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	<title>Archives des PISA - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des PISA - Kapitalis</title>
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		<title>Un paradoxe tunisien : les réformes se suivent, l’éducation régresse !</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 12:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déclin de l’éducation en Tunisie trouve ses racines dans une allocation budgétaire déséquilibrée, une gouvernance archaïque, des capacités institutionnelles limitées et une politisation rampante. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/10/un-paradoxe-tunisien-les-reformes-se-suivent-leducation-regresse/">Un paradoxe tunisien : les réformes se suivent, l’éducation régresse !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Le déclin de l’éducation en Tunisie trouve ses racines dans une allocation budgétaire déséquilibrée, une gouvernance archaïque, des capacités institutionnelles limitées et une politisation rampante. Les problèmes et les solutions sont connus, à quoi servirait une nouvelle consultation nationale sur le secteur ? </em></strong></p>



<p>Par <strong>Hssan Briki  </strong></p>



<span id="more-9317178"></span>



<p></p>



<p>«<em>La richesse humaine en Tunisie est la plus grande des richesses parce qu’elle ne tarit jamais et que notre jeunesse regorge de de compétences et il suffit de leur paver la route pour qu’ils excellent</em> », a souligné le président de la république Kaïs Saïed, lundi 7 août 2023, lors d’une réunion à laquelle ont pris part 5 ministres, consacrée à la relance de la consultation nationale sur la réforme de l’éducation et de l’enseignement.</p>



<p>Le chef de l’Etat est revenu à cette question aujourd’hui, jeudi 10 août, lors de la célébration de la Journée du savoir, en affirmant que la situation actuelle de l’éducation n’est plus acceptable et qu’il n’est plus possible qu’elle se poursuive, ajoutant que des réformes douteuses ont été apportées à ce secteur depuis les années 1970, sans préciser les réformes en question, mais en affirmant que des considérations politiques les ont affectées, dans le but non pas d’améliorer le rendement de l’école mais d’orienter l’évolution de la société. <strong> </strong></p>



<p>Depuis l’indépendance, la Tunisie a ardemment poursuivi l’idéal de l’éducation pour tous et du renforcement du capital humain, en investissant substantiellement dans l’établissement d’écoles, de lycées et d’universités à travers tout le pays. Cet élan a porté ses fruits, hissant le taux d’alphabétisation à près de 81% en 2021, tout en établissant un système d’éducation gratuit et obligatoire pour tous, catalysant ainsi la croissance économique et ouvrant des portes d’opportunités aux citoyens en quête de mobilité sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jypQq07cqB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/tunisie-la-crise-de-leducation-se-politise-et-senlise/">Tunisie : la crise de l’éducation se politise et s’enlise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la crise de l’éducation se politise et s’enlise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/09/tunisie-la-crise-de-leducation-se-politise-et-senlise/embed/#?secret=HbikQm68Jp#?secret=jypQq07cqB" data-secret="jypQq07cqB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins, malgré ces accomplissements quantitatifs indubitables, l’ascenseur social, autrefois en marche, montre des signes d’essoufflement ces dernières décennies, sans que des réformes utiles n’aient été mises en œuvre pour améliorer le rendement du système éducatif. Même si la Tunisie consacre en moyenne 6,5% de son PIB à l’éducation publique, dépassant les investissements de ses voisins comme le Maroc (5,4%) et les pays à revenus intermédiaires (<a href="https://www.unicef.org/tunisia/media/2986/file/SITAN-11-2020.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">4,5% du PIB</a>), la qualité de l’éducation, qui s’était révélée satisfaisante au cours des trois premières décennies post-indépendance, a hélas subi une dégradation progressive par la suite. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle quantitatif en perte de vitesse&nbsp;</h2>



<p>Le système éducatif tunisien connaît des problèmes majeurs. Avec un enseignement préscolaire toujours sous-développé, principalement dans des jardins d&rsquo;enfants peu et mal encadrés, touchant moins de 45% des enfants de 5 ans en zones urbaines et quasiment absent dans les zones rurales et villes moyennes ou petites. Et une éducation primaire, presque universelle touchant 99,2% de la population concernée en 2017 et 85,5% en 2018, mais qui a sacrifié la qualité. Selon l&rsquo;<a href="https://www.biat.com.tn/sites/default/files/2019-01/201705-classement-pisa-et-systeme-educatif-tunisien.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête Pisa 2015</a>, la Tunisie se classe 65<sup>e</sup> sur 70 pays évalués pour ce qui est du niveau des élèves, avec une différence de 3 années d’études par rapport à la moyenne de l’OCDE.</p>



<p>Les performances en sciences sont faibles, 66% des élèves du secondaire au niveau le plus bas. En lecture, 72% sont au niveau 1, certains ne comprennent qu’une partie de textes simples. En mathématiques, plus de 70% ont un niveau inférieur à 1.</p>



<p>Le système éducatif est inefficace, 57% ont des performances insuffisantes dans les trois domaines. Au cycle secondaire, le taux net de scolarisation est de 56,1%, environ 110 000 enfants restent en dehors du système chaque année, et 100 000 risquent l’abandon selon l’<a href="https://www.unicef.org/mena/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Unicef</a>.</p>



<p>De plus, les performances des élèves sont limitées qui se manifestent par les faibles taux de réussite au baccalauréat autour de 45%.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment est-on arrivé là&nbsp;?&nbsp;</h2>



<p>Le déclin de l’éducation en Tunisie trouve ses racines dans une gouvernance archaïque et des capacités institutionnelles limitées, ce qui se traduit par une allocation budgétaire déséquilibrée.</p>



<p>En effet, près de 97% du budget est alloué à la masse salariale, ne laissant que 3% pour les dépenses de développement et les infrastructures. Par conséquent, cela entraîne, par exemple, une pénurie d’eau dans 11% des écoles primaires. Et, en raison d’une formation lacunaire, environ 12% des enseignants du primaire et du secondaire ne satisfont pas aux critères minimums requis, mettant en lumière leur manque de qualification.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LjWj5YlGCW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/">Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/embed/#?secret=HpeWUXtbpI#?secret=LjWj5YlGCW" data-secret="LjWj5YlGCW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ces problèmes sont exacerbés par des programmes obsolètes qui ne répondent pas aux besoins du marché du travail, contribuant ainsi au taux élevé de chômage qui dépasse 15% de la population active et plus de 40% des diplômés du supérieur. </p>



<p>Les disparités régionales marquées, illustrées par des taux de réussite variant de 24% à Kasserine à 61% à Sfax en 2022, reflètent une iniquité persistante.</p>



<p>De plus, l’approche éducative à plusieurs vitesses et élitiste, privilégiant les écoles d’élite et les établissements privés, favorise les enfants issus de ménages relativement aisés. Ces familles peuvent se permettre de payer des cours particuliers, créant ainsi un écart de 35 points entre les élèves. Par ailleurs, le blocage du dialogue social dans le secteur éducatif entrave toujours les réformes nécessaires en raison de la résistance des puissants syndicats.&nbsp;</p>



<p>Afin d’inverser cette tendance, la réforme doit avant tout adopter une approche non politicienne. Elle doit reposer sur une participation collective, capitalisant sur les efforts cumulés, en vue de garantir une modernisation stratégique englobant les programmes, les infrastructures, les systèmes d’évaluation, les horaires scolaires, l’amélioration de la qualification des enseignants et de leur statut social, entre autres facteurs déterminants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réformes se suivent et se ressemblent </h2>



<p>Un plan d&rsquo;action transparent et précis devrait être élaboré pour guider une mise en œuvre cohérente de cette stratégie, en s’appuyant sur un engagement solide de toutes les parties prenantes. </p>



<p>Le problème c’est que ce plan existe : il est le fruit de plusieurs consultations nationales déjà organisées sur la réforme de l’éducation. Les problèmes ont été bien identifiés et des solutions concrètes et réalisables figurent dans des rapports qui dorment dans les tiroirs des ministres et n’attendent qu’à être mises en œuvre. Pourquoi le président Saïed feint-il d’ignorer l’existence de toute cette littérature et s’entête-t-il à lancer une nouvelle consultation sur la réforme du secteur ? </p>



<p>La réponse est claire et elle est contenue dans son discours d’aujourd’hui : il veut mettre en œuvre <em>«sa»</em> propre réforme, conformément à son idéologie personnelle, conservatrice et nationaliste. </p>



<p>Espérons qu&rsquo;une fois prête et imprimée dans un livre (blanc, bleu, rouge ou noir) distribué aux journalistes au cours d&rsquo;une conférence de presse du ministre de l&rsquo;Education&#8230; cette réforme n&rsquo;ira pas dormir dans les tiroirs  comme toutes celles qui l&rsquo;ont précédées. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sq1hwPGoc3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/">Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : l&rsquo;éducation nationale face au fléau des cours particuliers » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/18/tunisie-leducation-nationale-face-au-fleau-des-cours-particuliers/embed/#?secret=gzNMRrjOgI#?secret=sq1hwPGoc3" data-secret="sq1hwPGoc3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie : Osons réanimer une école publique en perdition !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-osons-reanimer-une-ecole-publique-en-perdition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 10:16:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[année scolaire 2019-2020]]></category>
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		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait remobiliser enseignants, élèves et parents en mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-2020 et réanimer une école publique en perdition. Par Mustapha Ennaïfar * L’année scolaire 2019-2020 est...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/12/lycée-Montfleury-tunis.jpg" alt="" class="wp-image-30677"/><figcaption><em>Des lycées désespérément vides. Des formations lacunaires et biaisées.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait remobiliser enseignants, élèves et parents en mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-2020 et réanimer une école publique en perdition.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mustapha Ennaïfar</strong> *</p>



<span id="more-298024"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Mustapha-Ennaifar.jpg" alt="" class="wp-image-295638"/></figure></div>



<p>L’année scolaire 2019-2020 est en train de s’écouler et le niveau de la majorité des élèves tunisiens de stagner, peut-être pour certains de s’écrouler.</p>



<p>Bien sûr, grâce à la formule comptable opportunément mise au point par les instances ministérielles, nous arriverons à faire en sorte que les moyennes annuelles des élèves et les taux nationaux de passage dans les classes supérieures restent stables. Mais nous, éducateurs, enseignants, dirigeants et gestionnaires du système éducatif, aurons-nous la conscience tranquille? Aurons-nous accompli honnêtement notre mission? Les savoirs de nos élèves se seront-ils réellement accrus et leurs compétences développées au niveau requis par les programmes officiels? Ces moyennes tronquées rendront-elles compte, objectivement, du niveau de nos élèves au terme de l’année scolaire 2019-2020?</p>



<h3 class="wp-block-heading">La qualité des études et du système éducatif doit être préservée</h3>



<p>On dira que l’on ne pouvait pas faire autrement, que c’est la faute au coronavirus. Cela est vrai. Mais il y a toujours eu et il y aura toujours des événements imprévus (crises politiques, grèves, révoltes des élèves, perturbations météorologiques, etc.) qui viendront freiner ou bloquer le bon déroulement des cours. La mission des responsables et gestionnaires du système éducatif est justement d’y faire face pour que la qualité des études et du système éducatif soit préservée.</p>



<p>À propos de la fermeture des écoles et de l’arrêt des cours en présentiel, j’ai eu l’occasion décrire <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans une tribune publiée sur Kapitalis le 23 avril 2020</a>, que si le ministère de l’Education avait pris des mesures positives concernant les candidats au bac, les élèves des autres niveaux des écoles primaires, des collèges et des lycées ont été abandonnés à eux-mêmes. Le ministère a justifié son refus de la formation à distance via internet par le souci de préserver l’équité sociale (il est vrai que tous les élèves n’ont pas d’ordinateur ou d’accès à internet). Mais ce souci peut-il servir comme alibi, pour renoncer à mettre en œuvre des solutions alternatives à la formation présentielle?</p>



<p>Ainsi la formation à distance organisée selon diverses modalités, pour toucher, sans doute pas la totalité mais une majorité d’élèves, comme cela a été fait dans divers pays et soutenu par l’Unesco, cela ne vaut-il pas mieux que le néant pour tous? Il aurait été possible, en outre, de mobiliser intelligence collective et initiatives régionales et locales pour contacter les élèves et leurs parents, recourir à diverses procédures de contact et de suivi autres que numériques (SMS, téléphone, porte-à-porte si nécessaire) et organiser, par la suite, des sessions de rattrapage pour les élèves qui n’auraient pu en bénéficier. Bref, on pouvait garder l’année scolaire ouverte et la formation se poursuivre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ne pas imposer la médiocrité, mais favoriser l’ambition et la réussite</h3>



<p>Face à l’épidémie du coronavirus, le gouvernement actuel a beaucoup fait. Il a su, dans plusieurs domaines (santé, sécurité, solidarité sociale, finance, etc.) faire le bon diagnostic, imaginer des solutions nouvelles, recourir aux nouvelles technologies de la communication mais aussi au porte-à-porte pour apporter secours ou nourriture et faire appel à la société civile. Par contre, dans le secteur de l’éducation, il faut le reconnaître, ni le ministère, ni les partis politiques, ni les syndicats de l’enseignement, ni la société civile n’ont su faire face.</p>



<p>En décidant ou en acceptant la clôture, prématurée, de l’année scolaire, c’est malheureusement la voie de la facilité et du renoncement qui a été choisie. Or, l’équité en éducation, ce n’est pas imposer la médiocrité pour tous mais tout faire pour favoriser l’ambition et la réussite de tous.</p>



<p>Alors interrogeons-nous : ne sommes-nous pas en train de nous obstiner à appliquer (démagogiquement ou inconsciemment) la politique de camouflage des insuffisances constatées dans la formation de nos élèves et dans les performances de notre système éducatif, politique commencée bien avant 2011 et poursuivie depuis? Ne sommes-nous pas coupables de laisser se dégrader notre système éducatif public ?</p>



<p>En effet, après la révolution de 2011, le ministère de l’Education a mis en sommeil puis démantelé des composantes essentielles du dispositif de suivi et d’évaluation de notre système éducatif. Cette politique était paradoxale, nous attendions que le changement de régime s’accompagne d’un sursaut dans la gouvernance de ce secteur en voie de détérioration : qu’il y ait plus d’honnêteté, d’objectivité, de transparence et de pertinence dans son pilotage et sa gestion. Or c’est l’inverse qui s’était produit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Il faut remobiliser enseignants, élèves et parents</h3>



<p>J’évoquerai à titre d’exemple les graves fautes commises ces dernières années par le ministère de l’Education, avec le retrait de la Tunisie des évaluations internationales comparées (TIMMS en 2013 et PISA en 2018), qui nous a privés d’outils pour mesurer les performances de notre système éducatif, pour les comparer à ceux de 79 pays et pour identifier ses forces et ses faiblesses.</p>



<p>Alors que de plus en plus de pays (dont des pays arabes) participent à ces évaluations internationales, indispensables de nos jours pour piloter et faire progresser un système éducatif, la Tunisie qui y participait depuis 2003, s’en est retirée. Les dernières sessions auxquelles la Tunisie a participé ont démontré que les élèves tunisiens de 15 ans avaient au moins une année et demie de retard en maths et sciences, comparativement à des élèves japonais ou sud-coréens du même âge. Dès lors, qu’en sera-t-il après la pandémie?</p>



<p>Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il est toujours possible de rebrousser chemin lorsqu’on s’est fourvoyé. Chaque jour, face aux conséquences imprévues de la pandémie, on voit les Etats, les autorités publiques hésiter, décider, puis sans honte, reconnaître s’être trompé et changer d’option par pragmatisme.</p>



<p>C’est pourquoi, et bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait et pourrait remobiliser enseignants, élèves et parents en concevant et mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-20 et réanimer l’école publique.</p>



<p><em>* Consultant en éducation.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wfMV9IbK7d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/">En éducation, le confinement devrait rimer avec mobilisation et adaptation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En éducation, le confinement devrait rimer avec mobilisation et adaptation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/embed/#?secret=QmjY31qCsE#?secret=wfMV9IbK7d" data-secret="wfMV9IbK7d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-osons-reanimer-une-ecole-publique-en-perdition/">Tunisie : Osons réanimer une école publique en perdition !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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