaf</em>», un débrouillard, mais aussi un petit malin qui peut être fourbe parfois. La pauvreté est le pire et le plus ancien des fléaux. Si notre patrimoine culturel ne peut pas nous aider à éradiquer la pauvreté économique, il a démontré sa très grande efficacité à la <em>«digérer»</em> socialement. &nbsp;</p>



<p><em>* Millenium 3 advisory.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uqPxm9RJjV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/18/la-pauvrete-est-elle-une-fatalite/">La pauvreté est-elle une fatalité ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La pauvreté est-elle une fatalité ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/18/la-pauvrete-est-elle-une-fatalite/embed/#?secret=phZlxw9jk6#?secret=uqPxm9RJjV" data-secret="uqPxm9RJjV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/">Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La pauvreté est-elle une fatalité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 12:53:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Salah El-Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Johnson]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14272827</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il existe un lien direct entre l’Etat de droit et la croissance économique, entre démocratie et développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/18/la-pauvrete-est-elle-une-fatalite/">La pauvreté est-elle une fatalité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Prix Nobel de l’économie, qui vient de récompenser trois chercheurs (Daron Acemoglu, Simon Johnson et James Robinson), ne semble pas avoir suscité l’intérêt ni de nos politiques ni des médias, préoccupés par l’évolution des évènements au Proche-Orient. Pourtant, l’objet des travaux menés par ces chercheurs nous intéressent, en premier lieu, en tant que «pays en voie de développement» qui souffre de blocages dans tous les domaines…</em></strong></p>



<p><strong>Salah El-Gharbi</strong></p>



<span id="more-14272827"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-301778"/></figure>
</div>


<p>Dans leurs travaux, ces économistes ont cherché à expliquer les inégalités dans le monde et le lien qui existe entre l’Etat de droit et la croissance économique. Autrement, pourquoi, y a-t-il des pays pauvres et des pays riches. L’originalité de l’une de leurs conclusion est d’avoir montré comment les <em>«institutions se forment et affectent la prospérité»</em>.</p>



<p>Autrement dit, il ne pourrait y avoir de prospérité réelle et durable dans un environnement où l’Etat de droit est piétiné, où il n’y a pas d’institution stable et crédible. Ainsi, dans un régime totalitaire où la confiance et la sécurité font défaut l’esprit d’initiative, celui d’entreprendre et la volonté d’investir ne peuvent que paralyser l’économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer les énergies</h2>



<p>La démocratie, ce mot qui effraie beaucoup de responsables politiques, ne pourrait être qu’un outil en faveur du développement et source de prospérité. Ce n’est pas un hasard si les démocraties libérales sont prospères et les pays régis d’une manière autoritaire sont économiquement vulnérables, constamment sous la menace des crises.</p>



<p>Il y a des pays qui jouissent de grandes richesses minières ou gazières qui auraient dû contribuer à l’abondance et le bien-être faute de la mise en place d’institutions démocratiques pour contrôler la bonne marche du système et&nbsp; en l’absence d’une presse libre et indépendante capable d’en dénoncer les dérapages.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bNCNT303ug"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/">Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l’esprit d’assisté maintient la population dans la pauvreté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/20/tunisie-lesprit-dassiste-maintient-la-population-dans-la-pauvrete/embed/#?secret=KftweNG2pr#?secret=bNCNT303ug" data-secret="bNCNT303ug" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Sous un régime hégémonique, on a des quasi-sujets, à la merci de l’arbitraire et l’injustice des gouvernants, peu enclins à prendre des initiatives, dépendants du bon vouloir du <em>«Prince»</em>. C’est là où la liberté est assurée, les énergies se libèrent et les talents éclosent. C’est là, aussi, où l’individu, fier de lui-même et jaloux de son autonomie, peut s’épanouir tout en contribuant à la richesse de son pays.</p>



<p>Certains, pour cacher cette vérité empirique, cherche à trouver des prétextes à la situation, parfois désastreuse de certains pays en invoquant l’Histoire et en pointant les pays colonisateurs d’être à l’origine de la situation de certains pays d’Afrique ou d’Asie. Il suffit de comparer les deux Corée qui ont un même destin historique (avant la guerre, le nord était plus prospère que le sud) pour se rendre compte de l’écart qui sépare les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Démocratie synonyme de prospérité</h2>



<p>Si la démocratie et la liberté dérangent les despotes, c’est que ces derniers s’accrochent à leurs privilèges. Ils redoutent l’alternance, les critiques et les contestations populaires. Ils préfèrent le bricolage économique à la mise en place d’institutions fiables et solides garantissant la transparence et la justice au profit d’une économie dynamique et prospère.</p>



<p>En économie, les solutions cosmétiques sont aléatoires, provisoires et peu fiables. Tandis que la prospérité et son corollaire, la démocratie, sont sources d’équilibre personnel, de bien-être individuel et d’harmonie collective. La stabilité basée, non pas sur la force brutale, mais plutôt sur le libre consentement de&nbsp; citoyens libres ne peut être que source de leur épanouissement et un facteur de développement personnel et collectif….&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Universitaire et écrivain.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rqoAz4HFf8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/">Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Banque mondiale : l’économie tunisienne est au point mort » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/11/banque-mondiale-leconomie-tunisienne-est-au-point-mort/embed/#?secret=ZJ4mheOY1C#?secret=rqoAz4HFf8" data-secret="rqoAz4HFf8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>En Tunisie, la stagnation économique étouffe l&#8217;aspiration démocratique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/en-tunisie-la-stagnation-economique-etouffe-laspiration-democratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 10:57:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Indice de gouvernance Berggruen]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[Ucla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude de chercheurs internationaux explique ce qui a amené la Tunisie là où elle est aujourd'hui. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/en-tunisie-la-stagnation-economique-etouffe-laspiration-democratique/">En Tunisie, la stagnation économique étouffe l&rsquo;aspiration démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La situation en Tunisie illustre un défi plus large auquel sont confrontées les démocraties émergentes du monde entier : la nécessité de progrès économiques parallèlement aux réformes politiques, soutiennent des chercheurs dans un <a href="https://ucla.app.box.com/s/4d06cj45pb8ajh3a699f8psfcvdpd3zt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport </a>de la Luskin School of Public Affairs de l’Université de Californie à Los Angeles (Ucla), intitulé « La résurgence autocratique en Tunisie : des réformes politiques sans progrès économiques menacent la démocratie ».</em></strong></p>



<span id="more-14117761"></span>



<p>Autrefois célébrée comme la réussite démocratique du Printemps arabe, la Tunisie est désormais confrontée à la sombre possibilité de sombrer dans l’autoritarisme, selon une étude récente de Democracy News Alliance affirmant que le président Kaïs Saïed pourrait renforcer son emprise sur le pouvoir, menaçant d’inverser la tendance et raflant les gains de la <em>«Révolution du Jasmin» </em>de 2011</p>



<p>Mais qu’est-ce qui a amené la Tunisie là où elle est ? Et pourquoi la stagnation économique a-t-elle étouffé ses aspirations démocratiques? Les chercheurs à l’origine d’un nouveau rapport sur l’Indice de gouvernance Berggruen (BGI) analysent ce qui s’est passé et ce qui pourrait arriver ensuite.</p>



<p>Vers la fin de l’année 2010, des manifestations massives ont éclaté en Tunisie, préparant le terrain pour la Révolution du Jasmin. Ce mouvement, déclenché par des protestations publiques contre le gouvernement autocratique de Ben Ali, est devenu l’étincelle du Printemps arabe qui a balayé l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Alors que de nombreux pays voisins ont rapidement connu une guerre civile ou une contre-révolution, la Tunisie s’est imposée comme une lueur d’espoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La démocratie hypothéquée par l’économie  </h2>



<p>Jusqu’à 2021, la Tunisie a consolidé sa position comme l’une des rares démocraties de la région. Cependant, sous la surface, les défis économiques sont restés non résolus, ouvrant la voie à une crise latente. Malgré les avancées politiques, les difficultés économiques de la Tunisie n’ont pas été solutionnées après la révolution.</p>



<p>Depuis 2010, alors que la démocratie prospérait, les services publics tels que l’éducation, la santé et les infrastructures sont restés faibles. La croissance économique est restée stagnante, comme en témoignent les tendances décevantes du PIB par habitant et l’augmentation inquiétante du chômage et de la pauvreté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5XzSleONhS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/presidentielle-tunisienne-dans-un-climat-particuliere-tendu-afp/">Présidentielle tunisienne «dans un climat particulière tendu» (AFP)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Présidentielle tunisienne «dans un climat particulière tendu» (AFP) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/presidentielle-tunisienne-dans-un-climat-particuliere-tendu-afp/embed/#?secret=3Q7e3zFByv#?secret=5XzSleONhS" data-secret="5XzSleONhS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’émigration a augmenté régulièrement. La stabilité politique ne s’est pas traduite par une prospérité économique et l’incapacité de fournir des avantages matériels à la population a érodé la confiance dans les institutions démocratiques. La désillusion s’est propagée lorsque les citoyens ont dû faire face aux mêmes difficultés dans un nouveau système politique.</p>



<p>Selon le rapport, réalisé par des chercheurs de la Luskin School of Public Affairs de l’Université de Californie à Los Angeles (Ucla), du Berggruen Institute de Los Angeles et de la Hertie School, une université de Berlin, en Allemagne, la stagnation économique est due à des facteurs à la fois internes et externes. Sur le plan interne, le gouvernement tunisien a eu du mal à stabiliser une économie post-révolutionnaire. Sur le plan extérieur, la baisse des investissements directs étrangers (IDE) a aggravé la situation, les investisseurs étant devenus méfiants à l’égard de l’environnement politique fragile de la Tunisie.</p>



<p>Le rapport basé sur le BGI montre que les IDE, qui avaient atteint un sommet de près de 9,5% du PIB sous Ben Ali, se sont effondrés après la révolution, contribuant à la détérioration de l’économie tunisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Craintes d’un retour à l’autoritarisme</h2>



<p>Le président sortant Kaïs Saïed, professeur de droit qui s’est hissé à la tête d’une vague populiste, a remporté la victoire aux élections de 2019, marquant un changement dans la trajectoire politique de la Tunisie. Bien qu’initialement célébré pour avoir défié l’élite, Saïed a rapidement commencé à éroder les fondements démocratiques qui l’avaient porté au pouvoir. En 2021, il a suspendu le Parlement dans ce que beaucoup ont qualifié d’<em>«auto-coup d’État»</em>. Un an plus tard, un référendum constitutionnel a encore élargi ses pouvoirs au détriment du pouvoir législatif, alimentant les craintes d’un retour à l’autoritarisme. Les groupes de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude face au recours croissant à la répression, à l’emprisonnement de dirigeants de l’opposition et à la violence contre les migrants.</p>



<p>Selon l’étude, la démocratie tunisienne, autrefois vantée, est aujourd’hui au bord de l’effondrement. La répression politique sous le gouvernement de Saïed donne le ton aux élections de 2024, qui, selon les analystes, ne seront qu’une simple formalité pour légitimer son maintien au pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B5lu1Qiwi4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/pour-crisis-group-lelection-presidentielle-en-tunisie-est-a-haut-risque/">Pour Crisis Group, l’élection présidentielle en Tunisie est «à haut risque»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour Crisis Group, l’élection présidentielle en Tunisie est «à haut risque» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/pour-crisis-group-lelection-presidentielle-en-tunisie-est-a-haut-risque/embed/#?secret=zAAEeCFATM#?secret=B5lu1Qiwi4" data-secret="B5lu1Qiwi4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Selon les rapports de Human Rights Watch, les groupes d’opposition sont confrontés à de sévères restrictions et un candidat mène même sa campagne depuis la prison. La répression croissante est particulièrement alarmante alors que la Tunisie est aux prises avec une crise économique qui s’aggrave. Le rejet par le gouvernement d’un prêt de 2 milliards de dollars du Fonds monétaire international en 2023, critiqué par le président Saïed pour ses <em>«dictats»</em>, a été largement considéré comme une décision populiste. Cependant, ce rejet a encore plus isolé la Tunisie d’un soutien financier international vital, la laissant confrontée à des difficultés pour faire face à ses difficultés économiques.</p>



<p>Alors que les citoyens font face à une hausse du chômage, de l’inflation et de l’insécurité alimentaire, les perspectives d’une reprise démocratique semblent sombres. La situation en Tunisie offre une dure leçon sur la relation entre démocratie et développement économique. Selon l’indice de gouvernance Berggruen, les pays dotés de démocraties plus fortes bénéficient souvent d’un niveau de vie plus élevé.</p>



<p>Cependant, dans le cas de la Tunisie, la démocratie n’a pas réussi à produire les dividendes économiques escomptés. Cet échec est en partie dû aux difficultés inhérentes aux démocraties en développement, où la pression publique en faveur de la consommation immédiate peut entraver les investissements à long terme nécessaires à une croissance durable. En outre, l&rsquo;incertitude économique en Tunisie a dissuadé les investisseurs étrangers.</p>



<p>La situation précaire de l’économie tunisienne a des conséquences directes sur ses citoyens. L’emploi précaire est en augmentation et la proportion de personnes souffrant de malnutrition est revenue à des niveaux jamais vus depuis la révolution. La crise économique a alimenté le mécontentement social et, sans solutions claires en vue, le pays risque encore davantage d’instabilité.</p>



<p>La situation en Tunisie illustre un défi plus large auquel sont confrontées les démocraties émergentes du monde entier : la nécessité de réformes politiques et de progrès économique, écrivent les chercheurs dans leur rapport. Lorsque les gouvernements ne parviennent pas à améliorer le niveau de vie, les citoyens peuvent perdre leurs illusions à l’égard de la démocratie, créant ainsi une opportunité permettant aux dirigeants autoritaires de consolider leur pouvoir.</p>



<p><strong><em><a href="https://ucla.app.box.com/s/4d06cj45pb8ajh3a699f8psfcvdpd3zt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport en anglais.</a></em></strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/04/en-tunisie-la-stagnation-economique-etouffe-laspiration-democratique/">En Tunisie, la stagnation économique étouffe l&rsquo;aspiration démocratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie au 114e rang du classement mondial de la richesse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/la-tunisie-au-114e-rang-du-classement-mondial-de-la-richesse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Apr 2023 08:24:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Global Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Qatar]]></category>
		<category><![CDATA[richesse]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, avec un PIB par tête d’habitant de 13 270 dollars, se classe au 114e rang mondial de la richesse des nations. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/la-tunisie-au-114e-rang-du-classement-mondial-de-la-richesse/">La Tunisie au 114e rang du classement mondial de la richesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon le classement des «Pays les plus riches et les plus pauvres du monde 2023 », réalisé par <a href="https://www.gfmag.com/global-data/economic-data/worlds-richest-and-poorest-countries" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Global Finance</a>, la Tunisie, avec un PIB par tête d’habitant de 13 270 dollars, se classe au 114<sup>e</sup> rang mondial, sur un total de 197 Etats. Notre pays se classe au 10e rang dans le monde arabe. </em></strong></p>



<span id="more-7580339"></span>



<p>Le Qatar, 4e avec un PIB de 124 848 dollars par tête d&rsquo;habitant, soit 10 fois plus que la Tunisie, est le pays arabe le mieux classé.<em> </em>Alors que le Liban et la Syrie ferment la marche. </p>



<p><em>«Que signifie pour une nation d’être riche ou pauvre en période de pandémie mondiale, de forte inflation et de tensions géopolitiques ? Le PIB par habitant corrigé du pouvoir d’achat relatif nous en donne une idée, quoique imparfaite»</em>, indique Global Finance.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/24/la-tunisie-au-114e-rang-du-classement-mondial-de-la-richesse/">La Tunisie au 114e rang du classement mondial de la richesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Étude : L&#8217;ancienne classe moyenne en Tunisie au seuil de la pauvreté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/18/etude-lancienne-classe-moyenne-en-tunisie-au-seuil-de-la-pauvrete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Dec 2021 11:53:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[classe moyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Friedrich Ebert]]></category>
		<category><![CDATA[FTDS]]></category>
		<category><![CDATA[International Alert]]></category>
		<category><![CDATA[paupérisation]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une étude réalisée dans le cadre du projet pilote intitulé «Budget de la dignité en Tunisie», conjointement par International Alert, l&#8217;Institut international d&#8217;études économiques et sociales en France et le bureau de la Fondation Friedrich Ebert à Tunis, entre 40 et 50% de la population du Grand Tunis manquent des ressources nécessaires pour assurer...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/18/etude-lancienne-classe-moyenne-en-tunisie-au-seuil-de-la-pauvrete/">Étude : L&rsquo;ancienne classe moyenne en Tunisie au seuil de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Fernana-Manifestations.jpg" alt="" class="wp-image-64547"/><figcaption><em>La multiplication des manifestations exprime un ras-le bol populaire face à la détérioration du niveau de vie. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Selon une étude réalisée dans le cadre du projet pilote intitulé «Budget de la dignité en Tunisie», conjointement par International Alert, l&rsquo;Institut international d&rsquo;études économiques et sociales en France et le bureau de la Fondation Friedrich Ebert à Tunis, entre 40 et 50% de la population du Grand Tunis manquent des ressources nécessaires pour assurer des conditions de vie décentes et son incapables de subvenir aux besoins nécessaires.</em></strong></p>



<span id="more-373946"></span>



<p>Les résultats du projet ont également montré que pour assurer une vie décente à une famille composée de 4 membres, celle-ci doit disposer d&rsquo;un revenu mensuel de 2 466 dinars qui lui permet l&rsquo;accès aux besoins de première nécessité, à savoir la nutrition, le logement, l&rsquo;éducation, la santé, les services et autres.</p>



<p>Cette étude démontre le déclassement social et la paupérisation de la classe moyenne, qui avait longtemps constitué le principal élément d&rsquo;équilibre de la société tunisienne. Conséquence d&rsquo;une vie de plus en plus chère avec une morosité économique qui s&rsquo;éternise sur laquelle s&rsquo;est greffée les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19.</p>



<p>La coordinatrice de l&rsquo;Observatoire social au Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDS), Najla Arafa, a confirmé dans une déclaration à l&rsquo;agence Tap que les taux de pauvreté en Tunisie sont en augmentation notable due à la perte d&#8217;emplois et qui est exacerbée par la crise de la pandémie de coronavirus. Le taux de chômage s&rsquo;élève désormais à 18,4%, alors que la pauvreté affecte les étudiants, un certain nombre de retraités dont la pension n&rsquo;atteint pas le niveau du salaire minimum garanti, et les travailleurs journaliers qui sont les nouveaux candidats à la pauvreté.</p>



<p>La classe moyenne en Tunisie pourra-t-elle renaître dans quelques années? Nous avons le droit d&rsquo;en douter surtout avec un président comme Kaïs Saïed, qui accapare tous les pouvoirs, rêve de libérer la Palestine et de construire un Maghreb unifiée et s&rsquo;en contre-fiche de la crise économique qui s&rsquo;éternise dans le pays et ses conséquences désastreuses, comme la paupérisation de la classe moyenne.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/18/etude-lancienne-classe-moyenne-en-tunisie-au-seuil-de-la-pauvrete/">Étude : L&rsquo;ancienne classe moyenne en Tunisie au seuil de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Selon Onu-Habitat, 27,5% des Tunisiens sont dans une situation de vulnérabilité sévère</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/31/selon-onu-habitat-275-des-tunisiens-sont-dans-une-situation-de-vulnerabilite-severe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 08:16:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[António Guterres]]></category>
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		<category><![CDATA[expulsions sociales]]></category>
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		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le bureau de l’Organisation des Nations Unies pour les Établissements Humains (Onu-Habitat) en Tunisie a organisé, mercredi 27 octobre 2021, au Centre Beity-Sidi Ali Azzouz, à la Médina de Tunis, une conférence de présentation d’une étude sur les expulsions sociales réalisée par la professeure Sana Ben Achour dans le cadre du programme de «Renforcement des...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Onu-Habitat-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-368064"/></figure></div>



<p><strong><em>Le bureau de l’Organisation des Nations Unies pour les Établissements Humains (Onu-Habitat) en Tunisie a organisé,</em></strong> <strong><em>mercredi 27 octobre 2021, au Centre Beity-Sidi Ali Azzouz, à la Médina de Tunis, une conférence de présentation d’une étude sur les expulsions sociales réalisée par la professeure Sana Ben Achour dans le cadre du programme de «Renforcement des systèmes de protection sociale et de secours économique pour les segments vulnérables et marginalisés de la population en réponse au Covid-19», financé par le Multi-Partner Trust Fund (MPTF).</em></strong></p>



<span id="more-368063"></span>



<p>Selon l’étude réalisée par Pr. Sana Ben Achour, la crise de la Covid- 19, n’a fait que révéler des inégalités déjà existantes liées au genre, à la couleur de peau, à l’état de santé, l’orientation sexuelle, l’âge, ou encore la situation sociale des personnes et corrobore le constat du secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, que <em>«nous ne sommes pas égaux face à la crise » comme en témoignent les  »expulsions/évictions sociales », à l’origine du basculement des personnes dans le  »sans-abrisme », la pauvreté, l’isolement et l’itinérance»</em>. Près de 3.220 000 personnes soit, 27,5% des Tunisiens et des Tunisiennes, sont dans une situation de vulnérabilité très sévère ou sévère.</p>



<p>En réponse à la crise de la Covid-19, le Bureau de Onu-Habitat Tunisie appuie depuis mars 2020 le gouvernement à recenser les besoins des sans-abris, à lutter contre les expulsions forcées/sociales, à revoir la stratégie du secteur du logement à la lumière de la pandémie, à évaluer les besoins en services sanitaires et de base dans les bidonvilles, à développer une application mobile pour les plus démunis afin de fournir des informations, un soutien et des services aux plus vulnérables, en fournissant également des conseils pour les transports publics après la période de confinement.</p>



<p>Le Bureau d’Onu-Habitat Tunisie a également assuré une évaluation psychologique sur les conditions d’accueils des sans-abris afin de rendre les centres fonctionnels et aider à respecter les normes internationales des Droits Humains.</p>



<p>Cette conférence vient en marge de la célébration de la Journée des Nations Unies tous les 24 octobre marquant l&rsquo;anniversaire de l&rsquo;entrée en vigueur de la Charte des Nations unies, la célébration de la Journée mondiale des Villes tous les 31 octobre. Elle s’inscrit dans le contexte du Nouveau programme pour les villes, adopté lors de la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III), à Quito en Équateur, le 20 Octobre 2016<strong>,</strong> del’objectif de développement durable n°11 (ODD11) qui vise à <em>«faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables»</em> du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et de l&rsquo;«octobre urbain», une campagne imaginée par Onu-Habitat pour mettre l&rsquo;accent sur les défis mondiaux en matière d&rsquo;urbanisation et pour encourager la communauté internationale à mettre en œuvre le&nbsp;Nouveau programme pour les villes.</p>



<p>L&rsquo;urbanisation peut faire naître de nouvelles formes d&rsquo;inclusion sociale, en favorisant l&rsquo;égalité, l&rsquo;accès aux services de base et de nouvelles opportunités. Pourtant, le développement urbain puise rarement dans ce potentiel. Les inégalités et l&rsquo;exclusion sont prépondérantes dans la plupart des villes, à des taux souvent plus élevés que la moyenne nationale, aux dépens du développement durable. À titre d’exemple, une étude de la Banque mondiale montre que la Tunisie se place au 2<sup>e</sup> rang dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) en termes d’inclusion économique des femmes (58.75 sur 100 points). Néanmoins, d’après l’étude qui s’étend sur 10 ans, les femmes tunisiennes ne bénéficient que de la moitié des droits des hommes (58 %), leur empêchant ainsi l’accès à l’emploi, à la création d’entreprises et à la prise de décisions économiques.</p>
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		<title>Etude : Le Covid-19 comme révélateur des inégalités et des vulnérabilités en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/16/etude-le-covid-19-comme-revelateur-des-inegalites-et-des-vulnerabilites-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 09:58:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Azzam Mahjoub]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Azzam Mahjoub, professeur universitaire d’économie, a réalisé pour le compte du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDS) une étude publiée sous le titre «Pandémie Covid-19 en Tunisie : inégalités, vulnérabilités à la pauvreté et au chômage». Nous en publions ci-dessous un résumé. La pandémie du Covid-19 a été (et sera), sans conteste, un...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Etude-Azzam-Mahjoub-FTDS.jpg" alt="" class="wp-image-299295"/></figure>



<p><strong><em>Azzam Mahjoub, professeur universitaire d’économie, a réalisé pour le compte du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDS) une étude publiée sous le titre «Pandémie Covid-19 en Tunisie : inégalités, vulnérabilités à la pauvreté et au chômage». Nous en publions ci-dessous un résumé.</em></strong></p>



<span id="more-299294"></span>



<p>La pandémie du Covid-19 a été (et sera), sans conteste, un grand moment de vérités multiples. Elle n’a pas manqué de révéler au grand jour nos fragilités et vulnérabilités, tant pour chaque individu d’entre nous que pour chaque pays, ou pour l’ensemble de la communauté internationale.<br>Toutefois, force est de constater que les vulnérabilités face à la pandémie, qu’elles soient d’ordre physique, organique, psychologique ou social, sont différentes et d’intensités inégales entre individus, groupes sociaux, régions et pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une centralité accrue de la question sociale</h3>



<p>L’objet de cette contribution est de mettre en exergue les implications sociales de la pandémie en termes d’inégalités et de vulnérabilités à la pauvreté et au chômage et aussi d’explorer quelques scénarios pour l’après pandémie.</p>



<p>L’auteur fait un diagnostic, bien entendu non exhaustif mais appuyé sur des données et estimations parfois grossières mais dont la robustesse est acceptable, en essayant de le présenter de la manière la plus simplifiée et claire que possible pour intéresser les non-initiés au même titre que les autres.</p>



<p>Nombre de notions et données souvent utilisés et destinées au grand public sont clarifiées car elles sont souvent présentées de manières imprécises parfois fausses, souvent confuses et non fondées sur des évidences prouvées et donnant lieu à des interprétations erronées ou tendancieuses.</p>



<p>De plus 4 scénarios hypothétiques sont présentés. L’auteur présente dans une 1ère partie les inégalités avant et pendant la pandémie; ensuite et avant de traiter la vulnérabilité à la pauvreté, il présente une 2e partie relative à la pauvreté. Suivent une 3e partie consacrée à la vulnérabilité à la pauvreté et une 4e partie traitant de la vulnérabilité au chômage.</p>



<p>A la fin de ses analyses fouillées et chiffrées, Azzam Mahjoub en arrive à la conclusion que la question sociale, en Tunisie comme dans le reste du monde, va acquérir une centralité manifeste dans l’immédiat et le futur. Et pour cause :<em> «La pandémie a mis au grand jour et avec éclat les inégalités sociales; celles-ci, vont, très probablement, s&rsquo;accentuer encore dans des proportions variables selon les pays. L’ampleur inédite de la récession induite par la pandémie entraînera une décroissance économique inégalée et d’intensité variable selon les pays et régions. Le chômage sera massif, et l’appauvrissent généralisé, avec une augmentation de la pauvreté extrême et de la vulnérabilité.»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions d’entraide et de solidarité mondiales</h3>



<p>Face à cette situation inédite, l’auteur estime la résilience des Etats face à la crise sera inégale. <em>«La capacité en terme de gouvernance et aussi de moyens financiers dans les pays pauvres ou à revenu intermédiaire faible, comme la Tunisie, appelle à des mobilisations nationales d&rsquo;abord mais, également, régionales et internationales»</em>, écrit-il, et ajoute : <em>«Á ce titre, la question de la dette est cruciale pour nos pays. L&rsquo;annulation de tout ou partie, la cessation de paiement temporaire (moratoire), le rééchelonnent, le recyclage, le profilage de la dette doivent être l’ordre du jour. Ces options sont opportunes et se justifient aux plans économiques et financiers. L’appel récent du président du groupe de la BAD va tout à fait dans ce sens. Il demande ‘‘de reporter temporairement, le remboursement de la dette contractée auprès des banques multilatérales de développement et des institutions financières internationales. Une des solutions est le reprofilage des prêts, qui permettrait d’offrir aux pays une marge de manœuvre budgétaire pour faire face à cette crise … Le monde devrait être tourné vers des solutions d’entraide et de solidarité, car un risque pour l’un est un risque pour tous’’».</em></p>



<p>Azzam Mahjoub estime, par ailleurs, qu’au plan du droit international, cette démarche est justifiée, car les Etats peuvent, selon lui, décréter la suspension du remboursement de la dette <em>«en s’appuyant sur le droit international et sur les arguments suivants : l’état de nécessité, le changement fondamental de circonstances et la force majeure.»</em></p>



<p>Reste, cependant, la faisabilité politique individuelle (chaque pays face à ses créanciers), qui pourrait être, selon Azzam Mahjoub, <em>«renforcée par une démarche plutôt multilatérale, car les démarches individuelles sont risquées et se font avec un pouvoir de négociation faible</em>.<em>»</em> Aussi, une initiative à l&rsquo;échelle africaine serait-elle, selon lui, <em>«appropriée pour demander et obtenir l&rsquo;annulation de tout ou partie, le report de remboursement, le profilage, le rééchelonnement des dettes pour les pays pauvres et les pays à revenu intermédiaire faible, comme notre pays.»</em></p>



<p>La Tunisie pourrait-elle prendre une initiative dans ce sens? Réponse de Azzam Mahjoub : <em>«Le stress financier est trop sévère dans nos pays. Il faut se donner les moyens collectifs, pour nous permettre de sauver nos économies et assurer notre cohésion sociale, qui est le fondement de la pérennité de nos Etats.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><strong><em><a href="http://ftdes.net/rapports/COVID-AZ19.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’étude sous format PDF.</a></em></strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/16/etude-le-covid-19-comme-revelateur-des-inegalites-et-des-vulnerabilites-en-tunisie/">Etude : Le Covid-19 comme révélateur des inégalités et des vulnérabilités en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : La Banque mondiale prévoit une croissance sous la barre des 2% en 2019</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/12/tunisie-la-banque-mondiale-prevoit-une-croissance-sous-la-barre-des-2-en-2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Oct 2019 09:04:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[rapport sur la situation économique de la Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque mondiale (BM) a publié, le jeudi 9 octobre 2019, son rapport de suivi sur la situation économique en Tunisie, où la croissance pourrait s&#8217;améliorer si les réformes urgentes sur l&#8217;investissement mises en oeuvre, et la sécurité et la stabilité sociales sont de mise. Selon le rapport, la croissance devrait descendre sous la barre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/12/tunisie-la-banque-mondiale-prevoit-une-croissance-sous-la-barre-des-2-en-2019/">Tunisie : La Banque mondiale prévoit une croissance sous la barre des 2% en 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Banque-mondiale-....jpg" alt="" class="wp-image-246537"/></figure>



<p><strong><em>La Banque mondiale (BM) a publié, le jeudi 9 octobre 2019, son rapport de suivi sur la situation économique en Tunisie, où la croissance pourrait s&rsquo;améliorer si les réformes urgentes sur l&rsquo;investissement </em></strong> <strong><em>mises en oeuvre, et la sécurité et la stabilité sociales sont de mise.</em></strong></p>



<span id="more-246474"></span>



<p>Selon le rapport, la croissance devrait descendre sous la barre des 2% en 2019. Elle commencera à se redresser lentement si les réformes économiques sont mises en oeuvre. La croissance sera soutenue par le développement de l’agriculture, des industries manufacturières et du tourisme, et par la mise en exploitation du gisement de gaz de Nawara, prévue en novembre prochain. </p>



<p>Côté inflation, elle devrait continuer à baisser à condition que la politique monétaire reste concentrée sur ses principaux objectifs. </p>



<p>Le taux de pauvreté devrait descendre sous la barre de 3% &#8211; sur la base du seuil de $ 3,2 par jour (9,120 DT) &#8211; en termes de parité du pouvoir d&rsquo;achat (PPA), et de 0,3% si l’on retient le seuil fixé pour l’extrême pauvreté. </p>



<p>Le déficit budgétaire de 2019 devrait atteindre 5,3 % du PIB (produit intérieur brut) par rapport à l’objectif initial fixé par la Loi de finances, soit 3,9% du PIB, en raison d’un taux de croissance du PIB nettement inférieur aux prévisions, des hausses de salaires dans la fonction publique, et d’une croissance à 2 chiffres des paiements d’intérêts des emprunts.</p>



<p>Tous ces facteurs vont concourir à contrecarrer les effets de l’augmentation substantielle des recettes. </p>



<p>La récente décision de justice à la défaveur de l’État tunisien dans l’affaire de la Tunisian Foreign Bank (TFB) implique qu&rsquo;il faut constituer des provisions pour payer les pénalités. Aussi, la dette publique atteindra-t-elle son maximum en 2020, à près de 89% du PIB, puis commencera à baisser à condition que les réformes soient lancées tout de suite après les élections présidentielle et législatives.</p>


<p style="text-align: right;"><strong>A. M. </strong><em>(avec <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://www.banquemondiale.org/fr/country/tunisia/publication/economic-update-october-2019" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Banque mondiale).</a></span></em></p><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/12/tunisie-la-banque-mondiale-prevoit-une-croissance-sous-la-barre-des-2-en-2019/">Tunisie : La Banque mondiale prévoit une croissance sous la barre des 2% en 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour réduire la pauvreté, la Tunisie doit développer les activités non agricoles dans les zones rurales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/pour-reduire-la-pauvrete-la-tunisie-doit-developper-les-activites-non-agricoles-dans-les-zones-rurales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Aug 2019 08:18:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Mena]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la région Moyen Orient-Afrique du Nord (Mena), y compris la Tunisie, l’agriculture n’offre pas toujours un grand potentiel. Pour réduire la pauvreté dans les zones rurales, il faudrait y développer les activités non agricoles. Deux facteurs jouent un rôle clé pour mettre fin à la pauvreté, la faim et la malnutrition : investir dans...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/pour-reduire-la-pauvrete-la-tunisie-doit-developper-les-activites-non-agricoles-dans-les-zones-rurales/">Pour réduire la pauvreté, la Tunisie doit développer les activités non agricoles dans les zones rurales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/07/activité-rurale-non-agricole.jpg" alt="" class="wp-image-227570"/></figure>



<p><strong><em>Dans la région Moyen Orient-Afrique du Nord (</em></strong><strong><em>Mena</em></strong><strong><em>), y compris la Tunisie, l’agriculture n’offre pas toujours un grand potentiel. Pour réduire la pauvreté dans les zones rurales, il faudrait y développer les activités non agricoles. </em></strong></p>



<span id="more-227540"></span>



<p>Deux facteurs jouent un rôle clé pour mettre fin à la pauvreté, la faim et la malnutrition : investir dans l&rsquo;agriculture, et améliorer la productivité agricole. Or, la zone Mena est une des régions au monde les plus soumises à des contraintes foncières et hydriques. Aussi, l’agriculture n’offre-t-elle pas forcément un grand potentiel. </p>


<p><a href="https://www.oecd-ilibrary.org/agriculture-and-food/perspectives-agricoles-de-l-ocde-et-de-la-fao-2018-2027_agr_outlook-2018-fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="La dépendance à l’égard des importations en 2018-2027 (s’ouvre dans un nouvel onglet)"><span style="color: #0000ff;">La dépendance à l’égard des importations en 2018-2027</span></a> devrait s’accroître dans cette région, où la rareté de l’eau et des terres arables pèse sur la production agricole.</p>


<p>En Tunisie, la part des ruraux dans la population totale rurale est de 32%. Elle est de 54% dans la population pauvre rurale (2015). </p>



<p>De fait, dans les pays de la région Mena , la part de l’emploi non agricole en milieu rural est relativement élevée et corrélée à la superficie des terres arables par habitant. Signe que les activités non agricoles offrent un meilleur rendement que les activités agricoles et qu’elles pourraient exercer un impact plus important sur la pauvreté. </p>



<p>En revanche, cela peut aussi indiquer que les pauvres n’ont pas forcément accès aux activités non agricoles du fait de contraintes, comme l’accès aux financements, les compétences, ou le niveau d’instruction notamment. </p>



<p>En Tunisie, la part de la population active des plus de 15 ans est de 40% pour l&#8217;emploi non agricole, et de 22% dans l&#8217;emploi agricole (2015).  </p>



<p>Dans les pays de la région Mena , le niveau d’instruction semble jouer un rôle décisif dans l’accès à des activités non agricoles. Les individus plus instruits vivant en milieu rural ont davantage de probabilités d’exercer une activité non agricole. </p>



<p>Notons que les activités agricoles recouvrent les cultures et l’élevage, la pêche et la chasse. L’écart entre activités agricoles et non agricoles se réduit, lorsque l’on retire le secteur public des activités non agricoles, mais il reste substantiel. </p>


<p style="text-align: right;"><strong>A. M.<em> </em></strong><em>(avec <span style="color: #0000ff;"><a style="color: #0000ff;" href="https://blogs.worldbank.org/fr/arabvoices/les-activites-rurales-non-agricoles-dans-la-region-du-moyen-orient-et-de-lafrique-du?cid=ECR_E_NewsletterWeekly_FR_EXT&amp;deliveryName=DM42309" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Banque Mondiale</a>).</span></em></p>


<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/13/pour-reduire-la-pauvrete-la-tunisie-doit-developper-les-activites-non-agricoles-dans-les-zones-rurales/">Pour réduire la pauvreté, la Tunisie doit développer les activités non agricoles dans les zones rurales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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